Pour continuer ce sujet, vos TR, vos impressions et vos critiques sont appréciés sur n'importe quelle compagnie qui vole dans le monde!
bonsoir,
je redige un avis à titre personnel, merci de me faire partager votre opinion positive ou négative 😉
- ou avez vous achetez votre billet, en ligne, en agence, au tel...
- les tarifs
- frequence plus
- combien de temps arrivez vous avant l'enregistrement des billets
- l'attente avant decollage
- l'embarquement
- consigne de securité
- décollage
- en vol
- atterrissage
- pnc
merci
merci
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Bonjour à tous,
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
Tout est dit dans le titre de la discussion
http://www.airfrance.fr/...amex_gold_gagner.htm
En même temps je trouve cela logique de n'offrir des miles statut qu'uniquement sur des vols.
B777-328 High Density...tout un programme !
Configuration 14J - 36S - 422 M soit 472 passagers


Clairement on se fait enfler si on veut voyager en premium ou business!!!
http://www.flyingblue.com/long-haul-award/longhaul8.html
ci dessus le nouveau barème applicable à partir de juin
ça fait une business à 250% de miles au lieu de 200% et une premium eco à 200% au lieu de 150%...Je ne parle meme pas de la premiere!!!! Dans leur grande mansuétude, toujours 100% pour l'économique sans toucher au barème... (exemple pour la Réunion en premium, passage de 75 000 miles aller retour à 120000 miles soit ce qu'on paie en business en ce moment)
En gros je solde mes miles en business, d'ici la fin de l'année, vu que nous pouvons garder l'ancien bareme pour tout billet émis par telephone jusqu'à la fin de l'année!!
Marre de ces soit disant progres
Petite question subsidiaire pour qui serait me répondre, a combien devrait s'elever le nombre de miles pour surclassement de premium vers business entre la Reunion et Paris???
http://www.flyingblue.com/long-haul-award/longhaul8.html
ci dessus le nouveau barème applicable à partir de juin
ça fait une business à 250% de miles au lieu de 200% et une premium eco à 200% au lieu de 150%...Je ne parle meme pas de la premiere!!!! Dans leur grande mansuétude, toujours 100% pour l'économique sans toucher au barème... (exemple pour la Réunion en premium, passage de 75 000 miles aller retour à 120000 miles soit ce qu'on paie en business en ce moment)
En gros je solde mes miles en business, d'ici la fin de l'année, vu que nous pouvons garder l'ancien bareme pour tout billet émis par telephone jusqu'à la fin de l'année!!
Marre de ces soit disant progres
Petite question subsidiaire pour qui serait me répondre, a combien devrait s'elever le nombre de miles pour surclassement de premium vers business entre la Reunion et Paris???
Bonjour à tous,
Il y a quelques temps je me suis inscrit au programme Flying Blue "classique", mais je me suis apperçu après que le programme frequence jeune etait plus avantageux, je decide donc de m'inscrire à celui ci sur le site AF, ou il demande de preciser si j'ai deja une carte Flying Blue, je remplis donc la case avec mon numero de carte, et la il m'annonce que j'ai deja un contrat avec flying Blue, ce qui empeche mon inscription.
Je trouve ça un peu bizare que sur la page d'inscription frequence jeune, il demande notre numero de carte flying blue, si ils savent pertinement que l'inscription ne pourra pas marcher.
Avez vous connus une situation pareil ?
Il y a quelques temps je me suis inscrit au programme Flying Blue "classique", mais je me suis apperçu après que le programme frequence jeune etait plus avantageux, je decide donc de m'inscrire à celui ci sur le site AF, ou il demande de preciser si j'ai deja une carte Flying Blue, je remplis donc la case avec mon numero de carte, et la il m'annonce que j'ai deja un contrat avec flying Blue, ce qui empeche mon inscription.
Je trouve ça un peu bizare que sur la page d'inscription frequence jeune, il demande notre numero de carte flying blue, si ils savent pertinement que l'inscription ne pourra pas marcher.
Avez vous connus une situation pareil ?
les langues semblent se délier autour des subventions diverses et variées perçues par la compagnie dans ses escales françaises sans (ou presque) de contrepartie à long terme
Le Courrier Picard (un journal de l'Oise, département ou se situe Beauvais) :
OISE Qui paye quoi pour Ryanair ?
http://www.courrier-picard.fr/...ye-quoi-pour-Ryanair
Le Courrier Picard (un journal de l'Oise, département ou se situe Beauvais) :
OISE Qui paye quoi pour Ryanair ?
http://www.courrier-picard.fr/...ye-quoi-pour-Ryanair
je voudrais avoir votre avis la dessus.
Contrairement à son marketing "Emirates (et les compagnies asiatiques) ne sont pas nos concurrents" Air France semble se sentir assez ménacé par les compagnies du Golf. Lire l'article ici: http://www.arabianbusiness.com/air-france-ceo-calls-for-eu-curbs-on-gulf-carriers-expansion-356004.html
Je suis furax contre Air France ! (et ne suis pas prêt d'acheter un billet chez eux !)
A moins d'être célibataire et de voyager hors périodes de congés scolaires, difficile de profiter des billets primes ! Ma femme, mes deux enfants et moi-même résidons pour l'instant en Guyane. Nous cumulons près de 400 000 miles, mais ne pouvons pas en profiter ! Voilà plusieurs années que nous essayons de nous échapper de Kourou à Noël ou à Paques, mais à chaque fois, on nous répond : "pas de possibilité de vol avec billets primes pour ces dates ... Sans doute parcequ'il s'agit de périodes de vacances scolaires ..."
Les offres alléchantes (30000 miles pour les USA à partir de la Guyane par exemple) = poudre aux yeux ... ?
A moins d'être célibataire et de voyager hors périodes de congés scolaires, difficile de profiter des billets primes ! Ma femme, mes deux enfants et moi-même résidons pour l'instant en Guyane. Nous cumulons près de 400 000 miles, mais ne pouvons pas en profiter ! Voilà plusieurs années que nous essayons de nous échapper de Kourou à Noël ou à Paques, mais à chaque fois, on nous répond : "pas de possibilité de vol avec billets primes pour ces dates ... Sans doute parcequ'il s'agit de périodes de vacances scolaires ..."
Les offres alléchantes (30000 miles pour les USA à partir de la Guyane par exemple) = poudre aux yeux ... ?
Que pensez vous d'Air France ?
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
bonjour à tous,
est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
slt à tous,
j'ai acheté un billet ory/nce en aller simple classe "E" Tarif -26ans.
d'habitude je n'ai aucun probleme pour m'enregistrer en ligne sur leur site.
mais là je n'arrive pas a le faire, au debut ça marche choix du vol, passager, ect.pis apres ça bloque avant le choix du sieges.
🙁
ça me fait chier car je voulais choisir ma place aujourd'hui avant mon depar demain matin.
y'a moyen de contacter AF? ou bien est un probleme du site? je me suis aussi dit que c'est a cause du tarif jeune etudiant, comme je dois montrer la carte etudiant à l'embarquement peut etre qu'au guichet aussi ?
merci pour vos infos
j'ai acheté un billet ory/nce en aller simple classe "E" Tarif -26ans.
d'habitude je n'ai aucun probleme pour m'enregistrer en ligne sur leur site.
mais là je n'arrive pas a le faire, au debut ça marche choix du vol, passager, ect.pis apres ça bloque avant le choix du sieges.
🙁
ça me fait chier car je voulais choisir ma place aujourd'hui avant mon depar demain matin.
y'a moyen de contacter AF? ou bien est un probleme du site? je me suis aussi dit que c'est a cause du tarif jeune etudiant, comme je dois montrer la carte etudiant à l'embarquement peut etre qu'au guichet aussi ?
merci pour vos infos
Bonjour,
je pars le 12/09/2011 à Montreal. Mon vol (AIR FRANCE) était initialement prévu avec l'A380 d'airbus (une de mes raisons d'avoir choisi AF). Mais... à ma grande suprise... ils ont changé l'appareil en B747-400.
Quelqu'un connait t'il la raison ?
Quelqu'un sait t'il également me dire si il y a l'IFE sur le B747-400 ?
Quelqu'un connait t'il la raison ?
Quelqu'un sait t'il également me dire si il y a l'IFE sur le B747-400 ?
Madagascar est dans la liste des pays bénéficiaires de ces avions nouvellement équipés. Tous les appareils de cette compagnie sur les vols de et vers Antananarivo sont désormais équipés de 3 cabines. Et cela depuis le 31 octobre dernier. Dans l’Airbus A340, la taille des cabines est comme suit : 224 sièges dans l’économique, 21 dans le Premium Voyageur et 30 dans la classe Affaires. Pour son lancement, la nouvelle offre a affiché complet tout comme le vol de nuit du 02 novembre. Normal puisqu’elle s’achète à partir de 2.143 USD TTC (Tanà-Paris, aller/retour), contre 2.800 USD H.T de la classe Affaires.
Par ailleurs, on annonce également la programmation de la desserte sur Antananarivo à 4 vols par semaine pendant l’hiver c’est-à-dire du 31 octobre 2010 au 26 mars 2011.
Bonjour, je lance ce sujet sur les vols intérieurs à la France, pour savoir ce que vous tous ici pensaient du transport aérien domestique en France, en terme de qualité, de tarifs, offres, choix des compagnies, que pensez-vous de la venue de Ryanair Easyjet??
A vous la parole!!😏🙂 bonne journée et à bientôt:
A vous la parole!!😏🙂 bonne journée et à bientôt:
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Paris, la Saleté
Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.
Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !
Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?
On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.
Paris, les hôtels
À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.
Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.
Les Restaurants
Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.
Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.
Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.
Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.
Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.
On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.
Le Vin
Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..
Les Gens
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.
Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !
Impressions finales
Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».
Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Bonjour ,
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
Attention, à partir d'octobre, les bagages enregistrés en soute sur la compagnie Easyjet seront payant !
6 euros aller retour par bagages enregistrés !
Une mesure que Ryanair avait deja pris il y a une année et demi .
Wizzair la lowcost hongroise à suivi, les bagages enregistrés seront payant aussi .
Wizzair la lowcost hongroise à suivi, les bagages enregistrés seront payant aussi .
Si vous êtes concerné par ce statut, vérifiez votre compte Flying Blue car depuis ce matin les années comme Frequence Plus Rouge ne sont plus prises en compte. Impossible à l'heure actuelle de savoir si c'est un bug ou si c'est un nouveau règlement .
Jour 1 (05/06) : Paris -> LA
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.

Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons
pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.
C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.


C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route
avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte
et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel
et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.


Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,
les Needles
et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.
Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…
TO BE CONTINUED....
Après un vol direct Paris -> L.A (merci fréquence plus) sans histoire, on se rend compte à quel point un vol direct fatigue moins qu’un vol avec une ou deux escales comme celui de juin 2007. Arrivés à L.A direction le parking de Dollar pour le choix de la voiture, primordial pour le voyage. Là j’ai le choix entre jeep liberty, grand Cherokee mais 2WD, et Toyota 4 runner qui ne semble pas équipé d’une boite courte et possède des marchepieds. J’hésite mais mon choix se porte sur la liberty qui possède pourtant un handicap de taille dont je ne me suis pas aperçu et que je vérifie pourtant à chaque fois : La roue de secours est une roue galette sur la version 2008, plate forme commune avec la Dodge Nitro oblige. Sans le savoir, cela nous handicapera plus tard…. Le temps de sortir de la ville, faire les courses au wal mart et nous voilà prêts le lendemain pour le big trip
Jour2 (06/06) : Los Angeles -> Las Vegas Après une nuit à 2m de l’autoroute (on avait l’impression que les camions roulaient dans la chambre), lever matinal comme toujours le premier jour et route vers Red Rock, premier site sur notre longue liste. Pour commencer soft ce sera la randonnée de Keystone Thrust. Il fait déjà très chaud mais il y pas mal de vent ce qui rend la température beaucoup plus supportable. La rando n’est pas géniale et on ne voit pas vraiment où est la fin avec d’ailleurs plusieurs passages casse gueule.

Après cette mise en jambe, pique nique à Willow Spring avant d’attaquer Calico hills où nous irons jusqu’à la sandstone Quarry.


Le paysage est sympa et les roches très rouges : le parc mérite bien son nom.

De retour sur la route, quelques stops permettent de faire de beaux panoramas en fin d’après midi


puis retour vers Vegas où on constate l’étendue de l’expansion immobilière de ces dernières années : problème, les quartiers sont à moitié inhabités. On a du mal à imaginer le raisonnement des promoteurs alors que la région de Vegas se prépare à des lendemains difficiles vu la pénurie programmée d’eau et le business en forte baisse depuis la crise des subprimes. Cette année, Vegas n’étant pas notre tasse de thé, nous fuirons le « new » strip pour préférer le vieux Las Vegas, celui des casinos kitch et des vieilles illuminations. Ce sera donc séance photo de nuit autour de Fremont street


et spectacle de lumière sur « we will rock you » de Queen

avant de rejoindre la clim salutaire de la chambre et une bonne nuit avant d’attaquer les choses sérieuses le lendemain
Jour3 (07/06) : Las Vegas -> Zion
Départ matinal comme toujours car j’ai prévu d’arriver vers midi au bout de la rando de middle fork of Taylor creek. Nous voici donc partis sur l’interstate 15 quand après environ 15 minutes, les deux voitures devant nous freinent brutalement apparemment sans raison : je pile à mon tour (comme toujours les freins des voitures américaines sont déplorables) mais je vois la voiture derrière qui nous fonce dessus avec les pneus qui crissent. Je donne donc un coup de volant pour aller sur la file de droite mais la voiture ne répond pas, lenteur de la boite auto oblige et au même moment un pick up arrive sur la droite et nos deux voitures se frottent. Arrêt au milieu de l’autoroute, je crains le pire pour la voiture mais en fait il n’y a que des dégâts de carrosserie avec les deux portes, une aile et le pare choc. Nous décidons de prendre la première sortie pour faire le constat avec le conducteur mexicain qui parle très mal Anglais. L’affaire semble réglée en 30 minutes mais un coup de fil à Dollar plus tard, il leur faut un n° d’incident fourni par la Police. Je me rends donc à la station service la plus proche pour appeler la Police, ce que nous aurions du faire dès le départ. Ils ne tardent pas à arriver et ils font également rappliquer les Mexicains pour rédiger le rapport de Police. Au final, 2 bonnes heures de perdues, plus de peur que de mal mais un voyage qui ne débute pas très bien. Finalement on n’arrive dans Kolob Canyons que vers 12h30 pour pique niquer au bout de la route où le panorama est somptueux.


Tant pis, nous n’aurons pas de conditions optimales de lumière pour Middle Fork of Taylor Creek et je tire un trait sur Kanara creek que j’avais prévu en fin d’AM. La rando est sympa, nous voyons nos trois premiers serpents (autant que la moyenne d’un voyage entier…) et la double alcôve finale est impressionnante même s’il l’heure tardive ne procure pas le spectacle escompté.

Après cet en cas avant les deux gros morceaux des jours suivants, le Subway et la West Rim trail, route vers la maison de Steeve qui nous accueille à Hurricane pour 3 jours après nous avoir pris en stop l’année dernière alors que nous cherchions à rallier le trailhead de East Rim Trail. Au cas où, je lui avais pris un permis pour le Subway et il est ravi de faire avec nous cette rando qu’il n’a jamais effectuée. Après un coup de fil pour confirmer le survol de Zion le lendemain et un excellent repas arrosé d’une bonne bouteille de Ruinart, de vin Californien dont steeve est un grand amateur, il est temps de reprendre quelques forces avant la longue journée qui nous attend le lendemain
Jour4 (08/06) : Zion Lever 6h. Le ciel est bien dégagé et le vent de la nuit est tombé. Ce sont donc des conditions idéales pour effectuer un vol. Nous arrivons peu avant 7h à l’aéroport de Saint George et rencontrons notre pilote du jour qui nous montre le plan de vol et c’est parti, direction Kolob Canyons

pour revenir ensuite par Snow Canyon.

Je suis toutefois resté un peu sur ma faim car nous n'avons pas survolé le canyon principal de Zion (question d'autorisation ?). J'aime bien en effet reconnaître vu d'en haut les endroits visités sur le plancher des vaches et là je n'ai rien reconnu à part Snow Canyon. Mis à part ce détail, les vues sont tout de même impressionnantes et bonne surprise finale, le tarif est deux fois moins élevé que prévu car il facture au temps quelque soit le nombre de personnes à bord (max 3). 140 photos plus tard, retour à Hurricane pour prendre steeve et partir pour Left Fork of North creek. Nous sommes au trailhead vers 9h30 et c’est le départ vers cet endroit magique qu’est le Subway. Après environ 1 mile sur le plat, une descente très raide (c'est casse patte au retour) permet d'accéder assez rapidement au fond du Canyon. A partir de là, il n'y a pas vraiment de chemin et on alterne entre sentier et marche dans l'eau. Pour ne pas perdre trop de temps, je décide rapidement de marcher dans l’eau ce que ne font pas Lysiane et Steeve qui s’y résigneront peu de temps après moi. Qui plus est la marche dans l’eau est très fun (faire attention aux serpents d'eau, aperçus à 2 reprises...). Le chemin n'est pas de tout repos, cassant, parfois un peu acrobatique et autant dire que la progression est plutôt lente. Après 3H, nous arrivons aux premières terrasses et Cascades où je me vautre en grimpant sur une terrasse en train de filmer.

C’est en effet très glissant et il faudra faire attention en descendant. 3H45 après le départ, arrivée au subway.

Nous n’explorerons que la partie basse faute de corde pour monter. Un américain a même tenté de m’en vendre une : business is business. L’endroit mérite bien son nom avec sa forme de tunnel et ses piscines naturelles

mais il est encore trop tôt pour la photo car une langue de soleil éclaire celui ci et empêche d’avoir un angle large sans sur exposition. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre que le soleil se cache derrière les falaises. Après deux heures sur place, il reste toujours un poil de soleil. Tant pis, il faut partir mais ce sera une bonne raison pour revenir. Le soleil est maintenant plus bas et c’est la séance photo sur les terrasses et cascades dans le premier mile. Le retour sera plus rapide que l’aller mais la montée finale est un vrai casse patte. En tout cas, j’ai eu les pieds au frais toute la journée mais Steeve et Lysiane ont les pieds dans un sale état après avoir marché avec des sandales quasiment toute la journée. Cela promet pour la west rim trail le lendemain que steeve fera avec nous après l’avoir convaincu de l’intérêt de cette rando
Jour5 (09/06) : Zion
Réveil matinal une fois de plus autour de 6h30 car la journée qui s’annonce va être longue. Après l'impression négative que nous avait laissée l'East Rim trail en 2007, je me demandais si nous allions tenter la West Rim Trail en 2008. Comme il faut toujours laisser sa chance au produit et que nous logons en 2008 chez notre ami Steeve (le conducteur qui nous avait pris en stop sur la route en 2007 pour nous emmener au trailhead de la East Rim Trail), nous avons saisi cette opportunité de disposer de 2 véhicules pour tenter l'expérience. Route donc vers le visitor center du canyon de Zion avec les 2 voitures puis ensuite avec notre voiture vers la Kolob terrace road. Après 23 miles dont les 2 derniers de piste, départ à 9h40 du trailhead et heureuse surprise, il fait frais, moins de 20°. Il est vrai qu’on est à 2250m. Démarrage sur un bon rythme puisque les 10 premiers kilomètres seront avalés en 2H car sans grand intérêt. Après la première montée de la randonnée, les quelques kilomètres avant la descente vers le Canyon de Zion sont un régal pour les yeux et j’enfile les panoramiques comme des perles.



C’est au-delà de nos espérances avec des points de vue tous plus beaux les uns que les autres. C’est l’endroit idéal pour le pique nique au bord de la rim. Après la pause, on entame la première descente de 500m de dénivelé et c’est la première fois que je ressens une douleur sous le pied gauche. J’ignore si c’est l’échauffement ou une boule nerf, toujours est il que c’est très douloureux et m’oblige à m’arrêter pour refroidir le pied avec un freezpack, ce qui calme la douleur pendant 2 ou 3km. Nouvelle montée un peu casse patte à ce moment déjà avancé de la randonnée avant de redescendre ensuite vers Scout Lookout


et la partie Finale de Angel's Landing que je ne ferai pas comme en 2007 car mon pied me fait vivre un calvaire. Et dire qu’il reste encore 3.5km… je serre les dents et ne pense qu’à la Virgin river en bas où je vais tremper mes pieds et détendre les nerfs. En plus des pieds, les genoux commencent à être douloureux et je regrette de ne pas avoir pris de bâtons de marche pour la descente. La rivière est enfin en vue, j’y cours presque et me jète dans l’eau. Un bonheur n’arrivant jamais seul, les deer flies m’attendaient patiemment et me dévorent les jambes le temps que je remette le bas de pantalon. L’eau glaciale fait un bien fou après ces 24km et environ 6h30. On est tous un peu fatigués mais en arrivant au visitor center, Steeve dégaine l’arme fatale : deux Corona bien fraîches dans sa glacière…. Reste enfin l’aspect pénible, retourner chercher la voiture au trailhead et faire le chemin inverse soit quasiment 2h de route

avant d’aller dans un très bon restaurant à Saint George avec Jennifer, la nouvelle girlfriend de Steeve. Au moment de me lever pour payer, je me rends compte de l’état de mes genoux car ils sont quasiment bloqués…
Jour6 (10/06) : Hurricane -> Moab
Quelques centilitres de voltarène et une bonne nuit plus tard, je me refais une demi-santé car le genou restera douloureux pendant tout le voyage tandis que Lysiane doit faire maintenant sécher les blessures de ses pieds héritées du Subway et amplifiées dans la west rim. Ce sera donc repos pour elle ce matin et la journée de voiture tombe donc à pic pour elle car pour un début, enchaîner le Subway et la west rim pouvait sembler un peu ambitieux. C’est donc seul que je ferais ce matin Kanara creek. A la sortie de la ville, j’ignore jusqu’où on peu aller en voiture sur la piste un peu rugueuse. Je m’arrête à un premier gué mais un coup d’œil sur le GPS me montre qu’on peu aller plus loin. Je traverse donc le gué et continue sur quelques centaines de mètres avant de garer la voiture. Je sors le transat pliable de Lysiane qui se reposera un peu et je pars vers les Narrows de Kanarra creek non sans avoir mis le bas de pantalon car les deer flies sont encore de la partie. La végétation est dense et parfois on se demande où est le chemin. Je prends l’option de marcher dans l’eau lorsque je ne trouve pas le chemin et au bout d’environ 45minutes, en comptant les poses photos, j’arrive dans les Narrows
et la première double cascade.

