Bonsoir,
Quelles seraient vos suggestions pour un roman qui permette de découvrir la Chine contemporaine? On va dire post 1980. Dans mes recherches je trouve soit des romans historiques, soit des essais, mais en roman contemporain pas grand chose qui me dise. A défaut de romans je prends les récits de voyage, si vous avez autre chose que Paul Theroux et Ma Jian que j'ai déjà essayés (le premier j'aime pas du tout, le deuxième j'aime mieux mais je cherchais quelque chose de moins... cru?)
Merci ! 🙂
Au moment même où l'Arche de Zoé fait scandale, sort sur nos écrans le film de Ben Affleck: "Gone, baby, gone" . Et je ne peux m'empêcher de lier les deux. Ceux qui ont vus le film comprendront pourquoi, je pense. Ceux qui ne l'ont pas vus feraient mieux de passer directement au second paragraphe.Parce que si l'histoire nous fait d'emblée penser à la disparition de Maddie, (la petite anglaise disparue/kidnappée au Portugal)le déroulement nous entraîne bien vers une réflexion qui a beaucoup plus à voir avec l'affaire de l'Arche de Zoé... Autant mon avis sur les agissements de ces derniers est assez tranché...et pour tout dire, pas très complaisant à leur égard... autant le film m'a laissé dans un inconfortable trouble... comme le héros de l'histoire, sans doute, (oh ce dernier regard !)... "L'enfer est pavé de bonnes intentions..." paraît-il; le problème c'est que, dans une situation de choix, il peut y en avoir autant d'un côté que de l'autre! La confrontation entre conscience et émotion provoque une grande confusion qui n'arrange rien.
Le film est bon. Comme un "Mystic river", (bien que le parallèle ne se fasse pas tout de suite). Un polar dont le sujet nous fait prisonnier doucement, comme un noeud coulant qui se resserre peu à peu... l'intrigue est menée de telle sorte qu'on est obligés de se poser plein de questions, comme le protagoniste principal (difficile de parler de "héros"), de se positionner... de ne plus être simples spectateurs mais et de regarder ce film juste comme un bon polar de plus. Car au-delà de l'ingéniosité du scénario, du mordant des dialogues, de la justesse d'interprétation de Casey Affleck -en détective droit dans ses bottes mais pas si sûr de lui que ça-(chapeau, pour le jeu d'acteur) et des autres aussi formidables: Ed Harris, qui, on dirait, s'est fondu dans son personnage, est très convainquant...Morgan Freeman, pas beaucoup à l'écran au final mais toujours bon, mais aussi Michelle Monaghan, qui oeuvre tout en finesse... au-delà de ça et de la photo soignée aussi... l'histoire nous oblige à sonder notre conscience. L'ensemble m'incline à dire que "Gone, baby, gone" est un film de talent. Bravo Ben Affleck ! Je vous préfère décidément de ce côté-ci de la caméra!
Le film est bon. Comme un "Mystic river", (bien que le parallèle ne se fasse pas tout de suite). Un polar dont le sujet nous fait prisonnier doucement, comme un noeud coulant qui se resserre peu à peu... l'intrigue est menée de telle sorte qu'on est obligés de se poser plein de questions, comme le protagoniste principal (difficile de parler de "héros"), de se positionner... de ne plus être simples spectateurs mais et de regarder ce film juste comme un bon polar de plus. Car au-delà de l'ingéniosité du scénario, du mordant des dialogues, de la justesse d'interprétation de Casey Affleck -en détective droit dans ses bottes mais pas si sûr de lui que ça-(chapeau, pour le jeu d'acteur) et des autres aussi formidables: Ed Harris, qui, on dirait, s'est fondu dans son personnage, est très convainquant...Morgan Freeman, pas beaucoup à l'écran au final mais toujours bon, mais aussi Michelle Monaghan, qui oeuvre tout en finesse... au-delà de ça et de la photo soignée aussi... l'histoire nous oblige à sonder notre conscience. L'ensemble m'incline à dire que "Gone, baby, gone" est un film de talent. Bravo Ben Affleck ! Je vous préfère décidément de ce côté-ci de la caméra!
bonjour bonjour!
je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants...
je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa!
merci a tous (ttes)!
Bonjour à tous,
Je viens de lire " Un thé à Shangai " de Jamel Balhi, et je tiens a vous dire que ce lire et vraiment captivant. Cet homme raconte son tour du monde en courant et en rencontrant des personnes étonnantes.
J'apprécie beaucoup ce genre de lecture et quand je trouve un livre passionnant j'aime le faire partager.
A lire absolument aussi: " La Terre n'est qu'un seul pays " et " Ma vie sur la route " d'André Brugiroux, c'est la vie d'un homme qui a voyagé toute sa vie et c'est vraiment fabuleux. Un homme extraordinaire.
Bonne lecture à vous.
Je viens de lire " Un thé à Shangai " de Jamel Balhi, et je tiens a vous dire que ce lire et vraiment captivant. Cet homme raconte son tour du monde en courant et en rencontrant des personnes étonnantes.
J'apprécie beaucoup ce genre de lecture et quand je trouve un livre passionnant j'aime le faire partager.
