Je m'adresse à ceux qui ont tout quitté pour partir en voyage quelques mois/années et qui sont rentrés.
Car c'est bel et bien ce que j'ai fait. J'avais un boulot qui m'offrait une belle qualité de vie, des amis formidables, des activités qui me satisfaisaient. Mais... j'avais envie de me confronter au monde et de découvrir notre belle planète. J'y ai réfléchi (non, ce n'était pas une fuite), j'ai tout quitté et je me suis lancée.
3 ans à voyager en solitaire en Asie, à approcher au plus près les ethnies les plus diverses.
Et puis bon, je suis rentrée définitivement il y a quelques mois.
Et aujourd'hui j'aimerais savoir comment s'est passé le retour pour ceux qui ont vécu cette même aventure.
Il y t'il eu un avant/après dans votre mode de vie? Ou finalement on laisse une part de nous là bas et on endosse très facilement notre vie d'antan?
Et au niveau pro, avez-vous repris un travail dans le même domaine d'activité ou avez-vous changé de secteur?
Là j'avoue être en recherche de travail et je me rends compte que mon trou de 3 ans passe mal. Comme si j'avais passé 3 ans à me rouler les pouces.. Bref.. j'ai l'impression qu'on me punit pour être allée jusqu'au bout de mon rêve.
Donc voilà, en résumé: comment s'est passé votre retour?
On parle beaucoup des préparatifs d'un voyage, je crois qu'il est important de parler du retour.
je ne voyage pas sur des durées aussi longue que toi, ca va de 4 à 9 mois .
Mais même après ( si peu ) de temps, le retour fais à chaque fois très mal, pourtant la vie en voyage est une adaptation permanente ...
A chaque retour je constate que je m'éloigne peu à peu des mes amis car je change d'état d'esprit (normal ).
Niveau boulot je retourne voir mon ancien patron qui me reprend en intérim quelques mois pour remplir les caisses et là aussi c'est douloureux, certes j'ai la chance de retrouver un boulot mais le fait de revenir exactement comme la veille du départ, déstabilise un peu , du coup j'ai l'impression de partir en vacances 1 semaines ou 2 ....
Ton voyage de 3 ans peut être un réel atout au yeux de patron ouvert d'esprit, il montre que tu as eu le courage de prendre ta vie en mains, que tu as réussi à te débrouiller toi même et que tu es motiver .
Ne culpabilise surtout pas d'avoir réaliser ton rêve
Et voilà je venais de finir ma réponse quand une mauvaise manip a tout effacé 🤪.
Je disais donc que je suis une voyageuse de pacotille à coté de toi mais que je suis bien d'accord sur le fait qu'on parle tjs de l'avant, du pendant mais rarement de l’après un grand voyage. C'est pourtant ce qui me semble le plus difficile et de loin.
Comment reprendre une vie normale après avoir connu tant de moments extraordinaires? Comment retrouver une vie sédentaire quand on a eu l'habitude de découvrir sans cesse de nouvelles contrées (et les habitants qui vont avec)? Et surtout comme se recréer un réseau amical qui n'a aucune idée des expériences qu'on aura vécu d'où surement un sentiment d'isolement!
Bref, nul doute que ça doit être bien compliqué mais c'est aussi un vécu d'une richesse extraordinaire qu'il faut savoir mettre en avant (auprès d'un employeur notamment).
Rien qu'avec ton parcours on peut être sure que tu es courageuse (une fille en plus!!), avec une ouverture d'esprit et une capacité d'adaptation hors du commun, qualités qui intéressent sans nul doute le monde du travail.
Je ne doute pas que tu finiras par croiser la route d'une entreprise qui saura le reconnaître et je te souhaite pleins de belles expériences à vivre pour la suite.
Christelle
PS : merci pour le lien de ton blog (mais je n'ai pas trouvé le post dont tu parles), je vais me régaler pendant des heures😉
Le monde est comme un miroir, si tu lui souris, il te sourit aussi!
Je trouve en effet important de parler de l'après-voyage, de ce décalage certain avec notre entourage, de la mutation nécessaire le moi ici et le moi là-bas (Ôter sa peau de voyageuse prête à tout pour toucher au plus près les populations locales et revêtir celle de citadine qui se fond lambda dans la société occidentale), de certains préjugés rencontrés dans ma recherche d'emploi (voyageuse=instable..).
