Nous tenons à partager avec vous notre expérience sur la Yukon River, entre Canada et Alaska, en canoë, notre tandem à bord, en Août 2016. Ca fait déjà quelques mois mais l'Alaska nous manque déjà, peut-être parce que nous avons plus de mal avec le monde et la chaleur d'Asie du Sud-Est où nous sommes actuellement!
Le voyage, la découverte, ça nous apprend des choses… Quoi? Nous ne savons pas, et puis ce n’est pas le moment d’y réfléchir, nous n’en avons pas l’envie, on compte les bouses à la fin de la foire, y paraît…
Ce que nous avons compris, c’est que c’est à nous d’écrire notre vie. Pas d’a priori, pas de honte, pas de crainte, plus de barrière, tout est possible si on s’en donne les moyens… Donc profitons-en!
Nous, nous revenons d’une aventure de 15 jours au Pays des Rêves… Ca vous intéresse? Munissez-vous juste d’une boite d’allumettes et d’une hache!
Dawson City, le pays de l’or ou des trésors cachés!
Déjà 3 jours que nous scrutons, observons, fouinons, questionnons à la recherche de notre trésor. Nous finirons par le dégoter avec l’aide de Colm (un gars qui ne parle pas beaucoup, mais le peu qu’il dit, c’est pas des conneries!). Nous le trouvons enfin entre les herbes, sur le dos, il n’attire pas vraiment l’attention mais bon, il devrait faire l’affaire…
Bon, on va prendre le jaune!Nous, on s’affaire (oui, 2 fois mais on fait ce qu’on veut!)! Nous le retournons, lui passons un coup de gant pour lui redonner la couleur de ses 20 ans (nous ne pourrons pas faire mieux que 20). Un petit bout de corde à l’avant pour l’amarrer, la même à l’arrière, on ne sait jamais! Une éponge, un vieux bidon pour écoper, nous voilà fin prêts pour essayer notre canoë!
Nous chargeons tout: 4 grosses sacoches, la remorque, Théolou, en se contorsionnant, nous arrivons même à monter tous les 2 dedans! Colm nous lâche un léger sourire… essai validé, ya plus qu’à payer!
Le grand départ
Après une bonne nuit de sommeil, sous la tente, sous la pluie à éponger le matelas, nous voilà fin prêts pour descendre une partie de la Yukon River. Environ 450km qui devrait nous prendre une dizaine de jours et nous faire passer une frontière, celle de l’Alaska.
Les premiers coups de pagaie se font tout en douceur, nous testons stabilité et maniabilité de notre canoë et ses 300kg de chargement, nous attrapons la canne à pêche en pagayant, tout est bon! Nous glissons vers l’immensité de l’Alaska, de ses forêts aux mille couleurs, sa toundra impénétrable (et pour cause on a essayé), de cette nature incontrôlable, de cette vie sauvage qui nous met la boule au ventre quand nous posons un pied à terre…
Oh hisse!Le Canoë c’est génial!
C’est génial car nous pouvons trimballer une bonne dose de confort supplémentaire avec nous (Théolou, notre tandem, n’accepte pas les kilos de confort superflus). A savoir:
– une bâche supplémentaire de 6mX5 pour se mettre à l’abri
– une hache pour se faire un feu de trappeur en toute circonstance
– une grille avec pied pour faire chauffer 2 casseroles à la fois
– une canne à pêche pour s’occuper (pour manger, nous faisons comme tout le monde, supermarché!)
– des kilos de fruits et légumes et boites de conserves
– une dizaine de litres d’eau potable filtrée que nous stockons constamment avec nous
Bon OK, on est un peu chargés…Notre rythme en canoë est différent, nous réapprenons le voyage… Le temps pour monter et lever le bivouac est plus long, les journées défilent lentement, au rythme des coups de pagaie. Nous nous laissons surprendre à observer pendant des heures les nuages qui d’un côté, forment des strates régulières, tandis que de l’autre, les cumulonimbus se chargent, s’assombrissent pour finir par se déverser sur les sommets environnants. Le soir, quand nous avons la chance d’apercevoir le soleil, il illumine de mille couleurs tout ce qui est sur notre passage. La toundra deviendrait presque clémente et accessible… Se laissant porter par le crépitement du feu, nous avons l’impression de voyager au côté d’Alice. Quel pays merveilleux…
Les cabanes des bois
A notre grande surprise, nous apprenons que la rivière est jalonnée de 4 ou 5 cabanes de trappeurs. On nous donne minutieusement les points GPS. Merci, mais nous, on se dirige uniquement à la carte papier 1/400 000 et à l’instinct!! Bastien (qui a sans doute construit des cabanes dans tous les bois de St-Césaire!) met un point d’honneur à les retrouver toutes, une à une.