A lire absolument aussi: " La Terre n'est qu'un seul pays " et " Ma vie sur la route " d'André Brugiroux, c'est la vie d'un homme qui a voyagé toute sa vie et c'est vraiment fabuleux. Un homme extraordinaire.
Bonne lecture à vous.
Bonjour
je vais faire un voyage en chine avec la visite des 3 villes :Shanghai, pékin et xi an. Je me demande si acheter un guide ou pleins de régions que je ne vais pas visiter et si utile que cela. (routard ou lonely)
j ai vu ce guide sur alapage. est ce que quelqu'un le connait? et qu'en pensez vous?
est ce suffisant?
j ai bien compris que le le lonely est le plus complet...mais est ce utile dans mon cas?
merci d'avance de vos réponses
je vais faire un voyage en chine avec la visite des 3 villes :Shanghai, pékin et xi an. Je me demande si acheter un guide ou pleins de régions que je ne vais pas visiter et si utile que cela. (routard ou lonely)
j ai vu ce guide sur alapage. est ce que quelqu'un le connait? et qu'en pensez vous?
est ce suffisant?
j ai bien compris que le le lonely est le plus complet...mais est ce utile dans mon cas?
merci d'avance de vos réponses
Voici un livre écrit par Serge BRAMLY : "Le Voyage de Shanghai", récit d'un séjour de plusieurs semaines dans cette ville chinoise dont l'auteur dit qu'il pourrait allègrement s'y perdre pour n'en plus repartir...
Qu'en pensent les amis forumistes qui vivent actuellement dans cette mégapole ?
"Aller à la Chine, comme on disait autrefois, et s'y éclipser..."
Ce livre m'a beaucoup plu : outre ses impressions personnelles et ses rencontres, l'auteur parsème le texte de notations historiques intéressantes.
"Le Voyage de Shanghai" - Serge BRAMLY - Editions GRASSET - Janvier 2005 -
Qu'en pensent les amis forumistes qui vivent actuellement dans cette mégapole ?
"Aller à la Chine, comme on disait autrefois, et s'y éclipser..."
Ce livre m'a beaucoup plu : outre ses impressions personnelles et ses rencontres, l'auteur parsème le texte de notations historiques intéressantes.
"Le Voyage de Shanghai" - Serge BRAMLY - Editions GRASSET - Janvier 2005 -
Bonjour
Quelqu'un sait-il si il y a une cérémonie d'ouverture ?
En tout cas samedi je serai rivée à cctv f pour voir les reportages
Il y en a déjà pas mal en ce moment dans les journaux télévisés et cela donne
vraiment envie d'y aller
Suisiya
Documentaire " les forçats du boom chinois" le 20 avril à 1h40 sur Arte
Le sort de 150 millions de travailleurs migrants
A Shanghai, ces ouvriers vivent parfois dans des cabanes et travaillent 7 jour sur 7 pour pouvoir se payer le retour un fois par an dans leur province. Occasion de revoir leur enfant, élevé par ses grands-parents
Le docu est déjà passé cette semaine
Siya http://perso.wanadoo.fr/chine-ethnic
Siya http://perso.wanadoo.fr/chine-ethnic
Ca faisait longtemps que j'en rêvais.
Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".
Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.
"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.
C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.
Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.
Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.
En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Hier soir, la troupe artistique "Mer de Sang" (sic) de Pyongyang est venue en représentation à Shanghai pour jouer le plus célèbre des opéras nord-coréens, "Kho pha neun tcho nyo", connu en chinois sous le nom "maihua guniang" et en anglais "the flower girl".
Dire que le spectacle était magnifique serait très en dessous de la vérité. La beauté et la grâce de certaines scènes dansées ont arraché de nombreux murmures au public, mais la force de l'art nord-coréen en général et de son opéra en particulier, c'est l'émotion qui s'en dégage. Les acteurs ont superbement joué une oeuvre poignante au service de laquelle musique, chants et dialogues (heureusement sous-titrés en chinois) semblent tendre à la perfection. Au Grand Théâtre de Shanghai, les décors et la mise en scène ont parfaitement mis en valeur cette oeuvre majeure.
"La jeune bouquetière" est un opéra écrit dans les années 70 (l'histoire a aussi été adaptée au cinéma à la même époque dans le film du même nom), adaptant une histoire vieille des années 30, dont la propagande affirme que c'est Kim Il Sung lui-même qui en serait l'auteur. Sur ce dernier point, on a le droit de douter.
C'est donc l'histoire d'une famille martyrisée par un cruel propriétaire terrien, sadique et exploiteur. Une mère, une jeune fille et sa petite soeur ainsi qu'un grand frère mènent une vie misérable dans ce conte révolutionnaire. La jeune fille doit cueillir et vendre des fleurs pour acheter des médicaments à sa mère gravement malade. Le jour où elle arrive enfin à s'en procurer, il est trop tard, la mère meurt. Six ans plus tôt, le grand frère avait été envoyé en prison pour avoir osé affronter le propriétaire, mais peu de temps après la mort de la mère, la grande soeur doit à son tour quitter la petite soeur aveugle.
