07/08 avril 2019
Milngavie-Drymen 23 kilomètres
HIGHLAND WAY- ÉCOSSE-
Le hall numéro trois de l'aérogare est plein à craquer de files d'attentes pour les prochains vols. N'en déplaise à ces fichus zadistes, l'aéroport de Nantes est de plus en plus fréquenté et les vols et les destinations augmentent en conséquence. Le temps où nous attendions avec Cécile dans le hall et son espace ouvert est révolu.
Société de loisir ouverte à tous, chacun se presse vers les pays phares du grand tourisme : Marrakeh, Athènes, Bilbao, Lisbonne, et ...Édimbourgh où je me rends pour un trek de sept jours sur le Highland Way. Celui-ci traverse les Highlands de Milngavie à Fort Wiliam sur cent soixante kilomètres. De grandes étapes, ponctuées tantôt de vingt, vingt cinq ou trente kilomètres chacune. Mais avant de fouler les terres Écossaises, je dois me plier aux formalités de passage qui prennent un temps fou et qui vous font regretter un temps où traverser les frontières s'effectuait sans autre formalité que celle de vous souhaiter la bienvenue. C'est devenu pour les grands voyageurs un véritable casse tête administratif qui frôle l'obsession tant les contrôles sont devenu pointilleux et complexes. On impose en fait à quatre vingt dix huit pour cent de touristes des exigences dont on se demande où est la vraie pertinence.
Je termine une dernière remarque en engeulant un gamin qui regarde son portable assis sur sa valise dans la file d'embarquement et qui n'avance pas tellement il reste scotché à son smartphone. Dont d'ailleurs tant de gens s'accrochent à leur écran plutôt que de regarder un environnement nouveau, des rotations d'avions, des visages inconnus ou attirant, une mère qui s'énerve après ses enfants, un couple qui s'enlace avant le départ, un autre qui la main dans la main s'engouffrent dans un taxi, et tous ces petits moments précieux et fugace dont le voyage nous nourrit et nous sort de nous même.
J'arrive à Milngavie en fin de journée, légèrement groggy, après avoir essuyé les embouteillages quotidiens de Glasgow. Petite ville à taille humaine, cette bourgade du Sterling est la marque de départ du Highland Way, sentier créé en mille neuf cent quatre vingt. Plusieurs formules sont possibles pour la traversée complète du parcours : huit, dix, voir cinq jours. Je me situe un peu avant sur la durée, sautant une étape et comptant sur mon endurance au long terme. Je n'aurais pas mes dix huit kilos sur le dos puisque j'ai choisi un portage du non indispensable vers mes hébergements. Fini le temps du calvaire sur le dos !.
Quelques gouttes matinales n'entament pas ma bonne humeur Ecossaise et j'entame le sentier après avoir quitté les faubourgs de la ville. Landes, ruisseaux aux eaux noirâtres et tourbées illustrent mes premiers paysages. Ils cèdent plus loin aux premier sommets arrondis et prés où moutons et agneaux broutent tout en se prélassant sur les herbes vertes pistache.
Le sentier est bien balisé et les premières heures de marche sans grand dénivelé m'offrent la découverte et la primeur des paysages des Highlands. Un, deux, trois, et quelques randonneurs suivent le tracé au losange où chacun marche à son rythme.
Les pensées habituelles de début de voyage s'inscrivent ponctuellement. Celles qu'on porte en soi de part les jours qui précèdent le départ. On se trimballe les soucis du quotidien , on ressasse les dernières tracasseries du boulot, et puis, lorsque le regard se porte au loin, on commence à oublier. On voit peu à peu se voiler les attitudes et les postures prises, puis, on en vient subtilement mais perceptiblement à s'oublier et à jeter sur le bas côté cet habit si lourd du Soi que l'on porte.
Toujours avec moi ces mots de Nicolas Bouvier : Il faut que le voyage vous sorte de vous même, sinon, ça n'en est pas un.

Un aperçu de l'étape qui m'attends dans deux jours et qui fait trente kilomètres. Celle d'aujourd'hui m'accroche les semelles sur la fin du parcours, mais la résistance commence à s'inscrire dans le corps, et même si les vieilles douleurs se rappellent parfois à mon souvenir, je retrouve mon rythme de marche familier. C'est dans l'ascension du Conic Hill que je vois que je ne suis pas le dernier arrivé et le sommet m'offre sa récompense par une vue ouverte sur le Loch Lommond ( Loch : lac) et les Highlands au Nord. Quelques cîmes sont encore enneigées et le ciel est d'un bleu azur effronté. Mon équipement de pluie reste dans mon sac et j'en regrette presque d'avoir laissé la crème solaire sur l'étagère de la maison Bretonne.
Descente vers le lac où j'observe que le côté Nord est plus abrupte dans son ascension que l'autre versant. Quelques compatriotes se font remarquer en aboyant plus fort et sans discrétion et je me fais un clin d'oeil au passage des touristes qui peinent à la montée, chaussé souvent de piètres baskets inadaptées pour ce genre de terrain. De plus jeunes se lancent vaillament, attendons le sommet pour y confirmer l'enthousiasme des premiers pas.