Un vrai Paradis…Certaines sont compliquées à débusquer, mais quand il se met dans la peau d’un trappeur des années 1950, il revient toujours avec quelques trous en plus sur son pantalon, des griffures plein les bras, des boutons de moustiques plein le visage (il avait qu’à prendre le temps de mettre la moustiquaire) mais jamais bredouille.
C’est comme ça que nous passons 5 nuits dans l’odeur entêtante du bois de Spruce et la poussière dense mais toute relative, face à la chaleur rustique que nous apporte ces cabanes de bois massif. Ces camps de base nous permettent de découvrir plus profondément la vie sauvage environnante. Nous verrons un élan et son petit, des aigles survolant la rivière, des canards chassés par des ragondins, un hibou, des centaines d’écureuils, des traces de puma… Un soir, alors que Bastien répare le canoë à coup de chambre à air et de boite de conserve (et oui, on ne l’a pas payé bien cher!), nous surprenons un ours en pleine séance de natation, 400m de traversée dans le courant de la Yukon River… Pas mal!
Avec la lune se lèvent…
Après 8 jours passés sur la rivière, il serait peut-être temps de lever les yeux! Depuis une quinzaine de jours, nous avons enfin le droit, entre minuit et 3h du mat’, à un peu de nuit noire.
Entre 2 coups de pagaie, dans un silence de début d’après-midi, Alexine dit:
« Aurore, c’est pas le lever du jour? »
« Boréal, ça veut dire Nord, non? » Silence…
A partir de ce moment-là, nous décidons de nous lever toutes les nuits vers 00h30. La première nuit, rien, la deuxième, un peu trop nuageux, nous retournons, (ou restons!) au Pays des Rêves.
La troisième nuit, le temps paraît clair, on s’équipe, une doudoune, une bombe anti-moustiques. Nous marchons un peu pour se mettre dans un endroit dégagé, mais voilà qu’Alexine est déjà envoutée par le ciel. Bastien n’y croit pas: « Tu déconnes, c’est un nuage! ».
Pendant près de 30 minutes, nous avons droit à un balai extraordinaire. Une parabole se dessine, on pourrait la confondre avec un simple nuage, mais voila qu’elle devient luminescente, l’intensité varie au fur et à mesure de sa progression dans le ciel, elle se déplace afin d’embellir une partie de la nuit noire au dessus de nos têtes. Nous fixons ce voile qui se déplace. Ce pourrait juste être la lumière Tungstene d’un néon, mais non, nous sommes bel et bien en train d’admirer notre première Aurore Boréale.
La couleur et l’intensité n’était certes pas celle que l’on a tous en tête, mais nous pouvons vous assurer que ce phénomène naturel vous apporte quand même son lot de frissons…
Encore un Bivouac inoubliable…
Et non, pas de photo de l’Aurore Boréale…Incroyable mais vrai!
Déjà 12 jours, il est temps pour nous de remettre pied à terre à Circle, village d’une centaine d’habitants, été comme hiver (quoique l’été, nous ne sommes pas bien sûrs qu’ils en aient!). Dernière étape, revendre le canoë. Ca s’annonce compliqué, bien que nous ayons pris contact avec plusieurs agences de location susceptibles de le racheter, mais ici pas de téléphone et encore moins Internet. Bon, tant pis, on verra ça plus tard, en tous cas nous allons essayer de se ravitailler dans le boui-boui qui sert d’épicerie, de bar, de magasin de bricolage, en gros le dépanneur.
Le rêve continue, en moins de 2 minutes, la propriétaire nous tend 2 billets, sans même l’avoir vu « Je viens de prendre une décision, amenez-le derrière quand vous voulez! »! Bon OK nous avons de la chance, mais y parait que la chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule (c’est pas de nous mais on aurait bien aimé l’écrire!).
Il est temps pour nous de continuer avec Théolou, un léger pincement au cœur (pourtant nous ne sommes pas vraiment matérialistes!), pour reprendre la route, celle qui des fois nous fait pleurer de joie, hurler de colère, rire aux éclats, tomber, transpirer de peur, celle qui nous fait vivre depuis quasiment 1 an et demi…
Merci de nous avoir lu, c'était pour nous une superbe expérience et l'Alaska est vraiment un endroit magique...
Alexine & Bastien https://tandunreve.com/










On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!








Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.




















































The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:

A little sneak peek?