De retour sur VF après plusieurs mois d'errance entre un road-trip en Afrique du Sud, un contrat en Guadeloupe, un voyage en Tanzanie et un déménagement surprise en Guyane... Je commence, enfin et parallèlement à la préparation de notre prochain voyage en Patagonie, le récit de notre voyage de 3 semaines en Alaska réalisé en Juillet 2018. 🙂
C'est un voyage que nous avons organisé 6 mois en avance.
Après deux longs voyages en Afrique australe nous aurions adoré remettre ça, mais cette année je ne pouvais pas partir plus de 3 semaines et nous nous sommes laissés dire que ce serait bien aussi de voir autre chose et de visiter de nouveaux continents.
Qu'a cela ne tienne !
Passionnés de faune sauvage et de grands espaces nous n'avons pas mit longtemps à nous décider et c'est tout naturellement vers le 49ème état des Etats Unis que nous nous sommes tournés.
L'Alaska ! L'Alaska et sa faune exceptionnelle qui font rêver bien des amoureux de nature.
Nous avons rapidement prit nos billets d'avions pour Anchorage et en avons profiter pour organiser une escale de 2 jours en Islande afin de visiter la péninsule de Reykjanes que nous n'avions pas pu explorer l'année passée pour cause de tempête de neige.
Nous avons décidé de partir en Juillet plutot qu'en Aout car c'est la période qui semblait la plus sèche (tout est relatif) et la plus propice à l'observation des célèbres grizzlys.
En entamant la préparation de notre voyage, nous nous sommes vite rendu compte qu'organiser un road-trip en Alaska serait très différent de ce que nous connaissions.
Tout d'abord l'Alaska est une destination réputée pour être peu abordable, les locations de voitures via les agences internationales habituelles sont très chères, il y a peu de solution d’hébergement donc il faut réserver longtemps en avance et le rapport qualité prix varie entre mauvais et moyen.
En somme, la façon la plus simple d'y voyager est de louer un camping-car, ce qui n'est pas donné non plus.
En 2017 nous nous étions vraiment beaucoup investis dans l'organisation de notre road-trip de 2 mois en Afrique australe que nous avions commencé à préparer presque 1 an en avance.
Cette année nous ne voulions pas nous prendre la tête, nous louerons donc un gros SUV et dormirons dedans pendant 3 semaines comme nous l'avions fait lors de notre tour d'Islande.
C'est une option qui peut paraitre peu confortable mais nous aimons beaucoup la liberté qu'elle offre et cela permet de faire de grosses économies sur l'hébergement pour pouvoir faire plus d'activités ou simplement partir plus longtemps...
Nous nous sommes dépechés de louer un Hyundai Sante Fe (or similar) à Alamo via Happytour et de réserver une journée de bear watching (activité phare et très chère qui s'organise des mois en avance).
Puis, pour des raisons d'hygiènes et de repos obligatoire, nous nous sommes également offert 4 nuits en dur et nous avons acheté quelques guide de voyage, dont The Millepost pour attendre patiemment (ou pas) le jour du départ. 🙂
Au final le seul impératif de notre road-trip était d’être à Homer le 14 Juillet pour le bear watching à Katmai NP et c'est autour de cette date que nous avons élaboré notre programme.
J1 (03/07/18) : Islande, Blue Lagoon
J2 (04/07/18) : Islande, Péninsule de Reykjanes, Reykjavic -> Anchorage
J3 (05/07/18) : Anchorage -> Denali NP
J4 (06/07/18) : Denali NP
J5 (07/07/18) : Denali NP
J6 (08/08/18) : Denali NP
J7 (09/07/18) : Denali NP -> Talkeetna
J8 (10/07/18) : Talkeetna -> Anchorage
J9 (11/07/18) : Anchorage -> Girdwood
J10 (12/07/18) : Girdwood -> Russian River
J11 (13/0718) : Russian River -> Homer
J12 (14/07/18) : Brooks Falls - Katmai NP
J13 (15/07/18) : Homer - Kachemak Bay
J14 (16/07/18) : Homer -> Seward
J15 (17/07/18) : Seward
J16 (18/07/18) : Seward -> Whittiez
J17 (19/07/18) : Whittier -> Valdez
J18 (20/07/18) : Valdez
J19 (21/07/18) : Valdez -> Kenicott
J20 (22/07/18) : Kenicott
J21 (23/07/18) : Kenicott -> Anchorage
J22 (24/07/18) : Départ à 8h pour moi destination Pointe à Pitre et à 16h pour Alison destination Paris.
N'ayant que 19 jours sur place, nous avons fait le choix de nous concentrer sur l'Alaska "continentale" en particulier la très belle péninsule de Kenai et le Denali NP qui était une des principales raisons de notre voyage. 🙂
Le Yukon, et l'Alaska maritime seront donc les destinations de prochains voyages, si la vie le permet !
Le cout total de ce voyage a été d'environ 9000€ à deux et je détaillerai nos différentes dépenses à la fin de ce carnet.
Après ce petit texte d'introduction dont tout le monde se fout, place au récit et aux photos !! 😎
Bonjour,
je tente de recueillir des infos sur différents forum car j'aimerais avoir votre avis sur mon itinéraire de 16 jrs en Islande du 27 juillet au 12 aout 2009, avec quelques questions pratiques en fin de message...
