J'y vais aussi de ma petite contribution avec un extrait de notre carnet de voyage de mars dernier, décrivant notre étape à Vang Vieng. Nous avons été déçu, presque choqué, du comportement de la jeunesse occidentale en ces lieux. Alcool, drogue, tenue indécente, irrespect total, tout y passe .... Mais malgré cela, Vang Vieng et surtout ses environs méritent une halte vu la beauté et la diversité de ses paysages aux alentours. Louer un scooter, partir, sur les chemins terreux et poussièreux de l'Ouest, vers les grottes du Nord le long de la route principale, ou à pied pour des randos dans la forêt et la nature...
Nous avons adoré non pas Vang Vieng la décriée, mais Vang Vieng la belle !
Après une nuit encore un peu difficile, cette fois c'est le décalage horaire, la température au lever est très agréable. Nous prenons notre petit-déjeuner à la Sisavad. Bien complet, avec fruit, café et de la baguette, et chaude ! A 09h00, un van vient nous chercher. Nous sommes les premiers à embarquer. Mais nous ferons le tour de plusieurs guesthouses pour remplir le véhicule. Finalement, nous irons à Vang Vieng en bus. Le van nous dépose sur une esplanade en bord du Mékong, le point de rendez-vous pour ce véhicule plus gros. 3 bonnes heures de route plus tard, nous débarquons à Vang Vieng. Nous sommes rapidement pris d'assaut par des rabatteurs qui nous vantent les mérites de leur guesthouse. Sans succès pour nous, nous avons une réservation à la Maylin Guesthouse.
Une réservation faite par Patrick (alias Bmonkey), un Québecois rencontré au hasard d'une discussion sur Voyageforum.com en 2009 alors que nous rentrions de Malaisie. Patrick avait posté un message fort sympathique et nous avions échangé quelques mots en messages privés. Le contact était resté et le hasard faisant bien les choses (c'est bien connu), Patrick et son amie voyagent cette année en Asie et notamment au Laos. Et le hasard faisant encore mieux les choses, il est Vang Vieng cette semaine. Via Skype, nous avons parlé et il m'a réservé mon bungalow. Elle est pas belle la vie ?
En sortant du bus, nous utilisons le plan du Lonely Planet et trouvons facilement la Maylin. L'établissement est de l'autre côté de la rivière et il faut traverser un pont. Un pont payant. Je connaissais les gardiens de phare, les gardiens de but, les gardiens de prison, et bien voilà les gardiens de pont. 4000 kips par personne l'aller-retour, 6000 si vous avez un vélo et 10'000 avec un scooter. Une entreprise privée, capitalisme à la lao, ou un vestige du communisme qui profite à l'ensemble de la communauté étatique des lieux ? Je ne le saurais probablement jamais. Et alors ?
Arrivés à la Maylin, notre bungalow est prêt. Et ce satané hasard est décidément bien luné, car nous devons avoir le meilleur possible, le No 15. La terrasse donne directement sur les formations karstiques qui entourent Vang Vieng. Un coin de paradis, avec le chant des oiseaux en prime, comme un bonus à la quiétude. Un bungalow tout simple, un bon lit avec ventilo et moustiquaire, une douche à l'eau froide et un WC, le tout sur pilotis. 70'000 kips la nuit, même pas CHF 9.-- pour les Suisses, EUR 6,50 pour les autres (taux de change tout personnel). Chaque bungalow a son petit carnet pour y inscrire ses consommations, la base, c'est la confiance.
Nous profitons du calme, et allez soyons fous, plutôt de la magie des lieux.
Patrick m'a laissé un mot avec son adresse à Vang Vieng. Il sera temps de faire connaissance de vive voix, le rendez-vous est fixé à 17h00. Avant cela, nous aurons le temps de parcourir Vang Vieng et ses rues dédiées au tourisme, vente de lunettes de soleil et de tongs en tête. Du tourisme oui, mais pas n'importe lequel. Celui des vieux ados ou des jeunes adultes, c'est selon, qui viennent prendre leur dose d'exotisme, mais sans céder un pouce à leurs valeurs bien occidentales : fête, alcool (sans compter quelques autre produits "happy") et déconnade. On est bien loin des standards du Laos. Comme une call-girl qui a pourtant tout pour plaire sans s'abaisser, Vang Vieng a ouvert ses cuisses à cette mode, endroit unique dans ce pays encore si pudique. Bien sûr, il ne s'agit que de mon avis et certains pourront s'offusquer de ce point de vue.
