Bonjour!!!!!!!!!
Suite à la réponse de François l'administrateur de ce site, nous avons la permission de réouvrir cette discussion à la condition de rester courtois tous envers nous!!!🙂
Voici le lien de référence à cette discussion mise en place par Jipi
http://voyageforum.com/...vrier_2009_D2368025/
Projection-Rencontre sur Madagascar:
Les Grands Explorateurs, en partenariat avec VoyageForum.com, vous invitent à une projection-rencontre sur Madagascar. Dans une ambiance intime et propice aux discussions, un film de 60 minutes réalisé par Cécile Clocheret sera présenté et suivi d’un échange avec la réalisatrice.
Cette projection-rencontre aura lieu le 22 mars 2011 à 19h00 au bistro-bar Le Petit Medley, au 6206 St-Hubert (coin Bellechasse). Bienvenus à tous! 🙂 Les billets sont en vente ICI ou par téléphone à la billetterie des Grands Explorateurs (514 521-1002). Important: mentionnez le code de promotion MADAGASCAR. Le prix est de 13,50$ tout inclus. Les places sont limitées, faites vite!

LE FILM Lydie et Cécile sont parties à pied munies de leurs cartes et de leur boussole. Passant de la jungle au désert malgache, entre montagnes et plaines côtières, elles ont rencontré des hommes et des femmes, artisans d’actions concrètes de développement responsable et respectueux. Elles ont découvert toutes sortes d’idées innovantes. Ici, la relance du tapis mohair disparu. Là, l’exploitation audacieuse du concombre de mer. Ailleurs, une boulangerie solidaire, une plantation de vétiver pour lutter contre l’érosion, etc. Quatre mois de rencontres de Malgaches chaleureux et accueillants au cœur des magnifiques paysages de l’Île Rouge. Partir à l’aventure et témoigner des réalisations positives sont deux objectifs distincts qui ont fini par se confondre.
L’EXPLORATRICE Diplômée d’HEC, formée à l’INA en réalisation vidéo, Cécile est passionnée par l’audiovisuel. Elle réalise des reportages lors de ses voyages au long cours. D’abord en Amérique Latine, puis à Madagascar d’où elle ramène ce road-movie touchant, «L’Ile Rouge, pas à pas», diffusé sur les chaînes spécialisées européennes Escales et Voyage. Reporter globe-trotter, elle se consacre désormais à la réalisation en parcourant le monde.
Les Grands Explorateurs, en partenariat avec VoyageForum.com, vous invitent à une projection-rencontre sur Madagascar. Dans une ambiance intime et propice aux discussions, un film de 60 minutes réalisé par Cécile Clocheret sera présenté et suivi d’un échange avec la réalisatrice.
Cette projection-rencontre aura lieu le 22 mars 2011 à 19h00 au bistro-bar Le Petit Medley, au 6206 St-Hubert (coin Bellechasse). Bienvenus à tous! 🙂 Les billets sont en vente ICI ou par téléphone à la billetterie des Grands Explorateurs (514 521-1002). Important: mentionnez le code de promotion MADAGASCAR. Le prix est de 13,50$ tout inclus. Les places sont limitées, faites vite!

LE FILM Lydie et Cécile sont parties à pied munies de leurs cartes et de leur boussole. Passant de la jungle au désert malgache, entre montagnes et plaines côtières, elles ont rencontré des hommes et des femmes, artisans d’actions concrètes de développement responsable et respectueux. Elles ont découvert toutes sortes d’idées innovantes. Ici, la relance du tapis mohair disparu. Là, l’exploitation audacieuse du concombre de mer. Ailleurs, une boulangerie solidaire, une plantation de vétiver pour lutter contre l’érosion, etc. Quatre mois de rencontres de Malgaches chaleureux et accueillants au cœur des magnifiques paysages de l’Île Rouge. Partir à l’aventure et témoigner des réalisations positives sont deux objectifs distincts qui ont fini par se confondre.
L’EXPLORATRICE Diplômée d’HEC, formée à l’INA en réalisation vidéo, Cécile est passionnée par l’audiovisuel. Elle réalise des reportages lors de ses voyages au long cours. D’abord en Amérique Latine, puis à Madagascar d’où elle ramène ce road-movie touchant, «L’Ile Rouge, pas à pas», diffusé sur les chaînes spécialisées européennes Escales et Voyage. Reporter globe-trotter, elle se consacre désormais à la réalisation en parcourant le monde.
Amis voyageurs bonjour, je pars bientôt pour Madagascar en vue d'effectuer un repérage qui je l'espère me permettra de mettre en place le tournage d'un film documentaire. Je n'ai pas de connaissance dans le milieu du cinéma sur place et il me serrait intéressant de rencontrer des gens du milieu car à terme j'aurais besoin d'un appuis logistique et d'un ingénieur son. Si vous connaissez du monde dans le milieu cinématographique ou des cinéastes qui ont déjà œuvré sur l'île rouge, je serais ravi de rentrer en contact avec eux. merci à vous tous
Bonjour à tous,
J'ai une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment.
Voilà, je vous explique: je vis dans le sud de la France et je participe depuis quelques années à une tournée de cinéma en plein air sur Marseille et sa région. Du vrai cinéma, avec un grand écran et un projecteur 35 mm et des films en pellicules.
Même si l'été est assez long dans le coin, je trouve ça dommage de voir tout ce matériel moisir et prendre la poussière dans un garage le restant de l'année.
Alors l'idée ça serait de partir entre octobre et mai sur Madagascar, trouver un coin de brousse pas trop hostile, où les gens seraient intéressés pour des séances de ciné en plein air.
Je veux pas me ramener comme un boy scout pétri de bons sentiments humanistes et la main sur le coeur, je supporte pas l'humanitaire et toutes ces conneries. L'idée c'est d'abord de me faire plaisir, en faisant mon boulot dans un endroit que j'aime. Et permettre à des gens de découvrir des films. Exactement comme je le fais ici, quoi.
La difficulté étant de dégotter des copies 35mm pour ce long périple, je pensais à des Chaplin par exemple 1)parce que ça fonctionne toujours autant et ça fait beaucoup rire, le génie ne prend pas une ride 2)parce qu'on évite ainsi le désagrément de la barrière de la langue, l'idée c'est de partager un moment de cinéma dans toute sa portée universelle 3)parce que tous les Charlot ayant été numérisés, j'ai des chances de pouvoir obtenir des copies 35mm sans que le distributeur soit trop regardant sur la dangerosité pour son matériau de la destination (humidité, soleil, poussières . . .)
Ensuite je pensais recruter deux -trois passionnés de cinoche sur Tana, des malgaches gravitant autour de l'institut français pare exemple, pour les former à la manipulation du matériel et leur faire faire des ateliers de découverte de l'image en langue malgache (ici on appelle ça éducation à l'image mais j'aime pas trop le terme) avec les gens que ça botterait sur place. Avec un praxinoscope, des flip book, des bouts de pellicule, une croix de malte, bref tout ce qui peut aider à la compréhension de cet outil magique qu'est un projecteur de cinéma.
J'envisage aussi acquérir un vidéo projecteur pour diffuser ensuite, après le Chaplin, en double programme, un film local réalisé par l'un des artisans de la nouvelle vague de cinéastes malgaches qui émerge en ce moment (il m'est impossible de trouver des copies 35mm de films en langue malgache par ici)
Pour les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet, je sais pas trop à quelle porte frapper. Je pense qu'il faut tabler sur pas loin de 10000 euros pour être réaliste, peut être qu'avec du crowfunding et quelques subventions.