J’ai de la chance car vu qu’il est tôt, il y a une belle lumière réfléchie sur la falaise qui ajoute une touche de beauté supplémentaire. Je commence à monter sur le tronc d’arbre jusqu’en haut en m’aidant de la corde accrochée au mur. C’est très glissant et je me dis qu’étant seul dans le canyon et ne voulant pas hypothéquer le reste du voyage en me blessant, je fais finalement demi-tour en me disant qu’on y reviendra en toute fin de voyage et avec Lysiane cette fois ci. Route donc vers Moab en cette journée avec un vent très violent annoncé pour les prochains jours sur tout l’Utah, cela tombe plutôt bien pour une journée de route mais cela promet pour le lendemain où j'ai prévu un vol sur Canyonlands et le San Rafael swell. Arrivés vers 17h à l’aéroport de Canyonlands, je vois qu’ils n’ont pas suspendu les vols mais en voyant les mouvements des avions en vol, j’imagine l’état de l’estomac des passagers….Renseignements pris, au guichet de Redtail aviation, je préfère décaler le vol après notre retour de notre trip dans The Maze. Nous prenons nos quartiers pour la semaine chez Dave et Kay qui sont dans le Missouri. Il fait une chaleur d’enfer malgré le vent violent. Direction le city market pour le ravitaillement avant de finir la journée à Delicate Arch. Arrivés sur le parking, je ne trouve pas mes chaussettes et pour cause, Lysiane les a toutes sorties à notre arrivée à Moab. Je tente donc la rando pied nus dans les chaussures de rando mais je les remplace bien vite par les sandales bien plus confortables. Le vent redouble de violence dans ce relief à découvert et arrivé à Delicate arch

on a du mal à rester debout tellement les bourrasques sont violentes. En retirant mon sac, je dois l’aggriper à deux mains pour ne pas qu’il s’envole. J’abandonne donc l’idée de descendre au fond et de monter en face, ce sera pour une prochaine fois. Le vent gâche vraiment notre plaisir et après 10 minutes, retour vers le trailhead. Retour à Moab pour un bon repas à la maison après un dernier arrêt à Park avenue

Jour 7 (11/06) : Island in the Sky et Arches
Grand ciel bleu en ce début de journée qui avait pourtant été annoncé nuageux. Tant mieux, je verrai peut être enfin double o arch sous le soleil après trois visites sous le ciel gris. Ce sera pour l’après midi car en cette matinée, je choisis d’aller à Aztec Butte dans Island in The sky que Lysiane ne connaît pas. Surprise, il fait frais et la température est idéale dans Canyonlands où c’est souvent le caniard en été (mais nous ne sommes qu’en fin de printemps…). La rando est sympa avec un beau panorama au sommet de la butte

et les granaries en contrebas même si ceux ci ont perdu de leur charme après une reconstruction hasardeuse. Après cette petite incursion dans Canyonlands, route vers Arches pour le pique nique du côté de Balanced Rock avant notre rando dans Devil’s garden pour Double O arch,

Partition arch

et Navajo arch. Enfin, je découvre Double O arch, une de mes arches préférées, sous le soleil et c’est grandiose. 2H30 plus tard, route vers les Klondike bluffs que nous ne connaissons pas. La piste est moins difficile que prévu et faisable, en tout cas le jour de notre visite, par une berline standard. Nous sommes en fin de journée et c’est le départ pour la dernière rando de la journée. Après une petite montée, le paysage s’ouvre avec les marching men au fond.


Une petite dune de sable à gravir et nous voici à parallel

et Tower Arch massive et originale mais pas si facile à photographier.


Après avoir flâné un peu, retour par le même chemin avec des teintes plus chaudes de fin d’après midi. Dernier stop à Park avenue pour une journée bien remplie qui se conclura dans notre resto favori, la Moab Brewery et ses bières maisons.
Jour 8 (12/06) : The Maze Une fois n’est pas coutume, lever très matinal puisque nous devons être chez Tag A long à 6H30. Je vérifie si je n’ai rien oublié car ce n’est pas au fin fond de the Maze que je ferai demi-tour. On se demande bien pourquoi ils nous demandent d’être présents à 6h30 puisque au final, on ne partira que vers 8H30 avec le 4*4 hyper chargé et à 6 dans la voiture avec nos compagnons d’aventures, un couple de Hollandais, une allemande vivant à San Francisco et notre guide Dave dans le pur style Tag a long ; c’est à dire babacool. Dernier arrêt à Green river où nos compagnons s’empressent de faire les réserves de bière après avoir vu à Moab que je j’avais prévu des réserves (mais de la vraie à 6° et pas à 3.2°…). Après la première partie de la piste sans difficulté qui mène à Hans Flat ranger station, et environ 12 miles de piste plus ou moins rugueuse c’est le début de la descente sur le flint trail et là ce n’est plus du tout la même histoire,

la piste étant très rugueuse avec de nombreux frottements et une conduite souvent au millimètre. Je préfère pour ma part avancer à pied devant la voiture puisque de toute façon, on va plus vite à pied…. 3 miles plus tard, nous voici au départ de la rando des Golden stairs mais avant d’y aller pause pique nique. Nous entamons ensuite la descente vers le fond du canyon sur un semblant de chemin très peu stabilisé et glissant : mieux vaut bien regarder où on met les pieds.


Pendant ce temps là Dave, descend en voiture les 16 miles de piste en passant par Teapot rock que je lui demande de photographier en route avec mon deuxième appareil photo. Il n’a pas du bien comprendre ce que je lui avais demandé car au final il photographiera la voiture…

Nous arrivons en bas environ 20 minutes avant lui qui a besoin de 2 bonnes heures pour parcourir la piste par le sud. C’est reparti pour les 8 derniers miles de piste et là c’est une succession de Gros dômes de slickrock à franchir, ça secoue dans tous les sens et après 1 heure, nous voici enfin à Land of Standing Rock,

lieu de notre première nuit de Camping. Le panorama est top niveau entre les Chocolate drops au fond,

les monolithes au premier plan et les needles qui peuplent le canyon. C’est pas le tout, mais il faut monter la tente et ce n’est pas facile car le sol est constitué de roche dure donc pour planter la tente, c’est pas une partie de plaisir. Je tape comme un sourd sur les sardines avec des rochers (pas de maillet) et arrive à peu près à mes fins. Pendant ce temps, Dave installe les toilettes chimiques (obligatoires dans The Maze)

devant un panorama d’enfer (on se battrait presque pour aller aux toilettes…)

et prépare un bon repas chaud de pâtes farcies à la riccota et champignons. Déguster un bon plat chaud et une bière devant le coucher de soleil est magique.

Une petite marche digestive autour de Chimney Rock et il est temps de faire sa toilette (vive les gants du vieux campeur et les lingettes intimes) et de se glisser dans la tente pour cette première nuit dans le wilderness
Jour9 (13/06): The Maze
La nuit n’a pas été de tout repos à cause d’un vent assez fort et je n’ai donc pas de difficulté à me lever vers 5h20 pour aller à pied à l’autre camping de Land of Standing rock pour apprécier le lever de soleil pendant que cette bande de fainéants dorment comme des loirs.

Il fait très frais mais je tombe vite le polaire et le gore tex car je marche à un bon rythme et j’ai vite fait de m’échauffer. A l’arrivée, le spectacle est à la hauteur des attentes,


les autres ne savent pas ce qu’ils manquent… De retour au camp, ils ne sont toujours pas levés sauf Dave qui prépare un petit dej pantagruélique. Il nous faudra bien cela pour affronter la rando de Harvest Scene. Une fois le matériel remballé (le côté chiant du camping), nous entamons la première grande rando dans The Maze pour se rendre à Harvest scene, un beau panel de petroglyphs. Très vite, nous voyons que Dave marche trop vite et que les autres suivent comme des bœufs. Je n’aime pas ce rythme car j’aime bien m’arrêter pour prendre des photos et profiter des endroits alors que là on a l’impression qu’on fait une course. Après la descente raide dans le canyon, c’est de la marche dans le sable

jusqu’au panel qui est magnifique.

Finalement heureusement que Dave à marché vite car 5 minutes plus tard le panel est en plein soleil….Nous faisons la pause pique nique au pied de la falaise à l’ombre et là déception, quasiment rien à manger : soit il a tout oublier, soit il nous met tous au régime ce qui est un peu fort vu le prix à payer (heureusement il se rattrapera le lendemain). Après la pause, on continue notre route et il marche toujours aussi vite. Ils feront comme ils l’entendent, nous nous marchons à notre rythme en prenant le temps qu’il faut pour apprécier. 5 minutes après être repartis, Lysiane s’aperçoit qu’elle a oublié son sac sous l’alcôve. Heureusement qu’elle ne s’en ait pas aperçu au bout de 2 heures…. Les deer flies sont de retour et nous les chassons en agitant des feuilles derrière nos jambes. Nous voici au pied de la montée : Dave nous annonce 45 minutes de montée mais vu le rythme qu’il imprime dans celle ci, je me dis qu’on va vite être en haut et cela ne loupe pas : En 20 minutes nous sommes sortis du Canyon et 10 minutes après, nous voici à la voiture. Au total, environ 5 à 6 heures de rando et 9 miles sous le caniard qui à refait son apparition. Route vers Dollhouse qui sera notre camp de base pour les 2 prochaines nuits. L’endroit est grandiose et à l’abri du vent.

Avec l’habitude, la tente est cette fois vite montée et nous profitons de cette fin d’après midi pour aller aux autres campings et apprécier les vues sur les needles et le Colorado en contrebas. Dave à sorti les chips mexicaines et la sauce piquante : 2 bières par-dessus et c’est le top. S’ensuit un repas succulent avec saumon en papillote au trois riz et gâteau aux cerises en dessert. Pas de risque d’hypoglycémie ce soir et nous nous endormons sous ce beau ciel remplis d’étoiles.
Jour 10 (14/06): The Maze
Cette fois ci la nuit a été très calme et j’ai même eu la flemme pour être debout au lever de soleil mais ce n’est que partie remise. Après un nouveau petit dej copieux à base d’omelette bacon, champignons, toilette du matin dans notre salle de bain de quelques km2 avec vue sur le Colorado et les Needles…. On se met ensuite en route pour notre rando du jour, Colorado et Green river Overlook. J’ai fait valoir mes arguments la veille pour imposer cette randonnée et espère ne pas être déçu car j'ai plusieurs livres qui donnent un rating assez faible. Le paysage va vite me rassurer car après Beehive arch, une grosse partie de la rando se déroule dans un paysage style Needles,


ce qui est logique car cette partie du parc est située en face, de l’autre côté du Colorado. Dave marche toujours aussi vite (il ne prend pas de photo lui) mais qu’à cela ne tienne, nous les laissons partir devant pour mieux profiter de l’endroit. Heureusement, Goose, le Hollandais fait un peu de photos (souvent à contre jour, je me demande bien pourquoi…) et se retrouve aussi souvent à la traîne. Sa femme nous avouera que le rythme est trop élevé pour elle mais il n’empêche qu’ils ne lui ont pas fait remarquer contrairement à nous. Nous arrivons après environ 2h30 au point de vue sur le Colorado qui est vertigineux.


Peu après c’est à la green river de se dévoiler avec un gooseneck de toute beauté.

Ce sera le lieu du pique nique. Dave s’est rattrapé avec des tacos au thon et aux fruits frais. Nous en profitons pour faire une petite sieste à l’ombre (38°c) et corps en contact avec la pierre pour abaisser la température du corps. Cela fait beaucoup de bien mais finalement au moment de repartir, la chaleur me tombe dessus et je souffre un peu dans les premiers kilomètres et ce d’autant plus que les nerfs sous le pied me font à nouveau souffrir. Lysiane souffre aussi de la chaleur car c’est l’heure la pire pour randonner et la fin de la rando dans le sable est un peu un calvaire. 6H30 après le départ et 10 miles, retour au camp de base à l’ombre des needles pour un repos bien mérité. Les autres iront vers Bear Panel qu’ils ne trouveront jamais tandis que nous préférons nous reposer dans ce calme olympien. Nouvel apéro bien arrosé : les Hollandais enchaînent Bière sur bière sans compter le soda. J’en reste pour ma part à deux après que Cris, L’allemande, m’ai donné un peu de son stock… Nouveau repas succulent avec Poulet au citron et aux herbes avec des pâtes et gâteau à la cerise. Le ventre plein, une petite balade au sunset s’impose avec le trépied pour faire de jolies photos de Dollhouse.




Nouvelle nuit très étoilée et nous nous endormons avec des images plein la tête
Jour 11 (15/06): The Maze Cette fois ci, pas de problème pour me lever, sans réveil comme d’habitude, pour le lever de soleil vers 6H.

Une fois de plus, personne ne me suit et ils ronflent tous dans les tentes. Il me suffit de faire quelques centaines de mètres pour aller au camping n°2 pour apprécier le spectacle.

De retour au camp, Dave est le seul debout pour préparer cette fois ci un continental breakfast avec toast, fruits frais et tout le toutim. C’est de nouveau très copieux et c’est le ventre plein que nous prenons la direction de Granary Hike. Ces Granaries bien préservés (il faut dire qu’ils ne voient pas souvent de visiteurs) valent le détour.
Avant d’entamer la descente vers Spanish Bottom, détour vers la Surprise valley avec un point de vue remarquable.

Si j’avais su, j’y serais venu en fin d’après midi la veille car le matin on a le soleil en pleine face. C’est ensuite la descente pentue vers Spanish bottom. De nouveau c’est la galère avec mes deux genoux -> pour les prochains jours, ce sera bâtons obligatoires pour soulager les articulations. Ne pouvant descendre rapidement, je laisse les autres partir devant.

Arrivés au fond, Dave propose d’aller jusqu’aux premiers rapides de Brown Betty. Bonne idée pour prendre un bon bain de pied et se rafraîchir après ces 3 jours de forte chaleur. S’asperger d’eau fraîche fait un bien fou. C’est ensuite le pique nique en attendant le Jet Boat qui doit nous ramener au bout de la Potash Road. Un peu de glande sur le bateau ne fait pas de mal. Nous filons sur le Colorado avec les falaises de chaque côté qui se reflètent dans le fleuve

et au bout de 2h de bonheur, nous voici arrivés après un dernier virage à 180° pris à fond qui aspergera tous les passagers arrière. Les gars de Tag a long sont très joueurs….Je donne l’adresse de mon site à nos compagnons et nous nous quittons à Moab après ces 4 jours fantastiques qui ont été au-delà de mes espérances. Reste une dernière chose que l’on attend depuis 4 jours : la douche qui est un pur bonheur mais finalement nous avons craint beaucoup pour l’hygiène alors qu’en fait notre gallon d’eau pour la toilette, les gants imprégnés du vieux campeur (corps et pieds) ainsi que les lingettes nous ont permis d’avoir une hygiène tout à fait correcte. Nous n’avons même pas utilisé le shampoing sec que j’avais acheté en France….Un petit coup de fil à notre pilote du lendemain pour confirmer notre vol et fin de journée à la Moab Brewery avant une nuit dans un vrai lit qui à vrai dire ne nous à pas tant manqué que cela, surtout Lysiane qui avait en camping un matelas gonflable de 1m de large et 15cm d’épaisseur….
Jour 12 (16/06): Moab
Pas de grasse matinée aujourd’hui car il faut être à 7h à l’aéroport de Canyonlands pour un survol de Canyonlands et de la région du San Rafael Swell notamment le Waterpocket Fold que je rêve de survoler depuis quelques années. Le temps est très calme, le ciel dégagé, bref conditions idéales pour un vol. Le pilote est très sympa et fait d’ailleurs pas mal de vols avec Tom Till, mon photographe préféré qui est basé à Moab.

Après Labyrinth Canyon,

survol de Horse Shoe canyon, Robbers Roost, Henry Mountains et arrivés à Capitol reef au début du Waterpocket fold. Je me régale car ce phénomène géologique vu d’avion est visuellement incroyable.


Nous longeons celui ci pendant un bon moment jusqu’à Bullfrog ou nous remontons ensuite le Lac Powell jusqu’à Hite

pour suivre ensuite le Colorado dans Glen Canyon et Canyonlands avec Confluence Overlook,

The Loop,

les Needles

et Chesler Park,

Angel Arch,

Monument Basin,

Dead Horse point
etc….250 photos plus tard, c’est sans conteste un des plus beau vol qu’on ait effectué. Après ce début de journée flamboyant, retour sur terre pour un rythme de journée assez cool. Vu la chaleur qui règne à Moab, direction Mill creek pour se rafraîchir et pique niquer.
Je crois n’avoir jamais autant pris de plaisir à plonger la tête dans l’eau sous cette chaleur écrasante. La saison chaude est bien là et le mois de mai semble très loin. Je laisse Lysiane se reposer un peu et part explorer un peu en aval de la deuxième cascade mais c’est sans grand intérêt. Après 2h passées sur place, retour à la maison pour un peu de lessive avant de repartir pour les Fisher towers en fin de journée. Je tire sur la corde car Lysiane aurait bien aimé se reposer un peu plus et n’appréciera que moyennement les efforts à consentir pour aller au bout de la rando des Fisher Towers, sous un temps couvert qui plus est.

Je pense que le soleil ne se montrera plus aujourd’hui et c’est devant ces falaises majestueuses mais à l’ombre que nous dégustons un cocktail de crevettes avec un verre de vin pour Lysiane et une bière pour moi. Cependant, durant un bref instant, le soleil refait son apparition pour nous gratifier d'un superbe effet

Sur la route vers Moab, le soleil arrive tout de même à percer et donne un panorama de tout premier plan.
Une décision s’impose : vu la chaleur qui s’est installée, je décide d’écourter d’une journée le séjour à Moab et de faire une croix sur la rando de Murphy Hogback et de passer une journée de plus dans le Colorado. Soirée rangement donc et repas à la maison avec Lasagnes et une bonne glace.Jour 13 (17/06): Moab -> Fruita
je ne pouvais pas quitter Moab sans aller vivre un lever de soleil dans Arches. Lever matinal une fois de plus pour être sur place vers 6h. Je laisse Lysiane dormir et prend donc la route dans la fraîcheur du matin vers la section des Windows. Après quelques photos en route,

c’est le bonheur pour les yeux avec le soleil qui éclaire petit à petit les windows et Turret arch.



Après le petit dej, nous quittons la maison de Dave et Kay où nous avions nos quartiers depuis plus d’une semaine. Route vers Colorado National Monument où nous avons prévu de passer la journée. Arrivée en fin de matinée, il fait un poil moins chaud qu’à Moab et avant d’entamer les choses sérieuses, pique nique près du camping. C’est loin d’être l’heure idéale pour faire de la rando car il est 13h mais on n’a pas le choix. On commence donc par Coke Ovens trail et un joli panorama en fin de trail.


On parcourt ensuite la route qui traverse le parc vers le sud et Devil’s kitchen, point de départ de notre deuxième rando du jour. Elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable et ne donnera que de la photo documentaire comme on le dit parfois avec Philippe. Demi-tour pour aller au trailhead de Monument canyon. En route, arrêt à Red canyon overlook, fallen rock

et Artist point.

Le trailhead de Monument canyon est le même que celui de Coke ovens et au bout de quelques dizaines de mètres, on descend rapidement dans le Canyon. A un moment, je perds l’équilibre sur une pierre et bascule vers le ravin. Heureusement, les arbres m’empêchent de tomber. Durant la descente, on peut mesurer l’immense travail de John Otto qui a construit à lui tout seul toutes les randonnées du parc. Nous arrivons près d’une alcôve et là surprise divine, une cinquantaine de Bighorns se reposent à l’ombre. C’est un spectacle magique car il est rare de voir des animaux sauvages en si grand nombre.

Nous nous approchons doucement d’eux sans les effrayer.

Certains ont peur, d’autres pas et nous nous éloignons petit à petit non sans avoir pris de nombreuses photos et filmer ce moment rare. Nous ne ferons pas les 12 miles A/R mais uniquement 6 dans ce très beau canyon que l’on a pour nous tout seuls en cette fin d’après midi.


