Bye bye Kyushu
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Voici un résumé de mon séjour à Kyushu, qui s’est déroulé du 22/10 au 03/11/2016. J’en profite tout d’abord pour adresser un Grand Merci à tous ceux qui alimentent blogs et forums et m’ont permis de tracer cet itinéraire, et, particulièrement à Béné (de Fukuoka), toujours à l’écoute pour donner de précieuses infos ! A mon tour donc de livrer un petit retour d’expérience. Je joins également quelques photos, pas trop réussies, juste pour vous donner un aperçu des lieux visités. Enfin, pour éliminer tout suspense de ce récit, je vous le dis tout de suite : Visitez Kyushu, c’était génial ! Il s’agit de mon 3ème voyage au Japon et je souhaitais en découvrir un aspect moins urbain et à un rythme « cool ».

J2 : KAGOSHIMA :

Après un petit trajet en train suivi du vol Paris-Frankfort-Tokyo-Kagoshima, nous descendons un peu défraichies de l’avion vers 16h30, en titubant, pour aussitôt monter dans notre voiture de location, une Passo réservée à l’agence Toyota de l’aéroport. Un mini bus vert Toyota attend les clients à la sortie de l’aéroport pour les emmener gratuitement 500 mètres plus loin à l’agence. Les formalités sont ultra rapides et en quelques minutes, après nous avoir réglé le GPS en anglais, nous voilà livrées à nous-mêmes dans les affres de la conduite à gauche, pour rejoindre l’hôtel Shiroyama. (Je ne sais pas si c’est permis mais je vais citer le nom des hôtels et en donner un bref avis). L’hôtel est magnifique, avec un extraordinaire petit déjeuner, continental et japonais un personnel sympa, des supers chambres avec vue sur le volcan, mais aussi un prix en conséquence. Le soir, nous dinons dans un resto tranquille du Dolphin Port pour environ 800 yens, à 10 minutes de l’hôtel, où il est facile de se garer.

J3 : Journée sur le SAKURAJIMA : Départ vers le port pour prendre le ferry : 1 toutes les 15 minutes 24h/24h. L’accès au bateau est très direct en voiture, il est à noter que l’on paie à la sortie du ferry et non à l’entrée, à l’aller comme au retour, sans sortir de la voiture. Ils sont forts ces japonais ! Super météo, soleil et 26-27 ° degrés à l’ombre ! Comme nous visitons en mode flânerie, la visite de l’île nous prend quasiment la journée : visite intéressante et gratuite du Visitor center, bain de soleil au onsen pédestre, balade sur le chemin de lave, déjeuner sur l’île où nous goutons le porc noir de Kagoshima, visite des différents points d’observation du volcan, multiples contacts avec les chats autochtones etc... Le volcan aura légèrement fumé de jolis volutes blancs, de 10h à 16h00, juste le temps de la visite, parfait timing. Nous passons à l’hôtel en fin d’après-midi pour tester le rotenburo et repartons diner au centre-ville, au Kagomma Furusato Yataimura : une ruelle reconstituée de petites gargotes à l’ancienne où l’on peut grignoter diverses choses en buvant des bières. Sans doute un peu touristique en pleine saison, mais très convivial, on peut facilement discuter avec ses voisins de table.





J4 : CHIRAN et jardin SEGANNEN : Après le monumental petit déjeuner de l’hôtel (c’est devenu une activité à part entière de notre séjour), départ pour la petite ville de Chiran, 35 km, 1 heure de route. Encore une journée estivale. La ville est connue pour sa rue composée de maisons de samouraïs. On peut en visiter 7 en prenant un billet unique (500 yens). On en voit surtout les jardins, magnifiquement conçus et entretenus. A la maison n° 3 ou 4, qui, elle, est ouverte, on peut siroter sur sa terrasse l’excellent thé vert de Chiran, que vendent les propriétaires des lieux.

On déjeune tardivement et rapidement au Family Mart et découvrons dans la même rue une toute petite boutique de thé vert biologique, de producteurs locaux. On va y tester une glace au thé vert. La vendeuse nous offre gentiment, en complément de notre immense glace, un thé vert chaud suivi d’un gigantesque verre de thé vert glacé … Etait-ce de sa part une tentative d’empoisonnement au thé vert ? Faut-il se méfier de ces charmantes et jeunes vendeuses japonaises ? Quelqu’un a-t-il un témoignage à apporter dans ce sens ? Je ne sais que penser. Pas rancunières, nous y achetons nos provisions à ramener en France.

On délaisse la visite du musée des kamikazes et rentrons à Kagoshima pour faire un tour au jardin Senganen. Dans la tradition des jardins créés au 17ème siècle par les grandes familles seigneuriales, ce jardin est conçu avec tout le raffinement et l’esthétique de l’époque. Adossé à une colline et offrant une pleine vue sur le Sakurajima, la visite est très agréable, d’autant qu’il est peu fréquenté en cette fin d’après-midi. On visite avec le même billet le petit musée attenant, consacré à l’histoire des clans locaux et à l’arrivée des premiers occidentaux au Japon.

