Discussions similar to: Projet parcours nord ouest des États Unis
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Itinéraire de vingt-neuf jours Colorado - Utah - Arizona - Nouveau-Mexique - Colorado
2 voyages aux USA c'est déjà beaucoup et bien peu aussi , à qui veut approfondir le Grand Ouest...

C'est notre cas et nous venons de crier notre ouf de soulagement " Yeah, we will go " suite à quelques réflexions et contraintes financières et professionnelles.

L'itinéraire s'est vite imposé à nous en fonction de nos désirs et de la consultation contemplative de nombreux carnets de voyage ( Krikri, Mokalhki, Derennes, Veileen et bien d'autres encore ! )- quel vrai plaisir de chercher / fouiner / créer / remodeler !!-

Un premier jet avec une arrivée à SLC puis , la découverte du site et voyage 09 de mlefevre nous a émerveillé et décontenancé.. et orienté sur d'autres horizons ... Soit, nous aborderons l' Ouest non plus par SLC mais par Denver ... Merci, Marie ...

Bien d'autres bases nous ont servi à la construction du trajet dont certains sites n'ayant plus lieu ou raison d'être cités car hautement compulsés par nous tous ou presque .... Merci à Philippe S, Thierry L, Dominique C, vazyvite... etc

Juin et 4 semaines seront nécessaires pour profiter des merveilleuses contrées dont voici le tracé

J1 Arrivée à Denver en soirée

J2 Denver/Moab 5h30 de route +Trails à Arches Marching Men/Tower Arch - Delicate Arch

J3 Canyonlands - Island in The Sky Mesa Arch : False Kiva / Shafer Trail / Musselman Arch

J4 Moab /Hanksville 2 h de route + Horseshoe Canyon ( trail + piste environ 5 h )

J5 Hanksville / San Rafael 1/2 h de route Crack Canyon (trail 2h )+ Little Wild Horse Canyon ( trail 3h ) + Goblin Valley( 2h sur place)

J6 Hanksville/Capitol Reef 2 h de route en passant par Factory Butte ( 2h ) + Hickman Bridge ( trail 1h) + Cohab Canyon ( trail 2h ) + Cassidy Arch ( trail de 1h )+ Chimney Rock ( trail 2h ) + Sulfur Creek ( trail 4h ) Journée à revoir trop chargée

J7 Capitol Reef Cathedral Valley + trail des Monolith + voir avec Veileen Glass Mountain

J8 Torrey/ Escalante par la Notom Road et Burr Trail 4h30 de route et piste + trail Upper Muley Twist Canyon ( trail 5h)

J9 Escalante/Hole in the Rock Zebra Slot canyon / Peekaboo Slot Canyon /Sunset & Brocken Bow Arches

J10 Escalante The Volcano

J11 Escalante Neon Canyon / Devil's Canyon

J12 Escalante/Willis Creek/Bryce Canyon 3h de route Willis Creek ( trail 2h )+Bryce canyon ( trail Peekaboo Loop 4h )

J13 Tropic/Cedar Breacks/Zion 3h30 de route Cedar Breaks ( trail 2h ) + Zion ( trail Narrows )

J14 Zion The Subway si permis ou West Rim trail ( trail de 7h )

J15 Zion / Valley of Fire White Dome ( trail 1h )+ Fire Canyon/Ephemeral Arch ( trail 1h30 ) + Rainbow Vista /Elephant Arch

J16 Valley of Fire / Vermilion Cliffs 4 h de route + Old Paria + Toadstools Hoodoos

J17 CBN ou CBS + White Pocket si permis ou Walk-in Permit ( les 4 journées sur la région de Page seront planifiées en fonction de l'obtention ou non des permis pour CBN et CBS & WP )

J18 CBS + White Pocket ou CBN si permis ou Walk-in Permit

J19 Cottonwood Road / Grand Staircase/ Glen Canyon Grovenor Arch + Yellow Rock + Alstrom Point ou Walk-in Permit CBN / CBS & White Pocket

J20 Glen Canyon National Recreation Area Rainbow Bridge ( boat tour + trail ) + Waterholes Canyon ou Wahweap Hoodoos

J21 Page /Tuba City 1h30

J22 Tuba City / Monument Valley / Canyon de Chelly 4h30 de route + White House Trail (trail 2h )

J23 Canyon de Chelly visite + trail + route vers Thoreau

J24 Thoreau / A Shi Sle Pah ( 2h15 de route )/ Bisti Badlands ( 1h15 de route ) / Farmington ( 1h30 de route Visite des 2 sites A Shi Sle Pah + Bisti Wilderness

J25 Farmington / Durango ( visite de la ville ) / Great Sand Dunes 5h de route + High Dune trail ( trail 2h )

J26 Great Sand Dunes Trails

J27 Great SD / Colorado Springs 3h30 de route + Garden of the Gods ( trails Chambers / Palmer/ Bretag Trail )

J28 Manitou Springs / Denver 1h30 de route + Achats cadeaux + Roxborough SP

J29 Départ Vol Denver / Londres /Paris

De nombreux trails sont intégrés à notre programme , les grandes villes ont été délibérément squeezées du parcours laissant nos préférences à la découverte de la nature en sac à dos et chaussures de rando ... sans compter les quelques miles nous séparant des différentes étapes en écrasant les pneus du véhicule ... des plans B voire C seront à prévoir .. en fonction surtout de la météo et des éventuels travaux sur pistes

Nous attendons avec plaisir toutes vos remarques , opinions et idées diverses . Rien est encore vraiment fixé alors n'hésitez pas, sans abuser quand même! 😛 ne cherchez pas à tout nous chambouler, tout de même ! 😉 un avis du roi de l'asphalte US, l'itinéris Maestro : ITAT ... sera le bienvenu

Et merci d'avoir eu la patience de lire ..jusqu'au bout ..du monde ..

Bonne soirée et à très bientôt

Laurence et Patrick
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Nord-ouest des États-Unis
Bonjour, il est encore un peu tôt, mais je commence à plancher sur un 4ème voyage dans l'Ouest Américain, en juin/juillet 2020. Probablement autour du 20 juin pour le départ, et retour autour du 15 juillet. Cette fois je choisis le Nord Ouest, pour un parcours commençant à Vancouver et se terminant probablement à Calgary. Mais une grande partie se déroulant aux États Unis. Vancouver, Ile de Vancouver, Seattle, côte Pacifique, Portland, et Glacier N P. Je ferai bien sûr quelques incursions dans des parcs comme Olympic, Mt Rainier, Mt St Helens... J'ai bien sûr de nombreuses questions, et je les poserai au fur et à mesure de l'avancée de mon projet, avec votre aide. Je sais qu'arrivant au Canada, j'ai besoin de l'AVE, et que pour rentrer aux états unis, je signe un formulaire pour quelques dollars. La voiture louée à Vancouver doit revenir au Canada, et je crois qu'il n'y a pas de frais d'aller simple entre Vancouver et Calgary, en passant par Avis, et que comme aux Etats unis, le conducteur additionnel est offert. Mais jusqu'à présent je louais des SUV pour quelques pistes, plus au sud. Mais est ce bien nécessaire pour les routes qui m'attendent sur ce parcours? Quelles solutions préconisez vous, pour aller de Vancouver sur l'île, et revenir par Seattle? Quelques conseils pour l’hôtellerie, qui serait abordable financièrement dans cette partie, Vancouver-Ile de Vancouver, Olympic, Seattle? Merci pour vos réponses. Bonne journée.
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Trip SUV nord-ouest des États-Unis et Ouest canadien en juin 2017
Bonjour à tous, Cela fait maintenant un an que je prépare ce trip, un an de recherches personnelles, un an de voyage sur Internet, un an d’épluchage de toutes les infos que vous avez données sur VF et que j’ai glanées, merci donc ! Nous serons 5 adultes et un enfant pour ce voyage (3 juin au 1er juillet 2017) et nous louerons un SUV « catégorie Suburban » pour la capacité, la sécurité, le confort et le fun (ce sera très certainement chez Avis). Ce voyage de 4 semaine est très dense, avec un kilométrage important mais qui réussit à nous faire passer par tous les sites que l’équipe souhaitait voir. Quelques étapes seront longues (J24 ….). Je vous soumets ce parcours pour recueillir vos avis et recommandations, ainsi que vos conseils sur les hôtels, visites, ce qu’il ne faut absolument pas rater…. Nous ne sommes pas de grands randonneurs mais apprécions des randos moyennes entre 5 et 10 Km. A ce jour rien n’est encore réservé, ni ESTA, ni vols, ni SUV, ni hôtels …. (Mais je ne vais pas tarder !) J1: Paris ✈ Los Angelès - (hôtel pressenti : Magic Castle) A faire : Hollywood Bd et le Walk of Fame (pour le 1er jour, ça devrait suffire) J2: Los Angelès Universal Studio - Beverly Hill – Rodeo Drive J3: Los Angelès (Nuit à Santa Monica, hôtel pressenti : ?) Griffith Observatory– Mulholland Drive– Topanga State Park - Malibu – Pacific Palisades - Santa Monica J4: Los Angelès ✈ Redmond Airport - Crater Lake - 141 Mi - 3h32 - (hôtel pressenti : Crater Lake Lodge) Smith Rock State Park J5: Crater Lake Tour du lac + trail the watchman J6: Crater Lake - Lincoln City - 265 Mi - 5h30 - (hôtel pressenti : ?) J7: Lincoln - Kalaloch - 263 Mi – 5h45 - (hôtel pressenti : Kalaloch Lodge) Cannon Beach J8: Kalaloch - Port Angelès - 90 Mi – 1h49 - (hôtel pressenti : Red Lion) Hurricane Ridge J9: Port Angelès - Vancouver -172 Mi - 4h22 - (hôtel pressenti : ?) Granville – Gastown – Robson street J10: Vancouver Sea to Sky jusqu’à Shannon Falls – Capilano bridge – Stanley Park J11: Vancouver Sortie hydravion et baleines ? J12: Vancouver - Wells Gray - 512 Km - 5h26 - (hôtel pressenti Helmcken Falls Lodge) Helmcken Falls J13: Wells Gray - Jasper - 352 Km - 4h15 - (hôtel pressenti : Jasper House Bungalows) River Safari (quelqu’un a déjà fait ?) – Mt Robson J14: Jasper Skytram – Mt Edith Cavell J15: Jasper Maligne canyon – Lacs Medicine et Maligne J16: Jasper - Yoho - Emerald Lake - 263 Km - 3h44 - (hôtel pressenti : Emerald Lake Lodge) Athabasca Falls Sunwapta falls Glacier Skywalk ? Athabasca Glacier (surtout ne pas prendre les bus) Mistaya Canyon Lac Peyto Lac Bow (si on a le temps) Point de vue du Pic Paget (Paget Peak 3h) on verra ! J17: Emerald Lake - Lake Louise - Banff - 93 Km - 1h08 - (hôtel pressenti : ?) Chutes Takkakaaw - Lac Louise - Lac Moraine - Johnston Canyon J18: Banff Banff Gondola – Marvel Lake J19: Banff - Calgary - 125 Km - 1h21 - (hôtel pressenti : ?) J20: Calgary - Waterton - 271 Km - 2h50 - (hôtel pressenti : Prince of Wales) J21: Waterton Lakes Red Rock canyon – Lac Cameron J22: Waterton - Many Glacier - 80 Km - 1h25 - (hôtel pressenti : Many Glacier Lodge) J23: Many Glacier - Charlo - 158 Mi - 3h50 - (hôtel pressenti : Ninepipes Lodge) Via Going to the sun J24 Charlo - Mont Rainier - 463 Mi - 7h22 - (hôtel pressenti : Paradise Inn) J25: Mont Rainier Skyline Trail J26: Mont Rainier - Seattle - 103 Mi - 2h30 - (hôtel pressenti : ?) J27: Seattle Space Needle – Pike Place Market J28: Seattle Pioneer Square – Pioneer Place - Waterfront J29: Seattle ✈ Paris



Merci d’avance pour vos ressentis et conseils JL
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Circuit dans l'ouest des États-Unis, septembre 2015
Bonjour tout le monde !!!🙂

Voilà, cette année comme prévu, nous n'aurons pas nos congés suite à nos changements de poste. Donc notre grand voyage est à reporter l'année prochaine, comme ça nous laisse le temps de bien le préparer. Alors je vous soumets une dernière fois un parcours, qui prend en compte vos différentes remarques, mais qu'on ne pourra pas trop faire évoluer en terme de jours à cause de notre budget serré (3500€ vol-voiture-hébergement) toujours construit en évitant de faire de trop grosses étapes.

Enfin bref, je me lance : J 1/2/3/4 San Francisco J 5/6 Yosemite 3h30 – 315 kms J 7/8 Parc des séquoias 3h00 - 270 kms J 9 Ridgecrest 3h25 – 325 kms J 10 Furnace Creek 2h50 – 255 kms J 11 Las Végas 2h05 – 210 kms J 12/13 Grand Canyon 4h25 – 460 kms J 14 Sedona 2h00 – 185 kms J 15 Phoenix aéroport 1h55 – 195 kms

Quelques commentaires, ci-après : Jours 1/2/3/4 : Tout à pieds, sauf qu'à partir du J4 on prendrait la voiture voir les environs : Sausalito, Napa Valley Jours 5/6 : ça vaut au moins 2 jours, nous serons inflexibles là-dessus Jours 7/8 : 2 jours aussi ! Jour 9 : Pour faire une étape avant la vallée de la mort. Le lac Isabelle a l'air très grand en plus, un peu d'eau avant not'e traversée du désert !!! Jour 10 : J'ai lu que c'était sympa d'y faire un arrêt... Jour 11 : Bon bah... espérer gagner et faire les outlets après😇 Jours 12/13 : sur cette route, y a t-il des choses intéressantes à voir de ce coté du lac Mead ? Jour 14 : Histoire de voir un petit peu de roches rouges, même si ça ne remplacera pas les fameuses « buttes » de Monument Valley qu'on zappe malheureusement volontairement au même titre que Zion, Bryce, et autre lac Powell... Aïe-aïe j'entends déjà certains crier "au scandale" même pire, je suis en train de me mettre la moitié des West-forumeurs à dos, mais bon... je m'en excuses d'avance auprès d'eux !😊

Pas grave, on y retournera un jour de toutes façons.

Merci à vous tous😉
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Circuit dans le nord-ouest des États-Unis
Bonjour à tous,

dans l'optique d'un éventuel road trip dans le Nord Ouest des US sur le mode Denver - Denver j'essaye de trouver les meilleurs options ou disons plutot celles qui me conviendront le mieux ...