Le dénouement de l'histoire est bien évidemment un fidèle reflet de l'optimisme et du volontarisme révolutionnaire marxisant. Le frère évadé de prison rejoint l'Armée Populaire de Corée, et retrouve ses soeurs qu'il délivre du cruel propriétaire. Dans deux scènes finales grandioses, le frère appelle tout le village a rejoindre la révolution pour construire un monde meilleur, un paradis du peuple où les oppresseurs seront hors d'état de nuire.
Derrière ce message révolutionnaire qui pourrait en faire sourire certains, se cache en fait une oeuvre très poétique et esthétique. Après tout, combien de nos grands opéras occidentaux reflètent eux aussi l'idéologie alors en vogue? Je n'hésite pas à dire que "la jeune bouquetière" est une de ces grandes oeuvres artisitiques du patrimoine mondial, hélas totalement méconnue en Occident (mais relativement connue en Chine) et qui ne jouira probablement jamais de la reconnaissance qu'elle devrait avoir en raison des préjugés envers la Corée du Nord et du manque d'intérêt du public occidental pour les oeuvres exotiques. Je suis pourtant convaincu qu'une oeuvre comme celle-ci aurait un vrai succès en France s'il se trouvait des volontés pour oser faire venir une troupe nord-coréenne dans un opéra français. Il parait d'ailleurs que l'opéra a déjà été joué en France il y a longtemps, mais je ne retrouve pas trace de cette représentation.
En ce qui me concerne, je suis ressorti de l'opéra de Shanghai avec le sentiment d'avoir assisté au plus beau spectacle qu'il m'ait jamais été donné de voir, bien plus beau encore que les ballets révolutionnaires chinois dont j'ai parfois l'habitude de me délecter.
Pour ceux qui aiment la lenteur, l'élegance et les risques au cinéma, je me permets de recommander deux films actuellement en salles à Paris :
- The Assassin de Hou Hsiao Hsien : Film basé sur une légende qui raconte l'histoire d'une jeune femme de la noblesse initiée dans une secte d'assassins qui fait regner l'ordre pour le compte de la dynastie Tang. Peu de mots, limite froid à mon avis, mais éblouissant du point de vue visuel.
- Kaili Blues de Bi Gan: Une succession de scènes énigmatiques dans une ville embrumée du sud de la Chine en guise d'intro et puis un voyage en train, scooter et pirogue tourné en forme de looong plan séquence où l'on commence à comprendre l'histoire du personnage principal et des gens qui l'entourent. Impressionant comment le réalisateur - qui n'a que 27 ans!- arrive à ce que le spectateur se détache de ses attentes en termes de temporalité et de suite logique pour arriver à un état où l'on regarde le film comme on évoque un souvenir. Vraiment captivant et des paysages merveilleux.
- The Assassin de Hou Hsiao Hsien : Film basé sur une légende qui raconte l'histoire d'une jeune femme de la noblesse initiée dans une secte d'assassins qui fait regner l'ordre pour le compte de la dynastie Tang. Peu de mots, limite froid à mon avis, mais éblouissant du point de vue visuel.
- Kaili Blues de Bi Gan: Une succession de scènes énigmatiques dans une ville embrumée du sud de la Chine en guise d'intro et puis un voyage en train, scooter et pirogue tourné en forme de looong plan séquence où l'on commence à comprendre l'histoire du personnage principal et des gens qui l'entourent. Impressionant comment le réalisateur - qui n'a que 27 ans!- arrive à ce que le spectateur se détache de ses attentes en termes de temporalité et de suite logique pour arriver à un état où l'on regarde le film comme on évoque un souvenir. Vraiment captivant et des paysages merveilleux.