Le soir on se balade sous les arcades commerciales du centre-ville puis trouvons un petit resto dans la gare, un peu moyen. Le principe du resto est de faire griller soi-même ses aliments sur une plaque posée sur la table, mais on nous sert des portions misérables (une demie carotte, 3 tranches fines de patate douce, un bout de viande) à l’exception des oignons en lamelles, servis à profusion..







J5 : Randonnée à KIRISHIMA Nous quittons définitivement notre bel hôtel pour rejoindre à un peu moins de 2 heures de route (70 km) Ebino Kogen, point de départ de nombreuses randonnées dans ce parc naturel volcanique. Concernant la route, je précise que le GPS nous permet toujours de choisir plusieurs itinéraires. Les péages étant beaucoup plus chers qu’en France, nous prenons quasiment à chaque fois l’itinéraire « éco », gratuit, qui finalement est plus direct et souvent plus court en temps. De plus, les petites routes sinueuses de Kyushu offrent des paysages sympas. Au final, nous n’aurons presque rien dépensé en péage, une trentaine d’euros pour 1 000 km. De plus, la conduite d’une automatique est très agréable.

Nous avions prévu de faire une belle rando comprenant l’ascension du Mont Karakuni et le tour du lac Onamino, mais comme partout ailleurs, la montagne est capricieuse et Kirishima « l’ile dans la brume », a décidé de bien porter son nom. Avec très peu de visibilité, nous nous rabattons sur le tour des petits lacs de cratère. Une balade (et un piquenique) la plupart du temps en forêt qui ne valent pas vraiment le détour par mauvais temps, mais qui permettent de rencontrer des randonneurs japonais.

Le soir nous rejoignons notre hôtel, le Kirishima Kanko hotel. Je suis bien obligée de constater que, jamais au Japon, je n’avais vu une salle de bain aussi sale ! Des murs couverts de crasse, des poignées de porte et un lavabo qu’aucune éponge n’a jamais effleurés etc. Le repas traditionnel servi le soir est de piètre qualité, des sashimi récalcitrants qu’il faut mâcher longuement, des viandes atrocement cartilagineuses etc.. Les viandes sont toutes mises à chauffer en même temps, si bien qu’il faut les ingurgiter à toute allure. Même qualité au petit déjeuner. Le hameau comptant plusieurs hôtels tout près, je conseille donc d’éviter celui-ci !

J6 : KIRISHIMA – UDO - AOSHIMA :

Attention chers lecteurs, vous êtes déjà un peu las de mon modeste récit et vous vous apprêtiez peut-être à cliquer ailleurs, mais non, attendez une minute car ceci est une journée idéale :

Trois sites remarquables : Tôt le matin, visite du sanctuaire shinto de Kirishima, avant l’arrivée des cars de touristes. La météo n’est pas terrible mais le ciel gris et bas et une petite bruine renforcent l’aspect mystérieux de ce magnifique sanctuaire, très coloré, enchâssé dans une montagne couverte d’une épaisse forêt sombre. Une atmosphère très particulière se dégage de cet ensemble, qui plaira aux amateurs de photos et aux voyageurs contemplatifs. Même si c’est tout à fait subjectif, on se sent plongées dans cette région, au « cœur du Japon ».



En fin de matinée, départ vers le sanctuaire d’Udo (100 km, 2 heures de route). Le trajet à lui seul est intéressant pour ses paysages, qui nous mène de la montagne jusqu’à la côte pacifique. Le sanctuaire d’Udo est un véritable bijou, creusé à flanc de falaise. Avant de descendre jusqu’au temple principal, nous empruntons un petit sentier marqué par un tori, qui monte d’abord dans la forêt subtropicale, pour redescendre presque aussitôt au pied de la falaise vers une petite grotte abritant un mini –temple. L’endroit est désert, il n’y a que nous et le bruit des vagues qui se brisent à nos pieds...





Nous remontons vers le chemin du sanctuaire proprement dit, bordé de palmiers. Celui-ci occupe presque entièrement une grande grotte, toujours face à l’océan. Un prêtre y joue par intermittence de la flûte traditionnelle, c’est bôôô ..



Fin de la journée à la presqu’île d’Aoshima (à 23 km, 30 minutes). Cette minuscule presqu’île est une curiosité géologique. A marée basse, la presqu’île est entourée de curieuses formations basaltiques sculptées par l’érosion, appelées « orgues du diable » ou « planches des démons » selon les différentes traductions. En son centre se trouve un joli temple, littéralement ceinturé par une infranchissable forêt subtropicale. On en fait le tour à pieds, sur une plage de coquillages. Un lieu aussi très photogénique.