Pour la première partie Denver - Yellowstone, en fonction des avis trouvés sur VF je m'interroge encore … Je me dis en effet que si je pouvais être à YSTone un autre moment que le week end ça ne serait pas plus mal …

J’arrive(rais) à Denver probablement le samedi en fin d'aprés midi donc soit je file directement sur YST (yellowstone) pour y être avant le we suivant soit je traîne pour y arriver après le we … Je veux bien vos avis et conseils sur ce premier point ...
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De Seattle à Seattle: nord-ouest des États-Unis
bonjour peu de renseignements sur cette destination mais j'ai tout de même glané quelques infos et réussi à organiser ces 23 jours en roue presque libres (et je ferai un CR pour alimenter à destination de futurs amateurs) pouvez vous nous donner votre avis sur ce parcours (dans lequel je note quelques interrogations) d'avance merci à vous le forumeurs (et d'avance aussi je sais que nous mangerons des km mais mon coéquipier veut absolument aller jusqu'à Mount Rushmore) je ne parle que des 23 jours mais nous partons un mois et passons quelques jours à Vancouver et à Seattle. dans les grandes lignes:

11 septembre: départ de l'aéroport où nous avons prévu une voiture (Budget) OlympicNP Portland par la cote (est ce que cette portion vaut le coup d'oeil lorsque l'on vient d'Olympic) Eugène & crater lake Bend Boise (et Boise NF) Idaho falls & Parcs: grand Téton & yellowstone (3 jours) (ou dormir pour pas trop ruineux) Cody, Buffalo Little big Horn & Mount Rushmore retour par Billings Butte Missoula Spokane mount Rainier Seattle

mes questions: est ce que c'est assez cohérent sans louper trop de belles choses (oui je sais et je reviendrai!) y a t'il un intérêt à acheter une carte des parcs (plusieurs) ? et quels sont les parcs payants sur notre parcours? que pensez vous de Boise NF? sur ce parcours pas trop compliqué pour trouver où dormir? pour faire le tour d'Olympic NP, je suis intéressée surtout par la foret, vaut il mieux dormir à Aberdeen et remonter, ou tout le tour est il super, et il faut le faire!!! mon partenaire est moyennement intéressé par la côte et je voudrai voir des phares... quelle est la partie la plus jolie de la côte de l'Oregon? les autres questions en avançant.... déjà merci d'avoir tout lu :) m@rtine
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Un petit tour au nord-ouest des États-Unis
Hello tous,

Après avoir sillonné pas mal de pays et section de VF je reviens aux sources, au pays qui a déclenché ma passion des voyages. En effet on envisage un voyage dans le nord ouest Américain pour l'été 2017 (sauf si un autre pays nous détourne de nos bonnes intentions d'ici là 😉):

Bon, voici le fruit de mon travail:

J1 fin juillet- arrivée à Glacier NP à 21h16 par avion J2 Glacier NP J3 Glacier NP J4 Glacier - train pour Seattle à 20h23 J5 Arrivée Seattle à 8h53 - visite Seattle - nuit Seattle J6 Seattle - Olympic NP - nuit Forks J7 Olympic NP - nuit Quinault Lake J8 Olympic - Mount St Helens - nuit Ecopark resort J9 Mount St Helens - nuit vers Smith Rock SP J10 Crater Lake - nuit Crater lake Lodge J11 Crater Lake - nuit Jaksonville (Oregon) J12 Redwood SP - nuit Eureka J13 Lassen Volcanic - nuit Mineral ? J14 Lassen Volcanic - nuit Idem J15 Lassen - Sacramento (ou Jamestown) J16 Sequoia NP - nuit ? J17 Sequoia NP - nuit ? J18 Sequoia NP - LA - nuit LA J19 LA - vol retour Voili voilou ... et il me reste même un journée en rab à place où vous voulez ... allez y, c'est la démocratie comme dirait Arhno 😉

Merci d'avance pour vos avis et conseils.

CE qui m'intéresse aussi c'est les recommandations de logements, ce qui n'est pas forcément simple dans certains de ces endroits

A+

Max

émoticône smile
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Qui va dans l'ouest des États-Unis et quels circuits fin mai-juin 2011?
Hello,

Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.

Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛

@+ Vnoa
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Voyage sur la côte ouest des États-Unis: intérêt de San Francisco et Los Angeles?
Bonjour tout le monde , Je suis en train d'organiser un voyage d'environ 3 semaine au etats-unis (depart le 12/09/11) mais il y a telement de ville qui me semble bien à visiter que je ne sais pas quoi faire ^^ . Donc deja ce qui est sur c'est que je veux rester environ 1 semaine dans un hotel a las vegas 1 semaine et visiter ses alentours comme grand canyon etc... mais je voudrai savoir si d'apres vous sa vaut le coup de se rendre à san fransisco et los angeles ( sachant que j'aimerai bien passer environ 3 jour sur les plages) et je voudrai aussi descendre en voiture une journée ou 2 au mexique (si selon vous c'est interessant car c'est juste a la frontiere). Et si vous me dites qu'il y a juste las vegas et los angeles de bien j'irai surement 5 jour a new york . Oui désolé je suis compliqué mais ça va etre mon premier voyage au etats-uni et j'ai un peu envie de tout faire 😛 Merci beaucoup d'avance à se qui me lisent et me repondront .
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Un mois de folie dans l'Ouest des États-Unis en juillet 2008
Bonjour à toutes et tous... 🙂

Il y a un peu plus d'un mois, j'étais venu ici pour vous faire part de notre projet de voyage découverte de l'Ouest Etats-Unien au mois de juillet prochain...

En grande partie grâce à la lecture de vos expériences ou de vos programmes, je viens de terminer le "ficelage" de notre périple de quatre semaines, qui nous mènera de San Francisco à Los Angeles, en passant par le Yosemite, Las Vegas, les Canyons, Yellowstone, le Mont Rushmore...

Je vous livre donc le programme que nous avons arrêté, d'une part pour que ceux qui y voient une quelconque incohérence ou un fâcheux oubli nous le signalent amicalement 😉, et d'autre part pour servir de témoignage pour ceux qui nourrissent des envies de balade dans le coin... 🙂

Avant tout, je voudrais signaler et remercier les sites, en dehors de voyageforum.com bien sûr, qui nous ont été fort précieux pour la préparation et l'organisation de notre voyage :

http://www.ouestusa.fr/ (Exceptionnel site en Français, superbement détaillé et illustré) http://www.parcs.net/ (Très bon site aussi en Français, avec de nombreux liens utiles) http://www.sunsetbld.com/forum/index.php (Forum très peu actif, mais archives intéressantes) http://www.nps.gov/ (Site officiel des parcs nationaux)

et pour choisir les hôtels : http://www.tripadvisor.com/ (Non pas pour réserver, mais pour lire les nombreux commentaires de clients afin de se faire une idée) Au passage, si vous avez des projets dans la région, dépéchez-vous, car de nombreux hôtels sont déjà complets.

Voici donc les grandes lignes de notre programme : 03.07 - Arrivée à San Francisco en début d'après-midi - Récupération de la voiture chez Alamo (booké par Autoescape : 822 Euros pour un mois de Chevrolet Impala) - Découverte de la ville 04.07 - San Francisco - Programme à définir pour la journée, et le soir croisière dans la baie pour assister aux feux d'artifice de "l'Independance Day" 05.07 - San Francisco - Programme à définir également, en fonction de ce que nous aurons vu la veille. Si le temps le permet, peut-être un survol de la baie en hélicoptère 06.07 - San Francisco --> Yosemite . Nuit en bordure du Parc, au Yosemite Cedar Lodge 07.07 - Yosemite : Glacier Point et Yoshemite Valley. Nuit à l'Ahwahnee (une folie 😛) 08.07 - Yosemite puis route vers Death Valley pour y arriver en fin d'après-midi . Nuit au Furnace Creek Ranch 09.07 - Sud du Parc de Death Valley de bonne heure, puis route vers Las Vegas. Installation au Bellagio et balade sur le Strip. 10.07 - Las Vegas. Eventuellement survol en avion ou hélicoptère. 11.07 - En route vers Zion, en passant par la Valley of Fire. Nuit dans le parc au Zion Lodge 12.07 - Zion --> Grand Canyon North Rim, et installation au Lodge du même nom 13.07 - En route vers Monument Valley, en passant par Horseshoe Bend et Antelope Canyon en milieu de journée. Nuit face aux buttes au Gouldings Lodge 14.07 - Bastille Day vers Moab en s'arrêtant au Gooseneck et aux Needles de Canyonlands. Installation au Best Western. 15.07 - Survol de la région de bonne heure pour profiter de la lumière du "sunrise" . Choix de balades des sites du coin à répartir avec le lendemain matin (Arches, Island in the Sky, Dead Horse Point) 16.07 - Changement de Best Western pour rejoindre celui de Capitol Reef 17.07 - Scenic Byway 12 vers Bryce Canyon. Installation au Ruby's Inn 18.07 - Journée de route chez les Mormons, pour rejoindre Logan au Nord de Salt Lake City, à deux pas de l'American West Heritage Center. 19.07 - Le matin "Horse Parade" du Spirit of 47's Pioneer Jubilee et ensuite en route vers Yellowstone. Nuit au bord du lac au Lake Lodge 20.07 - Sud Ouest du Parc et changement de pénates au Yellowstone Lodge (West entrance) 21.07 - Nord Ouest du Parc et changement de pénates au Best Western Mammoth Hot Springs (North entrance) 22.07 - Nord Est du Parc et route vers Buffalo Bill au Best Western de Cody. 23.07 - A travers le Wyoming, pour prendre une photo de Devil's Tower et du Mont Rushmore... 🤪. Un arrêt au Crazy Horse Memorial avant de rejoindre le Best Western de Hot Springs 24.07 - En route de bonne heure vers Cheyenne, pour assister au Rodeo de la semaine des "Fronteers's Days" et participer aux festivités. Nuit au Hampton Inn 25.07 - Journée de bitume... pour rejoindre Durango, à quelques miles de Mesa Verde. Durango Quality Inn 26.07 - Mesa Verde et en route vers le Canyon de Chelly. Holiday Inn de Chinle 27.07 - En route vers le Grand Canyon Sud, en passant éventuellement, suivant l'humeur, par Petrified Forest et Meteor Crater. Installation au Yavapai et coucher de soleil... 28.07 - Sunrise puis un bout de la "Mother Road" 66 (pour ne pas mourir idiot ! 😉) entre Seligman et Kingman. Nuit vers Mohave Valley 29.07 - En route vers Los Angeles, en passant par le Joshua Tree National ParK... 30.07 - Récupération du groupe d'une vingtaine de copains de lycée de notre fils, qui arrivent de Paris, pour être confiés à différentes familles pour un séjour d'immersion de trois semaines. On abandonne notre filston à sa famille d'accueil, on fait quelque shopping et nuit tranquille avant de reprendre l'avion pour CDG le lendemain...

Eh voili... !!! 😛

A noter que nous n'avons rien prévu à Los, car nous connaissons déjà largement cette ville, y ayant séjourné plusieurs fois... dont une en 1983 qui me laisse le souvenir encore flippant d'un tremblement de terre de 6.3...😕, avec quelques morts et surtout beaucoup de gravats dans les escaliers de mon hôtel (bravo les normes anti-sismiques !!!)

Nul doute que beaucoup d'entre vous vont trouver que ce programme est un peu fou (c'est dans le titre !!!)... Mais vous verrez que plus on vieillit (Cf. profil !), plus on veut "en voir", car on sait que l'on n'aura pas le temps de voir tous les coins du monde qui nous font rêver... Et puis, avec l'âge, on "crapahute" un peu moins... donc on gagne du temps...😉

Ceci étant, je serais bien entendu très friand de toute critique constructive que vous voudrez bien me faire... Et il va de soi qu'au retour, je ne manquerai pas de vous faire part des résultats de cette expérience... 🙂, en espérant que le "Big One Quake" et la "Yellowstone Caldera Eruption", malgré leurs retards, attendront encore un peu... 😏

A vous lire...
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Road trip de dix jours et demie sur la côte ouest des États-Unis fin avril
Bonjour à tous.

J'ai beaucoup lu (sur ce forum et d'autres) concernant les interrogations que j'ai par rapport à mon projet de "road-trip", mais je crois qu'une réponse personnalisée répondrait mieux à certaines, donc qui pourrait être mieux renseigné que cette communauté pour m'aider.

En gros, nous sommes 4 jeunes Québécois (19-21 ans) et nous planifions un voyage sur la côte ouest américaine (et un peu du continent). Nous sommes limités par le temps (fin de session d'hiver, début de session d'été), donc nous devons condenser le tout. À première vue je suis convaincu que plusieurs d'entre vous trouverons risible, voire impossible, notre parcours, mais bon, ça fait partie des commentaires que j'attend. À la base, c'est un voyage de "sightseeing", donc on veut voir le plus de choses possibles, donc pas de temps pour passer 2-3 jours à randonner dans un parc par exemple.

Sans plus tarder, voici donc notre plan de route:

Vol Boston-Los Angeles, Boston-Las Vegas ou Portland (Maine)-San Francisco : Les vols à partir de Montréal sont ridiculement élévés et Boston/Portland ne se trouvent qu'à 4h de route de notre point de départ: Sherbrooke (pour sauver 200-250$ par personne, ça vaut le coût à notre avis)

Pour les besoins de la chose, je vous ferai part de l'itinéraire à partir de Las Vegas, mais il serait le même pour les autres destinations, sauf pour l'ordre évidemment).

Jour 1: Arrivée en début/milieu d'après-midi à l'aéroport de Vegas, location de la voiture. Check-in à l'hôtel, souper + soirée sur le Strip (sightseeing de ce qu'il y a à y voir). Jour 2: Départ en matinée (~9h) vers Death Valley. 3 heures à Death Valley, puis départ vers le sud (Tioga Pass étant fermée à la fin-avril, on doit contourner les Sierra Nevada au sud). Arrêt anticipé à Ridgecrest pour la nuit. Jour 3: Départ vers Yosemite. Entrée par le Sud (Mariposa Grove pour les sequoias), route jusqu'à Glacier Point pour voir la vallée et Tunnel View). 3h environ pour admirer le décor à Yosemite, puis départ vers le Nord-Ouest. Arrêt anticipé à Stockton pour la nuit. Jour 4: Route vers San Francisco, objectif, entrer par le Nord (Golden Gate), arrivée fin d'avant-midi/midi. Tourisme libre à SF pour le reste de la journée. Nuit à San Francisco. Jour 5: Tourisme libre à SF. À voir: Lombard's street, Coit Tower, Chinatown, Fisherman's wharf (on a donc une journée et demie pour voir ça). Si possible: croisière + visite Alcatraz. Nuit à SF. Jour 6: Départ le matin vers la route 1 (Pacific Coast Highway). Arrêt à Monterey Bay/Carmel pour y voir les animaux/vues. Route 1 jusqu'à San Simeon ou Santa Barbara. Nuit San Simeon/Santa Barbara. Jour 7: Courte route vers Los Angeles. Arrivée vers midi. À voir: Hollywood Blvd., l'affiche Hollywood, Beverly Hills, Santa Monica beach et Venice. Nuit à LA. Jour 8: Petite balade en voiture downtown LA (pour le feeling), puis départ vers Sedona via la I-40 (ancienne route 66). Nuit en route vers Sedona (quelque part sur le I-40, aux 2/3, 3/4 du chemin environ). Jour 9: Arrivée à Sedona en matinée. Après-midi (pour les roches rouges et les vues imprenables, peut-être un peu de randonnée) et souper à Sedona. Départ après souper jusqu'à Flagstaff ou Williams pour y passer la nuit. Jour 10: Route vers le Grand Canyon (2h) pour y arriver vers la fin de l'avant-midi. Environ 4h ou 5h au Grand Canyon (pour se balader un peu et voir toutes les vues). Départ vers Las Vegas (via Hoover Dam). Nuit en banlieue de Vegas. Jour 11: Retour de la voiture à l'aéroport. Vol en fin d'avant midi (au plus tard à midi)

En gros, ça nous fait donc approximativement (heures de route par jour): 0, 6, 8, 2.5, 0, 6, 1.5, 7, 2, 7, 0

Ce qui à mon avis, est raisonnable.