Je retrouve un peu plus loin un père et sa fille pas plus haute que trois pommes et qui ne doit pas avoir plus de huit ans. Elle marche avec entrain, tantôt soutenu par son père par la main, tantôt se dodelinant avec son petit sac à dos.Je la félicite en les doublant. Ils sont partis pour la totalité du Highland Way !.
Grignoter un bout de quelque chose permets de se redonner un brin d'énergie quand la fatigue pèse. Même si un complet petit déjeuner Écossais comble mon estomac pour de longues heures : Haricots, champignons, bacon, boudin noir, tomates, galette de pomme de terre et saucisse. Le tout arrosé de thé Anglais pas toujours de premier choix mais suffisamment revigorant pour affronter la lande Tourbée. Je fus bien tenté de bifurquer au moment où j'ai passé la Distillery de Glengoye, mais une dégustation aurait eu raison de mes jambes. Je réserve la détente pour le soir avec de bonnes bières et un verre de vin Argentin au nez de framboises et prune.
Pour chasser la fatigue, je cherche d'autres pensées qui m'évite de regarder la carte. Je songe au temps qui passe, aux grands treks que j'ai réalisé au Canada, et aux années d'existence dont m'a gratifié cette vie. Chanceux ?. Je n'ose pas comparer et cela ne me parait pas la bonne manière de voir les choses. Chacun suit son chemin, parfois avec sa volonté propre, parfois selon son gré, et souvent de par vers soi , voir malgré soi. On a bien souvent le sentiment de gouverner sa vie, d'en faire ce que l'on pense le meilleur et le plus censé et d'avancer ansi, les jours, les années passant.
Certains trouvent dans cet espace temps des écueils, des récompenses, des inattendus et des prévisions réalisées. Mais il semblerait que même si l'on a cru gouverner cet itinéraire, avait-on imaginé ne serait-ce qu'un instant ce qui nous arriverait, ce qui nous est arrivé ?
Ainsi en est-il des évènements, des rencontres ou des ruptures qui nous façonnent et gravent en nous les rides de notre propre vie. Je ne connais pas ce que sera demain, le passé est déjà derrière moi, et ces milliers de pas évaporé sur les sentiers ne sont plus qu'un souvenir qui s'effacent doucement.
J'entame la matinée sur un rythme lent et laisse petit à petit les muscles se réchauffer. Le sentier suit les rives du Lac Lommond tout le long de mon parcours. Un léger givre blanchit les pelouses et le soleil pointe derrière les montagnes. Je marche côté Ouest et la fraîcheur m'enveloppe agréablement. Plus loin, la piste devient plus cahoteuse et caillouteuse, m'imposant de grandes enjambées et sauts entre les pierres. Le dénivelé total de ma carte est faux car il ne prends nullement en compte les innombrables montées et descentes sur ce tronçon. Je double un randonneur qui semble un peu plus âgé que moi et lui demande si c'est la première fois qu'il fait le Highland Way : " Yes, and the last, to much climb, i don't think that it was like that".
Il est vrai qu'au bout de quatre heures, je commence à en avoir marre de jouer les bouquetins et mon attention commence à se disperser avec la fatigue. Je me méfie et baisse le rythme de mon pas, une cheville foulée ou un faux pas m'enverrait valdinguer plus bas sur les rochers. Je m'impose quelques pauses lorsque ma vigilance décline et médite quelques instants devant le miroir lisse des eaux reflétant les ombres des arbres. Il faut tout de même avancer car l'étape sera longue aujourd'hui encore. Les pensées vont et viennent, sans vraiment s'accrocher à un thème qui m'occuperait l'esprit, le temps de disperser la fatigue qui surgit subitement. Le regard se porte au loin, par delà les cîmes des Highlands où restent quelques névées et je mesure la chance d'être là, sous un soleil éclatant. Ce sentier doit être diablement humide par temps de pluie et les sensations toutes autres par mauvais temps. Parfois, je suis un randonneur ( généralement jeune), et son rythme, et cette courte compagnie m'offre un moment de répit bienvenue quand le temps semble plus long. Mais il reste toujours le même, et c'est son contenu qui nous induit dans l'erreur et la croyance. Récemment, j'écoutais un scientifique évoquer ce après quoi l'on court bien trop souvent : le temps n'a pas de vitesse.
Il est actuel et ne change que par notre perception volatile et également subjective.
Il peut prendre une forme de longueur inouïe et nous imposer ses heures et ses heures d'attente où rien ne se passe. Et à l'inverse, nous faire passer à une vitesse inouïe ces meilleurs moments du vécu toujours trop court. J'intègre dans ces réflexions le fait qu'il y à quarante mille ans, cette partie du continent Européen était entièrement pris dans les glaces et je constate les stries du temps sur les roches imposantes et découpées tout au bord de la rive du lac. Là, l'échelle n'est plus la même et j'en retire bien des leçons quand à notre présence sur cette terre depuis que le premier homme est apparu : Homo Habilis, un mètre vingt cinq, marchant à peu près sur ses deux jambes.