Nous passons la nuit à l’Aoshima Grand Hotel Miyazaki. Pratique, à 200 m de la presqu’île et au bord de la plage. La vue sur l’océan est directe. Le soir venu, nous sommes les seules occidentales dans la salle du restaurant de l’hôtel. Au milieu du repas, la patronne des lieux, une honorable mamie japonaise en tenue traditionnelle, s’approche de notre table et nous offre une pleine brassée d’origamis. On constate au travers de ce petit geste, que presqu’à chacun de nos contacts, la plupart des japonais ont eu à cœur de montrer le meilleur côté de leur pays et de mettre en avant leurs traditions aux yeux des touristes étrangers. C’est la 1ère fois qu’on le ressent autant, ayant déjà voyagé au Japon. Je me demande si c’est propre à Kyushu. En tout cas, c’est assez touchant et je me dis qu’on ferait bien de s’en inspirer chez nous auprès des touristes étrangers !

Le lendemain, au petit matin, je relève le défi du onsen sous la pluie et monte sur le toit-terrasse de l’hôtel pour un bain d’extérieur avec vue sur l’océan agité. Ça, c’est fait !

J7 : AOSHIMA –HOSOSHIMA – TAKACHIHO :

En sortant de l’hôtel, on tombe sur un petit jardin botanique, gratuit, sympa à visiter surtout pour sa serre de fruits exotiques. Puis, on part à Hososhima, en suivant la route côtière après avoir fait un léger détour au sud, vers Nichinan, pour aller voir de plus près leurs fameuses glaces à la mangue.

On pensait faire une journée « de transition », avec pas mal de route et peu de sites à voir en chemin : grave erreur : si j’avais su, j’aurais programmé un jour de plus sur cette très belle côte pacifique. Chemin faisant, on découvre par hasard le vieux quartier de Mimitsu, un petit port de pêche. On y fait une halte car ces quelques ruelles désertes aux maisons traditionnelles ont été préservées de toute urbanisation moderne. On trouve dans une de ces maisons anciennes une petite galerie d’art qui a l’air intéressant mais qu’on a malheureusement plus le temps de visiter.

En milieu de journée, nous arrivons à Hososhima, près de Hyuga, (98 km, 1h30) sous un soleil éclatant pour visiter le promontoire d’Umagase. Il y a dans ce secteur plusieurs départs de balades sur des sentiers qui démarrent en forêt pour se terminer au sommet de hautes falaises, très découpées, qui offrent une vue magnifique sur la côte. La forêt est peuplée de crabes arboricoles. Au final, après une belle balade, on regrette de ne pas pouvoir y passer la journée et on quitte les lieux à regret.



En fin d’après-midi, on file vers la montagne pour rejoindre notre ryokan à Takachiho (70 km, 1h 15). Il s’agit du ryokan Yamatoya, situé dans la rue principale. J’avais lu sur internet des avis mitigés sur ce petit établissement de montagne. Pour ma part, je l’ai trouvé tout à fait correct, bien tenu, avec un accueil sympa et une ambiance presque familiale. Il n’y avait que peu de clients, sauf au restaurant où les gens du coin viennent diner le soir.



Le Ryokan a deux onsens, dont l’un des deux est si petit qu’à 5 personnes, nous nous partageons 4 douches et nous retrouvons dans le bain serrées comme des sardines. Il fait à peu près la taille de deux baignoires mises côte à côte. Cette proximité inédite avec trois japonaises qui parlent assez bien anglais, se termine en franche rigolade. Ce sont en fait des habitantes de Takachiho qui se font une sortie onsen/restaurant entre filles ! Un concept à importer, non ? Fin de la première partie, à suivre ......
BE BeneFukuoka Veteran ·
Mimitsu, Nichinan, Hyuga, c'est tout ce que j'avais prévu de faire pendant les vacances du nouvel an avant de renoncer pour me consacrer un peu à Fukuoka (et profiter d'être seule à lamaison pour refaire notre intérieur). Les photos donnent drôlement envie, peut-être pour la GW !

Kirishma et son sanctuaire sont également un endroit où je rêve d'aller. Je trouve aussi que le temps brumeux et pluvieux est plus adapté à ce genre de visite.

Vivement la suite !
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
FU Fuchan69 Globetrotter ·
Sympathique récit. Il me permet d'affiner les préparatifs d'une future découverte de la partie sud de Kyushu que je ne connais pas encore et confirme quelques idées de visite que j'ai prévu de faire... plus tard. J'attends la suite avec impatience car même si je connais le nord-ouest de l'île, je n'ai pas encore parcouru les régions bordant la côte Est...
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/ Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057 Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
KR Krikwik Veteran ·
Salut,

récit très sympa sur une région du Japon peu connue (enfin, pour un néophyte comme moi 😛).

J'embarque, vivement la suite!
AN Anastasia33 ·
Hey, merci pour vos commentaires ! 🙂

Voici la suite du voyage :

J8 : TAKACHIHO :

Nous partons visiter les gorges de Takachiho, situées à quelques centaines de mètres de la ville. Ce sont à l’origine des coulées de lave de basalte que la rivière a profondément creusées au fil des siècles.