En tant que "road-trip", on trouve que la partie en voiture fait autant partie du voyage, d'autant plus que les paysages sont très variés et qu'il y a beaucoup à voir.

Merci d'avance pour vos commentaires, critiques et suggestions.

Mathieu.
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Nord-Ouest américain en solo et à vélo août 2014
Bonjour.

Mon projet est de découvrir cette partie des Etats-Unis en me déplaçant à vélo tout en me logeant le plus possible en camping. Après la Via Rhona et l'Eurovélo 6/Vélocéan en solo se sera donc mon 3ème voyage en cyclo. Priorité aux grands espaces, petites routes/chemins, visites de Parcs Nationaux (sorties trail running/rando sur place), rouler un peu le long de la côte pour gouter à l'eau du Pacifique, tenter de surfer qqes vagues et découvrir San Francisco pour terminer ce périple.

Je ne sais pas si cela est réaliste/réalisable en 4 semaines. Je peux enchainer des étapes quotidiennes de 100-120 km et la grimpette ne me fait pas peur ;-). Toutefois le concept est aussi de se poser qqes jours dans certains endroits puis de rayonner à pied voir louer un VTT pour découvrir les points d’intérêts à proximité.

Pour l'instant rien n'est défini dans les lignes: je commence tout juste la lecture du Lonely Planet et dois faire refaire mon passeport! La priorité sera ensuite de réserver mes billets pour trouver le meilleur prix/facilité vélo.

A ce jour je pars seule (femme-40 ans) mes amis ayant d'autres projets. Tout partage d'expérience et recommandations sont les bienvenues. Je ne suis pas fermée à faire un bout de route avec d'autres personnes qui auraient la même envie de voyage. N'hésitez pas à me contacter si cette aventure vous parle!
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Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver �� sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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Idées de destinations dans l'Ouest américain?
Bonjour, L'an dernier, nous sommes partis en Road Trip dans l'Ouest des Etats-Unis. Nous étions 7 personnes et nous avons suivi l'itinéraire suivant : San FranciscoYosémiteMonolakeDeath ValleyLas VegasGrand CanyonPageAntelopeMonuments ValleyGooseneckNatural BridgeCapitol ReefEscalanteBryce CanyonZionLas VegasLos AngelesNous sommes restés plus ou moins longtemps et nous avons plus ou moins aimé. Nous avons aussi dû beaucoup adapter notre itinéraire en fonction du temps par exemple annuler la Vallée des Dieux et limiter Monument Valley car c'était le déluge.

Bref, après cette petite présentation, j'en viens à ma question! ;)

Ayant adorés ce voyage, nous aimerions retourner aux USA pour visiter d'autres parcs et d'autres villes (et peut-être en revoir certains). Ce n'est qu'un projet flou pour le moment et j'aurais voulu savoir si vous aviez des suggestions à nous faire!

Quels sont les deux endroits de l'Ouest USA (exceptés ceux de notre liste) que vous préférez et pourquoi?

Merci d'avance!
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Ouest américain avec enfants au printemps ou à l'été
Bonjour, Nous avions comme projet de faire un voyage de 3 semaines dans l ouest américain avec nos 2 enfants (3 et 5 ans). Nous voulons visiter les parcs et les grandes villes. Pour des raisons professionnelles nous pouvions partir qu' au mois d août mais maintenant nous avons l'occasion de partir au mois d' avril-mai. Qu en pensez vous? N est il pas trop tard d' organiser notre voyage pour fin avril? (Billet d' avion, réservation des hôtels dans les parcs....) Est il mieux de partir au printemps ou à l été?

Est ce que d' autres personnes sont déjà parti avec de jeunes enfants? Nous avons l occasion de partir maintenant (budget) et pour nous il est impensable de partir sans nos enfants! Ne pas remettre a demain ce que l'on peut faire aujourd'hui!😉 La vie est courte.

Merci de nous aider dans notre aventure!

Amélie
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Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (1ère partie)
Enfant, je tendais des embuscades à la Cavalerie américaine en compagnie de Cochise et Géronimo…Adolescent, je m’endormais en admirant le magnifique poster du Lac Maligne que j’avais fixé au plafond juste au-dessus de mon lit…Il m’aura fallu attendre 25 ans avant de découvrir tous ces paysages et tous ces sites historiques qui ont enchanté mes jeunes années! J’ai emmené, dans mon sillage, ma petite famille ( Nathalie ma compagne, Julia, ma fille de 13 ans et Nathan, mon fils de 9 ans) pendant 2 mois et demi en camping-car. Nous avons parcouru 12 000 kms sur des routes plus mythiques les unes que les autres et avons randonné plus de 300 kms sans compter le canoë sur le fameux Lac Maligne !.. Nous avons rencontré des gens formidables que ce soit parmi les Native Nations que parmi les Américains. Mon objectif était, au départ, de partir 5 mois, de l’Alaska au sud de l’Arizona, mais les contraintes administratives, professionnelles et financières m’ont obligé à revoir mon projet à la baisse ; nous avons donc vécu cette aventure inoubliable sur 75 jours. Je remercie les membres du forum qui m’ont aidé à mettre le circuit en place ( les carnets de voyage que j’ai « dévorés » avant de partir m’ont été d’une aide très précieuse…) ainsi que les auteurs de « ouestusa.fr », Thierry Lagarde et Philippe Schuler, le site de « arizona- dream » et enfin le site de « vazyvite » que je conseille si vous voulez passer de bons moments de rigolade… 1ere partie Seattle-Hardin

J1 Lundi 21 juillet

C’est le grand jour, l’excitation des dernières semaines à fait place à une certaine inquiétude… Nous ne sommes pas coutumiers d’un tel voyage et des tonnes de questions nous assaillent, mais il est trop tard pour reculer. Nous prenons l’avion à Toulouse, direction Seattle via Francfort. Nous survolons le Groenland, les grandes plaines canadiennes, les Rocheuses et après 12 hrs de vol, nous nous posons à Seattle.







Nous appréhendons le passage à l’immigration qui serait, d’après plusieurs témoignages, une épreuve terrible ; nous ne sommes pas rassurés… Mais il n’en est rien. Une dame très gentille nous accueille et nous remercie d’avoir choisi son pays pour passer nos vacances. Nous récupérons facilement nos bagages ; il ne manque rien. Notre chauffeur nous attend, il doit nous mener à Grayland sur le Pacifique où nous devons récupérer le camping-car. Tout se passe bien, ce n’est pas normal… Nous montons dans un van gigantesque, le chauffeur allume la radio et c’est Tom Petty qui accompagne nos premiers pas aux Etats-Unis. Une douce euphorie nous envahit et malgré la fatigue, nous sommes tout sourire. Arrivés au camping, nous prenons possession de notre habitation pour les prochaines semaines. Du camping nous entendons les vagues du Pacifique et nous ne résistons pas à la tentation de faire quelques pas sur la plage. A notre retour nous prenons notre premier repas américain(…) Les enfants ne sont toujours pas fatigués, mais il est près de 22 hrs. Avec le décalage horaire, cela fait donc 27 hrs que nous sommes debout, il est grand temps d’aller se coucher !

J2 Mardi 22 juillet

Nous choisissons de rester un jour de plus à Grayland, pour récupérer un peu. L’après midi nous partons visiter Westport, un petit port de pêche. Je m’installe au volant du camping-car, après quelques explications du loueur, je commence à rouler ; au bout d’une centaine de mètres, allez savoir pourquoi, je décide de freiner… Le camping-car s’immobilise dans un fracas assourdissant ; nous sommes projetés vers l’avant tandis que la vaisselle se répand dans l’habitacle. Il va falloir être doux sur la pédale de frein… Arrivés à Westport, Nathan est impatient de dépenser ses premiers dollars. Nous faisons quelques courses ; on y reste un temps fou, car nous ne connaissons pas les produits. Nous faisons l’aller-retour dans un vacarme terrible ; 12 000 kms dans ces conditions, ça promet…Trop confiant, je n’ai, en fait, pas suffisamment écouté les consignes concernant la boîte automatique, et nous avons effectué le trajet en vitesse « montagne » (l’équivalent de notre seconde) !!!



J3 Mercredi 23 juillet



C’est aujourd’hui le vrai départ. Nous prenons la pause devant le camping-car, pour immortaliser cet instant. En route pour le Lake Quinault. Pique nique au bord du lac avant de repartir vers Kalaloch.



La route s’étire parmi des forêts immenses, qui semblent à perte de vue. Nous longeons maintenant le littoral ; la route est très belle, nous apercevons à travers le feuillage des criques sauvages. Arrivés à Kalaloch, nous allons vers la plage ; c’est un incroyable enchevêtrement de bois mort qu’il nous faut enjamber pour arriver à l’océan.

Il fait grand beau temps et les enfants vont se baigner (quel courage !). Nous trouvons une place à un camping primitif avec un foyer pour faire du feu (pour nous, c’est une découverte !). Nous demandons au ranger, où nous pouvons acheter du bois ; il nous conseille de le ramasser sur la plage. Après les grillades nous repartons assister au coucher de soleil sur le Pacifique.



J4 Jeudi 24 juillet

Comme d’habitude, nous nous levons de bonne heure, il est à peine 8hrs, quand nous arrivons sur le parking de Beach 4 ; il est désert. Après une courte marche dans la forêt, nous arrivons au bord d’une falaise qui surplombe de quelques mètres la plage. C’est un moment magique, c’est tellement beau ! Nous trainons plus d’une heure sur la plage, nous sommes si bien !







Mais la matinée s’avance, il faut songer à repartir. Ruby Beach… encore un site magnifique, mais il y a plus de monde et le charme est rompu.









Nous prenons ensuite la route de Hoh Rain Forest ; A l’entrée de Olympic National Park, nous achetons le Pass annuel. Nous mangeons en vitesse et commençons ; « Spruce Nature Trail » ; une petite balade dans la forêt. Un panneau nous met en garde contre des Elks (wapitis) belliqueux. Effectivement après quelques minutes, un couple d’Américains arrive en courant ; ils nous expliquent qu’ils viennent de se faire charger par un Elk. Nous avançons prudemment… il est là, au milieu de la rivière ; le temps de faire quelques photos et il reprend sa marche en avant et disparaît dans les fourrés de l’autre coté de Hoh River. Quelle nature incroyable !



La deuxième balade, « Hall of Moses », est plus calme, si ce n’est de grosses mouches qui viennent nous ennuyer. La forêt est très belle, mais elle le serait probablement encore plus après la pluie. Or, aujourd’hui, c’est grand soleil et la mousse sur les arbres est sèche. Nous repartons vers le Pacifique, réservons une place à « Mora Campground » avant d’aller à Rialto Beach. Le vent souffle fort ; toujours ces étendues de bois mort… Nathan tient à se baigner malgré le froid. Il ne restera que quelques instants dans l’eau.





Retour au camping situé dans une forêt aux arbres immenses, on se croirait dans une cathédrale. Nous apercevons nos premiers « Squirrels » (écureuils) que les enfants vont, bien sûr, nourrir.

J5 Vendredi 25 juillet

Nous quittons Mora Campground pour La Push. C’est une réserve indienne de la tribu Quileute. Le port n’est pas très touristique, pas très propre non plus mais il se dégage des lieux un charme indéniable.

Nous reprenons la route, Crescent Lake. Ici tout est nickel, bien rangé ; on se croirait en Suisse… Petite balade vers « Marymere Falls » .La forêt est encore magnifique, mais les chutes n’ont rien d’exceptionnel.





Direction maintenant Port Angeles où nous devons embarquer pour Vancouver Island. Première petite galère ; nous n’avons pas réservé notre trajet sur le ferry et il n’y a plus de place dans la journée. Nous pouvons tout de même faire la traversée de nuit. Nous arrivons à Victoria, il est près de 23hrs. Par chance, après avoir tourné en ville quelques minutes, nous trouvons un parking où l’on peut passer la nuit.

J6 Samedi 26 juillet

Visite de Victoria en début de matinée ; nous commençons par le bord de mer où nous sommes attirés par de nombreux Totems.



Direction Chinatown, il est presque midi. Un couple dans un restaurant se régale de beignets de crevettes, c’en est trop ! Je propose d’aller manger chinois. Le repas est bon mais nous avons trop commandé. Nous rentrons par le port, les quais sont très animés ; beaucoup d’étals d’artistes et d’articles « indiens ».



Pour sortir de Victoria, c’est une vraie galère ! Nous allons tourner un moment avant de trouver la route de Port Renfrew. Nous trouvons une place au camping de « China Beach ». La plage n’est qu’à 1 km ; nous décidons d’y aller tout de suite. Très belle plage, la lumière est magnifique.



Nathan commence à ramasser quelques bûches ; il y a ici aussi du bois mort. Nous reprenons un autre chemin, la montée est rude. Arrivés en haut, nous devons encore faire plus d’un kilomètre pour rejoindre le camping. Les enfants râlent un peu, mais il faut bien rentrer. Une fois au camping, nous allumons le feu. Une ranger s’approche, nous interpelle : « Où avez-vous trouvé ce bois ? Au Canada il est interdit d’en ramasser sur la plage !» Nous nous excusons en bafouillant. Nous sommes passés très près d’une amende salée... Au milieu de la nuit, l’alarme se met en route. Une fuite de gaz est détectée. Nathalie bondit et coupe le gaz. Rien à faire… l’alarme continue ainsi toute la nuit.