Il y a la location du matériel 35 mm, de l'écran, l'ampli; les enceintes, le groupe électrogène, le vidéo-projecteur, les frais de frêt pour tout ce lourd matos, le salaire des intervenants malgaches, la location d'un taxi-brousse spacieux pour transporter tout ça sur les lieux de projection.
L'idéal serait ensuite de laisser le matériel sur place à des gens motivés pour continuer le combat.
bref, je sais que ça parait complètement irréaliste, cette idée, mais j'aimerai bien avoir quelques retours de gens sur place, qui connaissent le terrain et qui auraient peut être quelques contacts intéressés par cette aventure.
Voilà, vous savez tout, merci de votre lecture, vous souhaite une chouette journée
Eudes
J'ai une idée qui me trotte dans la tête depuis un petit moment.
Voilà, je vous explique: je vis dans le sud de la France et je participe depuis quelques années à une tournée de cinéma en plein air sur Marseille et sa région. Du vrai cinéma, avec un grand écran et un projecteur 35 mm et des films en pellicules.
Même si l'été est assez long dans le coin, je trouve ça dommage de voir tout ce matériel moisir et prendre la poussière dans un garage le restant de l'année.
Alors l'idée ça serait de partir entre octobre et mai sur Madagascar, trouver un coin de brousse pas trop hostile, où les gens seraient intéressés pour des séances de ciné en plein air.
Je veux pas me ramener comme un boy scout pétri de bons sentiments humanistes et la main sur le coeur, je supporte pas l'humanitaire et toutes ces conneries. L'idée c'est d'abord de me faire plaisir, en faisant mon boulot dans un endroit que j'aime. Et permettre à des gens de découvrir des films. Exactement comme je le fais ici, quoi.
La difficulté étant de dégotter des copies 35mm pour ce long périple, je pensais à des Chaplin par exemple 1)parce que ça fonctionne toujours autant et ça fait beaucoup rire, le génie ne prend pas une ride 2)parce qu'on évite ainsi le désagrément de la barrière de la langue, l'idée c'est de partager un moment de cinéma dans toute sa portée universelle 3)parce que tous les Charlot ayant été numérisés, j'ai des chances de pouvoir obtenir des copies 35mm sans que le distributeur soit trop regardant sur la dangerosité pour son matériau de la destination (humidité, soleil, poussières . . .)
Ensuite je pensais recruter deux -trois passionnés de cinoche sur Tana, des malgaches gravitant autour de l'institut français pare exemple, pour les former à la manipulation du matériel et leur faire faire des ateliers de découverte de l'image en langue malgache (ici on appelle ça éducation à l'image mais j'aime pas trop le terme) avec les gens que ça botterait sur place. Avec un praxinoscope, des flip book, des bouts de pellicule, une croix de malte, bref tout ce qui peut aider à la compréhension de cet outil magique qu'est un projecteur de cinéma.
J'envisage aussi acquérir un vidéo projecteur pour diffuser ensuite, après le Chaplin, en double programme, un film local réalisé par l'un des artisans de la nouvelle vague de cinéastes malgaches qui émerge en ce moment (il m'est impossible de trouver des copies 35mm de films en langue malgache par ici)
Pour les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet, je sais pas trop à quelle porte frapper. Je pense qu'il faut tabler sur pas loin de 10000 euros pour être réaliste, peut être qu'avec du crowfunding et quelques subventions.
Il y a la location du matériel 35 mm, de l'écran, l'ampli; les enceintes, le groupe électrogène, le vidéo-projecteur, les frais de frêt pour tout ce lourd matos, le salaire des intervenants malgaches, la location d'un taxi-brousse spacieux pour transporter tout ça sur les lieux de projection.
L'idéal serait ensuite de laisser le matériel sur place à des gens motivés pour continuer le combat.
bref, je sais que ça parait complètement irréaliste, cette idée, mais j'aimerai bien avoir quelques retours de gens sur place, qui connaissent le terrain et qui auraient peut être quelques contacts intéressés par cette aventure.
Voilà, vous savez tout, merci de votre lecture, vous souhaite une chouette journée
Eudes
nous esperons de tous coeur que cette semaine ne sera pas celle de la mort mais de l espoir
les tours operators français (80% du CA sur mada) demande la suspenssion des voyages sur madagascar officielement
la mauvaise annee pour le tourisma gasy se precise
a plus
Alain Joyandet, secrétaire d’état français de la coopération était à Madagascar ces jours ci pour faire le point sur la situation malgache avec les instances de la HAT.
Mais il n’était pas seul. Une petite délégation discrète l’accompagnait. Le hasard faisant que j’ai des accointances consulaires auprès de l’ambassade de France à Tana, quelques informations me sont parvenues. Il y a ce qui se dit, ce que disent les journaux et ce qui ne se dit pas, du moins pas encore.
- La France serait prête à financer des élections en septembre. Rajoelina veut des législatives, la communauté internationale plutôt des présidentielles. Un accord serait intervenu pour que les deux aient lieu en même temps, la cour constitutionnelle ayant entre-temps amendé la constitution afin que Andry puisse se présenter (âge).
- Air France ajouterait une liaison Paris-Antananarivo-La Réunion et retour à partir de septembre.
- La HAT s’engagerait à faciliter l’implantation du Club Méditerranée à Nosy-Be, après un premier essai avorté il y a une dizaine d’années.
- Le visa de 60 euros sera rétabli en 2011, mais la coopération franco-malgache remboursera ce montant au retour en France sur présentation de factures d’artisanat visées par les douanes malgaches, si elles atteignent 500 euros par personne.
De bonnes nouvelles donc, non officielles mais qui devraient l’être prochainement.
Bonjour à tous,
Ce voyage s’est effectué en début d’année. Je suis resté donc 4 mois sur la grande île, de Décembre à Mars. Mon itinéraire est passé successivement de Tana à Tamatave puis Maroantsetra au nord- est pour descendre par la suite sur Fort Dauphin à l’extrême sud soit plus de 4000 kms pour la boucle complète et ses à cotés. Je passerai rapidement sur la première partie autour de Maroantsetra dont j’ai déjà parlé il y deux ans, sinon pour dire que rien n’a changé vraiment à part le pont sur le grand fleuve reconstruit, la piste ne s’est pas arrangée, les ponts en bois pourrissent plus vite qu’ils sont rafistolés si bien qu’il faut parfois descendre dans la rivière ou la mer à marée basse pour pouvoir passer. J’ai fait l’aller en 4x4 Suzuki qu’on a acheté à Tamatave, c’est parfois dur mais ça passe. Attention aux bacs, il n’y a plus de gasoil et si on veut traverser les 11 bacs il faut son jerrican, le gouvernement qui doit normalement le fournir étant à sec, à part les bacs à câble, il suffit de tirer et c’est plus écolo. Je laisse le 4x4 et mon épouse dans sa famille originaire d’ici et je fais le retour en vélo.
J’ai trouvé encore plus dur que la dernière fois mais quelques coups de cœur quand même dont: Une plage sublime à Seranambe, peut être la plus belle de toute la côte nord-est, eau turquoise, lagon, eau fraiche, anse d’une symétrie parfaite, palmeraie, idyllique, tout y est. J’y ai également mangé de la chauvesouris dans la gargote locale. Quelques coups de blues aussi : Chute à vélo dans les rochers, dérailleur cassé, guidon tordu, quelques plaies et bosses aux bras et jambes, du coup je suis resté au village tout l’après-midi, le réparateur local étant parti à la pèche, ou encore : Chambre moins de 2 euros certes, mais groupe électrogène bruyant derrière les oreilles, tv bruyante diffusant comme d’habitude une stupidité genre film de combat, odeurs bizarres de fermentation dues sans doute à la fabrication du rhum local, pas de drap sur le matelas, heureusement j’ai le mien. A Manompana j’arrête le vélo vu que la suite c’est tout du sable. Puis quatre heures d’attente au dernier bac avant Sonierana Ivongo, si bien que le vieux 4x4 pourri que j’avais néanmoins préféré au vélo pour ce tronçon mettra plus de 8 heures pour faire 40 kms, soit une moyenne de 5kms/h, j’aurai donc été aussi vite à pied.