Umuntu ngumuntu ngabantu : Une personne est une personne grâce à d’autres personnes. (proverbe zulu*, cité par NoViolet Bulawayo dans les "Remerciements" à la fin de son livre)
NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

NoViolet Bulawayo : "Il nous faut de nouveaux noms"
Ce début littéraire suit le parcours d'une gamine, de nom Darling (Chérie), une petite voleuse de goyaves de 10 ans : d'un bidonville des environs de Harare ironiquement nommé Paradise aux Etats-Unis surconsommateurs. Enfant, elle fait partie d'un groupe d'amis – Bastard (Bâtard), Chipo, Godknows (Dieusait), Sbho et Stina – et qu'ensemble, ils volent des goyaves dans Budapest et Shanghai, des quartiers chics, et s'inventent de nouveaux noms. Dans sa langue spontanée et imagée, avec l'authenticité des mots naïfs et crus (du genre : "Si on mange beaucoup de goyaves c'est qu'on a pas d'autre moyen de tuer notre faim, et quand c'est le moment de faire nos besoins, on a tellement mal que ça devient une chose presque impossible à faire, comme si on essayait de donner naissance à un pays."), la romancière parvient à se mettre dans la peau de Darling – son alter ego – pour nous familiariser avec une enfance africaine heureuse malgré la misère et les problèmes inhérents, une vie sans école car les professeurs sont tous partis, sans père qui les a oubliés, une vie de faim, de maladie, de mort et de violence mais aussi du bonheur d'être enfants et de jouer à des jeux inventés mais souvent teintés de la cruauté du monde des adultes, d'être ensemble et de rêver même si la violence est toujours présente, prête à sourdre de n’importe où. En fait, la réalité où grandit Darling est bien un pays en pleine décomposition, pourri par l'accaparement de toutes les richesses par la classe dirigeante, par le sida, par l'exode de sa population. Néanmoins, débordants d'entrain, avec du réalisme et de la bonté de cœur, les enfants survivent tant bien que mal. Durant leurs pérégrinations dans les quartiers riches, Darling et ses amis n'abandonnent personne du groupe même pas Chipo, 11 ans, violentée par son grand-père, qui s'est appesantie à cause de son "ventre" et ne parle plus depuis :
C’est quand d’abord qu’elle va l’avoir, ce bébé ? Bâtard dit. Bâtard il aime pas quand on doit s’arrêter de faire un truc à cause du ventre de Chipo. Il a même essayé de carrément nous empêcher de jouer avec elle. Elle l’aura un jour, je dis à la place de Chipo parce qu’elle, elle parle plus. Elle est pas muette-muette ; c’est juste que quand on a commencé à voir son ventre, elle a arrêté de parler. Mais elle joue toujours avec nous et elle continue de faire tout pareil, et si elle a vraiment, vraiment besoin de dire quelque chose, alors là elle parle avec ses mains. C’est quand, un jour ? Jeudi ? Demain ? La semaine prochaine ? Tu vois pas que son ventre il est encore petit ? Il faut que le bébé grandisse. Les bébés, ça grandit en dehors du ventre, pas dedans. C’est justement pour ça qu’ils naissent. Pour grandir et devenir des adultes. Ben c’est pas encore le moment. C’est pour ça qu’il est encore dans un ventre. C’est un garçon ou une fille ? Un garçon. Le premier bébé normalement c’est un garçon. Mais toi t’es une fille, grosse maligne, et t’étais un premier bébé. J’ai dit normalement, non ? Ferme ta bouche kaka, là, c’est même pas ton ventre. Moi à mon avis c’est une fille. Je pose mes mains dessus tout le temps et je l’ai jamais senti donner des coups de pied, jamais jamais. Ouais, les garçons ils donnent des coups de pied et des coups de poing et des coups de tête. C’est tout ce qu’ils savent faire. C’est un garçon qu’elle veut ? Non. Oui. Peut-être. Je sais pas. Le bébé, il sort par où exactement ? Par où il est entré dans le ventre. Comment il entre dans le ventre exactement ? D’abord, il faut que la mère de Jésus le mette dedans. Non, pas la mère de Jésus. C’est un homme qui doit le mettre dedans, ma cousine Musa elle m’a dit. Enfin, elle l’a dit à Enia et moi j’étais à côté, alors j’ai entendu. Alors c’est qui celui qui l’a mis dans son ventre ? Comment tu veux qu’on sache si elle dit rien ? Qui c’est qui l’a mis là, Chipo ? Dis-nous, on répétera pas. Chipo regarde le ciel. Elle a une larme dans un oeil, mais c’est juste une toute petite larme. Et puis d’abord si c’est un homme qui l’a mis dedans, pourquoi il l’enlève pas ? Parce que c’est les femmes qui accouchent, espèce d’abruti. C’est pour ça qu’elles ont des seins pour allaiter le bébé et tout. Mais les seins de Chipo ils sont minuscules. On dirait des pierres. C’est pas grave. Ils vont grossir quand le bébé sera là. On y va maintenant, on peut y aller, Chipo ? je dis.
Pendant que la première partie du livre retrace l'enfance de Darling en Afrique – dans un pays d'Afrique dont le nom n'est pas mentionné (à la fin du roman, elle parle de "Zim", une seule fois), mais qui pourrait bien être le Zimbabwe (le plus probable) ou aussi le Kenya ou la Côte d'Ivoire –, sa deuxième partie décrit son adolescence déracinée aux États-Unis : à l'âge de 14, elle part avec sa tante Fostalina pour s'installer chez elle à "Destroyedmichygen" (Detroit, Michigan) et c'est sans retour. Une vie trop bien nourrie, avec école, quelques amies (de la même couleur de peau), la télé, les malls, les pornos sur internet mais une vie qui n’est pas tout à fait celle dont on rêvait car, une fois sur place, elle se trouve confrontée à une société qui lui concède à toute participation, en se coupant des siens restés en Afrique en rêvant d'une Amérique gâcheuse très éloignée de la réalité. Ainsi, Darling se déracine peu à peu au risque de se perdre. Ses amis d'enfance deviennent de lointaines voix au téléphone et ses nouvelles amies ne peuvent pas comprendre.