Pour terminer la journée, ce sera les points de vue de Grand View, Independance monument
Fruita Canyon et Balanced rock. Nous n’en attendions pas tant de Colorado NM qui nous a beaucoup plu. Reste à trouver une chambre car je n’ai rien réservé puisque nous sommes à Fruita avec un jour d’avance. Et là surpise, pas une chambre de libre ou alors à des tarifs prohibitifs. Route donc vers Grand Junction où après 5 tentatives infructueuses, nous trouvons enfin une chambre à 85$. J’ignorais que Grand Junction était un haut lieu du tourisme…TO BE CONTINUED....
🙂 Salut,
Je devrai me renndre en nouvelle caledonie, l annee prochaine pour rendre visite a mes parents qui sont sur l ile de Mare, je ne sais pas encore quand m y rendre aimerai savoir en fait quelle est la meilleur saison pour s y rendre. de plus, si qqu connait les tarifs et les compagnies pour s y rendre, et les bons plans pour ne pas payer trop cher ( compagnies et dates avantageuses), je suis preneur.
Merci a tous
Je devrai me renndre en nouvelle caledonie, l annee prochaine pour rendre visite a mes parents qui sont sur l ile de Mare, je ne sais pas encore quand m y rendre aimerai savoir en fait quelle est la meilleur saison pour s y rendre. de plus, si qqu connait les tarifs et les compagnies pour s y rendre, et les bons plans pour ne pas payer trop cher ( compagnies et dates avantageuses), je suis preneur.
Merci a tous
Bonjour,
je viens de découvrir ce site qui m'apporté plein de reponses a mes questions.
j'ai vu que je pouvais faire confiance a autoescape et holidayautos. cependant, je ne trouve pas d'avis concernant holidayautos. est ce fiable?
enfin, je voudrai egalement savoir si les gens aux etats unis, notamment en californie (san diego, LA, Sf et sacramento) et au nevada (las vegas, grand canyon, death valley) savent bien se conduire pour eviter de soucrire un rachat de franchise? avez vous eu des problemes a ce niveau.
Merci
A+
je viens de découvrir ce site qui m'apporté plein de reponses a mes questions.
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Merci
A+
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage...
J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?)
J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
L’envie de voir le soleil de minuit, de traverser des fjords, de découvrir des églises en bois debout, de retrouver un climat et des paysages rudes … voila quelques raisons qui ont motivé notre voyage en Norvège.
Que les puristes me pardonnent, je n’ai pas eu le courage d’aller chercher les caractères norvégiens pour écrire ce texte …
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Aucune réservation effectuée pour ce périple (ni camping, ni ferry). J’ai indiqué les routes empruntées quand elles sont remarquables. Le problème … elles le sont toutes !! Je les ai toutes notées Rvxx (sûrement abusivement) quand ce n’était pas des routes européennes Exx … Avec une carte, je suis sûre que vous vous y retrouverez …
Sam 23 Juin 2007 – Vol Air France Paris/Oslo – Arrivée vers 15h – Récupération de la voiture chez Hertz – 180 km - Nuit à Lillehammer (hôtel Molla*) Dim – Stk** Ringebu - Route vers Roros via Rv27 (Est du PN de Rondane) – Olavsgruva – 300 km – Nuit près de Roros (Roste Camping*) Lun – Roros – Route vers les Lofoten (via Rv17 – Rv769) – 475 km - Nuit à Foldereid (camping) Mar– Mauvais temps : on trace ! Route vers les Lofoten (Rv17 + ferries) – Ferry de Bodo à Moskenes à 00h45 – 490 km – Nuit et soleil de minuit à bord du ferry Mer– Lofoten – 200 km - Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Jeu– Lofoten – 100 km – Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Ven– Lofoten – Ferry de Svolvaer à Skutvik - Redescente vers le Sud via la E06 – Passage du Cerlce Polaire – 500 km - Nuit à Elvmothei (Camping) Sam– Mosjoen : quartier Sjogata – Laksfossen (sans intérêt) – Bolarein – 500 km - Nuit à Asen (Gullberget Camping) Dim– Eglise de Stordjal – Trondheim - Kristiansund – 280 km - Nuit à Kristiansund (Byskogen Camping) Lun– Stk. Kvernes - Route de l’Atlantique (Rv64) – Echelle des Trolls (Rv63) – 330 km - Nuit à Eidsdal (hytte privée*) Mar– Route des Aigles (Rv63) – Croisière sur le Geirangerfjord – Dalsnibba (Rv63) – Gamle Strynefjellsvegen (Rv258) – Stk. Lom – 180 km - Nuit à Lom (hytte privée*) Mer– Route Rv55 – Stk. Urnes – Stk. Kaupanger – SognFolkmuseum – 420 km - Nuit à Bergen (chambre chez l’habitant*) Jeu– Bergen - 50 km - Nuit à Bergen (Lone Camping) Ven – Steindalsfossen sur la Rv7 – Rv13 vers le Nord – Aller/retour à la Stk. Vik-Hopperstad sur la superbe Rv13 – Retour sur la E16 – 340 km – Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Sam – Flamsbana – Retour Myrdal/Flam à pied (21km-5h) – Stk. Undredal – 60 km - Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Dim – Ferry Gudvangen/Laerdal : traversée du Naerofjord – Laerdal : vieux quartier – Stk. Borgund – Rv52 - Stk. Torpo sur la Rv7 – 140 km - Nuit à Torpo (hytte privée*) Lun – Rv7 (Ouest) : plateau Hardangervidda – Veringfossen – Rv13 (Sud) et ses vergers – Stk. Roldal sur la E134 – Stk. Eidsborg – 420 km - Nuit à Vinje (Mjonoy Camping*) Mar– Stk. Heddal sur la E134 – Vallée du Numedal : Rv40 (Nord) - Stk. Flesberg – Stk. Rollag – Stk. Nore – Stk. Uvdal – 275 km - Nuit à Uvdal (Roisland Hytteuleie og Camping) Mer– Rv40 Nord – Rv7 Est – Rv51 – Valdres : boucle Rv51 Nord puis E16 Sud – Stk. Hegge – Stk. Hore – Stk. Lomen – Stk. Reinli (sur la E16) - 320 km - Nuit à Fagernes (Fossen Camping) Jeu– Stk. Hedal sur la E16 – Oslo via la 35 et la 4 – 330 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Ven– Oslo – 160 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Sam 14 Juillet– Vol Air France Oslo/Paris – Départ à 15h45 * Hébergement décrit plus bas. ** Stk. = stavkirke = église en bois debout
L’ITINERAIRE :
Pour la Norvège, ça mérite un paragraphe spécifique. En effet, autant dans d’autres pays, on va recroiser les mêmes voyageurs tout au long du périple, autant ici, il y a autant d’itinéraires que de touristes ! Nos choix structurants ont été : ni le Grand Sud ni le Grand Nord. Et, pour une fois, sillonner, plutôt qu’approfondir une région. On a vraiment tricoté …
Ne vous fiez pas à notre itinéraire pour bâtir le vôtre. A partir du parcours prévisionnel, il s’est construit sur place, largement modifié en raison du mauvais temps, de la logistique (trouver un chouette camping) ou au contraire de ferries qui se sont enchaînés bien mieux que prévu … Au départ, nous n’avions pas prévu de rouler autant … Un très mauvais temps (le pire : pluie, brouillard épais, froid et vent) nous a surpris lors de notre montée aux Lofoten par la magnifique route côtière (Rv17) qui passe par de très nombreux ferries. Ca nous a incités à ne pas nous attarder et à poursuivre notre chemin. D’autant plus que les ferries s’enchaînent comme une onde verte en ville. Au final, nous avons fait la montée en 2 jours, alors qu’on en avait prévu 4. Croyez bien qu’on aurait largement préféré la faire en 4 jours comme prévu, preuve d’un temps plus clément 😕 ! 1 journée de moins que prévu aux Lofoten, la pluie (encore elle !) ne nous permettant pas de faire les randos prévues (du moins on n’en a pas eu envie car, après tout, on peut toujours). Et puis également, la descente vers Bergen, où nous n’avons trouvé aucun camping sur l’affreuse E39 où les tunnels se succèdent, nous a fait arriver à Bergen 1 jour plus tôt … Bref, 4 jours de rab (sur 21, c’est beaucoup) que nous avons utilisés pour la croisière sur le Geirangerfjord et pour aller dénicher d’autres églises en bois debout dans la superbe vallée du Numedal et dans le Valdres. 4 jours qui ont donc été bien utilisés, ce fut merveilleux, mais bien des km en plus …. Au total, plus de 6000 km en 3 semaines, en comptant tous nos détours. Des journées parfois très longues de voiture, permises par ce soleil (si, si !) qui ne se couche pas. On quittait le camping très tôt, généralement vers 7h30, nous nous arrêtions vers 16 ou 17h, mais parfois bien plus tard (21h30 pour l’arrivée à Bergen). Les journées à plus de 400 km (souvent bien involontaires, comme dit plus haut) nous ont paru très lourdes. 300 km, ça va encore. Au-delà, 🤪 pfff … Mais toujours sur des routes superbes ! Toujours ! Tant au niveau de la qualité de la route (même les plus petites sont très bien entretenues) qu’au niveau des paysages traversés. J’en reparlerai en détail dans le paragraphe sites naturels car elles font partie intégrante du voyage en Norvège.
Loin, très loin d’être un modèle, vous avez là un itinéraire vécu. Ce qui peut se faire en fonction des aléas. Ca nous a plu, ça nous a convenu. Je vous souhaite juste une montée vers les Lofoten plus tranquille et plus profitable.
BUDGET :
Aie …. voila le paragraphe qui fait mal 🏴☠️ … La couronne (kr ou NOK) 1 kr = 0, 12 € - 1 € = 8 kr Allez, c’est le moment de réviser la table du 8.
Dépenses préalables : Vol A/R direct Air France Paris/Oslo : 168 €/p Location Voiture Hertz cat D : 966 € km illimité
Principales dépenses sur place (pour nous 2) : Hébergement : 10 095 kr pour 20 nuits Essence (diesel 10, 60 kr/l en moyenne) : environ 3 000 kr Ferries : 3 167 kr pour 17 ferries Divers péages (parking, routes, entrée de ville) : environ 500 kr Musées et églises en bois debout : environ 3 300 kr (incluant la croisière sur le Geirangerfjord : 110 kr/p et le train de Flam : 190 kr/p) Restaurants : 921 kr (pour 2 restaurants 🏴☠️ !) Autre (principalement alimentation) : 5 420 kr Total sur place (hors achats perso) = 26 400 kr
Comme toujours, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative. On peut très facilement visser ce budget en évitant la location de voiture (on peut venir de France avec sa propre voiture), en montant la tente ou en louant des hytter plus petites, en négligeant quelques églises et quelques musées (surtout que certains n’en valent vraiment pas la peine. J’en parlerai plus bas), en évitant les restaurants et en préférant les crevettes au saumon fumé … Au niveau budget, la Norvège est bien plus intéressante à 4 qu’à 2. En effet, la voiture louée et la plupart de nos hébergements auraient pu convenir pour 2 de plus, sans surcoût … Tout comme nos petits déj ... on mangeait pour 4 !... trop gourmands 😛 !!
GUIDES :
Site perso - www.dewalque.eu/norway2003/ Ce site nous a beaucoup aidés à préparer notre voyage. Il est très complet, bien structuré et très beau. Un énorme travail dont nous tenons à remercier ici les auteurs ! Guide Bleu – Fidèle à sa réputation : excellent guide culturel qui nous a été très utile tant pour préparer ce voyage que sur place, pour les descriptions des lieux et pour les lectures d’intérêt général lors des longs trajets en voiture. Guide du Routard 2007-2008 (ça m’amuse toujours de consulter en 2007 un guide soi-disant valable pour 2008. C’est nul …). Pour notre type de voyage, aucun intérêt. Tout est survolé, et une structure dont la logique nous a échappé ... Carte - Marco Polo au 1/800 000ème . C’est vraiment écrit petit (j’ai emporté une loupe !! et non, ce n’est pas l’âge 😠 !!... Pas que 😕 …. ) mais elle est précise et exacte.
TRANSPORTS :
1 – Vols Paris/Oslo - Air France Achetés mi Mars sur le site d’Air France : 168 € l’A/R. e-ticket. 2h30 de vol.
2 – Location de voiture Avec les 10% de discount par la carte Fréquence Plus d’AF, c’est Hertz qui offrait les meilleurs tarifs pour le genre de voiture qu’on cherchait. Prépayé – Aucune mauvaise surprise à l’arrivée - Location d’une Ford C Max (cat D), surclassé à l’arrivée par une Skoda Octavia au coffre immense. C’est un genre de break, ils ont tous ce genre de voiture là-bas … on ne déparait pas dans le paysage automobile … Ultra pratique pour y loger nos 3 gros sacs (eh oui, on était loin de nos 14 kg de bagages habituels, car on avait la tente, les sacs de couchage, les matelas, de la bouffe, du matériel de camping … ). Et puis, on savait aussi qu’on allait y passer de longues heures …. voilà qui justifiait un peu de confort. Sur la route, on roule avec les feux de croisement en permanence (de jour comme "de jour"). Conduite calme : entre 70 et 80 km/h. Nombreux radars indiqués. Les Norvégiens sont calmes, courtois, civilisés voire parfois même un peu mous … Bon, ça fait du bien !
3 – Ferries Il sont à la Norvège ce que les gués sont à l’Islande. On s’inquiète quand on arrive au premier, on se régale dès le 2ème, on se morfond en sortant du dernier … Les ferries sont en fait des bacs qui permettent de traverser les fjords en faisant la navette d’un bord à l’autre. Certaines traversées durent 15 minutes, d’autres 3 heures … Nous n’avons jamais réservé (certaines réservations sont payantes, renseignez-vous) et nous ne sommes jamais restés à quai. Ce fut un vrai bonheur. Comment ça marche ? C’est ultra simple. Sur la route, des panneaux très explicites indiquent le port d’embarquement. On y arrive … des files d’attente, 1, 2, 3 … 10, c’est selon la taille du bateau. La première est réservée à ceux qui ont réservé, les suivantes aux autres. On prend la queue en se glissant derrière la dernière voiture ; on coupe le moteur et on attend. Quelques minutes avant l’arrivée du ferry, un employé passe de voiture en voiture pour délivrer le ticket. Il encaisse (CB acceptée généralement). Le ferry arrive, vous le voyez qui vient d’en face. Il accoste, ouvre sa grande mâchoire et déverse son flot de voitures. Quelques minutes plus tard, il est vide, c’est à nous ! Dans l’ordre d’arrivée et dans un calme incroyable, on va remplir la cale du bateau. Ca prend 5 minutes, c’est extrêmement rapide. Une fois à bord, chacun descend de son véhicule et monte dans le salon, plus ou moins spacieux et confortable selon la traversée (généralement, plus la traversé est longue, plus le bateau est gros, plus le salon est confortable). Des petits box, des tables, des fauteuils, un petit snack. C’est sympa, on s’installe, on sort son thermos et son picnic et on profite des paysages à travers les grandes baies vitrées. Si le temps le permet, on peut toujours sortir sur le pont aussi. Au passage du cercle polaire, tout le monde était dehors. Ces traversées sont de très bons moments car tout en faisant une pause, on profite des fjords de l’intérieur. On joint l’utile à l’agréable. Le coût. On paie pour la voiture et pour les passagers (le conducteur ne compte pas, il fait partie du forfait voiture). Pour un camping-car, c’est 2 à 3 fois plus cher que pour une voiture. Attention, ça plombe vite un budget … Voici 2 liens qui vous donneront quelques indications (horaires/coût). www.rv17.no/...webshop&art_id=4 www.fjord1.no/ Je vous conseille aussi de commander la brochure NRI Guide 2007 ici www.visitnorway.com/...alInfo.aspx?id=41806 A bord des ferries, vous trouverez également des brochures donnant les horaires de la compagnie. Bref, les infos ne manquent pas … Cela dit, inutile de vouloir trop planifier. Nous on n’a jamais su à quelle heure partaient les ferries. On arrivait, ça se faisait tout seul … Finalement, le plus important, c’est de connaître l’horaire du premier et l’horaire du dernier …
Traversée Bodo/ Moskenes vers les Lofoten – Départ : 00h45 ! 3 heures de navigation - ruteinfo.ovds.no/en/default.aspx?rnr=86 Nous sommes arrivés sur le port d’embarquement vers 22h00, avons pris notre place dans la file de voitures et sommes allés manger en ville, laissant Lily (la voiture !) faire la queue toute seule comme une grande. De retour vers 23h30 pour attendre le vendeur de tickets et l’embarquement. Dans le calme ! Contrairement à ce que je craignais, nous étions très peu à prendre le ferry de 00h45 pour le Midnight Sun Voyage. Il est vrai qu’on arrive aux Lofoten vers 4h du matin et que, même s’il fait grand jour, bien sûr tout est fermé. Nous sommes allés nous garer devant la réception des Rorbuer Eliassen et avons attendu l’ouverture (8h) en piquant un bon petit roupillon dans la voiture. Malgré une nuit un peu agitée, je continue à trouver que c’est un bon plan : résa inutile (ou gratuite) pour le ferry, on arrive tôt ( !) aux Lofoten donc on trouve à se loger, et puis on fait l’économie d’une nuit de camping … Enfin, ce qui n’est pas le moindre intérêt, s’il fait beau (comme il a fait beau pour nous, enfin !) on profite du soleil de minuit. Nous sommes arrivés aux Lofoten à 4h sous un grand soleil. Phénomène extraordinaire ! Le ferry est très confortable. On peut même s’allonger. Cette traversée reste un de nos plus beaux souvenirs du voyage. Cela dit, elle est vraiment coûteuse : 687 kr (voiture+moi) contre 324 le retour de Svolvaer à Skutvik. Ca s’étudie ….
HEBERGEMENT :
C’est un sujet important, il y a beaucoup à dire.
1 - D’abord, évitez les hôtels … 🏴☠️ Les hôtels et les motels sont inabordables. Le premier soir, à Lillehammer, un peu pris de court, nous avons testé : 995 kr (125 €) la chambre double ! Sans que ce soit un palace. Certes, le petit déj buffet (énoooooooorme !) est inclus mais quand même …. Si vraiment vous cherchez un hôtel, alors je le recommande, il est très bien : www.mollahotell.no/. Sinon, poursuivez votre lecture … Les motels, assez nombreux le long des routes touristiques, sont un peu moins chers : autour de 850 kr la chambre double. Pas testé.
2 - … et privilégiez les hytter !! 🙂 Nous avons donc privilégié les campings. Par précaution, nous avions emporté notre tente ; elle ne nous a jamais servi … En effet, les campings accueillent bien sûr les campeurs (en tente), les camping-cars (très nombreux) et disposent aussi généralement de quelques hytter. Une (j’ai décidé arbitrairement que hytte était féminin), donc, une hytte au singulier et des hytter au pluriel. A prononcer huteu en aspirant bien le H, mais le mieux, c’est de le demander en anglais : cabin. Ce sont de petits bungalows indépendants, tout en bois, semblables à leur habitat, chauffés individuellement, plus ou moins bien équipés, plus ou moins confortables, plus ou moins grands (pouvant accueillir jusqu’à 6 voire 8 personnes pour certains). On trouve toutes les formules : ça va du plus basique, composé d’une simple pièce de quelques m2 avec 2 lits superposés, une table et 2 chaises au véritable petit appartement avec coin cuisine (parfois ce n’est plus un coin mais une véritable pièce), coin salon, coin nuit, douche et wc. Hormis pour les plus basiques (qui sont somme toute assez rares), c’est toujours très fonctionnel et le minimum nécessaire est toujours fourni (un frigo, des plaques de cuisson, une bassine pour faire la vaisselle, une lavette, une cafetière et une théière, une planche à découper, un peu de vaisselle de base et quelques casseroles …). Ceux qui connaissent IKEA vont se retrouver en terrain connu !! Bien sûr, les prix varient du simple au triple selon le niveau de confort (en gros de 200 à 600 kr) lié de très près à l’installation de l’eau dans la hytte. Pour notre part, on a souvent loué des hytter sans eau, mais toujours avec un coin cuisine (frigo, plaque de cuisson, un peu de vaisselle de base). Le frigo nous était indispensable pour y stocker nos provisions fraîches du dîner et du petit déjeuner. Nous utilisions les équipements communs du camping (évier et sanitaires), toujours d’une propreté irréprochable. L’eau est potable, on peut donc l’utiliser pour cuisiner et pour la boire. Un petit coup de ménage est requis avant de quitter sa hytte. Le balai et la pelle sont fournis et ça prend 5 minutes (ce n’est pas un hall de gare !). Tout le monde est très rigoureux et nous avons toujours trouvé des hytter très propres. Dans le pire des cas, le drap housse des matelas ou l’oreiller était un peu crasseux. Qu’importe, nos sacs de couchage nous protégeaient. Aucune mauvaise surprise rencontrée avec les radiateurs, le frigo ou les plaques. Toujours en état de marche.
Ces soirées et ces matinées passées à faire notre dînette dans ces petites cabanes sont de très bons souvenirs. Ambiance décontractée et respectueuse dans tous les campings. Les vacances au sein du voyage, j’ai adoré ça et je rêve de trouver une nouvelle destination qui permette la même formule. Je suis preneuse des bonnes idées …
A propos des campings, il y en a partout. Ils sont indiqués sur le bord des routes par des panneaux sur fond bleu avec les logos représentant qui ils sont en mesure d’accueillir : une tente, un camping-car, une petite maison pour les hytter, un lit s’ils offrent des chambres ... Vous saurez vite les réperer tant il y en a et les identifier, ils sont tous très différents, certains sont davantage destinés aux pêcheurs Norvégiens (on aura alors beaucoup plus de hytter), d’autres sont plus tournés vers les camping-cars et ne proposent que quelques hytter. Certains ont un charme fou, tant du point de vue de l’environnement (au bord d’un fjord, dans une forêt …) que de l’agencement des hytter. D’autres sont plus quelconques, avec un alignement au cordeau de dizaines de hytter. La taille joue aussi beaucoup sur le charme : du petit camping familial au grand complexe industriel … Bref, il faut aller voir … On gagne souvent en charme ce qu’on perd en confort … Pour notre part, nous n’avons jamais réservé. Mais il faut savoir que, tout au moins pour les hytter, après 17h, il devient difficile d’avoir le choix, il ne reste souvent que les plus grandes, donc les plus chères. En arrivant avant 16h, là, c’est beaucoup plus facile et le matin, alors là, c’est l’embarras du choix ! Concrètement, que ce soit pour planter sa tente, garer son camping-car ou louer une hytte, le principe est toujours le même : il faut s’adresser à la resepsjon du camping.
Toujours dans les campings, pensez aussi à demander s’ils ont des chambres. C’est assez rare mais très avantageux. Il s’agit alors d’un bâtiment regroupant plusieurs chambres et partageant sanitaires et cuisine. Ca peut être superbe ou très tristounet. Là non plus, pas de draps dans les lits et ménage à faire soi-même avant de partir. Nous avons eu une splendide expérience à Elvmothei puisque nous étions seuls dans une grande maison (c’est au camping d’Elvmothei, je n’ai pas d’autres indications).