Je fais rapidement la route Tamatave Tana Manakara en taxi brousse. J’ai en effet choisi de descendre à Fort Dauphin par la côte. Malheureusement, le paludisme m’attrape juste avant le départ. Ou plutôt dans le taxi brousse reliant Tana à Manakara dans la nuit glacée d’Antsirabe. C’est une mauvaise expérience. Une semaine de sueurs froides, à boire des litres et des litres sans rien manger, mal partout, à la tête, au ventre au dos, des courbatures partout. A Farafangana une journée à l’hôpital sous perfusion et oxygène avec plus de 40 de fièvre. Voulant continuer jusqu’à Fort Dauphin en vélo (celui-ci suivant le mouvement sur le toit du taxi brousse), on fait mieux comme entrainement et mise en condition. Si bien que le jour du départ, 5 kg en moins, plus de forces, plus de muscles.
A Vangaidrano, fini le goudron, la piste et le vélo m’attendent. Heureusement la piste est bonne et une petite bruine rafraichissante m’accompagne tôt le matin. Le paysage est agréable et arboré, quoique un peu monotone, la piste est en terre rouge, on ne voit pas la mer sauf en fin de parcours, une jolie plage, des rochers. Au premier bac à 37 kms je m’arrête, c’est suffisant pour commencer. Le vélo chinois n’est pas au top, déjà changé le pédalier et les pédales hier, maintenant c’est un pneu tout décousu bon à changer, et les vitesses ne passent plus. C’est pourtant un vélo tout neuf, mon deuxième du voyage, le premier ayant été volé à Tana.
Deuxième jour, départ 6 heures, une heure d’attente pour trouver une pirogue. Soleil de plomb. Pas de forces. Piste monotone mais tranquille. Pas de mer. Même kilométrage qu’hier. Arrivée vers midi à Manombondro. Apres midi repos.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Jour suivant. Un grand désert humain, aucun village ni âme qui vive sur 30 kms. Deux belles rivières aux eaux claires et rafraichissantes pour une baignade de rêve. Beau paysage de prairie vallonnée sur fond de montagnes. Un peu genre sentier de St Jacques de Compostelle en haute Castille. Devient très fatiguant en fin de parcours, perdu un peu trop de temps dans la baignade mais c’était si bon…La chaleur est harassante, et la piste devient de plus en plus ensablée, avec le poids du sac ça ne passe plus et il faut pousser le vélo sur de grandes longueurs. J’ai dû rencontrer une personne et croisé une moto sur ce parcours dans lajournée. L’arrivée à Sandravinany n’en finit pas, je crois mourir de soif et de chaleur. Petit village, petit hôtel, pas grand-chose, une belle embouchure mais il faut arriver à la voir et en avoir le courage or je reste allongé la moitié de l’après-midi à boire du thé. Et oui, pas d’électricité implique pas de bière fraiche.
J4. Pour continuer sur Manantenina deux versions. Revenir en arrière et reprendre la piste dite « RN 12 » ensablée et loin de la mer ou continuer d’abord quelques kms en pirogue puis suivre un sentier qui longe la côte. Je choisi bien entendu la version n°2. Seulement voilà quand on quitte la pirogue on ne sait plus où il faut aller il y a des petits sentiers un peu partout qui vont dans des petits hameaux éparpillés autour des rizières, on est encore loin de la mer, donc pas de point de repère et je me perds. Je tombe finalement sur quelqu’un de sympa qui me raccompagne dans le droit chemin, il me porte même mon vélo pour traverser les rivières, même s’il ne me demande rien il sera récompensé comme il se doit. Cette fois c’est bon, je suis sur le sentier qui longe la plage, il n’y a plus qu’à suivre la mer. Beaux paysages, espèces de cactées géantes, rares cabanes de pécheurs disséminées. Et puis ce que je craignais arrive, de plus en plus de sable. Et il faut pousser…d’autres fois il faut traverser des rivières, de l’eau jusqu’ à la poitrine, on passe d’abord le sac sur les épaules, puis un deuxième voyage pour le vélo. Midi passé, aucun village en vue, et la faim commence à tenailler. Je bois l’eau à même la rivière, ma provision de 2 litres de thé ayant vite était épuisée. (Le thé est en fait une infusion de plantes locales, quatre fois moins cher que l’eau minérale et quatre fois meilleur. De plus il est toujours bon, froid ou chaud). Je vois enfin poindre à l’horizon une chaumière. Je vois des poulets et de la fumée, l’espoir revient. Je montre à la femme un sachet de soupe instantanée pates et poulet que je sors de mon sac et je lui fais comprendre de trouver une marmite, de l’eau et de me la faire cuire. Ce qu’elle fit de bonne grâce et en quoi elle fut bien remerciée. Apres, une grande rivière à traverser et quelques pécheurs en pirogue, ce sont des profiteurs qui me demandent dix fois le prix usuel, j’arrive après quelques palabres à diviser par cinq.
Maintenant le sentier devient moins intéressant, très fatigant, on quitte peu à peu la mer, montées et descentes de petites collines de sable herbeux. Le problème de la soif se fait cruellement sentir car il n’y a plus de rivières. Il reste encore je ne sais pas 15 ou 20 kms avant la prochaine ville, je perds beaucoup de temps car je pousse plus souvent que je pédale. Je commence à me demander si je ne vais pas passer la nuit là, sans plus rien ni à boire ni à manger au milieu de nulle part, avec la pluie qui se profile sur les montagnes toutes proches. C’est à ce moment de mes réflexions que je tords tout le mécanisme arrière du vélo. A force d’avoir trimballé ce vélo dans les rivières, plus d’huile, la chaine a du se gripper ou bien c’est le dérailleur qui s’est pris dans les rayons. En tout cas, les pièces chinoises de mauvaise qualité, c’est trop leur demander. Il est curieux de voir comment l’être humain réagit parfois. D’ordinaire, je m’énerve très vite devant ce genre de choses, mais là, très calmement, ou peut être avec fatalisme, je sors mon couteau, je cherche quelques cailloux en guise de marteau et d’enclume, et je commence à essayer de réparer tout ça. Et le comble c’est que contrairement à toute attente j’arrive à redresser et régler tout ce bazar. Le chemin avance et moi dessus à la recherche désespérée d’un havre de vie. Le soir tombe quand je rejoins la « nationale », la soif m’aiguillonne dans cette étendue semi désertique. Je finis par trouver une zone marécageuse dans laquelle j’arrive à puiser un demi-litre de ce précieux liquide même stagnant. A cet instant je crois entendre un bruit de moteur, je déguerpis en vitesse de mon marais pour remonter la piste. C’est bien un 4x4, mon oreille n’a pas fait défaut. Je l’arrête, il me prend sans problèmes. Il transporte une bonne sœur et quelques enfants. Je remercie le bon dieu bien entendu. Les enfants chantent et crient à tue tète sans doute pour atténuer le bruit du moteur et des cahots. Il me restait cinq kms à faire pour arriver à Manantenina.