J7 Dimanche 27 juillet

Enfin l’alarme s’est arrêtée. Un coup de fil à STI, la société où nous avons loué le camping-car ; il n’y a pas de fuite de gaz, mais nous avons passé 3 jours sans recharger les batteries et c’est pourquoi l’alarme s’est déclenchée. Il fait mauvais ce matin, nous partons vers Port Renfrew, qui semble au bout du monde. De là, nous rejoignons Nanaimo par une petite route de montagne très peu fréquentée. Nous allons directement au ferry, comme à Port Angeles. Pas de place, sauf sur celui du lendemain matin à 8 hrs. Nous trouvons une place à « Jingle Pot Campground » un camping délicieusement fleuri, où nous sommes chaleureusement accueillis.

J8 Lundi 28 juillet

Réveil en fanfare, on a un ferry à prendre. A peine embarqués, nous montons sur le pont pour profiter cette fois du paysage. Le ferry navigue entre les îles et nous atteignons rapidement Horseshoe Bay, terme de notre croisière.







Nous sortons du ferry et trouvons rapidement la route vers Whistler. Les panoramas sont superbes. Malheureusement à cause des nombreux travaux sur la route pour les JO, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous sommes surpris par la circulation ; c’est quasiment un flot ininterrompu de véhicules qui descendent vers la côte. Les paysages sont magnifiques, mais il y a vraiment trop de travaux. Nous avons l’explication de ce trafic : un festival de musique s’est terminé la veille à Pemberton et a attiré beaucoup de monde. La route après Whistler est beaucoup plus calme. Elle s’élève doucement entre les prairies et les conifères. Nous arrivons à un col, mais aucune indication d’altitude ; la vue sur les montagnes est de toute beauté, une vraie carte postale !



Soudain je m’écrie : « UN OURS ! » En effet, l’animal est en train de manger à quelques mètres de la route. Je freine, mais le temps d’empoigner appareil photo et autre caméscope, le plantigrade s’est enfui… Dommage ! J’espère que nous aurons une autre occasion, surtout que Julia n’a pas vu l’ours. La descente est interminable ; je me demande à quelle altitude nous pouvions bien être tout à l’heure. Lillooet, enfin ! Nous nous dirigeons maintenant vers Kamloops. Le paysage est très différent, presque aride. Nous prenons un camping sur la route de Clearwater. La journée a été pénible ; trop de route… Nous apprécions une bière bien fraîche.

J9 Mardi 29 juillet

Encore une longue route aujourd’hui. Les paysages ne sont pas aussi spectaculaires qu’hier, mais très beaux tout de même. Après de nombreuses heures de route, au détour d’un virage, la face nord du Mt Robson se dévoile, déclenchant des « OH ! » admiratifs dans le camping- car. Le temps est gris et le sommet est malheureusement dans les nuages.



Direction le « visitor center » pour récupérer notre « Backcountry permit » qui va nous autoriser à camper au Berg Lake. Notre nom n’apparaît pas dans les réservations. Nous nous y étions pris pourtant très tôt pour réserver de France ! Il reste heureusement une place à Robson Pass, mais 2 kms plus loin. Ce soir, au lit de bonne heure ; les 2 prochaines journées s’annoncent difficiles…

J10 Mercredi 30 juillet

Il a plu toute la nuit et ce matin il pleut encore. La randonnée vers Berg Lake semble compromise. Nous passons au visitor center pour s’enquérir de la météo : perturbé aujourd’hui, cela s’arrange demain. On décide quand même de partir, profitant d’une éclaircie. Quelques centaines de mètres plus haut, la pluie se remet à tomber. On marche d’un bon pas en longeant la Robson river.





On atteint Kinney Lake, la pluie s’intensifie. Nous sommes trempés quand nous arrivons à l’abri de Kinney Lake campground. L’heure est grave, …Que faut il faire ? Continuer ou s’en retourner ? Les enfants optent pour la deuxième solution. Nathalie hésite. Je suis pour continuer…Un léger rayon de soleil achève de me convaincre… nous continuons. C’est la soupe à la grimace, d’autant plus que le chemin est maintenant très casse- pattes.







Nous sortons enfin de la forêt et attaquons la première réelle difficulté du parcours. La vue sur le lac, malgré le mauvais temps, est magnifique.



Nous traversons un pont suspendu et entrons dans « Valley of Thousand Falls » Cette vallée est magnifique ! Bordée des 2 côtés par des falaises. Le chemin longe à présent le torrent. Je suis émerveillé à chaque pas.



Nous entendons, avant de la voir, la « White Fall », qui descend de la falaise et s’engouffre dans le canyon. C’est maintenant la partie la plus difficile du trail ; le chemin escalade la falaise et nous permet de contempler de grandioses points de vue sur la cascade.





Ces 5 kms d’ascension seront mon chemin de croix ; je me traine lamentablement en fin de colonne. La pente s’adoucit enfin, nous avons passé le plus dur. Nous longeons à nouveau la Robson river.



Mon caméscope, qui était fixé au trépied, se détache, dévale plusieurs mètres sur les cailloux et tombe à l’eau. Je reste pétrifié alors que Nathalie s’est déjà précipitée ; elle repêche la caméra qui trempait partiellement dans l’eau. Nous débouchons sur un plateau caillouteux. Le soir commence à tomber ; le ciel est gris. .. Nous semblons tout petits perdus dans cette immensité…







Nathalie s’inquiète, il se fait tard. Nous arrivons au lac ; plus que deux kms jusqu’au camping ! Malgré la fatigue, nous prenons 5 minutes, pour contempler le paysage.



Enfin le camping ! Nous dénombrons 4 emplacements vides. C’est décidé, nous n’allons pas plus loin. La tente est rapidement montée. Notre réchaud acheté la veille ne fonctionne pas, c’est la galère. On mange froid, heureusement nos voisins ( des randonneurs canadiens ) vont nous prêter leur réchaud pour faire chauffer un thé. Ils doivent nous prendre en pitié… On va se coucher. A propos, la caméra fonctionne encore, ouf ! Bonne nuit, on est crevé…

J11 Jeudi 31 juillet

Il fait froid ce matin, mais il fait beau. Le dôme de Robson est dégagé ; c’est un des plus beaux panoramas qu’il m’ait été donné de voir !







Nous remercions tout le monde, faisons le plein d’eau et commençons à redescendre.











La fatigue se fait à nouveau sentir et les derniers kilomètres nous paraissent interminables. Nous arrivons enfin, complètement épuisés (les rations de nourritures n’étaient pas suffisantes). Nous venons d’effectuer 44 kms en deux jours et je dois dire que je tire un coup de chapeau à Nathan et Julia qui ont tenu le coup sans râler … à part un peu au début…

J12 Vendredi 1er aout

On se dirige aujourd’hui vers Jasper, le temps est toujours maussade. On s’acquitte du pass Jasper/Banff : 136 dollars quand même ! C’est plus cher qu’aux USA .On fait quelques courses et visite de la ville. Beaucoup de boutiques « attrapes touristes ». On rentre dans un magasin « Native » ; tout est très cher. Je laisse Nathalie et les enfants faire des emplettes. J’en ai marre, mes pieds me font souffrir. Le Backcountry pour Maligne Lake est confirmé. Nous pouvons rejoindre Whistler campground, très grand camping impersonnel. Un bon repas et au lit ; demain il y a du boulot…

J13 Samedi 2 août

C’est parti pour ce qui sera peut-être la plus grande aventure de ce voyage : Deux jours en canoë sur le Lac maligne. La route qui nous mène au lac Maligne est magnifique. Nous guettons le « Moose »( l’élan ), mais c’est l’ours que nous allons voir. En de telles circonstances, les consignes sont claires : rester dans sa voiture et continuer sa route, mais comme nous sommes français, nous faisons exactement le contraire. Une ourse et ses 2 petits s’amusent en contre bas de la route. Nous voilà au lac Maligne ! De France, cela me semblait une bonne idée de partir en canoë au lieu d’utiliser la navette vers « Spirit Island », mais aujourd’hui, debout sur le ponton, harnachés dans mon gilet de sauvetage, face au lac, je n’en suis plus du tout persuadé. Première difficulté : embarquer sans se mettre à l’eau, surtout que des curieux se sont massés sur la rive. J’invite Nathan à prendre les devants. Ce n’est apparemment pas si compliqué. Nous prenons rapidement nos marques et pagayer devient un plaisir.



Par prudence nous longeons la côte et au bout de quelques kilomètres nous accostons pour goûter ; quelle sensation extraordinaire !



La journée s’avance et toujours pas de camping en vue. Le ciel s’assombrit et il commence à pleuvoir. Nous arrivons enfin dans la Fisherman’s Bay qui héberge le camping. Le temps d’accoster et c’est le déluge. On monte rapidement la tente mais nous sommes trempés et plus gênant encore, certains sacs de couchage le sont aussi.







Nous avons cette fois un réchaud qui fonctionne et de la nourriture en abondance. Malgré le froid nous arrivons à nous endormir. On entend des loups hurler au loin, c’est un peu lugubre…

J14 Dimanche 3 août

Il fait très froid ce matin, et nous ne traînons pas. Après un petit déjeuner, retour au canoë et cap sur « Spirit Island ».



Le brouillard est très bas sur le lac et lui donne un aspect sinistre. Nous débarquons sur la presqu’île et montons au promontoire d’où est pris le célèbre cliché. Le poster trônait dans ma chambre d’adolescent, époque durant laquelle je rêvais de grands espaces et de solitude. Malheureusement le paysage est complètement bouché.



Nathalie qui perçoit ma déception, propose d’attendre un moment, pour voir si le temps se lève. Le soleil commence finalement à percer, chassant le brouillard et le panorama extraordinaire, devant nos yeux se dévoile…C’est magique et inespéré !



Nous avons plusieurs minutes pour en profiter, avant l’arrivée des premières navettes. Ce fut un instant très particulier pour moi, plein d’émotion… Mais il faut repartir… Je garderai, toute ma vie, en mémoire ce dimanche matin à Spirit Island…





Le retour est plus monotone. Les premières navettes circulent. Julia me fait un signe en souriant ; un japonais est en train de nous prendre en photo ! Après la pause, je reprends Nathan qui fait beaucoup d’efforts pour m’aider. A quelques encablures du port, notre galère quotidienne : la pluie se met à tomber et nous devons faire face à un fort vent contraire. Nous reprenons pied sur la terre ferme, fourbus mais heureux.



J15 Lundi 4 août

Aujourd’hui grand moment en perspective, il fait grand beau temps et nous empruntons la « Icefield Road » 240 kms jusqu'à Lake Louise. Le voyage commence par les chutes Athabasca. Nous allons faire les parfaits touristes et nous arrêter à tous les points de vue. Les Ah ! et les Oh ! fusent dans le camping-car. Des sommets enneigés, des glaciers, des meadows (prairies), des lacs, des fleuves, rien ne nous sera épargné. Quelle route magnifique !















A l’approche de Lake Louise, un Black bear, vient faire le clown au bord de la route. On ne s’arrête même pas, c’est lassant les ours à la fin (…) Lake Louise est immense ; il y a un monde fou. Nous prenons notre place au camping. Heureusement, nous avions réservé ! Nous sommes repus et nous nous endormons bercés par…les trains de nuit qui passent toutes les heures, déclenchant leurs sirènes, probablement à l’approche d’un passage à niveau.

J16 Mardi 5 août

Réveil de bonne heure, nous avons décidé de repartir en rando. Ce sera Giant Steps par Paradise Valley ; tout un programme ! Première bonne nouvelle ; il n’y a aucune voiture garée au départ de la balade. Nous marchons d’un bon pas, sur un chemin facile dans la forêt.



Peu avant Annette Lake, le sentier se redresse et nous commençons à souffler. Une petite pause au bord du lac, dominé par le Mt Temple et son glacier et nous repartons.



Après une nouvelle montée dans la forêt, nous débouchons sur un éboulis ; devant nous le glacier Horseshoe et le pic Wenkchemna. Le spectacle est magnifique !





Nous traversons l’éboulis et repartons dans la forêt. Il commence à faire chaud et la faim tenaille Julia. Soudain un grand bruit à côté de nous ! Tout le monde sursaute et s’apprête à affronter le grizzli qui est en train de nous charger…Notre soif d’aventure sera pour une autre fois ; ce n’est qu’un porc- épic qui tente de hisser son gros derrière en haut d’un arbre… Le pauvre a du avoir peur ! Julia s’enfonce dans la forêt, soi-disant pour le photographier ; je la soupçonne plutôt de vouloir le manger… Nous arrivons maintenant sur de grandes dalles, les Giant Steps. Une cascade dévale du glacier et glisse sur ces marches de géant.



Nous nous installons sur le large rocher plat qui surplombe la vallée. Encore une fois nous sommes seuls dans cette nature qui semble vierge de toute trace humaine. J’imagine que nous sommes des desperados venus planquer leur butin après le hold- up de la banque de Lake Louise ( j’adore les westerns ).



Nous partageons le corned beef, c’est horrible ! Nous terminons cette petite balade, qui fait quand même 21 kms, en redescendant dans la forêt. Les enfants sont devant, Nathan n’arrête pas de parler, quelle pêche !

J17 Mercredi 6 août

Réveil de bonne heure aujourd’hui encore, nous partons visiter Lake Louise et Moraine Lake, 2 grands sites touristiques et nous voulons éviter le gros de la foule. Lake Louise tout d’abord ; le site est très beau mais défiguré par les installations touristiques. A noter que tous les sommets portent tous le nom d’intendants ou d’hommes politiques blancs, même la fille ou la petite fille de la reine Victoria y a droit… Aucun ne porte le nom d’un indien… Ce sont pourtant les Assiniboines qui ont contribué à faire découvrir le lac aux blancs ; ils le nommaient « le lac aux petits poissons ».



La route vers lac Moraine est magnifique. Nous partons vers Consolation Lakes ; le site est encore une fois remarquable !



Retour au lac Moraine ; nous montons au belvédère, il commence à y avoir pas mal de monde. Nathan est heureux, il a caressé un « squirrel », Julia est furieuse, « cette attitude est irresponsable et anti-écologique » lui dit-elle. » Ah ces intellos ! » lui répond son frère.





Il est 11hrs du matin, le parking est plein. De nombreuses voitures sont stationnées le long de la route et ça monte encore en file ininterrompue. Direction Banff où nous prenons un camping : au loin nous entendons siffler les trains.

J18 Jeudi 7 août

Visite de Banff aujourd’hui. Tout d’abord le musée sur la faune des « Rockies » puis « Buffalo Nation », le musée indien.





Ensuite, direction le centre ville, où les enfants vont inaugurer une longue série de magasins de souvenirs. Je les abandonne au bout du deuxième, Nathalie continue courageusement. Nous quittons Banff en milieu d’après midi, pour nous rapprocher de Glacier. Nous allons emprunter une des plus belles routes depuis notre départ à travers le Kananaskis Country, très sauvage. Après Highwood Pass, nous redescendons vers les plaines. Nous trouvons un camping à Longview, le gérant est très amical, c’est la première fois qu’il accueille des français.

