Chers amis voyageurs,
Je veux partir au soleil avec ma douce mi-fevrier pendant 2 semaines. Je cherche donc des idees de belles plages dans cette region, n y etant encore jamais alle. Comme nous avons un temps limite, nous aimerions trouver une plage tout pret d un aeroport international.
Comme les plages en Amerique du Sud sont assez nombreuses, je vous soumets nos souhaits, par ordre de priorite:
1- une tres belle plage sans trop de touriste (avec si possible moultes palmiers et paree d une eau turquoise)
2- la securite du lieu
3- des bars et endroits pour sortir alentours
4- la portee culturelle des environs et la facilite d acces de la population
5- un cout de la vie modeste (en terme d hotels, transport, etc)
Pourriez-vous eclairer ma lanterne?
Merci d avance pour vos propositions et bons voyages! 🙂
Vincent
Bonjour,
Je rejoins une amie en à La Paz le 12 novembre prochain. Elle viendra de passer un mois en Bolivie et donc nous allons directement remonter vers le Pérou en commençant par le lac Titicaca. Nous avons 5 semaines devant nous avions prévu de partir ensuite pour Arequipa au départ de Puno puis de remonter vers Cuzco et ensuite remonter vers Huaraz, puis Trujillo pour terminer sur un tour en Amazonie. Cependant, compte tenu de la période, j'ai cru comprendre que la route Cuzco-Huancayo-Huaraz (par la terre quoi) était un peu risquée à cause d'éventuelles pluies. On se demandait donc s'il n'était pas préférable de passer d'abord par Cuzco au départ de Puno puis redescendre vers Arequipa pour remonter ensuite vers Lima, par la côte pacifique et reprendre notre trajet Trujillo.
Alors évidemment ce n'est pas du tout le même trajet ni la même découverte du pays mais je vous pose la question pour avoir votre avis. Par les terres, un paysage et des villes qui donnent envie (mais avec un risque au niveau de la route à la fin du mois de novembre ?) ou un trajet plus sûr mais avec moins de découvertes intéressantes (?), en dehors du désert et de Nazca qui donnent aussi envie !
En gros c'est : par les terres ou par la côte pour rejoindre Huaraz ?
J'attends vos avis avec impatience !! Merci
Je rejoins une amie en à La Paz le 12 novembre prochain. Elle viendra de passer un mois en Bolivie et donc nous allons directement remonter vers le Pérou en commençant par le lac Titicaca. Nous avons 5 semaines devant nous avions prévu de partir ensuite pour Arequipa au départ de Puno puis de remonter vers Cuzco et ensuite remonter vers Huaraz, puis Trujillo pour terminer sur un tour en Amazonie. Cependant, compte tenu de la période, j'ai cru comprendre que la route Cuzco-Huancayo-Huaraz (par la terre quoi) était un peu risquée à cause d'éventuelles pluies. On se demandait donc s'il n'était pas préférable de passer d'abord par Cuzco au départ de Puno puis redescendre vers Arequipa pour remonter ensuite vers Lima, par la côte pacifique et reprendre notre trajet Trujillo.
Alors évidemment ce n'est pas du tout le même trajet ni la même découverte du pays mais je vous pose la question pour avoir votre avis. Par les terres, un paysage et des villes qui donnent envie (mais avec un risque au niveau de la route à la fin du mois de novembre ?) ou un trajet plus sûr mais avec moins de découvertes intéressantes (?), en dehors du désert et de Nazca qui donnent aussi envie !
En gros c'est : par les terres ou par la côte pour rejoindre Huaraz ?
J'attends vos avis avec impatience !! Merci
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
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Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara
Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins
En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï
Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?
Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, esp��rant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !
Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro
Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro
Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia
Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia
Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia
Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile
FIN 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
............................................................................................................................................................Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, esp��rant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile

FIN 😉
Bonjour tout le monde...
Doit-y avoir dans les 5000 photos à classer !
Normal, après 3 semaines intenses en AFS.
Bon ben pour mettre un peu dans l'ambiance, voilà déjà quelques photos...Ben oui, elles sont pas terribles !
Suspens suspens..



Doit-y avoir dans les 5000 photos à classer !
Normal, après 3 semaines intenses en AFS.
Bon ben pour mettre un peu dans l'ambiance, voilà déjà quelques photos...Ben oui, elles sont pas terribles !
Suspens suspens..



Bonjour, J'hésite etre la Tunisie ou Bali. Je penche présentement pour Bali malgré ses 20 heures de vol du canada. Merci pour vos informations et surtout votre préférence entre les deux! sarge
Bonjour,
Petite nouvelle sur voyageforum.com, je cherche des informations sur les Philippines.
Je pars avec mon fiancé du 28 janvier au 11 février 2012. Nous arrivons donc à Manille le 29/01 en milieu d'après-midi et voulons partir pour Coron le 31/01.
Nous hésitons beaucoup entre deux options pour combler la journée du 30/01 et comptons sur vos conseils pour prendre une décision 🙂:
1. BANAUE Prendre le bus de nuit pour Banaue le 29/01, passer la journée dans les rizières et reprendre le bus de nuit le 30/01 vers Manille. - -> Peut-on en faire un minimum en une journée à Banaue? Est-ce suffisant pour voir de belles rizières? Si oui, quels coins conseillez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le déplacement durant cette période? En plus, nous risquons d'être très fatigués entre les heures de vols / bus + jetlag... 🤪
OU
2. MONT PINATUBO Faire une petite visite de Manille en fin d'aprem le 29/01. Partir en excursion pour le mont Pinatubo toute la journée (j'ai vu que des daytrip étaient possibles au départ de Manille) du 30/01 + nuit à Manille. - -> Est-ce que le volcan vaut le détour? Quel prestataire conseillez-vous?
Merci à vous!
Petite nouvelle sur voyageforum.com, je cherche des informations sur les Philippines.
Je pars avec mon fiancé du 28 janvier au 11 février 2012. Nous arrivons donc à Manille le 29/01 en milieu d'après-midi et voulons partir pour Coron le 31/01.
Nous hésitons beaucoup entre deux options pour combler la journée du 30/01 et comptons sur vos conseils pour prendre une décision 🙂:
1. BANAUE Prendre le bus de nuit pour Banaue le 29/01, passer la journée dans les rizières et reprendre le bus de nuit le 30/01 vers Manille. - -> Peut-on en faire un minimum en une journée à Banaue? Est-ce suffisant pour voir de belles rizières? Si oui, quels coins conseillez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment le coup de faire le déplacement durant cette période? En plus, nous risquons d'être très fatigués entre les heures de vols / bus + jetlag... 🤪
OU
2. MONT PINATUBO Faire une petite visite de Manille en fin d'aprem le 29/01. Partir en excursion pour le mont Pinatubo toute la journée (j'ai vu que des daytrip étaient possibles au départ de Manille) du 30/01 + nuit à Manille. - -> Est-ce que le volcan vaut le détour? Quel prestataire conseillez-vous?
Merci à vous!
Après un premier séjour en 2011 à Mahé et Praslin (+ 1 journée à La Digue), nous sommes retournés aux Seychelles en 2018. Nous avons consacré cette fois 6 jours à l'île de La Digue puis 8 jours à l'île de Silhouette. Au programme, toujours de magnifiques plages mais aussi de très belles randonnées dans une végétation luxuriante !
Le récit de ce deuxième séjour (2018) est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesseychellesacte2/
Le récit du premier voyage (2011) est là :
sites.google.com/...xvoyagesoceanindien/

Présentation
Une destination exotique avec du soleil, de la chaleur, de belles plages, une végétation tropicale, des sites de plongée, quelques randonnées… et un territoire plutôt restreint pour pouvoir en faire le tour en quinze jours : voilà quels étaient les critères que nous nous étions fixés pour ce voyage à l'automne 2011. Les Seychelles se sont rapidement imposées comme pouvant répondre à ce cahier des charges.
L'archipel compte néanmoins près de 115 îles, certaines coralliennes, d'autres granitiques, il nous faut donc faire un choix. Après plusieurs séjours aux Maldives, les îles d'origine corallienne ne nous semblent pas incontournables. En revanche, ce qui fait l'originalité des Seychelles, ce sont indiscutablement leurs îles granitiques. Trois d'entre elles reviennent le plus souvent au fil d s guides et des forums : Mahé, Praslin et la Digue. Va pour ces trois-là, alors !
Pour quinze jours et afin de limiter les déplacements, nous prévoyons finalement de partager notre temps entre Praslin (7 jours) et Mahé (6 jours). Comme la Digue se trouve à quinze minutes de ferry de Praslin, nous la découvrirons lors d'une journée d'excursion.
Le voyage se déroulera du 30 octobre au 13 novembre 2011.
Dans l'attente impatiente de ce séjour, deux événements tragiques vont pourtant tempérer notre enthousiasme. En effet, courant août, deux attaques mortelles de requins à deux semaines d'intervalle sur la même plage de Praslin vont faire deux victimes. Suite à ces drames, les autorités seychelloises prennent la décision de réglementer la baignade dans plusieurs baies de l’île de Praslin et dans les îles à proximité. Dans le secteur incriminé, celle-ci ne peut être pratiquée que dans des zones restreintes protégées par des filets de sécurité. Pour les autres secteurs de Praslin et La Digue, la baignade est recommandée près des plages, à une distance réduite, en évitant les eaux profondes. Il va falloir faire avec !
Autre mauvaise nouvelle : la météo ! Alors que les intersaisons (avril/mai et octobre/novembre) sont censées être les meilleures périodes, les voyageurs d'octobre nous font part d'une météo exécrable. Trois14 me confie : "En 15 jours, pas un seul jour sans pluie. Peu de 1/2 journées de soleil complètes". Même son de cloche de la part de Nelly3007 ICI
Nous partons par conséquent avec imperméable et parapluie, en nous attendant au pire mais en espérant le meilleur !
L'arrivée aux Seychelles
Effectivement, après un vol Qatar Airways très confortable et une escale ultra rapide à Doha, l'avion se pose sur le tarmac de Victoria… sous des trombes d'eau ! L'imperméable est immédiatement de sortie à la descente de l'avion.
Il est 7 heures du matin. Bienvenue au pays du cocofesse !
Nous avions un vol de correspondance pour Praslin à 15 h 45 mais en nous présentant directement au comptoir d'Air Seychelles, nous pouvons finalement embarquer sur celui de 8 h 30.
Quinze minutes plus tard, Praslin se révèle sous un ciel heureusement plus clément. Ouf !
Après avoir pris possession d'une petite Kia rouge, nous ne tardons pas à aller à la découverte de l'île.
Praslin et ses plus belles plages : Anse Lazio et Anse Georgette
Une plage de carte postale : Anse Lazio
Avec ses 12 km de long pour 4 km de large, Praslin est la deuxième île de l'archipel par la taille. Une route côtière en fait presque entièrement le tour entre Anse Kerlan au nord-est et Anse Lazio au nord-ouest. En revanche, il n'y a qu'une route traversière entre Baie Sainte-Anne (ouest) et Grand'Anse (est).
Basés au sud-ouest, nous commençons par explorer la côte ouest.
Après un saut par Anse Volbert, la partie la plus touristique de l'île, direction le nord-ouest et la plus belle plage, celle d'Anse Lazio. Mais d'abord prenons un peu de hauteur ! 340 mètres, nous voici à Grand Fond à proximité du lieu-dit Zimbabwe. La colline est occupée par des antennes de télécommunication mais permet tout de même quelques belles échappées sur le nord de l'île et les îles environnantes.
Vue sur l'île Curieuse
Vue sur Anse Lazio (à droite) et l'île Aride (au milieu)
Et nous voici sur la fameuse plage de l'Anse Lazio… avec sa belle bande sableuse bordée de takamakas et de cocotiers, son eau turquoise, ses blocs granitiques… tout y est !

Seule ombre au tableau, le souvenir qu'ici deux nageurs ont péri récemment, dévorés par des requins ! Ça fait froid dans le dos et le sujet est dans toutes les conversations. Pour rassurer les touristes, les autorités ont installé des filets délimitant ainsi des zones de baignade de 150 mètres sur 50 mètres. Pas sûr que ce soit véritablement étanche mais c'est mieux que rien. D'ailleurs les baigneurs ne s'attardent pas dans l'eau et restent sur le qui-vive.
Une autre plage mythique : Anse Georgette
Elle se trouve à l'extrémité nord-est de l'île mais, depuis la construction du Lemuria Golf Resort, elle a été quasiment annexée par ce dernier bien que la loi seychelloise stipule que toutes les plages sont publiques. Jusqu'à une période récente, on pouvait malgré tout y accéder en téléphonant à la réception de l'hôtel afin d'obtenir l'autorisation de traverser la propriété pour atteindre la plage.
Depuis les attaques meurtrières de requins et parce que la plage de l'Anse Georgette n'a pas été sécurisée par des filets, le Lemuria a suspendu le passage par sa propriété.
Seuls moyens : louer un bateau ou y aller à pied à partir d'Anse Lazio ou d'Anse Kerlan.
C'est par conséquent cette dernière solution que nous retenons et décidons de le faire au départ d'Anse Kerlan.
Première étape : nous nous rendons en voiture au nord-est de l'île, à l'arrêt de bus terminus de Mont-Plaisir où nous laissons notre véhicule. Droit devant nous, nous empruntons un large sentier dans une végétation luxuriante, passant devant quelques habitations éparses, qui finit par nous conduire presque en surplomb de l'Anse Lazio.
Bien repérer la maison bleue (au fond, c'est Anse Lazio)
La maison bleue visible sur la photo est un repère important pour la suite de la balade. C'est à son niveau (tout juste avant et grosso modo au point GPS 4 17 50 54 S/55 41 39 00 E) qu'il s'agit de trouver une petite sente à gauche, à peine visible qui conduit à Anse Georgette.
Aucune indication au début puis quelques cairns nous confirment que nous devons être sur la bonne voie. Après des montées et des descentes successives dans une ambiance tropicale et deux traversées de ruisseaux, le sentier de plus en plus envahi finit par déboucher sur les hauteurs de l'hôtel Lemuria. On aperçoit bientôt son golf.
Là, le chemin devient plus dégagé, probablement entretenu par l'hôtel et des cairns facilitent la progression. Il s'agit malgré tout d'ouvrir l'œil car à un moment on a bien cru ne pas y arriver, nous retrouvant devant une pente abrupte impossible à descendre alors que la plage était visible à quelques centaines de mètres en contrebas.
La plage visible en contrebas, mais par où descendre ?
Après un moment d'égarement, nous finissons par retrouver une trace.
Finalement, au bout d'une heure quinze de marche, la plage réputée une des plus belles au monde est à nous ! Son eau turquoise invite volontiers à la baignade mais attention, ici sans filet, pas question de se mouiller plus haut que les genoux.
D'ailleurs, plusieurs petits requins rôdent tout au bord dans quelques centimètres d'eau. Prudence donc car s'il y a des petits en bord de plage, il n'est pas impossible que la maman soit au large ! Egalement des raies Pastenagues sur lesquelles il vaudrait mieux ne pas poser le pied !
Pour couronner le tout, un ciel orageux accentue l'ambiance dramatique des lieux.
Il ne reste alors plus qu'à retourner à la voiture, tout simplement en traversant ni vu ni connu le domaine du Lemuria puis à remonter (pente 30 %) par la route sur les hauteurs de Mont-Plaisir.
La boucle complète (baignade et arrêt sur la plage compris) nous aura demandé trois heures.
La variante Anse Lazio/Anse Georgette est décrite ICI

