Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!
Loi de Murphy
Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner
Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum.
Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ?
En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.
Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.
Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !
Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.
île du nord Oakland volcans invisibles
île du sud
Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit.
Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible.
Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit.
« Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose »
« Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »
ALORS LA LOI DE MURPHY = ???
Choix de l’Alaska
Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska.
Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être…
2 questions arrivèrent immédiatement de ma part :
Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ?
Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.
Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !
Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.
Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.
J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!
J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud.
Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !!
Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !
Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…
Choix du circuit
J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive !
La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud)
Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas
Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse.
Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Super suspens, vite vite vite la sssssssuuuuuuuuuuuuuuuuite...... et surtout si la loi de Murphy s'est encore vérifiée, dites nous où vous passez vos vacances, on ira ailleurs!!!!
Voici le résultat :
17 juillet départ Paris et arrivée Seattle
18 juillet départ Seattle, arrivée Anchorage, prise en main de la voiture, visite de la ville
19 juillet Seattle- Homer
20 juillet Homer = excursion à Katmai pour les ours
21 juillet Homer- Seward
22 juillet Seward excursion en bateau suivant météo
23 juillet Seward- Whittier puis ferry jusqu’à Valdez
24 juillet Valdez- Chitina
25 juillet Chitina-Glenallen avec excursion en avion suivant météo à Mac Carthy
26 juillet Glenallen – Anchorage rendre la voiture puis envol pour Juneau
27 et 28 juillet Juneau : location voiture, excursion bateau prévue en bateau le 28
29 juillet Juneau-Haines en ferry , visite locale
30 juillet Haines- Haine Junction
31 juillet le matin parc Wrangell, retour à Haines, ferry pour Juneau
1 août Juneau- Anchorage- Seattle = journée stupidement perdue car j’avais réservé mon vol Anchorage-Seattle avant d’élaborer complètement mon circuit.
Ce circuit peut paraitre étrange, il est lié à plusieurs contraintes :
Les dates = remontée des saumons et donc visibilité des ours + les résultats du BAC et inscriptions pour Céline
Utiliser au maximum la journée (nuit très tardive) = réservation obligatoire de l’hébergement en dur (la tente sous la pluie merci) mais il n’y a pas des logements partout, loin de là !!
Pas de camping-car, pas pratique sur les petites routes …on a vu en Norvège. Bon maintenant quand on voit sur place la taille des véhicules … je confirme !
Un mari qui n’a pas le pied marin = mal au cœur assuré dès 1 pied sur un bateau (il en a bavé en Australie) = privilégier la voiture mais pas trop de km , vue l’overdose de l’an dernier ou bien l’avion. J’ai modifié mon premier circuit avec un trajet en bateau Valdez- Juneau
Marcher tous les jours mais pas de trop (4h max), des problèmes de santé m’en empêchent.Récit du circuit
17 JUILLET Prévu, Avion :départ Roissy 10h30 trajet 10h arrivée Seattle 12h04
Arrivée Roissy 8h20, problème avec mon billet, évidemment la borne est invalide et la queue est importante au comptoir Delta mais grâce à un passage prioritaire, nous sommes, après la sécurité + navette, à 9h40 à la bonne porte = YES ! Enfin presque, le tableau d’affichage annonce
Problème technique, pas d’horaire vraiment prévu. Un petit coup d’œil à l’avion, un des réacteurs est ouvert, cela semble sérieux. Attente, incertitude, distribution de jus fruit + gâteaux, ce n’est pas bon signe ….Murphy pointe son nez ?
Eh bien, même pas peur ! Pour la première fois j’ai décidé de ne pas enchaîner les vols, trop fatigant + problème de jambes = on s’arrête à Seattle. Murphy = 0 et Sylvie = 1
On monte dans l’avion à 12h30, trajet sans encombre, 2 rafraichissements + 2 mini menus et 4 films pour Céline. Météo nuageuse sauf en bord de côte et superbe vue sur Mt Rainier.
Arrivée Seattle 14h45, passage de douane très, très long (malgré les directives du président Obama), récupération immédiate des valises (elles nous attendaient, voir la douane), un peu de flottement pour savoir où se diriger( mais j’ai imprimé un plan de l’aéroport). Téléphone sans difficulté grâce à notre interprète personnelle Céline pour la navette de notre hôtel qui se trouve à 5mn. Il fait beau et chaud 28°C, la chambre est correcte, on se pose 30mn puis on sort.
J’ai bien dit, marche tous les jours si possible, alors en avant pour un petit trail jusqu’à l’océan. Mes acolytes sont un peu éberlués, il y a du changement dans l’air et n’importe comment il n’est pas question de dormir, il fait soleil, on en profite.
Ah j’oubliais, une petite précision, je suis la seule à connaitre vraiment le voyage dans ses moindres détails, la confiance règne au sein de l’équipe et cela me permet de changer si besoin sans grosse déception pour mes 2 coéquipiers…Murphy tu ne m’auras pas !!
Trail Des Moines : chemin goudronné, ombragé le long d’un ruisseau avec au début passage des avions au-dessus de la tête et des moustiques. Nous sommes presque seuls et après 2 miles nous débouchons sur une plage aménagée + un mariage. Un coup d’œil sur la jetée et ses pécheurs de crabes locaux, le Mt Rainier qui trône au loin, une table de piquenique nous tend la main.
Il ne faut pas s’endormir, retour toujours aussi agréable, une couleuvre prête à déguster un lézard mais trop tard pour la photo, les moustiques puis la route bruyante avec un petit détour au parc de Angle lake.
Repas au Dennys (repéré auparavant par Google map).
Des problèmes avec ma tablette que j’utilise pour la première fois mais l’ordi gratuit dans le hall de l’hôtel me dépanne bien, vérification de l’horaire de l’avion (12h15) pour demain et réservation de la navette pour 10h. Au lit !!
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
18 JUILLET
Levés 5h30, décalage horaire oblige. PDJ moyen avec comme lot de consolation des gaufres à faire soi-même. J’arrive à faire le check in avec l’imprimante de l’hôtel = gros effort de ma part, je vais finir par maitriser ces foutus outils informatiques !
Navette, enregistrement parfaits puis la sécurité avec une nouveauté pour moi : passage papier imbibé sur mes mains puis analyse spectro = OK. Ouf, je n’ai pas fumé, pas de cocaïne et je n’ai tiré sur personne …quelle molécule cherchait il ?
Ensuite Céline et moi passons le portique et Philippe est dirigé vers le scanner, alors là je me suis dit : on est mal barré !! Mon mari a horreur des ondes magnétiques, il les fuit dès qu’il le peut (pas de WIFI à la maison, pas de portable) donc il refuse catégoriquement son passage dans le sas en précisant que c’est dangereux. Nous sommes de l’autre côté, attendant « les foudres des américains si pointilleux »
Eh bien, NON !? Les américains ont aussi la phobie des microbes et du danger partout. Un monsieur lui a gentiment expliqué qu’il ne risquait rien mais qu’il respectait son choix et que dans ce cas il devait se soumettre à la palpation en détail.
Ébahies toutes les 2 et mon mari très serein, nous voila devant la porte d’embarquement sans encombre.
Embarquement à l’heure, vol Seattle-Anchorage. L’avion est plein, passage au-dessus de l’île de Vancouver puis le long de la côte. Dommage, nous ne sommes pas du bon côté pour bien voir montagnes et glaciers au soleil en grande partie (choisir les places côté droit, en regardant le nez de l’avion)mais on repassera plusieurs fois, alors …
Arrivée à Anchorage, il fait un temps correct, il est 15h, le stand des locations de véhicules est facile à trouver, j’avais aussi un plan au cas où.