Le lendemain fut jour de repos bien apprécié, baignade dans la rivière avec les enfants. Le surlendemain, je faisais mes préparatifs pour repartir quand j’apprends qu’un 4X4 prend des passagers. Le choix se fit très vite. Et je ne regrettais pas ma décision quand je vis la piste, plein de passages à gués d’au moins 70 cms d’eau, plein de sable parfois et toujours un grand désert humain avec plus de 30 kms entre deux villages. Mais que les montagnes sont belles !
Fort Dauphin est une fort belle ville de par son site. Des plages et des criques magnifiques. Des montagnes imposantes tout autour. Un climat sain, de l’air et une relative fraicheur par rapport au reste du pays. La vie n’y est pas plus chère qu’ailleurs contrairement à ce que j’avais lu çà et là, il faut dire que le boom qu’avait créé la construction du nouveau port est terminé. De bonnes huitres. Une belle ballade alentours, l’ascension du pic St Louis à près de 600metres d’altitude, difficile car très raide et pas vraiment de sentier, au sommet une vue extraordinaire sur toutes les baies.
Pour retourner sur la capitale, deux solutions, revenir par la même route via Farafangana, ou continuer jusqu’à Ihoso par une mauvaise piste sur 500 kms pour retrouver le goudron de la RN7. Nous sommes à 1150 kms de Tananarive et à 2300 kms de Diégo Suares, cela pour montrer comme les distances sont longues et l’île est grande, deux fois la France dans le sens de la longueur. Je décide de continuer sur Ihoso, n’aimant pas retourner en arrière et toujours aspiré par l’inconnu. Le voyage se fait en camion brousse. Nous sommes environ 80 personnes dans la remorque, dans des conditions de confort extrêmement sommaires. Départ 6 h du matin, l’arrivée se fera à 18h le lendemain. 36 heures pour 500 kms soit 15 km/h de moyenne. J’aurai aimé pouvoir le faire en vélo mais à mon rythme j’en avais pour plus de 10 jours dans la chaleur et la soif car il n’y a pas grand-chose sur la route, c’est un peu le bush, ou le maquis, beaucoup de cactées dont plein de figuiers de barbarie, quelques baobabs, des espèces d’arbres ou de fougères géantes ressemblant à de longs chandeliers avec des pousses vertes à même le tronc, d’autres sortes avec des tiges en guise de feuilles, mais je ne connais pas les noms de tout ça. Peu de petits villages. Quelques villes importantes et sympathiques tous les 100 kms environ. On laisse peu à peu les beaux paysages de montagnes de Fort Dauphin pour un paysage semi désertique relativement plat et s’élevant progressivement vers les hauts plateaux verts et érodés. Le deuxième jour le cyclone Giovanna qui a ravagé une partie de la cote Est se fait ressentir avec des vents très puissants. Vision surréaliste de bout du monde. Certaines vitres manquent dans le camion, bien entendu je suis devant l’une d’elle, c’était très agréable la veille dans la chaleur, ça l’est beaucoup moins maintenant, d’autant plus que la pluie arrive. On a beau improviser un bâchage sommaire avec un vieux sac de riz, je suis vite trempé et glacé, le camion commence à glisser sur la piste mouillée et à des difficultés à monter les rampes. Je commence à craindre d’avoir à passer une deuxième nuit dans ce véhicule. J’ai une barre en fer dans le dos, on doit éviter de s’enfoncer dans la peau les morceaux de ferrailles qui dépassent un peu partout de la carrosserie, j’ai un mal épouvantable aux fesses et ne sait pas comment tourner mon long corps d’1 mètre 90. Enfin, après quelques heures interminables, mon soulagement de retrouver le goudron de la RN7 peu avant Ihosy ! Conclusion de ce trip. Pour se rendre à Fort Dauphin, sans hésiter, prendre la piste de Vangaidrano qu’on atteint facilement via Farafangana et Manakara tout goudronné, plutôt que celle d’Ihoso, c’est plus facile, agréable et moins long. Etre en parfaite condition physique. Avoir un bon vélo. Mais une moto ou un petit 4X4 ferait aussi bien l’affaire !
Et puis quelques impressions me sont venues en cours de route. Le plus et le moins rythment le voyage. Et la pensée du voyageur vagabonde. Connaissez- vous la différence entre un voyageur et un touriste ? Dans le film « Un thé au Sahara » le touriste ne fait que passer, le voyageur ne sait pas s’il va retourner chez lui. On pourrait dire aussi le touriste regarde sans comprendre et le voyageur essaye de comprendre même s’il sait que c’est inutile.
Il arrive aussi d’être en colère ou déçu. Cela donne : La société malgache est à l’antithèse de la nôtre. Tous les jours, heure par heure, au gré des rencontres et des observations, j’en fais la remarque. Ainsi je m’aperçois du fossé qui règne entre nous concernant : l’environnement, l’esthétisme, le fatalisme, la gestion de l’argent et du temps, l’exigence, et la liste est loin d’être exhaustive. L’environnement : je parlerais des maisons délabrées, par manque de moyens, par fatalisme, par ignorance. Les dépôts d’ordures sont courants, il n’y a pas malheureusement de ramassage des poubelles, et on peut traverser ainsi des montagnes d’ordures dans certaines rues. Le sens de l’esthétisme ne semble pas non plus toucher la majorité des malgaches, pour les mêmes raisons évoquées plus haut, par manque d’éducation et de culture pourrait-on rajouter. Tas de tôles rouillées sont le lot de bien des masures ou de petits commerces, si bien que de beaux villages traditionnels en bois et chaume sont maintenant en partie défigurés. Peu d’exigence donc dans le travail des gens parfois nonchalants, qui préfèrent quand ils ont un peu d’argent faire la fête et boire la bière plutôt qu’investir dans l’éducation des enfants ou la réparation des maisons. Le comportement d’une partie des gens ne correspond pas toujours au cliché en vigueur - on considère généralement que le peuple malgache est souriant. Ce n’est pas toujours l’exacte vérité. Combien de fois ai-je vu au restaurant des petites serveuses qui ne disent même pas bonjour, ne font aucun sourire, dorment sur leur chaise en attendant le client et se lèvent avec peine en trainant les pieds pour servir. On pourrait parfois avoir l’impression que le désœuvrement, le fatalisme et le laxisme sont le lot quotidien d’un peuple pourtant proche de l’Asie par ses racines qui, elle, est si dynamique. On ne peut comparer avec la Chine et sa culture millénaire, on peut expliquer certaines choses, je n’ai jamais vu, ou si peu, un malgache lire un livre, hormis des livres religieux je n’ai jamais vu de livres dans les maisons, ni dans les librairies inexistantes hors grandes villes. Ce manque de culture alimente l’ignorance et l’appauvrissement. On pourrai croire qu’il n’y a pas dans la tête des gens ni de projets à long terme, ni d’interrogations philosophiques. Bien souvent le seul but de la vie est de trouver de quoi faire bouillir la marmite. Comme il n’y a rien à faire, pas de travail, la gestion du temps est là encore totalement différente la majorité des femmes vont passer leur existence à faire la lessive, la cuisine et a papauter entre elles. Pas de loisirs comme en occident, pas de cinéma, pas de salles de sport, c’et le désert culturel le plus total. Seule la musique et la danse arrosées de bière et de rhum sont activités (et c’est déjà pas mal !).