Puis, les millions d'années passées Cro Magnon nous laisse ensuite de superbes témoignages gravé et noircis sur les murs des grottes sombres et profondes.
Un art emprunt de symboles et peut être accompagné de processions plus ou moins religieuses ou chamaniques.
Six heures trente plus tard ( après quarante mille ans !), il ne me reste plus que deux cent mètres pour atteindre mon hébergement. Là, m'attendent mon bagage principal et le réconfort d'une bonne restauration. Ma collation d'aujourd'hui fut un morceau de Cheddar et une pomme. Un thé au gingembre et ginseng coupera mon après midi et un autre Darjeeling à l'arrivée dans ma chambre. Bien épuisé, courbaturé et assoiffé.

Vendredi 12 avril
Inverarnan-Tyndrum, 23 kilomètres
Les premières ampoules apparaissent après l'échauffement des précédentes et chaudes longues journées. Le Highland way l'été doit être assez éprouvant par temps estival.
Hier soir, bière et dîner au pub de l'hôtel où l'ambiance joyeuse et tonitruante contraste avec nos restaurants feutrés. Les serveurs, deux grands gaillards en kilt et aux barbes soignés, montrent un grand professionnalisme, sans occulter un non moins subtil sens de l'humour dont malheureusement je ne comprends pas tout. Mais on rit bien et la bière coule de pinte en pinte.
Après m'être restauré , je tente un premier essai d'endormissement sur mon lit et constate que le matelas est fait de gros ressorts bien fatigués. Je pose la couette par terre mais mes courbatures ne me font pas oublier la dureté du sol. Je reprends donc le chemin du lit et aux sons de mon voisin ronfleur, enfile mes bouchons pour une nuit que j'espère réparatrice.
Trois polaires, un tee shirth, un bonnet, un gant, une fourchette de camping ( ma fourchette, étourdis va !), une laisse de chien. Voilà tout ce qu'on perdu les randonneurs sur le sentier et qui restera surement là jusqu'à ce qu'une bonne âme ramasse ces objets définitivement égarés. Après le petit déjeuner, je converse avec un motard qui vient de se réchauffer et que je réconforte par quelques mots en posant ma main sur la poignée et lui demandant s'il n'avait pas de chauffage. C'est une moto sportive, donc pas de poignées chauffantes. Mais je sais pour l'avoir souvent expérimenté que lors des grandes routes en solitaire, quelques mots font souvent du bien avant de repartir affronter les éléments. Gros givre à nouveau ce matin mais le soleil pointe ses premiers rayons derrière la montagne.
Je reviens à mes pensées et celles notamment concernant les téléphones. Loin de refuser totalement ce moyen de communication que j'utilise volontiers dans mes voyages, j'essaye à tout moment de ne pas avoir ce réflexe permanent qui consiste ou à tout photographier, ou d'appeler ou de recevoir pour un oui ou pour un non. Genre : " oui et ben, j'chu dans le train, y fait bô et j'ai pris un sandwich au jambon".
J'essaye de garder mon regard pour maintes et maintes images que je grave dans ma mémoire. J'en oublie, mais ne regrette pas. Rechercher à tout prix à fixer dans son smartphone chaque moment, chaque paysage ou évènement, consiste plus à mon sens, une quête vers l'éternel et le permanent. Geste bien humain que de rechercher l'éternité et de vouloir en fixer son empreinte, mais rien ne peut se garder au delà du temps présent et qui nous file entre les doigts comme le sable à travers le vent.
Et je regrette que concernant l'éducation des enfants, on ne limite pas cette utilisation extrême dont ils sont forcément capables vu qu'on ne leur pose aucun frein ni aucune règle. L'on voit ainsi des marmots qui voyagent d'un point à un autre sans jamais avoir levé le bout de leur nez ni observé le monde qui défile devant eux.
Fixé et tétanisé par les images virtuelles et les jeux de toutes sortes, nos enfants entament une période de leur existence éloignée de toute curiosité vis à vis du monde qui les entoure.
Mon étape gravit une forêt, après avoir longé les crêtes et la lande. La mousse est de couleur verte fluo et je m'attends à y voir sortir quelques lutins Écossais arborant leur kilts. Puis quelques heures plus tard, la descente vers Tyndrum commence. Moins de fatigue qu'hier et si quelques moments de courtes lassitudes se figent, je sens le rythme régulier de la marche prendre le pas.
Cherchant la veille où me ravitailler, je tombe sur les fameux avis de Trip Advisor.
Après avoir consulté quelques opinions pour le moins disparates, j'en viens à méditer sur les pertinences de ce que chacun y mets. De son grain de sel à parfois un assassinat prémédité d'adresse. Et quoi ? Si on quitte son doux nid quotidien, on ne peut trouver ailleurs et encore moins dans un pays étranger, les mêmes services, la même nourriture , le même lit que ce que l'on a l'habitude de côtoyer et de consommer chez soi. Alors, tout avis qui contredit cette évidence n'est qu'à prendre au second degré.