Il nous faut de nouveaux noms est un roman qui bouleverse. Parce que l'auteure est à la fois fière et innocente. Et parce que beaucoup d'évènements traumatisants "apparaissent en passant", racontés directement et sans ménagements. Par exemple que la petite Chipo est enceinte à l'âge de 11, ne parle plus depuis mais participe aux jeux tout naturellement. Ou la tentative abandonnée des ses copains d'avorter le bébé de Chipo avec le portemanteau, des pierres et de la pisse. Ou aussi la description de la scène où les enfants retrouvent une femme qui s'est pendue dans un arbre parce qu'elle ne voulait plus vivre avec la honte dite "sida", lui prennent les chaussures après un premier état de choc et se carapatent de joie et avec la perspective de pouvoir les échanger contre du pain. C'est brutal, voire presque barbare mais c'est aussi plausible et pour ainsi dire contraignant ... Et concernant la deuxième partie, le roman dévoile les misères de la diaspora, met à mal l’image positive des migrants pour ceux restés en Afrique ; d'autre côté, il n'est pas avere de critique à l’égard de l'Occident qui refuse bien souvent de voir et d’entendre ces populations "étrangères" qui vivent au sein de leur société.
Le langage de NoViolet Bulawayo pétille de "bigarrure", d'"odeurs" et de vitalité : de l'impertinence enfantine se mêle à des images poétiques avec beaucoup de force, d'étonnement naïf à un fatalisme stoïcien, jusqu'à ce que même le triste, le terrible et le cruel paraissent comme un jeu d'enfants allègre. Elle dessine sa petite héroïne avec tant d'empathie qu'elle parvient, magie incroyable des mots, à montrer un monde tel qu'il va (trop souvent mal) à travers les yeux d'une enfant d'aujourd'hui, elle nous enseigne qu'une enfant reste une enfant même si elle n'a pas d'enfance. L'histoire de Darling est pleine d'images touchantes. Voici une dernière et, à mon avis, une des plus pathétiques : la première rencontre des amis de Darling avec son père retourné de l'Afrique du Sud, sidéen et très malade. Darling le déteste parce qu'elle doit prendre soin de lui, ce que l'empêche de jouer avec ses amis. Elle tâche de le priver d'eux mais ensuite les amis insistent pour le voir – et lui redonnent ainsi sa dignité. Tout comme le fait cette auteure en faveur de son pays natal avec ce grandiose roman.
Du Zimbabwe vient beaucoup de littérature de première classe, et la relève se fait écouter. A la bonne heure ! Il nous faut de la littérature africaine ! Beaucoup plus ...
La jeune auteure née en 1981 à Tsholotsho, au Zimbabwe, s'appelle en réalité Elizabeth Zandile Tshele. Sélectionnée pour le Man Booker Prize en 2013, lauréate du Caine Prize for African Writing en 2011 (pour son conte "Hitting Budapest"), elle vit aujourd'hui aux États-Unis et enseigne à l'université Stanford (Californie). NoViolet Bulawayo est son nom de plume.
http://novioletbulawayo.com/
Bulawayo, NoViolet (2014). Il nous faut de nouveaux noms. (Du monde entier). Traduit de l’anglais (Zimbabwe) par Stéphanie Levet. Paris : Gallimard.
(en allemand : Bulawayo, NoViolet (2014). Wir brauchen neue Namen. Aus dem Englischen (Zimbabwe) übersetzt von Miriam Mandelkow. Berlin : Suhrkamp.)
*je ne garantis pas sa véracité ; tiré de l'internet. En tout cas, NoViolet Bulawayo est une femme ndebele.

Salut à tous,
Ce soir sur F3 Thalassa propose les îles d'Indonésie, à ne pas manquer .😉
Ce soir sur F3 Thalassa propose les îles d'Indonésie, à ne pas manquer .😉
Eh oui !
Repentez-vous tous les pourfendeurs du Nord Pas-de-Calais qui n'en voient que les mines, le chômage, le ciel gris et l'alcoolisme !
Au milieu de tout ça existe un ilot, un oasis, un rayon de soleil : Lille, 1ère ville visitée par les Anglais en France.
Pour rendre hommage à cette magnifique ville à l'architecture à la fois flamande, art déco, ouvrière et futuriste, le Guide du Routard a sorti ces derniers jours une édition sur Lille Métropole.
Après des villes comme Bordeaux, Marseille, Paris et Lyon, Lille est désormais rentrée dans cour des villes qui ont l'honneur du GDR !
😊
Repentez-vous tous les pourfendeurs du Nord Pas-de-Calais qui n'en voient que les mines, le chômage, le ciel gris et l'alcoolisme !
Au milieu de tout ça existe un ilot, un oasis, un rayon de soleil : Lille, 1ère ville visitée par les Anglais en France.
Pour rendre hommage à cette magnifique ville à l'architecture à la fois flamande, art déco, ouvrière et futuriste, le Guide du Routard a sorti ces derniers jours une édition sur Lille Métropole.
Après des villes comme Bordeaux, Marseille, Paris et Lyon, Lille est désormais rentrée dans cour des villes qui ont l'honneur du GDR !
😊
Hello à tous
Mes parents arrive en Juin me rendre une petites visite et ils vont certainement m'apporter quelques bouquins, mais ils leurs faut des titres ...
En sachant que j'ai lu beaucoup de livre d'aventure, j'aimerais savoir ce qui est sortie de nouveaux et recament (sauf l'axe du loup bien sur ...)...
