Bonjour,
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne.
Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima.
Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps.
Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue mont��e vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue mont��e vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro

3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Hé bien voilà, je me lance… 
Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussion
Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…
Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussionQuelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

🙂🙂🙂
COMPTE RENDU DU 24/06/2017 AU 09/07/2017
JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
Ce compte-rendu n’a pas du tout l’ambition de décrire de façon exhaustive notre voyage de 3 semaines au Pérou. Les nombreux guides du commerce le font très bien. Il ne s’agit que de livrer quelques impressions et tuyaux relatifs à une expérience et qui peuvent peut-être faciliter l’organisation du voyage d’un lecteur ou répondre à une question pratique.
Nous avons réservé en octobre 2016 nos vols Lufthansa : Bruxelles – Francfort (~1h) – Panama (~10,5h) – Lima (~3,5h) pour 850 € par personne. Escales de 2h suffisantes. Nous voulions éviter Paris en raison des grèves potentielles, Londres et Miami en raison de la durée excessive des formalités. Les vols directs Europe-Lima tournent autour de 1100 à 1200 €. On passe rapidement les formalités à l’arrivée à Lima. Plus de fiche d’immigration à remplir et à conserver jusqu’au départ depuis juin.
Lima (2 nuits) - 10 millions d’habitants - ville énorme ayant assez peu de monuments historiques en dehors d’un joli centre avec quelques rues anciennes, quelques belles églises dont l’église San Francisco notamment, et quelques quartiers agréables Miraflores, Barranco, San Isidro, où se trouvent de nombreux hôtels. Beaucoup de quartiers aussi dans lesquels il vaut mieux ne pas se promener. Nous avons opté pour un city-tour avec un guide. En juillet le ciel est souvent très gris toute la journée, sans pluie et la température est de 20 à 25°C, 17°C en soirée. La mer est surtout fréquentée par les surfeurs. De bons restaurants de poissons (ceviche en particulier) en bord de mer ou en haut de la falaise sur laquelle se trouvent les beaux quartiers. Il faut bien le dire, Lima n’est pas incontournable dans un voyage au Pérou.
Paracas (1 nuit) – Un ciel gris aussi, mais une station balnéaire agréable entourée d’un beau Parc Naturel (flamants roses, pélicans) et un peu au large, les îles Ballestas où l’on peut observer des phoques et de nombreux oiseaux quand la mer n’est pas trop mauvaise (nous n’avons pas eu de chance). Attention aux lâchers de guano ! Les hôtels et les nombreuses agences permettent de s’insérer dans des groupes guidés d’une vingtaine de personnes vers ces 2 activités.
Nazca (1 nuit) – Un peu à l’intérieur des terres dans une région très désertique. Dès qu’on quitte la côte les nuages font place à un magnifique ciel bleu. Il n’y a pas que les Incas au Pérou et Nazca est le centre d’une civilisation bien plus ancienne. Les amateurs de sensations ne manqueront pas de survoler les célèbres lignes de Nazca construites sur le sol sur de longues distances et qui n’apparaissent qu’en petit avion quadriplace. A ne pas manquer dans les environs, en visite guidée : les sépultures et momies du cimetière de Chauchilla et les pyramides de Cahuachi, témoignages de la civilisation nazca. En ville, le soir séance au planétarium de l’hôtel Nazca Lines où vécut Maria Reiche qui a consacré une partie de sa vie à répertorier les lignes et à tenter de les expliquer, et observation du magnifique ciel étoilé, de la croix du sud, d’une grande ourse devenue immense dans l’hémisphère sud, des anneaux de Saturne et des satellites galiléens.
Arequipa (2 nuits) – Çà commence à monter : Arequipa, deuxième ville du Pérou est à 2500 m, altitude idéale pour prendre un peu de temps et éviter le mal d’altitude, « soroche », lors des étapes suivantes. Jolie ville, très belles Place des Armes, églises et rues environnantes, le Monastère Santa Catalina est à voir. Ville gastronomique : on y mange vraiment très bien avec un très bon rapport qualité/prix. Par exemple chez Ratatouille tenu par des français, Pasta Canteen ou Il Fornellino (cuisine italienne). C’est aussi la ville pour les achats d’alpaga. Attention cependant, dès que le soleil se couche la température descend nettement sous les 10°C...on trouve des petites laines sans difficulté. Question sécurité, prendre des précautions dans le choix d’un taxi et surtout rester dans les rues passantes dès que la nuit tombe, ce n’est pas une rumeur.
Canyon de Colca (1 nuit) – Arequipa est entouré d’une belle nature montagneuse, de cultures en terrasses et de sources chaudes (Chivay). Pour accéder au canyon il faut partir de bonne heure et passer à 5000 m d’altitude. Pour supporter le manque d’oxygène, on se procure à la sortie d’Arequipa un petit sachet de feuilles de coca : il suffit de mâcher une dizaine de feuilles avec un morceau de « catalyseur » livré avec dans le sachet pour atténuer les petites nausées ou impressions d’oppression dus à la diminution de pression atmosphérique. Vers 9h, le mirador des condors attire de nombreux touristes pour admirer l’aisance avec laquelle ces volatiles de 3 m d’envergure négocient avec les courants d’air chaud. Absolument magnifique. Le boleto (billet-l’accès au canyon est payant) de Colca permet aussi d’autres visites.
Puno et les îles du Lac Titicaca (3 nuits) – Quelle belle route menant d’Arequipa à Puno : paysages de volcans, dont un en éruption, et de montagnes avec perspectives sur les glaciers lointains dépassant les 6000 m. Avec en plus gambadant totalement librement des troupeaux d’élégants lamas, alpagas, et vigognes, ces derniers ayant une fourrure particulièrement précieuse. Le centre-ville de Puno est petit et agréable. La ville au bord du lac est à plus de 3500 m d’altitude et il est possible d’avoir un peu mal à la tête, le blanc de l’œil rougi ou un saignement nasal. On recommande un très bon restaurant au bon rapport qualité/prix : la Casa del Corregidor. Puno est surtout le point de départ d’excursions bien guidées vers les îles du Titicaca : les îles flottantes Uros (tout en bambous), Amantani et Taquile. Le tourisme, qu’on peut trouver excessif, permet à la population de ces belles îles de maintenir une tradition (beaux costumes des femmes, artisanat …) . Être hébergé et nourri dans une famille sur Amantani dans des conditions austères est une expérience que nous recommandons. La température descend au voisinage de 0°C la nuit mais avec 6 ou 7 couvertures, on finit par avoir chaud ! La montée sur l’un des 2 sommets d’Amantani pour assister au coucher de soleil sur le lac est un moment fort. Les beaux chemins de l’île Taquile permettent d’accéder en haut à un des plus beaux centres de textiles que nous ayons vu au Pérou : ce n’est pas donné et la carte visa n’est malheureusement pas acceptée.
Cuzco et environs (1 semaine) – Cuzco c’est l’ancienne capitale de la civilisation inca, à 3400 m d’altitude. Encore une belle route entourée de montagnes entre Puno et Cuzco avec des haltes très intéressantes, notamment le site archeologique de Raqchi et une église aux fresques à ne pas manquer : Andahuaylillas. Il ne reste plus grand chose de la ville inca, les conquistadors se sont empressés de transformer le site Qoricancha, son temple et le siège administratif en un complexe religieux tenu par les dominicains. Par contre, les boletos touristiques et religieux vendus à Cuzco permettent un grand nombre de visites très intéressantes de diverses constructions incas tout autour de la ville, parmi lesquelles Pisac et Ollantaytambo. Les services d’un guide sont vivement recommandés pour bien comprendre. La ville de Cuzco est belle, sûre et très agréable, nous recommandons le quartier de San Blas, sur les hauteurs de la Place des Armes. De bons restaurants dans le quartier: nous avons apprécié la crêperie La Bo’M, Le Limbus avec une vue magnifique sur la ville et le Green Point My Vegan. Évidemment, le site principal est le Machu Picchu à une soixantaine de kilomètres de Cuzco. Il ne fait pas partie du boleto de Cuzco. A la limite de la forêt amazonienne, pour y accéder, soit on s’insère dans un trek de 2, 3 ou 4 jours arrivant directement sur le site (trek avec 1, 2 ou 3 porteurs par touriste en fonction du prix payé) soit on arrive par la route à Ollantaytambo, on prend le train jusqu’à Aguas Calientes (ville hyper touristique, chère et sans grand intérêt) puis un bus jusqu’à l’entrée du site. Inutile de préciser que tout cela a un coût important et nécessite de réserver longtemps à l’avance car le nombre de visiteurs sur le site est limité. Nous nous y étions pris en janvier. Depuis juillet, on accède au Machu Picchu le matin ou l’après-midi. Là aussi, pour bien comprendre et profiter du temps passé sur le site, un guide apporte beaucoup. On peut coupler la visite du site avec la montée du Huayna Picchu, ce pain de sucre de 300 m qui domine le Machu Picchu sur toutes les photos classiques du site : à faire absolument, en 2h maxi, la vue en haut est superbe et question vertige, c’est très gérable : des câbles sécurisent tout au long du chemin.
Voilà donc un aperçu des points principaux de notre voyage : nous avons pris notre temps pour en profiter au mieux.
A part les îles Ballestas que nous n’avons pas pu approcher en raison d’un Pacifique trop houleux, nous avons pu réaliser tout ce que nous avions prévu à notre programme. Nous avons eu de la chance car au Pérou, il peut toujours y avoir de mauvaises surprises : l’agitation sociale avec grèves dures, blocages de routes… mais aussi glissements de terrain rendant inutilisables pendant plusieurs jours des routes en raison de l’activité séismique importante (2 à 3 séismes mineurs par mois dans la région de Nazca par exemple).
Pas une goutte d’eau pendant notre séjour : c’est l’hiver, saison sèche. En altitude, c’est froid dès que le soleil est couché mais 20°C-25°C de midi à 16h !
Attention aux nombreux chiens errants, pas forcément agressifs en ville, davantage en rase campagne. La bonne surprise : on mange vraiment très bien au Pérou, sans se ruiner. Pour l’artisanat, il faut quand même être vigilant, les jolies étiquettes « baby alpaga » ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les péruviens n’ont pas développé un réseau aérien important entre leurs villes, par contre des compagnies de bus offrent un service excellent avec des terminaux bien organisés et des places VIP si on s’y prend suffisamment tôt pour réserver. C’est le cas de la compagnie Cruz del Sur.
Pour optimiser notre voyage, réserver les divers transferts, les boletos, les réservations pour le Machu Picchu et de bons guides francophones tout au long de notre voyage nous nous sommes faits aider par Philippe, francophone habitant dans la Vallée Sacrée près de Cuzco. Depuis octobre 2016 nous avons eu de nombreux contacts par téléphone et par courriel. Il nous a prêté un téléphone au Pérou, nous pouvions l’appeler pour tout souci, c'est une personne très attentive. Il travaille avec des gens sérieux, jamais nous n’avons eu à déplorer de retard et les prestations étaient à la hauteur de nos attentes. Son site : www.decouverte-du-perou.com
En espérant que ce petit compte-rendu puisse vous aider, cher lecteur. Bon voyage au Pérou! On y a pris goût !
Nous avons réservé en octobre 2016 nos vols Lufthansa : Bruxelles – Francfort (~1h) – Panama (~10,5h) – Lima (~3,5h) pour 850 € par personne. Escales de 2h suffisantes. Nous voulions éviter Paris en raison des grèves potentielles, Londres et Miami en raison de la durée excessive des formalités. Les vols directs Europe-Lima tournent autour de 1100 à 1200 €. On passe rapidement les formalités à l’arrivée à Lima. Plus de fiche d’immigration à remplir et à conserver jusqu’au départ depuis juin.
Lima (2 nuits) - 10 millions d’habitants - ville énorme ayant assez peu de monuments historiques en dehors d’un joli centre avec quelques rues anciennes, quelques belles églises dont l’église San Francisco notamment, et quelques quartiers agréables Miraflores, Barranco, San Isidro, où se trouvent de nombreux hôtels. Beaucoup de quartiers aussi dans lesquels il vaut mieux ne pas se promener. Nous avons opté pour un city-tour avec un guide. En juillet le ciel est souvent très gris toute la journée, sans pluie et la température est de 20 à 25°C, 17°C en soirée. La mer est surtout fréquentée par les surfeurs. De bons restaurants de poissons (ceviche en particulier) en bord de mer ou en haut de la falaise sur laquelle se trouvent les beaux quartiers. Il faut bien le dire, Lima n’est pas incontournable dans un voyage au Pérou.
Paracas (1 nuit) – Un ciel gris aussi, mais une station balnéaire agréable entourée d’un beau Parc Naturel (flamants roses, pélicans) et un peu au large, les îles Ballestas où l’on peut observer des phoques et de nombreux oiseaux quand la mer n’est pas trop mauvaise (nous n’avons pas eu de chance). Attention aux lâchers de guano ! Les hôtels et les nombreuses agences permettent de s’insérer dans des groupes guidés d’une vingtaine de personnes vers ces 2 activités.
Nazca (1 nuit) – Un peu à l’intérieur des terres dans une région très désertique. Dès qu’on quitte la côte les nuages font place à un magnifique ciel bleu. Il n’y a pas que les Incas au Pérou et Nazca est le centre d’une civilisation bien plus ancienne. Les amateurs de sensations ne manqueront pas de survoler les célèbres lignes de Nazca construites sur le sol sur de longues distances et qui n’apparaissent qu’en petit avion quadriplace. A ne pas manquer dans les environs, en visite guidée : les sépultures et momies du cimetière de Chauchilla et les pyramides de Cahuachi, témoignages de la civilisation nazca. En ville, le soir séance au planétarium de l’hôtel Nazca Lines où vécut Maria Reiche qui a consacré une partie de sa vie à répertorier les lignes et à tenter de les expliquer, et observation du magnifique ciel étoilé, de la croix du sud, d’une grande ourse devenue immense dans l’hémisphère sud, des anneaux de Saturne et des satellites galiléens.
Arequipa (2 nuits) – Çà commence à monter : Arequipa, deuxième ville du Pérou est à 2500 m, altitude idéale pour prendre un peu de temps et éviter le mal d’altitude, « soroche », lors des étapes suivantes. Jolie ville, très belles Place des Armes, églises et rues environnantes, le Monastère Santa Catalina est à voir. Ville gastronomique : on y mange vraiment très bien avec un très bon rapport qualité/prix. Par exemple chez Ratatouille tenu par des français, Pasta Canteen ou Il Fornellino (cuisine italienne). C’est aussi la ville pour les achats d’alpaga. Attention cependant, dès que le soleil se couche la température descend nettement sous les 10°C...on trouve des petites laines sans difficulté. Question sécurité, prendre des précautions dans le choix d’un taxi et surtout rester dans les rues passantes dès que la nuit tombe, ce n’est pas une rumeur.
Canyon de Colca (1 nuit) – Arequipa est entouré d’une belle nature montagneuse, de cultures en terrasses et de sources chaudes (Chivay). Pour accéder au canyon il faut partir de bonne heure et passer à 5000 m d’altitude. Pour supporter le manque d’oxygène, on se procure à la sortie d’Arequipa un petit sachet de feuilles de coca : il suffit de mâcher une dizaine de feuilles avec un morceau de « catalyseur » livré avec dans le sachet pour atténuer les petites nausées ou impressions d’oppression dus à la diminution de pression atmosphérique. Vers 9h, le mirador des condors attire de nombreux touristes pour admirer l’aisance avec laquelle ces volatiles de 3 m d’envergure négocient avec les courants d’air chaud. Absolument magnifique. Le boleto (billet-l’accès au canyon est payant) de Colca permet aussi d’autres visites.