En résumé le retour est réconfortant, j'avais envie et besoin de revenir mais je me confronte aussi aux difficultés d'après voyage.
Mais j'ai confiance et je ferai comme d'habitude: me battre pour arriver à ce que je veux, et j'y arriverai. :)
En résumé le retour est réconfortant, j'avais envie et besoin de revenir mais je me confronte aussi aux difficultés d'après voyage.
Mais j'ai confiance et je ferai comme d'habitude: me battre pour arriver à ce que je veux, et j'y arriverai. :)
Tu verras, heureusement (ou malheureusement, selon comment on considère le fait 😉) on se remet vite dans le bain.
Quant à ta recherche d'emploi, essaye de mettre en avant ce que ton voyage peut t'avoir apporté : la pratique des langues étrangères (avec amélioration certaine !), ta faculté d'adaptation aux divers milieux, ton aisance à trouver des solutions aux problèmes inattendus, tes qualités d'organisatrice, etc...
Bon ben là désolé mais tu n'as pas fini d'en baver avec ce genre de jugement.
J'ai plus de 50 ans, ça fait quand même un bail que je voyage et que tout mon argent mis de côté est consacré aux voyages. Ben ça n'arrête pas: pour mon entourage je suis le mec instable par excellence !
Tu as sûrement raison quand tu dis que tu l'entendras dans le cadre professionnel, mais je t'assure aussi que tu l'entendras ailleurs, dans les relations familiales, amicales ou amoureuses notamment.
Faut faire avec.
La "stabilité"* qu'on nous inculque dès le plus jeune âge, moi, elle me fout la trouille.
*Achat de la maison à 40 ans, les géraniums sur le balcon, le dimanche chez la belle-mère, la BMW à l'abri au garage, les 3 semaines de vacances au camping des flots bleus tous les étés, etc, etc, etc...
"Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs" (N. Bouvier)
Bonjour Emilie , et aussi Chouhibou, voyageurs au long cours.....
Pour ma part, j'ai toujours beaucoup voyage et toujours eu du mal a revenir, jusqu'au jour ou j'ai fait comme toi Emilie, j'ai tout laisse et suis partie en laissant tout derriere (et non ce n'etait pas une fuite non plus !).
Le voyage prend alors une autre saveur, on apprend beaucoup sur soi, sur les autres et sur la vie.
Et forcement on est decale et on se decale de plus en plus des 'autres'.
Pour integrer, ou re-integrer un systeme quel qu'il soit (et dieu que la societe francaise est un systeme a part entiere), il faut savoir qui on est et ce qu'on veut preserver de soi-meme....
Apres un long voyage comme le tien, tu peux bien plus que d'autres faire des comparaisons, voir ce qui 'cloche' ou ce qui fonctionne bien. Tu as des souvenirs, des images, des experiences plein la tete. Tu as forcement une longueur d'avance, un decalage par rapport a ceux qui 'sont restes', et ils n'aiment pas ca, c'est normal, c'est humain.
Peu a peu tu feras le tri de ce qui t'importe le plus, et tu te feras ta petite place ici ou ailleurs.
Pour rebondir sur ce que dit Chouhibou a propos de la stabilite ou de l'instabilite, je me demande comment aujourd'hui une societe qui fait du zapping continuel sur tous les sujets, peut encore qualifier quelqu'un d'instable ? C'est de l'hyprocrisie pure !
Eh bien moi, c, était 3 mois et je me suis aprecu que les amis s, éloignent car ils ne vivent pas la meme chose du tout.On en sort enrichi mais comme le disait Jean Lemire, voyage de 17 mois sur le Sedna en Antartique, il disait donc que le retour est toujours plus difficile que le départ, nous sommes déphases, ça prend un bout a se remettre dedans , a cesser de comparer etc
ce post est très intéressante, jusqu'à aujourd'hui nous ne sommes partis que sur des périple de 1 mois (travail oblige..) pour vivre notre passion du voyage.