Dans le parc national de Praslin, la vallée de Mai et Glacis Noir
La Vallée de Mai
Entrée : 20 euros Cette petite réserve de 20 hectares, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, doit sa réputation à ses cocotiers de mer, qui produisent des noix aux formes féminines très suggestives, les fameux cocofesses.
En outre, cette forêt compte lataniers et pandanus, jacquiers, bois rouge et capucins.
Un réseau de 5 sentiers très bien entretenus jalonne la réserve. Nous empruntons le "circular path" pour deux bonnes heures de découverte sous une voûte de feuillage et dans un enchevêtrement de racines, de lianes, de mousses et de rochers.
Glacis Noir
A 200 mètres du parking de la Vallée de Mai, voici une randonnée dans une végétation très similaire avec l'avantage d'un accès gratuit.
Un sentier large et escarpé de 1,4 km au milieu d'une forêt de palmiers mène à une clairière avec table de pique-nique. Ensuite la trace plus ténue traverse un couvert végétal plus dense avant de déboucher au pied d'une tour d'observation des incendies.
En route, observation du pigeon bleu des Seychelles (Alectroenas pulcherrima)
Du haut de la tour, vue panoramique à couper le souffle sur les îles voisines. Au premier plan, la baie de Ste Anne et l'île Ronde. Au second plan, la Digue.
A l'arrière-plan, d'est en ouest : Petite et Grande Sœur… et Félicité.
Durée : une heure et demie A/R… ou plus si on passe son temps, comme Hervé, à chercher les caméléons ;-).
Excursion à La Digue et à Grande Sœur
La Digue et sa célèbre plage d'Anse Source d'Argent
La Digue, 6 km de long pour 3 km de large, se situe à 15/30 minutes en ferry de Praslin. Il est donc facile de s'y rendre et d'en faire le tour en une journée.
Nous prenons le bateau de 9 heures et moins de trente minutes plus tard, nous entrons dans la baie de la Passe, le seul véritable village au nord-ouest de l'île.
L'île ne se parcourt qu'à pied, à vélo ou en charrette à bœufs. Nous choisissons le vélo. Pour 150 roupies (8/9 euros) nous enfourchons immédiatement notre monture et nous élançons vers la plage la plus mythique des Seychelles, celle qui figure sur toutes les cartes postales, Anse Source d'Argent.
Source d'Argent effectivement : en tout cas, le domaine voisin Union Estate Factory, une ancienne propriété coloniale transformée en écomusée, a su en tirer profit et fait payer le passage vers la plage 100 roupies. Certains petits malins contournent le péage par l'héliport mais bon !
Sur le sentier, les premiers blocs granitiques font leur apparition. Puis les fameux rochers associés aux palmiers, au sable blanc et aux eaux turquoises qui font la réputation de la plage !
Mais la rançon du succès, c'est le monde ! Alors, après une rapide baignade, nous ne sommes pas mécontents de poursuivre notre balade à travers l'île.
Direction Grand Anse, à l'opposé. Quelques tours de roue et une belle montée avant d'arriver sur une plage plus sauvage mais où la baignade est déconseillée en raison de forts rouleaux.

De là, nous espérions accéder à pied aux plages voisines, Petite Anse et Anse Cocos, décrites comme étant des plages de bout du monde.
Malheureusement, nous avons rapidement perdu la trace du sentier et avons dû renoncer. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir chercher dans les broussailles et les rochers. Dommage que nous n'avions pas mieux préparé cet itinéraire car en parcourant ultérieurement Internet, je suis tombée sur la trace GPS de ce parcours. Zut, zut, zut ! VoirICI
A défaut, nous poursuivons à vélo, cette fois-ci vers le nord de l'île et Anse Patates, où une baignade est bienvenue, avant de finir à Anse Fourmis, terminus de la route. Peu de monde poursuit jusqu'ici et la plage est complètement déserte. Nouvelle baignade !
Enfin, en soirée, alors que nous nous reposons sous un arbre à Anse Sévère en attendant notre bateau, un oiseau singulier retient notre attention. Un plumage noir aux reflets bleutés, une très longue queue effilée en queue de pie… oui, c'est bien lui, notre documentation ultérieure nous le confirmera : le gobe-mouches du paradis ! La Digue est le seul endroit au monde où vit cet oiseau, extrêmement rare, dont on évalue la population totale à 240 individus.
Retour à Praslin à 17 h 45. Une journée bien remplie !
Grande Soeur
Six kilomètres au nord de la Digue, Grande Sœur, île privée, est accessible en une heure de bateau depuis Praslin (dans le cadre d'une excursion). L'approche, côté est de l'île !
Côté ouest, une autre plage, beaucoup plus exposée. Entre les deux un beau jardin exotique orné de rochers granitiques typiques…
… où broutent tranquillement quelques tortues terrestres très gloutonnes.
Les abords de l'île se prêtent aisément au snorkeling. Les poissons sont au rendez-vous sur le platier, notamment toute un ban de Platax tout près du bord ainsi qu'une tortue marine. L'occasion de passer une bonne partie de la journée la tête sous l'eau malgré quelques gouttes de pluie !

C'est ainsi que se termine cette première partie de séjour. Après une journée consacrée presque entièrement aux transferts et déplacements, la suite à Mahé…
Mahé Mahé, l'île la plus grande de l'archipel avec 27 km de long sur 7 km de large où se trouve la capitale, Victoria Une route côtière en fait presque entièrement le tour (pas de route au nord entre Danzil et Baie Ternay). Mais Mahé ne se réduit pas à ses côtes, le centre de l'île, montagneux, se prête parfaitement bien à la randonnée. Point culminant, le Morne Seychellois : 909 mètres. Plusieurs routes traversières relient l'est à l'ouest notamment, la plus au nord, la route de Sans Souci qui traverse le parc national du morne Seychellois. Basés au nord-ouest, nous pouvons accéder très facilement à cette route, point de départ de la plupart des randonnées. Véhicule indispensable.
Mahé : randonnées à partir de la route de Sans Souci
Copolia Le point de départ se situe sur la route de Sans Souci, cinq kilomètres avant Victoria. Une montée rude (dénivelé 180 mètres) mène à un plateau granitique recouvert de pandanus. Compter 2 heures A/R.
Très belle vue sur Victoria et le parc marin de Ste Anne. Au centre de la photo, les îles Ste Anne, Moyenne, Longue et Cerf.
Escargots et limaces sont dans leur élément dans cette ambiance humide.
Et le cannelier y croît à son aise (ici une feuille)
Glacis Trois frères
Toujours sur la route de Sans Souci, 4 kilomètres avant Victoria, plus exactement au niveau de la station des Eaux et Forêts, tourner à droite (en venant de Victoria) sur une petite route menant à un parking.
Les Trois Frères désignent les trois falaises qui surplombent la capitale.
Du parking, un sentier grimpe à l'ombre des grands arbres exotiques et se termine de façon plus raide par une série de lacets équipés de marches en bois.
A cet endroit, on peut observer de nombreuses plantes carnivores : Nepenthes Pervillea.
Le parcours (160 mètres de dénivelé) se termine sur un glacis (plateforme granitique) offrant une très belle vue sur Victoria. Compter 1 heure A/R.
Morne Blanc
Le point de départ se situe toujours sur la route de Sans Soucis. Se garer sur le parking en face de la Tea Factory. Le sentier débute sur la route principale, 200 mètres plus haut.
Après avoir traversé une ancienne plantation de thé, le chemin prend peu à peu de l'altitude, laissant place à un écosystème de forêt humide.
Mousses, lichens et fougères peuplent les sous-bois.
Ici c'est le domaine d'un petit animal ressemblant à la fois à la taupe et au hérisson : le tenrec (animal introduit).
La montée finale se termine sur une crête à 667 mètres d'où l'on embrasse toute la côte ouest.
Vers le sud-ouest : Grand Anse et l'île aux Vaches (petit îlot au milieu)
Vers le nord-ouest : Port Glaud et l'île Thérèse, au premier plan, Port Launay et l'île Conception plus loin.
On pourrait presque apercevoir notre bungalow !
Dans la descente, nous prêtons l'oreille au chant de la plus petite grenouille du monde, Sooglogus gardineri, mais sa toute petite taille (1 cm) ne permet pas à un œil non initié de l'apercevoir.
En revanche, les oiseaux se laissent plus volontiers photographier ! Ici, un souimanga (des Seychelles)
Là, un boulboul gros bec (des Seychelles)
Dénivelé 270 mètres. Compter 1 h 30 A/R. Très belle randonnée.
Sur cette même route, on trouve également les points de départ pour les sentiers de Cassedent/Mare aux Cochons et Salazie/Fairview, des randonnées plus longues et plus exigeantes… que nous laisserons pour une autre fois !

Nous avons préféré consacrer deux journées à la découverte du sud et du nord de l'île de Mahé.
Mahé : randonnées et plages dans le Sud Cap au sud et déjà un premier arrêt pour randonner.
Glacis la Réserve
Le point de départ est situé sur la route de la Montagne Posée qui relie Anse Boileau sur la côte ouest de Mahé à Anse aux Pins à l’est de l'île. Sur la crête de la colline, à 3 km environ d'Anse Boileau, repérer la petite route pavée menant à la station Cable and Wireless. Au début de cette route se trouvent une petite aire de stationnement ainsi que le panneau indiquant le sentier long de 700 mètres.
Après un passage en forêt, le sentier aboutit sur un vaste plateau granitique équipée d'une plateforme en bois. Vue à la fois sur les parois rocheuses et sur la côte Est.
En ouvrant l'œil, plein de petits trésors !
Ochna Serrulata ou Mickey-Mouse Plant !
Ananas sauvage !
Une heure A/R pour cette courte randonnée.
Au fil de notre progression vers le sud, nous voilà arrivés à la pointe extrême de l'île.
Balade improvisée au départ de Petite Police
Le "chemin Grande Police" nous amène jusqu'à Anse Petite Police où nous laissons la voiture et décidons de continuer à pied sans véritablement savoir où nous allions arriver. La route est toujours carrossable mais de plus en plus étroite et suit une ligne électrique.
Comme partout dans le pays, les fils électriques sont le domaine de prédilection des araignées néphiles qui y tissent leurs toiles gigantesques.
Au bout de quelques centaines de mètres, la route est fermée par un portail grillagé mais percé, nous poursuivons…
En chemin, mille petites merveilles retiennent notre attention.
Encore plus loin, nous franchissons un deuxième portail… à l'endroit où la ligne électrique s'interrompt. La route cimentée est alors de plus en plus envahie par la végétation, nous ne tardons pas à faire demi-tour tout en enregistrant le point GPS, histoire de le comparer ultérieurement à la cartographie Google.
Nous nous rendons compte après coup que si nous avions poursuivi encore un peu nous serions arrivés à la plage de Petite Boileau. Dommage !
Alors que nous rebroussons chemin, nous sommes alertés par des craquements et des frôlements dans un bosquet d'arbres. Des oiseaux ? Non, le remue-ménage est trop important. Des singes ? Certainement pas, il n'y en a pas aux Seychelles ! Nous retenons notre souffle… jusqu'à ce qu'émerge des buissons un habitant du coin qui était en train de cueillir des oranges sauvages. Il en a récolté au moins 10 kg dans son sac !
Avec un goût un peu acide plus proche du pamplemousse, ce fruit est très désaltérant !
Un peu plus loin, notre homme cueille également deux énormes régimes de bananes… sauvages.
Quant à nous, nous ramassons des noix de cajou, la preuve que la nature est vraiment très généreuse aux Seychelles !
Une heure A/R pour cette balade… compter un peu plus pour arriver jusqu'à la plage de Petite Boileau (où vous serez sans doute seuls).
Des plages dans le sud
Une des plus belles, Anse Takamaka.
Anse Gouvernement

Mahé : Randonnées et plages dans le Nord
Notre périple dans le nord de l'île commence par une randonnée au départ du hameau du Niol.
"Dans Gallas"
Le site doit son nom aux "Gallas", un groupe d'Ethiopiens qui s'installa dans cette zone durant le XIXème siècle après avoir été libéré des boutres arabes par la Marine britannique.
Le sentier débute en face du terminus des bus du Niol, derrière le centre d'information du parc national.
Après une petite grimpette derrière le centre d'information, le parcours se poursuit sur un chemin assez large jusqu'à une antenne de télécommunication. 500 mètres de plus et nous voici près d'un abri qui tombe à point… pour la vue (et aussi pour nous mettre à l'abri d'une averse).
La vue sur le secteur de Beauvallon, la partie la plus touristique de l'île. En arrière-plan, l'île de Silhouette
Le sentier s'enfonce ensuite dans la forêt. Le parcours devient plus difficile car glissant et escarpé.
Mais la récompense est au bout… sur une crête rocheuse avec une vue panoramique.
Sur le chemin du retour, vue sur la canopée !
Nous avons mis trois heures pour cette randonnée en raison de plusieurs arrêts dûs à des averses, mais c'est faisable en 2 heures à 2 heures et demi.
Le temps de redescendre de la montagne et nous voici à Beauvallon, sur la route du bord de mer jusqu'à Danzil.
Randonnée à l'Anse Major
En voiture, nous poursuivons aussi loin que possible jusqu'à ce panneau indiquant "no vehicle behind this point". Un hôtel est en construction à cet endroit, c'est à partir de là qu'il faut continuer à pied.
Un sentier de 2 kilomètres (45 minutes aller), le long de la côte rocheuse, en surplomb de l'océan, avec Silhouette à l'horizon… croisant ça et là des glacis, ces roches granitiques si emblématiques.
A l'approche d'Anse Major
Une baignade bien méritée nous attend !
Vue sur Beauvallon au retour !