Puno et les îles du Lac Titicaca (3 nuits) – Quelle belle route menant d’Arequipa à Puno : paysages de volcans, dont un en éruption, et de montagnes avec perspectives sur les glaciers lointains dépassant les 6000 m. Avec en plus gambadant totalement librement des troupeaux d’élégants lamas, alpagas, et vigognes, ces derniers ayant une fourrure particulièrement précieuse. Le centre-ville de Puno est petit et agréable. La ville au bord du lac est à plus de 3500 m d’altitude et il est possible d’avoir un peu mal à la tête, le blanc de l’œil rougi ou un saignement nasal. On recommande un très bon restaurant au bon rapport qualité/prix : la Casa del Corregidor. Puno est surtout le point de départ d’excursions bien guidées vers les îles du Titicaca : les îles flottantes Uros (tout en bambous), Amantani et Taquile. Le tourisme, qu’on peut trouver excessif, permet à la population de ces belles îles de maintenir une tradition (beaux costumes des femmes, artisanat …) . Être hébergé et nourri dans une famille sur Amantani dans des conditions austères est une expérience que nous recommandons. La température descend au voisinage de 0°C la nuit mais avec 6 ou 7 couvertures, on finit par avoir chaud ! La montée sur l’un des 2 sommets d’Amantani pour assister au coucher de soleil sur le lac est un moment fort. Les beaux chemins de l’île Taquile permettent d’accéder en haut à un des plus beaux centres de textiles que nous ayons vu au Pérou : ce n’est pas donné et la carte visa n’est malheureusement pas acceptée.
Cuzco et environs (1 semaine) – Cuzco c’est l’ancienne capitale de la civilisation inca, à 3400 m d’altitude. Encore une belle route entourée de montagnes entre Puno et Cuzco avec des haltes très intéressantes, notamment le site archeologique de Raqchi et une église aux fresques à ne pas manquer : Andahuaylillas. Il ne reste plus grand chose de la ville inca, les conquistadors se sont empressés de transformer le site Qoricancha, son temple et le siège administratif en un complexe religieux tenu par les dominicains. Par contre, les boletos touristiques et religieux vendus à Cuzco permettent un grand nombre de visites très intéressantes de diverses constructions incas tout autour de la ville, parmi lesquelles Pisac et Ollantaytambo. Les services d’un guide sont vivement recommandés pour bien comprendre. La ville de Cuzco est belle, sûre et très agréable, nous recommandons le quartier de San Blas, sur les hauteurs de la Place des Armes. De bons restaurants dans le quartier: nous avons apprécié la crêperie La Bo’M, Le Limbus avec une vue magnifique sur la ville et le Green Point My Vegan. Évidemment, le site principal est le Machu Picchu à une soixantaine de kilomètres de Cuzco. Il ne fait pas partie du boleto de Cuzco. A la limite de la forêt amazonienne, pour y accéder, soit on s’insère dans un trek de 2, 3 ou 4 jours arrivant directement sur le site (trek avec 1, 2 ou 3 porteurs par touriste en fonction du prix payé) soit on arrive par la route à Ollantaytambo, on prend le train jusqu’à Aguas Calientes (ville hyper touristique, chère et sans grand intérêt) puis un bus jusqu’à l’entrée du site. Inutile de préciser que tout cela a un coût important et nécessite de réserver longtemps à l’avance car le nombre de visiteurs sur le site est limité. Nous nous y étions pris en janvier. Depuis juillet, on accède au Machu Picchu le matin ou l’après-midi. Là aussi, pour bien comprendre et profiter du temps passé sur le site, un guide apporte beaucoup. On peut coupler la visite du site avec la montée du Huayna Picchu, ce pain de sucre de 300 m qui domine le Machu Picchu sur toutes les photos classiques du site : à faire absolument, en 2h maxi, la vue en haut est superbe et question vertige, c’est très gérable : des câbles sécurisent tout au long du chemin.
Voilà donc un aperçu des points principaux de notre voyage : nous avons pris notre temps pour en profiter au mieux.
A part les îles Ballestas que nous n’avons pas pu approcher en raison d’un Pacifique trop houleux, nous avons pu réaliser tout ce que nous avions prévu à notre programme. Nous avons eu de la chance car au Pérou, il peut toujours y avoir de mauvaises surprises : l’agitation sociale avec grèves dures, blocages de routes… mais aussi glissements de terrain rendant inutilisables pendant plusieurs jours des routes en raison de l’activité séismique importante (2 à 3 séismes mineurs par mois dans la région de Nazca par exemple).
Pas une goutte d’eau pendant notre séjour : c’est l’hiver, saison sèche. En altitude, c’est froid dès que le soleil est couché mais 20°C-25°C de midi à 16h !
Attention aux nombreux chiens errants, pas forcément agressifs en ville, davantage en rase campagne. La bonne surprise : on mange vraiment très bien au Pérou, sans se ruiner. Pour l’artisanat, il faut quand même être vigilant, les jolies étiquettes « baby alpaga » ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les péruviens n’ont pas développé un réseau aérien important entre leurs villes, par contre des compagnies de bus offrent un service excellent avec des terminaux bien organisés et des places VIP si on s’y prend suffisamment tôt pour réserver. C’est le cas de la compagnie Cruz del Sur.
Pour optimiser notre voyage, réserver les divers transferts, les boletos, les réservations pour le Machu Picchu et de bons guides francophones tout au long de notre voyage nous nous sommes faits aider par Philippe, francophone habitant dans la Vallée Sacrée près de Cuzco. Depuis octobre 2016 nous avons eu de nombreux contacts par téléphone et par courriel. Il nous a prêté un téléphone au Pérou, nous pouvions l’appeler pour tout souci, c'est une personne très attentive. Il travaille avec des gens sérieux, jamais nous n’avons eu à déplorer de retard et les prestations étaient à la hauteur de nos attentes. Son site : www.decouverte-du-perou.com
En espérant que ce petit compte-rendu puisse vous aider, cher lecteur. Bon voyage au Pérou! On y a pris goût !
Salut,
ben voilà c'est terminé.
Comme pour tous mes grands voyages j'ai écrit un carnet avec des conseils plus que mes histoires personnelles.
Le contexte : Nous devions partir à deux couples, et pour des raisons de santé nos amis n'ont pu venir, donc on est parti à deux. De plus ma chère et tendre s'est fait une méchante entorse de la cheville en mars et la souplesse n'est pas revenue, donc les treks prévus ont été annulés.
Je commencerai par le carnet de bord, puis l'avis sur les hôtels et enfin divers conseils.
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Bonjour a tous!
Nous sommes en ce moment au Perou, on se regale bien !
Par contre on vient de croiser des touristes qui revenaient du Canyon de Colca, mais qui n'ont pas pu faire le trek il y a 2 semaines, car il y a eu un tremblement de terre juste avant, et le chemin etait en partie effondre.
Avez-vous des nouvelles a ce sujet ? selon eux, cela ne devrait pas prendre trop de temps, mais aucune date precise ne leur a ete donnee...
Bonne journee !
Bonjour à tous,
Je suis en plein dans les préparatifs de notre voyage au Pérou et en Bolivie (je suis pas vraiment en avance, on part dans un mois 🤪) Je voulais vous soumettre notre itinéraire et recueillir l'avis et les conseils (toujours très avisés) des voyageurs. En effet, bien qu'ayant déjà passé pas mal d'heures sur ce forum, je me rends pas bien compte de la faisabilité de cet itinéraire. Pour préciser, on part en couple, avec un A/R Marseille Lima, avec un budget assez limité et l'envie de découvrir tant les paysages, la culture et la population.
Jour1: arrivée à Lima vers 7h, visite de Lima et nuit Jour 2: Journée à Lima et départ en fin d'après-midi pour Pisco, nuit à Pisco Jour 3: Pisco et Paracas, nuit à Pisco Jour 4: Islas Bellestas, bus de nuit pour Arequipa Jour 5: Arequipa Jour 6-7: Canyon del colca Jour 8: Bus pour Puno et nuit à Puno Jour 9: Copacabana Jour 10: Isla del Sol, nuit à Copacabana (?) Jour 11: départ pour la Paz en bus, nuit à la Paz jour 12: La Paz Jour 13: La Paz, Bus de nuit pour UYUNI Jour 1414-15-16: Salar d'UYUNI, bus de nuit pour la Paz Jour 17: Arrivée à la Paz le matin, Vol pour Cuzco, nuit à Cuzco Jour 18: Visite Vallée Sacrée, nuit à Aguas calientes (on irait en bus/train?) Jour 19: Machu Picchu, nuit à Cuzco Jour 20: Jour 21: Vol pour Lima et bus de nuit pour Huaraz Jour 22: arrivée à Huaraz, nuit sur place Jour 23-24: cordilière blanche: tour de 2 jours? Accompagnés? Jour é(: bus pour Lima, nuit à Lima Jour 26: journée à lima et vol pour Marseille le soir
Voila c que j'aimerai faire, c'est assez chargé... Vous pensez que c'est un bon itinéraire? Des conseils pour l'hébergement? Des lieux à rajouter? �� enlever?
Je ne sais pas si je dois réserver nos hébergements et nos vols (certains le conseillent sur le forum). Et pendant les trois jours de fête nationale, est-ce plus difficile de trouver à se loger? Avez-vous de bonnes adresses de logement chez l'habitant?
Toutes vos remarques et vos conseils sont évidemment les bienvenus.
Merci, Flo
Je suis en plein dans les préparatifs de notre voyage au Pérou et en Bolivie (je suis pas vraiment en avance, on part dans un mois 🤪) Je voulais vous soumettre notre itinéraire et recueillir l'avis et les conseils (toujours très avisés) des voyageurs. En effet, bien qu'ayant déjà passé pas mal d'heures sur ce forum, je me rends pas bien compte de la faisabilité de cet itinéraire. Pour préciser, on part en couple, avec un A/R Marseille Lima, avec un budget assez limité et l'envie de découvrir tant les paysages, la culture et la population.
Jour1: arrivée à Lima vers 7h, visite de Lima et nuit Jour 2: Journée à Lima et départ en fin d'après-midi pour Pisco, nuit à Pisco Jour 3: Pisco et Paracas, nuit à Pisco Jour 4: Islas Bellestas, bus de nuit pour Arequipa Jour 5: Arequipa Jour 6-7: Canyon del colca Jour 8: Bus pour Puno et nuit à Puno Jour 9: Copacabana Jour 10: Isla del Sol, nuit à Copacabana (?) Jour 11: départ pour la Paz en bus, nuit à la Paz jour 12: La Paz Jour 13: La Paz, Bus de nuit pour UYUNI Jour 1414-15-16: Salar d'UYUNI, bus de nuit pour la Paz Jour 17: Arrivée à la Paz le matin, Vol pour Cuzco, nuit à Cuzco Jour 18: Visite Vallée Sacrée, nuit à Aguas calientes (on irait en bus/train?) Jour 19: Machu Picchu, nuit à Cuzco Jour 20: Jour 21: Vol pour Lima et bus de nuit pour Huaraz Jour 22: arrivée à Huaraz, nuit sur place Jour 23-24: cordilière blanche: tour de 2 jours? Accompagnés? Jour é(: bus pour Lima, nuit à Lima Jour 26: journée à lima et vol pour Marseille le soir
Voila c que j'aimerai faire, c'est assez chargé... Vous pensez que c'est un bon itinéraire? Des conseils pour l'hébergement? Des lieux à rajouter? �� enlever?
Je ne sais pas si je dois réserver nos hébergements et nos vols (certains le conseillent sur le forum). Et pendant les trois jours de fête nationale, est-ce plus difficile de trouver à se loger? Avez-vous de bonnes adresses de logement chez l'habitant?
Toutes vos remarques et vos conseils sont évidemment les bienvenus.
Merci, Flo
Bonjour à tous !
Mon copain et moi partons au Pérou pour trois semaines en mai et nous sommes en pleine réflexion sur notre itinéraire qui prend la forme suivante pour le moment : Lima (1,5 jour), Arequipa (2,5 jours), Titicaca (3 jours), Cuzco et Vallée sacrée (7 jours), jungle (3 jours) et Lima (3,5 jours).
Tout d'abord, nous nous demandons si à cette période de l'année il est nécessaire de réserver les bus, trains, hôtels et Machu Picchu à l'avance ou si nous pouvons voir sur place. Par exemple, pour le Machu Picchu, devons-nous impérativement réserver nos billets avant notre départ ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco (où nous arrivons 3-4 jours avant la date de visite prévue) ? Idem pour les transports et hébergements, pouvons-nous nous permettre de laisser place à l'improvisation ?
Sinon nous avons des interrogations sur la logistique transport. • Existe-t-il des bus de nuit entre Arequipa et Puno ? Quelles compagnies ? Est-il nécessaire de réserver ? • Nous souhaitons aller sur la péninsule de Capachica et/ou sur l'île d'Amantani (en prévoyant deux nuits chez l'habitant). Comment concilier arrivée à Puno, trajet (terrestre ou maritime) vers Capachica, transfert vers Amantani et retour à Puno ? • Même question que précédemment, existe-t-il des bus de nuit entre Puno et Cuzco ? Quelles compagnies ? Nous avons un peu peur du bus "touristique" de jour qui fait des arrêts intermédiaires, nous craignons que ça soit trop à la chaîne. Des retours ? • Pour accéder au Machu Picchu autrement, nous sommes tentés d'associer un colectivo entre Cuzco et Santa Teresa, puis la marche le long de la voie ferrée de Hidroélectrica à Aguas Calientes. L'itinéraire est-il suffisamment "balisé" pour qu'on puisse nous débrouiller en solo ? Auriez-vous des conseils ? • Pour visiter la Vallée sacrée, nous comptons prendre des colectivos et autres combis pour aller d'un site à l'autre est-ce faisable ? Comment s'y prendre ? • Enfin, nous aimerions faire un séjour dans la jungle. Auriez-vous des agences à prix raisonnable à nous conseiller ? Faut-il réserver à l'avance ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco pour faire notre choix ? Est-il possible d'aller de Cuzco à Puerto Maldonado en bus de nuit ? Quelle compagnie ? Pouvons-nous concilier un séjour "trois jours-deux nuits" avec un vol Puerto Maldonado-Lima en fin de matinée le 3e jour (quelle compagnie aérienne pour PM-Lima ?) ?
Pour finir, dernière question, à la fin de notre séjour, il devrait nous rester trois jours sur Lima, auriez-vous des conseils d'excusion aux alentours (sur un ou deux jours) ? Paracas (pas les îles seulement la réserve) mérite-t-elle un "tel périple AR" depuis Lima ?
Voilà, si vous avez des astuces, bons plans ou remarques, nous sommes preneurs. Et surtout, merci d'avance pour votre aide ! Ce forum est une mine d'informations !
Mon copain et moi partons au Pérou pour trois semaines en mai et nous sommes en pleine réflexion sur notre itinéraire qui prend la forme suivante pour le moment : Lima (1,5 jour), Arequipa (2,5 jours), Titicaca (3 jours), Cuzco et Vallée sacrée (7 jours), jungle (3 jours) et Lima (3,5 jours).
Tout d'abord, nous nous demandons si à cette période de l'année il est nécessaire de réserver les bus, trains, hôtels et Machu Picchu à l'avance ou si nous pouvons voir sur place. Par exemple, pour le Machu Picchu, devons-nous impérativement réserver nos billets avant notre départ ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco (où nous arrivons 3-4 jours avant la date de visite prévue) ? Idem pour les transports et hébergements, pouvons-nous nous permettre de laisser place à l'improvisation ?
Sinon nous avons des interrogations sur la logistique transport. • Existe-t-il des bus de nuit entre Arequipa et Puno ? Quelles compagnies ? Est-il nécessaire de réserver ? • Nous souhaitons aller sur la péninsule de Capachica et/ou sur l'île d'Amantani (en prévoyant deux nuits chez l'habitant). Comment concilier arrivée à Puno, trajet (terrestre ou maritime) vers Capachica, transfert vers Amantani et retour à Puno ? • Même question que précédemment, existe-t-il des bus de nuit entre Puno et Cuzco ? Quelles compagnies ? Nous avons un peu peur du bus "touristique" de jour qui fait des arrêts intermédiaires, nous craignons que ça soit trop à la chaîne. Des retours ? • Pour accéder au Machu Picchu autrement, nous sommes tentés d'associer un colectivo entre Cuzco et Santa Teresa, puis la marche le long de la voie ferrée de Hidroélectrica à Aguas Calientes. L'itinéraire est-il suffisamment "balisé" pour qu'on puisse nous débrouiller en solo ? Auriez-vous des conseils ? • Pour visiter la Vallée sacrée, nous comptons prendre des colectivos et autres combis pour aller d'un site à l'autre est-ce faisable ? Comment s'y prendre ? • Enfin, nous aimerions faire un séjour dans la jungle. Auriez-vous des agences à prix raisonnable à nous conseiller ? Faut-il réserver à l'avance ou pouvons-nous attendre d'être à Cuzco pour faire notre choix ? Est-il possible d'aller de Cuzco à Puerto Maldonado en bus de nuit ? Quelle compagnie ? Pouvons-nous concilier un séjour "trois jours-deux nuits" avec un vol Puerto Maldonado-Lima en fin de matinée le 3e jour (quelle compagnie aérienne pour PM-Lima ?) ?
