West Asia (Middle East) · Arménie
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AR
Arbéron 8 years ago · Willemspie
Logement Tbilissi + transport Tbilissi - Erevan
Bonjour,

Nous prévoyons un voyage à vélo avec nos 3 enfants dans le Caucase cet été et on cherche une guesthouse/hotel petit budget car nous débarquerons de l'avion à Tbilissi.

L'idée est de passer environ 2-3 jours dans la capitale géorgienne avant de prendre le chemin de Erevan, d'où nous commencerons notre périple à vélo.

Auriez vous des adresses petits budgets à Tbilissi et Erevan ? à moins que vous connaissiez des warmshowers capables de recevoir ce type de famille...

L'idée serait aussi de laisser nos cartons d'emballage vélos à Tbilissi et les récupérer 1 mois plus tard, après notre périple, pour le vol retour. Pensez vous que cela soit possible ?

Pour le transport entre Tbilissi et Erevan avec nos vélos remontés (3 vélos+1 tandem) on se demande ce qui est le mieux entre un train de nuit et une sorte de van privatisé avec chauffeur. j'imagine que le train est nettement moins onéreux mais quid du prix d'un grand van avec galerie de toit (a minima l'équivalent d'un Renault Trafic) ? Est ce que prendre le train de nuit est raisonnable avec des enfants, notamment côté propreté... est-ce possible de mettre sans trop de difficulté nos vélos dans ce train ?

Merci d'avance, Sébastien
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RO
Roood 8 years ago
Infos fraîches: visa iranien à Yerevan et CPD
Salut

Quelques infos fraîches pour obtention de visa touristique d'un mois pour l'Iran à Yerevan : On n'avait pas fait de prédemande (e-visa), et ça n'a pas encore l'air tout à fait au point car d'autres français galéraient avec. adresse : Budaghyan street (sur le plateau nord surplombant la ville) du lundi au vendredi de 14h à 16h

documents : -lettre d'invitation (fournie dans notre cas par une agence iranienne_ à demander à l'avance) -formulaire fourni sur place -1 photo(voilée pour les femmes) -passeport -photocopie de passeport -attestation d'assurance voyage

Ils sont sympas. 5 jours d'attente si on paie 50€ 2 jours si 75€ à payer à Mellat Bank dans le centre ville (loin de l'ambassade)

Nous sommes entrés en Iran par la frontière de Nurduz, avec un camping car poids lourd et une moto à l'arrière du camping car. Nous n'avons pas pris de carnet de passage en douanes et avons utilisé les services de Hossein "overland to iran". on l'a retrouvé sur place et il a tout géré. Par contre c'est pas donné, pour un mois ça nous a coûté 750€ pour le camion et 350€ pour la moto. Nous allons rester deux mois ce qui nous revient au total à 2200€, ce qui me fait dire que quand on a la possibilité de laisser la caution en France à l'automobile club, c'est beaucoup moins onéreux. Trop tard c'est fait! Et détail qui a son importance, on a perdu un virement pour lui de 500€ qui est toujours égaré entre notre banque et la sienne au Tadjikistan. Je vous dirais si on retrouve, au début c'était l'intégralité des virements qui avait disparu, mais là j'ai plus trop d'espoir, ça fait plus d'un mois...Solution onéreuse!! Attention, il est normalement interdit de rentrer avec deux véhicules donc les cartes grises sont au même nom, on est tombés le jour de la bonne équipe douanière.

Bye

Rood
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Goudette 8 years ago
L'Arménie en mai 2018
MAI 2018 : Notre voyage en Arménie

Samedi, le 19 mai à 3h30 du matin : départ vers l'aéroport de Zaventem

Les photos du 1er jour

Notre fille nous conduit sans encombres jusqu'au drop-off. Les files commencent de suite, pour entrer à l'aéroport, pour l'enregistrement des bagages, à la douane, au contrôle de sécurité. Nous sommes en retard pour l'embarquement, il n'y a plus personne, donc cela passe comme une flèche, ainsi que pour prendre notre place à bord. A Kiev, nous n'avons que le temps de rejoindre la porte pour la correspondance.A l'aéroport de Zvarnots, nous sommes attendus par Nara notre guide, avec un couple de Court-Saint-Etienne. Le troisième couple arrivera par un vol tard dans la soirée. Première découverte de Erevan. Nara nous montre au passage l'Ambassade des Etats-Unis, qui vu l'étendue du site doit abriter pas mal d'espions. Puis la route franchit le pont de la Victoire, qui enjambe des gorges. De chaque côté, les deux distilleries de brandy arménien : "Ararat" en impose ! Après un arrêt pour changer nos euros en drahms, nous arrivons rapidement à l'hôtel, bien situé, près du ‘Vernissage', marché local artisanal. Il fait beau. Directement un vendeur veut nous vendre un disque de Charles Aznavour, artiste français d'origine arménienne mondialement connu. Ici on vend de tout : livres, fleurs, couteaux, flutes, outils de menuiserie, broderies, bijoux, jeux d'échecs, … Nous faisons quelques achats, pour des cadeaux et pour nous. Il est 18h et l'orage menace. Nous faisons halte dans un café-resto pour nous désaltérer. Repérage pour trouver le resto conseillé par Nara. A notre arrivée au resto nous retrouvons Monique et Michel, nos compagnons de voyage et nous sympathisons. Notre hôtel, très récent, le Messier 53 nous assure tout le confort pour les 2 premières nuits.

Les photos du 1er jour

Dimanche 20 mai : dimanche de Pentecôte

Les photos du 2e jour

Par whatsApp, nous apprenons que Sandrine est allée aux urgences et en est sortie avec un plâtre, un problème aux tendons, le même pied qu'il y a quelques mois. Stress, mais on ne peut rien y faire.Au petit dèj, nous rencontrons le 3e couple, de Louvain-la-Neuve : c'est donc le Brabant Wallon qui se retrouve en force en Arménie. Chouette. Il n'y a pas de café, c'est du nescafé. Le pain n'est pas terrible. Une dame derrière une vitre :-) prépare une espèce de gigantesque pâte à pizza et nous fait signe. On nous l'apporte à table. C'est croquant et sans goût. Je constate des personnes à une autre table qui découpent des petits bouts et y fourrent de la confiture ou un morceau de tomate. En fait pendant le dîner, la guide nous expliquera que c'est du lavash, leur pain sans levain, traditionnel, qui ne fait pas grossir :-) elle ne mange que ça ! Nous démarrons sous une fine pluie, avec un minibus d'environ 20 places pour nous six, et notre chauffeur Artak. Premier mot appris en Arménien : bonjour = Bari luys (le matin, et barev en général – luys signifie lumière). Traversée d'Erevan et départ vers le plateau qui surmonte les alentours de la capitale, comparable à Bruxelles en nombre d'habitants. Immeubles tours à la soviétique, assez délabrés, mais rues propres. Conduite assez calme et trafic fluide. La route s'élève. Nara nous fait l'historique de l'Arménie depuis des temps ancestraux. Nous passons devant la statue de Haïk, l'ancêtre de tous les arméniens. Histoire sanglante pour l'Arménie dont le territoire s'est réduit de guerre en guerre jusqu'au génocide turc de 1915, les concessions de Staline en 1933 avec la perte du Mont emblématique, et les conflits plus récents avec l'Azerbaïdjan pour le Haut-Karabagh. Bonne ambiance dans le bus. Nous arrivons au Temple de Garni, unique temple d'influence grecque encore en place, bien que reconstruit suite à un tremblement de terre. Son emplacement en surplomb de la vallée du cours d'eau tempétueux Goght : un lieu stratégique. Le site est visité par un groupe d'ados, qui terminent déjà l'année scolaire cette semaine : ils ont 3 mois de vacances d'été. Nous visitons les anciens thermes romains, avec des mosaïques assez bien conservées, et une phrase mystérieuse qui dit ‘nous n'avons pas été payés' ! Revendication syndicale à l'époque romaine ?? Nara semble ne pas être convaincue que nous sommes aptes à faire la promenade prévue au programme et demande plusieurs fois si tout le monde sera capable de descendre la pente raide et de remonter le chemin abrupt à la fin. Je crois qu'elle espère qu'il pleuve à nouveau. Mais nous voulons absolument le faire et un guide local nous accompagne qui nous aidera à passer les endroits les plus glissants. La pente est effectivement glissante et la main tendue est bienvenue. Les coquelicots ici sont plus beaux que chez nous, la corolle est agrémentée de noir. J'adore. Les roses sauvages sont également en fleur. Il ne pleut plus et nous arrivons sur un chemin à plat le long de la rivière, mais interdit de photographier malgré les splendides orgues basaltiques : c'est un endroit stratégique ! Nara nous rassure : arrivés à une clôture, nous sortons de la zone stratégique et le paysage devient encore plus fabuleux. C'est plus beau et plus grand qu'en Islande ! Incroyable. C'est aussi le refuge de nombreux nids d'hirondelles. Nous sommes déjà dans la remontée. La belle vue atténue la difficulté. Nous allons dîner chez l'habitant. Le jardin de nos hôtes est magnifiquement arrangé : amphores, balancelles, lit recouvert d'un tapis, pour la sieste. La situation en promontoire de la vallée avec vue sur la rivière que nous venons de longer à pied. Nara dit que nos hôtes ont suivi notre progression en bas ! La table est dressée : au moins une dizaine de plats de salades diverses, taboulé, et le lavash comme à l'hôtel. C'est délicieux et ce n'est que l'entrée. J'avais remarqué que le ‘boss' préparait un bbq. C'est de la truite saumonée. Elles sont bien plus grosses que chez nous. Elles sont découpées en 4 parts. Nara préfère la tête, elle se régale. Dessert et café pour terminer : cerises, bananes et pommes avec une grosse part de gâteau à l'orange : bonjour le bénéfice du lavash ! J'ai prévu une boîte de chocolats pour nos hôtes. La jeune femme ouvre la boîte mais nous refusons d'en prendre. Les toilettes sont situées sous les ruches ! Spécial ! Pas le temps de faire la sieste. Nous quittons ce bel endroit et ces gens accueillants pour notre prochaine visite. En route vers le monastère de Géghard, monastère de la lance sacrée. Pour y accéder, belle route qui traverse le plateau supérieur au-dessus de la vallée. Au détour d'un virage nous croisons un troupeau de moutons. Par endroits la colline s'affaisse et des pans de murs sont par terre. Les poteaux d'électricité semblent rafistolés avec un socle en béton et le poteau en bois attaché avec du fil au béton. Le monastère est accolé à la montagne, en partie construit et en partie creusé dans la roche, avec des cavités pour loger les moines. Quelques commerçants vendent des grands gâteaux, des barres de fruits secs ou des couronnes de fleurs. Il y a du monde et en ce jour de Pentecôte, un baptême se prépare : 2 jeunes filles et un petit garçon de 2 ans. Visite de l'église et nous assistons au baptême traditionnel et confirmation dans la foulée. Le prêtre principal est un colosse impressionnant coiffé d'une calotte noire. On amène l'eau dans un grand seau. Le bébé pleure et les jeunes filles s'aspergent copieusement y compris sur les jambes et dans le cou. Les khatchkars, monuments aux morts, pierres sculptées de croix ornent les murs un peu partout. Il y a aussi une source miraculeuse vénérée par les fidèles, qui laissent des mouchoirs attachés à des arbres à voeux, derrière le petit pont. Retour à Erevan avec un petit arrêt pour admirer un point de vue sur la ‘plaine' (plaine volcanique très chahutée, et la statue en l'honneur du poète Yeghishe Charents persécuté par les soviétiques et qu'on voit sur les billets de 1000 drahms. Retour à l'hôtel et court moment de repos. Il drache. Nous avons accepté d'aller à pied au resto (20 min) pour que Artak puisse bichonner le minibus avant la longue route de demain. Nous démarrons plein d'entrain vers le resto Mezzo où nous entendrons du Jazz live. A peine partis la pluie recommence à tomber. Tout le monde est équipé sauf Daniel et Nara. Nara propose plusieurs fois de prendre un taxi ce que nous refusons. Mais après 20 min de marche forcée, il en reste encore 10 ! Va pour le taxi alors ! Le mien a 4 grandes fissures dans le pare-brise et refuse de démarrer. Le chauffeur chipote sous le capot. On se croirait à Pekin-Express. Daniel a un véhicule plus moderne avec conduite à droite et gps en japonais. Ils achètent ces voitures sur internet, moins cher ! Le resto a de l'allure : un bar en forme de piano. Nous dégustons une soupe au fromage, onctueuse, délicieuse. Le plat de viande est copieux. Mais point de jazz. Nara appelle des taxis et bien sûr, au moment de notre départ, la musique démarre mais il est trop tard pour nous. Dommage.

Les photos du 2e jour

Lundi 21 mai :

Les photos du 3e jour

Il est déjà temps de quitter notre bel hôtel d'Erevan ! Nous partons sous la pluie. Traversée rapide d'Erevan avec vue de quelques monuments, depuis la voiture : l'opéra, 2 églises reconstruites après le départ des soviets, quelques statues de poètes et d'hommes politiques.On aperçoit de nouveau au loin les Monts Ararat, petit et grand, dans les nuages. Bonne ambiance dans le bus. Nara est enrhumée. Premier arrêt à Aktarak pour visiter une minuscule église construite sur le modèle orthodoxe, avec une coupole aplatie. Au loin on aperçoit une église arménienne, avec le toit pointu et conique. L'église Sainte Mère de Dieu est très belle. Nara explique toutes les différences et les similitudes entre nos versions respectives de religions chrétiennes, ainsi que les symboles et les règles de construction de toutes leurs églises : le nartex carré soutenu par 4 colonnes et le trou en haut au milieu. Les fidèles et surtout les catéchumènes restent dans le nartex pour suivre les offices. Le transept est beaucoup plus petit que dans nos églises avec l'autel plus haut que chez nous et construit, où seul le prêtre et ses acolytes montent pour officier, et en pantoufles. Un grand rideau se ferme pendant la préparation de l'office. Il n'y a qu'un étendard et 2 ‘pelles à pizza' avec des clochettes. Peu de statues et de décorations, une seule fenêtre minuscule dans le choeur.

