Retour d'informations sur voyage au Népal
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NAMASTE NEPAL ! INFOS PRATIQUES ET RETOUR D’EXPERIENCE Séjour du 25 mars au 16 avril 2025 · Billets d’avion Air India (via Delhi) (via skyscanner) = 1130€/personne · Budget prévu (et respecté sans vraiment de restriction et en achetant quelques petits cadeaux) = 2000 € pour le séjour pour deux. Les bus, les taxis et l’entrée des différents sites représentent un budget dont il faut tenir compte. Les repas sont bon marché. Les boissons type bière/coca ne sont, elles, pas bon marché et représentent l’équivalent d’un plat. · Taux de la roupie durant notre séjour = 0.0064 € (le taux de change est quasi identique partout y compris à l’aéroport). · A l’aéroport, achat de deux cartes SIM (téléphone) = 1000 Rps x 2 pour 28 jours. · Kathmandu : nous avions réservé l’hôtel à notre arrivée : Kathmandu Boutique Hotel (+977 015 357 446 – mail : booking@kathmanduboutiquehotel.com), très bien situé dans une ruelle calme en retrait de la rue, au sud de Thamel, à 10mn à pied de Durbar Square. Hôtel comme le Népal sait faire où les grands vont devoir baisser la tête. Nuit + petit déjeuner = 18€ pour deux. Très bon accueil, très bonne situation, très bon rapport qualité/prix. · Bhaktapur : nous avions réservé également un hôtel pour la fin de notre séjour car le hasard de l’année 2025 faisait coïncider le nouvel an népalais et Bisket Jatra particulièrement festive à Bhaktapur : Manju Baha Hotel School (+977 976 7234014 – mail : manjubahahotel@gmail.com) situé dans un ancien monastère. « Une entreprise sociale transformant un ancien monastère en un hôtel de charme, offrant une formation professionnelle en hôtellerie aux jeunes népalais défavorisés. » Nuit + petit déjeuner = 32€ pour deux. Chambre magnifiquement décorée. Très bon accueil. Il ne faut pas rater le site de Changunarayan (à proximité de Bhaktapur) prodigieux. Et si on a la chance d’être à Bhaktapur à la mi-avril pour 3 jours, il y a les festivités de la Bisket Jatra (fête newari), joyeux, bruyant, bon enfant et délirant… · Pokhara (hôtel conseillé par l’hôtel de Kathmandu) : Hotel Green Tara, Lakeside, 10e rue, en retrait, tranquille (Tél. +977 61 462698 – mail : greentara_67@hotmail.com) · Permis de trek (bas Mustang pas besoin ni d’agence ni de guide, permis contrôlés à Ghasa et Jomsom) = 2000 Rps/personne (2 photos d’identité) · Bus Kathmandu/Pokhara et retour = 2000 Rps par personne · Bus Pokhara/Jomsom, 2 allers simples = 2800 Rps. · Taxi : négociation avec un chauffeur que nous recommandons, Vicky (+977 984 075 599). On explique ce que l’on souhaite, on négocie le prix, il nous attend le temps de la visite. Tout à fait charmant, nous avons fait appel à lui à plusieurs reprises. Par exemple : départ le matin de notre hôtel à 10H -> Bodhnath/Pashupatinath/Patan retour à 17H à l’hôtel = 6500 Rps – Swayambunath (A/R) = 1200 Rps · Prix des sites : https://ntb.gov.np/plan-your-trip/before-you-come/heritage-site-entry-fees o Visitor Pass pour Durbar Square Kathmandu (pour la durée du séjour montrer le visa) = 1000 Rps/personne (1 photo d’identité) o Bhaktapur Durbar Square (vieille ville) = 1800 Rps/personne o Patan = 1000 Rps/personne o Swayambhu Stupa = 200 Rps/personne o Boudha Stupa = 200 Rps/personne o Pashupatinath Temple = 1000 Rps/personne (intéressant de prendre un guide) o Changunarayan Temple (6km Nord de Bhaktapur) = 400 Rps/Personne o Musée de la Montagne à Pokhara = 750 Rps/personne · Cigarettes électroniques : les cigarettes électroniques sont interdites en Inde et confisquées qu’elles soient en bagage à main ou bagage en soute. A l’aller, nous les avions conservées en bagage à main, elles nous ont été confisquées à Delhi. Au retour, forts de notre expérience précédente, nous les avions mises dans nos bagages en soute. On est venu nous chercher pour les sortir de nos bagages et confisquées… On trouve cigarettes électroniques