L’accueil chez Alamo est minimal, pas de souci d’assurances en plus, c’est NON et puis c’est tout.
J’avais pris un package assez complet (plein d’essence+ conducteur supplémentaire) avec Alamo France mais sans GPS, inutile avec notre circuit, les routes classiques ne sont pas nombreuses et bien indiquées.
Nous voila avec une grande voiture blanche (une Chevrolet Impala pour les spécialistes) et un grand coffre où on peut tout ranger (2 valises+2 valises à main) et même plus sans difficulté.
Nous faisons un arrêt cher à Trois14 juste à côté de l’aéroport au lac Hood pour voir sous le soleil le manège impressionnant des hydravions. Les montagnes au loin sont dans les nuages mais tout va bien. Merci.
Avec mon plan « Google map » nous arrivons sans problème près du centre ville à notre B&B retenu et payé en direct sur internet (le monde moderne a du bon tout de même) et là : Patatras, personne !!
J’avais pourtant donné l’heure d’arrivée de mon vol, que faire ? On fait le tour de la maison, toutes les entrées sont fermées, on attend un peu. Je me décide à chercher dans tous mes papiers lorsque, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’idée de regarder dans la boite aux lettres. Miracle, il y a une lettre à notre nom nous indiquant le code à faire pour ouvrir la porte et …ça marche !
Ah, la logique anglophone, tout un poème et de plus, je n’ose pas imaginer ce qui se passerait si nous faisions la même chose en région parisienne. En attendant Murphy, in the pocket !!
Marylin arrivera toute souriante pour nous souhaiter la bienvenue dans ce superbe appartement, nous donner plein d’informations sur le centre ville, les restos et le supermarché pour faire les courses. Ce n’est pas chouette l’Alaska ???
On enchaîne, l’esprit au beau fixe : les courses pour les jours suivants (j’ai un grand frigo à ma disposition), constat : les prix s’envolent comme prévu et on part à pied, plan en main, visiter la ville : notre marche quotidienne (mais surtout parking payant partout).
Le centre est assez hétéroclite, quelques immeubles qui sont des garages à voitures, bâtiments en restauration, plusieurs boutiques pour touristes qui ferment tard. En 1h30 on a fait le tour, la recherche d’un resto disponible s’avère difficile car très cher et beaucoup de monde, il est 20h, on a droit à un bipper (rappel d’anciens souvenirs ..) 10 mn d’attente au lieu d’1h prévue, repas sympa.
On retourne à la voiture pour aller à Earthquake Park puisqu’il fait toujours jour bien que le ciel se couvre. On ne voit pas grand-chose, il y a de beaux panneaux explicatifs au milieu des arbres, mais on ne trouve pas de chemin pour aller au bord de l’eau, pas de décrochement et c’est infesté de moustiques = on renonce. Avant de rentrer nous passons devant la cathédrale St Nicolas de Myra , alors là très sympa ! Mais il est temps d’aller se coucher.
Résumé de la journée : 2 coups d’adrénaline mais la boite aux lettres Murphy =0 Sylvie=1
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Murphy ou pas, les photos sont très belles, même avec un ciel chargé, ce qui leur donne plus de dimension. J'aime bien en particulier celle de l'oiseau au-dessus de l'arc-en-ciel, dont la silhouette semble épouser le contour du relief.
Beaucoup d'humour dans le récit!
On attend la suite pour pouvoir compter les points!
Je trouve vos photos d'Irlande sous la pluie très réussies, peut-être mieux que si vous aviez eu du soleil qui aurait écrasé les couleurs.
Sylessonne 1 - Murphy 0
Pour la NZ sous la pluie, OK. Mais il ne fallait pas rêver quand même. Et surtout, vous avez semble-t-il habilement évité les tremblements de terre à répétition, ce qui est le plus important.
Sylessonne 2 - Murphy 0
Pour les Lofoten, c'est vrai, vous n'avez pas été gâtés. C'est si beau sous le soleil, surtout sous le soleil de minuit.
Par contre sur la 3ième photo que vous présentez, j'ai eu tellement de plaisir à retrouver mes chères Fireweed flowers, si représentatives de l'Alaska et du Yukon.
Allez, match nul 0-0
Votre décollage de CDG avec à peine 2h de retard, je trouve que vous vous en sortez très bien. Car la loi de Murphy dans ce cas prévoit, textuellement :
"Aucun vol ne part à l’heure, sauf ceux pour lesquels vous arrivez en retard à l’aéroport"
Je trouve même que sur le coup, vous avez plutôt bien joué !
Sylessonne 3 - Murphy 0
Pour la suite, nous verrons bien. Pour les ours, j'espère sincèrement que vous n'avez pas été déçus.
J'ai aimé votre vue du Mt Rainier surnageant des nuages, juste avant l'atterrissage à SEA. C'est quasiment la même que celle que j'avais présentée sur mon carnet de voyage. Vous me rajeunissez. Id pour votre passage au lac Hood.
Bravo surtout pour votre approche humoristique, très plaisante. Je sens que ce carnet va être super.
J'attends la suite avec impatience.
Bon courage !
Jean-Pierre
3.14
De l'Alaska à l'Arizona : contrastes. Voir https://voyageforum.com/v.f?post=4396533#4396533
Dans la vie, le pire qui pourrait nous arriver serait qu'il ne nous arrive rien !
Bonjour Sylessonne,
D'ordinaire, je n'aime pas les carnets de voyage sur VF : trop narcissiques etc...
Là le titre m'interpelle, alors je vais voir.... approche originale, humour comme je l'aime, photos de qualité.
J'ai lu et j'ai aimé.
Même si votre parcours reste un grand classique, votre carnet sort des sentiers battus, merci.
Comme Trois 14 (bonjour à vous, Trois 14) je trouve que vos photos sous la pluie (Irlande et NZ sont superbes, bien plus belles que si elles avaient été faites sous un grand ciel bleu. Et diantre, en Irlande comme dans ma chère Bretagne, la pluie ne mouille que les cons ! (sic Kersauzon).
Déçus par la NZ ? Un mélange de pays plus accessibles.... mais la végétation que vous montrez sur une de vos photos ne me semble pourtant pas appartenir à l'un d'entre eux.
Quelques remarques : la queue à l'entrée aux USA n'est jamais due à la douane, mais aux services d'immigration.
L'épisode de votre mari aux services de sécurité ne me surprend pas. Les américains sont tatillons, mais toujours respectueux de vos droits. J'ai moi même connu des épisodes du même genre à l'époque des supports d'images argentiques (pellicules photo et cassettes video). Mais dites moi, comment fait il votre époux pour éviter les portiques en France ?
Vous avez rejeté le camping car. Dommage, en Alaska c'est un mode de déplacement très adapté. Et les routes ou pistes, vous avez du vous en rendre compte sont assez larges pour tous...
Mais ce fut votre choix et il est respectable, bien entendu.
Anchorage ne se visite pas comme une autre ville : il n'y a pas grand chose à voir. Juste des adresses en fonction de besoins à satisfaire. J'y ai ainsi mes adresses de magasins plus ou moins spécialisés, quelques restaus ou cine/resto (bear tooth...)sympas et voilà. De l'utilitaire avant tout. Et puis quand même des zones naturelles tout autour voire en ville où l'on rencontre TRES fréquemment des élans (Kincaid park...) et parfois un ours (bi centennial park).
A plus pour lire la suite, en espérant que la loi de Murphy n'a pas pris sa revanche en deuxième mi temps !