J'arrive à Tyndrum au bout de cinq heures et demie avec vingt trois kilomètres affichés au compteur. J'achète quelques réserves de nourriture en prévision de ma longue étape de demain à la station du coin et rejoins mon logement prévu. Trois femmes sont à la réception et un homme au téléphone. Je sens l'embrouille. Après avoir raccroché, je comprends plus ou moins ( toujours difficile pour les autochtones de comprendre que parler lentement est plus facile à comprendre pour un étranger, même si le dit étranger maitrise relativement bien la langue de Shaekspeare pour une utilisation au quotidien) qu'apparement ils ont eu hier soir un évènement qui fait qu'on ne peut que attendre au moins une heure pour l'arrivée de la responsable et du check in. Le bonhomme nous propose donc de nous installer dans la salle de petit déjeuner et de nous servir en thé ou café.
J'aurais aimé poser mes affaires tout de suite, mais bon...
J'y entame donc mon journal. À l'arrivée de la responsable une bonne heure après, je garde mon self control (!) et trouve une compensation en avançant l'heure du petit déjeuner d'une demie heure pour ma personne, demande vivement acceptée !.
Demain, c'est ma plus grande étape : trente kilomètres, incluant un long passage en plein dans les Highlands, et sous les assauts du vent sur une route sans abri, dixit le topo de ma carte. Et au vu des kilomètres supplémentaires qui s'additionnent chaque jour en fin d'étape, je me figure me taper au moins trente cinq kilomètres.
Alors, après avoir médité et m'être étiré dans ma chambre, je rejoins le petit village sous la fraicheur du soir. Je m'approche de plus en plus du Nord, et je le sens dans la température qui baisse progressivement au fil des jours.
Et voilà la grande étape achevée, sept heures après avoir quitté Tyndrum, à mon rythme cadencé et une bonne moyenne de quatre kilomètres heure. J'emprunte une grande vallée entourée des montagnes coniques. Il fait frais mais le soleil pointe déjà derrière moi. Un peu plus tard, le vent d'Est se lève et rafraichit fortement l'atmosphère au point de ne pas avoir regretté cette fois ci d'avoir emporté la veste supplémentaire. Le vent me pousse et m'accompagne pendant deux bonnes heures jusqu'à Orchy Bridge, première bifurcation vers la deuxième partie de ma journée. Les montagnes sont superbes, arrondies et parfois couverte des dernières névées, trônant au dessus des filets de ruisseaux qui perlent le long des flancs escarpés. Je me dirige vers un col bas pour redescendre vers un vaste plateau entouré par un lac.
Puis, emprunte la grande voie tracée dans les années dix huit cent et qui s'achève sur le village de Glencoe. C'est un no man's land total. Le long du sentier, la lande s'étends à perte de vue et les montagnes brodent leur crêtes tout au long du parcours. Le vent est omniprésent et il ne doit pas faire bon être là quand la pluie et la tempête balaye de leurs caprices le paysage des Highlands.
La marche durant trois heures dans cette ambiance m'évoque ces longs moments de solitude où l'on peut oublier qui l'on est et presque d'où l'on vient. J'imagine des jours et des jours comme celui là, sans aucune âme qui vive à des milles et des milles, coupé des liens sociaux et économiques. Cela vous transforme. On apprends alors l'essentiel, happé par la nature qui d'abord vous violente, puis tente de vous séduire par les dons qu'elle prodigue.
Je croise un groupe de Japonais en halte restauration. Toujours diablement équipés, en groupe et avec un confort de premier choix. Comme cet homme et je suppose son fils vu ce matin près de la station Bridge of Orchy, équipé de main de maître avec tout l'équipement requis propre et coloré pour affronter les terres Écossaises. Pour ma part, je commence à devenir légèrement encrassé, à commencer par mon pantalon gris qui change petit à petit de couleur et s'auréole de mon fessier quand après m'être assis sur les mousses, je constate que l'humidité a transpercé le tissus.
Je n'ai pas encore changé de tee shirth depuis mon départ et franchement, les moutons que je croise régulièrement ne m'ont fait aucune réflexion.
Dimanche 14 avril
King's House- Kinkloven
16 kilomètres
Autant hier j'ai marché au pas de "Tintin au Tibet", autant aujourd'hui c'est "on a marché sur la lune". J'adopte un rythme lent sous la fraicheur des montagnes du Nord. Quelques instants après, j'enfile mon rain coat Canadien qui s'est usé en Colombie Britannique, trois fois dans le Yukon et encore bien ailleurs, et reste toujours impeccable. Je sors les gants et continue le sentier avec toujours ce vent d'Est qui me pousse vers mon parcours. Pas de grosse distance aujourd'hui mais un bon dénivelé avec un col qui domine les vallées et la route principale fort fréquentée en ce week end ensoleillé.
Je retrouve à plusieurs reprises mon groupe de Japonais, toujours bien mis et fringant, s'arrêtant pratiquement tout les quarts d'heure avec force et riche collation.
Puis je les vois repartir, un peu chacun à son rythme, riant joyeusement en jonglant avec les cailloux. Je retrouve aussi quelques têtes connues maintenant entrevue au départ mais pas mon "papy" qui s'est peut être replié vers un forfait imprévu.