et produits à Kathmandu. J’ai 74 ans. Je suis allée au Népal en 1982, 1983 et la dernière fois en 1986. Je souhaitais faire découvrir ce pays superbe et attachant à mon mari et c’était… maintenant ou jamais. On a donc décidé que c’était maintenant. Je connaissais le trek partant de Pokhara : Naudanda/Birethanti/Ghorepani/Tatopani/Kalopani. Il n’était pas question de faire ce trek en particulier l’escalier de 1000 mètres de dénivelé pour atteindre Ghorepani… Il faut rester humble face à l’âge. A l’époque, la route n’existait pas. Je n’envisageais pas, avec la construction de cette route (NH48) le long de la rive occidentale de la Kali Gandaki, de faire un trek le long d’une route venteuse et poussiéreuse. Existait-il un chemin de randonnée alternatif sur la rive orientale ? Personne n’ayant répondu à ma question sur Forum Voyage, j’ai effectué mes recherches sur internet. Et j’ai découvert ce site : « Andrées de Ruiter et Prem Rai - Trekking sur le circuit des Annapurnas, y compris les nouveaux sentiers NATT qui évitent la route - Un guide de l'une des plus belles régions de trekking du Népal et du monde (2011) - NATT = New Annapurna Trekking Trail”. Ouf ! une solution se dessinait. Ce circuit datant de 2011 n’était pas balisé jusqu’au bout. L’idée étant de partir de Jomsom jusqu’à Tatopani, il nous fallait nous assurer que le chemin était bien balisé tout le long et donc trouver une carte, ce qui fut fait et ce chemin existe bien, balisage rouge et blanc ! Donc, avec les informations sur les temps de marche, nous avons construit notre circuit sur 8 jours : · Jomsom/Thinigaon · Thinigaon/Chimang · Chimang/Saura · Saura/ Kokhetanti · Journée repos ou si la forme : boucle jusqu’à Sekong Lake · Kokhetanti/Jhipra Deurali · Jhipra Deurali/Kopchepani · Kopchepani/Tatopani Il s’agit d’un trek 3e âge, n’est-ce pas. Donc les temps de marche relevés sur les sites indiquaient 3H voire 4H pour les deux étapes les plus longues. Ce rythme nous allait bien. Le 29 mars, nous quittons donc Kathmandu (1400m), après les visites des sites incontournables, en bus jusqu’à Pokhara : 200 km et 8H30 de bus sur une route chaotique, en chantier. J’avais un souvenir de Pokhara où c’était la première ville où l’on apercevait la chaîne de l’Himalaya, et Machhapuchhare en particulier. Là, la pollution est telle, la poussière soulevée par la circulation et les travaux qu’aucun horizon ne se dessine en dehors des premières collines autour de Pokhara. Nous restons 24H à Pokhara (820m) et le 31 mars nous confions nos bagages à l’hôtel et partons avec nos sacs à dos les plus légers possibles : vêtements de rechange, trousse de toilette, pharmacie, crème anti-frottement, gourde, sac à viande et chaussures légères pour les étapes. Nous prenons le bus pour Jomsom : 160 km/7H30 y compris les arrêts pipi, thé, déjeuner. La route n’est qu’un chao de trous, d’éboulements, de travaux, de poussière, de reconstruction, de glissement de terrain. A Ghasa, le bus s’arrête et l’on nous fait comprendre que l’on est à un check point et que les deux étrangers que nous sommes dans le bus, mon mari et moi, devons faire pointer notre permis, ce qui se fait en quelques minutes. La conduite est rock-and-roll, surprenante et courtoise. Les conducteurs ont leurs codes et sur ces routes improbables, ils sont virtuoses. On aurait pu choisir l’avion mais plusieurs raisons nous en ont dissuadé : s’il y a trop de vent les avions ne décollent pas, perso je n’étais pas rassurée de me poser à Jomsom et ce transport a un coût. Nous arrivons vers 14H à Jomsom (2720m) et malgré le lever très matinal, les presque 8H de bus et l’altitude, nous décidons de rejoindre Thinigaon (2840m) dans la foulée. Au check point de Jomsom on nous dit 30 mn de marche. Super ! Sauf que nous avons mis une heure et demi sur une route en côte et plier en deux pour lutter contre un vent violent. Mais la chaîne de l’Himalaya est là ! Le Dhaulagiri, le Nilgiri, les