L'actualité du tribunal Khmers rouges expliquerait le nouvel attrait pour ce site historique, ancien charnier de l'époque polpotiste. Le nombre de touristes visitant les Killing Fields (Choeung Ek) a plus que doublé depuis l'année dernière, passant de 200 entrées par jour en 2006 à plus de 500 cette année. « Cet attrait soudain peut s'expliquer par la grande médiatisation du procès des principaux leaders du régime des Khmers rouges», souligne Ros Sophearavy, directrice d'une compagnie privée en charge de la gestion de Choeung Ek.
Ce site, qui se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Phnom Penh, montre aux visiteurs le stupa qui abrite 9 000 crânes des victimes de ce régime communiste mis en place par Pol Pot de 1975 à 1979. Au total, ce sont plus de deux millions de personnes qui ont été exécutées ou qui ont trouvé la mort. En juillet 2006, après plus de dix ans de négociations entre le Cambodge et l'ONU, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) ont été créées. Elles jugent actuellement cinq anciens hauts dirigeants Khmers rouges. C'est donc 1 touriste sur 7 qui fait cette visite...Pour ma part, je suis toujours un peu géné par cette demarche et vous qu'en pensez vous ?
Me concernant j'y suis allé par deux fois avec des personnes différentes .... et je pense que si c'est pour aller aux Killings Fields comme pour une ballade, ce peut en effet passer pour du trés mauvais goût, mais par contre si on a pris la peine de visiter le S21 dans la matinée, en visionnant tout d'abord le film, puis en s'attardant dans l'école et les différentes pièces pour bien s'imprégner de l'horreur que l'on sent encore présente, on peut alors comprendre mieux ce que ce charnier a de révoltant et d'horrible sous les beaux gazons verts, et celà même si l'accumulation des ossements à l'intérieur du stupa est quelque peu " surréaliste " .... mais c'est surtout les fosses qui retiennent l'attention et l'émotion, mais principalement si on a vu le S21 auparavant ......
C'est mon avis, et pour ma part j'ai vraiment ressenti l'horreur des exécutions au bord de ces fosses en foulant l'herbe de cet endroit ......
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Très bonne question !
lors de notre premier voyage, nous n'avons pas pu faire la démarche.
En préparation du second séjour, je ne suis pas encore décidée. Certains jours, je veux absoluement "visiter" les Killings Fields et le S21 (selon la manière décrite par Alan). D'autres jours, comme aujourd'hui, je ne me sens pas la force de supporter le poids de l'horreur, rendu plus horrible, que dans les textes.
Pourtant, je pense sincèrement que de tels lieux doivent exister. A chacun de savoir si il a la force de les recevoir !
Je vais lire, avec beaucoup d'intérêt, les réponses à cette délicate question qui nous fait réfléchir... 😠
Bonjour Roger
Pour ma part, en novembre 2006, il y a déjà un an, lors de mon séjour à Phnom Penh, je suis allé "voir" S21, ce lycée transformé par l'"Angkar padevat " en camps d'extermination totale...
Pendant presque 3 jours j'ai hésité avant d'y aller car me connaissant, je craignais d'être trop boulversé par ce que je pourrai y voir.
Assis à l'arrière d'un moto dop je me vois descendre le grand boulevard, vers le sud de la ville, au milieu de la circulation dantesque de la capitale.
Arrivé devant l'entrée, je m'étonne alors d'être devant un ensemble de batiments de type trés administratifs (normal puisque à l'origine c'est un lycée) entouré par un mur sur lequel courre un vieux barbelé tout rouillé. Rien d'impressionant en soi...
Et là, dés la porte d'entrée franchie, le choc...
Ces photos à l'infini prises par les bourreaux de leurs victimes, des enfants, des femmes et des hommes, jeunes et vieux...
Ces salles de cours transformées en salles de tortures, en geoles de briques ou l'on ne peut pas se tenir couché, avec ces fers cimentés à même le sol carrelé...
ces coursives et ces barbelés, toujours...
Ce jour là il faisait trés chaud, mais j'ai frissoné de douleur...
En écrivant ces lignes maintenant je ne peux m'enpecher de m'essuyer encore les yeux et ma gorge se serre toujours autant...
Je n'ai pas pu allé ensuite aux Killing Field, cela en était déjà trop et puis je trouvais cela inutile désormais.
Pour moi ce fut vraiment une épreuve . Ayant été seul à ce moment là, j'ai alors laissé mes émotions me submerger tout de suite, préférant me "lacher" et pleurer devant tous ces fantômes...
Voilà et pour finir lisez tous le credo des Khmères Rouge, ahurissant :
Les douze commandements révolutionnaires Le peuple des ouvriers et paysans, tu aimeras, honoreras et serviras. Le peuple où que tu ailles de tout ton cœur et de tout ton esprit tu serviras. Le peuple tu respecteras, sans porter atteinte à son intérêt, sans toucher à ses biens, ni à ses plantations, en t'interdisant de voler ne serait-ce qu'un seul piment, en te gardant de prononcer la moindre parole offensante à son égard. Au peuple tu demanderas pardon si tu as commis quelque faute à son égard. Si tu as lésé l'intérêt du peuple, au peuple tu restitueras. La règle du peuple tu observeras, que tu parles, dormes, marches, debout ou assis, que tu t'amuses ou que tu ries. Vis-à-vis des femmes rien d'inconvenant ne feras. En aliment et en boisson, rien qui ne soit produit révolutionnaire ne consommeras. Aux jeux de hasard, jamais ne joueras. À l'argent du peuple, point ne toucheras. Sur les biens collectifs de l'Etat ou du ministère, pour dérober fut-ce une boîte de riz ou un comprimé de médecine jamais la main ne porteras. Envers le peuple des ouvriers et des paysans, envers toute la population, très humble te feras. Par contre, envers l'ennemi, les imperialistes américains et leurs valets, ta haine avec force et vigilance nourriras. À la production du peuple sans cesse t'uniras et le travail tu aimeras. Contre tout ennemi, contre tout obstacle avec détermination et courage tu lutteras. Prêt à tous les sacrifices jusqu'à celui de ta vie pour le peuple, les ouvriers, les paysans, pour la Rénovation, pour l'Angkar, sans hésitation et sans relâche tu seras.
"Le voyage commence là où s'arrêtent nos certitudes..."
Mingalaba, Sawasdee, Xin chào, Tjomreab Souor, Selamat datang, Sabaidee
Tuol Sleng et Choeurn Ek pour ne jamais oublier ! 30 juil. 2006
Lorsque j'avais fini de marcher sur les Champs de la Mort, juste avant de quitter, un bon nombre de papillons s'est mis à virevolter devant mes pas. J'ai ressenti cela comme une note d'espérance dans cette désolation innommable.
Pour certain le devoir de mémoire a besoin d'une image concrète, (les camps de la mort, les charniers, les tombes, les ossements ou les tombes du débarquement).
Du moment que la compagnie privé ne se fait d 'argent et le réinjecte dans le site, ça ne me choque pas.
.....ben en Pologne on peut visiter des camps de concentration.......et même en France pas loin de Strasbourg il y en a un ouvert à la visite.............bon, au Cambodge, je pense que c'est important d'aller au moins au S21.......et de voir le film de Rithy Pan au retour, le film s'appelle "S21" tout simplement et c'est TRÈS bien pour ceux qui s'intéressent (et il le faut quand on va dans ce pays) à l'histoire...........
salut Roger
Dès les premiers pas au S21 (bientôt un an déjà) une sensation d'étouffement, j'ai l'appareil photo en poche, je ne peux prendre aucun cliché, même la moindre pierre me semble horrible; je n'arrive pas à détacher mon regard de tout ce que je vois; je sais qu'il m'est impossible de "cadrer" quoique ce soit.Je croise mon ami Jean-François, sa caméra est eteinte, le regard est ailleurs.
Certains prennent en photo les visages des exécutés, comment font-ils? ces terribles regards semblent me dire; regardez nous maintenant, vous qui ne nous avez pas vus alors..."
je trouve une pièce vide, sans rien "à voir", les larmes viennent....
c'est la première fois, depuis notre retour, que je parle de ce moment
- J'ai des envies de voyage."L'Océanie, Bora-Bora, les Vahinés, tu connais?"
- "Pourquoi, tu veux m'emmener?"
- "On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.."
- t'aurais pu dire;"une rose quand on va sur la Loire, question de terme.."
J'ai personnellement visité S21 et les Killing Fields et je ne regrette pas du tout. C'est frappant, ça ne laisse pas indifférent. Les horreurs humaines font partie de la réalité et les voyages, ce n'est pas seulement pour contempler de l'eau et des palmiers...
J'avoue que mes photos noires et blancs de ces lieux tranchent radicalement avec l'effusion de couleurs qui pr��domine en Asie.
je n'ai pas voulu voir tout cela, car depuis l'age de 13 ans ( il y a trés trés longtemps ) ou j'ai vu mes premières photos des camps de concentration, j'ai arrêté de regarder "l'horreur faite homme.
je sais, je connais, et je n'occulte pas, mais le voir me donnerai encore plus de négativité sur ce que nous sommes, alors je garde un espoir sur ce que nous pourrions être....
salut à vous les potes
trouver son chemin personnel a travers le chemin initiatique du voyage
Avis purement personnel, je crois qu'il est vraiment important d'y aller simplement pour ne pas oublier et car il y a de nombreuses pressions au cambodge pour faire fermer S21 et Choeng Ek. Ne plus parler de ca est une facon d'oublier et de corriger le passe qui se fait tres souvent dans cette region. Cela fait partie de l'histoire du Cambodge, pas une personne avec qui vous pouvez parler n'abordera pas ce sujet. Et quand on parle de jugement, je pense que le terme est un peu fort pour parler au regard des attrocites perpetree par des gens qui sont mort dans leur lit...