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée
Je crois que tu te sous-estimes ! [;)]
Tu as trouvé au contraire une façon très originale d'aborder le sujet et de créer le suspense. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce début et attends la suite en espérant que tu arriveras à triompher de Murphy !
A+
Tous nos fabuleux voyages : http://sites.google.com/site/fabuleuxvoyageskrikrietherve/
Vite, vite, vite ... Je veux bien mais, comme je l'ai souligné, je ne suis pas très douée en informatique ni en rédaction. Promis je fais de gros efforts et il faudra attendre la fin pour savoir si vous devez me suivre cette année en vacances [;)]
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Nous sommes passés 2 ans après le séisme qui a marqué Christchurch. La météo aidant, l'ambiance était encore lugubre, le hall de notre hôtel était toujours inaccessible et nous n'avons pas pu approcher du centre fermé aux voitures et piétons. La terre n'a pas bougé et je ne vais pas me plaindre!
Quant aux épilobes (fireweed) je suis tombée amoureuse de ces fleurs depuis très...très longtemps le long des chemins dans les Alpes. Vous avez bien raison de les préférer.
J'espère que je vais pouvoir tenir le rythme jusqu'au bout en n'ayant pas trop de censure ...ma fille vient de découvrir ma prose!!
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Merci pour tout.
Pour la NZ j'aurais du ajouter la Réunion pour les fougères arborescentes. J'attendais trop de ce voyage ou bien j'ai eu la chance de voir trop de merveilles avant (sous le soleil).
Désolée, effectivement c'est bien le service d'immigration qui nous a retardés et j'ai oublié de préciser que la personne était aimable, ce qui est à souligner venant des US.
Mon mari supporte plutôt mal que bien les portiques mais il est hystérique dès qu'il voit un "bocal" à scanner = peur des réglages et surtout de la fréquence des passages.
J'ai pris note pour les élans, vous n'auriez pas la même combine pour la Norvège?
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Je me sous-estime ....euh je veux bien mais cela fait bien 15 j que j'essaie de comprendre comment rédiger un carnet.
J'avais gardé des notes "très anciennes" sur la méthode d'insertion des photos = la masse, le poids, l'hébergement sur un site internet.
Me voila partie dans cette galère, essais sur les photos, recherche de site ... j'ai même envoyé par inadvertance les photos à des amis.
J'ai fait des essais ensuite en m'envoyant des messages privés = aucune photo à l'arrivée Murphy me voila!
Je demande de l'aide et je m'aperçois 5 mn après que le forum charge lui-même les photos à partir de mon PC.
Bon tout est rentré dans l'ordre, pourvu que cela dure!
Il ne reste plus que la rédaction ...là c'est une autre histoire.
Comme je l'ai promis je vais faire des efforts.
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Bonsoir Sylvie,
Ce n'est pas cette loi de Murphy qui est ma favorite. Plutot celle-ci.
Les probabilites que le cote beurre de la tartine tombe vers le bas sont en proportions directes avec le prix du tapis.
J'adore l'Alaska
Cordialement
Alex
http://durandale2.blogspot.com/
How heavy do I journey on the way,
When what I seek (my weary travel’s end)
Shakespeare sonnet 50, vers 1- 2.
avec qui il présente trop d'affinités en vertu de la loi
qui se ressemble s'assemble
Beaucoup de chercheurs ont tenté de tenter de lutter contre la loi de Murphy … ce qui, par définition, est voué à l'échec selon une loi dérivée qui dit que :
''Si tout va bien c'est que quelque chose cloche''
mais la recherche progresse avec quelques succès inattendus :
Murphy's law application for antigravitatory cats
Ceci dit... je vous encourage aussi à continuer sur ce ton léger qui est plaisant à lire...
… avec ou sans le mari[:)] !
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Bonjour Alex,
le coup des tartines je connaissais mais pas la chute ...sur le tapis!!
Je vois que la loi de Murphy inspire beaucoup de monde et que chacun l'aborde à sa façon.
Espérons que je ne fasse pas trop tapisserie dans cette histoire.
A+
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Eh bien la réponse fut rapide!
J'enrage car je suis passée par Bodo...
Les photos sont superbes cela me console un peu mais je ne désespère pas.
Merci beaucoup.
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Bonjour Jean-Paul,
Vous avez parfaitement raison, l'humour fait parfois defaut.
Eternel Pessimiste:
Comment reconnait-on un Pessimiste d'un Optimiste?
C'est simple, un Optimiste porte une ceinture, un pessimiste porte une ceinture et des bretelles
Dans le meme genre des lois de Murphy, car il y en a plusieurs, j'aime l'anacronyme SNAFU
Bonne journee a tous et merci pour l'humour, nous en avons besoin.
Cordialement
Alex
http://durandale2.blogspot.com/
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When what I seek (my weary travel’s end)
Shakespeare sonnet 50, vers 1- 2.
19 JUILLET
Il a plu toute la nuit, ce n’est pas bon signe …
PDJ alaskan = gratin avec poivron, champignons et je ne sais plus + Pomme de terre + yaourt avec melon et airelles, jus d’orange. Très original, je ne suis pas sûre d’en manger tous les jours (cela ne vaut pas les harengs islandais) et Céline négocie un roll grillé.
Dehors le ciel est gris …C’est reparti pour un tour !
9h30 Route direction Homer : circulation dense et rapide dans les 2 sens (nous sommes un samedi). Le balai des arrêts photo commence malgré les nombreux nuages bas, on a l’habitude.
Beluga point : zone d’habitat protégé, nous sommes à marée basse et à part 2 surfeurs immobiles, point de baleines blanches. Leur nombre est en grand déclin, la population a diminué de moitié entre 1994 et 98 dans le détroit de Cook et il en restait 312 en 2012 … tout de même !! Inutile d’attendre des heures, peu de chance avec la marée basse, on se console comme on peut !
Cooper Landing vers midi : pécheurs et nombreux bateaux pour la sortie familiale sur une rivière turquoise. Au niveau de parc, parking payant. Il y a même un stand de chercheurs d’or pour touristes. On se gare sur le terrain juste avant pour pique-niquer, super pas de moustique.
Soldotna : une vraie ville, des feux, du monde …on fuit et l’heure tourne = pas de détour supplémentaire
Le long du détroit de Cook , la météo s’améliore, on en est aux éclaircies. En face on voit une chaîne de montagnes, pardon de volcans aux sommets enneigés.
Un arrêt prolongé à l’église orthodoxe de Ninilchik : reposant, bucolique et cimetière envahi d’herbe. J’avais repéré avec "street view" le chemin pour y accéder et heureusement car il n’y a pas de panneau spécifique ( à droite après panneau Ninil.River State Recreation).
les panoramas sont des assemblages de plusieurs photos d'où parfois des imperfections.
Puis on « fonce » sur Homer, il y a toujours beaucoup de monde. A 17h nous arrivons au point de vue de la ville, il était temps car on " s’endormait " entre la grande route monotone et la faible vitesse imposée. On se dégourdit les jambes.
Allez, on se dépêche ! Direction le Spit.
Y a pas le feu au lac (traduction de la mimique) et c’est quoi le Spit ? Céline qui n’a pas envie de retourner sur sa banquette
C’est cette langue de sable qui s’avance là-bas dans la baie, c’est très sympa = plein de shopping et c’est la zone la plus animée de la ville. Avec cette réponse je suis parée, elle va monter vite fait dans la voiture
On dort là-bas ? (Philippe)
Non mais ça ne va pas ! Au ras de l’eau, à la merci du premier tsunami qui passe (nous ne sommes pas loin de volcans explosifs, ex volcan Augustine) et la loi de Murphy !! Je suis tranquille aussi de ce côté-là, on ne va pas s’éterniser à prendre tout en photo.
