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Notre fabuleux voyage dans la péninsule du Yucatan (août 2017)
Voilà un article qui pourrait être utile à ceux qui préparent leur voyage et qui cherchent des idées d’itinéraires dans le Yucatán… enfin, la péninsule du Yucatán plus exactement, péninsule qui comprend l’Etat du même nom mais aussi celui de Campeche et de Quintana Roo.

Le MEXIQUE, ce pays est une combinaison de passion et de joie de vivre, ouvert sur le monde mais aussi secret et empreint de mysticisme. Le Mexique possède de longues plages de sable, d’anciens temples mayas et des villes les unes plus typiques que les autres sans oublier une excellente cuisine. Le Mexique adore ses traditions tout en étant très moderne. Accompagnez-moi dans notre escapade à travers un pays magnifique et laissez-vous tenter pour votre prochain voyage.

Le Yucatan : On y découvre une diversité et une richesse de paysage : entre plage de sable blanc et mer turquoise des Caraîbes, barrière de corail, dauphins, tortues et autres merveilles sous-marines, jungle très dense parsemée de Cénotes et de sites archéologiques majestueux, la péninsule du Yucatan nous invite au dépaysement.

Mais procédons par ordre :

Qui sommes-nous ? Nella, Rina et Raf. Belges d'origine italienne. Moi, 40 ans, je travaille dans le tourisme, je crée des voyages sur mesure depuis 20 ans à Bruxelles, créer et voyager c'est ma passion. Rina, 37 ans, banquier et passionné par l'histoire et les civilisations. Raf, 11 ans, déjà grand voyageur, c'est lui qui nous motive à continuer à marcher, escalader, foncer :-) une petite pile électrique qui s'intéresse à tout.



Dates de notre voyage : Raf terminant sa 6ème primaire, il était difficile de partir hors congés scolaires voire impossible. Nous avons fixé un départ le 13 aout et un retour le 2 septembre 2017 Nom des hôtels et nombre de nuits :

Partie Farniente (ou presque) :

AkumalAkumal Bay Beach Resort7N13-20 août

Circuit : Merida Fiesta Americana Merida 3N 20-23 août Campeche Socaire Hotel 2N 23-25 août Celestun Xixim Eco-Hotel 2N 25-27 août Chicen Itza Mayaland Hotel 1N 27-28 août Valladolid Hotel Meson de Marqués 2N 28-30 août Playa del Carmen Family Concierge La Esmeralda 2N 30 août - 1 sept

Ce que nous avons emporté dans nos valises: *trop de vêtements *un anti-moustique super puissant au butane (mais les moustiques sont encore plus puissants) * Crème solaire/après soleil/stick apaisant moustique (SUPER UTILE) *une grosse pharmacie de garde (anti-tout 😉) dont nous n'avons absolument pas eu besoin 😐 grâce à Dieu !! *un set de snorkeling avec masque, tuba, lunettes de plongée (2), chaussures ou chaussettes de plage (utile aussi dans les cénotes surtout) *3 essuies pliables Decathlon *nos gsm pour les photos *une camera sport, anti-choc et étanche (super utile) avec un baton stick pour les selfies ou pour plonger la camera dans l'eau. *2 guides (le Routard et le petit futé) *un carnet vide et un bic (pour nos notes voyages) *un pèse valise *une carte de la péninsule du Yucatan (étanche et indéchirable) et nous avions téléchargé l'application maps.me avec la carte de la péninsule du Yucatan (TRES pratique) *une housse thermique pour bouteille (très utile pour garder l'eau froide plus longtemps) *un kit de couture mini

Ce que nous aurions du avoir dans nos valises en plus : *des ponchos pluie (achetés sur place) : certes ils ne nous auront servi qu'1 seule fois à Uxmal, lors de la grosse pluie pendant la visite car nous avons vraiment eu un temps ensoleillé pendant tout le séjour mais ils se sont révélés bien utiles quand même pendant cette grosse heure de pluie. *des chapeaux pour se protéger du soleil (achetés sur place) *une crème pour l'après-piqure de moustique - achetée sur place - (nous avions un mini-stick apaisant mais il n'a pas suffit à nous 3) *un bon appareil photo pour immortaliser nos magnifiques souvenirs (un gsm ne remplacera jamais la qualité des bons appareils)

Précautions et préparation voyage : *passeports en ordre et valable au moins 6 mois après le retour *permis de conduire (pour la location de voiture) *pas de vaccins obligatoires mais nous avons tout de même fait le vaccin TYPHUS (vu le nombre de piqures de moustiques, je ne regrette pas de l'avoir fait) *une bonne préparation de la destination (lectures, forum, Tripadvisor, itinéraire de voyage, ..) *la réservation anticipée des hôtels : pas indispensable mais cela évite de perdre du temps à courir après une connexion internet, etc.... sachez qu'il est toujours possible d'annuler sans frais sous certaines conditions de réservation. La majorité de nos réservations ont été faites sur le site www.booking.com qui s'avérait souvent moins cher que les prix dont je pouvais bénéficier en travaillant dans le tourisme. seul hôtel où mon job m'a permis d'avoir un superbe prix (1/5 du prix booking !!!! c'est l'hôtel à Playa pour les 2 dernières nuits que j'ai contacté directement et qui m'a donné un prix Agent de voyage).

(à suivre......)
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Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
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Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h. Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:

22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35

Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...

Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée



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À nous le Mexique! (du 9 au 29 janvier)
Avant de parcourir le Mexique, nous avons fait un crochet dans le sud de l'Arizona que nous ne connaissions pas encore. Après ça, direction Mexico en avion, puis route vers la côte Caraïbe, souvent en bus, notre fidèle sac à dos, toujours sur les épaules... Attention attention, ce carnet de voyage est long ; gardez bien les yeux ouverts, c'est parti !!!

9 janvier

C’est une journée marathon qui nous attend aujourd’hui. Départ de chez mes parents à 4h pour une arrivée à Roissy à 5h30. S’ensuivent les formalités d’enregistrement, un petit déjeuner, puis, l’embarquement dans notre avion Air France. On décolle finalement à 9h30 avec une heure de retard ; notre avion devant subir un dégivrage. Il faut en effet préciser que ce matin, à Paris, la température ne dépasse pas les -10° C ! Après cela, vol sans histoire agrémenté de deux repas et de deux films (« L’oeil du mal » et « Harcelés »). Seul problème à déplorer : mon écran individuel ne fonctionne pas ; je me replie sur celui de Sandrine ! Arrivés à l’aéroport JFK de New York vers 11h, heure locale, il nous faut changer de terminal, pour cette fois-ci, prendre notre vol à destination de Phoenix. Il nous faut alors patienter quelques 6 heures… tout juste le temps pour nous jeter sur notre premier burger chez Wendy’s… Après ça, sieste improvisée sur les sièges peu confortables de l’aéroport, puis embarquement. Ce vol est effectué par Delta Airlines. Rien à voir avec le standing d’Air France ! Tout est payant, même pour pouvoir voir un film… Nous avons tout de même pris un plateau repas (fromage, fruits secs, légumes crus et houmous). Le vol est très long car c’est seulement après 5h30 que nous apercevons Phoenix. Il fait nuit, il est 20h30 et la ville scintille de mille feux. L’aéroport est situé au milieu de la ville, ce qui nous permet de voir qu’elle s’étend à perte de vue : 80 km de long sur 50 de large ! Après avoir débarqué, nous récupérons notre sac. Ouf, le transfert à New York s’est bien déroulé. Maintenant, direction l’agence de location de voitures (Budget) que l’on gagne grâce à une navette. Là, on récupère une Ford Focus berline qui va nous suivre durant cette semaine. C’est parti, à nous les States ! Bon, la suite est un peu moins glorieuse. On cherche pendant une heure notre hôtel alors qu’il n’est situé qu’à 4 miles de l’aéroport. Merci au co-pilote !... A sa décharge, il est assez difficile de s’y retrouver. L’hôtel Red Roof nous attend pour une bonne nuit de sommeil. Il est 7 heures du matin en France. Notre marathon est terminé…

10 janvier

Malgré le décalage horaire, nous avons très bien dormi et nous nous sommes réveillés à 7 heures, heure locale, c’est-à-dire à 15 heures, heure française. Dehors, le soleil se lève à peine ; le temps est parfait. Après un chocolat chaud pris à l’hôtel, c’est parti pour notre road trip ! Avant de rouler en direction de l’Apach trail, nous nous arrêtons à un Wallgreen acheter notre petit déjeuner et notre repas du midi. Pour nous aider à trouver l’entrée de l’Apach trail, nous demandons renseignements à l’hôtel, puis au magasin : Personne ne connaît ! Ce serait comme demander à un parisien s’il connaît le château de Versailles et qu’il nous réponde qu’il ne connaît pas ce site… Bref, on se débrouille et trouvons notre chemin assez facilement. En route, on aperçoit que de nombreux américains vivent dans des mobil homes organisés en de véritables villes. Concernant les paysages de l’Arizona, ils correspondent à l’idée que je m’en étais faite : semi aride et accidenté. Aussitôt sortis de Phoenix, nous commençons à voir de plus en plus de cactus Sagaro qui sont l’emblème de l’état. Après environ 40 minutes, nous atteignons le village fantôme de Goldfield. Il n’est que 9 heures et nous sommes presque les premiers touristes à arriver sur place. Tant mieux pour les photos ! Le village, à cette heure-là, est vraiment « fantôme » et nous avons à notre disposition un merveilleux ciel bleu. Les bâtisses sont en très bon état, on a vraiment l’impression d’être dans un de ces westerns… Seule ombre au tableau, quelques bâtiments ont été aménagés en boutiques à touristes, ce qui enlève une part d’authenticité… Soit, on profite tout de même des lieux et de l’ambiance de l’endroit en passant du saloon à la prison en passant par l’ancienne église, sans oublier la vieille mine. On décide alors de faire le tour du village dans un ancien train à vapeur. 20 minutes sont nécessaires pour effectuer cette balade parmi les cactus en profitant de la vue d’ensemble sur le village avec en arrière plan les Superstitions Mountains. De retour « en ville », on assiste à un gunfight organisé dans la rue tout en sirotant un smothie. Le spectacle est sympa, par contre, le smothie est… fade. Au final, bien que touristique, Goldfield nous a bien plu et s’affirme comme un arrêt incontournable sur l’Apach trail ! Ce trail nous emmène ensuite jusqu’à l’Apach lake où nous nous arrêtons pour pique niquer au bord de l’eau. Ensuite, malgré de nombreux arrêts photos, nous arrivons rapidement à Tortilla Flat où un arrêt s’impose. On trouve dans ce lieu-dit perdu au milieu de nulle part un saloon insolite. Tous les murs (même aux toilettes) sont recouverts de billets de banque dédicacés par leurs donnateurs. De plus, les chaises du bar sont des selles de cheval. Dans la cour, nous écoutons quelques minutes un groupe de country… La baignoire de l’établissement aurait été utilisée par Wyatt Earp en personne !

Quelques kilomètres plus tard, la route se transforme en piste de terre battue (en très bon état) sillonnant à travers la Tonto National Forest. La forêt en question est constituée de Sagaro. Je ne m’attendais d’ailleurs pas à en trouver autant par ici… Je ne m’attendais également pas à voir sur l’Apach trail des panoramas aussi beaux et accidentés. Ce trail mérite vraiment d’être parcouru ! Après avoir longé le Roosevelt lake et vu son impressionnant barrage (le trail a d’ailleurs été construit pour accéder à la construction de ce barrage), nous retrouvons la route goudronnée. Il nous faut alors gagner la ville de Tucson où nous avons prévu de dormir ce soir. Deux bonnes heures sont nécessaires… La route est toute droite pendant une centaine de kilomètres sans traverser le moindre village. Niveau végétation, toujours des sagaros et autres cactus. On assiste à un coucher de soleil flamboyant sur les montagnes et à un lever de lune violacé. Tout juste arrivés à l’hôtel Howard Johnson Inn, nous repartons pour passer la soirée au Maverick, un club country situé à l’autre bout de la ville. Nous sommes visiblement les seuls touristes et faisons un peu tâche dans cet environnement de stetsons et de santiags. Soit, nous y passons un très bon moment à regarder les gens se déhancher et à discuter de football américain avec un autochtone ne comprenant pas comment nous faisions pour vivre en France sans ce sport… Après avoir englouti un big hamburger aux champignons noirs et une Budweiser, retour à l’hôtel… et dodo !

11 janvier

Alors que nous avions mis le réveil pour 8 heures, nous nous réveillons naturellement une heure plus tôt. Juste le temps de prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et nous prenons la route, direction le sud pour rejoindre la célèbre ville western de Tombstone. Pour cela, nous traversons la campagne américaine. On y voit par exemple des rangées de boîtes aux lettres disposées le long de la route alors qu’il n’y a pas âme qui vive à des kilomètres à la ronde. On prend alors toute la mesure de ce que sont les grands espaces américains… Après une heure de route, Tombstne est en vue. Cette ville est surtout connue pour avoir vu se dérouler le fameux règlement de comptes à Ok Corral… Wyatt Earp, ses frères, et Doc Holiday ont affronté dans la rue les frères Clanton et Mc Laury. Les faits sont d’ailleurs relatés dans plusieurs films comme Tombstone ou Wyatt Earp pour ne citer que les plus récents… Notre premier arrêt est le célèbre cimetière d’époque appelé ici Boothill Grave Yard, situé à gauche en entrant dans Tombstone. On y voit les tombes des frères Clanton et Mc Laury (qui ont donc perdu leur duel), mais également des tombes aux épitaphes originaux comme celui-ci : « Il avait raison, nous avions tord, pendu par erreur ». Nous allons ensuite nous promener dans la vieille ville où la rue principale toute en longueur, présente d’anciennes bâtisses très bien conservés ou restaurés. Côté ambiance, de nombreuses personnes arborent des costumes d’époque. Les gens montent des chevaux dans la rue… Il y a même des diligences qui promènent les touristes contre un billet de 5… On s’y croirait presque ! On est par contre régulièrement abordé par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leurs restaurants ou autres boutiques, ce qui nous ramène rapidement à la réalité.

On visite le Bird Cage Theater, un ancien théâtre bordel où tout est resté en l’état depuis 1900 : tapisseries, moquettes, … et balles logées dans les murs ! Bien sûr, la boutique à la sortie, elle, n’est pas d’origine ! On voulait ensuite assister à la reconstitution de la fameuse scène d’Ok Corral. Le spectacle est malheureusement prévu à une heure trop avancée de la journée ; nous échouons donc devant un western comédie… Ce ne sera pas notre meilleur investissement du voyage !!! Je ne conseille donc pas, surtout si on ne maîtrise pas parfaitement les subtilités et jeux de mot de la langue anglaise… Petite anecdote à raconter : en sortant du spectacle, une famille américaine, voyant que nous n’étions pas du coin, nous demande d’où nous venons. Nous lui répondons naturellement « France » ! Le fils se tourne alors vers son père et lui demande : « Where is France ? » On a alors vu le père se décomposer, ne sachant pas lui répondre…

Il est maintenant l’heure de déjeuner. Nous choisissons le « Big Nose Kate’s sallon » conseillé par le Routard. A l’intérieur, il règne une ambiance des plus western : cowboys au regard noir, filles de joie en tenues d’époque, musique country et reconstitution de scènes avec participation des clients. Au menu, salade (pour la conscience) et hamburgers (pour le plaisir). Au final, Tombstone mérite un détour et nous a bien plu. Toutefois, il est dommage que cette ville ait un peu vendu son âme au bénéfice du tourisme de masse. On a parfois l’impression de se promener dans un parc d’attraction à thème…

Nous reprenons notre véhicule et nous dirigeons vers Bisbee. Les paysages sont à nouveau très plaisants. Par contre, Bisbee sera pour moi une déception. Je n’y ai pas trouvé ce que j’avais pu lire avant d’y venir. Il n’y a pas grand’chose à y voir et on a plus l’impression d’être en France plutôt qu’aux States… Seule la vue générale de la ville et des collines aux alentours vaut une photo…

A nouveau, nous reprenons la voiture pour gagner la ville de Douglas, à la frontière avec le Mexique, où j’ai réservé une nuit au Motel 6. Là, après le check-in, nous décidons de faire une petite sieste. Il est 17 heures…Je me réveille à 6 heures, le lendemain matin… Certainement le contrecoup du décalage horaire…

12 janvier

La nuit a été longue et réparatrice. Un petit tour chez Denny’s pour un petit déjeuner gargantuesque (bacon, saucisses, omelette, pommes de terre, pancakes, muffins, …) et nous voilà partis pour le Chiricahua National Park. Comme d’habitude, nous demandons notre chemin dans Douglas et les gens ne connaissent même pas l’existence de ce lieu pourtant situé près de chez eux ! Sur la route, je stoppe le véhicule sur le bas côté afin de prendre une photo de la route toute droite sur des kilomètres, au milieu de prairies grillées par le soleil. Surgit alors de nulle part un véhicule de police s’arrêtant à ma hauteur… « Désolé M. le policier, je ne recommencerai pas, pitié… ». Non, rien de tout ça, il voulait seulement savoir si j’avais un problème… Mais bon, on ne sait jamais, je me voyais déjà plaqué au sol, les menottes aux poignets… Notre culture TV nous joue des tours… Entrés dans le parc, nous avons l’impression d’être seuls. En signant le livre d’or, on s’aperçoit effectivement être les premiers à pénétrer dans le parc aujourd’hui. Les rangers sont sympas ; ils sont contents d’apprendre que des français font le déplacement pour venir visiter leur parc assez méconnu. En sortant du visitor center, nous tombons nez à nez avec une sorte de raton laveur qui paraît encore plus surpris que nous. Et sur la route qui parcourt le parc, on aperçoit une biche… Cette fois, c’est sûr, nous ne sommes pas seuls !

Une fois en haut, une magnifique vue sur les nombreux monticules rocheux s’offre à nous. Disons que cela ressemble un peu à Bryce Canyon en moins impressionnant et en moins… rouge ! Nous décidons de faire une première petite randonnée (Massai point trail). Nous ne sommes pas déçus : concrétions rocheuses, cheminées de fée, … et toujours ce ciel bleu magnifique. Par endroit, subsistent quelques congères de neige… Je parviens à décider Sandrine pour une seconde randonnée, un peu plus longue (Echo canyon trail). Celle-ci est encore plus belle puisqu’on descend parmi toutes ces concrétions atypiques. Au final, ce parc fut une très agréable surprise. Je ne comprends d’ailleurs pas qu’il soit si peu mis en avant. Ce doit être dû à sa situation excentrée par rapport aux autres parcs majeurs du grand ouest américain… mais certainement pas à cause de ses paysages !

Sur la route du retour vers Tucson, nous nous arrêtons à Cochise (ça ne s’invente pas) afin d’y acheter de quoi manger et de téléphoner à mes parents pour avoir quelques nouvelles de notre petite Anna. Elle nous manque tellement ; nous étions émus de pouvoir l’entendre malgré la distance… Quelques miles après, nous sommes arrêtés par la police des frontières ; Mexique oblige. L’agent nous demande nos papiers et nous dévisage en nous posant quelques questions, avant de nous laisser repartir. Pour le repas, ce sera pique nique rapide sur un parking où on contemple de gros camions customisés.

Le programme de la fin d’après-midi nous emmène au Old Tucson Studios. Les Old Tucson Studios sont un grand village western reconstitué. Ils ont servi au tournage de plus de 300 films et séries western. Atelier du maréchal-ferrant, ancienne gare, église avec son cimetière, tout y est… Le parc ferme malheureusement à 16 heures. Nous n’avons pas eu le temps de tout voir mais notre billet est valable deux jours. Peut-être y reviendrons-nous demain si nous avons le temps… Nous rejoignons donc notre hôtel, non sans mal ! Les sorties de la route 10 sont en effet en travaux. Aucune déviation… Si bien que nous passons, et repassons maintes fois devant notre hôtel sans pouvoir sortir de l’autoroute (les sorties étant en travaux dans les deux sens !). Bilan : une heure de perdue ! Nous arrivons à l’hôtel vers 17h30. Nous consacrons le reste de la journée à l’envoi de mails à notre famille et à nos amis. Puis, un petit restaurant italien (Bianchi’s) pas très fameux et au lit !

13 janvier

Comme chaque nuit maintenant, je suis réveillé vers 5 heures du matin et il me faut me forcer pour me rendormir. On se lève à 7 heures et allons prendre notre breakfast à l’hôtel. Là, nous y entendons pour la première fois depuis notre arrivée parler français. Nous faisons ensuite route vers le Sonora Desert museum, situé en banlieue de Tucson et à proximité du parc national Sagaro. Le site est d’ailleurs très bien situé puisque étant entouré de ces fameux cactus et surplombant le désert de Sonora. Arrivés très tôt, nous y passons la matinée à déambuler dans les allées, allant des enclos des animaux du désert (pumas, antilopes, fennecs, loups, …) aux expositions géologiques et préhistoriques. On assiste alors à une démonstration de vols des oiseaux du désert. Différents aigles et autres rapaces survolent le parc, allant d’un fauconnier à un autre. Tout cela nous emmène jusqu’à l’heure du repas que nous prenons au restaurant du musée. Au final, ce musée en plein air nous a bien plu de par son environnement et ses explications interactives. Je conseille donc cette visite qui complète parfaitement notre programme de l’après-midi, c’est-à-dire le Sagaro National Park, partie ouest.

Après quelques miles, nous faisons un arrêt au visitor center du parc afin de nous acquitter des droits d’entrée. Ici, il n’y a en effet pas de guichet en bordure de route comme dans les autres parcs déjà visités. Déjà, nous sommes entourés de collines recouvertes de centaines, … de milliers de petits bâtonnets verts, c’est-à-dire de cactus endémiques de la région. Nous empruntons, pour commencer, le Bajada loop. Le ciel bleu azur contraste parfaitement avec le vert des sagaros. On espère que les nombreuses photos restitueront ces magnifiques panoramas. A la pancarte « View trail », nous garons notre Focus et débutons cette courte randonnée nous menant à un soi-disant magnifique point de vue. En haut, on se retrouve en effet au milieu d’une mer de cactus que l’on peut contempler à perte de vue. De plus, nous sommes seuls ; et ça, ça n’a pas de prix ! Il est vrai que durant notre périple, nous n’avons que très rarement croisé d’autres touristes. Pourtant, le climat est idéal : 25° et un ciel parfaitement bleu !

Une fois finie notre boucle dans le parc, nous repartons vers Tucson. Nos billets pour le parc Old Tucson Studios étant encore valables, nous nous y arrêtons une nouvelle fois afin d’y continuer notre visite entreprise la veille. On y voit par exemple des vêtements d’acteurs portés lors des tournages des films ou séries sur le site : Will Smith dans Wild Wild West, … et surtout ceux de Charles et Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie ! On visite une reconstitution de mine, on assiste à un gunfight, … Ce parc à l’entrée onéreuse (17$) s’avère finalement agréable, surtout pour les férus de western. Disons qu’il est bien placé et permet de combler un trou dans un planning… A la fermeture, retour vers Phoenix où nous passerons notre dernière nuit aux Etats-Unis. En route, nous nous arrêtons à une station service afin d’y faire le plein ; ça fait plaisir de payer un plein de carburant 20$... Ca nous change ! A destination, nous prenons possession de notre chambre au Quality Inn. Une petite sieste, un peu de zapping et on finira la journée au Mc Do du coin, n’ayant pas réussi à trouver un restaurant figurant dans le Routard (Minder Binder).

14 janvier

Journée de transition en ce 14 janvier puisque nous terminons notre voyage en Arizona pour commencer celui au Mexique. Notre avion étant prévu à 15h, nous profitons de la matinée pour nous reposer à l’hôtel : petit déjeuner à l’hôtel avec gaufres faites sur place, envoi de mails et baignade dans la piscine et le jacuzzi. Là, j’y ai rencontré un américain avec qui j’ai discuté pendant une heure… du Mexique. Sympa, d’ailleurs, ce Victor, qui m’a invité à venir chez lui, à Las Vegas, lorsque j’y passerai… Puis viennent les formalités habituelles : check out à l’hôtel, restitution du véhicule (en 30 secondes), navette pour l’aéroport et enregistrement des bagages. Ne sachant pas si un repas nous sera servi dans l’avion nous menant à Mexico, nous patientons devant un dernier hamburger chez Burger King. Pas besoin de se casser la tête pour choisir le restaurant, il n’y a que des fast food dans l’aéroport ! Après avoir appelé en France où il fait 0°, nous prenons notre avion pour Mexico avec un arrêt d’une heure à Hermosillo, dans le nord du pays. Dans la conversation que j’ai avec Sandrine dans l’avion, je sens une pointe d’inquiétude concernant le fait de prendre le métro à Mexico à cette heure avancée (21h) pour gagner notre hôtel. Pour la rassurer, nous prendrons donc un taxi officiel… Il faut toujours ménager une femme enceinte ! Bizarrement, nous récupérons notre bagage sans passer de douane et donc sans qu’on nous appose de tampon sur notre passeport… On verra bien le jour de notre départ ! On prend donc ensuite le taxi (127 pesos) et traversons à toute vitesse cette immense mégalopole de 20 millions d’habitants. On a l’impression que le chauffeur fait une course contre la montre. Bon, on arrive entier à notre auberge de jeunesse où j’ai réservé une chambre double par mail (Mexico city Hostel). De l’extérieur, le bâtiment ne paie pas de mine, mais l’intérieur colonial est très beau. L’hôtel est situé à deux pas du zocalo. Quant à notre chambre, elle est simple mais propre ; et c’est là le plus important…

15 janvier

Le réveil sonne et nous sort difficilement du lit à 6h30. On veut en effet arriver tôt sur le site de Teotihuacan qui est au programme d’aujourd’hui. La nuit a été très bruyante. Des clients ont regardé la télévision avec un volume très élevé une bonne partie de la nuit ; on avait l’impression d’y être, la salle TV étant pourtant située deux étages plus bas…

C’est donc bien impatients de découvrir ce site mythique que nous gagnons le terminal de bus « del Norte » en métro. Ce dernier, très propre et très fonctionnel, nous permet de gagner rapidement le terminal où nous achetons aussitôt notre billet aller pour Teotihuacan. Les mexicains sur place nous indique dans quel bus monter sans qu’on leur demande quoi que ce soit. Les touristes ne doivent prendre que cette destination-là… Après une heure de route à travers la banlieue et les bidonvilles de Mexico, nous apercevons enfin la première pyramide de notre circuit. Cette cité des dieux, classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité, présente surtout deux immenses pyramides reliées par un axe, la Chaussée des Morts, au bord duquel sont érigés des temples de taille moindre ; le tout étant essentiellement dédié aux divinités que sont le soleil et la lune. Nous imaginons la dévotion et la vénération qu’il fallait que cette civilisation leur porte pour construire des édifices aussi colossaux. Pour comparaison, la pyramide du soleil représente un volume un peu moins important que Khéops, mais plus élevé que Kephren. C’est pour dire si elle en impose ! Avant d’approcher les pyramides, nous débutons notre visite par la citadelle, à deux kilomètres de la pyramide de la lune qui constitue l’extrémité de la Chaussée des Morts. Tout serait parfait si le dieu soleil avait pu faire acte de présence. En effet, le ciel est couvert et la luminosité pour les photos n’est pas parfaite. Les quelques gouttes senties nous font même dire que le ciel n’est pas voilé que par la pollution typique de Mexico…

Un petit tour au musée du site, très bien agencé, puis arrive enfin le moment où nous débutons l’ascension de la pyramide du soleil. Contrairement aux photos vues sur le net où les gens se bousculaient dans les escaliers, ici, nous sommes seuls… Les marches sont hautes et irrégulières ; Sandrine, enceinte, commence à peiner… Un dernier effort et nous y sommes. Inutile de vous dire qu’à 46 mètres au dessus du sol, la vue est magnifique sur l’ensemble de cette ancienne cité. On s’assoit au sommet et profitons de cet instant privilégié, sans dire mot, pendant plusieurs minutes. La descente, accompagnée par quelques rayons de soleil, est beaucoup plus rapide. Nous enchaînons donc avec la marche vers la pyramide de la lune, majestueusement assise au bout de cette longue allée… La gravir est beaucoup plus aisé ; tout d’abord parce qu’elle est plus petite, mais surtout car l’étage supérieur est actuellement fermé au public. Quoi qu’il en soit, la vue est encore plus impressionnante ici dans la mesure où nous embrassons la Chaussées des Morts dans toute sa longueur. Là encore, nous nous asseyons et profitons de la vue.

Il est temps de repartir. Un petit coup d’œil au Palacio de Quetzalpapalotl et à ses colonnes intérieures, et nous nous postons en bord de route à la sortie n°3 du site afin d’y attendre notre bus qui arrivera au bout de quelques minutes. Au final, j’ai beaucoup aimé cette visite malgré un temps un peu capricieux. Sandrine, certainement plus exigeante, a trouvé le site intéressant mais a moins été impressionnée par la masse des pyramides que lors de notre voyage en Egypte. De retour à Mexico, il nous faut maintenant nous sustenter… Nos premiers tacos al pastor (tacos de viande de porc marinée, coriandre et ananas) nous comblerons, ainsi que notre première agua fresque (fruit et eau)… Avant de pouvoir commencer la visite de la ville, il nous faut acheter les tickets de bus pour Oaxaca, le départ étant prévu pour demain soir. La boutique est difficile à trouver, même en s’aidant de notre guide. En effet, elle est située dans une arrière-cour, sans panneau indicateur… Une fois cette tâche accomplie, Mexico s’offre à nous. Cette mégalopole de 20 millions d’habitants a de nombreux trésors à offrir malgré sa pollution et son taux de criminalité qui font sa mauvaise réputation. Pour la plupart, ils se concentrent dans le centre historique, autour du zocalo, cette immense place (la troisième plus grande du monde) flanquée du plus grand drapeau au monde ! Nous débutons par le Palacio National, ancienne résidence du président mexicain. Ce palais est surtout connu pour les immenses fresques de Diego Rivera qui recouvrent ses murs. C’est vraiment intéressant de contempler ces magnifiques peintures qui retracent la vie du Mexique, du temps des aztèques à nos jours. Après ça, nous visitons la cathédrale et le Sagrario dont les intérieurs ne nous marqueront pas. J’avais ensuite prévu de passer la soirée sur la place Garibaldi, réputée pour ses mariachis. Malheureusement, une averse contraint nos plans et nous décidons de regagner l’hôtel. C’en est tout pour cette journée et pour nos jambes qui n’en demandaient pas tant !

16 janvier

Bon, la journée ne commence pas bien. Le bruit de la pluie résonne sur le toit de l’hôtel. De plus, chaque averse fait sonner l’alarme d’une voiture dans la rue… Et vu qu’il a plu presque toute la nuit… Vers 5h, des jeunes à l’étage sont rentré et se sont couchés en faisant bien attention à ce que tout le monde les entende… Au final, cet hôtel est vraiment très bruyant ! Après une bonne douche et un petit déjeuner, nous nous connectons à internet. Rien d’autre à faire car dehors, il pleut toujours. Dès la première accalmie, nous poursuivons la visite de Mexico commencée la veille. Mais comme hier, la lumière n’est pas bonne. Le cœur n’y est pas non plus… Première étape, le Templo Mayor qui nous déçoit beaucoup. Rien de bien intéressant à y voir. Nous empruntons ensuite la Calle de la Moneda censée être une belle rue coloniale. C’est sale et l’architecture n’est pas exceptionnelle. Bon, autant le dire tout de suite, nous ne sommes pas emballé par Mexico ! On ne retrouve pas dans cette ville l’idée qu’on se faisait du Mexique. Cela n’engage toutefois que nous et le mauvais temps y joue certainement pour beaucoup. Par contre, les mexicains nous font une bonne impression. Ils sont serviables et on ne ressent ici aucune agressivité. Nous partons ensuite à la recherche de la poste afin d’y acheter des timbres pour nos cartes écrites hier soir. On se retrouve alors dans un quartier plus riche, à proximité du musée des Beaux Arts. Sur le chemin du retour, nous trouvons le paradis des palais : un magasin qui vend des dizaines et des dizaines de pâtisseries différentes à des prix défiant toute concurrence (française). C’est décidé, nous y prenons notre déjeuner. En sortant, il se met à pleuvoir de nouveau. Nous décidons donc de prendre prématurément la direction du terminal des bus Tapo afin d’avancer notre départ vers Oaxaca. Adios Mexico ! Sur place, le bus de 14h est complet ; nous ne partirons donc qu’avec celui de 15h. Le temps pour nous de faire quelques achats pour notre repas du soir et de déambuler dans le terminal, digne d’un véritable aéroport. Le système est d’ailleurs similaire. On enregistre nos bagages et passons le contrôle de sécurité. C’est parti pour 6h de route ! Dehors, il pleut toujours… Et dire que nous sommes à la saison sèche ! On assiste tout de même à des scènes originales. A chaque arrêt de péage, des vendeurs nous propose leurs produits : cigarettes, boissons, chocolat, … et des chiots ! « Tiens, chérie, je vais aller au péage du coin nous acheter un chien ! » Pendant plusieurs kilomètres, nous suivons un pick up à l’arrière duquel sont une femme et ses quatre enfants. A 110 km/h, sous la pluie, cela ne doit pas être très confortable…

Plus on avance, plus les paysages se transforment. Après être passé à proximité du Popocatépetl (la tête dans les nuages), nous traversons une zone semi montagneuse couverte de yuccas géants. Puis viennent les cactus qui recouvrent les collines alentours.

Après une petite sieste et trois films en espagnol sur l’écran central, nous arrivons à Oaxaca. A l’entrée de la ville, nous sommes stoppés par un cortège de chars et de danseurs se dirigeant vers le centre. Bloqués une quinzaine de minutes, nous les regardons défiler alors qu’au loin sont tirés quelques feux d’artifice. Au terminal, après avoir récupéré nos bagages, nous filons vers le zocalo qui est en effervescence. Au premier coup d’œil et malgré l’obscurité, Oaxaca nous séduit. Cela ressemble au Mexique qu’on attendait ! Des maisons coloniales, de la musique dans les rues, de la couleur, … On espère pouvoir bénéficier d’un peu de soleil pour profiter de tout ça demain. L’auberge Paulina nous ravit également. Tout est propre et bien aménagé. Pour l’heure, nous allons nous coucher en imaginant ce que sera notre journée de demain.

17 janvier

Dès notre réveil, un petit coup d’œil par la fenêtre nous permet de voir que le ciel est bleu, sans aucun nuage : la journée s’annonce magnifique ! Nous nous empressons donc d’aller nous laver avant de nous rendre au petit déjeuner de l’hôtel qui nous ravit : jus d’oranges pressées, fruits frais, œufs sur le plat et toasts, … Nous filons ensuite vers le zocalo qui se réveille à peine. La ville est aussi belle de jour que de nuit ; cela confirme notre première impression de la veille. Des parterres de fleurs rouge vif recouvrent cette grande place entourée d’arcades et de terrasses de restaurants. L’ambiance est beaucoup plus cool qu’à Mexico… On peut y voir de nombreux mexicain se faisant « cirer les pompes »… On visite la cathédrale qui surplombe le zocalo et tentons de trouver l’escalier qui mène en haut des clochers… en vain… On rencontre beaucoup plus de touristes ici qu’à Mexico. Il faut dire que la ville est tellement agréable que c’est compréhensible. Les rues adjacentes au zocalo sont bourrées de charme. Chaque façade a sa couleur éclatante, ses grilles en fer forgé, son patio intérieur… Et ce soleil… Quel pied de se promener dans cette ville par 25° lorsqu’on sait qu’en France, ça caille… Des indiennes vendent leur artisanat. Un simple « No gracias » et elles n’insistent pas, contrairement à ce qu’on a rencontré dans d’autres pays.

Nous nous attardons ensuite dans l’église Santo Domingo à l’intérieur magnifique, exubérant ; chaque sculpture étant recouverte de feuilles d’or. On constate également que beaucoup de mexicains sont pratiquants. On retrouve en effet dans chaque lieu religieux un nombre important de personnes priant leur saint. Juste à côté de l’église, nous visitons ensuite l’ancien couvent Santo Domingo, son cloître, son jardin, sa bibliothèque et le trésor de Monte Alban qu’il renferme. La visite est sympathique mais pas incontournable (sauf pour les adeptes des musées). On redescend alors la rue principale où il est possible de lire des tags défendant la cause des indiens de la région. Cette rue nous mène jusqu’à notre restaurant sélectionné pour ce midi dans le Routard : la Casa Elpidia. On ne peut arriver en ce lieu par hasard ! Pas facile en effet de trouver ce petit resto anonyme où l’enseigne est minuscule. Pas de vitrine, pas d’indication. La porte d’entrée est fermée. Il nous faut sonner plusieurs fois pour qu’un vieux monsieur vienne nous ouvrir. On s’installe à une petite table donnant sur un petit jardin exotique. Nous sommes les seuls clients… Après quelques minutes, une vieille dame nous apporte une assiette de pâtisseries salées, puis une soupe. Vient le plat de viande, puis le dessert. Vous l’aurez compris, ici, pas de menu avec choix divers. On mange ce qu’on nous amène. Et c’est très bon. On ne connaît d’ailleurs pas le prix de ce qu’on mange. Et quand l’adition arrive, on se demande s’il n’y a pas d’erreur : 130 pesos pour deux, nourriture, jus d’orange et bière comprises (environ 7 euros). Vraiment une adresse insolite que je recommande vivement !

Après avoir acheté nos billets de bus pour Tuxtla Gutierrez pour demain soir et avoir téléphoner à notre fille, nous allons nous balader dans les deux marchés permanents de la ville, c’est-à-dire le mercado Juarez et le mercado 20 de noviembre. Dans le premier, on trouve surtout de l’artisanat et des vendeurs de fruits et de jus. On ne résiste pas et y buvons chacun ½ litre de jus d’oranges pressées succulent (10 pesos chacun). Dans le second, on y trouve de nombreuses échoppes où il est possible de manger des tacos ou de la viande grillée. On a l’impression que tous les mexicains de la ville se sont donnés rendez-vous ici pour le déjeuner malgré l’épaisse fumée et une forte odeur de graille. J’en profite pour tenter ma première expérience culinaire du voyage : les fameuses chapulines, spécialité de Oaxaca ! Imaginez de grands plats où se trouvent des milliers de sauterelles grillées et légèrement pimentées… L’expérience ne fut pas concluante. Je n’en ferai pas quatre heures…

Après ça, retour sur le zocalo… Bizarrement, nous revenons souvent sur cette place, simplement pour nous imprégner de l’ambiance familiale qui y règne. Et comme tous les samedis, beaucoup de monde vient ici. Des vendeurs de ballons, des musiciens, des confiseries ; en France, ce serait la fête annuelle de la ville. Ici, c’est tous les week-ends ! Beaucoup d’enfants jouent… et nous, nous profitons pleinement de ces moments.

Après une petite sieste réparatrice à notre hôtel, nous gagnons à nouveau le zocalo, cette fois-ci pour y prendre notre dîner. La nuit est tombée et il y a foule. On mange à la terrasse d’un restaurant qui a une magnifique vue sur la place et les festivités. Et là, seconde expérience culinaire. Je prends en effet un pollo negro. La recette est composée de poulet cuisiné dans une sauce noire et épaisse au cacao et au piment. Je m’en suis régalé même si le goût est atypique. Pour finir la soirée, nous écoutons des mariachis, regardons des danseurs de mambo et rentrons finalement nous coucher, les têtes pleines d’images de cette journée bien remplie.

18 janvier

C’est une nouvelle journée qui commence sous un soleil radieux. Après notre douche et petit déjeuner quotidiens, nous prenons la direction du terminal des bus 2ème classe qui permet de se rendre dans les villes et villages des environs. Nous sommes dimanche et c’est jour de marché à Tlacolula ; celui-ci m’ayant été vivement recommandé. Après 15 minutes de marche, nous arrivons au terminal qui n’a rien à voir avec son homologue de 1ère classe. C’est un peu l’anarchie : pas d’horaire, pas de parking… Seulement un baraquement et un terrain vague. Mais nous avons de la chance ; un homme nous interpelle en criant « Tlacolula » ! « Comment a-t-il deviné ? » Ni une, ni deux, nous montons dans son bus qui démarre aussitôt. Une heure de route dans ce chicken bus plus tard (12 pesos par personne), nous arrivons à destination. Sur place, pas besoin de demander son chemin, on suit toutes les personnes du bus qui se dirigent toutes dans la même direction… vers le marché. Celui-ci est immense ! Il est également magnifique, très coloré. Ce n’est pas trop pour les produits qu’on y trouve que je tenais à venir ici, mais bien pour les personnes qu’on peut y voir. En effet, les indiens des alentours viennent ici pour vendre leurs produits d’artisanat ou de culture, mais également pour y faire leurs achats et passer un moment en famille. En d’autres termes, c’est un peu la sortie du week-end ! Et comme ils arborent leurs tenues traditionnelles et colorées, on en prend plein les yeux ! Seul inconvénient, ils ne veulent pas être pris en photo. Dommage, il y aurait tellement à faire… Bon, j’arrive tout de même à en prendre quelques-unes (merci à mon téléobjectif) de façon clandestine... On prend ensuite notre jus d’oranges pressées quotidien que l’on déguste tout en marchant. On marche, on marche, … On ne voit toujours pas le bout de ce marché qui s’étend dans toutes les rues que nous croisons : toujours plus d’étalages, des légumes, des fruits, certains connus, d’autres pas du tout. Après quelques achats (chapeau, bouteille de mezcal), nous cherchons maintenant un endroit où manger. Un hangar où sont installés plusieurs cuisines ambulantes offre différents choix ; au final, nous nous installons dans un petit bui-bui, genre de restos que nous affectionnons. Nous sommes d’ailleurs l’attraction des quelques clients qui se demandent ce que font des étrangers ici. Le repas est très bon et copieux (enchiladas pour moi, soupe de riz et de poulet pour Sandrine)… et bien sûr, on s’en tire pour une poignée de pesos (100, pourboire inclus). Nous retrouvons ensuite le terminal des bus et apprenons qu’il n’existe pas de liaison directe pour Tule, situé dans la même vallée que Tlacolula, alors que nous avions prévu d’y aller. Selon le chauffeur du bus pour Oaxaca, il faut retourner à Oaxaca pour reprendre un autre bus pour Tule. Tant pis, on décide d’abandonner ce projet… Quand soudain, notre bus s’arrête ! Le chauffeur nous interpelle et nous fait descendre en nous expliquant qu’un bus passera normalement ici pour Tule. Nous nous retrouvons au milieu de nul part et commençons à nous demander si on a bien fait de descendre lorsqu’un bus apparaît au loin sur lequel on peut lire « Tule ». Au final, nous n’aurons pas attendu très longtemps et pourrons donc voir le célèbre arbre de Tule considéré comme étant le plus gros arbre au monde (tronc de 58 m de circonférence). Il est vraiment impressionnant auprès de sa petite église et nous ne regrettons pas le détour. Retour, pour finir, à Oaxaca, à bord d’un chicken bus « tuning ». On finit la journée sur le zocalo, parmi les familles mexicaines venues passer ici le dimanche. Ca fourmille de monde. Nous entamons une conversation avec un clown sympa à propos des différences entre la France et le Mexique. S’improvise alors une sorte de sketch sur le sujet, ce qui amuse beaucoup les personnes autour de nous. On se sent vraiment bien à Oaxaca et sommes un peu déçus de devoir quitter cette ville ce soir. Le bus de nuit est à 22h30. Nous partons pour Tuxtla, après avoir récupéré notre sac laissé à notre auberge et avoir mangé un hot dog sur le pouce en compagnie de deux mexicains sympas qui nous font même goûter leur boisson dans leur verre : crème de mezcal ! Un dernier petit tacos al pastor pris près du terminal, puis, c’est parti pour dix heures de bus que nous appréhendons un peu.

19 janvier

Nos appréhensions pour cette nuit de sommeil n’étaient pas fondées. Nous avons très bien dormi dans le bus et il me faut même réveiller Sandrine en arrivant à Tuxtla ! Il faut dire qu’on avait tout prévu. Nous avions dérobé les couvertures Air France lors de notre vol aller, ainsi que les caches yeux et les boules quies afin de nous prémunir contre le froid, le bruit et la lumière… Après une petite toilette rapide dans les sanitaires du terminal, nous prenons un taxi qui nous emmène directement à Chiapa de Corzo. Il n’y a en effet pas de navette collectivo à partir du terminal de bus… Chiapa de Corzo est le lieu de départ des excursions pour le canyon del Sumidero. Et là encore, bien que nous soyons un lundi, une fête se prépare ! Le Mexique doit être le pays où il y a le plus de fêtes au monde ! Nous achetons notre petit déjeuner au supermarché du coin et commençons à descendre vers les quais de la rivière, le Rio Grivalva. Arrivés sur place, c’est le calme plat ; il est 9 heures. On achète nos billets qui sont plus chers que prévu (150 pesos par personne) et on nous indique alors qu’il faut être au minimum 15 pour que l’embarcation puisse partir (sur 22 places possibles). Nous sommes les 2 et 3ème candidats sur la liste… Nous ne prendrons le départ qu’à 10h45 !! J’en ai beaucoup voulu aux gérants pour ce temps perdu. Ce n’est pas trop pour l’attente mais plutôt à cause de leurs mensonges. Au fur et à mesure que les gens s’inscrivaient, je les additionnais à la liste. Et lorsque nous avons enfin atteint le nombre, comme personne ne bougeait, je suis allé leur demander si nous partions. Ils m’ont répondu qu’il fallait patienter un peu car nous n’étions que 14. De nouveaux clients arrivent et s’inscrivent. Sandrine va à son tour leur demander : même réponse, nous ne sommes que 14 ! Et nous, on patiente… Lorsque nous embarquons enfin, nous sommes bien évidemment… 22 à bord…

Bref, nous partons à bord d’un bateau à grande vitesse et pénétrons dans le canyon. Après quelques minutes, le pilote fait une grande embardée et approche du rivage sur lequel un crocodile se fait dorer la pilule… Puis, pendant près d’une heure, nous parcourons cet impressionnant couloir rocheux qui, à la longue, présente un panorama un peu répétitif. Seules originalités, une grotte (très sales) où l’on peut voir une statue de la Vierge, et l’arbre de Noël, concrétions rocheuses formées le long de la falaise par l’écoulement d’une source d’eau déposant son calcaire ; le tout prenant la forme d’un sapin. Autre mauvaise surprise de la part de l’agence de l’excursion : au bout du canyon, il y a un restaurant au bord de l’eau et notre bateau y fait un arrêt pendant une heure afin de nous inciter à y déjeuner. Sans commentaire… Le retour s’effectuera d’une seule traite ; la lumière étant d’ailleurs meilleure qu’à l’aller. Pour résumer, le canyon est sympa mais ne justifie peut-être pas un détour. C’est cher et on peut y perdre beaucoup de temps, surtout en passant par cette agence : Rojas. Il est maintenant 14 heures. Nous nous précipitons dans un restaurant de Chiapa de Corzo, situé sur la place où la fête bat désormais son plein. Le repas est bon et agréable jusqu’au moment où commence, juste devant le restaurant, un concours de diction. Plusieurs hommes se succèdent pour lire le plus vite possible, chacun leur tour, les mêmes phrases répétitives en hurlant dans un haut parleur… Cela durera tout le repas et on ne pourra pratiquement pas se parler. Cette journée est maudite !

Comme il n’y a pas de collectivo pour San Cristobal à partir de cette petite ville de Chiapa, nous décidons de ne pas repasser par Tuxtla et négocions un taxi direct jusqu’à notre destination afin de gagner du temps (on en a perdu assez comme ça). On conclut l’affaire à 300 pesos et c’est parti pour ¾ heure de route. La dite route permet de prendre de l’altitude pour nous emmener jusqu’à 2400 mètres d’altitude. Progressivement, on change de végétation pour arriver dans un paysage digne des Vosges ! Une fois arrivés à San Cristobal située pour sa part à 2200 mètres d’altitude, nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel Los Camellos tenu par un couple de français bien sympas. Nous nous dépêchons ensuite de filer en ville afin de se donner un premier aperçu de cette ville tellement vantée par les guides et internautes. Pour faire simple, la magie n’a pas opéré ; pour l’instant, en tout cas. On se prononcera demain, après avoir approfondi la visite. Une petite sieste à notre hôtel, repère des routards de passage, puis vient le moment de se trouver un bon petit resto. Ce sera le cas au Gato Gordo où on mange très bien… et pour pas cher ; le tout, en écoutant de la bonne musique en live. En sortant, la nuit est complètement tombée, la température aussi. On supporte très bien nos polaires. De retour à notre chambre, une petite douche très rapide car froide… et au lit ! Ca caille un peu !

20 janvier

Réveil vers 8 heures, douche un peu froide, et départ pour la visite de la ville. Avant cela, nous déposons notre linge sale à la laverie au coin de la rue où on nous facture 10 pesos par kilo déposé : 4 kilos de linge à laver et à repasser nous coûteront donc 40 pesos, c’est-à-dire 2,5 euros ! Cela ne vaut pas le coup de s’en passer ! On profite du magnifique ciel bleu qui nous accompagne pour prendre des photos de cette ville aux couleurs vives. Après avoir acheté nos traditionnelles pâtisseries en guise de petit déjeuner, nous nous rendons sur le grand marché qui, selon le guide du Routard, est peut-être le plus typique du Mexique. Petit bain de foule parmi les indiens des villages alentours : couleurs, odeurs, … tout est là pour le dépaysement. C’est fou le mal que se donnent les vendeurs à empiler leur fruits ! Leurs étales n’en sont que plus belles ! Cette visite incontournable fut vraiment dépaysante. Toutefois, nous avons préféré le marché de Tlacolula situé près de Oaxaca. Un grand verre de jus d’orange pris dans un bui-bui, puis nous nous rendons cette fois-ci sur le marché artisanal afin d’y faire quelques achats. On y trouve les fameux tissus mexicains très colorés ainsi que de nombreux autres produits tels que des sacs, des vêtements locaux, des hamacs, des masques mayas, …C’est drôle, les indiens et indiennes refusent systématiquement qu’on les prenne en photo. Selon eux, une photo leur vole leur âme. Par contre, dès qu’on leur achète quelque chose, ils acceptent ! A méditer… Après avoir fait le tour de la ville, on est désormais en mesure de dire qu’elle est très belle et incontournable dans un circuit au Mexique. Toutefois, on y croise beaucoup de touristes de différents horizons. Des babas cool, des japonais, des européens… Beaucoup d’étrangers se sont d’ailleurs établis ici. Ce melting-pot fait que la ville perd un peu de son charme, contrairement à Oaxaca où on a croisé beaucoup plus d’autochtones. Oaxaca appartient encore aux mexicains… San Cristobal aux touristes…

L’étape suivante nous emmène à San Juan de Chamula, un petit village indien tzotzil connu surtout pour ce qui se pratique à l’intérieur de son église. Nous trouvons pour cela le lieu de départ des collectivos (près du marché artisanal) et prenons la route pour une quinzaine de minutes. Lors de la planification de notre circuit, j’avais organisé les étapes autour de cette journée du 20 janvier à San Juan de Chamula où on y fête la San Sebastien. En y arrivant, nous ne sommes pas déçus, la ville est en ébullition ! En plus du marché sur la place principale, nous voyons de nombreuses processions à pied ou à cheval, les habitants étant tous en tenue traditionnelle : les hommes arborent tous des ponchos en peau de chèvre blanche et un chapeau de cow-boy. Les femmes, quant à elles, sont vêtues d’une longue jupe en peau de chèvre noire et d’un chemisier coloré. Leurs longs cheveux noirs sont tressés avec des rubans de couleur. Nous sommes pratiquement les seuls touristes et sommes ravis de participer à cet événement où l’ambiance est irréelle… Des groupes de musique jouent un peu partout. Les hommes dansent (bizarrement). Des pétards et feux d’artifice se font entendre. Il y a des caisses de Coca Cola partout ! Nous trouvons l’office du tourisme afin d’y acquérir les droits d’entrer pour pouvoir visiter la fameuse église (20 pesos par personne). A notre surprise, c’est un garçon d’une dizaine d’années qui est au comptoir ! Le bougre essaie même de nous rouler sur la monnaie…

Une fois à l’intérieur, c’est une ambiance mystique qui nous accueille. Pas de banc. Le sol est jonché d’épines de pin et de nombreuses petites bougies. Les gens sont agenouillés et marmonnent leurs prières. A côté d’eux, on retrouve de nombreuses bouteilles de Coca Cola leur permettant d’éructer afin d’évacuer le mal de leur corps ! Sur les côtés, on peut voir de nombreuses « poupées » habillées en tenues religieuses… Tout cela dans une odeur d’encens très forte. Sandrine a même failli perdre sa lentille de contact, tant l’air à l’intérieur était sec : tout un drame ! Cet endroit nous intrigue beaucoup. Il y règne une ambiance qu’on ne peut voir nulle part ailleurs… En sortant, nous nous asseyons sur le côté de la place et observons attentivement le comportement hors du commun des personnes devant nous. Des hommes sont en ligne. D’autres passent devant eux et leur touche le ventre. En échange, on leur remet une bouteille de Coca Cola (il est partout ici !) vide qu’ils emmènent dans l’église… Ne me demandez pas pourquoi, nous n’avons pas tout compris ! Après ça, nous flânons parmi les étales du marché et y achetons quelques souvenirs. Ensuite, retour à San Cristobal en collectivo où nous faisons la connaissance d’une touriste chilienne et d’un mexicain du coin qui tente d’entrer péniblement en contact avec nous, ce qui nous fait bien rire (il nous demanda une bonne dizaine de fois notre nom). A peine arrivés, nous nous rendons à la Salsa Verde afin d’y manger quelques tacos al pastor (pour moi) et une salade « especial » (pour Sandrine). Ensuite, direction le zocalo afin de profiter de la bonne lumière qui donne sur la cathédrale, puis, nous nous rendons à l’église Santa Lucia, magnifique, qui ne figure pourtant pas dans le guide du Routard. Nous consacrons notre fin d’après-midi à la réservation de notre excursion de demain (240 pesos par personne - Agua azul, Misol Ha et route vers Palenque), à la récupération de notre linge et à l’ascension de la colline en haut de laquelle se trouve l’église de la Guadalupe. Une petite sieste pour Sandrine, écriture du carnet pour moi au son de la voix d’une routarde dans la cour qui pousse (très bien) la chansonnette, il est maintenant temps d’aller prendre notre repas du soir. Nous choisissons le Madre Tierra. Le restaurant nous plait bien, le cadre est sympa et nous y mangeons de très bonnes lasagnes ; ça change un peu de la nourriture mexicaine ! L’addition est très légère… Une bonne adresse ! Sur le retour, on achète des pâtisseries bios dans la boutique juste à côté pour notre petit déjeuner de demain (4 pâtisseries pour 17 pesos – 1 euro). Il faut désormais vite aller dormir car la journée de demain va être chargée !