Yvan
(excusez moi pour les accents, ou je suis il n'y en a pas sur le clavier)
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... --> Mon Portfolio Photo <--
Oui, et comme je dis ..... " on leur doit bien celà " .... il faut aller dans ces deux sites si on s'intéresse à l'histoire du Cambodge et de son peuple, je pense sincèrement que c'est quelquechose à faire pour mieux les comprendre et surtout saisir, ou essayer de saisir, toutes les ambiguités des relations entre khmers .....
Maintenant je comprends trés bien que certains ne veulent pas y aller, sous peine de réveiller des fantômes ou de se trouver confonter à une horreur qui les bouleverserait trop, mais songeons à ce que eux ont vécus .....
......ce qui m'a beaucoup surpris dans cette histoire, vis-a-vis du génocide, c'est l'attitude des khmers eux mêmes qui souvent nous semble bizarre : pas ou peu de désir de vengeance, personne n'en parle, peut être faut-il des dizaines et des dizaines d'année avant qu'ils reviennent d'eux mêmes sur leur propre histoire..........je sais pas.........et il a fallu longtemps avant de pouvoir monter le tribunal international, et c'est essentiellement les nations unis qui l'ont fait........pas les cambodgiens........
il y a cette difficulté commune a beaucoup de peuples de pouvoir regarder cette realité en face, il faut souvent une ou deux generations ou admettre qu'une culture peut porter en elle ses propres bourreaux .
lorsque j'en ai parlé avec mes copains pilotes de mototop, il y avait souvent cette idée que ce ne pouvait etre que les autres, les vietnamiens, des gens d'autres pays qui ai pu faire cela .cela ne veut nullement dire que c'est l'opinion generale, mais elle existe
l'un d'entre eux, a battambang, sans que j'ai rien demandé, m'amena voir un memorial sur ce cauchemard, une fresque qui fait le tour d'un petit ossuaire, tout y est expliqué, c'est simple, presque naif et terrible . entre une école, une pagode et un temple a moitié ecroulé . il ne pensait pas que je connaissais tout cela . il m'expliqua qu'un des ses oncles etait kmer rouge et vivait a pailin tranquillement . je lui ai demandé si le reste de la famille n'avait pas eu de reaction violente . en apparence rien ne ressortait, en apparence..
ceci dit, evitons de leur donner des leçons, car on serai assez mal placé
.....ce qui m'a beaucoup surpris dans cette histoire, vis-a-vis du génocide, c'est l'attitude des khmers eux mêmes qui souvent nous semble bizarre : pas ou peu de désir de vengeance, personne n'en parle,
Le desir de vengeance existait au depart (juste apres la chute des KR) ensuite les gens sont tellement preoccupés par la misere quotidienne qu'ils preferrent laisser la vengeance à coté. Sinon bien sur qu'on en parle mais il faut parfois faire attention car les Khmers rouges sont partout... Par ex. ceux qui dirigent le pays actuellement.
peut être faut-il des dizaines et des dizaines d'année avant qu'ils reviennent d'eux mêmes sur leur propre histoire..........je sais pas.........et il a fallu longtemps avant de pouvoir monter le tribunal international, et c'est essentiellement les nations unis qui l'ont fait........pas les cambodgiens........
Les cambodgiens lambda veulent bien sur le proces mais ceux qui dirigent le pays actuellement n'en voulaient pas puisqu'ils etaient KR eux memes. Et je pense qu'il y avait aussi pas mal de pressions venant de pays concernés par les conflits cambodgiens successifs (Chine, Vietnam, Etats unis, Russie, ..) et également du gouvernement cambodgien que l'ONU avait du mettre du temps pour monter ce tribunal "international". Et puis je ne suis pas sur que ce procès va vraiment donner une vraie justice aux victimes.... La justice rendue conviendrait sans doute aux pays conerncés par les conflits et aussi aux Khmers Rouges qui dirigent le pays actuellement....
Je suis cité à comparaitre l'année prochaine devant le tribunal.
Il n'y a jamais eu 2 millions de morts.
C'est entre autre la seule raison du procès puisque tous les membres de l'Angkar sont maintenant morts et qu'il n'y a plus un seul responsable vivant.
Ceci expliquerait que tout le monde s'en foute de ce proces... au moins chez les principaux éventuellement concernés : Les Khmers !!!!
Je suis cité à comparaitre l'année prochaine devant le tribunal.
A quel titre?
Il n'y a jamais eu 2 millions de morts.
2 millions peut etre pas mais beaucoup... Dans mon village, à la fin du regime KR il n'y avait que des chats.....
C'est entre autre la seule raison du procès puisque tous les membres de l'Angkar sont maintenant morts et qu'il n'y a plus un seul responsable vivant.
Quoi? Et Khieu Samphan, Ieng Sary et sa femme, Noun Chea ?
Ceci expliquerait que tout le monde s'en foute de ce proces... au moins chez les principaux éventuellement concernés : Les Khmers !!!!
Certains s'en foutent du procès pas pour la fausse raison que vous citez mais parce qu'ils pensent que le tribunal est peut etre sous influence des anciens KR au pouvoir.....
Avis purement personnel, je crois qu'il est vraiment important d'y aller simplement pour ne pas oublier
mais j'ai bien dit que je n'oubliais pas, ni n'occultais pas, mais comme alan l'a gentiment dit " certains fantomes doivent rester au placard"
la souffrance des hommes qu'elle ai été dans les camps, au cambodge, au rwanda, en sierra leone ou ailleurs dans le monde est la même, et même si j'aime le cambodge, je n'oublies les autres ...........
la vision de l'horreur est une interprétation personnelle du notre monde, chacun voit midi à sa montre et donne l'heure différemment.
ce n'est pas que d'oublier ce qu'ils ont vécus que ne pas le voir ...........
et malheureusement ce que j'ai déja vu "et de visu " suffit a savoir de quoi sont capables les hommes .........
et je cherche pour eux a en voir le meilleur et non le pire .......
maintenant chacun a son histoire et fait comme il veut.
trouver son chemin personnel a travers le chemin initiatique du voyage
je vous remercie tous pour vos reponses...je vous avoue etre toujours avec la question initiale...En la posant, je n'imaginais pas qu'elle susciterait autant de reponses et j'y vois pour chacun de nous les traces, l'indicateur d'un amour pour ce peuple...
Perso, je comprends tout à fait la première approche qui est emotionnelle, je l'ai vecu aussi en 2002, et je me rappelle ma tres forte envie de chialer, mon envie aussi de foutre sur la gueule (pas cool!)à des touristes qui me semblaient peu respectueux du lieu et du travail de memoire qu'il impose...mais il en va ainsi de l'ame humaine, de la conscience..elle est individualisée...et la gestion de l'emotion dans un lieu tel que celui là n'est pas chose facile...
Passée la partie emotionnelle, mes interrogations subsistent....mais peut etre suis je dans l'erreur ?
D'après mes infos, Tuol sleng ouvre en 1993 et n'est pas un lieu mis en place par les khmers mais par l'APRONUC... Cet arbre n'a t il pas pour première fonction de cacher les forèts de l'horreur ? ...N'est il pas une sorte de bonne conscience de l'internationnal qui a laissé se derouler un genocide terrible ? ne reste t on pas à Tuol Sleng dans le domaine du dicible ? N'y a t il pas une sorte d'historisation (prise de recul) et donc de banalisation de l'Histoire, desintensification ?...
l'ouverture des killing fields est posterieure...quelle année? Qu'elle est la destination des fonds recoltées?
Concernant Tuol sleng, les fonds servent à l'entretien du lieu et l'accés est libre pour les khmers...Qu'en est il des killing fields ?...
Ne croyez pas que je banalise l'horreur, c'est le contraire que je veux dire...Tuol sleng est effectivement de l'ordre d'auschwitz mais le genocide khmer va bien au delà de tout, et les horreurs des deux cotés sont bien anterieures à la prise du pouvoir (la folie etait déjà plus qu'en germe) ...Tuol sleng ne peut etre qu'une première approche...
certains d'entre vous ont ils visité le Centre BOPHANA ?...si oui pourriez vous en parler un peu ? Pour ceux qui commencent juste à s'interresser à l'histoire du Cambodge, je peux signaler les videos de l'INA (souvent gratuite sur youtube)...
l'ouverture des killing fields est posterieure...quelle année? Qu'elle est la destination des fonds recoltées?
Concernant Tuol sleng, les fonds servent à l'entretien du lieu et l'accés est libre pour les khmers...Qu'en est il des killing fields ?...
j'y ai été en 1992, il y avait juste un petit parking, un petit stupa plein de cranes et les trous dans la terre tout autour..........quelques pancartes, presque rien et peu de visiteurs...........
Roger bonjour,
moi je ne suis pas allé "visiter" Tuol Sleng, S21, car je vais toujours visiter des amis, des lieux agréables.