Bon, je récapitule dans ma tête tout en surveillant mon plan pour donner les directions à suivre : trouver la boutique de Bald Mountain Air pour confirmer demain, aller au B&B, faire les courses, regarder la météo, faire à manger, aller se promener … et les empêcher d’entrer dans les boutiques de souvenirs ou de vêtements !!
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Eh bien le Spit c’est très long (4,5mi) et au bout, un port très important, plein de boutiques et parking payant ! Il y a beaucoup de vent et donc des vagues nombreuses sous un ciel qui se couvre de plus en plus. Les quelques tentes présentes sur la plage, sont prêtes à décoller et il fait un froid de canard = raison de plus pour ne pas dormir ici.
La réservation c’est OK ! Il fait trop froid, pas de place pour se garer, on repart, super !!
On monte sur le versant de la péninsule : The Spyglass, une maison très sympathique et une dame pour nous recevoir. On ne s’éternise pas dans les conversations (je ne suis pas douée et Céline n’a pas envie de faire d’effort), nous apprendrons juste que Spyglass correspond à un nom de bateau célèbre représenté en gravure dans notre logement + heure du PDJ.
Petites courses au Safeway d’à côté, plus de choix mais mêmes prix qu’Anchorage.
B&B
Et notre petit tour à pied ? Vous pensez bien qu’avec la frustration de certains, nous avons été dans l’obligation de retourner au Spit. Et hop, quelques boutiques, histoire de faire plaisir et surtout de se réchauffer. Chouette, on poursuit jusqu’à la pointe puis demi-tour pour finir hypnotisés devant une retenue d’eau en avant du port. Des pécheurs sont là tout autour et les saumons sautent allègrement en les narguant. Nous découvrons ensuite l’aménagement, très classique en Alaska, pour le vidage et découpage des poissons. Le saumon est presque rouge fluo, à se demander si tout ceci est bien naturel !?
Terminé pour aujourd’hui, nous rentrons gelés et nous entamons les rations de survie (soupe)… Je blague, j’ai emmené quelques sachets en dépannage car on ne sait jamais ! Et j’ai surtout la flemme de faire à manger, je ne le répèterai jamais assez, je suis en vacances.
Résumé de la journée : planning respecté, pas de surprise, météo mitigée Murphy = 0 et Sylvie = 0
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
20 JUILLET
Aujourd’hui est une grande journée, celle à ne pas louper !
Vous vous doutez bien que nous ne sommes pas venus à Homer pour pécher le flétan (capitale mondiale), pas assez doués pour ça et un bateau en "plein océan" Mon Dieu ! il faudra 2 jours au moins pour récupérer un mari sain de corps et …d’esprit.
Ma mission "acceptée" au départ était de voir des ours.
Oui mais c’est bien gentil (je ne parle pas des nounours), ces bébêtes ça se balade et lorsqu’on lit dans les récits : "au détour d’un chemin", "le long de la route" …
Pas question de laisser le hasard décider, je ne le sens pas avec Murphy sur mes talons.
Trois14 donnait une solution, une excursion d’une journée au parc Katmai depuis Homer.
Le parc national de Katmai est réputé pour sa vallée des 10 mille fumées (volcans en activité) et ses ours bruns ou grizzlis qui se rassemblent à Brooks Falls lors de la migration des saumons. Il est inaccessible en voiture = avion obligatoire soit depuis Anchorage avec logement sur place dans le parc (retenir longtemps à l’avance) soit excursion privée d’une journée depuis Homer en hydravion, dans les 2 cas, ce n’est pas donné !
Que ne ferait on pas pour faire plaisir à sa famille ! Une seule journée tant mieux pour mon planning mais ça craint pour la météo. L’hydravion est un plus, moyen de locomotion non encore utilisé.
Maintenant, je lis lors de ma préparation de circuit : la date de remontée des saumons est variable suivant le lieu = mi-juin à la 3eme semaine de juillet à Katmai .
Aïe !! Je me doutais bien que ce n’était pas en hiver mais j’avais prévu de finir par là. Pas question non plus de changer les dates du résultat du BAC (l’informatisation n’a produit aucun changement), j’ai donc plié et inversé mon circuit.
N’importe comment, Bald Mountain Air assure que nous verrons des ours quoi qu’il arrive jusqu’à fin août, ils changent de lieu d’atterrissage en conséquence. Je suis parée contre Murphy …Enfin il reste une grande incertitude la météo = ça passe ou ça casse mais je me dis que les ours pèchent même sous la pluie et j’emporte un parapluie TRÈS DISCRET comme camouflage.
Bref ! Ce matin là la météo est moyenne, je suis sur le pied de guerre depuis 5h pour préparer le sac ( le pique-nique, au cas où il pleut, au cas où il fait froid … et rien contre les ours par principe !) et je suis incapable de dormir étant trop énervée.
PDJ succulent allant du crumble aux saucisses et départ 8h pour le RDV au lac, lieu d’appontement de l’hydravion.
Petit briefing avant de partir, nous sommes 20 = 2 avions et nous sommes les seuls francophones.
Le temps est variable donc pas mal, on s’installe des 2 côtés pour augmenter nos chances de bien voir. Trajet superbe avec des nuages mais ce n’est pas gênant pour voir dans l’ensemble, pas trop de bruit ni de secousse. Amerrissage impressionnant et en douceur sous le soleil…encore, encore !
Homer Lac Beluga
péninsule de Kenai, baie Kachemak, côte sud entre Kasitsna et Seldovia bay
Détroit de Cook, volcan Augustine
péninsule de Katmai
Naknek lake Iliuk arm
Lac Brooks notre hydravion
Il est 11h , speech+film obligatoire des rangers pour obtenir le pin’s magique qui nous protège de l’attaque des ours = Murphy KO par les SUPER-rangers !!
Pique-nique dans un enclos, ici ce sont les humains qui sont en cage, puis nous partons en chemin pour la chute d’eau et la quête des ours.
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Le pont de la rivière est fermé, il y a donc un ours dans les parages. Evidemment ils sont proches de l’autre berge. Nous attendons patiemment l’autorisation de la ranger. Tiens, les moustiques eux nous ont trouvé et nous tournent autour. Attention piqures en vue, allergie potentielle non négligeable pour la gent féminine et gros souci à se faire.
Le pilote qui s’est joint à notre groupe (après un échange sur la qualité des fromages "locaux") nous prête des filets pour la tête, seyants et très efficaces. Il n’y aura pas de photo= censure de ma fille !!
Nous atteignons sans encombre la plateforme du bas de la chute, là il faut s’inscrire et attendre …au moins 30 mn pour nous. Nous voyons déjà bien le spectacle, 2 ours sont là au soleil, l’un assez vieux et lourdaud, l’autre, pas toujours le même, passe un moment puis s’en va.
chemin pour les plateformes
Brooks falls vue plateforme basse
zoom
rezoom
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Accès à la plateforme supérieure bien barricadée comme la précédente, au pied de la chute. Mitraillage en règle par mes 2 compères pendant que je me" contente "de regarder en toute liberté. Bon, alors là ma mission est accomplie !
Brooks falls plateforme haute
zoom
Dans les reportages, les récits, les ours arrivent et hop ils attrapent un puis 2, 3 poissons. Ben, dans la réalité, c’est beaucoup plus laborieux. Ah, des photos avec des saumons qui sautent à côté de l’ours on en a mais il faudra plus d’une heure pour une prise. Pas si facile que ça ou bien nous avons affaire à des "pas doués" ou bien ils ont déjà trop mangé.