Annapurnas comme récompense. A Thinigaon nous trouvons une chambre au « Nilgiri View Hotel » tenu par une didi (grande sœur en népalais). Du toit du lodge, elle nous fait contempler avec fierté les différents sommets qui entourent le village et nous dit, inquiète, que cela fait 3 ans qu’il n’a pas neigé ici. Elle nous dit qu’il y a très peu de touristes, que la saison est plutôt en septembre/octobre/novembre. Il semble qu’il n’y a pas âme qui vive dans ce village, pourtant les mulets passent dans la rue étroite pavée de grandes pierres plates au bruit de leurs clochettes. On dine à 18H et au lit… Chambre = 1200 Rps et repas du soir, petit déjeuner et conso = 2560 Rps. Le 1er avril, en route à 9H, non pas pour Chimang comme prévu mais pour Marpha ! La didi du lodge de Thinigaon nous avait dit 3H de marche. La première partie de cette étape est attractive, les montagnes sont magnifiques et imposantes, le paysage est superbe, il n’y a personne, un sentiment de « seuls au monde ». Nous longeons Dhumbra Tal, ce petit lac vert. Le chemin est une piste caillouteuse qui grimpe ferme. Puis au détour d’une colline, nous attaquons la grande descente qui rejoint la Kali Gandaki. Nous nous prenons le vent en pleine face et les rafales violentes nous coupent le souffle, nous déséquilibrent et nous enveloppent de poussière. Nous apercevons la route sur l’autre rive de la Kali Gandaki. Nous arrivons au village de Chhairo à 14H complètement crevés et les pieds en bouillie, après 5H de marche au lieu des 3H30 prévu. Nous sommes accueillis par l’infirmière du village qui nous apprend qu’il y a un logge dans le village. Chhairo est un village tibétain à 20mn de marche de Marpha (selon les locaux, soit multiplié par 2 voire 3 pour nous…). Nous allons revoir notre copie sur ce projet de trek et en premier lieu nous allons passer la nuit à Chhairo. Le lodge est tout à fait agréable et Karma, la maîtresse des lieux, très avenante. Elle nous demande notre projet et propose que nous restions le lendemain à Chhairo d’où nous pourrons aller visiter Marpha et également Chimang à 1H de marche, en mode léger, c’est-à-dire sans sac à dos. Elle nous invite à participer à une cérémonie dans le village le lendemain soir. Proposition adoptée immédiatement tellement nos pieds ont besoin de repos et que l’accueil est agréable… Diner et au lit ! Nous avons retravaillé notre projet de trek trop présomptueux pour nos organismes non entraînés et, il faut le dire… plus de première jeunesse. Dans le projet initial, nous avions pensé qu’il n’y aurait pas trop de dénivelés en suivant la Kali Gandaki mais en vérifiant la carte, nous nous rendons compte qu’entre Sauru et Sirkung il risque d’y avoir des dénivelés importants. Nous prévoyons donc : · Demain : visite de Marpha (2670m) et Chimang (2744) · Le 3 avril : bus entre Chhairo (2700) et Kalopani (2530) et poursuite à pied jusqu’à Ghasa (2010) · Le 4 avril : Ghasa/Pairataplo (1940) · Le 5 avril : Pairatapla/Gadpar (1580) · Le 6 avril Gadpar/Narchyang (1510) · Le 7 avril : Narchyang/Tatopani (1190) · Le 8 avril : retour à Pokhara. Normalement, ça ne fait que descendre… 2 avril, journée repos donc… Nous partons dans la matinée à la découverte de Marpha. Nous devons emprunter un pont provisoire car le pont suspendu est condamné à cause des travaux de la route. Nous rejoignons la route et arrivons à Marpha, village réputé pour ses vergers de pommiers, sa production d'eau-de-vie, de cidre et de jus de pomme. Ce village est magnifique avec ses maisons en pierre et son monastère accroché à flanc de colline. La construction de la route l’a épargné. Il y a du monde mais très peu de touristes occidentaux. Nous déjeunons à Marpha et repassons par Chhairo pour prendre le chemin de Chimang. Nous traversons une pinède odorante et retrouvons le chemin pierreux, le paysage est splendide. Nous cheminons tranquillement, croisant des buffalos paisibles et des vaches et arrivons