Un petit mot (sûrement bien inutile pour les habitués des campings) sur les douches. Elles sont payantes. Ca veut dire quoi ? Chaque douche est munie d’un minuteur qui délivre l’eau pendant le temps payé. Attention, que l’eau coule ou non, le temps, lui, s’écoule : on ne paie pas une quantité d’eau mais une durée. La tête couverte de shampooing, j’ai payé pour le comprendre 🤪 !!! Généralement, c’est 5 kr pour 3 ou 4 minutes, parfois 10 pour un peu plus longtemps. Vous vous rendrez compte qu’on se lave finalement bien plus vite qu’on ne croit … 4 minutes me suffisaient. Si, si ! bon, d’accord, je n’ai pas la chevelure de Gina Lollobrigida … ni ses xxx censuré … 😉 Il faut donc prévoir de la monnaie. Conservez vos pièces de 5 et de 10 kr. Bien sûr, sont toujours en accès libre les lavabos avec eau chaude et froide, les wc, ainsi qu’un coin cuisine pour faire sa vaisselle avec tous les produits qu’il faut. On a également vu assez souvent des machines à laver et à sécher le linge. Les habitués du camping doivent connaître. Ces locaux (wc compris) sont toujours d’une propreté irréprochable.
Voici 5 adresses qui ont retenu notre attention (dans l’ordre de notre périple). Les autres n’ont rien de particulier qui mériterait de les recommander.
Camping Roste près de Roros (environ 12 km au Sud, sur la Rv30) : www.rostecamping.no/ 495 kr la hytte (n°5) avec cuisine complète (eau) et sanitaires communs. Hytte très spacieuse : 5 couchages possibles, cuisine séparée. Camping très agréable, vert. Beaucoup d’espace.
Rorbu aux Lofotens : Eliassen Rorbuer à Hamnöy www.rorbuer.no/eng.htm Nous avions le rorbu Bjarnebua à 600 kr. Plan en ligne : jugez par vous-même, tout est dit ! www.rorbuer.no/bumeny_eng.htm Accueil amical et serviable (conseils pour les randos, les visites …). Gros gros coup de cœur 🙂. On conseille vivement !
Camping Vang à Gudvangen Tel : 57 63 39 26 Pas vraiment de charme particulier mais une situation et une vue fabuleuse, entouré de montagnes et de cascades. Largement le mieux des 3 qu’on a visités à Gudvangen, voila pourquoi j’en parle. Arrivés tôt, on a pris le temps de choisir … Les hytter (aucune n’a l’eau) pour 4 sont spacieuses, confortables et bien propres. 450 kr. Bon point de chute pour le train de Flam et la croisière sur le Naeröfjord.
Camping Mjonöy à Vinje (sur le E134, à qq km à l’Ouest de Amot) www.mjonoy.no Nous avions la hytte Fjoset (4 à 5 couchages). 800 kr, certes c’est une folie pure mais qui les valait bien !! Là encore, à 4 c’est bien plus rentable … C’est la maison de Bilbo le Hobbit ! Hytte de charme, tout en rondins, toit couvert d’herbe, à l’intérieur, feu de cheminée (bois gratuit à volonté), sdb et cuisine complète. Dans le "camping", une boulangerie produit pain et gâteaux au feu de bois, divin ! On se sert et on va payer à la réception … plus tard, quand on veut (incroyable !) … Original, unique, bourré de charme. Accueil très très chaleureux. Ca vaut vraiment le coup de faire chauffer la CB … Et c’est un endroit idyllique pour se poser un peu.
Camping Slovika à Jevnaker (sur la 240, à 12km à l’Est de Honefoss, 60 km au Nord d’Oslo et à 20 min de l’aéroport) Pas d’autres coordonnées – Il est dans le guide des campings www.camping.no/index_eng.html Le camping est superbement situé à l’extrême sud du Randsfjord. C’est un lieu de villégiature des mobil-home des Norvégiens (d’Oslo probablement). Les camping-car des touristes sont d’ailleurs parqués un peu à l’écart. Pas très sympa pour eux … Ce qui vaut que je note ici l’adresse, c’est qu’arrivant à 11h nous avons eu la possibilité de pouvoir disposer de l’appartement sous la réception. Pas beaucoup de charme en soi, par contre, immense appartement de 4 pièces (cuisine, sdb, 2 chambres, 6 couchages) ultra équipé (machine à laver le linge et la vaisselle, congélo …), ultra fonctionnel, ultra propre (tout neuf, d’ailleurs). Pour refaire ses sacs avant de partir, nous avons apprécié ce très grand confort. 600 kr. C’est un super bon plan pour une grande famille et un bon pied à terre pour visiter Oslo (à 60 km quand même …). Mais, je le répète, pas grand charme … Rien à voir avec le précédent ….
Une remarque à propos du guide des campings www.camping.no/index_eng.html Sachez qu’il est loin d’être exhaustif, il ne reprend qu’une toute petite partie des campings, ceux sans doute homologués … Il est téléchargeable mais sans la carte routière qui positionne les campings ; il est alors quasiment inutilisable… Sur place, vous le trouverez gratuitement partout (avec la carte !). Cela dit, il ne sert pas à grand-chose. Pour notre part, on s’arrêtait dans un camping parce que le moment était venu et qu’il se trouvait sur la route et non parce que nous l’avions repéré dans le guide. Aucune carte de camping (d’adhérent) ne nous a jamais été réclamée.
3 - Les hytter privées. Alors ça, c’est le super bon plan mais il faut un coup de bol pour tomber dessus au bon moment !! Il s’agit de hytter, toujours indépendantes de l’habitation principale, dont disposent des particuliers (assez souvent ce sont des agriculteurs qui ont transformé une dépendance en hytte privée) et qu’ils louent à la journée. A niveau de confort équivalent (avec ou sans eau dans la hytte), c’est beaucoup moins cher que celles des campings et surtout, et c’est là tout l’intérêt, c’est beaucoup plus sympa car elles sont chaleureuses, vivantes, largement meublées, décorées. Si elles sont sans eau, le propriétaire met bien sûr à disposition douche et wc (parfois dédiées uniquement à la hytte). Elles sont indiquées par un panneau sur le bord de la route, souvent plus artisanal que celui des campings. Soyez attentifs et ne vous en privez pas, c’est un vrai bonheur !! Et si vous êtes des timides sauvages comme nous, je vous rassure, ne craignez pas l’invasion des propriétaires. Ils sont ultra discrets ! LEDIG signifie libre et FULLT complet.
Voici les 3 que nous avons trouvées totalement par hasard et qui, à chaque fois, ont été un vrai bonheur. Naturellement pas de site internet et paiement cash, ça va de soi.
Près de Geiranger Staburret pa Hjelle Gunnhild og Paul Hjelle Olsen N-6215 Eidsdal Tel +47 4156 0229 Un stabbur réhabilité, très grand : cuisine (sans eau), grand salon/salle à manger et une immense chambre à l’étage (5-6 couchages). Sanitaires quasi privés chez le propriétaire, à 2 pas. Très confortable (malgré le manque d’eau), tout décoré, tout mimi. Accueil très chaleureux. 300 kr.
Près de Lom sur la Rv15, à l’Ouest de Lom, (environ 3 km ???) Aie, je n’ai pas l’adresse …. mais nous n’avons vu qu’elle dans le coin. Un petit panneau l’indique. Elle est en contrebas de la route, juste à côté de la maison principale des propriétaires. Encore mieux que la précédente. Sanitaires chez le propriétaires (toujours à 2 pas) mais cuisine complète (avec eau) très très bien équipée. Immense : cuisine, salon/salle à manger et 2 grandes chambres séparées. Je pense qu’on peut y loger à 5 ou 6 (4 sûr !). Ma préférée 🙂. L’envie de s’y poser plus d’une nuit … 380 kr.
A Torpo Opheim Pensionad og Hytte A Torpo même, à 50 mètres en contrebas de la stavkirke. Moins de charme que les précédentes car une seule grande pièce ; pas vraiment décorée, pas personnalisée mais tout le confort : eau, wc, sdb (4 couchages). 400 kr.
4 - Les chambres chez l’habitant (rom ou logo lit sur fond bleu). Un seul essai près de Bergen, désastreux 🏴☠️ … glauque, triste, vieillot, mais plus le choix, arrivés trop tard à Bergen, les campings étaient tous pleins. 300 kr. On n’a pas réitéré l’expérience. Je vous donne l’adresse pour l’éviter : Unndalen, à 15-20 km à l’Est de Bergen.
REPAS :
Tôt le matin (la lumière invite à se lever tôt et puis quoi, on n’est pas là pour dormir …), nous nous concoctions dans notre hytte un énoooorme petit déjeuner qui nous tenait jusqu’à 13 ou 14h. Concombre, tomates, jambon, fromage, céréales, yaourt, fruit, muffin … un vrai festin 😛 ! Ca nous permettait un picnic très léger sur la route en milieu de journée : du thé brûlant (vive la thermos !), des petits gâteaux, du pain … Ces picnics pris dehors, parfois sous quelques gouttes de pluie, sur des aires de repos ou tout simplement assis sur l’herbe au bord d’un torrent ou en face d’un lac gelé, furent de vrais petits moments de bonheur. Les aires de repos sont propres et toujours bien aménagées dans un très joli cadre (au bord d’un torrent, dans une forêt …). Approvisionnement quotidien (pas de glacière dans la voiture) dans les nombreuses superettes qui jalonnent les routes aux abords des bourgs (Rema 1000, ICA, Kiwi, Rimi, COOP …), ouvertes tôt et jusque tard. On trouve absolument tout. Donc, inutile de trop se charger en nourriture (nous avions apporté des lyophilisés (qu’il a bien fallu manger ! pfff….), des soupes, du müesli, des gâteaux à thé …). Nous avions craint de retrouver le désert d’Islande. Rien à voir, tous les jours (dimanche y compris), nous avons réussi à faire nos petites courses très facilement. Cela dit, on trouve tout, oui, mais plus cher qu’en France (sauf les crevettes !). Le soir, dans la hytte on se préparait notre petit repas. Du saumon fumé (laks) ou des crevettes (reker), du hareng (sild), des légumes (pensez au rayon des surgelés qui permet de varier les plaisirs et de limiter la corvée d’épluchage) et du pain, du pain, du pain ! Gros gourmands de pain, on s’est régalé. Ils ont un très grand choix de pain complet, brun, aux céréales, aux fruits secs. On ne savait jamais ce qu’on achetait et on n’a jamais été déçu. Acheté en boulangerie (bakery) de préférence, à défaut, en supermarché, il est toujours très bon. Plus il est noir, meilleur il est (affaire de goût) mais surtout, plus il se garde (encore que je ne vois pas pourquoi je dis ça, on n’a jamais réussi à le garder plus d’ ½ journée ! Trop bon !). Nous mangions ce pain comme du gâteau. C’est un grand souvenir ! Comme quoi, on est heureux avec peu de chose !
A Bergen, nous avons acheté sur le port (marché aux poissons très touristique mais on ne peut guère y échapper) une tranche de saumon fumé mariné et à la boulangerie d’à côté un gros pain aux céréales et fruits secs. On a mangé tout ça sur un banc du port en partageant nos miettes avec les pigeons et les moineaux et en admirant les façades ensoleillées (si !) de Bryggen. Cool !
Attention, aux Lofoten, dans une boutique de vente de produits frais de la mer près de Reine, nous avons acheté des crevettes cuites et nous nous sommes fait avoir. Le prix n’était pas indiqué et j’ai compris après que je les avais payés près de 240 kr/kg . Soyez vigilants. Vous en trouverez souvent des congelés dans les supermarchés (pas moins bonnes) à moins de 20 kr/kg (soit moins de 3€ !). A ce prix là, nous en avons souvent fait notre repas du soir. Toujours avec du pain brun.
Quelques remarques sur les superettes : le vin et les alcools forts sont vendus dans des magasins d’état. Hors de prix. Sevrage total. Vive le coca light à l’apéritif ! les bouteilles plastiques (eau ou soda) sont consignées. Pour récupérer la consigne, vous trouverez dans la plupart des supermarchés, des automates où vous glissez votre bouteille (dans le bon sens) et récupérez un ticket à présenter en caisse pour remboursement. très difficile de trouver de l’eau plate, ils n’ont que de l’eau pétillante. Cela dit, l’eau du robinet est potable. Donc très peu de frais à ce niveau là. les sacs en plastique fournis négligemment par la caissière sont payants. Apportez le vôtre … la dernière ligne de votre facture ORÆVRUNDING est l’arrondi du total, en votre faveur ou en votre défaveur … en tout début de voyage, j’ai acheté dans un Kiwi une recharge de Camping Gaz. J’ai gardé la facture en vue de donner l’info sur ce carnet. Au bout de 15 jours on a compris qu’on n’aurait jamais besoin d’utiliser le petit bleu, ayant des plaques électriques dans tous les campings (soit dans la hytte, soit dans les parties communes). J’ai donc essayé de le rendre dans un Kiwi, avec la facture. Aucun problème, aucune discussion, remboursement immédiat et intégral ! Trop facile !! Mais du coup, je ne sais plus vous dire combien j’avais payé cette recharge CV370 … autour de 80 kr je crois …
Nous avons testé le fromage au caramel (pré-tranché, Gudbrandsdalsost de la marque Tine – Tine c’est leur Danone, la grande marque de produits laitiers). Un peu sucré, c’est surprenant mais pas mauvais. Vous le trouverez dans les supermarchés à côté de leur bloc de fromage à hamburger, sous plastique. Il est marron. Testé également le saucisson de renne (Reinsdyrpolse) et d’élan (Elgpolse) bôf … pas fana … affaire de goût …. Par contre, on a trouvé à l’épicerie d’Undredal (entre Flam et Gudvangen) du vieux fromage de chèvre, ainsi que du saucisson de chèvre, alors là, oui ! j’en salive encore et regrette de n’en avoir pas pris plus !
Les hytter sont bien pourvues en matériel de base pour cuisiner : un couteau à pain et une planche à découper (vous aviez compris que c’était essentiel pour nous !), des assiettes, des couverts, des casseroles, … il ne manque quasiment rien. Qu’avons-nous utilisé en propre ? Notre bouteille thermos pour les picnics de midi. Pensez peut-être à un torchon et à des pinces (genre congélo) pour fermer les sachets (de fromage, de jambon, de saucisson) entamés. J’étais contente aussi d’avoir pensé à du lait en poudre car vraiment le lait frais voyage mal quand il n’est pas réfrigéré … j’ai testé … beurk.
2 expériences au restaurant : A Lillehammer. C’était le 1er soir, nous étions à l’hôtel. Restau recommandé par le GdR, il est effectivement très agréable, animé sans être bruyant, dans une cave voûtée, belle ambiance, bonne viande. Pour une bière et une pièce de bœuf chacun (et vraiment pas la plus chère !) nous avons payé 626 kr pour nous 2. C’est vraiment trop cher. A Bodo, en attendant le Midnight Sun Ferry, nous allons au Min Plass, encore recommandé par le GdR. On n’a pas du tout aimé : ambiance trop jeune pour nous, décor dénudé, froid, impersonnel, branché. Nous nous sommes contentés d’une salade et d’un coca. 295 kr pour 2. Je déconseille … Au moins, à Lillehammer, c’était cher mais c’était vraiment bien. Là, c’était cher et pas bien … Bon, vous avez compris : évitez les restaurants !
SITES NATURELS :
1 – Les paysages Les paysages sont plus variés que je ne le croyais. D’une vallée à une autre, la végétation n’est pas la même, donnant un aspect totalement différent. Parce qu’on a grimpé quelques centaines de mètres, on peut passer, presque d’un seul coup, des forêts de pin à la toundra rase des montagnes. Je retiens quand même quelques grands groupes : Les montagnes et les plateaux, dénudés, arides, froids, couverts de plaque de neige et dont les lacs gelés sont couverts de glaçons bleus. Parfois, perdue au milieu de ces collines blanches, isolée, une station miniature de ski de fond. Des maisons colorées, très disséminées. C’est magnifique sous le soleil, dramatique sous la grisaille, toujours envoûtant ! Les vallées, avec le vert des forêts et le bleu du fjord, tellement riantes sous le soleil, égayées par les tâches de couleur apportées par les maisons. Les fjords, bleus sous le soleil, noirs sous la pluie. On les domine, on les longe, on les traverse, c’est toujours un grand moment. Les vergers, descendant jusqu’au bord du fjord.
La randonnée de Myrdal à Flam www.flaamsbana.no www.visitflam.com Nous prenons à Flam 2 allers-simples pour Myrdal : 190 kr/p. Départ à 8h35. Arrivée à Myrdal à 9h30. En 1 heure, le train grimpe 864 mètres à travers des paysages verdoyants où les cascades, plus belles les unes que les autres, se succèdent. Maintenant que nous sommes montés, il faut redescendre. Bien sûr on peut redescendre en train mais nous sommes venus pour marcher. 21 km de descente. C’est donc motivés et plein d’entrain que nous commençons par … laisser passer le troupeau des touristes venus faire comme nous. Ben oui, on n’est pas vraiment seuls … Nous partons donc gentiment les derniers, il fait très beau, on a décidé de prendre notre temps. Très vite, nos polaires se retrouvent pendues à nos sacs à dos. La première heure n’est pas très folichonne : sentier un peu raide couvert de cailloux pointus qui obligent à regarder davantage ses pieds plutôt que le paysage. Un rien agaçant, car je ne suis pas venue en Norvège pour regarder mes pieds … Puis, vient la partie la plus belle jusqu’à Blomheller : 1h de pente douce, cette fois sur un sentier agréable, ombragé, en suivant un torrent aux eaux bleues tumultueuses. Force, débit, puissance, très impressionnant ce torrent alimenté par toutes les cascades qui l’entourent. Nous sommes là, au fond d’une vallée glaciaire, biffée d’un torrent horizontal et scarifiée d’une multitude de cascades verticales. Sommets enneigés tout autour. De ci de là, des fermes, notamment un élevage de chèvres où les chèvres, profitant d’une totale liberté, ont bien compris ce que pouvaient leur apporter ces grands nigauds de touristes contre un petit câlin … Cette partie est merveilleuse. A partir de Blomheller, on retrouve une route goudronnée, un peu moins sympa pour randonner mais la beauté du paysage compense le bitume … Pour qui le bitume d’ailleurs ? Car le calme de l’endroit ne sera pas une fois troublé par les pétarades d’un pot d’échappement … Nous mettrons 5h (sans compter la pause picnic au bord d’un torrent glacial, pieds dans l’eau ! –pas longtemps 😮 !!-) pour rejoindre Flam. Notre avis : Le voyage en train (très cher, nous étions d’ailleurs bien peu et disposions d’une voiture pour nous tout seul !) nous a un peu déçu … Aucun intérêt de faire l’aller/retour. Montez à Myrdal seulement si vous décidez de descendre à pied. La rando est facile hormis la 1ère partie un tout petit peu délicate (mais quand même praticable par tous). Nous avons vu des randonneurs reprendre le train à Blomheller pour finir la descente en train. C’est pas idiot du tout si 21 km vous rebutent. Vous aurez alors vu le plus beau. Enfin, si vous devez gérer un budget serré, faites l’impasse totale. Ce n’est pas incontournable.
2 – Les plus belles routes J’irais beaucoup plus vite à citer celles qui ne le sont pas ! Quelques routes traversent les montagnes par un enchaînement de tunnels plus ou moins longs (de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de km). Au début, ça amuse, à la longue, c’est déprimant. Attention à la route E39 vers Bergen : sans intérêt et aucun camping. Mais pourrez-vous y échapper ?... En dehors de ça, les routes en Norvège vont faire partie de votre voyage. D’abord, elles sont toutes en parfait état. Ensuite, elles sont jalonnées d’aires de pique nique qui invitent à la pause. Et si vous cherchez plus sauvage, aucun problème, arrêtez-vous n’importe où, c’est toujours magnifique ! Enfin, ce sont elles qui vous conduiront au cœur de paysages grandioses sans jamais les dénaturer : pas de panneaux publicitaires, pas de feu de circulation, pas de poteaux …. Bref, elles font partie du paysage et pour certaines, elles SONT le paysage. A quelques rares exceptions, ces routes sont gratuites. Les ponts sont de véritables chefs-d’œuvre d’inventivité et d’esthétique.
Quelques infos sur des routes qui nous ont particulièrement plu (dans l’ordre de notre itinéraire) :
> La Route de la Côte (Rv17) Classée route touristique, de Steinkjer à Bodo. Vous trouverez ici les horaires et les prix des ferries qui jalonnent cette route. Je vous rappelle que le conducteur de la voiture ne compte pas comme passager dans le calcul du prix. www.rv17.no/...webshop&art_id=4 Malheureusement, nous n’avons pas eu beau temps et n’avons pas profité des paysages comme nous aurions aimé. Les sommets des fjords étaient noyés sous une brume épaisse. Dommage ! Mais quelle belle aventure quand même ! Qu’il est sympathique d’enchaîner ces ferries !... Ambiance de vacances ! Relisez mon paragraphe sur les ferries. Ici, il prend tout son sens.
> La Route de l’Atlantique (Rv64) de Karvag à Vevang au Sud Ouest de Kristiansund Quand le pont devient chef-d’œuvre ! 8 petits km (c’est très très court !) d’une route qui n’est qu’un enchaînement de ponts sautillant d’île en île. L’un de ces ponts est vrillé. C’est impressionnant et superbe. Pour moi, c’était LA route que j’attendais, celle dont je rêvais la nuit avant de partir, celle qui fait pétiller les yeux … Il faut bien l’avouer, j’ai été un peu déçue car je l’imaginais plus longue et les ponts plus gigantesques. Les photos des brochures prises d’avion donnent une impression plus majestueuse. Néanmoins, elle vaut le détour. Aucun doute là-dessus ! On l’a d’ailleurs parcouru 2 fois. Comme quoi, on peut être déçue et rester sous l’émerveillement quand même !
> L’Echelle des Trolls (Trollstigen – Rv63) Et celle-là, c’était le point focal de Philippe (chacun la sienne, on ne se croisait pas dans nos rêves !) Incontournable ! Fabuleuse route en lacets, encadrée de 2 cascades grondantes. Elle est belle d’en bas, d’en haut, du milieu. En haut, un immense parking accueille voitures et camping-cars pour nous permettre de nous approcher à pied de cette route. Arrêtez-vous, faites comme tout le monde, c’est unique ! Et très photogénique ! Si vous voulez acheter un troll, vous aurez ici l’embarras du choix. Hors de prix. Mais on a craqué quand même et acheté un affreux guignol de 12 cm pour 250 kr !! Ben quoi ….
> La Route des Aigles (Ornevegen – Rv63) Juste avant l’arrivée à Geiranger Encore quelques beaux lacets très réguliers mais après l’Echelle des Trolls, elle fait miniature. Par contre l’arrivée sur Geiranger est magnifique.
> Dalsnibba Point de vue - Aller/retour depuis Geiranger La seule route payante : 70kr par voiture. Allez, je vais me mouiller : oui, ça vaut le coup. Paysage époustouflant d’abord de congères, de lac gelé, de petits icebergs … et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe …. enfin là-haut, tout là haut, sous des bourrasques de vent effrayantes, on domine le Geirangerfjord. C’est absolument magnifique. Photos qui donnent l’impression d’être prises d’avion. N’y aller que si le temps est bien dégagé.