Nous envisageons un tour du monde très prochainement et sur nos expériences déjà vécu nous avons ressentis un peu la même chose que vous a savoir une certaine distance avec les autre qui ne comprennent pas toujours notre démarche.
Le faite de partir loin peut faire peur à nos proches ce qui peut expliquer le réaction parfois je pense.
La magie du voyage c'est d'aller au bout de nos rêves...
Lors de notre traversée des USA en 5 semaines il nous a fallu 1 bonne semaine pour nous en remettre...mais l'essentiel c'est d'avoir vraiment vécu? non?😉
Amicalement
Les voyageurs du 49
La vie c'est comme une boite de chocolat....on ne sait jamais sur quoi on va tomber....
2010-2013 A la Découverte de L'Europe
2014 Traversée des USA, Départ Tour du Monde 16 Janvier 2016
Notre blog sur http://autourdumonde.no-ip.org/blog
Tu décris un état entre deux, lorsqu'il faut quitter une réalité pour en apprivoiser une autre. Mais la vie, loin de s'étirer comme un long fleuve tranquille, n'est elle pas un assemblage parfois harmonieux, parfois chaotique de pleins et de déliés qui dessinent, et tracent à chacun son chemin ?
Chaque bouleversement joyeux ou tragique bouscule, opère un tri dans les repères, les certitudes et les repositionne différemment... ne faut-il pas alors relativiser ces moments, pauses nécessaires décidées ou imposées dans nos vies qui bougent tout le temps, et les considérer comme salvateurs ?
Une histoire d'amour lorsqu'elle a été belle et qu'elle s'achève... que l'on ait soi même écrit le mot "Fin" ou pas... et qu'il faut continuer sans une part de nous qui est restée dans les ruines.
La naissance d'un enfant, son arrivée dans une vie solitaire ou de couple n'est-elle pas aussi perturbante, cataclysmique (quoi qu'on en dise) que le retour de n'importe quel long voyage ?
La perte brutale d'un être cher n'est-elle pas un tsunami dévastateur lorsqu'on songe à l'après qu'il faudra continuer et/ou reconstruire ?
Les retours de voyage, déplacements spatio-temporels qui nous ramènent au port... ou passage de l'ombre (mélancolique parfois) à la clarté après un voyage intérieur... sont des moments face à soi-même, où il faudrait simplement accepter de ne pas faire, de ne pas savoir comment faire, de ne pas avoir envie de faire (cela reviendra... 🙂)...
Moments quelquefois plus délicats, plus compliqués que de courir à travers le monde, mais aussi riches d'enseignements...
Quant à brandir en guise d'épouvantail une grossière caricature de stabilité, hum...
Si la société propose des modèles de bonheur qui peuvent sembler effrayants lorsqu'on est à l'aube de ses choix, des rêves pleins la tête et l'envie de s'inventer un chemin... à plus de 50 ans, on sait qu'il existe d'autres manières de faire, loin d'être aussi grimaçantes que les clichés éculés : "Achat de la maison à 40 ans, les géraniums sur le balcon, le dimanche chez la belle-mère, la BMW à l'abri au garage, les 3 semaines de vacances au camping des flots bleus tous les étés"...
Et qu'il y a entre les extrêmes stabilité/instabilité une infinité de nuances et de chemins de traverses qui permettent à chacun de tracer sa route...
Hein, Chouhibou ? 🙂
J'entends de plus en plus parlé de ce sujet : le retour.
Beaucoup de monde le négligent alors qu'ils partent pour un certain temps malheureusement pour eux à leur retour.
Je pense que c'est très important de préparer un retour après plusieurs mois, années ne serais ce que mentalement !
Je ne peux pas vraiment juger car malgré quelques voyages, je ne suis jamais partis pour une "longue" durée mais cette expérience se rapproche de moi à grands pas et j'essaye de m'y préparer un maximum pour ne pas être complètement perdu lors de mon retour.