au pied d’un escalier en pierre… 275 marches (que nous avons compté au retour) qui nous mène jusqu’au village de Chimang. Chimang est un village newari isolé et qui semble un peu désolé. Malgré les pentes, il y a des cultures sur le moindre petit bout de terrain. Heureusement que nous avons modifié notre programme initial car il n’y a pas de lodge dans ce village, contrairement à ce qu’on avait vu sur une carte… Nous nous baladons dans le village qui semble très désertique, nous prenons un café dans une maison d’un autre monde, et hop, retour à Chhairo. Journée de repos ? = 5H de marche !! Diner et cérémonie au village. De ce que nous comprenons, cette cérémonie est en hommage au Dalaï-Lama. Hommes, femmes, enfants en costumes traditionnels se réunissent deux fois par mois, ils dansent, confectionnent et proposent de petits cakes sucrés avec du thé tibétain (préparation à partir de thé, de beurre de yak (souvent rance), d'eau et de sel). Surprenant pour qui découvre… Sur le coup de 22H, nous quittons la cérémonie, demain matin nous devons être à 7H sur le bord de la route pour récupérer le bus pour Kalopani… Ce village de Chhairo est très agréable et accueillant, aucun touriste, juste deux motards qui sont arrivés le soir dont un qui a participé à la cérémonie et qui, discrètement, est allé jeter son thé tibétain dehors. Lodge “Norsang tibetan guesthouse and restaurant”. Montant de l’addition pour 2 nuits, 2 diners, 2 petits déjeuners et conso = 8000 Rps. 3 avril : bus entre Chhairo et Kalopani, environ 1 heure et demi pour les 20 km (200 Rps/personne). Nous descendons sur la route, rive droite de la Kali Gandaki. Nous trouvons le balisage rouge et blanc permettant de reprendre le trek en direction de Ghasa. Nous sommes dans une forêt de pins odorants, le Dhaulagiri d’un côté et les Annapurnas de l’autre, magnifiques et le chemin est agréable et facile. Nous nous fourvoyons un peu dans cette forêt, toujours à la recherche du balisage. Aux environs de Lete deux trekkeurs nous doublent que nous retrouvons un peu plus loin auprès de deux enfants, des vraiment petits, auxquels nous donnons les 2 œufs durs que je n’ai pas mangés ce matin. Ils les ont acceptés sans la moindre hésitation. Nous arrivons dans un village et nous renseignons sur le chemin à suivre pour Ghasa. Les jeunes filles nous indiquent le chemin de la main. Mais nous tombons sur une forêt en cours d’exploitation, des arbres coupés dans tous les sens. Nous rebroussons chemin et demandons confirmation. On nous confirme… Mais les deux jeunes filles nous rejoignent et nous ouvrent la route. Il faut enjamber, contourner, franchir les arbres coupés, sans la moindre indication. A travers ce mikado d’arbres coupés les jeunes filles nous conduisent jusqu’au haut d’un escalier en pierre en nous indiquant que c’était le chemin. C’est le seul endroit où nous avons vu des rhododendrons en fleurs. Nous descendons l’escalier. En bas sur la gauche il y a un pont pour aller vers Choyo et à droite un chemin pour aller vers Ghasa. Nous prenons le chemin de droite et rejoignons la route. Nous devons normalement retrouver le marquage rouge et blanc que nous ne trouvons pas… Nous continuons donc sur la route rive occidentale de la Kali Gandaki. Un peu avant le village de Misi, nous voyons sur la rive opposée des fumerolles qui semblent sortir de terre. Nous ne comprenons pas. Nous nous sommes arrêtés manger au village de Misi (soupe de nouilles = 600 Rps) mais difficile de communiquer avec les personnes âgées qui tiennent la guesthouse. Nous avons poursuivi sur la route ne trouvant pas le chemin balisé parallèle à la route. Les éboulements, tant sur la rive gauche que la rive droite, semblent avoir eu raison des parcours balisés. C’est un endroit où la gorge de la Kali Gandaki devient plus étroite et sur la rive opposée la montagne fume de plus en plus et on entend maintenant les crépitements du feu. En face de nous la montagne