Et t il possible de vivre du voyage a vélo ?
Si oui comment m y prendre , je pense que dormir sous la tente toute l année doit être possible . merci pour vos reponse
bonjour,
comme je reviens d'un TDM et qu'on m'a posé au moins 100 fois cette question depuis que je suis rentré, j'ai écrit un article qui donne des indications de cout de la vie, par pays, et un petit truc pour comprendre que ca coute parfois plus cher de rester en France a ne rien faire, plutôt que de voyager pendant 1 an et réaliser ses reves.
Afrique du Sud = 52 euros/jour. Le plus cher des pays d'Afrique Australe, surtout en voyageant avec le système de Baz Bus. Mais les infrastructures pour routards sont excellentes. C'est presque trop simple ...
Namibie = 67 euros/jour. Coûte cher car j'ai dû faire un tour organisé pour visiter le pays. Une location de voiture en faisant du camping avec 3 ou 4 personnes m'aurait permi de gagner au moins 30% sur ce budget quotidien.
Botswana = 74 euros/jour. Idem avec la Namibie. Pays avec des infrastructures de bonne qualité plutôt destinées à un tourisme de luxe. Zambie 66 euros On commence à arriver dans l'afrique plus traditionnelle et moins développée.
Malawi = 30 euros. Pays le plus pauvre et donc le moins cher de la zone. Mais quelle beauté, et les gens sont d'une gentillesse incroyable.
Tanzanie = 68 euros. Une grosse partir de mon budget est partie dans le coût élévé des safaris (environs 100 USD/jour) et dans l'ascension du Kilimanjaro qui est très chère. Pour les safaris, avec 2 ou 3 personnes, la location de voiture + camping, permet de réduire largement ce budget.
Ouganda = 53 euros. Pays raisonnable à tous les niveaux. A part pour aller voir les Gorille à la frontière du Rwanda. Bonnes infrastructures hotelières pour routards.
Kenya = 39 euros. Les safari sont légérement moins chères qu'en Tanzanie, mais le tourisme de masse a fait son oeuvre ...
Brésil = 35 euros. A part à Rio de Janeiro, le brésil est très abordable et l'on peut se faire largement plaisir pour pas cher. La nourriture locale est très bon marché.
La suite sur mon site en cliquant ici : LE BUDGET D'UN TOUR DU MONDE : COMBIEN FAUT-IL PRÉVOIR ? J'ai mis un tableau excel très précis (a télécharger) avec mes dépenses jour/jour pendant 1 an et ce que ca comprend.
comme je reviens d'un TDM et qu'on m'a posé au moins 100 fois cette question depuis que je suis rentré, j'ai écrit un article qui donne des indications de cout de la vie, par pays, et un petit truc pour comprendre que ca coute parfois plus cher de rester en France a ne rien faire, plutôt que de voyager pendant 1 an et réaliser ses reves.
Afrique du Sud = 52 euros/jour. Le plus cher des pays d'Afrique Australe, surtout en voyageant avec le système de Baz Bus. Mais les infrastructures pour routards sont excellentes. C'est presque trop simple ...
Namibie = 67 euros/jour. Coûte cher car j'ai dû faire un tour organisé pour visiter le pays. Une location de voiture en faisant du camping avec 3 ou 4 personnes m'aurait permi de gagner au moins 30% sur ce budget quotidien.
Botswana = 74 euros/jour. Idem avec la Namibie. Pays avec des infrastructures de bonne qualité plutôt destinées à un tourisme de luxe. Zambie 66 euros On commence à arriver dans l'afrique plus traditionnelle et moins développée.
Malawi = 30 euros. Pays le plus pauvre et donc le moins cher de la zone. Mais quelle beauté, et les gens sont d'une gentillesse incroyable.
Tanzanie = 68 euros. Une grosse partir de mon budget est partie dans le coût élévé des safaris (environs 100 USD/jour) et dans l'ascension du Kilimanjaro qui est très chère. Pour les safaris, avec 2 ou 3 personnes, la location de voiture + camping, permet de réduire largement ce budget.
Ouganda = 53 euros. Pays raisonnable à tous les niveaux. A part pour aller voir les Gorille à la frontière du Rwanda. Bonnes infrastructures hotelières pour routards.
Kenya = 39 euros. Les safari sont légérement moins chères qu'en Tanzanie, mais le tourisme de masse a fait son oeuvre ...
Brésil = 35 euros. A part à Rio de Janeiro, le brésil est très abordable et l'on peut se faire largement plaisir pour pas cher. La nourriture locale est très bon marché.
La suite sur mon site en cliquant ici : LE BUDGET D'UN TOUR DU MONDE : COMBIEN FAUT-IL PRÉVOIR ? J'ai mis un tableau excel très précis (a télécharger) avec mes dépenses jour/jour pendant 1 an et ce que ca comprend.
Hello quelqu'un aurait-il une petite ( voir grande) idee du prix d'un tour du monde passant par l'asie et l'amerique latine? En gros je suis dans ll'idee de partir pour bangkok, histoire de faire un tour de plusieurs mois au cambodge, vietnam, laos et birmanie. Puis de la, j'aimerai aller le plus directement possible en amerique latine, quito etant l'endroit ideal de mon arrivee. je n'ai vraiment pas besoin de beaucoup de passes. Juste que ce soit le moins cher possible.
Alors si quelqu'un peut me conseiller.... Merci beaucoup beaucoup
kamajaru
kamajaru
bonjour tout le monde, mon compagnon et moi sommes âgés de 21 et 22 ans et voulons faire un tour du monde d'un an.
Nous voulons faire l' Asie car ce sont les paysages, les populations et les îles qui nous attirent le plus.
on s'est renseigné sur le sujet sur internet mais c'est vrai qu'il y a un gros travail de préparation et on se demande dans un premier temps le budget nécessaire pour ce TDM ? et si il est mieux de prendre des billets tour du monde ou pas ??
c'est un projet que nous avons depuis quelque temps et que nous voulons concrétiser.
tous les conseils que vous pouvez nous donner aux niveau des préparatifs sont les bien venus....!! si vous voulez nous faire partager vos émotions ou nous parler des endroits qui vous on marqué sur ce continent pleins de richesses c'est avec plaisir. 😉
MERCI et bon voyage a tous ceux qui vont partir et tout ceux qui voyage encore.....!!! 🙂😉
tous les conseils que vous pouvez nous donner aux niveau des préparatifs sont les bien venus....!! si vous voulez nous faire partager vos émotions ou nous parler des endroits qui vous on marqué sur ce continent pleins de richesses c'est avec plaisir. 😉
MERCI et bon voyage a tous ceux qui vont partir et tout ceux qui voyage encore.....!!! 🙂😉
Nous sommes inscrit pour le TDM 2020 depuis novembre 2017, je viens sur le forum pour avoir des renseignements et me rassurer sur certaines inquiétude 4 mois c'est long et il faut tout prévoir, ( nous avons déjà fait des croisières mais plus courtes )Merci d'avance de vos lumières et à bientôt
Croisières
Salutations,
Alors voilà 23 ans et j'ai un projet de tour du monde depuis plus d'un an. Ce tour du monde se ferait dans les alentours de juillet 2015 car j'aurais assez d'argent à ce moment là (je quitterai mon travail qq mois avant).
