Gagner sa vie sur place en indépendant, en voyageant: être "légal" ou pas?
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SP
Hello, Sujet qui a deja été abordé pas mal; J'aimerais avoir des avis ou infos plus "sures" si possibles, sur les possibilités de travailler (gagner sa vie meme "modestement" ou suffisamment) durant un voyage au long cours, ou en se posant plus longtemps dans certains pays; Hormis les jobs "freelance" dans l'informatique entre autre, où l'independance geographique peut être en partie reglée (job à distance via un pc), les questions de gagner de l'argent sur place ou en voyageant, avec le problème des visas de travail qui peuvent être long et difficile a obtenir dans plusieurs pays, les changements de lieux, etc, paraissent compliquer l'affaire, au point de vue "administratif" en tous cas; Par exemple, un artiste ou artisan qui veut vendre ses creations "sur la route", donc en changeant tres souvent de lieu ou de pays; Quelles "formalités" sont possibles ou inavisageables dans ce cas de figure ? Je connais (de nom) plusieurs voyageurs au long cours, backpackers, ou y compris à vélo, qui vendent leurs creations en cours de route, stand improvisé, marchés, ou même dans la rue, de manière itinerante et éphémère; D'autres qui proposent des cours particuliers (de langue ou autres) avec cartes de visites et démarchage ponctuels; Est-ce risqué legalement ce genre de demarchages ? car j'imagine inversement que si on veut être "en regle ou declaré" dans ce genre d'activités, ca peut etre tres compliqué de faire ou refaire des papiers ou autorisations, a chaque lieu, villes, ou pays où on passe; donc ça me semble difficilement faisable d'etre declaré dans ce genre d'activités itinerantes, d'autant que les lois et tolerances des pays varient aussi souvent; Et dans le cas de figure où on voudrait faire ce meme genre d'activités en se posant plus longtemps en un lieu et pays? Etre en "regles" est surement plus utile et "serieux", même si j'imagine que certains font ca de manière discrete et non declarés; Tant qu'on ne vend pas d'armes, alcool ou autres choses nefastes (contrairement aux états et sociétés soit disant "legales" qui le font d'ailleurs !) , on ne fait rien de "mal" a priori; S'il y a des avis ou opinions, n'hesitez pas
MA Mathews Globetrotter ·
salut si tu veux vendre dans la rue il te faudra obligatoirement une "patente" une sorte d'autorisation sinon tu risques de faire éjecter par la police locale 🙂
EL Elhine Globetrotter ·
Bonjour,

Tu dois avoir une adresse dite "fiscale" : tu restes lié fiscalement, mais aussi administrativement et socialement, à un pays. Tu bénéficies des droits de ce pays (sécurité sociale notamment). Pour ne plus relever de la fiscalité française, il me semble que tu dois fournir un justificatif d'adresse dans un pays étranger.

Souvent, les personnes qui "se débrouillent au black" à l'étranger ont gardé une adresse fiscale en France : chez un parent, un ami. Mais attention : ça peut avoir un impact sur les impôts et allocations sociales du parent/ami, s'il en a.

Pas de sécurité sociale : je me demande combien ça coûte de se faire opérer d'une appendicite ou d'un cheville cassée... :-/ Tu peux souscrire une assurance à la CFE (caisse des français à l'étranger, qui prend le relais de la sécu). Mais c'est très cher. https://www.cfe.fr/

Travailler légalement dans un pays étranger, c'est très compliqué, toujours soumis à une législation particulière. Comme dit plus haut, pour vendre sur les marchés, beaucoup de pays exigent un N° de patente (ce qui signifie autorisation administrative préalable de travailler dans le pays...).

Mais peut-être qu'il existe des pays plus "souples" que d'autres. Je ne les connais pas.

"ne rien faire de mal" n'a aucun sens quand la législation ne permet pas l'activité (... c'est comme conduire sans permis même si on conduit très bien...) Tous les pays ont une législation sur le travail en général, et notamment sur le travail des étrangers.