Puis la route monte vers le monastère des Psaumes, Sarmossavank et les gorges Kasagh. Un matenadaran (bibliothèque) est adossé à l'église. Les moines y reproduisaient les livres saints, d'où le nom du monastère.Vue sur les gorges voisines : attention, ne pas s'approcher du bord, un guide y étant tombé il y a quelques années ! Les gorges sont vraiment impressionnantes. Nous avons bien choisi notre voyage, tout est largement au-delà de nos attentes. A midi, repas avec Master Class, chez l'habitant, à Ush. A nouveau, multitude de plats de légumes, et de l'oseille en entrée. Des pâtes grillées puis bouillies avec du veau, agrémenté de carottes en roulades. C'est très bon. La Master Class : ce sont nos hommes qui s'y collent : Daniel et Jacques nouent le tablier et on va faire un gâteau pour le dessert. Avec un gros rouleau, Daniel étale la pâte. Il fait des manoeuvres savantes, comme en voiture, pour arrondir la pâte. C'est très drôle, je filme. Au milieu de la pâte on a placé une pièce, qui portera bonheur celui ou celle qui la découvrira dans sa part à la dégustation. Le gâteau est placé dans un four traditionnel, dans un trou soutenu en haut par un pneu ! Le second plat, est la fabrication des fameuses pâtes du dîner : cette pâte est plus sèche et difficile à étaler, et il faut faire un ovale. Jacques s'applique. Ensuite on passe au découpage et on pend les pâtes sur le fil à sècher. Surprise, c'est moi qui découvre ‘la fève' ! Nous recevons des magnets, sympa ! et Daniel offre les colliers hawaiens aux couleurs de la Belgique à nos hôtesses ravies qui promettent de placer ces photos sur FB ! A la sortie de Ush, en direction de Aparan et Vanadzor se dresse le monument à l'alphabet arménien. Nous faisons maintenant route vers le nord, vers notre destination de ce soir. La route traverse un plateau avec vue sur les monts Aragadz (4090m) et le mont Arei à 2375m de l'autre côté. Le mont Ara ressemble à un homme couché, le roi Ara dont la reine Semiramis d'Assyrie était si amoureuse qu'elle lui fit la guerre mais ne récupéra que son cadavre. Nous traversons un village Yézidi (adorateurs du diable) avec un temple dédié à une divinité païenne. Arrêt technique à Aparam dans un centre commercial animé, sorte de boulangerie semi-industrielle. Puis nous passons par Araks avec son monument dédié à la victoire contre les turcs de 1918, qui a conduit à la création de la première république arménienne. Puis la ville de Spitak, épicentre du séisme de 1988 qui a détruit complètement la ville et où l'aide internationale a permis de reconstruire chaque quartier. Stepanavan est également une ville martyr, avec ses quartiers de hlm ouzbecks particulièrement sinistres. Arrivée au site fortifié de Lori Berd, en pleine campagne au bout d'un chemin de terre chaotique, site en restauration au bord de nouvelles gorges magnifiques sous le ciel menaçant. La route vers Dzoraged et notre nouvel hôtel est difficile. Les voitures évitent les trous en roulant carrément à gauche. Je crois chaque fois que nous courons à la collision, mais c'est comme des pas de danse : chacun sait comment ça va ! L'hôtel est au bord d'une rivière torrentueuse que nous longeons assez longtemps. Le chemin de fer passe par là également et la montagne est super belle. Il s'agit d'une liaison commerciale importante vers la Géorgie, la mer noire et le reste du monde. L'hôtel est moins confortable qu'à Yerevan, mais le bar est sympa. Va pour une caïpirinha, 30 ans après le Brésil. Les serveurs nous mettent Charles Aznavour et nos compagnons de voyage nous rejoignent pour l'apéro. Le souper est délicieux encore cette fois et l'ambiance est au top. Jacques est un bon amuseur, et un amateur de trains, on aura l'occasion d'en reparler.

Les photos du 3e jour

Mardi 22 mai

Les photos du 4e jour

Notre hôtel appartient à un riche investisseur, Tufenkian qui construit et restaure des établissements dans les régions reculées du pays dans le but de donner du travail aux jeunes locaux. But louable !Ce matin, nous démarrons vers le monastère de Hagbat, inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Le site est très grand : une église, une bibliothèque dans laquelle on a retrouvé des livres pétrifiés (que nous verrons à Yerevan), des tombes, une chapelle musicale à l'acoustique remarquable, où Jacques entonne quelques notes : c'est beau et apaisant : encore un beau moment ! Une petite promenade dans le village, vers une fontaine-lavoir, avec le système-D de raccordement de tuyau d'arrosage. L'eau est une des richesses du pays. Nous voyons aussi de plus près les canalisations de gaz qui circulent plus ou moins en hauteur entre les maisons : spécial et potentiellement dangereux, mais ici tout le monde a accès au gaz de ville, même dans les villages reculés ! Nous faisons route le long de la rivière torrentueuse qui longe notre hôtel. La route est par endroit en très mauvais état : mêmes prouesses pour notre chauffeur pour éviter les trous et les véhicules qui arrivent dans l'autre sens, qu'hier soir. Il doit être fatigué, notre ami Artack. Une nouvelle route est en construction pour désenclaver cette région frontalière de la Géorgie. Des usines de cuivre en activité réduite, ou à l'arrêt sont accolées à la montagne et gâchent un peu le paysage. Elles sont le témoin de la période soviétique qui assurait le plein emploi et exploitait les ressources locales. Mais l'exploitation du cuivre dans la région date de bien plus longtemps. Le père de Charles de Gaulle aurait dirigé une mine d'extraction en 1880, mine qui a fourni 225 tonnes de cuivre pour construire la Statue de la Liberté offerte à New-York par la France. Plus loin, les paysages sont de plus en plus fabuleux. Le temps s'éclaircit. Nous faisons halte au monastère-forteresse de Akhtala. Le repas de midi se passe dans un centre culturel. Un bbq se prépare. Il fait beau maintenant. L'entrée, délicieuse, est constituée des plats habituels et aussi d'herbes, petits oignons radis, … Le plat principal est une grillade de porc, très gras. Ici le porc coûte plus cher que le bœuf. Les pommes de terres au four ont un goût très fin, meilleur que la viande. Nous avons vue sur une usine d'extraction de cuivre toujours en activité. Visite du monastère-forteresse qui se caractérise par des fresques magnifiquement conservée, qui ornent l'église entière. Construite sur un piton rocheux au bord des gorges (Xe s). La coupole et le tambour se sont effondrés et n'ont pas été reconstruits. Certaines fresques sont des reproductions mais les originales restent saisissantes. On remarquera les fresques des 40 martyrs de Sébaste. L'église est de type géorgienne ce qui explique la présence d'autant de fresques. Lors d'une invasion mongole (Tamerlan), les paroissiens se sont cachés dans l'église. Les assaillants, ne les trouvant pas mais entendant pleurer un bébé, un canon a tiré dans le choeur atteignant exactement la tête de la Vierge Marie qui porte Jésus et montre le chemin. Le trou béant est également exactement au centre de la croix visible à l'extérieur. Miracle ou habileté des artificiers ? Dans le jardin, une sculpture circulaire attire notre attention : il s'agit de 2 gigantesques anneaux surmontés de la grenade, fruit emblématique de l'Arménie. Au pied de la statue, un serpent est dessiné, signe de la tentation au sein des couples ? Nous reprenons la route d'Alaverdi pour visiter le vieux pont qui enjambe la rivière Debed en centre ville. A nouveau, vue sur les friches et l'usine de cuivre en activité. Tout près, une cabine de téléphérique est restée à l'arrêt sur son fil tendu au-dessus du canyon. Vue également sur le funiculaire qui transporte les ouvriers en haut de la colline d'où s'échappent les vapeurs polluantes de l'activité industrielle. Arrêt suivant spécialement demandé par Jacques, amateur de trains, à la gare d'Alaverdi. La gare est située sur la ligne unique vers la Géorgie. Un train de marchandises attend en direction de la Suisse via Bakou et Géorgie. Le personnel de la gare se met en 4 pour nous recevoir. Séance photo avec le chef de gare et ses casquettes : l'actuelle et celle de l'époque soviétique, mais il ne retrouve pas son uniforme de service ! Je suis intéressée par le fonctionnement des aiguillages : visite de la salle de contrôle où on manipule pour nous les aiguillages de cette gare et même d'une gare plus loin. Je crains un peu que tout ne soit pas remis en ordre (mon esprit de testeur revenant subitement à la surface). Ce n'est pas Infrabel qui nous recevrait ainsi ! A voir les peintures de type soviétique dans la salle des pas perdus et le monument près des voies, au Général Mikoyan, natif de la région et constructeur des Mig-31 soviétiques. Retour à l'hôtel. Visite du jardin, le long de la rivière. Photos et selfies des belles fleurs, sous la pluie ! Nous faisons le tour de l'hôtel : piscine et salle de sport au sous-sol, plateforme sur le toit, belle vue sur la montagne. Repas et dodo.

Les photos du 4e jour

Mercredi 23 mai :

Les photos du 5e jour

Aujourd'hui nous devons nous lever plus tôt, boucler les valises et déjeuner à 8h.Daniel remarque une ancêtre Volga dont le bouton d'ouverture du coffre est un robinet douche énorme. La route nous mène à nouveau vers Alaverdi, d'où nous prenons la direction de Odzun en haut du canyon. Visite de la belle église de Odzun. Une grande stèle funéraire attire notre attention dans le jardin. A l'entrée de la ville, on aperçoit la statue monumentale du catholicos Jean d'Odzun. L'église date du 5e/6e siècle et se trouve dans un parc parsemé de tombes. Le curé attend les visiteurs, équipé d'une scie à main. Il dirige les travaux de jardinage. Très belle église avec des représentations de la Vierge, qui montre le chemin, à travers son Fils. Le prêtre a une grande conversation avec Nara. Très sympathique, il nous confie qu'il est marié et père de 4 enfants. Son père participe aux besoins du ménage. Il est particulièrement fier de son église et du parc, et nous confie ‘Le ministère de la culture a placé la montagne derrière mon l'église pour la mettre en valeur'. Il a de l'humour. D'Odzun la route longe la falaise du fleuve Débed jusque Stepanavan que nous avions déjà traversé en partie il y a 2 jours. Dans le bus, Nara nous décrit la vie quotidienne des Arméniens. Service militaire de 2 ans pour les garçons, à 18 ans, juste après l'école secondaire et avant les études supérieures. A l'école il y a un cours de ‘jeu d'échec'. La couverture sociale en Arménie est faible, ne couvrant pas la perte d'emploi, mais bien la maladie et la pension. Le coût de la vie nous semble très élevé par rapport au niveau des salaires. La viande de porc est plus chère que celle de boeuf. Après le passage d'un long tunnel, nous traversons une belle région habitée par le Molokans, secte protestante comparable aux Amish de Pennsylvanie. Ils sont aussi appelés, les buveurs de lait, ne pratiquant pas le jeûne. Puis traversée de la ville sinistrée de Vanadzor. La ville n'est que friches industrielles d'usines diverses mises à l'arrêt avec le départ des soviétiques. Pas d'argent pour nettoyer. C'est triste ! Plus loin le paysage change du tout au tout et nous découvrons le Parc National de Tavush, comparable à une ‘petite Suisse'. Arrivée à Dilidjan pour prendre le repas dans un agréable restaurant très design. J'en profite pour acheter quelques souvenirs qui feront plaisir aux enfants. Le repas est cette fois encore, vraiment délicieux. Nara nous amène dans le quartier reconstruit d'habitat traditionnel, mais où il n'y a pas âme qui vive. Dommage. Ensuite route vers le Lac Sevan. Le paysage change encore au passage d'un long tunnel. De ‘La Petite Suisse', nous passons aux ‘Steppes d'Asie Centrale'. Arrivée au Lac Sevan, le plus petit des 3 lacs de la Grande Arménie : le lac de Van est maintenant en Turquie et le plus grand : Ourmia est en Iran. Le lac Sevan est le 2e lac d'eau douce plus élevé en altitude du monde, après le Titicaca au Pérou. Réserve d'eau potable alimentée par 28 rivières. En 1933, Staline décide d'exploiter la réserve d'eau et de faire baisser le niveau de 45m. Les travaux achevés en 1949, l'eau continue de baisser. Avec la mort de Staline, l'exploitation hydro-électrique avait été abandonnée. De nouveaux travaux déviant le cours de la rivière Arpa dans le lac permettent une remontée des eaux depuis 2003. Petite grimpette de 249 marches vers les 2 églises en haut de la presqu'île : le monastère de Sevanavank avec l'église des Saints Apôtres et l'église Sainte-Mère de Dieu, qui abrite un khatchkar de style naïf ainsi que la Crucifixion en figure centrale, des scènes de la Nativité et du Jugement Dernier. A l'extrémité de la presqu'île, les pieds dans le lac, une mer on peut dire, on aperçoit la résidence du président ! Nous poursuivons notre route en longeant le lac Sevan, 70 km de long : autre chose que le lac de Genval !! Arrivée dans le village de Noratus et visite du cimetière de katchkars. Notre guide nous explique qu'un cimetière semblable a été détruit par les Azeri de l'autre côté de la frontière. Triste ! Des dames nous attendent pour vendre quelques produits d'artisanat (tricot). Nara nous explique les différents styles de katchkars et leur signification et symbolique. Sur une tombe nous remarquons des tessons de bouteilles. Lors des visites des familles les lendemains de jours religieux (Noël, .., Pentecôte = hier) les personnes apportent des victuailles et des boissons, qui restent après leur passage pour les pauvres du village. Puis nous visitons la partie moderne du cimetière avec une nuée de corbeaux qui survolent les tombes. Impressionnant ! Mais déjà il faut repartir. Une des dames vues à l'entrée se fait guide improvisé et nous montre que là un enfant est enterré, là une famille riche, là c'est un paysan qui est représenté sur la tombe, et là un artisan. Petite dringuelle bien méritée. Encore un de ces moments de temps suspendu. Continuation par le Col de Selim en empruntant la Route de la Soie. On est près de la frontière iranienne, et nous croisons des camions iraniens transportant des marchandises ? Au col de Selim, visite du caravansérail, abri pour les marchands de l'époque en voyage ainsi que pour leurs chevaux. Le gardien des lieux, ami de Nara et ayant appris le français à l'école de son village, nous offre un verre d'alcool de pommes de sa fabrication. C'est fort, et bon, ça me rappelle la goutte du Moni Fauss ! Il en verse dans une bouteille d'eau de 50 cl, et la donne à Nara. Arrivée tardive à l'hôtel à Jermuk, ville thermale dont les sources ressemblent à celles de Vichy. L'alcool ramené par Nara est le bienvenu pour clôturer cette longue et belle journée.