Mon trajet prévu : Début Russie (Moscou) => Transsibérien (15 jours) jusqu'en Mongolie (passage par Itrusk, Lac Baikal) où je passerai 1 mois. Ensuite direction la Chine (1 mois) : Pékin-Shangai puis bateau jusqu'au Japon de Shangai (15 jours). Ensuite envolée Au vietnam ou j'achèterai une moto et pendant 2.5-3 mois ferai le vietnam-Cambodge-Laos en moto puis thailande en bus (moto vietnamienne interdites en thailande). Puis 1 mois côte est de l' Australie (bus ou voiture).
Ensuite, envolée en Amérique du sud : Patagonie, Bolivie-Pérou (train-avion et bus) en 2 mois et demi. Puis cote ouest des states (Las Vegas, San fransisco, grand canyon)avec location de van pendant 1 mois et enfin 1.5-2mois en Afrique du Sud et Namibie avec location d'une jeep.
Le tout durerait donc à peu prêt 1 an et j'aurais un budget de 17000-18000€. Je ferai une partie du parcours avec mon frère et sa copine et une partie seul (vietnam-Laos-Cambodge-thailande et Afrique). Je pense prendre un billet tour du monde.
Donc voila, je fais appel aux experts :d : -Le parcours est il viable (j'ai vu que peu de tourdumondiste font les 5 continents)? - Le budget est il suffisant? - La durée pour chaque endroit est elle bien prévue? - Bref qu'en pensez vous?
Si vous avez toute remarques, avis, conseils, critiques, hésitez pas, je poste mon projet de voyage pour ça!
Je vous remercie d'avance amis voyageurs! =)
Mon trajet prévu : Début Russie (Moscou) => Transsibérien (15 jours) jusqu'en Mongolie (passage par Itrusk, Lac Baikal) où je passerai 1 mois. Ensuite direction la Chine (1 mois) : Pékin-Shangai puis bateau jusqu'au Japon de Shangai (15 jours). Ensuite envolée Au vietnam ou j'achèterai une moto et pendant 2.5-3 mois ferai le vietnam-Cambodge-Laos en moto puis thailande en bus (moto vietnamienne interdites en thailande). Puis 1 mois côte est de l' Australie (bus ou voiture).
Ensuite, envolée en Amérique du sud : Patagonie, Bolivie-Pérou (train-avion et bus) en 2 mois et demi. Puis cote ouest des states (Las Vegas, San fransisco, grand canyon)avec location de van pendant 1 mois et enfin 1.5-2mois en Afrique du Sud et Namibie avec location d'une jeep.
Le tout durerait donc à peu prêt 1 an et j'aurais un budget de 17000-18000€. Je ferai une partie du parcours avec mon frère et sa copine et une partie seul (vietnam-Laos-Cambodge-thailande et Afrique). Je pense prendre un billet tour du monde.
Donc voila, je fais appel aux experts :d : -Le parcours est il viable (j'ai vu que peu de tourdumondiste font les 5 continents)? - Le budget est il suffisant? - La durée pour chaque endroit est elle bien prévue? - Bref qu'en pensez vous?
Si vous avez toute remarques, avis, conseils, critiques, hésitez pas, je poste mon projet de voyage pour ça!
Je vous remercie d'avance amis voyageurs! =)
Bonjour,
Suite un retour d'expérience après un an ds un voyage autour du monde. Combien on désirs tous avoir un blog ou un site internet pour : - avoir une trace de notre voyage - que les amis et familles nous suivent - aider à la communauté TDM - se faire plaisirs.
alors comment faire ??? De nombreuse solutions sont à dispositions, mais je vous conseillerai les points suivants : - préparer votre site en avance, afin de n'avoir que la mise à jour des textes à effectuer via un copier-coller ou en direct. En effet ds de nombreux pays la vitesse d'internet ou encore des PC à disposition n'est vraiment pas correct, pour permettre de rester trop de temps et d'effectuer une mise en page etc... alors prévoir.
- Picassa pour la gestion des photos est une solution vraiment adaptée, permettant ensuite d'intégrer des liens html sur le diaporama ds votre site. Il est donc possible de préparer cela avt le départ si l'on sait où l'on va, et donc de n'avoir ensuite plus que le téléchargement des photo à faire sur picassa. Ceci se fait assez facilement via l'application picassa
- google maps pour le positionnement et les cartes est sympa, permettant aussi d'intégrer un lien sur votre site. Cela permet de créer les cartes des endroits où l'on va aller et de n'avoir qu'a mettre à jour les points où l'on atterit
- Privilégier des site cme google site, blogspot.com, top-depart.com, qui sont des site permettant la création de site facil à être utilisé et permette ensuite d'être vite mis à jour durant le voyage.
Le plus adapté est d'avoirun ptit laptop, car c'est dingue cmt il y à du wifi partout (plus ou moins cher suivant les endroits) Et en plus cela permet d'avoir une sauvegarde des photos, permet de vous mater des film durant les moments calmes, d'écouter de la musique, d'éviter de vous déplacer ds les cyber café (qui vous reviendrons plus cher que le cout d'achat du laptop), qui vous évitera tt les pb de virus ou spam, plus sécuritaire pour tous ce qui est transaction financière via l'internet.
Ensuite il existe un certain nmbre de possibilité permettant d'effectuer des sites internet vraiment plus sympa, mais qui demande une bne connexion internet, et des pc avec un peu de mémoire, ce qui n'est pas le cas partout. Alors voila utiliser des sites simples et facile durant le voyage et ensuite voir pour refaire votre site.
Pour refaire votre site, en ce moment un site flash est pas mal du tout, que vous trouverez sur www.wix.com
Pour vous donner un exemple, voici le lien google site de mon site que j'ai utilisé pendant mon voyage d'un an : http://sites.google.com/site/willworldwildtrip/ Puis le lien du nouveau site créé avec wix: http://www.wix.com/wwwtpix/wwwt
Voila en espérant avoir pu vous aider ds votre choix, mais la chose à retenir est d'essayer de prévoir à l'avance votre site et de créer au maximum ce qui peut l'être avant le départ.
Bonne route et bon courage. WWWT
Suite un retour d'expérience après un an ds un voyage autour du monde. Combien on désirs tous avoir un blog ou un site internet pour : - avoir une trace de notre voyage - que les amis et familles nous suivent - aider à la communauté TDM - se faire plaisirs.
alors comment faire ??? De nombreuse solutions sont à dispositions, mais je vous conseillerai les points suivants : - préparer votre site en avance, afin de n'avoir que la mise à jour des textes à effectuer via un copier-coller ou en direct. En effet ds de nombreux pays la vitesse d'internet ou encore des PC à disposition n'est vraiment pas correct, pour permettre de rester trop de temps et d'effectuer une mise en page etc... alors prévoir.
- Picassa pour la gestion des photos est une solution vraiment adaptée, permettant ensuite d'intégrer des liens html sur le diaporama ds votre site. Il est donc possible de préparer cela avt le départ si l'on sait où l'on va, et donc de n'avoir ensuite plus que le téléchargement des photo à faire sur picassa. Ceci se fait assez facilement via l'application picassa
- google maps pour le positionnement et les cartes est sympa, permettant aussi d'intégrer un lien sur votre site. Cela permet de créer les cartes des endroits où l'on va aller et de n'avoir qu'a mettre à jour les points où l'on atterit
- Privilégier des site cme google site, blogspot.com, top-depart.com, qui sont des site permettant la création de site facil à être utilisé et permette ensuite d'être vite mis à jour durant le voyage.
Le plus adapté est d'avoirun ptit laptop, car c'est dingue cmt il y à du wifi partout (plus ou moins cher suivant les endroits) Et en plus cela permet d'avoir une sauvegarde des photos, permet de vous mater des film durant les moments calmes, d'écouter de la musique, d'éviter de vous déplacer ds les cyber café (qui vous reviendrons plus cher que le cout d'achat du laptop), qui vous évitera tt les pb de virus ou spam, plus sécuritaire pour tous ce qui est transaction financière via l'internet.