> La vieille route du Strynefjell (Gamle Strynefellsvegen - Rv258) de Videseter à Grotli. Route de montagnes, paysages de lacs gelés, de congères … Superbe.
> Les vergers de la Rv13 Portion de la Rv13 qui longe le Sorfjorden Changement de décor. On est ici dans des vallées verdoyantes, riantes, où le bord du fjord est recouvert d’arbres fruitiers. Les cerises commençaient à peine à donner … Autant les fraises étaient délicieuses, autant les cerises n’avaient aucun goût (trop tôt sûrement). Tiens, j’en profite, un petit mot sur les fraises : à celles vendues en supermarché, préférez celles vendues sur le bord des routes directement par les particuliers. Selon la fraîcheur et la qualité, entre 20 et 40 kr la barquette (de 500 gr je pense). Parfois, seule une petite pancarte et une tirelire vous indique le prix à payer. Servez-vous, payez et régalez-vous ! Tant d’honnêteté laisse rêveur … On n’a jamais été déçus, elles sont délicieuses.
> La vallée du Numedal (Rv40) de Kongsberg (au Sud) à Geilo Très intéressante par la multitude des stabbur qu’elle permet de découvrir. Qu’est-ce donc ?... Vous en verrez beaucoup. Ceux qui connaissent Sulawesi vont être surpris : comment ? les greniers des Torajas ici ?!? Et c’est bien de ça dont il s’agit ! Des greniers à grains, sur pilotis pour les protéger des animaux, de l’eau. Certains sont vraiment anciens, les poteaux sont joliment sculptés, le bois est peint. La plupart sont très bien entretenus voire vraiment valorisés. Cette route a l’intérêt de nous faire découvrir l’habitat si particulier de la vallée du Numedal : de grandes fermes, regroupant l’habitation principale (souvent peinte en blanc), la grange (souvent rouge), les greniers, les celliers. Que du bois, bien sûr. Des couleurs, des fleurs, du bon goût … que c’est joli !
> Les routes Rv7 et Rv55 sont aussi classées routes touristiques et méritent tout à fait de l’être.
3 – Les fjords
> La croisière sur le Geirangerfjord 110 kr/p Nous avons fait la croisière touristique, aller/retour depuis Geiranger, 1h30 de navigation. Le bateau vogue à travers le Geirangerfjord, nous permettant ainsi de découvrir de nombreuses et jolies cascades sur des falaises abruptes, des fermes isolées … Commentaires en Français. Sans être incontournable si vous faites la Route des Iles, ça vaut le coup s’il fait beau, le fjord est vraiment grandiose. Le point de vue depuis Dalsnibba peut suffire …
> La traversée du Naerofjord De Gudvangen à Laerdal : 704 kr au total (voiture+moi) Pour traverser le Naerofjord (fjord le plus étroit de Norvège), nous avons pris le ferry à Gudvangen et sommes descendus à Laerdal. Nous étions très peu à bord du bateau. C’est très cher pour bien peu d’intérêt. Certes, le fjord est étroit mais j’imaginais des parois plus raides qui auraient augmenté l’effet encaissé. Ce n’est pas ça … Donc, voila un bon moyen de faire de grosses économies d’autant qu’il y a moyen de rejoindre Laerdal par la route …
4 – Les Lofoten Incontournables. On a eu la chance d’y arriver à 4h du matin, sous un beau soleil qu’on a conservé 2 jours. Hébergement dans des maisonnettes de bois sur pilotis, appelées ici des rorbuer. On a trouvé une très bonne adresse (voir § plus haut).
Les randonnées pédestres ne sont pas extrêmement bien indiquées et l’office du tourisme ne nous a pas été d’un grand secours. Nous y avons quand même acheté une carte détaillée au 1/50 000ème (j’ai oublié de noter le prix) qui nous a été bien utile, même en voiture.
Nous avons aimé flâner dans les petits villages colorés de pêcheurs : Å (c’est le nom du village à l’extrême sud) ; Nusfjord (les abords du village –avant le péage de 30kr- sont superbes et justifient ce petit détour) ; Haucklandsand, splendide crique entourée de montagnes moussues ; Henningsvær, notre coup de cœur, à ne surtout pas manquer pour la beauté du bourg et des petits ilôts de granit roses de la baie. Pour ne citer qu’eux.
A Å, vous trouverez (entre autres !) 2 choses incontournables : Le musée de la morue, Lofoten Torrfiskmuseum (40kr/p) animé par le truculent patron ! Vous saurez tout sur la morue en sortant de là. La boulangerie artisanale. J’en salive rien qu’en y repensant !
La galerie du forgeron de Sund était trop chère pour nous : 45kr/p. Ce même billet donne pourtant droit à un musée de moteurs de bateau … Philippe et moi, on se regarde … un musée de moteurs de bateau 😮 ?? on relit, oui, oui, c’est bien ça. Gros fou rire. Là, je pense qu’il vise un public averti ! En tous cas, on ne s’est pas du tout sentis concernés, nous qui sommes à peine capable de distinguer une Clio d’une Picasso ! Pas pour nous 😛 …
Enfin, attention à quelques arnaques 🏴☠️ : Magasin de produits de la mer à Reine (je n’ai pas noté l’adresse mais je n’en ai vu qu’un, sur la route principale). N’achetez pas sans savoir les prix … Village de pêcheurs de Nusfjord. Droit d’entrée : 30 kr/p. Or, le plus beau quartier est celui avant le "péage" … Musée viking à Borg, vraiment trop cher : 100 kr/p. Boycottez sans hésiter !
5 – Le soleil de minuit Aux Lofoten, on est bien au-delà du cercle polaire. Pas de nuit du tout. Pas même un crépuscule, une pénombre, un entre-chien-et-loup. Non, non, une vraie lumière ! On peut lire sans lampe 24h/24 ! Je n’imaginais pas ça … C’est troublant, c’est perturbant, ça décale car on n’a pas envie de se coucher et on se lève très tôt. Je vous le redis, à 4h (du mat’) aux Lofoten, on avait un grand soleil et une magnifique lumière ! Et ce qui trouble, c’est que tout est fermé. Ben oui, ils dorment ces braves gens pardi ! Néanmoins, magasins, réceptions de camping, stations service, dernier ferry … tout ferme plus tard. Il n’est pas rare de trouver ces services ouverts jusqu’à 23h. Nous qui sommes habitués pendant nos voyages à vivre avec le soleil, on a fait pareil. Aie … Les nuits furent courtes 🤪.
6 – Le cercle polaire Il est la limite où, lors du solstice d’été, le soleil ne touche même plus l’horizon. Donc, plus on monte, plus il fait jour la nuit. Sur la E06, un centre du Cercle Polaire. Nous y sommes arrivés tard, vers 21h, sans entrer dans le musée (fermé). Il faisait froid mais nous avons néanmoins pris le temps d’aller monter notre petit cairn-graffiti. Encore une belle idée qui ne dénature pas le paysage et permet à notre nature humaine de répondre à ce besoin irrépressible de toujours laisser sa trace … Trace ici heureusement bien éphémère qui durera jusqu’au prochain touriste qui piquera mes cailloux pour faire son cairn à lui … Ca me va !
SITES CULTURELS :
1 – Les stavkirker, les églises en bois debout Ceux qui me connaissent ou ont lu mes précédents carnets savent combien nous aimons les vieilles pierres. Ici pas de vestiges … sauf ces églises moyenâgeuses, tout en bois. Elles restent au nombre de 28 alors qu’à l’époque il y en a eu jusqu’à 2000 en Norvège. Ce sont des constructions propres à la Norvège, uniques, originales. Il se dégage de ces églises une force, une histoire, un passé qui conduisent au respect et à l’admiration. Couleur de miel doré, odeur de résine et d’onguent pour les sabots des chevaux (les cavaliers comprendront !), majesté des clochers fièrement dressés au dessus des toits à pans multiples, magie des sculptures entourant les portes … on ne peut pas rester insensible. Vous ne pouvez pas aller en Norvège sans en voir au moins une. Et je trouve même qu’il est dommage de n’en faire qu’une seule. 3 ou 4 pour bien comprendre, c’est mieux. Elles sont toutes assez différentes. Seul l’intérieur est payant, vous pouvez vous contenter de l’extérieur pour beaucoup mais certaines méritent qu’on paye les 30 ou 50 kr/p pour entrer … Ca vaut le coup de comprendre comment elles sont fabriquées, ces stav qui supportent toute la structure. Un petit musée à Borgund donne quelques explications bien utiles. Sinon, le guide à l’entrée de chaque église est toujours prêt à répondre aux questions, dans un Anglais parfait. Si vous êtes des passionnés, alors achetez dès que vous le trouverez le petit livret (Norges Stavkirker en Norvégien, Allemand et Anglais – 33 pages) qui reprend les 28 stavkirker. 30 kr. Ca les vaut. Il est clair et positionne bien les églises. Pratique pour la chasse au trésor. C’est grâce à ce petit livret que nous avons revu notre fin de voyage … Pour ceux qui veulent se contenter d’une ou 2 églises : Borgund, Vik-Hopperstad et Uvdal ont eu nos préférences.
2 – Les musées folkloriques Musées en plein air, il en existe dans tout le pays ; ceux d’Oslo et de Lillehammer sont les plus réputés. Il s’agit de regrouper (souvent autour d’une stavkirke) d’anciens bâtiments (des habitations, des granges, des greniers, des saunas, des ateliers …), restaurés et meublés (pour certains) et d’expliquer ainsi l’évolution de l’habitat. Parfois, vous ne pourrez pas y échapper si vous voulez voir la stavkirke. Avis mitigé : Philippe aimait beaucoup, moi moins, regrettant à chaque fois un manque de pédagogie ou d’explications.
3 – Les villes Hormis Oslo, pas de grandes villes, pas de grands centres commerciaux sans âme, pas de super/hypermarchés, pas de MacDo (ou bien peu en tous cas), pas de publicité envahissante … Même les villes sont coquettes, proprettes, charmantes.
Roros – Petit bourg minier qui a gardé ses vieilles maisons. Une ville-musée, très agréable. On y flâne avec plaisir une bonne ½ journée.
Mosjoen – Le besoin de faire une pause sur la route, de refaire notre approvisionnement quotidien de yaourt (ne ratez pas ceux au melon, ils sont divins !), voila comment nous avons atterri dans le quartier Sjogata de Mosjoen. Superbes maisons au bord du fjord. Pimpantes, arrangées, fleuries …
Trondheim – Surprenant quartier ultra-chicos en haut de la ville.
Kristiansund – La ville est répartie sur 3 îles, reliées par des ponts. Jolie ville portuaire et industrieuse.
Bergen - Nous avons eu cette chance, rare, de la voir sous le soleil. C’est un enchantement ! Arrivez très tôt, vers 8h, avant les bus : vous aurez Bryggen pour vous seuls, avec les boutiques encore fermées. Si vous voulez comprendre l’influence de la Ligue Hanséatique sur l’histoire de la Norvège, je vous conseille la visite du musée hanséatique (45 kr/p) en suivant la visite guidée menée par une jolie guide dans un Français parfait. En plus, son origine latino nous a changés du charme des blondes Norvégiennes. Philippe, ferme la bouche et écoute ce qu’elle raconte 😛 ! Nous sommes là pour nous cultiver que diable !!… Bon sérieux, allez-y, elle est vraiment compétente et le musée vaut le coup. Ne boudez pas le marché aux poissons, même s’il est très touristique … Le saumon fumé mariné est délicieux. Boulangerie et vendeurs de glaces juste à côté pour les gourmands … Par facilité, nous nous sommes garés dans un parking couvert, juste à côté de Bryggen. Paiement pas carte bancaire. 170 kr pour 6½ heures. Comme nous sommes arrivés tôt, il y avait des places dans les rues. Le problème c’est qu’on ne peut y rester d’un temps très limité (1 ou 2 heures - time en Norvégien signifie heure … c’est troublant, spontanément, j’ai interprété ce mot en Anglais en cherchant ce que voulait bien pouvoir dire "parking autorisé 1 ou 2 fois" …🤪). On a préféré payer plus mais être tranquille. Nous avions lu que l’entrée de Bergen est payante, qu’ils photographient votre plaque d’immatriculation et qu’il faut sagement s’acquitter du droit je ne sais où … On a oublié, et on a survécu. Et jusqu’à présent, pas encore vu d’huissiers ou de policiers norvégiens débarquer chez nous …… Ce n’est pas une incitation à la fraude que j’exprime là, mais c’est juste pour vous rassurer si, comme nous, vous oubliez … non, vous ne serez pas montrés du doigt à l’aéroport !
La seule ville qui ne nous ait pas plu a été Bodo (notre port d’embarquement pour les Lofoten), tristounette, industrielle.
4 – Les musées d’Oslo et de Bygdoy Entrée de la ville payante à des guichets sur toutes les routes qui mènent au centre ville. 20 kr/voiture. Là, au moins, on ne risque pas d’oublier. Parking couvert comme à Bergen. Paiement par carte (pas de barrière à l’arrivée, on se gare, on va à l’automate, on passe sa carte bancaire, on récupère un ticket à laisser derrière le pare brise ; au retour, avant le départ, on retourne à l’automate, on repasse sa carte pour payer). 137 kr pour 3 heures.
Musée historique 🙂 GRATUIT !!!!!!!!!!! Muséographie extraordinaire. Didactique, vivant, clair, voila une belle mise en valeur d’objets divers (normalement assez chiants, genre pointes de flèches et éclats de pots en terre cuite ….) qui retracent l’histoire de la Norvège. On termine par une salle de portails de stavkirker … Je conseillerai de faire ce musée plutôt en fin de voyage. Les enfants apprécieront aussi. On y a passé 1½ heure. On aurait pu s’attarder encore davantage.
Galerie Nationale GRATUIT aussi et juste à côté du musée historique. Comme il est gratuit, on y a fait un tour ultra rapide. Juste pour aller voir Le Cri de Munch et quelques tableaux de grands maîtres Norvégiens (Dahl) ou Européens (Picasso, Manet, Rubens …)
Parc Frogner GRATUIT encore et ouvert 24h/24. Décoré des statues monumentales de Vigeland. Nous, on a aimé. C’est très particulier. On y a flâné 1 heure.
Les musées de Bygdoy : Le GdR explique qu’il faut faire attention, que tous les parkings ne sont pas au même prix. C’est tout, sans indiquer quel est le plus intéressant. Super ! Ca va m’aider ! Merci le GdR ! Evidemment, on ne s’est pas amusé à faire tous les parkings pour comparer les prix et trouver le moins coûteux. On s’est garé à celui qui nous convenait le mieux et basta. On se gare donc dans le parking attenant au musée des bateaux Vikings. Le paiement s’y fait par tranche forfaitaire (un peu arnaque, pas très pratique, on ne sait pas forcément à l’avance combien de temps on va passer dans ce musée …). Du coup, on a opté pour le forfait max de 24h à 64kr. C’était beaucoup trop évidemment !!! Néanmoins, je vous conseille d’être en règle, ça avait l’air très contrôlé.
Musée des bateaux vikings 🙂 50 kr/p Ne le ratez pas !! Petit musée qui abrite les restes de 3 bateaux vikings sépultures. C’est impressionnant et on a bien sûr fait le rapprochement avec les techniques de construction des stavkirker. Très intéressant.
Le Norsk Folkmuseum 90 kr/p On le rejoint à pied depuis le musée des bateaux vikings. Euh, vu le prix du parking, la Lily elle va en profiter de sa place de parking !! Musée de plein air comme on en a vu plusieurs au fil de notre voyage. Ici, vous verrez la stavkirke de Gol. Magnifique, mais après les 20 autres que nous avions vues, celle-ci nous a semblé trop restaurée, trop droite … trop bonne élève.
DIVERS :
L’accueil et la langue : plus ouverts et plus chaleureux que les Islandais, ils sont aimables, serviables, souriants, sans être de grands bavards … Tous parlent Anglais, la majorité très très bien. Les Norvégiens sont honnêtes et s’attendent à ce que tout le monde le soit. Multiples exemples. Nous avons trouvé une boulangerie artisanale dans le camping de Mjonoy où pains et gâteaux étaient à disposition des clients. Un simple écriteau stipulait d’aller payer à la réception. Même chose pour du fromage de chèvre vendu chez un particulier. Son entrée était en libre accès, un frigo, les prix affichés, une petite tirelire à côté pour payer …. Et personne pour surveiller … Une fois, c’est un camping où nous avons trouvé une réception déserte. Une affichette invitait à visiter les hytter, toutes ouvertes, à choisir, à s’installer. Paiement plus tard … Bien sûr les sanitaires étaient ouverts et parfaitement propres. Nous avons retrouvé ce genre de comportement très fréquemment. C’est très agréable, très reposant. Et c’est un cercle vertueux, gagnant-gagnant ! Logistique : faut-il en rajouter ? trop facile. Les cartes bancaires : toutes (y compris l’Amex) très bien acceptées, quasiment partout (camping, station service, superettes, ferry, musées …). Nombreux DAB également. Le climat à cette époque : le soleil et le ciel bleu, c’est du bonus ! si vous ne partez pas dans cet esprit-là, vous risquez d’être déçus … Nous avons eu beaucoup de pluie. Beaucoup. Et du ciel blanc, bien pire pour les photos que le gris ou le nuageux. Il peut pleuvoir des jours entiers sans discontinuer … On a eu toutefois la grande chance d’avoir quelques très belles journées à des moments cruciaux (Lofoten, Route des Trolls, Bergen …). Les Norvégiens vivent sous la pluie sans même s’apercevoir qu’il pleut. Pittoresque ! Au niveau des températures, il a fait bien moins froid que ce que je craignais. Au pire, nous sommes descendus à 4°C (nous avions la température extérieure indiquée dans la voiture). Au mieux, on a eu 27°C !! En moyenne, on tournait à 10-12°C. Donc, des hauts avec manches longues, une polaire, un coupe-vent Gore Tex, des chaussures fermées. Gants, bonnets, écharpes n'ont jamais quitté la voiture … On ne se salit pas du tout. On ne transpire pas et comme tout est ultra propre, on ne se tâche pas. Inutile de prévoir 1 tee shirt par jour … Au bout de 3 semaines, mes chaussettes blanches étaient toujours blanches (et non, elles ne sentaient pas 😠😛!!). Impressionnant (pas qu'elles ne sentent pas, qu'on se salisse si peu ! 😛). On a apprécié nos tongs pour aller aux douches dans les campings. Enfin, en une nuit, le petit linge est sec. Donc, voyagez légers ! Nous aurions apprécié d’avoir emporté un parapluie pour les balades dans les villes. La végétation à cette époque : merveilleuse ! des lupins sauvages multicolores au bord des routes, des fleurs des champs innombrables, c’est vraiment la bonne époque ! C’était aussi la pleine saison des fraises et le tout début des cerises. Trop tôt aussi pour les framboises. L’affluence touristique à cette époque : il y a des touristes !! En camping-cars, en vélo, en voiture comme nous. Ceux-là on les retrouve dans les campings. Des bus aussi, ceux-là on les entrevoit dans les stavkirker les plus connues. Bref, pas gênant ... L’itinéraire : paragraphe spécial plus haut. Les randonnées : on aurait sans doute aimé en faire plus. On avait prévu aux Lofoten d’aller voir la grande plage de sable. La pluie et la brume ont eu raison de notre motivation. Ailleurs, il faut prendre le temps de se poser et d’aller dans les offices de tourisme pour récupérer des infos. On n’a pas trouvé que c’était si simple que ça … mais, bon, peut-être que la motivation n’y était pas assez et qu’on ne s’est pas vraiment donné les moyens non plus. Quant au GdR, il est totalement nul sur ce chapitre. Photos : prises électriques identiques à la France pour recharger les batteries. Rien de pire qu’un ciel blanc au dessus d’une église en bois sombre. Surexposition garantie. Mais quel enchantement quand, de temps en temps, le ciel est bleu pétant et la lumière rasante. Du bonus ! L'artisanat : des trolls, des trolls, des trolls …. Difficile d’y échapper. D’ailleurs on n’a pas essayé. Un petit troll, 2 torchons, 2 CD d’Edvard Grieg, quelques tranches de saucisson … c’est tout ce qu’on a ramené. Trop cher.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les paysages (c’est vraiment trivial de dire ça !) La beauté de leurs habitations Le côté facile du voyage Le pain
On a moins aimé : 😕 Les prix.
En conclusion … Nous sommes ici dans le haut de la pyramide de Maslow : la population a de quoi vivre et bien vivre. Alors, elle peut se préoccuper d’esthétique, d’art, de superflu. Ajoutons-y un amour et un respect de la Nature sans borne. On obtient un pays préservé, valorisé, sublimé. Tout n’est qu’esthétisme, bon goût, raffinement. Les maisons sont colorées, fleuries, décorées. Les lieux publics sont propres, discrets, bien entretenus. Les routes, les ponts sont des chefs-d’œuvre s’intégrant magnifiquement dans le paysage. J’avais a priori tendance à comparer ce voyage à venir à celui déjà vécu en Islande. Non, rien à voir. D’autres paysages, d’autres climats, d’autres gens, d’autres ambiances. Je ne préfère pas l’un à l’autre, ils sont finalement incomparables. Sans avoir été en Islande, nous ne serions pas venus en Norvège. Seul point commun malheureux : les prix. Plus qu’un excellent voyage, nous avons passé aussi d’excellentes vacances en Norvège, faciles grâce à une logistique bien rôdée. De bout en bout, nous avons été subjugués par des paysages grandioses et variés, jamais lassés. Et nous avons adoré avaler notre bol de müesli au yaourt au melon devant des sommets enneigés ou près d’un torrent bleu rugissant. La pluie n’a pas réussi à nous gâcher nos vacances, pourtant aux dires des autochtones, elle a particulièrement mis le paquet cette année ! Voila un voyage qu’on prévoyait austère, rude, difficile, froid et qui nous a enchantés par, au contraire, son côté jovial. La Norvège est un pays où, en été ( !), il fait bon vivre, un pays où les paysages sont si beaux que même le soleil ne s’y couche plus.
Que les puristes me pardonnent, je n’ai pas eu le courage d’aller chercher les caractères norvégiens pour écrire ce texte …
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Aucune réservation effectuée pour ce périple (ni camping, ni ferry). J’ai indiqué les routes empruntées quand elles sont remarquables. Le problème … elles le sont toutes !! Je les ai toutes notées Rvxx (sûrement abusivement) quand ce n’était pas des routes européennes Exx … Avec une carte, je suis sûre que vous vous y retrouverez …