21 janvier

Le réveil est rude ce matin car il faut être prêt pour 6 heures, heure à laquelle on vient nous chercher pour nous emmener à Palenque. Après avoir regardé les tarifs des bus et le temps de transport, comparé avec l’option collectivo, nous avons opté pour l’excursion via une agence. Nous ne sommes pourtant pas enclins à voyager en circuit organisé, mais cette option nous revient moins chère, c’est plus rapide et cela nous permettra de visiter Agua Azul et Misol-Ha situés sur la route. Vers 6h30, nous décollons de San Cristobal dans un minibus conduit par un chauffeur assez nerveux (sa boîte de vitesse ne tiendra pas longtemps…). A bord, des mexicains, des espagnols, des anglais, des italiens… et nous ! Lorsqu’on quitte San Cristobal, on traverse à nouveau des paysages de montagnes. Et qui dit montagnes… dit virages ! Deux arrêts « vomis » seront donc nécessaires (ils sont fragiles ces espagnols !). 1h30 plus tard, nous faisons une pause à Ocosingo pour le petit déjeuner. Nous mangeons donc les viennoiseries achetées la veille. Puis, encore 1h30 de route pour arriver enfin à Agua Azul. Là, la végétation se transforme. On passe des pins aux palmiers, bananiers et autres palétuviers… En d’autres termes, le paysage est très beau. Malgré la zone vierge traversée, on voit en bord de route de jeunes indiens allant à l’école, d’autres, plus vieux, portent de lourds fagots de bois, … Cette portion est de ce fait très dépaysante et passe très vite.

Nous arrivons à une barrière qui nous empêche l’accès au site. Le chauffeur descend et paie nos droits d’entrée. Quelques centaines de mètres plus loin, rebelote… En fait, le premier arrêt était destiné à payer de façon non officielle le droit d’accéder au site à des indiens locaux… N’ayant pas plu dans la région ces derniers jours, Agua Azul devrait bel et bien être « azul ». En arrivant sur place, c’est bien une magnifique couleur turquoise qu’on aperçoit. Les cascades sont vraiment très belles, au milieu d’une végétation dense. En plus, nous avons de la chance, le soleil nous accompagne. Nous parcourons le sentier qui longe la rivière en contemplant cette succession de cascades et de vasques. Nous nous éloignons ainsi de la partie basse du site où sont situés les boutiques et restaurants à touristes. Nous sommes maintenant seuls. Sans attendre, j’hôte mes vêtements et plonge dans cette eau translucide… et super bonne ! En regardant autour de moi, je ne vois que végétation exubérante et cette rivière couleur turquoise. Le pied ! Au final, j’ai adoré Agua Azul er regrette de ne pas avoir pu y rester plus longtemps (seulement 1h30). Bizarrement, Sandrine ne partage pas pleinement cet avis et n’a trouvé l’endroit que « sympa ». 45 minutes de minibus plus tard, nous arrivons cette fois-ci à la cascade Misol-Ha. Nous n’avons que 30 minutes à notre disposition. Au final, ce sera suffisant pour contempler cette haute chute d’eau. L’intérêt de celle-ci, c’est qu’il est possible, en empruntant un sentier à travers la végétation, de s’en approcher, et même de passer derrière. Brumisateur naturel garanti ! Nous ne sommes désormais plus très loin de Palenque. Seul reproche que je peux faire à ces paysages : la déforestation de la jungle du Chiapas est ici très visible ; la forêt épaisse et dépaysante fait de plus en plus place à des parcelles de culture du maïs. C’est un peu dommage ! Le minibus nous dépose directement à l’entrée du site d’El Panchan où nous avons prévu de dormir. Nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de l’entrée du site de Palenque que nous visiterons tranquillement demain matin. Le reste du groupe, pour sa part, continue son chemin vers le site et rentrera dans la soirée à San Cristobal. A ce propos, le chauffeur n’a pas compris que nous étions arrivés et nous demande de descendre en nous disant qu’il repassera dans une dizaine de minutes pour nous emmener à notre hôtel. Le problème, c’est qu’il est reparti avec notre sac… En attendant son retour, nous discutons avec trois jeunes français également installés à El Panchan.

El Panchan est un endroit vraiment sympa pour les routards de passage. Dans la jungle sont disséminés des bâtiments en dur et des cabanes au confort précaire appartenant à plusieurs établissements. Mais il est déjà 14 heures et avant toute prospection pour un logement (aucun établissement ne prend de réservation), nous voulons manger. Le seul resto du coin, c’est le Don Mucho, avec terrasse donnant sur la jungle. Un petit poulet, frites, mayonnaise très typique fera l’affaire… Ensuite, nous visitons tout d’abord le Chato’s cabanas que j’avais initialement retenu dans le Routard. Bof… Puis, Ed & Margarita, Rakshitas, … Je ne retrouve pas ce que j’avais imaginé en lisant d’autres carnets de voyage… Puis, nous arrivons au Jungle Palace. On y trouve de petites cabanes en bois, au bord d’un ruisseau, avec terrasses surplombant ce petit cours d’eau. Et les moustiques me direz-vous ! Et bien, il n’y en a pas à cette époque ! Banco, nous en prenons une (la Canela) ! Cette chambre est vraiment géniale : pas de vitre, seulement des ouvertures avec moustiquaires, ce qui permet d’être au contact de la flore et de la faune. Et tout ça pour 120 pesos pour deux (7 euros). Et niveau faune, il y a ce qu’il faut ! Dans les arbres autour de nous, on peut voir des ménates, d’autres oiseaux multicolores, … et des singes hurleurs qui se baladent d’arbres en arbres en mangeant des feuilles. C’est sûr, le coin va ma plaire ! Pendant que Sandrine fait une sieste au son du clapotis de la rivière et des cris d’oiseaux, je m’installe sur la terrasse afin d’y écrire ce carnet. J’ai du mal à me concentrer, mon regard étant continuellement attiré par le spectacle de la nature qui s’offre à moi. En soirée, nous prenons un repas au Don Mucho où il règne une ambiance tropicale vraiment sympa. J’ai eu le malheur de donner un morceau de viande au chien du restaurant… Il ne me quitte plus… Avant de nous endormir, une petite bière prise sur la terrasse de notre luxueuse chambre, puis, au lit…

22 janvier

La nuit s’est bien passée. Le réveil au levé du jour sur la jungle : Magnifique ! Seul point négatif, il a fait un peu frais en fin de nuit. On se couvrira plus la nuit prochaine. Le cadre est toujours aussi beau au levé du jour… Nous nous préparons et partons pour la visite du site de Palenque. Un arrêt au traditionnel Don Mucho pour le petit déjeuner et on embarque à bord du premier collectivo qui passe (10 pesos par personne). On paie dans un premier temps la taxe pour la sauvegarde du parc naturel (22 pesos), puis le ticket d’entrée du site maya (40 pesos). C’est parti pour la visite de ce fameux site niché au cœur de la jungle du Chiapas. On adore cette visite dès les premières vues sur les pyramides. Les temples, situés pour chacun d’eux sur une petite colline, émergent au milieu de la végétation luxuriante. Rien à voir avec Teotihuacan où l’herbe rase était jaunie par le soleil ! L’ensemble est encore bien conservé. Nous escaladons chaque édifice accessible au public. Malheureusement, la pyramide majeure, c’est-à-dire le Temple des Inscriptions où a été retrouvé le tombeau du roi Pakal, ne peut plus être visité… Nous sommes à l’intérieur du Palais lorsque nous entendons, venant de la jungle, le rugissement inquiétant de plusieurs animaux féroces : Puma, tigre, … ? Il s’agit en fait des cris caractéristiques des singes hurleurs, ceux-là même que nous avons contemplé hier, dans les arbres autour de notre cabane. Je savais que ces cris étaient puissants et rauques mais cela surprend tout de même la première fois qu’on en entend… Une fois la visite des sites mis à jour terminée, nous empruntons le sentier permettant de gagner le musée du site à travers la jungle. Sur le chemin, on passe en revue des constructions mineures, ainsi que la jolie cascade de Palenque. Quant au musée, il est moderne et met très bien en valeur les belles pièces trouvées sur le site. Le clou de la visite, c’est le tombeau du roi Pakal, seul, dans une pièce reconstituée à l’identique par rapport à l’intérieur du Temple des inscriptions.

C’est terminé, un collectivo nous emmène maintenant au centre ville de Palenque afin d’y préparer la suite de notre circuit. Nous nous rendons dans l’agence Kichan Bajlum afin d’y réserver l’excursion de Yaxchilan et Bonampak de demain, appelons mes parents et notre fille et prenons notre repas dans une petite cantina familiale. Sandrine veut absolument du riz (ah, les envies de femme enceinte…) et commande donc le seul plat en contenant sur le menu. Lorsque l’assiette arrive… pas de riz. On demande alors à la patronne s’il n’y a pas d’erreur, sa réponse nous laisse sans voix : « Je n’ai pas de paquet de riz entamé. Je ne vais pas en ouvrir un pour un seul plat ! » On ne laissera pas de pourboire… (et dommage qu’on ne sache pas mieux que ça exprimer notre mécontentement en espagnol…). Avant de poursuivre notre programme, il nous faut acheter nos billets de bus pour Merida. Après avoir éviter une nouvelle arnaque sur la monnaie rendue au terminal, nous cherchons désormais une banque que nous trouvons… au fond d’un magasin d’électroménager ! Nous y retirons ainsi l’argent nécessaire pour la fin de notre séjour. Pour cet après-midi, j’ai prévu de retourner sur le site des ruines de Palenque. Il faut savoir que seule une petite partie de l’ancienne cité a pour l’instant été restaurée. La majorité de cette ville abandonnée est donc encore enfouie sous la végétation. Je veux donc m’aventurer dans la jungle afin d’y découvrir ses secrets. Après quelques recherches sur le net et quelques échanges avec sur « Voyages Forum », je décide d’entreprendre la petite randonnée menant au Templo Olvidado. Sur le parking du site, je demande aux guides présents où se situe le début de cette randonnée. Ils nous découragent vivement à entreprendre seuls cette petite virée prétextant que nous allons nous perdre. Et comme par hasard, ils nous proposent leurs services pour la modique somme de 850 pesos (mais comme nous sommes sympas, cela descend rapidement à 450…). Cela a pour effet de décourager Sandrine, peu téméraire, qu’il me faut remotiver. Bref, on trouve seuls le début du sentier et nous voilà, après quelques dizaines de mètres, au cœur de la jungle. Quelques minutes de marche plus tard, nous sommes entourés de singes hurleurs se balançant de branches en branches, … lorsque soudain, il se met à pleuvoir. C’est bizarre, le ciel est pourtant bleu… Non ! C’est un singe qui tente de nous pisser dessus ! Puis, ce sont des bombes de déjection qui tombent de tous les côtés… Taquin ces singes ! Ecroulés de rire, nous prenons nos jambes à nos cous et débarrassons le plancher ! Nous croisons ensuite un couple accompagné d’un guide. Nous leur demandons notre chemin. Le guide nous ressort le discours habituel… Par contre, il est contredit par l’homme qu’il accompagne et qui nous explique dans un très bon français comment parvenir au temple. Voici donc son explication qui nous a permis de trouver ce temple et qui pourra également vous aider : Tout d’abord, vous trouverez l’entrée de la randonnée à droite, en arrivant sur le parking du site des ruines. Puis, tout droit jusqu’à ce que le chemin principal se sépare en deux : prenez à gauche ! Marchez pendant 15 minutes jusqu’à un bandeau orange accroché à un arbre à côté duquel un petit chemin part vers la gauche. Prenez-le. 10 minutes après, le temple est en vue. Et voilà comment des Indiana Jones des temps modernes ont découvert un temple non encore mis à jour ! A notre retour au parking, dommage que les guides ne soient plus là ; je me serais fait un plaisir de leur montrer nos photos de nous, posant devant le temple… Pour résumer, il est possible de trouver assez facilement ce temple et la promenade est vraiment sympa (attention aux bombes). Dans le collectivo du retour, nous croisons des français arrivant du Guatemala… Ensuite, nos habitudes quotidiennes : douche, bière sur notre terrasse, repas au Don Mucho, dodo, …

23 janvier

Quel coup de speed au réveil ! Le minibus de l’agence doit passer nous prendre à l’entrée d’El Panchan à 6 heures. Sandrine s’est donc chargée de mettre le réveil pour 5h30. Le jour se lève sur la jungle et atteint notre cabane. Cela me réveille : « Comme c’est bizarre, il n’est pas encore 5h30 et le soleil se lève déjà… Je vais aller vérifier l’heure… : 6h15 !!! » La panique ! « Sandrine, debout ! » Je mets un pantalon, enfile mes chaussures et cours un 100 mètres aussi vite que possible, 30 secondes après m’être levé. Le van est là et nous attend : « I’ve a problem, I come back with my bag… and my wife ! » Deux minutes plus tard, je reviens au minibus, chargé de nos bagages. En y montant, il n’y a qu’un autre couple, et surprise…, il s’agit du couple que nous avons croisé hier dans la jungle et qui nous avait aidé à trouver le temple d’Olvidado. Ils sont mexicains, habitent Mexico et s’appellent Linda et Miguel. Lui, parle très bien français… Après une heure de route à travers un épais brouillard, nous nous arrêtons pour le petit déjeuner dans un restaurant où toutes les agences d’excursions ont leurs habitudes. Copieux et très bon (je poursuis ma cure de jus d’oranges pressées). 1h30 sont ensuite nécessaires pour gagner les abords du fleuve Usumancita qui marque la frontière du Mexique avec le Guatemala. Les paysages traversés sont sympas, sans plus. Disons que je m’attendais à quelque chose de plus sauvage… Arrivés sur place, nous montons à bord d’une lancha, longue pirogue à moteur, et descendons le fleuve durant 45 minutes. A gauche, le Mexique, à droite, le Guatemala. Ce mode de transport pour gagner le site de Yaxchilan est incontournable, celui-ci étant situé au milieu de la forêt vierge, non accessible par la route. La descente de cette rivière boueuse est vraiment agréable. Nous ne croisons pratiquement personne, assis dans notre pirogue, sur un fleuve boueux, au milieu de la jungle impénétrable… Cela nous procure un sentiment d’aventure ! Le temps passe très vite et nous arrivons à destination. Nous quittons notre embarcation et pénétrons dans la forêt pour enfin apercevoir les premiers édifices de cette cité perdue. A Palenque, les temples étaient entretenus. Ici, une mousse verte recouvre les constructions, la végétation est omniprésente, les singes hurleurs sont nombreux… On a plus l’impression de découverte que sur les autres sites déjà visités. De plus, nous ne sommes qu’une grosse dizaine de visiteurs en ce jour…Deux heures sont nécessaires pour effectuer le tour de cette cité maya qui constituait à l’époque une étape intermédiaire sur le chemin entre Palenque et Tikal, au Guatemala. Il est maintenant temps de regagner notre pirogue afin d’effectuer le chemin du retour. En route, nous apercevons un bébé crocodile, immobile, sur une berge. Après ça, de retour à la civilisation, nous allons déjeuner dans un très beau restaurant (bois et palmes) en compagnie du couple de mexicains. Une discussion s’engage alors sur la France, ces derniers y étant déjà allés plusieurs fois. Notre chauffeur nous rejoint et nous reprenons la route pour gagner, cette fois-ci, Bonampak, autre cité maya. Après quelques minutes, notre véhicule s’immobilise sur un parking. Il nous faut changer de van pour nous faire conduire sur place par un indien lacandon, la cité étant située sur leur territoire. De nombreux enfants lacandons sont présents. Ils sont reconnaissables à leur longue chevelure et à leur faciès atypique. Nous partageons d’ailleurs avec eux le reste de nos cookies achetés à Phoenix ! Une fois sur le site de Bonampak, celui-ci ne nous impressionne pas de par ses édifices. L’intérêt de cette visite porte sur les trois salles intérieures où on peut contempler de belles fresques aux couleurs éclatantes. De retour vers la sortie, nos compagnons mexicains procèdent à un rituel étrange auquel ils nous convient. Avec eux, nous posons nos mains sur un arbre afin de ressentir l’énergie qui en émane. Ils nous avouent à ce propos être adeptes d’ésotérisme. Bon, on y croit ou pas… Personnellement, je n’ai rien ressenti (à part peut-être les fourmis qui en ont profité pour me grimper dessus…).

La route du retour se passe sans problème. Nous arrivons à Palenque à la nuit tombée. A cette heure, les singes hurleurs ont certainement repris possession des ruines de Yaxchilan empruntées pour quelques heures par les humains curieux que nous sommes… Il est 18 heures et notre bus de nuit pour Merida ne part qu’à 23h30. Nous passerons donc la soirée sur une fête locale (encore une), assistant à des danses traditionnelles et joutes verbales typiques du Mexique. Ce qui nous amuse, c’est de voir comment les mexicains se battent pour obtenir une place assise pour ce spectacle… Puis, nous mangeons dans un restaurant très moyen pourtant indiqué dans le Routard : La Mexicana. Arrive ensuite notre bus où nous allons passer notre seconde nuit. Demain, Merida !

24 janvier

Une nouvelle fois, nous avons très bien dormi dans notre bus de la compagnie ADO qui nous a emmené jusqu’à Merida la blanche ! Nous arrivons vers 8 heures et décidons d’aller directement prendre notre petit déjeuner dans le centre ville. En route, nous faisons escale au terminal des bus 2ème classe (juste à côté du première classe) afin d’y acheter nos billets pour Chichen Itza prévu au programme de demain. Un bon jus d’oranges et une pâtisserie plus tard, nous nous rendons à notre hôtel : le « Trinidad ». Le patio intérieur est très beau, agrémenté de plantes et de hamacs. Par contre, notre chambre est austère ; la moins belle depuis le début de notre périple. Tant pis, nous n’y sommes que pour une nuit… Après une petite douche où il y a déjà de nombreux co-locataires (moustiques), nous partons visiter la ville. Nous commençons par le marché. Celui-ci ne nous paraît pas exceptionnel, surtout en comparaison avec ceux que nous avons déjà eu la chance de visiter. Beaucoup d’odeurs nauséabondes : poissons et viandes attendant les acheteurs en se faisant une petite bronzette…Bizarrement, nous ne voyons pas de vendeur de hamacs, la ville étant pourtant la capitale mondiale de ce produit… Nous ressortons donc un peu déçus et nous dirigeons vers le zocalo, très agréable, entouré d’arches et de palais. Un petit tour au palais Gobierno (bâtiment tout vert), une petite photo de la cathédrale… il est déjà l’heure de manger ! La spécialité de la ville, ce sont les tortas, sortes de sandwichs locaux. Nous en prenons donc deux chacun dans l’échoppe où nous avons pris notre petit déjeuner ce matin. Après ça, une petite glace prise en terrasse sur le zocalo chez un glacier apparemment réputé. Nous y commandons deux boules chacun, ce qui a l’air de surprendre le serveur. On comprendra ensuite : les boules sont énormes ! Le prix également : 120 pesos ! Après nous être baladés dans cette ville agréable, nous retournons à l’hôtel pour nous prélasser au bord de la piscine. J’y passe un bon moment ; Sandrine la trouvant bien entendant trop froide… Retour à la chambre pour une bonne sieste avant de nous attaquer à la fête du samedi soir. En effet, nous avons fait un arrêt d’une journée spécialement pour cet événement ayant lieu tous les week-ends. Deux quartiers proposent ainsi des festivités. Dans le premier, on peut y voir un spectacle de musiques et danses locales. Dans le second, les restaurants investissent la rue où se produisent des artistes du coin. Le tout est bien sympa mais on s’attendait à un peu plus d’ambiance et de monde. Peut-être est-ce mieux le dimanche ? Nous ne le saurons pas… Une spécialité culinaire nous intrigue lors de notre balade : c’est une sorte de crêpe fourrée à l’édam et… au Nutella. Cela ne nous donne pas du tout envie bien que les mexicains ont l’air de s’en régaler… Pour revenir vers le zocalo, nous empruntons une calèche que nous croisons sur notre route. C’est un peu kitch mais la ballade fut agréable. Nous nous installons dans un bar branché où des mariachis poussent la chansonnette. C’est agréable d’être là, à manger des crêpes flambées et en sirotant une bonne margarita… Cette ville ne présente aucune particularité touristique. On aurait avec du recul, préféré passer cette journée dans un autre endroit. Toutefois, la journée fut reposante et la ville est agréable.

Avant de repartir vers notre hôtel, nous passons devant les magasins vendant les fameux hamacs de Merida. Nous y entrons donc afin d’y voir ces hamacs de plis près. Aussitôt entrés, le vendeur se met à nous faire essayer, différents modèles, discuter, négocier, … On arrive au modèle de luxe, triple, en sisal. Il nous annonce un prix de 1200 pesos ! Après un bon quart d’heure de négociation, on parvient à faire descendre le prix à 400 pesos. Allez, nous n’avions pas forcément prévu d’en acheter un mais cela nous fera un souvenir… Nous finissons par nous endormir vers 23h30, sur le souvenir d’une ville agréable mais pas incontournable dans un circuit au Mexique.

25 janvier

Le réveil sonne bien cette fois-ci (contrairement à avant-hier). Nous sommes donc debout à 6 heures, ce qui nous laisse une heure avant de prendre notre bus pour Chichen Itza. Petite toilette, petites viennoiseries et petite marche jusqu’au terminal…. Et c’est parti pour 2h30 de bus. Pendant le trajet, le chauffeur s’occupe de tout, sauf de la route. Il envoie des SMS, compte les pièces qu’il a dans son porte-monnaie, … Le trajet nous semble interminable. Cela provient certainement du fait qu’on s’arrête toutes les cinq minutes pour prendre ou faire descendre quelqu’un. Nous arrivons tout de même sur place à 9h45 et achetons aussitôt nos tickets d’entrée. Les prix ont apparemment fortement augmenté par rapport au prix annoncé dans le Routard de l’année : 111 pesos par personne au lieu des 95 indiqués. De façon générale, les prix constatés sont souvent supérieurs à ce qui est précisé dans les guides ou sur le net…

Ouf, nous sommes visiblement arrivés sur place avant que les nombreux bus n’arrivent de Cancun et ne déversent leurs américains ! Cela paie de se lever tôt ! Nous sommes presque seuls pour contempler le Castillo sous un soleil radieux. Cette pyramide tient ses promesses ; elle est majestueuse, aux lignes harmonieuses, trônant au milieu d’une immense place. Nous nous installons face à elle et lisons sa description et son histoire dans le Guide Bleu. Nous partons ensuite vers le cenote où de nombreuses personnes furent jetées en sacrifice. De retour sur la place principale, nous constatons les dégâts : nous sommes désormais à Disneyland ! Il y a foule ! S’ensuivent les visites du jeu de pelote, du temple aux mille colonnes, du temple des Nonnes, du mur des Crânes et autres temples secondaires. Mais attention, lorsque je dis « visite », cela signifie qu’on regarde le temple de loin. Et c’est un petit coup de gueule que je pousse là : Il n’est possible de visiter aucun des édifices de Chichen Itza. On ne peut les contempler que de l’extérieur ; et ce, malgré le prix galopant des droits d’entrée. Malgré tout, Chichen Itza restera pour nous un très bon souvenir et vaut pleinement le déplacement. N’est pas « Merveille du Monde » qui veut ! A ce propos, il est indiqué partout, aux abords du site que Chichen Itza fait parti des sept merveilles du monde moderne, au cas où vous l’auriez oublié… En attendant notre bus pour Tulum, nous appelons notre fille et mangeons au restaurant du site. Bizarrement, les prix ne sont pas exagérés comme on aurait pu le craindre et nous y dégustons des spécialités yucatèques très bonnes. 14h30, c’est l’heure de notre bus qui nous conduit en 2h30 à notre lieu de villégiature, Tulum, où nous avons prévu de passer les trois derniers jours de notre voyage afin de nous y reposer un peu. Sur place, un taxi nous emmène à notre hôtel, Papaya Playa, situé en bord de plage. Il va falloir s’habituer à ce mode de transport. Ici, les taxis ont le monopole de la route de bord de mer…

J’ai réservé via internet trois nuits au Papaya Playa et espère que le site correspondra aux photos et à nos attentes. Dès notre arrivée, nous sommes conquis ! L’endroit est paradisiaque ! Sur une plage de sable blanc bordée de nombreux cocotiers sont disposées des cabanes en bois aux toits de palmes. Nous sommes très, très loin de Mexico… Pour l’anecdote, nous sommes situés à côté de l’hôtel Diamante K où eu lieu le tournage des émissions « L’île de la tentation ». Quant à l’intérieur des cabanes, c’est sommaire mais très propre. Un lit entouré d’une moustiquaire, une petite table, une chaise. Par contre, notre fenêtre donne sur une vue magnifique : le bleu turquoise de la mer des Caraïbe. Cet endroit va nous plaire !

Nous faisons le tour des lieux et allons ensuite nous installer sur les lits suspendus mis à notre disposition sur la plage. Après une petite sieste, nous nous dirigeons vers le restaurant de l’hôtel. On y mange de bonnes salades malgré les prix supérieurs à ce qu’on a connu dans les autres villes déjà traversées. Mais bon, on savait très bien qu’en venant au Quintana Roo, sur la côte, les prix seraient plus élevés. Le repas fut perturbé par de nombreuses coupures électriques pour au final, se terminer aux chandelles… Après ça, nous terminerons la soirée dans un canapé, face à la mer, à siroter une bonne bière, en discutant avec un autre couple (Andy, allemand, et Dita, Tchèque) que nous avions souvent vu dans d’autres villes, tout au long de notre parcours… Là, nous nous endormons, dans notre cabane, au son des vagues venant s’échouer à quelques mètres de nous…

26 janvier

Pas de réveil qui sonne ce matin, c’est le bruit de la mer et le soleil levant qui viennent nous ouvrir les yeux… Une petite brise fait bouger la moustiquaire… C’est le rêve ! Pendant que Sandrine tarde à se lever, je vais me balader sur la plage déserte afin de profiter de ce paradis pour moi tout seul. Ensuite, un petit bain de mer : l’eau n’est qu’à 29° ! Petit déjeuner pris à l’hôtel, douche, puis vers 9 heures, nous prenons un taxi (40 pesos) en direction du site archéologique de Tulum, situé à 4 kilomètres de notre cabane. J’attendais beaucoup de cette visite, surtout pour la vue magnifique sur la mer qu’on a du site. En effet, ce n’est pas tant le site maya en lui-même qui vaut le déplacement, c’est surtout sa situation. La pyramide principale surplombe du haut de son promontoire rocheux la mer turquoise des Caraïbes. Et juste en dessous, une des plus belle plages au monde. Je n’ai vraiment pas été déçu. Les couleurs sont éclatantes : d’un côté, la mer turquoise, de l’autre, le vert de la végétation où se prélassent de nombreux iguanes qui ne se font pas prier pour poser pour les photos. Que c’est agréable de sa balader ici ! Je prends de nombreuses photos et m’extasie sur chaque point de vue. Nous descendons ensuite sur la plage jusqu’à présent déserte. Y a-t-il une heure d’ouverture ? Ou un quota de personnes à respecter. Une fois en bas, accompagnés par d’autres touristes, on s’aperçoit qu’un gardien bloque désormais l’accès à des visiteurs désireux de nous rejoindre… En tout cas, nous sommes en bas et en profitons pleinement. Se baigner ici est génial. Je n’oublierai jamais ces moments passés sur ce site qui a tenu touts ses promesses.

Après avoir quitter le site (avec du mal), nous allons vers le centre commercial au bout de la rue. Nous y voyons d’ailleurs des touristes attendant une navette afin de se rendre au site maya situé à… 500 mètres : bande de feignants ! Là, on assiste également à un spectacle de voladores se laissant tournoyer au bout d’une corde, la tête vers le bas à une vingtaine de mètres du sol. Ce rite est traditionnellement exécuté par les totonaques… alors que nous sommes au pays des mayas ! Ce n’est pas grave, la plupart des touristes n’y verront que du feu… Le spectacle est sympa même si bien sûr, rien n’est gratuit… Ensuite, bière, guacamole et gambas sont au menu de notre déjeuner pris dans un petit restaurant sur place. L’addition est salée puisque cela correspond au budget qu’on avait dans les autres villes pour tous les repas d’une journée ! Et comme souvent, le gérant tente de nous arnaquer sur la monnaie ! On ne nous la fait pas !

Le programme de l’après-midi nous mène jusqu’au Gran Cenote situé à quelques kilomètres de Tulum. Là-bas, l’entrée est de 100 pesos par personne ! En plus de ça, il convient d’ajouter la location d’un masque et d’un tuba : 60 pesos supplémentaires ! C’est de l’arnaque organisée… Heureusement que le site, lui, vaut le coup. Nous nous extasions, une nouvelle fois, sur la beauté de ce trou d’eau douce : eau translucide, stalactites, stalagmites, … En surface, nous avons l’impression de barboter dans 2 mètres d’eau sur une surface d’une cinquantaine de mètres carrés. Il n’en est rien. Une fois sous l’eau, c’est un tout autre spectacle que les photos ne peuvent montrer. Les parois cachent des enclaves sous-marines où il est possible de se faufiler. Là, nous sommes au dessus d’une vingtaine de mètres d’eau translucide où naviguent de nombreux poissons. Sandrine, très téméraire ne s’y aventure pas trop. Pour ma part, je suis ravi est reste là à nager de longues minutes. Pour revenir vers notre hôtel, nous décidons de boycotter les taxis et commençons par faire du stop. Un kilomètre, deux kilomètres, … et toujours personne daignant nous prendre… Beaucoup de voitures de mexicains ou de touristes nous passe pourtant devant… Nous sommes donc déçu et finissons par nous rabattre… sur un taxi passant par là… Nous consacrons ensuite la fin d’après-midi à la plage de notre cabane. Lit suspendu sur la plage face à la mer… c’est un endroit parfait pour écrire notre carnet de voyage. Il est 18 heures, la nuit commence à tomber. Après une petite sieste et un repas pris au restaurant de l’hôtel, nous partons nous promener sur la plage, au clair de lune… C’est romantique… Allez, c’est parti pour une nouvelle nuit dans notre cabane…

27 janvier

La nuit n’a pas été aussi bonne qu’hier. Vers minuit, le vent s’est fortement levé et il a plu. Bruit et humidité étaient donc au rendez-vous. Et au levé du jour, ce n’est pas mieux. Dehors, le ciel est plombé et il pleut fortement. Une véritable tempête tropicale ! Ce sera comme ça toute la journée ! Notre cabane commence même à prendre l’eau. Nous allons donc à la réception qui nous transfère aussitôt dans un autre cabanon plus luxueux, avec douche et toilettes. C’est toujours ça de gagné. Par contre, la journée d’aujourd’hui, elle, est perdue ! Il n’y a qu’en fin d’après-midi que le ciel nous permettra d’aller nous faire une balade sur la plage… Tant pis, nous avions prévu de passer la journée à Akumal, ce sera pour une prochaine fois… Après la balade, nous attrapons un taxi à la sortie de l’hôtel afin d’aller dîner en ville. Sur place, nous croisons Andy et Dita sortant de chez Charlie, un restaurant branché de Tulum. Et bien faisons de même… Pour la première fois, nous y mangeons du poisson. Le repas est délicieux. Le cadre est également sympa. Nous sommes installés en terrasse et un groupe met l’ambiance… jusqu’à ce qu’une averse nous tombe dessus. Avant de rentrer, une petite glace puis retour en taxi. Le chauffeur a l’air sérieux. Nous négocions donc avec lui le trajet pour le parc de Xel-Ha de demain matin. On se met d’accord pour 130 pesos ; le rendez-vous est donné pour 8h30.

28 janvier

Ca y est, c’est déjà notre dernière journée au Mexique. Demain, ce sera le grand retour en France, auprès de notre fille qui nous manque beaucoup. Pour finir ce voyage en beauté, nous avons prévu de passer la journée au parc Xel-Ha, situé à une vingtaine de kilomètres de Tulum, sur la route de Playa del Carmen. A 8h30 précise, nous procédons au check out de notre cabane. Un dernier regard sur cette plage et ces cabanes qui nous ont enchanté, et c’est l’attente de notre taxi qui commence. 8h45, personne. 9h, personne… Bon, c’en est trop, nous demandons à un taxi qui passe par là quel serait son prix pour nous emmener à Xel-Ha. Stoïquement, il nous annonce… 400 pesos !!! Mais il nous prend pour qui, lui ? Un second arrive. Celui-ci nous annonce 200 pesos. A force de négocier, nous concluons l’affaire à 130 pesos… 15 minutes plus tard, nous parvenons à l’entrée du parc. Xel-Ha est un lagon magnifique qui a été aménagé en lieu de détente pour les touristes de passage. En payant l’entrée, nous avons accès à l’équipement de snorkelling, aux vélos, aux transats, aux serviettes, aux douches, aux hamacs, à la crème solaire, aux bouées, aux canoës, … et à la nourriture ! Boissons et nourriture à volonté, de 9 heures à 18 heures ! L’entrée n’est par contre pas donnée. Nous nous acquittons en effet de 62,5 dollars US par personne. Mais après ça, tout est compris. Disons que c’était notre petite folie du séjour… Une fois à l’intérieur, nous ne le regrettons pas. Le lagon est MA-GNI-FIQUE ! Première étape, le petit déjeuner qui est gargantuesque… Ensuite, petite plongée en amoureux, main dans la main dans ce lagon où de nombreux poissons multicolores sont présents. Seul reproche, j’ai l’impression que l’eau est un peu huileuse. Cela doit provenir des crèmes solaires non bio dégradables de certains touristes ne respectant pas les consignes… Nous décidons après cette baignade de remonter la rivière à pied afin de la redescendre en bouées. Dans le parc qui entoure ce lagon, on peut voir de très nombreux iguanes pas farouches. En chemin, je me jette dans le lagon à l’eau translucide du haut d’un promontoire (environ 6 mètres). Le cadre est vraiment beau. Et dire que bientôt, nous remettrons pulls et manteaux… La descente du lagon est relaxante. Nous ne nous bousculons pas. Il n’y a pas trop de monde dans le parc. Ensuite, balades, baignades, canoë, vélo, … rythmeront notre journée… Sans oublier les repas et collations prises tout au long de la journée. Le clou de cette visite, ce fut ma baignade avec un lamentin. En fait, un enclos dans le lagon retient quelques lamantins que l’on peut distinguer du bord de l’eau. Il est possible de se rendre à la nage à proximité de l’enclos. Un lamantin est venu voir ce que je lui voulais et il est resté là, près de moi, pendant de longues minutes à me regarder, à se faire caresser…. Magique… Pour résumer cette journée, nous avons adoré ! Les photos parleront d’elles-mêmes. La suite du programme, c’est bus jusque Playa del Carmen où nous passerons la nuit à l’hôtel Colores Mexicanos. Mais avant ça, nous découvrons Playa qui n’a bien évidemment rien à voir avec les villes mexicaines traversées jusqu’à présent. Nous n’avons d’ailleurs plus l’impression d’être au Mexique. Cela ressemble à une ville du sud de la France pendant l’été. Les vendeurs ne s’adressent même plus à nous en espagnol. Ici, c’est l’anglais et le dollar qui font la loi. Heureusement, nous ne sommes ici que par commodité… même si l’ambiance qui y règne est agréable…

29 janvier

Voilà, c'est fini... Après avoir rendu les clefs de notre chambre, direction la plage pour y prendre notre dernier petit déjeuner (jus d'oranges fraîchement pressées et muffins au chocolat). La plage de Playa del Carmen est mignonne mais sans aucune mesure avec celles de Tulum où nous avons passé ces trois derniers jours. Il est maintenant l'heure de prendre notre bus direct jusqu'à l'aéroport de Cancun. Le reste s'est déroulé sans problème : enregistrement, avion jusque New York, vol ensuite jusque Paris. D'ailleurs, en arrivant en fin d'après-midi à New York, la ville est recouverte de neige. Quel contraste ! Nous avions 1h40 de transit à New York et craignions des difficultés pour attraper notre correspondance. Tout s'est bien passé, mis à part que nous avions en bagage à main une bouteille de mezcal achetée à l'aéroport de Cancun et que nous avons oublié de la remettre dans nos bagages en soute lors de la récupération de notre sac à dos à New York. Un douanier, très sympathique au demeurant m'a conduit à l'endroit où je pouvais enregistrer les liquides en s'excusant du manque d'informations à ce sujet... En décollant de l'aéroport Newark, la nuit commence à tomber et nous avons une magnifique vue sur Manhattan qui commence à s'illuminer... En vol, visualisation de films, repas et sieste... Ca y est, nous sommes désormais en France. Il nous faut maintenant attendre notre TGV qui nous ramènera à Reims où nous attend notre fille...

Pour conclure, nos deux coups de coeur dans ce voyage sont Palenque et Tulum ; ceci étant sûrement dû à notre mode d'hébergement. Nous avons également beaucoup aimé Oaxaca, San Juan de Chamula, Chichen Itza et dans une moindre mesure San Cristobal. Par contre, vous l'aurez certainement compris, Mexico ne nous a pas plu. Toutefois, nous ne regrettons pas ce choix dans la mesure où Teotihuacan reste tout de même un incontournable ! Mais que ce pays est beau ! N'hésitez pas, allez-y !
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55 days with the family in the Yucatán, including a side trip to Belize...


Hi everyone!

That was about all the Spanish I could speak before we left... Luckily, Tom, 15 and in high school, gets by just fine! And Caroline did a year of Duolingo before we took off... Anyway, after 55 days in the American West three years ago, it’s Mexico’s turn for this second long adventure.

A quick intro to the crew:





- Oscar, 10, a sporty and lively little boy who loves swimming and basketball, - Tom, 15, a high schooler, sporty and tall, who loves swimming and American football, - Caroline, 47, a PE teacher, sporty , loves hiking and snorkeling, - and me, Sylvain, 50, a science teacher, sporty, loves traveling and always has a possible next trip in mind

We mostly travel by swapping our house to discover beautiful France and the world: 135 swaps over the last 13 years.....

Our itinerary is pretty classic since it’s our first time in the Yucatán, and we’ll make a little 10-day detour to Belize...

See you soon...
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From Mexico to the Wonderful Chiapas


This one-month trip, from January 18 to February 17, 2026, allowed us to visit Mexico City and travel through the states of Puebla, Oaxaca, and Chiapas. We mainly used buses (ADO company) for medium and long distances and colectivos or taxis (or Uber) for shorter trips. Before leaving, I had contacted several people on the ground: Harry, a Vendéan settled in Oaxaca offering, among other things, discoveries of artisan villages or the Monte Albán site, and Oscar in Comitán de Domínguez. I’ll come back to our meeting with Oscar, who runs a local agency (CVL Travel Turismo Alternativo & Corre la voz) and owns a very pleasant hostel, a real highlight of our trip. Our journey took place in 8 stages on a loop starting from Mexico City. The connections between each were made by day or night buses depending on the trip duration. I had booked our seats in advance, either directly on the ADO company’s website or through booking platforms depending on the rates offered. Note that by planning ahead, I was able to benefit from very interesting "Early Booking" rates. There are several comfort classes. For all our trips, I had booked seats in Primera class buses, except for two in GL (Grand Luxe) class. The rates are very reasonable, and the buses turned out to be comfortable or even very comfortable (only the basic seat recline might surprise you).

Our itinerary and number of days per stage: Stage 1 – Mexico City: 4 days Stage 2 – Puebla: 2 days Stage 3 – Oaxaca: 4 days Stage 4 – San Agustinillo: 4 days Stage 5 – San Cristóbal de las Casas: 3 days Stage 6 – Comitán de Domínguez: 6 days Stage 7 – Palenque: 4 days Stage 8 – Mexico City: 2 days If I were to do it again, I’d remove one day from Palenque and add it either to Puebla or San Cristóbal to visit nearby sites or villages, or to San Agustinillo to enjoy one more day by the Pacific Ocean.

Stage 1: Mexico City (2,200 m / 9.2 million inhabitants) We arrived in the Mexican capital around 10:00 PM. The simplified customs process was very quick. After exchanging some money at the airport, we took a taxi to our youth hostel. We got around the capital on foot, of course, but also by metro. Signs are very rare, and we took the train in the wrong direction several times. After a few mistakes, we systematically asked on the platform if we were going the right way. The metro is very affordable. You need to get a rechargeable card (the Tarjeta de Movilidad Integrada) and top it up as needed. This card (less than 1 €) isn’t personal, so there’s no need to get one per person.

Mexico City: Day 1.



Visits and walks of the day (note: many museums are closed on Mondays): The Zócalo or Constitution Square: it’s one of the most beautiful, largest (195m x 240m), and oldest squares in the world. This is where Cortés decided to build the center of the new Spanish city on the site of the former Tenochtitlan market. Stones from the pyramids were used to pave the esplanade and build the surrounding colonial churches and buildings. During our visit, the huge square was covered with (resin) cacti, the theme of the temporary exhibition at the time. Indeed, temporary events or exhibitions take place here throughout the year. It’s also the endpoint for many protest marches.











The cathedral: it’s sinking by one centimeter per year despite massive stabilization work (the collapse of many Mexican buildings—30 cm/year—is due to groundwater pumping). It was built starting in 1571 and completed in... 1813. The modest remains of the Templo Mayor (exterior view): they have high symbolic value, as this monument was the most important in the Mexica Empire.

We then walked through the streets of the historic center to the Santísima Church, unfortunately closed for renovation work. Next, we took the metro to visit one of Mexico’s most important pilgrimage sites: the Insigne y Nacional Basílicas de Santa María de Guadalupe, as well as the Capilla del Cerrito on the hill. The first, dating from the colonial era, is really leaning a lot.



The second, shaped like a rotunda, is very impressive from the inside.



In the basement, there’s a sacred tunic where, in 1531, an image of the Virgin Mary is said to have appeared. A real mystery for scientists, the garment has never deteriorated since that date. Slow-moving conveyor belts allow pilgrims to admire it, preventing crowds from gathering in front of the image for hours. Well thought out!

From the top of the Capilla del Cerrito, you get beautiful views of huge Mexico City.

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Mayas, mer, jungle et lagunes - Mexique - février 2018
Pour lire ce carnet en visionnant les photos, c'est par ICI !

Le Mexique est vraiment un pays que j'adore ! Les gens sont accueillants, la cuisine est bonne et on mange très varié, les plages sont très belles, les paysages aussi, entre la jungle, le bord de mer, les lagunes... et côté culturel les cités Maya (ou Aztèque, ou autre, en fonction des régions) sont vraiment magnifiques, impressionnantes et intéressantes. Et pour couronner le tout, il fait beau, grand soleil et 27 degrés, pendant qu'en France il fait froid et il neige fin février ! Donc pas d'hésitations, j'y retourne pour la 3ème fois, et cette année je fais découvrir ce beau pays à des amis.

Nous sommes partis une grosse semaine. Ce n'est bien évidemment pas suffisant pour visiter l'ensemble du Mexique, ce n'est même pas suffisant pour visiter l'ensemble de la péninsule du Yucatan, mais pour un 3ème voyage, et sachant où je voulais aller, c'est parfait. Et une semaine de soleil et de chaleur ça fait un bien fou.

Voici notre programme dans les grandes lignes : vendredi 23/02 : vol direct pour Cancun, soirée et nuit à Puerto Morelos samedi 24 : Chacchoben, Bacalar dimanche 25 : Dzibanche, Kohunlich et Becan (changement d'heure en arrivant au Campeche, une heure de moins qu'au Quintana Roo, pratique pour avoir le temps de visiter Becan à notre rythme !) lundi 26 : Calakmul mardi 27 - vendredi 2/03 : Tulum, avec excursions aux sites archéologiques de Coba, Tulum et Muyil, baignades à la plage (Akumal), dans les lagunes (Kaan Luum) et dans les cenotes (Casa Cenote) samedi 3 : Kaan Luum et vol direct pour Paris (arrivée le dimanche en fin de matinée)

Pour compléter ce circuit, et si vous avez plus temps, le combiner avec mon circuit d'il y a 4 ans (de Chitzen Itza à Tulum en passant par Uxmal, pour de citer que les sites majeurs).

Hébergements : Puerto Morelos Buenos Dias Guest House Pour notre arrivée, nous avons repris le même hôtel qu'il y a 4 ans. Plutôt style chambre d'hôtes, l'accueil est vraiment chaleureux, les chambres sont très bien, et le petit déjeuner pris sur la terrasse (pain grillé et fruits) et parfait. Le wifi fonctionne bien. Parking fermé. Payé en dollars, mais ils préfèrent les pesos. Réservé via Booking

Bacalar Hotel Balche Grande chambre très agréable, bien situé, on nous donne plein de bon conseils pour la région et les resto. Le wifi fonctionne bien. Pas de petit dej, mais beaucoup de resto proposent une formule p'tit dej, donc ce n'est pas gênant. Parking devant l'hôtel. Payé en pesos, mais il est possible de payé par CB Réservé via Booking

Xpujil (Calakmul) Casa Ka'an Gros coup de coeur ! J'ai adoré ! Petits bungalows individuels perdus dans la jungle, avec chambre, salon et kitchenette. Super accueil par Angel, beaucoup de documentation sur la région à disposition, petit déjeuner sur mesure préparé dans notre cuisine. C'est juste parfait ! Le wifi fonctionne bien. On peut sans problème garer la voiture à côté du bungalow. La moitié prélevée avec la réservation booking, le reste payé en liquide Réservé via Booking

Casa Maya Calakmul Très bel hôtel, accueil impeccable ! Dans le prix de l'hôtel sont compris un jus de bienvenue, un dîner (entrée + plat + dessert) et un copieux petit déjeuner (servi à table). Pas mal de petites bestioles à 6 ou 8 pattes, mais bon, on est dans la jungle... Le wifi fonctionne bien. Réservé et payé via Booking

Tulum Casa Surya Très bel appartement à Tulum, lumineux, propre, dans un quartier calme, parfait pour 4 personnes. Sabrina est un hôte exceptionnel, qui prend le temps avant notre arrivée de nous donner des conseils, et qui sur place est toujours disponible pour nous conseiller et nous aider. Nous avons beaucoup aimé toutes les petites attention, comme les fruits laissés à notre disposition. Son collègue Matthieu, qui nous a fait visiter l'appartement en l'absence de Sabrina est également super sympa et plein de conseils sur la région. Le wifi fonctionne bien. Nous avons vraiment envie de revenir, notamment pour s'essayer au free diving, enseigné par Sabrina et Matthieu, et ainsi visiter les cenotes différemment. Si vous allez à Tulum et que vous souhaitez plonger ou vous initier au freediving, je vous conseille fortement de jeter un coup d'oeil à leur site : https://www.lacasasurya.com/. Réservé et payé via AirBnB

Budget 12 000 pesos à 2, pour payer l'essence, les hôtels payés en pesos, les resto, les courses pour le petit déjeuner et les quelques dîners à l'appart, les visites, les souvenirs. Nous avons retirés au HSBC situé dans le 7/11 non loin de l'hôtel à Puerto Morelos, puis dans le grand HSBC au centre de Tulum (comme il y a 4 ans ^^ )

Adresses utiles à Tulum : Supermarché Chedraui : il se situe sur l'avenue Coba, en allant en direction de la mer. Beaucoup de choix pour l'alimentation. Hôpital : c'est le genre de lieux qu'on ne visite pas d'habitude en voyage... L'un de nous s'étant entaillé le doigt, nous étions content d'en un avoir non loin de l'appart ! Voici le lien google map pour le repérer. Les urgences sont ouvertes 24/24, il n'y a quasiment pas d'attente, même le soir, et les soins (4 points de sutures) sont très bien fait. Paiement possible par CB, mais les médicaments sont à payer en liquide, prévoir les 2 moyens de paiement.

Articles connexes pour prolonger le voyages : La faune du Mexique, racontée par mes chats Street art à Puerto Morelos, Bacalar et Tulum Manger végétarien (ou pas) dans le Yucatan

Notes de voyage et photos Vendredi 23 Nous reprenons nos habitudes d'il y a 4 ans, nous passons la première nuit à l'hôtel Buenos Dias à Puerto Morelos. Toujours aussi sympa, super accueil ! Et nous retournons manger des quesadillas à la petite échoppe "Quesadilla la colonia". Au frijoles, aux champignons ou au nopal, elle sont délicieuses ! Attention à la sauce chile habanero (verte), je n'en ai pris qu'une goutte, c'est bon mais ça arrache ! Une dame arrive après nous, s'assoie non loin à la table, goutte la sauce, fait une tête du style "ok pas mal", et en mets 2 cuillerées dans sa quesadilla ! Question d'habitude...

On retourne ensuite au petit parc non loin de l'hôtel. Il y a beaucoup de monde ce soir, qui déambule, qui mange sur le pouce, ou qui regarde le match de basket sur le terrain au bout du parc.

De retour à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Samedi 24 Réveillés avec les oiseaux, on prend le p'tit dej en terrasse. Avant de quitter Puerto Morelos, nous allons faire une tour à la plage. Il y a 4 ans il n'y avait personne, mais aujourd'hui, c'est la compétition de natation ! Le champion du Mexique a d'ailleurs dormi dans notre hôtel. Il y a plein de monde pour nager, pour encourager, pour regarder !

On prend ensuite la route vers le sud. Nous nous arrêtons à Chacchoben (le "lieu du maïs de couleur" en maya). Ce site est vraiment à voir ! Les bâtiments sont bien restaurés et vraiment chouettes. Come un Coba en miniature. La balade est très agréable. Rétrospectivement, ce site est moins marquant que les autres vus pendant le séjour, donc nous avons bien fait de commencer par celui la !

