France · Est de la France
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PO
Polo78 11 years ago · Mguibentif
Col du Saint Gothard à vélo
Bonjour !

Cet été, je voudrais faire Dôle - Besançon - Bâle - Chiasso - milan - Lucques - Rome à vélo. Pour la partie française, je voudrais suivre l'euro route 6 et pour la partie suisse, la route nord sud (numéro 3) jusqu'à Chiasso. Malheureusement, je lis sur ce site http://www.veloland.ch/fr/itineraires/etappe-01650.html que "Du 7 avril 2015 au 14 novembre 2015, la route de Schöllenen dans le sens montant (Göschenen–Andermatt) sera fermée aux cyclistes."

Savez-vous comment je peux passer le col du saint Gothard autrement ? S'il y a des bus ? trains ? Si je peux envisager de faire du stop ?

En vous remerciant vivement par avance
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VI
Vivaju 11 years ago · Descholive
Restaurants en Alsace
Nous partons 10 jours en Alsace à compter du 24/07. nous avons un point de chute à Munster où nous avons loué un gîte et nous comptons écumer la région. nous sommes à la recherche de bons petits restos bons et pas chers mais aussi typiques. Tous les endroits insolites nous intéressent je compte acheter le guide du routard mais les adresses données par les locaux nous intéressent vivement. merci
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BU
Bugdy 11 years ago · Wegg
De Nîmes à Nancy à vélo par Bruxelles
Bonjour à tous,

C'est un projet auquel je pense depuis longtemps : rejoindre mon pays natal, la Lorraine, depuis celui d'adoption : Nîmes, dans le Gard. Je viens ici pour n'importe quel conseil, bien que du côté matériel et physique je ne sois pas trop inquiet : je me déplace au quotidien en vélo de route et fais des sorties régulières de plusieurs dizaines de km. A l'inverse, je n'ai pas d'expérience des très longs trajets.

Le voyage devrait donc se dérouler à partir du 9 juin, au départ de Nîmes, et jusqu'à Nancy. Pour la date d'arrivée, on verra bien. :) Si je me sens en forme à ce moment là, et après quelques jours passés auprès de ma famille, je pousserai peut-être jusqu'à Bruxelles pour y voir un ami. Quoiqu'il arrive, le retour se fera en train. Je compte emprunter essentiellement les voies vertes et voies cyclables, emprunter la ViaRhôna et continuer par la Véloroute V50. Je ne compte pas contourner Lyon, pour pouvoir y rester une nuit chez un ami. Pour le reste du trajet, je prends une tente légère.

Mes questions portent en particulier sur le trajet. J'ai lu beaucoup, essentiellement sur ce forum, avec les conseils de Cbandiera concernant la vallée du Rhône sur beaucoup de sujets, et ceux d'Amarok88 vis-à-vis de la V50. http://voyageforum.com/discussion/veloroute-v50-charles-temeraire-d6267295/ J'ai également trouvé ce site http://www.veloroute-charles-le-temeraire.fr/ concernant la V50. Ce que je sais, ou du moins ce que j'ai compris, c'est que la ViaRhôna est globalement praticable, en dehors des abords de Lyon et dans le sud autour d'Avignon. D'après le sujet évoqué plus haut la V50 est de mieux en mieux. J'ai trouvé également ce sujet : http://voyageforum.com/discussion/incontournables-entre-lyon-dijon-d6324398/ qui explique comment faire Lyon-Dijon. Concernant le Belgique, si je me fie au site de la V50 il n'y a pas grand chose. J'ai trouvé ce site http://www.velo-ravel.net/cartes.html indiquant des voies, mais pour passer du Luxembourg à Bruxelles ça n'a pas l'air facile.

J'avoue avoir trouvé pas mal d'informations mais il est difficile de se faire une idée du trajet dans sa globalité, ou même de trouver une synthèse de tout ça (bien souvent les sites coupent les trajets par tranche de 20km pour les balades et impossible de voir un parcours dans l'ensemble). Voilà pourquoi je fais appel à toutes les personnes qui auraient fait ces trajets ou les font encore régulièrement. De plus, certains sujets on déjà quelques années, et je sais que les choses sont en train de changer, doucement mais sûrement. Du coup quel types de cartes, livrets, carnets ou autre guides me conseillez-vous ? Dois-je m'attendre à faire certaines parties en train (ce que j'aimerai éviter) ? Pour le retour, est-il préférable de réserver un train acceptant les vélos ou de 'démonter' celui-ci pour le transporter en tant que bagage ?