Nous avons prévu de ne faire que du camping et de se déplacer la première semaine en voiture (ouest + nord) et en bus la deuxième semaine (traversée de l'intérieur + Sud) avec le pass Beautiful South.
J1 > arrivée Keflavik aéroport
péninsule de reykjanes (la côte, Grindavik, krisuvik, hveragerdi)
remontée sur Thingvellir + balade
J3 > Péninsule de Vatnsnes (Hvammstangi, hindisvik, etc.) puis remonter vers Saudarkrokur
J4 > Le Nord (Husavik/ parc de Jokulsar., Asbyrgi, )
J5 > Région du lac Myvatn (volcan Krafla, cratère Viti, Namafjall, Leirhnjukur, cratère Hverfjall)
J6 > RETOUR DE LA VOITURE... à Akureyri
Laugar, Godafoss, Akureyri
J7 > retour sur le lac Myvatn en BUS
et balade pr la journée vers Dimmuborgir
J8 > Le Landmannalaugar (avec le bus excursions de Myvatn à Landm.)
journée bus...
J9 > journée à Landmannalaugar = balade
J10 > départ pour Skaftafell (bus n°10) en milieu d'aprèm et arrivée en soirée. (Journée cassée par le bus)
J11 > Jokularson le matin (1 bus relie Skat. de Joku et fait le voyage sur une demi-journée A/R)
Parc de Skaftafell l'après-midi
J12 > départ de Skaftafell pour le Sud (ligne N°112)
Vik, Skogar, Hella
Hella est notre point de changement pr prendre le bus direction Thorsmork (bus n°9)
J13 > Parc de Thorsmork
départ pour Reykjavik en fin d'après-midi
J14 > Geysir et Gulfoss (bus n°6) et retour sur Reykjavik.
J15 > Journée à Reykjavik
J16 > jour du départ
Le Blue Lagoon + aéroport Keflavik
J'espère que certains d'entre vous prendront le temps de lire ce message, j'aimerais avoir votre avis sur le trajet (endroits + intéressants que d'autres, lieux à ne pas manquer, ou s'il y a une perte de temps à certains passages).
J'ai également quelques questions :
+ quelqu'un est-il déjà passé par "Easy terra" pour louer sa voiture ?? C'est le moins cher qu'on ait trouvé. Des expériences peut-être ?
+ Avez-vous déjà été en Islande lors de la fête des commerçants ?? C'est le premier we-end d'aout et on tombe en plein dedans sauf que c'est le we-end où l'on doit rendre la voiture et faire le plein de nourriture..... Tout est-il vraiment fermé comme l'indique les guides ??
+ Quelqu'un a-t-il déjà utilisé les pass proposés par BSI ? Cela vaut-il vraiment le coup ?
Les bus sont-ils fiables au niveau des horaires ?
Merci à tous ceux qui répondront à ce message... J'espère que la compréhension de notre trajet n'est pas trop compliquée.
En tout cas c'est la première fois pour nous l'Islande, et il nous tarde déjà d'y revenir :)
Bonsoir, je reviens donc vers vous amis forumistes car je pense avoir achevé ma feuille de route pour notre circuit en 4*4 (Lada Niva) en Islande du 07/06 au 22/06/2010 et j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de ce projet (hébergement non réservé) :
J1 Aéroport Keflavik (arrivée à 16h) - Blue Lagoon - Nuit à Reykjavik
Bonjour,
je pars, fin aout, avec ma copine pendant 16 jours en Islande.
Nous désirons faire une semaine de randonnée , stop et bus et l'autre semaine en voiture de location (petit 4x4). (Peu importe l'ordre)
Que nous conseillez-vous comme circuit pour voir un maximun de choses(les plus belles en tous cas ), sachant que nous devrions repasser par Reykavik pour prendre ou rendre le véhicule?
Merci à vous,
Antoine
je pars en Islande du 29 avril au 15 mai et souhaite faire le sud en stop et camping.
L'itinéraire que je souhaite est le suivant:
- Reykjavik (je cherche à à passer une nuit en couch surfing - car mon avion arrive en fin d'après-midi et donc un mpeu tard pour commencer l'auto-stop)
- le cercle d'or (thingvellir, geysir et gulfoss)
- Landmannalaugar (éventuellement le trek jusqu’à Porsmork)
- direction skaftafell
- jokulsarlon
le top serait de pouvoir aller à Myvatn me je pense que le timing reste d’être court
J'ai plusieurs interrogations:
- j'ai vu que les campings n’ouvraient qu'à partir du 15 mai et la plupart des lignes de bus à partir de juin, est-ce le cas?
- je compte acheter une carte sim prépayée pou d’éventuels problèmes lors de mon séjour, connaissez vous les numéros d'urgences en Islande (secours, police..)?
- j'ai prévu pas mal de repas lyophilisés et compte faire les autres en allant dans des stations services, est-ce viable?
- y a t-il du monde qui part à la même période?
- des conseils sur mon itinéraire?