On reprend ensuite la route direction le sud, Bacalar. Notre hôte à l'hôtel Balche nous donnent des conseils pour visiter la lagune et pour les restaurants. Nous suivons donc ses conseils et nous allons en voiture jusqu'au panneau "restaurant los Rapidos". De la on suit le chemin de terre, on suit le panneau "laguna", et nous arrivons... à une site grandiose ! La couleur de l'eau est magnifique, en plus elle est bonne ! Avec les couleurs dorées de la fin d'après-midi, c'est vraiment beau.

De retour à Bacalar, nous allons dîner au restaurant vegan Mango y Chile. Très très bon ! Avec une terrasse avec vue sur la lagune, ça doit être bien sympa le midi aussi ! Les autres conseils de resto étaient : La Playita et la pizzeria Bertilla.

En sortant du resto, on entend de la musique du côté du fort. Il y a une fête pour célébrer le 11eme anniversaire de Bacalar comme village magique. Il y a des démonstrations de musique de la culture maya, de jeu de pelote, des danses du Chiapas (pour guérir les enfants), un poème bilingue maya espagnol, sorte de prière aux dieux maya...

Dimanche 25 Très bonne nuit à l'hôtel, le lit est confortable, et on entend les oiseaux au réveil ^^

Nous partons prendre le petit dej au resto Enamora, conseillé par l'hôtel. Les smoothies comme les tartines sont excellents ! Les autres conseils étaient La Piña et El Manati.

Franchement, j'aime beaucoup Bacalar ! Petite ville très agréable et préservée du tourisme de masse. Plutôt qu'à Tulum, c'est là que j'ouvrirai ma crêperie ! (chacun ses rêves... ^^ )

Nous partons ensuite pour une journée de sites Maya.

Dzibanche Le site est grand et vraiment beau, les pyramides sont impressionnantes.

Kohunlich Le site est super grand et impressionnant. Les stèles sculptées sont vraiment bien préservées.

Becan Mon préféré des 3 ! Encore plus beau avec la lumière de fin de journée ! Les sites qui sont des villes entières sont vraiment intéressants. Et puis il faut imaginer l'ensemble peint en rouge, ça doit être quelque chose !

Un peu fatigués par cette journée, on va se poser à l'hôtel. En fait les Casa Ka'an sont des petites maisons individuelles avec cuisine ! Angel nous accueille, il est vraiment sympa, et fait tout pour qu'on se sente bien. Il y a pas mal de documentation à dispo, le lieu est très sympa. A refaire, et avec un jour de vacances en plus, j'y serai bien rester un peu plus longtemps, pour profiter de la région et pas seulement voir les sites connus. Plutot que de ressortir au resto (adresses conseilles dans la doc à dispo, il y a même un resto qui livre), nous prenons l'option "pates sauce tomates" à cuisiner dans l'appart. Au moment de se coucher, on réalise que le Campeche a une heure de décalage avec Quintanaa Roo, on vient de gagner une heure de sommeil !

Lundi 26 Réveil de bonne heure (en plus j'ai eu froid pendant la nuit...). Lucy vient dans notre cuisine à 6h45 pour nous préparer le petite déjeuner. Quesadillas au fromage ou huevos rancheros, fruits et toasts... il y en a pour tout les goûts et c'est très bon ! Deux chiens essayent d'attirer notre attention en grattant à la porte, ils doivent faire le tour des cabanons à l'heure du p'tit dej pour quémander !

Nous partons ensuite pour Calakmul. La route est longue. On s'enfonce de plus en plus dans la jungle. Nous roulons dans un tunnel de verdure, avec les ombres sur la route et les clairs obscurs, ce trajet est assez hypnotique.

On s'arrête à l'hôtel au niveau du premier péage pour acheter des lunch box.

On arrive enfin sur le site de Calakmul. Le site est super grand ! A peine arrivés, nous apercevons un tapir se faufiler dans les sous-bois... Il y a pas mal de panneaux explicatifs qui racontent autant la description des bâtiments que l'histoire du site et les aspects politiques de l'époque. Calakmul, citée des seigneurs serpent (kan), était la rivale de Tikal au Guatemala.

On monte sur la première pyramide. 70 marches étroites et raides. Arrivée en haut, je me retourne, et la, waouh ! on voit la grande pyramide pile en face de nous dépasser des arbres ! Grandiose !

On redescend, et on se dirige donc vers la grande pyramide. La montée est raide, mais quelle vue au sommet ! La jungle à perte de vue, c'est impressionnant ! On en profite pour sortir les sandwichs et pique-niquer devant cette magnifique vue.

Une fois redescendus, on se dirige vers la 3eme pyramide du site. La vue du sommet est encore plus impressionnante ! Rien ne bloque notre regard ! On voit à 360° ! Au loin on aperçoit même le sommet de El Mirador, une cité au Guatemala récemment découverte.

Nous finissions par redescendre, et nous commençons à prendre le chemin du retour, quand on entend des cris étranges, comme un phacochère en rut (bon, je ne sais pas quel bruit fait le phacochère en rut, mais ça m'y a fait penser...). On s'approche du bruit, on entre un peu dans les sous-bois, et on observe un singe hurleur (qui porte donc bien son nom) hurlant pour faire fuir les singes araignées venus manger dans son arbre !

Les singes araignées sont impressionnants, ils se balancent, se jettent dans les branches, tel des artistes du Cirque du Soleil...

Nous quittons enfin le site. Sur la route, en direction de la sortie, nous croisons quelques "gouglou" (des dindons ?) aux plumes chatoyantes, et également un renard gris qui traverse la route devant nous !

Après la longue route, nous arrivons à l'hôtel Casa Maya, près du site Becan. Super accueil, belle chambre, boissons et repas offerts, mini bar à disposition, on est comme des rois !

Mardi 27 Nous reprenons la route, nous quittons la jungle et le Campeche. Nous nous arrêtons acheter du miel en bouteille à une dame au bord de la route, il est délicieux.

Nous nous arrêtons à Xul-Ha, au sud de Bacalar, pour couper la route. Il n'y a pas un chat, et le lieux est magnifique !

Arrivés à Akumal, nous retrouvons nos amis (qui ont atterris la veille à Cancun), et nous nous posons au restaurant Lol-Ha pour déjeuner. On est en semaine, mais la plage est noire de monde ! Par contre, les tortues sont toujours la ! Elles sont grandes ! Sur la deuxième, il y a deux poissons jaunes sur son dos... pour manger les parasites ? C'est impressionnant de les voir si proche !

On rejoint ensuite la Casa Surya, notre logement pour la fin du séjour, où nous sommes super bien accueillis. Nous allons ensuite faire quelques courses au supermarché Chedraui pour le petit déjeuner et également pour le dîner (tortillas, frijoles...). Nous achèterons les fruits dans la rues, ils sont cueillis murs et son excellents. Je trouve un excellent lait de soja aux noix de pécan, parfait pour le p'tit dej !

Mercredi 28 Aujourd'hui, nous allons faire découvrir Coba à nos amis. Il y a carrément plus de monde qu'il y a 4 ans, plus d'infrastructures pour déjeuner aussi. Mais le site est toujours aussi impressionnant !

Nous déjeunons en terrasse dans un restaurant sur la route en repartant vers Tulum, où nous pouvons faire découvrir les spécialités de la région à nos amis : le poc chuc (porc mariné à l'orange) et le pollo pilbil.

Sur la route vers Tulum, nous nous arrêtons acheter des fruits au bord de la route (ils sont excellents !) et du miel dans le village Macario Gomez. Non seulement il est bon, mais ça fait de chouettes cadeaux souvenirs.

Nous allons passer l'après-midi à la plage. Au bout de la route en revenant de Coba, nous n'allons pas à droite (route bordée d'hôtels) mais plutôt à gauche, où il y a de très belles plages publiques. La plage est en effet très belle, malgré les algues. On observe les locaux qui "rangent" leurs bateaux en les arrimant dans la mer et en revenant en nageant, sacré boulot.

Jeudi 01 Après le petit déjeuner, nous partons en direction des ruines de Muyil. Le site est vraiment chouette ! Quasiment personne, bâtiments bien conservés, belle architecture, on adore !

Vers le fond du site, un chemin de planches nous emmène à travers la mangrove, végétation luxuriante, jusqu'à la lagune. C'est assez impressionnant de s'enfoncer comme ça entre les arbres ! On aperçoit une sorte de gros rongeur, après vérification, il s'agit d'un agouti.

Nous montons dans une tour en bois pour observer la lagune vue d'en haut. La couleur de l'eau est vraiment belle. Nous arrivons enfin à la lagune. De la, des bateaux partent pour emmener les touristes explorer la lagune et observer les oiseaux. Nous rebroussons chemin, et finissons notre visite de Muyil.

Nous allons ensuite à la lagune de Kaan Lumm. Le lieu est tout simplement magnifique ! L'eau est chaude et belle ! La particularité de Kaan Lumm est qu'il y a un cenote au centre. Tout à coup, alors qu'on a pied, on se retrouve avec plusieurs dizaines de mètres de profondeur (environ 70-80 mètres). Heureusement, pour éviter les accidents, la zone est délimitée. C'est un paradis pour les free divers !

Nous retournons à Tulum pour déjeuner à Burrito Amor. Cadre très sympa, et délicieux burritos, beaucoup de choix, y compris végan et sans gluten.

Après déjeuner, nous allons à Xcaret, une très belle plage. Mais comme elle ferme à 17h, nous ne faisons qu'y passer. Nous retournons donc à Akumal. Toujours autant de monde, et les algues ont débarquées aussi. Mais il y a toujours des tortues :)

Nous nous baladons un peu sur la gauche de la plage d'Akumal, en longeant la plage, c'est assez sympa. Il y a beaucoup de maison à vendre... ça donne des idées à certains !

Nous allons dîner au restaurant Don Diego de la Selva, découvert il y a 4 ans. Ils n'ont pas changé leur menu ! Les canelonis de chaya (épinard maya) sont toujours aussi bons.

Vendredi 02 Nous commençons la journée au Casa Cenote. Il est super grand, et la couleur de l'eau est vraiment belle. Depuis le bord, on voit déjà plein de poissons dans l'eau transparente, et à l'intérieur il y a même un petit crocodile !

Nous nous posons ensuite sur la petite plage de l'autre côté de la route (Cielo Maya Beach), à l'ombre des palmiers.

Nous rentrons à Tulum pour déjeuner (pizzeria la Nave), puis nous partons visiter les ruines de Tulum. J'ai l'impression que ça ferme plus tôt qu'il y a 4 ans... Quand on arrive, la plage est déjà fermée... Et la plage des tortues est pleine d'algues et de détritus... Bon ce n'est pas la période de ponte, mais quand même... Un peu déçue du coup, même si le site reste magnifique.

**************** J'en profite pour faire un petit aparté. Quand notre hôte de l'hôtel de Puerto Morelos m'a dit "vous verrez, la région a bien changée en 4 ans", je ne voyais pas trop ce qu'il voulait dire. Mais quand je vois Akumal, petite plage qui il y a 4 ans était familiale le weekend et quasi déserte la semaine, est devenue blindée de touristes qui boivent de l'alcool en journée... Quand je vois que pour voir nager les tortues il faut maintenant prendre un guide, la zone est bien délimitée pour que cette foule de touristes n'aille pas embêter les tortues... quand je vois les détritus (bouchons et bouteilles en plastiques) qui jonchent la plage des tortues de Tulum, site pourtant protégé... Ça me rend triste... Ce coin de paradis est devenu une victime... le tourisme (et pas le meilleur) a explosé et les locaux n'ont pas réussi à faire face... Le Yucatan est malheureusement en danger. Cette zone naturelle, refuge de nombreuses espèces, est petit à petit détruite par le tourisme de masse et les gens inconscients... Des décharges à ciel ouvert apparaissent dans la jungle... La mer est souillée... Je vous conseille, que vous envisagiez un voyage dans la région ou non, de vous documenter sur le sujet, notamment via le site The Dark Side of Tulum. Un groupe de personnes motivées et sensibles à l'environnement essaye tant bien que mal de faire changer les choses, d'ouvrir les consciences. Et ils ont besoin d'aide car c'est une bien lourde tache. Ils ont aussi une page facebook : https://fr-fr.facebook.com/thedarksideoftulum/ , et plusieurs vidéos sur youtube pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts, et de l'urgence d'agir. ************

Samedi 3 Pour notre dernière matinée, nous retournons à Kaan Luum. Le matin, il n'y a pas grand monde, et le pélican dort encore. On se pose à l'ombre, on profite de la lagune, et mine de rien la matinée passe vite.

On retourne à Tulum pour déjeuner dans le restaurant de poissons El Capitan. Rien pour les végétariens... Je prends des crevettes, mange le riz et offre le meilleur repas de sa vie au chat du resto ! Mais les amateurs de poissons ont apprécié.

Nous rentrons ensuite à l'appartement récupérer nos valises, avant de nous diriger vers l'aéroport pour rentrer dans le frimas parisien, non sans avoir dévaliser le rayon chocolat de l'aéroport !
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Récit: dix jours au Yucatan
Allo !

Je reviens de 10 jours au Yucatan et, comme d'habitude, je poste quelques commentaires en espérant que ça puisse aider.

Note préliminaire 1 : on a fait 9 nuits /10 via airbnb ; après l'Italie l'an passé, je suis définitivement convaincu. Les chambres sont souvent plus mignonnes que dans les hôtels, beaucoup plus centrales pour une fraction du prix, plus conviviales et on rencontre des gens qui vivent sur place, avec tous leurs conseils et leurs sourires. Je n'ai jamais payé plus que 80 CAD soit 50 euros environ pour des appartements indépendants, en plein centre des villes, parfois avec piscine.

Note préliminaire 2 : après nous être badigeonnés de crème solaire top qualité pendant neuf jours et avoir développé un joli début de bronzage, on l'a un peu échappé le 10e jour (sortie en mer sur un bateau supposément ombragé) et on a pris des coups de soleil de malade, limite 3e degré. Le soleil ne rigole pas au Mexique. Sortez protégés.

De manière générale, il faisait en effet très chaud entre le 17 et le 27 juillet, surtout en arrivant du Québec, mais entre clim et ventilateurs on s'en est à peu près sortis. Par ailleurs hormis deux énormes orages à Valladolid en fin d'aprem, pas une goutte de pluie, donc la "saison des pluies" ne nous a franchement pas gâché les vacances.

Jour 1 : arrivée à Cancun à 23h en raison d'un avion retardé, nous embarquons dans ce qui sera notre seul colectivo du voyage, erreur a priori puisqu'il fait d'abord tout le tour de la zona hoteleria pour déposer les passagers dans leurs tout-inclus avant de nous lâcher en dernier au centre-ville. Erreur mais instructive puisque nous avons pu découvrir l'ambiance de la zona un vendredi soir avec ses danseuses semi-nues de 18 ans et ses gringos ivres et bruyants, après environ 45 min dans les bouchons qui menaient au Coco Bongo et autres clubs. On aura eu notre leçon et ça a confirmé nos plans de départ rapide ;-)

Jour 2 : première matinée "d'adaptation au Mexique" autour du Mercado 28 de Cancun Ciudad proche duquel nous logions. Les boutiques sont très touristiques et pas très intéressantes mais les restos sont plus relax. Premiers huevos motulenos, spécialité yucateca de petit dej dont je raffolerai plus d'une fois par la suite. Le centre de Cancun est dénué d'îlots de verdure (grosses avenues, circulation intense) et on souffre un peu - à 15h voiture réservée pour la semaine et nous voici sur la route. A 15h15, première arrestation par un policier en moto qui prétend qu'on a excédé les limites de vitesse alors que tout le monde nous dépassait. Tentative un peu gauche d'extorsion contre laquelle on se défend dans les trois langues plus celle des signes jusqu'à ce que, lassé, il nous laisse partir. On se fera arrêter une autre fois à Mérida mais pour un contrôle de routine très poli et sans problème, sous l'oeil des mitrailleuses...

De la conduite : à part les topes un peu partout et les dépassements par la droite dans les grosses villes comme dans les petites rues, c'est moins difficile que j'aurais cru : trop de circulation = pas de grande vitesse en ville, et les autoroutes sont suffisamment peu achalandées pour que la conduite y soit un charme. Mais attention aux ralentisseurs dans les villages !

Vers 17h arrivée à Valladolid, petite ville sympatoche avec un coquet centre colonial agencé autour d'une petite église, et un grand couvent au fond de la rue 41A, cette dernière pavée et très calme. Sorti des quatre rues du centre, ça devient très vite une ville typique de pays en développement, trottoirs étroits et peu éclairés, odeurs de pétrole et de grillades, petits commerces sans gloire. Ca m'a beaucoup rappelé Hanoi ou Katmandou, j'étais aux anges mais il n'y a pas grand chose à voir. On a quand même découvert un excellent resto de quartier au coin des rues 42 et 31 : la Selva. Déco et service impeccables, excellents salbutes et sopa de lima, et la meilleure michelada du voyage (michelada = cocktail de bière blonde, jus de citron, worcestershire et salsa picante, hmm !)

Jour 3 : Ek-Balam le matin. Notre première ruine maya, peu fréquentée, à-demi enfouie dans la jungle et dotée d'une des rares pyramides qu'on peut encore escalader. La vue du sommet est superbe et la fierté d'y être montée exaltante (un mexicain avait parti Rocky sur son cellulaire pour monter les marches deux par deux 😛). On a beaucoup aimé le site archéologique mais surtout : nous étions pratiquement les seuls à avoir marché les 15 minutes sur le petit sentier qui mène au cenote Xcan Che, qui fut notre plus beau cenote du voyage (peut-être parce que le premier ?) : ouvert au ciel, vert émeraude, racines de bananiers, quasiment personne dedans. Comme un flash du paradis. Un petit resto à côté sert des spécialités mayas pas mauvaises. Poc-chuc, horchata, agua de jamaica, toujours rafraichissant.

L'après-midi, deux autres cenotes, le "double bill" de Dzitnup / Samula. Ce dernier est plus impressionnant je trouve mais les deux se complètent bien. Ici, il y avait beaucoup de touristes, mexicains surtout (vacances nationales obligent) mais pour 15 minutes de trempette on s'en accommode, d'autant que c'est rare de nager dans une caverne obscure en s'accrochant aux stalactites. On voulait aller voir le cimetière de Valladolid en rentrant, il paraît qu'il est très joli, mais nous n'avons pas eu le temps.

Jour 4 : départ matinal vers Chichen Itza, que beaucoup décrient sur ce forum. Eh bien oui c'est le plus visité du Mexique, mais franchement j'ai beaucoup aimé. Le site est tellement immense qu'on y est parfois seuls, même autour du Castillo la foule s'étale paisiblement (l'espace à découvert est grand comme 4 terrains de foot), je me suis juste senti un peu oppressé dans le Jeu de balle, sans doute toutes les énergies des anciens joueurs mayas qui rebondissaient sur les murs ;-) Le site est quand même super bien conservé, l'observatoire est intéressant, la plateforme des crânes aussi. L'un dans l'autre : oui il y a des bus immenses sur le stationnement, oui il y a plein de vendeurs plutôt gentils et pas harcelants, et ce serait vraiment con d'être au Yucatan sans y passer, un peu aller au Caire et snober les pyramides de Giza...

A la sortie, arrêt lunch dans un village anonyme a 15km, poulet bbq pas super cuit dont on soupçonne qu'il nous a rendus malades deux jours plus tard, mais portion ultra généreuse d'avocat et de riz, et beau sourire de la patronne. On était juste en face d'un cenote (Yokdzonot ?), mignonnet aussi et autogéré par une coopérative maya. Ca nous a bien rafraîchi.

Puis route d'une traite jusqu'à Mérida, mon coup de coeur du voyage. A mon sens, sauf tout-inclus sur la riviera, tout voyage au Yucatan doit nécessairement inclure quelques jours à Mérida, qui est d'ailleurs la seule "ville" de la région avec sa vraie vie, ses échanges commerciaux, sa programmation culturelle, et son anonymat aussi, qui fait un bien fou. Les spectacles gratuits extérieurs tous les soirs sont vraiment sympathiques et les rues du centre, d'architecture coloniale et toutes bariolées de vert, de bleu, de rose, sont vraiment agréables et super sécuritaires, même en pleine nuit. En plus bien entendu du zocalo, j'ai beaucoup aimé les places Hidalgo, Santa Lucia et Santiago, toutes dans un rayon de 10 minutes. Moins séduit par le Paseo Montejo, supposée "Champs-Élysées de Mérida", plutôt beauf j'ai trouvé. Le nouveau Gran Museo del Mundo maya m'a un peu déçu : très excentré, mal scénographié et finalement peu informatif, malgré certes quelques très belles pièces de terre cuite (vaisselle, statuettes) et plusieurs films d'animation qui reconstituent les sites et les villages mayas de l'époque. On a peu galéré pour trouver le marché d'artisanat, dans une foule super intense le mercredi matin : odeurs de viande, klaxons, coups de coude, stands de jus de fruits, ça grouille et ça tourbillonne. Dépaysement garanti ! On a acheté quelques robes mayas pour nos nièces, et un chapeau hipi-hapa en tresses de sisal pour moi ;-) c'est supposé chasser les moustiques naturellement ! (voir coopérative YaaKun Maya calle 62 x 59).

Resto : on a beaucoup aimé la Chaya Maya, rue 55 x 60, excellente présentation et bonnes spécialités mayas ; et le déjeuner pris dans un petit resto coin 55 x 70 où on est allés deux fois (ne pas confondre avec le centre culturel La68, une rue avant, pas bon du tout). Pour le reste, un peu déçu par les restos, on a eu du mal à cibler des choses je pense. On a bu des coups au Pancho's (calle 59) qui était rigolo avec sa déco kitsch et son immense poster du sous-commandant Marcos dans le patio, mais bouffe pas super.

Jour 5 : on a voulu faire la ruta puuc dans son entièreté mais on s'est levés un peu trop tard et la route était plus longue qu'il n'y paraissait. Je recommanderai de prendre une chambre sur la route (Ticul, Uxmal...) et de la faire en deux jours pour vraiment en profiter. Pour nous : on a filé jusqu'aux grottes de Lultun par la route 188, nous perdant dans Ticul et Oxcutzcab, villages qui semblaient à 100% maya avec de gros marchés agricoles et de vieilles églises coloniales à l'abandon depuis 200 ans, vues étonnantes depuis la route. Après deux heures à batailler, les grottes ont été un vrai coup de coeur : la Catedral naturelle est merveilleuse, les guides avenants (pourboire fixe à 500 pesos) et le puits de jour dans la dernière caverne est impressionnant.

Sortis vers 14h, on a dû filer vers Uxmal avant la fermeture, sans visiter aucun des autres sites sur la route. Uxmal à 15h en plein été : on était une vingtaine sur le site !! Exceptionnel ! Les quatre façades sculptées du quadrilatère des nonnes sont merveilleuses, le petit pigeonnier du fond est très fin, les deux pyramides époustouflantes, d'autant qu'on peut monter au sommet de la deuxième - vue incroyable ! Un détour à faire absolument ! Par contre, quitte à me répéter, je trouve qu'il complète très bien Chichen Itza plus qu'il ne la remplace : faites les deux !

Jour 6 : Mérida, marché et musée, évoqués plus haut.

Jour 7 : longue route de retour vers la côte, avec escale à Izamal dont le couvent est très très joli, quoique rapidement visité. Le petit musée payant au fond n'a aucun intérêt puisqu'il donne accès à l'arrière de la chapelle de la vierge mais que la vierge elle-même est exposée dans l'église dont l'accès est gratuit. Belles photos à prendre du couvent, du cloître et du centre-ville totalement jaune citron. La pyramide en pleine ville est également assez drôle. Bref : y passer deux nuits doit être assez long mais en petite étape de deux heures sur la route entre Mérida et ailleurs, c'est très bien.

Sur l'autoroute, pause impromptue a l'aire de repos juste au nord de Valladolid, où j'ai mangé une torta de lomitos (spécialité de Vall.) qui fut l'un de mes meilleurs repas du séjour !

Arrivée à Tulum vers 17h pour découvrir - mais pourquoi VF n'en parle pratiquement pas ?? - que depuis novembre 2014 toute la riviera maya est envahie par la sargasse, une algue endémique aux Caraïbes. Il semblerait que la destruction des mangroves (construction d'hôtels), l'affaiblissement des coraux (plongées) et le réchauffement des eaux en sont la cause. Dans les faits, l'eau turquoise est rendue marron-noire, il y a un tas d'algues immense sur la plage en quasi continuité sur tout le littoral et ça pue assez fort dans les cabanas. Je me suis quand même baigné parce que je n'avais plus sauté dans des vagues depuis six ans mais ce n'était pas les images paradisiaques des guides. Après avoir soupé au très trendy, très cher mais effectivement très bon Casa Banana (salades de calamars et de poulpe avec crème d'avocat hyper généreuse), et avoir sondé quelques contacts sur la côte, nous avons décidé de filer dès le lendemain tout au nord, en laissant faire la réserve de Sian Kaan (ce qui sera mon seul regret : pas vu un singe ni un toucan du voyage :p).

Jour 8 : visite quand même des ruines de Tulum le matin, celles qu'on a le moins aimé : le site est petit et ultra visité, on a attendu 30 minutes au gros soleil juste pour acheter les billets, impossible de marcher en bord de plage car tout le monde fait des selfies, et en plus ma blonde s'est faite mordre par une mouche à chevreuil !! ca lui a fait bien mal !!

Excédés et pied sur l'accélérateur, deux heures plus tard on débarquait à Isla Mujeres pour les trois dernières nuits. Grosse surprise - je m'attendais à un mini Cancun, j'ai découvert un vrai petit port de pêcheurs avec sa vie, ses enfants, ses restos pour mexicains et sa taverne, qui fut la seule où on aura bu des bières (hors resto) dans une région où très majoritairement les gens ne semblent pas boire en dehors des occasions spéciales. On logeait sur la calle Bravo juste au-dessus de la petite place qui accueille l'Église et le Palacio del Gobierno, il y avait une fête de quartier le premier soir et des ados qui jouent à la balle tous les soirs. Excellente taqueria sur le coin (Casa de Maderia). Tout en restant à 10-15 minutes à pied de Playa Norte - eaux effectivement ultra turquoise, sable ultra blanc, pas une vague : parfait pour s'écraser deux après-midi et regarder l'incroyable coucher de soleil en buvant des margaritas servies sous une palapa sur la plage - et a trois minutes de la calle Miguel Hidalgo où se concentre toute l'action (boutiques de souvenirs et restos ouverts tard - d'ailleurs parmi toutes les pizzerias et burger bars, UN SEUL resto mexicain très inclusif et sympa, dont j'ai oublié le nom - il est juste en face du Rolandis et fait du poisson Tikin-Xic, autre spécialité maya).

Jour 9 : on est partis vers Punta Sur pour voir le petit temple mais l'accès était payant et ça avait l'air tout petit. On est repartis à pied vers les plage de la côte ouest (Garrafon, Indios, Lancheros) - attention : aucune plage publique !! elles sont toutes cadenassées par des restos et il faut consommer pour y accéder (un coca est toléré). A part Playa Norte on n'a rien trouvé de public dans toute l'île, autant dire que la journée a été longue et chaude. On s'est quand même arrêtés à la Granja Tortuga où ils essaient d'élever et de réintroduire des tortues marines. Très bien avec des enfants (qui adorent nourrir les tortues !), un peu court pour deux adultes seuls. La côte Est avait l'air beaucoup plus belle (et publique pour le coup) mais il semblerait que courants et rochers limitent sérieusement la baignade - qui en saurait davantage ?

Jour 10 : on a finalement craqué pour les requins-baleines ! Et ce fut l'une de mes grandes déceptions du séjour. Peut-être que nous n'avons pas eu de chance et que d'habitude il y a plein d'immenses poissons pour que tout le monde ait son compte. Notre jour à nous : un seul bébé de 2 ans et 3-4 mètres environ dans toute la zone d'observation : on était donc jusqu'à 40 bateaux et 200 nageurs pour un pauvre bébé requin qui a du stresser sa vie. Tous les bateaux a moteur encerclent le pauvre pitou, on vous jette par groupes de deux plongeurs qui deviennent vite 20, 30, à palmer comme des malades dans le visage les uns des autres, on ne voit rien du tout et ca me parait pas du tout écolo et gentil pour le poisson. Après, le guide et le capitaine étaient super sympas, belle sortie en mer quand même (quelques dauphins et tortues marines) et le ceviche du retour délicieux. Mais je ne recommanderais pas les requins baleines à un ami. En plus on a perdu notre appareil photo et probablement chopé un cancer de la peau 😕

Jour 11 : quasiment 20h dans les transports pour faire Isla Mujeres - Montreal, entre ferrys qui partent davantage aux heures qu'aux demi-heures, orages sur le Québec et avion-plus-de-gas détourné à Syracuse. On est rentrés vivants mais avec une bouteille de tequila brisée dans le sac......

Conclusion : beaux dix jours, très chaud, bouffe très bonne mais tant qu'à mois vraiment répétitive (sous dix mille noms différents, ça finit quand même toujours par du poulet ou du porc mariné et roulé dans une tortilla...), population adorable, ruines incroyables, révélation avec les cenotes uniques au monde, envie d'y retourner et découvrir d'autres régions.

Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à me contacter !
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La péninsule du Yucatan en trois semaines: un voyage inoubliable!
Après des mois de repérage sur internet, beaucoup d'infos piochées sur ce forum entre autres, il me parait normal de faire un retour sur notre magnifique voyage ici.

Je vais donc tenter de retranscrire ce que nous avons vécu en y ajoutant nos bonnes adresses et des réponses aux questions que je me suis posées en préparant.

C'est mon premier carnet alors soyez indulgents 😉.

Notre voyage s'est déroulé du 20 décembre au 10 janvier, en famille, avec 2 filles de 12 et 13 ans 1/2. Nous avions déjà voyagé loin (Guadeloupe, Martinique...), mais c'était la première fois dans un pays non francophone.

Il était important pour nous de pouvoir nous exprimer un minimum dans la langue du pays. Aucun de nous n'ayant appris l'espagnol à l'école, nous avons opté pour un apprentissage des bases via une application : Mondly Spanish. Nous nous y sommes pris 11 mois à l'avance et je dois avouer que même si nous n'étions pas tout à fait au point, cela nous a bien aidé !

Concernant les vols, nous nous y sommes pris 1 an à l'avance et avons trouvé le meilleur prix (730€/personne) en partant de Bâle-Mulhouse et en passant par Air France. A l'aller nous avons eu 2 escales (Paris et Mexico) et au retour 1 seule escale à Paris. Tout s'est parfaitement bien enchainé et nous n'avons pas du tout eu besoin de nous soucier de nos bagages, on les a déposées à Bâle et récupérées à Cancun (et inversement pour le retour).

Concernant le change, nous avions prévu des espèces que nous avons changées en partie à l'aéroport de Mexico (1€ = 20,40 pesos) et pour l'autre partie dans une petite guitoune à Tulum (le long de la grande avenue, à côté d'une station service - 1€ = 20,20 pesos). Le reste de l'argent dont nous avions besoin a été retiré dans des distributeurs (à Campêche aucun soucis et à Valladolid plus compliqué...3 distributeurs pour réussir à avoir le montant que nous voulions - et donc 3 x des frais de banque en France !).

Voilà pour les bases, maintenant place au voyage !

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Mexico: The Magic of the Yucatán
Hello everyone,

What a pleasure to be back on VF after a few difficult years 😎 So, before diving into the topic, welcome back to VF and above all... keep going!

Well, I’m finally picking up my old habit of posting a new travel journal.

Before heading to Mexico in the summer of 2023 with my family (my partner and our two boys, aged 18 and 16), I had somehow convinced myself—though I can’t even remember why—that the Yucatán was too touristy, too cliché, too expensive, and overrated!

The country didn’t particularly appeal to me, but faced with my wife’s insistence—she’d been there years ago, before we met, and had promised to show our sons this incredible place—my arguments didn’t hold much weight.

And thank goodness, because I have to admit she was absolutely right to take us there! In the end, we encountered far fewer tourists than we’d feared (except at a few sites), and the prices, which we’d been told were geared toward American neighbors (US), turned out to be quite affordable. In short, it was pure joy on both counts. All that was left was for the trip itself to be beautiful and memorable—and it was...

1st stop: Isla Holbox and the whale sharks

Holbox (pronounced “Hol-bosh”) is a stunning island where you can relax in an enchanting setting.



Our main goal in coming to Holbox was to swim with whale sharks. So, the first thing we told our hotel, Los Arcos Holbox, upon arrival was to arrange an excursion with one of the island’s many tour operators: Glendy Tours Holbox. We set off the next morning, bright and early.

The itinerary for this outing is the same for all tour operators (and there are about thirty of them!): roughly two hours by speedboat, then snorkeling with the whale sharks, followed by another boat ride to Cabo Catoche for lunch, then more boating to a fish-filled snorkeling spot before heading back. In total, the excursion can take eight hours—or even longer.



Besides my two sons and me, there were only two other clients on board—a French couple. Our boat was one of the very first to leave, but after ten minutes, the pilot got a radio call. We turned back without any explanation, returning to the departure dock.

There, a young woman who clearly fancied herself a diva was waiting for us. She was Mexican and boarded the boat, snubbing all five of us while flirting with the pilot and guide, who were suddenly all eyes for her. We couldn’t understand how this diva had convinced our tour operator to turn the boat around just to pick her up when she hadn’t even booked and we were already far out. We left 20 minutes late.

The two-hour journey passed surprisingly quickly, and for good reason: we spotted dolphins six times! They were leaping out of the water as they moved. Pure joy. We stopped whenever they were near the boat.



The photo isn’t great—the ultra-wide-angle lens on my GoPro makes the dolphins look smaller—but at least I got a souvenir.

A few flying fish (exocets) also glided a meter or two above the water as we sped along. The false start was forgotten, and the day was off to a fantastic start in this stunning marine environment...

When we reached the area where the whale sharks were supposed to be, the guide explained that we’d now have to scan the sea until we spotted one. It could take five minutes or forty-five, he said, and if we were unlucky, we might not see any at all!

An hour and a half later—still nothing! The captain then headed toward a distant area where about twenty other boats were already gathered.

Sure enough, there was a juvenile whale shark (still a good eight meters long) there, and all the boats were lining up to approach it slowly, one by one, so as not to scare the animal. Each boat got about thirty seconds within a few meters of it, engine idling, before making way for the next. We were allowed to approach three times, but we weren’t permitted to dive in. That’s normal—such a crowd of divers around a single animal would stress it out, and here, whale sharks are protected by regulations: swimming with them is strictly controlled. There was even a coast guard boat with us at all times, monitoring everyone’s behavior.

We were torn between the luck of seeing such a magnificent animal, even from the surface, and the discomfort we felt about the absurd situation. All those boats lined up just to catch a fleeting glimpse of the shark for a few seconds—let’s be honest, it was ridiculous. In short, the whole thing was unpleasant, and probably even more so for the shark than for us, though it did keep gulping down kilos of plankton as if nothing were happening...

When it was our turn to approach, I dipped my GoPro into the water at arm’s length and framed the shot blindly, hoping for a decent image of the shark.



On the third and final approach, the sixth passenger on board—the one we’d had to turn back for ten minutes after departure—quietly spoke to the guide and captain after putting on her flippers (even though, I’ll remind you, no one was allowed to dive). She wanted them to ask the coast guard for permission to dive with the shark—just her! She whispered so we couldn’t hear what she was offering in exchange.

The two lackeys complied and shouted the request to the officials in front of all the other boats, with no shame whatsoever. With so many witnesses, the coast guard had no choice but to refuse. The diva wouldn’t let it go and asked them to insist, which they did, but the refusal was firm and final.

On the nearest boats, everyone had heard and was stunned. They openly mocked this bimbo who clearly had no shame. Hidden behind her star sunglasses, she responded with a dismissive smile. Pathetic.

The encounter with the shark ended, and we set off for Cabo Catoche, a site on Holbox Island where we were to have lunch.



We were a little disappointed not to have had the chance to see the usual school of whale sharks (they’re often dozens swimming together!), but that’s nature’s way, and we knew it.

And then, an unlikely stroke of luck: a boat ahead of us was putting divers in the water with a pair of adult whale sharks. We joined them, and while we were putting on our masks and snorkels, the guide briefed us. He said my sons and I would go first, followed by the French couple and the diva.

But Miss World, clearly unhappy with this order, quietly complained to the guide, who eventually switched the order. It didn’t bother us since we’d only get a minute in the water anyway—what’s a minute more or less?

So the three of them got in the water, and a moment later, they were done. My two sons and I, sitting on the edge of the boat with masks on and snorkels in our mouths, were ready to finally take the plunge. But instead of continuing to follow the shark, the captain was suddenly all eyes for Miss Silicone! He even let go of the wheel for a moment to help her back on board.

One of the two sharks had already left minutes earlier, and the second was swimming farther away. Other boats were arriving, and the captain went to join the queue 100 meters from the shark. Soon, even more boats showed up. There were way too many people, the shark left, and diving was no longer possible.

I was, of course, a little disappointed not to have fulfilled my long-time dream of swimming with a whale shark, even briefly. But I was mostly disgusted for my two boys, who had been so excited about it. I told the guide exactly what I thought and asked for compensation—not for missing out on swimming with the shark (you can never guarantee seeing one, nature isn’t at our beck and call), but for clearly skipping our turn to dive. He promised a refund.

At the end of the day, back on land, he dropped us all off, and as he was about to leave, I reminded him about the refund. He agreed again, calmly got back on board, and sped off as if nothing had happened—just him and the captain, two total cowards. I couldn’t believe it.

Of course, back at our hotel (which had booked this tour operator—Glendy Tours), I explained the situation and asked for my refund again. The receptionist called the manager, who arrived with the guide. Our runaway wasn’t so cocky anymore. Inside, I was fuming, but I kept my cool during the discussion that followed.

Right off the bat, I made a point of looking the so-called guide in the eyes while telling him he’d run off like a coward. I did my best to stay calm, speaking clearly, staring him down the whole time, and repeating several times that he was a coward, in front of the manager, who didn’t say a word. The guide had clearly been told by his boss to keep quiet because he didn’t utter a word during the entire twenty-minute conversation.

Anyway, I’ll spare you the details, but in the end, the manager only offered us another excursion the next day as compensation for the “inconvenience.” It was just snorkeling with fish, not another whale shark trip. He admitted their fault, but since we had to leave early the next morning and had other bookings for the rest of the trip, we couldn’t accept. And he refused to refund us.

On Tripadvisor, Glendy Tours has a mediocre rating (3 out of 5), but more importantly, it ranks 29th out of 36 nautical tour operators rated by customers. I was pretty upset with the hotel for booking such an amateur for us.



If you want to swim with whale sharks in Holbox, you might end up with Glendy Tours. And it might go well—I certainly hope so. But given the price of such an excursion (3,000 pesos per person, about 160 €!), I’d still suggest quickly checking online before you go to see which providers have the best ratings. You’ll have a much better chance of things going smoothly with the top-rated ones than with those as poorly ranked as Glendy Tours.

On the other hand, if you’re a beautiful young woman, you can choose them without worry—you’ll get better treatment than the rest of us...

To wrap up this excursion, I have to mention the “respect for nature” angle that all these tour operators highlight. They tell us they respect the whale sharks: only two or three people can dive at a time, and only for a few minutes, so as not to disturb these gentle giants...

We believed them before we left, but that’s not what we saw. When the sharks are hard to find except for one, everyone rushes it, and only the constant presence of the coast guard prevents the tour operators from putting their clients in the water.

Because for the second shark we saw, when the divers from our boat got out of the water and we left to join the queue while it was our turn to dive, other boats quickly arrived and started swarming the poor shark, which eventually left.

In other words, it’s clear these companies only respect the sharks when they’re being watched.

Boat reversing a meter away from a pelican

And for the snorkeling near Cabo Catoche, they attract fish daily by feeding them—a practice that’s normally discouraged. Afterward, these fish can’t feed naturally anymore and become dependent on Glendy Tours and its competitors.

A quick note on the rest of the excursion: Cabo Catoche (the site where we had lunch, on Holbox Island) is the northernmost point of the entire Yucatán. The place is paradise.



On the way back, we spent half an hour snorkeling at a site that turned out to be fish-filled only because the tour operators had the bad habit of feeding the fish. But this practice, which isn’t respectful of nature, is normally discouraged.



Plus, life jackets—like in many places in the Yucatán—are mandatory!!



As divers, we didn’t find the site very interesting, but objectively, it should delight those who aren’t used to putting their heads underwater in beautiful dive spots.

We hated feeling trapped in those life jackets, stuck at the surface, and for me, the highlight was swimming next to a pelican that wasn’t too shy—it was paddling right beside me in green water.

Anyway, it seems we can’t post more than 10 photos at once on VF, so I’ll come back with the rest of the journal in another message. Because after these early trip mishaps, the rest of the journey turned out to be magnificent...
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Mexique, un kaléidoscope de couleurs
Voici mes impressions du Yucatan que j'ai découvert pour la première fois avec mon amie du 10/03/2019 au 27/03/2019. Nous avons fait un parcours classique en autotour et avons parcouru environ 2500km sur des routes en bon état pour l'ensemble sauf dans les Chiapas.



Nous avons pris un vol par Air france direct à l'aller et avec un passage par Atlanta (Delta Airlines+Air France) pour le retour.(Penser à demander un ESTA mème pour une escale au USA!)

Le vol nous a paru long à l'aller car les écrans ne marchaient pas...

c'est assez surprenant de survoler des étendus glacées alors qu'on se dirige vers l'équateur!



Notre avion arrive vers 18h et il fait nuit quand nous récupérons la voiture (location avec Sixt très bien). Nous ne nous attendions pas a une voiture automatique mais comme on en avait déjà utilisé aux Usa les réflexes reviennent vite! Ce soir nous dormons en auberge de jeunesse (Agavero Hostel Cancun 450 pesos : bien) La chambre est petite l'hostel arrangé de façon original et nous ne tardons pas a nous endormir.



Bien qu'ayant fait du change en France nous décidons d'en refaire avant de nous diriger vers l'ile d'Holbox. Le cours est 1 €=20 pesos Nous avons quelques difficultés avec la fermeture du coffre aussi nous repassons chez Sixt qui nous dépanne et nous en profitons pour continuer voir le bord de mer qui est une grande bande sableuse séparée de la ville par des marais plein de crocodiles! Là tout les grands hôtels squattés par les nord américains s'alignent. l'accès libre à la plage est rare et le dollar est roi...



la mer est très agitée et les sargasses sont échouées tout le long de la frange océane.



Nous retournons à notre auberge pour prendre le petit déjeuner (compris dans le prix) composé d'une omelette avec de la viande de boeuf hachée : c'est assez surprenant pour nous français! Nous achetons quelques nourritures dans un centre commercial puis prenons la route vers Chiquila Grace à Maps me nous sortons sans encombre de Cancun et prenons l'autoroute : c'est étrange car nous sommes sur une 2 voies entourées par une végétation touffue et comme il n'y a pas de relief on a l'impression d'être dans un tunnel végétal pendant des kilomètres...

En cas de panne on devrait s'arrêter sur la route... Le prix de l'autoroute est cher. Nous la quittons pour remonter vers Chiquila d'ou nous prendrons le bateau pour Holbox. En cours de route nous traversons de petits villages pauvres et à l'habitat délabré. Faire attention à l'entrée de tous les villages, mais aussi au centre, il y a des ralentisseurs pas toujours bien indiqué (les topes) qu'il convient de prendre à pas plus de 20km/h sous peine de décoller!!! Arrivé à Chiquila il faut laisser sa voiture dans un parking privé (ils sont tous au mème prix environ 100MXN par 24H) Nous avons décider de laisser un de nos 2 sacs dans la voiture pour être plus léger Ensuite direction le port ou 2 compagnies se partagent les traversées : une avec des bateaux vieillots et l'autre plus moderne (150mxn l'aller).



Sur l'ile pas de voiture pour les touristes mais des quads et de voiturettes de golf! Les rues sont en sable et on arrive au port à l'opposé de la partie ou sont les hébergements mais les distances sont faibles! Il fait très chaud comme durant tout notre séjour au Yucatan (entre 30 et 38 degrés) Nous dormons 2 nuits en Airbnb au Casa Ohana (1620mxn pour 2 nuits :déco sympa mais environnement assez bruyant)



Nous avons hâte de découvrir la plage!



Ici l'ambiance est très différente de Cancun : c'est plus relax et bohème! De nombreuses peintures murales égayent les murs des maisons mème les plus modestes.







Des hamacs sont à la disposition de tous dans l'eau.







La plage est idéale pour les enfants car il n'y a pas de profondeur sur une grande distance. Nous prenons une consommation dans ce bar en pleine air.

puis mangeons dans ce restaurant (très bien).

Nous rentrons nous coucher heureux de cette journée.
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Maya, Playa... 3 semaines dans la péninsule du Yucatán
Bonjour à tous, Nous voilà de retour depuis moins d’une semaine et j’ai encore plein de superbes images dans les yeux 🙂. J’ai beaucoup utilisé les différents carnets publiés sur ce forum (Rinanella, Lalee, Tberney…) et demandé des informations (Mimimicha, Alexval2...) pour préparer mon voyage, je viens donc apporter tout naturellement ma petite contribution 😊. Outre le fait de relater notre séjour au Mexique, je vais essayer de donner un maximum d’informations utiles afin d’aider les futurs voyageurs 😉.

Nous avions passé une semaine à Noël sur la Riviera Maya voici presque cinq ans et avions adoré. Pour un premier aperçu, nous avions quand même bien vadrouillé même si nous étions restés la semaine dans le même logement au nord de Playa del Carmen. Nous nous étions promis d’y retourner plus longuement et nous y voici enfin. Au départ, j’avais prévu d’aller à Mexico quelques jours puis venir à Cancun mais ce n’était guère possible vu le temps imparti de 18 jours sur place. Eh! Oui comme pour beaucoup, les vacances ne sont pas extensibles et en plus imposées au mois d’août pour mon mari donc on fait avec 🙁.

Comme chaque année, nous prenons nos vols secs pour la destination choisie pratiquement un an à l’avance afin d’avoir des tarifs compétitifs car pour un départ en Août, c’est l’escalade des prix. Début Octobre, nous avons profité d’une offre intéressante Paris / Cancun à 733€ avec Air Canada 😎.

Au mois de janvier, j’élabore un programme : une grande boucle de la péninsule du Yucatan, et un peu de Chiapas (Palenque) puis une semaine cool sur la Riviera Maya. Ce programme était un peu ambitieux, mi-juillet quand je le regarde enfin en détail, je me rends compte qu’on allait courir un peu beaucoup. Du coup, modification des réservations des hôtels en ôtant les deux nuits prévues à Palenque. Tant pis le Chiapas sera pour une prochaine fois 🤪.

Voici dans les grandes lignes, le programme: 31 juillet : Arrivée, nuit à Cancun 1er août : Direction Holbox 2 août : Repos à Holbox 3 août : Rio Lagartos, nuit à Valladolid 4 août : Chichen Itza, nuit à Izamal 5 août : Merida, nuit à Uxmal 6 août: Ruta Puuc, nuit à Uxmal 7 août : Direction Campêche 8 août : Calakmul, nuit à Xpujil 9 août : Fin de la boucle, nuit à Bacalar 10 août : Lagune de Bacalar 11-18 août: Playa del Carmen

Et quelques photos pour vous donner envie de prendre la route avec nous 😉. Plage et cénote



Site Maya et ville coloniale



Si vous ne souhaitez pas lire les discussions... la suite ici
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Le Mexique: sur la route des Mayas
SUR LA ROUTE DES MAYAS : LE MEXIQUE Voyage en famille

Le Mexique…, fidèles à notre désir de laisser les enfants choisir de la destination, nous voici embarqués pour le Mexique ! Je rêvais de Népal, Equateur… mais non ce sera le Mexique . Je n’envisageai absolument pas cette destination et je pars sans conviction vers le Yucatan ( qui me donne l’impression d’avoir vendu son âme au tourisme) mais avec un peu plus de goût vers les Chiapas.

BUDGET ( 5 personnes) : 6950e

Avion Réservé avec Go Voyages en août. 740 e par personne Vol Lyon-Londres-Miami-Cancun par American Airlines Prévoir au moins 3 h à Miami car il faut récupérer les bagages et passer l’immigration.

Voiture Réservée avec Autoescape . Loueur : Europcar : aucun souci 672 e pour 17 jours

Essence Prix fixe de 7, 05 pesos le litre dans les stations Pemex 2940 km pour 104 e

Repas Nous avons pris tous nos repas au restaurant 700 e

Hébergement 990 e soit 61 e par jour Tantôt une chambre ou bungalow pour 5 tantôt 2

Visites et sorties( prix pour 5 personnes) Les visites : 190 euros - Musée de la Venta : 200$ - Kabah : 105$ - Musée anthropologique de Mérida : 200$ - Uxmaal : 294$ - Chitchen Izta avec SL : 300$ - Tulum : 150$ - Tonina : 198$ - Coba : 250$ - Palenque : 244$ - Agua Azul : 40$ - San Juan Chamula : 100$ - Musée de l’ambre San Cristobal : 80$ - Na Bolom San Cristobal : 175$ - Centre de développement de la médecine maya : 100$ - Cenote d’Il-Kil : 275$ - Hacienda Ochil : 100$ Xcaret : 154e Xel Ha : 236e

TEMPS DE ROUTE

- Cancun-Playa del Carmen 1h - Playa del Carmen- Valladolid 1h30 - Valladolid- Chitchen itza 45 mn - Chitchen Itza – Izamal 1h - Izamal- Mérida 1h - Mérida-Uxmaal 1h15 - Uxmaal-Campeche ( ruta Puuc) 2h30 - Campeche- Villahermosa 6h - Villahermosa- San Cristobal 8h - San Cristobal-Ocosingo 2h30 - Ocosingo-Agua Azul 1h30 - Agua Azul- Palenque 1h30 - Palenque-Chicanna 4h30 - Chicanna-Tulum 4h - Tulum-Playa del Carmen 1h

NOS HEBERGEMENTS:

- Rey del caribe à Cancun 1235$ la chambre de 4 personnes avec petit déjeuner. Grande chambre propre mais sans prétention dans un patio avec piscine.

- Villa don Julian à Playa del Carmen 80 e la nuit, chambre pour 5 personnes avec SDB. Maison d’hôte baba cool, accueil sympa. A 10mn à pied de la plage et de la célèbre Quinta.

- Dolores Alba à Piste 1150$ les deux bungalows Chambre spacieuse disposée autour de 2 piscines dans un joli jardin. Dommage que ce soit si proche de la route. A 2mn en voiture du site de Chitchen ;

- Macanche à Izamal : COUP DE CŒUR !🙂🙂 850$ le bungalow safari pour 5 petit dej compris Dans le centre d’Izamal calle 22 entre 33 et 35 ; à 10mn à pied du zocalo. Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil francophone par un étudiant .

- Sacbe bungalow à Uxmaal Un bungalow pour 4 :370$ Un bungalow pour 2 : 370$ A 14 km d’ Uxmaal vers Campeche. Accueil chaleureux d’Annette, une française. Petits bungalows tout simples dissiminés dans un vaste jardin qui mérite une visite. Petit dej en sus : total 55$

- Hôtel América à Campeche 628$ la chambre de 5 personnes avec petit déjeuner sommaire. Au cœur du centre historique, hôtel sympa avec patio- climatisation- parking (très appréciable) .Accueil sympa.

- Best Western à Villahermosa 74$ US la chambre de 4 personnes. Belle piscine. Un hôtel de chaine sans plus mais très bruyant.

- Los jardines del centro à San Cristobal : COUP DE COEUR🙂🙂 640$ la chambre de 6 pers. Un coin de paradis à 2mn à pied du zocalo. Immense chambre donnant sur un patio . Terrasse en parquet. Parking

- La Aldea à Palenque 1400$ . Beaucoup trop cher pour être un coup de cœur. Joli palapa de 5 personnes. Clim. Belle terrasse avec un hamac au milieu d’une végétation luxuriante.