S21 est tout sauf un lieu agréable, donc lors de mon passage et recueillemnt sur ce site, j'ai croisé pas mal de cambodgiens, peut-être à la recherche de proches...
Des cambogiens en famille, avec l'air vague et perdu face aux photos, les dévisageant, et commentant aussi les visages gribouillés et grattés des photos des bourreaux...
étrange en tout cas...
Bonne fêtes en tout cas, et qu'elles nous servent à avoir une pensée à ce moment pour tous ces disparus, au Cambodge et partout ailleurs
"Le voyage commence là où s'arrêtent nos certitudes..."
Mingalaba, Sawasdee, Xin chào, Tjomreab Souor, Selamat datang, Sabaidee
Ta remarque est trés juste...un devoir de memoire, un hommage posthume, un soutien moral aux familles des victimes...meme si un lieu en est le support ce n'est pas une visite...
ce matin j'ai pris connaissance de: www.globetrotters.fr le genocide khmer...Une serie de 10 videos ou l'on voit les divers sujets abordés ici...Une serie de 10 vidéos une sur tuol sleng, une sur choeung ek, une sur le centre Bophana, intervieux de F .Ponchaud, Gilette (cambodge soir)...Une petite heure est necessaire...
En mémoire des victimes, une marche menée par des nonnes ce 25 Décembre 2007
Information tirée de l'Hebdo "Cambodge Soir"
500 religieux marchent pour la justice Un cortège de 500 moines a rallié le Tribunal Khmers rouges, mardi 25 décembre. Son but, défendre la paix et la justice. La Cour spéciale a apprécié le geste, car elle estime important que les victimes soutiennent le bon déroulement du procès. Cette marche intervient un mois environ après les arrestations de quatre anciens hauts responsables du régime polpotiste, portant à cinq le nombre de personnes qui seront jugées pour les Chambres extraordinaires. Pas moins de 500 religieux, bonzes et nones, ont défilé, mardi 25 décembre, pour défendre la paix et la justice. Organisé par le Centre de documentation du Cambodge, le DC-Cam, le cortège n'était pas autorisé à circuler dans le centre de la capitale par crainte de saturation de la circulation. Rassemblés au Wat Phnom, les participants sont donc partis en bus et ont rallié le rond-point de Chaom Chau. De là, ils ont rejoint à pied le Tribunal Khmers rouges, à quelques kilomètres de distance.
Sur les pancartes qu'ils brandissaient, on pouvait lire des slogans qui prônaient la paix et la justice et soutenaient l'action des Chambres extraordinaires. Pour Vanthan Peou Dara, le directeur adjoint de DC-Cam, la marche prouve que les nones et les bonzes s'impliquent dans le déroulement du procès. « C'est la première fois que les victimes font une telle démarche. C'est important pour nous. Cela encourage le fonctionnement de cette institution », juge Reach Sambath, porte-parole des Chambres extraordinaires, qui a accueilli le défilé dans la cour de l'institution. Leang Delux
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cete marche est une réponse trés claire des moines à ceux qui disent que la justice sera Kharmique...Elle sera peut etre kharmique mais aussi bienvenue dans cette incarnation si toutefois il est possible de la rendre !... (ceci dit il est posible que d'autres choses se jouent, les moines bougent beaucoup en ce moment et un peu dans toutes les directions...je pense à la Birmanie, les moines ont ils reveillé quelque chose? )
je pense à la Birmanie, les moines ont ils reveillé quelque chose? )
Salut Roger,
je crainds qu'ils aient réveillé la chappe de plomb!!!! hélas!!!!
A+
Un voyage de mille lis a commencé par un pas. (Lao-Tseu ; 1 lis=ancienne mesure chinoise équivalente a 576m définie des la dynastie Qin, mais qui variait selon la région et l'époque, valeur actuelle 500m, le li est une mesure coréenne d'environ 3920m)
pour les pti curieux!!! le chien subliminaleeu
Personnellement lors de ma visite du S21 j'ai été plutot relativemet surpris par le fait que les générations khmers les plus jeunes (les moins de 25 ans) n'étaient pas bouleversées par ce qu'elles voyaient ou n'avaient pas encore pris la mesure du désastre dont leur peuple avait été l'objet... Nous dirons qu'elles ne disposent pas encore de la maturité ou des connaissances nécessaires (quasi absence d'enseignement). Et ne pas oublier c'est avant tout savoir et faire savoir.
Pour le reste, la visite du S21 me semble incontournable et ne fait l'objet d'aucune hésitation, celle des killing fields est plus brutale encore mais ne peut se faire que dans la continuité du S21. Les ames sensibles s'abstiendront du second mais pas du 1er. A mon avis.
"Dans vos phrases, n'utilisez qu'un sujet, un verbe, un complément d"objet direct ; Quand vous aurez besoin d'un adjectif, venez me trouver." (Georges Clemenceau)
celle des killing fields est plus brutale encore mais ne peut se faire que dans la continuité du S21
Bonsoir!
Oui, je suis arrivé à cette meme conclusion des divers temoignages que j'ai pu lire... Ce qui m'affole un peu, c'est que justement dans les temoignages (certains), il n'apparait pas la dimension reelle des massacres qui ont eu lieu au Cambodge, des charniers tel celui de choeug ek se comptent par dizaine au cambodge...De meme la folie que les shotting game (tirer au bazzoooka sur une vache en carton:100USD), il ne faudrait pas qu'un jour, un tour operateur...
Esperons que les jeunes generations pourront un jour s'approprier l'histoire de leurs ainés...ces lieux de memoire pourront alors peut etre les aider à celà.
Le photographe de tuol sleng: entre regrets et creation d'un musée à ALONG VENG
Source : lefigaro.fr --
Enrôlé par les Khmers rouges à l'âge de 10 ans, Nhem En prenait des clichés des détenus du lycée-prison de Tuol Sleng
IL Y A CETTE FEMME au regard indigné et qui porte son enfant endormi, ce gamin à l'oeil poché, une lourde chaîne autour du cou, droit comme un I, cet homme aux yeux exorbités ou encore cette jeune fille apeurée qui fronce les sourcils. Tous étiquetés « contre-révolutionnaires » par les Khmers rouges et condamnés à la torture puis à la mort.
Les visages qui hantent les couloirs de Tuol Sleng, musée du génocide dans les quartiers sud de Phnom Penh, disent la résignation, la confusion, l'horreur. « Machine à broyer les hommes », Tuol Sleng, de son nom de code S-21, fut l'antichambre de la mort pour 14 000 détenus entre 1976 et 1979. Avec une minutie extrême, Nhem En a saisi leur regard au travers de son objectif. L'homme, qui a « photographié la mort plus de 10 000 fois », veut aujourd'hui « affronter l'épouvante de Tuol Sleng ». « J'étais un maillon de la machine de mort khmère rouge. Même si je n'ai pas commis de crime, j'y participais », explique au Figaro l'ancien photographe en chef du centre de tortures et d'épuration.
Excuses publiques
Pour remplir les fichiers d'une administration avide de rapports et de notes, la section de Nhem En devait prendre des photos d'identité des prisonniers à leur arrivée à Tuol Sleng, de ceux qui étaient morts en captivité, et des détenus importants après leur exécution.
Khmer rouge irréductible pendant 26 ans, Nhem En vient de faire des excuses publiques. « Je demande pardon aux familles des victimes. Je regrette profondément, mais personne ne pouvait aider qui que ce soit », a-t-il affirmé le mois dernier.
Plus de trente ans après les faits, ses états d'âmes semblent un peu tardifs. Mais c'est la première confession publique d'un ancien cadre khmer (fevrier 2007) rouge. Nhem En parle de « prise de conscience », il veut « ouvrir un chemin vers la réconciliation nationale » et « faire comprendre à la nouvelle génération la cruauté du régime de Pol Pot ». Il a aussi des projets pour Anlong Veng, minuscule village niché en contrebas de la chaîne des Dangrek, dans le nord du pays, dont il est vice-gouverneur. Nhem En imagine un musée exposant ses photos des dirigeants khmers rouges et de leurs victimes. « Je ne fais pas l'apologie de Pol Pot », assure-t-il. En homme d'affaires avisé, il budgétise son projet : 50 000 dollars.
Nhem En, homme râblé de 46 ans, parle avec véhémence de ses années passées à S-21, clé de voûte de l'appareil de sécurité khmère rouge. « Je n'ai jamais tiré le moindre plaisir de ce travail. J'étais toujours anxieux de rater un cliché. »
Machine à obéir
Il savait tout des tortures, des décharges électriques, des ongles arrachés avec une tenaille, de la suffocation avec un sac plastique. « Je voyais les souffrances des prisonniers, j'entendais les hurlements des hommes torturés, les cris des enfants arrachés à leur mère. Je savais qu'ils étaient innocents. Mais si j'avais manifesté la moindre émotion, j'aurais été tué. » Alors il cadre, déclenche et attend le prisonnier suivant. « Jusqu'à six cents par jour, un toutes les deux minutes, calcule-t-il. Je ne réfléchissais jamais à l'utilisation de mes photographies. » Un jour de 1977, « j'ai reconnu dans le viseur le visage de mon cousin Chhan. Il était accusé d'être un agent de la CIA. Je n'ai rien dit, même quand on l'a emmené à Choeung Ek - champ d'exécution à 17 kilomètres de Phnom Penh. »
L'histoire de Nhem En est celle d'un gamin de 10 ans ramassé dans son village de Kampong Cham en 1971 pour chanter à la gloire du Front d'union nationale du Kampuchéa qui devait « libérer la société cambodgienne du régime pro-américain du général Lon Nol ». Orphelin de mère, fils d'un paysan très pauvre, solidement bâti, il a toutes les qualifications requises pour un enfant soldat : malléable, en quête de reconnaissance. Il sera une machine à obéir aux ordres, d'abord sous-fifre assigné au portage, puis chef d'unité. Adolescent vif, il est sélectionné pour étudier la photographie en Chine. À son retour à Phnom Penh en mai 1976, il est nommé photographe en chef à Tuol Sleng. Il a 16 ans.