Merci pour vos éclaircissements ou sur d'autres points que j'aurais omis de mentionner
Bonjour,
Je pars en Islande du 29 juillet au 14 août, et j'aurais besoin de conseils pour l'itinéraire et sa faisabilité. Je suis assez sportive, mais du fait de mon boulot, je n'ai pas trouvé suffisamment de temps pour me mettre bien en forme physique. Je prévois de camper sous tente un maximum possible et prévois de grandes rations de nourriture, donc je serai très autonome vis-à-vis des grandes villes.
Après avoir traîné sur divers forums, plusieurs lieux et routes m'intéressent:
la F35, f208, f210 et f225.
J'aimerais passer en premier lieu par le parc national de Pingvellir, suivre la F35, et visiter Hveravellir, Akureyri, le Lac Myvatn, les chutes Detifoss, puis redescendre par l'Est en bus, pour emprunter soit la f208 soit la f210 (je ne sais pas laquelle en vaut le plus la peine sachant que j'adore les paysages vocaniques?) pour ensuite rejoindre Reykjavik.
Qu'en pensez-vous, et quels sont éventuellement les passages à "zapper" pour prendre le bus en cas de retard sur mon planning?
Pensez-vous que je devrais faire le circuit dans l'autre sens? (j'ai aussi pensé à cette possibilité).
Bonjour,
J’aurais voulus avoir quelques avis concernant notre itinéraire.
Petit topo, nous partons à 2 (moi et ma femme), dans la dernière quinzaine de juillet 2011. Nous louons une suzuki Grand Vitara chez « Reykjavik rent a car » mais l’ancien modèle, celui de 2005. Nous dormirons sous tente en camping sauvage, donc pas d’impératif pour les arrivées d’étapes, on plantera la tente la ou on trouvera un coin sympas.
Donc voici l'itinéraire tel qu'il se présente actuellement:
- J1 arrivée en fin d'aprem, récup. de la voiture, achats puis recherche d'un coin ou monter la tente
- J2 Geysir, Gullfoss, Kerlingarfjöll
- J3 Hjalparfoss, Thjodvedisbear, Seljalandfoss
- J4 Skogafoss, Dyrhólaey, Svartifoss
- J5 Jökulsarlon, Laki
- J6 Landmannalaugar
- J7 Traversée de l'île par la F26, Godafoss
- J8 Dimmuborgir, Námafjall, Dettifoss, Hjódaklettar, Asbyrgi
- J9 Húsavik (wale watching), Laufás, Glaumbear
- J10 Hvitserkur, Raudinúpur
- J11 Eiriksstadir, Ytri Tunga
- J12 Arnastapi, Hraunfossar, Deildartunguhver
- J13 Krysuvik, Rekjanestá
- J14
- J15
- J16 retour
Les J14 et 15, ce n'est pas qu'on aie pas trouvé de quoi les occuper, c'est juste qu'ont voulais se garder de la marge, d'une part si il apparâit que certains de nos jours serait trop chargé et d'autre part en cas d'imprévu sur place (météo, ennui avec la voiture de loc. etc.). On casera ces jours sur place en fonction du déroulement du voyage par exemple en poussant jusqu'à Latrabjarg dans les Fjord du nord-ouest.
Merci d'avance pour vos avis et conseils.
Nous partons le 29/07/09 pour un circuit de 16 jours en Islande. Réalisable??? 🤪
Et notamment le camping sauvage? 🤪
J1: Arrivée à 09h30 journée et nuit à Reykjavik.
J2: Visite des musées de Reykjavik.
J3: Direction Geysir, Gollfuss et Kerlingarfoll en 4X4. Nuit en camping ou sauvage.J4: Visite des alentours de Kerlingarfoll et Hverarvellir Kjollur en 4X4. Nuit en camping ou sauvage.
J5: Départ en direction de Landmannalaugar par les pistes intérieures en 4X4. Nuit en camping ou sauvage.
J6: Retour vers Reykjavik location d'un VL Direction Vik, puis Hvalnes et Hofn (circuit un ou deux jours). Nuit (s) en camping ou sauvage.
J7: Hofn --> Djupivogur / Egilsstadir puis Reykjahlid.J8: Tour du lac de Mytvan (circuit deux ou trois jours). Nuits en camping ou sauvage.
J9: Mytvan --> Akureyri. Nuit en camping ou sauvage. J10: Akureyri --> Hvammstangi. Nuit en camping ou sauvage.
J11: Hvammstangi. Nuit en camping ou sauvage.
J12: Akureyri --> Hvammstangi. Nuit en camping ou sauvage.
J13: Hvammstangi --> Stykkisholmur (circuit deux jours dans la Presqu'île de Snaefellsnes).Nuits en camping ou sauvage.
J14: Akureyri --> Hvammstangi. Nuit en camping ou sauvage.
J15: Keflavik. Nuit en Hôtel. Circuit vers Blue lagoon et Falaises de Krysuvikurberg.
J16: Keflavik. Nuit en Hôtel, puis retour Paris.
Bonjour à tous,
Voila, j'ai la grande chance de partir en Islande pendant 16 jours en aout. J'ai 18 ans, et je revais de pouvoir partir las bas depuis mon enfance. Aujourd'hui c'est possible. Je vais donc partir seul à pied et j'espère pouvoir profiter du maximum de mon séjour.