Les photos du 5e jour

Jeudi 24 mai :

Les photos du 6e jour

Départ pour une longue journée à nouveau. Le petit déjeuner est ralenti car un groupe de français très disciplinés font la file et ne semblent pas pressés. Nous faisons au plus vite. Les valises sont devant la porte de la chambre. Il n'y a qu'un ascenseur et les français s'impatientent comme nous de la lenteur du processus, mais cela s'arrange et nous sommes prêts à partir. Nous constatons que l'hôtel est situé juste à côté de l'usine d'embouteillage : souvenirs du début de ma carrière à Vittel !Nous reprenons la route d'hier. Très beau temps. Arrêt au col à plus de 2400 m. Venteux. Direction Tatev, The wings of Tatev, le nom donné au tout nouveau téléphérique installé par les Suisses, le plus long du monde, 5550 m. Panorama saisissant, grandiose et sensation forte au moment du changement d'inclinaison à chaque mât. Nouveau moment d'émerveillement : tout est vert, la route en lacets, en bas semble très scabreuse. L'arrivée après 12 minutes, c'est bien trop vite !! Visite du monastère. Un prêtre à l'air très zen et très gentil nous accueille avant la visite. Outre l'église de St Pierre et St Paul, il y a aussi une huilerie et dans la cour, un poteau construit sur un mécanisme en V avec des vis, qui oscillait à l'arrivée d'un danger tel que des soldats attaquants qui martelaient le sol, ou un séisme débutant. Cela ne fonctionne plus aujourd'hui, car après démontage pour comprendre le mécanisme, mystère non élucidé au demeurant, il n'a pas été possible de lui redonner sa fonction : il est à présent immobile. Le bâtiment du monastère est en restauration du côté du dortoir. Le repas de midi est servi sous une tonnelle à l'abri du soleil et avec une vue imprenable sur le monastère. Tous les types de salades, dont du choux-fleur rose, des épinards au fromage, puis de la viande de boeuf bouillie accompagnée de pommes de terre grillées, et un dessert, tout est délicieux. Nous voilà sur la route vers Erevan, destination le monastère de Novarank isolé dans un cirque montagneux aux falaises abruptes rouges (oxyde de fer) à couper le souffle. Je ne sais où donner de la tête. J'espère que mes photos seront à la hauteur de la beauté des lieux. Nara raconte les fêtes religieuses et profanes de l'Arménie. Nouvel An, puis le 6 janvier, Noël, épiphanie et baptême de Jésus. Le 8 mars, congé, à l'occasion de la Journée Internationale des femmes, suivie d'une semaine entière pour les femmes ! Pâques est à la même date que chez nous. Le lendemain de ces jours de fêtes religieuses, on honore les morts. Le jour des Droits de l'Enfant, les petits Arméniens sont gâtés, comme à notre St-Nicolas. Le premier septembre est également une journée très festive en Arménie pour célébrer la rentrée des classes. A l'entrée du canyon Amaghu, nous embarquons deux jeunes auto-stoppeuses dont une australienne qui a visité l'Ukraine, la Géorgie, la Turquie, l'Azerbaïjan et se débrouille en stop. Nara demande de ne pas monter les escaliers vers l'église. Nous comprenons pourquoi en découvrant les lieux. Mais bien sûr notre jeune amie n'a cure des conseils et entreprend immédiatement l'ascension, puis la descente scabreuse. Ah les jeunes ! Le cadre est extraordinaire, à 360° des katchkars taillés comme de la dentelle, … La route m'enchante toujours autant au retour. Je voudrais que le temps s'arrête. A la sortie du canyon, nous visitons la grotte ‘aux oiseaux', des hirondelles innombrables nichant sur la falaise, et des chauve-souris ayant investi l'intérieur. La grotte est quadrillée et fait l'objet de fouilles et d'analyses archéologiques et scientifiques depuis 2007. Plusieurs couches appartenant à la culture matérielle des époques différentes de l'Âge de la Pierre et du Cuivre. D'après les données obtenues par l'analyse radiocarbonique des objets et des fossiles (restes des ossements, carbone, tissus, semences et d'autres substances organiques), ces couches appartiendraient aux limites chronologiques de la fin de 5ème et le début du 4ème millénaires avant J.C. Un complexe de constructions en terre cuite de différentes formes a été trouvé. A en juger par la présence des récipients, flacons, tonneaux et pots destinés à la conservation des aliments et le pressoir destiné à la viticulture, le complexe avait un rôle producteur. Les résidus végétaux merveilleusement conservés, trouvés pendant les fouilles, les arcades, les tiges, les semences de la prune, de l'abricot, du blé, de l'avoine et d'autres céréales, cultivées ou sauvages, en sont le témoignage. La grotte, grâce à son microclimat singulier et constant, était un lieu idéal pour la production, conservation et stockage des aliments, ce qui est prouvé par les semences encore en excellent état. De plus, une chaussure en cuir a été découverte dans cette grotte, que nous verrons au musée d'histoire demain. C'est la plus ancienne chaussure au monde : elle a 5500 ans ! Nous reprenons la route vers le Mont Ararat. Nara raconte la légende de Noé et les batailles avec les turcs qui ont annexé le Mont, sacré pour les arméniens, et qui est juste le point culminant pour la Turquie : une question de hauteur pour les uns, et de profondeur pour les autres. Malheureusement le mont est caché par les nuages et la brume. Pas sûr d'avoir une photo correcte. Nous visitons encore le monastère de Khor Virap, le premier lieu saint de l'Arménie, où se trouve la fosse où a été torturé St-Grégoire l'Illuminateur par le roi Tiridate IV. Il survécut miraculeusement durant treize ans (par ailleurs, ce monastère est surnommé Prison de saint Grégoire Khor Virap signifie « puits profond »). Lorsque le roi, après avoir martyrisé Gayané, Hripsimé et leurs compagnes, tomba malade, Grégoire Loussavoritch apparut comme seul capable de le soigner. Il guérit le roi et le convertit au christianisme. L'Arménie devient alors le premier pays chrétien. Là nous nous trouvons à quelques km seulement de la Turquie et du Mont Ararat. On distingue les miradors à la frontière. Quelle tristesse. Nous reprenons l'autoroute vers Erevan. Ma boîte de chocolats Galler consolera le groupe de la pluie qui tombe bien maintenant. Le souper aura lieu à l'hôtel, et non dans un restaurant en ville, à la satisfaction de tous. Encore une journée riche en découvertes qui se termine très bien.

Les photos du 6e jour

Vendredi 25 mai :

Les photos du 7e jour

Nous sommes à nouveau à l'hôtel Messier 53, même chambre qu'au début du voyage : nous passons une excellente nuit et nous nous levons en pleine forme pour le dernier jour en compagnie de Nara, pour des visites dans et autour de Erevan.J'ai réussi à me connecter à mon compte FB et à trouver sa page. Premier lien cliqué : Charles Aznavour chante un Ave Maria au Mémorial du Génocide, que nous visiterons aujourd'hui : émotion très forte pour moi, je suis bouleversée. Nous démarrons la visite d'Erevan par le quartier des Cascades, conçu par Tamanian près du musée d'Art Moderne. Des escaliers en cascade mènent vers des oeuvres d'art et des statues. Les fontaines sont en panne et l'oeuvre n'est pas terminée, mais c'est quand même impressionnant et cela me plait beaucoup. La place Tamanyan, située devant l'entrée du centre, abrite un jardin de sculptures où sont notamment exposés des oeuvres de Fernando Botero, Barry Flanagan, Lynn Chadwick et Jaume Pensa, reconnaissable par les lapins. Certaines oeuvres sont des cadeaux du Royaume-Uni, ou d'autres pays du monde entier. Beau début de journée ! Ensuite nous quittons Erevan pour 3 visites d'églises dont le ‘Vatican' de l'église de tous les Arméniens du monde (à distinguer des Arméniens de Silicie). C'est une grande journée ici : Le jour de la dernière cloche' : le dernier jour avant les vacances d'été. Tous les élèves, les profs et les parents sont dans la rue. Les voitures sont décorées de ballons et klaxonnent. Les jeunes sont en uniforme, une fleur ou un noeud à la boutonnière, les mamans sont sur leur trente-et-un. La première église de Zvarnots, du 7e s, en ruine mais très belle, grâce à l'environnement, les coquelicots, le calme parfait. Nous sommes seuls ici. Quel privilège. La seconde église est celle de Ste Hripsimé, martyre et vierge, sous Dioclétien et Thiridate, le roi sanglier, tombé amoureux de sa beauté. Un prêtre sympa nous accueille. Il surveille les ouvriers qui remplacent le grand rideau de l'autel, en pr��paration de la fête de la Sainte, ce dimanche. Les rosiers en fleur, dans l'allée sont magnifiques. Le ‘Vatican' est très animé. Les groupes de jeunes affluent. L'église d'Etchmiadzine elle-même est en très gros travaux de restauration, hyper bruyants. Une grande esplanade permet d'accueillir les foules lors des grands évènements, comme la visite de Jean-Paul II qui a ramené en Arménie les reliques de St-Grégoire l'Illuminateur. Nous faisons des photos avec des jeunes qui terminent leurs étude et nous voilà déjà partis pour le repas de midi dans un centre culturel très vivant et intéressant : des souliers partout, un accueil chaleureux, une déco amusante, une boutique, … L'après-midi sera empreinte de plus d'émotion avec la visite au mémorial du Génocide : le parc avec tous les sapins plantés par les grands de ce monde venus se recueillir et montrer leur soutien au peuple arménien si souvent attaqué et maltraité. Des tombes et un mur long de cent mètres porte les inscriptions des villages arméniens de l'Empire ottoman dans lesquels ont eu lieu les massacres. Une pointe de granite de 44 mètres de haut représente la renaissance de la nation arménienne. Cette pointe est divisée en deux parties, l'une couvrant l'autre, qui symbolisent les deux Arménies orientale et occidentale. Puis nous arrivons dans le mémorial, douze stèles de granite disposées en cercle, et qui abrite la flamme éternelle. Des visiteurs déposent des roses blanches et des oeuillets tout autour. Un musée circulaire souterrain. On y trouve des clichés de photographes allemands (l'Allemagne était l'alliée de la Turquie pendant la Première Guerre mondiale) et plusieurs publications relatant les événements de l'époque. Après ce moment de recueillement nous sommes un peu sonnés. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Retour à l'hôtel et temps libre jusqu'au souper. Nous allons cependant encore nous promener au Vernissage, faire quelques photos et le soir, nous soupons dans un resto branché, genre que nos filles apprécieraient :-) Nous préférons rentrer à pied en passant par la Place de la République où un spectacle son et lumière se produit sur les fontaines de la place, surtout en ce soir de fête dans la ville. Nous marchons dans une rue très animée, piétonne et où les boutiques sont ouvertes. Il y a de la musique partout et des gens dansent les danses arméniennes au son de l'accordéon et du duduk. Quelle chance nous avons d'assister à cela et de ne pas avoir pris le taxi. Nous arrivons sur une place avec un chapiteau et de la musique electro. Ce n'est pas la place de la république. Vite il faut faire demi-tour, sinon nous raterons de justesse la fin du son et lumière. Nous avons de la chance et nous apprécions le spectacle. Retour par le Vernissage, vide à cette heure. Nous sommes déjà presqu'à l'hôtel quand les premières explosions de fusées nous parviennent du feu d'artifice. Mais nous sommes fatigués et contents de rentrer au Messier 53.

Les photos du 7e jour

Samedi 26 mai :

Les photos du 8e jour

Marine, la nouvelle guide, nous attend. Elle parle un français encore plus parfait que Nara. Le programme de la journée nous est communiqué heure par heure : nouveau style ! Nous comprenons qu'il s'agit de rendez-vous successifs que nous devons respecter le mieux possible, chez le Maître du duduk et avec les guides des musées.Aujourd'hui on distingue un peu mieux le sommet du Mont Ararat et nous demandons un arrêt-photo. Artak fait un détour et s'arrête sur un rond-point, sur un grand pont, où on ne peut bien sûr pas s'arrêter. Nous faisons vite. Karen Hakobayan, maître du duduk et son épouse nous accueillent dans leur maison, un havre de paix superbement aménagé, avec une table de fruits, gâteaux, boissons à notre intention. Il y a un piano rouge, ancien, provenant de Belgique-France, qui avait été offert à la reine des belges au siècle passé. Et bien sûr une collection de duduks, soprano, baryton, … Karen nous en fait découvrir plusieurs types en exécutant de beaux morceaux de musique pour nous : musique liturgique de Komitas, Charles Aznavour, … Madame accompagne au piano pour un morceau de jazz génial. Blague de notre chauffeur, Artak : Je peux le faire aussi : c'est comme les pédales de la voiture … Ensuite vient une sorte de cornemuse en peau de chèvre, dont le morceau s'achève alors que Karen ne souffle plus dans l'instrument … Beaucoup d'émotion, moment magique. Temps suspendu. Puis arrive la visite de l'atelier. Le bois d'abricotier est coupé en carré, à la bonne longueur, séché pendant 2 ans, trempé dans l'huile de chanvre et des huiles essentielles. Le trou central est foré à la main, et les trous des notes sont tous différents. 3 jours de travail pour fabriquer un duduk. Karen a également inventé des instruments pour produire des sons bien particuliers. Il joue dans un orchestre connu ainsi que dans plusieurs musiques de films comme Gladiator. Nous achetons son CD. Etape suivante : le musée d'histoire où il est interdit de photographier. La guide du musée réexplique toute l'histoire de l'Arménie devant la carte. Ce n'est pas inutile pour moi ! Nous passons dans la salle de l'âge de la pierre. Les explications sont trop détaillées. De même pour l'âge du bronze. Ah, nous voyons la chaussure la plus ancienne du monde, découverte dans la grotte aux oiseaux, visitée il y a 2 jours. Nadia, puis Daniel, puis moi, quittons le groupe pour visiter plus rapidement plus de salles : les costumes, le génocide, … Le repas de midi est dans une taverne, où nous sommes servis par une armée de serveurs en tenue typique. Salades et fromages, puis un plat de poulet avec légumes grillés et le traditionnel gâteau : tout est très bon. Le second musée, celui des manuscrits : Matenadavan, avec une charmante guide qui nous explique le Livre des Lamentations, vénéré par les Arméniens, le livre le plus grand, sauvé par une femme au cours du génocide, et le plus petit. Les enluminures très fines et représentant des scènes et des personnages connus. C'est plus qu'intéressant, mais mes yeux se ferment, je n'en peux plus ! Jacques veux acheter des graines et nous ajoutons la visite du marché couvert qui n'était pas au programme. Les marchands de fruits secs et autres épices dans le premier hall n‘ont pas de succès. Dans le second bâtiment, les fruits, fraises, cerises, …, les légumes, poissons, … C'est la foule. Je fais plein de photos. J'ai récupéré de l'énergie. Ouf ! Retour à l'hôtel, repos, douche, un gros orage éclate. Ouf, nous n'avons pas entrepris de nouvelle balade en ville ! A 19h30, Marine nous attend avec Artak qui a l'air pas du tout en forme. D'ailleurs il ne soupera pas avec nous. Nous rentrerons en taxi. L'agence offre le vin pour ce repas d'adieu avec Marine. Avec Nadia j'entreprends de lui expliquer le paysage institutionnel compliqué de la Belgique : nous passons une belle soirée.