J19 Vendredi 8 août

On reprend la route vers les Etats-Unis, on fait des courses au Wall Mart, le premier d’une longue série. Nous nous enfonçons dans la montagne, la frontière approche. Un Black Bear vient nous souhaiter un bon voyage, nous ralentissons, mais il a l’air menaçant, moins débonnaire que ceux rencontrés à Jasper. A la douane, un policeman monte à bord du camping- car : crâne rasé, pistolet à la ceinture, il est impressionnant, mais finalement bien sympa. Ils vont nous confisquer 2 morceaux de bois ; ils craignent la prolifération d’insectes dans leurs forêts. Nous sommes en pays Blackfeet, aux abords de Glacier National Park.



Nous allons vers Many Glacier, mais il n’y a plus de place, il nous faut descendre vers St Mary Lake. Deux Grizzlis mangent des baies près de la rivière, impossible de s’approcher ; des rangers veillent. Nous choisissons de nous arrêter au KOA. Le coucher de soleil sur Glacier est superbe !



J20 Samedi 9 août

Nous avons décidé de faire une nouvelle rando vers « Red Eagle Lake » : 26 kms aller/ retour. Le départ se déroule en forêt, mais une forêt qui a beaucoup souffert de l’incendie de 2006. Le contraste est saisissant entre le noir des troncs calcinés et le mauve des parterres de fleurs.



Nous évoluons parmi de hautes herbes, le sentier serpente dans les meadows et les sous bois. Nathalie est inquiète, il n’y a personne et le souvenir des deux grizzlis d’hier est toujours présent dans son esprit. Elle craint de voir surgir à tout moment l’un de ces dangereux mammifères.





Le chemin gravit une colline dans les rochers, nous longeons une crête qui domine le lac. Le site est moins spectaculaire que dans les rocheuses canadiennes.



Le retour va être difficile pour les enfants, mais surtout pour Nathalie, J’entends des craquements dans les arbres… j’aperçois un Black Bear qui s’avance paisiblement vers le sentier ; il ne nous a pas encore repérés, il suffira de hausser la voix pour le faire fuir. C’est enfin la fin de la rando. C’était très différent de ce que nous avions fait auparavant, j’ai beaucoup aimé mais je suis bien le seul.



J21 Dimanche 10 août

Aujourd’hui nous avons décidé de nous octroyer un jour de repos. Nous allons donc rester au camping. Les enfants vont pouvoir profiter de la piscine. En fin d’après-midi nous faisons quelques courses ; impossible de trouver de la bière ! Nous sommes sur la réserve Blackfeet, la vente d’alcool est interdite car il y a un pow wow à quelques kilomètres d’ici.

J22 Lundi 11 août

Nous ne pouvons pas emprunter la « Going to the sun road » avec notre camping-car, nous allons donc utiliser la navette au départ du visitor center. Le paysage est magnifique jusqu'à Logan Pass où nous nous arrêtons pour effectuer une petite balade vers Hidden Lake. Un vent glacial souffle très fort. Impossible de faire la rando, nous sommes frigorifiés.



Nous décidons de descendre de l’autre côté du col. Nous allons le regretter : il y a des travaux sur la route et pour remonter nous allons devoir patienter une bonne heure. Il y a bien une file d’attente au départ de chaque navette, mais personne ne la respecte ; on nous passe devant sans vergogne, comme quoi les français ne sont pas les seuls indisciplinés…



J23 Mardi12 août

Nous réenfilons aujourd’hui nos chaussures de marche, direction Many Glacier. Nous avons beaucoup hésité, mais nous avons choisi d’aller à « Iceberg Lake ». Le début de la rando est un peu raide mais ça s’arrange par la suite. Nous ne sommes pas partis très tôt ce matin et il y a pas mal de monde. Plusieurs groupes de marcheurs sous la houlette de rangers. Il y a des rangers conférenciers, des rangers gymnastes et tout ce petit monde s’agite en rythme. Ca me gonfle un petit peu, je presse le pas, tout le monde suit sauf Nathan…qui me précède.



Il nous faut seulement 2hrs pour atteindre le lac. Encore un site magnifique !





Les marcheurs se font de plus en plus nombreux, on redescend. Ce soir, Nathalie nous invite au restaurant. On va se régaler de bons steaks du Montana et de délicieux desserts. Les enfants prennent d’énormes Milk Shake. Moi, je vais prendre un « Smoothie » sans trop savoir ce que c’est ; je ne le sais toujours pas, mais c’est très bon… Nous rentrons au camping. Un air de Lou Reed me trotte dans la tête… « It’s just a perfect day… »

J24 Mercredi13 août

Nous quittons Glacier : 700 kilomètres de bitume pour rejoindre le sud du Montana. Nous traversons tout d’abord Browning, la ville natale de James Welch, un auteur Black Foot que j’aime bien. Je suis surpris par la misère et le délabrement des bâtiments. Les kilomètres défilent, c’est agréable de conduire aux Etats-Unis.







Nous passons Billings, direction Hardin terme de notre journée sur la route. A quelque miles du but, un pneu arrière éclate ! Je me gare en catastrophe sur le bord de la route. On descend constater les dégâts.





Heureusement, nous avions souscrit une assistance complémentaire à « AAA », je ne me voyais pas changer le pneu tout seul ! Un dépanneur arrive au bout de quelques temps, pose le pneu de rechange et nous invite à passer demain à son garage. Nous arrivons tard le soir à Hardin. Fin de la première partie

Suite du voyage: http://voyageforum.com/v.f?post=2398576;search_string=boumtchak
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Aventure dans le grand Ouest américain
Bonjour à tous,

Je me permets de créer une nouvelle discussion sur un road trip côté ouest des USA. En effet, ce sera une première pour mon chéri et moi et je commence à avoir une idée grâce au forum que j'ai un peu parcouru. Néanmoins, je sollicite votre aide afin de ne pas me gourer dans l'idée que je me fais de ce voyage. Nous avons obtenu notre ESTA, j'ai déjà tâté le terrain pour prendre les billets d'avion mais je commence à douter de l'itinéraire... Notre séjour pourra s'étendre sur 3semaines, par exemple du 22 avril au 13 mai 2017 (ou décalé d'une semaine). A l'origine, je pensais arriver sur San Francisco, y rester 3-4 jours, louer une voiture pour se rendre à Las Vegas (ou par un vol intérieur) et enchainer avec les parcs jusqu'à Los Angeles. MAIS, j'ai eu des échos comme quoi la côte pacifique était superbe à parcourir, et que le trajet SF vers Las Vegas en quittant la civilisation pour traverser le désert et voir surgir de nulle part cette ville était un fait marquant... Ça m'a donné envie.

Bref, je suis perdue 😏

Pensez-vous qu'en cette période il est envisageable, en 3 semaines, de faire la boucle SF vers Las Vegas et LA puis de remonter sans être trop dégouté du voyage ?

Je vous remercie d'avance pour votre aide !
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Commentaires sur notre circuit dans cinq états des Etats-Unis en juin 2009?
Voilà, c'est presque dans la boîte, 4 personnes pour ce 2ème voyage dans l'ouest américain. Nous aimons bien les cailloux et le sable, les petites villes de l'Utah, du Nouveau Mexique et de l'Arizona . Nous avons les billets (prix cool voyages-sncf) et le plus dur reste à faire...........attendre le 1er juin 😕

Pour la voiture, Fox Car rental, offre des prix sympa et réservation facile sur le Net.

Planning serré et il faudrait alléger d'une journée pour se reposer à SF avant le retour.

Lundi 1er juin 2009 Arrivée à San Francisco dans l'après midi +/- 17h00 Prendre livraison de la voiture de location et départ pour la côte ouest. Direction Santa Cruz, 70 miles au sud de SF. Idée Motel: Santa Cruz

Mardi 2 juin: Visite de Santa Cruz, Pelicans, Lions de mer et surfers. Dans la journée, départ pour Monterey 50 miles au sud de Santa cruz Visite de la Ville, nombreuses vieilles maisons de style espagnol et visite du port. - A voir: Downown, Alvaro Street, Carneryrow, Old Fischerman's Warf. A Pacific Grove sur Ocean View Boulevard, belle vue sur la baie de Monterey et point de départ du 17 miles-Drive (27km) qui conduit à Carmel par une route à péage. Idée Motel: Monterey

Mercredi 3 juin Départ vers Carmel, Big Sur et toute la cote ouest pour arriver à Ventura 270 miles. Paysage côtier à Big Sur / Hwy N°1 Arrivée à Ventura ou ailleurs dans la région de L.A. et repos après la route. Idée Motels: Ventura

Jeudi 4 juin Visite de Los Angeles, Hollywod Bd., Santa Monica, Venice Beach et le Pier Le soir, à définir. La prochaine étape c'est Joshua tree à 134 miles à l'est de Anaheim

Vendredi 5 juin Départ et visite du Joshua Tree National Park En route pour Palm Springs à 56 miles au sud de Joshua tree Idée Motels: Palm Springs Quality Inn 1269 E. Palm Canyon Drive / Palm Springs

Samedi 6 juin Palm Springs - A Voir: La Ville, Indian Canyon……….. Palm Springs Aerial Tramway pour la vue sur le désert et la Ville depuis San Jacinto Mountains / Altitude:8516 pieds / m ???

Dimanche, lundi et mardi 7, 8 et 9 juin Départ de Palm Springs pour San Diego 160 miles (suivant itinéraire / by Salton Sea ?) - Old Town, six blocs de vieilles maisons, bâtiments historiques restaurés. - Centres commerciaux, Mission Valley Shoping Center et Fashion Valley Shop. Grossmont Center à La Mesa ou La Jolla Village Square. - Balboa Park et Sea World et Zoo Idée Motels: Del Mar, Cardiff by the Sea, Escondido MARDI 9 JUIN / REPOS, PLAGE ET FARNIENTE

Mercredi 10 juin Départ pour GILA BEND à 300 miles à l'est de San Diégo. Passage par El Centro en direction de Yuma. - Imperial Sand Dunes à l'est d'El Centro Arrivée à Gila Bend Idée Motels: Best Western Space Age Lodge

Jeudi 11 juin Départ pour l'Organ Pipe Cactus National Monument Ajo Mountain Drive. It is a 21 mile, mostly gravel, road usually passable by normal passenger car. RV's over 24 feet are definitely not recommended, due to the twisting and dipping nature of the road. Puerto Blanco Drive is the other popular road in the park. Access to the Pinkley Peak Picnic Area. Several stops along the way provide wonderful views and information on the ecology and culture of the Sonoran Desert. California Route 85 passes through the middle of the monument, and southward into Mexico. A handful of dirt roads and several trails offer a closer look at the desert, including Alamo Canyon Road, Ajo Mountain Road and Puerto Blanco Road + Why et Lukeville (2 petites villes) Retour à Gila Bend

Vendredi 12 juin Départ pour Tucson à +/- 120 miles La ville se trouve dans une vallée plate désertique, entourée presque complètement par des montagnes accidentées et arides. Visite de la ville Idée Motel: Best Western Royal Sun Inn Tucson

Samedi 13 juin Visite des alentours de Tucson et de Saguaro National Park. Le désert entourant Tucson est plein de cactus géants Saguaro (prononcé Sa-oua-o) qui font jusqu'à 10 m de haut. Vous pouvez traverser des forêts de ces cactus en voiture ou vous balader sur les nombreux sentiers de randonnée dans le parc national Saguaro situé juste en dehors de la ville. Le musée du désert Sonora d'Arizona, situé à une vingtaine de km à l'ouest de la ville près de Old Tucson à l'entrée sud du Saguaro National Park, est un endroit superbe pour observer la flore et la faune du désert. Il est ouvert de 8h30 à 18h00 tous les jours et l'accès coûte environ 9 $.

Dimanche 14 juin Départ pour Nogales à 65 miles passage au Mexique La mission San Xavier del Bac est située à 15 km au sud de Tucson dans la réserve indienne de O'odham. Cette mission du 18e siècle est un excellent exemple de l'architecture espagnole coloniale et elle est toujours utilisée par les habitants pour des services religieux journaliers. Trente kilomètres plus loin se trouve la ville frontière de Nogales, un endroit idéal pour passer vers le Mexique pour quelques heures de shopping. Comme la plupart des villes frontière, elle est remplie de magasins et de vendeurs de rue qui offrent des poteries, des bijoux, des articles en cuir et des cadeaux à des prix très raisonnables. Idée Motel: Best Western Siesta Motel / 673 N Grand Avenue, Nogales

Lundi 15 juin Départ pour Silver City à 240 miles via Tombstone, Wilcox et Lordburg. Tombstone, Arizona se trouve à 40 miles de Nogales. La route traverse le désert vers la prairie faiblement peuplée qui supporte toujours de nombreuses fermes à bovins. C'est une authentique ancienne ville de chercheurs d'or bien connue comme site de "Gunfight at the OK Corral". La rue principale (main street) a été restaurée telle qu'elle était en 1881 quand Wyatt et Virgil Earp en semble avec Doc Holliday ont tué Billy Clanton et les frères McLaury lors de la fameuse fusillade d'OK Corral. La plupart des anciens bâtiments contiennent maintenant des restaurants, des magasins à souvenirs et des attractions pour touristes Idée Motel: Econo Lodge 1120 Hwy 180 E, Silver City, NM

Mardi 16 juin Visite de Gila Cliff - Trail of the Mountain Spirits and Gila Cliff Dwellings (Scenic Byway) - Geronimo Trail Scenic Byway Mercredi 17 juin Départ pour Albuquerque à 235 miles ville où nous avons de la famille qui y est installée depuis 40 ans !

Jeudi 18 juin Shopping à Albuquerque Ol Town (ambiance sympa et cuisine mexicaine délicieuse)

Vendredi 19 juin Départ d'Albuquerque pour Window Rock, via Gallup Window Rock / site sacré nation Navajo Idée Motel: Quality Inn Navajo Nation Capital

Samedi 20 juin Départ pour le Canyon de Chelly via Chinle US 264 et 191 Arrêt à Ganado à 30 miles à l'ouest de Window Rock. Visite éventuelle du Hubbel Trading Post National Historic. Ancien comptoir indien de 1878. Visite de Canyon Chelly Idée Motel: Mexican Water / Round Rock / Rock Point sur la US 191

Dimanche 21 juin Départ pour Four Corners et visite du site (pour faire plaisir à mon beauf !! drôle d'idée). En route pour le Monument Valley par la US 141 et 262 via Bluff ou Mexican Hat. Mexican Hat est situé plus près de Monument Valley et de la route à prendre ensuite. Visite nocturne de Monument Valley et Photos. Idée Motel: - Mexican Hat Lodge and Swingin Steak - Confort Inn 711 S. Main St. / Blanding UT.