Rien d'autre ne me vient en tête mais j'aurai certainement d'autres questions par la suite. Si vous avez des suggestions sur des coins à voir qui seraient sur le trajet, ou presque, elles sont les bienvenues :)

D'avance, merci pour vos conseils.
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AR
Arnangu 11 years ago
Randonnée dans les forêts du Jura avec mes chiens
Bonsoir, Comment allez-vous ?

Je souhaiterai aller dans le jura en septembre. Je ne connais absolument rien de ce joli coin et je m'émerveille devant les photos de forets, lacs, cascades ou ruisseaux.

Je pense louer un gîte acceptant les animaux bien sûr et là est ma question : peut-on "crapahuter" partout, dans toutes les forêts avec les chiens ?

Mon ami et moi sommes habitués aux pyrénées et bien sûr le parc régional naturel est interdit aux chiens.

Je n'ai pas trouvé l'info sur le site de l'office du tourisme.

Merci de bien vouloir m'aiguiller et me donner vos bons plans pour de chouettes balades.....

Merci d'avance.....
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MA
Marieno134 11 years ago · Sensass
Itinéraire de 3 semaines en France: Alsace, Périgord, Loire et Paris
Bonjour,

Je suis en train de planifier un voyage de 3 semaines avec mon copain pour le mois de septembre.

Ce voyage serait notre lune de miel. Nous voulons donc aussi du temps de repos : petites visites de villages, farniente (piscine ? lacs? ), bonne bouffe mais nous aimons également la randonnée, la nature, les musées, les chateaux (renaissance et médiéval)

Nous passerions quelques jours en Alsace : Strasbourg, route des vins, Colmar et Mulhouse puis nous irions passer quelques jours pour visiter les châteaux de la Loire puis 1 semaine à Paris.

Voici mes questions :

Est-ce un itinéraire trop ambitieux pour le temps dont nous disposons?

Je voulais ajouter le Perigord pour les villages médiévaux, 3-4 jours au repos et la bonne nourriture. Y a-t-il l'équivalent dans une autre région plus près comme la Bourgogne ?

Ou rester pour visiter les chateaux de la Loire? Y-a-til de petits villages médiévaux dans ce coin?

merci pour vos réponses! Je me rends compte que toutes les régions méritent d'être visitées dans ce pays!
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Francoisli 11 years ago · Christinechp
Balades à vélo en Alsace: itinéraires et loueur
Bonjour à vous tous,

Je vais en Alsace au mois de juillet avec ma femme et mes deux enfants. Normalement nous logerons autour de colmar (d'ailleurs si vous avez des idées?). On aimerait bien découvrir les alentours à vélo ? Connaissez vous des itinéraires et loueur des vélos ?

Merci d'avance
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AL
Alizés 11 years ago
Itinérance le long d'une rivière: de Givet (08) à la Chaise (10) puis le parc de la Forêt d'Orient
Pour découvrir un territoire, si l'on n'est pas pressé, on peut naviguer sur un cours d'eau ou se déplacer à pied le long des berges. Difficile dans le 1er cas de faire des photos si l'on est à la barre ou que l'on doit franchir une écluse (surtout l'été) à moins d'être plusieurs à se relayer. A pied, en empruntant le chemin de halage ou un sentier proche de la rivière, il est possible de flâner, de s'arrêter pour admirer le paysage ou bien de bifurquer vers un village. En empruntant la Voie verte Trans-Ardennes à partir de Givet (*) et en suivant les méandres de la Meuse, qui s'enfonce au coeur des montagnes sauvages de la forêt ardennaise, j'ai l'impression que le parcours doit être des plus agréables. A Monthermé, le cours du fleuve emprunte une grande boucle et traverse 25 km plus loin Charleville-Mézières, siège du Festival mondial des théâtres de marionnettes. De Vouziers à Ste Menehould, on longe l'Aisne - en passant en lisière de la forêt d'Argonne - pour prendre ensuite le GR 14B. A Beaulieu-en-Argonne, on suit le cours de la rivière Melehe et le GR 14 jusqu'à St Dizier. Après la traversée de la forêt du Val (GR 14B) et d' une partie de la forêt domaniale du Der, on arrive au Lac-du-Der-Chantecoq. Par les sentiers, on rejoint Montier-en-Der - situé près de la rivière la Laines - et Doulevant-le-Château pour arriver à la Chaise, un hameau de la France profonde...C'est la 1ère étape d'une escapade en direction de Saintes-Maries-de-la-Mer dans le Parc de Camargue. Le début d'un périple envisageable pour celles ou ceux qui sont un peu blasés par les reliefs et le franchissement des cols de montagnes ou des descentes dans les éboulis...