La plongée aux Seychelles
Hervé était très impatient d'inaugurer son nouvel appareil photo, un Panasonic Lumix TZ20 (déjà utilisé pour des photos terrestres lors de notre dernier voyage en Amérique du Sud) mais équipé de son caisson étanche, il l'utilisait pour la première fois en plongée.
Malheureusement, un défaut d'attention lui a valu un mauvais verrouillage du caisson au bout du troisième jour et la perte définitive des photos sous-marines et de l'appareil.
Je lui laisse malgré tout la parole pour vous donner ses impressions concernant cette activité.
"J'étais très curieux de voir à quoi pouvaient bien ressembler les fonds sous-marins des Seychelles. Un site m'a tout particulièrement étonné par sa richesse en coraux et en poissons : la réserve de la baie Ternay située près de l'hôtel Ephélia à Mahé. L'eau y est particulièrement cristalline. La plongée se fait entre 8 et 20 mètres, donc avec une luminosité intense et des couleurs très vives. Un véritable bijou ! S'il y avait une seule plongée à faire, ce serait celle-ci. L'autre particularité des fonds seychellois, c'est la présence d'une espèce rare de poisson-perroquet : le perroquet à bosse, aussi énorme que surprenant. Vous y trouverez aussi en nombre des poissons-feuilles et des murènes rares. Les requins sont assez fréquents (pointes blanches) malgré l'éradication décidée par les autorités locales suite aux attaques récentes qui d'ailleurs n'ont concerné que les baigneurs, aucun plongeur n'a été attaqué. Bref, amis plongeurs, si les Seychelles ne sont pas considérées comme une destination plongée exclusive à cause de leurs attraits terrestres, elles présentent un réel intérêt et une biodiversité remarquable. Une mention toute particulière pour le club "Octopus Diving Center" situé à l'anse Volbert à Praslin qui est aussi le seul de l'île à proposer la plongée au Nitrox".
Le mot de la fin
Finalement, le temps a été très beau dans l'ensemble, tout juste une soirée de pluie lors des premiers jours à Praslin. Pendant notre séjour à Mahé, quelques averses éparses qui n'ont pas eu d'impact sur nos activités. Si on voulait comparer cet archipel à celui des Maldives que nous connaissons bien, on peut affirmer que les Maldives sont assurément plus adaptées pour un voyage uniquement dédié à la plongée et/ou au snorkeling.
En revanche, si on souhaite plus de variété, les Seychelles sont nettement plus indiquées : en effet, il y a un véritable territoire à sillonner et à visiter, des plages magnifiques, une végétation luxuriante, des petites randonnées. Côté plongée, de beaux spots, en revanche peu de possibilités de snorkeling (eau peu profonde, présence d'algues et surtout crainte des requins).
Nos objectifs pour ce voyage étant clairement orientés sur la variété, les Seychelles ont parfaitement tenu leurs promesses, nous permettant de profiter de nos deux activités favorites : la plongée et la randonnée.
Nos coups de cœur : - à Praslin, les plages de l'Anse Lazio et l'Anse Georgette. - la Digue : Anse Source d'Argent - à Mahé, les plus belles randonnées : Morne Blanc et Anse Major.
Pour finir, quelque mots sur nos hébergements : A Praslin, le Château de Feuilles, tout simplement… EXCEPTIONNEL ! A Mahé, le Constance Ephelia… très bien mais trop grand à notre goût !
Ouvrages et sites Internet utiles
* Le guide Lonely Planet Seychelles
* Une carte au 1: 50 000 BorchMap
* Un récit de voyage bien documenté : www.photos-voyages.fr/...item=Seychell...
* Et notamment les traces GPS de certains itinéraires : www.photos-de-voyages.fr/...hp?section=tr...
* La brochure de la randonnée Morne Blanc : www.lesansouci.com/...0/06/Morne-Blanc.pdf
* La brochure de la randonnée Glacis Trois Frères : www.lesansouci.com/...cis-Trois-Frères.pdf
* Encore des itinéraires sur Wikiloc fr.wikiloc.com/...s/outdoor/seychelles
Voilà, j'espère que ce récit et ces quelques informations vous aideront à réussir votre séjour dans ces îles. Si vous avez besoin de plus de précisions ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur notre site, n'hésitez pas, un simple mot sur notre livre d'or et nous vous répondrons aussitôt par mail.
Bye, bye…
Christine (texte) et Hervé (photos)

Le récit de ce deuxième séjour (2018) est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesseychellesacte2/
Le récit du premier voyage (2011) est là :
sites.google.com/...xvoyagesoceanindien/

Présentation
Une destination exotique avec du soleil, de la chaleur, de belles plages, une végétation tropicale, des sites de plongée, quelques randonnées… et un territoire plutôt restreint pour pouvoir en faire le tour en quinze jours : voilà quels étaient les critères que nous nous étions fixés pour ce voyage à l'automne 2011. Les Seychelles se sont rapidement imposées comme pouvant répondre à ce cahier des charges.
L'archipel compte néanmoins près de 115 îles, certaines coralliennes, d'autres granitiques, il nous faut donc faire un choix. Après plusieurs séjours aux Maldives, les îles d'origine corallienne ne nous semblent pas incontournables. En revanche, ce qui fait l'originalité des Seychelles, ce sont indiscutablement leurs îles granitiques. Trois d'entre elles reviennent le plus souvent au fil d s guides et des forums : Mahé, Praslin et la Digue. Va pour ces trois-là, alors !
Pour quinze jours et afin de limiter les déplacements, nous prévoyons finalement de partager notre temps entre Praslin (7 jours) et Mahé (6 jours). Comme la Digue se trouve à quinze minutes de ferry de Praslin, nous la découvrirons lors d'une journée d'excursion.
Le voyage se déroulera du 30 octobre au 13 novembre 2011.
Dans l'attente impatiente de ce séjour, deux événements tragiques vont pourtant tempérer notre enthousiasme. En effet, courant août, deux attaques mortelles de requins à deux semaines d'intervalle sur la même plage de Praslin vont faire deux victimes. Suite à ces drames, les autorités seychelloises prennent la décision de réglementer la baignade dans plusieurs baies de l’île de Praslin et dans les îles à proximité. Dans le secteur incriminé, celle-ci ne peut être pratiquée que dans des zones restreintes protégées par des filets de sécurité. Pour les autres secteurs de Praslin et La Digue, la baignade est recommandée près des plages, à une distance réduite, en évitant les eaux profondes. Il va falloir faire avec !
Autre mauvaise nouvelle : la météo ! Alors que les intersaisons (avril/mai et octobre/novembre) sont censées être les meilleures périodes, les voyageurs d'octobre nous font part d'une météo exécrable. Trois14 me confie : "En 15 jours, pas un seul jour sans pluie. Peu de 1/2 journées de soleil complètes". Même son de cloche de la part de Nelly3007 ICI
Nous partons par conséquent avec imperméable et parapluie, en nous attendant au pire mais en espérant le meilleur !
L'arrivée aux Seychelles
Effectivement, après un vol Qatar Airways très confortable et une escale ultra rapide à Doha, l'avion se pose sur le tarmac de Victoria… sous des trombes d'eau ! L'imperméable est immédiatement de sortie à la descente de l'avion.
Il est 7 heures du matin. Bienvenue au pays du cocofesse !
Nous avions un vol de correspondance pour Praslin à 15 h 45 mais en nous présentant directement au comptoir d'Air Seychelles, nous pouvons finalement embarquer sur celui de 8 h 30.
Quinze minutes plus tard, Praslin se révèle sous un ciel heureusement plus clément. Ouf !
Après avoir pris possession d'une petite Kia rouge, nous ne tardons pas à aller à la découverte de l'île.
Praslin et ses plus belles plages : Anse Lazio et Anse Georgette
Une plage de carte postale : Anse Lazio
Avec ses 12 km de long pour 4 km de large, Praslin est la deuxième île de l'archipel par la taille. Une route côtière en fait presque entièrement le tour entre Anse Kerlan au nord-est et Anse Lazio au nord-ouest. En revanche, il n'y a qu'une route traversière entre Baie Sainte-Anne (ouest) et Grand'Anse (est).
Basés au sud-ouest, nous commençons par explorer la côte ouest.
Après un saut par Anse Volbert, la partie la plus touristique de l'île, direction le nord-ouest et la plus belle plage, celle d'Anse Lazio. Mais d'abord prenons un peu de hauteur ! 340 mètres, nous voici à Grand Fond à proximité du lieu-dit Zimbabwe. La colline est occupée par des antennes de télécommunication mais permet tout de même quelques belles échappées sur le nord de l'île et les îles environnantes.
Vue sur l'île Curieuse
Vue sur Anse Lazio (à droite) et l'île Aride (au milieu)
Et nous voici sur la fameuse plage de l'Anse Lazio… avec sa belle bande sableuse bordée de takamakas et de cocotiers, son eau turquoise, ses blocs granitiques… tout y est !

Seule ombre au tableau, le souvenir qu'ici deux nageurs ont péri récemment, dévorés par des requins ! Ça fait froid dans le dos et le sujet est dans toutes les conversations. Pour rassurer les touristes, les autorités ont installé des filets délimitant ainsi des zones de baignade de 150 mètres sur 50 mètres. Pas sûr que ce soit véritablement étanche mais c'est mieux que rien. D'ailleurs les baigneurs ne s'attardent pas dans l'eau et restent sur le qui-vive.
Une autre plage mythique : Anse Georgette
Elle se trouve à l'extrémité nord-est de l'île mais, depuis la construction du Lemuria Golf Resort, elle a été quasiment annexée par ce dernier bien que la loi seychelloise stipule que toutes les plages sont publiques. Jusqu'à une période récente, on pouvait malgré tout y accéder en téléphonant à la réception de l'hôtel afin d'obtenir l'autorisation de traverser la propriété pour atteindre la plage.
Depuis les attaques meurtrières de requins et parce que la plage de l'Anse Georgette n'a pas été sécurisée par des filets, le Lemuria a suspendu le passage par sa propriété.
Seuls moyens : louer un bateau ou y aller à pied à partir d'Anse Lazio ou d'Anse Kerlan.
C'est par conséquent cette dernière solution que nous retenons et décidons de le faire au départ d'Anse Kerlan.
Première étape : nous nous rendons en voiture au nord-est de l'île, à l'arrêt de bus terminus de Mont-Plaisir où nous laissons notre véhicule. Droit devant nous, nous empruntons un large sentier dans une végétation luxuriante, passant devant quelques habitations éparses, qui finit par nous conduire presque en surplomb de l'Anse Lazio.
Bien repérer la maison bleue (au fond, c'est Anse Lazio)
La maison bleue visible sur la photo est un repère important pour la suite de la balade. C'est à son niveau (tout juste avant et grosso modo au point GPS 4 17 50 54 S/55 41 39 00 E) qu'il s'agit de trouver une petite sente à gauche, à peine visible qui conduit à Anse Georgette.
Aucune indication au début puis quelques cairns nous confirment que nous devons être sur la bonne voie. Après des montées et des descentes successives dans une ambiance tropicale et deux traversées de ruisseaux, le sentier de plus en plus envahi finit par déboucher sur les hauteurs de l'hôtel Lemuria. On aperçoit bientôt son golf.
Là, le chemin devient plus dégagé, probablement entretenu par l'hôtel et des cairns facilitent la progression. Il s'agit malgré tout d'ouvrir l'œil car à un moment on a bien cru ne pas y arriver, nous retrouvant devant une pente abrupte impossible à descendre alors que la plage était visible à quelques centaines de mètres en contrebas.
La plage visible en contrebas, mais par où descendre ?
Après un moment d'égarement, nous finissons par retrouver une trace.
Finalement, au bout d'une heure quinze de marche, la plage réputée une des plus belles au monde est à nous ! Son eau turquoise invite volontiers à la baignade mais attention, ici sans filet, pas question de se mouiller plus haut que les genoux.
D'ailleurs, plusieurs petits requins rôdent tout au bord dans quelques centimètres d'eau. Prudence donc car s'il y a des petits en bord de plage, il n'est pas impossible que la maman soit au large ! Egalement des raies Pastenagues sur lesquelles il vaudrait mieux ne pas poser le pied !
Pour couronner le tout, un ciel orageux accentue l'ambiance dramatique des lieux.
Il ne reste alors plus qu'à retourner à la voiture, tout simplement en traversant ni vu ni connu le domaine du Lemuria puis à remonter (pente 30 %) par la route sur les hauteurs de Mont-Plaisir.
La boucle complète (baignade et arrêt sur la plage compris) nous aura demandé trois heures.
La variante Anse Lazio/Anse Georgette est décrite ICI