Ensuite il existe un certain nmbre de possibilité permettant d'effectuer des sites internet vraiment plus sympa, mais qui demande une bne connexion internet, et des pc avec un peu de mémoire, ce qui n'est pas le cas partout. Alors voila utiliser des sites simples et facile durant le voyage et ensuite voir pour refaire votre site.
Pour refaire votre site, en ce moment un site flash est pas mal du tout, que vous trouverez sur www.wix.com
Pour vous donner un exemple, voici le lien google site de mon site que j'ai utilisé pendant mon voyage d'un an : http://sites.google.com/site/willworldwildtrip/ Puis le lien du nouveau site créé avec wix: http://www.wix.com/wwwtpix/wwwt
Voila en espérant avoir pu vous aider ds votre choix, mais la chose à retenir est d'essayer de prévoir à l'avance votre site et de créer au maximum ce qui peut l'être avant le départ.
Bonne route et bon courage. WWWT
Tout d'abord, je vous présente mon itinéraire ( avec // pour les segments à pieds, bus, train ... ) :
Paris - Damas // Amman - Sana'a - Mascate // Dubai - Téhéran - Delhi - Bangkok.
du 02/09/09 au 29/09/09 en Syrie du 30/09/09 au 28/10/09 en Jordanie du 29/10/09 au 26/11/09 au Yemen du 27/11/09 au 24/12/09 au Sultanat d'Oman Arrêt très rapide a Dubai (2 ou 3 jours) du 29/12/09 au 29/01/10 en Iran, peut etre quelques semaines de plus car grand pays :) 4 à 5 mois en Inde et Népal puis arrivée à Bangkok (de paris à Bangkok plus ou moins une année s'écoulera).
1) J'aimerais terminer mes vols à Bangkok et continuer sans avion vers l'Australie en passant par la Malaisie et l'Indonésie. Je compte rester un an en Australie avec un visa vacances travail pour renflouer mon compte bancaire :) .
2) De l'Australie je pense chercher un billet tour du monde afin de visiter l'Amerique du sud (de nouveau) et du nord et de soit rentrer en France ou si le budget le permet de rejoindre la Russie et Mongolie et de rentrer en France via le transsibérien.
Mais mon problème repose sur les vols de Paris à Bangkok, j'ai déjà poser cette question sur le forum et plusieurs personnes m'ont conseillé de prendre des billets coups par coups !!!
Qu en pensez vous ?
Merci de votre aide, sachant que si j'opte pour des billets coups par coups, je vais les acheter d'ici un ou deux mois car billets moins chers :) :)
merci a vous et bonne année 2009 !!!!!!
antoine
Paris - Damas // Amman - Sana'a - Mascate // Dubai - Téhéran - Delhi - Bangkok.
du 02/09/09 au 29/09/09 en Syrie du 30/09/09 au 28/10/09 en Jordanie du 29/10/09 au 26/11/09 au Yemen du 27/11/09 au 24/12/09 au Sultanat d'Oman Arrêt très rapide a Dubai (2 ou 3 jours) du 29/12/09 au 29/01/10 en Iran, peut etre quelques semaines de plus car grand pays :) 4 à 5 mois en Inde et Népal puis arrivée à Bangkok (de paris à Bangkok plus ou moins une année s'écoulera).
1) J'aimerais terminer mes vols à Bangkok et continuer sans avion vers l'Australie en passant par la Malaisie et l'Indonésie. Je compte rester un an en Australie avec un visa vacances travail pour renflouer mon compte bancaire :) .
2) De l'Australie je pense chercher un billet tour du monde afin de visiter l'Amerique du sud (de nouveau) et du nord et de soit rentrer en France ou si le budget le permet de rejoindre la Russie et Mongolie et de rentrer en France via le transsibérien.
Mais mon problème repose sur les vols de Paris à Bangkok, j'ai déjà poser cette question sur le forum et plusieurs personnes m'ont conseillé de prendre des billets coups par coups !!!
Qu en pensez vous ?
Merci de votre aide, sachant que si j'opte pour des billets coups par coups, je vais les acheter d'ici un ou deux mois car billets moins chers :) :)
merci a vous et bonne année 2009 !!!!!!
antoine
Bonjour,
Je viens sur ce site pour vous demander à tous des conseils, recommandations utiles pour un futur prochain voyage. Je pars prochainement pour un petit tour du monde et n’étant pas un habitué des voyages me pose pas mal de questions dont celles-ci : Si vous avez des réponses conseils sur celles-ci ou d’autres points auxquels je n’ai pas pensés, ils seront les bien venus :
Je passerai par les états unis, puis tahiti, australie, et thaillande :
Monnaie : est il possible de payer en thaillande, à tahiti en dollar américain ? ou faut il changer dans chaque pays de l’argent ?
Quel types de souvenirs est il intéressant de ramener de ces pays ?
En thaillande, est il intéressant d’acheter un appareil photo ou une montre ? Pour ceux qui ont déjà fait un tour du monde, combien de pellicules prévoir ?
Que recommandez vous de visiter à sydney et brisbanne ?
EN VOUS REMERCIANT D’AVANCE tous pour votre aide.
Manucool
Je viens sur ce site pour vous demander à tous des conseils, recommandations utiles pour un futur prochain voyage. Je pars prochainement pour un petit tour du monde et n’étant pas un habitué des voyages me pose pas mal de questions dont celles-ci : Si vous avez des réponses conseils sur celles-ci ou d’autres points auxquels je n’ai pas pensés, ils seront les bien venus :
Je passerai par les états unis, puis tahiti, australie, et thaillande :
Monnaie : est il possible de payer en thaillande, à tahiti en dollar américain ? ou faut il changer dans chaque pays de l’argent ?
Quel types de souvenirs est il intéressant de ramener de ces pays ?
En thaillande, est il intéressant d’acheter un appareil photo ou une montre ? Pour ceux qui ont déjà fait un tour du monde, combien de pellicules prévoir ?
Que recommandez vous de visiter à sydney et brisbanne ?
EN VOUS REMERCIANT D’AVANCE tous pour votre aide.
Manucool
Bonjour à tous,
Nouveau membre de VF depuis peu (grans lecteur mais pas acteur jusqu'à présent).
Nous avons un projet un peu fou, mais qui semble être de plus en plus en vogue : faire le tour du monde en famille et en sacs à dos, au plus prêts des populations locales. Départ prévu en Août 2014 (papa 38 ans, maman 40 ans, enfants 15 et 9 ans au moment du départ), si les fonds nécessaires sont réunis.
Nous en sommes à quel stade ?
- le compte bancaire spécifiquement dédié est ouvert et alimenté (20% du budget global est déjà constitué, reste plus que 80%.....)
- la mape-monde est affichée (1mx2m) à la maison et les petite pastilles de couleur (4 couleurs, papa, maman, 2 enfants) sont collées sur tous les pays à visiter.
- le livre de bord est également ouvert.
Encore 2 ans à mettre de l'argent de côté avant d'entamer les aspects pratiques (billets avions, cours des enfants, vaccins, assurances, etc, etc....) et le thème-objectif général à définir.
Nous cherchons à échanger avec des familles qui ont déjà tenté l'expérience (ou qui sont en cours de préparation plus ou moins avancée), afin de se refiler quelques bon tuyaux et surtout de se rassurer sur la faisabilité de notre projet.
Merci pour vos conseils constructifs....