(*) la Belgique est à moins de 3 km

le méandre de Monthermé
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MA
Marinoux 11 years ago · Valmy31
Itinéraire en France sur les traces de la guerre 14/18
Bonjour à vous tous. Nous envisageons de partir au début août 2015 avec notre camping car pour 2 semaines. Nous sommes des débutants. Nous partons de Vendée et nous désirons aller sur les traces de la guerre 14/18 en passant par Colombey les deux Eglises. Avez vous des idées d'itinéraire pour cette destination. Merci pour vos réponses Marinoux
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SI
Sisivelo 11 years ago · Damcharlotte
Séjour en Haute Saône à Luxeuil-les-Bains
bonjour , je prépare un séjour de 3 semaines a luxeuil les bains , pour une cure thermale et j 'emmène mon velo ! quelqu'un peut il me dire si la base militaire proche entraine des nuisances sonores importantes ? (mirages a l' entrainement ??? )

est ce une région où il vaut mieux rouler en vtc ou velo route ? merci
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SY
Syl09 11 years ago · FdeNancy
Route Paris - Strasbourg en voiture
Bonjours à tous

Voilà nous partons ma copine et moi découvrir la région d’Alsace début juillet. Nous louons une voiture à CDG et direction Strasbourg. Nous nous arrêtons en chemin à Épernay pour 2 jours. Nous ne sommes pas pressés et nous aimerions découvrir quelques belles routes où nous pourrons nous arrêter en chemin. Le but est d'éviter les autoroutes, que nous emprunterons au retour sur Paris.

Je vous remercie à l'avance!

Syl de Québec
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RL
Rllchouchou 11 years ago · Pépée68
Restaurants typiques à Colmar
Bonsoir

Enfin notre rêve va se réaliser : passer Noël à Colmar . Souhaiterions découvrir marché de Noël et faire aussi quelques randos à pied dans les vignobles.

Connaissez vous des restaurants typiques (pas de piège à touristes) avec cuisine de qualité et prix corrects ainsi que d'agréables balades à pied. Merci Régine et André
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ER
Ergosolid 11 years ago
Transport pour la Roumanie au départ de Moselle
Bonjour à tous !

Je participe à un voyage solidaire cet été, et je dois trouver un moyen de transport pour me rendre à Hunedoara la première quinzaine d'août, au départ de Moselle. J'ai trouvé plusieurs manières: *Avion au départ de Francfurt et arrivée à Timisoara avec Lufthansa : environ 328 euros, + 4h de bus une fois sur place pour aller à Hunedoara (aucune idée du prix) *Bus au départ de Metz et qui arrive à Hunedoara avec Eurolines : 200 euros, mais 24h de voyage. Je ne trouve que des avis mitigés sur cette compagnie.

Selon vous, quelle solution est la meilleure ? Quelqu'un a t il déjà effectué le trajet en bus ? Est ce sûr ?

Merci beaucoup pour vos réponses,
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OL
Olganazo 11 years ago · Alamanoel
Alsace ou Jura après le 15 août c'est comment?
Bonjour

Nous envisageons de louer un camping car pour la deuxième quinzaine d'Aout pour visiter l'Alsace. Nous ne connaissons pas bien l'Alsace (nous y sommes allés 3 jours en voiture il y a une dizaine d'années- on a trouvé la région superbe) Nous avons déjà loué une fois un camping car pour faire la Bretagne nord à Paques. C'est génial, personne, beau temps, possibilité de stationner en dehors des aires de camping car sans déranger, beaucoup d'Aires de vidange gratuite, ...

Je souhaitais savoir quelle est "l'ambiance" en Alsace la dernière quinzaine d'Aout.