Les photos du 8e jour

Dimanche 27 mai :

Les photos du 9e jour

Le jour du retour est arrivé. Il reste quand même une matinée de temps libre. Nous prenons un taxi vers le croisement de l'avenue Abovyan et de l'avenue Moscovyan.L'avenue Abovyan est très large et arborée. Il fait beau et très calme. Les boutiques sont fermées. Photos au milieu d'un groupe de statues de joueurs de duduk. Nous suivons une partie de l'office dominical dans l'église Saint Astvatsatsin (Sainte Mère de Dieu). L'assemblée est surtout constituée de dames âgées, un voile cachant la chevelure. Plusieurs prêtres se succèdent en psalmodiant. Des diacres et des enfants de choeur circulent, chantent, récitent, encensent à tout va, tiennent des cierges et accompagnent le prêtre qui lit l'évangile. Les fidèles se lèvent, s'assoient, se signent, partent à reculons, font des offrandes à une table dans le fond de l'église. Je suggère à Daniel de faire don de nos dernières pièces. Je reçois en échange 4 bougies que je vais allumer dans la chapelle attenante. Nous poursuivons la rue Abovyan. Une librairie ouverte nous tend les bras. Daniel achète un livre d'histoire de l'Arménie en anglais. Sur la place Abovyan, l'affiche de Charles Aznavour, une grande fontaine entourée des signes du zodiaque arménien, ainsi qu'une immense araignée et un ours en boulons et autres ferrailles. Daniel déplace un pion du gigantesque jeu d'échec. Nous arrivons à la place de la République. Les drapeaux flottent : le drapeau arménien, rouge, bleu, orange, ainsi que celui du centième anniversaire de la 1e république que l'on fête le lendemain. Encore quelques photos des affiches du musée d'histoire : la départ de Noé du Mont Ararat, la consécration du poète Sayat Nova. Arrivés au Vernissage, j'achète un bracelet d'allure moderne à un jeune artisan, pour remplacer mon bracelet cassé, en attendant sa réparation. Il est presque midi et nous cherchons un endroit pour nous restaurer avant le départ vers l'aéroport. Repas assez décevant dans une sorte de fast-food. Arrivés à l'hôtel, notre clé est déjà désactivée , mais le problème est vite corrigé et les valises sont descendues à temps pour le départ vers l'aéroport. Artak n'a pas belle allure, il est malade. Les adieux sont brefs mais chaleureux.

Les photos du 9e jour BYE BYE ARMENIA ! WE WILL NEVER FORGET ! WE LOVE YOU !

Les photos du 2 juin Bonus : Samedi 2 juin, Place de la Monnaie à Bruxelles

La communauté arménienne de Belgique fête le centenaire de leur 1e République. Nous sommes là. L'ambiance est bon enfant. Les gens dansent sur des musiques arméniennes. Je remarque une famille dont tous arborent le t-shirt à l'effigie de Nikol Pachinian, le nouveau premier ministre, qui vient d'accéder à ce poste suite à la Révolution de Velours menée par les jeunes à Erevan peu de temps avant le début de notre voyage. Je demande si le mot écrit dans l'alphabet arménien est le nom du premier ministre. Non, c'est le mot COURAGE ! Après quelques mots seulement, je me rends compte que cette famille vient de Court Saint-Etienne, comme Monique et Michel et qu'ils ont visité le Musée de LLN et parlé à Nadia. Cette fois, LE MONDE EST UN VILLAGE, et pas seulement pour la génération de nos enfants ! Quel bonheur. Nous applaudissons et nous assistons encore à quelques danses plus traditionnelles et à des chansons qui rencontrent un beau succès. Le dimanche nous ne serons pas présents, mais Nara partage sur facebook la célébration à l'occasion du nouveau costume de Mannekenpis : le costume arménien traditionnel.

Nous souhaitons de tout coeur au courageux peuple arménien, un nouvel avenir, le meilleur possible pour eux-mêmes et pour leur beau pays.

Mes autres voyages sont à découvrir sur http://www.wagnerdenise.net
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VE
Vegeta26 8 years ago · Zarine
La frontière arméno-azéri
Bonjour J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà été près de la frontière armeno-azerie, a quoi ressemble-t-elle est est-il possible de l'approcher ? Sur google earth je ne vois pas trop de postes militaires et la question m'intéresse

Merci de vos réponses
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YA
Yaelorange 8 years ago · Adele15
Tour de l'Arménie à vélo
Bonjour à tous,

Nous envisageons de faire le tour de l'Arménie à vélo cet été. Nous nous posons quelques questions très pratiques, auriez-vous des réponses? Nous privilégions toujours les petites routes tranquilles (où les voitures ont du mal à se croiser) est-ce possible en Arménie si nous n'avons pas de VTT? Doit-on prendre notre matériel de camping, ou trouverons-nous sur place assez de guesthouse ou de logements chez l'habitant? quel est le budget pour une chambre? y a-t-il des cartes assez précises pour repérer les petites routes ? et mieux encore des cartes numériques ? y a t-til vraiment des régions à éviter pour cause de mines antipersonnelles ? il y a surement d'autres questions et si vous avez d'autres bons filons à faire profiter n'hésitez pas ! Merci d'avance de vos réponses
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OC
Occitan22 9 years ago · Yaelorange
Carte GPS Arménie et Géorgie
BONJOUR

J'ai un gps tomtom rider 450 et je cherche un moyen de télécharger ( gratuit ou payant )les cartes d’Arménie et Géorgie où je vais aller au mois de septembre .Comme je ne suis pas un pro de l'ordi je ne trouve pas, quelqu'un a t'il une solution si cela existe ?

MERCI
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AN
Annagk 9 years ago
Voyage en Arménie en voiture (avec enfants)
Bonjour,

Je vais partir en Arménie avec mon mari et mes deux enfants cet été, et nous voulons le faire en voiture. J'ai recherché sur le net des trajets et celui qui nous a plu le plus et celui de l'Italie/Grèce/Turquie/Géorgie/Arménie. La question que je me posais: y a-t-il des dangers quelconques en Turquie? Sachant que nous allons rester là-bas dans deux hôtels différents avant d'arriver à la frontière géorgienne - un à Marmara Eregli et l'autre à Samsun ( pour nous reposer). Quelqu'un a-t-il/elle déjà fait ce trajet? Merci beaucoup d'avance!

Bien cordialement,

Anna K.G.
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NU
Nuss 9 years ago
Compte rendu d'un séjour en Arménie sur 10 jours fin octobre 2017
J'amène ma pierre aux posts précédents concernant l'Arménie. Pour un aperçu complet du pays, je dirai que 15 jours sont suffisants. Avec 10 jours c'est déjà bien. 21 jours si on randonne

Conduite Nous avons loué par Hertz. Pneus lisses, 1h30 de retard pour eux sur le rendez vous de prise et remise de clef, un pneu crevé. Bref, pas le meilleur début. Je ne suis pas expert en voiture mais je dirai que les suspensions étaient pire que celles de ma voiture de 16ans d'âge. Voiture sur élevée type duster indispensable au vu de la route. On a cru au début que les post précédents exagéraient sur la qualité de la route, notamment sur le nord d'Erevan...finalement, les nids de poule sont apparus, puis les nids de grosse poule, puis d'autruche. Il faut toujours être vigilant, encore plus de nuit. Tout peut arriver. Bitume enlevé, rochers, cailloux. On a eu aussi sur le tronçon Alaverdi Vadnazor 60km d'autoroute en reconstruction, sans un panneau pour prévenir, avec des passages où une seule voiture peut circuler en slalomant entre les débris, poubelles, poteaux et en sautant sur des trous monumentaux. Les rares ouvriers n'ont pas de gilet jaune donc c'est dangereux pour tout le monde. Au début, on ne comprenait pas pourquoi les voitures roulaient de notre côté de la route.. On a compris ensuite qu'ils passaient où ils pouvaient...et ça surprend en plein virage de se voir nez à nez avec une voiture sans raison a priori. Les gens ne vont pas forcément vite, et ce à cause de la route et des camions ou voitures qui doivent afficher un million de km au compteur. On est alors bloqué à 30kmh, sans exagérer

Pour conduire soit on croit que l'on va faire la justice en s'énervant, klaxonnant, empêchant les idiots de se rabattre, soit on prend le plis. C'est à dire qu'on klaxonne pour prévenir qu'on dépasse, pour demander à ce que l'autre se rabatte, pour remercier... Petit à petit, on va aussi apprendre à doubler sur ligne blanche, à faire le troisième laron côte à côte sur une seule voie car les deux premiers se doublent à 20 à l'heure. On va aussi apprendre à anticiper ce qui peut se passer en face: route défoncée=quelqu'un qui peut surgir en face pour éviter ses trous, camions en face=sûrement une file de voitures qui souhaitent doubler...et qui va le faire donc on se déporte à droite pour créer une troisième voie de dépassement, voiture derrière qui colle=laisser passer en frôlant le bas côté parce qu'il va faire prendre des risques à tout le monde. Le pb est de trop prendre le pli arménien. C'est ma femme qui a conduit les 15 jours. En 4 jours, elle aussi se déportait complètement à gauche pour éviter les nids d'hippopotames, et zig zaguait sur la voie en fonction des ladas, camions, chiens, trous et rochers...par contre, j'ai du la rappeler à l'ordre sur 4 déplacements sans visibilité... Trop de plis ... tue le pli...

Carte de routes: totalement insuffisantes, notre GPS de téléphone nous a guidé parfaitement à chaque hôtel ou monastère sans aucune erreur. Par contre, c'était à condition d'avoir téléchargée nos cartes avant et d'avoir cherché les destinations par wifi à l'avance Mais nos 3 cartes papier n'ont servi à rien du tout pour se diriger, pas assez de détail

Langage: on a tout le temps pu se faire comprendre. On a tout le temps trouver qqun qui parlait ou bredouillait de l'anglais contrairement à ce que disent les guides papier. L'Armenie change vite, les monastères se rénovent, et le tourisme va prendre sa place

Culturel Dans l'ordre de préférence, avec toute la subjectivité qui s'impose

1 Monastère de Noravank pour sa situation (20km à l'ouest de Yeghegnadzor)

2 Monastère de Geghard, pour son intérieur complexe et dense avec concept troglodytique (20km est d'Erevan)

3 Tatev pour sa route plus que le monastère (les wings of Tatev, téléphérique, empêche d'en profiter) (Sud est)

A faire/voir 1 Mt Aragat: aller au sommet ou au moins au lac à 3200m, gelé à la Toussaint (prévoir bonnet) On peut y associer la forteresse d'Amberd: petite rando de 8km, 400d+(distance et dénivelé de l'aller retour). On l'a fait en courant: c'est tripant! Arrivé à la forteresse un chemin de rando mène au lac: par contre, c'est à nouveau un aller retour sur le même chemin. L'idéal est d'avoir qqun au sommet en voiture On ajoute un observatoire à visiter, en journée, et qui permet aussi de passer la soirée à observer les étoiles. On rajoute en plus un hôtel un peu cher: Hôtel Amberd (piscine, vue sur l'Ararat) (discount en basse saison qui vaut vraiment le coup, taverne à coté pas top mais restau de l'hôtel TB): on peut y passer deux jours sans souci.

2 la route de Ashtarak à Artik par l'est du Mont Aragat:longue route de road movie avec petit coté sibérien à la Toussaint

3 Selim pass et son caravansérail : col de montagne avec superbe vue (sud est)

4 Lori Berd près de Stepanavan au nord: ruine de ville dans un super décor

5 Au nord, monastère de Sanahin et Haghpat

Randonnées Nous n'avons jamais trouvé le guide dont il est tant question: Hiking and Climbing in Armenia. A Tatev (arrivée du téléphérique), il y a un café information. La serveuse est la fille du gars ayant bossé avec les auteurs du guide. Elle dispose d'un exemplaire (1ere édition avec tous les pbs que ça pose) que l'on peut photographier. Elle connait pas mal de chemins. Sinon il y a le transcaucasius Trail qui se construit de Tbilissi à Dilijan par un groupe de passionnés: ils peuvent vous donner des portions à tester. Balisages par cercles rouge et blanc. Il y a des chemins partout en Arménie: on ne sait juste pas où ils vont. Pour qui le souhaite, un gros trek doit être possible avec géolocalisation et boussole en profitant de l'aide des bergers rencontrés (eau et abris de fortune)

Guides: Le guide peuple du monde est en effet bourrés de fautes de frappe, d'orth et de grammaire. C'est assez déconcertant. Il a le mérite de mettre quelques plans Le petit futé: j'ai bien aimé. Je ne peux pas juger de la véracité des contenus historiques mais pour moi assez complet sur l'aspect culturel. Les hôtels ou restau réalisés et retrouvés dans le guide correspondaient à la description. Nous avons joué sur les deux guides à la fois et c'était très bien, le tout avec la carte Armenia et Georgia, itm, 1/430000, qui donnait une bonne vue d'ensemble des visites.

Bémol : non convaincu pas Garni, le lac de Sevan, Dilijan et Khor Virap. Après, tout dépend ce qu'on cherche et dans quel ordre on fait les visites (et de la saison peut être)

Pour finir, Erevan On conseille l'hôtel Villa Delenda: ça a du charme mais ce n'est pas pour les petits budgets La visite de la ville se fait vite, beaucoup de pollution. Tout peut se faire à pied. Pour info, jusqu'à fin octobre, la place de la République fait "chanter ses fontaines" à la tombée de la nuit jusqu'à 22h environ: les fontaines se colorent de différentes tons, des musiques actuelles s'enchaînent et les jets sont activés en tentant d'en suivre le rythme. Avec une douce soirée, c'est super sympa. Musées très intéressants Jazz bar sur la eue Putchkin: 3 e l'entrée, réservation souvent nécessaire, commence à 21h, choisir sa table à l'avance pour voir les musicien, un tantinet guindé mais ambiance comme on l'attend

Voilà
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F1
F1 9 years ago · Chrousseaud
Choix d'un appareil photo pour la Géorgie et l'Arménie
Bonsoir,

Est-ce que je dois faire un choix : - un appareil photo hybride 800 euros ou - un appareil photo compact 200 euros avant de partir en Géorgie et en Arménie en raison de la situation sécuritaire avant que je parte bientôt?

Précisez que je suis très récemment assuré contre le vol, la casse.

Merci pour votre réponse éventuelle.
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TY
Tyuks 9 years ago · Nuss
De retour d'Arménie: informations pratiques
Bonjour,

Comme convenu je viens au rapport après 10 jours passé en Arménie. Je vais essayer de donner quelques informations utiles sans trop m'étendre.

Pour placer tout de suite le décor, nous n'avons pas chercher à absolument loger chez l'habitant ou à nous faire un trip "sac à dos". Nous étions là pour un reportage photographique et nous avions envie d'un certain "confort" pour travailler le soir.

Transports :

Avion : Pris en janvier le billet A/R avec Aeroflot m'a coûté 343€ via Govoyage. Paris-> Moscou : 3h35 / Moscou-> Yerevan : 3h00 (idem au retour)

Voiture : Nous avons loué depuis la France un Suzuki Gran Vitara chez Sixt (le moins cher en comparant) avec assurance + GPS + option second conducteur = 534 €. Nous avons récupéré le véhicule à 5h45 et l'avons rendu à 3h00. C'est ouvert 24h/24 et les véhicules sont en très bon état. Aucun reproches à faire.

Du coup nous n'avons pris ni bus, ni taxi. Cela nous a même semblé chaud de capter qui allait où et comment (surtout les bus : des minibus bondés et pétaradant ! Tout un spectacle !)