Et puis, passé le moment de blues on se sent mieux, on se rend compte qu’on a été très sévère et on réalise qu’il existe aussi dans ce pays tant de gens formidables avec lesquels on peut avoir, au hasard des rencontres, des discussions passionnées, les rapports humains sont ouverts contrairement à chez nous ou il est si difficile de parler à un inconnu. A travers ces quelques écrits, on peut voir la grande diversité de Madagascar et des sentiments qui s’en dégagent. Ce qui me viendrait à l’esprit en premier lieu pour synthétiser ces impressions, souvent subjectives, c’est que Mada, c’est la vie. Contrairement à notre monde vieillissant- il suffit de se promener dans nos villages de la France profonde et de les traverser sans voir personne pour comprendre la différence - le monde malgache grouille de vie, des enfants partout, des petites échoppes dans le moindre village. Et puis Mada sans tous ses problèmes ne serait plus Mada et ce qui choque parfois notre regard occidental parait tout à fait normal pour un malgache. Certains pourraient rêver d’un Madagascar sans trous sur les routes, sans toutes ses bicoques crasseuses, sans le grouillement des enfants, poussepousses, canard et oies. Un monde aseptisé, bétonné, sans âme, sans personnalité.
Certes, il y a dans le monde d’autres destinations, plus « touristiques », plus sereines, plus sures, plus « culturelles », moins chères et moins risquées. Pourquoi vient-on sur cette île si ce n’est pour l’exotisme, un peu d’aventure et l’assurance d’un monde totalement diffèrent ? Et Madagascar y a toute sa place.
Y a t'il vraiment un risque de violences à madagascar vis à vis des touristes et si oui à quel endroit de ce pays ?
Je vais à Mada pour faire de la photo, est ce que mon appareil qui est volumineux risque de m'attiree des ennuis
Bonjour!!!!!
Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!
A+😉
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A+😉
salut
il faut ouvrir un nouveau post demande de la moderation
a plus
Bonjour
Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.
Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Je compte partir plus ou moins un an avec mon conjoint à Madagascar. Je n'ai personnellement jamais voyagé alors je demanderais des conseils de tous genres: les risques, ce qu'il faut ou ne faut pas emmener, les lieux à voir, les visas etc.
Nous aimons la nature et nous voulons profiter de ce voyage à petits prix.
Bonjour à tous
En ce début d'année 2014 je voudrais vous signaler que l'ariary continue sa dégringolade.Il ne faut pas avoir peur de dire que la monnaie malgache est encore une fois entrain d'être dévaluer. La monnaie est à son plus haut niveau depuis son introduction cela veut dire que le prix des produits de première nécessité augmentent encore. Certes, le sous-développement du pays ne s’explique pas uniquement par la dévaluation de la monnaie, mais celle-ci y contribue beaucoup. Ce fort cours de la monnaie n'est pas bénéfique pour le pauvres peuples malgaches(bien sur il y a toujours des exceptions) je ne citerais personne. Espérons simplement que le touriste qui aura encore plus d'ariary en poche le dépensera aussi sur l'ile rouge.
Bonne année 2014 à tous
En ce début d'année 2014 je voudrais vous signaler que l'ariary continue sa dégringolade.Il ne faut pas avoir peur de dire que la monnaie malgache est encore une fois entrain d'être dévaluer. La monnaie est à son plus haut niveau depuis son introduction cela veut dire que le prix des produits de première nécessité augmentent encore. Certes, le sous-développement du pays ne s’explique pas uniquement par la dévaluation de la monnaie, mais celle-ci y contribue beaucoup. Ce fort cours de la monnaie n'est pas bénéfique pour le pauvres peuples malgaches(bien sur il y a toujours des exceptions) je ne citerais personne. Espérons simplement que le touriste qui aura encore plus d'ariary en poche le dépensera aussi sur l'ile rouge.
Bonne année 2014 à tous
Mon but est de mettre en garde les touristes éventuels, où les routards en mal d'exotisme prétendument bon marché. Je connais l'île depuis le milieu des années 1990, et je veux témoigner du changement paradoxal qui semble s'y être opéré ces dernières années.
Hell-Ville version 90's ressemblait à une petite ville du Far West, massivement visitée par une horde de routards plus ou moins fauchés, et pour beaucoup en mal de prostitution. Le tourisme en apparence plus luxueux qui s'est développé depuis était alors plutôt anecdotique, et le prix moyen des hôtels et restaurants en faisait une destination petit budget, de l'ordre de 1000€/mois.
Ce que j'ai trouvé durant l'été 2010, c'est un soi-disant paradis touristique vide!
En effet, il semble que pas mal d'investisseurs, majoritairement étrangers, ont été tentés par l'aventure, dès le début de la période Ravalomanana, ce dernier ayant nourri de grand projets de développement pour l'île. Mais contre toute attente, la crise politique est survenue, et les touristes sont aujourd'hui la rareté: les routards ont massivement disparu, et les structures récentes ne trouvent pas de nouvelle clientèle. A quoi s'ajoute une crise profonde de l'économie locale, dont des pans entiers se sont effondrés: la fin de la culture de la canne qui de tout évidence ne redémarrera pas, mais aussi les pêcheries, dont l'activité à considérablement diminué, et semblent sur le même chemin. Les subsides gouvernementaux n'affluent plus comme par le passé pour assurer le développement, et il semble qu'aucun projet industriel global ne soit même à l'étude pour assurer l'avenir des 30.000 habitants. Le tourisme qui était une source non négligeable de revenus a été stoppé net par la conjoncture politique, et peu de signes encouragent à penser qu'un redémarrage rapide soit possible, comme en témoigne l'arrêt cet été de la liaison Paris/Nosy-Bé par Corsair.
La conjugaison de ces évènements fait que le climat général a beaucoup changé.
La population souffre plus que jamais de cet état de fait, et il ne se passe pas un jour sans incidents. Certains dans les couches les plus défavorisées se sont reconvertis dans la rapine, provoquant le débordement des autorités locales. Par exemple, un sport à la mode cet été, consistait à tendre des cordes en travers de la route à la nuit tombée, pour dévaliser les touristes en deux roues. Ou encore de les attaquer à coups de machettes sur la route de l'aéroport. Peu rassurant, au regard des moyens dérisoires dont dispose la police.
Le manque d'informations et la désinformation sont tels, que ce nouveau phénomène semble passer inaperçu dans les médias ou auprès des commerçants, qui ne répercutent pas ces informations, par peur légitime d'affoler la clientèle. Les soirées à Hell-Ville ou Ambatoloaka sont mortelles d'ennuie, tant le touriste est une denrée rare. En dehors des piliers de bar locaux et des éternelles tapineuses, peu de chances de croiser quelqu'un d'intéressant avec qui bavarder. De plus, la plupart des restaurants sont des tickets gagnants pour la tourista, y compris des établissements qui semblent tenir le haut du pavé...
Louer un véhicule est devenu un exercice vraiment pénible, car le prix élevé des pièces détachées rend l'entretient difficile, voire impossible pour la plupart des loueurs. Les arnaques sont systématiques, et la quasi-totalité des loueurs tenteront de vous faire payer pour une casse due à la vétusté. Vous pourrez perdre pas mal de temps au bord de la route, mais aussi dans les commissariats, voire au tribunal et même en prison , si vous n'acceptez pas de vous faire rançonner. Le prix affiché par les taxis est exhorbitant pour les touristes, il faut négocier et palabrer un bon moment pour obtenir un tarif régulier. Un phénomène généré en partie par le prix des carburants, qui se sont alignés sur ceux de l'europe, mais également par l'insularité, qui multiplie le prix des véhicules par deux, en comparaison de la grande terre. Le chapitre transport est devenu un réel casse-tête, la perte de temps, d'argent et les désagréments occasionnés sont quasiment inévitables.