On peut normalement louer des barques pour naviguer au pied de ces belles falaises noires ou suivre un plus haut, un petit chemin qui les longe. Sauf que, surprise, bien cachée par les sites d’infos touristiques, le chemin est partiellement fermé à la promenade et la navigation interdite depuis apparemment plusieurs mois. Je suppose que le séisme de Kumamoto n’y est pas étranger mais mes quelques mots de japonais ne me permettront pas d’en savoir plus. La balade est tout de même faisable, mais par petits tronçons car il faut rejoindre la route goudronnée en contre haut, là où le chemin est fermé.

Ruminant notre déception, on envisage de porter plainte contre, successivement : l’office du tourisme (qui n’affiche pas l’info), la commune (qui fait payer le parking du site), le Japon (et ses fichus 3 alphabets) et l’Empereur du Japon (il y est forcément pour quelque chose)….

Finalement, nous quittons les lieux et partons découvrir le temple et la grotte Amano Iwatto, situés à 7 km au nord-est du centre-ville. Une monstrueuse glace Lait/Mangue me permet de redémarrer d’un bon pied. Après le temple, un sentier longe une rivière et nous mène à travers la forêt à la fameuse grotte où la déesse Amaterasu, elle-même, séjourna pour se cacher des autres dieux. En tout cas, le lieu semble important pour les touristes japonais, qui parcourent le sentier et visitent la grotte avec un certain recueillement.

Le soir, à 20h00, nous nous rendons au temple principal de Takachiho, pour assister au spectacle de danse KAGURA. Cette danse est réputée pour être une des plus anciennes du Japon et se joue en plusieurs scènes qui évoquent des épisodes marquants de la mythologie japonaise. La dernière d’entre elles raconte la naissance du Japon, sous un biais humoristique et un peu grivois. L’acteur/danseur principal joue avec le public, l’ensemble est plutôt sympa et bon enfant. Tout au long du spectacle, la musique, très rythmique, est interprétée par un flûtiste et un tambouriniste assis au bord de la scène.



J9 : YUFUIN :

Départ pour Yufuin (106 km, 2h00 de route). Nous arrivons tranquillement en fin de matinée et passons l’après-midi dans cette petite ville thermale, pour nous adonner à une séance de lèche-vitrine et d’achat de souvenirs. L’endroit est réputé pour ses boutiques d’artisans et ses petites galeries d’art, mais nous verrons aussi beaucoup de produits made in China. Au bout de la ville, en direction du volcan, se trouve le tout petit lac Kirinko, charmant mais dont on fait le tour assez rapidement.

Pour ceux qui y séjournent une journée entière, je recommande, à la place du shopping débridé, de réaliser l’ascension facile du Mont Yufu, qui doit se faire en 4 heures et permet sûrement d’avoir une belle vue sur la côte toute proche à l’ouest, et, sur la montagne à l’est.

Nous rejoignons notre hôtel, le « Yufuin Hotel Shuhokan » pour deux nuits. Bel hôtel avec vue sur le mont Yufu. Son restaurant du rez de chaussée est d’excellente qualité, le meilleur de tout notre séjour. C’est l’équivalent d’un bon resto gastronomique en France, avec des produits de très bonne qualité, et d’inoubliables tempuras de langouste…

J10 : BEPPU :

Départ pour Beppu (23 km, 35 min). Il vaut mieux délaisser l’autoroute et prendre par le sud la petite route qui longe le volcan, plus jolie, plus courte et gratuite.

Beppu, est à mon avis injustement décriée sur certains sites internet. On la dit destinée à un tourisme de masse et un peu moche. Je trouve, bien au contraire, qu’en s’organisant un peu, on y passe une super journée. En automne, il n’y a que très peu de touristes et nous avons pu profiter des différents sites en toute tranquillité. De plus, les hauteurs de la ville sont plutôt jolies, toutes proches de beaux paysages montagneux.

Beppu est une ville cocotte-minute. Des dizaines de milliers de litres d’eau s’échappent chaque jour de son sous-sol, sous forme d’eaux chaudes et de vapeurs de souffre. Vu des hauteurs, la ville fume ! On y visite ses étangs naturels bouillonnants aux couleurs incroyables, chargés de minéraux, que l’on appelle Les enfers (Jigoku).



Sur les sept enfers qui se visitent, 4 d’entre eux sont particulièrement intéressants : Umi Jigoku, Oniishibozu Jigoku, Kamado Jigoku et Chinoike Jigoku. Au, Kamado Jigoku, nous testons les œufs durs cuits dans les vapeurs de souffre, simplement accompagnés de sel, un petit régal. En dessert, on s’offre une autre spécialité de la ville, le pudding (une sorte de crème aux œufs) également cuit dans les vapeurs de souffre.