Dans le parc national de Praslin, la vallée de Mai et Glacis Noir
La Vallée de Mai
Entrée : 20 euros Cette petite réserve de 20 hectares, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, doit sa réputation à ses cocotiers de mer, qui produisent des noix aux formes féminines très suggestives, les fameux cocofesses.
En outre, cette forêt compte lataniers et pandanus, jacquiers, bois rouge et capucins.
Un réseau de 5 sentiers très bien entretenus jalonne la réserve. Nous empruntons le "circular path" pour deux bonnes heures de découverte sous une voûte de feuillage et dans un enchevêtrement de racines, de lianes, de mousses et de rochers.
Glacis Noir
A 200 mètres du parking de la Vallée de Mai, voici une randonnée dans une végétation très similaire avec l'avantage d'un accès gratuit.
Un sentier large et escarpé de 1,4 km au milieu d'une forêt de palmiers mène à une clairière avec table de pique-nique. Ensuite la trace plus ténue traverse un couvert végétal plus dense avant de déboucher au pied d'une tour d'observation des incendies.
En route, observation du pigeon bleu des Seychelles (Alectroenas pulcherrima)
Du haut de la tour, vue panoramique à couper le souffle sur les îles voisines. Au premier plan, la baie de Ste Anne et l'île Ronde. Au second plan, la Digue.
A l'arrière-plan, d'est en ouest : Petite et Grande Sœur… et Félicité.
Durée : une heure et demie A/R… ou plus si on passe son temps, comme Hervé, à chercher les caméléons ;-).
Excursion à La Digue et à Grande Sœur
La Digue et sa célèbre plage d'Anse Source d'Argent
La Digue, 6 km de long pour 3 km de large, se situe à 15/30 minutes en ferry de Praslin. Il est donc facile de s'y rendre et d'en faire le tour en une journée.
Nous prenons le bateau de 9 heures et moins de trente minutes plus tard, nous entrons dans la baie de la Passe, le seul véritable village au nord-ouest de l'île.
L'île ne se parcourt qu'à pied, à vélo ou en charrette à bœufs. Nous choisissons le vélo. Pour 150 roupies (8/9 euros) nous enfourchons immédiatement notre monture et nous élançons vers la plage la plus mythique des Seychelles, celle qui figure sur toutes les cartes postales, Anse Source d'Argent.
Source d'Argent effectivement : en tout cas, le domaine voisin Union Estate Factory, une ancienne propriété coloniale transformée en écomusée, a su en tirer profit et fait payer le passage vers la plage 100 roupies. Certains petits malins contournent le péage par l'héliport mais bon !
Sur le sentier, les premiers blocs granitiques font leur apparition. Puis les fameux rochers associés aux palmiers, au sable blanc et aux eaux turquoises qui font la réputation de la plage !
Mais la rançon du succès, c'est le monde ! Alors, après une rapide baignade, nous ne sommes pas mécontents de poursuivre notre balade à travers l'île.
Direction Grand Anse, à l'opposé. Quelques tours de roue et une belle montée avant d'arriver sur une plage plus sauvage mais où la baignade est déconseillée en raison de forts rouleaux.

De là, nous espérions accéder à pied aux plages voisines, Petite Anse et Anse Cocos, décrites comme étant des plages de bout du monde.
Malheureusement, nous avons rapidement perdu la trace du sentier et avons dû renoncer. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir chercher dans les broussailles et les rochers. Dommage que nous n'avions pas mieux préparé cet itinéraire car en parcourant ultérieurement Internet, je suis tombée sur la trace GPS de ce parcours. Zut, zut, zut ! VoirICI
A défaut, nous poursuivons à vélo, cette fois-ci vers le nord de l'île et Anse Patates, où une baignade est bienvenue, avant de finir à Anse Fourmis, terminus de la route. Peu de monde poursuit jusqu'ici et la plage est complètement déserte. Nouvelle baignade !
Enfin, en soirée, alors que nous nous reposons sous un arbre à Anse Sévère en attendant notre bateau, un oiseau singulier retient notre attention. Un plumage noir aux reflets bleutés, une très longue queue effilée en queue de pie… oui, c'est bien lui, notre documentation ultérieure nous le confirmera : le gobe-mouches du paradis ! La Digue est le seul endroit au monde où vit cet oiseau, extrêmement rare, dont on évalue la population totale à 240 individus.
Retour à Praslin à 17 h 45. Une journée bien remplie !
Grande Soeur
Six kilomètres au nord de la Digue, Grande Sœur, île privée, est accessible en une heure de bateau depuis Praslin (dans le cadre d'une excursion). L'approche, côté est de l'île !
Côté ouest, une autre plage, beaucoup plus exposée. Entre les deux un beau jardin exotique orné de rochers granitiques typiques…
… où broutent tranquillement quelques tortues terrestres très gloutonnes.
Les abords de l'île se prêtent aisément au snorkeling. Les poissons sont au rendez-vous sur le platier, notamment toute un ban de Platax tout près du bord ainsi qu'une tortue marine. L'occasion de passer une bonne partie de la journée la tête sous l'eau malgré quelques gouttes de pluie !

C'est ainsi que se termine cette première partie de séjour. Après une journée consacrée presque entièrement aux transferts et déplacements, la suite à Mahé…
Mahé Mahé, l'île la plus grande de l'archipel avec 27 km de long sur 7 km de large où se trouve la capitale, Victoria Une route côtière en fait presque entièrement le tour (pas de route au nord entre Danzil et Baie Ternay). Mais Mahé ne se réduit pas à ses côtes, le centre de l'île, montagneux, se prête parfaitement bien à la randonnée. Point culminant, le Morne Seychellois : 909 mètres. Plusieurs routes traversières relient l'est à l'ouest notamment, la plus au nord, la route de Sans Souci qui traverse le parc national du morne Seychellois. Basés au nord-ouest, nous pouvons accéder très facilement à cette route, point de départ de la plupart des randonnées. Véhicule indispensable.
Mahé : randonnées à partir de la route de Sans Souci
Copolia Le point de départ se situe sur la route de Sans Souci, cinq kilomètres avant Victoria. Une montée rude (dénivelé 180 mètres) mène à un plateau granitique recouvert de pandanus. Compter 2 heures A/R.
Très belle vue sur Victoria et le parc marin de Ste Anne. Au centre de la photo, les îles Ste Anne, Moyenne, Longue et Cerf.
Escargots et limaces sont dans leur élément dans cette ambiance humide.
Et le cannelier y croît à son aise (ici une feuille)
Glacis Trois frères
Toujours sur la route de Sans Souci, 4 kilomètres avant Victoria, plus exactement au niveau de la station des Eaux et Forêts, tourner à droite (en venant de Victoria) sur une petite route menant à un parking.
Les Trois Frères désignent les trois falaises qui surplombent la capitale.
Du parking, un sentier grimpe à l'ombre des grands arbres exotiques et se termine de façon plus raide par une série de lacets équipés de marches en bois.
A cet endroit, on peut observer de nombreuses plantes carnivores : Nepenthes Pervillea.
Le parcours (160 mètres de dénivelé) se termine sur un glacis (plateforme granitique) offrant une très belle vue sur Victoria. Compter 1 heure A/R.
Morne Blanc
Le point de départ se situe toujours sur la route de Sans Soucis. Se garer sur le parking en face de la Tea Factory. Le sentier débute sur la route principale, 200 mètres plus haut.
Après avoir traversé une ancienne plantation de thé, le chemin prend peu à peu de l'altitude, laissant place à un écosystème de forêt humide.
Mousses, lichens et fougères peuplent les sous-bois.
Ici c'est le domaine d'un petit animal ressemblant à la fois à la taupe et au hérisson : le tenrec (animal introduit).
La montée finale se termine sur une crête à 667 mètres d'où l'on embrasse toute la côte ouest.
Vers le sud-ouest : Grand Anse et l'île aux Vaches (petit îlot au milieu)
Vers le nord-ouest : Port Glaud et l'île Thérèse, au premier plan, Port Launay et l'île Conception plus loin.
On pourrait presque apercevoir notre bungalow !
Dans la descente, nous prêtons l'oreille au chant de la plus petite grenouille du monde, Sooglogus gardineri, mais sa toute petite taille (1 cm) ne permet pas à un œil non initié de l'apercevoir.
En revanche, les oiseaux se laissent plus volontiers photographier ! Ici, un souimanga (des Seychelles)
Là, un boulboul gros bec (des Seychelles)
Dénivelé 270 mètres. Compter 1 h 30 A/R. Très belle randonnée.
Sur cette même route, on trouve également les points de départ pour les sentiers de Cassedent/Mare aux Cochons et Salazie/Fairview, des randonnées plus longues et plus exigeantes… que nous laisserons pour une autre fois !

Nous avons préféré consacrer deux journées à la découverte du sud et du nord de l'île de Mahé.
Mahé : randonnées et plages dans le Sud Cap au sud et déjà un premier arrêt pour randonner.
Glacis la Réserve
Le point de départ est situé sur la route de la Montagne Posée qui relie Anse Boileau sur la côte ouest de Mahé à Anse aux Pins à l’est de l'île. Sur la crête de la colline, à 3 km environ d'Anse Boileau, repérer la petite route pavée menant à la station Cable and Wireless. Au début de cette route se trouvent une petite aire de stationnement ainsi que le panneau indiquant le sentier long de 700 mètres.
Après un passage en forêt, le sentier aboutit sur un vaste plateau granitique équipée d'une plateforme en bois. Vue à la fois sur les parois rocheuses et sur la côte Est.
En ouvrant l'œil, plein de petits trésors !
Ochna Serrulata ou Mickey-Mouse Plant !
Ananas sauvage !
Une heure A/R pour cette courte randonnée.
Au fil de notre progression vers le sud, nous voilà arrivés à la pointe extrême de l'île.
Balade improvisée au départ de Petite Police
Le "chemin Grande Police" nous amène jusqu'à Anse Petite Police où nous laissons la voiture et décidons de continuer à pied sans véritablement savoir où nous allions arriver. La route est toujours carrossable mais de plus en plus étroite et suit une ligne électrique.
Comme partout dans le pays, les fils électriques sont le domaine de prédilection des araignées néphiles qui y tissent leurs toiles gigantesques.
Au bout de quelques centaines de mètres, la route est fermée par un portail grillagé mais percé, nous poursuivons…
En chemin, mille petites merveilles retiennent notre attention.
Encore plus loin, nous franchissons un deuxième portail… à l'endroit où la ligne électrique s'interrompt. La route cimentée est alors de plus en plus envahie par la végétation, nous ne tardons pas à faire demi-tour tout en enregistrant le point GPS, histoire de le comparer ultérieurement à la cartographie Google.
Nous nous rendons compte après coup que si nous avions poursuivi encore un peu nous serions arrivés à la plage de Petite Boileau. Dommage !
Alors que nous rebroussons chemin, nous sommes alertés par des craquements et des frôlements dans un bosquet d'arbres. Des oiseaux ? Non, le remue-ménage est trop important. Des singes ? Certainement pas, il n'y en a pas aux Seychelles ! Nous retenons notre souffle… jusqu'à ce qu'émerge des buissons un habitant du coin qui était en train de cueillir des oranges sauvages. Il en a récolté au moins 10 kg dans son sac !
Avec un goût un peu acide plus proche du pamplemousse, ce fruit est très désaltérant !
Un peu plus loin, notre homme cueille également deux énormes régimes de bananes… sauvages.
Quant à nous, nous ramassons des noix de cajou, la preuve que la nature est vraiment très généreuse aux Seychelles !
Une heure A/R pour cette balade… compter un peu plus pour arriver jusqu'à la plage de Petite Boileau (où vous serez sans doute seuls).
Des plages dans le sud
Une des plus belles, Anse Takamaka.
Anse Gouvernement

Mahé : Randonnées et plages dans le Nord
Notre périple dans le nord de l'île commence par une randonnée au départ du hameau du Niol.
"Dans Gallas"
Le site doit son nom aux "Gallas", un groupe d'Ethiopiens qui s'installa dans cette zone durant le XIXème siècle après avoir été libéré des boutres arabes par la Marine britannique.
Le sentier débute en face du terminus des bus du Niol, derrière le centre d'information du parc national.
Après une petite grimpette derrière le centre d'information, le parcours se poursuit sur un chemin assez large jusqu'à une antenne de télécommunication. 500 mètres de plus et nous voici près d'un abri qui tombe à point… pour la vue (et aussi pour nous mettre à l'abri d'une averse).
La vue sur le secteur de Beauvallon, la partie la plus touristique de l'île. En arrière-plan, l'île de Silhouette
Le sentier s'enfonce ensuite dans la forêt. Le parcours devient plus difficile car glissant et escarpé.
Mais la récompense est au bout… sur une crête rocheuse avec une vue panoramique.
Sur le chemin du retour, vue sur la canopée !
Nous avons mis trois heures pour cette randonnée en raison de plusieurs arrêts dûs à des averses, mais c'est faisable en 2 heures à 2 heures et demi.
Le temps de redescendre de la montagne et nous voici à Beauvallon, sur la route du bord de mer jusqu'à Danzil.
Randonnée à l'Anse Major
En voiture, nous poursuivons aussi loin que possible jusqu'à ce panneau indiquant "no vehicle behind this point". Un hôtel est en construction à cet endroit, c'est à partir de là qu'il faut continuer à pied.
Un sentier de 2 kilomètres (45 minutes aller), le long de la côte rocheuse, en surplomb de l'océan, avec Silhouette à l'horizon… croisant ça et là des glacis, ces roches granitiques si emblématiques.
A l'approche d'Anse Major
Une baignade bien méritée nous attend !
Vue sur Beauvallon au retour !