A17hoo, nous rejoignons Patrick et Melissa qui sont partis il y a plus de deux mois de leur Canada natal pour parcourir l'Asie. Après l'Inde et la Thaïlande, les voilà au Laos, avant de mettre le cap sur le Cambodge, le Vietnam et la Malaisie. Quelques échanges virtuels via le net, et maintenant des échanges bien réels. Une bien belle rencontre, des échanges sur nos vies respectives, nous sommes sur la même longueur d'onde. D'ailleurs rendez-vous est pris pour un tour en moto demain dans les environs de Vang Vieng. Et dire que tout a commencé il y a deux ans par un simple message sur un forum.
Lorsque nous prenons le chemin du retour, la nuit est bien entamée. Petit stop dans la rue principale pour manger un petit plat, vérifier nos mails via le Wifi, avant de regagner la Maylin. En chemin, nous croisons les spécimens décrits plus hauts, bouteilles d'alcool à la main, le pas peu assuré. Une fille est même courbée en deux l'air absente, ses camarades s'inquétant pour elle. Décidément, ce côté de Vang Vieng est, excusez-moi de l'expression, vraiment à chier. Mais devant l'appât du billet, Vang Vieng se pose en victime consentante. Une vraie call-girl. Et pourtant, derrière cet habit de scène, il y a une autre facette, bien plus agréable. Nous le vérifierons demain.
L'air est frais, les insectes du coin nous jouent leur récital, la terrasse de notre refuge est un bonheur en cette fin de soirée.
Il faudrait expliquer aux coqs laotiens que les chants, c'est au lever du jour, pas pendant la nuit. Et en même temps, on pourrait glisser aux chiens du coin qu'un Rock Band d'aboiements, c'est cool, mais pas lorsque les deux pattes dorment !
Ah, voilà le Laos que nous étions venus chercher. Voilà le Vang Vieng derrière le rideau. Tout a commencé vers les 09h00 avec la location d'une moto presque en face de la Maylin. 60'000 kips la journée, le plein fait.
La moto : un scooter en réalité, de fabrication chinoise, solide comme un roc. Les vitesses ? Il faut s'y faire. Le levier a deux positions. Vers l'avant pour monter de la 1ère à la 4ème, vers l'arrière de l'axe pour rétrograder. Ce qui fait qu'au début il faut réfléchir, même pour un adepte de la moto comme moi.
Patrick et Melissa nous rejoignent et nous voilà partis pour la boucle de l'Ouest comme la décrit le Lonely Planet. Première étape après quelques kilomètres bien pratiques pour assurer son équilibre sur la piste caillouteuse et prendre confiance.
Première étape donc : la grotte de Khan. Nous allons rapidement apprendre la valeur d'un billet de 10'000 kips. Car tout fonctionne aux 10'000 kips dans ce tour. A la grotte, 10'000 kips pour pouvoir y accéder, le prix est fixe et non négociable. Un homme, d'un âge très respectable va nous servir de guide dans les cavités et il nous remet des lampes de poches qu'il nous loue le temps de la visite à 5'000 kips la pièce. Les cavités sont assez impressionnantes, sans être exceptionnelles. Une statue de Bouddha trône au fond de l'une d'entre elles. Je ne recommanderai à personne de s'aventurer dans ses grottes sans guide, ni lampe. Et de un parce qu'il est très facile de s'y perdre et de deux car elles sont parsemées de trous profonds d'où personne ne vous remontera. Petite précision, le chemin pour aller à cette grotte est un ancien lit de rivière, je vous laisse imaginer comme cela secoue en scooter ...