Merci au aventurophile ... et d'avance à tous mes interlocuteurs habituel sur cette sections du forum (😏😛 ils se reconnaitrons ...)
Philo
Mes parents arrive en Juin me rendre une petites visite et ils vont certainement m'apporter quelques bouquins, mais ils leurs faut des titres ...
En sachant que j'ai lu beaucoup de livre d'aventure, j'aimerais savoir ce qui est sortie de nouveaux et recament (sauf l'axe du loup bien sur ...)...
Merci au aventurophile ... et d'avance à tous mes interlocuteurs habituel sur cette sections du forum (😏😛 ils se reconnaitrons ...)
Philo
Bonjour
La lecture et les voyages occupent une bonne partie de mes temps libres ... de retraités😉
Ainsi j'aimerais connaître les romanciers et les romans de langue étrangère que vous avez particuìèrement appréciés. Il n'est pas nécessaire que ce soit du type "road novel" - excusez le terme anglais - mais tout roman étranger qui vous a plu et dont la parution est postérieure à 1975.
À titre d'exemples, j'aime Garcia Marquez, Sepulveda, Franzen, Murakami, Camilleri, Mankell, Kerr, Sciascia, Auster, ....
PS : je ne suis pas fan de science-fiction.😕
La lecture et les voyages occupent une bonne partie de mes temps libres ... de retraités😉
Ainsi j'aimerais connaître les romanciers et les romans de langue étrangère que vous avez particuìèrement appréciés. Il n'est pas nécessaire que ce soit du type "road novel" - excusez le terme anglais - mais tout roman étranger qui vous a plu et dont la parution est postérieure à 1975.
À titre d'exemples, j'aime Garcia Marquez, Sepulveda, Franzen, Murakami, Camilleri, Mankell, Kerr, Sciascia, Auster, ....
PS : je ne suis pas fan de science-fiction.😕
Voici une petite liste créé pour un projet, j'ai pensé que ça pourrait intéresser quelques personnes ici :) Ce sont des films dans lesquels des personnages partent en voyage à la découverte de cultures, de paysages ou d'eux-mêmes ! Ce sont des fictions pour se détendre. Je sais bien qu'elle est loin d'être complète. Vous pouvez toujours en proposer d'autres :) Entre parenthèses, vous verrez le pays dans lequel(s) les personnages se rendent.
Bon visionnement !
Sur plusieurs continents -Le grand voyage (2004 – France - Afrique) -The Holiday (2006 – Angleterre – États-Unis) -Un nom pour l’autre (2007 – États-Unis – Inde) -Quatre filles et un jeans 1 et 2 (2005 et 2008 - Grèce - États-Unis - Etc.) -Mange prie aime (2010 – Italie – Inde – Bali) Amérique du nord -Easy Rider (1969 – États-Unis) -Thelma et Louise (1991 – États-Unis) -Into the wild (2003 – États-Unis - Alaska) -One week (2007 – Canada) -2 frogs dans l’Ouest (2010 - Canada) -Sur la route (2012 - États-Unis) Amérique centrale et du sud -Et… ta mère aussi ! (2001 – Mexique) -Carnet de voyage (2003 – Argentine –Brésil - Chili -Pérou) -Si loin (2008 – Équateur) Europe -Before sunrise (1997 - Autriche) -L’auberge espagnole (2003 - Espagne) -Sous le soleil de Toscane (2003 - Italie) -Chasing Liberty (2004) -Americano (2005) -2 days in Paris (2007 - France) -A good year (2007 - France) -Vicky Cristina Barcelona (2008 - Espagne) -Lettres à Juliette (2010 – Italie) -The way (2011 – France – Espagne) -Midnight in Paris (2011 – France) Afrique -Out of Africa (1985 - Kenya) -Blue Crush 2 (2011 - Afrique du Sud) Asie -Sept ans au Tibet (1997 - Chine) -The beach (1999 –Thailande) -Bangkok aller simple (1999 – Thailande) -Lost in translation (2003 - Japon) -À bord du Darjeeling Limited (2007 - Inde) -Shanghai Kiss (2007 - Chine) -Outsourced (2008 – Inde) -Slumdog Millionaire (2009 – Inde) Océanie ??
Bon visionnement !