La plongée aux Seychelles
Hervé était très impatient d'inaugurer son nouvel appareil photo, un Panasonic Lumix TZ20 (déjà utilisé pour des photos terrestres lors de notre dernier voyage en Amérique du Sud) mais équipé de son caisson étanche, il l'utilisait pour la première fois en plongée.
Malheureusement, un défaut d'attention lui a valu un mauvais verrouillage du caisson au bout du troisième jour et la perte définitive des photos sous-marines et de l'appareil.
Je lui laisse malgré tout la parole pour vous donner ses impressions concernant cette activité.
"J'étais très curieux de voir à quoi pouvaient bien ressembler les fonds sous-marins des Seychelles. Un site m'a tout particulièrement étonné par sa richesse en coraux et en poissons : la réserve de la baie Ternay située près de l'hôtel Ephélia à Mahé. L'eau y est particulièrement cristalline. La plongée se fait entre 8 et 20 mètres, donc avec une luminosité intense et des couleurs très vives. Un véritable bijou ! S'il y avait une seule plongée à faire, ce serait celle-ci. L'autre particularité des fonds seychellois, c'est la présence d'une espèce rare de poisson-perroquet : le perroquet à bosse, aussi énorme que surprenant. Vous y trouverez aussi en nombre des poissons-feuilles et des murènes rares. Les requins sont assez fréquents (pointes blanches) malgré l'éradication décidée par les autorités locales suite aux attaques récentes qui d'ailleurs n'ont concerné que les baigneurs, aucun plongeur n'a été attaqué. Bref, amis plongeurs, si les Seychelles ne sont pas considérées comme une destination plongée exclusive à cause de leurs attraits terrestres, elles présentent un réel intérêt et une biodiversité remarquable. Une mention toute particulière pour le club "Octopus Diving Center" situé à l'anse Volbert à Praslin qui est aussi le seul de l'île à proposer la plongée au Nitrox".
Le mot de la finFinalement, le temps a été très beau dans l'ensemble, tout juste une soirée de pluie lors des premiers jours à Praslin. Pendant notre séjour à Mahé, quelques averses éparses qui n'ont pas eu d'impact sur nos activités. Si on voulait comparer cet archipel à celui des Maldives que nous connaissons bien, on peut affirmer que les Maldives sont assurément plus adaptées pour un voyage uniquement dédié à la plongée et/ou au snorkeling.
En revanche, si on souhaite plus de variété, les Seychelles sont nettement plus indiquées : en effet, il y a un véritable territoire à sillonner et à visiter, des plages magnifiques, une végétation luxuriante, des petites randonnées. Côté plongée, de beaux spots, en revanche peu de possibilités de snorkeling (eau peu profonde, présence d'algues et surtout crainte des requins).
Nos objectifs pour ce voyage étant clairement orientés sur la variété, les Seychelles ont parfaitement tenu leurs promesses, nous permettant de profiter de nos deux activités favorites : la plongée et la randonnée.
Nos coups de cœur : - à Praslin, les plages de l'Anse Lazio et l'Anse Georgette. - la Digue : Anse Source d'Argent - à Mahé, les plus belles randonnées : Morne Blanc et Anse Major.
Pour finir, quelque mots sur nos hébergements : A Praslin, le Château de Feuilles, tout simplement… EXCEPTIONNEL ! A Mahé, le Constance Ephelia… très bien mais trop grand à notre goût !
Ouvrages et sites Internet utiles
* Le guide Lonely Planet Seychelles
* Une carte au 1: 50 000 BorchMap
* Un récit de voyage bien documenté : www.photos-voyages.fr/...item=Seychell...
* Et notamment les traces GPS de certains itinéraires : www.photos-de-voyages.fr/...hp?section=tr...
* La brochure de la randonnée Morne Blanc : www.lesansouci.com/...0/06/Morne-Blanc.pdf
* La brochure de la randonnée Glacis Trois Frères : www.lesansouci.com/...cis-Trois-Frères.pdf
* Encore des itinéraires sur Wikiloc fr.wikiloc.com/...s/outdoor/seychelles
Voilà, j'espère que ce récit et ces quelques informations vous aideront à réussir votre séjour dans ces îles. Si vous avez besoin de plus de précisions ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur notre site, n'hésitez pas, un simple mot sur notre livre d'or et nous vous répondrons aussitôt par mail.
Bye, bye…
Christine (texte) et Hervé (photos)


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.
Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.

Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.
Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.

Premières bulles chez les junkies
Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.
Balade en aquarium
Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.

Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.

Le jour où Grisemote devint une légende.
Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.

Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.

Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !

Nasiques à gogo
Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !
La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.

Impitoyable Jungle
Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …
Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »
A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …

Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.

Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.

Marchons sous la pluie
Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.

Larmes de volcans
Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.
Viens chez moi, j’habite dans une « long house »
La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.
Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !

Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !

Tip of Bornéo : la plage du bout du monde
Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.

Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !

Bako : la jungle pour les nuls
Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.
Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.

La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers
Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.
Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, tr��s pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.
- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.
- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir
- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !
- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.

Kuching : le retour
Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.

Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.

Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.

Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant
Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.

Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.

Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.
Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.

Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.
Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côt�� obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.
C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …
Gilles 23/04/2012 1H34
DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
On regardera donc l'Ile de CON DAO au Vietnam à partir de ce
soir sur TF1 avec " KOH LANTA " en 10ème Edition ! On verra
comment cela va donner comme difficultés pour les nouveaux
"naufragés" de cette série pour "survivre" sur cette Ile ? ... 😉
__
Apprenti voyageurs nous sommes, mais nous nous appliquons à progresser 😉
Le voyage se déroulera du 27 juillet au 15 aout 2015 ...

Le blog avec photos, couleurs etoutetout ici
Lorsque j’étais dans le désert de Siloli, je me suis dit que j’avais énormément de chance d’avoir vu des paysages parmi les plus beaux de la Terre et j’ai eu envie de découvrir les paysages sous-marins. Madame Maxou, elle, avait envie de poursuivre la découverte de l’Asie pour sa culture et sa gastronomie ? Ce sont ces 2 envies et les contraintes climatiques estivales (s'il vous plait pas trop de pluie 😏) qui nous ont amenés en Indonésie. D’abord Bali, puis pour s’éloigner un peu du flux de touristes et plonger, Flores et le parc de Komodo.
Le problème de l’Asie, c’est comment voyager. Nous ne sommes pas des routards, mais nous aimons note indépendance. J’ai donc établi un programme, réserver des hébergements, mais pour les déplacements, j’ai eu plus de mal à me décider. « On verra sur place », il parait que c’est facile en Asie. L’hésitation était entre : louer une voiture (en croisant les doigts qu’il n’arrive rien), prendre un chauffeur pour l’ensemble du circuit ou régler les déplacements au jour le jour en fonction des besoins. On a coupé la poire en 2 : sur l’île de Bali, ce sera taxi au coup par coup, sur Flores ce sera voiture avec chauffeur pour le temps du séjour.
Comme la plongée était une des composantes importante du voyage, je me suis empressé de ressortir mon vieux diplôme de niveau 1 et j’ai passé le niveau padi 2 qui me permet plus d’autonomie, une possibilité de plonger jusqu’à 30m. En même temps j’avais besoin de me re-familiariser avec le matériel et l’anglais de « scuba ».
Combien serons-nous ? Seulement 2, les enfants ayant leur propre programme. Et hop ! c’est parti, en route pour notre aéroport de prédilection : FRA pour son petit nom.
J’ai choisi Cathay Pacific comme compagnie pour ses escales bien calibrées (3 heures) et sa réputation pour le service à bord. Au final, notre avis est mitigé : sur 4 vols, 3 auront d’importants retards plus ou moins légitimes et le service à bord n’était pas exceptionnel. A ce jour Vietnam Airlines nous a laissé le meilleur souvenir.
C'est partiiiii .....
Nous arriverons à Denpasar vers 17h30 au lieu de 15h30. Nous avons survoler le volcan qui pose tant de problème, mais il semblait endormi. Nous partons vers Ubud où nous logerons 3 nuits dans le village de Keliki Painting School à environ 7 km au nord de la ville.
C’est un peu comme une chambre d’hôtes, la famille de Irak, peintre de son métier, nous hébergera dans son « balé » (habitation typique de Bali regroupant plusieurs maisonnettes pour chaque membre de la famille et temples familiaux et entourée d’un grand mur) . Nous avons une petite maisonnette avec salle de bain et WC et une grande terrasse avec table et chaises, sur laquelle nous prendrons nos repas. On a trouvé intéressant de découvrir le fonctionnement du balé de l’intérieur. Irak et son épouse, par ailleurs très bonne cuisinière, sont aux petits soins pour nous et nous donnent toutes les explications souhaitées en français.

Le village de Keliki a 2 balés de ce type qui accueillent les touristes. C’est sous l’impulsion d’un français, Yves, que ce village a misé sur ce concept pour développer le tourisme. Dans le balé d’à côté, on peut participer à des cours de peintures traditionnelles et un « tableau des partages » nous permet de nous regrouper pour certaines visites afin de réserver des taxis à moindre coût et d’échanger avec d’autres touristes. Nous ne rencontrerons que des francophones.
A notre arrivée, Irak nous propose un thé et un nasi goreng. Puis il nous fait part de la fête au temple du village. Il nous propose des sarongs et nous accompagne au temple, bonne entrée en matière. Nous n’y resterons pas longtemps, fatigue et décalage horaire ont eu raison de la fête.


Le blog avec photos, couleurs etoutetout ici
Lorsque j’étais dans le désert de Siloli, je me suis dit que j’avais énormément de chance d’avoir vu des paysages parmi les plus beaux de la Terre et j’ai eu envie de découvrir les paysages sous-marins. Madame Maxou, elle, avait envie de poursuivre la découverte de l’Asie pour sa culture et sa gastronomie ? Ce sont ces 2 envies et les contraintes climatiques estivales (s'il vous plait pas trop de pluie 😏) qui nous ont amenés en Indonésie. D’abord Bali, puis pour s’éloigner un peu du flux de touristes et plonger, Flores et le parc de Komodo.
Le problème de l’Asie, c’est comment voyager. Nous ne sommes pas des routards, mais nous aimons note indépendance. J’ai donc établi un programme, réserver des hébergements, mais pour les déplacements, j’ai eu plus de mal à me décider. « On verra sur place », il parait que c’est facile en Asie. L’hésitation était entre : louer une voiture (en croisant les doigts qu’il n’arrive rien), prendre un chauffeur pour l’ensemble du circuit ou régler les déplacements au jour le jour en fonction des besoins. On a coupé la poire en 2 : sur l’île de Bali, ce sera taxi au coup par coup, sur Flores ce sera voiture avec chauffeur pour le temps du séjour.
Comme la plongée était une des composantes importante du voyage, je me suis empressé de ressortir mon vieux diplôme de niveau 1 et j’ai passé le niveau padi 2 qui me permet plus d’autonomie, une possibilité de plonger jusqu’à 30m. En même temps j’avais besoin de me re-familiariser avec le matériel et l’anglais de « scuba ».
Combien serons-nous ? Seulement 2, les enfants ayant leur propre programme. Et hop ! c’est parti, en route pour notre aéroport de prédilection : FRA pour son petit nom.
J’ai choisi Cathay Pacific comme compagnie pour ses escales bien calibrées (3 heures) et sa réputation pour le service à bord. Au final, notre avis est mitigé : sur 4 vols, 3 auront d’importants retards plus ou moins légitimes et le service à bord n’était pas exceptionnel. A ce jour Vietnam Airlines nous a laissé le meilleur souvenir.
C'est partiiiii .....
Nous arriverons à Denpasar vers 17h30 au lieu de 15h30. Nous avons survoler le volcan qui pose tant de problème, mais il semblait endormi. Nous partons vers Ubud où nous logerons 3 nuits dans le village de Keliki Painting School à environ 7 km au nord de la ville.
C’est un peu comme une chambre d’hôtes, la famille de Irak, peintre de son métier, nous hébergera dans son « balé » (habitation typique de Bali regroupant plusieurs maisonnettes pour chaque membre de la famille et temples familiaux et entourée d’un grand mur) . Nous avons une petite maisonnette avec salle de bain et WC et une grande terrasse avec table et chaises, sur laquelle nous prendrons nos repas. On a trouvé intéressant de découvrir le fonctionnement du balé de l’intérieur. Irak et son épouse, par ailleurs très bonne cuisinière, sont aux petits soins pour nous et nous donnent toutes les explications souhaitées en français.

Le village de Keliki a 2 balés de ce type qui accueillent les touristes. C’est sous l’impulsion d’un français, Yves, que ce village a misé sur ce concept pour développer le tourisme. Dans le balé d’à côté, on peut participer à des cours de peintures traditionnelles et un « tableau des partages » nous permet de nous regrouper pour certaines visites afin de réserver des taxis à moindre coût et d’échanger avec d’autres touristes. Nous ne rencontrerons que des francophones.
A notre arrivée, Irak nous propose un thé et un nasi goreng. Puis il nous fait part de la fête au temple du village. Il nous propose des sarongs et nous accompagne au temple, bonne entrée en matière. Nous n’y resterons pas longtemps, fatigue et décalage horaire ont eu raison de la fête.