Pour finir, dernière question, à la fin de notre séjour, il devrait nous rester trois jours sur Lima, auriez-vous des conseils d'excusion aux alentours (sur un ou deux jours) ? Paracas (pas les îles seulement la réserve) mérite-t-elle un "tel périple AR" depuis Lima ?
Voilà, si vous avez des astuces, bons plans ou remarques, nous sommes preneurs. Et surtout, merci d'avance pour votre aide ! Ce forum est une mine d'informations !
bonjour,
on part pour le Pérou en Novembre. on prévoit d'y rester 4 semaines et de faire Lima, cusco, puno, Arequipa, nasca et ....Iquitos. Il nous reste 5 jours pour faire Iquitos. est ce raisonnable? est ce possible?
d'avance merci
Hola la gente!
Je suis actuellement en voyage seule au Perou et a ma grande surprise, je suis desesperee de voir a quel point il est difficile de sortir du circuit touristique normal...
Je ne suis qu'au tout debut de mon voyage, mais deja j'ai la sensation qu'il ne ressemblera pas a l'idee que je m'en faisais... Je pensais en effet, comme lors de mon voyage en Afrique de l'Ouest en 2007, rencontrer des locaux curieux d'echanger, ouvrant leur porte aux voyageurs... Au lieu de cela, je me rend compte que tous ont une certaine habitude a voir nos visages de blancs debarquer chez eux... Ca me met mal a l'aise ce tourisme massif!
Aussi je viens a vous savoir si a tout hasard vous connaitriez une association locale ou autre qui me permettrai de vivre des experiences humaines differentes des typiques visites touristiques...
Je suis actuellement a Paracas, je pense d'ici demain faire route sur Ica, puis (forcement) Cusco... Et ensuite, histoire d'etre certaine de rencontrer moins d'europeens, direction la foret Amazonnienne, dans le parc national de Manu...
Je poursuivrais mon voyage sur la Bolivie et j'avoue avoir espoir de passer du temps autour du Lac Titicaca ( certainement le cote le moins touristique des deux!) pour apprendre les techniques de constructions locales, avec les locaux.
N'hesitez pas a me donner toute information. Muchas gracias! Y hasta luego!
Je suis actuellement en voyage seule au Perou et a ma grande surprise, je suis desesperee de voir a quel point il est difficile de sortir du circuit touristique normal...
Je ne suis qu'au tout debut de mon voyage, mais deja j'ai la sensation qu'il ne ressemblera pas a l'idee que je m'en faisais... Je pensais en effet, comme lors de mon voyage en Afrique de l'Ouest en 2007, rencontrer des locaux curieux d'echanger, ouvrant leur porte aux voyageurs... Au lieu de cela, je me rend compte que tous ont une certaine habitude a voir nos visages de blancs debarquer chez eux... Ca me met mal a l'aise ce tourisme massif!
Aussi je viens a vous savoir si a tout hasard vous connaitriez une association locale ou autre qui me permettrai de vivre des experiences humaines differentes des typiques visites touristiques...
Je suis actuellement a Paracas, je pense d'ici demain faire route sur Ica, puis (forcement) Cusco... Et ensuite, histoire d'etre certaine de rencontrer moins d'europeens, direction la foret Amazonnienne, dans le parc national de Manu...
Je poursuivrais mon voyage sur la Bolivie et j'avoue avoir espoir de passer du temps autour du Lac Titicaca ( certainement le cote le moins touristique des deux!) pour apprendre les techniques de constructions locales, avec les locaux.
N'hesitez pas a me donner toute information. Muchas gracias! Y hasta luego!
bonjour à tous
Nous souhaitons faire un voyage de 15 jours au Pérou en mai 2008 pour 4 personnes. Je cherche a savoir s'il y a des agences sérieuses au Pérou pour organiser notre circuit.
Merci de vos réponses
Bonjour à toutes et à tous,
ma future femme et moi partons en voyage de noces au Pérou au mois d'Août prochain. Je sais que ce n'est pas la meilleure période mais pas le choix...
Nous arrivons à Lima le 11 Août en fin d'après-midi et repartons le 27 Août dans la soirée, donc autant dire que pour un pays comme le Pérou il va falloir jouer serrer... Etant donné que nous ne partons que 2 semaines nous avons décidé de faire la classique boucle Sud. Pour l'instant notre itinéraire précis n'est pas encore tout à fait décidé mais en gros voilà ce que nous souhaitons faire :
- Arrivée à Lima le 11 Août en fin de journée
- Départ tôt le matin du 12 Août pour Pisco, et petite escale à Tambo Colorado (est-ce un site intéressant ?) Puis Nazca
- Visite des lignes de Nazca le mercredi 13 Août puis bus de nuit direction Arequipa
- 14 et 15 Août : Arequipa (Fête d'Arequipa) et Laguna de Salinas
- 16 et 17 Août : Canyon de Colca et environs
- 18 Août : Puno et le Lac Titicaca
- 19 Août : Lac Titicaca direction La Paz
- 20 Août : La Paz
- 21 Août : Retour direction Puno, puis Cuzco
- 22, 23 et 24 Août : Cuzco, Machu Pichu et environs
- 25 Août : départ direction Lima
- 26 et 27 Août : Visite de Lima
- 27 Août au soir retour cers la France
Voilà à peu près ce que nous souhaitons faire.
Nous souhaitons avoir le plus d'avis et de conseils possibles concernant l'itinéraire, les sites que nous allons visiter (ceux que nous avons oublié ?), le temps consacré à chaque étape... etc
Merci d'avance pour toutes vos réponses...😉😉😉
ma future femme et moi partons en voyage de noces au Pérou au mois d'Août prochain. Je sais que ce n'est pas la meilleure période mais pas le choix...
Nous arrivons à Lima le 11 Août en fin d'après-midi et repartons le 27 Août dans la soirée, donc autant dire que pour un pays comme le Pérou il va falloir jouer serrer... Etant donné que nous ne partons que 2 semaines nous avons décidé de faire la classique boucle Sud. Pour l'instant notre itinéraire précis n'est pas encore tout à fait décidé mais en gros voilà ce que nous souhaitons faire :
- Arrivée à Lima le 11 Août en fin de journée
- Départ tôt le matin du 12 Août pour Pisco, et petite escale à Tambo Colorado (est-ce un site intéressant ?) Puis Nazca
- Visite des lignes de Nazca le mercredi 13 Août puis bus de nuit direction Arequipa
- 14 et 15 Août : Arequipa (Fête d'Arequipa) et Laguna de Salinas
- 16 et 17 Août : Canyon de Colca et environs
- 18 Août : Puno et le Lac Titicaca
- 19 Août : Lac Titicaca direction La Paz
- 20 Août : La Paz
- 21 Août : Retour direction Puno, puis Cuzco
- 22, 23 et 24 Août : Cuzco, Machu Pichu et environs
- 25 Août : départ direction Lima
- 26 et 27 Août : Visite de Lima
- 27 Août au soir retour cers la France
Voilà à peu près ce que nous souhaitons faire.
Nous souhaitons avoir le plus d'avis et de conseils possibles concernant l'itinéraire, les sites que nous allons visiter (ceux que nous avons oublié ?), le temps consacré à chaque étape... etc
Merci d'avance pour toutes vos réponses...😉😉😉
Bonjour à tous,
Je pars le 22/08 en solo, pour un voyage de 23 j au pérou.Je voudrais avoir vos avis, suggestions et conseils sur cet itinéraire.
22/08:départ de paris 23/08:arrivée lima 11h45 24/08:lima 'départ en bus pour paracas 25/08:visite des iles et de la réserve, bus en fin d' am pour l' oassis 26/08:oassis, départ pour nazca 27/08:survol des lignes le matin, (que faire dans le coin pour l' am)bus de nuit pour arépiqua 28/08:arépiqua 29/08:trek 3j canyon colca 31/08:retour sur arepiqua(bus de nuit pour puno ou attendre le lendemain matin?) 01/09:puno, am visite de sillustani(possible ou pas ?) 02/09:iles et nuit sur place (plutot laquelle armanti ou taquille?) 03/09:retour sur puno, départ en bus pour cuzco 04/09:cuzco 05/06/07/08:trek réservé du chemin de l' incas 09/09:vallée 10/09:vallée (quelle circuit ou étapes sur ces 2 j me conseillés vous, la nuit du 09 pas forcément à cuzco) 11/09:vol cuzco-lima, bus pour trujillo 12/09:trujillo 13/09:trujillo(alentours)bus de nuit pour lima(ou le matin du 14) 14/09:lima 15/09:départ sur paris 10h15
Merci de vos avis et iddées de modifications pour m' aider à affiner ce trajet sans courrir et avec cohérence. Enfin dernière question, dois maintenir trujillo ou le remplacer, soit vers une escapade vers coppacabana et la paz, ou sur la région de cuzco'ou un autre lieu dans le sud pérou.
Je pars le 22/08 en solo, pour un voyage de 23 j au pérou.Je voudrais avoir vos avis, suggestions et conseils sur cet itinéraire.
22/08:départ de paris 23/08:arrivée lima 11h45 24/08:lima 'départ en bus pour paracas 25/08:visite des iles et de la réserve, bus en fin d' am pour l' oassis 26/08:oassis, départ pour nazca 27/08:survol des lignes le matin, (que faire dans le coin pour l' am)bus de nuit pour arépiqua 28/08:arépiqua 29/08:trek 3j canyon colca 31/08:retour sur arepiqua(bus de nuit pour puno ou attendre le lendemain matin?) 01/09:puno, am visite de sillustani(possible ou pas ?) 02/09:iles et nuit sur place (plutot laquelle armanti ou taquille?) 03/09:retour sur puno, départ en bus pour cuzco 04/09:cuzco 05/06/07/08:trek réservé du chemin de l' incas 09/09:vallée 10/09:vallée (quelle circuit ou étapes sur ces 2 j me conseillés vous, la nuit du 09 pas forcément à cuzco) 11/09:vol cuzco-lima, bus pour trujillo 12/09:trujillo 13/09:trujillo(alentours)bus de nuit pour lima(ou le matin du 14) 14/09:lima 15/09:départ sur paris 10h15
Merci de vos avis et iddées de modifications pour m' aider à affiner ce trajet sans courrir et avec cohérence. Enfin dernière question, dois maintenir trujillo ou le remplacer, soit vers une escapade vers coppacabana et la paz, ou sur la région de cuzco'ou un autre lieu dans le sud pérou.
Le courrier que nous vous adressons EST moins un récit de voyage ou d'une demande de renseignements qu'une alerte.
En effet, étant de "vieilles" habituées du Pérou, nous sommes d'année en année et au fur et à mesure de nos séjours, consternés par la pollution à la fois écologique et économique provoquée par Le lobby industriel du tourisme au Pérou.
Cela en devient démentiel ! Au Macchu Picchu au mois d'Août des masses énormes de tourisme commencent à laisser l'empreinte du saccage, les touristes font n'importe quoi, nous en avons même vu grimper sur les murets du "quartier des fontaines". Le site perd de son mystère et de sa solidité .
D'autre part nous avons upu apprécier aprés 3 jours de marche de trekking éprouvant, le merveilleux site de CHOQUEQUIRAO dont 30 % seulement a été dégagé de la végététion, et répétorié par les archéologues (Français et Péruviens).
Mais nous avons appris par les agences locales, les guides, la population de Cachora qu'il est fortement question de créer un gigantesque complexe touristique de luxe dans cette région (qui s'appellera "Parque de Vilcabamba") qui consiste à tracer une route le long de l'Apurimac, fleuve torrentiel fortement encaissé dans ce relief montagneux entre deux parois abruptes de montagne,
Ce projet consiste de même à créer un piste hélico (par la société COPESCO) directement sur le site archéologique de Choquequirao, pour transporter par hélicoptères, de la vallée au site, ce genre de touristes qui veulent tout sans effort et dans Le confort maximum. Il est d'autre part question de faire construire pas un, mais, des téléphériques.
La conséquence de ce projet de complexe touristique de luxe est qu'une région magnifique dont la population vit en harmonie avec son environnement va être défigurée par :
- Le tracet d'une route qui défigurera à jamais Le canyon de l'Apurimac,
- Des aller-retours d'hélicoptères et l'activité des téléphériques qui ne pourront
que polluer et détruire l'écosystème de la montagne et souiller Le site,
- Des hôtels de luxe à la mode occidentale qui auront délocalisé toute la population d'origine.
Ce projet risque fort de ruiner l'économie de cette région dont la population vit du tourisme du trekking. Que deviendront les muletiers, qui louent leurs chevaux et mules aux trekkeurs, les cuisiniers qui accompagnent les trekkeurs et qui à l'heure Des bivouacs les régalent de leur savoir faire extraordinaire dans la préparation de la cuisine locale, que deviendront les petits propriétaires Des campements très soucieux de l'environnement de "leur" montagne (Casa masama, Chikista, Santa Rosa etc...) qui permettent aux aventuriers de la marche de planter leurs tentes pour une somme dérisoire, que deviendra Le village de Cachora qui de l'heure vit dans la sérénité et la paix. Déjà des promoteurs peu scrupuleux, en vue de ce projet de tourisme, tente de spolier les terres des petits paysans locaux en leur proposant d'acheter leurs lopins de terre à un prix bien inférieur au coût réel.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Bonjour à tous
J'aimerais avoir votre avis sur cet itinéraire
Nous partons 60 jours au Pérou et Bolivie. Notre itinéraire a déjà bien avancé mais nous avons parfois des doutes sur la réalisation de certaines étapes en terme de temps et de faisabilités.
Y a-t-il des étapes trop courtes ou trop longues selon vous dans notre itinéraire?
Y a t-il des lieux et visites "immanquable" que nous aurions oublié sur notre parcours?
J'ai mis souligné les partis du circuit ou je manque de renseignement, où je me pose des question sur comment le faire : seul ou avec une agence en circuit organisé...??
Voyage Pérou 2012
Jour 1 : 30 juin : Vol Paris – Lima : Horaire :Départ de Paris, Arrivée à Lima : 15H55
Nuit en chambre d’hôte
JOUR 2 : 1 juillet : Visite ville de Lima
JOUR 3 : 2 juillet : Transfert vers Pisco : Temps de trajet : 3H30
Visite réserve Nationale Paracas
Nuit à Pisco
JOUR 4 : 3 juillet Visite îles Ballestas, départ tôt le matin
Ensuite réserve Paracas (suite)
Nuit à Pisco
JOUR 5 : 4 juillet Départ pour Nazca, Temps de trajet : 4 heures en bus
Puis Visite de la ville de Nazca : Cimetière de Chanchilla, Réserve naturel Panjas Galeras
Nuit à Nazca
JOUR 6 : 5 juillet : Visite des lignes de Nazca : tôt la matin
Soit en avion?
Soit depuis le mirador?
Départ en soirée pour Abancay (altitude : 2378m), Temps de trajet : 10 Heures de bus de nuit
Ou si pas possible : départ direct pour Cuzco (altitude : 3326m)
JOUR 7 : 6 juillet : A Abancay
Journée d’acclimatation : Balade, Visite de la ville, Repos
Nuit à Abancay
JOUR 8 : 7 juillet : Départ pour Cuzco au environ de 6 heures.
Temps de trajet : 4 heures de bus
Puis acclimatation à l’altitude : Repos, Visite de la ville : diverses musée à voir
JOUR 9 : 8 juillet
Visite de la vallée sacrée : Pisac, Chinchero, Ollantaytambo, Urunbambo
Soit seul soit avec un circuit organisé.
Nuit à Cuzco
JOUR 10 : 9 juillet : Départ pour le trek de l’inca
JOUR 11 : 10 juillet : Trek de l’inca
JOUR 12 : 11 juillet : Trek de l’inca
JOUR 13 : 12 juillet : Visite Machu Pichu
Retour à Cuzco en train. Nuit à Cuzco
JOUR 14 : 13 juillet
Matin : repos
Avion pour Aréquipa, Nuit à Aréquipa :
JOUR 15 : 14 juillet : Visite de la ville
Nuit à Aréquipa : chambre d’hôte
JOUR 16 : 15 juillet : Départ pour Cabanaconde : Temps de trajet : 6H
Prendre le premier bus au environ de 5 heure, s’arrêter à Cruz del Condor
Puis 2 heures de marche jusqu’à Cabanaconde
Nuit : Cabanaconde (ou camping)
JOUR 17 : 16 juillet : Trek dans le cayon Del Colca
Descente et trek le premier jour
Nuit en camping au fond du cayon.