Sam 23 Juin 2007 – Vol Air France Paris/Oslo – Arrivée vers 15h – Récupération de la voiture chez Hertz – 180 km - Nuit à Lillehammer (hôtel Molla*) Dim – Stk** Ringebu - Route vers Roros via Rv27 (Est du PN de Rondane) – Olavsgruva – 300 km – Nuit près de Roros (Roste Camping*) Lun – Roros – Route vers les Lofoten (via Rv17 – Rv769) – 475 km - Nuit à Foldereid (camping) Mar– Mauvais temps : on trace ! Route vers les Lofoten (Rv17 + ferries) – Ferry de Bodo à Moskenes à 00h45 – 490 km – Nuit et soleil de minuit à bord du ferry Mer– Lofoten – 200 km - Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Jeu– Lofoten – 100 km – Nuit à Hamnoy (Eliassen Rorbuer*) Ven– Lofoten – Ferry de Svolvaer à Skutvik - Redescente vers le Sud via la E06 – Passage du Cerlce Polaire – 500 km - Nuit à Elvmothei (Camping) Sam– Mosjoen : quartier Sjogata – Laksfossen (sans intérêt) – Bolarein – 500 km - Nuit à Asen (Gullberget Camping) Dim– Eglise de Stordjal – Trondheim - Kristiansund – 280 km - Nuit à Kristiansund (Byskogen Camping) Lun– Stk. Kvernes - Route de l’Atlantique (Rv64) – Echelle des Trolls (Rv63) – 330 km - Nuit à Eidsdal (hytte privée*) Mar– Route des Aigles (Rv63) – Croisière sur le Geirangerfjord – Dalsnibba (Rv63) – Gamle Strynefjellsvegen (Rv258) – Stk. Lom – 180 km - Nuit à Lom (hytte privée*) Mer– Route Rv55 – Stk. Urnes – Stk. Kaupanger – SognFolkmuseum – 420 km - Nuit à Bergen (chambre chez l’habitant*) Jeu– Bergen - 50 km - Nuit à Bergen (Lone Camping) Ven – Steindalsfossen sur la Rv7 – Rv13 vers le Nord – Aller/retour à la Stk. Vik-Hopperstad sur la superbe Rv13 – Retour sur la E16 – 340 km – Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Sam – Flamsbana – Retour Myrdal/Flam à pied (21km-5h) – Stk. Undredal – 60 km - Nuit à Gudvangen (Vang Camping*) Dim – Ferry Gudvangen/Laerdal : traversée du Naerofjord – Laerdal : vieux quartier – Stk. Borgund – Rv52 - Stk. Torpo sur la Rv7 – 140 km - Nuit à Torpo (hytte privée*) Lun – Rv7 (Ouest) : plateau Hardangervidda – Veringfossen – Rv13 (Sud) et ses vergers – Stk. Roldal sur la E134 – Stk. Eidsborg – 420 km - Nuit à Vinje (Mjonoy Camping*) Mar– Stk. Heddal sur la E134 – Vallée du Numedal : Rv40 (Nord) - Stk. Flesberg – Stk. Rollag – Stk. Nore – Stk. Uvdal – 275 km - Nuit à Uvdal (Roisland Hytteuleie og Camping) Mer– Rv40 Nord – Rv7 Est – Rv51 – Valdres : boucle Rv51 Nord puis E16 Sud – Stk. Hegge – Stk. Hore – Stk. Lomen – Stk. Reinli (sur la E16) - 320 km - Nuit à Fagernes (Fossen Camping) Jeu– Stk. Hedal sur la E16 – Oslo via la 35 et la 4 – 330 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Ven– Oslo – 160 km - Nuit à Jevnaker (Slovika Camping*) Sam 14 Juillet– Vol Air France Oslo/Paris – Départ à 15h45 * Hébergement décrit plus bas. ** Stk. = stavkirke = église en bois debout
L’ITINERAIRE :
Pour la Norvège, ça mérite un paragraphe spécifique. En effet, autant dans d’autres pays, on va recroiser les mêmes voyageurs tout au long du périple, autant ici, il y a autant d’itinéraires que de touristes ! Nos choix structurants ont été : ni le Grand Sud ni le Grand Nord. Et, pour une fois, sillonner, plutôt qu’approfondir une région. On a vraiment tricoté …
Ne vous fiez pas à notre itinéraire pour bâtir le vôtre. A partir du parcours prévisionnel, il s’est construit sur place, largement modifié en raison du mauvais temps, de la logistique (trouver un chouette camping) ou au contraire de ferries qui se sont enchaînés bien mieux que prévu … Au départ, nous n’avions pas prévu de rouler autant … Un très mauvais temps (le pire : pluie, brouillard épais, froid et vent) nous a surpris lors de notre montée aux Lofoten par la magnifique route côtière (Rv17) qui passe par de très nombreux ferries. Ca nous a incités à ne pas nous attarder et à poursuivre notre chemin. D’autant plus que les ferries s’enchaînent comme une onde verte en ville. Au final, nous avons fait la montée en 2 jours, alors qu’on en avait prévu 4. Croyez bien qu’on aurait largement préféré la faire en 4 jours comme prévu, preuve d’un temps plus clément 😕 ! 1 journée de moins que prévu aux Lofoten, la pluie (encore elle !) ne nous permettant pas de faire les randos prévues (du moins on n’en a pas eu envie car, après tout, on peut toujours). Et puis également, la descente vers Bergen, où nous n’avons trouvé aucun camping sur l’affreuse E39 où les tunnels se succèdent, nous a fait arriver à Bergen 1 jour plus tôt … Bref, 4 jours de rab (sur 21, c’est beaucoup) que nous avons utilisés pour la croisière sur le Geirangerfjord et pour aller dénicher d’autres églises en bois debout dans la superbe vallée du Numedal et dans le Valdres. 4 jours qui ont donc été bien utilisés, ce fut merveilleux, mais bien des km en plus …. Au total, plus de 6000 km en 3 semaines, en comptant tous nos détours. Des journées parfois très longues de voiture, permises par ce soleil (si, si !) qui ne se couche pas. On quittait le camping très tôt, généralement vers 7h30, nous nous arrêtions vers 16 ou 17h, mais parfois bien plus tard (21h30 pour l’arrivée à Bergen). Les journées à plus de 400 km (souvent bien involontaires, comme dit plus haut) nous ont paru très lourdes. 300 km, ça va encore. Au-delà, 🤪 pfff … Mais toujours sur des routes superbes ! Toujours ! Tant au niveau de la qualité de la route (même les plus petites sont très bien entretenues) qu’au niveau des paysages traversés. J’en reparlerai en détail dans le paragraphe sites naturels car elles font partie intégrante du voyage en Norvège.
Loin, très loin d’être un modèle, vous avez là un itinéraire vécu. Ce qui peut se faire en fonction des aléas. Ca nous a plu, ça nous a convenu. Je vous souhaite juste une montée vers les Lofoten plus tranquille et plus profitable.
BUDGET :
Aie …. voila le paragraphe qui fait mal 🏴☠️ … La couronne (kr ou NOK) 1 kr = 0, 12 € - 1 € = 8 kr Allez, c’est le moment de réviser la table du 8.
Dépenses préalables : Vol A/R direct Air France Paris/Oslo : 168 €/p Location Voiture Hertz cat D : 966 € km illimité
Principales dépenses sur place (pour nous 2) : Hébergement : 10 095 kr pour 20 nuits Essence (diesel 10, 60 kr/l en moyenne) : environ 3 000 kr Ferries : 3 167 kr pour 17 ferries Divers péages (parking, routes, entrée de ville) : environ 500 kr Musées et églises en bois debout : environ 3 300 kr (incluant la croisière sur le Geirangerfjord : 110 kr/p et le train de Flam : 190 kr/p) Restaurants : 921 kr (pour 2 restaurants 🏴☠️ !) Autre (principalement alimentation) : 5 420 kr Total sur place (hors achats perso) = 26 400 kr
Comme toujours, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative. On peut très facilement visser ce budget en évitant la location de voiture (on peut venir de France avec sa propre voiture), en montant la tente ou en louant des hytter plus petites, en négligeant quelques églises et quelques musées (surtout que certains n’en valent vraiment pas la peine. J’en parlerai plus bas), en évitant les restaurants et en préférant les crevettes au saumon fumé … Au niveau budget, la Norvège est bien plus intéressante à 4 qu’à 2. En effet, la voiture louée et la plupart de nos hébergements auraient pu convenir pour 2 de plus, sans surcoût … Tout comme nos petits déj ... on mangeait pour 4 !... trop gourmands 😛 !!
GUIDES :
Site perso - www.dewalque.eu/norway2003/ Ce site nous a beaucoup aidés à préparer notre voyage. Il est très complet, bien structuré et très beau. Un énorme travail dont nous tenons à remercier ici les auteurs ! Guide Bleu – Fidèle à sa réputation : excellent guide culturel qui nous a été très utile tant pour préparer ce voyage que sur place, pour les descriptions des lieux et pour les lectures d’intérêt général lors des longs trajets en voiture. Guide du Routard 2007-2008 (ça m’amuse toujours de consulter en 2007 un guide soi-disant valable pour 2008. C’est nul …). Pour notre type de voyage, aucun intérêt. Tout est survolé, et une structure dont la logique nous a échappé ... Carte - Marco Polo au 1/800 000ème . C’est vraiment écrit petit (j’ai emporté une loupe !! et non, ce n’est pas l’âge 😠 !!... Pas que 😕 …. ) mais elle est précise et exacte.
TRANSPORTS :
1 – Vols Paris/Oslo - Air France Achetés mi Mars sur le site d’Air France : 168 € l’A/R. e-ticket. 2h30 de vol.
2 – Location de voiture Avec les 10% de discount par la carte Fréquence Plus d’AF, c’est Hertz qui offrait les meilleurs tarifs pour le genre de voiture qu’on cherchait. Prépayé – Aucune mauvaise surprise à l’arrivée - Location d’une Ford C Max (cat D), surclassé à l’arrivée par une Skoda Octavia au coffre immense. C’est un genre de break, ils ont tous ce genre de voiture là-bas … on ne déparait pas dans le paysage automobile … Ultra pratique pour y loger nos 3 gros sacs (eh oui, on était loin de nos 14 kg de bagages habituels, car on avait la tente, les sacs de couchage, les matelas, de la bouffe, du matériel de camping … ). Et puis, on savait aussi qu’on allait y passer de longues heures …. voilà qui justifiait un peu de confort. Sur la route, on roule avec les feux de croisement en permanence (de jour comme "de jour"). Conduite calme : entre 70 et 80 km/h. Nombreux radars indiqués. Les Norvégiens sont calmes, courtois, civilisés voire parfois même un peu mous … Bon, ça fait du bien !
3 – Ferries Il sont à la Norvège ce que les gués sont à l’Islande. On s’inquiète quand on arrive au premier, on se régale dès le 2ème, on se morfond en sortant du dernier … Les ferries sont en fait des bacs qui permettent de traverser les fjords en faisant la navette d’un bord à l’autre. Certaines traversées durent 15 minutes, d’autres 3 heures … Nous n’avons jamais réservé (certaines réservations sont payantes, renseignez-vous) et nous ne sommes jamais restés à quai. Ce fut un vrai bonheur. Comment ça marche ? C’est ultra simple. Sur la route, des panneaux très explicites indiquent le port d’embarquement. On y arrive … des files d’attente, 1, 2, 3 … 10, c’est selon la taille du bateau. La première est réservée à ceux qui ont réservé, les suivantes aux autres. On prend la queue en se glissant derrière la dernière voiture ; on coupe le moteur et on attend. Quelques minutes avant l’arrivée du ferry, un employé passe de voiture en voiture pour délivrer le ticket. Il encaisse (CB acceptée généralement). Le ferry arrive, vous le voyez qui vient d’en face. Il accoste, ouvre sa grande mâchoire et déverse son flot de voitures. Quelques minutes plus tard, il est vide, c’est à nous ! Dans l’ordre d’arrivée et dans un calme incroyable, on va remplir la cale du bateau. Ca prend 5 minutes, c’est extrêmement rapide. Une fois à bord, chacun descend de son véhicule et monte dans le salon, plus ou moins spacieux et confortable selon la traversée (généralement, plus la traversé est longue, plus le bateau est gros, plus le salon est confortable). Des petits box, des tables, des fauteuils, un petit snack. C’est sympa, on s’installe, on sort son thermos et son picnic et on profite des paysages à travers les grandes baies vitrées. Si le temps le permet, on peut toujours sortir sur le pont aussi. Au passage du cercle polaire, tout le monde était dehors. Ces traversées sont de très bons moments car tout en faisant une pause, on profite des fjords de l’intérieur. On joint l’utile à l’agréable. Le coût. On paie pour la voiture et pour les passagers (le conducteur ne compte pas, il fait partie du forfait voiture). Pour un camping-car, c’est 2 à 3 fois plus cher que pour une voiture. Attention, ça plombe vite un budget … Voici 2 liens qui vous donneront quelques indications (horaires/coût). www.rv17.no/...webshop&art_id=4 www.fjord1.no/ Je vous conseille aussi de commander la brochure NRI Guide 2007 ici www.visitnorway.com/...alInfo.aspx?id=41806 A bord des ferries, vous trouverez également des brochures donnant les horaires de la compagnie. Bref, les infos ne manquent pas … Cela dit, inutile de vouloir trop planifier. Nous on n’a jamais su à quelle heure partaient les ferries. On arrivait, ça se faisait tout seul … Finalement, le plus important, c’est de connaître l’horaire du premier et l’horaire du dernier …
Traversée Bodo/ Moskenes vers les Lofoten – Départ : 00h45 ! 3 heures de navigation - ruteinfo.ovds.no/en/default.aspx?rnr=86 Nous sommes arrivés sur le port d’embarquement vers 22h00, avons pris notre place dans la file de voitures et sommes allés manger en ville, laissant Lily (la voiture !) faire la queue toute seule comme une grande. De retour vers 23h30 pour attendre le vendeur de tickets et l’embarquement. Dans le calme ! Contrairement à ce que je craignais, nous étions très peu à prendre le ferry de 00h45 pour le Midnight Sun Voyage. Il est vrai qu’on arrive aux Lofoten vers 4h du matin et que, même s’il fait grand jour, bien sûr tout est fermé. Nous sommes allés nous garer devant la réception des Rorbuer Eliassen et avons attendu l’ouverture (8h) en piquant un bon petit roupillon dans la voiture. Malgré une nuit un peu agitée, je continue à trouver que c’est un bon plan : résa inutile (ou gratuite) pour le ferry, on arrive tôt ( !) aux Lofoten donc on trouve à se loger, et puis on fait l’économie d’une nuit de camping … Enfin, ce qui n’est pas le moindre intérêt, s’il fait beau (comme il a fait beau pour nous, enfin !) on profite du soleil de minuit. Nous sommes arrivés aux Lofoten à 4h sous un grand soleil. Phénomène extraordinaire ! Le ferry est très confortable. On peut même s’allonger. Cette traversée reste un de nos plus beaux souvenirs du voyage. Cela dit, elle est vraiment coûteuse : 687 kr (voiture+moi) contre 324 le retour de Svolvaer à Skutvik. Ca s’étudie ….
HEBERGEMENT :
C’est un sujet important, il y a beaucoup à dire.
1 - D’abord, évitez les hôtels … 🏴☠️ Les hôtels et les motels sont inabordables. Le premier soir, à Lillehammer, un peu pris de court, nous avons testé : 995 kr (125 €) la chambre double ! Sans que ce soit un palace. Certes, le petit déj buffet (énoooooooorme !) est inclus mais quand même …. Si vraiment vous cherchez un hôtel, alors je le recommande, il est très bien : www.mollahotell.no/. Sinon, poursuivez votre lecture … Les motels, assez nombreux le long des routes touristiques, sont un peu moins chers : autour de 850 kr la chambre double. Pas testé.
2 - … et privilégiez les hytter !! 🙂 Nous avons donc privilégié les campings. Par précaution, nous avions emporté notre tente ; elle ne nous a jamais servi … En effet, les campings accueillent bien sûr les campeurs (en tente), les camping-cars (très nombreux) et disposent aussi généralement de quelques hytter. Une (j’ai décidé arbitrairement que hytte était féminin), donc, une hytte au singulier et des hytter au pluriel. A prononcer huteu en aspirant bien le H, mais le mieux, c’est de le demander en anglais : cabin. Ce sont de petits bungalows indépendants, tout en bois, semblables à leur habitat, chauffés individuellement, plus ou moins bien équipés, plus ou moins confortables, plus ou moins grands (pouvant accueillir jusqu’à 6 voire 8 personnes pour certains). On trouve toutes les formules : ça va du plus basique, composé d’une simple pièce de quelques m2 avec 2 lits superposés, une table et 2 chaises au véritable petit appartement avec coin cuisine (parfois ce n’est plus un coin mais une véritable pièce), coin salon, coin nuit, douche et wc. Hormis pour les plus basiques (qui sont somme toute assez rares), c’est toujours très fonctionnel et le minimum nécessaire est toujours fourni (un frigo, des plaques de cuisson, une bassine pour faire la vaisselle, une lavette, une cafetière et une théière, une planche à découper, un peu de vaisselle de base et quelques casseroles …). Ceux qui connaissent IKEA vont se retrouver en terrain connu !! Bien sûr, les prix varient du simple au triple selon le niveau de confort (en gros de 200 à 600 kr) lié de très près à l’installation de l’eau dans la hytte. Pour notre part, on a souvent loué des hytter sans eau, mais toujours avec un coin cuisine (frigo, plaque de cuisson, un peu de vaisselle de base). Le frigo nous était indispensable pour y stocker nos provisions fraîches du dîner et du petit déjeuner. Nous utilisions les équipements communs du camping (évier et sanitaires), toujours d’une propreté irréprochable. L’eau est potable, on peut donc l’utiliser pour cuisiner et pour la boire. Un petit coup de ménage est requis avant de quitter sa hytte. Le balai et la pelle sont fournis et ça prend 5 minutes (ce n’est pas un hall de gare !). Tout le monde est très rigoureux et nous avons toujours trouvé des hytter très propres. Dans le pire des cas, le drap housse des matelas ou l’oreiller était un peu crasseux. Qu’importe, nos sacs de couchage nous protégeaient. Aucune mauvaise surprise rencontrée avec les radiateurs, le frigo ou les plaques. Toujours en état de marche.
Ces soirées et ces matinées passées à faire notre dînette dans ces petites cabanes sont de très bons souvenirs. Ambiance décontractée et respectueuse dans tous les campings. Les vacances au sein du voyage, j’ai adoré ça et je rêve de trouver une nouvelle destination qui permette la même formule. Je suis preneuse des bonnes idées …
A propos des campings, il y en a partout. Ils sont indiqués sur le bord des routes par des panneaux sur fond bleu avec les logos représentant qui ils sont en mesure d’accueillir : une tente, un camping-car, une petite maison pour les hytter, un lit s’ils offrent des chambres ... Vous saurez vite les réperer tant il y en a et les identifier, ils sont tous très différents, certains sont davantage destinés aux pêcheurs Norvégiens (on aura alors beaucoup plus de hytter), d’autres sont plus tournés vers les camping-cars et ne proposent que quelques hytter. Certains ont un charme fou, tant du point de vue de l’environnement (au bord d’un fjord, dans une forêt …) que de l’agencement des hytter. D’autres sont plus quelconques, avec un alignement au cordeau de dizaines de hytter. La taille joue aussi beaucoup sur le charme : du petit camping familial au grand complexe industriel … Bref, il faut aller voir … On gagne souvent en charme ce qu’on perd en confort … Pour notre part, nous n’avons jamais réservé. Mais il faut savoir que, tout au moins pour les hytter, après 17h, il devient difficile d’avoir le choix, il ne reste souvent que les plus grandes, donc les plus chères. En arrivant avant 16h, là, c’est beaucoup plus facile et le matin, alors là, c’est l’embarras du choix ! Concrètement, que ce soit pour planter sa tente, garer son camping-car ou louer une hytte, le principe est toujours le même : il faut s’adresser à la resepsjon du camping.
Toujours dans les campings, pensez aussi à demander s’ils ont des chambres. C’est assez rare mais très avantageux. Il s’agit alors d’un bâtiment regroupant plusieurs chambres et partageant sanitaires et cuisine. Ca peut être superbe ou très tristounet. Là non plus, pas de draps dans les lits et ménage à faire soi-même avant de partir. Nous avons eu une splendide expérience à Elvmothei puisque nous étions seuls dans une grande maison (c’est au camping d’Elvmothei, je n’ai pas d’autres indications).
Un petit mot (sûrement bien inutile pour les habitués des campings) sur les douches. Elles sont payantes. Ca veut dire quoi ? Chaque douche est munie d’un minuteur qui délivre l’eau pendant le temps payé. Attention, que l’eau coule ou non, le temps, lui, s’écoule : on ne paie pas une quantité d’eau mais une durée. La tête couverte de shampooing, j’ai payé pour le comprendre 🤪 !!! Généralement, c’est 5 kr pour 3 ou 4 minutes, parfois 10 pour un peu plus longtemps. Vous vous rendrez compte qu’on se lave finalement bien plus vite qu’on ne croit … 4 minutes me suffisaient. Si, si ! bon, d’accord, je n’ai pas la chevelure de Gina Lollobrigida … ni ses xxx censuré … 😉 Il faut donc prévoir de la monnaie. Conservez vos pièces de 5 et de 10 kr. Bien sûr, sont toujours en accès libre les lavabos avec eau chaude et froide, les wc, ainsi qu’un coin cuisine pour faire sa vaisselle avec tous les produits qu’il faut. On a également vu assez souvent des machines à laver et à sécher le linge. Les habitués du camping doivent connaître. Ces locaux (wc compris) sont toujours d’une propreté irréprochable.
Voici 5 adresses qui ont retenu notre attention (dans l’ordre de notre périple). Les autres n’ont rien de particulier qui mériterait de les recommander.
Camping Roste près de Roros (environ 12 km au Sud, sur la Rv30) : www.rostecamping.no/ 495 kr la hytte (n°5) avec cuisine complète (eau) et sanitaires communs. Hytte très spacieuse : 5 couchages possibles, cuisine séparée. Camping très agréable, vert. Beaucoup d’espace.
Rorbu aux Lofotens : Eliassen Rorbuer à Hamnöy www.rorbuer.no/eng.htm Nous avions le rorbu Bjarnebua à 600 kr. Plan en ligne : jugez par vous-même, tout est dit ! www.rorbuer.no/bumeny_eng.htm Accueil amical et serviable (conseils pour les randos, les visites …). Gros gros coup de cœur 🙂. On conseille vivement !
Camping Vang à Gudvangen Tel : 57 63 39 26 Pas vraiment de charme particulier mais une situation et une vue fabuleuse, entouré de montagnes et de cascades. Largement le mieux des 3 qu’on a visités à Gudvangen, voila pourquoi j’en parle. Arrivés tôt, on a pris le temps de choisir … Les hytter (aucune n’a l’eau) pour 4 sont spacieuses, confortables et bien propres. 450 kr. Bon point de chute pour le train de Flam et la croisière sur le Naeröfjord.
Camping Mjonöy à Vinje (sur le E134, à qq km à l’Ouest de Amot) www.mjonoy.no Nous avions la hytte Fjoset (4 à 5 couchages). 800 kr, certes c’est une folie pure mais qui les valait bien !! Là encore, à 4 c’est bien plus rentable … C’est la maison de Bilbo le Hobbit ! Hytte de charme, tout en rondins, toit couvert d’herbe, à l’intérieur, feu de cheminée (bois gratuit à volonté), sdb et cuisine complète. Dans le "camping", une boulangerie produit pain et gâteaux au feu de bois, divin ! On se sert et on va payer à la réception … plus tard, quand on veut (incroyable !) … Original, unique, bourré de charme. Accueil très très chaleureux. Ca vaut vraiment le coup de faire chauffer la CB … Et c’est un endroit idyllique pour se poser un peu.