Bonjour aux futurs croisiéristes aux Caraïbes mais aussi à tous ceux qui veulent faire un tour au soleil depuis leur fauteuil,
j'espère que vous trouverez ce récit agréable, les infos utiles, et que les photos vous offriront un agréable moment d'évasion. Ce texte combine les infos pratiques/bons plans avec mes impressions personnelle sur cette croisière et les endroits visités.
Bonne lecture!
Croisière Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014
dimanche 14 décembre: Paris - La Romana, le voyage class'
Nous avons laissé la voiture sur un parking privé airpark.fr pour 52 euros la semaine. La navette du parking nous a déposé au terminal 2E de Roissy après un quart d'heure de trajet.
A l'enregistrement des bagages nous avons été accueillis par un employé MSC qui s'est assuré que les étiquettes MSC étaient bien attachées aux bagages, car une fois parties en soute, nous ne les avons récupérés qu'à la porte de notre cabine sur le bateau. A ce sujet, nous avons gardé une valise cabine avec nos pyjamas et les affaires de première nécessité, et nous avons bien fait, car les bagages ont été livrés très tard sur le bateau, et après un long vol c'est mieux de pouvoir se coucher sans les attendre (ils les ont déposés devant la porte vers 23h).
L'enregistrement a été très rapide (guichets dédiés en nombre suffisant) et quelle ne fut notre surprise de constater que nous allions voyage en business class, et ça c'est la classe! (nous ne savions pas à quoi était dû cet honneur, car d'autres personnes ont payé un supplément pour être en classe affaire, mais pas nous). Alors profitons-en tout de suite, nous sommes-nous dit, donc direction le business lounge pour prendre un verre et profiter du wifi pour frimer sur Facebook :))
L'embarquement du vol a été assez rapide, malgré les quelques 400 personnes qui montaient dans le Boeing 747 à deux étages. Pour nous, à partir de là, c'était que luxe et volupté, il n'y a pas à dire les services Air France, à fortiori en business, sont au top.
Le décollage s'est fait avec une heure de retard, quand même, et le mauvais temps sur la deuxième moitié du vol a fait que nous n'avons pas pu récupérer ce retard, au contraire, nous sommes arrivés vers 19h45 heure locale (5 heures de décalage) au lieu de 18h30.
Entre deux repas excellents, quelques films et pas mal de turbulences, le vol est passé assez vite, même si je ne peux pas dire totalement agréablement pour moi qui souffre du mal des transports...
Sur le tarmac de la Romana il fait bon, 26 degrés. Nous marchons directement vers une enceinte où sont garés les bus pour le transfert: pas de contrôle de passeports, pas d'attente, et nous voilà partis vers le port peu après 20h - excellente organisation, chapeau!
Le Musica se dessine, tout en lumières, dans la nuit dominicaine. Pour l'enregistrement sur le bateau, il y a une queue respectable qui serpente dans le port. Au bout d'une petite heure (quand même!), nous voilà en possession de notre carte magnétique qui sert pour tout à bord et nous pouvons aller à bord, au pas de course sous la bonne pluie tropicale qui s'est mise à tomber.
Dans les espaces communs, tout comme dans notre cabine, nous pouvons constater que le bateau a bien vieilli - il est tout aussi agréable qu'il y a sept ans et demi quand nous y avons passé nos premières vacances MSC.

Il est tard pour le dîner (nous avons choisi le premier service, à 18h30), mais ça tombe bien, on n'a vraiment pas faim! Nous avons droit à l'exercice d'évacuation en cas d'urgence, puis nous faisons une petite promenade sur le pont, où il pleut toujours, avant une bonne nuit de sommeil.
La suite dans le post suivant.
j'espère que vous trouverez ce récit agréable, les infos utiles, et que les photos vous offriront un agréable moment d'évasion. Ce texte combine les infos pratiques/bons plans avec mes impressions personnelle sur cette croisière et les endroits visités.
Bonne lecture!
Croisière Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014
dimanche 14 décembre: Paris - La Romana, le voyage class'
Nous avons laissé la voiture sur un parking privé airpark.fr pour 52 euros la semaine. La navette du parking nous a déposé au terminal 2E de Roissy après un quart d'heure de trajet.
A l'enregistrement des bagages nous avons été accueillis par un employé MSC qui s'est assuré que les étiquettes MSC étaient bien attachées aux bagages, car une fois parties en soute, nous ne les avons récupérés qu'à la porte de notre cabine sur le bateau. A ce sujet, nous avons gardé une valise cabine avec nos pyjamas et les affaires de première nécessité, et nous avons bien fait, car les bagages ont été livrés très tard sur le bateau, et après un long vol c'est mieux de pouvoir se coucher sans les attendre (ils les ont déposés devant la porte vers 23h).
L'enregistrement a été très rapide (guichets dédiés en nombre suffisant) et quelle ne fut notre surprise de constater que nous allions voyage en business class, et ça c'est la classe! (nous ne savions pas à quoi était dû cet honneur, car d'autres personnes ont payé un supplément pour être en classe affaire, mais pas nous). Alors profitons-en tout de suite, nous sommes-nous dit, donc direction le business lounge pour prendre un verre et profiter du wifi pour frimer sur Facebook :))
L'embarquement du vol a été assez rapide, malgré les quelques 400 personnes qui montaient dans le Boeing 747 à deux étages. Pour nous, à partir de là, c'était que luxe et volupté, il n'y a pas à dire les services Air France, à fortiori en business, sont au top.
Le décollage s'est fait avec une heure de retard, quand même, et le mauvais temps sur la deuxième moitié du vol a fait que nous n'avons pas pu récupérer ce retard, au contraire, nous sommes arrivés vers 19h45 heure locale (5 heures de décalage) au lieu de 18h30.
Entre deux repas excellents, quelques films et pas mal de turbulences, le vol est passé assez vite, même si je ne peux pas dire totalement agréablement pour moi qui souffre du mal des transports...
Sur le tarmac de la Romana il fait bon, 26 degrés. Nous marchons directement vers une enceinte où sont garés les bus pour le transfert: pas de contrôle de passeports, pas d'attente, et nous voilà partis vers le port peu après 20h - excellente organisation, chapeau!
Le Musica se dessine, tout en lumières, dans la nuit dominicaine. Pour l'enregistrement sur le bateau, il y a une queue respectable qui serpente dans le port. Au bout d'une petite heure (quand même!), nous voilà en possession de notre carte magnétique qui sert pour tout à bord et nous pouvons aller à bord, au pas de course sous la bonne pluie tropicale qui s'est mise à tomber.
Dans les espaces communs, tout comme dans notre cabine, nous pouvons constater que le bateau a bien vieilli - il est tout aussi agréable qu'il y a sept ans et demi quand nous y avons passé nos premières vacances MSC.