Pour ajouter au charme, le prix des hôtels a considérablement augmenté, contribuant à faire basculer définitivement le rapport qualité prix de la destination dans le rouge. La logique de la plupart des hôteliers consiste à pratiquer des prix totalement décalés en regard de leur prestations et de l'ambiance locale, et à préférer laisser leurs structures vides, plutôt que de céder sur les tarifs. Tout semble participer de cette logique inflationniste: l'électricité vendue à prix d'or, les taxes diverses... mais au détriment du tourisme qui devient une espèce de vache à lait de cette économie bancale. Il semble bien difficile d'échapper à cette logique, par exemple en louant chez l'habitant, car les vols par effraction sont quotidiens, et les rabatteurs qui proposent ces services peuvent être de mèche avec des voleurs: un autre sport local!
Cette conjonction de faits aboutit à un constat simple: Nosy Be est devenue en moins de dix ans une destination de faux luxe. A moins de rester cloîtré dans une chambre d'hôtel plus ou moins sordide, le budget flirte avec les 1000€/semaine, pour des conditions simplement descentes d'hébergement, de nourriture et de transport. Si vous souhaitez du vrai luxe, attendez-vous plutôt à débourser le double ou le triple...
On peut analyser cette situation comme la résultante d'une crise politique qui s'éternise, et forcerait la plupart des acteurs économiques locaux à abuser les touristes, voire les dévaliser. Il s'en dégage un sentiment désagréable pour le voyageur, qui se trouve constamment sollicité, prix entre le feu de la pauvreté locale et la convoitise des hôteliers et autres marchands de faux rêves. Cette île semble économiquement au bord de la banqueroute, au point qu'on pourrait craindre des évènements fâcheux dans un futur plus ou moins proche.
Pourtant Nosy Be est un trésor rare et unique de nature et de culture malgache. Je pense y retourner dans dix ans, avec l'espoir que le faux tourisme qui est entrain de s'y développer n'aura pas définitivement gâché toute cette beauté, en particulier la patience et la gentillesse des malgaches, dont on se prend à espérer qu'ils développent eux-même un écotourisme plus authentique.
Hell-Ville version 90's ressemblait à une petite ville du Far West, massivement visitée par une horde de routards plus ou moins fauchés, et pour beaucoup en mal de prostitution. Le tourisme en apparence plus luxueux qui s'est développé depuis était alors plutôt anecdotique, et le prix moyen des hôtels et restaurants en faisait une destination petit budget, de l'ordre de 1000€/mois.
Ce que j'ai trouvé durant l'été 2010, c'est un soi-disant paradis touristique vide!
En effet, il semble que pas mal d'investisseurs, majoritairement étrangers, ont été tentés par l'aventure, dès le début de la période Ravalomanana, ce dernier ayant nourri de grand projets de développement pour l'île. Mais contre toute attente, la crise politique est survenue, et les touristes sont aujourd'hui la rareté: les routards ont massivement disparu, et les structures récentes ne trouvent pas de nouvelle clientèle. A quoi s'ajoute une crise profonde de l'économie locale, dont des pans entiers se sont effondrés: la fin de la culture de la canne qui de tout évidence ne redémarrera pas, mais aussi les pêcheries, dont l'activité à considérablement diminué, et semblent sur le même chemin. Les subsides gouvernementaux n'affluent plus comme par le passé pour assurer le développement, et il semble qu'aucun projet industriel global ne soit même à l'étude pour assurer l'avenir des 30.000 habitants. Le tourisme qui était une source non négligeable de revenus a été stoppé net par la conjoncture politique, et peu de signes encouragent à penser qu'un redémarrage rapide soit possible, comme en témoigne l'arrêt cet été de la liaison Paris/Nosy-Bé par Corsair.
La conjugaison de ces évènements fait que le climat général a beaucoup changé.
La population souffre plus que jamais de cet état de fait, et il ne se passe pas un jour sans incidents. Certains dans les couches les plus défavorisées se sont reconvertis dans la rapine, provoquant le débordement des autorités locales. Par exemple, un sport à la mode cet été, consistait à tendre des cordes en travers de la route à la nuit tombée, pour dévaliser les touristes en deux roues. Ou encore de les attaquer à coups de machettes sur la route de l'aéroport. Peu rassurant, au regard des moyens dérisoires dont dispose la police.
Le manque d'informations et la désinformation sont tels, que ce nouveau phénomène semble passer inaperçu dans les médias ou auprès des commerçants, qui ne répercutent pas ces informations, par peur légitime d'affoler la clientèle. Les soirées à Hell-Ville ou Ambatoloaka sont mortelles d'ennuie, tant le touriste est une denrée rare. En dehors des piliers de bar locaux et des éternelles tapineuses, peu de chances de croiser quelqu'un d'intéressant avec qui bavarder. De plus, la plupart des restaurants sont des tickets gagnants pour la tourista, y compris des établissements qui semblent tenir le haut du pavé...
Louer un véhicule est devenu un exercice vraiment pénible, car le prix élevé des pièces détachées rend l'entretient difficile, voire impossible pour la plupart des loueurs. Les arnaques sont systématiques, et la quasi-totalité des loueurs tenteront de vous faire payer pour une casse due à la vétusté. Vous pourrez perdre pas mal de temps au bord de la route, mais aussi dans les commissariats, voire au tribunal et même en prison , si vous n'acceptez pas de vous faire rançonner. Le prix affiché par les taxis est exhorbitant pour les touristes, il faut négocier et palabrer un bon moment pour obtenir un tarif régulier. Un phénomène généré en partie par le prix des carburants, qui se sont alignés sur ceux de l'europe, mais également par l'insularité, qui multiplie le prix des véhicules par deux, en comparaison de la grande terre. Le chapitre transport est devenu un réel casse-tête, la perte de temps, d'argent et les désagréments occasionnés sont quasiment inévitables.
Pour ajouter au charme, le prix des hôtels a considérablement augmenté, contribuant à faire basculer définitivement le rapport qualité prix de la destination dans le rouge. La logique de la plupart des hôteliers consiste à pratiquer des prix totalement décalés en regard de leur prestations et de l'ambiance locale, et à préférer laisser leurs structures vides, plutôt que de céder sur les tarifs. Tout semble participer de cette logique inflationniste: l'électricité vendue à prix d'or, les taxes diverses... mais au détriment du tourisme qui devient une espèce de vache à lait de cette économie bancale. Il semble bien difficile d'échapper à cette logique, par exemple en louant chez l'habitant, car les vols par effraction sont quotidiens, et les rabatteurs qui proposent ces services peuvent être de mèche avec des voleurs: un autre sport local!
Cette conjonction de faits aboutit à un constat simple: Nosy Be est devenue en moins de dix ans une destination de faux luxe. A moins de rester cloîtré dans une chambre d'hôtel plus ou moins sordide, le budget flirte avec les 1000€/semaine, pour des conditions simplement descentes d'hébergement, de nourriture et de transport. Si vous souhaitez du vrai luxe, attendez-vous plutôt à débourser le double ou le triple...
On peut analyser cette situation comme la résultante d'une crise politique qui s'éternise, et forcerait la plupart des acteurs économiques locaux à abuser les touristes, voire les dévaliser. Il s'en dégage un sentiment désagréable pour le voyageur, qui se trouve constamment sollicité, prix entre le feu de la pauvreté locale et la convoitise des hôteliers et autres marchands de faux rêves. Cette île semble économiquement au bord de la banqueroute, au point qu'on pourrait craindre des évènements fâcheux dans un futur plus ou moins proche.