- Rio bec dreams à Chicanna 1490$ le bungalow pour 5 pers. Joli bungalow tout confort . Dans un souci de recyclage de l’eau, les toilettes sont alimentées par l’eau de la lessive, ce qui produit quelques odeurs désagréables. Coup de gueule : le propriétaire profite largement de son isolement : les prix des repas et petits déjeuners sont exorbitants !

- Don Diego de la selva à Tulum : COUP DE CŒUR🙂🙂 1495 $ les 2 bungalows avec petit dej Magnifique bungalow dans un jardin luxuriant avec piscine. Accueil chaleureux par les propriétaires français ; UN HAVRE DE PAIX !

- Don Diego de la playa à Tulum 1400 les 2 bungalows sur la plage de Tulum avec petit dej Sol en dur mais en toile . Sanitaires communs .

LES RESTAURANTS

- Las cazuelas à Playa del carmen : COUP DE CŒUR😇 Entre l’avenida 10 et 5 ; rue 26. Tenu par un espagnol charmant et charmeur . Accueil chaleureux. Quelques tables dehors. Cuisine franco-espagnole-mexicaine . Tout simple mais très bon ! Petits prix !

- El toro à Izamal Repas mexicain typique. Accueil sympa. Prix corrects.

Madre Tierra à San Cristobal 19 av insurgentes. Déjeuner dans un patio : quiche salade 75$ ou menu du jour : soupe pizza 42 $

Las fridas à San Cristobal : COUP DE COEUR😇 Rue belisario Dominguez. On vous recommande une des énormes salades ( 38$ la moyenne) notamment la tropicale : salade, poulet, mangue, fraises, pommes, noix. Les smoothies ( 28$) sont délicieux. Accueil super sympa !!!!!!

Pickled Oinions à Santa Elena. Petit nouveau, pas encore dans les guides. Vous l’avez compris tenu par une anglaise. Bon rapport qualité-prix : environ 65$ le plat.

La Parroquia à Campeche Resto dans le centre historique . Cuisine locale. Prix et accueil sympa. Vaste salle essentiellement fréquentée par des mexicains. Plat chaud : 40$

Italiano de Angelo à San Cristobal😇 Real guadalupe numero 40 . Quand vos estomacs sont en over dose des tacos et tortillas, une bonne alternative. Comptez environ 60$ le plât de pâtes ou la pizza. Très copieux. Accueil sympa !

CARNET DE ROUTE

MERCREDI 13 FEVRIER Départ de Lyon à 7h . Notre parcours : Lyon-Londres-Miami-Cancun. Nous embarquons à l’heure mais l’avion ne décollera que 45 mn plus tard car le brouillard qui sévissait hier sur Londres a plongé Heathrow dans une sacrée pagaille. A l’atterrissage, il ne nous reste donc plus que 45 mn pour rejoindre notre correspondance. S’ensuit une course effrénée dans les couloirs : 1er coup de speed de la journée !😠 Le vol de l’American Airlines décollera à l’heure mais atterrira avec presque une heure de retard. Nous restons sereins ( pas pour longtemps) car nous avons 3h devant nous avant notre correspondance pour passer l’immigration, récupérer nos valises, réenregistrer les valises ( merci les US pour la simplicité des démarches😕) et décoller pour Cancun. Tout cela c’était sans compter sur la lenteur des officiers de l’immigration et sur la panne générale du réseau pendant plus d’une heure !!! Les minutes s’égrènent et quand enfin nous passons l’immigration, il nous reste 15 mn : deuxième coup de speed de la journée : cette fois, il est trop tard ! Nous avons quand même la chance de nous voir proposer des places sur le vol suivant qui décolle à 20h. Nous arrivons finalement à Cancun 26h après ! Récupération de la voiture de location (une Renault Mégane ) et arrivée à l’hôtel Rey del caribe à 23h. Notre seule envie : nous coucher. J’avais longtemps hésité entre réserver sur Cancun ou s’enfuir de suite vers Playa del Carmen : je suis contente de mon élan de sagesse.

JEUDI 14 Lever à 7h .Petit déjeuner : omelette, jus d’orange :un peu léger pour les gros appétits. Nous partons vers Playa del Carmen pour une première journée de transition . La route ne permet absolument pas de deviner le littoral ; la côte est entièrement bétonnée par les immenses complexes touristiques : exactement l’image que je me faisais du pays : cela commence mal. Après avoir déposé nos affaires à la chambre, nous partons arpenter Playa del carmen. Le guide du routard nous peint un tableau plutôt charmeur de cette petite ville par rapport à Cancun😕. Soit ! Alors je préfère ne jamais voir Cancun !!! 🏴‍☠️A peine sur la fameuse « quinta », je suis horrifiée : nous nous sommes trompés de voyage ! On ne s’adresse plus à vous en espagnol mais en anglais ! On n’affiche plus les prix en pesos mais en dollars US ! les boutiques de souvenirs se suivent et se ressemblent ! le prix s’emballent !la plage ressemble ( à la couleur de l’eau prés ) à la Grande Motte ( un 15 août svp pour couronner le tout !) Je suis affolée et dire que nous passerons à la fin du voyage quatre jours ici et aux environs ( je crois que rien que cette pensée à contribuer à me pourrir mon voyage).🙁🙁 Après une ballade et un plongeon dans l ‘eau turquoise retour vers la chambre. Nous prenons alors la route vers Xcaret. Nous y avons accès de 15h à 20h, notre but principal étant le spectacle du soir. Nous tentons de profiter du domaine avant le début du show mais tout est tellement artificiel que nous ne sommes pas à l’aise. Tout est dénaturé : quel dommage ! Le spectacle débute à 18h, dure 2h . Pendant la première heure le thème est l’histoire des mayas avec démonstration du jeu de pelote, la conquête espagnole…puis pendant la deuxième heure : le Mexique au travers des danses et chants folkloriques : voladores…Cela peut paraître kitch mais nous passerons un bon moment et prendrons plaisir !🙂 Retour à Playa pour diner à las Cazuelas. Excellent moment de convivialité entourés de mexicains ( c’est quand même plus sympa !)

VENDREDI 15 Lever vers 7h ; nous quittons Playa vers 9h après avoir fait quelques provisions dans un supermercado. Route vers Valladolid. Arrêt sympa dans cette petite ville paisible . Zocalo bien animé. Magnifique calle 41 aux façades des maisons toutes colorées et bien restaurées. Arrêt au couvent San Bernardino malheureusement fermé. Ici au moins l’ambiance est moins touristique ! Route vers Chitchen Itza. Nous nous retrouvons sans crier garde sur l’autoroute : bilan 50 pesos ! Nous déposons nos bagages à l’hôtel Dolores Alba avant de nous rendre à la cenote Il-Kil. On retombe dans le très, très touristique ! L’endroit devait être joli mais forcément totalement bétonné et envahi par des cars de touristes descendus là pour une heure, cela a beaucoup moins de charme. Bon, tant pis, on se couchera moins bête ce soir, nous savons désormais ce qu’est une cénote. 🏴‍☠️ Pause piscine bien agréable avant de partir au sons et lumières. Nous prenons nos billets et comme pour Abou Simbel, nous découvrons le Castillo au détour d’un chemin. Immense et majestueux ! Le son et lumières est intéressant à deux conditions : ou parler couramment l’espagnol ou se munir des casques. Les enfants et mon mari en ont fait les frais donc ne vous en privez pas. Nous dinerons à l’hôtel, d’un rapport qualité-prix bien médiocre . En revanche la Pina Colada est très bonne ( t’as vu Fifi, on a mis en application de suite !)😇😛

Samedi 16 février Après un petit-déjeuner guère meilleur que le repas d’hier, nous partons visiter le site de Chitchen Itza où nous sommes pour 8 tapantes ! Quel bonheur, nous sommes quasiment seuls !!!! 😇Nous découvrons le Castillo, cette fois de jour . Nous ne serons rejoints que par quelques groupes vers 9h, le gros de la troupe arrivant à 10 h . Donc, si vous souhaitez apprécier le site dans le calme, oubliez la grasse mat et levez –vous tôt ! Nous faisons nos premiers pas dans la culture maya. Le jeu de pelote, le plus grand de la méso-amérique, nous impressionne et prend toute sa dimension quand nous repensons à la démonstration vue à Xcaret. Nous quittons le site vers 10h30 vers Izamal . Nous faisons bien attention cette fois de ne pas nous retrouver sur l’autoroute. Au fil de la route le Mexique prend alors une autre dimension, celle de la pauvreté mais aussi celle du sourire chaleureux de mexicains désinteressés. Ouf, on sort enfin des clichés… Nous déposons nos affaires au Macanche B and B : véritable coup de coeur pour cette adresse ! Longue ballade dans le centre tout jaune, super ambiance sur le zocalo, magnifique couvent franciscain et son atrium de 75 colonnes…Pour une fois le Routard n’a pas tord : ne négligez pas cette étape et passez-y une nuit !🙂🙂 Déjeuner au toro : cuisine mexicaine ; on s’enhardit, on se lance, le résultat est quelquefois un peu épicé ! Fin d’après-midi farniente au bord de la piscine, au milieu des palmiers, hibiscus, ceiba …Par commodités, nous choisissons de dîner au B and B : Romain se régalera d’un filet de mero à l’ail.

Dimanche 17 février Petit déjeuner copieux et savoureux. Nous partons vers 8h pour Merida que nous rejoignons en une heure . Notre premier objectif : la visite du musée d’anthropologie situé dans un ancien palais. Très intéressant. C’est pour nous une bonne introduction au monde maya : calendrier ( je n’aurai pas été meilleure en math chez les mayas qu’actuellement), chaac-mol, anneau de jeu de pelote, objets trouvés dans les cenotes, crânes de momie… Le deuxième objectif est la grand fête qui a lieu tous les dimanches dans le centre de Merida sur le Zocalo fermé à la circulation : danses, chants, mariachis, artisanat, stands de tortas, tortillas….Quelle ambiance !!!!!!! On savoure ce moment au milieu des mexicains et cela restera un de nos meilleurs souvenirs . On en profite pour visiter la cathédrale, le palacio…Nous quittons non sans mal la ville mal vers 15h. Quasiment aucune indication, heureusement la police nous escortera jusqu’à la sortie de la ville vers Uxmaal. Sur la 261, nous faisons un petit arrêt à l’hacienda Ochil : cher pour le peu qu’il y a à voir. On comprend mieux la vie de ces villes en vase-clos ( jusqu’à 2500 habitants). Nous logeons cette nuit à Santa Helena au Sacbe bungalow, tout simple mais propre et surtout au milieu d’un magnifique jardin qui mérite à lui seul un petit détour. Nous prenons notre repas sur les conseils d’Annette au pickled oinion, resto sympa de bon rapport qualité-prix.

Lundi 18 février Lever à 6h30 au chant des oiseaux et petit dej sous la palapa au milieu des fleurs avant de se lancer à la conquéte d’Uxmaal. Deux grands resorts bordent le site, les groupes y sont donc aussi à 8h. On réfléchit, peaufine notre stratégie pour les éviter . On entre les premiers dans le site, on ne s’éternise pas devant la pyramide du devin en se disant que c’est là qu’ils s’arrêteront en premier . On file vers le quadrilatère des nonnes. Mission réussie car nous avons semé tout le monde et là, le spectacle peut commencer : seuls au monde, on s’extasie, on s’émerveille. Cette civilisation qui nous était complètement inconnue, nous séduit et nous fascine peu à peu par ses lignes, nous étonne par ses représentations, nous horrifie par sa cruauté . Ma phobie du vide me tiraillant toujours, c’est du bas que j’admirerai la grande pyramide…de toute façon, il faut bien que quelqu’un se dévoue pour prendre des photos de ceux qui font l’exploit d’y monter ! La visite nous prendra 2h . Sur le chemin du retour, nous croisons les nombreux groupes et nous pouvons enfin nous arrêter quasiment seuls devant la pyramide du devin. Nous partons par la ruta puuc et faisons un arrêt à Kabah . Nous avions l’intention de visiter aussi Sayil et labnah mais après Chitchen et Uxmaal, le site, pourtant d’un autre style, déçoit les enfants.En tout cas le mur avec les 300 masques du dieu Chaac est de toute beauté. Nous en restons donc là et filons vers Campeche que nous atteignons vers 14h30. Nous avons réservé à l’hôtel America dans le centre historique. La ville nous ravit de suite par ses maisons colorées, ses allures de bonne bourgade, son zocalo et la malecon . Nous irons par deux fois régaler nos papilles à la Parroquia .On aurait aimé visiter le musée mais c’est fermé le lundi.

Mardi 19 février J’ai longuement hésité en traçant l’itinéraire sur la route à suivre pour rejoindre San Cristobal mais l’optique de voir les fameuses têtes olméques ( que j’avais vues dans mon livre d’histoire en 6°) du musée de la venta à Villahermosa, m’a aidé à le tracer tout naturellement. C’est donc aujourd’hui une journée de transition : route interminable de 6h sans aucun intérêt ! Coup de gueule sur les fouilles par les militaires et sur le prix des 2 ponts à passer à Ciudad del Carmen ( 48 et 62 $) .😠😠 Dans le style mauvaise journée aussi, on s’arrête le midi dans un petit … comment dire ? bon je le dis quand même, resto . La patron barragouine quelques mots dans un espagnol incertain. Je fais répéter par deux fois et on pense comprendre « fritas ». Les enfants ont faim, on ne sait pas ce que nous trouverons sur la route. On décide de s’asseoir et on commande au vue du degré d’hygiène, des fritas et du coca. Le temps passe…… revoilà, notre patron avec 5 poissons ! Gloups !🤪 On se dit que s’ils sont aussi frais que le patron, on peut s’attendre à une sacré tourista. On fait bon gré malgré et on mange. Ils sont servis « brut » comme dirait Romain sans aucun légume, bref, ils laissent les gros estomacs sur leur faim ! Au moment de la cuenta, regloups🤪🤪 : 450$ ! Une note digne d’un trois étoiles et en plus il trouve que notre billet est en mauvais état . On frise l’énervement. Bref, à une heure de route de ciudad del carmen, passez votre chemin en voyant un gros mexicain louche et glauque dans un resto degueu… ! On arrivera à Villahermosa à 16h, trop tard pour visiter le musée. Nuit au Best Western, un hôtel de chaine quoi ! En résumé :une journée, comme il y en a toujours une dans un voyage, celle dont on se passerait volontiers, celle qui donne envie de s’enfiler une grande margarita ( hein Fifi !)😉

Mercredi 20 février On file direct au musée de la venta pour se remettre de la déprime d’hier ! Une partie zoo ( on laisse tomber ) et une partie archéologie. Les têtes sont exposées le long d’un agréable chemin au milieu d’une végétation luxuriante et peuplée de coatis. Très sympa !!!! Et ça y est : je les ai vues ! Nous prenons ensuite la route vers San Cristobal donnée pour 5h mais qui nous en coutera 8 : route de montagne, nombreux éboulements, travaux et bien sûr topes ! Nous arrivons à San Cristobal épuisés, 😕 pour nous rendre compte que le B and B que nous avions réservé, est situé dans un quartier qui ne nous inspire guère confiance. Nous préférons chercher ailleurs. Nous portons notre choix sur los jardines del centro . On nous propose pour 640 pesos une grande chambre. Nous sommes immédiatement conquis par le magnifique patio avec terrasse en parquet, jardin luxuriant, tout très coloré et à 2 mn à pied du zocalo, parking en prime ! Un havre de paix !!!!!!!😇😇 L’opération repas du soir relèvera d’une opération commando😎 entre les restaurants fermés, notre souhait de manger enfin autre chose que des tacos etc…On atterrit chez un italien qui régalera nos papilles d’européens pendant les trois soirs passées à San Cristobal.

Jeudi 21 février Le moral étant un peu en berne 🙁entre un Mexique qui ne répond pas vraiment à nos attentes et l’épuisement des deux jours de routes, nous partons vers le grand marché. Exactement ce qu’il nous fallait !!!!!!!!!!!!!! Des étals colorés, des fruits, légumes, les costumes des différentes communautés, le sourire des mexicains : ON ADORE !😇😇😇 On y déambulera pendant 2h30 . La ville, elle-même nous ravit : quel beau melting pot . Et que dire de la cathédrale et de l’église Santo Domingo ! Déjeuner dans le patio de la madre tierra. Après-midi musées ! Le centre de développement de la médecine maya, explication en français sur les 5 types de guérisseurs : l’herboriste, la sage femme…. Scènes reconstituées et film sur l’accouchement . Une petit heure bien intéressante. Musée Na Bolom : collection du danois Franz Blom et sa femme Gertrude Doby sur la culture des lacandons. Nous trouvons l’entrée un peu chère et le musée pas très vivant. Bref bof ! Musée de l’ambre : minuscule musée qui explique les origines de l’ambre ( résine fossilisée), sa façon de différencier le vrai et le faux et exposition de belles pièces. Intéressant. Après une longue pause dans le patio à écrire le carnet de voyage entre autre, nous finissons la soirée chez l’italien. Attention, nous sommes en février, c’est l’hiver et à 2200m il fait frisquet, pensez aux petites laines !

Vendredi 22 février Nous partons pour San Juan Chamula. Les Chamulas ( hommes aux tuniques en laine blanche et femmes aux jupes en laine noire ou blanche) pratiquent encore leur propre culte religieux. Il est possible de visiter l’église ( on paye un droit d’entrée) mais photo strictement interdite. Nous y passerons 45 mn, assis dans un coin, à observer ces pratiques. L’église est dépouillée des bancs traditionnels et les fidèles pratiquent à même, le sol lui-même recouvert d’épines de pins. Ils allument de nombreuses bougies . Pour ceux qui viennent s’y faire soigner, les curanderos frottent le corps de leur « patient » avec une poule, puis la passe au dessus des flammes et finissent par la tuer en lui tordant le cou ( âme sensible comme certains d’autre nous, s’abstenir !😮) .Ils boivent ensuite un alcool ou un coca pour roter et ainsi expier le mal .C’est à la fois fascinant et terrifiant ! Bercés par la musique et subjugués par cette ferveur, nous aurons du mal à quitter les lieux. Le billet retiré à l’office de tourisme permet à la fois l’accès à l’église et au petit musée, très sommaire mais exposant les différents costumes traditionnels. Un grand marché se tient dans le centre, très coloré, avec plein d’odeurs… bref comme vous l’avez compris, comme on les aime ! Les photos, à condition que ce ne soit ni des gros plans ni des photos des religieux sont autorisées. Les tzotziles ne sont pas d’apparence très avenants mais si vous leur souriez en premier, ils vous le rendront bien ! De retour à San Cristobal, nous déjeunons à « las fridas » qui nous régalera d’une excellente salade et d’un grand smoothie ! Après-midi, ballade dans San Cristobal, quelques achats d’artisanat et pause dans le patio. On finit chez l’italien décidemment delicioso ! On quittera à grand regret demain San Cristobal qui correspondait beaucoup plus à ce que recherchions au Mexique .

Samedi 23 février Destination Palenque. Nous faisons un premier arrêt aux ruines de Tonina que nous vous recommandons ! Superbe site : une gigantesque pyramide de 80 m de haut adossée à une colline soit 7 palliers qui comptaient aussi 13 temples . Magnifique fresque de la décapitation qui était une pratique extrêmement courante pour ce peuple . Vue imprenable du haut mais attention ça grimpe et personnes sujettes au vertige, ce n’est pas une partie de plaisir ( mon petit coup d’adrénaline du voyage !) .A la fin de la visite, petit tour dans le musée garni de bien belles pièces dont de nombreux calendriers. Comptez pour le tout 2h30 . Nous déjeunons aux « delicias » sous les arcades du zocalo. Reprise de la route : montagne, végétation superbe, paysages splendides mais le chauffeur, à cause des nombreux topes, ne craint pas d’en profiter ! Arrêt à Agua Azul. Belle ballade long des eaux turquoises, végétation luxuriante. On peut s’y baigner . Seul point noir : pour vraiment apprécier la ballade, il ne faudrait regarder que vers l’eau car l’autre côté est entièrement balisé par les marchands d’artisanat . Le site en perd son aspect nature. Autant à l’arrivée, nous n’étions pas emballés pour nous y baigner, qu’après la ballade dans une chaleur humide, nous craquons. C’était …disons …très rafraichissant ! un bon moment. Nous atteignons Palenque à 17h30. De nouveau, notre réservation ne correspond pas à notre attente. Nous cherchons donc un autre toit. Nous choisissons un bungalow à la Aldea perdu au milieu de la végétation . Un bel endroit mais trop cher pour être un coup de cœur. Repas tout à fait ordinaire.

Dimanche 24 février Nous décidons pour visiter Palenque d’adopter la même stratégie qu’à Uxmaal. Nous sommes donc à 8h sur le site et fort heureusement car lorsque nous quitterons le site à 10 h, il y une quinzaine de cars. Nous commençons la visite dans un calme absolu au milieu d’une légère brume et aux sons des singes hurleurs. On se prendrait presque pour Indiana Jones. Le site est splendide, le végétation luxuriante en parfaite harmonie avec les lignes des temples. Palenque signifie « entouré d’arbres ».Les monuments sont moins imposants qu’ à Chitchen ou Uxmaal mais on y trouve une particularité : une crypte funéraire dans le temple des inscription qui contenait le tombeau du roi Pacal. On se perd au milieu d’une multitude de petits temples en essayant de s’imaginer la vie des mayas il y a 1300 ans. Route vers Chicanna que nous atteignons vers 16h30. Nous avons quitté les magnifiques montagnes des Chiapas et retrouvé les routes bien droites mais aussi une végétation beaucoup plus sèche, quel dommage ! Route monotone et par deux fois, nous sommes fouillés : coup de gueule !!!Je m’énerve ; c’est la première fois que je me sens atteinte dans ma liberté dans un pays visité ! Visite du site de Chicanna de style Rio Bec : orientation vers l’ouest, tour massive…Pas très étendu et monuments très abimés. Nuit au rio bec dreams tenu par des anglais. Beau bungalow avec chouette terrasse mais un peu bruyant car proche de la route. Seul point négatif : les prix pratiqués au restaurant qui profite de son isolement . On décide de boycotter le petit-déjeuner.

Lundi 25 février Nous décidons de rejoindre Tulum . Il nous faut rejoindre cette fameuse côte que j’ai tant détestée à l’arrivée. Sur notre passage, le musée de Chetumal est malheureusement fermé. A nouveau fouillés sur la route ! c’est exaspérant !!!😠😠😠😠Nous avons une réservation pour demain au Don Diego de la Selva à Tulum, nous tentons donc d’obtenir une nuit de plus pour ce soir mais c’est complet . Il nous conseille leur 2° hôtel sur la plage ouvert depuis seulement une semaine. On hésite. Mais après quelques tentatives infructueuses car les prix sont partout faramineux, nous acceptons ! Vivre à même le sable c’est quand même pas bien notre truc ! Repas du midi à las Zamas . Ici aussi on y retrouve les prix exorbitants mais emplacement au bord de mer très agréable.. On se ballade un peu avant d’aller passer une après-midi farniente à la plage qui ravit les enfants mais éxaspérent les parents. Le moral est au plus bas 🤪à nouveau car on a retrouvé les prix exorbitants, l’ambiance fric, les mexicains qui vous parlent en anglais et non plus en espagnol, les prix affichés en $US……..Je retrouve le même blues qu’à l’arrivée ! Dîner à la palapa del chino .

Mardi 26 février Il pleut ( eh ben déjà que je n’avais pas le moral !) .On avait prévu de visiter Tulum mais on change nos plans . Le ciel ayant l’air plus dégagé vers Coba, on y file. A peine arrivés, on y retrouve cette impression de dollars sur pattes : parking payant, entrées sans gratuité pour les enfants, wc payants bref on se croirait en France et cela nous rappelle notamment les châteaux de la Loire. Le site est gigantesque . Nous apprécions les lieux non tant pour la beauté des monuments qui sont quand même plus endommagés qu’à Chitchen… mais pour son côté ludique car nous avons loué des vélos . Ceux qui ont lu notre carnet sur le Laos, connaissent mon contentieux avec les vélos😕. Et bien vous allez être étonnés de mon enthousiasme : j’ai aimé cela et je n’ai pas jeté le vélo parterre ! 😉🙂( Ah cela étonne les lorrains hein ?!) J’avoue quand même avoir hésité à pédaler mais cette fois j’avais, d’entrée de jeu, négocier la possibilité de marcher ! Au final, une chouette ballade dans la jungle. Nous mettrons 2h à parcourir les lieux et nous apprécierons plus particulièrement la grande pyramide (42m). Retour sur Tulum. Il est 13h30 et c’est bien dommage de dire que nous ne savons pas trop quoi faire. On épluche le guide et nous dirigeons vers le lagon de Yal-Ku, décrit comme merveilleux : un vrai aquarium. Quand on y arrive, bien entendu c’est non seulement payant et cher mais on y trouve des dizaines et dizaines de personnes, gilet de sauvetage jaune( nouvelle race de poisson clown😉, ), masque, tuba se disputant un bout de lagon qui devait être très joli ! On ne paye pas, on préfère quitter les lieux. On entamera la discussion avec des français en panne, échangeant nos points de vue sur notre voyage . Nous voilà rassurés, eux aussi sont déçus par ce coin du Mexique et pour les mêmes raisons. Nous partons, en milieu d’après -midi, visiter les ruines de Tulum. Le mauvais temps s’est dissipé et l’accès à la plage, en cours de visite sera le bienvenu. Le site est joli et original avec sa situation sur une falaise mais tout est presque trop bien bordé, ceci de part la végétation très entretenue. Nous passons la nuit au Don Diego de La selva, dans de superbes palapas, au milieu d’un beau jardin, piscine en prime. Ce B and B est tenu par deux français super sympa ! Nous dînerons sur place : demain c’est mon anniversaire 😊et mon mari a la délicate attention de choisir le super menu😛: langouste et poisson cuit dans la feuille de banane . Même les patrons me bichonneront en amenant un dessert plus qu’amélioré : crêpe flambée au rhum et granité ananas. Quel soirée !😛😛

Mercredi 27 février Aujourd’hui, nous passons la journée à Xel-Ha ; nous avons réservé par internet ( moins 10%) et avons choisi le tout –inclus. Le temps est et restera très maussade toute la journée ce qui ne nous permettra pas de profiter à fond de cette journée. Je ne m’étendrai pas sur ce genre d’endroit qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Le lagon est joli . Ensuite à chacun de juger. En tout cas l’organisation y est parfaitement bien rodée. Retour à notre grand désespoir vers Playa del carmen pour le deux derniers jours. Nous retrouvons la villa don Julian.

Jeudi 28 février C’est le dernier jour, nous allons errer sur la Quinta et après-midi plage. C’est aussi le jour où on se rend compte qu’il va falloir calculer pour réussir à faire rentrer tous les souvenirs dans la valise … Dernier repas à « las cazuelas » un régal !

Nos coups de gueule !😠😠😠 - Les topes( ou dos d'âne) : usant !!!!!!! - La côte dénaturée et ayant vendu son âme au seul roi $ - Les fouilles sur la route par les militaires .

Nous n’avons pas aimé :🤪😕 - La taille des lits en 120 - Les routes non ou mal indiquées : cela relève parfois du 6 ° sens. - Pour certains d’entre nous : la cuisine mexicaine

Nous avons aimé :🙂🙂 - Les fruits et les glaces - L’ambiance musicale un peu partout - Les temples et sites mayas - Le sourire et la disponibilité des mexicains ( à condition d’être loin de la côte)

Nous avons adoré :😇😇😇😇 - les CHIAPAS !!!!!!!!! - La fête à Merida le dimanche. - Le site de Tonina
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Mexique, Riviera Maya en famille
Lundi 20 avril 2015

Escale de 3h à Philadelphie, c’est ici que la démocratie Américaine à vu le jour le 4 juillet 1776, date de signature de la Déclaration d’indépendance.



Après vérification sur Google : Delaware Mémorial Bridges.



Commodore Barry Bridge et le stade PPL.



Vol avec American Airlines, plutôt confortable, prix 2344€ Paris>>Philadelphia>>Cancun (2 adultes, 2 enfants, 1 bébé).





Passage de douane : assez longues. Ensuite récupération des bagages en soute ensuite sur un tapis spécial, bien signalé en général.

Les enfants fiers du badge offert à la douane.



Arrivée à Cancun, réception de la voiture de location, IX35 pour 260€ du 20 avril au 01 mai 2015.



Direction le boulevard Kukulkan qui mène jusqu’à la Zona Hotelera. Sur la route quelques panneaux alertant de l’éventuelle présence de crocodiles.



Impossible d’apercevoir l’océan des hôtels en en veux-tu en voilà : Iberostar, Hilton, Barcelo, RIU...

Au-delà de la pollution générée par le tourisme de masse, la disparition de la mangrove avec la construction d'hôtels édifier sur la côte, parfois d’ailleurs en toute illégalité, sur des sites protégés.

En tout cas, un très bon plan tarif côté hébergement pour deux adultes et trois enfants. Avec un belle vue sur la plage de Cancun.





Evidemment, la principale activité de Cancún, c’est le farniente et la bronzette. Autrement, l’intérêt culturel en apparence reste limité (Cancún n’est pas vraiment le Mexique).

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Road trip Cancun à Tikal par chemins détournés
Bonjour à tous,

Enfin, enfin j'ai le temps de faire ce carnet, 9 mois après les faits. Retour à Vancouver sur les chapeaux de roues et après ça a été boulot, boulot, boulot. Les vacances devenant rapidement un lointain mirage...Mais retournons à nos moutons; avant toutes choses, j'aimerais remercier Pierre et Francis pour leurs judicieux conseils et surtout Benoît de TouraCancun qui a tout arrangé avec la voiture de location puisque le passage vers le Guatemala en traversant le Bélize (aller-retour) a nécéssité pas mal de paperasseries, sans parler de petite surprise. Sans sa disponibilité, sa connaissance du coin et sa réactivité, mon rêve d'aller à Tikal se serait arrêté à Chetumal.

3 Avril Départ vol Air Transat Vancouver-Cancun. Rien à signaler. L'eau est payante mais pas les sodas... La logique m'échappe! Arrivé à Cancun, petite attente pour récupérer la voiture de location mais rien de grave sauf que je me retrouve sur l'autoroute pour Valladolid de nuit. J'avais lu pas mal d'histoires effrayantes sur la conduite de nuit dans le coin mais rien de tout cela, fort probablement parce que ce tronçon d'autoroute est payant. Arrivé sans encombre à Valladolid. Pas mal de problème pour trouver mon hôtel pourtant pile centre-ville sur le Parque Francisco Canton. Je finirais par me rendre compte que mon GPS, pourtant mis-à-jour avant de partir, me raconte n'importe quoi. Je trouverai la destination en demandant les directions à un passant, baptême du feu, cela faisait une éternité que je n'avais pas dit un mot d'espagnol. L'hôtel est en face de la cathédrale dans une batisse historique très sympa. Petit tour à pied sur la place centrale après toutes ces heures assis, le vent chaud sur le visage: les vacances commencent!



4 avril Déjeuner très copieux à l'hôtel (prix raisonable) et démarrage pour les ruines d'Ek Balam, petit site hors des sentiers battus qui a pour caractéristique d'être un des seuls à avoir conserver ses frises. L'entrée du temple qui reprend la gueule d'un jaguar frappe les imaginations. L'ascension de la pyramide principale particulièrement impressionnante; c'était mon tout premier site.



J'aurais pû m'arrêter au Cénote Xcan Ché mais vu le nombre de guides qui attendaient pour te mettre le grapin dessus, j'ai rebroussé chemin. 2ième étape de la journée le cénote Ik kil puisque sur le chemin de Chichen Itza. Le cénote lui-même est imprésionnant mais il y avait beaucoup trop de monde pour envisager s'y baigner: je passe mon chemin... Visite de Chichan Itza, sous la pluie. C'est très très touristique mais les petits commerçants du site ne seront pas aussi ennuyants et collants que ça. Le site est dégagé et propre, les dimensions des édifices surprennantes. La pluie tombant de plus en plus fort et la cohue ne m'incite pas à la rêverie donc je reprends la route vers Mérida en faisant le détour par Izamal. Là aussi la pluie abrégera la visite et puis, de toute façon, on fait vite le tour. La petite gargotte sur le coin du monastère, à côté du monument du Frère Diégo de la Landa est familiale très sympatique. J'arrive à Mérida en début de soirée. Encore une fois mon GPS capote... Je me résous à utiliser celui du téléphone (la facture sera salée). Petite tour dans le coeur historique à l'architecture coloniale colorée et souper sur la terrasse du parc de Santa Lucia: Première expérince avec la cuisine nouvelle/fusion méxicaine réussie. Ça compensera l'hôtel qui était et restera la catastrophe majeure de ce voyage: booking.com a eu droit à son rapport! :-(



5 avril Debout aux aurores pour évacuer de cet hôtel pourri. Balade en ville, déjeuner et premiers achats, entre autre une chemise brodée locale, un chapeau et de la crême solaire avant de plonger vers le sud. Arrivée à Uxmal vers 10h30, il fait chaud mais ça reste plaisant. Le site d'Uxmal sera vraiment mon premier gros coup de foudre: le coin est vallonné, pas beaucoup de monde et des vestiges spectaculaires. Je vais révasser longtemps du haut de la pyramide derrière le palais du gouverneur.



Mais la chaleur finira par me déloger: il est 15h et ça plombe! Je pars prendre possession de ma chambre à Santa Elena. La piscine ne se refuse pas! Souper dans un petit restaurant local au rapport qualité prix imbattable et retour à Uxmal pour visiter le musée du chocolat dont ils venaient d'angliciser le nom à Choco Story... Petit musée fort bien conçu et ludique. Petite cérémonie de bénédiction maya en plus. Ça faisait un peu adapté à la clientèle nord-américaine mais la petite discussion avec le "prêtre" ensuite a été fort éducative: un monsieur très généreux. Cette magnifique journée se terminera par le son et lumière sur le site d'Uxmal. Nous étions 10 spectateurs: c'était fabuleux!



6 avril Déjeuner au bungalow et départ pour Tulum où je dois récupérer les autorisations administratives pour sortir la voiture de location du Mexique. J'ai pris les routes secondaires qui traversaient des petits patelins où la population assise au bord de la rue te regarde passer le regard vide. À ce moment-là, je me suis demandé ce qui pouvait bien se passait dans la tête de ces mayas qui voient des flots de touristes visiter des vieilles pierres mais qui semblent pas le moindrement intéressés par les gens eux-mêmes... En tout la cas l'argument que le tourisme amène le dévoloppement ne semble pas se réaliser dans ces petits villages. Arrivé à 15h à Tulum quand je débarque aux bureaux de locations, le courrier n'est pas arrivé et les gars font la sieste. Je pars me baigner en attendant.



Une heure plus tard les papiers sont là comme promis. Je les récupère et je mets le turbo pour arriver à Bacalar juste à la tombée de la nuit. Petit hôtel familial fort sympathique dans le coin populaire de la ville. Souper au bord de la lagune, restaurant jeune au menu Tex-Mex. Bouffe pas mauvaise mais pas fascinante, C'était surtout l'emplacement.

7 avril Le grand jour des frontières et de l'aventure. Passage de la frontière Mexique-Bélize assez chaotique malgré que je me sois bien préparé et documenté. Panneaux contradictoires, on passe d'un guichet à l'autre pour finalement arriver à celui qui tamponne les passeports pour sortir moyennant un lubrifiant administratif. Quand j'ai objecté que ce n'était pas légal, le douanier m'a ris au nez et m'a dit qu'il avait tout son temps. Ce qui n'était pas mon cas, j'ai donc finis par débourser les 30$C. Pas de problème côté bélizéen: les démarches d'assurance et les papiers pour la voitures sont rondement menés sans lubrifiant administratif. Les douaniers avaient clairement apprécié ma plaisanterie que le Bélize et le Canada étaient civilisés puisque nous partageons le même chef d'état. Après tout cela, je prend le "Northern Hwy" vers Belize City. Highway étant une appellation trompeuse car c'est au mieux une route secondaire mais c'est la seule asphaltée du Bélize (le reste sont des pistes). Un peu avant Belize City je bifurque vers Belmopan, le "Northern Hwy devient alors le "Western Hwy". Arrêt bouffe dans un restaurant-galerie d'art avant Santa Elena/San Ignacio: une excellente addresse. Finalement me voilà après 4h de route à la frontière guatemaltèque. Là ça va se compliquer un peu. Le poste de douane est un Bordel et les "pourboires" règnent en maître... Cette fois-ci je décide de faire l'idiot qui ne comprend pas bien. De guerre lasse, le fonctionnaire fait mes papiers (la ligne derrière moi s'allongeait). Grosse explication, il voulait garder mes documents, mais j'en avais besoin pour le retour et ils n'ont pas de photocopieuse! Me voilà parti en ville (donc entré au Guatemala, la voiture étant restée au poste frontière) avec un petit môme du coin qui savait où me dépanner. Je reviens avec les photocopies, on me tamponne tous mes papiers et mon passeport et me voilà au Guatemala en bonne et dûe forme cette fois-ci. En plus, grâce au môme, j'avais évité le premier attrape-tourites: un péage sur le pont au dessus de la rivière qui marque la frontière. Je prends le ponton en dessous comme les locaux! Reprise de la route dans un paysage vallonné alternant champs et jungle jusqu'à El Remate.



Là, toutes mes embrouilles administratives sont récompensées: l'hôtel au bord du lac est super, le personnel et Rosita, la proprio, sont charmants et chaleureux. Après un magnifique couché de soleil, je passerai une soirée avec Rosita et ses collaboratrices à discuter de mes aventures et de la situation au Guatemala. Malgré mon charabia, elles ont maintenu la conversation en espagnol me corrigeant gentillement ici et là. Première soirée au bord du lac Péten et déjà, après quelques heures, ce coin de pays me séduit.



8 avril Le grand jour! Je vais réaliser mon rêve de môme, bercé par le dessin animé " Les mystérieuses cités d'or" et découvrir Tikal. La veille, Rosita et ses collaboratrices avaient eu les larmes quand je leur avait raconté pourquoi j'avais conduit jusqu'à là. Après une baignade avec les enfants du village dans le lac, un bon déjeuner me voilà parti. Journée d'émerveillement à Tikal. Je couche dans le parc, l'hôtel est cher et sans intérêts, mais c'est le prix à payer pour pouvoir contempler le coucher et le lever du soleil du haut du temple IV.









9 avril Debout à 3h30 du mat. RDV à l'entrée du site à 4h. Excursion du nuit dans la jungle pour voir le lever du soleil. Vagabondage sur le site juste pour le plaisir et retour à El Remate pour le lunch. Excursion à Yaxha. Cette journée a été particulièrement émouvante voire spirituelle. Le lever du Soleil du haut du temple IV à Tikal, le coucher du haut du temple principal à Yaxha. Les ruines, la jungle, les singes hurleurs, les milliers d'oiseaux aux couleurs éclatantes, les chants de tout ce beau monde: indescriptible! Soirée en ville et souper avec Rosita et son équipe sur la terrasse de l'hôtel. Je suis le seul client. Nous discuterons jusqu'à des heures impossibles.





10 avril Matinée emplettes et dernier déjeuner, bien copieux afin de tenir toute la journée. Dernière conversation et c'est l'heure des aux-revoirs larmoyants. Je quitte El remate le coeur serré en me jurant de revenir découvrir le reste de ce pays et ses habitants attachants. Le reste de la journée sera la répétition du trajet aller, moin d'ennui cette fois-ci, je savais exactement quoi faire. Arrivée en fin d'après-midi à Bacalar. L'hôtel familial est à un block de la plage: je ne résiste pas à piquer un plongeon dans la lagune et dodo.



11 avril Matinée repos, belle discussion avec le propriétaire de l'hôtel descendant de mémonite puis plage jusqu'en milieu d'après-midi. Déception au cénote azul. Décidement je n'ai pas de chance avec les cénotes! Je remonte ensuite jusqu'à Tulum où je passe la nuit dans un hôtel-bungalow appartenant à chef cuisinier local et son associé français installé au Mexique depuis 13 ans. Souper magnifique, le meilleur de tout mon séjour!



12 avril Cette fois-ci je commence la journée de bonne heure par les cénotes. J'avais choisis les classiques: Gran Cenote et Dos Ojos. Fabuleux ! Surtout que dans les deux cas je sortais quand les masses débarquaient.





Après-midi à la plage et à faire les courses avant de m'avancer vers Akumal où j'avais lou�� un bungalow tout équipé. Ce soir je cuisine et je termine la soirée en sirotant un rouge chilien au bord de la piscine avec la proprietaire qui me lance dans une grande comparaison du fédéralisme canadien avec celui du Mexique! Malgré le sujet plutôt érudit j'ai pu tenir la conversation en espagnol. j'étais pas peu fier! ;-)



12 avril Journée repos et snorkeling dans la baie des tortues à Akumal et dans le lagon Yal-Ku. Le premier est une usine à gaz touristique, le deuxième site est moins achalandé et il y a beaucoup plus de choses à voir. Soirée calme au bungalow.
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Eco Roots Trip Mexico - 45 jours -
Eco Roots Trip Mexico - 45jours - Boucle ans tout le sud du pays du 19/02 au 9/04

CDMX, Acapulco, Puerto Escondido, Mazunte, Zipolite, Chacahua Tlaxiaco par Putla, Oaxaca, San Cristóbal Palenque, Bacalar, Tulum, Puerto Morelos, Isla Holbox Valladolid, Chichen Itza, Merida, Uxmal, Veracruz, Puebla et Cholula, retour CDMX

— BUDGET: 2000€ dont 1500€ sur place + 500€ Avion A/R Paris-Mexico (1escale Madrid et Londres au retour) Trouvé sur skyscanner compagnies Iberia et British airways Du 19/02 au 9/04 (hors vacances et we) Période idéale climatiquement parlant!

Details : 1€=20pesos Ça peut bouger! 23 au début et 19 a la fin…

—HEBERGEMENT: j’ai tiré au max sur ce budget la… en hostal, auberge de jeunesse, camping, hotel & couchsurfing + j’avais un ami qui m’hébergeait à CDMX

-2250 pesos pour 16 nuits -65€ pour 2 nuits en Hotel Air bnb (partagé) -14 nuits enCouchsurfing (CS) 10 nuits chez un ami -4 nuits en bus total: 3200pesos soit 190€ ce qui fait 153pesos/nuit soit autour de 7,50€/nuit

—TRANSPORT: camiones (bus), bateaux, colectivos (taxis collectifs) ya plusieurs standards et compagnies et gares routières aussi mais c plutot bien organisé… total: 6450 pesos sur place soit 325€ Les longs trajets de nuit, j’ai pris les bus ADO plutot confort, WC et on peut brancher un usb, sinon les autres souvent les autres, moins cher, mais qui sont parfois plus direct ou vont plus vite…

—Bouffe: A part 10 jours a CDMX et Acapulco ou on s’est un peu lachés en resto avec les potes, j’ai quasi tout le temps mangé roots ds la rue, tacos claro! ou en snack à 50, (parfois moins pour 5 tacos ds la rue!), 100 ou 150 pesos max qd y avait des boissons!! ya aussi des cantinas qui font un petit menu avec un caldo (bouillon) et un plat autour de 50 pesos et meme moins ds les bleds…

—LES PLUS ++

Chacahua, San Cristobal, Bacalar

—————— Détails du voyage & chronologie:

-Mexico CIty ou D.F ou CDMX; arrivée le 19/02 au matin Genial car reçu chez des gens directement. Ne pas rater le musée antropologique et Teotihuacan mille choses a voir et faire comme ds toutes les mégapoles, je ne m’attarde pas… juste un truc si; le musée Frida Kahlo est une pure arnaque; queue enorme qui continue toute la visite en fait, et entrée chère 300 pesos et encore plus cher sur le net(480) mais on passe devant les autres super!! Preferez le musée Diego Rivera (son mari) et le musée Trotsky tjs dans le quartier tres sympa Coyoacan

-Acapulco (C.S) 1-5/03 Sympa la grande baie énorme comme a Rio avec des montagnes partout autour mais très touristique surtout des mexicains mais aussi étrangers quebeqois notamment. Logés chez des amis on a fait une plage différente chaque jour y’a le choix !! Comme des rois avec les cubatas de cerveza et le poisson grillé !

(bus de nuit 8h-500pesos)

-Puertos Escondidos 5-7/03 Hostal las cabañas 150 en chambre Beaucoup de surfeurs mais la plage est énorme et belle le village aussi avec des locaux sympa. De très chouettes autres plage a une heure zipolite partie naturiste et mazunte. Juste a cote un centre eco touristique super 100pesos qui valent le coup mangrove crocodiles tortues...

-Chacahua 8-12/03 Hostal las cabanas 200/nuit en chambre c’est plus une presqu’ile qu’une ile mais ca en a tous les charmes! et comme on y vient en petit bateau, superbe ballade d’ailleurs (entre 100 et 150) bcp d’oiseaux qui pechent, une petite ile en chemin a l’air d’une reserve ornitholgique comme bcp d’iles desertes…ya bcp de surfers aussi et de belles vagues!! des hippies, des gens super, des habitués qui viennent depuis lgtps!! ya aussi une vie locale et moyen de faire ses courses comme partout en fait qd on cherche un peu!! bref avec ce petit parfum d’insouciance je suis resté bcp plus que je pensais…

-Tlaxiaco (CS) 13-15/03 Petite ville voir village perdu entre Putla et Oaxaca comme il y en a bcp et dont aucun guide ne parle, mais c’est aussi le Mexique authentique et sans touristes! Mon hote de CS est un volontaire pour la comunauté tres impliqué artistiquement. Il m’a donc trainé partout; radio, atelier theatre, peinture et systeme D. ballades, je l’ai aidé a tourner un clip aussi, donné des conseils pour des films pour des projections, bref un tres chouette echange! La ville est tres chouette, j’ai gouté le pulque (boisson naturelle issue d’une plante et qui fermente rapidement), et le mezcal bien sur!! Coup de coeur mention spéciale pour ce coin loin du tourisme de masse…

-Oaxaca (CS) 16-18/03 Ville montagneuse aussi traditionelle, folkorique et festive, très touristique mais bien agréable, frais le soir et chaud la journée… j’ai vu 4 mariages l’apres midi du samedi devant l’eglise san Augustin!! CS plus classique et familial mais tres chouette experience aussi. Vie nocturne sympa, beaucoup de concerts, expos, lieux culturels de tout type… Le site archeo Monte Alban tout pres de la ville sympa mais pas super impressionnant, car les piramides paraissent comme pas entières ou coupées… (Bus de nuit 10h / 770 pesos)

-San Cristobal de la casas Chiapas 19-23/03 3 nuits a l’auberge Nikte en chambre à 100 pesos/nuit Même contexte geographique que Oaxaca ou presque. Encore plus festif, concert partout et dans la rue beaucoup d’artisanat et de touristes wawache mais tres sympa! Tres chouette ambiance et rencontres en fait! Via des contacts que j’avais, j’ai pu aller 2 jours en woofing dans une comunauté mixte (mexicains et etrangers) pres de Teopisca (40km de san cris) qui construisait leur maison en bio construction, j ‘ai appris et bel echange!

A 2h de la un superbe coin avec riviere et cascades: El Chifflon ca vaut grave le coup car pas trop de monde, l’eau est super limpide et turquoise, y a possibilité de dormir la bas, vraiment chouette coin qui vaut apparemment largement las aguas azul y claras qui sont plus vers Palenque et bcp plus frequentées… (bus de nuit 11h /800pesos)

-Palenque 24/03 j’ai fait que le site archeo entre 2 bus de nuit le site est magnifique car encore un peu enfoui dans la nature piramides et batiments grands et bien conservés ya des ballades a faire en peine jungle autour … j’y ai passé toute la journée (fermeture 16h30) ambiance particulière et pas encore trop de monde… (bus de nuit pour Chetumal tout pres de Bacalar: 7h / 470pesos)

-Bacalar 25-27/03 Camping el arbol de colores (Elisabet) 100/nuit/tente Très bon spot avec une lagune enorme encore! A part le manque de vagues (normal avec la lagune), c’est parfait pour farniente, un levé de soleil sur la mer.. top J’ai pu aller voir 3 cenotés en velo dans la meme journée!! Cenoté azul pres de la mer mais fermé, parfait pour se baigner et snorkler Cenoté de chiguitos plus touristique comme une base nautique mais tres beau Cenote de la bruja plus populaire et pres de la ville mais chouette aussi! C’est le coin du Yucatan que j’ai preferé car le moins frequenté et ya encore des hebergements sympa et pas trop cher… qd on monte sur tulum et cancun encore pire, ca devient 2 a 3 fois plus cher… j’ai en fait partagé l’hebergement Air Bnb pour 2 nuits la haut…

-Tulum 28/03 Air bnb la casa rebel (33€nuit ch double) la piscine est vraiment minus mais sympa qd meme de pouvoir se mouiller les receptionistes free lance sont tres sympa, ca aide bien pour les bons tuyaux! donc bon rapport qualité prix! sinon les ruines sont chouettes et juste devant la mer, mais grande queue pour rentrer… on a aussi vu le cenoté calavera bien sympa 10 min en velo des ruines, tout est proche et frequenté et cher (100 pesos le cenoté)…

-Puerto Morales 29/03 Air bnb la casa kayab (26€nuit ch double) le lieu est superbe et desert a 3km de piste (200pesos de taxi depuis l’arret de bus) mais c’est ce qu’on voulait pour etre tranquilles! il faut prevoir sa bouffe et le reste bien sur!! farniente high level assuré!!!

-Isla Holbox 30/03 Hostal Ida y vuelta: 200/hamac et moustiquaire sur place… je ne me suis pas arreté a cancun pour continuer sur le nord à cette jolie ile de Holbox. Aller a chiquila et prendre ferry chaque 2h pour Holbox (150 aller simple) tres sympa plage sable blanc et fin caraibe, il faut juste avancer un peu loin pour pouvoir nager!!! et c tres touristique et presque plein…

-Valladolid 31/03 & 01/04 Hostal Spanglish 200 en dormitorio Hostal Via Mayas 250 chambre ville coloniale tres jolie et colorée j’ai assisté au festival del panucho, un tacos fourré aux haricots noir! tres folklorique! et une chouette projection 3D sur l’eglise le soir, gratuit

-Chichen Itza 02/04 le plus beau site archeo maya du mexique sans conteste malgré qd meme le prix qui a doublé au mois de fevrier 2019 à 480 pesos!!! wooo mais ca vaut le coup qd meme, c vraiment top, les visites sont bien et nombreuses (j’ai pas payé (1200pesos le guide officiel!!) mais y avait tjs un groupe pres de moi donc je pouvais ecouter! et c vraiment passionant, c’est le site de la naissance de la civilisation maya, la piramide principale est magnifique et differemment conservée selon les cotés, a cause de la végetation qui l’a plus ou moins conservé ou détruite…

-Merida 02/04 Auberge casa del tio Raffa: 175 en durm un peu comme valladolid en plus grand centre sympa mais bof on a preferé aller se baigner ds des cenotés superbes le cenoté Nah Ya et cenoté No Mozon proche du village de Pixiya 40 et 50 pesos

-Uxmal 03/04 Hotel San Antonia au village de Muna à 15km de Uxmal (pas de village a Uxmal) 650 la chambre triple partagée le site est joli et different des autres car il n’y a qu’une piramide et des bâtiments différents comme le palais du gouverneur… et des sculptures tres bien conservées mais c qd même un peu cher (250) et d’ailleurs ya personne, ca dissuade aussi quand on sait que tous les autres sites et musées coutent 75pesos partout, c’est un peu decevant qd meme…

-Campeche 03/04 c’était vite fait avant de prendre un bus de nuit pour Veracruz et deja ds le speed du retour pour ne pas arriver trop tard a DF… globalement bof le centre historique est vraiment vite fait 2-3 eglises et une muraille… mais pas eu bcp de temps pour flaner en fait…

-Veracruz (CS) 04/04 grosse ville un peu industrielle et port enorme mais le centre est sympa meme si on m’avait mis en garde sur la dangeuresité du coin ou les narcos sévissent… mais bon, c’est le mal principal du pays et ça peut arriver partout aussi…

-Puebla (CS) 05-07/04 tres joli a a visiter, j’etais en fait a Cholula qui touche Puebla chez une couchsurfeuse confirmée qui m’a super bien indiqué les coins a voir et comment utiliser les transports en commun, ya plusieurs types de navettes à 6 pesos seulement la ville la moins chere que j’ai vue pour ca (a part CDMX 5 pesos le metro!) ruines, eglises, zocalo, magasins… beaucoup de pierres et bijoux en argent et autres artisanat là bas…

-Retour a CDMX en blablacar!!

voila! un trip d’un mois et demi, eco roots ds un super pays! viva Mexico weiiiii ! No mamess! y hasta la proxima!! ps; je peux donner encore plus de details pour ceux que ca inspire!!!
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Trois semaines dans le Yucatan
Voyage en famille avec deux ados de 13 et 16 ans. La destination avait été choisie par une envie de chaleur et baignades. Nous n'aurons pas été déçus sur ce point là!