Cependant, après avoir lu plusieurs forum ( et ce fut long ! ), j'ai élaboré un pseudo intinéraire. ( en tout cas des endroits que je voudrais visiter ... )
J'ai donc l'intention de faire ce chemin :
Arrivé à l'aéroport - Reykjavik - Selfoss - Hekla ( landmannalaugar ) - J'aimerais faire le parcours jusqu'àThorsmork. - Vik - Kirkjubaejarklaustur - ( éventuellement Laki ) - Skaftafell - ( jokulsarlon ) - Höfn - Egilsstadir - Lac Myvatn - Akureyri - ( après c'est un peu flou mais j'ai quelques idées ) - Hvammstangi - Stykkisholmur - Hellisandur - Borganes - ( eventuellement Thingvellir et son parc national ) - Puis retour à Reykjavik.
Ca fait quand meme un très long parcours. J'espère pouvoir le faire en bus et en stop. J'aimerais avoir votre avis et vos suggestions. De plus, j'ai l'impression qu'en 16 jours, je n'aurais pas le temps.
Qu'en pensez vous ?
Je dis souvent que j’aime l’Islande comme j’aime les femmes, mais là, elle exagère, quatre jours qu’elle pleure sans interruption cette gonzesse là. Le ciel gris et bouché crache son trop plein de solitude et mon taux d’hydratation frôle les cent pour cent, tant ce chagrin me pénètre de toute part.
Je suis sur la péninsule des Snaefellenes, qui est à l’Islande ce que la Bretagne est à la France, mythes et légendes compris.
« Sale temps, hein ! »
« Ouais, comme vous dites ! »
« Français ? »
« Atchoum !! »
Il roule vite avec sa voiture rouge sur cette piste de cendres noires.
« Je vous dépose ici ? »
« Génial ! Merci encore, au revoir ! »
LE LENDEMAIN
Bientôt une demi-journée que je poireaute dans ce fast-food trop kitch où l’on me regarde d’un sale œil. A trois euros le café, je ne vais pas m’en jeter un tous les quart d’heures, non plus !
C’est dans ce lieu de débauche où les islandais(es) se goinfrent à longueur de journées, de hot dogs caoutchouteux et de sodas qui font roter (sachant que les journées durent vingt quatre heures en cette période, je vous laisse imaginer la somme de calories englobées) qu’hier, j’ai retrouvé par hasard, Pascal et Ludivine (Sagnier de son nom, l’égérie de François Ozon, la fée clochette de Paul Hogan) avec qui j’ai trecké du Landmannalaugar jusqu’à Thörsmörk, trois jours durant, bravant froid, neige, pluie, blizzard, brouillard, torrents, norvégiens et norvégiennes.
La pluie fait semblant de cesser, j’en profite pour marcher jusqu’à la sortie du village d’où je pourrai mimer la position de l’auto-stoppeur désespéré. Je n’essaye même plus de slalomer entre les gouttes et, pour des raisons liées au réchauffement de mon corps, j’évite la position statique et progresse d’un pas soutenu, avec pour point de mire, un soleil invisible caché sous trente six couches de nuages de diverses épaisseurs et de multiples textures.
En France sur le bord des routes, on trouve des hérissons décédés, en Islande ce sont des poissons qui parfois jonchent le talus. Ne me demandez pas comment ils atterrissent jusqu’ici, peut-être tombent-ils du ciel.
Ou des camions.
Celui qui est sous le nez de mes pieds, je le trouve photogénique, il ressemble à un piranha desséché, l’œil vide et la gueule béante. Je déchausse mon sac à ventre qui contient mon matériel photographique. J’ajouterai son portrait à ma collection de photos morbides, il servira peut-être un jour pour illustrer une pochette de CD ou une couverture de fanzine.
Je discerne un point noir qui s’approche à la vitesse d’une voiture, les voitures sont si rares, il faut pourtant que je fasse ce cliché. Ce point noir grandit et à présent je le vois rouge. Aie !! pas la peine de sortir l’appareil, une voiture rouge c’est pour ma pomme. Cela fait onze jours aujourd’hui que je ne suis pas monté dans un véhicule d’une autre couleur, dans ce pays ils ne sont pourtant pas tous rouges, mais ceux qui s’arrêtent pour me charger, si ! »
« Arnarstapi ? »
« OK, monte ! »
silence
« Français? »
« Atchoum!! »
Cinquante années bien tassées, cheveux blancs apparemment propres, barbe de deux jours, le gars saisit un numéro sur son portable. Une étiquette dépasse du col de son pull-over. LAVAGE A LA MAIN UNIQUEMENT ; enfin j’imagine, l’islandais et moi ça fait deux, je sais juste dire takk, (merci) alors je dis takk à l’homme avec l’étiquette qui dépasse de son pull, pour le remercier d’être le propriétaire d’une voiture rouge.
« Je viens d’appeler ma femme, tu viens boire le café à la maison ! »
C’est un ordre ou une question ? Je m’entends répondre :
« Euh….merci, enfin..…takk ! »
En vérité dans ma tête je pense : Putain, génial, un café chaud chez des vrais gens, il y aura aussi des tartines, trois semaines que j’en rêve !