Dans l’après-midi, nous montons sur les hauteurs de la ville, au quartier Myoban pour visiter les Yunohana-goya. Ce sont des petites huttes aux toits de chaume, de construction traditionnelle dans lesquelles on fait sécher les fleurs de sel au souffre. On les utilise en sels de bain pour leurs vertus curatives. En montant en haut de ce hameau, on peut les visiter gratuitement. On en profite pour gouter à nouveau un pudding, fait maison cette fois-ci et vraiment très bon, au restaurant Okamoto.



Après quelques emplettes à Beppu, nous rentrons à Yufuin au ryokan, où nous sera servi en dessert.. un pudding, bien sûr …

J11 : YANAGAWA :

Départ pour Yanagawa (126 km, 2h30). Les japonais aiment les comparaisons italiennes car après Kagoshima, la « Naples du Japon », nous voici à Yanagawa, la « Venise du Japon » … Le trait est un peu forcé car bien que Yanagawa soit traversée par de nombreux canaux, elle n’a rien des splendeurs vénitiennes. Une jeune femme à qui nous demandions notre chemin nous demanda même ce qu’on pouvait bien venir faire dans cette ville ! Une forme de modestie japonaise j’imagine car Yanagawa vaut bien un petit détour quand on est déjà dans les parages. Au centre-ville, les canaux cheminent dans un cadre paisible et bucolique, on longe de jolies maisons et leurs jardins. On a joué les radines ce jour-là et n’avons pas voulu payer la balade en barque, préférant les sentiers longeant les canaux. Pourtant, je conseille fortement aux futurs visiteurs d’opter pour la barque car la balade des sentiers est discontinue et on voit beaucoup moins de choses. De plus, pour les japonophones, le gondolier fait la conversation aux passagers lors du parcours et leur chante des chansons traditionnelles.



Une fois n’est pas coutume, on a eu une chance énorme avec nos dates de voyage car ce soir-là débute le festival Hakushu. Il commémore l’anniversaire du poète Kitahara Hakushu durant trois soirées. A la tombée de la nuit, vers 18h00, une centaine de barques éclairées de lanternes en papier forme une procession à travers les canaux de la ville. Des scènes installées sur les berges, proposent différents spectacles et concerts gratuits. Les convives installés dans les barques, mangeant et buvant, y font halte et reprennent leur procession tout au long de la soirée.



En milieu de soirée, nous découvrons en chemin une scène ou se joue un concert de Taïko. La troupe est dynamique est le spectacle impressionnant. La douceur d’une soirée d’automne, le rythme puissant et lancinant des tambours, la chorégraphie de ces corps souples et musclés m’hypnotise peu à peu. Me tirant brutalement de ma torpeur, une japonaise enthousiaste m’explique à quel point le festival est unique puis elle me tire par le bras vers la berge pour me forcer à faire coucou de la main avec elle à toutes les barques qui passent. Les passagers nous regardent étonnés. Adieu le Taïko …. La soirée se termine vers 21h00 par un feu d’artifice tiré devant notre hôtel.



Il s’agit de l’hôtel Kamponoyado, pour ceux qui resteraient une nuit dans cette ville. Il est bien situé et les chambres sont étonnamment spacieuses.

J12 : KUMAMOTO :

C’est déjà notre dernier jour de vacances et vous remarquerez sans doute que nous avons évité tout le nord-est de Kyushu : Korokawa Onsen, Fukuoka, le mont Aso etc ... En fait, nous avons déjà eu l’occasion de nous y rendre et ce n’est donc pas par désintérêt que nous délaissons tout ce secteur. Départ donc pour Kumamoto (63 km, 1 heure de route).

Pour profiter d’une belle lumière matinale, nous visitons d’abord le jardin Suizenji. Très beau jardin traditionnel conçu au 17ème siècle. On y trouve un temple au toit de cuivre flambant neuf, un ancien théâtre de No, une ancestrale maison de thé au bord du lac et un paysage de collines dont l’une imite le Mont Fuji. Bref, une visite à ne pas manquer à mon humble avis.



Nous partons déjeuner au pied du château de Kumamoto, au Sakuranobaba Jyosaien, ensemble de petites échoppes qui présentent les spécialités locales. On y trouve notamment des croquettes d’oursin, délicieuses, que l’on déguste en terrasse. Nous montons ensuite au 14ème étage de la mairie du Kumamoto qui surplombe le château. La vue est magnifique. Dans la mairie, un espace spécial est aménagé pour les victimes du séisme, que l’on voit encore attendre patiemment, leurs dossiers sur les genoux. On se fait toutes petites et passons discrètement. Même si le château est désormais fermé, on peut faire le tour des remparts et accéder à une entrée. On voit de très près les dégâts qu’a subis le château. Il semble par endroit ne tenir qu’à un fil. On y voit également les équipes d’artisans qui travaillent à la reconstruction du site. Endurer les catastrophes naturelles et reconstruire, deux éléments récurrents dans l’histoire du Japon, qui aident à comprendre ce pays.