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Alors moi je suis partie avec mon ami pendant 15 mois en tour du monde, nous avions tout quitté, famille, amis, appart et nos CDI. Nous sommes rentrés en juillet et il faut le dire, le retour est dur, nous l'avions préparé, mais ça a été et c'est même plus dur que ce que j'attendais. Pas tant pour le boulot, soit les recruteurs s'en foutent, soit ils trouvent ça positif, on me l'a dit en entretien comme étant un atout car ouverture d'esprit. On m'a fait plusieurs propositions d'embauche mais j'ai du mal à trouver quelque chose qui me donne réellement envie. Mon ami rebosse, moi aussi, mais je trouve la vie un peu fade par rapport à ce que l'on a fait. Quand je regarde nos photos, je me dis, wahou, c'était quelque chose d'incroyable.
Pour ce qui est des amis, c'est différent quand même, on a évolué pendant ce voyage, et on est rentré, les choses étaient les mêmes, on se rend aussi compte que nous ne pouvons pas partager ce qu'on a vécu avec nos amis, c'est très perso. Je pense aussi qu'à part bosser nous n'avons pas de projet et je crois que c'est une erreur.
Pour Emilie, j'ai envie de dire qu'il faut en effet tomber sur le recruteur ouvert d'esprit, après en fonction du milieu professionnel dans lequel on bosse, peut être que ça change quelque chose.
Moi je dis toujours, j'avais un rêve et je suis allée au bout, maintenant je voudrais recommencer (bon ça je le dis pas).
Ca va venir, c'est une question de moment, d'opportunité et aussi une part de chance.
Bon courage pour tes recherches en tout cas.
Lxve
Julie et Thomas - LXVE
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Kola , la voix de la sagesse , très fine analyse ; et qu'en termes élégants ces choses là sont dites !
Il n'est pas évident de gérer le quotidien avec ses hauts et ses bas , en voyage tout se met entre parenthèses et au retour eh bien il faut rouvrir la parenthèse .
Maintenant pour ce qui concerne :
cette certaine distance avec les autre qui ne comprennent pas toujours notre démarche.
Tout le monde n'aime pas forcément les voyages , et trop insister sur ses récits de voyages avec les autres , peut être pris pour une certaine condescendance .
Et surtout ne pas les gaver de nos photos qui la plupart de temps n'intéressent que nous .
Je ne viendrais parler que de l'état d'esprit au retour et des rapports qui changent vis à vis de sa famille et de ses amis....
Nous avons décidé à la retraite de partir au Vietnam, pays de mon mari... pour ... trois mois, six mois, neuf mois et maintenant dix mois sur douze.... - Cela fait de longues périodes et je me rends compte que cela constitue maintenant la trame de notre vie...et la trame de notre caractère. - Nous n'avons pas bien évidemment le souci de retrouver du travail, ce qui modifie sans doute le problème, mais le ressenti, au retour, est bien là.
Nous sommes quasiment déconnectés de la vie en France..... de toutes les modifications de vie aussi bêtes que un changement de contrat edf.... ou une nouveauté en matière télé ou autres...car ici, c'est TV5 monde, point final... quand ça marche et quand ce n'est pas censuré..... - Donc toutes sortes de petites choses changent... et nous sommes complètement à côté de la plaque que nous rentrons. - Par contre, les amis ????notre rapport à eux a changé, mais nous n'avons pas perdu l'amitié : simplement ils sav ent que nous ne correspondons plus que par internet, skype, hangout, etc...et également par les forums puisque je profite de ma présence dans un pays que je connais maintenant fort bien pour tenter d'aider ceux et celles qui voudraient venir le visiter... et qui ne savent pas grand chose de cette destination.
La première question est souvent : "t'es où" au Vietnam ou ailleurs...- c'est devenu notre statut : voyageur à l'étranger au long cours.. chez nous les volets s'ouvrent et se ferment, tout le monde est habitué...les voisins surveillent la maison, me demandent comment on fait pour.... aller en Thaïlande - évidemment, vu de loin, ils ont également les yeux bridés... nous sommes devenus "les qui sont toujours partis".... mais au final, peut être parce que ça donne des idées à ceux qui n'ont pas franchi le pas...nous possédons une certaine aura...😉 c'est tout un style de vie qui inspirera d'autres retraités comme je pense en avoir aperçu dans cette discussion..