Nous cherchons à échanger avec des familles qui ont déjà tenté l'expérience (ou qui sont en cours de préparation plus ou moins avancée), afin de se refiler quelques bon tuyaux et surtout de se rassurer sur la faisabilité de notre projet.
Merci pour vos conseils constructifs....
Bonjour à tous,
Étant novice sur ce forum et ayant besoin de conseil et d'oreilles attentives , je sollicite aujourd'hui votre aide. Je vous explique.
D'ici environ 3 ans (à la fin de mes études), je compte réaliser mon plus gros rêve : faire un tour du monde High-tech ! L'idée serait de visiter tout les plus gros événements et place High-tech au monde (CES à Las Vegas, MWC à Barcelone , IFA à Berlin, computex à taiwan, visiter la silicon valley, les sièges de htc asus acer à taiwan etc ) et entre chaque événement voyager dans des pays tels que le Pérou, la Bolivie, l'île de Pâques, la Thaïlande, australie etc. mon deuxième souhait le plus cher est de devenir bilingue en anglais pour un jour travailler hors de France.
Et je me poser la question suivante : peut on revenir bilingue d'un tour du monde ? Combien de temps faut il en général rester dans un pays anglophone pour maîtriser la langue de Shakespeare ? Je pensais finir mon séjour par un job d'été dans une famille d'accueil en Angleterre que j'ai rencontré lors d'un précédent voyage. Mais est ce assez pour pouvoir avoir un conversation normal avec un anglais sans chercher ses mots toutes les 30 secondes ?
Je m'en remets donc à vous ! N'hésitez pas à me demander plus de précisions ou renseignements si je n'ai pas été assez dans mes questions ou pour toute autre choses ! Tout avis m'est le bienvenue !!
Merci d'avance du temps que vous avez pris pour lire ce message ! Florian.
Étant novice sur ce forum et ayant besoin de conseil et d'oreilles attentives , je sollicite aujourd'hui votre aide. Je vous explique.
D'ici environ 3 ans (à la fin de mes études), je compte réaliser mon plus gros rêve : faire un tour du monde High-tech ! L'idée serait de visiter tout les plus gros événements et place High-tech au monde (CES à Las Vegas, MWC à Barcelone , IFA à Berlin, computex à taiwan, visiter la silicon valley, les sièges de htc asus acer à taiwan etc ) et entre chaque événement voyager dans des pays tels que le Pérou, la Bolivie, l'île de Pâques, la Thaïlande, australie etc. mon deuxième souhait le plus cher est de devenir bilingue en anglais pour un jour travailler hors de France.
Et je me poser la question suivante : peut on revenir bilingue d'un tour du monde ? Combien de temps faut il en général rester dans un pays anglophone pour maîtriser la langue de Shakespeare ? Je pensais finir mon séjour par un job d'été dans une famille d'accueil en Angleterre que j'ai rencontré lors d'un précédent voyage. Mais est ce assez pour pouvoir avoir un conversation normal avec un anglais sans chercher ses mots toutes les 30 secondes ?
Je m'en remets donc à vous ! N'hésitez pas à me demander plus de précisions ou renseignements si je n'ai pas été assez dans mes questions ou pour toute autre choses ! Tout avis m'est le bienvenue !!
Merci d'avance du temps que vous avez pris pour lire ce message ! Florian.
Bonjour à tous les forumistes,
Avec mon ami, nous commençons à préparer un petit tour du monde de 6 voir 7 mois dont l'itinéraire et le budget pour deux personnes serait:
Inde/népal = 1 mois (nous avons déjà fait pendant un mois l'Inde) 900 euros Cambodge/Laos/Vietnam =1 mois 900 euros Indonésie/Mexique O_o =1 mois 1000 euros Guatémala/Costa Rica + peut être détour par Cuba ou un truc du genre pour cracher plus de sous =1 mois 1000 euros Pérou/Bolivie/Chili/Argentine (sachant qu'on à déjà chacun vu du pays par là bas) = 2 mois et 1600 euros et enfin Madagascar/Egypte et remontée tranquille en faisant le tour de la méditerranée =1mois 1000 euros
Soit un budget total d'environ 6500 euros pour deux sans compter les billets d'avion. C'est peut être un peu short et on prévoit de partir avec plus mais avec le budget le plus serré qu'il soit au départ. Cela vous semble t'il réalisable ? On à pas mal voyagé de notre coté chacun et vu qu'on est plein d'énergie de vitalité et de sympathie de la jeunesse, on est vraiment pas difficile niveau qualité de vie (faire dodo dans des piaules de 3m² en Inde, sans lumière, sans toilette, ni douche évidemment) et niveau rencontre *que je peux squatter chez toi pour faire dodo*. A la roots avec le sac et l'appareil photo. On attend vos avis, cest pas pour tout de suite mais au plus vite on est calé niveau organisation, au plus on fait des économies $_$ héhé Merci d'avance,
Titi et Sancho ^^
Inde/népal = 1 mois (nous avons déjà fait pendant un mois l'Inde) 900 euros Cambodge/Laos/Vietnam =1 mois 900 euros Indonésie/Mexique O_o =1 mois 1000 euros Guatémala/Costa Rica + peut être détour par Cuba ou un truc du genre pour cracher plus de sous =1 mois 1000 euros Pérou/Bolivie/Chili/Argentine (sachant qu'on à déjà chacun vu du pays par là bas) = 2 mois et 1600 euros et enfin Madagascar/Egypte et remontée tranquille en faisant le tour de la méditerranée =1mois 1000 euros
Soit un budget total d'environ 6500 euros pour deux sans compter les billets d'avion. C'est peut être un peu short et on prévoit de partir avec plus mais avec le budget le plus serré qu'il soit au départ. Cela vous semble t'il réalisable ? On à pas mal voyagé de notre coté chacun et vu qu'on est plein d'énergie de vitalité et de sympathie de la jeunesse, on est vraiment pas difficile niveau qualité de vie (faire dodo dans des piaules de 3m² en Inde, sans lumière, sans toilette, ni douche évidemment) et niveau rencontre *que je peux squatter chez toi pour faire dodo*. A la roots avec le sac et l'appareil photo. On attend vos avis, cest pas pour tout de suite mais au plus vite on est calé niveau organisation, au plus on fait des économies $_$ héhé Merci d'avance,
Titi et Sancho ^^
bonjour,
j arrive tres tard mais, j ai lu pas mal de vos tours du monde chapeau, pour la + part vousetes partis mais certain pourront me repondre, vous etes pour la + part enrtre 25 et 35 ans je croyais voir des vieux de 50 ans et + voir retraite, bain non vous ne travaillez donc pas ? quelle chance, vous avez demande 1 annee sabatique ou etes vs a la recherche d un emploi ce qui expliquerai ce changement cette envie de fuir de partir de voir autre chose, a votre retour raconter expliquer ce que vous avez fait vu ..montrer vos photos, je suis curieuse, et peut etre qui sait ca me servira un jour
bon voyage
boldo
hello tout le monde combien de tps faut il pour obtenir un visa pr le sultanat d'oman?estce que 15 jours sont suffisants pour visiter ce pays et enfin quels sont les principaux sites ou villes à visiter?merci à tous et bonne soirée ...ah oui est ce que le réseau de transport peut permettre de se déplacer éfficacement(bus train etc...) bon cettte fois je vous laisse et vous remercie d'avance...non il n'y a rien à gagner désolé!!!!...si ma reconnaissance pour votre aide
'jour à tous,
Je planifie un long voyage.J'aimerais passer 8 à 12 mois en Australie, et de là acheter un billet tour du monde... On m'offre un travail à Brisbane, je me demande juste à quoi je dois m'attendre côté coût de la vie.Je dois dépenser un minimum là-bas, pour pouvoir amasser de l'argent pour mon tour du monde.Combien peut coûter(environ)un petit logement à Brisbane, vous avez une idée?