Y-a-t-il beaucoup de monde ? Est ce possible de se garer en dehors des camping ou tous les emplacements sont-ils bondés ? Est-ce que les routes/villages sont confortables avec un camping car (stationnement, encombrement, ...) ? Peut-on se garer facilement à des points de départ de randonnées avec un camping car ?

Alternativement nous envisageons aussi le Jura. Est ce que les routes de montagnes sont compatibles avec un camping car, ou vaut-il mieux louer un chalet et circuler en voiture ? Sinon, mêmes questions que pour l'Alsace.

Merci d'avance de partager vos expérience.

Nathalie

PS : je recommande vivement la Bretagne Nord (du Mont St Michel à Trebeurden) aux vacances de Paques. C'est magnifique et facile. Possibilité de passer la nuit (24h) au Parking du Mont St Michel et donc d'y être le matin tôt avant les touristes et le soir à la tombée de la nuit (navette gratuite).
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SO
SoufYen 12 years ago
Train Bâle - Mulhouse: réservation en ligne?
Bonjour,

Est il possible de reserver et payer (ONLINE) un billet de train à l'avance pour la liaison Bâle - Mulhouse? Parce que je l'ai pas trouvé 😐 Même sur le fameux site BAHN

Sinon, peut on faire le trajet en bus? Si on reserve pas à l'avance, ca aura un impact sur le prix? Ou on peut acheter le billet sur place dans la gare de Bâle CFF avec le même prix? Merci pour vos réponses
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PA
Pat744 12 years ago
Route des Crêtes en camping-car (Vosges)
Bonjour, Nouveau sur le forum, je cherche des informations sur la route des Crêtes dans les Vosges. Notamment sur les aires de camping car. Où je peux trouver de la documentation ?? Je cherche des conseils, des idées pour agrémenter mon excursion prévue pour fin avril, début Mai 2015. Merci pour vos réponses a venir
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AN
Andrinople 12 years ago · Muez67
Transport Strasbourg - Francfort (sur le Main/aéroport)
Bonjour,

Je dois effectuer un voyage depuis Francfort au mois d'octobre ; décollage prévu 07:15 du matin.

Quel est le meilleur moyen de rallier Strasbourg à Francfort, sachant qu'il faut y être deux heures avant l'embarquement et que je ne voyage pas par Lufthansa (dans ce dernier cas une navette est prévue. Durée 3 heures).

Y-a-il quand même un moyen d'utiliser cette navette et si oui comment et à quelles conditions ?

Autre solution : le train, mais pas moyen d'obtenir une réponse. Merci d'avance par contre pour la ou les votres.
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PP
Pp23 12 years ago · Gesch
Strasbourg - Chypre en voiture
Bonjour à tous ! Moi et 3 amis voudrait aller en Chypre en Clio car nous sommes sur des budgets étudiants. On adore voyager en voiture donc on voulait d'abord voir si c'était possible de le faire de cette manière. A départ de Strasbourg, on voudrait juste savoir les prix, la durée de voyage et si c'était une bonne idée. Merci d'avance 🙂
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LU
Lucbertrand 12 years ago
Reims quatre saisons
Campagne autour de Reims au fil des saisons

J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.

Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.

Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.

On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.

Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.

Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.

Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.

Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.

Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.

Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.

Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.

En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.

Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.

L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.

Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.

L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.

J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.

L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.

L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.

Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.

Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erronées, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.

Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.

Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.

Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.

Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.

L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.

Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.

Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.

De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.

J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.

Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.

Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.

Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!

L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.

Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
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SA
Sarahlc12 12 years ago · Yvestt39
Voyager seule à moto en France
Bonjour,

Alors voila, j'ai pour projet de faire un petit tour de France (en gros Bordeaux, Albi, Annecy, Besançon, Strasbourg, Amiens, pour finalement rentré en Bretagne!) pour mon premier "road trip" seule. J'hésite encore à partir seule ou essayer, grace a internet, de trouver des gens motivés pour partager ce périple!

Le permis moto est tout frais, 4 mois, mais je pense avoir l'expérience et la motivation pour la route. Manque de moyen, mon outil principal est une ER5 révisée avec un nouveau train de pneu. J’appréhende cette expérience qui doit être énormément enrichissante sur le plan personnel et relationnel. Mes points de chute seront surement des campings, conseillés par le guide michelin, et j'aimerai tenté la générosité des habitants (le couch surfing).

