Au milieu de mon premier message, j'écrivais ceci :
"On ne peut donner raison ni aux poseurs de bombe ni aux "pères la pudeur" mais pas non plus à ceux qui saccagent une région, un pays et qui profitent de leur fric ou de leur position dominante pour se livrer au trafic de chair humaine."
Ce qui, puisqu'il semble qu'il y ait besoin que je soie plus explicite, pourrait également s'écrire de la façon suivante.
Les poseurs de bombe sont d'infâmes salopards, tout comme ceux qui voudraient être nos directeurs de conscience.
une remarque toutefois par rapport à ta réponse : il faut toujours faire attention, les provocateurs infiltrés existent ; je ne dis pas que ces poseurs de bombe en étaient ou qu'ils étaient manipulés, mais ce sont des situations qui se rencontrent. Qu'ils soient islamistes, écologistes ou joueurs d'angklung m'indiffère assez en revanche ; à mes yeux, ce qui compte est qu'ils frappent des civils.
Condamner les poseurs de bombe ne dédouane pas les touristes qui ont un comportement de crétins ou de salopards. Et qui adoptant et acceptant un certaine façon de voyager participent activement du saccage de la région, même si ce ne sont que des acteurs de seconde zone. Et je citais l'exemple du tourisme sexuel (massage, bar à filles ou "my thaï wife", c'est identique ...). Tout comme a fréquentation d'hôtels avec piscine (surtout en bord de mer), avec clim. (à Bali à 90% du temps, c'est inutile, un bon ventilateur suffisant), ou délaissant les restos "locaux" pour se retrouver (entre soi) dans des endroits genre roots un peu chicos tout de même, louer une voiture ou un scooter, prendre un taxi plutôt u'un bus public- les transports en commun sont en général très commodes. Autant d'éléments qui, à des échelles différentes, provoquent des dégâts écologiques mais aussi sociaux. Par exemple, à Bali, le réseau des bémos s'est considérablement appauvri en un peu moins de trente ans (densité, destinations et fréquence) ; résultat les locaux doivent acheter une voiture, un scooter et ceux qui n'en ont pas les moyens, qu'ils se débrouillent ou qu'ils restent chez eux. Certes, la responsabilité par rapport à ces choix et à ces décisions n'incombe pas uniquement aux visiteurs mais nous y participons. Et puis c'est le seul moyen d'agir que nous avons quand nous sommes à l'étranger ; nous ne pouvons guère avoir d'influence sur des sujets tels que la lutte contre la corruption, les choix politiques etc . On peut également se dire qu'en vacances on a tous les droits, qu'on a assez travaillé pendant un an pour faire qu'est-ce qu'on veut, qu'un peu plus ou un peu moins, quelle importance. Certes.
Pour terminer, j'ajouterai que les conséquences du tourisme sont similaires d'un pays à un autre. Et ce que j'écris à propos de la logique d'activité industrielle qui frappe Bali ou de la Thaïlande, j'aurais pu l'écrire en le rapportant à ce département touristique qu'est l'Ardèche ou à la côte d'Azur. En adaptant selon les spécificités locales évidemment.
Espérant avoir précisé ma pensée.