Merci d'avance
Sam
Je planifie un long voyage.J'aimerais passer 8 à 12 mois en Australie, et de là acheter un billet tour du monde... On m'offre un travail à Brisbane, je me demande juste à quoi je dois m'attendre côté coût de la vie.Je dois dépenser un minimum là-bas, pour pouvoir amasser de l'argent pour mon tour du monde.Combien peut coûter(environ)un petit logement à Brisbane, vous avez une idée?
Merci d'avance
Sam
Bonjour,
Me voila, a nouveau, devant ce clavier les doigts a disposition des méninges... qui le sont beaucoup moins elles, encombrées de souvenirs, de résidus de décalages horaires : une fois dans un sens ... puis dans l' autre... et " re "! ainsi que par l' hésitation sur la meilleure façon de prendre " ce truc " par un bout.
Déjà : - notre chimie interne, qui nous vit, mon épouse et moi, avoir la certitude, " qu' il fallait nous oser " un retour sur nos préférences " de croisières " ... et qui aspira notre décision de passer a autre chose que le Yacht Club. En effets : - 89 jours cumulés au compteur, et encore : 56 en commande : - ce ne sont plus de belles opportunités, c 'est une maison de campagne. - notre goût pour les longues croisières, hors " tour de monde " ... loin des " petits " si longtemps, pencha, alors, nos aspirations, vers les caraïbes, le Brésil, Dubaï, en transat. Mais la : souvent des gros navires ... avec un YC !!! .... et nous ne sommes pas encore assez fort pour nous confisquer une chose, .... et nous la mettre sous le nez.
Auréa sur la classe Musica ne nous inspirant pas, notre découverte de ce " Sinfonia ", vers l' Afrique du Sud allait nous gâter : - Un vieux navire de 14 ans, beaucoup plus petit, ( et c 'est déjà plus long de l' écrire ) pendant 25 jours, avec des escales inconnues ... et " sonnant bien " : Seychelles , Iles Maurice, la Réunion, ... une arrivée a Durban : - la bas, tout en bas, ou, sur le globe terrestre, " on voit bien que l'on doit avoir la tête en bas, les pieds bien collés au sol pour ne pas tomber ...... sur un bureau ? ".. Notre sang ne fit qu 'un tour : ... " on hésita " !
C' était quand même une " sacrée marche "! Un beau YC Préziosa tout neuf, comparé a ce Sinfonia de 2002, ... allongée pour se tasser un peu plus dans les communs. ... 25 jours : - oui, mais si le coup de poker n' était pas bon !!! ...aïe, aïe aïe, je dirais même : pffff ! - Une Suite Auréa, tout a l' avant, ( la toute première ) sous le SPA, au calme, fut l' élément déclencheur. Nous avions notre position de repli, de " retraite sur des positions préparées a l' avance " comme diraient nos meilleurs stratèges.
C' est dans cet esprit que nous arrivons de notre hôtel de Venise, le grand matin.
Je reviens ....
Me voila, a nouveau, devant ce clavier les doigts a disposition des méninges... qui le sont beaucoup moins elles, encombrées de souvenirs, de résidus de décalages horaires : une fois dans un sens ... puis dans l' autre... et " re "! ainsi que par l' hésitation sur la meilleure façon de prendre " ce truc " par un bout.
Déjà : - notre chimie interne, qui nous vit, mon épouse et moi, avoir la certitude, " qu' il fallait nous oser " un retour sur nos préférences " de croisières " ... et qui aspira notre décision de passer a autre chose que le Yacht Club. En effets : - 89 jours cumulés au compteur, et encore : 56 en commande : - ce ne sont plus de belles opportunités, c 'est une maison de campagne. - notre goût pour les longues croisières, hors " tour de monde " ... loin des " petits " si longtemps, pencha, alors, nos aspirations, vers les caraïbes, le Brésil, Dubaï, en transat. Mais la : souvent des gros navires ... avec un YC !!! .... et nous ne sommes pas encore assez fort pour nous confisquer une chose, .... et nous la mettre sous le nez.
Auréa sur la classe Musica ne nous inspirant pas, notre découverte de ce " Sinfonia ", vers l' Afrique du Sud allait nous gâter : - Un vieux navire de 14 ans, beaucoup plus petit, ( et c 'est déjà plus long de l' écrire ) pendant 25 jours, avec des escales inconnues ... et " sonnant bien " : Seychelles , Iles Maurice, la Réunion, ... une arrivée a Durban : - la bas, tout en bas, ou, sur le globe terrestre, " on voit bien que l'on doit avoir la tête en bas, les pieds bien collés au sol pour ne pas tomber ...... sur un bureau ? ".. Notre sang ne fit qu 'un tour : ... " on hésita " !
C' était quand même une " sacrée marche "! Un beau YC Préziosa tout neuf, comparé a ce Sinfonia de 2002, ... allongée pour se tasser un peu plus dans les communs. ... 25 jours : - oui, mais si le coup de poker n' était pas bon !!! ...aïe, aïe aïe, je dirais même : pffff ! - Une Suite Auréa, tout a l' avant, ( la toute première ) sous le SPA, au calme, fut l' élément déclencheur. Nous avions notre position de repli, de " retraite sur des positions préparées a l' avance " comme diraient nos meilleurs stratèges.
C' est dans cet esprit que nous arrivons de notre hôtel de Venise, le grand matin.
Je reviens ....
Voilà encore 4 jours et on est parti!Bon dieu quelle angoisse , est ce que j'ai choisi le bon matériel , est ce que la roue arrière du tandem va tenir , fallait il acheter une remorque, comment va ce dérouler le voyage comment appréhender les problèmes qui font survenir!Je n'arrives plus à savoir ci j'ai bien fait d'entrainer ma femme dans cette aventure bon dieu quelle angoisse!Donné moi un retour d'expérience , rassuré moi j'en ai besoin , merci.
Bonjour,
Je m'appelle Camille, j'ai 18 ans. J'ai toujours eu envie de voyager. Donc je me suis inscrite il y a quelques temps déjà sur ce forum. J'aime voir vos projets, ça me fait rêver... Malheureusement, je suis actuellement étudiante. J'ai passé les concours d'infirmière. Je pense ne pas avoir réussi. Je ne sais pas ce que je vais faire en septembre.
Je me demandais ce qu'ont fait les jeunes de 20-30 ans ( ceux qui font du woofing...) comme études. Enfin, je veux dire : est-ce que vous avez fini vos études ou est-ce que vous avez prévu de continuer vos études plus tard, ou alors vous avez abandonné et avez décidé de partir à l'aventure sans avoir de diplome? Je me pose de plus en plus de question sur le fait d'avoir un diplome. Je souhaite voyager et je ne sais pas encore si j'ai envie d'avoir un emploi fixe en France. Donc soit partir à l'aventure, soit tout faire pour avoir un diplome qui ne me servira peut-être à rien. Bien sur beaucoup pense qu'il faut avoir un métier en France mais est-ce réellement ce qu'il me convient de faire? Ma famille est complètement contre le fait de partir à l'aventure. De plus, ils trouvent egoiste le fait de partir loin de sa famille. Or c'est ce que je veux faire. Pas pour partir loin d'eux, mais pour vivre autre chose que le schéma habituel français. Attention, je ne dis pas que je n'aime pas la France. Juste qu'il y a d'autre pays à voir... Le "schéma habituel français" est cool : diplome, mariage, famille, maison... Mais n'est pas pour moi. Enfin, j'en n'ai pas envie pour le moment...