JOUR 18 : 17 juillet : Remonté du cayon, trek dans le cayon
Nuit à Cabanaconde
JOUR 19 : 18 juillet : Matin : repos
Aller à Chivay : Retour à Puno : Départ possible uniquement vers 13H 30 de Chivay
Arrivée en fin d’après-midi à Puno
Nuit à Puno
JOUR 20 : 19 juillet : Visite de la ville de Puno
Visite des sites de Sillustani et Cutinbo
Nuit à Puno
JOUR 21 : 20 juillet
Départ pour la péninsule de Capachita : bus pour Llachon, puis Ferry pour île de Taquile ou Amantani ??
Visite de l’île de Amantani
Nuit sur l’île.
JOUR 22 : 21 juillet
Suite de la visite de l’île d’Amantani, Puis visite de l’île Uros
Retour à Puno : Nuit à Puno
JOUR 23 : 22 juillet : Départ pour Copacabana :
Soit direct : 3 heures de bus : Soit en combi : Visite des villages sur le trajet : Icho, Chucuito, Luquina Chico, Juli, Ponata.
Nuit à Copacabana (altitude : 3800m)
JOUR 24 : 23 juillet : Randonnée jusqu’à Yampupata
Puis traversée vers Ila del sol :
Soit Yumani
Soit Cha’llapampa
Nuit sur l’ila del Sol
JOUR 25 : 24 juillet
Traversée de l’ila del Sol
(Puis visite de l’ila de la Luna ??)
Retour Copacabana : Nuit à Copacabana : si possible même hôtel que le premier jour
JOUR 26 : 25 juillet : Départ pour La Paz au environ de 13H30 : Temps de trajet : 3H30 de bus.
Nuit à La Paz (Altitude : 3636m)
JOUR 27 : 26 juillet : Visite de la ville, Marché d’El Alto
Nuit à La Paz
JOUR 28 : 27 juillet : Visite du site Tiwanaku : 1H30 de bus pour y aller
Puis repos ou visite de la ville
Départ pour coroico : 2 heures de trajet
Nuit à Coroico
JOUR 29 : 28 juillet : Journée repos et balade à Coroico
Nuit à Coroico
JOUR 30 : 29 juillet : Retour à Lapaz : 3H de trajet
Départ pour Cochabamba en avion
Nuit à Cochabamba
JOUR 31 : 30 juillet : Visite de la ville
Nuit à Cochabamba
JOUR 32 : 31 juillet : Départ pour le parc Toro Toro : seul ou avec un circuit organisé??
JOUR 33 : 1 août : Parc Toro Toro
JOUR 34 : 2 août : Retour Cochabamba
Nuit à Cochabamba
JOUR 35 : 3 août :Départ pour parc Sajama, en passant par Patacamaya y aller par bus pour Lapaz puis bus pour Sajama : entre 12H et 13H.
Temps de trajet : 4 à 5 heures pour Patacamaya, puis 3H30 à pour Sajama
Nuit à Sajama
JOUR 36 : 4 août : Visite du parc
Soit seul soit avec une agence depuis La Paz.)
Nuit à Sajama
JOUR 37 : 5 août : Visite du parc Sajama
Puis passage au Chili jusqu’à Parinacota ou Lago Changari
Nuit en Camping dans le parc Lauca au Chili
JOUR 38 : 6 août
Visite du parc Lauca : Laguna Changari…
Nuit à Putre
JOUR 39 : 7 août : Départ pour Arica
Arrivée au environ de 14H : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa Ou Repos
Nuit à Arica
JOUR 40 : 8 août : Visite du musée Arquéologico San Miguel de Azapa, Ou si fait la veille : Départ pour Iquique et visite de la ville
Nuit à Iquique
JOUR 41 : 9 août : Visite d’Humberstone
Nuit à Iquique
JOUR 42 : 10 août : Départ pour San Pedro De Atacama
Si possible enchaîner avec Visite en soirée de la vallée de la luna.
Nuit à San Pedro De Atacama
JOUR 43 : 11 août : Visite des Geysers El Tatio
Et Vallée de la Lune si pas fait la veille.
Nuit à San Pedro de Atacama
JOUR 44 : 12 août : Visite des lagunes de Miscanti et Miniques
Nuit à San Pedro de Atacama
JOUR 45 : 13 août Départ pour la Salar d’Uyuni depuis San Pedro De Atacama
JOUR 46 : 14 août : Salar d’Uyuni
JOUR 47 : 15 août : Salar d’Uyuni
Nuit à Uyuni
JOUR 48 : 16 août : Bus pour Potosi : Départ vers 10 heures : Temps de trajet : 6 heures de bus.
Puis repos, visite de la ville.
Nuit à Potosi
JOUR 49 : 17 août : Visite des mines : une matinée : environ 4 à 5 heures de visites.
Puis visite de la ville
Nuit à Potosi
JOUR 50 : 18 août
Visite de la laguna Kari Kari
Ou du lac Ojo del Inca : lac à 30°C.
Nuit à Potosi
JOUR 51 : 19 août
Bus pour Sucre : Temps de trajet : 3H de bus : très belle route
Visite de la ville : Musée, Parque Cretacio (dinosaure)
Nuit à Sucre
JOUR 52 : 20 août
Départ pour un trek dans la cordillère Los Frailes :seul ou avec une agence??
Départ pour Chataqila en bus
Puis marche jusqu’à Chaunaca, voir jusqu’à Maragua (5 à 6 heures de marche).
Nuit (à Chaunaca ou) à Maragua
JOUR 53 : 20 août : Marche jusqu’à Potolo
Nuit à Potolo
JOUR 54 : 22 août : Retour à Sucre depuis Potolo,
Nuit à Sucre.
JOUR 55 : 23 août : Visite de la ville de Sucre, Visite village alentour
Nuit à Sucre
JOUR 56 : 24 août : Avion pour Santa Cruz
Visite de la ville
Nuit à Santa Cruz
JOUR 57 : 25 août : Départ pour le parc Amboro
Départ pour Samaipata : visite El Fuerte
Nuit à Samaipata
JOUR 58 : 26 août
Visite du parc Amboro : seul ou en circuit organisé?
Nuit à Samaipata
JOUR 59 : 27 août : Retour à Santa Cruz en fin d’après midi
Nuit à Santa Cruz
JOUR 60 : 28 août
Départ pour Buenos Aires
JOUR 61 : 29 août : Buenos Aires
JOUR 62 : 30 août : Buenos Aires
JOUR 63 : 31 août : Départ pour paris : 17H05
Arrivée le 1 septembre à 11H
Merci d'avance pour votre aide Mickaël
Merci d'avance pour votre aide Mickaël
Bonjour,
Ma soeur française vivant à LONDRES s'est rendue au PEROU faire une trekking via une agence anglaise spécilaisée (ds le trekking, je suis tres inquiéte car je n'ai pas de ces nouvelles depuis le 15/08, date à laquelle a eu lieu le tremblement de terre. Elle ne m'a pas communique le nom de l 'agence de voyage anglaise spécialisée ds le trekking qui a organisé ce voyage en groupe, de ce fait je me trouve ds l impossiblite de contacter cette agence qui aurait pu me donner des informations, savoir si tt allait bien pour ma soeur. Je sais bien il serait incroyable q une personne anglaise lise ce message et q elle m^me est un frere, un ami parti au perou de londres avec ces m^me indications, j'aimerais juste conniatre les lieux ou pourraient être ma soeur en sachant q elle est arrivée samedi 11/08 et pour une durée de 3 semaines pour un trekking, j'espere de tt mon coeur q elle etait eloignée de la côte, et q à cette heure elle n a pêtre pas connaissance encore de ce qui s est passé ou du moins est saine et sauve. MERCI POUR VOS REPONSES --
Ma soeur française vivant à LONDRES s'est rendue au PEROU faire une trekking via une agence anglaise spécilaisée (ds le trekking, je suis tres inquiéte car je n'ai pas de ces nouvelles depuis le 15/08, date à laquelle a eu lieu le tremblement de terre. Elle ne m'a pas communique le nom de l 'agence de voyage anglaise spécialisée ds le trekking qui a organisé ce voyage en groupe, de ce fait je me trouve ds l impossiblite de contacter cette agence qui aurait pu me donner des informations, savoir si tt allait bien pour ma soeur. Je sais bien il serait incroyable q une personne anglaise lise ce message et q elle m^me est un frere, un ami parti au perou de londres avec ces m^me indications, j'aimerais juste conniatre les lieux ou pourraient être ma soeur en sachant q elle est arrivée samedi 11/08 et pour une durée de 3 semaines pour un trekking, j'espere de tt mon coeur q elle etait eloignée de la côte, et q à cette heure elle n a pêtre pas connaissance encore de ce qui s est passé ou du moins est saine et sauve. MERCI POUR VOS REPONSES --
Bonjour,
Pour notre voyage de noce nous avons prévu le pérou. Voici ce que nous propose une agence locale. qu'en pensez vous? qu'enlever? rajouter?
Jour 1: ... /LIMA A l'arrivée transfert et installation à l'hôtel.
Jour 2: LIMA /PARACAS (Service privé) Petit déjeuner et transfert au terminal terrestre et départ pour Paracas en bus touristique (durée trajet environ 3h) Dans l’après-midi, excursion à la réserve naturelle de Paracas, avec ses eaux bleues et transparentes, plages paradisiaques, rochers escarpés, formations rocheuses creusées par la mer et le vent, dans un lieu où l'eau se mélange aux dunes, au sable et au désert c'est la seule zone protégée du pays qui inclut la mer. Dans la zone vivent des espèces comme les loups de mer, les pingouins de Humboldt, le chat marin ou chingungo, dauphins et plus de 200 espèces d'oiseaux migrateurs entre eux, le condor andin et les flamants (Phoenicopterus chilensis). Soirée libre, logement à l’hôtel pour la nuit.
Jour 3: PARACAS /NAZCA (Service SIC avec guide parlant français) Petit déjeuner. Dans la matinée, visite en bateau des Îles Ballestas, où nous pourrons observer des loups de mer, des pélicans, des pingouins et des oiseaux marins. Au retour, nous pourrons voir le "Chandelier", une figure gigantesque (183m de haut) dessinée sur la falaise par un peuple mystérieux. Suite à l’excursion aux îles, départ vers Nazca en voiture privée (durée trajet : environ 2h30). En route, vous vous arrêterez pour découvrir le superbe oasis de Huacachina entouré de dunes de sables vierge. Arrivée à Nazca dans l’après midi et installation à l'hôtel.(service privé)
Jour 4: NAZCA /AREQUIPA Petit déjeuner. Dans la matinée, survol en avion de l'un des grands mystères de l'humanité les lignes de Nazca, des gigantesques hiéroglyphes gravés dans la terre sur une surface de 500km.2, paysage lunatique. 15h00, départ en bus touristique vers Arequipa (9 heures approximativement) en traversant les déserts et les vallées de la côte. Arrivée à Arequipa, transfert et installation à l’hôtel.
Jour 5: AREQUIPA (Service privé) Petit déjeuner. Matinée libre. Nous vous recommandons de vous reposer quelques heures à votre arrivée, pour que le système respiratoire s'habitue progressivement au manque d'oxygène dû au changement d’altitude (2300m d’altitude) et nous vous conseillons de boire beaucoup de liquide. Dans l'après-midi, visite de la ville dominée par le Misti (5 821 m), volcan au sommet enneigé, avec ses maisons coloniales construites en sillar, pierre volcanique blanche; La Plaza de Armas, de style colonial est superbe, La Cathédrale, L'église de la Compania, avec l'une des plus belles façades sculptées du Pérou. Ensuite, visite du monastère de Santa Catalina dont les allées aux couleurs éclatantes contrastent avec l'austérité des intérieurs. Retour à l’hôtel
Jour 6: AREQUIPA /PUNO Petit déjeuner. Départ vers Puno en bus touristique (environ 5h de route), traversée de majestueux paysages et de villages typiques de la cordillère des Andes en route vous pouvez observer le plus précieux des camélidés sud-américains, la Vigogne (Vicugna), dont la fibre est la plus fine et la plus cotée du marché international, le lama et l'alpaca. (Altitude Puno: 3800m). Arrivée à Puno, transfert et installation à l'hôtel.
Nous vous conseillons de prévoir d’emmener à boire et à manger pour le voyage puisque vous trouverez très peu de magasin sur la route
Jour 7: LAC TITICACA /ILES UROS //TAQUILE /PUNO (service SIC avec guide parlant français) Petit déjeuner. Dans la matinée, excursion en bateau à travers le lac Titicaca, visite des îles d’Uros uniques îles flottantes construites avec la "Totora", sorte de roseaux qu'ils utilisent également pour la construction de leurs barques. Vous continuerez votre voyage en bateau jusqu'à l'île "Taquile ici les habitants qui parlent Quechua, ont développé un système social unique et efficace, ainsi que des techniques manuelles de tissage héritées de génération en génération. Retour à Puno dans l'après-midi. Déjeuner sur l’ile Taquile. Nuit à l'hôtel
Jour 8: PUNO /CUSCO(service SIC) Petit déjeuner. Départ dans la matinée pour Cusco en bus touristique, traversée de majestueux paysages et de villages typiques de la cordillère des Andes. En route, vous visiterez Raqchi où vous pourrez apprécier le spectaculaire Sanctuaire Inca du dieu Wiracocha et Andahuaylillas. Arrivée à Cusco en fin d’après midi, transfert et installation à l’hôtel. (Altitude Cusco : 3400m) Déjeuner inclus.
Jour 9: CUSCO (service privé) Petit déjeuner. La matin, visite de la ville: la Cathédrale, chef d'œuvre de l'art colonial péruvien, le temple du soleil "Qoricancha", édifié sur l'emplacement du plus bel édifice Inca, La Place d'Armes. Ensuite vous vous rendrez aux ruines des environs. Sacsayhuaman, (la forteresse géante des Incas), Qenqo (sanctuaire rupestre); Puca-Pucara, (forteresse rouge); Tambomachay et sa fontaine (le Bain de l'Inca). Après-midi libre afin que vous puissiez vous promener librement à travers les rue de Cusco et que vous vous imprégniez de l’ambiance de la ville.
Jour 10 : CUSCO/VALLÉE SACRÉE DES INCAS/OLLANTAYTAMBO (service privé) Petit déjeuner. Excursion toute la journée dans la Vallée Sacrée des Incas. Départ le matin en voiture privée. Vous commencerez par la visite de Pisac, de son superbe site archéologique et de son marché artisanal typique où vous aurez l'opportunité de trouver les meilleurs prix en négociant avec les vendeurs. Ensuite vous visiterez l'incroyable forteresse d'Ollantaytambo (centre militaire, religieux et agricole durant l'époque de l'Empire Inca). Logement dans un hôtel à Ollantaytambo
Jour 11 : OLLANTAYTAMBO / MACHUPICCHU/ CUSCO (service privé) Petit déjeuner. A l'aube, transfert à la gare et départ en train pour Machu Picchu (durée 3 heures et demie). À l'arrivée, vous prendrez le bus pour monter au site archéologique. Visite guidée de la mystérieuse citadelle Inca. Vous visiterez la place d'Armes, la Tour Circulaire, les habitations royales, le temple des trois fenêtres et plusieurs lieux. Ensuite vous aurez le temps de vous promener à travers les ruines. Dans l'après-midi, retour en train à Cusco et installation à l'hôtel.