Il est tard pour le dîner (nous avons choisi le premier service, à 18h30), mais ça tombe bien, on n'a vraiment pas faim! Nous avons droit à l'exercice d'évacuation en cas d'urgence, puis nous faisons une petite promenade sur le pont, où il pleut toujours, avant une bonne nuit de sommeil.
La suite dans le post suivant.
Coucou a tous
Nous partons le 7/12/14 Nice/Paris /La Romana ..... Pour grimper à bord du musica !!
Nous sommes un petit groupe hétéroclite mais très sympa !!
Entre 40 et 70 ans !! Famille et amis !! Et sans enfant !!
Pour une fois !!!!! C'est eux qui garderont la maison avec les tatas !! Lol
Avez vous déjà fait ce voyage ?? Avez vous des astuces ??
Des lieux ou aller ..... Il paraît que l'on peut nager avec les dauphins et se rassasier de la langoustes pour un prix très abordable .....
Je suis en train de commencer à préparer notre ROAD BOOK !!!(MDR) et vos conseils me seront précieux !!
Merci a tous
Nathalie
Bonjour j'aimerai avoir votre avis,
Je pars du 29 oct au 13 novembre. Ce que j'ai planifié:
Arrivé le 29 oct à 19h10: Ce rendre à l'hotel et se reposer ...
Le 30 : Aucune idée ??? Suggestion...
le 31 : Suggestion ?
1 nov: Départ pour les Galapagos et booker une demi-journée de plongée sous-marine pour le lendemain Suggestion de site ?
2 nov: Plongée pour moi et ma copine visiteras par elle-même Suggestion ??
Du 3 au 7 nov: Croisière sur L'archipell; un grand Catamaran 1300 $ pour 5 jours pension complète. Retour le 7 nov à Quito
7 nov: En après-midi Voir pour booker quelque chose pour la jungle à Quito ?? (nous aimerions passer dans la jungle) Suggestion ? Coca ?
DU 8 au 12 dans la jungle peut-être ? Sinon j'aimerai savoir votre opinion, suggestion merci :)
J'attends vos idées...
Je vous remercie de m'aider :) !! Bonne journée
Je pars du 29 oct au 13 novembre. Ce que j'ai planifié:
Arrivé le 29 oct à 19h10: Ce rendre à l'hotel et se reposer ...
Le 30 : Aucune idée ??? Suggestion...
le 31 : Suggestion ?
1 nov: Départ pour les Galapagos et booker une demi-journée de plongée sous-marine pour le lendemain Suggestion de site ?
2 nov: Plongée pour moi et ma copine visiteras par elle-même Suggestion ??
Du 3 au 7 nov: Croisière sur L'archipell; un grand Catamaran 1300 $ pour 5 jours pension complète. Retour le 7 nov à Quito
7 nov: En après-midi Voir pour booker quelque chose pour la jungle à Quito ?? (nous aimerions passer dans la jungle) Suggestion ? Coca ?
DU 8 au 12 dans la jungle peut-être ? Sinon j'aimerai savoir votre opinion, suggestion merci :)
J'attends vos idées...
Je vous remercie de m'aider :) !! Bonne journée
Bonjour,
Nous rêvons avec mon ami de visiter l'amérique du sud et pourrions y partir 1 mois en août (je sais que ce n'est pas forcément la meilleure période côté climat ou quantité de touristes mais chéri chéri est prof !). La question principale : par où commencer, sachant que : nous avons envie de partir tous les deux, pas en voyage organisé bien sûr ! nous aimons bien prendre notre temps alors pas de trip 1 pays par semaine ! nous ne sommes pas super sportifs, je ne me rends pas compte si on peut profiter du pérou par exemple sans être un randonneur patenté ce serait la première fois que nous partirions si loin, nous sommes très débrouillards, parlons espagnol, mais les recommandations santé / sécurité du routard font un peu peur (je sais aussi qu'il ne faut pas forcément s'y fier)Merci de vos conseils bienveillants !
Nous rêvons avec mon ami de visiter l'amérique du sud et pourrions y partir 1 mois en août (je sais que ce n'est pas forcément la meilleure période côté climat ou quantité de touristes mais chéri chéri est prof !). La question principale : par où commencer, sachant que : nous avons envie de partir tous les deux, pas en voyage organisé bien sûr ! nous aimons bien prendre notre temps alors pas de trip 1 pays par semaine ! nous ne sommes pas super sportifs, je ne me rends pas compte si on peut profiter du pérou par exemple sans être un randonneur patenté ce serait la première fois que nous partirions si loin, nous sommes très débrouillards, parlons espagnol, mais les recommandations santé / sécurité du routard font un peu peur (je sais aussi qu'il ne faut pas forcément s'y fier)Merci de vos conseils bienveillants !
Bonjour,
Après quelques voyages en amérique (sud et nord) et en Asie, nous souhaitons découvrir l'Afrique...tant pour ses animaux que pour ses paysages. Nous avons 2 possibilités: en février ou en juillet. Les 2 mois semblent bons "sur le papier": saison sèche etc...mais je voudrais connaître l'avis de personnes qui ont fait un safari durant ces 2 mois. Nous y serons avec notre fils de 11 ans, - nous ne souhaitons pas de trop longues journées de route donc des étapes assez proches, - observation des animaux bien entendu (plus les fauves et autres mammifères que les oiseaux) mais pas forcément la grande migration...mais pas non plus passer des heures à rouler sans rien voir! - voir le Kilimandjaro si possible (pas dans les nuages) - éviter les routes boueuses donc les pluies.
Voilà en gros nos souhaits. a savoir que nous passerons par une agence pour avoir un safari en voiture privée. je suis en contact avec des agences mais certaines me disent février d'autres juillet lorsque j'énonce nos souhaits, voilà pourquoi je me tourne vers vous!
On hésite également à faire un détour par le Kenya/ parc Amboseli pour le Kilimandjaro mais je ne sais pas si cela en vaut le surcout...
Je suis preneuse de tous les avis surtout pour ceux qui ont voyagé en famille, merci, Clem
Après quelques voyages en amérique (sud et nord) et en Asie, nous souhaitons découvrir l'Afrique...tant pour ses animaux que pour ses paysages. Nous avons 2 possibilités: en février ou en juillet. Les 2 mois semblent bons "sur le papier": saison sèche etc...mais je voudrais connaître l'avis de personnes qui ont fait un safari durant ces 2 mois. Nous y serons avec notre fils de 11 ans, - nous ne souhaitons pas de trop longues journées de route donc des étapes assez proches, - observation des animaux bien entendu (plus les fauves et autres mammifères que les oiseaux) mais pas forcément la grande migration...mais pas non plus passer des heures à rouler sans rien voir! - voir le Kilimandjaro si possible (pas dans les nuages) - éviter les routes boueuses donc les pluies.
Voilà en gros nos souhaits. a savoir que nous passerons par une agence pour avoir un safari en voiture privée. je suis en contact avec des agences mais certaines me disent février d'autres juillet lorsque j'énonce nos souhaits, voilà pourquoi je me tourne vers vous!
On hésite également à faire un détour par le Kenya/ parc Amboseli pour le Kilimandjaro mais je ne sais pas si cela en vaut le surcout...
Je suis preneuse de tous les avis surtout pour ceux qui ont voyagé en famille, merci, Clem
Salut les globe-trotters,
je voulais créer cette discussion pour connaître vos envies en ce qui concerne LA destination qui vous fait rêver (ou qui vous faisait et que vous avez eu la chance de découvrir). Attention je ne parle pas ici d'une ville, d'un pays ou d'un continent. Je veux parler des régions ou îles qui paraissent inaccessibles au commun des mortels ou qui nécessitent des moyens financiers peu raisonnables, exit les destinations touristiques, seuls les endroits mythiques, les îles légendaires, les contrées reculées du monde, les espaces préservés, que seuls explorateurs, navigateurs et autres scientifiques ont eu la chance de pouvoir approcher (voire quelques touristes très veinards) Si vous ne voyez pas trop à quoi je fais allusion, voici par exemple les destinations que moi je place dans cette catégorie et qui me font rêver:
- Isla del Coco (Parc National du Costa Rica, plus grande île inhabitée du monde, décor de Jurassic Park, un des plus beaux spots de plongée de la planète)
- Tristan Da Cunha (260 habitants, à 3000km de l'Afrique et de l'Amérique Sud, territoire britannique)
- Malpelo (au large de la Colombie, spot de plongée reconnu par les amateurs, Colombie)
- Atoll de Clipperton (essentiellement une base scientifique qui servait pour les expériences, territoire français)
- Cap York (nord-est de l'Australie, un des coins les plus reculés du globe)
- îles Kerguelen (à 6 jours de voyage de la Réunion, territoire de prédilection des ingénieurs et scientifiques, France, océan Indien)
- Pitcairn (l'archipel le plus éloigné de la planète, une cinquantaine d'habitants, territoire britannique, océan Pacifique - cf "les révoltés du Bounty")
- les Antipodes (Nouvelle-Zélande)
- La Papouasie Nouvelle Guinée ( l'un des derniers endroits de la planète où subsistent encore des zones inexplorées)
- Ile de la Possession, Iles Crozet (territoire français dans l'Océan Indien)
- Géorgie du Sud (base scientifique, territoire britannique, Atlantique Sud)
- Socotra (Yemen, océan Indien)
- Palau ( îles Caroline, Micronésie, océan Pacifique)
- Chiloé (Patagonie, Chili, océan Pacifique)
- Iles Andaman (Inde, océan Indien)
- Juan Fernandez (île de Robinson Crusoé, Chili, Pacifique Sud)
Si vous avez la même intrigue et curiosité sur ces destinations, ou si vous en avez d'autres, faites-le partager ça m'intéresse !!
Pura Vida
je voulais créer cette discussion pour connaître vos envies en ce qui concerne LA destination qui vous fait rêver (ou qui vous faisait et que vous avez eu la chance de découvrir). Attention je ne parle pas ici d'une ville, d'un pays ou d'un continent. Je veux parler des régions ou îles qui paraissent inaccessibles au commun des mortels ou qui nécessitent des moyens financiers peu raisonnables, exit les destinations touristiques, seuls les endroits mythiques, les îles légendaires, les contrées reculées du monde, les espaces préservés, que seuls explorateurs, navigateurs et autres scientifiques ont eu la chance de pouvoir approcher (voire quelques touristes très veinards) Si vous ne voyez pas trop à quoi je fais allusion, voici par exemple les destinations que moi je place dans cette catégorie et qui me font rêver:
- Isla del Coco (Parc National du Costa Rica, plus grande île inhabitée du monde, décor de Jurassic Park, un des plus beaux spots de plongée de la planète)
- Tristan Da Cunha (260 habitants, à 3000km de l'Afrique et de l'Amérique Sud, territoire britannique)
- Malpelo (au large de la Colombie, spot de plongée reconnu par les amateurs, Colombie)
- Atoll de Clipperton (essentiellement une base scientifique qui servait pour les expériences, territoire français)
- Cap York (nord-est de l'Australie, un des coins les plus reculés du globe)
- îles Kerguelen (à 6 jours de voyage de la Réunion, territoire de prédilection des ingénieurs et scientifiques, France, océan Indien)
- Pitcairn (l'archipel le plus éloigné de la planète, une cinquantaine d'habitants, territoire britannique, océan Pacifique - cf "les révoltés du Bounty")
- les Antipodes (Nouvelle-Zélande)
- La Papouasie Nouvelle Guinée ( l'un des derniers endroits de la planète où subsistent encore des zones inexplorées)
- Ile de la Possession, Iles Crozet (territoire français dans l'Océan Indien)
- Géorgie du Sud (base scientifique, territoire britannique, Atlantique Sud)
- Socotra (Yemen, océan Indien)
- Palau ( îles Caroline, Micronésie, océan Pacifique)
- Chiloé (Patagonie, Chili, océan Pacifique)
- Iles Andaman (Inde, océan Indien)
- Juan Fernandez (île de Robinson Crusoé, Chili, Pacifique Sud)
Si vous avez la même intrigue et curiosité sur ces destinations, ou si vous en avez d'autres, faites-le partager ça m'intéresse !!
Pura Vida
Bonjour à Tous,
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Merveilleux voyages qui permettent de s'évader, de se rencontrer, d'élargir son horizon, sa pensée... Malheureusement,
il y a un sérieux revers à la médaille.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Petit article parut récemment :
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-4-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/ Après avoir nié l'évidence pendant tant d'années, même les compagnies pétrolières avouent désormais que la situation en termes de réserves de pétrole est critique. Sachant qu'un A/R en Thailande (par exemple) nécessite environ 1000 litres de kérozène par passager et génère environ 2 tonnes de CO2 (soit les émissions d'un français moyen durant plus de 3 mois), le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Personnellement, n'ayant pu résoudre ce dilemme, j'ai tiré un trait sur les voyages en avion, ce qui, bien évidemment, ne m’empêche pas de voyager autrement. On y perd en vitesse, en distance mais pas en qualité.
Bonjour à tous,
J'essaie de finaliser mon choix concernant l'assurance pour mon tour du monde de 7 mois, et pour l'instant mon choix s'arrête sur l'assurance ACS-AMI qui propose une formule Globe Partner à 33€/mois, prix le plus intéressant que j'ai trouvé, avec des prestations équivalent. Avez- vous des remarques à faire sur cette assurance, bonnes ou mauvaises ?
Le choix de l'assurance viendra en complément de la couverture de ma carte Visa Premier valable les 3 premiers mois.
Autre question : garder ou non sa mutuelle car en cas de retour anticipé, les assurances ne couvrent que le rapatriement et non les frais occasionnés une fois de retour sur le sol français. Sauf AVA qui maintient ses prestations 30 jours après le retour et qui permettrait donc de ne pas garder sa mutuelle (élément non négligeable). Tarif exponentiel : 6 mois = 70€/mois et sur 12 mois = 55€/mois
Merci d'avance !
J'essaie de finaliser mon choix concernant l'assurance pour mon tour du monde de 7 mois, et pour l'instant mon choix s'arrête sur l'assurance ACS-AMI qui propose une formule Globe Partner à 33€/mois, prix le plus intéressant que j'ai trouvé, avec des prestations équivalent. Avez- vous des remarques à faire sur cette assurance, bonnes ou mauvaises ?
Le choix de l'assurance viendra en complément de la couverture de ma carte Visa Premier valable les 3 premiers mois.
Autre question : garder ou non sa mutuelle car en cas de retour anticipé, les assurances ne couvrent que le rapatriement et non les frais occasionnés une fois de retour sur le sol français. Sauf AVA qui maintient ses prestations 30 jours après le retour et qui permettrait donc de ne pas garder sa mutuelle (élément non négligeable). Tarif exponentiel : 6 mois = 70€/mois et sur 12 mois = 55€/mois
Merci d'avance !
Cet archipel est situé dans un coin très isolé de l'Atlantique Nord. Il se compose notamment d'une centaine d'îles dont les sept plus grandes sont habitées. Elles sont reliées entre elles par des ponts.
La plupart des visiteurs se rendent aux Bermudes lors d'une escale d'une journée ou tout au plus quelques jours lorsqu'ils sont en croisière.
C'est pourquoi le douanier a été surpris lorsqu'il a appris que nous y passerions deux semaines, surtout que c'était notre premier séjour à cet endroit.
Nous lui avons mentionné que nous retournions rarement au même endroit et que nous désirions prendre le temps de découvrir les nombreux attraits touristiques qu'offre cette merveilleuse destination.
Il faut dire que les Bermudes possèdent entre autres de magnifiques plages de sable rose qui sont considérées comme faisant partie des plus belles plages au monde.
De plus, les villes d'Hamilton et de St. George's (inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco), sont composées de superbes bâtiments de style colonial.
On y retrouve de nombreux musées ainsi qu'une multitude de forts dont leur position offre de superbes vues panoramiques.
Il s'agit également d'une destination idéale pour les golfeurs ainsi que les amateurs de plongée en apnée et plongée sous-marine.
L'île comprend également plusieurs grottes dont Crystal Cave et Fantasy Cave qui sont vraiment exceptionnelles.
On y retrouve également de nombreux parcs dans lesquels ont été érigés de beaux sentiers de randonnée.
Il y a même un zoo ainsi qu'un aquarium.
Cependant, ce que nous avons retenu de notre voyage aux Bermudes, c'est la gentillesse des bermudiens. Toujours souriants, toujours prêts à nous aider. De plus, la propreté qui règne sur l'île est vraiment remarquable.
Nous avons effectué la location d'un studio sur le site Airbnb. Il était situé dans le bas d'une maison à Southampton, paroisse située au milieu des Bermudes. Nous y avons séjourné à la mi-novembre.
Nous avons été très bien accueillis par notre hôte et celle-ci a toujours été disponible et proactive lorsque nous avions certains besoins.
Le studio était très propre, situé dans un secteur sécuritaire et calme, et possédait toutes les commodités requises. Il était surtout très bien situé, à proximité des plus belles plages de l'île, d'un supermarché, poste à essence, restos, etc.
Pour nous déplacer sur l'île, nous avons loué un scooter chez Elbow Beach Cycles. Il faut dire que la location d'une voiture n'est pas permise.
Aux Bermudes, la conduite se fait à gauche. De plus, une expérience de conduite sur deux roues est exigée lors de la location.
Donc, le conducteur doit effectuer un test de conduite sur un petit parcours avant que la location soit confirmée.
Je profite de l'occasion pour vous mentionner que nous avons eu un excellent service avec cette entreprise familiale. Ce sont d'ailleurs des gens très généreux. Je les recommande hautement.
Le transport en commun est également très développé sur l'île.
Le coût de la vie est élevé aux Bermudes. Nous avons donc la majorité du temps effectué nos achats de nourriture dans les supermarchés. Cependant, nous avons réussi à trouver quelques petits restos qui offraient des prix raisonnables et dont la nourriture était vraiment succulente.
Le dollar utilisé aux Bermudes est le dollar bermudien ainsi que le dollar américain. Ils possèdent la même valeur.
Donc, sans plus tarder, je vous présente les différents attraits touristiques que nous avons visité lors de notre séjour aux Bermudes. Ils ne sont pas présentés par ordre d'importance.
De plus, une vidéo a été créée pour chacun de ces attraits, vous permettant ainsi d'avoir un excellent aperçu de chacun d'entre eux. Une image vaut mille mots. Imaginez une vidéo! :-)
Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre.
La plupart des visiteurs se rendent aux Bermudes lors d'une escale d'une journée ou tout au plus quelques jours lorsqu'ils sont en croisière.