En janvier 1979, le Vietnam envahit le Cambodge et renverse le pouvoir khmer rouge. Nhem En, lui, suit l'Angkar (l'organisation khmère rouge) en direction de la frontière thaïlandaise. Il photographie les activités dans les maquis khmers rouges de l'ouest du pays. Puis se replie aux côtés de Ta Mok à Anlong Veng, jusqu'à sa défection en 1995.
Contacté par Nhem En, Youk Chhang, directeur du centre de documentation du Cambodge qui accumule depuis 1995 les pièces à conviction contre les dirigeants khmers rouges, dit avoir été « touché par l'acte de contrition » du photographe. « Ses photos montrent un autre univers, celui des Khmers rouges. Elles peuvent aider à comprendre ce qu'il s'est passé durant ces années d'horreur. »
Youk Chhang remarque « une épidémie d'excuses » chez les anciens cadres khmers rouges d'Anlong Veng à l'approche du procès. « Les excuses ont un corollaire : il faut répondre de ses actes », rappelle-t-il.
bonsoir
retour tout récent d'un (trop) court séjour au laos je viens de prendre connaisance de cette discussion sur ces visites au camp s 21 et aux killings fields.
que dire...
je me souviens c'était en 1992 je crois, j'étais au cambodge. et ce qui m'a surpris et interpellé c'est que c'est sous la pression et l'insistance des cambodgiens eux mêmes que je me suis rendu dans ces lieux.
ils avaient une rage terrible de témoigner, de nous faire connaitre ce qu'ils venaient de vivre. ils voulaient que l'on voie, ils voulaient raconter, ils voulaient que l'on sache...
que de témoignages ai je entendu de gens qui venaient spontanément vers moi:
vous êtes français monsieur, est ce que je peux rester avec vous juste pour parler le français un moment... et là juste aprés ça partait: j'ai été déporté 1 an, 3 mois et 8 jours... ils ont tué mon mari ... j'ai perdu tel ou tel membre de ma famille...
une envie, un besoin furieux de témoigner...
je me trouvais alors avec d'autres touristes de rencontre qui s'en foutaient complètement.
je crois qu'il faut aller dans ces lieux .
par respect pour ce peuple.
pour lui témoigner notre sympathie, pour lui dire que nous ne sommes pas indifférents...
je n'ai jamais pu revenir au cambodge depuis. trop de travail, d'obligations familiales.
maintenant ça va un peu mieux. alors l'année prochaine peut être...
Douch" et ses juges sur les lieux de mort khmers rouges
LE MONDE | 28.02.08 | 14h33 •(Bangkok, correspondant)
[ D'une intensité émotionnelle extrême, les deux journées avaient été annoncées par un sec communiqué du Tribunal spécial Khmers rouges, à Phnom Penh. "Dans le cadre des investigations en cours au bureau des cojuges d'instruction, une reconstitution sera organisée, mardi 26 février, à Choeung Ek, et mercredi 27 février, à Tuol Sleng. Ces actes d'instruction sont classiques et font partie de l'enquête judiciaire, laquelle est confidentielle. Ces jours-là, les lieux, ainsi que leur voisinage, seront fermés au public, y compris à la presse, et un important dispositif de sécurité sera mis en place."
Mercredi, Kaing Guek Eav, 65 ans, est revenu au centre d'interrogatoires sous torture dont il fut le chef pendant trois ans, voici trois décennies, pour "expliquer" à ses juges, compatriotes cambodgiens et magistrats internationaux appointés par l'ONU, ce qu'était la routine au coeur d'un système de génocide. Kaing, connu sous son nom de guerre, "Douch", a supervisé là, jadis, l'élimination physique de 16 000 détenus accusés par le régime de Pol Pot de complicité avec la CIA américaine ou avec le Vietnam. Moins de vingt personnes ont survécu.
ALLURE FANTOMATIQUE
Un jour entier, le quartier de Tuol Sleng, en ville, a retrouvé l'allure fantomatique du Cambodge sous les Khmers rouges. Habitants consignés à domicile. Circulation interdite. Aucune image n'a été diffusée.
La visite a été racontée succinctement aux journalistes par les porte-parole. "Douch" a conduit les magistrats et quelques survivants "invités" - venus "lui demander ce dont (ils étaient) coupables", selon les mots d'un d'entre eux, Bou Meng - à travers ce qui avait été les salles de classe d'un collège d'enseignement secondaire avant de devenir le centre de détention de haute sécurité "S-21".
Il a exposé les actes de la brutalité quotidienne. De ses propres écrits consignés, on sait sa seule règle de conduite d'alors : faute d'"aveux", la mort assurée du détenu n'était qu'un "gaspillage".
A la fin de la reconstitution, un témoin a résumé : "Debout à l'entrée, il a joint ses mains en signe de prière, s'est excusé auprès de ses victimes, affirmant avoir obéi aveuglément aux ordres de ses supérieurs lui intimant de tuer son propre peuple." "Douch", professeur de mathématiques avant d'embrasser la cause "révolutionnaire", s'est converti au christianisme dans les années 1990 alors qu'il était en fuite.
Mardi, le tortionnaire avait pleuré devant les ossements rassemblés d'une quinzaine de milliers de victimes des Khmers rouges, sur le terrain des "champs de la mort". Tout particulièrement devant l'arbre contre lequel étaient fracassés les crânes d'enfants condamnés.
C'était la deuxième fois que les scènes d'interrogatoires violents du système Pol Pot reprenaient vie depuis le film du cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh, S21, la machine de mort khmère rouge (2003). Mais c'était la première en présence de l'ancien chef des bourreaux, désormais jugé pour crimes contre l'humanité. ]
Francis Deron
Article paru dans l'édition du 29.02.08
Terrible ! pour tous ce jour là ! la vision de tous ces fantômes...
Que de cette épreuve de vérité et de catharsie collective naisse un nouveau Cambodge !
"Le voyage commence là où s'arrêtent nos certitudes..."
Mingalaba, Sawasdee, Xin chào, Tjomreab Souor, Selamat datang, Sabaidee
Le photographe de tuol sleng: entre regrets et creation d'un musée à ALONG VENG
Source : lefigaro.fr --
Enrôlé par les Khmers rouges à l'âge de 10 ans, Nhem En prenait des clichés des détenus du lycée-prison de Tuol Sleng
IL Y A CETTE FEMME au regard indigné et qui porte son enfant endormi, ce gamin à l'oeil poché, une lourde chaîne autour du cou, droit comme un I, cet homme aux yeux exorbités ou encore cette jeune fille apeurée qui fronce les sourcils. Tous étiquetés « contre-révolutionnaires » par les Khmers rouges et condamnés à la torture puis à la mort.
Les visages qui hantent les couloirs de Tuol Sleng, musée du génocide dans les quartiers sud de Phnom Penh, disent la résignation, la confusion, l'horreur. « Machine à broyer les hommes », Tuol Sleng, de son nom de code S-21, fut l'antichambre de la mort pour 14 000 détenus entre 1976 et 1979. Avec une minutie extrême, Nhem En a saisi leur regard au travers de son objectif. L'homme, qui a « photographié la mort plus de 10 000 fois », veut aujourd'hui « affronter l'épouvante de Tuol Sleng ». « J'étais un maillon de la machine de mort khmère rouge. Même si je n'ai pas commis de crime, j'y participais », explique au Figaro l'ancien photographe en chef du centre de tortures et d'épuration.
Excuses publiques
Pour remplir les fichiers d'une administration avide de rapports et de notes, la section de Nhem En devait prendre des photos d'identité des prisonniers à leur arrivée à Tuol Sleng, de ceux qui étaient morts en captivité, et des détenus importants après leur exécution.
Khmer rouge irréductible pendant 26 ans, Nhem En vient de faire des excuses publiques. « Je demande pardon aux familles des victimes. Je regrette profondément, mais personne ne pouvait aider qui que ce soit », a-t-il affirmé le mois dernier.
Plus de trente ans après les faits, ses états d'âmes semblent un peu tardifs. Mais c'est la première confession publique d'un ancien cadre khmer (fevrier 2007) rouge. Nhem En parle de « prise de conscience », il veut « ouvrir un chemin vers la réconciliation nationale » et « faire comprendre à la nouvelle génération la cruauté du régime de Pol Pot ». Il a aussi des projets pour Anlong Veng, minuscule village niché en contrebas de la chaîne des Dangrek, dans le nord du pays, dont il est vice-gouverneur. Nhem En imagine un musée exposant ses photos des dirigeants khmers rouges et de leurs victimes. « Je ne fais pas l'apologie de Pol Pot », assure-t-il. En homme d'affaires avisé, il budgétise son projet : 50 000 dollars.