On doit rester 1h sur cet emplacement, puis laisser la place. Comme nous sommes très doués en anglais et que le pilote n’a pas donné notre nom mais celui de la compagnie, nous resterons jusqu’à 14h30. Aucun complexe, peu de personnes ont bougé à l’annonce des noms, ils sont tous hypnotisés avec leur objectif bien lourd et encombrant.
C’est pas tout ça mais je crève de chaud, qui a dit qu’il faisait froid en Alaska ? De l’autre côté, il y a mes copains les moustiques, tant pis je ne tiens plus et une parka en moins.
Murphy , le vent a tourné, je suis triomphante !
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Au retour, on attendra encore un coup au pont, l’ours, assez jeune, est de l’autre côté, une fois de plus. Il ramassera sans difficulté un poisson dans l’eau = pourquoi se casser la tête dans l’eau écumante de la chute alors qu’ici l’eau est limpide ??
Agréable surprise pour le retour, Céline est le copilote. Elle ronronne, très aimable comme à son habitude … elle parle, s’intéresse et écoute religieusement durant tout le trajet. Vraiment l’Alaska c’est magique !!
Le ciel est encore plus dégagé, il ya semble t il un peu de vent et nous apprécions le paysage à sa juste valeur : lacs turquoises, cimes enneigées et volcans bien identifiés.
A l’arrivée, très innocemment, je demande :
Alors c’était bien à l’avant ?
Oh oui, le tableau de bord est compliqué mais il m’a bien tout expliqué. En fait le vol a failli être annulé ce matin car les courants étaient trop importants et il m’a montré comment il fallait surfer sur la vague pour éviter les secousses. C’est génial, je veux apprendre à piloter.
Gloups ! Comme quoi, on croit que tout va bien, que c’est une superbe journée alors qu’on est passé à côté d’une catastrophe … Merci monsieur le pilote.
Pour les cours de pilotage, on va attendre que la "pression", c’est le moment de le dire, redescende.
Il est 17h, ce n’est pas le tout, on fait quoi ?
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Déjà on se change car il fait vraiment chaud (ou ce sont les émotions qui m’ont fait transpirer) puis direction East End road pour admirer la baie sous le soleil, on revient ensuite en longeant la rive pour retourner au Spit, on n’avait pas bien vu les boutiques … [:/]
Courses, essence, repas, la routine.
Après consultation de la météo avec ma tablette, je tente mais je n’arrive pas à réserver mon excursion en bateau à Seward pour le 22, impossible avant le 24 (il y avait encore plein de places le 15 au soir).
La propriétaire nous fait reculer notre heure de PDJ du lendemain.
Décidément, l’euphorie est passée, beaucoup de contrariété en peu de temps, je vais me coucher, on verra plus clair demain.
Résumé de la journée : contrariété du soir Murphy = 1 et pilotage "au poil "+ ours Sylvie = 2 et je n’ai pas compté le pin’s!
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Bonjour,
la suite est bien de la même veine... merci.
J'enrage car je suis passée par Bodo...
Les photos sont superbes cela me console un peu mais je ne désespère pas.
Non, ces photos sont très ordinaires. Du côté de Bodo, ce n'est bien sur ni à Bodo, ni sur les bords du Salstraumen...
A la différence des ours, il n'y a ni en Norvège, ni en Alaska, d'organismes pour vous emmener les voir...
Donc il faut savoir les chercher, et s'éloigner parfois des sentiers battus...sans jamais être certain du résultat.
Mais la suite de votre récit m'apprendra - je l'espère - que vous avez au moins une fois croisé le chemin d'un gros "bull moose", voire - plus fréquent - d'une mère avec son jeune de l'année.
Les belugas : je n'ai pas compté mais j'ai parcouru cette route au moins cinquante fois, et je n'ai vu les bélougas qu'une seule fois, à marée montante, et encore parce que des amis m'ont prévenu. Impressionnant.
Explication du grand trou à Homer : on appelle ça le "hole", où tous les ans les F&G (l'équivalent des nos ONCFS et ONEMA)
déversent des milliers d'alevins de saumon. Le saumon adulte revenant frayer sur les lieux de sa naissance, tous les ans également des centaines de saumons reviennent dans ce trou, au grand plaisir des "pêcheurs". En juillet ce sont des sockeyes et la couleur rouge de leur chair (très savoureuse) est parfaitement naturelle). En réalité un vrai pêcheur n'y viendra pas, il faudrait plutôt dire des viandards. Car ici, exceptionnellement le "snagging" est autorisé, c'est à dire le harponnage avec d'énormes hameçons triples plombés. Les saumons qui reviennent ici ne pourront frayer, faute de rivière. Ils sont donc destinés à ce "loisir" des locaux, et au remplissage de leurs glacières.
Autres lieux, autres moeurs....
J'ai vu que vous aviez photographié un corégone à Brooks. Bravo pour votre acuité visuelle et votre sens de l'observation.....
Super ce récit de l'Alaska, merci pour le partage.
Concernant Murphy, je ne suis pas d'accord, la malchance ne vous poursuit pas spécialement. Que se soit l'Irlande, la Norvège la NZ on sait qu'il y pleut beaucoup. Je ne connais personne qui est du beau temps en NZ par exemple. En Islande j'ai eut 12 jours de de pluie sur 15. En Ecosse, en février 6 jours de pluie sur 7, ce qui est normal pour cette période de l'année et ce lieu géographique. En Chine il a fait beau là ou statistiquement à cette période de l'année il fait beau et pas beau là ou statistiquement il devait pas faire beau. Je reviens du Texas ou j'ai eut des températures autours de 4C° et de la pluie, on peut dire que les stats ne m'étaient pas favorables. Bref tout ça pour dire que tes expériences ne sont que le reflet des statistique pluviométriques, rien de plus, tu es dans la moyenne des événements qui peuvent se produire. Par contre c'est vrai que quand on les met tous bout à bout ça donne une impression de malchance collante, mais il faut aussi penser à y intercaler les événements qui statistiquement était pas favorable et pourtant qui se sont bien passés. Et si on en fait la moyenne, tout ça reste dans la norme.
Par nature on a tendance à se focaliser sur ce qui tourne mal, pensez aussi à ce qui s'est bien passé. C'est le principe de la voyance, elle prédit 10 choses (basé sur des déductions logiques) et si seulement 1 ou 2 choses arrivent (ce qui statistiquement devrait arriver) on va retenir ces 2 choses là et omettre que la voyante en a prédit 10. Et donc on va dire wow elle a su prédire 100%. D'autant que ses prédictions sont juste une idée générale qui avec le temps, notre esprit transforme pour coller à la réalité. Bref je m'égare ..
j'ai toujours trouvé que le militaire, surtout anglophone, avait l'art de l'acronyme ( Military slang)
…acronyme souvent devenu témoin de l'Histoire
mais SNAFU a fait une bien plus belle carrière que beaucoup d' autres... .témoin l'épopée de ce Dakota éponyme de WWII qui après une longue vie d'aventures sur un demi-siècle
http://www.the-snafu-special.com
a été restauré en France par des passionnés
THE SNAFU SPECIAL
et a couronné sa carrière en Normandie sur les plages comme Monument Historique de France depuis un peu plus d'un an (2013)
Snafu –
étonnant parcours... non?
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Bonjour Jean-Paul,
Connaisssez-vous George carlin? Un de mes (comediens) favoris qui est decede[:/]
Je lis et je relis ces livres ou je l'ecoute sur U tube et il me fait toujours autant sourire.