Pourtant Nosy Be est un trésor rare et unique de nature et de culture malgache. Je pense y retourner dans dix ans, avec l'espoir que le faux tourisme qui est entrain de s'y développer n'aura pas définitivement gâché toute cette beauté, en particulier la patience et la gentillesse des malgaches, dont on se prend à espérer qu'ils développent eux-même un écotourisme plus authentique.
Bonjour!!!!!😉
La discution est interrompue et je me permets de la rouvrir!!!!!!!!!!
SOBIKA de ce matin concernant la déclaration de notre diplomate français qui dit que pour le gouvernement français c'est toujours RA8 le président
http://www.sobika.com/
La discution est interrompue et je me permets de la rouvrir!!!!!!!!!!
SOBIKA de ce matin concernant la déclaration de notre diplomate français qui dit que pour le gouvernement français c'est toujours RA8 le président
http://www.sobika.com/
Bonjour !!!!
Je suis vraiment déchiré et inquiet face a la securité a Madagascar.Je planifie y aller en 2016, mais apres avoir lu toutes les histoires d'horreur qui ce sont passées a Mada, J, ai vraiment une grande hésitation.
Nous irions pour le grand sud avec un chauffeur guide...(que nous avons déjà trouvé)
Y-a t'il quelqu'un qui pourrais me conseiller ???Dois-je faire abstraction de tout ce que j'ai lu, ou j'écoute ma petite voix et je n'y vais pas ????
Merci de vos conseils..!
François Leduc
Merci de vos conseils..!
François Leduc
Bonjour😉
Un sujet qui va nous permettre de pouvoir débattre de tous les avantages et inconvénients que possèdent Madagascar pour son futur développement touristique qui tarde à venir, 😕 quoique que nous en connaissons un peu les raisons en ce moment en pleine crise politique🙁.......mais essayons d'anticipiter l'avenir avec un brin d'optimisme qui des fois, ne fait pas de mal.😏
J'aimerais tout particulièrement que ce post reste dans le contexe uniquement touristique.........😮
Merci
Un sujet qui va nous permettre de pouvoir débattre de tous les avantages et inconvénients que possèdent Madagascar pour son futur développement touristique qui tarde à venir, 😕 quoique que nous en connaissons un peu les raisons en ce moment en pleine crise politique🙁.......mais essayons d'anticipiter l'avenir avec un brin d'optimisme qui des fois, ne fait pas de mal.😏
J'aimerais tout particulièrement que ce post reste dans le contexe uniquement touristique.........😮
Merci
Juste un fait divers de plus à Tamatave: http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=29513:insecurite-terreur-sur-la-ville-de-toamasina
Celui là a été médiatisés, mais combien de faits se passent sans que personne ne soit au courant??... Pour ceux qui connaissent, la propriétaire du restaurant le Darafify à Toamasina à été violemment agressée chez elle ainsi que sa fille qui était présente et le médecin de famille qui était venu l'ausculter car elle est malade. Selon le témoignage de la fille qui a bien observée les bandits au nombre de huit, ils portaient tous des Rangers aux pieds, des treillis, et des kalachnikovs... Alors qu'est ce que ça veut dire???.... La justice ne fout rien?? Ou bien est absente pour raison d'intervention???.... J'étais à Tamatave juillet août et c'est impressionnant le changement d'atmosphère qui y règne, des braquages de magasins en plein jour, pourtant des gardiens armés jusqu'au dents devant chaque boutique ou bureau ou il y a de l'argent qui circule et bien, aucun problème!... Tout se passe comme sur des roulettes, donc j'en déduit que c'est l'état qui est derrière tout ça!! Sinon comment expliquer qu'ils sont intouchable???.... C'est pas possible!... Il faut que ça bouge!!...
pous ceux qui on regarder tf1 ce soir vos impressions sur le sujet
Les évènements - apparemment particulièrement sordides - qui semblent être survenus depuis hier à NOSY BE ne vous sans doute pas améliorer la fréquentation touristique, ni inciter les malgaches à se montrer mieux disposés à l'égard des étrangers.
J'ai eu un compte-rendu assez détaillé d'une personne fiable sur place.
D'autres en ont-ils ?
J'ai eu un compte-rendu assez détaillé d'une personne fiable sur place.
D'autres en ont-ils ?
bonjour, je post une question sur ce forum que j'aime tant :) pour savoir combien peut coûter une nuit par personne à madagascar (mode d'hébergement le moins cher) et étant donné que nous y serions décembre-janvier avec la météo planter la tente avec autorisation du chef du village est il tout de même possible ? Sinon dernière question, combien peut me côuter l'achat d'un vélo d'occasion sur Tana ? merci à vous.
manifestations a mada la radio d etat en feu, barrages routiers
le president rentre d urgence veut retablir l ordre apr la force
attention aux futur partant a mada
a plus
Chers amis de Madagascar.
Vous qui me connaissez, vous savez que je ne pousse pas souvent des coups de gueule...surtout que l'avis de l'un peut être largement différent de celui de l'autre d'autant que l'humeur peut également changer la perception des choses....
Pourtant, je dois vous donner un conseil ABSOLU d'évitement....
J'ai pris une consommation à l'Hotel LA VANILLE à MANAKARA; Quelque chose de tout simple: un sirop et une bouteille d'eau.
La facture est horrible. Nous étions deux.... J'ai payé 3000Ar par sirop plus 3000Ar pour la bouteillle d'eau. 9000 ar au total alors que partout ailleurs, j'aurai payé 6000 au maximum.... Pensant à une erreur, je suis revenu le lendemain pour ne pas réagir à chaud et prendre le temps de la réflexion...
Hé bien sachez qu'il n'y a pas d'erreur.... et que le prix exhorbitant payé est bien le bon.
Dès lors mes amis voyageurs.... vous êtes prévenus.... Si vous voulez vous faire plumer (même modestement) allez dans cet établissement.... ou alors.... et c'est préférable pour la simple éthique.... allez ailleurs... vous ferez alors une bonne action.
Bien amicalement...
Vous qui me connaissez, vous savez que je ne pousse pas souvent des coups de gueule...surtout que l'avis de l'un peut être largement différent de celui de l'autre d'autant que l'humeur peut également changer la perception des choses....
Pourtant, je dois vous donner un conseil ABSOLU d'évitement....
J'ai pris une consommation à l'Hotel LA VANILLE à MANAKARA; Quelque chose de tout simple: un sirop et une bouteille d'eau.
La facture est horrible. Nous étions deux.... J'ai payé 3000Ar par sirop plus 3000Ar pour la bouteillle d'eau. 9000 ar au total alors que partout ailleurs, j'aurai payé 6000 au maximum.... Pensant à une erreur, je suis revenu le lendemain pour ne pas réagir à chaud et prendre le temps de la réflexion...
Hé bien sachez qu'il n'y a pas d'erreur.... et que le prix exhorbitant payé est bien le bon.
Dès lors mes amis voyageurs.... vous êtes prévenus.... Si vous voulez vous faire plumer (même modestement) allez dans cet établissement.... ou alors.... et c'est préférable pour la simple éthique.... allez ailleurs... vous ferez alors une bonne action.
Bien amicalement...
Bonjour à tou(te)s et merci de prendre le temps de répondre à mes questions.
Voilà, je désire investir dans les pierres précieuses et semi. J'ai pour objectif de partir sur mada et revenir en europe pour les revendre. C'est mon projet, mais je ne connais pas tout les éléments nécessaire à la réalisation de mon projet.
Mes questions sont:
Etant sur place.
-Faut-il une autorisation pour acheté sur place ? Si oui, vers où me diriger pour obtenir les autorisations en règles ?