Cordialement, Murielle
... là-bas si j'y suis...
SP Spacebird Regular ·
Hello, merci pour ta réponse; Je connais la "patente" ;) Cela dit, d'apres les infos que j'ai lu, "la petite autorisation" locale de la mairie, ou l'equivalent d'une carte de vendeur itinerant, ca ne suffira peut-etre pas à l'etranger (mais si ca peut suffire bien sur, tant mieux ;) ) Vu qu'apparemment, il est "officiellement" en tous cas interdit de travailler ou gagner de l'argent a l'etranger sans un visa travail (et les formalités-autorisations qui precedent, parfois refusées); Dans mon cas perso, en tant qu'artiste-artisan (creations de carnets de voyage, illustrations ou autres) et proposant des cours de français, le faire en france ou via "internet" reste plus simple), mais le faire en voyage n'est pas toujours apprecié suivant les pays et lieux; J'ai fait plusieurs periples en asie, surtout au japon, à vélo / ou backpack, et j'envisage possiblement de me poser là bas (vu que ma compagne est du japon, ca peut etre une raison valable parfois); Mais quand il est question d'y gagner sa vie "officiellement et regulièrement, forcement la donne change un peu, et je ne me vois pas vendre à l'arrache n'importe où sans m'assurer des risques possibles, par exemple, même si je sais que certains le font sans declarer ni autorisations; Cela dit, je pense que ces demarches officielles ne sont plus valables si on voyage au long cours dans plusieurs pays tres souvent, et si on vend ses prestations "dans la rue", sans marchés ni rien; Mais pourquoi pas essayer apres tout; Au pire, on risque juste l'expulsion du pays, ou de visiter les prisons (une forme de tourisme local low cost, mais payé cher 😉) J'espère que ce n'est pas courant quand même, car vendre des creations, c'est pas non plus aussi "violent" ou nuisibles comme vendre des rafales à l'Inde ou autres !
SP Spacebird Regular ·
Hello, En principe je garde ma sécu sociale en france; Par contre une mutuelle devient des frais supplémentaires "inutiles" si on ne revient "pas de si tot" en france; Donc en principe je garderai l'adresse postale de ma famille restée en france + secu sociale de base + assurance voyage longue durée; Apres, je pense que ca ne regle pas le problème de la legalité de vendre ou proposer des prestations à l'etranger; Je pense que ca peut même etre plus risqué pour ceux qui le font dans un seul et même pays, sans bouger assez souvent; Alors que ceux qui enchainent les pays, vendre ponctuellement au fil de la route, reste "éphémère", et si la police arrive, on peut simplement poursuivre sa route ailleurs ainsi que son activité itinerante;
EL Elhine Globetrotter ·
D'après ton dernier message, tu ne sembles plus parler de travail légal à l'étranger.

La question de la sécu sociale ne règle pas le problème de du travail légal à l'étranger : elle est intrinsèquement liée ! Si tu es déclaré vivant en France, tu ne peux pas déclarer que tu travailles à l'étranger (sauf avec un statut de détaché - mais ce n'est pas la situation que tu projettes). Mais tu continue à relever de la sécu française. Et si tu travailles légalement à l'étranger, tu n'es plus déclaré comme vivant en France - tu ne relèves donc pas de la sécu française).