flambe… Notre projet initial nous faisait passer sur cette rive qui flambe en ce moment… Nous arrivons à Ghasa à 15H30, soit une étape de 6H30 mais avec un stop d’une heure, à midi. Nous sommes au « Florida Guesthouse and restaurant ». De notre chambre, nous voyons la montagne fumer de l’autre côté de la rivière et dans la nuit nous voyons les flammes. Dans ce village des affiches montrent des aigles et des vautours de l’Himalaya qui semblent être des espèces protégées. En effet, nous avons aperçu aujourd’hui (et entendu) 3 aigles tournoyer. Le 4 avril – Aujourd’hui, direction Pairothapla ou Kopchepani en fonction de nos pieds, des possibilités d’hébergement et tout simplement de nos envies. Plus de fumée sur la montagne ce matin. Il fait frais, il est 7H45, le ciel est dégagé, juste une odeur de fumée dehors. Prix du lodge = 1000 Rps pour la nuit + 3580 pour les repas. Traversée de Ghasa qui s’étire sur plus d’un km. Nous prenons un pot dans la dernière guesthouse du village et la didi, lorsqu’elle apprend notre destination, nous dit de faire attention car les villages où nous allons ne sont pas sûrs. Devons-nous répartir différemment nos roupies, dans différentes poches ? Bof, nous avons continué notre chemin. A la sortie de Ghasa, nous retrouvons le balisage rouge et blanc et prenons le pont suspendu pour traverser les eaux bouillonnantes de la Kali Gandaki. Passage impressionnant car la rivière est tumultueuse. Beaucoup de montées et encore plus (?) de descentes. Nous voilà revenus sur la rive orientale. Il fait chaud ! Sur le chemin étroit nous croisons un groupe de buffalos. Qui a la priorité ? Nous décidons de nous coller le plus possible à la paroi rocheuse et d’avancer tranquillement. Les buffalos nous regardent en ruminant, placides, pas la moindre velléité de nous sauter dessus. Ouf ! Après une étape de 5H (y/c arrêts), nous arrivons à Pairothapla, les pieds bien chauds et les cuisses bien fermes, et décidons que nous n’irons pas plus loin. Ça tombe bien car il y a justement un lodge, le plus rudimentaire jusqu’à maintenant mais un super accueil. Nous prenons un repas et petite sieste. Les buffalos rencontrés en chemin appartiennent à cette maison. Ils arrivent pour boire un coup à la fontaine sur le bord du chemin. Notre hôte, très agréable, ne sait pas quoi faire pour nous faire plaisir et il est au petit soin. Il a envie de discuter. Il a deux enfants, une fille de 4 ans et un garçon de 7 ans. Où vont-ils à l’école ? Y vont-ils ? Il nous dit que les feux dans la montagne sont provoqués par des gens, pour quelle raison ? nous ne le saurons pas, mais que c’est illégal. D’ici on voit encore de la fumée s’élevée au loin. L’épouse est un peu moins avenante. Des grains de maïs sèchent sur un tapis de paille tressée au sol et la maman les trie. D’où nous sommes, nous dominons la vallée et voyons sillonner la route en construction à flanc de montagne sur l’autre rive. Repas de ce soir sur la terrasse de la maison qui surplombe le chemin, coupe-vent et polaire sur le dos : dal bhat poulet pour moi et curry poulet pour mon mari : produits « bio », en tout cas production locale. Il y a partout des petits jardins potagers avec toute sorte de légumes. Le 5 avril – Alors que nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse de notre lodge, 5 porteurs, lanière au front, bien chargés passent sur le chemin. Quelques minutes plus tard, un groupe de 9 personnes apparaît. Il faut dire que depuis le début de notre périple nous n’avons rencontré que très peu de randonneurs. Deux filles sac à dos à Chhairo, les deux randonneurs près de Lete, deux randonneuses nous ont doublés avant Pairothapla, une randonneuse seule qui nous a doublé… Le lodge de Pairothapla s’appelle « Bimala lodge & Thakali kitchen » - Prix nuit + 4 repas + 2 petits déj = 3000 Rps. La descente vers la Kali Gandaki passe par des montées dont nous n’avons pas compté les marches. Visiblement les éboulements