Quelques kilomètres plus loin, Hellisandur, le village le plus à l’ouest de l’Islande, donc de l’Europe et pourquoi pas du monde. Mon sympathique sauveur se prénomme Pàll, il vit dans un petit lotissement où les maisons sont si basses qu’on les croirait enterrées, elles se protègent ainsi de la promiscuité des bourrasques de vent qui inlassablement, maltraitent les côtes voisines. Chaque habitation de ce lotissement est cernée d’un jardinet exagérément entretenu, où les colonies de nains de jardin viennent se reproduire et nicher. La villa de mon hôte se différencie à sa manière, l’on s’imagine plus volontiers à Beyrouth-ouest que dans une histoire de Blanche Neige. Les cordonniers sont les plus mal chaussés, ce qui explique que Pàll soit paysagiste.
« Bonjour madame, enchanté ! »
Je me déchausse, passe sous l’arbre généalogique encadré dans le hall d’entrée et pénètre dans la petite cuisine, savourant du coin de l’œil la ribambelle de vivres, étalée sur la table en formica.
Hanna est une femme menue et un peu recroquevillée, sous ses cheveux ternes elle se force à sourire, je fais comme si de rien n’était et m’exécute volontiers lorsqu’elle m’invite à me servir. La conversation est limitée, l’on m’a appris à ne pas parler la bouche pleine. Tour à tour, ce sont des fruits frais, des pains croustillants garnis de miel de confiture ou de beurre, des tranches de gâteaux fait maison, qui font les frais de mon appétit.
Ils me présentent, par le biais de quelques photographies, leurs deux jeunes filles. Hanna m’offre un pot de confiture noirâtre, c’est paraît-il de la rhubarbe. Pàll apporte d’autres albums. Sur le premier je ne découvre que des clichés du Snaefelljökull, ce fameux glacier-volcan dans lequel Jules Verne fit pénétrer ses héros pour le Voyage au centre de la Terre.
Cette montagne mystique est à la pointe de la péninsule des Snaefellenes, donc tout près d’ici. Les photos sont laides, mal cadrées, bancales. Pourquoi donc un tel acharnement photographique ?
Le deuxième album qu’il me tend ne répond pas à ma question, mais confirme mon premier sentiment : Ces gens vouent un véritable culte à cette montagne légendaire. Reste à en connaître la raison !
Je m’applique à faire semblant de trouver intéressante cette séance de visionnage, avec la crainte de voir débarquer sous le bras de Pàll, un troisième album du même style, tandis que Hanna me tend un crayon et un carnet, afin que j’appose sur la page concernée, mes coordonnées postales en vue d’une future et prospère correspondance.
Alors que mon estomac se prosterne pour rendre grâce à l’hospitalité de monsieur et madame Ragnarsdottir, Pàll s’adresse à moi pour m’annoncer que lui et sa femme vont me conduire jusqu’à Arnarstapi, nous en profiterons ainsi pour visiter en chemin, les lieux dignes d’intérêts.
C’est vraiment très aimable de leur part de s’occuper ainsi de moi, j’imagine que leur vie doit être un peu monotone et les occasions de rencontrer un étranger plutôt rares, ce qui explique leur dévouement si spontané et leur envie de partager leurs connaissances au sujet leur majestique pays.
Mon sac à dos grimpe dans le coffre, moi sur la banquette arrière, tandis que Pàll et Hanna s’embarquent à leurs places respectives.
Je ne vais pas me lancer dans une description des paysages islandais, c’est volcanique certes, mais c’est esthétique avant tout. Suivant la météo, un champ de lave peut devenir inquiétant, mystérieux, hostile, attractif, captivant ou pire encore, ensorcelant.
Un rocher un peu plus haut que les autres et voici que Pàll se lance dans un récit invraisemblable avec trolls et trollettes à la clef. Il semble bien connaître le terrain et chaque excroissance naturelle est propice à un commentaire surnaturel.
Dans un virage je reconnais Jimmy. Il a une sale gueule, il ne s’est pas recoiffé depuis son accident d’hier et personne ne s’occupe de lui, mais après tout ce n’est pas si grave, Jimmy n’est qu’un 4x4 (rouge). Un de ses pneus a éclaté alors que Pascal et Ludivine médisaient à propos de Sophie Marceau, s’ensuivirent deux ou trois tonneaux, une brève visite à l’hôpital d’Olafsvik et des problèmes d’assurance à se taper la tête contre les murs.
Hanna me demande à présent si je connais Jean Michel Roux, un réalisateur français, qui semble t-il, vient de terminer un documentaire consacré aux mondes invisibles qui font de ces terres, une source intarissable d’histoires à dormir debout. Si je comprends bien, ils auraient témoigné eux mêmes dans ce film, je réponds toutefois par la négative à la question précédemment posée tout en mémorisant dans un coin de mon cerveau, l’identité de ce cinéaste en prévisions d’éventuelles recherches informatives sur ce sujet.