Pour clore, je dirais que, sans doute justement parce que le problème emploi ne se pose plus, nous avons trouvé une vie parfaitement équilibrée là-bas, assortie de retours où nous sommes un peu paumés, mais que nous ne regrettons pas d'avoir choisie, ; passer du temps, des mois, des années loin de chez soi est un plus, tant par la différence de vie, la diversité de tout, l'adaptation nécessaire à toutes sortes de variantes dans notre vie..qui nous obligent à se fondre dans les habitudes qui n'étaient pas les nôtres... mais qui le deviennent... au détriment de celles européennes.
Voilà pour le ressenti du retour.... qui n'interviendra que l'année prochaine, bien loin dans l'année.... Alors pour le moment, on vit... je ne suis pas certaine de pouvoir dire aussi franchement ce verbe lorsque je rentre.😕
Bien cordialement - Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..
Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
Intéressant comme histoire !
C'est vrai qu'à partir du moment où la question de l'emploi est résolue, ça fait un frein en moins.
Par rapport aux rapports qui évoluent avec les autres (famille, amis), je pense qu'à partir du moment où l'on "s'éloigne" d'eux et qu'on a choisit un autre rythme de vie, de vivre ses rêves, c'est une suite logique que nos rapports avec eux changent 😉
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Très jolie réponse, et très vraie... Les choses ne sont pas noires et blanches, même si parfois j'en ai l'impression. J'ai parfois le sentiment qu'en voyage j'ai tout, et qu'ici tout est compliqué, mais la réalité n'est pas vraiment celle-là. De plus en plus je cherche à accepter les moments de non-voyage comme des moments de vie à part entière, où je développe des choses que je ne peux pas faire en voyage, en tout cas moins facilement, comme les liens avec mes proches.
L'essentiel je crois est de réfléchir à ce que l'on veut, à ce que l'on peut, et à trouver la meilleure façon possible de concilier les deux... en gardant à l'esprit que si on ne suit pas son rêve, les autres nous demanderons de suivre le leur !
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
"A partir de Zaghreb, la pluie s'en mêle. Je traverse un orage, puis deux, puis trois, puis quatre. Là, je commence à désespérer d'arriver un jour. Derrière le cinquième orage, je devine un ciel moins chargé. Je serre les dents et traverse l'épaisse muraille noire; Chaque camion doublé est une petite victoire tant le mur d'eau est épais. Mes vêtements de pluie n'arrêtent plus rien depuis longtemps et le froid me prend. Je passe Milan et sors de l'autoroute pour dormir.
Dernier jour. Torino, Tunnel de Frejus. France. Tout semble irréel.
Les autoroutes sont chargées. Dans une station essence, un troupeau de motards richement équipés fait sa ballade digestive sur des 1200 cc bien astiquées. L'un d'eux, sort de la boutique, m'aperçoit et lance : "650 GS mono, pas fiable !".
Si j'étais moins fatigué j'aurais bien envie de lui répondre : Merci pour l'accueil mon gars ! Vas donc faire le tour du pâté de maisons sur ton jouet qui brille ! Bleuette affiche 20300 km au compteur depuis le départ, elle a franchi 20 frontières, effectué 6000 km de pistes dans les pires conditions, traversé puis retraversé le désert de Gobi, la steppe kazakh, un gros morceau de Sibérie, des centaines de nids de poule, d'escarpements, des températures inconcevables...Pas fiable ???!!! ....Restons calme !
Peut être la fatigue accumulée commence à peser un peu sur mes nerfs... Je lui jette un sourire amusé.
Je repense au salut Motard Ukrainien, le bras levé bien haut, tout le corps tourné vers l'autre motard, les joues gonflées par le sourire sous la visière, je repense à Gennadi, Roman, Alexander, Vladimir, Stas, Victor et Paul les kazakhs, je repense à la fraternité, des motards russes, je repense à Ivan, Vova, Volek, mes amis de Crimée, je repense aux mongols qui n'hésitent pas à parcourir 300 km en "planéta" sur des pistes inimaginables et désertiques...
Je suis rempli de tous ces paysages, tous ces gens rencontrés, tous ceux qui m'ont aidé d'une manière ou d'une autre, parfois en griffonnant un petit bout de plan ou en me faisant un sourire. Je n'oublie pas l'hospitalité des Kazakhs, le vieux soldat tchétchène, l'accueil mongol, Le regard surpris des chinois, toutes les mains russes qui se sont tendues pour m'aider à rentrer...Je suis touché au coeur.
