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Des touristes québécois, en vacances à l’hôtel Sirenis la Salina de Varadero, à Cuba, ont vécu une expérience traumatisante quand un flying boat s’est écrasé sous leurs yeux, faisant deux victimes.
L’accident s’est produit le 17 décembre dernier, vers 15 h, au moment où la plage était bondée de touristes. À l’emploi du Journal de Québec, Danielle Lessard faisait partie d’un groupe voyageant avec Nolitour.
« On a entendu un bruit dans le ciel. C’est un câble qui a lâché. Il s’est enroulé dans le ventilateur qui sert de moteur. On a eu le temps de tout voir. Il est tombé comme une roche », a-t-elle partagé, toujours ébranlée par ces images.
Le « bateau volant » est allé choir sur la plage, entre les palmiers et les bâtiments de l’hôtel. Parmi les secouristes, il y avait une infirmière originaire du Québec, qui a pris les signes vitaux. Sous la force de l’impact, les occupants de l’engin, des Cubains, n’ont eu aucune chance.
« Cela a fait un froid sur la plage. Il y avait une victime qui était démembrée. Je regrette de ne pas être partie le lendemain. Tout le monde parlait juste de ça. La première nuit, je n’ai pas dormi. Tout s’est passé si vite », a ajouté Mme Lessard.
Les corps des victimes sont demeurés sur place pendant un long moment. « Le personnel de l’hôtel attendait l’arrivée du coroner de La Havane pour les déplacer. Ce sont des touristes qui ont dressé une barrière de sécurité pour protéger la scène. »
La mort en direct
Les derniers moments de ces malheureux ont été photographiés et filmés par de nombreux touristes, incrédules.
« Il y a des Cubains qui circulaient après l’accident pour faire effacer les caméras. Ils ne voulaient pas que ça s’ébruite », a poursuivi l’employée, qui a pu ramener des photos de la tragédie.
Ce n’était pas la première fois que cet appareil volait devant l’hôtel Sirenis la Salina, qui compte 1 000 chambres. Un couple d’amis de Mme Lessard devait d’ailleurs monter à bord, mais il avait choisi de remettre leur expédition à plus tard.
« D’habitude, on le voyait passer sur la mer. C’était la première fois qu’il volait au-dessus de la plage. »
Les tours de « bateau volant » n’étaient pas compris dans les forfaits de l’hôtel. Les touristes en quête de sensations fortes devaient débourser un extra pour monter à bord. Les départs étaient offerts à partir de l’hôtel voisin, le Iberostar Laguna Azul.
Finalement, Mme Lessard est revenue le 20 décembre dernier, mais jamais elle ne pourra oublier ses dernières vacances à Cuba.
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Une fois sous les tropiques, les voyageurs ont tendance à négliger les risques associés à certaines activités.
Fort heureusement, il n’y avait pas de Québécois parmi les victimes, mais cela aurait très bien pu se produire.
La porte-parole du CAA-Québec, Mme Brigitte Roussy, rappelle qu’on n’est jamais trop prudent lorsqu’on voyage à l’étranger.
« Les compagnies d’assurances ne couvrent pas pour ce type d’activité. C’est aux risques et périls des voyageurs. Déjà, en sachant ça, les touristes devraient se poser plus de questions », a-t-elle affirmé.
Bien sûr, la tentation de succomber peut être forte. Dans le Sud, l’ambiance est à la fête. L’alcool, servi du matin au soir, peut également altérer le jugement de certaines personnes qui en viennent à se sentir invincibles.
« On ne se fait pas offrir ce type d’activité tous les jours. Le fait de ne pas être dans notre environnement habituel nous prédispose à moins de vigilance. Il faut se comporter de la même façon qu’ici et être conscient qu’il peut y avoir des conséquences. »
En cas d’accident, les frais d’hospitalisation à l’étranger coûtent une fortune. Mieux vaut s’informer auprès de sa compagnie d’assurances avant de prendre des risques, suggère la porte-parole.
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