Par ailleurs, on bénéficie de la sécurité sociale française, si on a ouvert suffisamment de droit (si on a travaillé avant de partir à l'étranger, on a des droits ouverts en principe pendant 12 ou14 mois - bien sûr en restant fiscalement domicilié en France). Et aussi, on ne peut bénéficier de la sécu française qu'à condition d'y être au moins 6 mois sur une année (mais je ne sais pas comment ils vérifient ça).
... là-bas si j'y suis...
SP Spacebird Regular ·
Tes infos sont peut-etre "vrais" sur la "legalité française"; Je me demande comment font alors les voyageurs tres longue durée qui ne reviennent plus en france sauf de passage, mais qui n'ont pas non plus de pays où ils se sont expatriés; Ils ne doivent donc plus avoir de sécu française, mais garder une assurance voyage longue durée, et gardent pour certains une adresse postale française (famille, amis..) pour les eventuelles demarches administratives, voire pour leur travail ? même s'ils l'effectuent à l'etranger ou "on the road"; Pour ma part, j'aimerais pour l'instant garder une adresse postale en france + secu française, car je ne sais pas encore si je pars "sans retour" ou si je reviendrais de temps en temps; Mais mon choix actuel est de faire encore divers periples "au long cours" et de me poser au japon avec mon amie le reste du temps; Donc surement qu'à un moment, je ne garderais que mon assurance voyage pour l'aspect "santé securité", et une adresse postale en france pour l'aspect admnistratif, entre autre; Ma question initiale est surtout sur la légalité de travailler quelquesoit le pays, sans avoir de visa de travail (difficile à obtenir de toute façon); Je pense que pour les digital nomads en freelance, la question du travail à l'etranger est en partie moins risquée, vu que beaucoup ont une adresse fiscale en france pour les freelancers français qui voyagent;
EL Elhine Globetrotter ·
Je me demande comment font alors les voyageurs tres longue durée qui ne reviennent plus en france sauf de passage, mais qui n'ont pas non plus de pays où ils se sont expatriés; Ils ne doivent donc plus avoir de sécu française, mais garder une assurance voyage longue durée, et gardent pour certains une adresse postale française (famille, amis..) pour les eventuelles demarches administratives, voire pour leur travail ? même s'ils l'effectuent à l'etranger ou "on the road";

Ils ont gardé une adresse fiscale en France, et ne déclarent pas qu'ils sont "on the road". Mais comme je le disais dans mon message, je ne sais pas comment la sécu vérifie cela (ni même si la sécu cherche à le vérifier). Et puis, il y a aussi ceux qui s'inscrivent à la CFE.

Ma question initiale est surtout sur la légalité de travailler quelquesoit le pays, sans avoir de visa de travail

La réponse est dans ta question : pas de visa de travail, pas de travail légal...
... là-bas si j'y suis...
SP Spacebird Regular ·
Merci pour tes avis et infos en tous cas J'avais entendu parler de l'option Cfe, mais si c'est trop cher (pour certains), la meilleure option sécu reste à mon sens la sécu française (tant que c'est possible) + assurance voyage;

Pour ce qui est du cas d'avoir un conjoint à l'etranger, ça peut être une situation un peu différente d'apres ce que j'en sais; Au japon entre autre, si on est marié avec un conjoint japonais(e), on peut travailler sans restriction apparemment au japon en tant qu'etranger, même sans avoir de visa de travail (quelquesoit ses variantes); Mais dans ce cas il faut se marier; Je n'en sais rien pour les autres pays, et je n'espère pas avoir à me marier dans tous les pays où je passe pour y gagner ma vie ;) Je suis "endurant" mais pas trop quand même !
EL Elhine Globetrotter ·
J'avais entendu parler de l'option Cfe, mais si c'est trop cher (pour certains), la meilleure option sécu reste à mon sens la sécu française (tant que c'est possible) + assurance voyage;

Bien sûr, la sécu classique est préférable. La CFE sert quand la sécu ne peut plus fonctionner. C'est un relais.

Au japon entre autre, si on est marié avec un conjoint japonais (e), on peut travailler sans restriction apparemment au japon en tant qu'etranger, même sans avoir de visa de travail

Oui, mais si tu travailles au Japon dans ce cadre (légal), tu ne relèves plus fiscalement de la France (donc socialement non plus).

Je n'en sais rien pour les autres pays, et je n'espère pas avoir à me marier dans tous les pays où je passe pour y gagner ma vie ;) Je suis "endurant" mais pas trop quand même !