Alors que Pàll s’évertue à conduire prudemment, (surtout après la vision de Jimmy à l’agonie) Hanna se tourne à nouveau vers moi et le plus naturellement du monde, me pose la question suivante :
« Est ce que tu crois aux extra-terrestres ? »
J’ai l’intime conviction que l’abordage de ce sujet n’est pas anodin, je réponds tout de même que oui, en apportant ma pierre à l’édifice, sous forme d’un témoignage qui semble intéresser mes amis islandais. Je décris une observation faite au mois de novembre 1996 où j’ai observé pendant plusieurs minutes, deux objets métalliques rester en position stationnaire dans le ciel, puis soudainement filer à toute vitesse alors que l’un d’entre eux apparaissait, disparaissait, apparaissait, disparaissait.…
Après avoir contacté une association locale qui recueille les témoignages de ce genre, j’appris que notre région était souvent visitée de la sorte, car il semblerait que les OVNI viennent se recharger en énergie dans une espèce de source magnétique cachée au cœur des monts du Jura.
X-files livré à domicile !
Hanna hoche la tête tandis que Pàll aspire de grandes bouffées d’oxygène, il semble soudé au volant et cloué sur son siège, étrangement il a cessé de s’adresser à moi en anglais, il se contente de parler en islandais alors que sa femme gère la traduction lorsque ça l’arrange. Elle me raconte à peu près les mêmes choses que moi, au sujet du Snaefelljökull. Ici aussi des OVNI sont souvent observés et ils profitent de la puissance du champ magnétique logé à l’intérieur du volcan pour venir faire le plein des batteries en passant par un couloir intemporel qui servirait d’ascenseur entre les différentes dimensions.
Intéressant !
« Si tu n’as pas peur, nous pouvons entrer en contact avec eux aujourd’hui ! »
Je ravale ma salive.
Rentrer en contact avec qui ? Des êtres d’une autre planète ? Si je n’ai pas peur ? Ce qui sous entend qu’éventuellement je pourrais avoir peur ?
Non, je n’ai pas peur, enfin je sais pas, peut-être, oui, si finalement je crois que j’ai peur, oui, j’ai un peu peur quand même.
Où suis-je ? Parti en vacances en Islande, voici que des gens comme vous et moi me proposent le plus simplement du monde de serrer la paluche à des petits hommes verts-de-gris.
Je n’ai toujours pas répondu à la proposition d’Hanna, elle rajoute :
« Aujourd’hui la configuration nuageuse est idéale et propice à ce genre de contact, alors ? »
Ben alors, je sais pas moi, c’est tellement inattendu, ils auraient pu me prévenir, je me serais rasé, changé, j’aurais apporté des fleurs ou une bouteille de Bordeaux, j’aurais préparé une série de questions, je sais pas moi… vous êtes sûr… c’est pas dangereux ?
Les questions, en ce moment, elles se bousculent toutes seules et en désordre, dans mon cerveau.
« Et vous, êtes vous en contact avec eux ? » me hasarde-je.
Hanna se retourne une nouvelle fois vers moi et prononce d’une voix très aiguë, un « yeeeeesssssssssss » qui me glace le sang.
Répaticulons, heu…récapitulons, ça y est j’ai trouvé, ils doivent faire partie d’une secte, ils sont fous, ont ne peu pas rencontrer des extra-terrestres à la commande, sous prétexte que les nuages sont comme ceci ou comme cela. Et il m’inquiète de plus en plus, le Pàll avec ses bouffés d’oxygène qui le font ressembler au ressort central de la literie d’un vieux couple en plein effort copulatoire.
Nous tournons à droite, sur une piste qui rejoint une plage volcaniquement intéressante. Dans la voiture, règne un silence de mort, j’essaie de détendre l’atmosphère sans calculer les répercussions qu’engendrera la question qui s’apprête à jaillir de ma bouche.
« Et vous, vous êtes des extra-terrestres ? »
Pàll se raidit, Hanna regarde son mari qui se raidit en se raidissant elle même, et je les vois changer tout les deux de couleur. J’aurais démasqué un cambrioleur la main dans le sac, ou encore mieux, j’aurais arraché la cagoule de Spiderman, ils n’auraient pas eu une réaction moins différente.
« Vous le pensez vraiment ? »
« Heu… Je ne sais pas… Pourquoi pas… Peut-être… »
Sur un ton très autoritaire, Pàll s’exprime à nouveau dans sa langue maternelle, Hanna acquiesce; pour une raison que j’ignore, ils sont en colère, je n’ai pourtant rien dit de mal, c’est plutôt bon enfant de demander à des gens s’ils sont originaires d’une lointaine planète, peu importe laquelle, pourvu qu’ils se sentent sur la terre, aussi bien que chez eux, je ne suis pas humanoïdophobe moi.
Pàll se gare sur le bas coté, il descend de la voiture, ouvre le coffre, jette mon sac par terre et me fais signe d’en faire autant, il remonte dans la voiture, effectue un demi tour en faisant crisser les pneus et repart par où nous sommes arrivés. Je me risque à leur faire un signe d’adieu, Hanna me répond par un petit sourire désolé.
A ma place, qu’auriez vous à cet instant, pensé?
Vous, je ne sais pas, mais moi, à cet instant là, ma tête est vide.
Vide de chez vide.
Je m’ébroue, me pince, respire un bon coup et je dégaine mon petit carnet de note, pour y inscrire à chaud, ce que je viens de vivre.