Bref, j'espère recevoir des réponses même si je suis consciente du fait que ce que je vous raconte ne doit pas vous intéresser...
Bonne soirée !!! Camille
Je me demandais ce qu'ont fait les jeunes de 20-30 ans ( ceux qui font du woofing...) comme études. Enfin, je veux dire : est-ce que vous avez fini vos études ou est-ce que vous avez prévu de continuer vos études plus tard, ou alors vous avez abandonné et avez décidé de partir à l'aventure sans avoir de diplome? Je me pose de plus en plus de question sur le fait d'avoir un diplome. Je souhaite voyager et je ne sais pas encore si j'ai envie d'avoir un emploi fixe en France. Donc soit partir à l'aventure, soit tout faire pour avoir un diplome qui ne me servira peut-être à rien. Bien sur beaucoup pense qu'il faut avoir un métier en France mais est-ce réellement ce qu'il me convient de faire? Ma famille est complètement contre le fait de partir à l'aventure. De plus, ils trouvent egoiste le fait de partir loin de sa famille. Or c'est ce que je veux faire. Pas pour partir loin d'eux, mais pour vivre autre chose que le schéma habituel français. Attention, je ne dis pas que je n'aime pas la France. Juste qu'il y a d'autre pays à voir... Le "schéma habituel français" est cool : diplome, mariage, famille, maison... Mais n'est pas pour moi. Enfin, j'en n'ai pas envie pour le moment...
Bref, j'espère recevoir des réponses même si je suis consciente du fait que ce que je vous raconte ne doit pas vous intéresser...
Bonne soirée !!! Camille
je reviens de pres d'1 mois et demi de cuba je ne veux pas m'eterniser sur mon sejour je veux juste dire que nous autres pays riche et industrialise avons beaucoup de chose a apprendre des sur le savoir vivre l'acceuil et
je ne vois plus les chose de la meme maniere en france les gens passe leur temps a manifeste faire greve etc........... les cubains possede 100000 raisons de plus que nous de se plaindre mais il ne le peuvent alors ils en rigole nous serions incapable de rigoler de nos malheurs enfin bref je vais pas faire la morale au monde je voulais juste faire un clin d'oeil a ce peuple au grand coeur et a la communaute cubaine a l'etranger qui possede toute mon admiration ..........(d'ailleur ca m'a tellement plu que j'y retourne dans un mois...😛)
Bonjour à tous,
Voilà, je saute la pas et j'ai décidé de partir seule en voyage. J'ai choisi le japon. Je voudrais partir pendant la période des cerisiers en fleur, voir et même avoir un cours de geisha... Après je voudrais avoir des conseils, de lieux pas trop touristique à faire. Etre en contact avec la population et le côté traditionnel du japon. Mais voir aussi la modernité et le contraste de ce pays. Je voudrais aller à takayma et voir le mont Fuji et pourquoi pas Kobé. Je pense partir 3 semaines et je n'aurai sans doute pas le temps de voir tout. Merci pour votre aide concernant l'itinéraire éventuel que je pourrai bâtir à partir de vos conseils.
Par contre, Je suis claustrophobe et le fait de prendre les transports tel que le métro m'effraie. Surtout que là je serai dans un pays étranger. A paris, il y a toujours des problèmes dans les transports (pannes et autres...), et je voudrais savoir si les pannes de train ou de métro sont fréquentes au japon. Quels sont les autres moyens de transports alternatifs ?
Merci d'avance de votre aide.
Voilà, je saute la pas et j'ai décidé de partir seule en voyage. J'ai choisi le japon. Je voudrais partir pendant la période des cerisiers en fleur, voir et même avoir un cours de geisha... Après je voudrais avoir des conseils, de lieux pas trop touristique à faire. Etre en contact avec la population et le côté traditionnel du japon. Mais voir aussi la modernité et le contraste de ce pays. Je voudrais aller à takayma et voir le mont Fuji et pourquoi pas Kobé. Je pense partir 3 semaines et je n'aurai sans doute pas le temps de voir tout. Merci pour votre aide concernant l'itinéraire éventuel que je pourrai bâtir à partir de vos conseils.
Par contre, Je suis claustrophobe et le fait de prendre les transports tel que le métro m'effraie. Surtout que là je serai dans un pays étranger. A paris, il y a toujours des problèmes dans les transports (pannes et autres...), et je voudrais savoir si les pannes de train ou de métro sont fréquentes au japon. Quels sont les autres moyens de transports alternatifs ?
Merci d'avance de votre aide.
Bonjour,
Nous souhaitons repartir en Asie du sud est cette été et la Birmanie nous fait vraiment envie mais j'ai un problème éthique, ci joint un lien interessant qui contient ma réponse malheureusement :
http://www.info-birmanie.org/content/view/18/32/
Nous souhaitons repartir en Asie du sud est cette été et la Birmanie nous fait vraiment envie mais j'ai un problème éthique, ci joint un lien interessant qui contient ma réponse malheureusement :
http://www.info-birmanie.org/content/view/18/32/
Bonjour,
c'est en recherchant des infos sur la Nelle Calédonie que j'ai découvert le site Voyages Forum
Nous sommes une famille française expatriée au Japon depuis 6 mois et ce pour 2 ans, et comme c'est plus facile financièrement du Japon, ns partons en Nouvelle Calédonie fin avril début mai (14 jours) ; petit détail non négligeable, nous sommes 5: (3 enfants 16, 13 et 8 ans)et je suis à la recherche de logements à un prix raisonnable ; au programme nous pensons faire 2 jours à NOUMEA, puis partir vers le Nord et redescendre au Sud ; ns pensons finir par l'île des Pins (des personnes sont elles déjà allées"chez Régis") et aussi l'île de Lifou ou Maré ; là le choix semble difficile.....
qu'en est il des liaisons ferry qui sont moins chères il me semble ?
Dernière précision : nous ne sommes pas contre la marche et les enfants suivent très bien
Est on limités en poids sur les vols intérieurs ?
J'attends vos conseils ou vos astuces ; merci d'avance
A votre disposition si vs avez besoin de renseignements sur le Japon.....
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Bonjour à tous,
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...
J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....
Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?
Merci pour vos lumières
Tyrolien
Bonjour,
Nous préparons, avec mon épouse, un tour du monde en Combi T3 syncro.
Nous pensons partir vers la fin de 2011 pour un voyage de 3 à 4 ans.
Départ en cargo du Havre ou de Anvers, jusqu'à Buenos Aires. L'Amérique latine, jusqu'en Colombie, puis l'Amérique centrale, les États Unis, le Canada et un autre cargo jusqu'en Asie du sud est, à nouveau un cargo jusqu'en Inde et retour par le Pakistan, Iran etc...
Nous avons déjà fait 2 voyages en Combi, mais un T2, en Amérique latine, le 1er depuis la Bolivie, jusqu'à Ushuaia en 3 mois et le 2ème de 4 mois,
Argentine, Uruguay, Brésil, Paraguay et Bolivie où nous avons revendu le combi.
Que des souvenirs inoubliables et bien sur l'envie de repartir à nouveau, plus longtemps, en visitant plus de pays et en prenant notre temps.
Nous n'avons aucune question particulière, car nous avons beaucoup d'infos par nos expériences et en naviguant sur les forums, juste avoir des contacts avec des gens qui ont un voyage semblable de prévu ou qui l'ont déjà fait, pour parler et échanger nos expériences.