Lundi 22 juin Visite de Monument Valley en 4X4 avec un guide + promenade à cheval

Mardi 23 juin Départ pour Hanksville (pas grand-chose à voir) à 130 miles de Mexican Hat. Poursuivre jusqu'à Torrey en traversant le Capitol Reef Ntl. Park Idée Motel: - Days Inn Capitol Reef N.P. Torrey

Mercredi 24 juin Départ pour Bryce Canyon via la Scenic Drive Hwy 12 pour Boulder Traversée de Grand Stair Escalante sur la Hwy 12 (scenic drive) jusqu'à Tropic située à 11 miles de l'entrée de Bryce Canyon Idée Motel: - Bryce Pioneer Village 80 S. Main Hwy 12 / Tropic

Jeudi 25 juin Visite de Bryce Canyon Drive to Rainbow Point (18 miles one way) and stop at the 13 wiewpoints on your return trip. Retour Motel

Vendredi 26 juin Départ pour Page / passage à Horseshoe Bend Motel Page

Samedi 27 juin Visite d'Antelope Canyon (Lower et Upper), passage au Lake Powell et départ pour Zion Park / Springdale et Rockville B&B à Rockville

Dimanche 28 juin Départ pour Las Vegas Hôtel et casino + le strip la nuit

Lundi 29 juin Repos à Las Vegas et Shopping

Mardi 30 juin Départ pour Visalia ou Wilsonia / Californie. 380 miles pour l'approche du Sequoia Park

Mercredi 1 juillet Visite de Sequioa Park

Jeudi 2 juillet Route pour San Francisco via Fresno et Oakland. Soirée sur le Pier et coup d'œil lointain sur le Golden Gate.

Vendredi 3 juillet Vol retour à 13h50, c'est maintenant qu'on pleure !!
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Voyage familial dans l'Ouest américain été 2014: itinéraire à critiquer
Bonjour,

Nous prévoyons de voyager en famille (deux filles de 6.5 et 9 ans) dans l'ouest américain pendant 27 jours pour l'été 2014. Cela fait déjà quelques années que je lis des discussions sur Voyage Forum et que je surf sur les sites tels que : ouestusa.fr, phschuler.com, sibellelaterre.fr mais maintenant c'est du sérieux j'ai besoin de vos services. J'ai un itinéraire à vous soumettre et vous remercie de bien vouloir le critiquer. Cela me permettra d'acheter les billets d'avion en allant le coeur léger et sans regret. Je me suis servi comme base de l'itinéraire 2006 de Marie LEFEVRE (ma référence) : Jour 1 : Vol Lyon - Denver Jour 2 : Denver - Great Divide Basin (voir les chevaux sauvages) Jour 3 : Great Divide Basin - Grands Tetons Jour 4 : Grands Tetons Jour 5 : Yellowstone sud-ouest Jour 6 : Yellowstone sud Jour 7 : Yellowstone est + Cody (rodéo) Jour 8 : Yellowstone nord-est Jour 9 : Yellowstone nord-ouest Jour 10 : Yellowstone - Moab Jour 11 : Arches Jour 12 : Arches Jour 13 : Canyonland (Island in the sky ou The Needles) Jour 14 : Canyonland (The needles) Jour 15 : Valley of God - Gooseneck Jour 16 : Monument Valley - Torrey Jour 17 : Capitol Reef - Escalante Jour 18 : Escalante - Lower Calf Creek Jour 19 : Escalante - Bryce Jour 20 : Bryce Jour 21 : Cotton Wood road Jour 22 : Coyotte Butte South - Page Jour 23 : Page (location d'un bateau pour 1 journée) - Grand canyon South Rim Jour 24 : Grand canyon South Rim - Las Vegas Jour 25 : Las Vegas Jour 26 et 27 : Vol Las Vegas - Lyon

Voilà, comme toujours dans ce cas là on manque de temps et on aimerait profiter de chaque lieux plus longtemps...Alors que pensez vous de cet itinéraire? Il y a peut-être moyen de l'optimiser en limitant le nombre de kilomètres parcourus et les temps de trajet. Merci d'avance pour vos réponses!

Laurent
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Pourquoi tant de place pour la côte Ouest?
En navigant sur le forum, j'ai pu constater quelque chose d'assez ahurissant, la côte Ouest accapare 70 % des discussion 😮 ! Le reste des Etats-Unis (à part NY et la Floride) ne semble pas exister.

Que l'on ne se méprenne pas, je ne dis pas que la côte ouest ne vaut pas la peine, c'est un endroit magnifique et unique, mais seulement que :

Premièrement, beaucoup trop de personne ne pense qu'à l’Ouest en faisant disparaître le Mississippi et les grands Lacs, limitant la côte Est à New-York, négligeant le Sud et faisant l'impasse sur le Nord-Ouest.

Deuxièmement, la plupart de ces discussions sont identiques et reviennent à la fin à négliger le travail des forumeurs qui ont déjà fait le travail avant.

Voyageur voulant découvrir les merveilles du Sud-Ouest américain, vous êtes donc invités à, tout d'abord, bien réfléchir avant de commencer la préparation du voyage, les Etats-Unis se rapprochant plus du continent que du pays, n'oubliez donc pas le Sud, l'Est et le Nord-Ouest, souvent moins fréquentés et parfois plus proches de ce que vous désirez; ensuite à lire davantage le forum notamment ce post de Pong : http://voyageforum.com/forum/conseils_etablir_son_circuit_dans_ouest_americain_resume_D5303777/ ainsi que les itinéraires déjà concocté par Bastinj.

Voila, désolé pour ce coup de gueule 😊, mais il fallait que ça sorte !
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Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.

Sauver les ours de la décharge de Z

Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.

Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.

(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )

Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.

Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂

Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).

La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.

Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).



Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).

Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.

Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --

Les ablutions du grizzly

Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..



le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--

Le prospecteur intrépide

En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.

Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.

La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.



Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…

Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...

Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…

L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald

Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.

Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder

cochize
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Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (2ième partie)
Début du voyage:http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie Little Big Horn-Page

J25 Jeudi 14 août

Tout d’abord, nous passons au garage, il faut s’occuper du pneu. La réparation est rapidement effectuée. Nous pouvons nous rendre à Little Big Horn. Le temps est maussade, nous montons sur la colline où Custer et ses hommes sont morts. Juste à côté : un monument dédié aux indiens. Ils n’ont eu l’autorisation de l’ériger qu’en 1991.





Une averse nous oblige à nous abriter. Je me pose pas mal de questions : Comment américains et indiens réagissent-ils aujourd’hui ? Quels regards portent-ils sur les guerres indiennes ? Comment est-ce enseigné à l’école ? Un ranger est préposé aux éventuelles questions des visiteurs ; Nathalie décide d’aller lui demander. Comme il est très sollicité, c’est une dame Crow qui va lui répondre. Pour elle, il n’est pas question de pardon. Elle nous montre leur territoire avant l’arrivée des blancs et ce qu’il en reste. D’autres Crows nous ont rejoints ; ils ajoutent même qu’ils doivent rester vigilants car le gouvernement US tente encore aujourd’hui de grignoter des terres. Toujours d’après eux, la plupart des américains, présents à Little Big Horn, ne sont là que pour glorifier leurs « boys » morts au combat. Nous continuons notre visite ; le champ de bataille s’étend sur plusieurs kilomètres. Plusieurs panneaux explicatifs, relatent les événements de la journée : ici Crazy Horse a pris à revers un groupe de soldats qui tentaient de rejoindre Custer. Leurs stèles s’étirent tout au long du vallon.



C’est une visite émouvante car au-delà de notre parti pris, on ne peut occulter l’angoisse et les souffrances qu’ont vécues tous ces hommes en ce lieu. A noter que le 7th de cavalerie ce jour là, était composé de 42% d’étrangers dont 8 Français. Après la bataille, les tribus allaient se séparer et la pénurie de bisons (leur principale ressource) allait les contraindre, malgré la victoire, à intégrer les réserves.





J26 Vendredi 15 août Réveil de bonne heure et départ pour Crow Agency. Les enfants arborent fièrement leur tee- shirt pro-indiens achetés la veille. Nous nous promenons dans l’immense village dressé pour la Crow Fair.

Il y a peu de blancs et nous devons paraître empruntés car une dame s’approche de nous et demande si nous avons besoin d’aide. Nous discutons un peu ; son discours est beaucoup moins tranché que celui des dames du visitor center. Elle compare leur histoire avec la Shoah et pense que, même s’il est impossible de pardonner, on ne peut pas toujours vivre dans le passé.



La parade commence ; de nombreux participants vont se succéder en tenue d’apparat. Nous ne pouvons malheureusement pas identifier les différentes tribus qui vont défiler.

Nous repartons vers le camping-car. Une famille Crow se prépare ; nous leur demandons si nous pouvons faire une photo. Ils acceptent volontiers et nous invitent à rester pour le rodéo et les danses ; ils sont surpris que nous venions de France pour assister à leur fête. Nous ne pouvons malheureusement pas accepter, la route est longue jusqu'à Cody.

Nous sommes un peu déçus par Cody. Je conseille aux enfants de retirer leur tee-shirt avant de sortir ; il y a ici, au moins, un drapeau américain tous les 50 centimètres… Nous allons enfin goûter au fameux T Bone, quel régal ! Certainement le meilleur steak que nous ayons jamais mangé ! Le service est un peu long, nous allons manquer le début du rodéo, mais hors de question de faire l’impasse sur les desserts ! Nous sommes effectivement en retard. C’est quand même impressionnant ce qu’ils arrivent à faire sur des chevaux, surtout les enfants.

J27 Samedi 16 août Ce matin, nous visitons Old Trail Town, certainement comme tous les touristes passant à Cody, puis nous prenons la route du Yellowstone.

La route qui remonte la Shoshone River est magnifique. Nous entrons dans le parc, la route s’élève jusqu'à 2600 m, puis nous redescendons vers le lac. On aperçoit un bison dans la forêt sans doute un vieux solitaire. Puis nous arrivons au camping de Fishing Bridge : c’est moche et on est serré comme des sardines. J28 Dimanche 17 août Réveil de bonne heure pour échapper à la foule. Nous longeons la Yellowstone River d’où s’élève une légère brume.



Nous arrivons ensuite sur Hayden Valley ; un troupeau de bisons bloque la circulation.





Au canyon de Yellowstone, il y a déjà beaucoup de monde, alors bien sûr, les Lower et Upper Falls sont très jolies, mais, faire la queue pour prendre une photo, c’est pas mon truc. Nous continuons sur la South Rim vers Artist Point. Après une courte marche nous apercevons une plate forme recouverte d’une foule bigarrée, c’est Artist Point. Je ne vais pas plus loin, Nathalie continue toute seule, pour prendre quelques clichés. La North Rim est fermée, nous rejoignons le camping où nous avons réservé une nuit.

J29 Lundi 18 août Levés aux aurores, nous remontons vers Tower Fall. Le paysage est toujours aussi magnifique le matin. A Tower Fall, nous décidons de prendre un petit sentier qui descend vers Yellowstone River. Nous arrivons sur une plage située sur un coude de la rivière. C’est très beau et calme. Difficile de s’arracher à cette quiétude… Nous remontons doucement, un flot de japonais dégringole sur le sentier. Le calme aura été de courte durée.





La route s’élève et laisse entrevoir la Yellowstone River en de vertigineux points de vue. Il est presque 11 hrs quand nous arrivons à Mammoth Hot Springs. Nous visitons le site, nous sommes globalement déçus par Mammoth. Les couleurs des terrasses ne sont pas aussi belles que sur les prospectus, les photos étant prises au printemps quand l’eau est plus abondante.



La route vers Norris est très belle. Arrivés de bonne heure à Norris et malgré la fatigue des enfants, nous décidons de faire les deux petites balades, qui se révèlent être agréables et moins fréquentées qu’à Mammoth Hot Spring. J30 Mardi 19 août De bonne heure encore ce matin, nous prenons la route de Old Faithful. En route nous nous arrêtons à Chief Joseph Creek. Les Nez percés sont passés là en août 1877, pendant leur retraite vers le Canada, et ont coincé un groupe de touristes. Ils ne leur ont fait aucun mal, mais ce qui est surprenant c’est de penser qu’il y avait déjà des touristes en 1877 ! Probablement des Japonais…





Nous prenons les horaires de la prochaine éruption du « vieux fidèle » et nous nous installons pour le spectacle. A l’heure dite, après quelques faux départs, nous pouvons voir s’élever sur plusieurs mètres, la colonne d’eau chaude.



Nous continuons la balade des geysers vers Morning Glory Pool, un joli petit bassin, malheureusement dénaturé par des touristes peu scrupuleux.

Nous quittons ensuite le Yellowstone, avec beaucoup de regrets. C’était notre première visite du parc et nous avons bien évidemment visité les endroits les plus touristiques, mais je me demande s’il n’aurait pas mieux valu prendre les sacs à dos et partir dans la nature. Nous arrivons par une route magnifique à Grand Teton.

Nous trouvons facilement une place de camping et fixons, autour d’une tasse de café, les grandes lignes de notre séjour dans le parc. J31 Mercredi 20 août Nous avons décidé de nous rendre, après le conseil d’un ranger, à Willow Flat Overlook pour tenter de voir un élan. Nous en cherchons un depuis le Canada et c’est aujourd’hui notre dernier espoir. Il est très tôt ; nous nous sommes trompés d’une heure en programmant le réveil. Nous n’allons malheureusement pas voir d’élan, juste apercevoir une femelle et encore, de très loin.

Départ ensuite pour Hermitage Point, une rando de 10 miles. Le début s’effectue sur un large chemin ; nous avons une superbe vue sur Teton range.

Nous arrivons à Heron Pond, un étang recouvert de nénuphars, avec toujours une magnifique vue sur les montagnes.

Nous nous enfonçons maintenant dans la forêt, pour déboucher après plusieurs kilomètres sur des prairies qui bordent la presqu’île. Le retour est plus monotone. J32 Jeudi 21 août Nous partons de bonne heure vers Jenny Lake. Faisons la traversée en bateau ; c’est très beau et il n’y a pas grand monde.

Une fois débarqués, nous montons rapidement vers Inspiration Point. La vue sur Jenny Lake est magnifique. Comme nous sommes tout seuls nous déjeunons là. Nous remontons pendant quelques miles vers Cascade Canyon, avant de redescendre vers Jenny Lake. Le chemin que nous empruntons maintenant est désert. Nathalie n’est pas rassurée ; elle appréhende de se retrouver face à un Grizzli. Nous longeons ensuite Jenny Lake, la balade perd un peu de son intérêt. Il fait chaud, et nous allons terminer au ralenti. J33 Vendredi 22 août Nous avions prévu ce matin une balade vers Taggart Lake, mais nous n’avons pas le courage. Nous avons de plus une longue route vers Moab.