En fin d’après d’après-midi, nous rendons définitivement notre belle voiture à l’agence de la gare. Nous dinons aussi dans un petit resto de la gare, assez agréable et regagnons le JR hôtel local, bien tenu et pratique.

J13 : Le retour :

Tôt le matin, nous prenons le « limousine bus » qui passe presque au pied de l’hôtel et nous emmène à l’aéroport en 40 minutes. Il n’y a pas de réservation possible et l’on règle le trajet en descendant du bus. Voilà, je vous passe le détail du retour, l’escale à Haneda, le vol Tokyo – Paris, le petit choc du retour aux mœurs françaises etc... Bilan du séjour, en vrac : un itinéraire facile en voiture, un super climat au sud de l’île, la côte pacifique mérite que l’on s’y attarde davantage, ne plus enchainer plusieurs jours d’affilée les ½ pensions dans des ryokans, c’est vraiment trop copieux. On ne pouvait plus ingurgiter le midi. J’espère que mon récit pourra aider à construire d’autres itinéraires et remercie encore une fois tous les blogueurs et membres du forum qui nous donnent, par leurs patients conseils, les clés du voyage !
MT Mtmt ·
Bonjour, J'ai eu l'occasion de faire un voyage similaire en voiture à Kyushu. Concernant la location de voiture qu'avez vous eu à fournir comme permis de conduire: international? pour ma part il fallait un permis traduit en japonais par le consulat de Paris. Cordialement
KU Kujila Globetrotter ·
En fin d’après d’après-midi, nous rendons définitivement notre belle voiture

Une curiosité japonaise aussi j'espère 😛 ?
MA Masterpo Globetrotter ·
pour ma part il fallait un permis traduit en japonais par le consulat de Paris.

Comme tout le monde... Seulement, depuis quelques années, le Consulat (ou l'Ambassade) de France (Paris, c'est une ville, pas un pays) ne fait plus de traduction, il faut impérativement s'adresser à la JAF.
FU Fuchan69 Globetrotter ·
Elle l'a déjà dit: une Toyota Passo..
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/ Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057 Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
KU Kujila Globetrotter ·
En effet 😉 !
AN Anastasia33 ·
Oui et oui : 1: il faut en effet faire traduire son permis de conduire à l'avance, 2 : c'était bien une Passo. Sympa comme voiture : comme le levier de vitesse est près du tableau de bord, ce ne sont pas deux sièges qui sont placés à l'avant mais une large banquette. Super pratique pour poser les indispensables, carnet de route, sacs et victuailles de voyage. Il y a bien sûr aussi des porte-gobelets, pour qui s'arrête régulièrement se ravitailler aux distributeurs automatiques (je suis devenue accro au café au lait Boss..). Dommage que ces petites citadines ne se trouvent pas en France. La Suzuki Lapin a l'air aussi drôlement sympa, si vous connaissez.
KU Kujila Globetrotter ·
c'était bien une Passo. Sympa comme voiture : comme le levier de vitesse est près du tableau de bord, ce ne sont pas deux sièges qui sont placés à l'avant mais une large banquette.

C'est souvent le cas sur les japonaises étudiées presque exclusivement pour le marché japonais et pour lesquelles il n'y a pas à prévoir de boîte manuelle (j'avais loué la précédente génération de Passo lors que mon deuxième séjour dans le Kyushu !)

Dommage que ces petites citadines ne se trouvent pas en France. La Suzuki Lapin a l'air aussi drôlement sympa, si vous connaissez.

En fait, l'avant-avant dernière génération de Passo avait été importée en France sous le nom de Daihatsu Sirion. Il ne s'en est presque pas vendu...

Oui je connais bien la Lapin, c'est tout mignon en effet 😉. Il s'agit d'une voiture plus petite qui appartient à la catégorie des "keijidosha" (véritable spécificité japonaise), mini-voitures reconnaissables à leurs plaques jaunes, aux taxes allégées et aux dimensions réglementée ; il ne s'agit en réalité pas de citadines mais de "campagnardes", car elles sont essentiellement vendues dans les zones rurales et très peu représentées dans les grandes villes... Elles sont vraiment étudiées pour le Japon et peu exportables en réalité pour de nombreuses raisons (il y a eu quelques tentatives mais qui n'ont jamais vraiment pris, ce qui est bien dommage c'est vrai !).
JG JG07 Globetrotter ·
1: il faut en effet faire traduire son permis de conduire à l'avance,

on peut le faire traduire sur place. c'est fait en 30 minutes et c'est gratuit.
MT Mtmt ·
pour ma part il fallait un permis traduit en japonais par le consulat de Paris.

Comme tout le monde... Seulement, depuis quelques années, le Consulat (ou l'Ambassade) de France (Paris, c'est une ville, pas un pays) ne fait plus de traduction, il faut impérativement s'adresser à la JAF.