17 juillet 208 Grande journée Départ de la maison 5h15 direction Genève. On laisse la voiture à St Julien, au parking couvert, puis le taxi nous emmène à l’aéroport (Parknplane= réservation parking+taxi). L’avion a une heure de retard, on a donc le temps de déjeuner et faire les magasins. Premier vol direction New York. On a une très grande escale, mas ça semble juste pour sortir de l’aéroport. On commence par une heure pour sortir de la douane. Puis air train changement de terminal. On visite, on se prend un goûter, on se pose, on cherche à manger. Pendant ce temps il y a un super orage et beaucoup de vols sont très retardés. 19h20 vol pour Cancun. On commence à avoir vraiment sommeil ! vol rapide. Arrivé Cancun. On récupère les bagages. J’appuie sur le bouton, lumière verte, pas de fouille ! Ouf direction dollar. La location se passe assez bien, à part qu’il fait des empreintes de notre carte...On espère qu’il n’y aura pas de suite ! On prend la route avec notre Nissan sentra qui a un très grand coffre. Hôtel à Puerto Morelos . Mignon village au bord de la mer. Hôtel Hacienda Morelos. Vue mer, chambre bien. 23h30 on peut enfin se coucher !



18 juillet Réveil pour nous autour de 6h. On se lève pour aller voir la plage et le lever de soleil. La plage est envahie d’algues et les gars sont avec des fourches et des brouettes. La lutte semble difficile. On va au déjeuner à 7H30. Buffet bien correct. On se jette ensuite dans la piscine (1ère baignade). On va voir vers le ponton pour faire un tour de bateau on tombe sur Paco prix : normal 25 dollars, mais pour nous 20 ou 350 pesos. Nous n’avons pas assez de Pesos, on paie donc en dollars) On retourne chercher les gars et on va au bateau. Direction le récif à 5mn de la plage (censé être le plus beau de l’hémisphère nord). Ils ont créé un parc national et semblent bien le protéger (obligé de prendre le bateau, pas possible d’y aller par soi même). Coraux sympas, beaucoup de poissons. (2ème baignade) Retour à l’hôtel on se jette dans la piscine (3ème baignade). Il fait vraiment très chaud ! On range tout dans la voiture et on va au centre du village. On mange à los tacos. Tacos variés: bacon champignon crevette fromage pour Jolan. Crevette poisson épinard fromage pour nous. Très bon. Avec des grands verres de lemonada ! On prend la route direction Playa del Carmen. On va dans un grand magasin. Pas grand-chose à acheter mais une heure au frais ! On va ensuite faire la 5eme avenue. Piétonne, beaucoup de magasins. On fait les magasins de sport. Les prix sont à peine moins chers que chez nous. Petit tour vers la mer. Les algues sont mieux ramassées mais bien présentes. On reprend la route pour Tulum. On est bien crevé, c’est un peu dur. On est à l’hacienda Scarlette, 6km de Tulum au milieu de rien. On vide la voiture et on se jette dans la piscine (4ème), malgré l’heure et le lieu, pas de moustiques ! La chambre est grande, on a même une cuisine, petite terrasse, à côté de la piscine. Propre, rien à dire. Il faut se reprendre du courage pour aller à Tulum pour aller manger. On s’arrête dans les 1ers restos (la coqueta). Ceviche, tacos, burrito, tout le monde trouve quelque chose, très bon. On passe au grand magasin en face pour prendre de l’eau et des compléments pour le petit déjeuner. Retour à l’hôtel où on s’écroule !

19 juil. 18 Réveil vers 6H30. On traîne (tv, journal) en attendant le déjeuner à 8H. Petite baignade à la piscine. On prend la direction de caleta Tankah. On paie l’entrée 150 pesos par personnes (aujourd’hui limité à 70 personnes car ils font des travaux au restaurant). On a accès à des transats à l’ombre sur la plage. Il y a un cenote de bord de mer, l’eau est très belle, un peu fraîche. La mer n’a pas d’algues. Il y en a un peu sur la plage mais très peu dans l’eau. L’eau est très bonne, avec un phénomène de température marrant l’eau chaude est au fond ! On reste longtemps à jouer, on est bien.



On va ensuite se prendre à manger au resto, tacos, moyen mais correct pour l’endroit. Puis on va voir le cenote. Pas très grand, eau magnifique, peu profond. Super moment.



On trouve ensuite des hamacs, ... On fait presque la fermeture (18h), super journée. De retour à Tulum, Flavien veut se faire couper les cheveux, nous partons donc à la recherche d’un coiffeur (merci google), on en trouve un, heureusement qu’elle ne lave pas les cheveux vu la tête du bac ! Pour moins de 3 euros la coupe, ce n’est peut-être pas extraordinaire (Jolan a la frange de M !), mais les gars auront moins chaud !



Nous allons sur la place centrale, terrain de basket couvert où se prépare un match de filles (de tout âge, avec arbitre !), nous achetons à manger aux stands (maïs couvert de mayonnaise et fromage râpé, nachos fait avec un paquet de doritos ouvert sur le côté, avec maïs, crème et fromage, des tacos. Nous goûtons les marquesitas : crêpes qui durcissent (un peu comme des cornets de glace) en prenant la version uniquement Nutella et pas Nutella fromage ! On passe par le supermarché prendre le petit déjeuner pour demain car on veut partir avant 8h.

20 juillet Réveil 6h30, petit déjeuner avec nos provisions, yaourts à boire, mangue et muffins. Très bon : les garçons se jettent dans la piscine pendant que je prépare les affaires. Départ 7h30 pour être à l’ouverture au site de Tulum. On prend la route coté plage, pas de soucis pour se garer gratuitement au bord de la route au plus près du site. Quelques personnes dans la queue, on prend les tickets au distributeur et c’est parti. Pas trop de monde et déjà bien assez chaud. Ces petites ruines au bord de la mer sont toujours aussi belles.



On voit les groupes qui arrivent à partir de 9h et là ça devient vraiment envahi. On finit notre tour, retour à la voiture, il fait vraiment trop chaud, pas le courage d’aller voir la plage (on l’aperçoit et elle est pleine d’algues). La décision familiale : se rafraîchir dans un cénote. Direction « car wash cénote » (50pesos l’entrée), petit lac à l’eau très claire avec une bonne profondeur (au moins 5m). Des plongeurs partent visiter une grotte. Nous on se baigne, on voit des tortues, les garçons sautent.. En tout cas on est rafraîchi et ça fait du bien. On va à Tulum manger, on retourne au resto du 1er soir, crevettes très bonnes Retour à la chambre, sieste, internet, … puis piscine. Direction Tulum plage pour faire les touristes et chercher un bar de plage pour un cocktail. On se gare avec un accès libre à la plage et comme on connait la plage sans, on constate le désastre des algues ! J’avais vu qu’il y en avait des gros tas sur la plage, que l’odeur de la décomposition est horrible. Mais le pire est qu’il y en a partout dans l’eau et que cette eau normalement turquoise est maronnasse ! Moi qui avait élu Tulum ma plus belle plage du monde… l ça ne fait vraiment pas envie, et tous les supers hôtels de bord de plage, ça va devenir compliqué pour eux. Il parait qu’il y a un mois il n’y en avait pas et qu’après orages et tempêtes il y en a plein…



On se rabat donc pour un bar coté jungle, le Mateo, réputé pour sa terrasse en hauteur pour voir le coucher de soleil sur la jungle. C’est happpy hour, j’ai droit à 2 verres, mais je pense que l’alcool est partagé entre les 2 ! Ouf, les garçons avaient peur que je ne puisse plus descendre les escaliers ! Leurs jus ne sont pas non plus extra ordinaires… On reprend la voiture pour aller manger à la pizzéria Manglar car j’avais vu dans les commentaires qu’elle a un joli jardin, et ça change plutôt que de manger au bord de la route. En bon touriste, on s’est fait manger par les moustiques ! Pizzas et pâtes très bon et pas cher. Retour à la chambre, 22h, tout le monde est crevé

21 juillet Apres une bonne nuit, réveil vers 7h, Petite baignade avant le déjeuner. Direction grand cenote. 180 pesos par personnes, et vers 9h il y a déjà bien, assez de monde. Il est vraiment beau. Ca fait des grottes tout autour, un tunnel sous lequel on passe, avec plein de chauves-souris accrochées. Il y a des petits poissons et plein de tortues. On s’amuse à faire des photos avec les stalactites sous l’eau. Un bon moment.



Retour à la chambre ranger les affaires, on va manger à la taqueria Honorio, un monde fou, pas trop de choix, mais leur cochon est excellent. Puis quelques courses au grand supermarché. On reprend la voiture et on s’arrête à laguna Kan Luum. Le parking est rempli (on est samedi et c’est essentiellement des mexicains), l’eau est belle et chaude ! On se trempe un moment, rien d’autre à faire). Puis direction Bacalar, 200km, 2h de route On fait le plein à Felipe Carillo Puerto. Environ 40km avant l’arrivé, des vendeurs d’ananas plein les bords de la route. On achète une petite bouteille de jus, et comme il est excellent, on reprend 2 jus d’ananas, une eau de coco, et 3 ananas énormes. Pas possible d’en acheter qu’un, c’est 3 pour 50. On arrive à notre hôtel Las Velas à Bacalar. Chambre très simple qui mériterai un coup de peinture. Les gars se jettent à l’eau du ponton et font de la balançoire.



On va ensuite manger au restaurant la pina pour rester dans le thème du jour ! Repas moyen, peu cher mais bonne pina colada et pinada. Au lit, tout le monde est crevé.

Dimanche 22 juillet Réveil entre 7h et 8H, nuit moyenne, les lits grincent énormément, donc dès que l’on bouge, beaucoup de bruit, clim bruyante, ventilos pas pratiques. Jolan ne se sent pas bien. On va se jeter un coup dans l’eau, elle est vraiment bonne. On déjeune ensuite nos gâteaux sur la terrasse (interdit car ils font des déjeuner, mais ça on le savait pas) On va faire un tour avec Lionel pour voir les tours en bateau proposés par ici. A l’hôtel c’est à la voile (voilier ou ce qu’ils appellent catamaran qui sont en fait des hobbi cats (pas terrible pour s’assoir et pas d’ombre). Il y a des rabatteurs de partout pour les tours en bateau à moteur, privé ou collectif. On attendra que Jolan soit mieux. On va à la plage publique pour se baigner dans du turquoise. Devant l’hôtel c’est un cénote donc bleu sombre. 10 pesos de parking. Jolan vomit puis il est mieux et on se baigne. L’eau est très bonne et c’est ambiance du dimanche. On va ensuite dans le centre à la recherche de cartes postales. On en trouve dans un petit magasin avec une propriétaire qui parle français. Elle est contente de parler, et nous dit qu’elle fait elle-même ses photos et cartes postales. On n’ose pas lui dire qu’elles sont floues… Il fait bien trop chaud pour visiter le fort, on rentre à l’hôtel et Jolan va se coucher. Nous on se prend des pinadas et sandwich chorizo argentin pour les gars, un poisson en papillote (rouget) pour moi, et un guacamole. Très bon. Un peu de repos pour tout le monde Avec Lionel et Flavien on va nager jusqu’à l’eau turquoise, environ 300m (mais à la moitié on a pieds), chouette. Douche puis on part poster nos cartes postales et trouver un resto. J’avais porté mon choix sur Palo de Tinte. En arrivant il n’y a personne, on aurait dû fuir… flavien prend des pâtes, assiette correct, servie rapidement. Mais nous on a pris des crevettes au bacon, très long à arriver, 5 crevettes, pas d’accompagnement… Assez moyen On rentre se coucher, Jolan semble aller un peu mieux.

Lundi 23 Lionel se lève faire des photos de lever de soleil (pas de nuage ce matin, les derniers jours c’était couvert le matin qui se dégageait grand bleu après-midi) Petit déjeuner mixte entre nos gâteaux et jus de l’hôtel. Jolan a faim ! Il prend des quesadillas au fromage. Les gars prennent un jus banane, lait de coco et fèves de cacao. Aujourd’hui, direction los rapidos. Un restaurant a aménagé un endroit étroit de la lagune qui a un peu de courant. (50 pesos l’entrée, bracelet bleu foncé pour la collection de Jolan) Déjà pas mal de monde quand on arrive, dont un groupe de 48 devant nous, essentiellement des Mexicains. On installe nos affaires sur une table au fond, sur une micro île. Puis on remonte « la rivière » à pieds sur les bords. L’eau est magnifique, des variations de bleu superbes. Arrivé à l’élargissement, on se jette à l’eau et on redescend jusqu’au restaurant on fera ça 3 fois dans la journée… entre temps on commande à manger, servi sur notre ile, pas mal !



On passe une bonne journée Retour à l’hôtel, on se pose un peu, et on grignote guacamole et churipan.

Mardi 24 Petit déjeuner à l’hôtel, puis on fait les sacs et on charge la voiture. On va à playa cocalito (50 l‘entrée, bracelet violet). On profite de l’eau magnifique, avec les balançoires et les hamacs. Puis on va faire un tour en bateau (250 pesos par personnes, tour collectif), avec une famille Mexicaine très sympa. Notre capitaine est très bien, ne parle qu’espagnol et espère que l’on peut le comprendre. On longe le bord de l’eau, on voit les différents cenotes, 1er arrêt à cenote negre, on joue avec une corde pour sauter dans l’eau. On reprend le bateau direction canal des pirates, 30 mn c’est magnifique. Un peu de soufre, bon pour la peau, Un peu de sauts pour les gars, des photos pour Lionel, tout le monde a de quoi s’occuper et ça passe trop vite.



Retour à la plage (en herbe), on mange (poisson, poulet, riz aux crevettes, très bon) et on se dit que l‘on serait bien resté plus longtemps à Bacalar, que c’est vraiment un paradis (eau belle, chaude et douce !) Vers 15h on reprend la voiture, direction l’hôtel Chicanne éco village hôtel. Très beau, dans la foret. On pose les sacs, on se jette dans la piscine et 1h plus tard on est reparti/ L’objectif est d’être avant la tombée de la nuit à la grotte des chauves-souris (après le km 106, petite route à droite) On ne sait pas trop à quelle heure c’est le gars de l‘hôtel m’a dit 18h, comme on a roulé vers l’ouest je pensais plutôt 19h. On est là-bas à 18h10. On est les 2eme, après un autre couple de Français. On prend le petit chemin et on arrive au bord du cénote sec. On a le temps de discuter. Le début sera finalement à 19H15. Les chauves-souris sortent du fond du cenote et tournant, il y en a des millions qui sortent pour manger en suivant toutes le même chemin, c’est vraiment impressionnant. On part au bout de 20 mn (il parait que ça dure 2h, mais après il fait nuit…)



On rentre manger à l’hôtel, type grand service, on mange pas mal on n’a pas trop faim, entre ceux qui sont un peu brassés et la chaleur !

Retour à la chambre, un scorpion sur le mur, rapidement aplati par Lionel, mais après, on secoue les draps pour être sûr qu’il n’y a pas toute la famille !
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Récit de voyage au Mexique - juillet 2014
Mexique

5/7/2014 – Je suis crevée. Dans ma chambre à l’hôtel, situé dans le centre historique de Mexico, je ne pense qu'à une chose : dormir. Il doit être 5h30 du matin en France et cela fait donc 24 heures que je suis levée. L'arrivée à Mexico s'est faite sous la pluie, je m'y attendais car à Cuba, à la même époque, les orages et averses tombaient quasi tous les soirs. Je n'ai pas vu grand chose de la ville. Juste le temps d'arriver à l’hôtel. Je voulais prendre le métro, j'ai atterri dans le métrobus, une ligne de bus rapide. Je me rends ompte que ne pas parler espagnol est un véritable handicap, mais les gens sont gentils et essaye toujours de vous aider, même avec la barrière de la langue. C'est plutôt positif et un bon départ pour ce voyage lorsque tout le monde vous souri et vous aide facilement. Au final, le bus m'a déposé quasi devant l’hôtel, en à peine ½ heure, donc mieux que le métro. Demain, visite de Mexico city :)

6/7/2014 – 14h30 : Petite pause dans le parc de la Alameda, pause bien méritée, car j'ai les jambes en compote...l'air de rien, j'ai beaucoup marché dans le centre historique. Debout à 9h, j'ai commencé ma balade par le fameux Zocalo, qui est l'une des plus grande et plus belle place au monde. Ce matin est légèrement nuageux et l'air est frais. C'est parfait pour m'acclimater. Les gens sont très gentils et même s'ils ne parlent quasiment pas l'anglais, je m'en sors grâce à leur amabilité, et à priori, sans arnaque. J'ai acheté deux adaptateurs prises pour 4 pesos et une carte SIM avec beaucoup de crédit pour 100 pesos. Bref, autour du Zocalo, la cathédrale, très belle et penchée...Je vais vite me rendre compte que quasiment tous les édifices religieux sont penchés. On est dimanche, s'est la messe. Toujours sur le Zocalo, le Palais national, avec des fresques magnifiques qui représentent l'histoire du Mexique. Je continue de me promener à l'est du Zocalo, dans le quartier colonial qui n'est pas encore rénové. On y trouve pleins de marchands, spécialisés selon la rue : Une rue matériel électrique, une rue soin des cheveux, une rue d'uniforme scolaires... J'y trouve d'excellents tapas pour une bouchée de pain. Le centre historique est rempli d’églises, de palais qui ont été rénovées et sont devenus des musées. Visiter des musées ne m'intéresse pas plus que cela, mais il est intéressant de rentrer, juste pour l'architecture et les patios magnifiques qu'on y découvre. Je continue vers la place Santo Domingo, calme pour le lieu, entourée de palais et de petits imprimeurs assez typiques. Puis, je m'engage dans la Calle Madero, rue piétonne avec quelques magnifiques immeubles coloniaux et qui se terminent sur la tour Latino, premier gratte-ciel de cette ville e le par de la Alameda et le Palais de Bellas Artes. La chaleur commence à arriver et les petits vendeurs de fruits frais font mon régal. Pour 20 pesos, un grand verre de mangue, pastèque et une sorte de fruit vert à pépin (???) C'est assise sur un banc du parc, à l'ombre, en dégustant mes fruits, que j'écris ces quelques mots. On est dimanche, les mexicains se promènent aussi, en famille, et même si selon le guide du routard c'est plus calme qu'en semaine, je trouve déjà qu'il y a foule.

20h32 – Je ne sens plus mes jambes. J'ai marché comme une folle. Après ma pause dans le parc, j'ai continué jusqu'au monument de la révolution, un édifice de 63 mètres de haut vous mène sur un panorama magnifique via un ascenseur extérieur vitré...Aie aie aie, j'avais le vertige dans l'ascenseur. Mais en haut, çà allait et la vue est vraiment belle. Je suis revenue ensuite sur mes pas pour monter cette fois-ci bien plus haut, à la tour Latina, au 37ème étage. Une vue incroyable sur tout Mexico et comme c'est à l'intérieur du building, je n'ai pas ressenti le vertige, comme si la vitre me protégeait. Ce fut autre chose quand je suis montée au 44ème étage, où là, ceux sont des grillages qui nous séparent du vide. Je n'ai pas pu profiter à nouveau de la vue, le vertige était trop fort. Retour sur le Zocalo, où j'essaye de me faire expliquer au point info tourisme comment aller au site de Teotihuacan. Mais même là, l'anglais est très limité. Cela devient vraiment handicapant pour moi de ne pas parler espagnol. J'ai réussi à avoir ces informations, mais de retour à l’hôtel, cela devient beaucoup plus difficile quand je cherche à réserver un billet de bus, que je ne trouve pas d'internet café, que l’hôtel n'arrive pas à m'aider et ne sais pas et qu'avec mon téléphone, au bout d'une heure pour comprendre le site de réservation, je me retrouve bloquée sur ce site !!! j'avais oublié que 2 ans auparavant, c'était le même problème... Au final, plutôt que de stresser ou m'énerver, je décide, quitte à louper certains endroits à voir, de prendre mon temps. Je réserve une nuit de plus à l’hôtel. Cela me laissera le temps d'aller réserver quelque part mon billet et de profiter encore de la ville. Les gens sont vraiment tous serviables, mais l'anglais est inexistant ici. Ce soir, en sortant de l’hôtel, averse torride...Je cours au premier restaurant, déjà trempée au bout de 100 mètres, et me voilà entrain d'écrire ces quelques lignes. Je pensais manger à pas cher, mais c'était fermé, vu la pluie, car on mange à même la rue. J'aurai du y aller plus tôt. C'est pour cela qu'à 18h pleins de mexicains y mangeaient. Moins cons que moi, ils ont pas attendu la pluie ;) Bon, ce soir, çà va être gros dodo. Je suis claquée.
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Un Québecois au Mexique
descriptions:couleurs, sourires, bouffe picante, musique, guitare, les belles mexicaines, la pauvreté, les gringos, la culture diverse etc etc premier pas sur la terre de ce fabuleux pays d amerique du nord;métro de mexico.toujours bondé a fond.jamais on ne voit de blanc assis.les mexicains nous fixent comme si on était nus(malaise).et voila, premier malaise et il est intense, pour ne rien cacher.direct vers le zocalo.des immenses cathédrales qui l entourent.en fait cest le zocalo(centre) le 2eme plus gos au monde, apres celui en russie.la pauvreté se voit a perte de vue dans cette ville ou malgré tout les rires et les sourires sont a volonté.a noté qu ils se foutent bien de notre geule, nous les blancs, mais avec un malin plaisir.on s y apprivoise tres rapidement et on comprend que c est plutot cocasse. longeant les rues et les murs, les amoureux sont mains dans la mains avec un sourire qui promettent leur amour.ou encore ils s affectionnent de baisers, accotés sur les murs.ici il n y a pas de pudeur a etre amoureux, c est tout naturel.. j ai visité quelques lieux maya, azteques, apoteques..entre autre le merveilleux popocatépetl. ses 2 pyarmides giiiigantesques qui surplombent le ciel mexicain.la piramida del sol et la piramida de la luna.des sacrifices humains étaient offerts aux dieux. mexico, tulum, mazunte, chitchen itza, isla mujeres, oaxaca, puebla etc sur la route on rencontre d autres voyageurs d atraves le monde, qui des fois parlent d autres langues.c est un échange culturel absolument passionant.on échange des anectotes, des conseils et des emails(lol) les plages;tulum;mazunte;progresso.j ai dormi dans un hamaca a tulum et mazunte, tout pres de la mer.LA MER.quoi de mieux que de se lever et avoir les pieds dans le sable, manger des cocos et se baigner a la plage?..cliché vous dite?oui bon mais je ne me suis jamais entouré des gringos a cash$$ qui ne portent aucun autre interet a la culture mexicaine que leur sombrero et les corona a 2 dollards...pitié!mazunte est une plage a 30 minute de merida.on y sent la fievre des caraibes, avec cuba qui est a 30 minute de vol.... a san cristobal de las casas, une ville tres pauvre, la meilleur marchandise y est(ce nest pas mon intention premiere mais bon j en parle)la bouffe est excelente.j y ai d ailleur mengé des sauterelles grillées!mmm délice!exquis..ouais bon c est vinaigré quand meme..mais rien n égale la bouffe picante, le guacamole, es viandes et enfin toute la gastronomie en general. palenque, la jungle.on y rencontre une fille d israel, d irlande, d angleterre, de france et d autres, , , on y reste 2 jours, dans une cabane a 6 lits, le bois pourris et les la musique tres tard qui nous dicte que la fete continue, continue, continue, chaques soir ainisi, , c est le mexique quoi, , des backpackers qui ont le meme petit budget que nous, , des gens- simples- et interessants.la musique reggea chaque soir, , bref j ai adoré tant a dire, , , merida, derniere ville visitée, 1 semaine.la je reste 3 soirs dans un hotel miteux tenus par un vieux mexicain hyper sympa et son fils.c est sale mais..ON S EN FOUS! puis apres je change pour le reste de la semaine dans un autre hostel.la je me fait pote avec le mec et la fille ki y travaille.il m amene voir les cenotes et dans un colectivo(bus) on parle avec un vieux qui parle maya.il me donne un penflet de religion écrit en maya.pas pour la religion, mais pour l écriture maya.vraiment sympa les gens, quand on prend la peine de les aborder. merida la musicale;chaques soir des spectacles de musique gratuits par les locaux..de festivités, toujours.les dimanches les rues principales, entourant le zocalo, sont fermées.pour y feter, a l honneur;musique! partit la tete dans les musiques et les couleurs du mexique, je me résolue a y retourner, le coeur chaud(et gelé une fois rendu au canada, l hiver qui m attent, fidele comme un pan!) me encuentaaaaa!!!!!!😇
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Back from 2 weeks in Mexico (Yucatan Peninsula) with toddlers
Hi everyone,

I’d like to share my thoughts on my recent trip to Mexico (just before the COVID lockdown), specifically in the Yucatan Peninsula, with my twin toddlers (2 and a half years old).

The itinerary is super classic, and I’ll focus mostly on tips and tricks for traveling with young kids.

For the winter of 2019-2020, we were looking for a sunny destination. After going to Guadeloupe when our kids were 6 months old and then Martinique last year (the French West Indies had the advantage of being able to rent a house and easily explore from there, plus having the same standards as mainland France for kids), we decided to try a bit of adventure by heading to the Yucatan. This destination has several advantages: - Very "Americanized" (I never thought I’d list that as an advantage one day), so it’s easy for kids; - Varied activities and sightseeing opportunities; - Easy house rentals on Airbnb; - Direct flights from Paris; - Ability to explore from one base without having to move every 2-3 days.

After buying our flight tickets to Cancun on Air France, we decided to base our house rental in two places: Tulum and Mérida. Needless to say, we didn’t stray off the beaten path at all.

Spoiler alert: the vacation went really well, and we were able to enjoy it fully with the kids.

02/28: Flight from CDG to Cancun on Air France. A 10.5-hour flight is long with kids, so we tried to keep them busy as best we could: games, coloring, walking around the plane, meals, a little nap, etc. At that age, it’s hard to get them to focus on a screen. We arrived in Cancun around 6 PM, picked up our rental car from Alamo. Watch out for a scam attempt at Alamo where the person at the counter wanted us to pay taxes and surcharges that don’t exist! We resisted, but they insisted. In the end, we got away without paying anything extra. We had paid 285 € for the 14-day car rental. Then we drove to Tulum, which is about 1.5 hours from Cancun Airport. The road was in perfect condition, no complaints, and we arrived at our Airbnb: https://www.airbnb.fr/rooms/35334526?source_impression_id=p3_1584888418_t6pB%2BGyeDwqqkvA0 A really beautiful, spacious house with two large bedrooms and a big pool so parents could relax while the kids napped. The house is in a residential neighborhood in Tulum pueblo, away from restaurants and bars. Bikes were available, but we used our car (no baby seats or helmets provided).

02/29: A quiet day to recover from the trip and jet lag: grocery shopping at Chedraui supermarket in Tulum. Morning at the pool and late afternoon at Tulum Beach.

About the beach: it’s 3 km from Tulum town. Most of the beach is privatized, and there are only 2 or 3 public access points (though you can walk freely along the entire beach afterward). No parking issues at the times we went—usually around 9 AM and after nap time at 5 PM.

03/01: Let’s get motivated! We tried visiting an archaeological site with the kids to see how it went... So we started modestly with the ruins of Tulum. I won’t go into detail about the ruins—they’re super well-known and very touristy. I’ll just mention that when we arrived at the site around 9:30 AM, there was already a 10-minute line at the ticket booth, and by the time we left at noon, the line had grown to at least 45 minutes to an hour under the blazing sun. Like all the Mayan sites we visited, we appreciated that a large part was accessible for people with reduced mobility (at least the main paths), which also made it stroller-friendly! No problem walking around with the kids or using the stroller when they were tired, and we could store their stuff in it (water bottles, snacks, sunscreen, hats, sunglasses, etc.). Lunch at home, then nap time and late afternoon at the pool.



03/02: Today the weather is gray, so we decided to visit a cenote. Since accessibility was key, we didn’t go for the most remote or wild one (like we usually would) but headed to the Grand Cenote, which is beautiful, well-organized, and relatively quiet when you arrive around 9:30 AM. The upside of having kids is that they wake you up early, so you can still enjoy the sites without too many people!



Lunch at home, then nap time and pool time. Note that in Tulum, near the town hall, there’s a playground where Mexican families go, with lots of swings and slides—our kids loved it.

03/03: Encouraged by our experience at the Tulum ruins, we decided to go all out and visit the ruins of Coba. Even though the access isn’t as PMR-friendly, the site is still manageable with a double stroller, especially since it’s huge and the main pyramid is only reachable after a 20-minute walk through the jungle. The kids loved running around and climbing on some of the structures, but we didn’t let them climb the main pyramid (over 40 meters high) because the stairs were uneven and slippery.



We then had lunch at a restaurant near the parking lot with a view of the lake before heading home for nap time and an afternoon at the pool.

03/04 and 03/05: Two beautiful days spent at Tulum Beach. The beach is really stunning, with white sand and gorgeous turquoise water. There were quite a few seaweed patches when we were there, but not enough to ruin the scenery or the swim.







03/06: Second part of the vacation—today we’re heading to Mérida! To break up the drive, we decided to stop at Chichen Itza. We arrived at the site around noon, and wow—it was packed! It felt like the Louvre in the middle of summer (well, almost). We queued to buy tickets and decided to start with lunch at one of the restaurants at the entrance. The upside of everything being so Americanized is that it’s easy to find food on-site, there are restrooms everywhere (super handy with toddlers who can’t hold it for long), and everything is stroller-accessible. We then visited Chichen Itza, which was a bit disappointing: souvenir vendors all over the site ruined the vibe, and there were crowds everywhere... but the kids loved running around, so we powered through and explored the huge, well-preserved site.

We then hit the road to Mérida, and the kids fell asleep in the car since they hadn’t napped during the Chichen Itza visit.

We arrived at our Airbnb, which was really beautiful: https://www.airbnb.fr/rooms/38632543?source_impression_id=p3_1584891113_XTnbrcb2G3pcuD6C A gorgeous colonial-style house with a private patio and small pool, right in the center of Mérida, a 20-minute walk north of the main square but just 5 minutes from a Walmart for groceries.

03/07: Morning stroll in Mérida, afternoon nap, and—at the kids’ insistence—a horse-drawn carriage ride through the city in the late afternoon. They loved it!





03/08: We decided to visit the beautiful town of Izamal, about an hour’s drive from Mérida. This all-yellow town is worth the detour—it’s stunning and almost tourist-free! We had lunch at a restaurant on the main square, then took another post-lunch carriage ride (again!) before heading back to Mérida with the kids napping in the car.



03/09: Nature day today with a visit to the Celestun Reserve, also about an hour from Mérida. The kids loved the boat ride along the river and through the mangroves, spotting pink flamingos, cormorants, and other birds. We were also lucky enough to see crocodiles. For info, renting a boat costs 1800 pesos, and you can share it with other tourists to split the cost (kids don’t count). We then had lunch at a beachside shack before heading back to Mérida in the late afternoon. The beach at Celestun is also really beautiful and surprisingly empty. However, it was very windy when we were there, so we didn’t swim.







03/10: Last day of sightseeing, and we chose to visit the Mayan site of Uxmal. Like the other sites, most of it is easily accessible by stroller, but there are many parts where it’s not possible (stairs, tree roots on the path, etc.). No big deal, though, because this site was probably our favorite along with Coba: it’s huge, beautiful, with well-preserved/restored ruins, very few tourists, and you can climb to the top of the last pyramid for a panoramic view of the site. Plus, the iguanas all over the place made our kids’ day. What more could you ask for? We then had lunch at the restaurant of the resort across from the parking lot, which offered a pretty good buffet (quick service for the kids) and a pool that restaurant guests could use! Unfortunately, we hadn’t planned ahead and left our swimsuits at home...





03/11: For our last day in Mérida, we decided to take it easy. We spent the morning at the zoo (free entry), which has lots of playground equipment (slides, climbing structures, etc.) and a few animals, kind of like the Ménagerie at the Jardin des Plantes. After the kids’ nap, we went to Progreso Beach, which is big but not as pretty as the photos online suggest. A bit of a letdown, but the kids had fun playing in the sand and were thrilled.

03/12: Our flight left Cancun at 5:45 PM. We had a 3.5-hour drive on the highway from Mérida to Cancun. The road was easy, and we were often alone. We stopped in Valladolid for a quick lunch to break up the drive but didn’t really have time to explore the town since we were pressed for time. Be careful: there’s a 1-hour time difference between Mérida and Cancun, so factor that in when calculating your flight departure time.

All in all, it was a great trip with the kids—we mixed relaxation, beach time, pool time, and a few visits, adapting to their pace. They seemed happy and had no trouble adjusting to the time difference or the local food.

See you soon,

Antoine
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La péninsule du Yucatan, 16 jours formidables
Bonjour un petit CR pour aider certains voyageurs et je l'espère pour en faire voyager d'autre.

Du 12 au 27 mars 2018 nous avons voyagé à travers la péninsule du YUCATAN.

Notre voyage s'est articulé ainsi : - 2 nuits à Isla Mujeres - 2 nuits à Puerto aventuras - 3 nuits à Tulum - 3 nuits à Valladolid - 2 nuits à Mérida - 3 nuits à Playa del Carmen dans un hôtel all inclusive.

Ce voyage, billets compris, nous est revenu à 1800 euros par personne. (1 euro = 23 pesos) Notre vol se passe très bien avec EDELWEISS. Nous arrivons à Cancun à 18h45. On passe rapidement l'immigration et on récupère nos bagages sans attendre trop longtemps. il est 19h30 et on se dirige vers la sortie de l'aéroport. Pour aller en ville on a pris le bus ADO à destination du terminal de bus de CANCUN. Il y a justement un comptoir ADO avant la sortie de l'aérogare. On a pas encore retiré de pesos mais on a quelques dollars en poche. Le ticket coute 78 pesos soit environ 5 dollars. Nous avons acheté deux billets pour le bus de 20H. Il faut simplement suivre les panneaux pour se rendre au départ du bus. Le bus arrive au bout de quelques minutes, on embarque et on file. Il fait déjà nuit noire à cette heure là et on ne voit pas grand chose. 30 minutes plus tard on arrive en ville puis au terminal. Ca y est, notre premier contact avec le mexique.... Il y pas mal de monde, c'est très vivant. On en profite pour retirer de l'argent à un ATM. Maintenant il faut trouver un taxi pour PUERTO JUAREZ. Juste devant le terminal, il y a en plusieurs. Le premier nous demande 200 persos pour faire les 5 km...euhhh...le second 80, parfait. On saute dedans et on rejoint l'embarcadère en 10 minutes. On achète notre billet A-R au comptoir ULTRAMAR au prix de 600 pesos et on attend un bon quart d'heure le ferry de 21h30. La mer est agitée mais le bâteau ne bouge pas.Il est 21h50 on pose le pied sur l'île. L'hôtel est à seulement 400 mètres. L'hôtel Bucaneros est très bien situé, des restos et des bars partout ...sympa. Check inn, douche et dodo.

Le lendemain le petit dej est correct, fruit frais, céréales, du pain, confiture, des petits gâteaux...Il fait gris et le ciel est gorgé de nuages mais il fait bon et il ne pleut pas. Premier contact avec playa Norte, petit paradis.



On décide de faire le tour de l'île à pieds, ca ne fait que 14km....On marche doucement et on découvre petit à petit les lieux. Finalement les bâtiments vétustes ne sont pas entretenus, c'est dommage. On arrive à la ferme des tortues. Pour 30 pesos et en 20 minutes on fait le tour de l'endroit. On peut y voir des tortues de bébé à adulte.



On continue et on arrive au Club playa Garrafon de Castilla. L'endroit est bien amménagé avec des transat. L'entrée est à 70 pesos. La mer est magnifique malgré le ciel gris. C'est top pour le snorkelling, il y pleins de poissons de toutes les couleurs.



On quitte la plage vers midi et on continue vers le sud. On tombe sur le resto " the joint" avec un groupe qui joue de la musique reggae sur la terrasse. Fajitas et sol à moins de 200 pesos par tête. Arrivée à la punta sur, on a un jolie point de vue sur la mer tout autour ainsi que sur la zone hotelière de Cancun.



On rentre doucement par la côte est, plus déchirée et plus sauvage.



Le soir il y a l'embaras du choix pour manger. On essaie le Burrito AL Pastor ( comme un kebab au porc). Le plat est à 100 pesos.

Le lendemain, il faut déjà quitté cette île. Comme le soleil s'est pointé ce matin, on fait un petit tour à la plage du côté de l'hôtel Maya Reff pour faire un peu de snorkelling avant de prendre le ferry de 11h30. A l'embarcadère ca se passe bien, on grimpe sur le bâteau et on traverse sur une mer d'huile.

Chemin inverse en direction du terminal de bus. Le taxi coute ce coup ci 100 pesos. Notre prochaine destination c'est Puerto Aventuras. Pas de bus ADO pour si rendre, seulement MAYAB. Le comptoir de la compagnie se trouve facilement, on achète nos billets, 70 pesos par personne et en 2 heures de temps nous voilà arriver. Le chauffeur nous arrête à la demande, devant la " résidence the dreams"...hum hum... plutôt une ville sécurisée. On a d'un côté le village mexicain de Puerto Aventuras, la route et de l'autre côté the dreams entourré de grillages avec poste de filtrage et gardiens. Il faut annoncer notre hôtel pour pouvoir rentrer. La villa Picalu se mérite, elle est loin de l'entrée, à presque 2 km avec le gros sac et la chaleur. La villa est jolie, propre, bien décorée et l'acceuil y est très chaleureux. On découvre les lieux, les plages, le dophinarium, les restos, les bars, .... on est au mexique ou aux US...?



Après une bonne nuit dans un immense lit et un petit dej sympa on file en diretion des cenotes du coin. Il faut ressortir de la résidence et 200 mètres après en direction sud ( TULUM) il y a l'arrêt des bus collectivo. Les bus passent toutes les 2 minutes, tant mieux car certains sont blindés. le billet est à 20 pesos. Le chauffeur nous depose devant la cenote Cristalino. L'entrée est à 150 pesos. Il n'y a pas grand monde et c'est tip top.



La cenote Azul est à 500 mètres apres la première, l'entrée est à 100 pesos. Elle est beaucoup plus grande mais il y a plus de monde.



Seconde étape la plage de Xpu Ha. Elle se trouve à environ 3 kilomètres plus au sud, le long de la route vers TULUM. On y est aller à pied par le terre plein central car il n 'y pas de trottoir. Attention sa fuse environ 100km, préferer y aller en taxi. On arrive à l'entrée de cette immense plage de sable blanc bordée de cocotiers. Tarifs 30 pesos.



On mange sur le resto de plage où les prix sont corrects 35 pesos la sol compter 100 pesos la journée pour un transat. On se dore la pillule sur cette jolie plage pour quelques heures. Pour le retour aucun problème. On attend un collectivo dans l'autre sens ( Playa del carmen).

Après deux nuits à la ville picalu, on va à Tulum. Se retaper 2 kilomètres le sac sur le dos remplit Catherine de bonheur... On attend un collectivo, mais ils sont tous surchargés. Mince comment on va faire, surtout avec nos sacs...et soudain....un vrai bus pour Tulum avec 3 personnes dedans. 30 pesos le ticket. En moins d'une heure nous arrivons à Tulum Pueblo. On rejoint faciement le secret garden hôtel. Les bungalows sont un peu défraichis mais le jardin est superbe. Mathias, le manager, est très sympa, il nous esplique pleins de choses.

On file en taxi (80 pesos) pour playa pescadores. SOL, TRANSAT, BAIGNADE....détente au zazil kin beach club.



Bien reposés, on quitte la plage pour la zone archéologique que l'on rejoint en 15 minutes à pieds. Le ticket coute 70 pesos et les ruines se visitent en 1h30 tranquillement.



Le soir on a mangé dans une taqueria, Antojitosla Chiapaneca, remplie de mexicains, bonne et pas chère, 8 pesos le taco.



Comme les horaires des bus ADO ne nous convenait pas pour nous rendre à COBA, on a pris l'option du collectivo. On en a pris un à 9h qui part de l'angle avenue tulutm / osiris. Le ticket coute 70 pesos et le trajet dure 1 heure environ. A coba, il n 'y a pas beaucoup de monde, on achete note ticket à 70 pesos et on attaque la visite. Comme le site est étendu, il y a dès l'entrée il des tucks tucks qui vous proposent de vous faire faire la visite en vous arretant aux différents points d'intérets, ou on peut également louer des vélos. On a opté pour le faire à pieds, on a le temps. Effectivement les points d'intérêt sont éparpillés dans la jungle et il faut marché 1,5km entre chaque point.

Nous n'avons pas trop aimé le site, trop endommagé par endroit. La pyramide Nohoch Mul est par contre intéressante. 42 mètres à gravir..OUAW...et qu'elle vue d'en haut. Attention c'est quand même raide !



La visite nous a pris environ 2 heures. Pour le retour le bus ADO passent juste à l'entrée du site au niveau du parking...mais dans plus de 2 heures.

Comme il n'y a aucun collectivo à l'horizon on prend le TAXI pour rentrer 450 pesos. Qu' à cela ne tienne on sera rentrer plus tôt et on aura toute l'arpès midi pour en profiter.



On se rend alors chez keely's bike et on loue deux vélos pour 2 jours.( 100 pesos le vélo pour 24 heures) Ha le vélo, la liberté, surtout avec la piste cyclable qui relie Tulum pueblo à la zone hotelière de la plage. On pédale ...en chemin on s'arrête dans une petite cenote, Cap Ha, 80 pesos. Assez peu amenagée, juste un petit ponton pour laisser son sac et plonger dans l 'eau.

Le lendemain, on a voulu visiter la reserve de Sian Ka'an. Comme on avait nos vélos, on zappe le côté Muyil, trop loin, et on opte pour entrer dans la reserve en venant de Tulum Playa... Après une quinzaine de 15 km depuis l'hôtel on arrive à l'arche qui marque l'entrée de la reserve. Il faut payer 35 pesos par tête. La route se transforme en chemin de caillasses. On arrive à la première cabane pour les bâteaux, elle est fermée ( on est dimanche). On continue mais il n'y a rien ni personne, juste un petit ponton qui nous donne une belle vue sur le lac.

Finalement ce n'était pas la bonne option, on repart de la reserve et on retourne vers la plage. Sur le chemin on s'arrête à la cenote enchantée...50 pesos l'entrée. La cenote se trouve dans un camping d'hippies, ils sont tous "enchantés" par le cannabis. la cénote n'est pas du tout aménagée. On fini par se poser sur la plage.

Dernier jour à Tulum. Notre billet a été acheté à l'avance pour Valladolid ( départ à 13h35, 134 pesos).



On libère notre chambre à 8 heures et on laisse nos sacs à la réception. C'est parti pour les cenotes qui se trouvent au nord de Tulum. On emprunte la route 109 en direction de Coba. La chaussée est assez pratiquable à vélo, il y a une éspèce de piste cyclable.

Après 7 kilomètres on arrive à Gran Cenote. C'est très touristique, le parking est déjà rempli alors qu'il n'est que 9 heures. L'entrée coute 140 pesos. Le site est amenagé avec une grande plateforme en bois au milieu de la cenote.On peut louer des casiser (30 pesos) et des gilets de sauvetage. La cenote est sublime, l'eau est limpide avec des variations de couleurs sous les grottes. Il y a des poissons et des tortues.



Ensuite c'est Carwash Cenote, située à 2 km plus loin. L'entrée est à 50 pesos. c'est asez sauvage et rustique. Il y a des plongeurs. En efet la cenote est grande, profonde et il ya des cavités.

On finit avec la cenote ZACIL Ha, juste à côté de carwash. L'entrée est à 80 pesos. C'est la cenote la plus petite, mais la mieux amenagée. Il y a des transats et il n'y a pas grand monde.



C'est l'heure de rentrer, il est 11h30 et il y a 10 km pour rejoindre TULUM....mais....un pneu du vélo de Catherine est crevé. Il reste 6 km encore et il fait plus de 35 degrés. On échange nos vélos et je pousse le sien en courant pour rentrer. On est à l'heure pour manger un petit sandwich et prendre le bus.

Après 2 heures de route, ous voilà à Valladolid. Comme l'état du Yucatan n'est pas sur le même fuseau horaire que celui du Quintana roo, on recule nos montre d'une heure. A notre arrivée on est directement surpris par cette ville bouillonnante. Il y a du monde partout, des passants, des voitures, des vendeurs de fruits ambulants, des commercants... Une ville typique, pleine de charmes et d'authenticité. On regagne rapidement notre hôtel, la Aurora colonial. L'établissement a beaucoup de cachet, la chambre est spacieuse et fonctionnelle et il y a une petite piscine au RDC.

Nos bagages posées, on sort faire le tour des curiosités de la ville. Les rues colorées 41 et 41 A sont très sympathiques.



La 41A mène au couvent San Bernardino, qu'on visite en moins d'une heure pour 3 pesos. On passera boire un bon jus de fruits à la casona de Valladolid, puis on se pose ensuite dans le zocalo façe à la cathédrale. Le parc est très agréable. Le soir on prendra un bon repas à el meson del marques.

Au petit matin, notre réveil sonne...il est 6h. Comme conseillé on décide de partir tôt pour Chichen Itza. On grimpe dans un collectivo à 7h juste à côté du terminal de bus.( 35 pesos, toutes les 30 minutes de 7h à 17h) Le trajet dure 40 minutes et le chauffeur nous dépose devant la caisse alors qu'une dizaine de véhicules attendent déseperement de pouvoir entrer sur le parking. Les caisses ouvrent à 8 heures et il commencent à y avoir un peu de monde dans la file, nous on est 6ème. L'entrée coûte 254 pesos. On entre sur le site dans les premiers et on file directement devant la pyramide de Kukulkan. Quel pied il n'y a personne devant, nos photos sont géniales.



On se balade gentilement dans la zone archéologique. Le monde arrive doucement. La visite nous prend 2h45. On sort, il n'est pas encore 11h et ca commence à être noir de monde.

Comme il fait très chaud, on a envie de se rafraichir, quoi de mieux qu'une cenote?! Parait la cenote Ik kik est à 5 km. On traverse le parking et on arrive sur la route 180 qu'on emprunte en direction de Valladolid. AU bout de 2 minutes de marche un taxi passe par là et nous embarque à la cénote pour 50 pesos. Dès le parking de la cenote c'est disneyland, des bus de touristes en pagaille et du monde qui s'agite dans tous les sens. On s'acquitte des 80 pesos d'entrée ( chacun) et on file aux cabines pour se changer. On laisse nos sacs dans un casier ( 30 pesos) et on descend par un escalier glissant, 18 mètres plus bas, dans la cenote. Il y a beaucoup de monde mais c'est magnifique.



Aucun problème pour rentrer à Valladolid. A peine franchi la sortie qu'un collectivo passe sur la route, on lève le bras et il s'arrête . ( 35 pesos) La veille on avait reperé que la casona de Valladolid proposait un buffet de 12h à 17h à 330 pesos par personne. Après une bonne douche, on va tester leur buffet. Il y a beaucoup de choix, des spécialités mexicaines et yucatèques, mais sans trop de saveur. On finit la journée en se baladant à Valladolid et en se reposant à l'hotel.

Pour info ce jour là on a fait laver notre linge chez LAVA MAS ( angle 40/35) pour 11 pesos le kilo. Le linge est prêt le lendemain à 11h.

--A SUIVRE--
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Carnet de voyage Mexique (Mexico, Oaxaca, Chiapas, péninsule Yucatan) - 18 jours
Nous revenons de 18 jours au Mexique. Nous avons décidé de partager notre expérience. Vous trouverez le déroulement de notre périple, annoté de conseils, prix, remarques, déceptions ou enchantements. Tout ceci découpé par grandes régions visitées (Mexico et ses alentours, Oaxaca, Chiapas, Péninsule du Yucatan). Facile de voyager au Mexique hors période haute (fêtes de Pâques, Nöel – Nouvel an, …). Il y a des AJ, pensions ou hôtel en quantité, pour tout budget, partout. Nous réservions 1 ou 2 jours à l’avance mais globalement nous aurions pu arriver sans réservation et trouver aisément des chambres doubles avec salle de bain bon marché (300 à 500$Me hors Riviera Maya). Pour les déplacements, il est facile de réserver une place de bus (comptoir ticketbus dans toutes les villes ou www.ticketbus.com.mx). Les bus Seconde Classe s’arrête partout où le demande un passager. Les bus 1ère Classe font, eux, quelques arrêts pré-déterminés. Les bus GL et Platinium font moins d’arrêt et offrent un confort supplémentaire et des sièges couchettes ; idéal pour dormir quelques heures tant bien que mal pour les longs trajets de nuit. Les terminaux de bus sont souvent très grands, équipés de tout commerces. Pour les petits trajets, taxis, collectivo et agences de voyages offrent de nombreuses possibilités pour des tarifs abordables. Pour les visites des sites archéologiques, la valeur sûre est de s’y rendre le matin le plus tôt possible. Moins de touristes, climat plus agréable, peu de vendeurs… l’après midi beaucoup de monde, risque de pluie, etc…

Dimanche 8 août 2010 Lever à l’aube pour rallier Roissy CDG et notre vol de 9h35 pour Amsterdam puis 14h45 pour Mexico. Etape à Amsterdam, le prix à payer pour bénéficier de vols intéressants via les billets Prime AF.

Mexico et ses alentours

L’arrivée à Mexico est impressionnante. On voit clairement la chape de pollution posée sur la ville et le survol des quartiers à basse altitude avant atterrissage est saisissant. On récupère nos bagages, on prend un taxi prépayé (paiement à l’aéroport – 120$Me-, taxi enregistré, moyen le plus sûr de rejoindre le centre historique) pour nous rendre à l’hôtel Isabel (M° Isabel la Catolica) que nous avions réservé depuis la France (420$Me la chambre – hôtel agréable). Repos bien mérité après 21h de voyage.

Lundi 9 août Petit d��jeuner sur place. Je teste le moletes (à base de haricots rouges… bof bof). Nous prenons le bus jusqu’au terminal Norte d’où nous trouvons un bus pour Teotihuacan. A peine arrivés, nous constatons que l’écran de notre appareil photo est cassé. Le drame ! Retour à l’époque argentique avec notre numérique utilisé avec le viseur, sans voir les photos prises. Après la pollution de Mexico, grand soleil sur les hauteurs du site de la 1ère civilisation précolombienne majeure du Mexique. Nous visitons le palais, la pyramide du soleil, le musée et la pyramide de la lune d’où la vue sur l’avenue des morts et l’ensemble du site est imprenable. Pour revenir sur Mexico, il suffit s’attendre au carrefour à l’entrée 2 qu’un bus passe. Après avoir réservé notre bus pour Puebla et Oaxaca nous entamons la visite de Mexico (Zocalo, Cathédrale). Visite tronquée par une pluie orageuse. Achat de parapluie, balade rapide dans les rues jusqu’à une sorte de cantine (rue 5 de Febraro, entre Mesones et Republica) où nous goûtons poulet, légumes et très bonne soupe de maïs pour quelques dizaines de $Me.