J'entame une longue descente vers Kinlochleven et trouve porte close devant mon B&B.C'est dimanche et la bourgade est plutôt déserte. J'attends l'heure prévue d'ouverture vers quinze heure trente et patiente devant le torrent tout en pianotant mes premiers textes du jour.
Hier, arrivé à King's House pour mon transfer vers mon logement, j'admire une collection de rutilantes Porshes, Aston Martin et Ferrari. Trois motards rudement équipé en combi. rutilante Tourratech , sur Tiger et BM, posent un instant devant le paysage. Un autre en duo avec sa moitié, sur une Kawasaki, projette son demi tour et paf ! Par terre la moto. Fichu manoeuvre qui en a surpris et fait rager plus d'un, y compris moi même. Heureusement, pas de gros dégats.
Après m'être installé et avoir discuté un peu avec mes logeurs, elle Française, lui Anglais, je poursuis mes pensées quand aux différences de mode de vie rencontrées dans mes voyages. Oui, la France est un merveilleux pays, diversifié et culturellement très développé. Chaque point de vue du côté touristique s'auréole du toujours mieux ailleurs. Mais au travers de ces idées, si l'on creuse un peu et compare chaque chose égale, on trouve forcément des disparités. Celle du pays que l'on traverse, du mode de vie lié aux conditions climatiques, des habitudes sociales et culturelles, et des coutumes venant parfois des fins fonds des âges. Un bon observateur saura également imaginer sans peine les transpositions de ces habitudes locales aux siennes. Et les comparaisons se feront naturellement jour. Alors, j'ai pu mettre sur la table des ressentis mes convictions quand aux fortes différences entre notre pays et ceux que j'ai pu côtoyer. Le fruit de notre passé nous colle à la peau et nous empêche de nous libérer de ce fardeau bien plus pernicieux que l'on croit. Ensuite, fort de nos acquis sociaux, nous avons petit à petit pourri l'arbre sur lequel nous étions perché. Les fruits ont bien muri, nous en avons profité , puis abusé. La prochaine récolte s'avère compromise. À moins d'un sursaut où la culture de l'arbre serait remise à plat, ce à quoi je ne crois pas, la terre qui nous a si bien nourri est maintenant épuisée. La perversité d'aujourd'hui consiste à vouloir le fruit , mais sans le labeur derrière. Sans l'effort et la sueur nécéssaire à toute culture ainsi qu'aux aléas et caprices du temps ( dans les deux sens du terme). Quoi que l'on veuille, quoi que l'on souhaite, l'échange est important et fait partie du mode humain. Ne pas vouloir accepter cela, c'est renier l 'effort, la volonté et nier une forme d'existence que l'on se doit d'honorer si le genre humain veut rester dans sa dignité originel.
Dernière étape demain vers le terminus Fort William. Après six jours dans cette nature et ces grands espaces, j'augure la fin de mon périple avec émotion.
Mais encore un jour, un soir, comme dit la chanson... .
À demain.
Lundi 15 avril
Kinlochleven-Fort William
28 kilomètres - 06h30
Après avoir sué sous un soleil effronté, après avoir martelé, foulé et enjambé des milliers de pierres, après avoir essuyé les vents tourbillonnant et capricieux, s'être penché à de multiples occasions sur la carte, après s'être parfois emporté vers de légers doutes, s'être laissé griser par les heures et les heures de marche ininterrompue, voilà la fin du Highland Way.
Hier soir, accueilli chaleureusement par un couple de Française et Anglais avec qui j'ai longuement conversé de nos spécificités , et comparées à celles Écossaises concernant les mode de vie, les possibilités d'intégration et d'accueil en matière d'immigration. Pas de nostalgie pour son pays de la part de Sarah avec qui je partage le merveilleux accueil des Écossais , leur professionnalisme et bienveillance.
Mon étape débute par l'ascension d'un col puis pendant de longues heures et sous un vent cinglant, suit une ancienne route militaire carrossable sur plusieurs kilomètres . La grisaille du ciel se mêle au caractère désertique du parcours, secoué régulièrement par les bourrasques incessantes. Difficile de trouver un coin abrité pour se poser quelques instants. Je sens ce matin l'accumulation des fatigues des jours précédents sur mes jambes. Elles me portent difficilement et j'en viens à presque somnoler tout en marchant. Mes yeux se ferment et l'automatisme fonctionne. Mais pas les écueils rocailleux qui jonchent le sol. Alors il me faut bien sortir de ma léthargie et retrouver l'attention nécéssaire pour ne pas me fiche le nez par terre.
Quelque part veille en moi une petite pincée de nostalgie après ces journées passées en pleine immersion dans cette nature sauvage. S'ajoute à cela une communion surement plus intense que lors d'un cheminement accompagné. L'autre comparse distrait, occupe et fait passer autrement les kilomètres ou les montées qui essouflent.
À part de réguliers "good morning" et "Hello", ma conversation de randonneur s'arrête là. Je me suis d'ailleurs un peu énervé tout seul, puis sermonné pour relativiser le fait, mais j'ai croisé régulièrement un groupe de trois femmes dont on aurait dit qu'elles avaient une ficelle de rire qu'elles tiraient en permanence. Pas une phrase sans un "Ah ah ah ah ahhhhh"qui frise le tic nerveux .