Jour 12: Cusco /Puerto Maldonado /Tambopata (service SIC) Petit déjeuner. Transfert à l’aéroport et départ pour Puerto Madonado, arrivée à la ville écologique de Puerto Maldonado, réception et transfert. Votre guide naturaliste vous accueillera à l'aéroport et vous conduira en canoë à moteur par la rivière vers le Lodge. Pendant le trajet, vous verrez la végétation passer de zones déboisées à des zones de forêt vierge. Un pique-nique est prévu à bord. À l'arrivée vous serez accueillis avec un verre de bienvenue et vous rencontrerez le reste du personnel. En fin d'après-midi, vous irez faire une balade d'introduction en "terra firme" derrière le Lodge, dominée par les noyers du brésil géants et les Diptéryx. Les mammifères souvent rencontrés sur ce sentier sont les tamarins, les capucins noirs, les agoutis, les pacas. Il n'est pas rare également de rencontrer des papillons Morpho, des trogons, des toucans et plein d'autres espèces d'oiseaux. Après le dîner, vous aurez l'occasion d'aller à la rencontre de la faune mystérieuse nocturne. À peu près la moitié des animaux de la forêt tropicale n'est active que de nuit Déjeuner, dîner
Jour 13: randonnée au Lac Condenado (service SIC) Après le petit-déjeuner, votre guide naturaliste vous emmènera de nouveau en canoë motorisé pour un court trajet vers le départ du sentier et vous commencerez une exploration matinale à pied et en canoë à rame du réseau lacustre de Condenado riche en vie aquatique et en oiseaux. Une famille de loutre géante vit dans la région du lac et y est souvent observée et les oiseaux abondent. Pensez à prendre votre chapeau et votre crème solaire parce qu'il n'y a pas d'ombre sur l'eau. Vous serez de retour au Lodge à l'heure pour le déjeuner. L'après-midi est réservée à l'exploration de la forêt voisine du Lodge (avec ou sans votre guide), à la détente et la baignade dans le Gallucunca un ruisseau clair et frais à côté du Lodge ou à visiter notre tour de canopée sur laquelle on monte avec des cordes et des harnais. On peut y observer la forêt d'en haut et les orchidées de près ainsi que de nombreuses espèces de plantes et d'animaux rarement vus près du sol (coût supplémentaire). À la tombée du jour vous irez chercher les caïmans et d'autres animaux nocturnes en canoë le long de la rivière. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner
Jour 14: randonnée vers le lac Sachavacayoc (lac tapir). (service SIC) Après un petit-déjeuner matinal, vous prendrez le bateau avec votre guide pour vous rendre au départ du sentier. Vous entreprenez alors un chemin plus long qui mène à un lac caché spectaculaire, qui exige la traversée de ruisseaux et de terrains marécageux, en passant le long de Kapokiers géants (rois de la jungle) qui sont nombreux dans cette partie de la forêt. En chemin, votre guide vous explique d'autres aspects de la forêt et de ses animaux. Une fois au lac, il est possible d'observer le caïman noir et les loutres géantes. Nous revenons pour le déjeuner. L'après-midi est réservé à la détente et à la baignade. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner
Jour 15: Puerto Maldonado/ Lima (service SIC) Petit-déjeuner Après un départ aux aurores vous repartez sur votre canoë vers Puerto Maldonado et vous pourrez admirer un superbe lever de soleil sur la rivière. Guettez la faune matinale qui est particulièrement active à cette heure. On entend fréquemment les singes hurleurs alors qu'ils délimitent leur territoire. À Puerto Maldonado, votre guide se chargera de toutes les formalités d'aéroport avant votre départ. Arrivée à Lima, Tour à travers Lima Colonial, vous parcourrez le centre historique de la ville, vous pourrez apprécier la Place d’Armes, la Place San Martin, le Palais du Gouvernement, la Basilic Cathédrale, le Palais archiépiscopal et Municipal, les vieilles rues et maisons s coloniales de Lima puis nous visiterons les catacombes de San Francisco et la Cathédrale.
Jour 16 : LIMA / …. Petit déjeuner Transfert à l’aéroport pour le vol international.
PRIX PAR PERSONNE: 1793.00€ Minimum 2 personnes Note : Lors des excursions qui s’effectueront en service SIC, vous serez accompagnés d’un groupe (environ 10 à 15 personnes) et vous aurez un guide parlant anglais ou espagnol. En revanche, lors des excursions mentionnées en service privé nous ne serez que vous 3 accompagnés d’un guide parlant français.
Quelques précisions :
1.Seuls les repas spécifiquement indiqués dans le programme sont inclus dans le prix.
2.Les guides changent dans chaque ville, d'une part parce qu'ils sont spécialisés, d'autre part parce que la loi péruvienne interdit à un guide de travailler sur tout le territoire national et impose que le guide soit un guide local (C'est d'ailleurs également le cas dans un certain nombre d'autres pays).
3.Le paiement des arrhes, soit 50 % doit se faire 45 jours avant le départ, le reste est payable peu avant le départ ou à l'arrivée à Lima selon le mode de paiement que vous choisissez.
Toutefois, tenez compte du fait que la réservation n'est ferme qu'au versement des arrhes et si vous voyagez en haute saison et que vous attendez le dernier moment, il risque de ne plus y avoir de place dans le train pour le Machu Picchu où la possibilité d'y transporter le voyageur est limitée (le transport ou pour le moins la dernière partie du transport se fait en train avec nécessité de réserver et il n'y a pas autant de trains qu'en France). Et plus vous vous rapprochez de la date de départ, moins de chambres sont libres dans les hôtels, donc il se pourrait que nous devions prévoir un autre hôtel que les hôtels habituels. Donc merci de veiller à garder une marge de manœuvre.
LE PRIX COMPREND: · L'hôtel 3 étoiles en double ou matrimoniale avec petit déjeuner · Les repas mentionnés dans le programme. · Les guides en anglais, en espagnol ou en français · Les transferts depuis ou pour l'aéroport, les gares routière. · Les voyages en bus touristique ou en voiture privée · Le voyage en train touristique BACKPACKER pour le Machu Picchu · Les vols internes · Les entrées aux sites archéologiques et musées. · L'assistance de notre organisation durant tout le voyage.
LE PRIX NE COMPREND PAS : · Le vol international · Taxes d'aéroports nationales (environ 5$) et internationales (environ 31$) · Les excès d'équipages (25kg d’acceptés dans les vols internes) · Les nuits d'hôtel supplémentaires en cas d'annulation de vol, de train ou de bus pour toute cause en dehors de notre responsabilité. · Les dépenses personnelles et extra. · ** Le prix ci-dessus ne comprend aucune assurance; il est conseillé au voyageur de contracter la ou les assurances nécessaires pour couvrir les frais de soins, d'hospitalisation et de rapatriement en cas d'accident ou de problème médical, ainsi que des frais qui pourraient résulter de la mise en cause de la responsabilité pénale ou civile du voyageur.
Pour notre voyage de noce nous avons prévu le pérou. Voici ce que nous propose une agence locale. qu'en pensez vous? qu'enlever? rajouter?
Jour 1: ... /LIMA A l'arrivée transfert et installation à l'hôtel.
Jour 2: LIMA /PARACAS (Service privé) Petit déjeuner et transfert au terminal terrestre et départ pour Paracas en bus touristique (durée trajet environ 3h) Dans l’après-midi, excursion à la réserve naturelle de Paracas, avec ses eaux bleues et transparentes, plages paradisiaques, rochers escarpés, formations rocheuses creusées par la mer et le vent, dans un lieu où l'eau se mélange aux dunes, au sable et au désert c'est la seule zone protégée du pays qui inclut la mer. Dans la zone vivent des espèces comme les loups de mer, les pingouins de Humboldt, le chat marin ou chingungo, dauphins et plus de 200 espèces d'oiseaux migrateurs entre eux, le condor andin et les flamants (Phoenicopterus chilensis). Soirée libre, logement à l’hôtel pour la nuit.
Jour 3: PARACAS /NAZCA (Service SIC avec guide parlant français) Petit déjeuner. Dans la matinée, visite en bateau des Îles Ballestas, où nous pourrons observer des loups de mer, des pélicans, des pingouins et des oiseaux marins. Au retour, nous pourrons voir le "Chandelier", une figure gigantesque (183m de haut) dessinée sur la falaise par un peuple mystérieux. Suite à l’excursion aux îles, départ vers Nazca en voiture privée (durée trajet : environ 2h30). En route, vous vous arrêterez pour découvrir le superbe oasis de Huacachina entouré de dunes de sables vierge. Arrivée à Nazca dans l’après midi et installation à l'hôtel.(service privé)
Jour 4: NAZCA /AREQUIPA Petit déjeuner. Dans la matinée, survol en avion de l'un des grands mystères de l'humanité les lignes de Nazca, des gigantesques hiéroglyphes gravés dans la terre sur une surface de 500km.2, paysage lunatique. 15h00, départ en bus touristique vers Arequipa (9 heures approximativement) en traversant les déserts et les vallées de la côte. Arrivée à Arequipa, transfert et installation à l’hôtel.
Jour 5: AREQUIPA (Service privé) Petit déjeuner. Matinée libre. Nous vous recommandons de vous reposer quelques heures à votre arrivée, pour que le système respiratoire s'habitue progressivement au manque d'oxygène dû au changement d’altitude (2300m d’altitude) et nous vous conseillons de boire beaucoup de liquide. Dans l'après-midi, visite de la ville dominée par le Misti (5 821 m), volcan au sommet enneigé, avec ses maisons coloniales construites en sillar, pierre volcanique blanche; La Plaza de Armas, de style colonial est superbe, La Cathédrale, L'église de la Compania, avec l'une des plus belles façades sculptées du Pérou. Ensuite, visite du monastère de Santa Catalina dont les allées aux couleurs éclatantes contrastent avec l'austérité des intérieurs. Retour à l’hôtel
Jour 6: AREQUIPA /PUNO Petit déjeuner. Départ vers Puno en bus touristique (environ 5h de route), traversée de majestueux paysages et de villages typiques de la cordillère des Andes en route vous pouvez observer le plus précieux des camélidés sud-américains, la Vigogne (Vicugna), dont la fibre est la plus fine et la plus cotée du marché international, le lama et l'alpaca. (Altitude Puno: 3800m). Arrivée à Puno, transfert et installation à l'hôtel.
Nous vous conseillons de prévoir d’emmener à boire et à manger pour le voyage puisque vous trouverez très peu de magasin sur la route
Jour 7: LAC TITICACA /ILES UROS //TAQUILE /PUNO (service SIC avec guide parlant français) Petit déjeuner. Dans la matinée, excursion en bateau à travers le lac Titicaca, visite des îles d’Uros uniques îles flottantes construites avec la "Totora", sorte de roseaux qu'ils utilisent également pour la construction de leurs barques. Vous continuerez votre voyage en bateau jusqu'à l'île "Taquile ici les habitants qui parlent Quechua, ont développé un système social unique et efficace, ainsi que des techniques manuelles de tissage héritées de génération en génération. Retour à Puno dans l'après-midi. Déjeuner sur l’ile Taquile. Nuit à l'hôtel
Jour 8: PUNO /CUSCO(service SIC) Petit déjeuner. Départ dans la matinée pour Cusco en bus touristique, traversée de majestueux paysages et de villages typiques de la cordillère des Andes. En route, vous visiterez Raqchi où vous pourrez apprécier le spectaculaire Sanctuaire Inca du dieu Wiracocha et Andahuaylillas. Arrivée à Cusco en fin d’après midi, transfert et installation à l’hôtel. (Altitude Cusco : 3400m) Déjeuner inclus.
Jour 9: CUSCO (service privé) Petit déjeuner. La matin, visite de la ville: la Cathédrale, chef d'œuvre de l'art colonial péruvien, le temple du soleil "Qoricancha", édifié sur l'emplacement du plus bel édifice Inca, La Place d'Armes. Ensuite vous vous rendrez aux ruines des environs. Sacsayhuaman, (la forteresse géante des Incas), Qenqo (sanctuaire rupestre); Puca-Pucara, (forteresse rouge); Tambomachay et sa fontaine (le Bain de l'Inca). Après-midi libre afin que vous puissiez vous promener librement à travers les rue de Cusco et que vous vous imprégniez de l’ambiance de la ville.
Jour 10 : CUSCO/VALLÉE SACRÉE DES INCAS/OLLANTAYTAMBO (service privé) Petit déjeuner. Excursion toute la journée dans la Vallée Sacrée des Incas. Départ le matin en voiture privée. Vous commencerez par la visite de Pisac, de son superbe site archéologique et de son marché artisanal typique où vous aurez l'opportunité de trouver les meilleurs prix en négociant avec les vendeurs. Ensuite vous visiterez l'incroyable forteresse d'Ollantaytambo (centre militaire, religieux et agricole durant l'époque de l'Empire Inca). Logement dans un hôtel à Ollantaytambo
Jour 11 : OLLANTAYTAMBO / MACHUPICCHU/ CUSCO (service privé) Petit déjeuner. A l'aube, transfert à la gare et départ en train pour Machu Picchu (durée 3 heures et demie). À l'arrivée, vous prendrez le bus pour monter au site archéologique. Visite guidée de la mystérieuse citadelle Inca. Vous visiterez la place d'Armes, la Tour Circulaire, les habitations royales, le temple des trois fenêtres et plusieurs lieux. Ensuite vous aurez le temps de vous promener à travers les ruines. Dans l'après-midi, retour en train à Cusco et installation à l'hôtel.
Jour 12: Cusco /Puerto Maldonado /Tambopata (service SIC) Petit déjeuner. Transfert à l’aéroport et départ pour Puerto Madonado, arrivée à la ville écologique de Puerto Maldonado, réception et transfert. Votre guide naturaliste vous accueillera à l'aéroport et vous conduira en canoë à moteur par la rivière vers le Lodge. Pendant le trajet, vous verrez la végétation passer de zones déboisées à des zones de forêt vierge. Un pique-nique est prévu à bord. À l'arrivée vous serez accueillis avec un verre de bienvenue et vous rencontrerez le reste du personnel. En fin d'après-midi, vous irez faire une balade d'introduction en "terra firme" derrière le Lodge, dominée par les noyers du brésil géants et les Diptéryx. Les mammifères souvent rencontrés sur ce sentier sont les tamarins, les capucins noirs, les agoutis, les pacas. Il n'est pas rare également de rencontrer des papillons Morpho, des trogons, des toucans et plein d'autres espèces d'oiseaux. Après le dîner, vous aurez l'occasion d'aller à la rencontre de la faune mystérieuse nocturne. À peu près la moitié des animaux de la forêt tropicale n'est active que de nuit Déjeuner, dîner
Jour 13: randonnée au Lac Condenado (service SIC) Après le petit-déjeuner, votre guide naturaliste vous emmènera de nouveau en canoë motorisé pour un court trajet vers le départ du sentier et vous commencerez une exploration matinale à pied et en canoë à rame du réseau lacustre de Condenado riche en vie aquatique et en oiseaux. Une famille de loutre géante vit dans la région du lac et y est souvent observée et les oiseaux abondent. Pensez à prendre votre chapeau et votre crème solaire parce qu'il n'y a pas d'ombre sur l'eau. Vous serez de retour au Lodge à l'heure pour le déjeuner. L'après-midi est réservée à l'exploration de la forêt voisine du Lodge (avec ou sans votre guide), à la détente et la baignade dans le Gallucunca un ruisseau clair et frais à côté du Lodge ou à visiter notre tour de canopée sur laquelle on monte avec des cordes et des harnais. On peut y observer la forêt d'en haut et les orchidées de près ainsi que de nombreuses espèces de plantes et d'animaux rarement vus près du sol (coût supplémentaire). À la tombée du jour vous irez chercher les caïmans et d'autres animaux nocturnes en canoë le long de la rivière. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner
Jour 14: randonnée vers le lac Sachavacayoc (lac tapir). (service SIC) Après un petit-déjeuner matinal, vous prendrez le bateau avec votre guide pour vous rendre au départ du sentier. Vous entreprenez alors un chemin plus long qui mène à un lac caché spectaculaire, qui exige la traversée de ruisseaux et de terrains marécageux, en passant le long de Kapokiers géants (rois de la jungle) qui sont nombreux dans cette partie de la forêt. En chemin, votre guide vous explique d'autres aspects de la forêt et de ses animaux. Une fois au lac, il est possible d'observer le caïman noir et les loutres géantes. Nous revenons pour le déjeuner. L'après-midi est réservé à la détente et à la baignade. Petit-déjeuner, déjeuner, dîner
Jour 15: Puerto Maldonado/ Lima (service SIC) Petit-déjeuner Après un départ aux aurores vous repartez sur votre canoë vers Puerto Maldonado et vous pourrez admirer un superbe lever de soleil sur la rivière. Guettez la faune matinale qui est particulièrement active à cette heure. On entend fréquemment les singes hurleurs alors qu'ils délimitent leur territoire. À Puerto Maldonado, votre guide se chargera de toutes les formalités d'aéroport avant votre départ. Arrivée à Lima, Tour à travers Lima Colonial, vous parcourrez le centre historique de la ville, vous pourrez apprécier la Place d’Armes, la Place San Martin, le Palais du Gouvernement, la Basilic Cathédrale, le Palais archiépiscopal et Municipal, les vieilles rues et maisons s coloniales de Lima puis nous visiterons les catacombes de San Francisco et la Cathédrale.