Voici la couverture d'un de ses livres. Si j'aurais voulu l'envoyer en message prive, mais le site ne semble pas le permettre.
Si vous en desirez une copie, 'essaierai de m'en procurer une et de vous l'envoyer.
Cordialement
Alex
http://durandale2.blogspot.com/
How heavy do I journey on the way,
When what I seek (my weary travel’s end)
Shakespeare sonnet 50, vers 1- 2.
Je me régale avec ton récit ! Et tu dis n'être pas douée ? N'importe quoi, vraiment n'importe quoi !
Si je ne m'attarde pas sur les photos (je n'en suis pas fan dans un carnet) je prends un plaisir immense à te lire : écriture précise, imagée et follement drôle... J'adore [:)]
Je suis impatiente de lire la suite de vos "aventures" !
Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
Bonjour,
ne le prenez pas mal, mais....
si le SNAFU avait un rapport avec le sujet, il n'en n'est pas de même me semble t-il avec Georges Carlin (remarquable humoriste au demeurant).
Par courtoisie envers Sylessonne, merci de ne pas trop parasiter ce post.
Cordialement.
Bonjour Kougarok,
Oui, vous avez bien raison il ne faut pas parasiter les posts.
Comme vous avez pu lire, je disais que j'aurais bien voulu envoyer ce message en prive, mais le site ne permet pas d'envoyer des photos, ou peut etrer je ne sais pas comment faire.
Cordialement
Alex
http://durandale2.blogspot.com/
How heavy do I journey on the way,
When what I seek (my weary travel’s end)
Shakespeare sonnet 50, vers 1- 2.
Je vais moi aussi abuser, en m'excusant auprès d'elle, de l'hopitalité de Sylessonne pour te répondre mais ce sera bref
je ne connais pas le livre en question mais je me souviens des interventions de G. Carlin dans le Johnny Carson Show, celui même qui avait inventé une forme de TV bien avant qu'elle n'existât en France
…... j'apprends qu'il est maintenant possible de l'écouter sur le net en audio book (lu par Carlin lui-même).... çà dure environ 7 heures … mais je crois que ce peut être une bonne référence, un exercice pour quiconque veut améliorer en même temps son parler, sa diction et sa connaissance d'une forme disons...aiguisée de l'humour américain
et qui en réalité nous paraît, à nous Français en tous ca , autant que de l'humour , la forme populaire d'un Pessimisme.. pas très loin de celui de Murphy d'ailleurs ( ce qui nous permet de rester un peu dans le sujet.....[:P])
quand le verre est à moitié... le Français le voit à moitié vide et l'Américain, lui, le voit à moitié plein ( sauf bien sûr Murphy )
mais pour Carlin c'est plutôt :
Some people think of the glass as half full.
Some people think of the glass as half empty.
I think of the glass as too big.
Ce qui fait de lui selon ses propres termes a disappointed idealist , une sorte de cynique donc
coupons là et résumons ...
-pour un militaire la loi de Murphy = SNAFU
-comme contre-mesure les militaires ont concocté Private Snafu
-pour les voyageurs de VF la loi de Murphy = toutes sortes d'en.......... en cascade liés aux voyages
-comme contre-mesure Pong et les membres de VF ont concocté
Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé) ..
Donc pour terminer :
AWTEW comme aurait dit WS ….. s'il avait vécu au XXéme siècle[:P] p.s. Pour me faire pardonner de Sylessonne je vais lui envoyer un pense-bête sur les orignaux
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Pour un prochain voyage et à propos d'orignaux en Amérique du Nord...
un petit pense-bête pour me faire pardonner le HS
l'endroit :
il y a quelques endroits privilégiés en Amérique du Nord, quelqu'un en a fait la synthèse pour nous :
Mooseworld: Where to View Moose
le calendrier :
il y a des créneaux privilégiés même si on peut en voir toute l'année
en été, mai - Juillet
ou bien :
en automne, à la saison des amours......mais qui est aussi celle de l'ouverture de la chasse donc prudence... comme j'ai eu l'occasion d'en faire l'expérience en échappant de peu à une balle perdue qui m'est passée au dessus de la tête[:/]
le moment de la journée
l'aube ou le crépuscule de préférence
les sites
en été …... les lacs et les petites rivières qui serpentent dans les zones basses humides, au travers des zones de swamps c'est à dire là oû se trouve leur garde manger subaquatique et là où ils peuvent aussi s'immerger partiellement pour se protéger des essaims de mouches...
en automne.... plutôt les zones plus hautes en forêt car l'animal s'intéresse alors d'avantage aux feuillus aériens
l'approche
en éte.... sans nulle doute le canoe à la pagaie qui permet de circuler en silence le long des rives des lacs et sur les petites rivières ou les ruisseaux au sein de zones plus ou moins marécageuses ( les ''swamps'')
et parfois de surprendre, au détour d'un méandre, la bête la tête sous l'eau …. ce qui fait de chouettes souvenirs
en automne : la balade en forêt au milieu du feuillage coloré..
l'accompagnement
dans le Maine, à Terre-Neuve et au Québec au moins en Gaspésie, en Ontario des safaris photos sont organisés
exemple : safaris – Valmont plein air
on peut y apprendre à '' caller (câler) l'orignal'' à l'ancienne c'est à dire avec les mains, une écorce de bouleau, une ''canne'' (la boîte de conserves pas l'aide de marche !) et bien sûr il existe maintenant des appellants électroniques …. pouah !
si loin de la tradition ! … comme le pratiquait Mickey en 1937 avec un appellant corne porte-voix
Mickey Mouse - Moose Hunters - 1937
Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" (26 février 2009)
Bonsoir Jean-Paul,
Je ne veux pas passer trop de temps sur ce sujet et sur ce site[:/]
Pour rejoindre ce que nous disions au sujet de George Carlin et de Johnny Carson Show, je m'en rapelle tres bien.
Ceux qui l'on suivit (Johnny Carson ne sont jamais a mon avis arrive a sa hauteur)
Le sketch de Carlin qui a toujours ete mon favori (The seven words you cannot say on television)
Je vais vous mettre en prive une petite histoire, sur l'Optimisme et le Pessimiste.
Bonne soire
Et cordialement
Alex
http://durandale2.blogspot.com/
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When what I seek (my weary travel’s end)
Shakespeare sonnet 50, vers 1- 2.
Bonjour Sylessonne,
Pour rester dans le (les) sujets :
quelques clichés d'élans rencontrés sur le terrain et pas sur Internet...
Et alors pour les caribous (vus en vrai aussi...) :
le Parc de Denali,
la Dalton Highway, ou la Dempster highway,
la Seward peninsula (région de Nome près du détroit de Béring), où mon épouse a pris ces photos :
[:/] encore une preuve de plus que Murphy me poursuit ...
Suis je la seule à n'avoir pas rencontrer d'élan en Alaska?
Il faut vraiment que j'y retourne!! [;)]
Les photos de caribous sont magnifiques aussi. Ont elles été prises en automne?
Merci encore.
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
21 JUILLET
Ah , j’ai bien dormi …le sommeil du juste ? La nuit porte conseil et il fait un temps magnifique, allez vas y Sylvie !
Je profite abusivement de mon auréole de prestige auprès de ma fille (cela change de sens pour une fois) pour lui demander de jouer les interprètes afin de réserver notre sortie en bateau par l’intermédiaire de notre hôtesse.
Pendant ce temps, un peu euphorique devant la soumission de ma fille, je discute tranquillement devant le PDJ (toujours aussi délicieux) avec une famille belge.