Mardi 10 août Métro jusqu’au terminal TAPO (est), petit déjeuner sur place en attendant notre bus puis 2h de bus jusqu’à Puebla. Transfert du terminal CAPO en taxi (prépayé) jusqu’à notre hôtel Virrey de Mendosa (300$Me – agréable mais literie moyenne). Nous partons ensuite à la découverte de Puebla. Le contraste avec Mexico est saisissant. La ville est calme, propre… Nous visitons le zocalo, déjeunons à Zanahoria, un resto végétarien. Attention il y a un snack à l’avant et un vrai resto plus sympa à l’arrière. Ensuite nous découvrons la bibliothèque Palafoxiana avant de faire le tour de la ville avec un bus ADO (1h30 – 75$Me – peu intéressant si ce n’est le passage par les forts surplombant la ville). Comme la veille nous réservons nos bus pour les étapes suivantes puis visite de la cathédrale, du quartier autour du zocalo, de l’église San Domingo (très intéressante). Nous tentons ensuite de manger dans un marché au nord-est de la ville, El Mercadi el Alto. Arrivés sur place, une horde de serveuses nous sautent dessus pour tenter de remplir leurs petits restos vides. Peu à l’aise, nous rebroussons chemin, sous la pluie (comme la veille 1h d’orage en fin d’après midi) pour aller manger près du zocalo (resto au carrefour 6 oriente & 2 norte)

Oaxaca

Mercredi 11 août Retour à CAPO en taxi, 4h15 de bus pour Oaxaca. Après dépôt des bagages à l’hôtel Lupita (300$Me – accueil agréable mais chambre proche de l’entrée ultra bruyante et quelques cafards). Avant de parcourir la ville, nous passons par le marché du 20 Noviembre pour déjeuner. Inévitablement, je goûte au chapulines (sauterelles grillées) puis au tamal oaxaquena (gâteau de semoule et chocolat cuit dans une feuille de bananier). Nous visitons ensuite le Centro cultural San Domingo (intéressant même si un peu long) et l’église San Domingo. Intervient la question existentielle. Que visiter demain ? Monte Alban ou Hierve el Agua ? Impossible de faire les deux sur la même journée a priori. On reste une journée de plus ? Non… Et puis finalement, oui ! Nous passons donc chez ticketbus changer nos billets pour 6$Me par personne (0,5€) et ainsi rester une journée de plus dans le coin. Vient l’heure de la pluie quotidienne de l’après midi. Nous nous posons sur le zocalo avant de continuer la découverte d’Oaxaca et de filer dîner.

Jeudi 12 août La journée commence par un petit-déj chez Tartamiel, une boulangerie créée par une française. Bonne viennoiserie mais pas non plus transcendant. Nous avons prévu un tour Tule, Teotitlan, Mitla et le clou du spectable Hierve el Agua. D’une agence à une autre, les prix varient ; 200 à 300$Me par personne semble être la bonne fourchette. Attention les entrées des sites ne sont pas comprises. Avec un peu de recul le tour lui-même est un peu décevant. El tule ? Un grand arbre moyennement intéressant où l’on passe 15min. Teotitlan ? Finalement on nous dépose chez un artisan tisseur. Commercial avant tout. Yagul ? Des ruines où l’on retient surtout le point de vue sur la vallée. Evidemment on n’échappe pas au resto en bord de route. 120$Me pour un buffet. Pas le choix ! Mitla ? Intéressant. Visite des ruines zapotèques / mixtèques et de l’église coloniale. Le déjeuner ? Fabrique de Mezcal ? Intéressant mais à nouveau à but commercial. Hierve el agua ? Hélas la pluie a rendu la route impraticable et aucun chauffeur de bus ne voulait s’y aventurer. Raté. A refaire ? Je crois que nous pendrions un bus seconde classe pour Mitla, visite locale et tentative de collectivo pour Hierve el agua. Beaucoup moins cher, tout aussi intéressant. Et cette formule permet de commencer le matin par Monte Alban et de faire cette boucle en fin de matinée et sur l’après midi. Cela dit, le tour nous a permis de découvrir des personnes très sympas et d’échanger sur les boucles que nous avions chacun prévues. Retour à Oaxaca, dîner à la Rustica. Pas donné mais très bonne adresse italienne ; histoire de calmer nos estomacs peu habitués aux haricots rouges… Avant de rentrer dormir, nous profitons du début des festivités pour la vierge, fêtée du 12 au 17 août dans le sud du Mexique.

Vendredi 13 août Petit déjeuner à la Pasteleria la Vasconia. On vous la déconseille. Vieillot. Viennoiserie sèche. Nous prenons ensuite un bus pour Monte Alban depuis Mina 509. Après 45min nous sommes sur le site. Début d’une splendide matinée. Le site est parfait. au sommet d’une montagne, une fois au centre les ruines semblent flottées dans le ciel. Une impression de zénitude totale. Nous passons près de 3h à visiter tranquillement l’ancienne capitale zapotèque. De retour à Oaxaca nous déjeunons au Café Royal. Très bonne adresse, service agréable, belle présentation, bonne cuisine (hamburger, salade, ratatouille…). Avant notre bus de nuit pour San Cristobal nous visitons le centre de Oaxaca et sa cathédrale. Direction enfin le terminal de bus. Bus ADO GL de nuit pour San Cristobal de la Casas. 11h en bus couchette, ce qui permet de dormir quelques heures malgré tout.

Chiapas

Samedi 14 août Nous arrivons à San Cristobal pas complètement frais. Nous nous rendons à notre hôtel pour nous doucher, nous changer et faire une courte « sieste ». Nous avons choisi de poser nos affaires à la Posada Belen (300$Me), petit hôtel situé, normalement, sur une place calme du nord de la ville. A notre arrivée, nous découvrons sur les répétitions des festivités à la vierge. Petite place calme disait le GDR… 1h plus tard nous partons visiter la ville (Covento Santo Domingo, grand marché, rues piétonnes du centre, zocalo…). La ville est agréable. La surprise est de retrouver des rues encombrées. En effet Mexico, Puebla, Oaxaca interdisent le stationnement des voitures dans les rues, qui paraissent du coup moins chargées. A San Cristobal nous retrouvons les embouteillages, les rues chargées… les festivités ne doivent pas aider non plus. Nous déjeunons à Madre Tierra. Bonne adresse, calme, où nous goûtons les lasagnes et une quiche dans un patio ensoleillé. Le pain est divin. Nous tentons une sieste à notre hôtel… en vain étant donné le niveau sonore des répétitions. Du coup, petite balade, pasteleria et organisation de nos réservations (prochains hôtel et bus). Après midi à un rythme très tranquille. Nous dînons ensuite au Mayambé. Super cadre, zen, bonne carte thaï, indienne, végétarienne. Avant d’aller « dormir », nous nous arrêtons pour profiter de la fête sur la place face à l’hôtel. La musique est à son maximum. Le marimba (groupe musical composé d’un instrument local, le marimba, une sorte de grand xylophone en bois, où jouent 2 à 3 personnes en même temps) anime la foule. Il y a même quelqu’un sur le clocher de l’église sonnant à tue-tête les cloches. Sympa 30min. Fatigant toute une nuit. La fête stoppe à 4h du matin. Notre nuit commence…

Dimanche 15 août … Nuit très courte puis qu’à 6h du matin la procession suivante arrive sur la place et la musique reprend avec les cloches… Petit déjeuner au Bugambilias, très bonne adresse. Direction ensuite le terminal de bus puis Palenque. 6h de bus sous un déluge. Voyagez coté droit pour admirer le paysage… si il fait beau. A Palenque nous avons décidé de dormir dans la jungle. Difficile de réserver à l’avance. Nous nous rendons donc à El Pachan en taxi (pas de collectivo après 18h). Coup de chance il reste une chambre chez Margarita & Ed que tous les guides recommandent. C’est propre, beau, le tout en pleine jungle (du coup, un peu cher – 400$Me pour une ch dble avec douche). Ambiance impressionnante. Il pleut (beaucoup), la jungle est très bruyante, il fait chaud. On a plus le sentiment d’un climat sud-est asiatique. Nous dînons à Don Mucho, resto où se retrouvent tous les voyageurs de El Pachan. Ambiance cool, service sympa, restauration pas trop mal même si pas donnée. On retrouve à El Pachan des habitués à la cool, des voyageurs de passage, des archéologues… un beau melting-pot. En manque de $Me, Don Mucho est le seul endroit de la jungle où l’on peut changer des €. Pas de distributeur. Retour de nuit à notre chambre. Evidemment la lampe frontale nous fait le coup de la panne. Retour donc sans trop de lumière avec une petite pluie, des chemins inondés, des bruits un peu partout et une végétation luxuriante. On voulait de la sensation, c’est fait même si cela ne dure que 10min.

Lundi 16 août Nous avions prévu initialement de nous balader dans la jungle. Finalement nous optons pour un tour l’après midi vers Agua azul. En attendant, nous partons aux ruines de Palenque. Il ne pleut plus. Il fait chaud et humide. Le cadre est déroutant. En pleine jungle se dresse de très belles ruines. Le matin « à la fraiche » il n’y a pas trop de vendeurs et peu de touristes. Du coup, la découverte n’est que plus agréable. En 2h nous faisons le tour du site. On file prendre une douche dans notre chambre, déjeuner chez Don Mucho (encore) puis départ à midi pour Misol Ha et Agua azul. Après 1h de route en collectivo nous arrivons à la cascade de Misol Ha où nous restons 45min. Débit impressionnant, chutes vertigineuses, très bel endroit. On peut même passer derrière la cascade, version brumisateur mal réglé, on en ressort bien humide. 1h30 plus loin nous atteignons Agua azul. Comme prévu, à cause des orages, les eaux sont marrons ce qui rend le cadre moins charmant et les baignades plus difficiles. On monte tout en haut du site, admirer les différents points de vues sur ces bassins bouillonnants, ces rapides et petites chutes d’eau. Très sympa. En revanche moins sympa, le timing. Le tour prévoit 3h sur place… sauf qu’au bout de 30min il se met à pleuvoir, que l’on ne peut pas se baigner et que finalement nous passerons 2h à jouer au p’tit bac dans un bar. Un peu long donc. De retour à El Pachan nous patientons au Don Mucho jusqu’à notre bus de nuit pour Campeche. Pour l’anecdote, au moment d’aller prendre un taxi pour Palenque Pueblo, la pluie a de nouveau inondé le chemin ; ce qui nous oblige à marcher dans 20cm d’eau avec tous nos bagages… Cocasse, mais pas terrible pour les chaussures qui devront sécher dans le bus. 5h de bus pour Campeche.

Péninsule du Yucatan

Mardi 17 août Arrivée à 4h15 à Campeche sans avoir fermé l’œil. Nous rallions notre hôtel qui est en fait une auberge de jeunesse, La Parroquia (230$Me ch double sans salle de bain). Après négociation, nous récupérons pour quelques heures dans un dortoir. Réveil à 11h, déjeuner sur place et visite de la ville. Les guides encensent Campeche ; nous sommes globalement déçus. La ville semble défraîchie, sale. Nous faisons à aller-retour au terminal 2ème classe pour acheter nos billets de bus pour Uxmal le lendemain. Balade sur le front de mer et là, surprise. Au loin, les plateformes off-shore crachant leurs fumées et la mer est plate, marron et huileuse… Nous passons une partie de l’après midi sur internet à chercher un hôtel pour Tulum (étape finale) puis pause à l’Italian coffee en attendant la fin de l’averse quotidienne. Visite du musée Baluarte San Carlos (sans intérêt), cathédale. Nous dînons ensuite au Marganzon, très bonne adresse. Pour finir cette journée dans le même esprit nous ratons le spectacle de nuit à la Puerta de la Tierra. Dommage car finalement de nuit la ville est plus agréable et le spectacle semblait intéressant. Retour à l’hôtel dans notre chambre double exiguë et quelque peu étouffante.

Mercredi 18 août Lever à l’aube, pour attraper le bus 2e classe de 6h pour Uxmal. Qui dit 2e classe dit folklore, arrêts un peu partout, bus peu rapide… ça vaut le coup d’œil ! Ce bus matinal transporte tous les élèves des maisons isolées vers le village d’Hopelche. Enfants en costume d’écolier, étudiants… Puis après 3h30, le bus nous dépose à un carrefour, à 500m du site archéologique d’Uxmal. Il est moins de 10h mais il fait déjà très chaud. Le site, dans la jungle est très beau. Nous passons 2h30 pour visiter les différents vestiges. Nous avons ensuite prévu de rallier Merida. Rien de plus « simple ». Retourner au carrefour et attendre le prochain bus. Il est prévu pour 12h34… il arrivera à 12h43. Pas mal. 1h30 plus tard nous sommes à Merida où nous ne resterons finalement pas. Nous changeons de terminal pour prendre un bus ADO 1ère classe pour Valladolid. Un peu las de changer d’hôtel tous les jours, nous réservons un hôtel avec (petite) piscine pour les 2 prochaines nuits. Hotel Zaci (496$Me – ch dble avec climatisation). Petite baignade, visite du zocalo, dîner au restaurant de l’hôtel Meson del Marques complèteront la fin de notre journée.

Jeudi 19 août Grass’mat’ ! Changement de chambre pour cause de fan ultra bruyant. Nous avons décidé d’aller à Chichen Itza en fin de journée pour pouvoir profiter du spectacle de nuit. En attendant, visite du Covento San Bernardino et de la Calle 40A. Petit déj’ au restaurant de l’hôtel Maria de la Luz. On mange bien mais finir par un serveur demandant lourdement une propina et pestant que la somme laissée n’est pas suffisante ternit le repas. Direction la piscine lorsque l’orage arrive… Plan bis : internet. Nous retournons ensuite au terminal de bus pour nous rendre à Chichen Itza. Finalement nous prenons un collectivo qui est un peu moins cher (20$Me) et un peu plus rapide. 40min plus tard nous sommes à la nouvelle merveille du monde. Nous visitons le site en 2h car à 16h30 les gardiens nous poussent dehors pour fermer le site à 17h. Grosse frustration car finalement le site est remplis de vendeurs mexicains, un véritable supermarché en plein air. Et puis visiter un site l’après midi n’est finalement pas la bonne solution, il y a beaucoup de monde, il fait moins beau… Bref on ressort de Chichen avec un sentiment mitigé alors que le site est splendide. Particularité de Chichen, c’est le seul site où l’on ne monte plus sur les pyramides. Du coup il n’y a pas de point de vue global pour admirer l’étendue du site. Le son et lumière nocturne commence à 20h. En attendant, nous patientons un peu sur place avant de retourner à Piste, le village à 2km pour trouver un endroit où dîner. Retour ensuite pour le spectacle de nuit. Intéressant, calme. A refaire, nous prendrions l’audio guide en français. Finalement la meilleure option est certainement de venir le soir pour le son et lumière et de revenir le lendemain matin à la fraîche pour visiter les ruines sans la foule et les vendeurs. Retour à Piste en taxi puis bus jusqu’à Valladolid (bus Oriente à 21h, 22h …).

Vendredi 20 août Nous prenons un bus pour Tulum (2h) puis un taxi pour la zone hôtelière sur la plage. Après 2-3 visites, nous choisissons Tita Tulum (1260$Me la cabanas double sur la plage avec salle de bain et terrasse privée). L’arrivée est un peu déroutante. Personne. Temps maussade. Au moment d’envisager de piquer une tête dans l’eau, il se met à pleuvoir… après 12 jours de baroude, on se demande ce que l’on va faire s’il pleut tous les jours ici aussi… Finalement le soleil revient et ne nous quittera plus pendant les 3 jours à venir. Sous le soleil, le paradis s’installe. Cocotiers, sable blanc fin, plage déserte, eau turquoise… Idéal ! Nous déjeunons sur place, puis partons visiter les ruines de Tulum. Un peu de monde en fin de journée, mais cette fois ci le site reste assez calme, il n’y a pas de vendeur et la lumière sur ces ruines en bords d’océan est parfaite. Quelques photos « fond d’écran » plus tard, nous nous rendons au village de Tulum pour dîner à El nave. Bon resto italien. De retour à notre hôtel nous finissons la journée par une balade sur la plage. Il y a des tortues qui viennent pondre… nous espérons en voir avant notre départ. Pas ce soir en tout cas…

Samedi 21 août Petit déj sur place avant d’être récupéré par un collectivo. Nous avons réserver la veille une journée avec le Cesiak dans la réserve de la biosphère de Sian Kaan. Notre guide de la journée, Ben, nous explique le programme et ce que nous allons peut être voir. Très vite je comprends que nous ne verrons pas de dauphin d’eau douce… ils sont dans la partie inaccessible aux touristes. Tant pis. Une fois sur place, introduction au parc puis balade en petit bateau dans le parc. On y découvre les rivières d’eaux saumâtres, la mangrove, des oiseaux, des termitières géantes, une lagune, un temple maya, quelques poissons. Vient ensuite la descente de la rivière. On se met à l’eau, le dos sur un gilet de sauvetage qui nous sert de bouée et nous voilà partis pour 1h de dérive au gré du courant de la rivière dans une eau transparente. Très sympa. Puis les bateaux nous récupèrent et nous partons coté mer, voir la rencontre des rivières d’eau douce avec la mer. Sur le chemin du retour, nous avons la chance de voir 1 crocodile. Après le parc, Ben nous emmène dans une cénote où nous nous baignons avant de déjeuner sur place. Puis retour à notre hôtel après cette très bonne journée. Fin de journée entre plage, mer et hamac, le tout en dégustant une margarita. Dîner sur place. Balade sur la plage, toujours pas de tortues !

Dimanche 22 août Ce matin nous avons décidé de tenter l’expérience snorkeling à Akumal. Tous les locaux décrivent ce site comme idéal pour découvrir le snorkeling. Nous nous rendons sur place en taxi (150$Me – pas plus cher que taxi pour le Tulum village + collectivo). Un peu après Akumal nous allons à Yal-ku, une lagune dédiée au snorkeling. 130$Me pour l’entrée et 60$Me par pièce d’équipement. Quelques brasses plus loin nous pouvons admirer de nombreux poissons de toutes les couleurs, quelques petits coraux sans grand intérêt, de belles raies évoluant sur le fond. Hélas pas de tortues pour nous… Bref très belle découverte. Pour revenir à Tulum l’option collectivo est la meilleure car dans, ce sens, le taxi coûte 300$Me. Donc taxi jusqu’à la voie rapide puis collectivo jusqu’à Tulum pueblo. Déjeuner sur place et retour à notre hôtel pour une après midi farniente. Le soir nous tentons de marcher sur la route de la côte pour trouver un resto… finalement après 10min de marche dans le noir, entourés de bruits peu rassurant, nous regagnons la plage puis notre hôtel. Concrètement sans voiture, il faut choisir un hôtel avec resto car il n’est pas évident de se déplacer sans appeler un taxi. Balade digestive sur la plage… soudain un petit groupe attire notre attention. Nous nous dirigeons vers eux lorsque nous comprenons qu’il y a des tortues. Non pas une femelle en pleine ponte, mais des petites tortues naissantes, luttant contre les reliefs de la plage pour regagner la mer. Spectacle très émouvant !

Lundi 23 août Après une dernière baignade et un dernier déjeuner sur place, nous rallions le village pour prendre un bus direction Playa del Carmen. Après 1h de trajet, nous regagnons notre hôtel Maya Bric (500$Me). Shopping, balade dans la ville, plage, baignade… bref un programme digne d’une station balnéaire. A notre grande surprise Playa del Carmen n’est pas complètement dénaturé. Certes on est loin du paradis de Tulum mais tout aussi loin des images de Cancun que l’on peut connaître. Dîner au Tarraya (bon mais pas top).

Mardi 24 août Petit déj’ au pied de notre hôtel. Re-belotte shopping et plage. Puis déjeuner à 100% Natural. Très bonne adresse. Bus pour l’aéroport de Cancun où nous avons un vol Mexicana pour regagner Mexico. A Mexico nous avons réservé le même hôtel qu’au départ. Nous dînons sur place. Mauvaise surprise lorsque nous nous couchons et que démarrent les travaux d’entretien du hall de réception de l’hôtel. Quelques minutes plus tard nous obtenons une chambre à l’écart, plus haut, bien plus calme.

Mercredi 25 août Nous profitons de cette dernière journée pour visiter ce que nous n’avions pas vu à l’aller à Mexico. Nous suivons plus ou moins la balade proposée par le Lonely Planet. Zocalo, Palacio nacional, calle Moneda et calle Madero, théâtre Bellas Artes. Nous marchons ensuite jusqu’à la Plaza Garibaldi pour y découvrir le marché de la Lagunilla. Transition métro pour nous rendre à Gadalupe, découvrir la ou plutôt les basiliques et le suaire de la vierge (décevant). Retour au centro historico pour déjeuner à Los Murales, buffet végétarien. Adresse sans trop d’intérêt. Nous récupérons enfin nos sacs à l’hôtel, taxi, aéroport… retour à Paris via Amsterdam. La bonne surprise est notre surclassement en business pour le vol Mexico – Amsterdam… Clap de fin sur 17 jours parfaits.

Le Mexique nous a offert de superbes paysages, un climat agréable malgré les quelques heures de pluies quotidiennes, 4 jours de repos sur la Riviera maya, des ruines pré-colombiennes toutes plus belles les unes que les autres… On recommande.

Pour finir, le Mexique c’est également des gens que l’on aura croisés, recroisés, re-recroisés… le parcours que nous avons fait est finalement assez classique pour les européens. En revanche pas ou peu d’américains jusqu’à Valladolid. A partir de Chichen et sur la Riviera Maya, les rapports s’inversent. On ne parle plus espagnol mais anglais ; on ne négocient plus en pesos mais en dollars ! Les américains sont partout, tout est fait pour eux. Tout cela dit, pour l’anecdote surtout, voici en forme de clin d’œil les personnes ou groupes qui auront rythmé notre périple. Leur point commun ? On les a rencontrés, on a souvent discuté et au final on ne connaît finalement même pas leur prénom. Si vous vous reconnaissez, sachez qu’on ne vous a pas oubliés ! 1- Le groupe de 18-25 ans de Levallois accompagné par un collègue de promo de Ruth (2C) reconverti en prof de français et guide au Mexique. Rencontrés à Teotihucan puis à sur la route de Hierve el Agua. 2- La famille clichée « ouest-parisien » (désolé pour le cliché). Un couple et 3 enfants, tous en bermuda / bateaux. Vu à Oaxaca et dans différents bus. 3- Les Londoniennes. Sans conteste celles que nous auront le plus souvent croisées. Deux joviales étudiantes anglaises rencontrées à Oaxaca et revues à San Cristobal, Palenque… 4- L’instit’ marseillais ayant exercé à Sarcelle village avec qui nous avons passé une journée lors de l’excursion vers Mitla et Hierve el Agua. 5- Le couple de français également rencontré lors de cette journée autour de Oaxaca avec qui nous avons longtemps débattu sur le Mezcal et les visites au Mexique. 6- L’américain (qui n’en était peut être pas un) dormant seul dans les terminaux. Vu dans différents bus. Par magie il était toujours avant nous dans les terminaux, assoupi sur son sac. 7- Les 2 italiens de Vénétie avec qui nous nous sommes disputés un taxi pour finalement nous retrouver dans le bus Palenque – Campeche. Hasard des rencontres ils venaient de la région italienne où je vais régulièrement travailler. 8- La catalane baroudeuse solo à la quarantaine. Vu à Palenque, Campeche et Uxmal. 9- La bande de pote type ESC (nouveau cliché) vu à Oaxaca, Monte Alban, San Cristobal 10- Pedro… le seul dont on connaît le prénom. Normal il a été notre chauffeur de taxi autour de Tulum pendant 3 jours et nous a remis sa carte à chaque voyage…
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Retour de nos 4 semaines au Mexique
Voici toutes les informations pratiques concernant nos 4 semaines au Mexique, en juillet, avec 2 ados. Partant de Mexico pour faire une boucle, en voiture, de Cancun - Holbox - Valladolid - Izamal - Mérida - Santa Elena - Campêche - Xpujil (Calakmul) - Tulum - Akumal - Cancun Toutes les photos et les récits se trouvent sur notre blog http ://leslotusbleu.ernotte.eu Budget global : 8000 euros pour 4 semaines pour 4. Avion : départ le 5 juillet et un retour le 02 aout. Au vu des prix que j’avais vu l’année précédente qui tournaient autour des 900 euros, je n’ai pas hésité un instant quand j’ai vu ces tickets en ligne. Acheté chez Connection pour 585 euros par personne, en octobre L’aller : Train Thalys gare du midi – Paris Charles de Gaules et puis Paris Charles de Gaules – Mexico (Air France) Le retour : Cancun – New york et puis New york – Bruxelles (Delta Airlines) Si vous faites une escale par les USA, n’oubliez pas d’acheter un ESTA en ligne (14usd) (Official Website of the Department of Homeland Security). Nous avions 1h40 d’escale à New-york. Malgré tout ce que j’avais pu lire cela a suffit. Il est vrai que c’est un peu fastidieux. On doit scanner les passeports, répondre à des questions, passer la douane, récupérer les bagages, les redéposer au check-in de la compagnie et repasser un contrôle….mais il y avait peu de monde donc 1h et c’était fait. Hotels : tous ont été réservés via hotels.com (regardez aussi par hoteles.com où les prix semblent un peu pus bas), booking.com ou en direct. Presque tous avec la possibilité d’annuler gratuitement jusqu’à la veille. Il faut savoir que les lits doubles sont plutôt des 140cm, donc pas très larges quand on dort à deux dedans. Changer de l’argent : A l’aéroport de Mexico, il y a une grande quantité de bureaux de change. Lorsque vous atterrissez, éloignez-vous et allez vers les départs, le taux y est bien meilleur. Prenez le temps de comparer plusieurs car pas mal de différences, que ce soit dans l’achat ou la vente (1 euros = 20,15 MXN contre 1 euro = 21,55 Mxn). Dans les villes, le taux était de 1 euro = 20 Mxn, voire 1 euro = 18 mxn. Mieux vaut donc changer l’argent à l’aéroport. Pour les paiements fait par visa, le taux de change appliqué par la banque varie de 19,3 à 20 (selon la banque et le jour de l’achat) Location de voiture : Via Touracancun – 880 usd pour 19 jours (soit 778 euros). Ils traitent, entre autre, avec America Car rental. Pour nous, l’avantage était d’avoir qqun avec qui pouvoir échanger en français et d’avoir le sentiment de qqch de bien rodé, encadré. Très belle voiture, Chevrolet avec 18.000 km au compteur. Il est facile de conduire dans cette partie du Mexique mais il faut faire attention au topes (dos d’âne) qui ne sont pas toujours indiqués et aux trous sur certaines routes (où on pourrait y laisser une roue). L’essence est à un peu moins de 16 mxn par litre. Sur les forums, on indique de bien faire attention en faisant le plein. A la pompe, le pompiste vous montre souvent qu’il a bien mis à 0, donc cette arnaque là semble moins présente. Donc, la vigilance, c’est de bien voir que le pompiste « n’échange » pas le billet de 500 que vous avez donné contre un de 50, en vous disant que vous vous êtes trompé. Près de Tulum, la compagnie pétrolière Pemex a même mis de grandes affiches avec les points de vigilances qu’il faut avoir et une adresse mail et un tél pour dénoncer toute malversation. Comme GPS, le plus facile est d’avoir un iphone et d’avoir téléchargé au préalable des cartes du Mexique (application gratuite Maps.me). Ce qui nous a bien aidé aussi c’est d’avoir un cable et un chargeur usb à mettre sur l’allume cigare pour assurer l’autonomie du gsm.

La sécurité au Mexique et les policiers: ce qui nous donnait le plus de sentiment d’insécurité, ce sont les policiers…Que ce soit par leur présence massive mais aussi la crainte lorsqu’on roule en voiture de se faire arrêter par un policier qui invente que vous rouliez beaucoup plus vite que la vitesse autorisée, que vous n’avez pas vu tel panneau….pour que vous donniez un backchich pour « éviter » l’amende et de perdre 3 heures au poste de police. Nous avons eu notre 1er policier après 30 min de voiture mais en tenant bon et en disant que nous n’avions pas dépassé la limite, il a fini par dire que l’on mentait mais nous a laissé repartir. Un français que nous avions croisé à quand même donné 100 euros ! Le policier avait pris son passeport lui disant qu’il avait une mallette pleine de passeports de touristes qui n’avaient pas voulu payer…Peut-être le fait que nous voyageons en famille fait qu’ils ne poussent pas trop loin, le fait que l’on montre que l’on ne panique pas, notre espagnol limité et leur anglais limité ? Un conseil qui nous a été donné par une expatriée est de faire des photocopies de nos passeports et permis de conduire et de présenter ceux-ci aux policiers et non les originaux. Les restaurants : comptez qu’en moyenne, dans un petit restaurant, un plat et une boisson vous couteront entre 100 et 150 mxn. A 4, notre repas du soir tournait autour des 600-700 mxn avec pourboire (10%) soit 30- 35 euros. Pour boire, ce qui est très agréable, ce sont les eaux parfumées (horchata, jamaica qui est de l'hibiscus, tamarin, ...) que l'on commander en verre ou en jarre. Globalement, la nourriture mexicaine n'est pas mauvaise mais il est vrai qu'ils ne cuisinent pas beaucoup les légumes.

La météo : prévoir un petit gilet pour Mexico où il fait 18-20°. Dans les autres villes il fait chaud, voir très chaud (Holbox) avec régulièrement de la pluie, un orage, le plus souvent en fin d’après-midi. Aucun complexe à se promener en short et top. Les mexicains (tout comme les cubains) sont plutôt en surpoids et donc aucun complexe quand on fait un 42...

Mexico : 2 nuits

Taxi – prendre un ticket dans l’aéroport, taxi autorisé. Environ 250 mxn. Pour le centre ville vers l’aéroport, on a demandé à l’hôtel => voiture privée pour 180 mxn Logement : Hotel Roble – 1050 MXN par nuit pour 4 personnes (2 lits doubles). Point positif : l’hôtel est propre et très près du centre ville. Il y a un restaurant où l’on peut prendre son pdj (comptez entre 80 et 100 Mxn) et les repas qui sont très bons. Point négatif : chambre petite pour 4 et bruyante si on dort au 1er étage. Visites Teotihuacan – métro jusqu’à « autobuses del norte » (ligne jaune) et bus depuis la gare du nord, guichet 8 (50 mxn par trajet), environ 45 min. Prix d’entrée au site : 70 mxn. Il y a une application gratuite sur iphone avec le plan du métro (application « metro ») Même s’il fait nuageux, mettez de la crème solaire car on brûle vite. Visites de la ville en s’inspirant du guide du routard. Resto Café El popular. Endroit typique, local. Bon mais pas extraordinaire. Presque en face, il y a un café qui vend de très bons jus de fruits (40 mxn) Pizzeria Dali derrière l’église Santissima Trinidad. Très bon et vraiment pas cher (40 mxn la petite pizza individuelle) Le resto attenant à notre hôtel. Très bon. On a bien aimé les Tostadas Vol Vivaaerobus de Mexico vers Cancun à 55 euros (incluant 15 kg de bagage en soute). Les prix restent stables jusqu’à 3-4 semaines avant le départ et s’envolent les jours qui précèdent le départ. Le vol a été retardé, ce qui nous a fait arrivé à Cancun à minuit

Cancun : 1 nuit

Logement : Hôtel Kin Mayab – 66 euros par nuit pour 4 avec Pdj. Juste à côté de la gare. Très belle chambre, bon petit déjeuner. Piscine dont nous n’aurons pas le temps de profiter Trajets Bus Ado de l’aéroport à la gare de bus de Cancun (72 mxn). Dernier départ à minuit 30 Bus Oriente pour Chiquila – départ à 12h50 – 125 mxn – 03h15 de bus Ferry de chiquila à Holbox : 140 mnx (par trajet) Holbox : 5 nuits

Logement : Hacienda La Catrina : 90 euros/nuit pour 2 chambres avec pdj (qui est correct mais presque identique tous les jours) 3 chambres dans la maison et une dans le jardin. On dort réellement chez l’habitant avec plusieurs pièces communes. Les chambres sont bien grandes, propres. Ils construisent d’autres logements presque en face. Possibilité de laver son linge, une machine (+ séchage) pour 80 mxn. Restaurants La Chilanguita : on a vraiment bien aimé. Quelques tables dans un restaurant en longueur avec une carte simple et des prix très doux. On a gouté le Posole (soupe), les quesadillas, les tostadas, les pambazos carnivore. Chez Miriam : on y trouve des hamburgers et du poisson ou poulet pané très bon marché. La Chingada : petit resto local. On y mange du céviche : bonne portion mais un peu trop piquant à notre goût. Le guacamole et les tacos au poisson pané sont un délice. Et voilà : on a pas trop aimé ce resto, mauvais rapport qualité/prix et ils n’annoncent pas sur leurs grandes pancartes que leur prix n’inclus pas le tva, ce qui fait quand même grimper la note de 19%, plus 10% de pourboire….on est loin des prix affichés Pizza Latino : portions de pizza très bonnes et vraiment bon marché. Glaces de Porque No ou on en trouve aussi dans une petite maison (marissal ?) : délicieuses Les cocktails : à prendre juste à droite en arrivant sur la plage depuis la rue centrale, 40 pesos. Visites -Tour classico : 380 mxn par personne. On visite 2 îles, avec des oiseaux (peu de variétés dans les espèces en juillet) et on va nager dans une cenote (où l’on est loin d’être seul). Durant le trajet en bateau, on voit des dauphins. Bref, petite sortie sympa mais pas extraordinaire. -Requins – baleines : 1800 mxn par personne (ils s’accordent sur l’île pour tous demander le même prix). A faire absolument…Départ à 07h. A 9h00 on arrive à l’endroit où se trouvent les requins baleines. Le bateau (ou 2 max) reste à proximité d’un requin baleine et on va le voir, en snorkeling, par 2 avec le guide. On se retrouve vraiment très près mais cela ne dure que quelques minutes avant qu’il ne s’éloigne. On y va 2 fois. Ensuite on fait un arrêt snorkeling de 20 minutes où on peut, avec un peu de chance voir des tortues et des raies. Ensuite arrêt dans une sorte de lagune, on mange un ceviche et retour au port vers 13h30. Trajets holbox – Cancun : ferry toujours 140 mxn et puis un taxi à 100 usd (2 heures). Il y a aussi un bus vers 7h00 ou 13h00. Trajet Cancun – Valladolid : on a récupéré notre voiture. Nous ne sommes pas allé par l’autoroute ce qui fait un trajet d’environ 3 heures Valladolid : 3 nuits

Logement : Hotel Quinta Marciala : très bien – 1166 mxn la nuit pour une chambre pour 4. Possibilité de prendre un petit déjeuner simple sur place à 75 mxn. Il est un peu plus éloigné du centre (15 min à pied) mais est au calme et à un parking sécurisé. Restaurants Le Burger King pour quand on se lasse de la nourriture mexicaine El Jardin de los Frailes : très bien, beau cadre, bons cocktails El Atrio : cadre un peu plus chic, dans le jardin. Très bon. Visites - 1 journée pour Ek Balam (197 mxn), très beau, et puis Rio Lagartos. Location de la Lancha à 900 mxn pour un tour de 2 heures. Mieux de réserver depuis l’hôtel sinon sur place on essaie de vous faire payer 1500 mxn. Les paysages sont très beaux, on voit des flamants roses et quelques autres oiseaux. Pas de garantie de voir un crocodile en pleine journée. Tout proche il y a le village de San Felipe qui semble très beau avec des maisons en bois et colorées, mais on a pas eu le temps d’y aller. - 1 journée pour Chichen Itza ( 242 mxn) qui reste impressionnante même si nous ne pouvons plus y grimper comme il y a 20 ans. Ensuite Cénote de Yodzonot (70 mxn) à 15 km de là, très belle et possibilité d’y manger sur place à prix démocratiques. Le soir, à 21h, du mercredi au dimanche, il y a un son et lumière sur le couvent San bernardino. Pas de chance, le soir où on est allé, il y avait une kermesse à la place ! - La dernière journée, on a visité la ville le matin avant de partir pour Izamal (un peu plus d’une heure par l’autoroute – 165 mxn) Izamal : 2 nuits

Logement : B&B Macan Ché : 1290 mxn la nuit, pdj inclus- très jolie chambre avec 2 lits doubles et 2 lits simples dans une petite maisonnette au milieu d’un jardin luxuriant. Très belle piscine ressemblant à une cénote et un des meilleurs pdj. Possibilité de laver son linge : 95 pesos par machine. Restaurants Los Arcos : simple mais bon. Goutez leur flan au caramel ! Ikigai : resto japonais, délicieux et à des prix défiants toute concurrence. On en avait pour moins de 300 mxn avec chacun un plat + 6 sushi chacun (simples)+ une grande jarre d’eau au tamarin. Visites Promenade dans les rues du centre-ville, visite du couvent et de la pyramide toute proche offrant une belle vue sur celui-ci. L’idée en restant 2 nuits à Izamal était de pouvoir un peu se reposer, se la couler douce autour d’une belle piscine. Mérida : 2 nuits

On a préféré cette ville à Valladolid car nous trouvions les maisons plus belles dans le centre. Près du zocalo, petites boutiques où on peut acheter des crânes colorés, des tee-shirts sympa. On aurait pu y consacrer facilement une journée en plus pour faire le musée maya et l’avenue avec les maisons coloniales Logement : Hotel Maria José : très bien, proche du zocalo – 875 mxn pour une chambre avec 2 lits doubles (petits) et un lit simple – belle piscine. Possibilité de prendre un pdj sur place, entre 75 et 100 mxn. Parking. Restaurants Un Burger king… Le resto de l’hotel : bien mais sans plus Une pizzeria proche du zocalo Visites - 1 journée : site archéologique de Mayapan – à 45 min de Mérida – 40 mxn – bien mais pas aussi beau que Ek Balam selon moi. De là, on est parti vers une cénote : Kankirixché– entrée à 20 mxn. Elle se mérite : 2 km sur une petite route cabossée mais elle est très belle avec ses stalagtites et son eau translucide. Visite du centre, des rues autour du Zocalo. - Pour le trajet Merida-Santa elena, possibilité de faire la Cénote X batun proche du village Cacao. Malheureusement pour nous, nous avons râté la sortie d’autoroute vers Uxmal. Pour ne pas faire demi tour, nous sommes allé vers Chocolat mais une route a « disparu » ce qui ne nous a pas permis de retourner vers Cacao et donc la Cénote. Santa Elena : 2 nuits

Logement : Pickled onion : 1350 mxn pour un bungalow familial avec toit de palmes, avec deux chambres communicantes, pdj inclus. Très bien, belle piscine, belle végétation, hôtesse charmante. On mange sur place. Possibilité de faire une machine de linge (150 mxn). Dans le centre de Santa Elena, à côté de l’église, il y a une vendeur de Helado et paletas. visites - 1 journée : Uxmal (252 mxn) – superbe et en face le musée du chocolat (120 mxn) très éducatif. Plaira aux enfants car le lieu fait aussi refuge pour les animaux maltraités : singes araignées à qui on peut donner à manger (prévoyez des pièces de 1 pesos), biches et jaguars - 1 journée : visite du site de Kabah (50 mxn). Outre le site, on y photographie de petits lézards verts flash. Après, départ pour Campêche. Campêche : 1 nuit

Logement : Hotel Ceo Group Malecon : 1280 mxn avec pdj. Belle chambre, belle piscine. L’hôtel est loin du centre mais à côté d’un grand centre commercial avec un espace avec des fast food dont….un burger king. On peu manger sur une terrasse face au Malecon et à la mer. Visites - On a fait une visite le soir, en partant à pied par le Malecon, jusqu’au centre-ville. Au total environ 6 km - Le lendemain, après le pdj, on a garé la voiture dans un parking public payant (20 mxn pour 2h) et à côté du centre. Petite promenade à pied dans les rues du centre, très mignonnes. Ensuite trajet Campêche – Xpujil : environ 4 heures Xpujil : 2 nuits

Logement : Hotel Maya Balam : 23 euros par nuit par chambre. On avait pris 2 chambres pour être plus à l’aise. Une des chambres était dans le bâtiment principal et la 2èmeassez éloignée, dans une petite maisonnette. Comme on râlait de cet éloignement, de l’absence de wifi dans la maisonnette, ils ont fait un geste commercial, nous ont offert une petite bouteille de miel et le pdj gratuit. Celui-ci est bien mais lent…45 min avant d’être servi quand il y a un peu de monde. Cet hôtel reste néanmoins une des meilleures alternatives pour ce village. Restaurants Le Sazon Veracruz, tout près. Très bien noté sur Tripadvisor mais nous ne l’avons pas trouvé génial. La Pizzeta, en descendant la rue principal, dernière petit rue à gauche avant la fin du village. Forcement on y mange des pizzas, de toutes les tailles mais les hamburgers y sont aussi délicieux. On a bien aimé et c’est pas cher. Visite - 1 journée : Calakmul. Comptez de Xpujil : 30 min sur la grande route jusqu’à l’embranchement et puis entre 1h et 1h30 sur une petite route (en bon état) qui mène au site où on roule à du 30-40 km/h . Possibilité sur ce chemin d’apercevoir des paons, toucans et mammifères ressemblant à des renards - 184 mxn à payer en 3 étapes. Très beau site perdu dans la jungle. Sur le chemin menant à la Plaza centrale, regardez dans les arbres, il y a des singes araignées. Sur la plaza centrale, il y a des singes hurleurs dans un arbre. On a eu la chance d’y être au moment où ils « hurlaient ». C’est impressionnant, on dirait un cochon qu’on égorge. Au début, on entendait le bruit et c’était tellement effrayant qu’on hésitait à aller voir ce que c’est ! Mieux vaut y être le matin car en début d’après-midi les singes font la sieste et sont littéralement avachis sur les branches. Il n’y a pas de vendeur de boissons, prévoyez donc d’emporter au moins 1l à 1l5 d’eau par personne. Compter 3 à 4 h sur place. Entre Calakmul et Xpujil (plus près de Calakmul), il y a sur la route un triangle avec le dessin d’une chauve-souris. Il y a la possibilité de s’y arrêter et d’observer vers 19h00/ 19h30 la sortie de millions de chauve-souris d’une grotte. Par paresse, nous ne l’avons pas fait car pas le courage d’attendre ou de refaire un aller retour. - 1 journée route Xpujil – Tulum, avec la visite sur le chemins du site de Kohunlich – 65 mxn. Le site vaut le détour pour ces masques bien conservés et le fait qu’il se situe dans un beau parc baigné de palmiers. Le trajet, sans l’arrêt au site, est de 4h. Sur le chemin, prenez aussi le temps de faire un petit arrêt à Bacalar, c’est très beau. Tulum : 3 nuits

Logement : Posada Yum Kin – 82 euros par nuit pour une chambre familiale avec pdj (bon, sous forme de buffet). Ristourne en réservant directement sur leur site. La chambre était très grande. Beaucoup d’arbres et fleurs. Le côté négatif c’est que cela assombri un peu la chambre. Belle piscine. Pas pratique pour de très jeunes enfants car escalier en colimaçon pour accéder à la piscine. Globalement un bon hôtel mais un peu décentré et en face il y a un terrain sur lequel se sont « construits » des maisonnettes en bois/tôle. Cela fait un peu bidonville mais aucune insécurité et les gens sont sympas. Restaurants Los tacos : à 500 m de l’hôtel. Simple mais très bien, pas cher pour Tulum et personnel très sympa. On y a goûté les tacos, pdt au barbecue avec légumes, hamburgers et…fondue de fromage à la viande. Pizzeria Manglar : délicieux et très raisonnable (120 mxn pour les pizzas). Très belles portions de pâtes. Visites - Le site archéologique de Tulum : 70 mxn l’entrée mais 160 mxn le parking ! Beaucoup trop de monde et impression d’être à Disneyland. Si on commence par ce site l’on trouve cela sans doute beau mais en terminant par celui-ci, c’est une déception. - La plage publique. On a pas trop aimé non plus. Beaucoup de monde. Les hôtels squattent presque toutes les portions de plages et les plages publiques sont donc très limitées. Evidemment, comme nous étions allé à Tulum il y a 20 ans, on ne pouvait sans doute être que déçus. - Plage et cénote de Xcacel : 20 mxn l’entrée. Sympa, moins de monde qu’à Tulum. Petite cénote. Pas de resto sur place mais des wc, apporter de quoi boire et grignoter - Plongées dans 2 cénotes – 140 usd tout compris – Cénote Le Pit et Dos Ojos. Plongées avec Zen diving, situé dans l’hôtel Don Diego de la Selva (qui avait l’air très bien). Mon mari a plongé juste avec l’Instructrice, qui parle français. Akumal : 4 nuits

Logement : Camp Akumal (même proprio que jungle Hôtel) – 89 usd la nuit pour un petit appartement avec 2 chambres, coin salon, cuisine. Très très bien. Les proprio habitent sur place. Belle piscine (pour 6 logements) et une 2ème accessible du jungle Hotel (4 logements). Convient bien aux familles, y compris avec de jeunes enfants Pas de possibilité de manger sur place. Le mieux est d’avoir une voiture, ce qui permet d’aller faire des courses à Puerto Aventuras (super Chadraoui) pour le pdj. Restaurants : Las Palapas à Chemuyil. Cuisine mexicaine très bonne et très raisonnable. Leo’s pizza à Chemuyil : comme son nom l’indique, des pizzas. Bonnes mais pas autant que celles de Tulum. Visites - La baie d’Akumal et ses tortues. Nous y sommes allé à 9h, avec peu de monde encore présent. En arrivant, on vous explique les consignes de « sécurité » à adopter dans l’eau et on vous dit que si vous ne prenez pas de guide (entre 250 et 500 mxn par personne) vous devez rester dans la zone délimitée par les bouées blanches, soit 10m. Evidemment, avec le guide, on peut aller jusqu’aux bouées oranges situées beaucoup plus loin. Quand on vous explique cela, on se dit : « effectivement, sans guide on ne risque pas de voir de tortues » . Alors on a attendu un peu car j’avais lu que ce n’était vraiment pas nécessaire. Effectivement….vous devez vous éloigner vers la droite en regardant l’eau et aller en face du Dive center (ou plus loin) qui a des bateaux amarrés devant, en dehors de la zone délimitée par les bouées. Et là….des tortues et des raies, sans rien avoir payé et en évitant d’avoir 6 touristes avec un guide autour d’une tortue. Elles viennent très près du rivage, mettez donc tout de suite votre masque et tuba -Plage de Xpu-ha. Accessible notamment par un chemin devant lequel il un jetski. – 50 mxn par personne pour l’accès. Ils vous sont remboursés si vous consommez pour 200 mxn (par personne) au resto sur la plage. Plage très sympa avec possibilité de boire et manger. Apportez votre masque, beaux coraux et quelques poissons à proximité. Bilan On a adoré ces vacances. J’avais peur au départ en me limitant à une petite partie du Mexique mais en fait il y a beaucoup de choses à voir et à faire et on ne s’ennuie donc jamais. Evidemment, les choses ont changées en 20 ans (date de notre 1er voyage au Mexique) : on ne peut plus monter sur la pyramide de Chichen Itza, Tulum n’est plus une plage semi déserte avec quelques cabanas mais on quand même été agréablement surpris par ce voyage et nous pensons y retourner dans 2-3 ans et visiter encore d’autres villes et sites. Si je devais refaire notre voyage, je rajouterais 1 journée à Mérida (pour visiter la ville), je ferais 1 journée en moins à Holbox (même si on aimait bien) et je remplacerais sans doute Tulum par Bacalar. On a pas aimé Tulum et on s’est arrêté sur la route à Bacalar qui nous a donné très envie de nous y arrêter mais c’était trop tard pour annuler notre hôtel de Tulum...

Si vous avez des questions, n'hésitez pas et ...bonne préparation de voyage

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Retour d'un voyage de 13 jours au Mexique
Bonjour,

Voici un post pour faire part de notre expérience de 13 jours au Mexique : Yucatan, Chiapas et Teotihuacan.

Nous avons préparé notre voyage depuis la France avec l'agence française Mexique Découverte basée à Mexico DF. Après plusieurs échanges avec Brigitte la responsable de l'agence (c'est la seule agence qui nous a appelé directement pour en savoir plus sur nos goûts et notre façon de voyager, et ça c'est appréciable !), nous avons arrêté un circuit sur mesure pour un itinéraire avec chauffeur/guide (renouvellement d'une expérience similaire au Rajasthan : voyager en solo en étant drivé c'est vraiment top !).

Nous avons choisi de visiter une partie du Yucatan, un peu le Chiapas et terminer par Mexico DF pour visiter Teotihuacan (choix délibéré car la visite de la ville de Mexico n'étant pas une priorité pour nous).

Jour 1 : Arrivée à Cancun avec prise en charge par notre guide Rémi (franco-mexicain) et son mini bus de 15 places...pour 2 : le luxe !

Jour 2 : Visite du site de Tulum (site majestueux sur sa falaise au dessus des eaux turquoises) et Coba, pyramide maya au coeur de la jungle...magique.

Jour 3 : Session de snorkling à Isla Cozumel ' on a l'impression de plonger dans un aquarium !) et visite de l'île en voiture : plages magnifiques mais mer agitée.

Jour 4 : Route vers Mérida avec arrêt dans un cénote (magique !) et Chichen itza : c'est le site que j'attendais pour voir cette fameuse pyramide et c'est celui qui m'a le moins plus car les autres sites visités sont plus sauvages et dans la jungle. Des centaines de vendeurs balisent tous les chemins du site...c'est un peu la kermesse ! Arrivée à Mérida en soirée.

Jour 5 : Visite de Mérida, quartier historique.

Jour 6 : Excursion à la biosphère de Celestun et pause détente à l'écolodge Xilxim : plage déserte, piscine déserte et restaurant très fin.

Jour 7 : Route pour Campeche avec visite des sites de Uxmal, Sayil , écomusée du cacao (intéressant), arrivée à Campeche

Jour 8 : Visite de Campeche, et route pour Palenque

Jour 9 : Visite du site de Palenque et cascade de Misol-ha

Jour 10 : Pause détente à Agua Azul , visite du site de Tonina (superbe pyramide perdue dans la jungle (visite quasi privatisée !) et arrivée à San Cristobal de las casas

Jour 11 : Visite du village tzotsil Zinacantan et visite du village San juan de chamula

Jour 12 : Canyon del Sumidero puis aeroport de Tuxla Gutierrez pour soirée à Mexico avec l'agence Mexique Découverte : Mariachis, téquila et guacamole !

Jour 13 : Visite de Teotihuacan et vol vers la France en soirée

Bref un parcours intense en visites de sites archéologiques tous différents les uns des autres, donc pas de doublons. Les distances étaient très supportables.

Les hôtels (de charme) choisis avec Mexique Découverte étaient vraiment très confortables et sympas.

Bilan très positif : un gros bravo à l'agence Mexique Découverte qui a su nous organiser un très beau voyage avec de belles prestations. Mention spéciale à notre guide Rémi qui nous a fait découvrir le Yucatan et le Chiapas pendant 12 jours et qui par sa connaissance, il nous a fait découvrir de nombreuses facettes (culturelles, culinaires, historiques, architecturales...) du Mexique que l'on ne trouve pas forcément dans les guides ! Super contact aussi avec Paco qui nous a accompagné une journée sur Mexico/Teotihucan.

N'hésitez pas si vous avez des questions.

Stéphane

Tulum

Campeche

Palenque
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Escales en Amérique Centrale: Honduras, Belize, Mexique


Récit de trois escales le long des rivages de la côte caraïbe d'Amérique centrale. Une première escale nature au Honduras sur l'île de Roatan puis deux autres en terre Maya, au Belize et ensuite au Mexique sur la péninsule du Yucatan, plus précisément à la découverte du fameux site archéologique de Tulum.

Les côtes honduriennes sont à présent en vue et le moment du débarquement à terre approche … Prêts à la balade ? Alors place au récit illustré.

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HONDURAS, sur l'île de Roatan parmi une végétation tropicale exubérante



Assurément ce panorama vaut le coup d’œil. Roatan nous dévoile une partie de sa côte, celle qui s'étire au sud ouest de l'île. Baignée par les rayons généreux d'un doux soleil matinal, on contemple avec plaisir cette palette de teintes bleue (marine) et verte (végétale). Une vision qui suscite une irrésistible envie de découvertes à terre.