Jour 16 : LIMA / …. Petit déjeuner Transfert à l’aéroport pour le vol international.
PRIX PAR PERSONNE: 1793.00€ Minimum 2 personnes Note : Lors des excursions qui s’effectueront en service SIC, vous serez accompagnés d’un groupe (environ 10 à 15 personnes) et vous aurez un guide parlant anglais ou espagnol. En revanche, lors des excursions mentionnées en service privé nous ne serez que vous 3 accompagnés d’un guide parlant français.
Quelques précisions :
1.Seuls les repas spécifiquement indiqués dans le programme sont inclus dans le prix.
2.Les guides changent dans chaque ville, d'une part parce qu'ils sont spécialisés, d'autre part parce que la loi péruvienne interdit à un guide de travailler sur tout le territoire national et impose que le guide soit un guide local (C'est d'ailleurs également le cas dans un certain nombre d'autres pays).
3.Le paiement des arrhes, soit 50 % doit se faire 45 jours avant le départ, le reste est payable peu avant le départ ou à l'arrivée à Lima selon le mode de paiement que vous choisissez.
Toutefois, tenez compte du fait que la réservation n'est ferme qu'au versement des arrhes et si vous voyagez en haute saison et que vous attendez le dernier moment, il risque de ne plus y avoir de place dans le train pour le Machu Picchu où la possibilité d'y transporter le voyageur est limitée (le transport ou pour le moins la dernière partie du transport se fait en train avec nécessité de réserver et il n'y a pas autant de trains qu'en France). Et plus vous vous rapprochez de la date de départ, moins de chambres sont libres dans les hôtels, donc il se pourrait que nous devions prévoir un autre hôtel que les hôtels habituels. Donc merci de veiller à garder une marge de manœuvre.
LE PRIX COMPREND: · L'hôtel 3 étoiles en double ou matrimoniale avec petit déjeuner · Les repas mentionnés dans le programme. · Les guides en anglais, en espagnol ou en français · Les transferts depuis ou pour l'aéroport, les gares routière. · Les voyages en bus touristique ou en voiture privée · Le voyage en train touristique BACKPACKER pour le Machu Picchu · Les vols internes · Les entrées aux sites archéologiques et musées. · L'assistance de notre organisation durant tout le voyage.
LE PRIX NE COMPREND PAS : · Le vol international · Taxes d'aéroports nationales (environ 5$) et internationales (environ 31$) · Les excès d'équipages (25kg d’acceptés dans les vols internes) · Les nuits d'hôtel supplémentaires en cas d'annulation de vol, de train ou de bus pour toute cause en dehors de notre responsabilité. · Les dépenses personnelles et extra. · ** Le prix ci-dessus ne comprend aucune assurance; il est conseillé au voyageur de contracter la ou les assurances nécessaires pour couvrir les frais de soins, d'hospitalisation et de rapatriement en cas d'accident ou de problème médical, ainsi que des frais qui pourraient résulter de la mise en cause de la responsabilité pénale ou civile du voyageur.
Bonjour à tous,
Mon amie et moi partons au Pérou fin août jusqu’à mi-septembre (un vingtaine de jours) et comptons voyager dans le Nord du pays. Ayant déjà consulté plusieurs discussions sur le sujet et sur conseil de Chachapoya, nous envisageons l’itinéraire suivant :
Lima - Trujillo (1 ou 2 jours) - Chiclayo (1 ou 2 jours) - Chachapoyas (une semaine) – Leimebamba - Cajamarca (1 jour) - * -Huaraz (4 ou 5 jours) - * - Lima
Les astérisques sont placés aux endroits qui nous posent un peu problème à l’heure actuelle. Je m’explique : nous voudrions aller à Huaraz (pour y passer une petite semaine et faire un trek ou deux) en revenant de la région de Chachapoyas, mais nous ne savons pas s’il est possible (en particulier dans le temps qui nous est disponible) de rejoindre la cordillère blanche en restant dans les terres sans repasser par Trujillo. Nous retournerions ensuite vers Lima par Cerro de Pasco et La Oroya si c’est faisable en assez peu de temps.
Notre parcours vous semble-t-il réalisable ? Le trouvez-vous équilibré en ce qui concerne le temps passé aux différents endroits (les durées sont estimées largement) ? Avez-vous d’autres suggestions ?
Merci de vos réponses, et à bientôt.
Mon amie et moi partons au Pérou fin août jusqu’à mi-septembre (un vingtaine de jours) et comptons voyager dans le Nord du pays. Ayant déjà consulté plusieurs discussions sur le sujet et sur conseil de Chachapoya, nous envisageons l’itinéraire suivant :
Lima - Trujillo (1 ou 2 jours) - Chiclayo (1 ou 2 jours) - Chachapoyas (une semaine) – Leimebamba - Cajamarca (1 jour) - * -Huaraz (4 ou 5 jours) - * - Lima
Les astérisques sont placés aux endroits qui nous posent un peu problème à l’heure actuelle. Je m’explique : nous voudrions aller à Huaraz (pour y passer une petite semaine et faire un trek ou deux) en revenant de la région de Chachapoyas, mais nous ne savons pas s’il est possible (en particulier dans le temps qui nous est disponible) de rejoindre la cordillère blanche en restant dans les terres sans repasser par Trujillo. Nous retournerions ensuite vers Lima par Cerro de Pasco et La Oroya si c’est faisable en assez peu de temps.
Notre parcours vous semble-t-il réalisable ? Le trouvez-vous équilibré en ce qui concerne le temps passé aux différents endroits (les durées sont estimées largement) ? Avez-vous d’autres suggestions ?
Merci de vos réponses, et à bientôt.
Bonjour à tous,
je vous propose un petit retour après notre voyage au Pérou en juillet 2016, voyage en indépendant, préparé à partir de ce forum, d'internet, du Lonely Planet et du Guide du Routard.
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Notre itinéraire (tout à fait classique).
-7-07 départ de Lyon pour Lima via Montréal et Toronto avec Air Canada -8-07 arrivée à Lima -9-07 de Lima à Paracas en passant par Chincha -10-07 îles Ballestas / réserve naturelle de Paracas / Huacachina -11-07 de Huacachina à Puerto Inka en passant par Palpa et Nazca -12-07 de Puerto Inka à Arequipa -13 et 14-07 Arequipa -15-07 de Arequipa à Yanque en passant par Sibayo -16 et 17-07 Yanque / canon de Colca -18-07 de Yanque à Chucuito (lac Titicaca) -19-07 péninsule de Chucuito (lac Titicaca) -20-07 de Chucuito à Llachon (lac Titicaca) en passant par Sillustani -21-07 Llachon / péninsule de Capachica (lac Titicaca) -22-07 de Llachon à Sicuani -23-07 de Sicuani à Pisac en passant par Andahuaylillas -24-07 Pisac / de Pisac à Ollantaytambo -25-07 Ollantaytambo / train de Ollantaytambo à Aguas Calientes -26-07 Machu Picchu / retour en train à Ollantaytambo -27-07 de Ollantaytambo à Chinchero en passant par Salinas, Moray, Maras -28-07 Chinchero et ses environs -29-07 de Chinchero à Cuzco / Cuzco -30 et 31-07 Cuzco -1er-08 de Cuzco à Lima / Lima -2-08 départ de Lima pour Lyon via Toronto et Frankfurt avec Air Canada -3-08 arrivée Lyon - -
Quelques commentaires sur les lieux visités.
La côte pacifique: l'itinéraire sur la "panamericana sur" offre des paysages souvent désertiques à la fois surprenants et tout à fait magnifiques. Les îles Ballestas et la réserve de Paracas restent très sympathiques à découvrir, même si en juillet la "garua" envahit le ciel et occulte donc largement la lumière du soleil. Huacachina est troublée par le vrombissement incessant des buggys qui "trimbalent" les touristes dans les dunes... Pour jouir du lieu peut-être faudrait-il partir à pied pour une ballade dans les dunes et s'éloigner de l'oasis un peu bruyante. Palpa et Nazca valent sans aucun doute le coup d’œil; nous nous sommes contentés de la découverte des lieux depuis les miradors et on y découvre le très beau paysage de plateau sur lequel sont dessinés les lignes et les géoglyphes. Puerto Inka est un "bout du monde" avec une ambiance particulière du fait de l'isolement et des vestiges bien intéressants. L'hôtel-camping est très correct pour l'hébergement, plutôt catastrophique pour la table.
Arequipa: avec 2 jours sur place, nous avions choisi d'une part de prendre un peu de temps pour l'acclimatation à l'altitude et d'autre part d'avoir la possibilité de flâner dans la ville; on peut bien sur visiter la ville en 1 journée. Les guides-papier parlent très bien des lieux à visiter, on retient quant à nous l'ambiance très sympa de la plaza de Armas et celle du marché...
Yanque et le canon de Colca: Yanque, malheureusement touché par le séisme de ce mois d'août, reste un village authentique (si je m'autorise à utiliser ce mot souvent sujet à débats), contrairement à d'autres villages que nous découvrirons plus tard dans la vallée sacrée comme Pisac par exemple. Nous avions une voiture de loc. et nous avons pu vadrouiller à loisir dans le canon et ses villages, rive droite ou gauche, et c'était franchement très beau. Nous avons beaucoup apprécié ces 2 jours dans la région du canon de Colca, avec la fête de la Virgen del Carmen à Cabanaconde, le marché de Chivay, les paysages impressionnants, la lumière du ciel et même le spot touristique trés fréquenté de la Cruz del Condor...
Le lac Titicaca: nous avons découvert le lac à travers deux lieux. Le 1er, Chucuito au bord du lac, encore un village tout à fait "authentique" et sa péninsule: en parcourant la péninsule on découvre de trés beaux paysages et la vie rurale des bords du Titicaca. Il est possible de séjourner à Liquina Chico, sur la péninsule, dans un gîte rurale d'une famille du village; nous aurions volontiers choisi cette formule. Le second lieu, Llachon, sur la péninsule de Capachica, au gîte d'une famille du village. Comment dire? C'était super; certes l'hébergement est un peu rustique mais la table est délicieuse, l'ambiance et les paysages magnifiques. Vraiment un très beau moment de notre voyage. Pour le Titicaca, nous avons squizzé les îles mais nous avons beaucoup aimé ce que les 2 péninsules nous ont offert et les ballades que nous avons faites. Et puis quand on se pose comme ça dans un lieu, on peut découvrir tranquillement la vie des personnes qui vivent là et c'est franchement intéressant, avec par exemple un matin à Llachon, un débat public entre villageois, sur la place du village, concernant la distribution et l'utilisation de l'eau.
Les églises baroques entre Sicuani et Pisac: très belles découvertes avec en plus et par chance, des églises "vivantes" puisque dans l'une il y avait une fête de village et dans l'autre un mariage, événements qui n'empêchaient absolument pas la visite des églises et de leurs superbes fresques.
Pisac: ce fut notre 1er site précolombien et nous avons franchement été très impressionnés en particulier par les terrasses. La rando qui permet de redescendre du site vers Pisac est bien sympa; un taxi pour monter au site, visite du site et retour dans la montagne vers Pisac. Le village lui-même est plutôt pas mal mais toute l'activité du lieu est tournée vers le tourisme: marché dit artisanal, restos, hôtels, ...etc... Ceci dit, c'est aussi cette activité touristique qui fait que l'on se sent bien accueilli, donc...
Ollantaytambo: mêmes commentaires que pour Pisac donc... finalement découverte plutôt sympa.
Machu Picchu: En préambule, un petit commentaire sur Aguas Calientes: passage obligé des touristes vers le MP, ce n'est qu'une "station" touristique, au niveau prix c'est donc un peu l'arnaque, pas de raison de s'y attarder. Le Machu Picchu, c'est très très beau! Allez-y et découvrez. Bien sur il y a un peu de monde, surtout entre 10h et 13-14h, mais le site est assez grand, et puis n'hésitez pas à prolonger la visite en 2ème partie d’après-midi... Je n'en dis pas plus, les guides-papier expliquent tout pour la logistique. Encore une fois, si vous passez par là, ouvrez grand les yeux et rêvez...
Salinas, Moray: voici 2 lieux absolument surprenants! Je dirai de manière un peu dithyrambique, à ne pas manquer, surtout que les paysages que l'on traverse pour rejoindre ces lieux sont superbes.
Chinchero: le village "récent" reste d'un intérêt limité mais très authentique (je me moque de moi-même), surtout que nous y sommes arrivés en fin de journée de la fête nationale! Par contre le site précolombien et le village plus ancien sont très intéressants à découvrir, avec en particulier une magnifique petite église construite sur les vestiges incas; cette visite peut s'envisager sur une demi-journée. Quant à nous, nous avons vadrouillé le reste de la journée dans la campagne environnante, en particulier autour d'un lac avec des paysages d'altiplano très beaux.
Cuzco: nous y avons passé 2 jours et demi, c'est un peu trop sans doute. Comme pour Arequipa, les guides-papier parleront mieux que moi de lieux à visiter et, comme pour Arequipa, une tendresse particulière pour la plaza de Armas et pour le marché... - -
Les hébergements:
Nous avons choisi des hébergements de plutôt bon niveau quand cela était possible (en moyenne 60-70 USD la nuit), plus modestes pour la région du lac Titicaca.
Si nous devions en conseiller un ou deux dans l'ordre de notre itinéraire... Lima > hostal El Patio Arequipa > La Casa de Mi Abuela (le top) Yanque > hotel Tradicion Colca Llachon > hospedaje Samary (Félix Turpo) Ollantaytambo > hostal Samanapaq - -
Les déplacements:
Malgré les commentaires glanés sur certains posts voire même dans les pages des guides-papier, nous avons choisi de louer une voiture. Certes c'est un peu cher, d'autant plus que pour accéder à certains itinéraires, j'avais choisi un 4x4 (Toyota RAV 4), mais c'est le prix d'une indépendance et d'une autonomie qui permettent à la fois de voyager à son rythme, vers des lieux parfois difficiles d'accès sans véhicule. La conduite au Pérou? Elle est un peu chaotique dans les villes mais pas vraiment rédhibitoire non plus. Deux règles s'imposent de mon point de vue pour la conduite en ville: rouler doucement et rester zen. Une 3ème: quant cela est nécessaire, s'imposer tout en douceur avec un peu de fermeté et très tranquillement, sachant que les règles de priorité sont très aléatoires. J'oubliais, un dernier conseil: plus qu'en France, avoir l’œil partout pour anticiper au mieux les manœuvres des véhicules alentour. Ceci étant dit, on pourrait croire que c'est un peu la quadrature du cercle? Encore une fois, en restant calme, tout se passe bien. Hors des villes, pas de souci particulier, sinon qu'il faut évidemment rester très vigilants lorsque l'on dépasse les camions un peu lents sur les routes de montagne. - -
Le climat:
Comme prévu journées tempérées (15 à un peu plus de 20 degrés) et nuits fraiches en fonction de l'altitude. - -
"Administrativement":
Rien à signaler de particulier que ce soit pour les formalités d'entrée ou de sortie, ou que ce soit lors des 2 ou 3 contrôles routiers tout à fait bienveillants. Une petite remarque: les lieux touristiques dans les villes sont très surveillés par une police touristique omniprésente; à aucun moment nous n'avons été "embêtés" ou nous ne nous sommes sentis "en danger", sachant que nous prenons les mesures d'usage que connaissent tous les touristes pour éviter d'éventuels ennuis. - - En conclusion de ce petit compte-rendu à caractère utilitaire, nous avons le sentiment d'avoir fait un très beau voyage, avec de nouvelles découvertes au-delà des représentations que l'on pouvait avoir avant de partir, des moments très variés, des paysages magnifiques, la surprise des sites incas admirés "de visu", les fêtes dans les villages, les couleurs, les costumes, des rencontres aussi, bref tout ce qui peut faire un voyage bien sympa...
Beaux voyages à tous!
Notre itinéraire (tout à fait classique).