Il est temps d'arriver à la maison pour cuver tout ça.
Grenoble, Valence, Le Rhône, Saint Laurent du Pape, Saint Fortunat, Dunières, puis la petite montée vers Silhac...Vigilance des derniers instants pour ne pas me faire accrocher par l'une des valises alu, sur cette route trés étroite...
Nicolas a préparé une petite pancarte de bienvenue. Bleuette se pose dans la cour où elle restera trois jours sur la béquille sans que personne ne la touche. Didier et Céline sont là, Corinne apporte l'apéritif, de quoi manger... Perle vient se faire caresser.
Nous rions de Bonheur !
Plusieurs heures après, je ne réalise toujours pas que je suis chez moi. Il faudra des jours !"
Salut Emilie,
C'était l'avant dernier message de mon blog de voyage. Ardèche-Chine à moto, seul en 2010.
Depuis, pas un jour sans qu'une pensée, même fugace, ne me ramène sur les pistes parcourues, auprès des gens rencontrés...
Lorsque je suis rentré, je pensais que j'étais définitivement sevré. Erreur...
Pour toi c'est peut être encore un peu tôt. Tes préoccupations immédiates sont de te réinsérer ici.
Mais je ne serais pas surpris si dans 2 ou 3 ans, tu sentais comme une ébullition progressive, une envie chaque jour plus forte... de repartir.
Dans le retour, puisque c'est le thème de la discussion, il y a plein de choses, simples ou difficiles, mais à la fin, le désir plus ou moins conscient de vagabonder à nouveau...
Moi je dis toujours, j'avais un rêve et je suis allée au bout, maintenant je voudrais recommencer (bon ça je le dis pas).
Ca va venir, c'est une question de moment, d'opportunité et aussi une part de chance.
Bon courage pour tes recherches en tout cas.
Lxve
Tu sous-estimes les recruteurs qui souvent voyage à l'étranger pendant leur vacance. Ils se doutent bien que tu as envie de repartir après toutes les choses que tu as vu d'où le refus de pas mal de recruteur (à quoi bon embaucher une personne qui va nous lâcher d'ici peu).
Un CV a était déposer à l'entreprise il y a quelques mois. 24 ans et déjà 3 ans à voyager à l'étranger. Le boss a vite considéré que c'était une personne instable professionnellement (jamais plus de 6 mois dans la même entreprise). Et vu que ces voyages apportent rien au poste demandé => NEXT.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).
Un CV a était déposer à l'entreprise il y a quelques mois. 24 ans et déjà 3 ans à voyager à l'étranger. Le boss a vite considéré que c'était une personne instable professionnellement (jamais plus de 6 mois dans la même entreprise). Et vu que ces voyages apportent rien au poste demandé => NEXT.
Je suis d'accord avec toi, et je pense que cela peut effectivement se passer comme tu le dis. Après, ce qu'il faut voir aussi, c'est que lorsqu'un recruteur a ce raisonnement, c'est aussi sûrement le signe que c'est une entreprise un peu "rigide" dans lequel le voyageur de retour aurait eu bien du mal à se plaire... Certaines entrerpises travaillent différemment, de manière plus souple et plus humaine, et je suis intimement convaincue que c'est dans ce genre d'entreprises que la plupart des voyageurs au long cours s'épanouiront le plus une fois rentrés.
J'ai bien conscience que ce n'est pas forcément facile à trouver, hein, mais ces entreprises existent pourtant...
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
Mon blog tour du monde 2011-2012, devenu blog voyages, puis de nouveau blog tour du monde en 2016, puis blog de mon installation à la Réunion : www.smilingaroundtheworld.com
Disons que dans les petite structures, le patron peut pas se permettre de "former" un nouveau tous les 6 mois surtout quand la recrue doit faire 50% du travail du poste (équipe de 2 personnes). 😕
Dans les grosses société ou le poste c'est 50% de glandage sur internet (you porno, doctissimo, etc...), c'est bien plus facile d'embaucher des personnes. Enfin, c'est mon avis.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).