Conditions de circulation : Les routes sont assez amochées, même les grands axes ! Mais on prend vite le coup pour éviter les nid de poule et autres obstacles en tous genres. On va parfois de surprises en surprises ! La conduite arménienne s'est adaptée à la vétusté du parc auto. On comprend vite que la ligne blanche n'a pas grand sens quand vous êtes bloqués derrière un camion Kamas à 10 km/h... Ils prennent néanmoins beaucoup de risques, et il n'est pas rare de se trouver en face à face sur sa propre voie. Mais rien de vraiment alarmant, il faut être attentif c'est tout. Ah j'allais oublier, le klaxon peut avoir des multitudes de significations : Dégages ! Faites place je suis lancé ! Désolé... ou encore : Merci !" Il y a une bonne solidarité vis à vis des radars embarqués. Les appels de phares sont toujours fait à bon escient. Trust them car les voitures de polices sont nombreuses à arpenter les routes !

Les logements : Vous pouvez passer du tout au tout en quelques rues. Pour 3, nous n'avons jamais dépasser 39 000 DRAM soit 72 € (ce qui était très cher mais notre hôte nous a vu venir... (Hôtel Anush à Jermuk). C'est la seule fois où on s'est senti un peu floué. La chambre n'était pas terrible mais faisait 90m2 donc bon...). Le petit déjeuner est quasiment compris à chaque fois. Les références (genre Best Western) ou les resorts tournent aux alentours de 30 000 DRAM pour un confort moderne. Dans un hôtel familial de base on a payé moins de 20 000 DRAM à Stepanavan par exemple.

Les repas : Passées les incontournables brochettes (ou kebap) qui fleurissent partout au boeuf ou poulet roulé dans un lavash et accompagnés d'oignon, de persil, d'aneth et d'une autre herbe très forte en goût (peut-être du cerfeuil...) vous ne pourrez rater l'Armenian Barbeqe. Proposé partout, il s'agit de viande grillée au feu de bois (agneau, mouton, boeuf, poulet...) c'est une solution bien et pas cher (et simple à commander !). Avec une assiette de concombres, tomates, poivrons et du lavash, c'est parfait. Compter moins de 1 500 DRAM / pers. avec une bouteille d'eau (soit 2,70 €). Nous avons testé un "gastro" à Yerevan : Le Club (ou Agump). Ils ont une carte en français, car il est référencé dans les guides. Un très bon niveau de cuisine, assortiments de mezze, aubergines bien mises en valeurs (farcies aux oignons confits ou au bœuf en sauce), lasagnes aux fromage arméniennes... Cela fait du bien après 10 jours à manger sur les bords de route. Pour trois avec du vin arménien = 26000 DRAM. Ailleurs il n'est pas facile de trouver un "restaurant", privilégiez celui de votre hôtel si possible.

Les sorties : Mis à part Yerevan... Il n'y a pas grand choses à faire. La nuit, les rues ne sont pas tout le temps éclairées. Il n'est pas rare de trouver un lieu ou une place où tout le monde se retrouve pour marcher, discuter, manger des graines de tournesols ou des glaces. Mais les bars sont rares et les clubs encore plus (niveau de vie oblige...). On trouvera toujours une boutique ouverte pour acheter quelques bières ou du cognac pour passer la soirée à l'hôtel (nous n'avons pas vu grand monde boire en public alors dans le doute, on s'est abstenu). Pensez à un jeu de carte ou à des dès !

Le coût de la vie : Gagnant en moyenne 120 € (30 € à la retraite) les arméniens ont un pouvoir d'achat très limité... Du coup cela se ressent sur les prix (bouteilles d'eau : 300 DRAM, cigarettes : 450 DRAM, Litre de sans plomb (aka Premium) : 500 DRAM, bières locales : 400 DRAM, bouteille de cognac : entre 3000 et 5000 DRAM... Avec un salaire français, les choses sont facilitées...

Mon ressenti :

Des paysages Quel sublime pays ! Vous n'en reviendrez pas ! Des paysages steppiques du sud et ses montagnes arides et escarpées jusqu'aux vallées du nord verdoyantes et agricoles en passant par la "mer intérieure" qu'est le lac Sevan, les richesses pour les yeux sont innombrables et à portée de tous ! Rouler sans s'arrêter serait déjà comme avoir visiter !

Des séquelles de l'URSS et des séismes Le premier ressenti en arrivant à Zvarnots, ce sont ces immeubles rectangulaires en tuf rose qui s'étendent partout... L'héritage soviétique, mais sans entretien tout s'est transformé en "ghetto" délabré. On ne risque rien à y passer, c'est juste visuellement que ça choque. Souvent, des usines ou des bâtiments éventrés vous rappellent le séisme de 1988. Il a finit de faire tomber le peu qui restait des années fastes soviétique. Des habitats de fortune construit par les allemands, les roumains ou les américains, et qui devaient être temporaires, sont toujours habités.. Sans eau, sans gaz...

Des inégalités marquées Les abris de tôle côtoient les Audi Q7 ou les BMW X6. On sent qu'une partie de la population s'accaparent les richesses, mais ça... Ce n'est pas propre à l'Arménie, même si ça y est flagrant du fait du delta important entre les différents niveaux de vie.

Un peuple touché mais debout La pauvreté ne peut pas être occultée., mais aucune mendicité, aucune agressivité, aucune insistance marchande. RIEN ! Juste des gens qui essaient de récolter quelques DRAM avec ce qu'ils ont sous la main. Ils cueillent des mûres, des cerises, des framboises, récoltent du miel, cultive des pastèques, des concombres, des poivrons, des fruits tous plus gros et sucrés les uns que les autres (jamais vu des pêches comme ça) et les vendent au bord des routes sous des abris de bâches ou de branchages.

Les détails de mon parcours sont sur le forum également.
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NU
Nuss 9 years ago
Permis de conduire international en Arménie
Bonjour à tous, nous cherchons désespérément à savoir si un permis de conduire international est nécessaire en Arménie? Nous avons eu beaucoup de sons de cloche. Du coup, il y a un mois nous avons fait la demande avant de louer une voiture (nous partons le week end prochain (21 octobre). Mais la préfecture nous annonce 2mois de délai. Du coup, on a 400e dans le baba. Mais différents guides annoncent que ce n'est pas nécessaire. Quelqu'un sait il vraiment ce qu'il en est? Merci d'avance!
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LU
Lumpyoli 9 years ago · Pat39
Trois jours dans le Sud arménien: où aller?
Bonjour,

Je quitte Yerevan un mardi et je prévois de passer la nuit à Meghri, à la frontière iranienne, le vendredi soir afin de passer en Iran le samedi matin.

J'aimerais profiter de ce temps (3 nuits) pour découvrir le sud du pays. J'avais pensé rester 3 nuits à Goris pour rayonner depuis là. Est-ce une bonne idée ? Quelle autre option serait intéressante ? Est-il imaginable de faire une excursion dans le haut Karabagh avec un taxi à la journée ?

Merci d'avance !
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BE
Berrybrest 9 years ago · Poif66
Retour 18 jours en Arménie
Bonjour !

Je reviens donc d'un voyage en Arménie avec beaucoup de bons souvenirs, mais aussi un peu de frustration. Je ne décrirai pas les visites etc..., juste le côté pratique utile aux voyageurs.

Pour situer, nous sommes partis en couple, avec sacs à dos bien remplis mais sans tente/couchage.

Côté préparation, achat de deux guides : - Bradt (en anglais) : très complet. Bien écrit, plans lisibles. Pas forcément axé tourisme routard, et plutôt avec véhicule. Mais de loin le meilleur sur le marché. - Peuples du Monde (nouvelle édition 2015) : la catastrophe. Mise en page horrible, plans faits sous Windows Paint (et encore...), renseignements erronés ou datés (par exemple la nouvelle église des saints archanges à Etchmiadzin n'existe ni sur le plan, ni dans les commentaires. Et pour cause, elle a été construite en 2010...). De plus, ce guide est presque ouvertement acoquiné avec le BnB "Chez Yvette" à Garni, et offre donc la partie la plus détaillée du pays à ces environs. Sans oublier de préciser à chaque fois qu'il est possible de tout organiser avec le BnB (treks, taxis, etc...). Mais j'y reviendrai. Reste que c'est le seul guide en français totalement consacré à l'Arménie (outre le nullissime petit fûté), on ne pourra lui enlever cet avantage.

J'ai réservé les premières nuits à Yerevan via Airbnb. J'avais l'intention ensuite de réserver chez Yvette à Garni et de faire un des beaux treks de deux jours proposés dans le guide dans la réserve de Khosrov. Contactés par email, ils me proposent le trek à 200 euros (deux jours de rando, avec un guide traceur et une nuit chez l'habitant). Echange très rapide d'informations, agréable. Bon, c'est assez cher, mais pourquoi pas. Je demande si on peut laisser nos sacs de voyage à l'auberge pendant le trek, sachant que nous y aurions dormi avant et après. A partir de là, plus de réponse, même après relances. J'ai laissé tomber. Nous avons plus tard croisé un couple français qui nous a dit s'y être rendu dans l'idée d'y dormir, mais avoir rebroussé chemin devant l'accueil peu sympathique. C'est tout ce que j'en sais. Je n'y ai pas mis les pieds et ce BnB est peut être réellement formidable.

Les principaux écueils rencontrés sur place : - la langue : très compliquée. J'ai appris l'alphabet en cours d'année, ainsi que quelques phrases. Cela m'a été d'une aide précieuse, notamment pour lire les destinations des minibus, et aussi faire rigoler les locaux en commandant mes plats aux restaurants après une grande inspiration (les mots sont "agglutinés" et très longs). Attention, 39 lettres, majuscules et minuscules, c'est du boulot ! Mais un vrai plaisir. Le plus simple est définitivement de parler un peu le russe, langue pratiquée dans tout le pays. Mais ce n'est pas mon cas. L'anglais n'est d'aucune utilité, même avec la plupart des jeunes.

- les taxis : la plaie. Bon, c'est valable dans beaucoup de pays, mais je les ai trouvés particulièrement insupportables et tenaces ici. Le manège est toujours le même : on vous repère (évidemment, vous ressemblez à un touriste...), on fait mine de vouloir vous renseigner/aider, et on finit après 2 minutes par vous proposer un service de taxi. Quitte à vous raconter des bobards sur l'existence de transports en communs par exemple. Et je ne parle pas des tarifs proposés... Le mieux si vous voulez vraiment utiliser un taxi est de le réserver par téléphone, mais il faudra parler la langue ou vous faire aider.

Avion : Aeroflot, par Moscou. Très bien. En fait, la plupart des vols sont opérés en partenariat avec Air France. 350€ A/R environ.

Arrivée tardive à 1:30 à l'aéroport de Yerevan. Nous avons utilisé la compagnie "officielle" de l'aéroport : Aerotaxi. Forfait de 6000 dr pour le centre ville. C'est cher, mais quand on arrive à cette heure ci, on dit oui. Et chose importante, ils prennent les euros ! Très pratique quand on n'a pas encore fait de change.

Hébergement chez l'habitant en haut de Mesrop Mashtots, à deux pas d'opéra et du Matenadaran, par Airbnb. Très bien, super convivial. Un lit dans une chambre, et plusieurs lits dans un grand salon. Les murs sont couverts de tableaux, c'est un atelier d'artiste(s). Armina parle français ! 10€ par personne. (je peux donner l'adresse par mail). On nous a réservé le taxi pour le retour à l'aéroport à la fin du voyage : 2200 dr.

Yerevan : Ville très agréable. On s'y sent à l'aise. Pas mal de pollution, on le sent bien quand on y revient après avoir fait un tour en province. Beaucoup d'animation le soir (concert de jazz à cascade), et beaucoup de cafés sympas. Petite préférence pour la Beer Academy, près d'opéra. Côté restos, bons retours d'Erevan Pandock (au moins celui près de Republic), The Colour of Pomegranates (Zakian st). Un peu moins d'Afrikan Pandock (cher et trop touriste). Mais globalement c'est difficile de mal manger, même les cafés proposent des plats souvent faits sur place et très bons. Outre les classiques (Matenadaran, musée d'histoire, etc), je suggère vraiment la visite du musée Sergey Parajanov (Dzoragiugh st). Pourtant "connu" pour ses films, le musée montre ici une collection impressionnante de collages et autres oeuvres picturales très originales. Très, très intéressant.

Garni/Geghard : Il faut bien aller au fameux "Mercedes garaj" ou "Mercedes Service" pour prendre le marshroutka. Pour ça, suivez les indications des guides (justes pour une fois), ou bien plus simple : prendre le trolley bus qui remonte Mesrop Mashtots ! Notez que juste à côté du garage Mercedes il y a un excellent marché typique et fermier, où vous pourrez faire le plein de soudjouks aux noix et autres délices, et vous promener dans les étals. Demander le Nor norki shouka. Ne pas se limiter au temple de Garni et au monastère. Il faut descendre voir les orgues basaltiques, elles sont magnifiques.

Goris : Pour y aller, oubliez les indications des guides : il n'y a pas de marshroutka pour Goris, et surtout pas derrière le Rosia trade center ! La solution, aller à Kilika (la gare centrale) et prendre un marshroutka pour Stepanakert qui vous y déposera. Je comprendrai un peu tard qu'aller à Kilikia était la solution à tous nos problèmes de déplacements. Bon, là, nous n'avons pas eu de chance. Il a plu pendant trois jours et trois nuits non stop... Trois mois qu'il n'est pas tombé une goutte, et maintenant c'est 12°C et brouillard sans visibilité à plus de cinq mètres. La poisse. Est-ce à cause de cela, nous avons trouvé les gens peu agréables. Certains se moquant ouvertement de nous quand nous faisions du stop sous la pluie par exemple (ralentir en voiture pour redémarrer en trombe avec gestes et rires). Bref, morosité ambiante. Dormi au Goris Hostel, moyen (7000n dr/pers je crois). Et comme il était plein la première nuit, on nous a arrangé une chambre au même prix à l'hôtel Goris juste à côté (on ne peut pas confondre lol), immense hôtel soviétique mais très bien rénové et complètement vide. Ambiance Grand Budapest pour ceux qui ont vu le film... Pour manger, un seul vrai resto/bar, le Deluxe Lounge Café dans le parce de Vienne. C'est en fait le nouvel emplacement du SKS rue Narekatsi que vous trouverez dans les guides (il y a des bureaux maintenant à la place). Ou le café rue Tatevatsi, avec vue sur les trogodytes, mais service/accueil peu agréables. Bref, on arrive quand même à visiter Tatev entre deux nuages, et on part. Le temps tout de même de prendre en photo toutes les pages du mythique livre de randonnées en Arménie (Hiking and climbing) au point d'informations près du monastère.