Quel plaisir de parler dans notre langue ! Ils terminent leur séjour, on échange nos impressions, ils n’ont pas eu beau temps : Tant mieux !! Enfin je veux dire pour nous, statistiquement, nous avons plus de chance d’avoir beau temps par la suite, la preuve aujourd’hui…
Bon, les statistiques sont ce qu’elles sont, on a 50% de chance d’avoir un garçon ou une fille et dans la réalité ? Interrogez donc ceux qui sont autour de vous !!
-Bon mais ce n’est pas le tout, on (je) parle, il faut décamper il est déjà 9h.
-Maman, on est en vacances !
-Alors, ma chérie (avec les ados, pardon je veux dire les jeunes, il faut toujours garder le contact et bien argumenter) tout est dans la subjectivité du décalage horaire.
-???
-A ta montre Il est 9h, nous ne sommes pas en France et en fait il n’y a pas 10h de décalage mais 8h, donc tu viens de prendre le brunch copieux de 11h et ce soir nous nous coucherons à minuit et non à 22h.
-Mais alors on ne mange pas à midi ? (Philippe)
Mon regard noir a suffit comme réponse, Non mais c’est pas vrai, comment saborder l’ingéniosité de sa tendre épouse par un réflexe purement français, le fameux sacrosaint repas de midi !
J’arrête là car je vais saturer le site en lançant une discussion sur les français et la nourriture à l’étranger…
Homer est un cul de sac, nous sommes donc obligés de reprendre la route 1 en sens inverse .
Midi, Copper Landing : j’ai pitié de mon chauffeur qui fait triste mine. Dans un couple, il faut savoir faire des concessions ….( et j’ai faim) = pique-nique.
De jolis lacs dont le grand lac "tordu" de Kenai
A 14h (heure locale) on est à notre nouveau logement, Renfro’s lakeside Retreat , c'est-à-dire un bungalow simple dans les sapins, proche du lac Kenai. Petit détail insolite, pour y accéder il est nécessaire de traverser des rails.
Il est un peu tôt pour se coucher, même en comptant 2h de plus. Si je les ai pressés, il y a une bonne raison, c’est le début de ma 2eme mission : exploration des glaciers.
Nous reprenons la voiture pour nous rendre à Exit Glacier proche de Seward appartenant au parc national de Kenai.
Accès très bien indiqué, route impeccable, seul hic le parking petit est complet. Deux fois le tour et nous sommes en piste.
Petite mise en jambe avec Edge point trail : 0,5mi = vite fait, on débouche au pied du glacier. Zut, impossible de l’approcher de près, un ranger veille.
On ne va pas rester sur notre faim, en avant pour Harding trail. Un superbe panneau nous attend avec plan et cahier d’enregistrement : c’est du sérieux, 4 mi aller, 6 à 8h AR.
C’est peut être beaucoup pour commencer, il est plus de 16h ….Tout est question de subjectivité !!
Le point de vue du milieu est joli (sommet de la langue et aperçu de l’icefield) , il fait beau, ce n’est pas le moment de chômer !
Le chemin étroit ressemble plus à ceux des Alpes = ça grimpe sec, il fait rapidement chaud, quelques moustiques rôdent. Au bout d’1 h nous sommes au premier stop Marmot Meadows = arrêt pour moi.
Epilobe
Marmot Meadows
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Céline et Philippe continuent pour atteindre Top of the Cliffs. Une heure 30 après les revoilà.
Alors c’était beau ?
On s’est arrêté à mi-chemin car on était envahi par les moustiques et un monsieur nous a dit qu’il restait encore 45mn de grimpette. On a pensé à toi, tu allais t’inquiéter ! (Philippe)
Moi m’inquiéter ? Bon, mettons !?
Un coup d’œil avec une pointe de déception sur cette belle masse blanche et bleue que nous aurions bien aimé toucher car il fait si beau et on redescend.
photo la plus "haute"
cornouiller d'Alaska
géraniums
lupins
En cours de route Céline me montre discrètement l’état de ses bras et du cou au moins 5 piqures, ½ œuf à chacune.
Le coup des moustiques, c’est bien vrai ! Vite la pommade et 1 comprimé antihistaminique que j’ai toujours avec moi. Toutes les 2 nous faisons de violentes allergies aux piqures d’insectes.
En attendant, je n’ai aucune piqure. Suis-je devenue moins appétissante en vieillissant ??
Messieurs, par galanterie, aucun commentaire sur cette réflexion SVP
Elle ajoute : Tu sais, le monsieur nous a dit aussi qu’il avait vu un ours un peu plus haut.
Ah, je comprends mieux maintenant. Vous n’avez pas fui que les moustiques !
C’est drôle, pas un seul instant je n’ai pensé que l’on pouvait rencontrer un ours avec le nombre de promeneurs sur le site (surtout en bas).
seule bébête rencontrée hors moustique: grande libellule (Aeschne)
Retour au bungalow à 20h30.
Résumé de la journée : beau temps, aucun incident notable, planning non totalement rempli.
Murphy = 0 Sylvie = 0
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Nous voila partis à 6h (soit 8h pour nous) direction Seward, nous devons être 1h avant le départ à l’embarcadère de notre tour en bateau. Grâce à la mission réussie de Céline, nous avons obtenu nos places pour le National Park tour de Kenai Fjord Tour.
L’ambiance dans la voiture est pesante, tout comme la météo, nombreux nuages : Céline essaie de dormir en me maudissant avec mon décalage horaire modulable et Philippe fait grise mine …Vous avez dit bateau !?
-Mais dans le planning ce n’était pas prévu (Philippe)
- Oui, enfin non. La météo étant si aléatoire, je n’étais pas sûre et j’attendais de connaitre le temps au dernier moment (Je ne voulais pas que Murphy gagne 1 point). Le temps semble correct, on va assurer, on ne sait jamais.
-On va assurer ? Parce qu’il y a une autre balade de prévu ?
-Oui, mais on verra … Tu as vu le soleil qui se lève entre les nuages, on s’arrête pour prendre une photo ?
Seward : La marina et le parking privé gratuit sont faciles à trouver, la météo est toujours mitigée, nuages sur les sommets. On récupère les billets à l’accueil et on s’installe dans le bateau, soit à l’avant près d’une porte de sortie pour pouvoir prendre l’air frais si besoin et accessoirement des photos.
Philippe revient à la charge :
-C’est vraiment nécessaire de prendre le bateau ?
-Ecoute, tu voulais voir un glacier de près, oui ou non ? Une des spécialités de l’Alaska c’est le vêlage de ses glaciers dans la « mer » Alors on va les voir. N’importe comment on est dans un fjord, tu as vu en Norvège, aucun souci à se faire. L’eau est calme, le soleil arrive, ça va être génial.
-Hum ...
Le bateau est superbe, il y a de la place (non complet), des jeunes français s’installent. On se fait discret, j’adore être incognito…
Quand on se sait seuls à parler et comprendre une langue, on se lâche et cela donne des choses étonnantes = à suivre !
Promenade paisible dans la baie Résurrection : aigle, phoques, lions de mer, on avance et on tourne.
- Mais on sort du fjord !! (Philippe)
Ca ne bouge pas plus ou à peine mais le vent souffle, vent de panique ??
Intervention du haut parleur : dauphins ! Ouf, sauvés par le gong !!
Allez hop, tout le monde dehors et Philippe s’essaie à l’exercice difficile de prendre une photo, cramponné au bastingage.