Retour sur la route principale, avec pour but le fameux Blue Lagoon. Le prix pour y accéder ? Vous le connaissez déjà. Mais là, je dois dire que cela les vaut largement, ces 10'000 kips. Une rivière qui forme un bassin profond et par je ne sais quel procédé, l'eau rend un ton bleu. L'eau est fraîche et claire, c'est un bonheur de s'y tremper. Des cordes formant des balançoires pendent de la branche d'un arbre, des sauts sont possibles depuis cette même branche. Et pour arranger le tout, il y a même une petite échoppe qui fait à manger ou des fruit shake. Quelques touristes, quelques familles laotiennes, ce n'est pas la foule. Nous y restons suffisamment de temps pour nous rafraîchir, mais il nous faut reprendre la piste pour être sûrs de boucler le tour avant la fin de l'après-midi.
La partie gauche du parcours va nous permettre de traverser plusieurs villages laotiens. Les enfants sortent en courant des habitations, agitant leurs mains et nous lançant des "Sabaidee !" en souriant. Les animaux, poules, vaches, cochons, vivent en parfaite liberté au milieu des gens. Pas de souci pour prendre des photos, même si chaque fois nous demandons la permission. J'oublie de préciser qu'en toile de fond, il y a toujours ces fameuses collines karstiques d'une beauté spéciale. L'Asie telle qu'on se la représenterait sur un dépliant touristique ...
Souvent, nous devons passer une petite rivière sur un pont. Un pont ? En fait, quelques planches de bois enjambant le faible débit de l'eau. Ma découverte d'hier au sujet des gardiens de pont se vérifie encore aujourd'hui. Devant chacun d'entre eux, il y a un petit abri et un péage (pas besoin de préciser combien...).
Nous finissons par arriver au village de Nagnao où à la sortie, nous voyons une maison avec une enseigne en bois et peinte à la main "Restaurant". Un petit en-cas n'est pas de refus, nous stoppons. Il y a là une famille qui tient le commerce. Un homme et sa femme, avec leurs deux magnifiques enfants, dont le dernier a quelques mois. Nous commandons et vu que dans un des plats il y a des légumes, l'homme part en courant dans son jardin et en revient avec un chou. Vous avez dit bio ? Le repas sera excellentet très bon marché (20'000 kips par personne), nous jouerons un peu avec les enfants. Malheureusement le dialogue est impossible, l'anglais leur est inconnu et notre lao est très limité. Posté sur le bord de la piste, combien de clients s'arrêtent là ? Sans doute pas beaucoup, à tort.
Nous continuons notre tour, lâchons encore quelques milliers de kips pour des passages de pont. Le retour par la partie droite est un peu moins intéressant, non pas que les paysges soient moins beaux, mais il n'y a qu'un seul village à traverser.
Nous ne sommes déçus que d'une seule chose : nous arrivons vers la fin de la saison sèche et toutes les rizières sont récoltées et vides. L'herbe est un peu brunie et brûlée par l'absence de pluie. Les mêmes paysages avec les rizières vertes de tiges devraient être féériques. M'enfin, on ne peut pas tout avoir ...
Retour à la Maylin vers les 16h00, nous sommes fourbus et surtout empoussiérés. Une bonne douche (froide) plus tard, nous voilà débarrassés des marques de la piste. Nous rendons notre monture, la tenancière n'y jette même pas un oeil. Patrick et Melissa nous ont quitté pour continuer leur périple asiatique, cela a été un réel plaisir de passer ces moments avec eux et de faire leur connaissance. Peut-être se reverra-t-on, à Montreal, à Genève ou ailleurs sur les chemins du monde ?
Un petit détour par un café qui propose le Wifi, juste après le pont payant, nous permet de nous connecter sur Skype et de parler à nos enfants. Puis, retour àla Maylin pour la spécialité de la patronne : le barbecue de poisson. Un beau et bon poisson grillé, avec de la citronelle dans ses entrailles. Un vrai délice. Quelques discussions aussi, avec des clients de la Maylin, des Français, des Suisse-Allemand, une Américaine, échange d'infos et de tuyaux entre voyageurs...