lol ... :D
... là-bas si j'y suis...
MA Mathews Globetrotter ·
salut Spacebird eh bien bonne chance alors , je te souhaite de réussir dans le "business" Et vendre dans la rue c'est certainement une bonne école, ça permet d'être confronté de manière très basique à l'économie de marché, voir ce que les clients veulent acheter, gérer les stocks etc
GR Gregoire89 Regular ·
Juste un petit message pour dire que, en tout cas ici en Russie, pour s'inscrire à la CFE, il faut être inscrit sur la liste des Français établis hors de France donc avoir un visa de travail russe ou un permis de séjour ou de résidence.
NI Nikky Globetrotter ·
Par exemple, un artiste ou artisan qui veut vendre ses creations "sur la route", donc en changeant tres souvent de lieu ou de pays; Quelles "formalités" sont possibles ou inavisageables dans ce cas de figure ? Je connais (de nom) plusieurs voyageurs au long cours, backpackers, ou y compris à vélo, qui vendent leurs creations en cours de route, stand improvisé, marchés, ou même dans la rue, de manière itinerante et éphémère; D'autres qui proposent des cours particuliers (de langue ou autres) avec cartes de visites et démarchage ponctuels; Est-ce risqué legalement ce genre de demarchages ? car j'imagine inversement que si on veut être "en regle ou declaré" dans ce genre d'activités, ca peut etre tres compliqué de faire ou refaire des papiers ou autorisations, a chaque lieu, villes, ou pays où on passe; donc ça me semble difficilement faisable d'etre declaré dans ce genre d'activités itinerantes, d'autant que les lois et tolerances des pays varient aussi souvent;

Cela dépend des lois de chaque pays. Au Canada, dans la majorité des cas, toute personne qui entre en concurrence sur le marché du travail canadien a besoin d'une autorisation de travail. Par exemple, un peintre non Canadien qui vend ses créations dans la rue, marchés, etc. entre en concurrence avec d'autres artisans qui sont canadiens, ce qui n'est pas permis selon la Loi sur l'immigration canadienne. Le faire une seule fois poserait rarement problème, mais le faire à temps plein ce serait risqué.

Maintenant, pour les autres pays il faut connaître les règles propres à chacun d'eux. Au Mexique, j'ai rencontré des Canadiens "digital nomades" qui offraient des cours de langue privés (Skype, cafés) sans avoir de permis de travail. C'est une pratique courante mais tolérée selon les pays. Je sais qu'en Thaïlande c'est devenu plus stricte...il faut un visa particulier.

Il faut quand même rappeler qu'il est rare que les pays, surtout pauvres, s'en formalisent...mais un Américain assez connu dans la communauté de voyageurs, qui vend des tours guidés un peu partout et qui gagne grâce à son blog, a eu des ennuis en Roumanie et il a été expulsé (temporairement je crois). Ça fait plus de 10 ans qu'il voyage à temps plein, sans domicile fixe.

Maintenant, pour les lois fiscales ça marche différemment, au Canada il faut simplement déclarer ses revenus gagnés (peu importe l'endroit où ils ont été gagnés dans le monde) à la fin de l'année. Pour ne pas être considéré comme un résident fiscal, il faut couper les liens avec le Canada (immobilier, assurances, comptes bancaires, etc.). Le fait de voyager à temps plein ne fait pas d'une personne un non résident. J'imagine qu'en France ça doit être la même chose ou presque.
"Aloha!Guide sur Hawaii. Nouveau! Visitez notre blogue "Vivre au Mexique". Aventures et conseils sur la région de Riviera Maya
SP Spacebird Regular ·
Merci pour les reponses, En effet avoir une activité "qui rapporte" via internet ou plus discrete que la vente directe (cours particuliers ou autres) semble moins risqué; Pour la vente "au long cours", je pense entre autre à des gens comme Heinz stucke (un voyageur à vélo toute sa vie quasiment), qui vendait ponctuellement ses brochures et photos de voyage "sur la route", sur les places touristes de villes, trottoirs, en improvisant un stand rapide, son vélo étant le "medium"; Je crois savoir d'ailleurs que son astuce était de faire son stand "sur son vélo" avec des portes-cartes ou brochures fixés sur son vélo; Donc il n'avait pas de stang directement au sol, donc en principe surement moins de problème pour justifier une installation fixe ou même mobile, vu qu'un vélo est plus un véhicule qu'un stand ou boutique; A part lui et ses roues, rien n'etait posé au sol; Il vendait sa brochure de voyage dans beaucoup de pays, et vu le nombre de pays qu'il a traversé (tous), je pense pas qu'il se soit "amusé" à demander partout des autorisations et papiers à remplir; Mais c'est toujours à voir !

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