Yeghegnadzor : Pour y aller de Goris pas de taxis. A cause du mauvais temps, personne ne vient à Goris de Yerevan, donc c'est la pénurie. Donc "faux stop" jusqu'à Sisian (on nous demande 3000 dr...), et vrai stop par la suite (deux militaires vraiment sympa). 3 nuits chez Ruzan (Spandarayan st ; +37494692363). Bonne chambre, super petit déj (découverte de la confiture de noix entières, excellent), et Ruzan est prof de français et de religion. Bref, on peut lui poser plein de questions. Son mari fait le taxi au bon prix, et ne compte pas le temps d'attente. Visite de Noravank. Pour moi le plus bel endroit du pays. Le trek de Spitakavor et Boloraberd : il y a deux chemins pour monter jusqu'à Spitakavor, un pour les jeeps et un à pied. Nous avons fait l'erreur de monter par le premier (celui qui part à gauche au panneau explicatif à la sortie du village de Vernashen) et n'avons jamais trouvé l'embranchement pour redescendre par le deuxième (herbes hautes probablement). Je conseille donc de monter par le second chemin (celui qui longe le ruisseau). Il est possible de monter jusqu'à la forteresse, mais c'est assez difficile. Superbes vues. Le trek de Tsakhats Kar et Smbataberd : plus facile (bien sûr, tout dépend de la météo...). Ne pas revenir sur ses pas comme le suggère le guide Hiking, mais descendre de la citadelle (un chemin part à côté des antennes téléphoniques) jusqu'au village de Yeghegis. Attention aux serpents sur cette portion. Beau village avec plusieurs centres d'intérêt (église sans nef, cimetierre juif, etc...). Vraiment de très belles randonnées. Quant à la ville en elle-même, nous l'avons trouvée bien plus accueillante que ce que les guides en disait. Par contre, il n'y a qu'un seul resto/bar, le Aygi, près de la vieille grande roue (!). Attention, il ferme en cas de pluie. Les autres établissements sont au bord de la route principale, donc excentrés.

Nous sommes remontés avec Ruzan et son mari jusqu'à Sevan, en passant par Noratous, Hayravank et Sevanavank. (18000 dr je crois).

Nous avions prévu de rester à Sevan, mais l'envie nous en a passé (des restos et des jetskis, bof). Retour à Yerevan.

Alaverdi : Pour y aller, ne pas suivre les guides, comme d'habitude, vous ne trouverez rien du côté de Khorenatsi st ou Agatageghos st. Allez à Kilika. Le trajet et disons... périlleux, surtout si le chauffeur n'est pas de bonne humeur :) Dormi deux nuits chez Iris, BnB bien connu. Et pour cause, elle sait mener son affaire. Attention, les guides la localise à Sanahine, mais c'est bien loin du monastère. C'est situé sur la route principale, un peu avant Alaverdi. Vous ne ferez aucune excursion à pied au départ du gîte ! Chambre double avec SDB privée (9000 dr/pers après discussion, car il ne restait plus que la chambre la plus chère). Bon petit déj, et possibilité de dîner pour 6000 dr (bon, avec vin et parfois eau de vie).

La suite plus tard...
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FL
Florencepp 9 years ago
Arménie: où trouver le livre "Adventure Armenia: Hiking and Rock Climbing"?
Bonjour,

Je cherche à me procurer le livre Adventure Armenia: Hiking and Rock Climbing de Carine Bachmann and Jeffrey Tufenkian en France ou sur place (en Arménie) pour profiter de ses superbes randonnées.

J'ai envoyé un email à la fondation Kanach sans succès. Quels seraient vos conseils pour le dégoter ?

Merci, et très bonne journée, Florence
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AM
Ambrosio 9 years ago · Meg2
De la mer Noire à la mer Caspienne à vélo
Bonjour je pars avec un amis en juillet faire un mois de vélo dans le Caucase de Baku à la mer noire. Nous traversons l Azerbaïdjan, la Géorgie, et l Arménie. Avez vous des conseils d itinéraire et d étapes à faire dans ces trois pays?

Merci🙂😄
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NI
Ninaroussel 9 years ago · Willemspie
Arrivée d'Austrian Airlines en Arménie
Je me suis rendue à l'aéroport de Erévan au milieu de la nuit du 18 au 19 mai pour chercher des amis. L'avion était plein mai il n'y avait de 15 bagages !!! Il en manquait des centaines. Le plus dur c'est que tout le monde s'est retrouvé au comptoir des pertes de bagages. Du coup une queue énormes et deux personnes pour faire remplir les formulaires de déclaration de perte. Je me demande à quelle heure les derniers sont passé. Mes amis ont récupéré leurs bagages au bout de 36 heures.
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MO
Moushika 9 years ago
Carnet de voyage: Ici et là en Arménie.
Bonjour à tous .

J'ai passé 25 jours dans ce petit pays , un brin plus petit que la Belgique , et suis loin d'en avoir tout vu . C'est que je ressemble plus à la tortue qu'au lièvre, quoi que, quelques fois ....

D'abord de la patience, beaucoup de patience

Je suis partie avec Aéroflot . D'abord un vol Bruxelles -Moscou , de 12h à 17h15 , heures locales....

Dans l'avion, pas d'écran, pas de musique, pas d'hôtesses, uniquement des stewards . Et pour casser tous les clichés, pas d'alcool ( sauf payants)

En approchant de Moscou, ce sont d'immenses forêts avec des petites villes et des villages, plantés dedans . Puis des forêts de buildings .

18h40 . Déjà 1h15 que je suis à l'aéroport de Moscou . J'ai le temps d'éplucher tous les duty-free . Juste le temps, car les prix sont déments . Pendant que je regarde, un chinois éclate de rire toutes les dix secondes, chaque fois qu'on lui dit un prix . Il y a aussi pas mal de restaurants où on peut payer en euros, en dollars et en roubles .

Dans les nombreuses salles d'attente, beaucoup de gens d'Asie centrale .

Pas moyen de se coucher et dormir un peu car tous les sièges ont des accoudoirs fixes en métal . C'est mal parti pour mes neuf heures d'attente

Après 10 heures d'attente . (ils en ont ajouté une😐), un deuxième vol Moscou-Erevan , de 2h30 à environ 5 h 00 , où on nous a tenu éveillés tout le temps .

L'aéroport d'Erevan n'est pas bien grand . Tout va vite . Je reçois mon cachet avec un beau "Welcome" de la jeune douanière🙂, puis les bagages, le bureau de change 100 euros = 52100 AMD .

Une première journée à Erevan

J'avais réservé une chambre chez Bori's Family bed and breakfast , et il était prévu qu'un taxi m'attendrait à l'aéroport .

A l'arrivée, juste deux panneaux avec les noms de deux heureux que l'on est venu attendre . Pas le mien . Pas grave . Les taxis m'ont repérée, il y a de la concurrence , tout va bien . Mes bagages sont légers et je m'en vais , sais pas où mais je m'en vais , hors de l'aéroport ....un taxi m'a suivie et me fait un prix ( 2500 AMD )

Je vois d'abord une ville assez plate, avec des bâtiments bas , très peu de monde , c'est vrai qu'il n'est que 5h30 .

On arrive devant chez Boris . On sonne . Nobody . On resonne ...la grand-mère de Boris apparaît en robe de chambre , nous l'avons visiblement sortie du lit . Elle nous gratifie d'un grand Barev dzez , m'invite à traverser le petit jardin planté d'un seul cerisier, puis m'emmène dans le salon où je suis invitée à patienter . C'est clair qu'ils ont oublié ma venue .....pendant que je somnole dans le salon, on passe l'aspirateur dans la chambre, on fait mon lit , puis oh merveille, je peux faire un petit somme dans ma grande chambre . ..4 heures plus tard, bien requinquée, douchée , direction la cuisine où normalement un petit-déjeuner m'attend . La grand-tante de Boris est toute seule et ne parle qu'Arménien . Je comprends quand même qu'elle a vécu à Saint-Petersbourg, qu'elle aime beaucoup Erevan, que la cuisine doit être repeinte ( bien d'accord) et elle m'invite à manger de grosses viennoiseries , des gatas . C'est bon mais très bourratif . Quand j'ai fini, la maîtresse de maison revient du marché avec des légumes, des oeufs , du fromage ....et je comprends que les gatas étaient un apéro

Pour rejoindre le centre ville au départ de chez Boris, je me fais d'abord expliquer le chemin jusqu'au métro . C'est facile, la station la plus proche est le terminus de la grande ligne qui traverse la ville . ( station Barekamutuyn , les noms des stations sont traduits en alphabet romain, ça aide bien )

Impressionnant , le métro ! Quelle profondeur ! On dirait qu'on part pour le centre de la terre en escalier roulant . Pas question d'hésiter après avoir posé le premier pied , rapidité oblige .

Je descends deux arrêts plus loin . C'est une ville bien verte que je découvre, beaucoup de petits bistrots en plein air dans les parcs, pas mal de boutiques , des gens très aimables qui m'expliquent le chemin chaque fois que je me perds 😛 , j'arrive à Cascade, le grand ensemble construit en l'honneur du cinquantième anniversaire de l'Arménie soviétique . Un arrêt devant la grande statue blanche de Martiros Saryan , fondateur de l'école d'art arménienne . Puis visite de Matenadaram, le musée des manuscrits . Sur pas mal de documents, l'Arménie est présentée comme l'Eden . ( la mauvaise historienne que je suis n'a bien sûr rien noté point de vue auteurs et dates , sorry ).

Pour rentrer chez Boris le soir, après m'être laissée me perdre dans les rues du centre-ville, j'apprends que les noms des rues ont changé et que les gens ne savent souvent plus ce qui est où . Quant aux conducteurs de taxi, ils ne connaissent souvent que les rues du centre-ville . Beaucoup d'entre eux ont perdu leur travail à cause de la fermeture de nombreuses usines et se sont improvisés conducteurs de taxi . Les passants sont bien au courant de la situation et beaucoup font tout ce qu'ils peuvent pour m'aider à rentrer au bercail . Ils n'hésitent pas à téléphoner à d'autres pour demander le nom des rues , ni à m'accompagner sur un bout de chemin . Cela je le constaterai tout au long de mon voyage .
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MA
Mancoinca 9 years ago · Ninaroussel
Visa touristique pour Nagorno-Karabakh depuis Yerevan
Bonjour. Y a-t-il quelqu'un qui a de l'expérience avec l'application à Yerevan du visa d'entrée (touristique) pour Nagorno Karabakh ? Nous arriverons à Yerevan un vendredi et repartirons le lendemain matin à NK. Est-ce que le visa peut être obtenu à Yerevan le jour même de la demande, ou ? J'ai posé la question au ministère des affaires étrangères de NK à Yerevan mais pas de réponse… Je sais que pendant les jours de semaine le visa s'obtient à l'arrivée à Stepanakert (NK) mais pendant le weekend les services responsables ne travaillent pas … Merci d'avance pour toute information utile.
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BL
Bleucioran 10 years ago · Meg2
Frontière Arménie - Iran
Bonjour,

Je souhaiterais aller ces prochaines semaines en Géorgie, Arménie et en Iran. Savez-vous si l'on peut aller d'Armenie en Iran par voie terrestre (bus ou train)?

Mille mercis!
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LO
Lolone57 10 years ago · Bardis
Iran moto
Turquie, Iran, Arménie et Géorgie, Septembre 2016 à moto Passionné de beaux voyages découvertes à moto et fidèle lecteur depuis quelques années de Road Trip, j'ai patienté pour trouver le périple assez compliqué avant de vous envoyer mon trip. Après avoir usé presque toutes les routes d'Europe et celles faciles du Maroc, j'ai passé la vitesse supérieure (il le fallait aussi pour parcourir 11400 km en 26 jours).

En 2015, je m'étais mis en tête de faire le tour de l'Iran en 2016, avec mon 800 Tiger. Après quelques… recherches, il m'est apparu évident que sur le chemin, il y avait tellement de routes, de pistes merveilleuses et de sites historiques Unesco, qu'un mois ne suffirait pas (mon patron ayant bien voulu accepter mon absence d’un mois). D'autant que, plus je creusais et plus l'envie de pousser en Arménie et Géorgie m'attiraient. Finalement, pour réussir ce tour en moins d'un mois, il me fallait diminuer les distances ou louer une bécane quelque part. Pour un tel périple, j'ai trouvé en Turquie le seul loueur qui a accepté de faire les démarches pour un Carnet de Passage en Douane vers l'Iran. Du coup, j'ai loué un 660 XTR de 2008 avec la société KROS RENTAL d'Antalya. www.krosrent.com/...ocationdeMotoAntalya Père et Fils, loueurs de la moto

Après quelques calculs comptables, une économie d'environ 6 500 km (une semaine de trajet + hôtels + essence + usure de mon Tiger, je ne me voyais pas prendre un jeu de pneus en rab) etc etc. Le surplus du CPD, un billet d'avion 140€ et 1100€ de location reviennent à environ 300€ de plus qu'avec ma bécane sans compter la réelle usure du Tiger (révision). Certes, il a fallu convaincre madame de faire un virement de 2 250€ dans une boite inconnue, cette somme étant pour 450€ de frais de CPD (250€ en France) et 1800€ de caution. La moto fût entièrement révisée, pneus neufs, kit chaine neuf, plaquettes neuves et le tout avec des pièces d'origines qui valent un bras en Turquie. (seul souci : la fourche, les joints spi n’ont pas tenu). Cette moto est d'une légèreté déconcertante et du coup hyper facile à piloter sur routes et pistes défoncées, malgré mes 85 kg et des valises cavalières souples de 20 kg, sans compter la sacoche réservoir. Restait plus qu’a créer un circuit de 28 jours dont 26 sur la moto avec comme ville de départ et d’arrivée Antalya. Une base de 10.000 km et le maximum de contacts avec l’habitant ( merci Couchsurfing ), connaissant déjà la partie ouest de la Turquie , direction plein Est avec la problématique, la proximité des frontières Syrienne et Irakienne.