Comme hier, la température en soirée est très agréable. Un bruit de fond léger nous parvient des bars de Vang Vieng, mais sans que ce soit dérangeant. Chaque établissement ayant sa propre musique, je n'ose pas imaginer loger tout à côté...
Aujourd'hui, nous avons vu l'autre Vang Vieng, celui que la majorité des touristes ici ne daigne pas visiter. Et quel dommage, car Vang Vieng sous cet aspect est à découvrir.
Chapitre 4 : Vang Vieng (suite et fin)
Comme hier, la température nocturne a été très agréable. Moins de concerts animaliers aussi ou alors notre sommeil était plus lourd.
Deuxième journée de découverte des environs. Vu que nous partons sur le côté du village, nous louons notre scooter de l'autre côté du pont, afin d'éviter le péage du retour. 50'000 kips, à ramener avant 18h00, à l'un des premiers loueurs rencontrés. Ici, aucun problème pour louer un deux-roues, tout le monde en propose.
Nous voilà partis direction nord, sur la route de Luang Prabang. Quasi aucune circulation, donc quasi aucun danger. Il faut toutefois se méfier principalement de deux choses. Un, les trous. Ils sont assez nombreux sur le bord de la route et surtout profonds. Passer dans un de ces trous à 40km/h signifierait la chute immédiate et le début de sacrés ennuis. Deux, la circulation qui arrive en sens inverse. Elle se décale souvent pour justement éviter les trous et tout-à-coup se retrouve sur la voie opposée, donc la votre. Avec ces précautions de base, les risques sont très minimes.
Première étape : l'Organic Farm, à 4km de Vang Vieng. Une ferme écologique qui cultive des mûres, élèves des chèvres et fait de la culture biologique. La visite peut être guidée, mais seul cela va aussi très bien. Nous avons pu nourrir quelques chèvres, voir les mûriers qui sont des arbres et non des buissons épineux comme chez nous. Et pour finir, 2 thés de mûres, un chaud, un froid.
L'Organic Farm se situe au point de départ du fameux tubing (pour les initiés, la descente de la rivière Nam Song sur des chambres à air, les rives étant parsemées de bars...). Remarquez qu'on ne pourrait rater l'endroit, vu la musique à plein tube (c'est le cas de le dire). On se croirait à une rave party dans les Vosges vu le niveau des basses de la techno. Les Laotiens attirent les touristes, tous Blancs, avec des shots gratuits, et il n'y a pas que de la bière. Je ne parlerai même pas des produits additionnels, tout cela sous un soleil de plomb. Il y a plusieurs tyroliennes pour sauter dans l'eau, certaines à près de 10 mètres au-dessus des flots. Des pontons aussi et même un toboggan géant. Le souci est que certains sont déjà bien imbibés lorsqu'ils tentent les sauts. Et il faut lâcher la corde au bon moment sous peine de venir s'écraser sur les rives, chute qui serait quasi mortelle. Nous voyons quelques jeunes boiter, les pieds bandés.D'autres arrivent sur les lieux une bière à la main (la bouteille de bière au Laos fait 6,4 dl). Bref, vraiment pas pour nous. Bien sûr, on peut aussi faire la descente sans toucher à l'alcool, ce qui est tout de même plus sûr. Heureusement les accidents sont rares. Mais quel contraste entre les paysans laotiens qui cultivent les champs juste à côté et la jeunesse occidentale qui fréquente ces lieux. Même s'ils apportent leur contribution à l'économie locale, ces loisirs ne font pas que des heureux et des associations font des pétitions pour lutter contre la pollution sonore et les abus en tout genre. Chacun aura son avis sur la question.
Nous repartons vers le Nord, la route est magnifique et traverse quelques villages, avec des maisons sur pilotis, les animaux en liberté, les bananiers et toujours ces monts karstiques autour de nous. Nous allons jusqu'au village de Pathang, à quelque 25km de Vang Vieng. Il est au pied de ce que les locaux appellent "la Dent", vu la forme de la montagne qui le surplombe. La photo depuis le pont (tiens, gratuit celui-là) au début du village est magnifique.