-Ah, il est "chiant" celui-là, je ne peux pas prendre de photo (jeune)
-Bah, tu veux que je le pousse par-dessus bord ? (autre jeune)
-Celui-là peut se pousser si on lui demande gentiment (moi, tout sourire)
Oh les têtes, je ne te dis pas… Facile, ne jamais se croire au-dessus des autres !!
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
On enchaîne : 2 baleines et enfin arrivée au soleil devant le glacier Aialik au fond de la baie du même nom. Arrêt moteur, cette masse blanche impressionnante qui craque et éblouit, rafraichit l’atmosphère (tout comme moi) et vlan ! une chute de glace, un tout petit morceau de quelques tonnes dans l’eau. Répétition du phénomène plusieurs fois.
Lunch fourni pour le retour : wraps poulet salade. La tête de Philippe : c’est quoi ça ? et le fou rire de notre fille, dommage, je n’avais pas de caméscope !
Iles aux oiseaux.
goélands et cormorans
macareux cornus et huppé (puffins)
guillemots
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Retour dans notre fjord préféré lorsqu’une odeur délicieuse se répand à l’intérieur. On nous sert des cookies chauds au chocolat : nos yeux pétillent. Alors là, …je ne trouve pas les mots !
Philippe n’a absolument plus mal au cœur (la serveuse n’est pas mal non plus …vous avez dit appétissante !?)
Arrivée comme prévu à 14h, un "petit" passage à la shop et ensuite :
-On retourne au glacier ?
-Ah, non, merci !! (tous les 2 en cœur, pour quelle raison ?)
-On peut aller à centre Sealife, c’est compris dans le prix du tour.
En avant pour l’autre bout de la ville. La visite de l’aquarium complète le bateau : poissons, macareux de près. Seules les loutres sont isolées à mon grand regret.
macareux huppé
macareux cornu
loutre de mer
Un petit tour dans les rues avoisinantes avec rappel du lieu de départ de la célèbre course de chiens de traineau Iditarod.
Retour, le ciel se couvre, promenade au bord du lac puis bungalow.
borne 0 de la course
lac Kenai près du bungalow
Résumé : une belle journée Murphy =0, choix de l’activité et Philippe qui a assuré Sylvie = 1
Depuis 2 jours Murphy semble s’être totalement endormi, méfiance …
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
23 JUILLET
3h30 du matin : coup de klaxon formidable qui résonne dans tout le bungalow. Réveil en sursaut : C’est quoi ça? et vu les grincements suivants = un train !
Bon sang à une heure pareille ? Qui pourrait bien traverser les rails à cette heure-ci, franchement c’est n’importe quoi !!
Et il pleut, super, ça commence bien !
7h30, on part direction Whittier, routes 9; et 1; . Dehors un ciel de plomb, l’avantage : on avance, pas d’arrêt photo.
On tourne sur Portage Glacier road, personne.
Portage lake, les nuages sont bas, on ne voit pas grand-chose.
Hwy 1
Portage lake
La station d’entrée du fameux tunnel de Whittier est juste à côté, péage 12$, on a loupé le passage de 8h48 à 3mn près. Le prochain est à 9h30 …pas de problème, j’ai prévu en conséquence (surtout je ne pensais pas arriver si tôt).
Ce tunnel est exceptionnel, 1 seule voie pour faire passer les voitures dans les 2 sens mais aussi le train d’où la hauteur en plafond et les rails au sol …. Ils sont bizarres ici avec les trains.
Ceci limite bien évidemment les temps de passage de chacun. Je suis parée, j’ai les horaires grâce à internet.
On attend sous la pluie dans la voiture, impossible d’aller dehors, moustiques en vue.
Sortie du tunnel, impression lugubre : 1 bateau de croisière à quai et à part ça, tout est gris, l’eau sur la gauche et containeurs+ trains sur la droite. Au-dessus 2 cascades venant d’un verrou glaciaire, le reste est invisible.
On ne sait pas où aller pour le terminal du ferry , aucune indication (au bout du port).
Et là petit papier sur la porte : check in à 13h (départ 13h45) alors que mon papier de réservation insistait pour la venue 3h avant départ.
Bravo les gars, pourtant nous sommes en période d’affluence d’où d’ailleurs ma réservation anticipée
( 1 passage par jour, Murphy qui guette, un convoi de camping car et hop ! sous le nez le ferry ...)
On tourne en rond et à 10h30, on se résout à s’installer dans le parking central pour dormir, que faire d’autre ?
Repas dans la voiture puis à 13h, la queue pour l’enregistrement :
- Réservation et permis de conduire du conducteur svp.
Je suis seule, je n’avais pas prévu …je donne le mien, pas question de refaire la queue, j’en ai ras le bol d’attendre.
la nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l'observe
Montée à bord facile sur le bateau Aurora, on a l’entrainement de la Norvège. Installation salle d’attente pont avant. 14h, toujours rien, aïe, panne moteur…ça continue !
On ne verra pas l’ours qui fait son supermarché à l’élevage de poisson de Valdez vers 19h (chaudement recommandé par nos amis belges qui ont vu aussi plein d’élans) Grr !!
Dehors, bon petit crachin.
Visite du bateau : resto spacieux, salons pour films et pont supérieur avec abri +chauffage.
Démarrage à 14h30 : plus de peur que de mal ! Philippe reste serein avec l’expérience de la veille.
Whittier
Le trajet magique dans Prince William Sound se transforme en une traversée fantomatique et camaïeu de gris imposé. Distraction durant 6h = 1 souffle de baleine, quelques petits icebergs au niveau du glacier Columbia invisible et suivre à l’écran le trajet avec une énigme à résoudre : à quoi correspondent les triangles jaunes? Ah j’oubliais, on a trié nos photos de la veille.
Enfin le golfe de Valdez ! De nombreux petits bateaux de pécheurs égaient la couleur de l’eau et l’énigme est résolue, triangle= position d’un bateau.
arrivée sur Valdez
Arrivée 20h30, encore faut il sortir …un immense camping car est coincé ! Il est bien rentré, on va le pousser s’il faut car il n’est pas question de refaire le trajet à l’envers !!
Hôtel Best Western , repas au resto adjacent avec vue sur le port = très bien mais le cœur n’y est pas.
Petite promenade pour se changer les idées au bout du port, Dock point trail : parapluie obligatoire, joli paysage. Le ciel rosit, foutu soleil, il est bien dans le coin ! Bizarre des lapins nains gambadent et plus logique, les moustiques sont à l’affût. On fait le trajet au pas de course.
hôtel
vue du restaurant
Résumé de la journée : Murphy revient bille en tête
Bonjour,
J'ai toujours trouvé que Whittier était un peu glauque....
Enfin peut-être quelqu'un qui sera de mon avis ?
Désolé de jouer les correcteurs, mais :
Un petit tour dans les rues avoisinantes avec rappel du lieu de départ de la célèbre course de chiens de traineau Iditarod.
J'ai suivi cette course de bout en bout à deux reprises, et je peux vous assurer que son départ n'est pas à Seward, mais
sur le lac de Willow, à peu près à mi chemin entre Anchorage et le Denali NP...
D'ailleurs cette année, en raison des conditions catastrophiques d'enneigement déficient, le départ aura lieu samedi prochain de Fairbanks.
Ce que vous avez vu c'est le point de départ de l'Iditarod trail, chemin des chercheurs d'or qui débarquaient à Seward pour (tenter de) rejoindre Nome, via Iditarod. L'autre "trail", moins célèbre que le "Chilkoot trail" au départ de Haines.
A plus.
PS : les photos des caribous en migration c'était fin août, celle du grand mâle en septembre.