Camping Slovika à Jevnaker (sur la 240, à 12km à l’Est de Honefoss, 60 km au Nord d’Oslo et à 20 min de l’aéroport) Pas d’autres coordonnées – Il est dans le guide des campings www.camping.no/index_eng.html Le camping est superbement situé à l’extrême sud du Randsfjord. C’est un lieu de villégiature des mobil-home des Norvégiens (d’Oslo probablement). Les camping-car des touristes sont d’ailleurs parqués un peu à l’écart. Pas très sympa pour eux … Ce qui vaut que je note ici l’adresse, c’est qu’arrivant à 11h nous avons eu la possibilité de pouvoir disposer de l’appartement sous la réception. Pas beaucoup de charme en soi, par contre, immense appartement de 4 pièces (cuisine, sdb, 2 chambres, 6 couchages) ultra équipé (machine à laver le linge et la vaisselle, congélo …), ultra fonctionnel, ultra propre (tout neuf, d’ailleurs). Pour refaire ses sacs avant de partir, nous avons apprécié ce très grand confort. 600 kr. C’est un super bon plan pour une grande famille et un bon pied à terre pour visiter Oslo (à 60 km quand même …). Mais, je le répète, pas grand charme … Rien à voir avec le précédent ….
Une remarque à propos du guide des campings www.camping.no/index_eng.html Sachez qu’il est loin d’être exhaustif, il ne reprend qu’une toute petite partie des campings, ceux sans doute homologués … Il est téléchargeable mais sans la carte routière qui positionne les campings ; il est alors quasiment inutilisable… Sur place, vous le trouverez gratuitement partout (avec la carte !). Cela dit, il ne sert pas à grand-chose. Pour notre part, on s’arrêtait dans un camping parce que le moment était venu et qu’il se trouvait sur la route et non parce que nous l’avions repéré dans le guide. Aucune carte de camping (d’adhérent) ne nous a jamais été réclamée.
3 - Les hytter privées. Alors ça, c’est le super bon plan mais il faut un coup de bol pour tomber dessus au bon moment !! Il s’agit de hytter, toujours indépendantes de l’habitation principale, dont disposent des particuliers (assez souvent ce sont des agriculteurs qui ont transformé une dépendance en hytte privée) et qu’ils louent à la journée. A niveau de confort équivalent (avec ou sans eau dans la hytte), c’est beaucoup moins cher que celles des campings et surtout, et c’est là tout l’intérêt, c’est beaucoup plus sympa car elles sont chaleureuses, vivantes, largement meublées, décorées. Si elles sont sans eau, le propriétaire met bien sûr à disposition douche et wc (parfois dédiées uniquement à la hytte). Elles sont indiquées par un panneau sur le bord de la route, souvent plus artisanal que celui des campings. Soyez attentifs et ne vous en privez pas, c’est un vrai bonheur !! Et si vous êtes des timides sauvages comme nous, je vous rassure, ne craignez pas l’invasion des propriétaires. Ils sont ultra discrets ! LEDIG signifie libre et FULLT complet.
Voici les 3 que nous avons trouvées totalement par hasard et qui, à chaque fois, ont été un vrai bonheur. Naturellement pas de site internet et paiement cash, ça va de soi.
Près de Geiranger Staburret pa Hjelle Gunnhild og Paul Hjelle Olsen N-6215 Eidsdal Tel +47 4156 0229 Un stabbur réhabilité, très grand : cuisine (sans eau), grand salon/salle à manger et une immense chambre à l’étage (5-6 couchages). Sanitaires quasi privés chez le propriétaire, à 2 pas. Très confortable (malgré le manque d’eau), tout décoré, tout mimi. Accueil très chaleureux. 300 kr.
Près de Lom sur la Rv15, à l’Ouest de Lom, (environ 3 km ???) Aie, je n’ai pas l’adresse …. mais nous n’avons vu qu’elle dans le coin. Un petit panneau l’indique. Elle est en contrebas de la route, juste à côté de la maison principale des propriétaires. Encore mieux que la précédente. Sanitaires chez le propriétaires (toujours à 2 pas) mais cuisine complète (avec eau) très très bien équipée. Immense : cuisine, salon/salle à manger et 2 grandes chambres séparées. Je pense qu’on peut y loger à 5 ou 6 (4 sûr !). Ma préférée 🙂. L’envie de s’y poser plus d’une nuit … 380 kr.
A Torpo Opheim Pensionad og Hytte A Torpo même, à 50 mètres en contrebas de la stavkirke. Moins de charme que les précédentes car une seule grande pièce ; pas vraiment décorée, pas personnalisée mais tout le confort : eau, wc, sdb (4 couchages). 400 kr.
4 - Les chambres chez l’habitant (rom ou logo lit sur fond bleu). Un seul essai près de Bergen, désastreux 🏴☠️ … glauque, triste, vieillot, mais plus le choix, arrivés trop tard à Bergen, les campings étaient tous pleins. 300 kr. On n’a pas réitéré l’expérience. Je vous donne l’adresse pour l’éviter : Unndalen, à 15-20 km à l’Est de Bergen.
REPAS :
Tôt le matin (la lumière invite à se lever tôt et puis quoi, on n’est pas là pour dormir …), nous nous concoctions dans notre hytte un énoooorme petit déjeuner qui nous tenait jusqu’à 13 ou 14h. Concombre, tomates, jambon, fromage, céréales, yaourt, fruit, muffin … un vrai festin 😛 ! Ca nous permettait un picnic très léger sur la route en milieu de journée : du thé brûlant (vive la thermos !), des petits gâteaux, du pain … Ces picnics pris dehors, parfois sous quelques gouttes de pluie, sur des aires de repos ou tout simplement assis sur l’herbe au bord d’un torrent ou en face d’un lac gelé, furent de vrais petits moments de bonheur. Les aires de repos sont propres et toujours bien aménagées dans un très joli cadre (au bord d’un torrent, dans une forêt …). Approvisionnement quotidien (pas de glacière dans la voiture) dans les nombreuses superettes qui jalonnent les routes aux abords des bourgs (Rema 1000, ICA, Kiwi, Rimi, COOP …), ouvertes tôt et jusque tard. On trouve absolument tout. Donc, inutile de trop se charger en nourriture (nous avions apporté des lyophilisés (qu’il a bien fallu manger ! pfff….), des soupes, du müesli, des gâteaux à thé …). Nous avions craint de retrouver le désert d’Islande. Rien à voir, tous les jours (dimanche y compris), nous avons réussi à faire nos petites courses très facilement. Cela dit, on trouve tout, oui, mais plus cher qu’en France (sauf les crevettes !). Le soir, dans la hytte on se préparait notre petit repas. Du saumon fumé (laks) ou des crevettes (reker), du hareng (sild), des légumes (pensez au rayon des surgelés qui permet de varier les plaisirs et de limiter la corvée d’épluchage) et du pain, du pain, du pain ! Gros gourmands de pain, on s’est régalé. Ils ont un très grand choix de pain complet, brun, aux céréales, aux fruits secs. On ne savait jamais ce qu’on achetait et on n’a jamais été déçu. Acheté en boulangerie (bakery) de préférence, à défaut, en supermarché, il est toujours très bon. Plus il est noir, meilleur il est (affaire de goût) mais surtout, plus il se garde (encore que je ne vois pas pourquoi je dis ça, on n’a jamais réussi à le garder plus d’ ½ journée ! Trop bon !). Nous mangions ce pain comme du gâteau. C’est un grand souvenir ! Comme quoi, on est heureux avec peu de chose !
A Bergen, nous avons acheté sur le port (marché aux poissons très touristique mais on ne peut guère y échapper) une tranche de saumon fumé mariné et à la boulangerie d’à côté un gros pain aux céréales et fruits secs. On a mangé tout ça sur un banc du port en partageant nos miettes avec les pigeons et les moineaux et en admirant les façades ensoleillées (si !) de Bryggen. Cool !
Attention, aux Lofoten, dans une boutique de vente de produits frais de la mer près de Reine, nous avons acheté des crevettes cuites et nous nous sommes fait avoir. Le prix n’était pas indiqué et j’ai compris après que je les avais payés près de 240 kr/kg . Soyez vigilants. Vous en trouverez souvent des congelés dans les supermarchés (pas moins bonnes) à moins de 20 kr/kg (soit moins de 3€ !). A ce prix là, nous en avons souvent fait notre repas du soir. Toujours avec du pain brun.
Quelques remarques sur les superettes : le vin et les alcools forts sont vendus dans des magasins d’état. Hors de prix. Sevrage total. Vive le coca light à l’apéritif ! les bouteilles plastiques (eau ou soda) sont consignées. Pour récupérer la consigne, vous trouverez dans la plupart des supermarchés, des automates où vous glissez votre bouteille (dans le bon sens) et récupérez un ticket à présenter en caisse pour remboursement. très difficile de trouver de l’eau plate, ils n’ont que de l’eau pétillante. Cela dit, l’eau du robinet est potable. Donc très peu de frais à ce niveau là. les sacs en plastique fournis négligemment par la caissière sont payants. Apportez le vôtre … la dernière ligne de votre facture ORÆVRUNDING est l’arrondi du total, en votre faveur ou en votre défaveur … en tout début de voyage, j’ai acheté dans un Kiwi une recharge de Camping Gaz. J’ai gardé la facture en vue de donner l’info sur ce carnet. Au bout de 15 jours on a compris qu’on n’aurait jamais besoin d’utiliser le petit bleu, ayant des plaques électriques dans tous les campings (soit dans la hytte, soit dans les parties communes). J’ai donc essayé de le rendre dans un Kiwi, avec la facture. Aucun problème, aucune discussion, remboursement immédiat et intégral ! Trop facile !! Mais du coup, je ne sais plus vous dire combien j’avais payé cette recharge CV370 … autour de 80 kr je crois …
Nous avons testé le fromage au caramel (pré-tranché, Gudbrandsdalsost de la marque Tine – Tine c’est leur Danone, la grande marque de produits laitiers). Un peu sucré, c’est surprenant mais pas mauvais. Vous le trouverez dans les supermarchés à côté de leur bloc de fromage à hamburger, sous plastique. Il est marron. Testé également le saucisson de renne (Reinsdyrpolse) et d’élan (Elgpolse) bôf … pas fana … affaire de goût …. Par contre, on a trouvé à l’épicerie d’Undredal (entre Flam et Gudvangen) du vieux fromage de chèvre, ainsi que du saucisson de chèvre, alors là, oui ! j’en salive encore et regrette de n’en avoir pas pris plus !
Les hytter sont bien pourvues en matériel de base pour cuisiner : un couteau à pain et une planche à découper (vous aviez compris que c’était essentiel pour nous !), des assiettes, des couverts, des casseroles, … il ne manque quasiment rien. Qu’avons-nous utilisé en propre ? Notre bouteille thermos pour les picnics de midi. Pensez peut-être à un torchon et à des pinces (genre congélo) pour fermer les sachets (de fromage, de jambon, de saucisson) entamés. J’étais contente aussi d’avoir pensé à du lait en poudre car vraiment le lait frais voyage mal quand il n’est pas réfrigéré … j’ai testé … beurk.
2 expériences au restaurant : A Lillehammer. C’était le 1er soir, nous étions à l’hôtel. Restau recommandé par le GdR, il est effectivement très agréable, animé sans être bruyant, dans une cave voûtée, belle ambiance, bonne viande. Pour une bière et une pièce de bœuf chacun (et vraiment pas la plus chère !) nous avons payé 626 kr pour nous 2. C’est vraiment trop cher. A Bodo, en attendant le Midnight Sun Ferry, nous allons au Min Plass, encore recommandé par le GdR. On n’a pas du tout aimé : ambiance trop jeune pour nous, décor dénudé, froid, impersonnel, branché. Nous nous sommes contentés d’une salade et d’un coca. 295 kr pour 2. Je déconseille … Au moins, à Lillehammer, c’était cher mais c’était vraiment bien. Là, c’était cher et pas bien … Bon, vous avez compris : évitez les restaurants !
SITES NATURELS :
1 – Les paysages Les paysages sont plus variés que je ne le croyais. D’une vallée à une autre, la végétation n’est pas la même, donnant un aspect totalement différent. Parce qu’on a grimpé quelques centaines de mètres, on peut passer, presque d’un seul coup, des forêts de pin à la toundra rase des montagnes. Je retiens quand même quelques grands groupes : Les montagnes et les plateaux, dénudés, arides, froids, couverts de plaque de neige et dont les lacs gelés sont couverts de glaçons bleus. Parfois, perdue au milieu de ces collines blanches, isolée, une station miniature de ski de fond. Des maisons colorées, très disséminées. C’est magnifique sous le soleil, dramatique sous la grisaille, toujours envoûtant ! Les vallées, avec le vert des forêts et le bleu du fjord, tellement riantes sous le soleil, égayées par les tâches de couleur apportées par les maisons. Les fjords, bleus sous le soleil, noirs sous la pluie. On les domine, on les longe, on les traverse, c’est toujours un grand moment. Les vergers, descendant jusqu’au bord du fjord.
La randonnée de Myrdal à Flam www.flaamsbana.no www.visitflam.com Nous prenons à Flam 2 allers-simples pour Myrdal : 190 kr/p. Départ à 8h35. Arrivée à Myrdal à 9h30. En 1 heure, le train grimpe 864 mètres à travers des paysages verdoyants où les cascades, plus belles les unes que les autres, se succèdent. Maintenant que nous sommes montés, il faut redescendre. Bien sûr on peut redescendre en train mais nous sommes venus pour marcher. 21 km de descente. C’est donc motivés et plein d’entrain que nous commençons par … laisser passer le troupeau des touristes venus faire comme nous. Ben oui, on n’est pas vraiment seuls … Nous partons donc gentiment les derniers, il fait très beau, on a décidé de prendre notre temps. Très vite, nos polaires se retrouvent pendues à nos sacs à dos. La première heure n’est pas très folichonne : sentier un peu raide couvert de cailloux pointus qui obligent à regarder davantage ses pieds plutôt que le paysage. Un rien agaçant, car je ne suis pas venue en Norvège pour regarder mes pieds … Puis, vient la partie la plus belle jusqu’à Blomheller : 1h de pente douce, cette fois sur un sentier agréable, ombragé, en suivant un torrent aux eaux bleues tumultueuses. Force, débit, puissance, très impressionnant ce torrent alimenté par toutes les cascades qui l’entourent. Nous sommes là, au fond d’une vallée glaciaire, biffée d’un torrent horizontal et scarifiée d’une multitude de cascades verticales. Sommets enneigés tout autour. De ci de là, des fermes, notamment un élevage de chèvres où les chèvres, profitant d’une totale liberté, ont bien compris ce que pouvaient leur apporter ces grands nigauds de touristes contre un petit câlin … Cette partie est merveilleuse. A partir de Blomheller, on retrouve une route goudronnée, un peu moins sympa pour randonner mais la beauté du paysage compense le bitume … Pour qui le bitume d’ailleurs ? Car le calme de l’endroit ne sera pas une fois troublé par les pétarades d’un pot d’échappement … Nous mettrons 5h (sans compter la pause picnic au bord d’un torrent glacial, pieds dans l’eau ! –pas longtemps 😮 !!-) pour rejoindre Flam. Notre avis : Le voyage en train (très cher, nous étions d’ailleurs bien peu et disposions d’une voiture pour nous tout seul !) nous a un peu déçu … Aucun intérêt de faire l’aller/retour. Montez à Myrdal seulement si vous décidez de descendre à pied. La rando est facile hormis la 1ère partie un tout petit peu délicate (mais quand même praticable par tous). Nous avons vu des randonneurs reprendre le train à Blomheller pour finir la descente en train. C’est pas idiot du tout si 21 km vous rebutent. Vous aurez alors vu le plus beau. Enfin, si vous devez gérer un budget serré, faites l’impasse totale. Ce n’est pas incontournable.
2 – Les plus belles routes J’irais beaucoup plus vite à citer celles qui ne le sont pas ! Quelques routes traversent les montagnes par un enchaînement de tunnels plus ou moins longs (de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de km). Au début, ça amuse, à la longue, c’est déprimant. Attention à la route E39 vers Bergen : sans intérêt et aucun camping. Mais pourrez-vous y échapper ?... En dehors de ça, les routes en Norvège vont faire partie de votre voyage. D’abord, elles sont toutes en parfait état. Ensuite, elles sont jalonnées d’aires de pique nique qui invitent à la pause. Et si vous cherchez plus sauvage, aucun problème, arrêtez-vous n’importe où, c’est toujours magnifique ! Enfin, ce sont elles qui vous conduiront au cœur de paysages grandioses sans jamais les dénaturer : pas de panneaux publicitaires, pas de feu de circulation, pas de poteaux …. Bref, elles font partie du paysage et pour certaines, elles SONT le paysage. A quelques rares exceptions, ces routes sont gratuites. Les ponts sont de véritables chefs-d’œuvre d’inventivité et d’esthétique.
Quelques infos sur des routes qui nous ont particulièrement plu (dans l’ordre de notre itinéraire) :
> La Route de la Côte (Rv17) Classée route touristique, de Steinkjer à Bodo. Vous trouverez ici les horaires et les prix des ferries qui jalonnent cette route. Je vous rappelle que le conducteur de la voiture ne compte pas comme passager dans le calcul du prix. www.rv17.no/...webshop&art_id=4 Malheureusement, nous n’avons pas eu beau temps et n’avons pas profité des paysages comme nous aurions aimé. Les sommets des fjords étaient noyés sous une brume épaisse. Dommage ! Mais quelle belle aventure quand même ! Qu’il est sympathique d’enchaîner ces ferries !... Ambiance de vacances ! Relisez mon paragraphe sur les ferries. Ici, il prend tout son sens.
> La Route de l’Atlantique (Rv64) de Karvag à Vevang au Sud Ouest de Kristiansund Quand le pont devient chef-d’œuvre ! 8 petits km (c’est très très court !) d’une route qui n’est qu’un enchaînement de ponts sautillant d’île en île. L’un de ces ponts est vrillé. C’est impressionnant et superbe. Pour moi, c’était LA route que j’attendais, celle dont je rêvais la nuit avant de partir, celle qui fait pétiller les yeux … Il faut bien l’avouer, j’ai été un peu déçue car je l’imaginais plus longue et les ponts plus gigantesques. Les photos des brochures prises d’avion donnent une impression plus majestueuse. Néanmoins, elle vaut le détour. Aucun doute là-dessus ! On l’a d’ailleurs parcouru 2 fois. Comme quoi, on peut être déçue et rester sous l’émerveillement quand même !
> L’Echelle des Trolls (Trollstigen – Rv63) Et celle-là, c’était le point focal de Philippe (chacun la sienne, on ne se croisait pas dans nos rêves !) Incontournable ! Fabuleuse route en lacets, encadrée de 2 cascades grondantes. Elle est belle d’en bas, d’en haut, du milieu. En haut, un immense parking accueille voitures et camping-cars pour nous permettre de nous approcher à pied de cette route. Arrêtez-vous, faites comme tout le monde, c’est unique ! Et très photogénique ! Si vous voulez acheter un troll, vous aurez ici l’embarras du choix. Hors de prix. Mais on a craqué quand même et acheté un affreux guignol de 12 cm pour 250 kr !! Ben quoi ….
> La Route des Aigles (Ornevegen – Rv63) Juste avant l’arrivée à Geiranger Encore quelques beaux lacets très réguliers mais après l’Echelle des Trolls, elle fait miniature. Par contre l’arrivée sur Geiranger est magnifique.
> Dalsnibba Point de vue - Aller/retour depuis Geiranger La seule route payante : 70kr par voiture. Allez, je vais me mouiller : oui, ça vaut le coup. Paysage époustouflant d’abord de congères, de lac gelé, de petits icebergs … et puis, on grimpe, on grimpe, on grimpe …. enfin là-haut, tout là haut, sous des bourrasques de vent effrayantes, on domine le Geirangerfjord. C’est absolument magnifique. Photos qui donnent l’impression d’être prises d’avion. N’y aller que si le temps est bien dégagé.
> La vieille route du Strynefjell (Gamle Strynefellsvegen - Rv258) de Videseter à Grotli. Route de montagnes, paysages de lacs gelés, de congères … Superbe.
> Les vergers de la Rv13 Portion de la Rv13 qui longe le Sorfjorden Changement de décor. On est ici dans des vallées verdoyantes, riantes, où le bord du fjord est recouvert d’arbres fruitiers. Les cerises commençaient à peine à donner … Autant les fraises étaient délicieuses, autant les cerises n’avaient aucun goût (trop tôt sûrement). Tiens, j’en profite, un petit mot sur les fraises : à celles vendues en supermarché, préférez celles vendues sur le bord des routes directement par les particuliers. Selon la fraîcheur et la qualité, entre 20 et 40 kr la barquette (de 500 gr je pense). Parfois, seule une petite pancarte et une tirelire vous indique le prix à payer. Servez-vous, payez et régalez-vous ! Tant d’honnêteté laisse rêveur … On n’a jamais été déçus, elles sont délicieuses.
> La vallée du Numedal (Rv40) de Kongsberg (au Sud) à Geilo Très intéressante par la multitude des stabbur qu’elle permet de découvrir. Qu’est-ce donc ?... Vous en verrez beaucoup. Ceux qui connaissent Sulawesi vont être surpris : comment ? les greniers des Torajas ici ?!? Et c’est bien de ça dont il s’agit ! Des greniers à grains, sur pilotis pour les protéger des animaux, de l’eau. Certains sont vraiment anciens, les poteaux sont joliment sculptés, le bois est peint. La plupart sont très bien entretenus voire vraiment valorisés. Cette route a l’intérêt de nous faire découvrir l’habitat si particulier de la vallée du Numedal : de grandes fermes, regroupant l’habitation principale (souvent peinte en blanc), la grange (souvent rouge), les greniers, les celliers. Que du bois, bien sûr. Des couleurs, des fleurs, du bon goût … que c’est joli !
> Les routes Rv7 et Rv55 sont aussi classées routes touristiques et méritent tout à fait de l’être.
3 – Les fjords
> La croisière sur le Geirangerfjord 110 kr/p Nous avons fait la croisière touristique, aller/retour depuis Geiranger, 1h30 de navigation. Le bateau vogue à travers le Geirangerfjord, nous permettant ainsi de découvrir de nombreuses et jolies cascades sur des falaises abruptes, des fermes isolées … Commentaires en Français. Sans être incontournable si vous faites la Route des Iles, ça vaut le coup s’il fait beau, le fjord est vraiment grandiose. Le point de vue depuis Dalsnibba peut suffire …
> La traversée du Naerofjord De Gudvangen à Laerdal : 704 kr au total (voiture+moi) Pour traverser le Naerofjord (fjord le plus étroit de Norvège), nous avons pris le ferry à Gudvangen et sommes descendus à Laerdal. Nous étions très peu à bord du bateau. C’est très cher pour bien peu d’intérêt. Certes, le fjord est étroit mais j’imaginais des parois plus raides qui auraient augmenté l’effet encaissé. Ce n’est pas ça … Donc, voila un bon moyen de faire de grosses économies d’autant qu’il y a moyen de rejoindre Laerdal par la route …
4 – Les Lofoten Incontournables. On a eu la chance d’y arriver à 4h du matin, sous un beau soleil qu’on a conservé 2 jours. Hébergement dans des maisonnettes de bois sur pilotis, appelées ici des rorbuer. On a trouvé une très bonne adresse (voir § plus haut).