Durant une croisière d'île en île, le temps s'écoule entre navigation et excursions terrestres lors des escales. Le plus souvent la durée de l'escale, le temps d'une journée, nécessite de faire un choix parmi toutes les curiosités qu'il est possible de découvrir. Roatan est recouverte d'une dense forêt tropicale, du centre montagneux de l'île jusqu'aux plages des rivages … comme une invitation à nous décider pour une balade en forêt entre découverte de la flore tropicale et de quelques espèces de la faune locale.

Les quais du port de Mahogany nous attendent. Mahogany, acajou in english, un nom d'escale prédestiné pour partir en direction de l'exubérante forêt insulaire …



A bâbord, sous nos yeux, une vue plongeante sur un pittoresque quai longé de palmiers. Bon, pour les bateaux de croisières, le quai de débarquement est plus imposant, il se trouve à tribord et s'avère un peu moins photogénique. A seulement quelques dizaines de mètres du port, au centre de la baie, cette carcasse rouillée de bateau attire immanquablement le regard. Si Roatan est souvent présentée comme la « Perle du Honduras » avec sa nature si invitante, pour certains capitaines dont les navires se sont échoués sur les récifs de la barrière de corail, on imagine que leur avis a dû être bien différent !



Au port, les couleurs du dépaysement sont hissées haut. Les couleurs nationales du Honduras flottent au gré du vent. Trois bandes horizontales, une blanche au centre entre deux bleues. Le blanc symbolise ce pays d'Amérique centrale situé entre deux mers représentées sur le drapeau par les bandes bleues (Mer Caraïbes et Océan Pacifique). Pour compléter le tableau des couleurs locales, une petite photo d'une plaque d'immatriculation d'un mini bus de l'île estampillée, Honduras.



Le mini bus démarre, nous sommes à bord, la direction ? Un grand parc forestier de la pointe ouest de l'île. Le trajet nous fait d'abord longer la côte et traverser quelques hameaux. Ils sont bâtis de maisons, mi-dur, mi-bois, habités par des résidents que l'on imagine passés pour beaucoup d'activités de pêche et de cultures vivrières à des emplois en rapport avec le tourisme. Le parcours de la route s'élève vers les hauteurs tout en zigzaguant. Tournants, virages, côtes, faux plats et montées se succèdent à travers une forêt dense.



Au détour d'un point haut, une trouée à travers la canopée nous laisse voir un panorama étendu : un versant boisé plongeant vers la côte de l'île et au loin, au-delà d'un bras de mer, ce sont d'autres côtes que l'on aperçoit. Noyées dans la brume de chaleur, ce sont les rives continentales du Honduras situées à une soixantaine de kilomètres. Il ne reste plus qu'à parcourir une petite route tout en descente et serpentant entre forêt et jungle pour atteindre notre destination : le Parc Forestier de Gumbalinba.



Un coup d’œil et une photo de la belle anse ombragée qui borde le parc avant de débuter la balade en forêt. Ici, pas besoin de machette pour progresser parmi la végétation tropicale, un réseau de chemins et de passages aménagés permettent de découvrir à flanc de collines les espèces d'arbres, de plantes et de fleurs tropicales. Plus de 200 espèces végétales sont répertoriées dans cet environnement particulièrement luxuriant.





Passée cette cascade coulant au milieu de son écrin vert, un panneau annonce sur un mode humoristique la présence dans les parages de drôles d'habitants : une colonie d'iguanes.



Avec leur impressionnant aspect, ces monstrueux lézards semblent sortis tout droit de la préhistoire comme des derniers survivants de la période des dinosaures. Une peau faite d'écailles qui évoque une carapace, de lambeaux de peau pendants et de sortes d'aiguilles hérissés sur le dos … Certains arborent des teintes allant du vert au brun gris, d'autres un cuir sombre tacheté de blanc. C'est cette variété, la noire, qui est la plus emblématique de l'île.





On ne sait qui sont les observateurs les plus attentifs, les visiteurs qui n'ont d'yeux que pour les iguanes ou ces animaux dont le regard figé traduit cependant une certaine crainte ? Quelques pas en se dandinant, en voilà deux qui s'immobilisent, les yeux sont aux aguets. La pose est parfaite pour leur tirer le portrait. Le temps de déclencher et les voilà qui déjà s'enfuient.



La balade prend maintenant un petit air d'aventure. On emprunte à présent un pont de cordes et de planches qui, vous vous en doutez, oscille au gré des pas. Il permet de surplomber un plan d'eau et de parvenir facilement sur le bord opposé.



A proximité, une clairière fait office de volière naturelle pour les perroquets. Dans cette pseudo pénombre que crée la voûte des grands arbres tropicaux, les couleurs du plumage de ces élégants volatiles paraissent encore plus éclatantes.



Et des perroquets qui participent au spectacle à une condition, que les visiteurs entrent eux aussi en scène. Tout est bien rodé. Il suffit de se transformer en perchoir humain, bras écartés, pour que quelques perroquets volent depuis les hautes branches jusqu'aux visiteurs se prêtant à ce petit jeu.



Mais attention, les oiseaux n'attendent pas toujours la récompense donnée par les accompagnateurs du parc. Non, souvent, les perroquets se servent eux même ! Perles, collier, boucles d'oreilles, boutons … enfin tout ce qui brille les fascine. Et hop, d'un rapide coup de bec voici une perle enserrée par un puissant bec crochu !



Superbes couleurs chatoyantes pour ces deux spécimens, les immortaliser d'abord en les photographiant puis plus tard m'est venue l'idée de reproduire, en dessin, le beau « jacquot » de droite.



D'autres oiseaux pourtant très présents dans cet environnement de forêts des tropiques sont beaucoup plus discrets. D'une part ils sont minuscules et de plus ils volent à vive allure … comme des insectes ! Il s'agit des fameux colibris à la courte taille et au poids « plumes », luisantes et colorées bien sûr. Finalement ici, on ne peut les observer seulement lorsqu'ils sont en vol stationnaire près de mangeoires/abreuvoirs mises à leur disposition.



Le petit colibri souvent appelé oiseau-mouche côtoie sur ma photo quelques abeilles, cela donne une échelle et une idée de leur taille. De toute évidence cette espèce est plus grande qu'une abeille et donc d'une quelconque mouche ! Bon, il faut dire qu'il existe une variété de colibris vraiment miniature nommée colibri d'Elena : 5 cm de long et 1,6 à 2 grammes pour le poids … et ceux-là sont aussi nommés oiseaux-abeilles, fin de la parenthèse.
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Six-week trip to Mexico
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.

I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.

First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.

Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:

- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.

To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.

In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.

In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
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90 jours en vadrouille au Mexique
Rosa Venus, papier-cul parfumé, reductor de velocidad et AVP (bref résumé d’un séjour de 90 jours au Mexique)

Si vous avez déjà séjourné au Mexique, alors vous connaissez les 3 premiers termes. Pour les nouveaux, voici une devinette : elle est présente dans presque toutes les chambres d’hôtel du pays, elle ne sent pas véritablement mauvais mais contrairement à ce qu’indique son nom, elle ne sent pas les roses non plus, et elle est vraiment toute menue… Si vous répondu qu’il s’agissait d’une prostituée, alors vous avez tort… Il s’agit d’une marque de savonnette omniprésente au Mexique!

Cherchez tant que vous voulez: du papier-cul parfumé on n’en trouve ni au Canada ni aux É-U, mais au Mexique, c’est la norme ! J’aurais préféré un bon vieux bidet, mais sentir bon du cul, c’est quand même une expérience à vivre… Bon, ben maintenant vous êtes au parfum…

Plus sérieusement, les installations sanitaires mexicaines sont délicates, et on est instamment invité à laisser le papier hygiénique utilisé dans une corbeille plutôt que dans la cuvette, de là le papier-cul parfumé. Pas certain de l’effet vraiment désiré, cependant… Un conseil: les chasses d’eaux sont souvent en plastique, alors allez-y avec lenteur et ménagement quand le levier sera actionné.

Les «reductor de velocidad» aussi connus sous l’appellation: tope est une bande d’asphalte + ou - haute et + ou - large qui barre une voie de circulation aussi bien en ville, qu’en campagne, et parfois même là où onles attend pas, mais alors là vraiment pas… Ils ont le pouvoir de se confondre parfaitement avec leur environnement, et souvent on les voit trop tard et c’est la crise de hoquet sévère pour la voiture et les passagers…

Avec eux, les voitures qui roulent trop vite font un sacré soubresaut, et même si l’immense majorité des automobilistes étrangers aimerait bien les voir disparaître, je crois dur comme fer qu’ils ont assurément sauvé la vie de millions de Mexicain(e)s.

Prenez (très, très bonne) note que les automobilistes mexicains conduisent comme des pieds, et roulent à tombeau ouvert pendant que les piétons patientent pendant de très longues minutes aux intersections et attendent que les cons sur 4 roues aient disparu AVANT de traverser la rue , même si le feu est vert pour eux aussi. J’ai plusieurs fois «forcé» la note, pcq le temps d’attente devenait ridicule, et je n’ai jamais été même frôlé par un automobiliste… Leçon pour les autochtones?

AVP n’est pas seulement le titre d’un film (particulièrement) moche de science-fiction, c’est un acronyme inventé par moi qui signifie : Amants des Vieilles Pierres. J’en suis un, et je l’assume, et si vous n’en êtes pas, vous le deviendrai à la fin de la lecture de ce récit de voyage.

Comment ne pas aimer profondément ce pays ? Si vous pensiez, à l’instar de l’actuel locataire de la Maison Blanche qui sera évincé sous peu pour cause de malpropreté intellectuelle, que le Mexique n’est qu’une extension géographique, politique et économique du Guatémala, qu’il est rempli de voleurs, de violeurs, et de narcos, eh bien! vous êtes dans l’erreur…

Ce pays est à la fois vibrant, moderne, et ressemble à s’y méprendre aux clichés véhiculés par le Net (fiesta continuelle, catholicisme exacerbé et joyeux bordel). Cependant, comme le renard, il demande à être apprivoisé. Une fois que vous aurez compris ses codes, ses non-dits, et que vous les aurez acceptés et digérés, vous y reviendrez encore et encore. Promis!

Tout débute et se termine à Mexico. J’ai profondément aimé détester cette… mégalopole, polluée, bruyante et surpeuplée. C’était écrit dans le ciel : quand on habite un village de moins de 1000 h, ça paraît à tous les niveaux. Comme le disent les habitants des petites collectivités: c’est juste trop «gros», trop… trop tout, quoi. Quand on roule pour aller visiter Teotihuacan, et que le paysage urbain ne change pas une miette jusqu’à la destination, 42 km plus loin c’est que cette mégalopole est vraiment tentaculaire.

Que diriez-vous d’un tour de bus pour la découvrir? Au zocalo (la grande place centrale de toutes les villes mexicaines), des bus touristiques vous proposent plusieurs circuits. Nous avons commis l’erreur d’y aller un jour de semaine. Grave erreur. La circulation est carrément infernale dans cette mégalopole. Le circuit jaune nous a conduit vers le périphérique sud, l’hôpital militaire et tout le tralala dans les environs, mais on est resté pris exactement 24 minutes sans avancer d’un poil à une occasion et 15 autres minutes à faire du surplace dans un autre secteur… Avec la chaleur, et le soleil qui tapait sur nos têtes = pas une bonne idée. Conseil: si vous voulez faire une visite guidée en bus, attendez le samedi ou le dimanche.

Nous avions réservé au «Mexico city Hostel» situé sur Republica de Brasil 11. Il s’agit d’un établissement bien tenu avec dortoirs et chambres privées à 2 ou 3 lits. Ne peut vous parler des dortoirs, car étions en chambres. Nous avions réservé par le Net sans appeler, les sites d’appréciation étant favorables, mais pas un mot sur les chambres qui donnent sur la rue, évidemment. Elle ne sont pas particulièrement bruyantes le jour, mais le soir venu, quand les rideaux de fer des boutiques tombent, les systèmes d’alarme se déclenchent à la moindre vibration et rugissent pour 5 minutes, minimum.

Laissez donc mononcle Marc vous donner l’heure juste. Chambres à l’étage : évitez la 233, 3 lits, car elle donne sur la rue (sur le site de l’Hostel, il s’agit de la photo qui montre 2 lits près l’un de l’autre alors que le troisième est juché plus haut sur une mezzanine). La 232 (sa voisine) est dortoir, et donne sur la rue également. Évitez ces 2 chambres comme la peste! La 237, 2 lits ne donne pas sur la rue, alors calme.

Les chambres suivantes sont au r-d-c. La 119, 3 lits est silencieuse, la 117 , 2 lits est silencieuse, et enfin la 114, 2 lits, est silencieuse. Les ventilos de la 119 et 117 sont réglés au max, et impossible de les ralentir si on les mets en marche… Je présume que la situation est la même dans toutes les chambres. Super pour faire sécher la lessive, cependant… Toutes les chambres qui ne donnent pas sur Republica de Brasil sont aveugles, mais possèdent des puits de lumière.

Si vous êtes en chambre le p-déj est gratuit, si vous êtes en dortoir, c’est 30 P (P majuscule = peso mexicano). Le p-déj en vaut la peine : fruit frais, yogourt mexicain, i-e d’une couleur ringarde, et beaucoup trop sucré, café (à l’eau), lait, pain grillé, et omelette ou œufs/fromage, confiture. Le tout à volonté. Ramassez vos plats et ustensiles, SVP, et oui, il démarre bien la journée.

Le sans fil (désolé, mais je n’utilise pas l’expression: wi-fi (autre pays, autres mœurs, n’est-ce pas…)) est rapide et on peut s’y fier. C’est surtout la réception qui est couverte ainsi que le «salon». Tout l’Hostel est très propre, n’oubliez pas de donner 20 P par jour à la femme de chambre, n’est-ce pas? Les femmes de chambres mexicaines travaillent fort pour peu. Un détail qui vaut son pesant d’or: les serviettes de bain ne sont pas fournies…

Je recommande le Mexico City H. sans hésiter surtout que la localisation est à une enjambée du zocalo. Vraiment, un super emplacement. Marché de fruits/légumes miel et bouffe mexicaine situé à 15 minutes à pied sur Republica de Venezuela (le bâtiment aux arches). Évitez à tout prix le «buffet china» situé juste en face de la porte d’entrée de l’Hostel. Un autre conseil de mononcle Marc : évitez TOUS les buffets chinois au Mexique… et ce même si vous en avez marre des tacos… Cette nourriture est carrément infecte…

Il y a aussi Mundo Joven, un hostel situé encore plus près du Zocalo/cathédrale sur une rue calme malgré la proximité du Zocalo. N’y avons pas demeurés, mais avons fait souvent affaire avec son agence de voyage pour réservations de billets d’avions et locations de voiture. En passant, n’avions rien réservé AVANT notre départ… Billets d’avions pour Chihuahua et Palenque et 3 réservations de voitures effectuées facilement rendus sur place, et pour avoir comparé les prix, Interjet (cie aérienne) arnaque sa clientèle étrangère. Un conseil : achetez une fois rendus sur place. Sur les 4 vols intérieurs, tous avaient au moins 20 % de sièges encore disponibles lors des vols. Seule la classe moyenne/haute voyage en avion, les «vrais» mexicains voyagent en bus.

Je nedevrais vraiment pas mentionner cet endroit, car il risque d’être envahi par une horde de gringos qui suivent de trop près les recommandations de mononcle Marc: le Café Tacuba sur la rue éponyme situé à 10 minutes à pieds de l’Hostel déjà mentionné. À un jet de pierre du métro Allende.

On se croirait dans les années ’60. L’uniforme, et surtout la coiffe des serveuses est impayable. On y mange bien, les portions sont (trop) généreuses, mais la raison pour y aller, c’est les musiciens… Habillés comme des troubadours du M-âge, ils jouent solides et les voix sont beaucoup plus que «juste bonnes». À l’honneur, des chants typico mexicains.

Les hispanophones chanteront avec eux, les autres seront ravis de voir les locaux fredonner des airs archi-connus du répertoire du pays.

Mon moment AVP, maintenant. Le templo mayor en vaut plus que la peine. Juchez-vous sur la promenade qui surplombe ses ruines pour voir de plus près les superpositions d’enceintes des différents règnes, époques. Promenez-vous dans ce labyrinthe, et revivez la grandeur passée de ce peuple à la fois cruel, en guerres perpétuelles, mais bâtisseurs du sublime.

Faut jeter un coup d’œil sur différentes maquettes et cartes présentes dans plusieurs musées de la ville, et qui ont essayé de reproduire ce à quoi pouvait ressembler Tenochtitlan avant l’arrivée des barbares, pour se rendre compte du degré de raffinement de cette civilisation. Et tout cela, en 2 siècles et des poussières seulement…

Si votre temps est compté (le temps n’est jamais compté pour un v-é-r-i-t-a-b-l-e AVP mais enfin…), concentrez-vous sur le musée adjacent qui est époustouflant. Malheureusement, trop souvent les musées (putain, pourquoi un e muet à un mot masculin??? Oh! Oh! , les vieux en vert avec l’épée, vous m’entendez?) associés à des sites archéologiques sont quelconques. Pas celui-ci, loin s’en faut…

Le musé d’anthropologie: quoi ajouter qui n’a pas encore été écrit par d’autres? Ils ont mis le paquet et n’ont pas manqué leur coup, c’est certain… Juste la vue de la cour intérieure peut donner une érection intellectuelle, alors c’est peu dire… On défile d’une salle à l’autre, et on va de beauté en beauté, Du magnifique au sublime. Merde, j’ai encore les larmes aux yeux… J’y retourne un jour, c’est certain…

N’oubliez pas de visiter les salles du premier étage, souvent ignorées. L’ethnologie est souvent négligée par rapport à l’anthropologie/archéologie. Costumes, musique, vie quotidienne, nourriture etc…

La visite du musée Soumaya m’a causé des ulcères… Je suis loin d’être muséologue, mais des musés d’art, j’en ai visité un grand nombre. L’architecture du musé est audacieuse, mais l’idée de me retrouver dans un immense bâtiment de + ou - 8 étages sans lumière naturelle est… étrange car aucune fenêtre ni puis de lumière (sauf dernier étage). Claustrophobes, prenez note. Les issues de secours sont difficiles à localiser. Un feu ou une panne électrique, et bonjour la panique du troupeau! De plus, il fait froid dans cet endroit. Ne faites pas la gaffe d’y aller jambes et bras nus (même s’il fait 40 dehors) ou alors le veilleur de nuit vous retrouvera congelé au petit matin… Petite laine obligatoire.

La collection de toiles est moche, incroyablement redondante, et se limite à des peintures religieuses provenant d’illustres peintres… inconnus. Elles se ressemblent toutes. Mêmes thèmes, mêmes couleurs sombres, mêmes traitements stylistiques. Ennui assuré. Lors de l’acquisition, elles devaient être en solde, et Slim a fort probablement dû pouvoir compter sur un prix de gros… CQFD

La collection d’œuvres en ivoire est impressionnante, mais gardons en mémoire que des animaux ont été massacrés pour notre plaisir de visiteur. Elle devrait dormir dans l’entrepôt, et être présentée qu’une fois l’an aux écoliers pour illustrer la vacuité des êtres humains. Les dizaines de millions de $ engloutis dans ces collection, et dans le bâtiment sont supposés incarner un cadeau aux Mexicains par le richissime C. Slim. Celui-ci aurait mieux fait de consacrer ces sommes importantes dans un projet plus utile, comme la réfection du métro de Mexico qui tombe en ruines … Les résidents de la ville auraient appréciés…

Nous sommes arrivés à Mexico le 09 janvier, et comme ils disent de l’autre côté de la flaque: ça caillait solide le soir venu, mais comme on allait partir bientôt pour le Chihuahua, on avait prévu le coup. Soyez avertis: il faisait autour de 9 degrés la nuit venue à ce temps de l’année.

On a vu le Ballet folklorico de Mexico au Castillo de Chapultepec (juché sur une colline et avec un solide vent), et malgré le coût de 800 P, le spectacle en valait la peine. Bon danseurs/ses, beaux costumes, bons musiciens, beaux éclairages. Recommandé, mais n’oubliez pas votre laine… Admission générale, alors premiers arrivés, premiers assis. Débute à 19h00 pile.

Quand on passe 4 jours sur 6 dans des musées de l’ouverture à la fermeture, reste pas beaucoup de temps pour le shopping, mais les inconditionnels trouveront assurément un marché d’artisanat à se mettre sous la dent, mais vous paierai beaucoup plus que d’aller à la rencontre des artisans en province. Avoir affaire à un commerçant plutôt qu’à l’artiste, c’est frustrant surtout quand le premier ignore tout de la provenance, de l’artiste impliqué, des techniques utilisées etc… Je vous déconseille fortement le marché public de la Merced, car les pick-pokets y règnent et les porte-monnaie y disparaissent rapidement, hein Denis?

En route vers le Chihuhua

La voiture nous attendait à l’aéroport. Les 3 locations du voyage ont été avec Europcar, et nous avons été satisfait de l’état des véhicules, mais aurions apprécié que le personnel des agences de Chihuahua et Palenque soit un minimum à l’aise avec la langue anglaise…

Pour avoir visité le nord-est (Chihuahua) et l’extrême sud (Chiapas) du Mexique, je ne peux que conclure que sur un plan géographique la diversité de ce pays est fascinante. Les littoraux Atlantique et Pacifique, les différentes régions montagneuses (les montagnes du Michoacan sont passablement différentes de celles du Guerrero pourtant voisines), le Chiapas est tropical à souhait etc… Si vous aimez les dépaysements en neparcourant que 200 km entre deux destinations, ce pays est pour vous!

La ville de Chihuahua est riche, ça se sent dès l’arrivée. C’est une ville du nord, et la langueur que l’on pourrait retrouver au Chiapas ne s’y trouve absolument pas.

Besogneuse, elle se compare avantageusement à plusieurs villes américaines. Son zocalo est remarquable de propreté à l’image de sa cathédrale impec. Il y a plusieurs sites qui méritent le détour. J’ai particulièrement apprécié la Quinta Gameros, le musée Francisco «Pancho» Villa, le palais municipal, mais j’ai vraiment perdu mon temps au Museo del mamuth, un attrape touriste exécrable. Même les enfants n’apprécieront pas…

On était à l’hôtel Maria Dolorès. On a apprécié notre séjour là et Javier à la réception était une source inépuisable de renseignements, il a un bon anglais. Assez près du zocalo et vraiment pas loin d’un Soriana (grande épicerie)

Le but premier du déplacement était de se rendre à Creel. Pour le Chepe et les canyons, et je n’ai pas été déçu, mais alors là pas du tout.

On a quitté Chihuhua pour Cuauhtemoc (attention, il y a probablement 300,000 villes, rues, boulevards, statues du mec au Mexique). L’autoroute est super, et il y a un seul péage de 102 P. Cuauhtemoc est moche, et il y rien à visiter sauf observer de près les Mennonites besogneux qui ont, il faut quand même le dire, transformés les vallées et les environs de cette agglomération grâce à leur connaissances agricoles.

Cette région produit l’essentiel des pommes mexicaines. Je ne me ferai pas d’amis mexicains, mais aucune pomme produite au Mexique ne vaut la peine d’être mangé… Mononcle Marc connaît bien le domaine, croyez-le sur paroles et restez loin des «pommes» mexicaines. Gardez plutôt vos envies pour les divines mangues Ataulfo offertes à un prix ridicule dans tout le pays.

Si vous décidez d’arrêter là pour une pause-pipi ou repas. Il y a le restaurante Elvis Buffet comida mexicana (et autres mets moins typico mexicains) situé Avenida Juarez entre 4a y 6a au no 460-A Col Barrio Viejo tél : (625)122.30.00, (les infos viennent de leur carte d’affaire) Si mononcle Marc a pris la peine de prendre la carte, c’est qu’il a été particulièrement impressionné par la variété/qualité de la nourriture, et la propreté des lieux. L’endroit était bourré de Mennonites, alors c’est pour dire… Oui, ça reste genre buffet, mais encore une fois: bonne, bonne découverte.

Creel: un ville sortie de nulle part, une ville de far-west, remplie d’indiens et de cow-boys, et même un train qui fait hou-hou y passe chaque jour. Comment ne pas tomber amoureux, hein?

Si vous aimez ça avec de la boue, de la poussière, du vent à écorner les bœufs, et des températures sous zéro la nuit (en janvier en tout cas), alors il faut vous précipiter!

Si vous n’avez pas le temps de vous rendre à Mata Ortiz, et voir le site de Casa Grandes, vous pourrez vous rabattre sur la super-magnifique-extraordinaire poterie dite de cet endroit. Il y a une boutique à Creel qui en vend. Préparez vos valises de P, car c’est vraiment pas donné, mais ces poteries sont vraiment, vraiment très belles. Mata Ortiz est le nom de ce style.

Vous pourrez faire toutes sortes d’activités là-bas : vélo, 4 X 4, randonnée pédestres etc… Nous, on y était pour 3 choses : le parc d’aventure des quebradas, voir le canyon qui mène à Batopilas, et prendre El Chepe, of course! On s’est glané des infos numéro un auprès de l’agence de voyages : 3amigos. Ils sont sur le Net. Pour les forfaits, ils ne sont pas donnés, mais la qualité de la prestation est nettement persceptible.

Un site pour le parc: www.parquebarrancas.com La Via Ferrata n’est pas piquée des vers, la tyrolienne décoiffe en profondeur, et la vue sur le canyon est à couper le souffle. Y a aussi un téléphérique très, très cela qui rivalise avec ses cousins européens… Ils sont loin d’avoir défiguré les canyons, selon mon avis.

Pour le canyon de Batopilas, ce fut une aventure juste des’y rendre. La route asphaltée qui descend au fond du canyon est bordée de précipices, et les paysages (et les éboulis) sont tellement impressionnants que l’on doit conduire lentement et avec prudence pour ne pas se retrouver dans l’inframonde (une sorte de no man’s land Maya)… Les pierres, rochers, et blocs de pierre sont tellement nombreux que l’on doit souvent slalommer, et c’est sans compter tous les virages en épingles qui font passer la route des trolls en Norvège pour une sinécure. Oui, j’aime exagérer quelques fois…

Si vous vous décidez à y aller, Batopilas est une bourgade sympa où les manguiers sont légion. La température y est si élevée qu’on a l’impression d’être sous les Tropiques, et le contraste de températures qui règne avec le haut du canyon est quelque chose à expérimenter. Nous avons bien apprécié la cuisine de Carolina Nunez Gastelum du resto Carolina (restaurantcarolinabatopilas@gmail.com), tél : (649) 104.81.23. Essayez sa truite fourrée aux crevettes, super!

Si vous êtes à l’aise avec l’anglais, contactez Keith Albritton (www.mtsbek.com). Il vadrouille la région depuis 20 ans, parle super bien l’espagnol, et est une source précieuse de renseignements. Malheureusement, sa carte d’affaire ne donne pas ses coordonnées personnelles, il vous faudra donc passer par l’agence qui l’emploie. Par contre, en entrant son nom sur le Net, je suis tombé sur ceci: www.linkedin.com/...h-albritton-49376874.

Donc, en théorie, vous pourriez court-cuicuiter l’agence et le contacter directement par l’intermédiaire de Linkedin. Il est éminemment sympathique, et connaît super bien une grande partie du Chihuahua en plus d’être un ornithologue passionné.

Je vais terminer sur ce point. Très peu d’étrangers à Creel. La ville de San Cristobalde las Casas (Chiapas) semble beaucoup plus populaire aux yeux des gringos que le Chihuahua… Je vous jure que la région des canyons est d’une beauté à tomber à la renverse, et s’il n’y avait que le Chepe, ça vaudrait à lui seul le déplacement. Est-ce que je vends ma salade avec assez de vigueur? L’avenir le dira.

Maintenant la grosse, grosse cerise sur le gâteau : ElChepe

Si vous avez toujours pensé que les «westerns» américains avaient été tournés aux USA, alors grosse erreur… Le Moab, Zion, Grand canyon sont tous des parcs nationaux depuis des lustres, et y tourner un film serait impensable/impossible. À part les studios américains, ces westerns ont été tourné ici. C’est là que les montagnes mexicaines viennent mettre leur grain de sel… Vous serez au cœur de la Sierra Madre occidentale, car le Chepe la traverse de part en part.

Nous avons fait le trajet Creel (Chihuahua)/El Fuerte (Sinaloa) en A/R. Le coût a été de 796.40P pour une direction. Plusieurs sources concordaient pour dire que les sections El Fuerte/Los Mochis et Chihuahua/Creel étaient assez monotones, et nous avons d��cidés de les court-circuiter.

Dans la direction Chihuahua/Los Mochis, je confirme qu’il faut prendre un siège du côté gauche du corridor qui sépare les 2 banquettes. Le côté droit dans l’autre direction. Ceci étant dit, le 21 janvier dernier, il restait de très nombreuses places de libre en seconde classe. Réservations inutiles.

La seule différence entre le wagon de 1ièreet 2ième, c’est la couleur des banquettes. Ah ! oui, il y a aussi comme un wagon-resto qui sert une bouffe très, très ordinaire. Si ça vous chante de payer 2 fois plus pour la même prestation: libre à vous. Tout le train est non-fumeur, mais vous pouvez fumer à l’extérieur des wagons. Il s’y trouve de petites plates-forme. C’est vraiment l’idéal pour prendre des photos, mais pour le bol d’air faudra repasser, car les fumeurs s’y donnent rendez-vous…

Les toilettes sont dans un état…décent, mais pensez apporter vos lingettes mouillées (d’ailleurs, il faut T-O-U-J-O-U-R-S s’équiper de lingettes mouillées tout le long d’un voyage au Mexique). Nous, on a apporté notre bouffe, et c’est d’ailleurs exactement ce que font les mexicains. Mes produits de l’érable ont connu un succès fou. Pour initier une conversation, délier les langues ou pour goûter un plat maison cuisiné par mémé, le beurre d’érable agit comme un «sésame, ouvre-toi!

Un trajet quelque peu fatiguant, mais ô combien intéressant et photogénique. Nous n’avions aucune réservation à El Fuerte, et trouver un hôtel à été facile. Un aéroport devrait ouvrir sous peu à Creel, mais la date d’ouverture est repoussée depuis au moins… 5 ans !

En route pour le Chiapas

N.B. Il y aura beaucoup de moments AVP dans ce compte-rendu, soyez-en averti.

2ième location de voiture à «l’aéroport» de Palenque (une piste, la fouille des bagages soute se fait… entièrement à la main, l’endroit est manifestement neuf mais résolument vide de passagers). Lors de notre passage à la toute de fin de janvier 2018, il n’y avait que 2 vols/semaine. Un le mercredi et l’autre le samedi. Pas de blague.

Le site archéologique de Palenque est un des assez rares sites Mayas avec une vue/panorama un peu quelconque. On est en pleine forêt, et celle-ci a «avalé» et «grignotée» peu à peu une bonne partie du site original, mais n’empêche: où sont les montagnes, et le panorama grandiose, aimerions-nous dire… Franchement, les Mayas vous auriez pu mieux choisir le voisinage...

L’ensemble du site ainsi que les monuments présents sont dans une classe à part. Debout sur le promontoire le plus élevé du site, on se rend compte rapidement de l’importance des lieux. Pour le négatif, je dirais que la foule est nombreuse dès l’ouverture du site. Les vendeurs du Temple sont presque aussi nombreux que les visiteurs, et ne se gênent nullement pour offrir leur camelote en plein milieu du site! Plusieurs restos, genre «cocina mexicana economica».

Pour le positif, un musé (vous voyez, c’est pas si tant pire sans «e» final, non ?) moderne, aéré. J’aurais aimé vous en dire plus mais l’électricité a coupé moins de 15 minutes après notre arrivée, et on a dû évacuer illico. Frustrant, dites-vous? Surtout qu’on partait le lendemain matin tôt. Nous reviendrons, c’est certain.

Le bureau touristique près du Zocalo offre une brochure intitulée «mapa estatal». Au verso, toutes les routes et voies de communication de l’état. Ne partez pas du zocalo sans elle…

Nous avons quittés Palenque avec l’intention de voir le site de Bonampak dans la journée, et puis de coucher à Frontera Corozal pour pouvoir être les premiers le lendemain matin à visiter le site de Yaxchilan. En route, nous nous sommes restaurés dans la bourgade de Parador Turistico.

Pour Bonampak, il faut laisser la voiture dans un stationnement, et prendre une «navette» conduite par un autochtone du village appelé Yaxkin Lacadonia. Les pick-up sont dans un état assez lamentable, le trajet fait environ 5/6 kilomètres, mais il s’agit plus d’un vulgaire sentier cahoteux qu’une route… Attachez vos ceintures, et agrippez-vous aux sièges… Le prix demandé (70P) est exagéré, mais pas l’choix, car on nevous laissera pas marcher jusqu’au site. Oui, une arnaque, mais ces gens sont (relativement) pauvres, et semblent délaissés par les différents paliers de gouvernements. Ils ont la chance de demeurer près du site, et en profitent: peux-t-on raisonnablement les blâmer?

Bonampak m’a séduit à l’instant où j’y ai mis le pied. On dit que Bonampak était une succursale de Yaxchilan, car pas trop éloignée l’une de l’autre. Faux. Après avoir vu les 2 sites, on comprend mieux cette mauvaise affirmation, car il y a déjà eu la guerre entre les 2 endroits... et Yaxchilan a gagné. Les fresques du site sont fabuleusement fabuleusesssssssssssssss.

Elles sont situées sur les parois intérieures d’un petit bâtiment. On pourrait presque les toucher, mais elles sont juste assez éloignées des visiteurs (et des vandales) pour conserver une partie de leur mystère.

Les pigments des couleurs utilisées sont encore vifs: les ocres et le célébrissime «bleu maya» sont en vedette ici pour le régal de nos yeux devant un festin visuel si jouissif. AVP enthousiastes, soyez cependant avertis: les détails des scènes représentées sont légions, et les conditions de lumière pauvres.

Je vous conseille de regarder une fresque à la fois, car l’ensemble donne le tournis. Les informations foisonnent. L’ensemble ne raconte pas une histoire, mais des scènes explicites et chargées de détails. L’ensemble est prodigieusement merveilleux. Si vous aviez encore des doutes sur le génie artistiquedes Mayas, vous deviendrez un converti AVP, c’est certain… Verrez-vous les gouttes de sang couler des doigts des pauvres prisonniers? Non, il ne s’agit pas de coulisses de peinture… HA! HA! HA! «Simple» tourment ou sacrifice sanguinaire avant LE sacrifice final de la victime? Votre interprétation vaut la mienne…

Tout AVP sérieux ne voyage jamais sans une lampe frontale… La mienne pourrait éclairer la face cachée de la Lune. Sérieusement, si vous voulez tirer le maximum de vos visites dans les «inframondes» et bien voir en détails les fresques souvent situées dans des galeries sombres, il vous faut une lampe de poche ou frontale. Bonampak et Yaxchilan en sont la preuve.

Le bâtiment où les fresques sont présentes est malheureusement petit. Une seule entrée/sortie fait en sorte que la quiétude n’est pas au rendez-vous… Interpréter, déchiffrer, et juste faire en sorte de «comprendre» les différentes scènes peintes demande un minimum de temps et de concentration, et si j’avais su j’aurais planifié une visite plus tôt le matin, mais heureusement l’achalandage autour de Bonampak est ma foi, fort raisonnable. Pas de musée associé.

Frontera Corozal est l’archétype d’un village mexicain humide, boueux, et rempli de poules/coqs/chiens vagabonds. La normale, quoi! Il n’y a strictement rien à faire que d’aller voir le rio Usumacinta, et voir ô incommensurable béatitude le début du Guatemala (oui, c’est du cynisme…)

Semblerait que la région soit très chaude et humide en été, mais en janvier, le température était très supportable même pour un nordique comme bibi. Nous étions à la posada Lizbeth. Un édifice peinturé rose bonbon impossible à manquer dans un si petit village.

Il y plein d’embarcations en fibre de verre, des lanchas ou barquesprêtes à vous prendre pour Yaxchilan. Comme anticipé, il n’y avait que nous à l’embarcadère vers 08h10. On a craché 800P pour deux pour l’aller/retour. Somme très correcte, selon moi. L’essence coûte cher, et le mec a attendu 2h 1/2 notre retour, quand même…

La balade en barque est sympa, et on nous a remis des gilets de sauvetage. Pendant une quarantaine de minutes, on remonte ou descend le fleuve avec la jungle sur chaque rive d’un côté le Mexique, de l’autre le Guatémala. L’Oreille cassée, je vous dit…À l’arrivée sur le site, impossible de dire à prime abord que l’on va à la rencontre d’un grand moment AVP…

Si au moment de sa construction, le site était complètement dégagé d’arbres et de végétation, alors le panorama, avec la rivière en fond de toile, devait être absolument génial! L’adjectif est faible, chers AVP.

La Nature ayant repris ses droits, le site fait très «Indiana Jones», car cet endroit n’est pas manucuré comme Chichen Itza, loin s’en faut.

Bon, encore un rapide moment de romantisme… Se retrouver seul (enfin, deux personnes) sur un site archéologique est, assurément, un incommensurable privilège. Des fois, un AVP prend, inévitablement, ses désirs pour la réalité. Puis-je faire en sorte de créer les conditions parfaites pour être vraiment seul sur un site? Pour plusieurs méga sites mexicains comme Palenque, Chichen Itza, Teotihuacan etc… c’est fort probablement: mission impossible.

Par contre, pour plusieurs sites dont la plupart sont très, très loin d’être secondaires, c’est tout à fait possible. Yaxchilan, Bonampak, et Tonina en sont des exemples. Oui, ça demande de la planification stratégique/logistique, mais pour un vrai AVP (surtout s’il peut compter sur un conjoint presque qu’autant AVP), c’est un devoir… En quelque sorte, un devoir de mémoire, de commémoration, de souvenir. Il n’en tient qu’à vous d’enfin connaître l’extase de se retrouver seul sur un site archéologique…

Donc, nous voici sur le plancher des vaches après un trajet d’une trentaine de minutes. Pas d’autres embarcations en vue, personne dans les environs du quai. Hourra! Même le gardien des lieux est introuvable…

On commence la marche en suivant les indications, et là c’est la boule au ventre. Qu’est-ce que l’on va découvrir? Dans la mesure du possible, je ne jette qu’un regard distrait sur les photos et brochures touristiques qui représentent un site archéologique. J’aime le choc du premier regard. Je ne serai (vraiment) pas déçu…

Arriver devant Angkor Wat les yeux fermés à 07h00 du matin dans la brume évanescente, puis les ouvrir devant ce chef-d’œuvre est un sentiment inexplicable, et impossible à décrire à un non-initié…

Secrètement, j’espérais revivre ce moment à Yaxchilan, car l’entrée en matière (le voyage sur le cours d’eau), et puis cette forêt si luxuriante faisaient bonne impression… Au début, le sentier est engoncé dans cette forêt à l’apparence impénétrable, et puis il s’ouvre lentement et on arrive devant un bâtiment/temple plutôt impressionnant, pas par sa taille, mais par son architecture.

Et là, je réalise enfin que ça sera ma première visite dans l’inframonde. Êtes-vous prêt?

Ah! Vous pensiez vraiment qu’un AVP allait gâcher le plaisir d’un autre AVP en devenir? C’est hors de question, mais j’accepte de vous donner quelques impressions.

Le site est véritablement majestueux et tellement homogène. Tout est à l’échelle humaine, ici. Oubliez la démesure de Chichen Itza. Un site cérémonial, oui! c’est cela… Ça saute aux yeux dès que l’on a balayé du regard l’ensemble du site. L’harmonie des différents bâtiments est remarquable. Ici, pas de pyramide de 80 mètres qui côtoie un minuscule édifice. Toute est à l’échelle… Savante planification que fût la vôtre, les amis!

Prendre le temps de bien distinguer les différents édifices. On entre dans ceux-ci et on fait partie de l’Histoire. Et puis… et puis qu’est-ce que cet énigmatique et monumental escalier fait ici? Les pierres constituant les marches sont à la fois déplacées, usées, et super glissantes (prudence, si vous arrivez par une journée sombre et pluvieuse).

Je regarde tout en haut de l’escalier. Il y a quelque chose, mais le couvert forestier est important, et je distingue rien de précis. Il n’y a qu’une seule chose à faire: escalader ledit escalier.

La magie commence à opérer, et je distingue un immensément immense linteau. Quelque chose de véritablement majestueux, gigantesque, et d’une beauté architecturale sans nom. Je ne vous en dis pas plus… et vous laisse sur votre faim. Sachez cependant, que les linteaux présents sur le site sont tous plus beaux les uns des autres même si je garde un souvenir impérissable du numéro 33.

Vous passerez sur le site des moments enivrants qui resteront gravé dans votre mémoire pour longtemps., et vous donneront le goût de poursuivre vos goûts et intérêts AVP plus loin, au Mexique ou ailleurs.

Après un tel «high », c’est difficile de revenir à une simple narration touristique, mais en bon soldat, je vais essayer.

Ais-je déjà mentionné que le Chiapas se prête à un circuit en voiture, une boucle en quelque sorte dont voici, grosso modo, les détails.

Après Yaxchilan, ce sont des paysages, et une forêt luxuriante et omniprésente qui s’offriront à vos yeux. Nous avons donc continué à rouler pour atteindre Guacamayas, une petite bourgade. On a remarqué un projet éco-touristique éponyme, et on y a passé la nuit. Un beau site tranquille avec un bon resto, plusieurs activités extérieures et sportives possibles, et où on peut voir des animaux gardés en cage. Pour la portion «éco», on repassera…

Soyez avisés que la route asphaltée (la seule dans la région) n’est pas très bien entretenue. Oubliez le 80 km/heure et pensez plutôt 25 km/heure. Non, ce n’est pas une plaisanterie. Le revêtement de bitume manque à plusieurs endroits, et nous avons même eu droit à 2 glissements de terrain importants. N’ayez crainte, l’endroit n’est pas désert, et qui dit présence humaine dit aussi ingéniosité et débrouillardise des locaux face à l’adversité.

Aucun problème avec notre Chevrolet Aveo. L’essence n’est pas disponible partout, alors faites le plein même à mi-réservoir. On a fait cette bouche pour les paysages qui deviennent de plus en plus montagneux au fil des kilomètres, pas pour les activités culturelles ou autres, soyez prévenus.

On nous a parlé de plusieurs endroits à visiter: Las Nubes, Laguna Miramar entre autres.

Puis, il y a une série de lacs, certains assez grands, d’autres plus petits, mais tous situés dans des endroits charmants accessibles en voiture. C’est la région de Tziscao, et de la Laguna de Montebello. Au programme : Montebello, cinco lagos, Pojoj, et autres endroits. De légers frais sont demandés pour pénétrer dans ces zones: 25P, et 30P à une autre occasion.

Il s’agit d’une sorte d’administration locale des lieux par des autochtones.

C’est une région populaire pour le grand air, et les activités lacustres. Nous avons dormi au «Cabanas del centro» , sur les rives d’un joli lac. Grand espace, W-C, eau chaude, et sans fil pour 400P. Possibilité de manger sur place ou dans le village.

Particularité intéressante: on se trouve à un jet de pierre du Guatemala (400 mètres), et la frontière se traverse sans formalité aucune. On visite les marchés de 2 côtés facilement, et le retour au Mexique se fait sans problème.

Ensuite, cap sur Chiapa de Corzo pour visiter le canyon del Sumidero. Il s’agit d’une vallée inondée après la construction d’un barrage. La ballade en bateau rapide est intéressante pour voir les parois vertigineuses qui semblent émerger de l’eau. La vallée serpente beaucoup, et les différentes sections du canyon changent sans se répéter à outrance. Par contre, le narratif du capitaine genre : regardez-le-rocher-à-ma-droite-dont-le-profil-de-gauche-semble-être-la-tête-d’un-éléphant! est très redondant, surtout après la 6ièmesupposée ressemblance. Un conseil: gardez les yeux bien ouverts, mais mettez vos oreilles en position fermée.

La ville est très quelconque, mais populaire auprès des touristes mexicains, mais guichets bancaires, marché, restos, et hôtels en petite quantité, alors pourquoi ne pas dormir ici?

Quittez Chiapa de Corzo pour San Cristobal implique d’emprunter une route de montagne très escarpée située en altitude, expérience très intéressante en hiver car brouillard opaque, et plusieurs occasions de collisions…

Arrivée à San Cristobal machin truc. Remplie à satiété de gringos, de restos remplis de gringos, de cafés remplis de gringos, de rues remplies de gringos… Au secours! Le zocalo est animé, mais en pleine réno… La cathédrale est fermée, et n’ouvrira pas de sitôt. Plusieurs bâtiments importants aussi sont en chantier suite à un tremblement de terre.

Faut pas toujours suivre ce que disent les guides touristiques hein, et mononcle Marc s’est fait prendre… San Juan Chamula et Zinacantan. Le premier village avec son marché, son église pas-trop-catholique-mais-juste-assez-sauce-locale. Je me suis senti comme un épouvantable voyeur… Il y a tellement de touristes que les locaux ne peuvent pas les ignorer, c’est certain… et on se demande dans quelle mesure tout le cérémonial spirituel à l’intérieur de l’église est vrai, factice ou commandé la veille pour les tout risques.

Le second village est beaucoup moins visité, et j’ai trouvé que c’était moins spectaculaire (et factice?) que Chamula. On peut visiter les lieux de cultes sans se faire constamment harceler, et les locaux en costumes locaux nous sourient et nous approchent sans arrières pensées. Malheureusement, mon castillan étant limité, les conversations sont restées au niveau superficiel.

Puis ce fut une super agréable découverte : Comitan de Dominguez. Une ville de moyenne dimension, avec un zocalo animé, et bien entretenu. Je n’ai pas osé demander ce qui faisait la «fortune» de la ville, mais cet endroit tranchait beaucoup avec le reste de la région… Propreté, urbanisme recherché, musicien de rue etc…Tout sur place pour vous satisfaire, qui plus est: no gringo. Vaut assurément le détour. On peut y passer la journée, mais aussi pour un dodo.

Ensuite, on se rend à Ocosingo. La ville est quelconque. Par contre, c’est la base idéale pour visiter le site de Tonina, situé à environ 14 km de là.

Ah! Tonina… La route qui mène au site est bucolique à souhait. Quand vous verrez le panneau routier avec l’indication du site, regardez au loin en direction de la forêt, et essayez de localiser l’endroit le plus haut.

Au fur et à mesure de vos nombreux coups d’œil, l’ensemble de pyramides devrait se matérialiser. Si vous ne le voyez pas, c’est que votre regard n’est pas assez soutenu. Ne vous en formalisez pas, car vous aurez une autre occasion de voir le tout.

On gare la voiture dans un stationnement vide, on paie au guichet, et on suit un sentier découvert qui mène au site proprement dit. Et c’est dans ce parcours que réside votre 2ièmechance de jeter un regard relativement éloigné sur l’ensemble. Pendant la marche, regardez sans arrêt vers la droite, et en hauteur. Si l’ensemble des pyramides dans toute leur majesté n’apparaît pas c’est que vous êtes trop occupé à parler au lieu de r-e-g-a-r-d-e-r !!!

Quand l’orée de la forêt fait place au découvert, Tonina nous saute littéralement au visage. Quelle présence, quelle majesté! Ici aussi, présence de l’inframonde avec un bâtiment assez spectaculaire à 3 arches et croix Maya. Comme à Yaxchilan, présence de nombreuses chauves-souris. Vous les ignorez, et elles font la même chose. Pas besoin de crier ou d’agiter les bras, car elles ont sûrement plus peur de vous que le contraire…

Sur un grand mur, vous pourrez apercevoir la représentation d’un immense papillon, un peu comme une gigantesque murale. Les ailes sont déployées, c’est du grand art! À vous d’en découvrir le sens.

Il y a aussi, protégé par un grillage, une large représentation d’une scène mettant en scène un squelette format géant. Il arbore un sourire, et il est chevelu. Il est difficile à repérer, car un mur de pierre en cache la partie inférieure. Peut-être le Dieu de la mort, souvent repr��senté ainsi. Bel et rare exemplaire de celui-ci offert aux yeux du public.

On monte graduellement les multiples marches pour arriver au sommet de l’ensemble constitué de plusieurs bâtiments/temples/pyramides. La vue au sommet est spectaculaire. Y a vraiment pas à dire: les emplacements choisis par les Mayas, et autres peuples autochtones du pays sont tous plus spectaculaires les uns des autres, et Tonina en est un bel exemple. Musé adjacent. L’emplacement du site et son panorama, jumelé à la richesse architecturale du lieu rendent la visite de Tonina obligatoire…

On continue à boucler la boucle, et on arrive à Agua Azul, un ensemble de plusieurs cascades qui forment des bassins qui se jettent l’un dans l’autre. On indique à plusieurs endroits que la baignade est permise, mais le courant semble un peu trop fort. Pour les adultes, va encore mais pour les enfants je dirais, non. Grosse, grosse présences des vendeurs du Temple, mais beaucoup de cuisine de rue disponible. On peut y passer un bon moment de détente surtout si la journée est chaude.

Arrivée à Palenque, puis vol de retour vers Mexico le lendemain. Si jamais vous prenez un vol vers Mexico, faire exprès de regarder par les hublots pour voir les volcans Popo et Iztacchihualt. Profitez-en avant d’amorcer la descente vers Mexico, là où le ciel est jaunâtre en permanence.

58 jours en vadrouille dans la très grande région de Mexico

Bon, je vois que je m’épivarde, m’épivarde. Je vais essayer de faire plus court.

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Intermède mexicain: douze jours de la plage à la capitale, en passant par la jungle
J’adore lire les carnets de voyage sur les destinations que nous préparons ou celles qui me font rêver. J’y puise souvent de précieux conseils. A mon tour, j’espère que ce carnet permettra d’aider celles et ceux qui préparent leur futur voyage au Mexique et fera rêver les autres.

Nous avons parcouru une petite partie du Mexique pendant 12 jours. C’est peu pour visiter ce grand pays et il nous a fallu faire des choix. L’itinéraire que nous avions concocté grâce aux conseils de divers forums et guides de voyage est le suivant : Playa Del Carmen, Piste, Chichen Itza, Merida, Palenque, San Cristobal de La Casa, Mexico. Petite particularité du voyage : il s'est effectué entre deux séjours aux Etats Unis. Les vols aller et retour se sont donc fait depuis et vers les Etats Unis.

1er jour - 20 juillet 2008 : Vamos a Playa Del Carmen

Le vol pour Cancun de la Mexicana est prévu à 10h. Nous quittons l’auberge de jeunesse de Los Angeles à 6h, nous prenons le métro ligne rouge puis le Fly Away bus et nous arrivons à 7h20 à l’aéroport. En deux temps trois mouvements nous effectuons les formalités d’enregistrement, et nous avons donc plus de 2 heures à tuer avant d’embarquer dans l’avion. Peu avant l’embarquement, nous sommes appelées par une hôtesse : son débit en espagnol est très rapide et je crois comprendre que nous sommes surclassées. Nous n’y croyions pas vraiment, car il n’y aurait aucune raison mais sur notre nouvelle carte d’embarquement, nous avons les sièges 1D et 1F ! Et en effet, nous ne savons pas pourquoi, mais nous voyagons en classe affaire. Nous sommes devenues des executive women ! C’est tout simplement génial : le siège est un fauteuil, les hôtesses sont aux petits oignons, le repas est délicieux et nous avons un lecteur vidéo personnel. On s’habitue vite au luxe. Le retour à la réalité se fait au passage de la douane que nous mettons plus d’une heure à franchir. Une autre heure à attendre le bus pour Playa Del Carmen, c’est vers 20h, sous la pluie, dans le noir, que nous cherchons la Casa Tucan, calle 4. La cabana que nous avons réservé par mail est très chouette avec son toit en paille, petite terasse privée. Pour atteindre la cabana, il faut traverser le jardin de la Casa Tucan, dont la végétation est tropicale et luxuriante. Le matin, les oiseaux mexicains nous assureront un réveil très matinal !



Notre cabana (photographiée, sous le soleil, le jour de notre départ)

Nous déposons nos sacs et décidons d’aller à l’oasis, restau vivement recommandé par le lonely planet. Nous prenons un Ceviche de poisson et un plantillo Mexicano (sans guacamole, il n’y en a plus). Les plats sont pas mal, sans plus, nous sortons donc plutôt déçues.