Les embruns de l’océan ne pourront que me revivifier, je planque mon sac derrière un monstre de magma solidifié et je marche tête baissée, jusque sur la côte toute proche. J’escalade une armée de blocs de lave dressée comme une muraille hachurée avant d’arriver sur un petit promontoire dominant un terrain longitudinal et un peu enclavé. Sur le sol, tel un vestige de l’ère viking, se détache un labyrinthe circulaire. D’un diamètre inférieur à trois mètres, il est formé de pierres volcaniques soudées entre elles par un amalgame de mousse et de lichen. En son centre, un cairn insensible au vent, me toise ouvertement.
J’associe cette découverte avec les événements de ces dernières minutes. Peut-être ne devrais-je pas.
Si je me place face à l’entrée de ce labyrinthe, je remarque que celui ci a été érigé au cœur de la lande, dans un couloir naturel, avec droit dans l’axe, le Snaefelljökull, dissimulé aujourd’hui au cœur des nuages. Ce couloir est bien évidemment l’empreinte terrestre du couloir intemporel dont Hanna m’a parlé.
Qu’est-ce que les choses sont simples quand la description d’un fait, d’un objet ou d’un paysage, ne comporte aucune limite !
J’ôte ma parka, mon pull, pose mon sac photo, je me dois d’être léger et amovible. Je me sens envahi d’une mission, et guidé par mon instinct, je tente une expérience mystique. Je saisis une belle pierre digne de cet instant et pose un premier pied à l’intérieur du cercle.
Deux possibilités, deux directions, deux choix. Droite ou gauche. A l’est ou à l’ouest?
Concentration.
Observation.
Si je m’engage à droite, j’arrive directement au centre, trop facile, je pars donc à gauche.
Je tourne en rond et débouche dans une impasse. Je pourrais enjamber les pierres, mais à ce jeu là, je crois que l’on ne triche pas. Demi tour, case départ, toujours ma pierre dans la main, j’atteins le centre alors qu’un frisson électrique me parcourt de bas en haut.
Je dépose solennellement ma pierre au sommet du cairn. En direction du sud, j’ouvre mes bras comme pour enlacer le ciel en invoquant les éventuels messagers branchés sur le secteur et je guette tout faisceau de lumière apte à me soulever du sol et à me téléporter dans une dimension supérieure, dans un monde où les habitants, ni ne mangent de fromage, ni ne se battent entre eux simplement parce qu’ils n’ont pas le même dieu.
Je dois avoir l’air ridicule dans cette position de r��ceptacle. Qui peut cependant me voir ? Une sterne arctique ? Un grand méchant labbe ? trois moutons débonnaires? Ce seraient bien les seuls en tout les cas à me venir en aide pour me faire comprendre que ce n’est pas la peine d’insister. Je n’ai pas la bonne clef, ni le bon diapason.
Je suis un peu déçu, si proche du but.
Tant de phénomènes étranges accumulés par hasard en si peu de temps, et si le mot coïncidence n’existait pas, si ce jour devait être pour moi celui de la Vérité, si les membres du club très fermé des Mondes Invisibles avaient désiré faire ma connaissance simplement pour que je leur enseigne l’art et la manière de faire du bon pain bien rustique. Il se peut que je sois passé aujourd’hui, à coté de quelque chose qui me dépasse, ainsi en a décidé mon destin, je n’étais pas tout à fait prêt. Allez, ce n’est que partie remise.
Un des objectif de mon voyage était de ramener de ce pays, des images et des pensées pour la finalisation d’un court métrage traitant de l’homme vert. Cet homme vert qui sommeille en chacun de nous et que si peu de consciences découvrent. Je suis saturé de matière première, pourtant ce mini projet cinématographique est toujours resté à l’état larvaire, laissant place au désormais cultissime "Projet Qivitoq".
Je me rhabille et atteins enfin la dernière limite des terres. Ça fait du bien, le brame des vagues, le fumet du varech, l’appel du large.
Je longe la côte, à l’affût d’une tête de phoque surfant dans le roulis. Cette balade n’est pas de tout repos, il faut sans cesse faire de grands pas pour enjamber les nombreuses fissures et trous enclavés dans les coulées de lave qui se meurent sur la plage et dans lesquels stagne de l’eau de mer déposée par la marée haute. La plage est propre, si ce n’est les débris végétaux, animaux ou marins qui la peuplent.
Après quelques dizaines de mètres à crapahuter sur ces effleurements rocheux, je débusque une chose incroyable qui me laisse …Voltairien.
Dans l’un de ces trous aqueux isolé, se manifeste ostensiblement, quelque chose que j’ai bien du mal à décrire. Pour vous donner une vague idée, je définirais cela comme un serpent de lumière d’un rouge vif presque fluorescent. Ce ruban flotte entre deux eaux, il ne semble ni solide, ni liquide, peut-être gazeux.
Et si c’était cela la vie extra-terrestre, un impalpable filament rouge sang, noyé dans une cuvette d’eau de mer, une substance inorganique, écarlate comme une cuisse de nymphe émue, générant suffisamment d’énergie pour glisser d’une planète à l’autre en utilisant nulle autre technologie que les aspirations cosmiques et les trajectoires rigoureuses des super novas de service.