Après Jackson nous choisissons de partir vers Rock Springs plutôt que Salt Lake City. Nous allons emprunter la route la plus moche depuis notre départ. Une centaine de miles sur une étendue désertique sans aucun relief. Cela s’arrange un peu après Rock Springs, Nous faisons un arrêt à Flaming Gorge, mais il fait très chaud, l’orage menace.



Nous arrivons à Vernal ; la chaleur est toujours présente, nous passerons la nuit au KOA, les enfants pourront profiter de la piscine. J134 Samedi 23 août Nous remontons la vallée vers Boulder Pass, avant de redescendre sur Fruita. Ce n’était pas prévu au programme, mais nous décidons de passer un moment à Colorado National Monument. La route serpente tout le long du canyon, c’est vraiment magnifique ! Très différent de ce nous avons vu jusqu'à présent.







La chaleur incommode les enfants, ils ne vont quasiment pas sortir du camping car. Ça promet… Pour rejoindre Moab nous empruntons la 128. Nous avons des vues sublimes sur les Mesas aux falaises rouges.







Nous prenons le premier camping en arrivant à Moab, un 4 étoiles très cher, mais il y a une piscine pour les enfants. Il fait une chaleur terrible… J35 Dimanche 24 août Nous arrivons à Canyonland National Park très tôt. Le visitor center n’est pas encore ouvert. Direction Mesa Arch ; nous ne verrons pas le soleil se lever sur l’arche, il est trop tard, mais la lumière est très belle quand même.

Nous partons ensuite vers Aztec Buttes. Nous arrivons rapidement à Aztec Ruins. Ce sont des greniers indiens sous le surplomb de la mesa. Après une courte marche dans le sable, nous escaladons Aztec Buttes. La montée sur des dalles rocheuses est agréable. Nous arrivons au sommet, un petit plateau que nous allons arpenter. La vue est magnifique, que dire de plus ?..

Un petit sentier accède à d’autres greniers.

Il commence à faire chaud, nous redescendons. Un serpent s’échappe devant moi dans les taillis, nous pressons le pas. Nous continuons notre route ; j’aimerais voir le début de la balade vers Alcove Spring, J’avais initialement prévu la rando, mais compte tenu de la chaleur, nous préférons renoncer. Nous sommes surpris du peu de monde que nous allons croiser dans le parc, c’est pourtant un dimanche. Retour à Moab où nous allons louer un 4x4 pour le lendemain. J36 Lundi 25 août C’est parti pour une journée en jeep. Nathan est aux anges. Nous commençons par Potash road, il y a des pétroglyphes le long de la route et après quelques kilomètres, les choses sérieuses commencent. Il faut passer en 4 » wheels drive ».

Nous continuons vers Musselman Arch, en nous arrêtant à de spectaculaires overlook.



Je n’ai aucune expérience de ce type de conduite et même si la piste est classée « easy », nous allons mettre un temps fou pour rejoindre l’arche suspendue au dessus du vide. Tout le monde va traverser, posant pour la postérité.



Malheureusement, il nous faut faire toute la route en sens inverse « Shaffer Trail » étant fermée pour quelques jours. Retour sur l’asphalte. Malgré l’heure qui avance, nous nous engageons sur Long canyon Road, une nouvelle piste qui remonte sur le plateau avec des passages assez impressionnants.

Comme nous n’avons passé que peu de temps sur Long Road, nous nous engageons maintenant sur Gemini Bridge Trail. La piste, du moins au début, est beaucoup plus simple à négocier. Il nous faut marcher un peu pour nous rendre à Gemini Bridges, 2 ponts naturels, suspendus côte à côte au dessus du vide. C’est très beau et vertigineux.



La fin de la piste est difficile. Dans mon rétroviseur, je vois 2 véhicules approcher rapidement… Juste le temps de me garer et ils me dépassent à tombeaux ouverts ! Je ne sais pas comment ils font pour rouler aussi vite… Nous arrivons enfin au camping. Ce fut une dure journée, même si nous avons très peu marché. Nous ne ferons pas du 4x4 notre sport favori… J37 Mardi 26 août Nous flemmardons ce matin, rien ne presse. Nous quittons le camping vers midi, direction Arches, mais tout d’abord un petit passage par les boutiques du centre ville. Trois heures après, des souvenirs en plus, des dollars en moins nous quittons enfin Moab. L’entrée dans Arch est spectaculaire ! Park Avenue, Courthouse Wash…



Nous visitons tout d’abord Window section.



Il faut faire vite, le soleil décline et nous devons passer à Devil’s Garden Campground avant de monter vers Delicate Arch.

Les routes sont étroites et le ranger au camping nous annonce que nous sommes un peu en retard pour le coucher de soleil. Nous allons donc effectuer la montée au pas de charge, sans un mot, concentrés sur notre effort. Nous allons réussir à maintenir notre rythme jusqu’en haut. Les ombres s’allongent, mais ils restent encore plusieurs minutes de soleil quand nous prenons place dans une sorte d’amphithéâtre. Le spectacle peut commencer… Il y a évidemment beaucoup de monde, mais l’ambiance est calme et rien ne va gâcher la magie de cet instant.

Le soleil est maintenant couché, deux corbeaux font la fermeture. Nous attendons que le gros des spectateurs soit parti pour engager à notre tour la descente. Il fait nuit quand nous arrivons au camping car.

J38 Mercredi 27 août Nous partons de très bonne heure pour Devil’s Garden Loop. Malgré l’heure matinale, il y a déjà un peu de monde. La balade commence par un imposant passage entre deux murailles de couleur ocre. Après Landscape, le chemin est un peu moins facile et cela va décourager la plupart des marcheurs.





Après Double O Arche, nous repartons par Primitive Trail ; c’est un peu plus escarpé, mais facile. Il n’est que 10h30, mais le soleil tape déjà très fort et nous n’avons pas emmené suffisamment d’eau. Heureusement la balade n’est pas longue, et nous sommes de retour pour 11 hrs au camping-car où nous allons vider plusieurs godets de limonade (ah ! la limonade américaine ! Une sorte de citronnade délicieusement rafraîchissante, rien à voir avec notre limonade gazeuse !). Bien que nous ayons réservé 2 nuits à Devil’s garden, , nous repartons sur Moab, pour profiter de la piscine car cette chaleur est décidément écrasante ! J39 Jeudi 28 août Nous quittons Moab aujourd’hui pour Capitol Reef. Pas grand-chose à signaler à part un coyote aperçu au bord de la route.



Nous prenons une place au camping de Torrey. Nous nous renseignons sur les locations de 4x4, pour nous rendre à Cathedral Valley : c’est très raisonnable, beaucoup moins cher qu’à Moab. J40 Vendredi 29 août Avant de partir pour Cathedral Valley, nous faisons une petite balade :« Grand Wash ». C’est très agréable car il ya plusieurs passages à l’hombre.





Nous évoluons dans un décor western et bien que ce ne soit pas la région, Nathan se prend pour un Apache et va nous tendre une embuscade. Après la balade, il est encore trop tôt pour partir pour Cathedral, alors nous cueillons des fruits dans les vergers plantés par les mormons. Nous empruntons ensuite Capitol Gorge vers Pionnier Register, des falaises où plusieurs générations de pionniers ont gravé leurs noms. En route maintenant pour Cathedral valley. Nous commençons la piste par la traversée de la Frémont River, il nous faut immortaliser ce moment. Nathalie va filmer notre passage ; il y a au mois… 5 centimètres d’eau ! How ! Quelle aventure ! Nous arrivons après quelques miles au camping. Nous prenons un emplacement tout en haut. Nous sommes tout seuls ; c’est magnifique ! Le temps de monter la tente, d’allumer le feu et nous allons au bord de la falaise contempler pendant un long moment le coucher de soleil. Quel moment exceptionnel !





En mangeant, il nous semble entendre grogner, nous ne sommes du coup plus très rassurés, mais c’est peut-être le fruit de notre imagination. Cela ne va pas nous empêcher de contempler un ciel magnifique. Nous avons même droit à un Milky Way…Nous aurons eu plusieurs occasions d’admirer le ciel de l’Utah, mais ce soir-là, était un moment unique…que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! J41 Samedi 30 août Après un bon petit déjeuner, nous descendons dans la vallée. Le paysage est aussi beau vu d’ici que d’en haut.



Nous continuons vers Temple of the Moon et Temple of the Sun. Nous apercevons un étrange monticule, c’est Glass Mountain. C’est un amas de cristaux de gypse qui va beaucoup intéressé les enfants. Le temps se couvre, il ne faut pas trainer. De retour sur la route, nous faisons un petit arrêt aux pétroglyphes. Le temps de revenir au camping et un violent orage éclate. J42 Dimanche 31 août C’est aujourd’hui que l’on emprunte la fameuse Highway 12. Le temps est maussade. Après quelques miles, nous roulons sous la pluie et dans le brouillard. Nous ne pourrons malheureusement pas apprécier le paysage.



Nous faisons tout de même un arrêt à Anasazi State Park. Le musée est bâti prés d’un site archéologique. L’inévitable Gift Shop aura beaucoup plus de succès auprès des enfants, que les ruines indiennes. Nous arrivons donc assez tôt à Bryce. Nous prenons place au camping où, avec l’humidité, j’ai toute les peines du monde à allumer le feu. Nos voisins sont dans le même cas et insidieusement une compétition s’engage… A ma gauche, un américain… A ma droite un allemand… La partie s’annonce serrée. L’américain est honteusement éliminé ; on l’a clairement vu jeter un liquide inflammable dans le foyer ! Alors que je soufflais à plein poumon sur le feu récalcitrant, l’allemand brandissait, au bout de sa fourchette, un steak parfaitement grillé, sous les vivats de son épouse. Nathalie saisit le rouleau à pâtisserie et me fait signe de la rejoindre dans le camping-car…

J43 Lundi 1er septembre Il a plu toute la nuit ; ce matin il fait froid et il y a beaucoup de vent. Nous décidons d’annuler la balade que nous avions prévue. Après midi, le temps s’arrange un peu et nous décidons de faire les différents points de vue. Nathalie est emballée.



Nous rentrons au camping et trouvons du bois sec. Je prépare une superbe flambée ; je tiens enfin ma revanche, malheureusement nos voisins allemands ont déménagé. Nathalie me tend une bonne bière avec un grand sourire…La vie est belle ! J44 Mardi 2 septembre Réveil de bonne heure, il fait grand beau temps, nous allons voir le lever du soleil à Sunrise point. Nathalie part la première, elle ne veut pas rater les photos. Quand je la rejoins quelques minutes plus tard, elle est frigorifiée.

Retour au camping-car ; on réveille les enfants et on s’élance sur Queen’s Garden.

Nous allons cheminer parmi les Hoodoos. Nathalie est aux anges. Nous enchainons par Peekaboo Loop, ça monte, ça redescend, mais la balade n’est pas difficile et il n’y a pratiquement personne. Nous sommes enthousiastes devant cette palette de couleur et devant ce ciel qui parait si pur.





Nous terminons par Navajo Loop et la remontée sur le haut du canyon. La montée est très raide mais pas très longue. Nous débouchons sur Sunset Point. Adieu la solitude ! De nombreuses personnes ont pris place devant ce fabuleux panorama. Nous quittons Bryce pour Zion. Il nous faut prendre un pass pour traverser les tunnels d’accès au canyon. La sortie du tunnel est spectaculaire. Le canyon est très différent de celui de Bryce. Nous prenons une place à Watchman Campground. Nous avions réservé et nous héritons d’un bel emplacement près de la Virgin River. J45 Mercredi 3 septembre On se lève un peu plus tard qu’à l’accoutumé. Comme l’endroit lui plait, Nathan a décidé de devenir Junior Ranger. Il devra collecter des informations dans le parc et remplir un carnet, pour le présenter à un ranger. Nous empruntons le « shuttle » pour circuler, c’est très pratique. Malgré la chaleur nous partons pour une petite balade : « Emerald pool ». Le premier bassin est finalement le plus intéressant. Nous passons le long d’une paroi rocheuse d’où s’écoule un mince filet d’eau.

Upper Pool est situé au pied d’une falaise d’une dizaine de mètres de hauteur. Nous redescendons par Kayenta Trail parmi les cactus et les yuccas. Nous avons de superbes vues sur le canyon.

Avant de rentrer au camping, nous faisons une halte au visitor center, les enfants vont acheter un pin’s : « I hiked Angel’s Landing » (« j’ai gravi Angel’s Landing »). J’espère que ce n’est pas prématuré, nous ne faisons la balade que demain matin… J46 Jeudi 4 septembre Il fait encore nuit quand nous sortons du camping-car. Nous prenons le shuttle qui est quasiment vide. Nous nous arrêtons à « The Grotto », départ de l’ascension. En traversant la Virgin River, nous pouvons voir sur notre droite, le piton rocheux que nous allons escalader. C’est assez impressionnant.

Nous abordons les premiers lacets ; les vues sur le canyon sont magnifiques en ce début de matinée. Après avoir franchi la première barre rocheuse, nous nous engageons dans un étroit canyon, puis de nouveau des lacets. La pente est sévère, mais nous progressons rapidement et en moins d’une heure nous débouchons à « Scout Lookout ». La vue est déjà vertigineuse. On s’offre un pique nique en regardant avec une certaine appréhension l’arête finale.

On cache le sac à dos, dans un buisson ; inutile de se charger pour la dernière montée. Dès le début il faut faire preuve de prudence, mais ce n’est jamais très compliqué.





Nous débouchons sur un replat, il ne reste plus qu’a longer l’arête étroite mais facile jusqu’au sommet. Voilà nous sommes à Angel’s Landing ! Nous allons pouvoir profiter, pendant quelques minutes de ce grandiose panorama, surtout que nous sommes seuls, c’est un luxe qui ne se refuse pas. Quelques marcheurs apparaissent maintenant, il est temps de redescendre. La descente que nous redoutions, ne s’avère être pas difficile.

Un condor vient se poser à quelques mètres de nous, sur un arbre mort. Nous allons perdre un peu de temps à l’observer. Nous récupérons notre sac à dos, qui a été fouillé par des écureuils. Ils ont grignoté une ouverture dans la toile pour manger tous nos gâteaux pour nous laisser en souvenir…un gland !

Retour à Grotto. Nous prenons un bon pique nique à l’ombre des Cottonwoods. La flemme nous gagne, mais pas question de trainer, c’est notre dernier jour à Zion et nous avons décidé de faire les « Narrows ». Nous reprenons le shuttle vers « Temple of Sinawava ». Après un mile à pied, le canyon se rétrécit et il nous faut continuer en marchant dans l’eau. C’est très rafraichissant, dommage qu’il y ait tant de monde ! A mesure que nous avançons, les parois du canyon se resserrent et les marcheurs se font beaucoup moins nombreux.



Nous reculons souvent le moment de faire demi-tour. Encore un petit peu … C’est tellement agréable ! Retour au camping, Nathan complète son questionnaire. Quelle journée nous avons vécue, une fois encore !