Sur plusieurs continents -Le grand voyage (2004 – France - Afrique) -The Holiday (2006 – Angleterre – États-Unis) -Un nom pour l’autre (2007 – États-Unis – Inde) -Quatre filles et un jeans 1 et 2 (2005 et 2008 - Grèce - États-Unis - Etc.) -Mange prie aime (2010 – Italie – Inde – Bali) Amérique du nord -Easy Rider (1969 – États-Unis) -Thelma et Louise (1991 – États-Unis) -Into the wild (2003 – États-Unis - Alaska) -One week (2007 – Canada) -2 frogs dans l’Ouest (2010 - Canada) -Sur la route (2012 - États-Unis) Amérique centrale et du sud -Et… ta mère aussi ! (2001 – Mexique) -Carnet de voyage (2003 – Argentine –Brésil - Chili -Pérou) -Si loin (2008 – Équateur) Europe -Before sunrise (1997 - Autriche) -L’auberge espagnole (2003 - Espagne) -Sous le soleil de Toscane (2003 - Italie) -Chasing Liberty (2004) -Americano (2005) -2 days in Paris (2007 - France) -A good year (2007 - France) -Vicky Cristina Barcelona (2008 - Espagne) -Lettres à Juliette (2010 – Italie) -The way (2011 – France – Espagne) -Midnight in Paris (2011 – France) Afrique -Out of Africa (1985 - Kenya) -Blue Crush 2 (2011 - Afrique du Sud) Asie -Sept ans au Tibet (1997 - Chine) -The beach (1999 –Thailande) -Bangkok aller simple (1999 – Thailande) -Lost in translation (2003 - Japon) -À bord du Darjeeling Limited (2007 - Inde) -Shanghai Kiss (2007 - Chine) -Outsourced (2008 – Inde) -Slumdog Millionaire (2009 – Inde) Océanie ??
je suis surpris des propos de certains a son egard, en effet ce guide donne des conseil sur ou manger ou dormir(cela me suffit), et je l'ai testé en 2002 en thailande et laos durant un mois et les details donnés m'ont etonné.

Deux récits autobiographiques de Guy Deslile, dessinateur canadien vivant aujourd'hui en France. Delisle raconte dans ces deux ouvrages les mois qu'il a passé à Shenzhen (Chine) puis à Pyongyang (Corée du Nord) à superviser la création de dessins animés français réalisés en sous-traitance. Tout y est... ses joies, ses angoisses, son ennui, sa solitude... Ca fait réfléchir, sourire et quelquefois ça fait peur. A lire si vous aimez la BD.
Tout est dans le titre...

Bonjour à tous,
J'aimerais savoir quel livre vous emporteriez sur une île déserte (autre qu'un manuel de survie ou ouvrage du même acabit) sans aucune idée du temps que vous y resteriez ?
Un roman ? un ouvrage de philosophie ? un texte sacré ? un recueil de poèmes ? une BD ? une monographie ? un atlas ? une encyclopédie ? Etc.
Au plaisir de lire vos retours !
Salut,
si vous aimez les romans historique, et la Chine, voila 2 bouquins a lire!!!!
Fleure de Neige de Lisa See (ambiance pieds bandés et Nu Shu) aux éditions J'ai lu.
et les 2 tomes de "L'empire des larmes" de José Fréches (2006) chez XO éditions
ambiance guerre de l'opium, intrigues, fils caché d'empereur, terrorisme, colonisation et évengélisation dans l'Empire du Milieu!!!!!
A+
si vous aimez les romans historique, et la Chine, voila 2 bouquins a lire!!!!
Fleure de Neige de Lisa See (ambiance pieds bandés et Nu Shu) aux éditions J'ai lu.
et les 2 tomes de "L'empire des larmes" de José Fréches (2006) chez XO éditions
ambiance guerre de l'opium, intrigues, fils caché d'empereur, terrorisme, colonisation et évengélisation dans l'Empire du Milieu!!!!!
A+
bonsoir a tous et bonne année, donc je repars bientot seul pour au moins trois mois et j'aimerai bien avoir des petits conseils sur des bouquins a emmener avec moi si vous pouviez m'en conseiller quelques uns de preference des livres petits et pas très chères (cela rallonge mon voyage ) merci a tous
Je me suis souvent aperçue que mon cheminement de lectures allait par la grâce d'un auteur qui m'en indiquait un autre, parfois par le hasard - ou une phrase saisie au vol - qui ouvrait une ramification; parfois, mais beaucoup plus rarement par un(e) ami(e) qui m'indiquait un titre.
Ainsi, c'est dans un livre de Philippe Djian que j'ai, il y a 20 ans, eu envie de lire Richard Brautigan et John Fante. De Fante je suis passée, je ne sais plus comment, à Nathanael West. C'est dans Djian également - qui a mon sens n'a depuis longtemps plus rien d'autre à dire sinon de faire découvrir d'autres auteurs que lui, mais ceci est un autre débat - que j'ai, je crois, trouvé la trace du "Cauchemar climatisé" d'Henry Miller, livre en forme de reportage que l'auteur a écrit sur une commande d'éditeur en parcourant les Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Le livre devait être ponctué d'images (Miller était parti avec un photographe) et l'éditeur en attendait un hommage aux Etats-Unis. Le résultat fut tout autre! Une critique impitoyable mais des portraits de gens rares, de gens comme des phares: (de mémoire) le compositeur Edgar Varese, Vivekananda répandant la philosophie de Râmakrishna, et d'autres... "Le cauchemar climatisé" fait partie des quelques livres (avec "Cosmicomics" d'Italo Calvino et "Mémoires du large" d'Eric Tabarly) dont il me faut en permanence avoir au moins deux exemplaires sur mes étagères de manière à pouvoir à n'importe quel moment en donner un sans me priver du trésor...
Voilà. Ce n'était que le début d'un cheminement, pris dans l'écheveau des cheminements...
Et vous?