Perso j'aurais tendance à penser l'inverse, comme quoi... Je te rejoins pour les toutes petites structures où c'est effectivement compliqué, mais je pense que dans des structures intermédiaires, gérées de façon "familiale" (15-20 personnes) les choses peuvent être plus souples que dans les grosses boîtes où les choses me semblent plus rigides, en tout cas sur ce type de projet...
Après c'est vraiment employeur-dépendant je pense. Perso j'ai l'expérience d'un congé sans solde facilement accordé dans une grosse boîte, avec démission quelques mois après le retour et nouvelle embauche dans une petite structure d'une vingtaine de personnes. "L'antécédent" de voyage au long cours n'a pas posé problème pour la nouvelle embauche. Après, quand les voyages commencent à être multiples, c'est sans doute différent... mais on a bon espoir pour notre prochain départ quand même ;-)
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
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J'ai demandé à mon boss* si je pouvais prendre 4 mois de congé sans solde (+ un mois de congé payé). Sur le principe il est d'accord. Il va juste voir si cela ne va pas lui coûter de l'argent (il y a déjà les 10% de prime de précarité pour le CDD de mon remplaçant 😕 c'est donc pas gagné)
* boulangerie de 16 personnes
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).
Pour ma part, un mois après mon retour je peux enfin partager mon expérience, j'ai trouvé du boulot 1 jour après mon retour de deux mois entre Nouvelle-Zélande et Polynésie !
En ce moment, j'ai un peu plus de repos qu'au départ et je ne peux m'empêcher de réfléchir, de trop réfléchir et je n'ai qu'une seule envie c'est de repartir rapidement !
Je m'étais préparer mentalement au retour, mais c'est vrai que lorsqu'on a le temps de trop réfléchir c'est assez compliqué, dans mon cas du moins 🙁
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).
Arf oui, c'est compliqué de rentrer... et finalement ça n'est pas si simple non plus de repartir ! Depuis mon retour de TDM en 2012 je ne rêve que de repartir, et maintenant qu'on s'en approche il y a pas mal de choses qui compliquent l'affaire, notamment des opportunités professionnelles qui sont à saisir maintenant si elles m'intéressent, et qui n'attendront pas mon retour... Pas si simple de faire la part des choses ! enfin, ça me rassure de lire que tu as retrouvé du travail facilement, je me dis que moi aussi ça devrait le faire... (je suis dans une branche qui recrute).
"La liberté existe toujours, il suffit d'en payer le prix" - H. de Montherland
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Oui c'est vrai que c'est compliqué, il faut savoir faire les bons choix aux bons moments 🤪
Pour ma part, j'ai l'opportunité d'investir en achetant un appartement mais j'hésite beaucoup de peur que ça me retienne lorsque je voudrais repartir pour une longue période... 🙁
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Oui c'est vrai que c'est compliqué, il faut savoir faire les bons choix aux bons moments 🤪
Pour ma part, j'ai l'opportunité d'investir en achetant un appartement mais j'hésite beaucoup de peur que ça me retienne lorsque je voudrais repartir pour une longue période... 🙁
Bonsoir,
Oui acheter un bien... quand on va le laisser longtemps, je l'ai fait... c'est ce que j'appelle un fil à la patte : gros le fil : assurance en surprime car on est absent plus de 90 jours par an.... peur des dégâts, érosion du bien, etc..... - mon tout petit conseil..: vaut mieux louer, placer l'argent, et ne pas avoir cette entrave... qui existe bien.
Cordialement - Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..
Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
Oui j'avais en tête à la base de le mettre en location 😉
Mais le fait de le mettre en location, puis d'apporter un apport au départ fait que je ne pourrais plus mettre de côté autant d'argent que maintenant et ça repousserai le prochain gros voyage, et j'ai du mal avec ça 🤪
Drogué du voyage...🏴☠️
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.
Oui j'avais en tête à la base de le mettre en location 😉
Mais le fait de le mettre en location, puis d'apporter un apport au départ fait que je ne pourrais plus mettre de côté autant d'argent que maintenant et ça repousserai le prochain gros voyage, et j'ai du mal avec ça 🤪
Drogué du voyage...🏴☠️
Bonsoir,
Oui drogué, addict... on ne sait plus les mots ... et pour être en vadrouille plus des trois quarts de l'année...avec chaque quinze jours des paysages, des gens, des villes nouvelles..... franchement, le retour à la maison me semble être une chose des plus aléatoires maintenant et je crois bien qu'il y a un moment où on coupe les amarres...🤪
Réfléchis bien... je vous comprends, mais l'herbe est tout de même plus verte ailleurs...vraiment...😉
Cordialement - Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..
Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
L'autre côté de la médaille par contre c'est que ça fait un bien fou d'avoir un chez sois où l'on se sent bien quand on rentre d'un long voyage. Bien moins déprimant que de devoir squatter chez une connaissance dans une chambre de qq mètres carrés en ayant ses affaires éparpillées dieu sait où...
Il faut tout mettre dans la balance et peser le pour et le contre avant de prendre une décision finale.
Ce matin a Hanoi le bloggeur Nguyen Chi Tuyen s est fait moleste par la police. Pourquoi ? Pour avoir ecrit un article critiquant le regime. Et oui la ou l herbe est plus verte c est la aussi ou gouverne une dictature. Le Vietnam est un des pays les plus corrompu de la planete, un pays qui ne cesse de baffouer les droits de l homme, la liberte de la presse et liberte d idees tres mal menees. Nombres de dissidants sont en prison, d autres ont ete executes. Et oui dans ce delicieux pays il y a encore la peine de mort. Systeme de sante totalement defaillant ou la corruption bat ici aussi son plein tout comme dans le systeme educatif. Avec un salaire moyen de 117$/mois et une inflation galopante je vous laisse imaginer comment la plus grande partie de la population voit la belle herbe verte que certains envient. Ajouter a cela la tres faible protection des salaries, des infrastructures routieres defectueuses qui font du Vietnam un des pays les plus accidentogenes au monde, des villes ultra polluees, des sols et des mers tres tres pollues aussi.
Vous l aurez compris, l herbe est bien plus verte chez notre voisin surtout lorsque l on vient y passer sa retraite avec une pension confortable donne par son pays d origine a l herbe toute grise.
Je vous vois venir : vous répétez les mêmes mots que sur un autre forum, dont je sais pratiquement qui vous êtes et on appelle ça d'un nom délicieux "un troll".
Je ne commenterais pas vos assertions : vous auriez tot fait de remettre une gorgée de piment dessus.
Donc, je vous laisse éructer votre méchanceté - et je ne vous répondrai plus, on ne peut indéfiniment parler tout seul ??? n'est-ce pas..... à moins que vous ne ressortiez de votre manche des comparses prêts à ranimer le feu.
Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..
Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
Ne vous fachez pas. J ai pris comme exemple le Vietnam mais cela s applique aussi a la Birmanie, au Laos, au Cambodge et a la Thailande.
L herbe parait verte et fraiche lorsque l on va en vacances ou lorsque l on passe sa retraite dans une contree exotique. Mais y vivre avec le salaire d un local soudain l herbe a perdu de son moelleux 🙂
Je pense qu'un des problèmes du retour c'est le manque d'objectif qui nous donne l'impression de subir et de dériver.
Certes cet objectif peut-être de repartir mais il peut aussi être de trouver un travail valorisant dans lequel on veut s'investir.
Je pense honnêtement qu'un recruteur sent la différence ...
Dans le cas où tu envisages de repartir un jour, donne à ton éventuel employeur une durée sur laquelle tu peux t'engager avant d'envisager autre chose, à partir de cette durée ton futur employeur peut évaluer si la formation et le temps d'adaptation "s'amortit".
En effet c'est sur des bases gagnants - gagnants qu'on construit les meilleures bases.
La "Ville-Etat" suivant le poncif des journalistes: Singapour affiche une réussite éclatante: Celle du bon goût dans ses réalisations architecturales, urbaines…
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet…
Réflexions de voyageurs › Asie du Sud-Est · 68 replies
UNe petite réflexion car c'est étonnant de lire dans des messages, au demeurant souvent fort intéressants, des phrases du style: tu seras tranquille, c'est pas…
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les…
Suite aux quelques propos que j'ai pu échanger avec Thuan sur un autre topic et ne voulant pas flooder indéfiniment le topic d'un autre membre, je crée ce…
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?