J'aimerai connaitre vos expériences, vos conseils. Ce qu'il ne faut pas oublier (en matos), toutes les petites choses auxquels on ne pense pas mais qui peuvent être très utiles en cas de pépin.

Merci d'avance pour vos réponses. Sarah
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TI
Titgladou 12 years ago · Gouezec
Séjour à la neige sans ski pour groupe d'enfants
Bonjour, je m'explique: Éducatrice dans un foyer de l'enfance (foyer accueillant des enfants placés par l'aide sociale à l'enfance), je souhaiterai emmener les enfants une semaine à la neige pendant les vacances de février. Nous serions 6 enfants et 3 adultes. Je souhaite avant tout un dépaysement histoire de les faire souffler un peu et de sortir d'ile de france. Je ne souhaite pas leur faire faire de ski car ils sont déjà très "dans la consommation" et je souhaiterai rester sur des activités simples: trouver un endroit où être tranquilles pour jouer dans la neige, faire de la luge ; faire des ballades voire petite rando en raquettes, découvrir les villages, les artisans locaux et lieux culturels (fabrique de fromage etc), pourquoi pas une ballade avec des chiens de traîneau...

J'ai quelques contraintes liées à mon employeur: -le lieu ne doit pas être trop trop loin de paris car nous partons en trafic. -il doit y avoir un hôpital pas loin (au cas où... ) -le gite doit être agréé jeunesse et sport

Je ne connais pas du tout la montagne, et je ne suis jamais partie en vacances en hiver, donc si vous pouvez m'aider à savoir vers où aller, si vous avez des gîtes à me conseiller tenus par des gens sympas je prend 😄😄
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TO
Totof67 12 years ago · Gillou05
Vêtements contre la pluie (Alsace-Norvège)
Bonjour

J'envisage de partir à vélo en Avril 2014 depuis l'Alsace. Je commence à rassembler le matériel nécessaire. Je sais très bien que je vais souvent rouler sous la pluie. Pourrais-je avoir des informations sur les vêtements à prendre. Je ne sais pas quels gants et veste acheter ? Le gore-tex ou autre matière de ce genre, est- il vraiment nécessaire et efficace ? Merci pour votre expérience et vos "tuyaux" lol Christophe
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VO
Voyageur31 12 years ago · MrGillault
Circuit en Alsace-Lorraine?
Bonjour

Nous aimerions découvrir l'Asace Lorraine en juin sur 10 15 jours depuis Toulouse ou nous habitons. Je ne sais pas par ou commencer! Quelqu'un pourrait il me donner une idée de circuit? Merci de votre aide.
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Débutantt 12 years ago · Tchavo42
De Strasbourg à Rome: conseils pour un débutant
Bonjour à toutes et à tous ! 🙂

Je compte réaliser cet été (entre juillet et aout) un voyage qui me mènera, je l'espère, jusqu'à Rome. Le soucis c'est que je n'ai jamais réalisé ce type de voyage. Je ne m'y connais pas techniquement en vélos. J'aimerais d'abord investir dans un bon vélo (je compte y mettre 500-600€ - donc mes moyens sont assez modestes, jeune étudiant oblige). Je pense pas que cela soit impossible avec un vélo à ce prix là, le tout sera juste de bien me préparer !

Je compte descendre la plaine d'Alsace, ensuite passer par Bâle/Lausanne pour ensuite joindre l'Italie du Nord. Le tout serait que je prépare bien ma traversée des Alpes et ses hauts cols. Chaque étape doit être connue plus ou moins à l'avance pour ne pas "perdre" trop de temps. J'aimerai faire les 1050 kms en une quinzaine de jours, rester à Rome 4-5 jours et ensuite renvoyer le Vélo par train ou avion.

J'ai vu qu'en moyenne on pouvait faire 80 à 100km/jour, le trajet est en théorie faisable en une dizaine de jours. Je me laisse un extra de cinq jours pour les imprévus et pour un éventuel repos d'un jour à Lausanne ou à Milan. Pour l'hébergement je compte y aller un peu au feeling, histoire de ne pas tout planifier non plus, ce genre de voyage doit laisser aussi un peu part à l'imprévu (sinon c'est pas drôle 😄).

Vu que ce sera l'été je compte camper quand ce sera possible, sinon m'arrêter dans un bourg pour trouver une auberge de jeunesse.