de la montagne entraînent des modifications du trek officiel de l’ACAP balisé rouge et blanc et l’actualisation du balisage ne suit pas le rythme de ces éboulements. C’est presque toujours par hasard que nous retrouvons le balisage. Heureusement nous pouvons suivre la ligne électrique qui nous guide quelque peu. Arrêt boisson à Kopchepani, les jambes vont bien mais les pieds n’apprécient pas d’être enfermés serrés. Un groupe de trekkeurs avec porteurs passent sur le chemin. Nous avons croisé des buffalos que gentiment nous avons laissé passer, le chemin était assez large mais c’était un escalier qui montait et nous n’avons pas voulu prendre de risque. En face, vue sur la superbe de Rupse Waterfall sur l’autre rive de la Kali Gandaki, au pied, beaucoup de véhicules et de monde. Arrivée à Gadpar après la traversée d’un petit village peu avenant et des jardins cultivés entre murs en pierres sèches tous mieux construits les uns que les autres. Premier lodge aperçu, premier lodge adopté pour répondre à l’appel des pieds et très bon accueil du patron des lieux. N’ayant pas mangé à midi, nous prenons des pains tibétains/confiture. Etape de 6H dont 1H d’arrêts. Nuit + diner + petit déj + conso = 5060 Rps Le 6 avril – Aujourd’hui direction Narchyang. Depuis plusieurs jours nous voyons des bananiers et leurs régimes de fruits et même un figuier de Barbarie avec de gros fruits en train de mûrir. Cette étape est assez tranquille et agréable. Nous empruntons un pont suspendu pour franchir un affluent de la Kali Gandaki. Alors que nous nous posons quelques instants avant de franchir le pont, un couple de porteurs, un homme et une femme, arrive et se lance sur le pont la charge de bois dans leur panier tenu par une lanière au front les faisant plier. Nous nous lançons à notre tour… plus légers qu’eux. De l’autre côté du pont… un escalier de pierre et ça grimpe fort. Le couple de porteurs n’a pas pris cet escalier, ils sont partis sur le chemin à droite. En haut de l’escalier nous arrivons à Narchyang après une étape de 4H. Une magnifique chute d’eau surplombe le village. Nous nous perdons dans ce village assez important à la recherche d’un lodge. Après avoir tourneviré pendant un moment, nous nous renseignons et un monsieur de 84 ans nous fait traverser tout le village et nous accompagne à un lodge très sympathique tenu par une femme. Nous discutons avec notre logeuse qui nous demande d’où l’on vient et où l’on va. Nous lui expliquons que nous souhaitons rejoindre Tatopani le lendemain et ensuite retourner à Pokhara. Elle nous dit qu’il y a des 4/4 qui vont directement à Pokhara et que ce serait probablement plus facile que prendre un bus qui risque d’être plein à Tatopani. Après une consultation rapide, nous décidons le retour à Pokhara le lendemain en 4/4. Elle nous dégote un 4x4 où il reste 2 places, départ à 8H - 5H de route et 1500 Rps/personne. Charmante didi qui fait tout pour nous être agréable et utile. Lodge communautaire de Narchyang = nuit + en-cas + diner + petit déj. = 3000 Rps. Voilà, notre trek se boucle demain. Beaucoup de modifications et d’adaptations nécessaires sur notre trek initial, mais pas de regrets, c’était superbe et une super expérience que, pour ma part, je ne pourrai pas renouveler. Toujours cette rencontre avec cette population népalaise attachante, accueillante, curieuse et d’une grande gentillesse. C’était maintenant ou jamais et on l’a fait ! En conclusion, 3 semaines complètes au Népal est une durée qui permet la visite de Kathmandu, Patan et Bhaktapur, de profiter des différents sites et de s’imprégner de l’ambiance et de la vie urbaine népalaise. Le trek, même revu et corrigé, a permis d’approcher les impressionnants sommets des Annapurnas et du Dhaulagiri. Une ou deux journées d’acclimatation sont peut-être nécessaires pour mettre le corps au diapason de cette contrée magique et hors normes.

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