Merci d'avance.
Bonjour a tous les voyageurs
Voila, tout est dans le titre ... je projete donc avec mon amie un tour du monde dans quelques années en combi split vw de 1965 ...
Bon allez une petite presentation de l equipe tout d abord :
Je m apelle JP, 34 ans et suis marin dans la marine marchande, passionne de vehicules VW et de voyages ... Mon amie s apelle Julie 25 ans travaillant dans la comptabilite et elle aussi fan de voyages ... Le combi split s apelle Rusty ( du a son aspect un peu old school ) il est ne en 1965, c est un modele Canterbury Pitt avec une rehausse qui se leve tout droit permettant de tenir debout a l interieur...cela etait monte par un equipementier anglais il n y en a donc pas beaucoup en france ... son moteur 1600 fonctionne bien mais sera revu des que possible ...
Notre trajet prevu pour l instant
Biscarrosse Plage ( chez nous ) -- Cap Nord -- Moscou --Oulan Bator -- Vladivostock -- Japon ...
Apres pour le reste on en discute encore.
Notre premier achat ( apres le combi ) a ete un gros Atlas histoire d alimenter la discussion pendant le repas le soir ...
On se fixe 3 ans pour economiser la somme necessaire a ce voyage, et aussi a la preparation et aux divers tests sur la " bete " ...
Je vous mets quelques photos du combi tel qu il est actuellement ( c est a dire tres rabaisse )

Uploaded with ImageShack.us

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Voila donc un peu de boulot prevu dessus pour en faire un vehicule fiable qui peut avaler de la route, le relever a sa hauteur d origine pour passer partout, et ameliorer l amenagement pour que cela soit plus fonctionnel ...
Je suis preneur de toute info ( pas trop sur les VW 😉 plus sur les futurs pays traverses et autres ammenagements possibles dans le combi )
JP
A bientot sur la route
Voila, tout est dans le titre ... je projete donc avec mon amie un tour du monde dans quelques années en combi split vw de 1965 ...
Bon allez une petite presentation de l equipe tout d abord :
Je m apelle JP, 34 ans et suis marin dans la marine marchande, passionne de vehicules VW et de voyages ... Mon amie s apelle Julie 25 ans travaillant dans la comptabilite et elle aussi fan de voyages ... Le combi split s apelle Rusty ( du a son aspect un peu old school ) il est ne en 1965, c est un modele Canterbury Pitt avec une rehausse qui se leve tout droit permettant de tenir debout a l interieur...cela etait monte par un equipementier anglais il n y en a donc pas beaucoup en france ... son moteur 1600 fonctionne bien mais sera revu des que possible ...
Notre trajet prevu pour l instant
Biscarrosse Plage ( chez nous ) -- Cap Nord -- Moscou --Oulan Bator -- Vladivostock -- Japon ...
Apres pour le reste on en discute encore.
Notre premier achat ( apres le combi ) a ete un gros Atlas histoire d alimenter la discussion pendant le repas le soir ...
On se fixe 3 ans pour economiser la somme necessaire a ce voyage, et aussi a la preparation et aux divers tests sur la " bete " ...
Je vous mets quelques photos du combi tel qu il est actuellement ( c est a dire tres rabaisse )

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Voila donc un peu de boulot prevu dessus pour en faire un vehicule fiable qui peut avaler de la route, le relever a sa hauteur d origine pour passer partout, et ameliorer l amenagement pour que cela soit plus fonctionnel ...
Je suis preneur de toute info ( pas trop sur les VW 😉 plus sur les futurs pays traverses et autres ammenagements possibles dans le combi )
JP
A bientot sur la route
Bonjour! Je m'appelle Léna et je suis en dernière année de terminale.
DONC c'est un peu cliché, mais j'ai l'intention de partir avec mes deux meilleures amies (oui, oui, cliché) faire un tour du monde dans 5 ans, quand nous aurons fini nos études... cette idée fleurit dans nos têtes depuis quelques années déjà, avec l'envie de lointain, mais nous avons décidé récemment de commencer à y penser plus sérieusement, partant du principe que 5 ans, pour préparer un voyage qui va marquer nos vies, ce n'est pas à côté de la plaque (et puis ça nous permet de rêver :) )
Bref, pour continuer dans le cliché (mais ça ne fait pas de mal!), nous avons envie de partir dans un combi VolksWagen type Westfalia, qui nous permettrait d'économiser le prix de l'hôtel. Seulement, on ne s'y connait mais alors pas du tout en bidouillage auto: est-ce imaginable de faire avec un combi un VRAI tour du monde (avec tous les continents!?). Peut-on changer le moteur? Combien va nous coûter le van+réparation? Combien nous coutera l'essence?
D'autre part, est-ce possible de faire un vrai tour du monde en 2 ans maximum (on ne compte pas voir TOUS les pays, mais on aimerait vraiment aller sur tous les continents!)? Peut-on partir avec environ 10 000€ en poche par personne? Notre rêve est-il réalisable?
Et, enfin, avez-vous des recommandations, des conseils, des idées à nous transmettre?
On se renseigne beaucoup en lisant les messages du forum et sur d'autres sites comme ABM, mais c'est vrai que c'est toujours agréable d'avoir des réponses précises et de discuter ;)
Mille merci pour votre attention! 😊
Léna
DONC c'est un peu cliché, mais j'ai l'intention de partir avec mes deux meilleures amies (oui, oui, cliché) faire un tour du monde dans 5 ans, quand nous aurons fini nos études... cette idée fleurit dans nos têtes depuis quelques années déjà, avec l'envie de lointain, mais nous avons décidé récemment de commencer à y penser plus sérieusement, partant du principe que 5 ans, pour préparer un voyage qui va marquer nos vies, ce n'est pas à côté de la plaque (et puis ça nous permet de rêver :) )
Bref, pour continuer dans le cliché (mais ça ne fait pas de mal!), nous avons envie de partir dans un combi VolksWagen type Westfalia, qui nous permettrait d'économiser le prix de l'hôtel. Seulement, on ne s'y connait mais alors pas du tout en bidouillage auto: est-ce imaginable de faire avec un combi un VRAI tour du monde (avec tous les continents!?). Peut-on changer le moteur? Combien va nous coûter le van+réparation? Combien nous coutera l'essence?
D'autre part, est-ce possible de faire un vrai tour du monde en 2 ans maximum (on ne compte pas voir TOUS les pays, mais on aimerait vraiment aller sur tous les continents!)? Peut-on partir avec environ 10 000€ en poche par personne? Notre rêve est-il réalisable?
Et, enfin, avez-vous des recommandations, des conseils, des idées à nous transmettre?
On se renseigne beaucoup en lisant les messages du forum et sur d'autres sites comme ABM, mais c'est vrai que c'est toujours agréable d'avoir des réponses précises et de discuter ;)
Mille merci pour votre attention! 😊
Léna
bonjour a tous, voilà je voudrais savoir comment ça marche les billets pour faire le tour du monde, dans combien de pays peut- on aller? quelles sont les avantages?
en clair, pouvais vous me dire tout ce qui a a savoir!
merci de m'aider, tchao!