Je suis en Master d'Histoire, je compte découvrir l'Histoire de ces régions au fil de la route et des coups de pédale, sans trop m'attarder non plus.

J'espère avoir quelques conseils quant au vélo à acheter. Aux détails auxquels il faut absolument faire gaffe. Je précise que je ferai tout en solitaire, cela ne me dérange pas le moins du monde, c'est encore plus éprouvant et gratifiant de se retrouver seul face à soi-même dans ce genre d'occasions.

Je m'en remet à votre riche expérience, en espérant avoir des conseils intéressants.

Si tout se passe bien je vous tiendrai au courant sur ce topic !

Merci d'avance ! :)
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GA
GailR 12 years ago · Gatolisto
Jura pendant 3-4 jours avec enfant
Bonjour à vous tous,

Je vous remercie d'avance pour toutes les informations que vous allez m'apporter. Ce site m'a déjà beaucoup aidé à préparer mes différentes escapades !

Donc maintenant, j'ai le projet d'aller dans le Jura durant quelques jours, avec ma fille de 31 mois.

En allant sur les différents sites, je vous avouerais que je suis perdue et que je ne sais vers quels endroits je dois concentrer mes recherches.

Quelqu'un aurait des idées ?

Merci !
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PO
Popeline 12 years ago · Jojoone1
Alsace en 11 jours
Bonjour, nous serons en Alsace pour les nuitées du 8 au 19 septembre prochain. Notre itinéraire est décrit ci-bas. Quand pensez-vous? Est-ce réalisable en 11 jours de voir toutes ces choses? Je pensais coucher vers Obernai afin de visiter Strasbourg en 2 jours et le reste du Bas Rhin en 4 jours. Par la suite, mon intention était de loger à Colmar pour visiter le Haut Rhin. Me conseillez-vous de loger au centre de l'Alsace dans les environs de Colmar ou bien de couper le parcours en deux en demeurant pour une première partie du voyage vers Obernai et l'autre partie vers Colmar. Avez-vous des suggestions d'hébergement?

Le Bas Rhin pour visiter: Strasbourg – 2 jours Le Fort de Mutzig à Dinsheim-sur-Bruche - 2 heures Mémorial de l’Alsace-Moselle - 2 heures Le Struthof à Natzwiller - 2 heures Obernai – 1 jour Mont St-Odile – ½ journée Gertwiller – pain d’épice - ½ journée Haut Koenigsbourg – 1 journée Sélestat - 2 heures

Le Haut Rhin pour visiter: Bergheim – ½ journée Ribeauvillé – 1 journée Riquewihr - 1 journée Kaysersberg (village et son schnaps) – 1 journée Munster (vallée et fromage) – 2 heures Colmar – 1 journée Ungersheim – l’écomusée d’Alsace – 2 heures Les Vosges Eguisheim – 2 heures Hunawihr – Kientzheim - Guebwiller

Merci
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MI
Mitch57 12 years ago · Vieuxpicard
Vélo dans un train intercité de nuit (Strasbourg - Saint-Raphaël)
Bonjour à tous,

Au mois d'octobre, j'ai réservé un billet pour un trajet Strasbourg - St Raphaël aller/retour en train intercité de nuit, et j'ai également déjà réservé un emplacement pour mon vélo (au prix 10€ pour info).

Je me demande en fait comment sont disposés les vélos dans ces trains. Y'a t'il possibilité de les cadenasser à un point fixe, ou sont-ils juste suspendus à des crochets comme dans les TER par exemple ?

Le fait est que mon vélo a une certaine valeur, et je ne voudrais pas risquer de me le faire voler.

Si certains d'entre vous ont déjà emprunter ces trains intercités de nuit, je suis donc preneur d'infos.

Merci d'avance 😉
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DO
Doedeljan 12 years ago · Lethieu
GR 9 à partir de Saint-Amour (Jura)
Après le GR1, GR2, GR3, GR4, GR10, GR20 (et beaucoup d'autre) en totalité, je veux randonnée le GR 9. Je cherche encore des informations à partir de Saint-Amour : distance, temps de marche, déniveler, camping, gite etape.

J'ai tous les topo-guides de la FFRP, mais entre Saint-Amour et Lajoux (St-Claude), la FFRP n'a jamais publié un guide.

(excusé moi pour mon Français, je suis néerlandophone)
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