Retour à la cabana, sous la pluie, les converses font floc floc ! Nous espérons que le temps sera meilleur demain, mais nous avons demandé à la réception et il semble que ce ne sera pas le cas !

Quelques chiffres : Billet avion Los Angeles à cancun : 117, 82 euros / personne Bus Cancun à Playa Del Carmen : 80 $ / personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

2ème jour - 21 juillet : Playa Del Carmen La cacophonie des oiseaux nous réveille dès potron-minet, ce sont des sons très inhabituels. Ca change des merles et des pigeons parisiens. Nous avalons un moca froid acheté la veille et partons prendre un petit déjeuner plus consistant à la Salta, sur la 5ème avenue. Pour cela, il nous faut affronter la pluie, le déluge tropical ! Nous arrivons trempées, engloutissons espresso, capuccino, muffin à la canelle, croissant au nutella. Les panses explosent, le budget aussi ! Après ce remontant, direction la plage pour mettre les pieds dans les Caraïbes, pour la première fois. La mer est super belle, transparente, chaude, j’en redemande ! La pluie en moins, le soleil en plus, ce serait parfait !

Les pieds dans les caraïbes pour la première fois

Nous cherchons ensuite l’office du tourisme, que nous ne trouvons pas, allons faire quelques courses pour le repas du midi, du soir et pour le petit déjeuner du lendemain (la chambre est équipée d’un frigo, autant en profiter) et rentrons à l’hôtel déposer les courses. Nous déjeunons dans la chambre, en regardant par la fenêtre notre terrasse sous des trombes d’eau.

Nous renonçons à aller à Akumal faire du snorkelling, le temps est trop pourri. J’ai vraiment les boules, puisque le passage par les Caraïbes avait pour but d’aller voir poissons et tortues. A la place, nous allons à . Aller en bus 2ème classe, retour en collectivo. A Tulum, il fait relativement beau, c'est-à-dire qu’il ne pleut pas. Le site Maya est vraiment bien situé, près de la mer, ce qui rend la visite très sympa car le site proprement dit est petit et on en fait vite le tour. A 17 heures, les gardiens nous rabbatent dehors.

Tulum

Retour à Playa Del Carmen, à la gare nous achetons nos billets de bus 2ème classe avec la compagnie Mayab pour Chichen Itza, départ prévu 11h10. Nous espérons pouvoir visiter le site puis prendre un bus pour Merida et y passer la nuit. Nous allons ensuite nous balader le long de la plage les pieds dans l’eau.



Balade sur la plage

Retour à la Casa Toucan, on dîne dans la cabana, il pleut dehors, c’est le déluge. Nous rassemblons nos affaires, demain nous partons vers de nouvelles aventures.

Quelques chiffres : Petit Déjeuner à la Salta : 110 $ pour 2 Bus Playa à Tulum : 22 $ par personne Site Tulum = 48 $ par personne Collectivo tulum à Playa : 30 $ par personne Cabana à l’hôtel Cas toucan : 500 $

3ème jour - 22 juillet : Playa à Piste

L’aventure c’est l’aventure ! Le voyage est rempli de surprise et de contre-temps. Après 2 jours de pluie, nous partons sous un soleil éclatant et une chaleur écrasante (non, non, nous n’avons pas les boules). Sur la 5ème avenue, nous échangeons 150 euros en pesos et nous nous dirigeons vers la gare où nous attend notre bus pour Chichen Itza. Surprise : départ à 11h10, pile, c’est parfait. C’est ensuite que les choses se gâtent. Après une heure de route, peu avant le village de Tulum, la police arrête le bus, l’inspecte pendant 3 plombes, et nous escorte finalement jusqu’à la gare routière de Tulum. Après plusieurs minutes de tractation entre le chauffeur et les policiers, un policier nous demande de descendre du bus. Nous comprenons que celui-ci ne repartira pas. Nous nous retrouvons donc à la gare de Tulum, qui est bondée. Après une demi heure d’attente, nous savons enfin ce que la suite nous réserve : nous poursuivrons le voyage avec le bus ADO première classe qui part de Tulum à 14h30 (coup du sort, nous nous retrouvons sur notre planing initial si nous avions fait Akumal la veille et le site de Tulum ce matin). Nous attendons patiemment à la gare, profitons du spectacle : notre bus 2ème classe se fait embarquer par un camion remorqueur.

Notre bus arrêté par les flics et embarqué par un camion remorqueur

Le bus ADO arrive, nous embarque et nous largue à 17 heures, sous la pluie, à l’entrée du site de Chichen Itza … qui ferme à 17 heures … l’aventure continue ! Pour aller à piste, nous prenons à l’arrachée un bus Oriente, ça pue le chien mouillé là dedans, mais on ne va pas faire les difficile. Sous la pluie, nous allons voir s’il reste une chambre disponible à la posada Oldade, chaudement recommandée par le routard. La propriétaire nous laisse le choix entre la chambre située à l’entrée de la Posada près de la route ou la cabana dans le jardin, pour le même prix. Nous choisissons la chambre, plus spacieuse, moins roots, très défraichie quand même. Quelques courses pour le soir et le pique-nique de demain midi, la visite de Piste by night (tant pis pour Chichen by night, nous avons eu notre quotat d’émotion pour aujourd’hui), le pique-nique 5 étoile dans la chambre, une bonne douche, un peu de lecture, nous mettons le réveil pour être sur le site demain matin dès l’ouverture.

Quelques chiffres : Bus 2ème classe Mayab de Playa à Chichen Itza : 110 $ par personne Bus Oriente de Chichen à Piste : 5 $ par personne Chambre à la posoda Oldade à Piste : 250 $

4ème jour - 23 juillet : Chichen Itza et Merida

Réveil à 7 heures pour être de bonne heure sur le site de Chichen Itza et éviter les flots de touristes. On range nos affaires, on s’arrête prendre un café à Oxo, on fait le bout de chemin à pieds avec au minimum sur le dos 10 kg chacune et nous pénétrons à Chichen Itza peu avant 9 heures. Avant d’attaquer la visite, nous nous débarrassons de nos sacs à dos à la consigne.

Le castillo s’offre à nous, spectaculaire. Comme il est impossible d’y monter, nous pouvons l’admirer « nu ».

Le Castillo, la pyramide rendant si célèbre Chichen Itza

Détail du Castillo

Nous continuons la visite, en enchaînant les édifices, certains sont très bien conservés ou restaurés, d’autres moins. Le jeu de pelote est imposant, le mur des morts sublime, j’aime aussi le palais aux mille colonnes.

Une tête de mort, une parmi les centaines sur le mur des morts

Un des Chac Mol croisé dans Chichen Itza

Le palais aux mille colonnes

Au fur et à mesure, la foule arrive et lorsque nous arrivons au point de départ, nous constatons avec horreur que le castillo est envahi de groupe de touristes. Le réveil à 7 heures est indispensable.

C’est la période de la mue

Après 2h30 de ballade à travers ce sublime site, nous prenons le bus 2ème classe Oriente qui part à 11h45 et qui, pour 55$, nous amène à Merida que nous atteignons 2 h30 plus tard. Malheureusement, il nous dépose au terminal 2ème classe et nous devons donc, sous un soleil de plomb, parcourir plusieurs centaines de mètres chargées de nos sac à dos pour rejoindre le terminal de bis 1er classe où nous prenons un bus de nuit ce soir. Le trajet à pieds semble durer une éternité. Nous arrivons en nage ! Nous nous débarrassons de nos sacs à la consigne (6$/heure et par bagage) et allons explorer la ville. Ce sera assez rapide, car le centre historique est concentré autour du zocalo. Il y a de très beaux bâtiments, les rues sont pittoresques, dépaysement assuré : la salle d’attente de la consultation médicale presque sur le trottoir, la salle de gym avec ses appareils préhistoriques et sa pub des années 50.

Une rue typique de Merida

Salle d’attente d'une consultation médicale

Le marché aussi vaut son pesant d’or : c’est la caverne d’Ali Baba au milieu des étals de fruits, de légumes, épices, viandes, etc.

Après une pause apéritive dans un bar très sympa, nous allons prendre un en cas dans un fast food mexicain. L’organisation est assez bizarre puisque la commande est prise lorsque nous sommes installées et nos plats nous sont servis à table. C’est à mi chemin entre un fast food et un restau. La patata est dégueu, la chair est reconstituée, le guacamole est très moyen. Bref, mauvaise pioche.

Retour à la gare des bus, récupération des sacs à dos, toilette de chat à la lingette dans les toilettes de la gare et c’est parti pour un voyage by night de 8 heures, jusqu’à Palenque.

On nous avait prévenu : il fait très froid dans les bus de nuit. C’est donc avec 2 pulls chacune, un Tshirt manche longue, chaussettes épaisses, et une couverture American Airlines à partager que nous nous allons passer la nuit.

Quelques chiffres : Entrée Chichen Itza : 98 $ / personne Bus 2ème classe Oriente Chichen Itza à Merida : 55 $ par personne Bus de nuit ADO 1ère classe Merida à Palenque : 360 $ par personne + 18 $ de frais de réservation (réservation faite par internet quelques semaines avant)

5ème jour - 24 juillet : Palenque

Mama mia, quelle nuit ! On ne nous y reprendra pas ! On a eu froid malgré nos 2 pulls (dont un polaire paraît-il, merci monsieur Go spoort !), on a peu dormi, pas très bien installées. En revanche, aucune mauvaise surprise, pas de contrôle imprévu, de racket, vol de sac, perte de bagages. C’est le point positif.

Dès la sortie du bus, la chaleur nous surprend, nous enlevons les 2 pulls. Il n’est que 6 heures et il fait déjà chaud, lourd, humide. Nous achetons un café à une guitoune située sur le trottoir à côté de la gare pour 5 $ (même pas malade), et hop nous voilà déjà dans un taxi pour le lieu dit El panchan où nous espérons trouver une chambre ou mieux une cabana au milieu de la jungle. Je veux voir des singes hurleurs ! Aucune réception n’ouvre avant 7 heures. A 7h30, tout est encore fermé. Nous finissons par trouver un hébergement chez Ed et Marguerita, une cabana pour 220$ qui doit se libérer dans la matinée. Nous nous changeons, laissons nos sacs à la réception et partons à la conquête de Las Ruinas, d’abord en collectivo puis à pieds.

D’emblée, nous sommes conquises, sous le charme, le lieu est sublime, les vieux édifices en pierre au milieu de la jungle, les fleurs, les bruits, les cris des singes, la paysage, tout est beau.

Bienvenue à Palenque Las Ruinas

Palenque encore

Palenque toujours

Palenque … une dernière

Au détour d’un chemin, on lève la tête et on aperçoit deux singes au sommet d’un arbre. L’un reste immobile, l’autre a bougé, sauté sur une autre branche puis est parti. Les photos ne rendront rien de ces scènes, malheureusement.

Nous déambulons à travers le site de Palenque, grimpons sur toutes les pyramides possibles, prenons de nombreuses photos.

Trois heures plus tard, la visite achevée, nous prenons un collectivo pour Palenque ville afin de faire quelques courses et de réserver l’excursion des cascades avec continuation jusqu’à San Cristobal, pour le lendemain. Comme le disent les guides de voyage, la ville de Palenque est moche, sans intérêt.

Palenque ville

Retour à El Panchan, nous récupérons nos sacs, prenons possession de la cabana et vers 13h30 faisons une pause déjeuner en routarde sous le ventilo de la cabana.

Notre cabana, chez Ed et Marguerita

Après une sieste récupératrice, nous allons nous balader autour des différents « hôtels », à travers la jungle et une végétation tropicale. Nous avions envisagé de faire une rando avec un guide dans la jungle, on est crevé, on laisse tomber cette idée.

Des bambous, il y en a partout, immenses

Ce soir, on va au restau. A Don Mucho, nous prenons une pizza et un plat « combinado » accompagnés de bière et nous récurons les assiettes. Ca fait du bien d’être bien installées et le décor est joli. Nous prenons notre temps, la soirée est belle, vive les vacances !

Quelques chiffres : Taxi pour El Panchan = 50 $ Entrée Palenque Ruinas : 68 $ / personne Prix d'un trajet en collectivo El Panchan à Palenque ville : 10 $ par personne Cabana à Ed et Marguerita : 220 $

6ème jour - 25 juillet : Misol Ha, Agua Clara, Agua Azul, San Cristobal

Journée balnéaire avec la visite des 3 cascades. Nous nous offrons le luxe d’un tour organisé (bien que le routard le déconseille, en précisant que la durée passée sur chaque site est trop courte) : le mini bus doit venir nous chercher à El Panchan et nous conduire à Misol Ha, Agua Clara et Agua Azul avec un arrêt respectif de de 30 minutes, 30 minutes et 3 heures. Royalement, le mini bus doit ensuite nous déposer à San Cristobal. Arrivée prévue à 17 heures.

Vers 9h20, le van arrive et nous prenons place parmi 12 autres touristes qui ne poursuivront pas la route avec nous jusqu’à San Cristobal.

Notre carrosse appartient à la compagnie Chambalu

Quelques dizaines de minutes plus tard, nous atteignons notre première destination. Le chauffeur nous précise que l’arrêt sera de trois quarts d’heure. Nous admirons la cascade et faisons le parcours pour passer derrière. La cascade est sublime mais si on ne se baigne pas, ce qui sera notre cas, une vingtaine de minutes suffisent pour en faire le tour.

La cascade de Misol Ha

A Agua Clara, dès la sortie du van, nous sommes « harcelées » par des gamins indiens vendant fruits, des galettes, des babioles. Ils nous collent aux basques, c’est gonflant. Agua Clara n’a de Clara que le nom : l’eau est marronnasse, bref déception.

Traversée par barque de la rivière

En voiture Simone, il est temps d’aller à Agua Azul. Des travaux sur la route nous bloquent plus d’une demie heur. Nous nous passerons qu’1h30 à Agua Azul au lieu des 3 heures prévue.

Pepsi est partout ... surtout au Mexique

Nouvelle déception, même si les cascades sont assez belles, l’eau n’est pas Azul mais Cafe con leche. Le parcours est infesté de restau, vendeurs de babioles, nous n’accrochons pas. Nous sommes contente de n’y rester que la moitié du temps prévu.

Vous avez dit Azul ?

Au moment de partir, on nous fait changer de van. Pas de quoi en faire un plat, nos bagages suivent, tout va bien. Et puis, un quart d’heure après être parti, le nouveau van s’arrête sur le bord de la route. Tout le monde comprend qu’il faut descendre, on récupère nos sacs. On attend, mais on ne sait pas trop quoi. Moins d’une demie heure plus tard, un bus ADO s’arrête, le chauffeur du van nous remet un billet de bus et nous fourgue dans ce bus qui va à San Cristobal. Nous voilà roulées dans la farine, la continuation (en Espagnol) jusqu’à San Cristobal en van « privé » n’est qu’une arnaque. On finit le voyage à l’arrière du bus, près des toilettes, et la clim qui fait du goutte à goutte sur ma tête !

Plusieurs heures sur une route super sinueuse, semée de topes dont chaque passage nous écrase au plafond : les paysages sont sublimes mais les villages que l’on traverse nous ouvrent les yeux sur la misère des indiens du Chiapas.

Vers 18h30, nous atteignons San Cristobal de Las casas. Coup de cœur dès le trajet de la gare du bus à notre auberge de jeunesse dans laquelle nous passerons 3 nuits. La ville est belle, et à l’AJ, l’accueil est charmant, la chambre double est grande, belle, propre. Cuisine et hamacs à disposition. Nous savons que nous allons nous plaire ici.

Notre maison pour 3 nuits : Los Camellos

Quelques chiffres : Excursion aux cascade + transfert jusqu’à San Cristobal : 300 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

7ème jour - 26 juillet : San cristobal

Plus de 30°C à Palenque, un taux d’humidité incroyable. A San Cristobal nous avons dormi sous 3 couvertures ! A 2200 m d’altitude, la température diminue rapidement dès que le soleil disparaît. L’avantage, c’est qu’il n’y a plus de moustiques !

Après le petit déjeuner composé de café, d’un croissant (un cuerno) et d’un pain au chocolat (une chocolatine, comme dans certaines régions françaises), nous réunissons nos affaires sales. L’heure de la lessive a sonné. Pour 10$ par kg, nous apportons plus de 5 kg de fringues crapoteuses à la lavenderia. Le linge sera lavé, séché, plié et disponible le jour même à partir de 14 heures. Bon, le service est efficace … trop même. Quelques couleurs des Tshirts ont disparu, mon pull a rétréci … il ne faut pas confier ses fringues chanel, ça tombe bien, nous n’en avons pas.

Nous consacrons la journée à l’exploration de la ville : le grand marché tout d’abord avec ses étals d‘épices, piments, fruits, légumes, etc.

On a acheté nos bananes ici

et nos piments là (il y a même du pepsi quelque part !)

Direction ensuite le couvent Santo Dominguo, puis une promenade dans les rues et ruelles de cette si belle ville.

Une façade très colorée

Une autre

Photo d’une rue typique

Nous achetons des bracelets à une indienne et sa fille, qui nous permettent de les prendre en photo.

Après le déjeuner pris à l’auberge de jeunesse, nous passons de l’église Guadalupe à celle située au sommet d’une colline, que l’on atteint en montant une quantité incroyable de marches.

La vue sur la ville depuis l’église

Nous décidons ensuite d’aller à pieds jusqu’au cimetière. Le trajet à pieds se fait en une demie heure environ. Le cimetière est très coloré, très kitch, c’est très surprenant, complètement différent de nos cimetières gris et ternes.

Non, nous ne sommes pas à Disney Paris

C’est bien un tombeau

Et encore un autre, coloré, fleuri

Repas du soir pris à l’AJ, un groupe de six français bruyants ont pris d’assaut la cuisine et la salle à manger. Ils pensent être seuls au monde, c’est pénible. Nous avons constaté depuis le début de nos vacances que le français est une espèce très bruyante et sans gène, surtout quand il est en groupe.

Ballade by night dans les rues faiblement éclairées. Le Zocalo fourmille de monde, les autres rues sont plus calmes. San Cristobal est un vrai coup de cœur.

Quelques chiffres : Laverie : 10$ le kg de linge 8 cartes : 40 $ 8 timbres : 104 $ Chambre à Los Camellos : 240 $

8ème jour – 27 juillet : San cristobal

Nous prenons un collectivo pour aller à San Juan Chamulan voir de nos propres yeux les rites pratiqués dans l’église. Pour rentrer dans ce lieu sacro-saint (photos interdites), il faut demander une autorisation à l’office du tourisme, autrement dit, payer 20$ par personne ! Il faut vraiment le voir pour y croire. Nous sommes transportées dans une autre dimension ! A l’intérieur, il fait chaud et l’odeur de l’encens, des bougies est soutenue. Les indiens murmurent des incantations devant des rangées de petites bougies disposées à même le sol jonché d’aiguilles de pins. Les offrandes vont des œufs au poulet (encore vivant). Ils boivent du … pepsi pour roter, afin d’expulser le mal. Détail étonnant : certaines statues sont sous vitrine et habillées de vêtements, comme le seraient des poupées.

Devant l’église, le marché est animé et coloré. Devant nous passent quatre mexicains coiffés d’un chapeau et habillés d’une peau de « mouton ». J’arrive à les prendre en photo au passage.

Photo prise à la volée

Nous retournons en collectivo à San Cristobal pour l’heure du déjeuner. Sur le chemin de l’AJ, nous passons devant un stand où grille des volailles. Les poulets sont ouverts en deux et sont grillés « pates écartés ».

Barbecue mexicain

L’après midi, nous poursuivons l’exploration de la ville, en lorgnant les boutiques des bijouteries, où l’ambre se vend malheureusement à prix d’or. Nous visitons le musée de l’ambre, aménagé dans un ancien couvent restauré. Il est riquiqui malgré d’intéressantes explications. La visite est cependant décevante.

Sur les façades, nous remarquons de nombreux pochoirs.

Commando hippy

She is in love

Pour notre dernière soirée à San Cristobal, nous allons diner dans un bar restau, le Iskra. C’est l’heure de l’happy hour et nous nous retrouvons avec deux cocktails chacune, amenés en même temps. Au moment de la commande, nous précisons que nous souhaitons que les plats soient très peu épicés. Ce ne fut pas le cas, j’ai failli mourir dans ce restau mexicain. Les deux margaritas descendues cul sec n’ont pas été suffisantes pour éteindre le feu. Expérience inoubliable !

Lumière de fin de journée sur San Cristobal

Quelques chiffres : Trajet en collectivo San Cristobal à San Juan : 8 $ par personne Entrée de l’église à San Juan : 20 $ par personne Musée de l’ambre : 20 $ par personne Chambre à Los Camellos : 240 $

9ème jour – 28 juillet : en transit pour Mexico DF

Journée de merde ! Elle avait pourtant bien commencé : dernier petit dej à l’AJ que nous quittons avec un petit pincement au cœur. Nous nous sommes senties ici comme chez nous. Le bus pour Tuxtla Gutierrez est à l’heure et part à 10h50. Nous arrivons à 12h15 ce qui nous laisse largement le temps d’aller visiter le zoo, notre vol avec la compagnie Click Mexicana pour Mexico n’est qu’à 17h35.

Mais c’est ici que la galère commence !

Comme le conseille le routard, nous prenons un taxi pour aller au zoo. Une fois bien installées, le chauffeur nous fait comprendre que : 1 : le lundi, le zoo est fermé (pour le routard c’est ouvert tous les jours), 2 : l’aéroport n’est pas situé à 15 minutes de la ville (dixit le routard) mais au moins à 50 minutes dans la direction de San Cristobal. Le chauffeur nous précise qu’il n’y a pas de bus pour y aller et qu’il veut bien nous y conduire pour 200$ !

Nous changeons de couleurs au fur et à mesure que nous comprenons ces paroles mais nous tenons bon, nous voulons voir de nos propres yeux si le zoo est fermé ou non. Evidement, le chauffeur de taxi a raison et le zoo est fermé. Nous lui demandons de nous ramener à la gare routière pour soit trouver un bus pour l’aéroport, soit trouver d’autres voyageurs et partager un taxi. Mais il ne veut pas comprendre, il pense avoir trouvé deux pigeons et ne veut plus nous lâcher. Il nous fait faire le tour de Tuxtla, nous ballade dans la ville en long et en travers (on constate alors qu’elle est très laide), s’arrête à une station de taxis et demande à ses collègues de nous confirmer qu’il n’y a pas de bus pour l’aéroport, mais seulement des taxis. Après une demie heure de palabres, nous avons enfin le dernier mot et le chauffeur finit par nous déposer à la gare de bus. A la gare, nous nous précipitons au guichet et achetons deux places de bus pour l’aéroport … départ à 13h45, dans 15 minutes donc !

Au final, avec le trajet depuis San Cristobal, la ballade en taxi, le bus pour l’aéroport, cela nous reviendra à 252 $ alors que nous aurions pu prendre une navette directe depuis San Cristobal pour 100 $ par personne. C’est surtout l’impression d’avoir passé cette partie de la journée à galérer, à cause du guide du routard non mis à jour alors que c’est soi disant la dernière édition, à cause aussi d’un chauffeur de taxi peau de colle et malhonnête, qu’il nous en reste comme un goût amer.

Heureusement, la suite des événements est plus agréable. Arrivées à l’aéroport vers 14h30, on nous propose de prendre le vol précédent le notre. Nous acceptons bien volontiers d’arriver sur Mexico plus tôt que prévu. Vol sans histoire, nous atterrissons vers 18 heures et nous nous dirigeons alors vers les portes du métro bien que ce soit l’heure de pointe et que le routard précise qu’on peut nous refuser l’accès (mais nous avons compris que tout ce que dit le routard …). Nous les franchissons sans problèmes et moins d’une heure plus tard, nous arrivons dans le centre historique, station Allende puis quelques minutes après, nous atteignons l’hôtel Habana dans lequel nous allons séjourner 4 nuits. Bonne surprise, la chambre est immense, lit king size, tout semble très propre, des draps aux serviettes. En revanche, l’odeur dans la chambre est affreuse et un bruit de moteur venant de la minuscule cours intérieure se fait entendre en permanence. Qu’importe, pour 200 $ (13 euros), on s’attendait à pire. Petite virée vers 19h45 pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin. Avec horreur, nous constatons que le quartier se vide, toutes les boutiques ferment à 20h, ce n’est pas Rock and Roll ici le soir. Nous avons tout juste le temps d’acheter deux trois bricoles. Le tour du quartier nous laisse une mauvaise impression, c’est sale, gris, triste. Nous remontons dans notre chambre d’hôtel et espérons découvrir Mexico sous un autre angle demain.

Quelques chiffres : Bus pour Tuxtla Gutierrez à 36 $ par personne Taxi Gare routière de Tuxtla à zoo : 40 $ Bus Tuxtla gare routière à aéroport : 50 $ par personne Ticket de métro aéroport à centre historique : 2 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

10ème jour – 29 juillet : premier jour à Mexico DF

La première impression hier soir a été négative. Mexico est rongé par la pollution, ce qui lui donne un aspect sale. Après un petit déjeuner pris dans un assez beau café du côté de la Place Santo Domingo et un petit détour par le Centre Culturel du Mexique, nous passons la journée sur les traces de Frida Kahlo et de Diego Rivera.

Frida Kahlo

Diego Rivera

Au menu, le Secrétariat de l’Education Nationale (en fait le Ministère) et le Palacio National. Les fresques sont superbes. Nous ne connaissions pas ce peintre muraliste avant d’avoir vu au cinéma il y a quelques années le film « Frida » avec Salma Yalek que nous avions adoré. Ainsi, outre les célèbres fresques politiques à la gloire du communisme, nous découvrons les autres fresques décrivant l’histoire du Mexique, c’est sublime.

Au Secrétariat de l’Education Nationale

Au Palacio National

En sortant par les jardins du Palacio National, nous découvrons un petit chat tranquillement endormi dans un cactus.

Il est l’heure du déjeuner, nous sillonnons le quartier … sans succès. Impossible d'acheter quelque chose de végétarien pour se restaurer. On finit par échouer dans un centre commercial pour s’attabler devant un sandwich et une horchata.

L’après midi, nous prenons le métro en direction de Coyoacan pour visiter la maison de … Frida Kahlo, la belle Casa azul qui rappelle un peu le bleu Majorelle !

La Casa Azul

L’exposition (correspondances abondantes, livres dédicacés, photos, etc.) complète la visite proprement dîte.

Le quartier est agréable (et devenu très résidentiel) mais en pleine rénovation, la place est un vrai chantier, la chaussée est toute défoncée, c’est dommage ! Il faudrait revenir dans plusieurs mois !

C’est l’heure du goûter …avec une chocolatine

Retour dans le centre de Mexico. De la place, il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre à pieds la station de métro. Nous passons devant un cabinet dentaire, l’enseigne m’amuse beaucoup … !

Chez le dentiste …

Nous attendons le métro plus de trois quarts d’heure, et oui il y a des problèmes sur la ligne. Nous laissons ensuite passer les trois premiers, complètement bondés. L’orage menace à la sortie, mais nous échappons tout de même à l’averse en accélérant le pas.

Nous retentons notre chance et parcourons à nouveau le quartier à la recherche d’une superette dans laquelle nous pourrions acheter des fruits. Nous échouons dans le mini magasin en face de l’hôtel, façon « mexicain du coin ». Pas l’ombre d’un fruit, nous achetons des boîtes … de haricots ! L’overdose nous guette !

Quelques chiffres :

Ticket de métro : 2$ Musée Frida : 45$ tarif plein et 20$ tarif réduit (pour les enseignants par exemple) Une chocolatine : 7$ Un cuerno : 7$ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

11ème jour –30 juillet : Mexico DF et les pyramides de Teotihuacan

Réveil à 7h45 ! Nous avons prévu d’aller visiter les pyramides de Teotihuacan, à 1 heure en bus du terminal Norte. Nous atteignons le terminal après deux changements de métro. Le métro aux heures de pointe, ici c’est Chatelet Les Halles à toutes les stations. Les Mexicains se serrent comme des sardines, les parisiens à côté sont des rigolos.

C’est un bus préhistorique qui nous amène aux pyramides.

Dès l’entrée, nous sommes surprise par l’étendu du site.

Il est déjà 11 heures alors nous décidons d’aller jusqu’à la pyramide del Sol avant qu’elle ne soit envahie complètement.

La pyramide del Sol

La montée est éprouvante mais heureusement, il y a une rambarde pour se tenir ce qui est plus rassurant. L’effort est récompensé, d’en haut, nous embrassons tout le site, c’est superbe.

[ Vue de la pyramide de la Luna depuis la pyramide del Sol

La descente est rapide et se fait facilement. Nous allons ensuite jusqu’à la pyramide de la Lune, qui paraît beaucoup plus petite et la grimpette est très facile. Superbe panorama sur tout le site et la chaussée des Morts.

Panorama sur le site depuis le sommet de la pyramide de la Luna

Nous redescendons, visitons d’autres curiosités et allons ensuite visiter le très beau musée. Les objets sont merveilleusement mis en valeur, la visite de ce musée est à de pas rater !

A l’intérieur du musée

Nous faisons ensuite une rapide pause pique-nique à côté du musée, malheureusement en plein soleil, et poursuivons la visite en escaladant une autre pyramide derrière laquelle se cache une splendide pyramide ornée de masques en excellent état.

Pyramide cachée

Nous reprenons le bus vers 14h30 et au Terminal del Norte, nous nous engouffrons dans le métro, heureusement vide à cette heure-ci, jusquà la station Villa Basilica pour aller jeter un œil aux deux basiliques de Guadalupe.

L’intérieur de l’ancienne basilique est complètement en vrac, envahie d’échafaudages. Le guide du routard n’a pas menti : la nouvelle basique ressemble à un palais des congrès avec ses portes numérotés.

Le palais des congrés ?

On accède à la visite de la relique grâce à un tapis roulant, aller et retour. Je trouve que cela complètement délirant, et je fais l’aller retour plusieurs fois !

Non, nous ne sommes pas dans le métro !

En sortant, nous croisons deux femmes qui s’approchent de la basilique … à genoux !

Nous reprenons le métro pour le centre historique. Pause goûter au Starbuck, on l’a bien mérité. Puis nous repartons à la recherche du précieux dîner : des tomates, des fruits, ce n’est pas trop demandé. Il faut croire que si, pas une tomate, pas un avocat à l’horizon. Nous avons pourtant traversé le coin des robes de mariées, des bijoux, des tissus, des vêtements pour enfants, des chaussures, etc. Nous avons marché, marché, marché, pour finir par nous rabattre sur des … frigoles !

Arrivées à l’hôtel, je me précipite sur la grattoune que j’ai achetée 5$ à la sortie d’une bouche de métro. Je ne m’endormirai pas riche ce soir, juste remboursée de mes 5$.

Premios caguamas

Quelques chiffres :

Bus A/R pour les pyramides : 62 $ par personne Entrée Teotihucan : 48 $ par personne Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

12ème jour –31 juillet : Mexico DF

C’est notre dernier jour à Mexico puisque nous quittons ce pays demain. Avant d’aller petit déjeuner, nous faisons 30 minutes d’internet pour 6$, la ruine ! Puis nous allons prendre notre petit déj dans la calle Madero, à « Los Bisquetes Bisquetes Obregon » une pâtisserie – salon de thé – restaurant, devenue notre fournisseur officiel de viennoiseries. Nous prenons un café con leche et le service se fait en deux temps : la serveuse (un dragon constipé qui se croit chez Fauchon) nous sert le café dans le grand verre, puis le lait à la manière d’un touareg marocain ! Résumé : internet à des prix astronomiques, comme si nous étions dans le désert (nous avons même payé moins cher à Palenque dans la jungle), pas un seul supermarché dans tout le quartier : nous devons notre survie à quelques bricoles achetées dans l’unique épicerie trouvée, face à l’hôtel, pas une seule laverie ! C’est le monde à l’envers, il y a des affaires à monter ici !!

Après avoir flâné autour du Zocalo, nous allons au Palacio des Bellas Artes pour visiter le Gran Teatro National (c'est-à-dire l’Opéra) dont la visite est gratuite tous les jours de 13h à 13h30. La salle est très belle, notamment le rideau de cristal, réalisé par Tiffany (Ah, New York !).

Puis nous nous dirigeons vers le quartier de la Condesa et nous nous retrouvons finalement … à Zona Rosa, décrit par le routard comme le quartier gay de Mexico. C’est un quartier d’affaires et mis à part deux ou trois boutiques (des sex shops) et quelques frangins croisés, il ne vaut pas le détour. Peut-être est ce plus vivant la nuit, nous n’aurons pas l’occasion de vérifier.

Nous revenons vers le Zocalo, allons prendre un goûter dans un café situé dans une rue piétonne. On traînasse dans le quartier et cherchons en vain à échanger ma grattoune gagnante. Personne n’en veut, on me dit qu’il faut l’échanger là où je l’ai acheté, mais je ne sais plus où s’est. Au cours de notre flânerie, nous entrons même dans les « grands magasins » dans l’espoir de trouver de quoi manger convenablement. Retour à notre mexicain du coin, on achète … des chips et hop dîner, dodo, demain les States !

Quelques chiffres :

30 minutes d’internet : 6 $ Chambre à l’hôtel La Habana : 200 $

13ème jour –1er août : Mexico DF - en transit pour Phoenix (Arizona)

Ce matin, grasse matinée. Nous n’avons rien de prévu, pas de visite et notre vol n’est qu’à 16h05. Nous allons prendre notre petit déjeuner à notre cantine, « Los bisquetes bisquetes obregon ». Vers 10h30, repues, nous faisons un dernier tour, autour du Zocalo.

Retour à l’hôtel où nous préparons les sacs … essentiellement du linge sale … puisque nous n’avons pas trouvé de laverie ici. Nous allons ensuite à l’aéroport en métro, en faisant le trajet inverse de celui que nous avons fait il y a 4 jours. Pour la 1ère fois, nous arrivons à trouver des places assises ! Notre vol, avec la compagnie US Aiways, n’a pas de retard, et c’est donc à 17h30 heure locale que nous atterrissons à Phoenix pour de nouvelles aventures !

Quelques chiffres :

Billet Mexico à Phoenix : 111, 36 euros (par personne)

En conclusion :

Ces quelques jours nous ont donné un bref aperçu du Mexique, de ses divers paysages, des différentes populations. Nous avons adoré Palenque et San Cristobal, les deux points forts du voyage. Nous avons également beaucoup aimé Chichen Itza et Teotihuacan. Pour Mexico, nous sommes plus contrastées : nous avons apprécié Coyoacan, beaucoup aimé marcher sur les traces de Frida Khalo et Diego Rivera (à notre retour, nous avons d’ailleurs acheté le DVD du film « Frida » que nous avons regardé avec beaucoup d’émotions en reconnaissant certains lieux où nous étions allées quelques jours auparavant). En revanche, nous n’avons pas aimé la ville, grise et sale, et la journée du 31 juillet était une journée de trop. Mais comment aurions nous pu le savoir, nous qui adorons les grandes villes, Paris, Rome, New York.

Question budget, sans compter les achats personnels, les cadeaux pour la famille, ce voyage nous est revenu à 600 euros par personne, avec 290 euros de billets d’avion, 84 euros de transport (bus, taxi, collectivo, métro), 22 euros de visites, 97 euros d’hébergement, 96 euros de repas (avec très peu de restau) et environ 10 euros de dépenses diverses (dame pipi, laverie, internet, etc.).
Open
Mexico, Chiapas et Yucatan en 2 semaines
Pour nous situer : nous sommes 2 quinquas, nous voyageons sans tour opérator et on aime bien se laisser un peu de marge dans notre planification de voyage au cas ou on voudrait rester un peu plus longtemps si l'endroit nous plait vraiment... Evidemment, cela nous a parfois joué des tours : plus d'avions locaux disponibles, bus complets aussi, locations plus chères mais cela nous permet des marges de plaisir. Nous aimons visiter les sites archéologiques ou naturels, faire quelques musées et rencontrer et apprendre des gens qui vivent dans le pays. Nous (enfin, je!) préparons notre voyage en lisant en priorité les "posts" sur voyage forum, en écrivant aux membres qui d'ailleurs m'ont toujours répondu chaleureusement (et que je remercie mille fois) en parcourant les sites, et cette fois je voulais rendre la pareille et jouer le jeu!

Nous avons donc passé 2 semaines au Mexique du 21 mai jusqu'au 4 juin.

jour 1 :

Nous arrivons de New York, arrivée à 21 h à Mexico : superbe arrivée, l'avion parcourt la ville et ses lumières pendant un temps incroyablement long. Logement au BandB Casa comtesse, retenu par hostel world, super bien, équipe française dynamique et incroyablement chaleureuse qui nous donne plein de pistes et de renseignements (en français!!), nous avons pu beaucoup parler avec eux de la vie au Mexique, de la politique mexicaine... Le petit déj est pantagruélique et délicieux.

jour 2 :

A nous Mexico : visite du centre historique : le zocalo, la cathédrale (jai beaucoup aimé l'allure de cette cathédrale avec son aspect majestueux cassé par son air penché et un peu décrépit), les fresques de Diego Rivera au palais national et le templo mayor le matin, le musée du templo mayor est vraiment superbe et la 1ère approche du monde aztèque est intéressante, ensuite nous avons déambulé dans les rues du centre ville, déjeuné dans un endroit prétentieux recommandé par le routard (!) au dessus de la maison touristique d'Espagne. Puis l'AM visite du muséo de arte popular, intéressant puis marché artisanal de la ciudadela, nous rentrons bien fatigués. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/1zesuhzw6raat0h/AAAy5CGcCnKNSVLyZ8EK5HzYa

jour 3 :

Le matin : musée national d'anthropologie, prendre un audio-guide en français c'est vraiment un plus. Le musée est immense avec des salles au RDC et à l'étage, nous n'avons que 2 heures 30 et nous ne pouvons pas tout faire, nous choisissons l'étage, mauvaise pioche, le 1er étage est consacré aux différents peuples du Mexique: leurs coutumes, leurs objets usuels, intéressant malgré tout... au bout de notre temps on s'aperçoit que l'on a rien vu des superbes pièces aztèques et mayas qui étaient exposées au RDC, je m'en suis beaucoup voulu de cette méprise (qui était de mon fait!). Retour casa comtesse puis aéroport pour Tuxtla Guttierez, l'avion a 2h30 de retard mais détail amusant quand il est enfin affiché, il est indiqué "on time"!. Arrivée Tuxtla puis taxi pour San Cristobal de las Casas, il n'y a plus de bus à cette heure ci (environ 21h). Logement à l'hostal Rincon de los Camellos, pas mal, chambres propres et colorées mais un peu loin du centre et hors saison on trouve, pour le même prix, mieux et plus prêt. Photos de Frank : https://www.dropbox.com/sc/1kolr12zd1zunv7/AADNq2CaUwIgBCLXQMsW90foa jour 4 :

Visite de SCC, balade dans le centre ville, plein de charme, j'ai beaucoup aimé les maisons basses et colorées, l'ambiance nonchalante et jeune un peu routarde. Balade dans le marché central, génial: des indiens et des locaux qui viennent vendre leur production : légumes, poulets (morts ou vifs), vêtements, très typique et extrêmement dépaysant..., l'AM montée à l'eglise de la guadaloupe. Nous trouvons sur le LP l'adresse de de Marco Antonio Morales que nous allons rencontrer et qui peut nous organiser pour 250 pesos par personne une sortie pédestre le lendemain : route des fleurs puis déjeuner chez l'habitant puis l'AM visite de San Juan Chamula. Soirée en ville à comparer les avantages respectifs du mezcal et de la tequila, on a pas départagé, il faudra d'autres tentatives! Phots de Frank : https://www.dropbox.com/sc/89x7935gryx65jp/AAAb7P6DbfdRc2sspMWxyE7la

jour 5 :

Départ à 9h avec Marco Antonio pour une rando à l'extérieur de SCC (nous prenons un combi pour nous y rendre), la rando est un peu rude au départ mais nous marchons au bord des champs et nous pouvons apprécier la vie des paysans au plus prêt, puis alors que la rando est presque finie, nous prenons un orage très violent qui nous trempe tous les 3 comme des soupes (!), nous nous abritons avec 2 jeunes indiens mais la pluie s'éternise, nous continuons notre marche puis décidons de rentrer à SCC sans finir le programme à notre grand regret, nous sommes à essorer. Malgré tout, nous avons profité des paysages et surtout de l'intarissable Marco Antonio qui nous a instruit (en français) du zapatisme, des mayas et de sa vision du Mexique! : passionnant. Diner d'un grand réconfort le soir "Restaurant Pierre", c'est un français (et oui!) excellent.

jour 6 :

Nous prenons un combi pour San Juan Chamula que nous ne voulions pas manquer. Effectivement, visite de l'Eglise et aperçu des pratiques des fidèles assez sidérant. Ce jour là, il y a à San Juan une commémoration et de nombreux officiants sont réunis, Frank prend une photo, il est aussitôt interpellé par des membres du groupe qui le somment d'effacer la photo et qui sont prêts à lui arracher l'appareil, nous nous exécutons sans plus de discussions! nous apprenons que prendre des photos est non seulement interdit mais dangereux!

Retour à SCC puis départ en fin d'AM en bus pour Palenque, arrivée tardive et nuit à l'hôtel maya rue (en ville) bien (pour le peu que l'on en a vu) le personnel est sympa, nous pouvons laisser nos bagages toute la journée et les récupérer que vers 22h30 (bus à 23h).

jour 7:

Nous prenons un combi et arrivons à Palenque, superbe! il n'y a pas trop de monde, les pyramides sont belles et particulièrement mises en valeur dans leur écrin de verdure, montée des marches, descente des marches: un peu dur, il fait très chaud, visite du musée, sympa. Nous finissons il est environ 14h et nous devons attendre 23h le bus de nuit pour Mérida, nous avons choisi de ne pas faire agua azul et misol ha car nous n'étions pas en saison propice (risque d'eau boueuse) et le bus ça suffisait!. Nous allons déjeuner au don Mucho, tout ce que j'en avais lu le citait comme un endroit sympa et branché, le soir peut-être mais notre expérience n'a pas été du tout positive, servis par une matrone antipathique qui une fois que nous avons fini notre repas (pas donné du tout) nous a tourné autour jusqu'à ce que nous partions. Retour à la ville de palenque, balade, bars... Bus de nuit, moins confortable que la veille mais très faisable, j'ai relativement bien dormi, bien mieux que dans l'avion en tout cas et s'il fait froid dans le bus c'était supportable (Frank est resté en bermuda et t-shirt mais nous étions en saison chaude). Photos :https://www.dropbox.com/sc/b9bs1twd6zpxxrt/AAA0v_mLpgCi61bFXGuH4jsHa

Jour 8: arrivée à Merida, nous allons chercher la voiture que nous avons réservé (la veille) chez National, petite voiture toute neuve, nous sommes attentifs mais pas d'arnaques, pas trop cher mais le fait que nous ne rendions pas la voiture au même endroit double presque le prix. Nous sommes dans le Yucatan et à partir de là tout est nettement plus cher : restaus, musées, sites, hôtels... tout quoi! c'est le royaume des "gringos". Nous nous rendons à Uxmal : site très bien, de beaux édifices, pas mal de monde (des américains!) mais vraiment à voir, puis nous entamons la route Puuc, les routes sont bien entretenues, très droites avec de légers vallonnements qui donnent leur nom au lieu, et nous sommes tout seuls au milieu d'une nuée de papillons jaunes qui nous accompagnent (génial!), nous visitons kabah, très intéressant puis Sayil où nous sommes complètement seuls, nous décidons de zapper Labna car il fait très chaud et nous ressentons la fatigue de la nuit. Nous avons réservé une chambre à Ticul (pas cher!) à la posada el jardin, vraiment très très sympa, Roman, très accueillant, nous a offert un jus de mangue à l'arrivée et puis ce ne sont pas des chambres mais de petits appartements avec cuisine, séjour, chambre immense... et le plus ici c'est la piscine (rien que pour nous!)à ne pas rater. De plus, nous avons aimé l'atmosphère de Ticul, c'est une petite ville sans prétention qui vit en dehors des circuits touristiques et qui a du coup un côté beaucoup plus authentique surtout dans cette région. Les photos : https://www.dropbox.com/sc/4608tev3gghxbao/AAC4DdHConepEvZwZBsw24v7a

Jour 9 : Nous nous rendons à chichen Itza par les petites routes conseillées par le routard, vraiment sympa, traversée de petits villages (attention aux topes!). Nous arrivons à Chichen Itza en fin de matinée et commençons la visite du site. Il est réellement grandiose, les vestiges sont impressionnants et étonnants cependant il y a un monde fou et je rejoints le Routard qui trouve pénible le très grand nombre de vendeurs qui ont installé leurs étals dans le site, même si évidemment de nombreuses familles locales doivent vivre légitimement de cette manne touristique, tout cela donne une impression de foule bruyante et agitée assez pénible et nuit complètement à la qualité de la visite. Par ailleurs, il n'y a pas d'audio guide, plus de sons et lumières le soir... A la sortie du site nous rejoignons notre hôtel en bord de route à Kaua (entre Chichen Itza et Valladolid) j'ai oublié le nom de l'hôtel mais vraiment sans intérêt. Photos : https://www.dropbox.com/sc/bz09obrffmqtbpe/AAByTPBBrnyPRIX-AWX7AHSca

Jour 10 : Nous nous rendons à Tulum, il nous faut sans nous presser la matinée de voyage. Nous déposons nos bagages à l'hôtel don Diego de la Selva, accueil sympathique en français, chambre très agréable, petit dej. copieux et de qualité. Nous allons déjeuner en bord de plage, l'endroit est superbe bien qu'un peu trop occupé à mon goût, il ne fait pas très beau et nous ne nous baignons pas. Notre hôte nous a conseillé un cénote sur la route de coba et nous nous y rendons. Superbe, à faire sans hésiter, on nage (avec des gilets de sauvetage)sur un parcours derrière le guide au milieu des stalactites (et mites), l'eau est parfaitement claire et immobile et c'est une expérience inattendue et vraiment sympa. Le soir le restau du don diego étant fermé nous allons diner à El capitan : bon poisson. Les photos :https://www.dropbox.com/sc/fajuj4zukm4vkmd/AACHBjXYxENNI360azJThQNIa

Jour 11 Pluie battante. Nous trainons tout le matin : lecture, contacts avec la famille... pendant une légère accalmie l'AM nous allons visiter les ruines de tulum, bof! après ce qu'on a vu précédemment, sans grand intérêt, il faut dire que le ciel est gris, la mer est grise, les ruines sont grises, les conditions sont loin d'être idéales. Nous nous consolons en nous rendant en bord de mer dans un restau-bar sympa et animé (en fait tout le monde est à l'abri de la pluie), diner le soir au Element, bien sans plus.

Jour 12 Re pluie battante. On annule notre visite de la réserve de Sian Ka'an (on avait réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), puis tout pareil que la veille : on traine à l'hôtel, cette fois pendant l'accalmie on visite les ruines de Coba : plutôt gris aussi, le point sympa c'est que le site se visite en vélo... re consolation dans un bar en bord de plage ou nous dinons. On apprend en rentrant à l'hôtel que nous sommes au centre d'une dépression tropicale, un peu en avance pour la saison : génial! et qui va encore durer quelques jours, grrr! On change donc nos projets, nous devions finir notre parcours pour Isla Hollbox qui nous avait été chaudement recommandée mais la pluie ça suffit! Nous retournons donc à Mexico puisque nous devons partir de là pour notre voyage de retour.

Jour 13 Lever 5h, nous nous rendons à Cancun pour rejoindre l'aéroport. La route entre Playa del Carmen et Cancun n'est qu'une succession de "resorts" plus ou moins luxueux (ou plus ou moins miteux! (verre plein/verre vide)) c'est complètement bétonné et l'on ne voit plus la mer, je suppose que les vacanciers qui viennent passer ici quelques jours, s'enferment et ne voient rien du Mexique, mais à chacun ses vacances. A mon humble avis c'est complètement à fuir. Arrivée à Mexico vers 14h, retour au Casa Comtesse (évidemment) et parce que le B and B n'est pas complet, on est en basse saison, on nous surclasse dans la suite : magnifique! Nous allons nous promener, toujours sur les indications de nos hôtes, dans le quartier de Coyoacan, j'aurais bien visité la fameuse maison bleue, demeure de Frida Kahlo, mais c'est lundi et les musées sont fermés ce jour là. Nous déambulons dans le quartier : agréable, familial, un tantinet bobo. Nous n'avions pas mangé donc on répare ça vite fait bien fait à la cantina la bipolar (routard): original et bon. Il faut savoir que les mexicains prennent un petit déj copieux le matin, un repas vers 15h-16h et le soir un simple en-cas à la maison, ce qui explique que beaucoup de restaus ferment vers 18h, à Mexico c'est évidemment moins le cas sauf pour les "cantinas" qui reçoivent plutôt des gens qui sortent du travail ou bien qui font une pause. Pour contredire ce qui précède, le soir nous dinons à la Rambla (LP): pas mal sans plus.

Jour 14

Alors qu'avant de partir, Frank m'avait bien précisé : "non, on ne se fait pas toutes les vieilles pierres" nous nous décidons pour une visite à Teotihuacan, on ne l'avait pas prévu à notre programme mais puisque nous étions de retour à Mexico... Y aller est facile, il faut prendre le métro jusqu'à "autobuses del norte", rentrer dans la station de bus, tourner à gauche et au fond c'est écrit en grosses lettres "san Juan Teotihuacan", c'est 1h de bus (s'installer à gauche côté chauffeur) et là la ville de Mexico s'étale sur des dizaines de km, ce qui est frappant c'est la grisaille, les maisons sont en parpaings non enduits pour des raisons financières je suppose. Le site de Téotihuacan est majestueux et vaste, on y marche beaucoup, la montée de la pyramide du soleil est assez raide et nous sommes assez fiers de nous arrivés en haut (et très essoufflés aussi!). C'est un site impressionnant, et son intérêt réside dans l'approche du monde aztèque, petit musée sympa avec surtout une vue superbe sur la pyramide du soleil. Retour à Mexico et nous nous rendons à Fonart (Patriotismo) qui est un magasin d'artisanat local d'état, beaucoup d'objets sympas mais c'est un tapis que j'aurais voulu et il n'y en avait pas (évidemment, il y a des centaines d'objet et je vais juste demander celui qui n'y est pas). Pour l'artisanat, il vaut mieux le marché de la ciudadela qui est plutôt moins cher. Le soir repas au restau : Broka dans le quartier Condesa- Roma qui nous avait été recommandé : c'est branché, jeune, sympathique et plutôt bon mais pas donné.

Jour 15

Last day! Nous retournons au musée national d'anthropologie visiter le RDC enfin! re audio guide, superbes pièces mexicas et aztèques souvent liées aux divers sacrifices(!), évidemment la pierre du soleil, le fameux calendrier aztèque, c'est vraiment passionnant, si vous ne faites qu'un seul musée c'est celui-là, et de préférence le RDC :) et puis, c'est la fin (game is over, je parle anglais pour finir!), retour à l'hôtel, aéroport...

En conclusion, c'était un superbe voyage, c'est un pays de gens affables et souriants, qui parlent volontiers de leur pays et qui souvent s’inquiètent de leur avenir, la plupart d'entre eux cumulent plusieurs emplois pour s'en sortir. De plus, et ce n'est pas négligeable, on y mange super bien (on y boit bien aussi!). Nous ne nous y sommes jamais sentis en insécurité, pas plus sur la route qu'en ville, mais nous sommes restés effectivement sur des zones touristiques où la présence policière est permanente.

Les lieux et visites que j'ai préférés : le Chiapas, son dépaysement et son caractère authentique, ses marchés, sa population attachante; la plongée en cénote, Tulum était sympa et la plage superbe malgré le mauvais temps... En matière de sites : incontestablement Palenque, Uxmal et Chichen Itza malgré ses inconvénients. Les hébergements, vous l'avez compris le casa comtesse à Mexico et la posada el jardin à Ticul, bien aussi le don diego à tulum.

Je ferais bien le nord ainsi que la côte ouest peut-être moins touristiques, mais c'est un autre voyage...

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