Nhem En, homme râblé de 46 ans, parle avec véhémence de ses années passées à S-21, clé de voûte de l'appareil de sécurité khmère rouge. « Je n'ai jamais tiré le moindre plaisir de ce travail. J'étais toujours anxieux de rater un cliché. »
Machine à obéir
Il savait tout des tortures, des décharges électriques, des ongles arrachés avec une tenaille, de la suffocation avec un sac plastique. « Je voyais les souffrances des prisonniers, j'entendais les hurlements des hommes torturés, les cris des enfants arrachés à leur mère. Je savais qu'ils étaient innocents. Mais si j'avais manifesté la moindre émotion, j'aurais été tué. » Alors il cadre, déclenche et attend le prisonnier suivant. « Jusqu'à six cents par jour, un toutes les deux minutes, calcule-t-il. Je ne réfléchissais jamais à l'utilisation de mes photographies. » Un jour de 1977, « j'ai reconnu dans le viseur le visage de mon cousin Chhan. Il était accusé d'être un agent de la CIA. Je n'ai rien dit, même quand on l'a emmené à Choeung Ek - champ d'exécution à 17 kilomètres de Phnom Penh. »
L'histoire de Nhem En est celle d'un gamin de 10 ans ramassé dans son village de Kampong Cham en 1971 pour chanter à la gloire du Front d'union nationale du Kampuchéa qui devait « libérer la société cambodgienne du régime pro-américain du général Lon Nol ». Orphelin de mère, fils d'un paysan très pauvre, solidement bâti, il a toutes les qualifications requises pour un enfant soldat : malléable, en quête de reconnaissance. Il sera une machine à obéir aux ordres, d'abord sous-fifre assigné au portage, puis chef d'unité. Adolescent vif, il est sélectionné pour étudier la photographie en Chine. À son retour à Phnom Penh en mai 1976, il est nommé photographe en chef à Tuol Sleng. Il a 16 ans.
En janvier 1979, le Vietnam envahit le Cambodge et renverse le pouvoir khmer rouge. Nhem En, lui, suit l'Angkar (l'organisation khmère rouge) en direction de la frontière thaïlandaise. Il photographie les activités dans les maquis khmers rouges de l'ouest du pays. Puis se replie aux côtés de Ta Mok à Anlong Veng, jusqu'à sa défection en 1995.
Contacté par Nhem En, Youk Chhang, directeur du centre de documentation du Cambodge qui accumule depuis 1995 les pièces à conviction contre les dirigeants khmers rouges, dit avoir été « touché par l'acte de contrition » du photographe. « Ses photos montrent un autre univers, celui des Khmers rouges. Elles peuvent aider à comprendre ce qu'il s'est passé durant ces années d'horreur. »
Youk Chhang remarque « une épidémie d'excuses » chez les anciens cadres khmers rouges d'Anlong Veng à l'approche du procès. « Les excuses ont un corollaire : il faut répondre de ses actes », rappelle-t-il.
Anlong Veng, le dernier bastion des Khmers rouges, fait l’objet d’un grand projet de développement touristique, récemment approuvé par le Conseil des Ministres. Le plan prévoit de rénover 21 maisons ayant appartenu à des chefs révolutionnaires, dont Pol Pot lui même, mais aussi des hangars ayant servi à stocker du matériel militaire. Selon le Premier ministre Hun Sen, cette initiative permettra "aux visiteurs de connaître la vie des derniers dirigeants du régime génocidaire". Un guide devrait d’ailleurs voir le jour, pour retracer les derniers moments du régime Khmer Rouge, et leur ralliement au gouvernement. Si l’idée d’un tel développement est approuvée, reste désormais à en définir le coût et le calendrier.
L'ex-photographe de S-21 a déclaré avoir reçu l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour son projet dans le district d'Anlong Veng.
Aujourd’hui membre du conseil du district d’Anlong Veng, Nhem En souhaite avec son futur musée attirer les touristes dans ce district, connu comme le dernier bastion des Khmers rouges.« Mais c’est bien plus que cela, argumente-t-il. Créer un tel mémorial avec des photos de prisonniers et des vidéos de l’époque de Pol Pot, c’est aider à la préservation de l’histoire du Cambodge. Je ne fais pas ça à la gloire des Khmers rouges, mais afin que les futures générations en connaissent d’avantage sur leur passé. »
Actuellement en construction, le musée devrait ouvrir en décembre. Mais il manque encore des fonds pour mener à bien le projet.
« J’ai fait appel à des ONG pour obtenir de l’aide. Dans tous les cas j’irai jusqu’au bout du projet, même si cela doit me coûter beaucoup d’argent », affirme-t-il
I’m starting a discussion about guides in the Mekong Delta because we’ve just finished our trip in this region and had a hard time finding a French-speaking guide. We had Thanh—she speaks French really well and travels all over the delta region, including Ho Chi Minh City. She’s super friendly and flexible. I recommend her wholeheartedly. If it can help someone...
Feel free to contact us for her number.
Hi everyone,
I couldn’t find any recent info on Kuching.
Can anyone recommend a hotel or guesthouse for under 100 RM that’s nice and affordable? No dorms, please.
Also, does it rain a lot in November, and is it still worth visiting Semenggoh or Bako?
We’ll be arriving in Phnom Penh this coming January and we’re thinking of starting our trip with a stop in Kampong Cham, then Kratie.
After Kratie, we’re considering heading toward Siem Reap with a stop in Kampong Thom.
That said, I’m not really sure how long the Kratie–Kampong Thom journey might take or how complicated it is.
Does this stop on the way to Siem Reap seem like a good idea to you?
If we don’t visit the Sambor Prei Kuk site, are there still any walks or sights worth checking out in Kampong Thom?
Silly question—backpack or hard-shell suitcase for the Sepilok, Kinabatangan, Tioman, KL trip?
I’m struggling to fit all my son’s and my stuff into the 70L backpack... and I’m thinking a suitcase would be easier, but I’m not sure if it’ll work for getting around.
Hi there,
I didn’t plan to return to Thailand this year, but my health conditions mean it’ll be the best place for me to stay between two trips to India. The tourism setup there is so well-organized that it’s the most "comfortable" country for a short visit. Thailand feels too sanitized for my taste, and there’s too much religion, Buddha, and the King, but it’s still the best option given how my health has been evolving. I’d considered two weeks in ThaTon for hiking, but I got too sick from the burn-offs during my trips to the mountains around Chiang Rai. So I’m not sure where to go this year. Definitely not the sea, touristy spots, or the mountains with burn-offs...
After a stay on Koh Phayam this coming November, I’d like to spend 2 or 3 days on Koh Phra Thong before heading further south.
Do you think it’s doable to leave Koh Phayam early enough to catch the 10 AM boat from Khura Buri to Koh Phra Thong? The next one isn’t until 4 PM, which would cost me a whole day.
I’m planning a trip to Indonesia, specifically Sulawesi and Java, in September for 10 days.
I don’t know this part of the world at all—any advice is welcome!
I’ll be traveling solo and would also love tips on meeting other travelers or locals.
Hello everyone,
Not long ago, I used to travel as a couple, but my husband has since passed away, and I’ve decided to set off again. The trip I took to Cambodia in January 2025 did me a world of good.
I’m now considering Thailand, a destination we never included in our plans because even 15 years ago, people said it was too touristy. Still, I’m thinking about the itinerary below, but I don’t feel up to arranging buses, trains, or guides on my own while I’m there. I’m looking for one or more drivers and have been in touch with an agency, but their offers are just copy-paste group tours that I don’t want.
So, if you have any contacts, experiences, or advice, I’d be so grateful if you’d share them with me. Here’s my rough plan:
Arrival in Bangkok
Ayutthaya (2 nights)
Kanchanaburi (2 or 3 nights)
Sangkhlaburi/Sai Yok (3 nights)
Sukhothai (2 nights)
Lampang (I’ve planned 3 nights, but that might be a bit much—it depends on what time I arrive in the city)
Chiang Mai
Chiang Dao
Pai
Chiang Rai
I was thinking about the Mae Hong Son loop—thoughts?
What do you think about staying overnight at the Golden Triangle?
When I look online, of course, I can find agencies that organize tours to national parks, etc.
I’m retired but in great physical shape. I’d rather go hiking than sit in hot springs with crowds of tourists who’ve all arranged meet-ups. I don’t want to spend a day at an elephant camp, and I don’t want to visit Karen villages.
I’d love to hear your advice.
Thank you all,
Hi,
On September 1st, we're heading to Kalimantan for six weeks, probably from Pontianak to the Derawan Islands.
I've scoured this site, which is usually my go-to 😉, and others like VoyageForum, but recent info is pretty scarce.
I'd love any tips on places you've visited—our itinerary is still a work in progress.
We're two couples traveling with backpacks, using buses, boats, guesthouses, and homestays.
Thanks in advance!
Hi everyone,
Could you share your thoughts on my 3-week itinerary?
We’re a small group (family + friends) of 12 people, planning to leave around January 21, 2027.
Here’s my itinerary:
3 nights in Bangkok
4 nights in Chiang Mai
3 nights on Koh Samui
3 nights on Koh Phangan
4 nights in Krabi
4 nights in Phuket
I’m also open to any great tips you might have...
Thanks, everyone! Alain.