-7-07 départ de Lyon pour Lima via Montréal et Toronto avec Air Canada -8-07 arrivée à Lima -9-07 de Lima à Paracas en passant par Chincha -10-07 îles Ballestas / réserve naturelle de Paracas / Huacachina -11-07 de Huacachina à Puerto Inka en passant par Palpa et Nazca -12-07 de Puerto Inka à Arequipa -13 et 14-07 Arequipa -15-07 de Arequipa à Yanque en passant par Sibayo -16 et 17-07 Yanque / canon de Colca -18-07 de Yanque à Chucuito (lac Titicaca) -19-07 péninsule de Chucuito (lac Titicaca) -20-07 de Chucuito à Llachon (lac Titicaca) en passant par Sillustani -21-07 Llachon / péninsule de Capachica (lac Titicaca) -22-07 de Llachon à Sicuani -23-07 de Sicuani à Pisac en passant par Andahuaylillas -24-07 Pisac / de Pisac à Ollantaytambo -25-07 Ollantaytambo / train de Ollantaytambo à Aguas Calientes -26-07 Machu Picchu / retour en train à Ollantaytambo -27-07 de Ollantaytambo à Chinchero en passant par Salinas, Moray, Maras -28-07 Chinchero et ses environs -29-07 de Chinchero à Cuzco / Cuzco -30 et 31-07 Cuzco -1er-08 de Cuzco à Lima / Lima -2-08 départ de Lima pour Lyon via Toronto et Frankfurt avec Air Canada -3-08 arrivée Lyon - -
Quelques commentaires sur les lieux visités.
La côte pacifique: l'itinéraire sur la "panamericana sur" offre des paysages souvent désertiques à la fois surprenants et tout à fait magnifiques. Les îles Ballestas et la réserve de Paracas restent très sympathiques à découvrir, même si en juillet la "garua" envahit le ciel et occulte donc largement la lumière du soleil. Huacachina est troublée par le vrombissement incessant des buggys qui "trimbalent" les touristes dans les dunes... Pour jouir du lieu peut-être faudrait-il partir à pied pour une ballade dans les dunes et s'éloigner de l'oasis un peu bruyante. Palpa et Nazca valent sans aucun doute le coup d’œil; nous nous sommes contentés de la découverte des lieux depuis les miradors et on y découvre le très beau paysage de plateau sur lequel sont dessinés les lignes et les géoglyphes. Puerto Inka est un "bout du monde" avec une ambiance particulière du fait de l'isolement et des vestiges bien intéressants. L'hôtel-camping est très correct pour l'hébergement, plutôt catastrophique pour la table.
Arequipa: avec 2 jours sur place, nous avions choisi d'une part de prendre un peu de temps pour l'acclimatation à l'altitude et d'autre part d'avoir la possibilité de flâner dans la ville; on peut bien sur visiter la ville en 1 journée. Les guides-papier parlent très bien des lieux à visiter, on retient quant à nous l'ambiance très sympa de la plaza de Armas et celle du marché...
Yanque et le canon de Colca: Yanque, malheureusement touché par le séisme de ce mois d'août, reste un village authentique (si je m'autorise à utiliser ce mot souvent sujet à débats), contrairement à d'autres villages que nous découvrirons plus tard dans la vallée sacrée comme Pisac par exemple. Nous avions une voiture de loc. et nous avons pu vadrouiller à loisir dans le canon et ses villages, rive droite ou gauche, et c'était franchement très beau. Nous avons beaucoup apprécié ces 2 jours dans la région du canon de Colca, avec la fête de la Virgen del Carmen à Cabanaconde, le marché de Chivay, les paysages impressionnants, la lumière du ciel et même le spot touristique trés fréquenté de la Cruz del Condor...
Le lac Titicaca: nous avons découvert le lac à travers deux lieux. Le 1er, Chucuito au bord du lac, encore un village tout à fait "authentique" et sa péninsule: en parcourant la péninsule on découvre de trés beaux paysages et la vie rurale des bords du Titicaca. Il est possible de séjourner à Liquina Chico, sur la péninsule, dans un gîte rurale d'une famille du village; nous aurions volontiers choisi cette formule. Le second lieu, Llachon, sur la péninsule de Capachica, au gîte d'une famille du village. Comment dire? C'était super; certes l'hébergement est un peu rustique mais la table est délicieuse, l'ambiance et les paysages magnifiques. Vraiment un très beau moment de notre voyage. Pour le Titicaca, nous avons squizzé les îles mais nous avons beaucoup aimé ce que les 2 péninsules nous ont offert et les ballades que nous avons faites. Et puis quand on se pose comme ça dans un lieu, on peut découvrir tranquillement la vie des personnes qui vivent là et c'est franchement intéressant, avec par exemple un matin à Llachon, un débat public entre villageois, sur la place du village, concernant la distribution et l'utilisation de l'eau.
Les églises baroques entre Sicuani et Pisac: très belles découvertes avec en plus et par chance, des églises "vivantes" puisque dans l'une il y avait une fête de village et dans l'autre un mariage, événements qui n'empêchaient absolument pas la visite des églises et de leurs superbes fresques.
Pisac: ce fut notre 1er site précolombien et nous avons franchement été très impressionnés en particulier par les terrasses. La rando qui permet de redescendre du site vers Pisac est bien sympa; un taxi pour monter au site, visite du site et retour dans la montagne vers Pisac. Le village lui-même est plutôt pas mal mais toute l'activité du lieu est tournée vers le tourisme: marché dit artisanal, restos, hôtels, ...etc... Ceci dit, c'est aussi cette activité touristique qui fait que l'on se sent bien accueilli, donc...
Ollantaytambo: mêmes commentaires que pour Pisac donc... finalement découverte plutôt sympa.
Machu Picchu: En préambule, un petit commentaire sur Aguas Calientes: passage obligé des touristes vers le MP, ce n'est qu'une "station" touristique, au niveau prix c'est donc un peu l'arnaque, pas de raison de s'y attarder. Le Machu Picchu, c'est très très beau! Allez-y et découvrez. Bien sur il y a un peu de monde, surtout entre 10h et 13-14h, mais le site est assez grand, et puis n'hésitez pas à prolonger la visite en 2ème partie d’après-midi... Je n'en dis pas plus, les guides-papier expliquent tout pour la logistique. Encore une fois, si vous passez par là, ouvrez grand les yeux et rêvez...
Salinas, Moray: voici 2 lieux absolument surprenants! Je dirai de manière un peu dithyrambique, à ne pas manquer, surtout que les paysages que l'on traverse pour rejoindre ces lieux sont superbes.
Chinchero: le village "récent" reste d'un intérêt limité mais très authentique (je me moque de moi-même), surtout que nous y sommes arrivés en fin de journée de la fête nationale! Par contre le site précolombien et le village plus ancien sont très intéressants à découvrir, avec en particulier une magnifique petite église construite sur les vestiges incas; cette visite peut s'envisager sur une demi-journée. Quant à nous, nous avons vadrouillé le reste de la journée dans la campagne environnante, en particulier autour d'un lac avec des paysages d'altiplano très beaux.
Cuzco: nous y avons passé 2 jours et demi, c'est un peu trop sans doute. Comme pour Arequipa, les guides-papier parleront mieux que moi de lieux à visiter et, comme pour Arequipa, une tendresse particulière pour la plaza de Armas et pour le marché... - -
Les hébergements:
Nous avons choisi des hébergements de plutôt bon niveau quand cela était possible (en moyenne 60-70 USD la nuit), plus modestes pour la région du lac Titicaca.
Si nous devions en conseiller un ou deux dans l'ordre de notre itinéraire... Lima > hostal El Patio Arequipa > La Casa de Mi Abuela (le top) Yanque > hotel Tradicion Colca Llachon > hospedaje Samary (Félix Turpo) Ollantaytambo > hostal Samanapaq - -
Les déplacements:
Malgré les commentaires glanés sur certains posts voire même dans les pages des guides-papier, nous avons choisi de louer une voiture. Certes c'est un peu cher, d'autant plus que pour accéder à certains itinéraires, j'avais choisi un 4x4 (Toyota RAV 4), mais c'est le prix d'une indépendance et d'une autonomie qui permettent à la fois de voyager à son rythme, vers des lieux parfois difficiles d'accès sans véhicule. La conduite au Pérou? Elle est un peu chaotique dans les villes mais pas vraiment rédhibitoire non plus. Deux règles s'imposent de mon point de vue pour la conduite en ville: rouler doucement et rester zen. Une 3ème: quant cela est nécessaire, s'imposer tout en douceur avec un peu de fermeté et très tranquillement, sachant que les règles de priorité sont très aléatoires. J'oubliais, un dernier conseil: plus qu'en France, avoir l’œil partout pour anticiper au mieux les manœuvres des véhicules alentour. Ceci étant dit, on pourrait croire que c'est un peu la quadrature du cercle? Encore une fois, en restant calme, tout se passe bien. Hors des villes, pas de souci particulier, sinon qu'il faut évidemment rester très vigilants lorsque l'on dépasse les camions un peu lents sur les routes de montagne. - -
Le climat:
Comme prévu journées tempérées (15 à un peu plus de 20 degrés) et nuits fraiches en fonction de l'altitude. - -
"Administrativement":
Rien à signaler de particulier que ce soit pour les formalités d'entrée ou de sortie, ou que ce soit lors des 2 ou 3 contrôles routiers tout à fait bienveillants. Une petite remarque: les lieux touristiques dans les villes sont très surveillés par une police touristique omniprésente; à aucun moment nous n'avons été "embêtés" ou nous ne nous sommes sentis "en danger", sachant que nous prenons les mesures d'usage que connaissent tous les touristes pour éviter d'éventuels ennuis. - - En conclusion de ce petit compte-rendu à caractère utilitaire, nous avons le sentiment d'avoir fait un très beau voyage, avec de nouvelles découvertes au-delà des représentations que l'on pouvait avoir avant de partir, des moments très variés, des paysages magnifiques, la surprise des sites incas admirés "de visu", les fêtes dans les villages, les couleurs, les costumes, des rencontres aussi, bref tout ce qui peut faire un voyage bien sympa...
Beaux voyages à tous!
Un court feedback sur mon voyage en solo au Pérou en aout 2013. Si mon expérience peut profiter a quelqu'un tant mieux.
Lima arrivée a Lima sans encombre le dimanche 4 aout. La plaza des armas est jolie , malgré la présence exceptionnelle de policiers partout. je loge pas tres loin de celle-ci a l'hotel espana. un lieu recommandable. je passe deux jours a Lima, c'est peut être un jour de trop , comme bcp de capitale , je ne trouve pas celle-ci super. je décide de partir pour Cusco. je booke avec une agence un vol interne pour un départ le lendemain (prix un peu plus de 100$US)
Cusco Je quitte donc la grisaille de Lima pour un super temps a Cusco. pas un nuage , la journée je me balade en T shirt. Un taxi un peu gourmand sur le prix de la course m’emmène dans une guesthouse bien particulière le Loki Hostel. recommandé par le Lonely Planet avec le commentaire suivant: "bon endroit pour manger , boire , faire la fête et des rencontres mais peut etre pas pour dormir". effectivement c'est un lieu de fête avec un grand bar avec animations tous les soirs jusque 2h du mat, c'est un chouette endroit malgré que certaines chambres manquent de calme. Ils ont leur propre agence de voyage en interne: Loki Travel. j'y booke un tour de la vallée sacrée et un package pour le Machu Picchu de 4 jours pour un départ deux jours après. ça s'appelle "L'inca Jungle Trek" (détails a venir) Je prend un peu de temps pour visiter la ville, et par le lendemain pour un tour dans la Vallée Sacrée (Pisac , Saqsayhuaman, Ollamtaytambo, ...) malgré de longues heures de bus , je ne regrette pas mon investissement, ce sont de chouettes endroits pour découvrir la civilisation inca.
Inca Jungle Trek c'est un package que bcp d'agences proposent sur place , mais j'ai particulièrement appréciée le staff de Loki travel. Il 'agit de rejoindre et visiter le Machu Picchu en 4 jours au travers de plusieurs activités.
-1er jour: montée en bus a 4300m puis descente en Velo sur route jusqu'a la jungle a 2500m. puis marche pour rejoindre un Lodge dans la jungle pour y passer la nuit, possibilité optionnelle et payante de faire du rafting(gare aux moustiques). premiere journee extraordinaire, j'ai particulièrement apprecié le velo , c'est pas tres physique (90% de descente) et tres bien sécurisé. attention toutefois au mal de l'altitude, j'ai pas été concerné mais pour les gens a qui ça arrive, c'est pas très agréable. mais pas possible de savoir si on va être touché avant d'y être.
-2eme jour: Rando de 7heures a la fois dans la jungle et sur des chemins incas. paysages magnifiques. pas trop de difficultés , a part peut être a certains endroits il ne faut pas trop avoir le vertige. Les incas appréciaient apparemment les chemins étroits et a flanc de montagnes. ça se termine par une baignade aux sources d'eau chaudes a Santa Theresa. très relaxant. puis nuit dans un guesthouse sommaire mais confortable.
-3eme jour: Zip line , il s'agit de traverser a plusieurs reprises une rivière en Tyrolienne. sympa malgré que je connaissais deja. puis marche le long du chemin de fer pour rejoindre Agua Calientes dans la soirée. la sensation d'apercevoir les premières pierres du Machu Picchu depuis tout en bas est extraordinaire , tout le monde est euphorique. souper tôt, puisque lever tôt le lendemain pour l'ascension du sentier menant a la cité inca.
-4eme jour: le grand jour! , lever a 4h pour être a 5h a l’entrée du bas du MP. puis ascension ardue (en tout cas pour moi ) de 1h45 pour atteindre l’entrée du Machu Picchu. grande satisfaction personnelle d’être monté a pied pour decouvrir un lieu qui se mérite. visite de la cité , puis ascension du Machu Picchu Montana (a 3000m) pour avoir un panoramique époustouflant. montée très ardue pour moi ( + de 2h sur des marches bien pentues) mais ça vaut vraiment l'effort. puis retour a Agua Calientes dans l'aprem pour rentrer a Cusco en train + bus.
bilan , je suis ravi de ces 4 jours , ca restera un de mes meilleurs souvenirs de voyages , pourtant je n'en suis vraiment pas a mon premier voyage. j'ai payé 260$us , je ne regrette rien , j'y retourne volontiers demain. bons moments , belles découvertes , belles rencontres...
A suivre , trip de 4 jours dans la jungle , Lac Titicaca , Arequipa et la cote Pacifique.
Lima arrivée a Lima sans encombre le dimanche 4 aout. La plaza des armas est jolie , malgré la présence exceptionnelle de policiers partout. je loge pas tres loin de celle-ci a l'hotel espana. un lieu recommandable. je passe deux jours a Lima, c'est peut être un jour de trop , comme bcp de capitale , je ne trouve pas celle-ci super. je décide de partir pour Cusco. je booke avec une agence un vol interne pour un départ le lendemain (prix un peu plus de 100$US)
Cusco Je quitte donc la grisaille de Lima pour un super temps a Cusco. pas un nuage , la journée je me balade en T shirt. Un taxi un peu gourmand sur le prix de la course m’emmène dans une guesthouse bien particulière le Loki Hostel. recommandé par le Lonely Planet avec le commentaire suivant: "bon endroit pour manger , boire , faire la fête et des rencontres mais peut etre pas pour dormir". effectivement c'est un lieu de fête avec un grand bar avec animations tous les soirs jusque 2h du mat, c'est un chouette endroit malgré que certaines chambres manquent de calme. Ils ont leur propre agence de voyage en interne: Loki Travel. j'y booke un tour de la vallée sacrée et un package pour le Machu Picchu de 4 jours pour un départ deux jours après. ça s'appelle "L'inca Jungle Trek" (détails a venir) Je prend un peu de temps pour visiter la ville, et par le lendemain pour un tour dans la Vallée Sacrée (Pisac , Saqsayhuaman, Ollamtaytambo, ...) malgré de longues heures de bus , je ne regrette pas mon investissement, ce sont de chouettes endroits pour découvrir la civilisation inca.
Inca Jungle Trek c'est un package que bcp d'agences proposent sur place , mais j'ai particulièrement appréciée le staff de Loki travel. Il 'agit de rejoindre et visiter le Machu Picchu en 4 jours au travers de plusieurs activités.
-1er jour: montée en bus a 4300m puis descente en Velo sur route jusqu'a la jungle a 2500m. puis marche pour rejoindre un Lodge dans la jungle pour y passer la nuit, possibilité optionnelle et payante de faire du rafting(gare aux moustiques). premiere journee extraordinaire, j'ai particulièrement apprecié le velo , c'est pas tres physique (90% de descente) et tres bien sécurisé. attention toutefois au mal de l'altitude, j'ai pas été concerné mais pour les gens a qui ça arrive, c'est pas très agréable. mais pas possible de savoir si on va être touché avant d'y être.