Qu’à cela ne tienne, j’avais vraiment envie d’en savoir plus sur cette région Kurde, mais d’abord, une petite halte sur le Magnifique mont Nemrut et ses figures de dieux. (essence à 1€50/L) Mardin, Mydiat et me voilà sur la route des contrôles de polices et fouilles (+ de 10) dont un contrôle épique. Je m’arrête pour prendre une photo d’un beau paysage de champs et que vois-je sortir du champs de maïs : 2 gars avec Kalachnikov, j’avais pas vu, mais derrière moi, il y avait un poste militaire avancé face à la frontière Syrienne. Normal ! Les troupes Turques venaient de pénétrer en Syrie et j’étais le seul étranger dans le coin. Lors d’un gros contrôle de 2h00, toujours très cordial, avec Cay (thé) et pizza pour savoir si je n’étais pas un journaliste ou un espion. Il a fallu que je négocie dur pour avoir l’autorisation de passer la ville de Cizre et poursuivre sur la frontière Iranienne vers Ourmia. J’ai eu de la chance : un très haut gradé qui avait fait 6 mois d’Erasmus à Lyon, a accepté mon deal :« j’ai besoin de 4h00 pour rejoindre la frontière Iranienne à travers de magnifiques paysages de montagne». Renseignement pris, la frontière de Esendere venait juste de rouvrir 2 jours plus tôt . Après une dernière mise en garde sur les risques d’attentats, des terroristes partout, et le fait que j’ai laissé un officier faire un tour avec le XTR, j’ai pu avoir le numéro de tél de cet officier qui, en gros, était mon saufconduit jusqu'à la frontière. Le passage dans ces montagnes Kurde fût de toute beauté avec de-ci delà, des patrouilles de militaires en véhicules ou à pied, en train de ratisser sur ces routes de montagnes. Seul point noir hormis les contrôles, le ravitaillement en essence, sachant qu’au max, j’avais 250km d’autonomie. La population à la campagne, en apparence, vit normalement, ce qui n’est pas du tout le cas dans les villes plus importantes qui sont continuellement encadrées par la police, avec fouilles de tous les véhicules entrant ou sortant des villes, sachant que certaines ont carrément vu leurs réseaux en eau, gaz et électricité complètement détruits par les militaires pour faire place nette. Arrivée à Esendere, pour le passage de la frontière Turque en 1h30, autorisation de passer dans un petit couloir No mans Land et accueil par les Militaires Iraniens, avec un joyeux Welcome in Iran. 30 minutes après, j’étais libre de circuler où je voulais (pas besoin de permis de conduire international). L'assurance n'est pas obligatoire, mais sinon coûte 80 € pour un an. La mauvaise surprise, c’est que mon GPS Zumo, avec les cartes Iran, Arménie et Géorgie n’a jamais réussi à trouver ma route. Du coup, comme j’avais fait avec Google map les plans de mes différentes étapes, ce fut vraiment utile, sachant que les noms étaient en Farsi et Latin. Ainsi, comme les Iraniens ne parlent pas Anglais et encore moins Français, c’était assez facile de retrouver mon chemin, d'ailleurs, cette population très accueillante et souriante, subvenait à mes souci d'orientation car il n'y avait que de très rare panneaux d’indication, juste la direction de la grande ville. (essence à 0€25/L) . Pour commencer cette partie Iranienne en 2 semaines, j'ai débuté par le site du trône de Salomon à Takht et Suleyman. Ensuite direction Kermanshah pour les bas-reliefs Achéménides, gravés dans la montagne. Descente sur Dezful et Shushtar par 50°c, pour le plus vieux pont au monde et un système hydraulique exceptionnel, superbement éclairé la nuit. S'en est suivi encore 1 jour à 50°c pour aller goutter l'eau du golfe persique à 38°c (de la soupe) sur Bandar Gavaneh. Après 400km par la RN86 et la traversée de superbes palmeraies, me voici à Shiraz la belle. Magnifique ensemble Zand avec ses mosquées citadelle et Immense Bazar. Comme d'habitude, je fus merveilleusement accueilli par mon hôte Couchsurfing : Impossible de payer quoi que ce soit, même avec insistance. Et dure aussi d'échapper au vin local (tout le monde en fait, de même que l'alcool de raisin).

Le lendemain, avec mon hôte Amir, direction l'ancienne capitale Perse Achéménide "Persépolis" et la tombe de Darius Ier. Sur la route de Kerman, je me suis arrêté dans un endroit insolite construit par un Hermite à Sirjan, le jardin de pierres. Visite ensuite du Deuxième plus grand édifice en brique du monde, à Rayen et du superbe jardin Shahzadeh, oasis au milieu du désert à Mahan. Sur la route, des collines sculptées et multicolores occupent agréablement mes journées. Arrêt à Kerman pour une découverte du caravansérail, son bazar, ses ancien thermes. Magnifique soirée à Fathabad garden.

Traversée de la région de la pistache pour arriver à la cité des tours du vent de Yazd, enfin, une ville à taille humaine, une vraie vieille ville. Ca change des mégapoles de 2 millions d'habitants. Architecture de torchis et mosquées illuminées pleines de couleurs la nuit. Le long de la route qui me mène à Ispahan, les caravansérails prouvent que je suis sur un axe principal de la route de la soie. Ispahan est une ville immense avec peu de panneau d'indication. Pas de problème ! Des inconnus en moto me guident jusqu'à mon hôtel (pendant 15 minutes) sur leur bonne vieille Honda CG110. Welcome in Iran, n'est pas un vain mot. Avec un plan de la ville en Farsi et 2 bonnes heures à tournicoter, j'ai réussi à trouver tous les lieux que j'avais prévu de visiter pendant 2 jours sur place (dont 1 journée de repos sans moto). Heureusement que j'étais en bécane: Impossible en voiture. Après cette pause, grosse journée de 600 km en direction la mer Caspienne en passant par le joli petit village de montagne Abyaneh et ses maisons de terre rouge.

Passage par Kashan pour ses magnifiques résidences Abbassi et halte d'une nuit à Qazvin. Le lendemain matin, direction la route de montagne pour le château Alamut puis passage du col Piche.Bon pour rejoindre Maran (60 km de piste avec col enneigé). . Arrivée à Ramsar sous la pluie, petite escale à la source d'eau chaude pour me relaxer ( 1€50 le bain individuel ) et promenade sur les plages où la population profite de son dimanche pour venir y pique niquer. Le lendemain, une fine pluie m'accompagne en direction de Rasht où la pluie ne cessera de la journée. Du coup, il me sera impossible d'aller visiter le village de Masouleh et le château de Rudkhan car vers 10h00, ce fut un déluge, et je n'étais pas équipé pour une virée scaphandre. Mais comme j'avais un contact sur Rasht, ce fut BBQ avec ses amis.

Avant dernière journée en Iran pour aller sur Tabriz par la RN16 et ses superbes routes de montagnes, un peu glissantes car le sol n'avait pas complètement séché de la veille et surtout, le froid était présent sur ces cols à 2250m. Ca y est, j'ai fait 2 semaines en Iran et quelques 6000 km, et je ne pouvais m'empêcher de penser à la gentillesse de cette population, cette civilisation riche de son patrimoine, avide de culture et de rencontres. Mais je ne regretterai pas le passage vers l'Arménie, boire enfin du bon vin et de la bière, et changer un peu du manque de spécialités culinaires de l'Iran.

Dans l'ensemble, en Iran, j'ai toujours réussi à trouver des hôtels convenables à moins de 20€ avec PDJ, après marchandage. Mais en attendant, petit longeage de ce territoire autonome de Nakhitchevan sur 40km, avant d'entrer par la seule frontière terrestre entre l'Iran et l'Arménie à Nordooz (attention, pas d'essence à la frontière, 15 km avant à Siarhood ).

Bon pour l'entrée en Arménie. Ce fut le domaine des dieux : 6 bureaux différents, avec cachets, photocopies et paiement du droit d'entrée de la moto et de l'assurance ( 45€ ). Sans compter les différents postes de contrôle pour entrer sur le sol Arménien, le tout en presque 2 heures.

Je n'ai jamais vu de route "bitumées" aussi défoncées qu'en Arménie. La moto et moi, avons souffert. (essence à 0€75/L). Allez, c'est parti, sur ces routes de montagnes complètements travaillées par la nature.....pour voir un de ces joyaux de monastère qu'est celui de Tatev, et le plus long téléphérique au monde ( la piste pour arriver au monastère est géniale ). J'ai eu de la chance, juste quand je suis arrivé, il y a eu un récital de cœur Arménien dans l'église : très envoutant. Comme il n'était que 16h00, je me suis remis en route pour le col de Selim et son caravansérail, attaquer le col avant la nuit et arriver sur Matouri. Le seul problème, c'est qu'avec le décalage horaire entre l'Iran et l'Arménie (1 heure ), et le fait de remonter vers le nord, je me suis fait le col de nuit et je suis arrivé à Matouri dans cette ville sans lumière. Ce fut coton pour trouver un hôtel alors que je n'avais pas réussi à faire de change sur la route. Et comme dans les films, certaines bouches d'égouts manquées et mon XTR avait un éclairage presque nul. Au matin, j'ai refait le col de Selim de jour. C'était mieux pour aller visiter le monastère de Noravank situé sur une magnifique route entourée de gorges. Arrêt à Arevi pour gouter au vin local (pas mal), continuation vers le complexe monastique d'Etchmiadzin. L'après midi, direction le lac de Sevan et son monastère, avant de faire étape à Haghartsin pour son monastère accessible par une superbe route à travers la forêt. Départ de bonne heure, pour une journée de 550 km en direction de la Géorgie, en passant par le monastère de Haghpat: la route : ce qu'il en reste était plus proche du nid de zébu ! Arrivé à Dzoraget, le tunnel était fermé, m’obligeant à faire un petit détour. Un habitant me dit de passer par la route de montagne. Super, en 1950, les Soviet y ont construit une route. Maintenant, il ne reste plus que quelques rares morceaux de bitumes et surtout des trous sur 20 km de montagne avec aucun véhicule croisé.

Passé ce détour de 50 km, arrivée dans une très vieille région sidérurgique, avant de visiter le monastère de Haghpat. Et comme d'habitude, en Arménie, un peu de corruption avec la police. Au 2ème contrôle, je ne me suis pas arrêté et j'ai foncé jusqu'à la frontière où, pour sortir du pays, j'ai encore dû payer 15€ et gérer 3 bureaux différents. Passage de la frontière géorgienne en 10 minutes : enfin une douane normale (vive l'Europe et l' informatique). (Essence 0€50/l ).

Me voilà sur les routes secondaires de Géorgie, qui valent les routes principales d'Arménie, en direction de ce magnifique monastère, dans une région très reculée, qu'est David Garedja. A la frontière avec l'Azerbaïdjan, 30 km de piste rocailleuse et glissante sous un ciel très chaotique, mais quelle belle région !, avec ses couleurs de collines multicolores. Le seul problème, c'est qu'il n'y a aucun panneau indicateur.

Retour sur mes pas pour aller sur la capitale Tbilissi. 2 jours à me balader à pied dans les différents quartiers, et je ne peux que conseiller de faire un tour dans les vieux bains Géorgiens et en profiter pour se faire masser (vraiment pas cher, eau chaude soufré, sauna, massage et peeling pour 14€ ).

Après m'être reposé et gouté aux spécialités vinicoles : bières et alcool local TchaTcha, me revoilà sur la route en direction de l'ancienne capitale Mtskheta et sa citadelle cathédrale, énormément de ferveur de la population dans celle-ci.

Continuation vers la surprenante cité troglodyte de Uplistsikhe et son magnifique emplacement le long d'une belle rivière. Passage par Gori, la ville de Staline et poursuite vers Vardzia par la montagne M20 et ses pistes de terre ou de cailloux : Aucune circulation, hormis les éleveurs de moutons.Passage dans des gorges très vallonnées et un superbe panorama face au site troglodyte de Vardzia. Arrivée en fin d'après-midi pour visiter la très belle et originale citadelle de Akhaltsikhé, étape dans un guest house à 14€ avec Pdj et invitation du tenancier pour un petit BBQ avec alcool préparé par ses soins (vins, vodka, tchatcha, la nuit fut courte).

Journée de montagne pour rejoindre la mer noire, avec la découverte du monastère de Sapara et surtout la route : Piste du Goderdzi pass à 2250m. Ici, nous sommes dans une autre époque, maison en bois délabrée où des personnes âgées vivent encore, presque coupées de tout. Après 65km de route défoncés en 2h00, me revoilà sur du bitume en direction de la frontière Turque. Finalement, comme j'ai un peu d'avance sur mon périple, je décide de faire une pause en bord de mer à Kvariati, à 4km de la frontière. Au petit matin, passage très facile du poste frontière entre la Géorgie et la Turquie, pour une longue journée en direction de Sivas. Avec une escale dans le Park Altindere Vadisi pour y admirer le monastère de Sumela. Malheureusement, celui-ci était fermé pour cause de rénovation, mais rien que de circuler dans le Park, cela en vaut le coût. Visite de la médressa de Sivas et de ses différents vestiges. Me voilà sur la route pour 500 km en direction de ma région préférée de Turquie : La Cappadoce. 2 jours à m'émerveiller devant des paysages et routes fabuleuses, visites de villes souterraines et dégustations de la bonne cuisine Turque. Mon seul regret fut de ne pas avoir pu faire un vol en montgolfière, décollage uniquement le matin à 5h00, mais manque de chance, les 2 matins sur place, il pleuvait et vers 10h00, le soleil était de retour. Vraiment dommage ! Encore 550 km et un départ à 3h30 du mat pour éviter la pluie annoncée jusqu'à Konya. La route passe par le Uzumdere milli Parki : une superbe région de moyenne montagne avant de redescendre vers la côte et Antalya. « Ca y est ! 11400 km sans pépin, hormis la fourche qui a pris chère ! ».

En conclusion, je dirais que le fait de louer une moto chez Kros Rental fut vraiment un bon choix pour partir visiter l'Iran. Cette société familiale est très respectueuse de ses engagements : La moto était préparée pour ne pas être embêté, le traitement du CPD ainsi que la restitution de la caution rendue le jour du retour à l'automobile club Turque.

L'Iran est un immense pays avec différents climats, les routes sont bonnes et l'accueil de la population est vraiment exceptionnel. Impossible de prendre une photo sans être convié à prendre un Cay. Il est possible de trouver à loger pour 20€ par personne, dans des hôtels corrects, malheureusement, la nourriture n'est pas très varié : dommage !

L'Arménie a les pires routes que je connaisse. Par contre, quel bonheur de rouler dans ces montagnes et contempler les monastères qui sont généralement bien entretenus. Les paysages sont magnifiques.

J'ai été surpris par la Géorgie, l'accueil sympathique de la population, un patrimoine important et une capitale à taille humaine pleine de charme. Des routes correctes sauf à la montagne et un coût de la vie très bon marché pour un Français.

La Turquie, suite au coup d'Etat de Juillet, vit une passe difficile pour la démocratie. Malgré cela, ce pays a un patrimoine culturel exceptionnel. L'essence est un peu plus chère qu'en France. La nourriture et les hôtels sont bon marché.
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OL
Olsyl 10 years ago · Huguetter
25 jours en Géorgie, Arménie et Haut-Karabagh
Bonsoir,

Voici un compte-rendu de mon très joli voyage dans les pays sus-cités.

Voyage de 25 jours entre fin septembre et fin octobre 2016. Billet Paris/Tbilisi/Paris (car Yerevan/Paris était plus onéreux) sur Pegasus.

Trajet intuitif et un peu anarchique ... donc pas toujours logique en terme de gain de temps mais je n'étais pas dans un esprit de rentabilité et souhaitais allier voyage et vacances.

- Tbilisi : le temps d'atterrir (à 3h00 du matin). 2 nuits. Trop fatiguée pour apprécier alors j'ai fui (mais je savais que je reviendrai 🙂).

Arménie : - Départ sur Yerevan avec visites des monastères de Akhtala, Haghpat et Sanahin sur la route. - 4 jours à Yerevan histoire de récupérer de la fatigue de l'année. J'ai beaucoup aimé la ville. Durant ces 4 jours : Visites des musées et du monastère de Gerhard ainsi que du temple de Garni. Visites de Eshmaidzin, Ashtarak, Khor Virap (magnifique), Noravank (magnifique).