Ainsi, c'est dans un livre de Philippe Djian que j'ai, il y a 20 ans, eu envie de lire Richard Brautigan et John Fante. De Fante je suis passée, je ne sais plus comment, à Nathanael West. C'est dans Djian également - qui a mon sens n'a depuis longtemps plus rien d'autre à dire sinon de faire découvrir d'autres auteurs que lui, mais ceci est un autre débat - que j'ai, je crois, trouvé la trace du "Cauchemar climatisé" d'Henry Miller, livre en forme de reportage que l'auteur a écrit sur une commande d'éditeur en parcourant les Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Le livre devait être ponctué d'images (Miller était parti avec un photographe) et l'éditeur en attendait un hommage aux Etats-Unis. Le résultat fut tout autre! Une critique impitoyable mais des portraits de gens rares, de gens comme des phares: (de mémoire) le compositeur Edgar Varese, Vivekananda répandant la philosophie de Râmakrishna, et d'autres... "Le cauchemar climatisé" fait partie des quelques livres (avec "Cosmicomics" d'Italo Calvino et "Mémoires du large" d'Eric Tabarly) dont il me faut en permanence avoir au moins deux exemplaires sur mes étagères de manière à pouvoir à n'importe quel moment en donner un sans me priver du trésor...
Voilà. Ce n'était que le début d'un cheminement, pris dans l'écheveau des cheminements...
Et vous?
Salut tout le monde,
Quels sont vos films préférés ayant un rapport avec l'aventure ou le voyage.
Pour moi, un des plus grands film de tous les temps c'est :Lawrence d'Arabie (en Arabie, théoriquement, tourné ailleurs)
Vient ensuite :Aguirre, le Colère de Dieu (en Amazonie)
A vous ....
Quels sont vos films préférés ayant un rapport avec l'aventure ou le voyage.
Pour moi, un des plus grands film de tous les temps c'est :Lawrence d'Arabie (en Arabie, théoriquement, tourné ailleurs)
Vient ensuite :Aguirre, le Colère de Dieu (en Amazonie)
A vous ....
L'ai 10h de vol pour le lire et nul doute que cette histoire doit être trés poignante.Vous parlerai de mes impressions au retour 🙂
J'ai vu ce film à la fois terrible et magnifique...
Qui pourrait me parler des "ouvriers de la troisième ligne"?
Qu'est ce que la troisième ligne ?
Salut tous le monde,
Le 28 septembre 2007 a débuté sur France 3 dans l'émission Thalassa de George Pernoud une série de 13 épisodes consacrés à un tour du monde à bord d'un porte-conteneur gigantesque.
L'itinéraire : Le Havre/New York - New York/Panama - Panama/Tahiti - Tahiti/Sydney - Melbourne/Brisbane - Brisbane/Yokohama - Yokohama/Shangaï - Shangaï/Xiamen - Xiamen/Chiwan - Chiwan/océan indien - Canal de Suez - Port Saïd - Gibraltar/Le Havre
L'originalité de cette série est qu'elle permettra d'appréhender d'une façon pédagogique les questions liées à la mondialisation et la réalité du commerce maritime mondial. En plus, ça permettra à beaucoups de voyageurs de découvrir une nouvelle façon de voyager, celle du voyage en cargo, un type de voyage en pleine expansion !
L'originalité de cette série est qu'elle permettra d'appréhender d'une façon pédagogique les questions liées à la mondialisation et la réalité du commerce maritime mondial. En plus, ça permettra à beaucoups de voyageurs de découvrir une nouvelle façon de voyager, celle du voyage en cargo, un type de voyage en pleine expansion !
Je sais pas si vous connaissez ce voyageur au long cours, photographe, écrivain, coureur qui bourlingue en galoppant avec pour seul et unique objectif d'aller à la rencontre des gens.
J'ai eu la chance de le rencontrer et de partager de formidables instants avec lui, c'est un personnage à part entière et entièrement à part, nature, simple, gros coeur, il force le RESPECT.
3 récits à son actif et ce bouquin Si lointains ... à classer dans la catégorie joli livre, belles photos, riches commentaires. Je vous le conseille vivement, c'est bientôt noel et une super idée cadeau.
Si vous commandez sur son site http://www.coureur-du-monde.org/ vous le recevrez dédicacé.
N'hésitez pas à tourner la première page, vous serez conquis (les autres sont aussi de vrais petits bijoux).
3 récits à son actif et ce bouquin Si lointains ... à classer dans la catégorie joli livre, belles photos, riches commentaires. Je vous le conseille vivement, c'est bientôt noel et une super idée cadeau.
Si vous commandez sur son site http://www.coureur-du-monde.org/ vous le recevrez dédicacé.
N'hésitez pas à tourner la première page, vous serez conquis (les autres sont aussi de vrais petits bijoux).
Avis à la population et plus particulièrement aux amoureux de la Chine...
Quelqu'un peut-il m'indiquer les meilleurs guides touristiques pour ce pays, d'autre part la littérature faisant également partie du voyage, je suis preneur de romans et autres livres de fiction et pour finir de livres culturels (histoire, sociologie, ethnologie etc...) ?
D'avance merci.
Merci