Hi,
From Malacca to get to Jerantut, is it better to go back to KL and take a bus from there, or take a bus to Tampin and then a train? Any feedback on the "Jungle Train"? (duration, price, comfort, etc.). Thanks
Hi there,
We’re planning a 3-week family trip next summer with our three kids, who’ll be 8, 8, and 7 years old.
After some research, we’re leaning toward Malaysia to combine nature/forests and paradise beaches. The idea is to introduce our kids to the country’s culture, nature, and wildlife.
We want a great trip but without splurging on luxury options like high-end lodges and resorts. We’re looking for comfort with a touch of authenticity—basically, a good middle ground.
I’ve started putting together an itinerary and would love your expert advice and tips to help us build this amazing trip with our little ones.
Day 1: Departure from France
Day 2: Kuala Lumpur
Stay at a hotel near the airport or KL Sentral.
Just one night.
Day 3: Morning flight to Sandakan (Borneo).
Stay in Sepilok
Day 4: Sepilok:
* Orangutan Center
* Malayan Sun Bear Center
* Rainforest Discovery Centre
Day 5: Depart for Kinabatangan.
Boat safari in the late afternoon.
Day 6: Sunrise safari.
Jungle walk.
Evening safari.
Day 7: Final safari.
Return to Sandakan.
Flight to Kuala Lumpur, then to Kota Bharu (or overnight transit depending on schedules).
Day 8: Transfer to the port.
Boat to the Perhentian Islands.
Days 9 to 13: Perhentian Besar
5 full days.
* Snorkeling
* Hiking
* Turtle watching
* Wild beaches
* Relaxation
Day 14: Return to the mainland.
Bus or private car to Taman Negara.
Hi there,
I’m planning a family trip (my wife and I, both 47, and our two sons, aged 5 and 12) to Malaysia for the last week of June and the first two weeks of July 2027.
We used to love road trips as a couple, then as a trio, but since our second child arrived, we’ve taken a break with "camping village" style trips.
Now feels like the right time to get back to our old habits, while adjusting the pace for the kids.
We’re craving Asia. We’ve been lucky enough to visit Thailand, Indonesia (Bali and Lombok), and Sri Lanka before.
Friends have raved about Malaysia, so we’re definitely tempted.
For those who know and love Malaysia, what would be a good itinerary starting from Kuala Lumpur, with a maximum of 3-4 stops? We’d like a mix of culture, nature, and relaxation (just to clarify, we’re not big beach fans). All of this without rushing, of course.
Hi everyone,
We’re heading to Flores and then Bali at the end of September.
We’ve already visited both but this time, once we’re in Labuan Bajo, we’d like to take a boat to the Komodo Islands to see the famous Komodo dragons.
I don’t want to sleep on the boat—just a day trip would be perfect.
Does anyone know a reliable and friendly provider to recommend?
Thanks in advance, and have a great summer!
Summer seems to be the best time weather-wise for Bali.
And since summer’s when we can take a long trip, let’s go for Bali... even though we know it’ll be *packed* with people!
So we’ll steer clear of the island’s south...
Our current plan (19 days on the ground, 7 stops):
- 4 Nights (3 days) in Ubud
2 days for rice terraces / activities (Tegallalang, Campuhan Ridge, Monkey Forest, Bird Park, coffee plantation, market (?), dance "pestacle," cooking class and/or spa)
1 day with a driver for the Temples (Pura Gunung Kawi, Tirta Empul Spring, Pura Mengening, Goa Gajah...)
- 2 nights in Sidemen (1 day for Pura Kehen + Batur Caldera + Pura Besakih and 1 day to relax in the rice terraces)
- 3 nights on Gili Meno (Rest and beaches) from Padangbai
- 2 nights in Amed (1 day from Padangbai with the Abang rice terrace and Tirta Gangga baths, and the next day a boat tour in Amed)
- 4 nights in Pemuteran (1 day for transfer and rest, 1 day to visit Kawah Ijen, and 2 days of snorkeling at Menjangan Island)
- 2 nights in Munduk (1 day with the Dayang rice terrace and the 3-waterfall hike, 1 day at Pura Ulun Danu Bratan)
- 2 nights in Jatiluwih (1 day in the rice terraces, and on the last day, we’ll stop by Pura Taman Ayun in Mengwi and Pura Tanah Lot before catching our red-eye flight).
Accommodations in homestays or hotels.
Transportation to be arranged on-site with the lodgings (?)
Boat to Gili Meno to book in advance (?)
Kawah Ijen excursion to plan ahead (?)—check with the homestay (?)
Thanks for your thoughts/comments to help us explore this destination...
After reading and researching, we're planning the following stops in Cambodia in January 2027:
- Phnom Penh
- Kampong Cham
- Kratie
- Siem Reap
- Battambang
- Kampot (round trip)
I'm wondering about the direction of these stops, which could also influence our international flights.
Either a round trip from Phnom Penh in the order above.
Or landing in Siem Reap with the following order:
This second option would save us the Battambang - PP - Kampot trip but means doing a round trip to Battambang from Siem Reap and placing the "highlight of the trip" (Angkor) at the beginning of our stay.
We’ll be arriving in Phnom Penh this coming January and we’re thinking of starting our trip with a stop in Kampong Cham, then Kratie.
After Kratie, we’re considering heading toward Siem Reap with a stop in Kampong Thom.
However, I’m not quite sure how long the Kratie–Kampong Thom journey might take or how complicated it is.
Does this stop on the way to Siem Reap seem like a good idea to you?
If we don’t visit the Sambor Prei Kuk site, are there still some walks and/or things to see in Kampong Thom?
Hi there,
We’re planning to travel from Chiang Rai to Luang Prabang next November.
We’d like to take a slow boat from Chiang Khong—or rather from Huay Xai in Laos—with an overnight stop in Pakbeng.
Could you let us know if the boat still leaves Huay Xai in the late morning? If so, what time roughly, and what’s the price for the trip?
Thanks for your help!
Alod
We (3 adults: 68, 65, and 25 years old) are just back from a short trip to the Philippines, and I’d like to share a little summary of our journey. First of all, I’d like to thank everyone who contributes to this forum about this destination and answers the questions of those who aren’t familiar with it. I should also mention that my comments are personal and don’t reflect anyone else’s opinions. Since I don’t have any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the sights, hotels, and restaurants.
Preparations:
We chose this destination in December and quickly booked our flight tickets (540 € with Turkish Airlines) for a departure on February 16 and return on March 5, 2019. We then contacted two French-speaking tour operators based in Manila, asking them to put together an itinerary based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and our budget. We wanted to see the rice terraces in northern Luzon, the hanging coffins in Sagada, before flying to the Visayas (Bohol, Siquijor, etc.), and the Taal Volcano, while limiting our nights in Manila as much as possible. In the end, we opted for Alize, whose itinerary and quote matched our request almost perfectly. Our exchanges helped us refine our circuit.
International flights:
The round-trip flights went smoothly. Turkish Airlines, while not at the level of Asian or Gulf airlines, does the job just fine.
Day 1:
We landed on time (6:15 PM) on Monday, February 16, at Terminal 3. We exchanged our euros (near the car rental counters), and I can confirm the exchange rate was very good. On the way to the St. Giles Hotel (decent and affordable for a transit night), we got our first glimpse of Manila’s dense traffic. The Makati district, where our hotel was located, offers a wide choice of restaurants, so we grabbed a quick bite to recover from the trip.
Day 2:
This day was dedicated to transferring to Banaue. Fortunately, we had a comfortable van and an excellent driver for this journey, which took all day (8 to 9 hours with stops). We got a taste of driving in the Philippines—and it’s terrifying. You wouldn’t want to drive on these roads. The first thing that struck us was the relatively good condition of the roads and the cleanliness (a change from other Southeast Asian countries). This impression lasted throughout our trip. Around 6 PM, we checked into our room at the Banaue Hotel (large, charm-free, but with a beautiful view of the rice terraces).
Day 3:
With the help of a local guide, we took a jeepney to Batad. And then—wow! The rice terraces form an amphitheater overlooking the small village. Under the sun, it’s simply spectacular and breathtaking! Even though we’re familiar with rice terraces (Sapa, Bali, Thailand, etc.), we were dazzled by so much beauty. We spent the day walking along the terrace walls. This place is timeless and fully deserves its UNESCO World Heritage status. However, we returned to the hotel exhausted (due to our ages and lack of exercise). We had dinner with our driver at the Las Vegas restaurant in the center of Banaue. The meal was decent, cheap, and the Filipino owner played the guitar to accompany our dinner.
Day 4:
Today, our driver took us to Sagada. The mountain road offered spectacular landscapes (about 1.5 to 2 hours). Along the way, we stopped in Bontoc to visit the small but interesting anthropological museum. It features old photos and various objects from the Ifugao tribes, as well as a reconstruction of primitive dwellings.
We then went on a short hike in Sagada with a very friendly local guide who explained the region’s funeral rites. The walk started at the communal cemetery before reaching “Echo Valley,” where we saw the first coffins hanging on the cliff. We continued to the “Underground River” and a small waterfall, ending our journey in the “Lumiang Cave” burial cave. All in all, this day was very interesting. On the way back, we made a few photo stops.
In the evening, on our driver’s recommendation, we ate at the “Bistro,” a French enclave in the center of Banaue (good pizza, roasted quail, homemade fries).