En appliquant simplement cette formule, je vous prouve que tout cela n’est pas utopique :
w(z)=i
2
logsin
a
z = i
2
n=
log(zna)
dw
dz
=i
2a
cot
a
z = i
2
n=
1
zna
D’ailleurs, pourquoi toujours schématiser les êtres venus d’ailleurs en leur affublant des mains palmées à quatre doigts, des yeux sans pupilles et un front à la Barthez. Et si cette chose un peu visqueuse et légèrement mouvante n’était pas originaire de notre planète, et si par ce mouvement lascif, presque érotique, elle essayait de communiquer avec moi, et si j’écoutais ce qu’elle veut me dire, pas avec mes oreilles, non, avec le reste, avec mes yeux, avec mon esprit, avec ma conscience.
Je n’entends qu’une seule chose, une petite voix dans ma tête qui me dit : « Tu devrais faire une photo, quelque soit l’origine de ce truc, en plus d’être unique, c’est beau. Très beau. »
La preuve, lors de chaque exposition photographique, il s’agit de ce cliché qui recueille en priorité, les faveurs du public intrigué. Il n’est pas rare que l’on m’accuse de falsificateur et je me contente de répondre : « Prouvez le ! »
Je tire donc deux portraits de cette bête qui me fait désormais penser à une rose excentrique jalousée par les linaigrettes avoisinantes et je dépense mes ultimes forces pour rejoindre la route principale avant le passage de la dernière voiture rouge.
L’histoire ne s’arrête pas là. Le lendemain, l’esprit un peu plus clair et chaussé de mes groles humides, je tente une approche amicale envers le Snaefelljökull. J’ai entendu dire que les tibétains considèrent cette montagne comme l’un des centres vitaux du monde, ce qui explique peut-être aussi que l’attraction qu’elle exerce sur moi soit incontrôlable. Une autre rumeur, islandaise cette fois ci, raconte que chaque rocher qui hante cette île, est un troll pétrifié. Je ne vous avait pas menti, lorsqu’en première page j’écrivais : Mythes et Légendes compris.
Les flancs du volcan sont bien assez raides, je m’octroie une petite halte méritée, en posant mes fesses sur une belle pierre poreuse et tapissée de mousse épaisse. Dans la position du Penseur de Rodin, (rappelez vous de ça, c’est important) j’essaye de repérer parmi les éboulis de lave, où donc se cachent les trolls locaux. Avec un peu d’imagination, j’en rencontre des dizaines, aux corps tortueux et trapus, aux visages zoomorphes ou boursouflés, aux membres difformes et cabossés, aux pensées irrévérencieuses ou amicales.
Face à moi, j’en remarque un particulièrement troublant, il a une position qui m’est familière, il ressemble au…
…Penseur de Rodin.
Oups ! Je me lève précipitamment avant de subir le même sort que ces petits lutins empierrés et me frictionne les bras pour anéantir cette désagréable sensation de chair de poule qui soudainement s’est emparée de moi.
Les quatre jours suivants, je me découvre des dons de voyance. Ça fait bizarre la première fois. Et puis l’on s’habitue. J’ai cru en des coïncidences un peu perverses, mais non, je pense que mon esprit était positivement en alerte et surtout un peu en avance sur moi. J’ai eu des flashs de voyance, un point c’est tout.
Seize mois plus tard, lors d’une conversation téléphonique avec Jean Michel Roux (comme quoi mes recherches ne furent pas infructueuses) j’appris que Pàll était, et est toujours, un médium reconnu et respecté. Par le simple fait de le fréquenter, il m’aurait transmis (volontairement ? involontairement ?) une petite dose de ses pouvoirs surnaturels.
Je ne fus pas surpris non plus d’apprendre que le Snaefelljökull est un lieu surveillé de près par la secte Raël et pour de bonnes raisons, je soupçonne maintenant Sophie Marceau de faire partie de cette secte.
C'est ce que disent tous les journaux... oui c'est vrai, l'enseigne quitte le pays qui a vu la valeur de la couronne islandaise fortement baisser depuis le début de la crise mais les 3 restaurants visés resteront ouverts... sous l'enseigne Metro !
Alors si vous visitez ce pays, vous pourrez toujours manger de bons - ou mauvais, c'est selon - hamburgers !
Mais comme tout le monde le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres... l'Islande devient très attractif pour les voyageurs en provenance de la zone euro... c'est peut-être le moment d'aller visiter l'Islande ?
J'aurais voulu avoir quelques renseignements sur l'Islande , notament sur les transports : je partirais surtout dans le but de faire de la photo, donc besoin de m'arrêter un peu n'importe où au feeling , et certaines nécessitent de passer la nuit dehors .
Je partirais probablement en juin , j'ai vu que beaucoup louaient des 4X4 , mais c'est pour moi hors de prix .
Je pars sans contrainte de temps.
Si vous avez d'autres solutions , je suis preneur !! 😉
Bonjour
savez-vous où peut-on se procurer une liste des garages de méca auto en islande? En vue du voyage que nous faisons, et vu l'état de quelques routes, mieux vaut prendre ses précautions.... 😉