-2eme jour: Rando de 7heures a la fois dans la jungle et sur des chemins incas. paysages magnifiques. pas trop de difficultés , a part peut être a certains endroits il ne faut pas trop avoir le vertige. Les incas appréciaient apparemment les chemins étroits et a flanc de montagnes. ça se termine par une baignade aux sources d'eau chaudes a Santa Theresa. très relaxant. puis nuit dans un guesthouse sommaire mais confortable.
-3eme jour: Zip line , il s'agit de traverser a plusieurs reprises une rivière en Tyrolienne. sympa malgré que je connaissais deja. puis marche le long du chemin de fer pour rejoindre Agua Calientes dans la soirée. la sensation d'apercevoir les premières pierres du Machu Picchu depuis tout en bas est extraordinaire , tout le monde est euphorique. souper tôt, puisque lever tôt le lendemain pour l'ascension du sentier menant a la cité inca.
-4eme jour: le grand jour! , lever a 4h pour être a 5h a l’entrée du bas du MP. puis ascension ardue (en tout cas pour moi ) de 1h45 pour atteindre l’entrée du Machu Picchu. grande satisfaction personnelle d’être monté a pied pour decouvrir un lieu qui se mérite. visite de la cité , puis ascension du Machu Picchu Montana (a 3000m) pour avoir un panoramique époustouflant. montée très ardue pour moi ( + de 2h sur des marches bien pentues) mais ça vaut vraiment l'effort. puis retour a Agua Calientes dans l'aprem pour rentrer a Cusco en train + bus.
bilan , je suis ravi de ces 4 jours , ca restera un de mes meilleurs souvenirs de voyages , pourtant je n'en suis vraiment pas a mon premier voyage. j'ai payé 260$us , je ne regrette rien , j'y retourne volontiers demain. bons moments , belles découvertes , belles rencontres...
A suivre , trip de 4 jours dans la jungle , Lac Titicaca , Arequipa et la cote Pacifique.
Ma fille et son copain sont partit en treking dans le canyon de colca (Pérou). Impossible de les joindre, donc.
Quelqu'un pourrai-il me dire si la région a été touchée par le tremblement de terre ?
Merci de me répondre si vous avez des infos.
(une maman stressée par les images du Pérou)
Bonjour!
Je pars pour le Pérou dans une semaine! (Lima, Nazca, Arequipa, Puno, Cuzco...) J'aurais quelques questions et je vous serais bien reconnaissante si vous pouviez m'aider!
1) Tout d'abord, j'ai lu que les cartes de guichets automatiques fonctionnent bien là-bas, sauf que savez-vous si ça prend absolument un code secret (NIP) à 4 chiffres? Car j'ai une carte de la Caisse populaire Desjardins avec un code secret à 5 chiffres!! Est-ce que ça va fonctionner, selon vous??
2) Quelle est la température pendant le mois d'octobre? J'ai lu qu'il pouvait faire environ 20 degrés, mais ça ne me dit pas grand-chose... Quel type de manteau dois-je apporter? Et devrais-je apporter aussi gants et foulard? Fait-il vraiment plus froid le matin et le soir?
4) J'ai lu que le courant électrique était de 110v ou de 220v... Mais êtes-vous au courant si les embouts des appareils doivent être deux petites fiches rondes, comme en france? Ou bien deux fiches rectangulaires et plates comme au Canada?
3) Savez-vous si le tourisme a repris dans les région d'Ica et de Pisco, suite au tremblement de terre? Car je voulais bien aller visiter Ica et Huacachina, sauf qu'il paraît que c'est plutôt à éviter maintenant... Et aussi, qu'en est-il de la réserve de Paracas et des îles Islas Ballestas? Est-ce tout détruit? Et est-ce que les gens sont encore plus pauvre, suite au tremblement de terre, jusqu'à attaquer encore plus qu'avant les touristes? Bref, devrais-je, de Lima, aller directement à Nazca et passer tout droit devant cette région d'Ica-Pisco?
Merci infiniment! :)
Julie
1) Tout d'abord, j'ai lu que les cartes de guichets automatiques fonctionnent bien là-bas, sauf que savez-vous si ça prend absolument un code secret (NIP) à 4 chiffres? Car j'ai une carte de la Caisse populaire Desjardins avec un code secret à 5 chiffres!! Est-ce que ça va fonctionner, selon vous??
2) Quelle est la température pendant le mois d'octobre? J'ai lu qu'il pouvait faire environ 20 degrés, mais ça ne me dit pas grand-chose... Quel type de manteau dois-je apporter? Et devrais-je apporter aussi gants et foulard? Fait-il vraiment plus froid le matin et le soir?
4) J'ai lu que le courant électrique était de 110v ou de 220v... Mais êtes-vous au courant si les embouts des appareils doivent être deux petites fiches rondes, comme en france? Ou bien deux fiches rectangulaires et plates comme au Canada?
3) Savez-vous si le tourisme a repris dans les région d'Ica et de Pisco, suite au tremblement de terre? Car je voulais bien aller visiter Ica et Huacachina, sauf qu'il paraît que c'est plutôt à éviter maintenant... Et aussi, qu'en est-il de la réserve de Paracas et des îles Islas Ballestas? Est-ce tout détruit? Et est-ce que les gens sont encore plus pauvre, suite au tremblement de terre, jusqu'à attaquer encore plus qu'avant les touristes? Bref, devrais-je, de Lima, aller directement à Nazca et passer tout droit devant cette région d'Ica-Pisco?
Merci infiniment! :)
Julie
Le Perou a subi un terrible seisme et vit une catastrophe nationale. Les secours se dirigent vers la region d'Ica et genèrent un trafic supplementaire.
Et les affaires reprennent..........La compagnie SOYOUZ qui assure beaucoup de liaisons sur la cote Sud à pris la decision d'augmenter ses prix par 3 La HONTE, c'est ce qu'on appelle "la Solidarité"
Amis Péruviens, Amis voyageurs, ne tolerez pas cette façon de faire. D'autres compagnies font ce trajet, boycottez ces PROFITEURS ET OPPORTUNISTES
Los ninos HTTP://www.losninosdelsol.org
Et les affaires reprennent..........La compagnie SOYOUZ qui assure beaucoup de liaisons sur la cote Sud à pris la decision d'augmenter ses prix par 3 La HONTE, c'est ce qu'on appelle "la Solidarité"
Amis Péruviens, Amis voyageurs, ne tolerez pas cette façon de faire. D'autres compagnies font ce trajet, boycottez ces PROFITEURS ET OPPORTUNISTES
Los ninos HTTP://www.losninosdelsol.org
Je suis inquiète car mon mari Péruvien et moi avons de la famille au PEROU....Et je viens d'apprendre qu'il y a eu cette nuit un séisme très important de 8.5 sur l'echelle de richter...avec Sunami en préparation...
Quelqu'un est-il ds la région du nord, près de la mer ? CHIMBOTE, GUADALUPE, CHICLAYO et peut me donner des nouvelles....
Gd MERCI
Un semaine s'est passée après le terrible tremblement de terre qui a saccagé toute la region de Pisco.
La mobilisation nationale et internationale s'est mise en place . Les equipes de sauveteurs reviennent et racontent.
Déjà des rumeurs circulent sur l'entreposage et la non distribution de cette aide internationale.....un "REMAKE" pour ceux qui se souviennent du passé.....
http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?idrub=2&xml=070822172907.vvwviwhx.xml
Et pendant ce temps la population souffre, les enfants s'affaiblissent. Les promesses presidentielles de reconstruction seront-elles tenues? et surtout qui en beneficiera? Il est fort à parier que les plus pauvres ne seront pas concernés par ces mesures et, comme d'abitude, ils devront se debrouiller seuls
Nous avons entendu parler de Pisco, Chincha, Ica, Canete. Mais qui se preoccupe des petits Pueblos situés dans la région? Doit-on les oublier parce qu'ils n'attirent pas les touristes?
los ninos http://www.losninosdelsol.org
Déjà des rumeurs circulent sur l'entreposage et la non distribution de cette aide internationale.....un "REMAKE" pour ceux qui se souviennent du passé.....
http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?idrub=2&xml=070822172907.vvwviwhx.xml
Et pendant ce temps la population souffre, les enfants s'affaiblissent. Les promesses presidentielles de reconstruction seront-elles tenues? et surtout qui en beneficiera? Il est fort à parier que les plus pauvres ne seront pas concernés par ces mesures et, comme d'abitude, ils devront se debrouiller seuls
Nous avons entendu parler de Pisco, Chincha, Ica, Canete. Mais qui se preoccupe des petits Pueblos situés dans la région? Doit-on les oublier parce qu'ils n'attirent pas les touristes?
los ninos http://www.losninosdelsol.org
Ne voulant pas participer a la discussion en cours sur le forum Amerique du sud (car en train de degenerer en 5 messages...) mais, cependant, traitant du meme sujet, j ai donc poste mon message ici. Les moderateurs le deplaceront si necessaire.
Si vous regardez ou lisez les medias, vous n etes pas sans savoir que le sud du Perou a ete frappe par un violent seisme. Ne sachant pas quelle image en donnent les medias exterieurs (mis a part quelques vagues articles sur les journaux francais en ligne), je me propose d en parler ici. Mercredi, vers 18h40, un seisme de magnitude 7.5 ou 8 (les sources different) qui a dure 2 mins (mouvement horizontal et vertical) a eu lieu a 170 km au sud-ouest de Lima, dans l ocean pacifique. Il a ete ressenti jusqu en Equateur. Les villes les plus touchees ont ete Ica, Cañete et Pisco. Cette derniere est habitee par, environ, 130 000 - 150 000 personnes et a ete detruite a 80%. De nombreux villages environnant ont ete totalement rases, les constructions les plus humbles etant en adobe (briques de terre crue) et en quincha (parois de roseaux recouvertes de boues). Le bilan actuel est d environ 500 morts et 1500 blesses. Chiffres relativement faibles a la vue des degats et qui risque malheureusement d augmenter avec le temps. Le gouvernement d Alan Garcia n a pas demande d aide pour les secours. Seules une equipe de sauveteurs boliviens armee d un cocker et une equipe de pompiers sans frontieres venue d Espagne sont sur place. Ces derniers sont arrives aujourd hui. De nombreuses personnes sont encore ensevellies sous les decombres, notamment dans une eglise qui s est effondree et qui etait pleine au moment du seisme. Il faut ajouter a cela les villages un peu eloignes de la panamericaine sud ou les secours ne sont toujours pas arrives. La solidarite peruvienne est importante mais il manque de tout, surtout de l eau, des couvertures (les nuits sont tres froides l hiver dans le desert), de la nourriture, des tentes, ....bref tout ce dont les gens ont besoin dans ces cas la. Il manque aussi des cercueils dans certains endroits et des machines pour deblayer (l etat fait appel aux entreprises privees). La Panamericaine sud s est soulevee sur une longue portion ce qui a paralyse le transit qui est maintenant retabli grace a une deviation permettant ainsi, en plus du pont aerien, l acheminement de vivres, vetements, couvertures, ...Mais, certains villages de 1000 a 2000 habitants restent isoles. Au total, environ 80 000 personnes sont demunies de tout. Le seisme a fortement touche Lima, la capitale, mais les degats materiels et les deces sont tres faibles. C est un vrai miracle. J ai toujours cru que, dans cette ville, les panneaux "zone sure en cas de seisme" etaient une blague. Comme quoi, il ne faut pas trop se fier a l aspect des constructions. Un autre point, suite au seisme, un oleaje (petit raz de marre) a eu lieu sur toute la cote concernee. Certaines zone du quartier del Callao a Lima ont ete innondees ainsi que les quartiers de pecheurs de Pisco et des villages de pecheurs de la cote. Un nombre important d embarquations traditionelles a ete detruit les laissant ainsi sans travail. La principale economie de cette region du Perou etant la peche, notamment la peche du pejerrey. Bref, le bilan est lourd. Je sais bien que Pisco plage n a rien a voir avec les plages de la Thailande mais, si vous pouvez aider, n hesitez pas. Pour cela, evitez d envoyer de l aide directement via des associations francaises mais, plutot, via des associations directement implantees sur place qui, avec vos dons, acheteront de facon adaptee aux besoins et a l environnement. Comme toujours, se sera la reconstruction le plus long, le plus difficile, le plus couteux et c est generalement la periode ou tout le monde disparait.
Si vous regardez ou lisez les medias, vous n etes pas sans savoir que le sud du Perou a ete frappe par un violent seisme. Ne sachant pas quelle image en donnent les medias exterieurs (mis a part quelques vagues articles sur les journaux francais en ligne), je me propose d en parler ici. Mercredi, vers 18h40, un seisme de magnitude 7.5 ou 8 (les sources different) qui a dure 2 mins (mouvement horizontal et vertical) a eu lieu a 170 km au sud-ouest de Lima, dans l ocean pacifique. Il a ete ressenti jusqu en Equateur. Les villes les plus touchees ont ete Ica, Cañete et Pisco. Cette derniere est habitee par, environ, 130 000 - 150 000 personnes et a ete detruite a 80%. De nombreux villages environnant ont ete totalement rases, les constructions les plus humbles etant en adobe (briques de terre crue) et en quincha (parois de roseaux recouvertes de boues). Le bilan actuel est d environ 500 morts et 1500 blesses. Chiffres relativement faibles a la vue des degats et qui risque malheureusement d augmenter avec le temps. Le gouvernement d Alan Garcia n a pas demande d aide pour les secours. Seules une equipe de sauveteurs boliviens armee d un cocker et une equipe de pompiers sans frontieres venue d Espagne sont sur place. Ces derniers sont arrives aujourd hui. De nombreuses personnes sont encore ensevellies sous les decombres, notamment dans une eglise qui s est effondree et qui etait pleine au moment du seisme. Il faut ajouter a cela les villages un peu eloignes de la panamericaine sud ou les secours ne sont toujours pas arrives. La solidarite peruvienne est importante mais il manque de tout, surtout de l eau, des couvertures (les nuits sont tres froides l hiver dans le desert), de la nourriture, des tentes, ....bref tout ce dont les gens ont besoin dans ces cas la. Il manque aussi des cercueils dans certains endroits et des machines pour deblayer (l etat fait appel aux entreprises privees). La Panamericaine sud s est soulevee sur une longue portion ce qui a paralyse le transit qui est maintenant retabli grace a une deviation permettant ainsi, en plus du pont aerien, l acheminement de vivres, vetements, couvertures, ...Mais, certains villages de 1000 a 2000 habitants restent isoles. Au total, environ 80 000 personnes sont demunies de tout. Le seisme a fortement touche Lima, la capitale, mais les degats materiels et les deces sont tres faibles. C est un vrai miracle. J ai toujours cru que, dans cette ville, les panneaux "zone sure en cas de seisme" etaient une blague. Comme quoi, il ne faut pas trop se fier a l aspect des constructions. Un autre point, suite au seisme, un oleaje (petit raz de marre) a eu lieu sur toute la cote concernee. Certaines zone du quartier del Callao a Lima ont ete innondees ainsi que les quartiers de pecheurs de Pisco et des villages de pecheurs de la cote. Un nombre important d embarquations traditionelles a ete detruit les laissant ainsi sans travail. La principale economie de cette region du Perou etant la peche, notamment la peche du pejerrey. Bref, le bilan est lourd. Je sais bien que Pisco plage n a rien a voir avec les plages de la Thailande mais, si vous pouvez aider, n hesitez pas. Pour cela, evitez d envoyer de l aide directement via des associations francaises mais, plutot, via des associations directement implantees sur place qui, avec vos dons, acheteront de facon adaptee aux besoins et a l environnement. Comme toujours, se sera la reconstruction le plus long, le plus difficile, le plus couteux et c est generalement la periode ou tout le monde disparait.
Salut à tous,
On part dans 2 semaines au Pérou, on arrive le 31 à Lima.
Que peut on emmener pour aider la population touchée par le séisme?? A qui le donner??
Si vous avez des contacts sur place, on est prêt à aider, et à emmener tout ce qu'il faudra (dans la limite de ce que l'on peut prendre bien sur).
Merci pour eux
HoP