Haut-Karabagh. La vie y est dure, très dure pour la majorité de la population. Immeubles éventrés, électricité et eau chaude aléatoires et j'en passe. Mes rencontres y furent très chaleureuses et émouvantes. - Stepanakaert et visites des monastères de Dadivank et Granzasar (magnifiques). - Shushi. Moment délicieux. Installée chez une famille j'avais du mal à déscotcher (j'y ai passé 3 jours).

Alors il m'a fallu faire l'impasse sur Tatev qui eût été trop chronophage ... je me suis contentée d'une carte postale 😏.

Arménie : - Gyumri : Etape avant de partir sur la Géorgie. Ville plaisante.

Géorgie : - Akhalsikhe et sa forteresse. - Monastères de Vardzia, impressionnant mais bourré de touristes 😕 ce qui gâche un peu la fête. Monastères Vanis Qvarbezi et forteresse Khertvisi. Ces 3 visites se sont effectuées avec un taxi loué en solo. Tout aurait été parfait si le driver ne s'était pas copieusement mis la tête à l'envers la veille avec moults breuvages hautement alcoolisés. Je me suis rendue compte qu'il était encore bourré le matin en partant. Il m'a fallu beaucoup de vigilance et un certain nombre de coups de gueules pour lui éviter de s'endormir. Mais la route entre Akhalsikhe et les sites que j'avais déjà fait la veille (heureusement) est magnifique. Sinon je crois que je l'aurai vertement engueulé de m'avoir gâché mon plaisir. Les aléas du voyage ... - Batumi : Dolce vita et repas délicieux. - Kutaisi : J'ai beaucoup aimé l'ambiance de la vieille ville. Monastères Gelati (magnifique) et Motsameta. - Telavi et visites d'Alaverdi, Nekresi (magnifiques bien que visités sous une pluie battante). Et Tsinandali. - Sighnaghi. Ravissant mais très touristique ... - Davit Gareja : Moment magique. Et comme ça grimpe sec, la masse touristique fond avec la hauteur. En haut : le bonheur. Mais j'avoue que j'ai un peu ramé car je ne randonne plus depuis plusieurs années. - Mishketa (magnifique). - Tbilisi : que j'avais fui et que j'ai finalement adoré. J'y suis arrivée le week-end de leur festival annuel et la fête battait son plein. J'y ai fait de très belles rencontres, de belles visites et j'ai fini mon voyage avec le souvenir de délicieux mets agrémentés d'excellent vin.

En résumé : Paysages somptueux, ça c'est le grand moment du voyage avec l'hospitalité sans faille des personnes rencontrées dans les 3 pays. Voyage fait au 3/4 avec Mashruts et taxis collectifs (Karabagh) et 1/4 en taxi solo pour certains tours ou par confort gain de temps. Impasse faites à grand regret sur Ossetie, Svaneti, Tusheti ansi que Tatev. Mais il faut choisir, that'slife... Et puis je ne comptais pas randonner en solo et encore moins sous la pluie.

Logements : surtout en Guesthouses, sachant que là-bas, toute maison individuelle se baptise GH ! Alors ce fut pour le meilleur et pour le pire ... Egalement en Hostel et en Hotel à Tbilisi (ce qui a conséquemment greffé mon budget mais c'était la fin du voyage). Les problèmes le plus souvent rencontrés : débit d'eau très bas et eau chaude pas toujours au rendez-vous. Pas de chauffage. Salle de bain humide avec forte odeur pénétrante ... en octobre il pouvait faire froid et pleuvoir ... Les 2/3 du voyage se sont fait sans salle de bain privée. J'ai fait avec mais quelle ne fut ma joie de retrouver ce minimum de confort dès que j'ai pu y consacrer l'argent nécessaire. En effet, si l'on n'opte pas pour des dortoirs, le coût du voyage est substantiellement augmenté. Donc un voyage mois cher qu'en Europe de l'ouest mais assurément plus cher qu'en Asie centrale, Turquie ou Iran (enfin, l'Iran d'avant la masse touristique 😕). Pour finir : Ils roulent comme des diiiiiiingues 🏴‍☠️! L'Iran peut aller se rhabiller. Pas tant en Arménie ou au Karabagh. Ou disons que ça se sent moins car les routes sont peu fréquentées hors abords des villes. Mais en Géorgie, c'est ahurissant ! Et ce quelque soit la monture ! Même le mashrut branlant dépasse la Mercedes rutilante (et il y en a des mercedes rutilantes en Géorgie !). Mais ce qui m'a frappé, c'est qu'ils conduisent très bien ! Réflexes acérés, jamais d'embardées, alors je m'y suis finalement rapidement habituée.

Voilà pour ma contribution. Laurence
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DA
Danielchonga 10 years ago
Assistance auto Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan (camping-car)
Bonjour ces 3 pays ne sont pas dans le rseau des pays à "carte verte", et donc il semble difficile de trouver depuis la France une assurance et surtout une assistance véhicule en cas de pépins. Les europe assistance ou IMa ou mondial assistance assurent une assistance pour les personnes, mais pas pour les véhicules...

Connaissez-vous une assistance vehicules sérieuse pour ces pays ???

merci d'avance
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HA
Harris01 10 years ago · Ninaroussel
Arménie en août 2015
Bonjour

Je souhaite me rendre en famille l'été prochain en Arménie, environ 10 à 12 jours. Est ce un voyage que l'on peut s'organiser soi-même ou est il plus prudent de passer par une agence ? Ma préférence irai vers un logement chez l'habitant ou B&B Je souhaiterai bénéficier de vos expériences, quand au trajet, Aéroflot ou Air France ?

Merci de vos retours

Harris
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OC
Occitan22 10 years ago
Passage Turquie - Arménie - Géorgie à moto
BONJOUR

J' avais le projet de passer par la Russie pour aller en Arménie-Géorgie mais j'ai changé d'avis . J'ai l'intention d'aller par la Turquie -Arménie -Géorgie . Y a t'il un problème à la frontière Turco-Arménienne, quel poste privilégier pour se rendre à Erevan ?

MERCI
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PÉ
Pépée68 10 years ago · Joycescot
Retour d'Arménie (été 2016), avec enfants
Nous avons passé 3 semaines en Arménie, entre mi-juillet et mi-août. Nous étions avec nos 3 enfants (5, 8 et 10 ans). Nous sommes passés par une agence à Yerevan qui s’est occupé de la location de la voiture et de réserver les hébergements avec petit déjeuner le long du parcours que nous avons convenu ensemble, ainsi que des accompagnateurs pour 2 randonnées en montagne. Ainsi, nous avons géré nos journées et nos repas comme nous voulions, sans avoir à trouver des chambres pour 5 chaque soir. Ca a été un voyage fantastique ! Ceux qui aiment les vieilles civilisations (et les vieilles pierres !), les paysages fabuleux et le dépaysement culturel ne doivent pas hésiter. A la condition de ne pas être trop à cheval sur le confort (je préfère le préciser, même si je ne pense pas que les adeptes de la clim et du all inclusive 5 étoiles aient l'idée d'aller en Arménie...).

Etant donné les difficultés à trouver des infos à jour, et le nombre d’infos contradictoires que j’ai pu lire, voici quelques observations « à jour » en 2016 selon notre expérience.

L’argent : aucune difficulté pour trouver des ATM, dans toutes les villes du pays. Dans les villages, c’est plus rare (à Odzun, nous avons dû aller jusqu’à Alaverdi à 20min de route). Avec notre Mastercard en euros, aucun frais prélevé par les banques arméniennes pour les retraits, seulement les frais de devises de notre banque. Pour changer des Drams en Euro avant de repartir (caution de la voiture), il y a des bureaux de change dans plein de superettes ouverts 24h/24 à Yerevan, tous au même taux. C’est aussi possible 24h/24 à l’aéroport, avec très peu de différence de taux (mais en changeant à Yerevan, on peut toujours s’acheter une glace avec la monnaie).

La voiture : il y a des stations essence partout, toutes au même prix. Beaucoup de voitures roulent au gaz. C’est très économique. Par contre, attention si on vous en propose une, le temps de remplissage des bombonnes est assez long. Les stations de gaz ont généralement un bar et un endroit pour patienter.

Les routes : bon, là, ce n’est pas bien brillant, surtout dans le sud. Les très grands axes sont généralement corrects (à quelques nids de très gosses poules près). Mais dès qu’on passe sur le réseau secondaire, ce sont au mieux des gros trous dans le bitume, sinon des routes sans revêtement (notées comme route quand même. On y croise des bus réguliers). Nous avons toujours eu du temps sec, donc ça allait. Mais sous la pluie, certains accès doivent être compliqués quand on n’a pas l’habitude de la conduite hors chemin.

La langue : après l’arménien, c’est le russe qui domine (parlé comme écrit). Un soir, nous avons voulu manger au restaurant de l’hôtel, le long du lac Sevan. La carte n’était traduite qu’en russe, et seule la responsable de salle parlait anglais. Ca reste une anecdote rigolote, au final, et on a réussi à avoir du poulet et des frites. A part ça, les panneaux routiers sont le plus souvent aussi en alphabet latin. Avec un bon GPS (et Open Street Map), on a toujours fini par arriver où on voulait. Les lieux touristiques (les vieux monastères) ont souvent un panneau explicatif en de nombreuses langues, dont le français. J’avais lu que l’anglais était très peu pratiqué. Je pense que les choses évoluent car nous avons toujours pu trouver quelqu’un pour nous faire comprendre.

La nourriture : des épiceries sont ouvertes 7jours/7. Compter 200AMD pour un pain, 1000 à 2500AMD pour un saucisson. Des fermiers vendent toutes sortes de fruits et légumes le long des routes. Aucun souci pour faire des pique-niques royaux chaque midi ! Au restaurant, avec 3000AMD vous mangez déjà bien, bière locale comprise.

L'eau : l'eau du robinet est potable (du moins tout le monde la boit et elle nous a très bien réussi). Il y a des sources canalisées partout ! Le long des routes, le long des sentiers, devant les monastères... on a toujours prévu trop d'eau pour la journée, et pu s'abreuver d'une super eau claire et fraîche au cours de nos découvertes, en villes comme en campagne.

Le guide « papier » : tous les français que nous avons croisé avaient le même guide que nous : Arménie, Géorgie, Karabagh de Kaplanian Patrick et Peuples du monde. J’avais l’édition 2007, mais il semble en exister une 2009. Le seul, à mon avis et d’après les discussions que j’ai pu avoir, à mettre l’accent sur le patrimoine plutôt que sur les restaurants et hôtels (ceux qui avaient le Petit Futé ne le recommandaient pas du tout). Nous nous en sommes servis quotidiennement pour préparer nos visites et avoir des explications sur ce que nous voyons. Il retrace aussi (de façon plus ou moins partiale) l’histoire compliquée de cette région du globe et du peuple arménien. Nous sommes vraiment très contents de l’avoir eu avec nous (merci à ma super bibliothécaire qui me l’a dégoté dans le fin fond d’une sombre archive départementale).

Couchsurfing : j’ai créé un voyage public, expliquant qu’on ne cherchait pas de logements, mais par contre qu’on aimerait rencontrer des gens pour discuter. La plupart des réponses que j’ai reçues étaient clairement touristiques (Venez louer du matériel de plongée, je peux vous conseiller un super hôtel, etc…). Mais nous avons tout de même pu passer une après-midi à Gyumri avec 4 personnes absolument géniales. Ils nous ont permis de découvrir un autre visage du pays, qui regarde vers l’avenir, qui se prend en mains et qui y croit. Si des voyageurs souhaitent les rencontrer, je peux vous mettre en relation.

La sécurité : nous ne nous sommes jamais sentis menacés. Le taux de délinquance est très bas. Ce qui n’empêche pas d’être prudents, bien sûr.

L'avion : nous avons volé avec la formule « low cost » d’Austrian Airlines. Basel-Vienne-Yerevan, avec 50min d’escale à l’aller et 2h au retour, donc au total 6 à 7h de voyage. Rien à dire, super compagnie que je recommande.

Voilà ce qui me vient pour le moment. Pour les photos, il y a le lien vers notre blog dans ma signature. J’espère donner envie à de nombreux voyageurs d’aller découvrir ce pays « hors normes », qui vaut vraiment le détour.

N’hésitez pas si vous avez des questions ou des remarques. Je me ferais un plaisir de discuter (ça prolonge aussi le voyage !)

Marie-Anne
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DE
Desandre 10 years ago · Joycescot
De retour d'Arménie et de Géorgie
De retour d'Arménie et de Géorgie je me dois de donner quelques indications en remerciement de certains précieux avis recueillis ici . Pour les 70 ans et plus ; 11jours nez au vent avec au départ 2 billets d'avion et " demerden Sie sich" comme méthode de voyage . (1) le petit Futé est très bien : achetons français . Carte Géorgie / Arménie impeccable chez "Voyageurs du monde " à Paris (10€+2€ de port) et pas sur Amazon : achetons français . (2) sur l'Arménie excellent guide par Jacques Kaplanian / Peuples du monde . (3) le problème des guides c'est la mise à jour des infos pratiques, le meilleur dans ce domaine c'est le bouche à oreille c.a.d. les Forums et sur place . (4) Location de voiture : personnellement je ne suis pas d'accord ; taxi avec chauffeur : pas ou guère plus cher et avantages énormes . Au lieu de regarder les trous de la route on regarde le paysage , le chauffeur local parle la langue du pays (apprendre l'amharique ou le géorgien : duraille ) , il connait des coins où personne ne va et nous trouve des tavernes et des B. and B. sympa et au besoin discute le prix = gain de temps et d'argent + ambiance locale garantie . Quelques tuyaux tout frais sur demande .................. Meilleur souvenir : la dégustation de "SHASHA" ( goutte locale en fait marc excellent titré à 5O° ) dans le Marchroutka dans les gorges de l'Endouri vers Mestia . Au bout d'un quart-d'heure le M. explosait : la musique géorgienne à plein tubes , tout le monde chantait , rigolait , s'interpellait . Bonne route à tous . Emerveiillez-vous . Précision : pour 60€ de plus j'ai préféré le vol direct d'AF de jour que de devoir passer 4 ou 5 heures à Moscou ou je ne sais où en pleine nuit , j'ai déjà donné . Coût du voyage ( 13 jours avec les trajets ) inférieur à 2000€ , souvenirs et cadeaux ( douze petits-enfants ) et Easy parking à Roissy compris .
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PÉ
Pépée68 10 years ago · Joycescot
Taxe au départ d'Arménie
Bonjour,

je viens de lire ce paragraphe sur un blog, certe ancien (2007), et je voudrais savoir si c'est toujours d'actualité ? "Avant le départ vous devrez vous acquitter d'une taxe de 10.000 dram par personne (pensez-y pour votre change) à payer au guichet de la "converse bank "dans l'aéroport. Ca semble une évidence absolue au personnel des guichets d'embarquement, à qui vous devrez montrer votre reçu de paiement."

Merci !
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