Je me remémorais à ces moments l'excellent film avec Jean Dujardin qui parodie James Bond de la même manière lors d'une descente d'avion. D'ailleurs, je trouve toujours ridicule les photos publicitaires où chacun est hilare et s'époumone en gloussements pour vanter chaque produit.
Last way, so, après la traversée du no man's land où j'ai pris tout les vents possibles par babord , tribord, proue et quille et quiche, longue descente sur Fort William. Moins réjouissante car bordée de travaux forestiers où une coupe claire de pin laisse un paysage plutôt dévasté. Mon orteil devient douloureux et l'inflammation reprends après toutes ces heures. J'oublie mes petits tracas en tombant soudain face au Ben Nevis, sommet Écossais à mille trois cent quarante cinq mètres. Énorme masse dont une partie est encore enneigée. Je loupe le trajet de fin en rallongeant mes derniers pas, faute de signes clairs et distinct annonçant l'entrée dans la ville, et boucle cent soixante dix kilomètres. ( cent quatre vingt quatre selon le podomètre Apple) , en sept jours.
Curieuse sensation de fin, comme si j'avais encore demain une autre étape à réaliser. Surement, il y en aura une autre, différente, et me conduisant vers d'autres chemins. Celui là vient tout juste de se réaliser et j'en garde précieusement les proches sensations, comme une gourmandise qu'on laisse fondre lentement sous le palais.
Il y a dans ces Highlands une rudesse et une beauté qui s'entrechoquent en permanence, soulevées par le temps qui a façonné et gravé ces paysages tourmentés. Mais au détour d'un lac, au vu des premières fleurs de Printemps qui timidement éclosent au détour du sentier, le regard du marcheur se porte au loin et imagine ce que sera le prochain détour ou quel horizon se cache derrière le col.
Pas après pas, il faudra attendre et savoir patienter pour savoir...
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I'm developing a free and open-source web app for planning walking and cycling trips (and even car trips). You can create a route by clicking directly on the map to add waypoints, and it can consist of multiple stages. The app provides tools to edit the stages and the overall route, and to display useful information (distances, altitudes, and elevation changes). A relief profile can be shown as a graph for a specific stage or the entire route.
Once the route is ready, it can be exported as a GPX file, which can then be used with a GPS or a mobile navigation app.
The app is built in JavaScript and runs entirely in the web browser. It uses the Leaflet library and several OpenStreetMap-based services. Initially developed for my personal needs (I enjoy hiking and cycle touring), I’d be happy to share it with anyone who might find it useful. It’s free to use, doesn’t require an account, and the source code is available.
hi there
I’m heading to Uzbekistan for three weeks from mid-September to mid-October 2026—a country I haven’t visited yet.
I’d love to do a few multi-day hikes in the mountains without going through a tour operator or hiring a guide. Has anyone here done this?
It doesn’t have to be all trekking; day hikes are great too.
I’m open to any tips!
Also, I see there are lots of train options if you book well in advance—does that only apply to the "fast" trains? Are there buses as well?
hi how can I get internet when I arrive at Haneda? I mean in areas without free wifi. Is it more interesting to buy a SIM card? If so, at the airport? thanks for your help
I’m planning to do the Mercantour crossing following the Randoxygène route in mid-July.
I’m used to hiking in the mountains, but I sometimes get vertigo, for example on ridges with drops on both sides. I wanted to check if there are any T4 or T3-T4 sections and find out if there are any very exposed passages—and if so, where—so I can plan an alternative route.
Can anyone give me some info on this?
Thanks!
We're planning to go at the end of November/beginning of December to visit (with a rental car) and hike on La Palma and El Hierro for 15 full days, including 1 day for inter-island ferry transfers. What’s the best split between the two islands—8 days on La Palma and 6 on El Hierro, or even more time for La Palma? Should we have one or two home bases on La Palma? Thanks for your tips!
Annie
Hello,
In mid-November, we’ll be in Mindelo and Santo Antão.
We’ve booked transportation with Kapverden Tours.
One trip is from Porto Novo to Ponta do Sol, including the hike from Corda to Coculi.
What’s the trail like?
Then we’ll be staying in Ponta do Sol,
Here’s what we’re planning:
A hike to Fontainhas—what’s the best direction, considering we’re not great with climbs? No problem with flat terrain or descents.
Take an aluguer to Ribeira Grande and continue along the coastal road.
With the agency:
An excursion to Cruzinha with a short walk.
Return to Porto Novo via the path from Cova to… I’m not sure where yet, to pick up the car for Porto Novo, since we’ll be taking the ferry that evening.
We’ll have a guide for this hike.
We’d love to spend a day in Tarrafal, but getting back requires a boat or taxi, and it’s really expensive!
We’re a couple, 78 and 76 years old.
What do you think of this itinerary?
Not very well known: Hokkaido Island has national parks that rival those in North America. Hiking there is free (even many mountain huts) and requires no formalities. These treks are described in the LP *Hiking in Japan* guide—you can just buy the Hokkaido PDF. It’s way better than Mount Fuji. Of course, everything depends on the weather, which is very unstable in the Japanese mountains (frequent strong winds). The trails are often obstacle courses.