-Quel lieu mieux vaut il se rendre pour connaître d'avantage les pierres ? Ainsi avoir plus de connaissance sur la forme, l'aspect, la couleur, les prix.
-Est-il mieux de tailler les pierres sur la place ? Si oui, comment trouveur un bon tailleur et une grille des prix exercé ?
-Comment ça se passe au niveau des aéroports ? Faut il des autorisations ? Paye une taxe ? Etc...
En Europe.
- Même questions sur les aéroports.
- Est-il mieux de prendre contact avec des collectionneurs ? Bijoutiers ? Marchés aux enchères ? Anvers ?
Je pense à avoir faits le tour des questions que j'ai en tête ^^ N'hésitez pas à me donner des informations complémentaires.
Merci à tous.
Voilà, je désire investir dans les pierres précieuses et semi. J'ai pour objectif de partir sur mada et revenir en europe pour les revendre. C'est mon projet, mais je ne connais pas tout les éléments nécessaire à la réalisation de mon projet.
Mes questions sont:
Etant sur place.
-Faut-il une autorisation pour acheté sur place ? Si oui, vers où me diriger pour obtenir les autorisations en règles ?
-Quel lieu mieux vaut il se rendre pour connaître d'avantage les pierres ? Ainsi avoir plus de connaissance sur la forme, l'aspect, la couleur, les prix.
-Est-il mieux de tailler les pierres sur la place ? Si oui, comment trouveur un bon tailleur et une grille des prix exercé ?
-Comment ça se passe au niveau des aéroports ? Faut il des autorisations ? Paye une taxe ? Etc...
En Europe.
- Même questions sur les aéroports.
- Est-il mieux de prendre contact avec des collectionneurs ? Bijoutiers ? Marchés aux enchères ? Anvers ?
Je pense à avoir faits le tour des questions que j'ai en tête ^^ N'hésitez pas à me donner des informations complémentaires.
Merci à tous.
Nous souhaitons vers la RN 7 vers Tulear avec comme destination finale Ifaty.
Est il possible de faire cette route en 7 jours (4x4 ) ?
Quelles sont les étapes a faire absolument ?
Merci
Bonjour , Voila je pars a madagascar du 23 février au 20mars 2015 a peu près 1mois, j'ai 19ans je vais faire mon stage en photographie la bas donc je rejoindrais un photographe qui est sur Tana. En sachant que je vais devoir amener avec moi mon ordinateur et mon appareil photo. Le photographe ne peux pas me loger. J'aimerais avoir des renseignement sur comment s'habiller quoi faire a Mada sahcant que les weekend je n'aurais pas stage. Je voulais savoir aussi si des personnes habitant sur Tana et qui sont sur ce forum serrais prés a m'acceuillir car j'aimerais beaucoup aprendre la culture de ce pays.
Désoler pour certaines formulation de phrases j'ai un peu de mal.
En vous remerciant pour vos réponses :)
Elora
Bonjour🙂
Il est vrai que jusqu'à maintenant, c'est à dire peu😄..........nous n'avions pas créé un véritable sujet sur la femme malgache et principalement sur sa beauté, si beauté existe, car je suppose que certains les trouvent très belles et les autres quelque conque.😉
Il est vrai que jusqu'à maintenant, c'est à dire peu😄..........nous n'avions pas créé un véritable sujet sur la femme malgache et principalement sur sa beauté, si beauté existe, car je suppose que certains les trouvent très belles et les autres quelque conque.😉
Bonjour a toutes et a tous et merci d'avance a ceux qui vont m'aider
Mon pére et moi même ne suportons plus le climat francais et sa mentalité, aprés des épreuves difficiles morales et surtout financiéres nous avons décidé de partir vivre a Madagascar car nous aimons la mentalité, le paysage et le climat de ce térritoire.Mais nous partons en terre complétement inconu et j'aurais besoin de vous pour me renseigné.Mes questions:Quel est le cout de la vie la bas ?Les métiers recherché?Le prix des logements type petit appartrement pas chére mais agréable?De quel coté de madagascar alé pour trouvé un paysage superbe et des personnes chaleureuses?Il y a il du rascisme envers les blancs?J'ai entendu parlé de coruption est ce vrai ?La mentalité est comment ? (nous cherchons des personnes zen qui profite de la vie et sont acceuillant diférament des francais qui ne vivent que pour travaillé et mangé) Acheté un véhicule neuf ou plutot ocasion type quad moto ou jeep est possible ? quel prix ?Quel commerce développé ? nous aimerions ouvrir unn petit bar en bordure de plage mais nous detestont touc ces vieux retraité qui viennent profité des prostitués malgach mais ne sont il pas les principale client ? est ce possible d'ouvrir un bar sans l'argent de pervers qui ne mérite que la prison?Nous sommes pauvres mais acceptons de vivre avec peu de moyens mais combien prévoir pour pouvoir vivre 3 mois sans travaillé le temps de trouvé logis et travail ?quel est le cout des billets d'avions ?
Enfin je crois que c'est finis lol je sais que tout cela fait beaucoup de questions et y répondre va étre épuisant mais nous avons besoin de votre aide, marre que la roue ne tourne que dans un sens nous voulons agir pour changé la vie minable que nous avons du avoir et pour renversé la vapeur nous avons besoin d'aide la votre merci infiniment a toutes ceux et celles qui vont me répondre
~ Voyage solidaire à l’Ile Sainte-Marie ~
du 2 au 9 septembre 2009
Bilan de l’opération
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Bonjour,
Nous sommes un couple encadrant une association de jeunes dans la ville d Antsirabe. Comptant une douzaine de membres, notre association vise à aider les jeunes, a partir de 15 ans dont la majorité ne fréquentent plus l école, pour qu’ils puissent se préparer a la vie. Notre objectif est de faire en sorte que ces jeunes prennent en main leur propre avenir. Avec l aide de l association, certains de ces jeunes ont déjà créé leur emploi en donnant des formations en coupe et couture, menuiserie…
Actuellement, nous voulons monter un projet sur la conservation/transformation des fruits et légumes. Vu la surproduction de ces produits alimentaires dans notre région, les paysans ont souvent du mal à les faire écouler a temps dans leur état frais. Ils sont, de ce fait obliges de les vendre a un très bas prix. Or, la plupart des variétés de fruits et légumes sont saisonnières. Notre projet a certes pour premier objectif la création d emploi pour les jeunes membres de notre association, mais il vise aussi a l amélioration de la qualité alimentaire des ménages, ainsi que l amélioration des revenus de nos jeunes amis paysans par la professionnalisation de leur métier d agriculteur.
Nos jeunes ont déjà suivi des formations en matière de séchage de produits alimentaires, et ils ont déjà commencé à en produire. Mais leur travail est, jusqu’ ici, artisanal. Leur ambition est d installer une unité de séchage digne de ce nom. Ils veulent aussi entrer dans la transformation alimentaire et commencent déjà à produire des jus de fruits. Mais les ressources de notre association sont encore faibles par rapport à leur ambition. C est pourquoi nous faisons appel a des bénévoles, particuliers ou associatifs, et tous ceux qui croient qu’un monde meilleur est possible, pour nous accompagner dans ce coup de pouce pour ces jeunes qui ont décidé de faire Le Grand Pas. Votre aide, sous toutes les formes, seront la bienvenue.
Compatriotes ou étrangers, si vous êtes de passage a Antsirabe, nous serons heureux et honores de vous accueillir ne serait ce que pour une visite amicale.
Merci de nous avoir prêté attention.
Hajanomeny