Bonjour Bonjour :)
Et voilà qu'à mon tour je démarre une discussion ! Comme vous tous je prépare mon tour du monde qui se fera en 2016 (si tout va bien) et une tonne de questions commence à s'entasser dans ma tête :/. J'ai peur, j'ai froid, je claque des dents devant les millier de choses à prévoir, à faire etc... Peut être serais-je incapable alors de réaliser mon rêve !! 🏴☠️
Bref, Pour ce tour du monde, et après avoir lu bcp de blog, forum etc... nous (mon ami et moi même) nous sommes rendu compte qu'on ne pourrait pas faire tous les pays que nous voulions, tant en terme de temps que du budget ! alors voici dans un premier temps notre itinéraire :
Népal : 1 mois Laos : 1 mois Cambodge : 1 moisViet Nam : 1 mois Australie : 1 à 2 mois où nous voudrions faire du woofing pour récupérer un peut notre budget qui va certainement couler dans ce pays réputé mais cher ! Nouvelle Zélande : 1 mois ou moins suivant le budget... Argentine : 1 mois Chili : 1 mois Bolivie : 1 mois Pérou : 1 mois
Ce qui nous fait 10 pays à réaliser sur 1 ans ! cela nous laisse le temps de rester ou pas à un endroit qui nous aura plu ou de faire un pays en plus... Que pensez-vous de notre itinéraire ? (pays, temps...) Même si le choix d'un pays est propre à chacun j'aimerais avoir des avis de tourdumondiste pour me faire une idée, peut être changer l'itinéraire etc...
Quand je pense au départ je suis obligée de penser au retour et sur ce sujet j'aimerais savoir comment s'est passé votre retour en France (banque, appartement, reprise du boulo du quotidien etc...) combien de temps cela prend t-il ? En sachant que pour nous ca sera trouver un logement, une voiture etc...
le budget ! pour nous c'est pas facile et nous essayons de mettre de coté en espérant avoir 10 000€ / personnes, sans compter le billet, les visas, les vaccins et les équipements. Pour ces derniers nous essayerons de prévoir le plus possible à compter d'aujourd'hui pour éviter d'entamer sur les 10 000€. Que pensez-vous de notre budget ? est-il trop juste ? Quel à été votre choix pour le billet ? agence ?
Les visas ! Alors je suis dans le flou complet 🤪. par où commencer, pouvons nous faire tous les visas en france avant notre départ ? si cela n'est pas possible ou pas une bonne idée, est-il facile d'obtenir un visa dans un pays étranger pour un autre pays ? (je suppose que cela dépend du pays) mais j'ai peur de ne pas réussir ou de perdre trop de temps (problème de compréhension) dans le pays de demande.
Financer le TDM ! J'ai pu vois que bcp de tourdumondistes avaient financé le projet grâce a plusieurs choses... si vous faite parti de ces personnes là, comment avez-vous fait ? quelles ont été vos démarches (concrètement) ?
Quitter son boulo ! Là encore le vide complet dans mon esprit 😐. Je suis fonctionnaire je devrais donc demander un Congés Sans Solde (CSS). Combien de temps à l'avance dois-je le demander ? en sachant que celui-ci peut être refuser ! si c'est le cas quels sont mes recours, pour qu'au final j'ai le dernier mot :P ? Y a t-il des projets, des dossiers plus ou moins appréciés par l'administration ? comment monter son dossier (quels document fournir...) et vers qui se tourner ?
Une autre envie ! Rien de tel que de faire de l'humanitaire pdt notre tour du monde, mais sachant que cela est payant, pourront nous le faire gratuitement arrivé dans chaque pays ?
je crois avoir tout déballé... 😄 et je me sent mieux lol. je vais peut être passer pour une folle et je suis peut être ridicule avec mes toutes mes questions mais si quelqu'un pouvait prendre le temps d'y répondre ça serait vraiment super 😇 !!
En tout cas je vous remercie d'avance pour le temps que vous prendrez pour mon post 🙂. Cordialement Morgane.
Et voilà qu'à mon tour je démarre une discussion ! Comme vous tous je prépare mon tour du monde qui se fera en 2016 (si tout va bien) et une tonne de questions commence à s'entasser dans ma tête :/. J'ai peur, j'ai froid, je claque des dents devant les millier de choses à prévoir, à faire etc... Peut être serais-je incapable alors de réaliser mon rêve !! 🏴☠️
Bref, Pour ce tour du monde, et après avoir lu bcp de blog, forum etc... nous (mon ami et moi même) nous sommes rendu compte qu'on ne pourrait pas faire tous les pays que nous voulions, tant en terme de temps que du budget ! alors voici dans un premier temps notre itinéraire :
Népal : 1 mois Laos : 1 mois Cambodge : 1 moisViet Nam : 1 mois Australie : 1 à 2 mois où nous voudrions faire du woofing pour récupérer un peut notre budget qui va certainement couler dans ce pays réputé mais cher ! Nouvelle Zélande : 1 mois ou moins suivant le budget... Argentine : 1 mois Chili : 1 mois Bolivie : 1 mois Pérou : 1 mois
Ce qui nous fait 10 pays à réaliser sur 1 ans ! cela nous laisse le temps de rester ou pas à un endroit qui nous aura plu ou de faire un pays en plus... Que pensez-vous de notre itinéraire ? (pays, temps...) Même si le choix d'un pays est propre à chacun j'aimerais avoir des avis de tourdumondiste pour me faire une idée, peut être changer l'itinéraire etc...
Quand je pense au départ je suis obligée de penser au retour et sur ce sujet j'aimerais savoir comment s'est passé votre retour en France (banque, appartement, reprise du boulo du quotidien etc...) combien de temps cela prend t-il ? En sachant que pour nous ca sera trouver un logement, une voiture etc...
le budget ! pour nous c'est pas facile et nous essayons de mettre de coté en espérant avoir 10 000€ / personnes, sans compter le billet, les visas, les vaccins et les équipements. Pour ces derniers nous essayerons de prévoir le plus possible à compter d'aujourd'hui pour éviter d'entamer sur les 10 000€. Que pensez-vous de notre budget ? est-il trop juste ? Quel à été votre choix pour le billet ? agence ?
Les visas ! Alors je suis dans le flou complet 🤪. par où commencer, pouvons nous faire tous les visas en france avant notre départ ? si cela n'est pas possible ou pas une bonne idée, est-il facile d'obtenir un visa dans un pays étranger pour un autre pays ? (je suppose que cela dépend du pays) mais j'ai peur de ne pas réussir ou de perdre trop de temps (problème de compréhension) dans le pays de demande.
Financer le TDM ! J'ai pu vois que bcp de tourdumondistes avaient financé le projet grâce a plusieurs choses... si vous faite parti de ces personnes là, comment avez-vous fait ? quelles ont été vos démarches (concrètement) ?
Quitter son boulo ! Là encore le vide complet dans mon esprit 😐. Je suis fonctionnaire je devrais donc demander un Congés Sans Solde (CSS). Combien de temps à l'avance dois-je le demander ? en sachant que celui-ci peut être refuser ! si c'est le cas quels sont mes recours, pour qu'au final j'ai le dernier mot :P ? Y a t-il des projets, des dossiers plus ou moins appréciés par l'administration ? comment monter son dossier (quels document fournir...) et vers qui se tourner ?
Une autre envie ! Rien de tel que de faire de l'humanitaire pdt notre tour du monde, mais sachant que cela est payant, pourront nous le faire gratuitement arrivé dans chaque pays ?
je crois avoir tout déballé... 😄 et je me sent mieux lol. je vais peut être passer pour une folle et je suis peut être ridicule avec mes toutes mes questions mais si quelqu'un pouvait prendre le temps d'y répondre ça serait vraiment super 😇 !!
En tout cas je vous remercie d'avance pour le temps que vous prendrez pour mon post 🙂. Cordialement Morgane.