The Daisetsu Zan traverse is a stunning hike through volcanic terrain with a remote section in the middle that requires at least one night of camping (there are basic huts for the rest, which is popular with Japanese hikers): 4 to 6 days.
The Shiretoko traverse takes 2 days with views including an island in Russia, but the ridge is brown bear territory—there are even more here than in Denali National Park in Alaska (brown bears and grizzlies are the same). I ran into 7 in just 6 hours of hiking!
Hi,
Since I can't take on long treks, I'd love to know if there are any nice hikes around Pokhara—or maybe in another region of Nepal. Day hikes or two-day trips would be perfect.
Thanks in advance for your tips!
Hi everyone,
I’m leaving on Monday, August 3rd for my very first long-distance trek: the GR223 from Coutances to Mont Saint-Michel, over 6-7 days (~11-14 miles/day), solo.
I’m looking for tips from people who know this section well (Coutances → Regnéville-sur-Mer → Hauteville-sur-Mer → Bréhal → Granville → Genêts → bay crossing):
Budget-friendly accommodations: I’m struggling to find affordable stopover lodgings (a lot of what I find online are expensive vacation rentals, not really suited for a solo hiker). If you have any great spots (hostels, hiker-friendly B&Bs, nice campgrounds), I’d love to hear them!
Bay crossing: Any feedback on guides/providers leaving from Genêts for the final crossing?
General tips for a first long-distance trek: What you wish you’d known before your first time, pitfalls to avoid, etc.
Hi,
We’re planning to do the 4-day trek from Mestia to Ushguli without an agency. The descriptions mention that there are accommodations at each stop, but we can’t find any details about them. Has anyone got info or feedback on this route?
New to this forum, I’m planning a pretty big project for 2028.
I’m heading to Nepal to do a trek from Kathmandu all the way to Everest Base Camp (a cool 5,300 m 😄).
This trek is a bit special because even though I’ll be part of a group, I’m going solo (so far, no problem—I’m used to it). But it’s my first real trek, and it’s also a humanitarian one: once I reach base camp, I’ll stay an extra week to help clean up the waste left by tens of thousands of climbers! Since I’m originally from South America, from two countries that share the Andes, I have a deep respect for mountains—they fascinate me. So Everest… it’s kind of the trip of a lifetime!
So, a little question for those who’ve done treks to Everest before… any tips for good mental preparation (I’m already working on the physical side)?
We're planning to trek in Peru and Bolivia and would love to find some local agencies.
If you know any, could you share details on prices and, of course, the names of the agencies?
Which trek would you recommend?
Elocine
I'm heading out on a fully self-sufficient trek in Morocco (10 days) from Imilchil to Aghbalou.
Can I find screw-on gas canisters (Coleman, Primus) in Marrakech (any addresses?) or in villages between Imilchil and Aghbalou?
If not, are Butagaz canisters for camping gas (small 230g size) available?
Thanks in advance for your tips!
Hello, I’d like to embark on a little trip in my home country, Switzerland. I’ll start walking from La Cure, heading toward Le Noirmont first, then I’ll improvise my route—but it’ll probably follow the French border... at least as far as Lac de Joux.
I’ll decide day by day how much farther to go after that. My goal is to stay in nature as much as possible, wander around for as long as I can, and restock food in villages or towns along the way.
I’m thinking of mostly camping, but we’ll see if I end up in a hotel or another campsite depending on my route.
I’d love to reach La Chaux-de-Fonds on foot... maybe even Delémont.
The whole thing should take about a week, give or take.
I’ll be bringing my dog, and I’m preparing for this as soon as I’m ready.
Any tips to make sure everything goes smoothly for us? Things I should know—or avoid? What about shepherds with their flocks of sheep? And isn’t hunting season open right now?
I’m not sure if what I’m planning is even doable, which is why I’m asking around.
This’ll be my first time doing something like this—wandering in nature *and* with a dog. I’m really excited for this adventure... and I need it. Thanks!
We’re really keen on ecosystems and want to hike in "natural" ancient forests—not planted woods or areas heavily degraded by human activity. Travel guides (like Lonely Planet) don’t provide much info on this. Could you point us to the most interesting spots?
Thanks in advance for your tips.
We wish you happy holidays and a fantastic 2026, full of discoveries!
Claire and Albert
Hi, this might not be the right section, but I’d like to know if it’s possible to start mountaineering with another person without necessarily hiring a guide. We’ve done quite a bit of hiking but not mountaineering—we’ll just do a half-day glacier course. After that, we were thinking of starting with La Grande Motte and the Pointe de la Traversière, which were recommended to us. Honestly, for things like roping up and knots, I’ll learn at home with lots of videos and a book.
I’d love to know if anyone has done treks in the Rwenzori Mountains and how much it costs on average, what the infrastructure is like, the landscapes, and safety in the area. Thanks so much! I’m really looking forward to your replies.
We’re leaving in 9 days for a two-week trip to Madeira, mainly to hike.