Merci, je suis Français, j'ai 76 ans et je sais que Paris est une ville et pas un pays. Vous me prenez, peut être, pour un Américain.
F9 F99jen ·
Merci beaucoup pour ce chouette compte rendu, ça donne bien envie! Avez vous rencontré des voyageurs qui se promenaient sans avoir loué de voiture? Faisable aisément ou pas à votre avis? Pourriez vous m'indiquer un ordre de grandeur du prix à prévoir pour une location de voiture comme la votre ( un 12aine de jours c'est ça?) Bonne continuation!
BE BeneFukuoka Veteran ·
Bonsoir,

oui, explorer l'île de Kyûshû est tout à fait faisable sans voiture. L'intégralité du parcours présenté est faisable en transports (trains et bus), même si dans certains endroit la voiture est plus pratique (volcan Sakurajima ou Kirishima par exemple).

Je vis à Fukuoka et j'explore l'île Kyûshû depuis 4 ans et demi en transports en commun... et sans aucun problème !
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
F9 F99jen ·
Super, merci pour ces infos ! J'ai le choix entre venir sur 2 semaines de vacances en avril ou bien 3 semaines mais à partir de mi- juillet. Vous qui vivez sur place, qu'en pensez vous ? ( j'ai vu que pas mal de discussions abordent ce sujet... Mais ai tellement de mal à me décider !) Je crois vouloir opter pour les 2 semaines en Avril... Mais espère pouvoir me déplacer suffisamment correctement pour ne pas trop galerer sur 2 semaines en transports en commun... Qu'en pensez-vous ?
AN Anastasia33 ·
La location de la voiture nous a couté 647 euros (avec un plein d'essence), soit 323 euros chacune. Je pense qu'il y a un petit surcoût quand on ne rend pas la voiture à l'agence de départ. Je ne sais pas si ce budget est différent de celui d'un périple en transports en commun. La voiture a en effet ses avantages et inconvénients : les - : conduire à gauche demande une certaine vigilance les premiers jours. Il vaut mieux préparer à l'avance les numéros de téléphone des sites et des hébergements pour régler facilement le gps. les + : une totale liberté de mouvement ! On a pu faire des visites et arrêts imprévus, comme bon nous semblait. Personnellement, être à l'heure pour attraper un train ou un bus me stresse toujours un peu alors qu'en voiture, aucun souci de ce genre ! Pas non plus de transfert de bagages ou de longs trajet de la gare à l’hôtel, son sac sur le dos ! On s'est toujours garé facilement, même en ville. Au final, après avoir aussi testé les voyages en transport en commun, on a trouvé le circuit en voiture plus reposant.
MA Masterpo Globetrotter ·
Les frais d'abandon sont calculés sur les préfectures, pas sur les villes. Ils sont relativement modestes pour deux préfectures qui se touchent (les coquines 😊) et nuls à l'intérieur d'une même préfecture...

Après, de Tokyo à Kyoto par exemple, ça fait très mal, style 60 k¥.
BE BeneFukuoka Veteran ·
Chaque saison a ses avantages et ses inconvénients mais c'est vrai qu'avril est beaucoup plus agréable niveau température. Avant de venir y habiter j'ai voyagé deux semaines à Kyûshû en transports sans aucun problèm. Parfois il n'y a pas de retranscription en alphabet (surtout les bus) donc il faut faire un peu de recherche en amont, rien d'insurmontable.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
F9 F99jen ·
Super !! Merci et à bientôt peut être :)
F9 F99jen ·
Bonjour Bene! Suite à tous tes posts sur VF et après avoir consulté ton blog dans tous les sens, je voulais te poser des questions sur un itinéraire! Je t'ai envoyé un msg sur ton blog pour savoir ce que tu en pensais, j'éspère que ce moyen d'entrer en contact avec toi te convient? Je te remercie par avance en tout cas, Bonne continuation! Fanny :)
AN Anastasia33 ·
euh.. 🤪 Je crois utile de vous préciser que vous pouvez envoyer un message privé à Béné si vous souhaitez vous adresser à elle directement. Ceci afin d'éviter la multiplication des messages perso ne correspondant pas à ce récit de voyage. Bon séjour à vous.
NO Nono1 ·
bonsoir, merci, mais nous avons essayé de lui envoyé un message privé, il n'était pas accepté. si quelqu'un a des infos à nous transmettre sur Kyushu au japon, nous sommes preneurs. Merci.
FU Fuchan69 Globetrotter ·
Bonjour. Le sujet de cette page est l'intéressant compte rendu du voyage de Anastasia33. Pour avoir des renseignements sur l'île de Kyushu, , le mieux est de consulter les sujets similaires sur le forum Japon (par exemple celui-ci) et éventuellement d'en ouvrir un autre si vous n'y trouvez pas les réponses à vos questions. A bientôt sur le forum.🙂
Mes 25 ans de séjours au japon! http://www.soleilrouge.org/ Okinawa et Miyakojima: https://voyageforum.com/v.f?post=6477376;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057 Sakura: Balade de printemps: https://voyageforum.com/v.f?post=6988760;idl3=9084144203&idl=3731943&idl2=8709057
BE BeneFukuoka Veteran ·
Bonjour,

Désolée je n'avais pas vu que mes messages privés étaient bloqués. Je les ai ouverts donc vous pouvez m'envoyer vos questions :) Mais si ce n'est pas personnel peut-être serait-il mieux de créer un nouveau topic pour que les informations puissent servir à tous ?