Day 5:
Today was a transfer day. To limit fatigue and nights in Manila, our tour operator arranged a flight from Clark to Tagbilaran (Bohol), saving us 2 to 3 hours of driving. But to catch our flight, we had to leave very early: 5:30 AM. Our kind driver dropped us off on time at the airport. To use it, we had to pay a 150 PHP tax per person. The Philippine Airlines flight (15 minutes) left early and was far from full. Upon arrival, we were taken to the Loboc River Hotel, on the banks of the river of the same name. A very charming lodge lost in a tropical garden. We stayed in a stilt cottage overlooking the river. We relaxed a bit in the lovely pool. This place is really great—the staff is charming, and the food is excellent for a reasonable price.
Day 6:
This day was dedicated to exploring Bohol. The program was classic, starting with the tarsier sanctuary. We saw a few specimens in a small garden, each pointed out by a staff member. It was both good and disappointing because the animals were in pseudo-freedom in a small enclosure. Then we went to the “Chocolate Hills” and climbed 240 steps to admire the panoramic view of the hills—but by 10 AM, it was crowded. On the way back, we stopped at the butterfly garden, which was uninteresting: tiny, with few butterflies. We consoled ourselves by photographing beautiful flowers. To please our teen, we stopped at the Loboc Eco Tourism Adventure Park and crossed the river lying down, suspended from a steel cable (300 PHP). Finally, we had the traditional lunch-cruise on the Loboc River. It was a factory-like experience, and the meal was unremarkable. The only good thing was the singer on each boat and the lush vegetation. Afterward, we visited colonial churches and the cathedral, remnants of the Spanish presence, before returning to the hotel for a well-deserved dip in the pool. Note that for those interested, there’s an arena near the hotel where cockfights are held every Sunday—something Filipinos are passionate (if not obsessed) about.
Day 8:
Very early departure for the port. We boarded a *banca* in search of dolphins. After about an hour of sailing, we were lucky enough to spot around a hundred dolphins. Our boat then headed to the small and charming island of Pamilacan. After a walk through the little village, we came across locals traditionally building a boat. They told us it takes about a month to finish their outrigger boat. Then we had to choose our snorkeling spot between the coral garden, the fish park, and the turtle enclosure. Note that a fee is charged for each spot: 150 PHP per place and per person. It felt a bit like we were being ripped off, especially since the spots weren’t amazing—we’d see much better on Apo for much less. We had lunch on the island at one of the many small eateries (350 PHP per person).
Days 9 and 10:
On our return, we were taken to the Bohol Sea Resort on Panglao Island, where we stayed for 2 nights. It’s a small, recent establishment in a quiet corner of the island. It’s relaxing—maybe a bit too much. It has a nice pool and access to Danao Beach, but the view is blocked by a flotilla of boats. We didn’t try their diving school. The meals were good. If we had to do it again, we’d skip this stop to spend more time in Negros.
Days 11 and 12:
We took a fast ferry (Ocean Jet) from Tagbilaran port to Dumaguete and were taken to the Thalatta Resort, about 20 km away near Zamboanguita. We stayed there for 2 nights. Let’s just say it was our favorite. It’s a small place facing Apo Island. The rooms are simple, and the pool, nestled in a magnificent tropical garden, is fantastic. The staff is friendly, and the meals are very good. The hotel has its own diving center (snorkeling gear provided) and its own boats. We booked the Apo Island excursion: 1,350 PHP per person, including lunch. It was incredible: magnificent corals, colorful fish, and turtles of all sizes. The crew was endlessly kind and didn’t hesitate to dive to guide us to the best spots. In short, a perfect day. This site is ranked among the top 5 diving spots in the Philippines.
Since we were lucky enough to be there on a Wednesday morning, we explored the surprising Malapay Market, a 10-minute walk from our hotel. You’ll find numerous stalls selling vegetables, fruits, live or dried fish, and handicrafts. Enclosures are set up for selling livestock (calves, zebu, pigs). There are also restaurants. We were lucky to see two pigs roasted traditionally on a spit. There are few Europeans, and the people are warm. A great moment.
We left this beautiful place with regret because we didn’t have time to visit the island or go swimming with whale sharks.
Days 12 to 15:
From Dumaguete port, we took a short crossing (1 hour with Ocean Jet) to Siquijor Island to reach the Coco Grove Beach Resort. A beautiful hotel nestled in a spacious tropical garden. Several restaurants and bars, 4 pools. Despite the size of the place, it remains intimate. You can snorkel (corals and fish) right in front of the beautiful beach. We stayed in a very pleasant duplex suite. For those interested, there’s a spa and a diving center. You can also take the Apo Island excursion (offered at 1,950 PHP).
We spent our days relaxing between the pool and the beach. In the evening, the sunsets over Negros and Apo were stunning.
We booked an island tour with a comfortable tricycle from the hotel (1,500 PHP). The circuit was classic and allowed us to go around the island. We discovered beaches, the famous 400-year-old ficus tree with its enormous roots, and its equally famous foot bath with its cleaning fish. Then we visited the St. Isidore Convent before heading to the Cambugahay waterfalls and their four pools. The setting is idyllic, and the water is surprisingly good—we had a lot of fun swimming. We had dinner at a restaurant overlooking the island, where you can see Apo, Cebu, and Negros. In the end, Siquijor turned out to be a real little tropical paradise.
Since the hotel restaurants were expensive, we dined at nearby establishments: Fuego (clean, good—excellent raw fish—and quiet), Chekesch (louder), and the very pleasant Baha Bar, which brews its own beer and offers more refined cuisine.
Days 15 to 16:
We left at dawn to return to Dumaguete and its airport by ferry. We had breakfast at the Coco Grande Hotel, an annex of the previous one. The Philippine Airlines flight went smoothly. A driver took us to the town of Taal. We stayed at Paradores Del Castillo, right in the heart of the old town. It’s a charming old house with only 6 rooms. The various rooms are decorated with antiques—a real little museum. The garden is pleasant and opens onto the town.
It’s an old early 19th-century house converted into a hotel, beautifully arranged with 6 rooms in the heart of the city. The restaurant in the garden is very pleasant and offers a panoramic view.
We visited an old Spanish house before heading to the beautiful Basilica of St. Martin of Tours, one of the most beautiful religious buildings in the Philippines. A mass was in progress, allowing us to gauge the Filipinos’ fervor before we could visit. When we left, it was dark, and we could admire the illuminated building. We ended our evening by exploring the night market with its many fruit and skewer stalls. A nice surprise.
In the morning, we were taken to the shores of Taal Lake, an ancient caldera where a second volcano has formed in the middle of the lake, which in turn contains another lake. We boarded a *banca* to reach the island in the middle of the lake. This was followed by an uphill walk, made difficult by the high temperature (36°C) and the dust on the path. The dust was worsened by the many horses carrying (or bringing back) the less courageous. To illustrate the difficulty of the climb, the trail is marked by the Stations of the Cross and its 14 stations. We were panting while our guide trotted far ahead. Our effort was rewarded when we reached the summit and its viewpoints over the inner lake and the surroundings. The wisps of smoke seen here and there confirmed we were on an active volcano. Inside the lake, there are supposedly 45 small volcanoes, one of which emerged during its last eruption in 1911.
On the way back, we had lunch by the lake before returning to Manila and the Bayleaf Hotel, whose main merit is its location in the Intramuros district. In the late afternoon, we walked along the walls of the old city.
We had dinner on the hotel’s panoramic terrace overlooking the city and the bay.
Day 17:
Last day! Our tour operator joined us for a tour of the Intramuros district. He enriched the visit with comments on the history, geopolitics, and economy of the Philippines. We visited the Manila Cathedral, destroyed 7 times in the past (6 earthquakes and the 1945 bombing). It’s beautiful, and its stained glass is magnificent. We couldn’t enter the San Agustin Church, the oldest Catholic building in Manila. We passed by the memorial to the Battle of Manila, which claimed over 100,000 lives. We visited the area around Casa Manila, which was closed on Monday, and had a drink at Barbara’s cabaret, located in a historic house. A very enriching morning.
Then we went to the Mall of Asia, the world’s largest shopping mall, to buy some souvenirs (Kultura store) before being taken to the airport. We exchanged our last pesos at the buying rate right after check-in.
The return flight went smoothly. We regretted not being able to use the facilities of Istanbul’s new airport, as its opening was delayed by another month.
Finances:
In the end, we spent 1,640 € for the international flights, 4,200 € for the stay (hotels, visits, various transports) with the agency (whose professionalism we can only praise), and about 700 € for meals, tips, and souvenirs.
Summary:
Luckily, we had beautiful weather throughout our stay, with temperatures between 26 and 35°C. Discovering the Philippines was a wonderful experience. The diversity of the landscapes, the kindness of the Filipinos, the cleanliness, and the truly delicious fruits (especially pineapples and mangoes). We were never harassed, unlike in many touristy countries. On the other hand, the food, though generally cheap, wasn’t exceptional.
Since this country is so vast, we might return in the near future.
Though I’m not a specialist on this destination, I’m happy to answer your questions based on my experience.
So, my flight tickets have just been booked for a trip to Cambodia from November 4th to 27th, 2025.
I’ll be traveling solo and want to explore this amazing country while getting a bit off the beaten path.
I’m arriving in Phnom Penh and also departing from Phnom Penh.
My goal is to travel as much as possible by bus and scooter.
What itinerary would you recommend?
What are the must-do things?
I’m open to all tips and info.
Thanks in advance for your help and responses.