From my research, I’ve found that since last year, access to most trails—and systematically for the most popular ones—is now paid. You have to pay an access fee of 4.50 € per person per classified hike in 2026, and even 10.50 € for the most iconic hike: Pico Arieiro to Pico Ruivo. When paying, you also have to choose a day and a 30-minute time slot for your start time. Of course, this reservation is neither changeable nor refundable, even if the weather that day is terrible.
Personally, given the massive influx of tourists to the island in recent years, I don’t mind paying a fee to help maintain the trails. Similarly, setting a limit on the number of people who can hike them per day is certainly preferable to preserve this priceless heritage.
However, what’s much less fair is that in reality, most of the available spots are reserved: 1/ for Madeira residents (which is normal); 2/ for "economic operators" (meaning local tour operators). For example, if you’re a non-resident (independent tourist), no booking is possible for the Pico Arieiro hike for an early morning start before September! So, unfortunately, we’ll have to skip this hike.
It’s the same issue for Ponta de São Lourenço, the 25 Fontes, Pico Ruivo... in short, all the most popular hikes. Oh well, we’ll skip those too!
So my question is: which hikes do you recommend where we won’t face the huge crowds that the others get? And where we can book the day before for the next day, taking the weather into account?
Finally, a quick accommodation question: we’ve booked the first week in Funchal, but I haven’t decided yet for the second week. Do you have any advice on where to stay in the south or north, preferably avoiding overly concrete-heavy and touristy spots?
I’m reposting about the logistics for Samaria Gorge.
I’d love to get recent info, especially about whether it’s possible to park my car in Omalos, do the hike, and then catch a bus back to my vehicle.
In theory, it’s doable, but when you check the KTEL website, there aren’t any feasible schedules listed. If anyone has recently organized this with reliable, verified details, I’d really appreciate it. Thanks in advance!
Hi there,
We’re flying from Montreal to Lyon this August to go hiking in the French Alps. We’ve rented a car and will be staying at campgrounds. We’re planning to do day hikes and want to stay a few days in one spot, do a few hikes, then move on to our next camping spot. Could you share your favorite spots or any recommendations for places to spend a few days with great hikes?
A few details:
We arrive in early August and leave in early September.
We’re looking for day hikes (or shorter), moderate difficulty, with a cumulative elevation gain of no more than 1000m, and of course, beautiful scenery!
We’d prefer not to drive too much—maybe it’s best not to head too far south and deal with unnecessary heat?
Along the same lines, if you know of any great campgrounds where we can start our hike directly without needing the car, we’d love to hear your suggestions!
Hi there,
I’m planning to go hiking on this island and would like to know the best time to do it. I visited for a few days in November 2018—not for hiking but just to explore—and the weather wasn’t great, especially in the mountains. So, is a star-shaped itinerary doable if I rent a car and maybe use two different accommodations?
I’m not planning to join an organized group—just traveling with one other person and organizing things ourselves—unless you’d recommend a local agency or guide. Finally, even though I’ll be getting maps, a topo guide, and a GPS, I’d really appreciate your top hiking recommendations.
Thanks so much for your tips!
I’m planning a trip around Cap Corse and the AGRIATES in 2026, from May 8th to 15th (there are still 2 spots left, by the way! Just DM me if you're interested).
I’d love to know which hikes are worth prioritizing in the AGRIATES. We’ll be staying in SALECCIA for two days as our base—what should we focus on from there?
A round trip to IGNHU beach? Any other suggestions?
For Ostricano, I think it’s too far for a round trip...
Thanks for your tips!
Have a great day,
Anie, Toulouse
I’d like to get some info about the GR10 Pyrenees traverse. I need help planning the daily stages and accommodations—my wife isn’t an experienced hiker but walks a lot, so I’d like to schedule shorter walking days and thus a longer overall trip in terms of number of days.
Could anyone give me some help and advice?
Best regards,
Hi there, I’m planning the Annapurna Circuit for March 2027 and I’m looking for a local agency with a local guide—preferably French-speaking—to arrange this trek for us. Any suggestions? Thanks
Hello!
We’re spending a few days in Toraja country at the end of May. We’d love to do a day trek—taking our time—on a route that’s stunning in terms of scenery, but not a level 5 in difficulty!
Any suggestions you can share, please?
Thanks in advance
I’d like to do the Mare a Mare Sud in May over 4 days. I’ve found quite a few places to stay along the route, but I’m stuck on the start and finish.
I’ll be arriving by plane on Sunday evening and would like to start pretty early on Monday morning. Ideally, accommodation right at the trailhead (Alzu di Gallina) would be amazing, but I can’t find anything. Any tips?
Also, for the transfer from Figari Airport to Porto Vecchio or Alzu di Gallina?
At the end, I’d like to pick up a rental car—any advice on that too?
I’m traveling solo by plane to Catania in May and plan to hike the northern side of Etna, starting from Linguaglossa where I’ll arrive by bus. After that, I’d love some info on how to get up to Piano Provenzana (shuttles or hitchhiking), since it seems there’s no public transport except in the summer. Can you sleep there in a free or cheap refuge, or camp? And how far up can you go without having to hire a guide? Thanks in advance. Bernard.