Que ce pauvre 737 ne se réjouisse pas trop vite. L'Etat Belge vient à la rescousse de Brussel Airlines :
"Que veut faire l’Etat belge pour aider Brussels Airlines ?
L’enveloppe maximale du secrétaire d’Etat est de 30 millions d’euros par an.
Il y a trois types de propositions sur la table. 1) des aides en matière de formation 2) une modification de la structure de rémunération du personnel de Brussels Airlines et/ou une exemption du versement d’une partie du précompte professionnel 3) Une exonération des cotisations sociales pour les prestations à l’étranger.
Ces deux derniers points sont les plus sensibles.
Il faut agir vite et ce pour trois raisons :
- dans son plan de redressement, Brussels Airlines veut investir dans le long courrier, d’abord transatlantique, beaucoup plus rentable que le morose marché européen. Or si elle veut lancer cette nouvelle destination pour l’été, la compagnie doit impérativement prendre une décision dans les prochains jours.
- la situation "cash" de Brussels Airlines est jugée préoccupante (elle serait passée sous la barre critique des 100 millions d’euros).
- il existe une crainte, sous-jacente, que Lufthansa, actionnaire à 45 % de Brussels Airlines, lâche définitivement la compagnie en cas d’incertitude sur l’avenir. Dans ce cas, adieu les 100 millions d’euros d’investissements, vitaux pour SN et promis par les Allemands.
Le cabinet du secrétaire d'Etat s’est montré très prudent en se réunissant à plusieurs reprises avec le commissaire européen en charge de la Concurrence, Joaquín Almunia. Il faut éviter que ces aides soient jugées illégales par l’UE, tout en allant vite. "La meilleure solution passe par un "mix" de mesures ne nécessitant pas de notification de la Commission européenne, explique la note. (..) Une notification officielle prendrait trop de temps". D’autres mesures sont à l’étude. "Il importe qu’elles soient très ciblées, qu’elles s’appuient sur la spécificité du secteur aérien et ne constituent pas un précédent par rapport à d’autres secteurs d’activités".