We got back enchanted from a 6-week trip to Cambodia!
Our itinerary: Kampot - Kampong Chhnang - Battambang - Siem Reap - Kampong Cham - Sen Monorom (Mondulkiri) - Banlung (Ratanakiri) - Kratie - Kampong Thom - Phnom Penh.
We traveled by bus, minivan, boat (between Battambang and Siem Reap), overnight bus, scooter, tuk-tuk, and rickshaw for shorter distances. We stayed in guesthouses, homestays, and even in the jungle during a trek.
While the Angkor temples are fabulous, it’s the people you should visit Cambodia for—the "Land of Smiles" truly lives up to its nickname! Tourists gather in Angkor but are quite rare elsewhere, even though the country is easy to travel around.
I won’t describe our trip in detail but instead highlight a few favorite moments.
From Kampot, don’t hesitate to head out around 6 AM to see the fishermen return and their wives selling their catch (just 10 minutes away by the coast). Guaranteed picturesque!
In Battambang, known for its food scene, we discovered a cooking class with Smokin’ Pot (authentic Khmer cooking class). They pick you up from your guesthouse to shop for ingredients (we made fish amok and beef lok lak) at their village market, then cook and eat together. A private class—just the two of us! They also send the recipes via WhatsApp as a PDF. +855 12 821 400
In Siem Reap, I can recommend a francophone tuk-tuk driver who was very attentive to our wishes. We visited tourist spots but also more remote villages and local grilled-pork restaurants with him. He’s a wealth of information about local life, and chatting with him was a real pleasure—we left with regret! You can reach him on WhatsApp: Vung Hem, +855 96 614 0146.
We did a 2-day, 1-night trek in Mondulkiri. Don’t expect a super dense jungle—it looks more like a forest similar to ours. But Nara, our Bunong ethnic guide, made the experience adventurous and ultimately very immersive! WhatsApp +855 86 630 489
Bee Bee’s Chalets homestay: If you pass through Banlung in Ratanakiri, we *loved* this family and their budget-friendly bungalows. Playing Uno, enjoying Nita’s cooking (ask for her fish amok—amazing!), it was a true homestay experience! Contact Nita on WhatsApp: +855 88 818 5525.
In Kratie, rent a scooter and follow the Mekong north for 40 km at your own pace. Being so close to the locals was a treat! Same goes for heading south if you have time.
Kampong Thom: Head 25 km out to visit the pre-Angkorian temples of Sambor Prei Kuk. Around a hundred monuments spread across three sites… and hardly anyone there!
A few practical tips:
Though prices are often listed in dollars, you can always pay in riels (1 USD = 4000 riels), which is what we preferred.
PassApp: An app to book tuk-tuks or rickshaws (and most importantly, know the price upfront).
Virak Buntham: A bus company connecting several cities, bookable online.
Feel free to ask me questions about places, accommodations, etc.—I’d be happy to answer!
We’re planning our second trip to Thailand (2 weeks on-site, late April/early May) as a family with our 5- and 7-year-olds.
On our first trip, we visited Bangkok, Ayutthaya, the River Kwai, Koh Lipe, Koh Phi Phi, and Khao Lak. We especially loved Koh Phi Phi for its limestone cliffs and lush vegetation, as well as Koh Lipe for its crystal-clear waters and snorkeling.
This time, I’m thinking of spending 7 days on the islands. I was considering Koh Tao and Koh Phangan. We’d like some scenery, snorkeling right from the beach, and a bit of atmosphere—but not too much (just enough to grab dinner in the evening).
For the other part of the trip, we’re torn between Chiang Mai and Khao Sok. One or the other… or both? We don’t want to rush, but we’re really nature-focused, so we won’t be hitting too many temples…
Hi there, I’ll be on vacation in Malaysia in November and plan to spend 5 days in Penang. After that, I’d like to visit some temples and places in Butterworth or nearby, and also explore the city. Since I usually get around on foot, which neighborhood would be best for me—meaning within a 30-minute walk of attractions, street food stalls, bus lines, etc.? Thanks in advance for your help!
Françoise
Hello, it’s been a while since I last asked for your help on this forum—I’ve really missed it! I hope you’re all doing well, whether you're new or returning members.
I’m planning a trip from February 6 to 18, 2027, with my sister (we’re 47 and 50—time flies!). I’ve got my eye on a flight from Paris that lands in Bangkok on February 7 at 3 PM, with a return flight from Bangkok on February 18 at noon.
My sister has never been to this destination, and it’ll be her first time in Asia. Her priorities: beaches, sunshine, and cocktails by the shore. For me, I love that too, but I also enjoy exploring, nature, forests, and a bit of comfort (mixing guesthouses and higher-end hotels with pools). A little evening entertainment would be great, but not too much—good cocktails in a nice atmosphere rather than a rave party ;-). And I can’t help but dream of taking her on a little trek through a tropical forest (guaranteed memories and laughs, though she might curse me at the time) and showing her some karst landscapes.
I’ve been to Thailand before, but it was 15 years ago...
The idea is to give her a taste of Bangkok for 1 or 2 nights, a few days on an island (but which one...?), a tropical forest excursion with 1 or 2 nights on-site (Khao Sok?), and then back to Bangkok.
For the "main" island, even after reading the *Guide du Routard*, I’m still undecided. It’s hard to find a place that ticks all the boxes without feeling as crowded as the French Riviera in August: Koh Lanta? Khao Lak (though it’s not an island)? Koh Tao (I could maybe get my PADI certification, but I’m afraid she’d get bored, and it might be better to save that for a solo trip)? Koh Yao Yai (I worry we’d be bored in the evenings)? What a dilemma!
Thank you if you’ve read this far! Feel free to share any advice—it’ll all be warmly welcomed.
Here’s a rough outline of the itinerary (I’d rather skip a night in Bangkok if needed):
· Saturday, February 6, 2027: departure (overnight flight)
· Sunday, February 7, 2027: arrival at 3 PM, probably at the hotel by 6 PM, evening in Bangkok (overnight in Bangkok)
· Monday, February 8, 2027: day in Bangkok (Wat Pho and a floating market?) (overnight in Bangkok)
· Tuesday, February 9, 2027: travel to Koh Lanta or another island (flight to Phuket or Krabi?) (overnight on island "x")
· Wednesday, February 10, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Thursday, February 11, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Friday, February 12, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Saturday, February 13, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Sunday, February 14, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Monday, February 15, 2027: travel to Khao Sok—nighttime excursion to Khao Sok (overnight in Khao Sok)
· Tuesday, February 16, 2027: exploration and hike in Khao Sok (overnight in Khao Sok)
· Wednesday, February 17, 2027: return trip to Bangkok (overnight in Bangkok)
· Thursday, February 18, 2027: return flight to Paris at noon
I’m planning a trip to Cambodia and was set on visiting the Ratanakiri region, which seemed to match what we love most in terms of landscapes: forests, jungle, greenery...
However, as I started looking into the area, I read that deforestation there is massive, and some of the info on the topic is years old—the situation hasn’t improved since, unfortunately.
So my question is: is Ratanakiri still worth visiting, and does it justify the long travel time and distance to get there?
I’ve seen that jungle treks are possible, but from experience, I know guides sometimes hesitate to venture deep into the forest and stick to shorter walks along the edges of parks.
Hi there,
I’ve found so many tips and reviews on this forum, so it’s my turn to contribute a little.
We spent just over two weeks with our family, with the following itinerary:
- Hanoi: 5 days
- Halong Bay: 3 days and 2 nights
- Tam Coc: 3 days
- Mai Chau: 2 days
- Sapa: 3 days
We got around by bike, scooter, Grab, and bus.
Our main accommodations were homestays and hotels in Hanoi.
We visited lots of museums, temples, and neighborhoods in Hanoi.
We did a 2-day, 1-night trek in Sapa with May, a Hmong local, without going through an agency.
A few small regrets: the weather was overcast, and we couldn’t make it to Fansipan, but nothing major 😅. We also couldn’t find transport to get from Sapa to Mu Cang Chai.
Other than that, this trip will stay in our memories for the kindness of the Vietnamese people, the connections we made, the food (street food, homestays...), the coffee 😋, the landscapes, and how easy it was to get around...
Our goal was to take our time and focus only on a small part of northern Vietnam.
If you need any tips or recommendations, don’t hesitate to ask.
Looking forward to hearing from you.
Cédric.
Hi there, we’re landing at Hanoi Airport and would like to head straight to Cao Bang without going into Hanoi. Does anyone know if there are buses that go directly from the airport to Cao Bang (especially in the early afternoon)? Thanks in advance!
Hi everyone,
I’m currently working on a 30-day itinerary for May/June 2027.
10 days in eastern Java (Malang, Bromo, waterfalls, Meru Beriti Park, Banyuwangi, and Ijen), a short transit in Ubud for a few days, then Flores before heading back to Jakarta.
We’ll spend 15 days in Flores (the classic route: Moni, Bajawa, Riung, Ruteng, ending in Labuan Bajo).
I’d love some firsthand feedback on flights to Maumere or Ende from Bali Denpasar. I know there are no direct routes and that you have to connect through Labuan Bajo or Timor (I think), which isn’t an issue in itself.
But I’ve read here and there that flights to these destinations can be delayed—or worse, canceled—and that it’s better to fly in and out of Labuan Bajo, which isn’t exactly ideal...
Thanks for any tips or experiences you can share!