Nous revenons sur nos pas pour visiter un trio de grottes peu avant Pathang. Cette visite est décrite dans le Lonely Planet comme le Triangle de Tham Sang. En arrivant, nous n'avons pas le choix, nous devons garer notre scooter sous un abri. Payant. 5000 kips. Mais le gardien veille sur nos casques. Bon.
Un pont (aussi gratuit, bizarre) enjambe la Nam Song pour aller sur la rive où les grottes se trouvent. La première est la grotte de l'éléphant, en fait plus une caverne qu'une grotte, où trône une statue de Buddha. Nous sommes les seuls Blancs ici et pas mal de regards se tournent vers nous. Le plus enhardi d'un groupe de Laotiens nous aborde et nous demande de faire une photo avec lui.Du coup, les autres se lâchent et finalement, nous poserons avec tout un groupe, en plusieurs fois. Voulant savoir d'où on venait, la Suisse ne lui dit visiblement rien. Alors j'ai élargi la zone en disant que l'on venait d'Europe. Il a paru satisfait.
Deuxième étape, les grottes de Tham Hoi et Tham Loup. Tham Hoi est un couloir, haut et large, que l'on peut emprunter sur plusieurs kilomètres paraît-il. Je ne ferai que quelques centaines de mètres, puisque Dominique n'est pas très à l'aise et reste à l'extérieur. Un jeune laotien m'accompagne, il me servira de guide. On se croirait dans un couloir de métro, vu la forme de l'excavation. Parfois le plafond et les murs se resserrent rendant le couloir étroit et bas, mais sans être oppressant.
Puis, à quelques dizaines de mètres, ce sera Tham Loup, plus petite, différente, avec de belles démonstrations de stalagmites et stalagtites. Intéressant aussi.
Et ce que le Lonely Planet appelle le clou du spectacle, Tham Nam, une rivière souterraine qui surgit de la montagne. Un câble a été tendu dans le trou, sur plusieurs centaines de mètres, et on pénètre dans la grotte sur une grosse chambre à air en tirant sur ce câble pour avancer. L'eau est fraîche sans être froide et la sensation est étrange.
J'ai oublié de préciser que si la grotte de l'éléphant est gratuite, toutes les autres sont payantes (5000 kips pour Hoi et Loup, 10'000 pour Nam bouée comprise). Des lampes de poche sont fournies et comprises dans le droit d'entrée.
Une bonne après-midi de passée, des visites intéressantes et une belle route parcourue en moto.
Sur le retour, mon moteur a des ratés. Panne d'essence ! Heureusement, nous sommes dans un village et un homme vient voir ce qu'il se passe. Je lui fait comprendre que je n'ai plus de jus, il me fait des signes en me montrant des maisons plus loin sur la route. J'en déduis que j'y trouverai de la benzine. Et bien oui, 200 mètres plus loin, une petite épicerie vend de l'essence parmi ses produits. J'en achète 1 litre qui me permettront de rentrer sur Vang Vieng. Quelle chance d'avoir été à sec dans un village, sinon c'était poussette obligatoire...
Nous rendons le scooter et, petit tuyau qui peut être pratique à un groupe important de Bordelais en voyage (lesquels se reconnaîtront...), nous avons une astuce pour éviter le pont payant. En fait, il y a un pont gratuit surle haut du village, vers la Grandview Guesthouse, il n'y a plus qu'à longer la rivière et remonter vers Maylin. Ce pont gratuit peut aussi être emprunter par une moto, mais il faut être prudent, il est étroit et sans barrière. Le mot pont ne désigne pas ici une structure en béton avec barrière sécurisante, mais plutôt des planches et des piliers en bois, le tout souvent sans barrière.
Douche froide réparatrice, repos sur la terrasse, on récupère, avant de sortir manger. Demain changement de décor, départ pour Luang Prabang, en bus commandé et payé à la Maylin. 5 heures de route, une journée vouée au transport.
La journée a été riche, une fois encore, et nous avons adopté le rythme lao : contrairement à chez nous, ce n'est pas le temps qui nous a pris, c'est nous qui avons pris le temps.
Au revoir Vang Vieng, bienvenue Luang Prabang !




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