Les randonnées pédestres ne sont pas extrêmement bien indiquées et l’office du tourisme ne nous a pas été d’un grand secours. Nous y avons quand même acheté une carte détaillée au 1/50 000ème (j’ai oublié de noter le prix) qui nous a été bien utile, même en voiture.
Nous avons aimé flâner dans les petits villages colorés de pêcheurs : Å (c’est le nom du village à l’extrême sud) ; Nusfjord (les abords du village –avant le péage de 30kr- sont superbes et justifient ce petit détour) ; Haucklandsand, splendide crique entourée de montagnes moussues ; Henningsvær, notre coup de cœur, à ne surtout pas manquer pour la beauté du bourg et des petits ilôts de granit roses de la baie. Pour ne citer qu’eux.
A Å, vous trouverez (entre autres !) 2 choses incontournables : Le musée de la morue, Lofoten Torrfiskmuseum (40kr/p) animé par le truculent patron ! Vous saurez tout sur la morue en sortant de là. La boulangerie artisanale. J’en salive rien qu’en y repensant !
La galerie du forgeron de Sund était trop chère pour nous : 45kr/p. Ce même billet donne pourtant droit à un musée de moteurs de bateau … Philippe et moi, on se regarde … un musée de moteurs de bateau 😮 ?? on relit, oui, oui, c’est bien ça. Gros fou rire. Là, je pense qu’il vise un public averti ! En tous cas, on ne s’est pas du tout sentis concernés, nous qui sommes à peine capable de distinguer une Clio d’une Picasso ! Pas pour nous 😛 …
Enfin, attention à quelques arnaques 🏴☠️ : Magasin de produits de la mer à Reine (je n’ai pas noté l’adresse mais je n’en ai vu qu’un, sur la route principale). N’achetez pas sans savoir les prix … Village de pêcheurs de Nusfjord. Droit d’entrée : 30 kr/p. Or, le plus beau quartier est celui avant le "péage" … Musée viking à Borg, vraiment trop cher : 100 kr/p. Boycottez sans hésiter !
5 – Le soleil de minuit Aux Lofoten, on est bien au-delà du cercle polaire. Pas de nuit du tout. Pas même un crépuscule, une pénombre, un entre-chien-et-loup. Non, non, une vraie lumière ! On peut lire sans lampe 24h/24 ! Je n’imaginais pas ça … C’est troublant, c’est perturbant, ça décale car on n’a pas envie de se coucher et on se lève très tôt. Je vous le redis, à 4h (du mat’) aux Lofoten, on avait un grand soleil et une magnifique lumière ! Et ce qui trouble, c’est que tout est fermé. Ben oui, ils dorment ces braves gens pardi ! Néanmoins, magasins, réceptions de camping, stations service, dernier ferry … tout ferme plus tard. Il n’est pas rare de trouver ces services ouverts jusqu’à 23h. Nous qui sommes habitués pendant nos voyages à vivre avec le soleil, on a fait pareil. Aie … Les nuits furent courtes 🤪.
6 – Le cercle polaire Il est la limite où, lors du solstice d’été, le soleil ne touche même plus l’horizon. Donc, plus on monte, plus il fait jour la nuit. Sur la E06, un centre du Cercle Polaire. Nous y sommes arrivés tard, vers 21h, sans entrer dans le musée (fermé). Il faisait froid mais nous avons néanmoins pris le temps d’aller monter notre petit cairn-graffiti. Encore une belle idée qui ne dénature pas le paysage et permet à notre nature humaine de répondre à ce besoin irrépressible de toujours laisser sa trace … Trace ici heureusement bien éphémère qui durera jusqu’au prochain touriste qui piquera mes cailloux pour faire son cairn à lui … Ca me va !
SITES CULTURELS :
1 – Les stavkirker, les églises en bois debout Ceux qui me connaissent ou ont lu mes précédents carnets savent combien nous aimons les vieilles pierres. Ici pas de vestiges … sauf ces églises moyenâgeuses, tout en bois. Elles restent au nombre de 28 alors qu’à l’époque il y en a eu jusqu’à 2000 en Norvège. Ce sont des constructions propres à la Norvège, uniques, originales. Il se dégage de ces églises une force, une histoire, un passé qui conduisent au respect et à l’admiration. Couleur de miel doré, odeur de résine et d’onguent pour les sabots des chevaux (les cavaliers comprendront !), majesté des clochers fièrement dressés au dessus des toits à pans multiples, magie des sculptures entourant les portes … on ne peut pas rester insensible. Vous ne pouvez pas aller en Norvège sans en voir au moins une. Et je trouve même qu’il est dommage de n’en faire qu’une seule. 3 ou 4 pour bien comprendre, c’est mieux. Elles sont toutes assez différentes. Seul l’intérieur est payant, vous pouvez vous contenter de l’extérieur pour beaucoup mais certaines méritent qu’on paye les 30 ou 50 kr/p pour entrer … Ca vaut le coup de comprendre comment elles sont fabriquées, ces stav qui supportent toute la structure. Un petit musée à Borgund donne quelques explications bien utiles. Sinon, le guide à l’entrée de chaque église est toujours prêt à répondre aux questions, dans un Anglais parfait. Si vous êtes des passionnés, alors achetez dès que vous le trouverez le petit livret (Norges Stavkirker en Norvégien, Allemand et Anglais – 33 pages) qui reprend les 28 stavkirker. 30 kr. Ca les vaut. Il est clair et positionne bien les églises. Pratique pour la chasse au trésor. C’est grâce à ce petit livret que nous avons revu notre fin de voyage … Pour ceux qui veulent se contenter d’une ou 2 églises : Borgund, Vik-Hopperstad et Uvdal ont eu nos préférences.
2 – Les musées folkloriques Musées en plein air, il en existe dans tout le pays ; ceux d’Oslo et de Lillehammer sont les plus réputés. Il s’agit de regrouper (souvent autour d’une stavkirke) d’anciens bâtiments (des habitations, des granges, des greniers, des saunas, des ateliers …), restaurés et meublés (pour certains) et d’expliquer ainsi l’évolution de l’habitat. Parfois, vous ne pourrez pas y échapper si vous voulez voir la stavkirke. Avis mitigé : Philippe aimait beaucoup, moi moins, regrettant à chaque fois un manque de pédagogie ou d’explications.
3 – Les villes Hormis Oslo, pas de grandes villes, pas de grands centres commerciaux sans âme, pas de super/hypermarchés, pas de MacDo (ou bien peu en tous cas), pas de publicité envahissante … Même les villes sont coquettes, proprettes, charmantes.
Roros – Petit bourg minier qui a gardé ses vieilles maisons. Une ville-musée, très agréable. On y flâne avec plaisir une bonne ½ journée.
Mosjoen – Le besoin de faire une pause sur la route, de refaire notre approvisionnement quotidien de yaourt (ne ratez pas ceux au melon, ils sont divins !), voila comment nous avons atterri dans le quartier Sjogata de Mosjoen. Superbes maisons au bord du fjord. Pimpantes, arrangées, fleuries …
Trondheim – Surprenant quartier ultra-chicos en haut de la ville.
Kristiansund – La ville est répartie sur 3 îles, reliées par des ponts. Jolie ville portuaire et industrieuse.
Bergen - Nous avons eu cette chance, rare, de la voir sous le soleil. C’est un enchantement ! Arrivez très tôt, vers 8h, avant les bus : vous aurez Bryggen pour vous seuls, avec les boutiques encore fermées. Si vous voulez comprendre l’influence de la Ligue Hanséatique sur l’histoire de la Norvège, je vous conseille la visite du musée hanséatique (45 kr/p) en suivant la visite guidée menée par une jolie guide dans un Français parfait. En plus, son origine latino nous a changés du charme des blondes Norvégiennes. Philippe, ferme la bouche et écoute ce qu’elle raconte 😛 ! Nous sommes là pour nous cultiver que diable !!… Bon sérieux, allez-y, elle est vraiment compétente et le musée vaut le coup. Ne boudez pas le marché aux poissons, même s’il est très touristique … Le saumon fumé mariné est délicieux. Boulangerie et vendeurs de glaces juste à côté pour les gourmands … Par facilité, nous nous sommes garés dans un parking couvert, juste à côté de Bryggen. Paiement pas carte bancaire. 170 kr pour 6½ heures. Comme nous sommes arrivés tôt, il y avait des places dans les rues. Le problème c’est qu’on ne peut y rester d’un temps très limité (1 ou 2 heures - time en Norvégien signifie heure … c’est troublant, spontanément, j’ai interprété ce mot en Anglais en cherchant ce que voulait bien pouvoir dire "parking autorisé 1 ou 2 fois" …🤪). On a préféré payer plus mais être tranquille. Nous avions lu que l’entrée de Bergen est payante, qu’ils photographient votre plaque d’immatriculation et qu’il faut sagement s’acquitter du droit je ne sais où … On a oublié, et on a survécu. Et jusqu’à présent, pas encore vu d’huissiers ou de policiers norvégiens débarquer chez nous …… Ce n’est pas une incitation à la fraude que j’exprime là, mais c’est juste pour vous rassurer si, comme nous, vous oubliez … non, vous ne serez pas montrés du doigt à l’aéroport !
La seule ville qui ne nous ait pas plu a été Bodo (notre port d’embarquement pour les Lofoten), tristounette, industrielle.
4 – Les musées d’Oslo et de Bygdoy Entrée de la ville payante à des guichets sur toutes les routes qui mènent au centre ville. 20 kr/voiture. Là, au moins, on ne risque pas d’oublier. Parking couvert comme à Bergen. Paiement par carte (pas de barrière à l’arrivée, on se gare, on va à l’automate, on passe sa carte bancaire, on récupère un ticket à laisser derrière le pare brise ; au retour, avant le départ, on retourne à l’automate, on repasse sa carte pour payer). 137 kr pour 3 heures.
Musée historique 🙂 GRATUIT !!!!!!!!!!! Muséographie extraordinaire. Didactique, vivant, clair, voila une belle mise en valeur d’objets divers (normalement assez chiants, genre pointes de flèches et éclats de pots en terre cuite ….) qui retracent l’histoire de la Norvège. On termine par une salle de portails de stavkirker … Je conseillerai de faire ce musée plutôt en fin de voyage. Les enfants apprécieront aussi. On y a passé 1½ heure. On aurait pu s’attarder encore davantage.
Galerie Nationale GRATUIT aussi et juste à côté du musée historique. Comme il est gratuit, on y a fait un tour ultra rapide. Juste pour aller voir Le Cri de Munch et quelques tableaux de grands maîtres Norvégiens (Dahl) ou Européens (Picasso, Manet, Rubens …)
Parc Frogner GRATUIT encore et ouvert 24h/24. Décoré des statues monumentales de Vigeland. Nous, on a aimé. C’est très particulier. On y a flâné 1 heure.
Les musées de Bygdoy : Le GdR explique qu’il faut faire attention, que tous les parkings ne sont pas au même prix. C’est tout, sans indiquer quel est le plus intéressant. Super ! Ca va m’aider ! Merci le GdR ! Evidemment, on ne s’est pas amusé à faire tous les parkings pour comparer les prix et trouver le moins coûteux. On s’est garé à celui qui nous convenait le mieux et basta. On se gare donc dans le parking attenant au musée des bateaux Vikings. Le paiement s’y fait par tranche forfaitaire (un peu arnaque, pas très pratique, on ne sait pas forcément à l’avance combien de temps on va passer dans ce musée …). Du coup, on a opté pour le forfait max de 24h à 64kr. C’était beaucoup trop évidemment !!! Néanmoins, je vous conseille d’être en règle, ça avait l’air très contrôlé.
Musée des bateaux vikings 🙂 50 kr/p Ne le ratez pas !! Petit musée qui abrite les restes de 3 bateaux vikings sépultures. C’est impressionnant et on a bien sûr fait le rapprochement avec les techniques de construction des stavkirker. Très intéressant.
Le Norsk Folkmuseum 90 kr/p On le rejoint à pied depuis le musée des bateaux vikings. Euh, vu le prix du parking, la Lily elle va en profiter de sa place de parking !! Musée de plein air comme on en a vu plusieurs au fil de notre voyage. Ici, vous verrez la stavkirke de Gol. Magnifique, mais après les 20 autres que nous avions vues, celle-ci nous a semblé trop restaurée, trop droite … trop bonne élève.
DIVERS :
L’accueil et la langue : plus ouverts et plus chaleureux que les Islandais, ils sont aimables, serviables, souriants, sans être de grands bavards … Tous parlent Anglais, la majorité très très bien. Les Norvégiens sont honnêtes et s’attendent à ce que tout le monde le soit. Multiples exemples. Nous avons trouvé une boulangerie artisanale dans le camping de Mjonoy où pains et gâteaux étaient à disposition des clients. Un simple écriteau stipulait d’aller payer à la réception. Même chose pour du fromage de chèvre vendu chez un particulier. Son entrée était en libre accès, un frigo, les prix affichés, une petite tirelire à côté pour payer …. Et personne pour surveiller … Une fois, c’est un camping où nous avons trouvé une réception déserte. Une affichette invitait à visiter les hytter, toutes ouvertes, à choisir, à s’installer. Paiement plus tard … Bien sûr les sanitaires étaient ouverts et parfaitement propres. Nous avons retrouvé ce genre de comportement très fréquemment. C’est très agréable, très reposant. Et c’est un cercle vertueux, gagnant-gagnant ! Logistique : faut-il en rajouter ? trop facile. Les cartes bancaires : toutes (y compris l’Amex) très bien acceptées, quasiment partout (camping, station service, superettes, ferry, musées …). Nombreux DAB également. Le climat à cette époque : le soleil et le ciel bleu, c’est du bonus ! si vous ne partez pas dans cet esprit-là, vous risquez d’être déçus … Nous avons eu beaucoup de pluie. Beaucoup. Et du ciel blanc, bien pire pour les photos que le gris ou le nuageux. Il peut pleuvoir des jours entiers sans discontinuer … On a eu toutefois la grande chance d’avoir quelques très belles journées à des moments cruciaux (Lofoten, Route des Trolls, Bergen …). Les Norvégiens vivent sous la pluie sans même s’apercevoir qu’il pleut. Pittoresque ! Au niveau des températures, il a fait bien moins froid que ce que je craignais. Au pire, nous sommes descendus à 4°C (nous avions la température extérieure indiquée dans la voiture). Au mieux, on a eu 27°C !! En moyenne, on tournait à 10-12°C. Donc, des hauts avec manches longues, une polaire, un coupe-vent Gore Tex, des chaussures fermées. Gants, bonnets, écharpes n'ont jamais quitté la voiture … On ne se salit pas du tout. On ne transpire pas et comme tout est ultra propre, on ne se tâche pas. Inutile de prévoir 1 tee shirt par jour … Au bout de 3 semaines, mes chaussettes blanches étaient toujours blanches (et non, elles ne sentaient pas 😠😛!!). Impressionnant (pas qu'elles ne sentent pas, qu'on se salisse si peu ! 😛). On a apprécié nos tongs pour aller aux douches dans les campings. Enfin, en une nuit, le petit linge est sec. Donc, voyagez légers ! Nous aurions apprécié d’avoir emporté un parapluie pour les balades dans les villes. La végétation à cette époque : merveilleuse ! des lupins sauvages multicolores au bord des routes, des fleurs des champs innombrables, c’est vraiment la bonne époque ! C’était aussi la pleine saison des fraises et le tout début des cerises. Trop tôt aussi pour les framboises. L’affluence touristique à cette époque : il y a des touristes !! En camping-cars, en vélo, en voiture comme nous. Ceux-là on les retrouve dans les campings. Des bus aussi, ceux-là on les entrevoit dans les stavkirker les plus connues. Bref, pas gênant ... L’itinéraire : paragraphe spécial plus haut. Les randonnées : on aurait sans doute aimé en faire plus. On avait prévu aux Lofoten d’aller voir la grande plage de sable. La pluie et la brume ont eu raison de notre motivation. Ailleurs, il faut prendre le temps de se poser et d’aller dans les offices de tourisme pour récupérer des infos. On n’a pas trouvé que c’était si simple que ça … mais, bon, peut-être que la motivation n’y était pas assez et qu’on ne s’est pas vraiment donné les moyens non plus. Quant au GdR, il est totalement nul sur ce chapitre. Photos : prises électriques identiques à la France pour recharger les batteries. Rien de pire qu’un ciel blanc au dessus d’une église en bois sombre. Surexposition garantie. Mais quel enchantement quand, de temps en temps, le ciel est bleu pétant et la lumière rasante. Du bonus ! L'artisanat : des trolls, des trolls, des trolls …. Difficile d’y échapper. D’ailleurs on n’a pas essayé. Un petit troll, 2 torchons, 2 CD d’Edvard Grieg, quelques tranches de saucisson … c’est tout ce qu’on a ramené. Trop cher.
On a beaucoup aimé : 🙂 Les paysages (c’est vraiment trivial de dire ça !) La beauté de leurs habitations Le côté facile du voyage Le pain
On a moins aimé : 😕 Les prix.
En conclusion … Nous sommes ici dans le haut de la pyramide de Maslow : la population a de quoi vivre et bien vivre. Alors, elle peut se préoccuper d’esthétique, d’art, de superflu. Ajoutons-y un amour et un respect de la Nature sans borne. On obtient un pays préservé, valorisé, sublimé. Tout n’est qu’esthétisme, bon goût, raffinement. Les maisons sont colorées, fleuries, décorées. Les lieux publics sont propres, discrets, bien entretenus. Les routes, les ponts sont des chefs-d’œuvre s’intégrant magnifiquement dans le paysage. J’avais a priori tendance à comparer ce voyage à venir à celui déjà vécu en Islande. Non, rien à voir. D’autres paysages, d’autres climats, d’autres gens, d’autres ambiances. Je ne préfère pas l’un à l’autre, ils sont finalement incomparables. Sans avoir été en Islande, nous ne serions pas venus en Norvège. Seul point commun malheureux : les prix. Plus qu’un excellent voyage, nous avons passé aussi d’excellentes vacances en Norvège, faciles grâce à une logistique bien rôdée. De bout en bout, nous avons été subjugués par des paysages grandioses et variés, jamais lassés. Et nous avons adoré avaler notre bol de müesli au yaourt au melon devant des sommets enneigés ou près d’un torrent bleu rugissant. La pluie n’a pas réussi à nous gâcher nos vacances, pourtant aux dires des autochtones, elle a particulièrement mis le paquet cette année ! Voila un voyage qu’on prévoyait austère, rude, difficile, froid et qui nous a enchantés par, au contraire, son côté jovial. La Norvège est un pays où, en été ( !), il fait bon vivre, un pays où les paysages sont si beaux que même le soleil ne s’y couche plus.
Bonjour à tous
je prépare un tour d'Asie du sud Est (Nepal, Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Australie, à priori)
Savez vous quelle est la meilleure formule en avion, s'il en existe ?
Merci
je prépare un tour d'Asie du sud Est (Nepal, Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Australie, à priori)
Savez vous quelle est la meilleure formule en avion, s'il en existe ?
Merci
J'ai été une fois de plus déçu par Air France.
On m'avait prévenu que les vols vers la Réunion n'étaient pas TOP, ben c'est pas faux.
Déjà, pour commencer : retard d'une heure...seul AF est parti en retard...Corsair et Air Austral étaient à l'heure. L'appareil le fameux 773 en 3-4-3 est une vraie bétaillère. Le confort est horrible, mes genoux touchaient presque devant, j'ai jamais vu si peu de place sur un LC La largeur du siège est vraiment limite, les accoudoirs sont trop fins. J'ai tenté de me balader dans les allées pour dégourdir mes jambes, mais pas possible de faire un pas sans cogner sur un coude tellement l'allée est étroite. On a vraiment l'impression d'étouffer dans cet avion. En plus un groupe de jeunes a mis le bazar pendant au moins une heure alors que tout le monde essayait de dormir et l'hôtesse juste à côté ne bougeait pas. Un passager a dû aller lui demander d'intervenir pour qu'elle réagisse enfin !!! Elle se remaquillait tranquille... Le service était froid, hautain, et surtout très très expéditif !! Du jamais vu là aussi. Du moins de la part des hôtesses qui étaient de notre côté. Bref, vraiment pas terrible ce vol.
Les seuls + : le repas qui était très bon (mais pas de choix entre plusieurs plats comme les autres LC) L'IFE vraiment très bien, quoique le fil de l'écouteur était mal placé. Chaque fois que le passager du hublot voulais se lever, il fallait tout débrancher.
A contrario j'ai été agréablement surpris par la nouvelle cabine de la navette Paris-Marseille (mon vol d'après) : plus de place qu'avant pour mes jambes, plus d'ailleurs que le 773, alors que le vol est plus court. Là les hôtesses étaient adorables.
Petite question : Tous les 773 sont-ils aussi inconfortables ? J'ai vu que d'autres compagnies étaient aussi en 3.4.3 notamment Emirates et All Nippon Airways, que j'envisage de prendre pour aller au Japon ? Est-ce que c'est aussi spartiate ? J'ai vu sur site Guru que le pitch est à 31 pour ANA (32 pour AF) c'est possible ça ?
Déjà, pour commencer : retard d'une heure...seul AF est parti en retard...Corsair et Air Austral étaient à l'heure. L'appareil le fameux 773 en 3-4-3 est une vraie bétaillère. Le confort est horrible, mes genoux touchaient presque devant, j'ai jamais vu si peu de place sur un LC La largeur du siège est vraiment limite, les accoudoirs sont trop fins. J'ai tenté de me balader dans les allées pour dégourdir mes jambes, mais pas possible de faire un pas sans cogner sur un coude tellement l'allée est étroite. On a vraiment l'impression d'étouffer dans cet avion. En plus un groupe de jeunes a mis le bazar pendant au moins une heure alors que tout le monde essayait de dormir et l'hôtesse juste à côté ne bougeait pas. Un passager a dû aller lui demander d'intervenir pour qu'elle réagisse enfin !!! Elle se remaquillait tranquille... Le service était froid, hautain, et surtout très très expéditif !! Du jamais vu là aussi. Du moins de la part des hôtesses qui étaient de notre côté. Bref, vraiment pas terrible ce vol.
Les seuls + : le repas qui était très bon (mais pas de choix entre plusieurs plats comme les autres LC) L'IFE vraiment très bien, quoique le fil de l'écouteur était mal placé. Chaque fois que le passager du hublot voulais se lever, il fallait tout débrancher.
A contrario j'ai été agréablement surpris par la nouvelle cabine de la navette Paris-Marseille (mon vol d'après) : plus de place qu'avant pour mes jambes, plus d'ailleurs que le 773, alors que le vol est plus court. Là les hôtesses étaient adorables.
Petite question : Tous les 773 sont-ils aussi inconfortables ? J'ai vu que d'autres compagnies étaient aussi en 3.4.3 notamment Emirates et All Nippon Airways, que j'envisage de prendre pour aller au Japon ? Est-ce que c'est aussi spartiate ? J'ai vu sur site Guru que le pitch est à 31 pour ANA (32 pour AF) c'est possible ça ?