F99jen > Je n'avais pas vu le message ! Je pense t'avoir répondu via le blog.
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
NO Nono1 ·
bonsoir, je profite du forum voyages dans lequel , j'ai vu votre adresse, pour vous demander quelques conseils . J'ai vu que vous connaissiez bien Kyushu. Nous avons prévu notre voyage au japon en avril 2017 , pour terminer notre périple nous aimerions visiter un peu cette partie du Japon. Nous avons un JR Pass de 21 jours, quelques jours à Tokyo et les environs proches, puis direction Alpes japonaises, Kanagawa, Kyoto , Hiroshima et FUKUOKA. A partir de là en sachant que nous souhaitons explorer la région de KUMAMOTO ( Takachiho, Aso san etc) avez vous une idée d'un parcours judicieux qui peut emprunter les transports en commun (train ou bus). En sachant qu'il faut retourner à Tokyo pour reprendre l'avion à Narita. Nous aurions aimer louer une voiture pour visiter cet endroit, mais nous n'arrivons pas à nous organiser avec le JR pass. Pour cette fois, tant pis on fera avec... Nous sommes un couple de retraités , nous aimons bien nous debrouiller tous seuls...dans la mesure du possible, jusqu'ici ça a bien fonctionné. Si maintenant vous habitez la région , nous aimerions (si cela ne vous dérange pas) profiter de vos connaissances, nous aimons la rando, visiter les villages et profiter des beaux paysages, échanger (en japonais ça sera dur)avec la population. Voilà , merci encore, Bonne journée.

Gil
BE BeneFukuoka Veteran ·
Bonjour, Combien de jours avez-vous à consacrer à cette région ?

Vous pourriez faire :

J1 : Fukuoka, nuit Fukuoka J2 : Kumamoto, nuit Kumamoto J3 : Mont Aso, nuit Kumamoto J4 : Takachiho, nuit Takachiho J5 : Takachiho puis retour à Kumamoto ou Fukuoka en fin de journée.

En dehors du tronçon Fukuoka - Kumamoto, l'ensemble des trajets se fera obligatoirement en bus. Il n'y a pas de train pour Takachiho, ni pour le Mont Aso en ce moment. Je crois comprendre que vous avez déjà acheté votre JR Pass; il aurait sans doute mieux fallu regarder d'abord la rentabilité.

Les sentiers de randonnées du Mont Aso sont ouverts pour la plupart, quelques chemins restent fermés mais vous n'aurez le temps d'en faire une seule. J'avais opté pour le mont Kishima.

A Takachiho vous pourrez faire : http://www.welcomekyushu.com/kyushuolle/?mode=detail&id=10 Je vous conseille le ryokan Hana Ryokan Iwatoya : http://www.japanican.com/en/hotel/detail/8501006/?ar=45
Spécialiste du tourisme francophone à Kyûshû et guide à Fukuoka http://www.benefukuoka.com | https://www.instagram.com/bene_fukuoka
NO Nono1 ·
Merci pour votre reponse rapide..en fait nous n'avons pas encore acheté le jr pass.NOus attendons encore un peu, nous partons le 13 avril.je vous joins le programme que nous pensions faire : nous sommes au Japon du 14/04 au 10/05/17 inclus. 14/04 arrivée 15/05 Tokyo Visite 16/04 Tokyo visite 17/04 Tokyo visite 18/04 Tokyo Hakone retour à Tokyo 19/04 Tokyo Takao san retour Tokyo 20/04 Tokyo Matsumoto avec jr pass 21/04 Matsumoto visite 22/04 Matsumoto Takayama avec bus car pas de train 23/04 Takayama randonner alentours 24/04 idem 25/04 Takayama Kanazawa jr pass 26/04 Kanazawa visite (marché aux poissons) 27/04 Kanazawa kyoto jr pass 28/04 au 30/04 Kyoto 01/05 Kyoto Nara (retour à Kyoto ou pas. A voir) 02/05 Kyoto Osaka (retour à Kyoto ou pas.A voir) 03/05 Kyoto Nagasaki jr pass A partir de là sachant qui.il est impossible de tout voir nous pensions aller à KAGOSHIMA KUMAMOTO BEPPU et consacrer une partie de la journée du 10 au retour sur Tokyo. Notre avion est en soirée, et comme au Japon on peut se fier aux horaires de train...on a regarder sur hyperdia , c'est tout à fait faisable. En résumé on a 6 jours plein sur Kyushu.Qu.en pensez vous? Le jr pass de 21 jours est envisagé car il y a de longues distances à parcourir. Merci pour votre aide.

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