C'est pourquoi le douanier a été surpris lorsqu'il a appris que nous y passerions deux semaines, surtout que c'était notre premier séjour à cet endroit.
Nous lui avons mentionné que nous retournions rarement au même endroit et que nous désirions prendre le temps de découvrir les nombreux attraits touristiques qu'offre cette merveilleuse destination.
Il faut dire que les Bermudes possèdent entre autres de magnifiques plages de sable rose qui sont considérées comme faisant partie des plus belles plages au monde.
De plus, les villes d'Hamilton et de St. George's (inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco), sont composées de superbes bâtiments de style colonial.
On y retrouve de nombreux musées ainsi qu'une multitude de forts dont leur position offre de superbes vues panoramiques.
Il s'agit également d'une destination idéale pour les golfeurs ainsi que les amateurs de plongée en apnée et plongée sous-marine.
L'île comprend également plusieurs grottes dont Crystal Cave et Fantasy Cave qui sont vraiment exceptionnelles.
On y retrouve également de nombreux parcs dans lesquels ont été érigés de beaux sentiers de randonnée.
Il y a même un zoo ainsi qu'un aquarium.
Cependant, ce que nous avons retenu de notre voyage aux Bermudes, c'est la gentillesse des bermudiens. Toujours souriants, toujours prêts à nous aider. De plus, la propreté qui règne sur l'île est vraiment remarquable.
Nous avons effectué la location d'un studio sur le site Airbnb. Il était situé dans le bas d'une maison à Southampton, paroisse située au milieu des Bermudes. Nous y avons séjourné à la mi-novembre.
Nous avons été très bien accueillis par notre hôte et celle-ci a toujours été disponible et proactive lorsque nous avions certains besoins.
Le studio était très propre, situé dans un secteur sécuritaire et calme, et possédait toutes les commodités requises. Il était surtout très bien situé, à proximité des plus belles plages de l'île, d'un supermarché, poste à essence, restos, etc.
Pour nous déplacer sur l'île, nous avons loué un scooter chez Elbow Beach Cycles. Il faut dire que la location d'une voiture n'est pas permise.
Aux Bermudes, la conduite se fait à gauche. De plus, une expérience de conduite sur deux roues est exigée lors de la location.
Donc, le conducteur doit effectuer un test de conduite sur un petit parcours avant que la location soit confirmée.
Je profite de l'occasion pour vous mentionner que nous avons eu un excellent service avec cette entreprise familiale. Ce sont d'ailleurs des gens très généreux. Je les recommande hautement.
Le transport en commun est également très développé sur l'île.
Le coût de la vie est élevé aux Bermudes. Nous avons donc la majorité du temps effectué nos achats de nourriture dans les supermarchés. Cependant, nous avons réussi à trouver quelques petits restos qui offraient des prix raisonnables et dont la nourriture était vraiment succulente.
Le dollar utilisé aux Bermudes est le dollar bermudien ainsi que le dollar américain. Ils possèdent la même valeur.
Donc, sans plus tarder, je vous présente les différents attraits touristiques que nous avons visité lors de notre séjour aux Bermudes. Ils ne sont pas présentés par ordre d'importance.
De plus, une vidéo a été créée pour chacun de ces attraits, vous permettant ainsi d'avoir un excellent aperçu de chacun d'entre eux. Une image vaut mille mots. Imaginez une vidéo! :-)
Si vous avez des questions, il me fera plaisir d'y répondre.
😎
Ceci, s’adresse plus aux québécois et aux autre francophone tanné de vivre dans un pays gris, dont l’hiver dure 8 mois par an, et les taxes de toutes sorte les étouffes ; j exagère à peine.. Pour ceux qui ont le goût de vivre qqs chose de différent, Ns sommes ma femme et moi dans une partie du Belize appelé Sarteneja un endroit super qui sera bientôt le nouvel effort de développement touristique du Belize, c est le souhait du gouvernement bélizien avec les possibilité pour tout le monde .ptit village de pêcheur qui se doit de trouver autre chose pour vivre (la pêche se meurt de plus en plus partout dans la monde, ici aussi ). Ici ns sommes dans la baie de chetumal à 1hrs de bateau de Bacalar chico (Réserve naturel) le plus beau coin du pays pour la plongée qui es peut connu, de beaucoup supérieur à Caye Caulker et autre. D’ici ont peut se joindre lamanai (ruine Maya) par bateau sans problème, on est a 30minutes de chetumal par bateau au Mexique .la vie ici et tellement simple c’est comme vivre en Gaspésie il y a 50 ans mais avec le confort d’aujourd’hui. Dans mon village les taxes de maison ou municipal sont dérisoires Pas de code bâtiment chiant et de permis de construction à demander Eau potable dans tout le village qui coûte $10bz par mois(500 gallons) L’électricité a coût raisonnable (110/220 volts 60cycle comme au Québec) Ici le moyen de transport le plus employer au village est la bicyclette la langue parlé ici, espagnol/anglais Le Belize
Ancienne colonie anglaise. = pays stable et démocratique, faisant partie du Commonwealth, avec des droits et des lois pour chacun. Accès, assez facilement a la résidence permanente, plus facile pour les gens faisant partie du Commonwealth comme le canada, aussi accès facile au permis de travail ou encore ouvrir un commerce pour les non résident aussi programme de résidence permanente pour les retraités, droit a la propriété sans aucune restriction, résident ou pas, pays relativement jeune avec du potentiel pour chacun. coût de la vie intéressant, voir bas si tu n’est pas touriste, eau potable, seul pays latino a avoir ça, pays le mieux scolarisé de l Amérique central . moi mes taxes annuel pour un terrain de 27 acres sont de 45bz (22.50us.) . À Sarteneja ici ou pour une population de 3000 personnes, un seul policier, pour ainsi dire qu’il n y a pas de criminalité. qui dit mieux…. les touristes de je croise ici me dise souvent qu’ils ont rarement vue un endroit avec autant de sourire surtout les enfants et les enfants sont le reflet d’un endroit. Pour: un pâtissier/ boulanger un boucher, un mécano, un épicier, un café Internet, un bateau excursion touristique pour la plongée ou autres et plus encore, le potentiel est réel..
Le pays que tu choisira et très important pour différente raison, car tu n’y vas pas en vacance pour qqs semaines mais plutôt y vivre en investissant de l'argent, et la stabilité du pays sera un gage de sécurité.. Avant tout regarde le passé de ses pays, c est garant de l’avenir et attention au boom émotionnel… parfois ça coûte cher, quand c’est pays ont un changement radical de gouvernement … moi j ai bien pesé le pour et le contre et visité d'autres pays avant de faire mon choix .et vivre le Belize Mon but serai, de créer un ptit bassin de francophonie ici à Sarteneja, avec tout ingéniosité et le savoir faire des québécois, ce village en profiterai beaucoup . écrivez moi pour plus d'info Merci🙂 Christian Genest
Ceci, s’adresse plus aux québécois et aux autre francophone tanné de vivre dans un pays gris, dont l’hiver dure 8 mois par an, et les taxes de toutes sorte les étouffes ; j exagère à peine.. Pour ceux qui ont le goût de vivre qqs chose de différent, Ns sommes ma femme et moi dans une partie du Belize appelé Sarteneja un endroit super qui sera bientôt le nouvel effort de développement touristique du Belize, c est le souhait du gouvernement bélizien avec les possibilité pour tout le monde .ptit village de pêcheur qui se doit de trouver autre chose pour vivre (la pêche se meurt de plus en plus partout dans la monde, ici aussi ). Ici ns sommes dans la baie de chetumal à 1hrs de bateau de Bacalar chico (Réserve naturel) le plus beau coin du pays pour la plongée qui es peut connu, de beaucoup supérieur à Caye Caulker et autre. D’ici ont peut se joindre lamanai (ruine Maya) par bateau sans problème, on est a 30minutes de chetumal par bateau au Mexique .la vie ici et tellement simple c’est comme vivre en Gaspésie il y a 50 ans mais avec le confort d’aujourd’hui. Dans mon village les taxes de maison ou municipal sont dérisoires Pas de code bâtiment chiant et de permis de construction à demander Eau potable dans tout le village qui coûte $10bz par mois(500 gallons) L’électricité a coût raisonnable (110/220 volts 60cycle comme au Québec) Ici le moyen de transport le plus employer au village est la bicyclette la langue parlé ici, espagnol/anglais Le Belize
Ancienne colonie anglaise. = pays stable et démocratique, faisant partie du Commonwealth, avec des droits et des lois pour chacun. Accès, assez facilement a la résidence permanente, plus facile pour les gens faisant partie du Commonwealth comme le canada, aussi accès facile au permis de travail ou encore ouvrir un commerce pour les non résident aussi programme de résidence permanente pour les retraités, droit a la propriété sans aucune restriction, résident ou pas, pays relativement jeune avec du potentiel pour chacun. coût de la vie intéressant, voir bas si tu n’est pas touriste, eau potable, seul pays latino a avoir ça, pays le mieux scolarisé de l Amérique central . moi mes taxes annuel pour un terrain de 27 acres sont de 45bz (22.50us.) . À Sarteneja ici ou pour une population de 3000 personnes, un seul policier, pour ainsi dire qu’il n y a pas de criminalité. qui dit mieux…. les touristes de je croise ici me dise souvent qu’ils ont rarement vue un endroit avec autant de sourire surtout les enfants et les enfants sont le reflet d’un endroit. Pour: un pâtissier/ boulanger un boucher, un mécano, un épicier, un café Internet, un bateau excursion touristique pour la plongée ou autres et plus encore, le potentiel est réel..
Le pays que tu choisira et très important pour différente raison, car tu n’y vas pas en vacance pour qqs semaines mais plutôt y vivre en investissant de l'argent, et la stabilité du pays sera un gage de sécurité.. Avant tout regarde le passé de ses pays, c est garant de l’avenir et attention au boom émotionnel… parfois ça coûte cher, quand c’est pays ont un changement radical de gouvernement … moi j ai bien pesé le pour et le contre et visité d'autres pays avant de faire mon choix .et vivre le Belize Mon but serai, de créer un ptit bassin de francophonie ici à Sarteneja, avec tout ingéniosité et le savoir faire des québécois, ce village en profiterai beaucoup . écrivez moi pour plus d'info Merci🙂 Christian Genest
salut
je cherche les bon coins pour faire de la plongée sous marine en am sud. qqun a des infos? je sais que dans les caraibes c'est parfait mais je n'irai sans doute pas dans le nord de l'am sud. Donc y a t il des coins 'magiques' pour la plongée au sud du brésil, uruguay, argentine, chili, pérou ??? merci a tous les palmés!
j ai entendu parler d un nouveau site inca decouvert au nord du Perou et pas encore envahi par les touristes. Ou est il et comment y aller en bus?
Merci
Merci
Message pour présenter notre site perso http://amvdd.club.fr présentant les photos de nos voyages à travers le monde (enfin, surtout en Amérique du sud et du nord et en Afrique, nous n'avons pas encore eu la chance de voyager en Asie)
Bonjour,
Nous sommes 2 passionnés de plongée sur un voilier (équipé d'un compresseur et de tout ce qu'il faut pour plonger). Partis de Floride et après les Bahamas nous sommes aujourd'hui au Honduras sur les Bay Islands où nous avons passé déjà 2 mois. La saison des pluies approchant, celles des cyclones n'étant pas finie, nous envisageons d'aller plus au Sud vers le Nicaragua pour commencer puis le Costa Rica et Panama.
Quelqu'un aurait il des conseils sur les iles à privilégier ? Les sites de plongée à ne pas manquer ? (Nous sommes tous les deux moniteurs de plongée et ne recherchons pas un club, je tiens à préciser)
Si vous êtes intéressés pour nous rejoindre, nous recherchons aussi des compagnons de voyage même pour une courte durée.
Merci de vos réponses
Nous sommes 2 passionnés de plongée sur un voilier (équipé d'un compresseur et de tout ce qu'il faut pour plonger). Partis de Floride et après les Bahamas nous sommes aujourd'hui au Honduras sur les Bay Islands où nous avons passé déjà 2 mois. La saison des pluies approchant, celles des cyclones n'étant pas finie, nous envisageons d'aller plus au Sud vers le Nicaragua pour commencer puis le Costa Rica et Panama.
Quelqu'un aurait il des conseils sur les iles à privilégier ? Les sites de plongée à ne pas manquer ? (Nous sommes tous les deux moniteurs de plongée et ne recherchons pas un club, je tiens à préciser)
Si vous êtes intéressés pour nous rejoindre, nous recherchons aussi des compagnons de voyage même pour une courte durée.
Merci de vos réponses
Il y a en ce moment sur le site http://fr.vente-privee.com une vente pour des croisières avec la compagnie Hurtigruten à destination de l'Antarctique et fjords chiliens (ainsi que des transatlantiques et une croisière sur les côtes d'Amérique du Sud).
Le bateau est le MS Midnatsol, qui est un bateau un peu gros pour mon goût 😉 (jusqu'à 500 passagers) mais qui peut intéresser les amateurs de bateaux de croisière plus "traditionnels". Les navigations en Antarctique sont du style "expédition", avec encadrement par des scientifiques et débarquements (un par jour je crois, selon conditions météo bien sûr). Hurtigruten est une compagnie réputée sur cette destination mais c'est la première saison de ce bateau (leurs bateaux habituels sont plus petits, autour de 200 passagers).
Les prix me semblent assez intéressants pour la destination, et en faisant une simulation il semble qu'il n'y a pas de supplément "cabine individuelle", ce qui est encore plus intéressant.
Départ pour cet automne et février 2017. Possibilité d'inclure ou non les vols depuis la France.
Le bateau est le MS Midnatsol, qui est un bateau un peu gros pour mon goût 😉 (jusqu'à 500 passagers) mais qui peut intéresser les amateurs de bateaux de croisière plus "traditionnels". Les navigations en Antarctique sont du style "expédition", avec encadrement par des scientifiques et débarquements (un par jour je crois, selon conditions météo bien sûr). Hurtigruten est une compagnie réputée sur cette destination mais c'est la première saison de ce bateau (leurs bateaux habituels sont plus petits, autour de 200 passagers).
Les prix me semblent assez intéressants pour la destination, et en faisant une simulation il semble qu'il n'y a pas de supplément "cabine individuelle", ce qui est encore plus intéressant.
Départ pour cet automne et février 2017. Possibilité d'inclure ou non les vols depuis la France.
Bonjour à tous!
Je suis Québecoise et je désire partir en Janvier 2011 avec mon chum en Amérique du sud pour une durée d'un mois. On adore les plages, la plongée, la faune mais aussi bien manger et les grandes villes. Y-a-t'il quelqu'un qui pourrait me suggérer une destination idéal? Et combien coûte un billet d'avion Montréal-Amérique du Sud?
Je suis Québecoise et je désire partir en Janvier 2011 avec mon chum en Amérique du sud pour une durée d'un mois. On adore les plages, la plongée, la faune mais aussi bien manger et les grandes villes. Y-a-t'il quelqu'un qui pourrait me suggérer une destination idéal? Et combien coûte un billet d'avion Montréal-Amérique du Sud?
Bonjour,
Je souhaite partir en voyage 3 semaines l'été prochain (juillet ou août) en Amérique du Sud. J'ai déjà visité le Mexique, le Salvador et la République Dominicaine.
Je recherche un pays où la température sera clémente et où je pourrai faire diverses activités (visite de villes, trekking, plages, plongée en apnée...bref un peu de tout!). Mais j'aimerais principalement longer les côtes pour voir la mer.
J'hésite présentement entre la Colombie (mais les principales choses à faire et à voir me semblent très loin et difficile d'accès les unes des autres) et le Vénézuela (mais j'ai lu sur un site qu'il était déconseillé de s'y rendre tellement c'était dangereux... http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/venezuela-12312/). J'imagine que si je ne sors pas le soir, si je suis prudente tout devrait bien se dérouler..? et le Brésil (je me demande si les prix sont trop chers depuis la Coupe du monde et avec les Jeux Olympiques qui s'y tiendront bientôt?...).
Nous sommes un couple et nous avons un budget d'environ 4500$ pour les 2 semaines (comprenant les billets d'avion). De plus, je suis plutôt du type chambre chez l'habitant qu'hôtel de luxe!
Merci de m'aider à faire un choix!
Émilie
Je souhaite partir en voyage 3 semaines l'été prochain (juillet ou août) en Amérique du Sud. J'ai déjà visité le Mexique, le Salvador et la République Dominicaine.
Je recherche un pays où la température sera clémente et où je pourrai faire diverses activités (visite de villes, trekking, plages, plongée en apnée...bref un peu de tout!). Mais j'aimerais principalement longer les côtes pour voir la mer.
J'hésite présentement entre la Colombie (mais les principales choses à faire et à voir me semblent très loin et difficile d'accès les unes des autres) et le Vénézuela (mais j'ai lu sur un site qu'il était déconseillé de s'y rendre tellement c'était dangereux... http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/venezuela-12312/). J'imagine que si je ne sors pas le soir, si je suis prudente tout devrait bien se dérouler..? et le Brésil (je me demande si les prix sont trop chers depuis la Coupe du monde et avec les Jeux Olympiques qui s'y tiendront bientôt?...).
Nous sommes un couple et nous avons un budget d'environ 4500$ pour les 2 semaines (comprenant les billets d'avion). De plus, je suis plutôt du type chambre chez l'habitant qu'hôtel de luxe!
Merci de m'aider à faire un choix!
Émilie
Bonjour à toutes et tous, je pars le 30 janvier pour un tour du monde qui va démarrer par 4 mois en Amerique latine (Argentine, Chili, Pérou, Equateur). Départ de Buenos Aires.
J'aimerai avoir des retours de personnes ayant du vécu sur le fait de voyager seul la bas sans parler un mot d'espagnol. Est-ce la grooosse galère? les locaux sont ils indulgents? Quels sont selon vous les basiques en vocabulaire pour avancer, avez vous pris un dico ?
Je n'angoisse pas spécialement, enfin juste assez pour poser un post sur le forum à ce sujet quoi... 🙂 Merci pour toutes vos infos qui me seront je suis sûr très utiles.
Je n'angoisse pas spécialement, enfin juste assez pour poser un post sur le forum à ce sujet quoi... 🙂 Merci pour toutes vos infos qui me seront je suis sûr très utiles.