J47 Vendredi 5 septembre Nous lambinons un peu, aujourd’hui rien ne presse. Ce matin, Nathan va rendre son carnet et il est un peu stressé. Tout va bien se passer et il va être reçu Junior Ranger de Zion National Park. Nous prenons la route de Page. A la sortie du tunnel, nous avions prévu de faire Canyon Overlook, mais impossible de se garer. Arrivée à Page, nous prenons des renseignements pour louer un bateau pour la journée de demain. Location, assurance et carburant compris, la journée nous reviendrait à 650 dollars, c’est trop cher.

Nous prenons un camping avec piscine. Cela faisait un moment… les enfants vont en profiter d’autant plus qu’ici, la température est particulièrement élévée. Nous ne sommes pas emballés par Page et le lac Powell, alors nous décidons de prendre dès le lendemain la route pour Monument Valley.

Fin deuxième partie Fin du voyage:http://voyageforum.com/voyage/etats-unis_deux_mois_demi_en_camping_car_ouest_des_etats_unis_canada_3ieme_partie_D2451195/
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Périple d’un mois Ouest américain avec éclipse totale de soleil le 21 août 2017
Bonjour

nous partons à 5 ( 3 "enfants" 21, 19 et 15 ans ) pour un grand périple de presque 5 semaines dans l’ouest américain l’été 2017 avec comme point central l’éclipse de Soleil du 21 Aout qui traverse les USA Ouest en Est

5 semaines parce vu le prix des billets d’avions on veut en profiter un max et les enfants sont maintenant grand ça sera surement notre dernier voyage à 5

j’ai essayé de faire un circuit cohérent , pas trop chargé ( mais on a tendance à toujours vouloir en faire plus que possible )

en plus de l’éclipse qui est l’objectif N° 1 , et amateur de Photo, on aimerai aussi visiter les sites au meilleurs heures possibles pour faire des bonnes images

pour le logement , camping quand c’est nécessaire, motel pas cher le reste du temps , pas exigeant de ce coté là , on préfère même un hôtel un peu pourri mais original que un grand truc luxueux et aseptisé

Location d’un grand SUV 7 places plutôt confortable ( on va faire pas loin de 6000 km avec )

le voici jour par jour , à vous de me dire si c’est pas trop ambitieux ?

ensuite j’aurai toute une série de question sur des points particuliers , si vous voulez bien ;)

jour 1/ arrivée San Francisco /motel pas cher environ oakland

jour 2 / visite SF principalement a pied

jour 3/ visite SF voiture ( 49 mile scenic drive) + passage golden gate visite Sosalito et environ

jour 4/ départ tôt de SF, visite ville fantôme de Bodie et lac Mono le soir , nuit à Lee Vening

jour 5/ route vers Yosemite par Tioga pass , nuit à curry village

jour 6/ ballade à pied à Yosemite + couché de soleil à glacier point , nuit curry village

jour 7/ route vers Monterey , visite de la ville en fin de journée , nuit motel pas cher dans le coin

jour 8/ route côtière vers LA , 17-mile drive et Carmel , big sur , nuit aux alentours de Morro Bay / San Luis Obispo

jours 9/ vers LA en longeant les plages , Santa Barbara , Malibu, Venice , nuit motel pas cher dans le coin

jour 10/ Visite LA , Beverly Hills , Holliwwood, le Port ? a définir sachant pas trop le temps que tout ça prendra, nuit quelque part à LA

jour 11/ visite parc ou un studio , pas encore défini

jour 12/ rien de décidé , visite à définir sur LA

jour 13/ LA / route 66 , nuit du coté de Oatman ou dans le coin

jour 14/ Oatman Grand Canyon , balade après midi et soirée , nuit camping grand Canyon

jour 15/ levé de soleil sur le grand Canyon, départ vers Canyon de Chelly , route a définir ( météore crater ? ) visite canyon fin d’après midi , nuit à Chinle

jour 16/ Chinle vers Monument Valey , visite en fin d’après midi nuit à Mexican Hat

jour17/ Mexican Hat vers Moab quelques visite sur la route, logement soit camping , soit motel a définir à Moab

jour 18/ Canyonland et shaker trail si possible , nuit Moab

jour19 / Arche parc , nuit a Monticello ou Blanding

jour 20/ début route 95 , visite natural Bridges puis route 276 puis Buur trail road , route 12 , nuit à Escalante

jour 21/ route 12 suite vers Bryce , visite Bryce Canyon après midi , nuit à Bryce ou Cannonville

Option 1/ jour 22/ cottonwodd canyon road vers Page , balade lac Powell , nuit à Page

jour 23/ visite Antelope canyon et autre chose autour de Page , nuit à Page ou Kanab selon le temps dispo

Option 2/ jour 22/ cottonwodd canyon road,

route par Page, Marble Canyon nuit à Colorado city ou vers St George

jour 23/ Kanarra creek puis Cedar Breaks nuit à Panguich

jour 24/ route vers Salt Lake City , nuit dans les parages

jour 25/ Slalt Lake vers Jackson , nuit Jackson

jour 26/ 21 Aout , eclipse à 11h30 sur une hauteur près de Jackson avec vue dégagé vers le sud Est , après midi visite Grand Teton nuit dans le parc , camping

jour 27/ grand Teton vers Cody avec passage à Yellowstone nuit cody

jour 28/ Cody vers Gardiner avec visite partie bord de Yellowstone nuit Gardiner

jour 29/ Gardiner vers Jackson visite partie sud Yellowstone , nuit à Jackson ou plus loin en redescendant sur Salt lake

jour 30/ route vers Salt Lake , nuit si possible à Vendover sur le lac salé

jour 31/ Vendover , autoroute 80 vers Carson city , visite virginia city , nuit à Carson

jour 32/ Carson route vers SFranscisco par le Lac Tahoe itinéraire à définir , nuit pas loin de SF

jour 33/ départ de SF

Qestions

1/ les réservations logement , je lis un peut partout qu’il faut absolument réserver pour cette période , on a prévu de réserver les 3 premiers jours à SF , puis les 2 nuit à Curry village à Yosemite , et le 20 aout à Jackson ( puisque il risque d’avoir du monde dans le coin ) le reste on y va au hasard , avec la solution camping si pas de motel dispo , ce qui permet de garder une marge d’improvisation en cas de météo défavorable ( mauvais temps , trail road impraticable , ou même problème mécanique …) c’est jouable ou c’est très optimiste ?

2/ les Parc nationaux la nuit ? j’aime bien faire des photos de nuit du ciel et de la voie lactée avec un premier plan sympa , d’habitude je fais ça en bretagne , dans des conditions de ciel pas idéales , là dans le désert à 2000 mètres d’altitude loin de toute pollution lumineuse , ça doit être génial ! la question c’est : peut on par exemple à monument valey ou a Canyonland a Moab ou à Arche , entrer de nuit dans le parc pour faire des photos ?

pour la lune ça tombe pas mal , on aura la presque pleine lune à Yosemite ce qui peut être sympa , et ensuite elle se lève de plus en plus tard , donc pas de lune dans les grands parcs en début de nuit c’est idéal ;)

3/ je vois parfois des campings ou ils louent des « cabines » sorte de chalet en bois , comme à Moab par exemple , j’ai pas réussi à trouver une estimation de prix ? ça ce réserve obligatoirement ou on peut tenter sans réservation?

4/le temps , à part sur la cote Pacifique ou le temps et pas forcement fantastique , la région Page, Moab , Monument Valey , pour moi c’est 90% de jours de soleil au mois d’aout , c’est mon coté optimiste qui m’égare ? ou y a vraiment grande chance d’avoir du super beau temps dans ce secteur ?

5/ l’argent , on va partir avec un peu de liquide pour les dépenses courantes , pour les logements quand ça dépasse 100/150$ , payer avec une carte bleu international , ça fait des frais important en plus ?

6/ les billets d’avions , pour obtenir le meilleur prix , il vaut mieux les réserver combien de temps à l’avance ?

7/j’ai une hésitation pour les jours 22/23 , l’idée première c’était de faire Antelope canyon , mais au vu de ce que j’ai lu sur le forum , le prix déjà ( presque 250 $ pour 5 ) et ensuite la foule et absolument pas la certitude de pourvoir faire quelques photos sans personne dessus ( photo que tout le monde fait , mais que bizarrement on a envie de faire aussi ;) ) du coup l’option B juste une balade voiture autour de Page pour voir l’ambiance et visite a la place de Kanarra creek puis Cedar Breaks ce qui fait gagner du temps pour la remontée sur Salt Lake city la c’est question c’est , Antelope , c’est vraiment unique ? ou y a moyen de faire des images similaires sur un canyon moins connu quelque part sur notre parcours ?

8/ carte routière, on aura surement un GPS , mais je me repaire mieux sur une carte routière , j’ai une IGN au 1/ 800 000 , mais il existe des atlas routier au 1/ 250 000 qui doivent être bien plus détaillés , lequel me conseillez vous ?

9/ nourriture, on compte bien ce faire un petit resto de temps en temps , mais le plus souvent on va faire économique et acheter de quoi manger dans des épiceries , pour les grandes villes ça devrait pas poser de problèmes , par contre quand on sera dans les petites villes du coté de l’Utah , on trouve facilement a acheter du pain et ce qui faut pour mettre dessus , des salades , des fruits …?

10/ les bestioles ;) , pour les ours , j’ai lu pas mal de truc et les précautions a prendre , pour le reste serpents par exemple , il y a un réel danger lors de randonnée à pied ? les moustiques dans le désert ça doit être rare ? mais à Yellowstone ou Yosemite ?

Merci d'avoir lu ce pavé ;)

la carte du trajet de L'éclipse

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Exclusivement Washington et Oregon, 3 semaines dans le Nord-Ouest américain
L'idée de ce voyage a germé à l'hiver 2014 avec le magnifique carnet de Yeahmax.

Alors quand est venu le moment de trouver la destination de l'été 2015, j'ai creusé et trouvé de quoi faire un très beau et très varié voyage qui nous corresponde.

Nous, c'est à dire mon cher et tendre, moi et nos 3 grands enfants de 15, 17 (2 garçons) et 19 ans (1 fille).

Rapidement évacuée la côte (ça n'intéresse que moi, snif), ainsi que le Yellowstone (dejà fait, mais snif quand même) et Glacier (re-snif), trop de km en 3 semaines.

Alors c'est décidé, pour notre 4ème voyage aux US, ça sera résolument et exclusivement l’état du Washington et celui de l’Oregon, un voyage très ciblé nature qui conjugue du potentiellement très humide et du surement très sec.

Un coup d'oeil au programme + une carte grosse maille :

J1 : Vol aller (nuit Des Moines) J2 : Seattle (nuit Edmonds) J3 : Olympic NP : Hurricane ridge, lac Crescent (nuit Sol Duc resort) J4 : Olympic NP : Sol Duc falls, Hoh rain forest, Ruby beach (nuit Aberdeen) J5 : Mt St Helens (nuit Kelso) J6: Portland - Outlet de Woodburn (nuit Woodburn) J7 : Siver falls SP (nuit Bend) J8 : Newberry NM (nuit Bend) J9 : Crater lake (nuit Bend) J10 : Three sisters wilderness : rando green lakes - Bend (nuit Bend) J11 : Smith Rock SP - John Day Fossils Beds : Clarno unit et Painted Hills (nuit Mitchell) J12 : John Day Fossils Beds : sheep rock unit (nuit Hines) J13 : Malheur National Wildlife refuge - Steens mountain (nuit Hines) J14: rien, nada, route, lessive, piscine (nuit Ontario) J15 : Leslie Gulch et Succor creek (nuit Ontario) J16 : Hells canyon (nuit Halfway) J17 : Hells canyon overlook – Joseph(nuit Joseph) J18 : Wallowa mountains : rando maxwell lake et Mt Howard (nuit Joseph) J19 : Route jusqu'à Packwood (nuit Packwood) J20 : Mt Rainier secteur Paradise (nuit Packwood) J21 : Mt Rainier secteur Sunrise - sites de tournage de Twin Peaks (nuit Renton) J22 : Vol retour Pour le bilan, c'est ici...



Oui, oui, je sais, il manque les rives de la Columbia et ses impressionnantes chutes! Mais d'une, je ne les sentais pas ces chutes (trop touristiques) et de deux, elle ne s'intégrait pas au mieux dans ce programme alors ...

Ah, une dernière chose avant d’attaquer, un grand grand merci à ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage, amis forumeurs que ferais-je sans vous !

Allez, c'est parti 😎!
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Retourner deux fois au même endroit dans l'Ouest américain?
Bonjour à tous!

Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!

Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.

Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.

C'est compliqué..... je sais....

J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.

Merci!

Marie
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Time-Lapse Video of My Road Trip in the Western USA – November 2013 & Travel Journal
I’ve never done a travel journal on VF before... so I’m giving it a go this year 😉. Just to share a bit of my 3-week trip around the West.

Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.

I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.

First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.

Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.

The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.

And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪

Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.

I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.

The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.

Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛



I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.

Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)

I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.

As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.

I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).

I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).



Off I went on my first adventures.

I decided to head to Apache Junction.

First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.





I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.

A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).

I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.

My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.

I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.

Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).



I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!

I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.





I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.

I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!

Saturday, November 2:

I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.

And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!



Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉

I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.

Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.



I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!

Sunday, November 3:

Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.



I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.



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Retour et impressions après 20 jours à l'ouest … des USA
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂

Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏

Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.

Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :

Arrivée PHOENIX, 1 nuit

PHOENIX > SEDONA, 1 nuit

SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit

GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit

MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits

PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits

BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits

LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit

DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits

MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit

EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit

FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits

Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.

Hôtels :

Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.

Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.

A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.

Vols :

Réservés bien après les hôtels.

Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.

Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.

Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.

Voiture :

Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.

Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.

Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !

Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !

Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.

Repas :

10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.

A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.

Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.

Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.

Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …

J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.

A bientôt ! 😉
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Traversée des États-Unis à vélo
Nous planifions une traversée des États-Unis à vélo (cyclo camping). Notre projet: départ de Vancouver (ou de San Francisco) début mai. On longerait la côte jusqu'à Los Angeles, puis on irait à Las Vegas avant de remonter vers le Utah, voir les plus beaux parcs, (jusqu'à Salt Lake City). De là, on redescendrait vers le sud-est pour rallier le Texas puis la Louisiane avant de remonter plus ou moins à travers les Appalaches jusque chez nous au Québec. Ambitieux projet mais nous serons à la retraite et nous pouvons partir 6 mois (nous sommes en pleine forme!) 😉 Nos priorités: voir les plus beaux parcs, les paysages sortant de l'ordinaire. On est prêts à faire quelques détours au gré des découvertes.

Quelles sont les températures que nous allons affronter?

Quel est le plus beau trajet entre Los Angeles et Las Vegas?

Quels sont les sites à ne pas manquer?

Nous sommes intéressés par toutes vos suggestions
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