Bonjour,
Nous partons au mois d'août pour 5 jours en famille (2 adultes + 2 ados) à Moscou. Nous souhaitons vivement visiter les "classiques" de la ville avec un guide. En parcourant les sites bien référencés sur google, nous arrivons à un prix qui avoisine les 400 Euros pour la journée pour 4 personnes. Je me demandais s'il n'y avait pas la possibilité de trouver moins cher en passant par un guide privé francophone et s'il y avait un risque à le faire? Pour l'instant je n'en ai malheureusement pas trouvé.
Merci par avance pour vos conseils
Central Asia · Russie
Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan et Turkménistan.
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Bonjour a vous tous
Nous envisageons 8 jours sur Moscou et St Petersbourg pour janvier
Nous avons des journees libres sur Moscou et St Peters
Nous souhaiterions avoir des infos afin de savoir ou aller seuls pour visiter et se restaurer
Meteo sur janvier ? Vetements chauds ou tres chauds
Merci pour toutes vos infos
Merci pour toutes vos infos
Bonjour,
Ayant fait la Russie fin juillet 2017 je reviens sur mon voyage pour fournir certaines réponses que j'ai eu du mal ou trouver ( ou pas trouver du tout ) avant de partir.
Tout d'abord le visa Russe, habitant à Toulouse je ne pouvais pas le faire directement à une ambasse ou à un consulat. Je suis donc passé par action visa. J'ai demandé le strict minimum(108 euros) , c'est à dire juste envoyer mon dossier deja complet (ils proposent également une assurance, de remplir le dossier à votre place et le voucher). Le formulaire à remplir est assez simple mais en anglais. Pour l'assurance, vu que je pars pour un an j'en avais déjà contracté une (chapka). Si vous avez une carte gold cela suffit largement. Attention ils demandent l'assurance juste pour les dates d'entrée et de sortie en Russie donc même si la votre couvre plus que cette période ça ne marche pas il fait les dates exactes. Il faut également l'originale de l'attestation et pas une photocopie (envoyer un mail à votre assurance pour qu'elle vous envoie ça par courrier). Ensuite le voucher vous pouvez l'acheter sur internet pour 15 euros. En fait le mieux est de regarder sur le site russiable (taper ça sur google) et vous trouverez tout ce qu'il faut faire (ce site tenu par une russe vivant en France est une mine d'informations ). Sinon action visa sont très sérieux j'ai envoyé mon dossier un mois avant mon départ et tout s'est très bien passé (n'hésitez pas à le faire un peu avant pour vous epargner du stress on ne sait jamais)
J'ai donc fait St petersbourg ensuite j'ai rejoins Moscou par le train. Je ne vais pas vous dire quoi voir dans ces deux villes magnifiques vous trouverez aisément tout pleins d'informations sur internet ou sur les guides :) Ensuite j'ai pris le transiberien pour Irkustk. Alors j'ai pris mon billet directement à la gare deux jours avant. Je l'ai pris fin juillet début août et il n'y avait plus de place en 3 ème classe (si j'avais repoussé d'un jour ou deux j'en aurai trouvé donc c'est pas si full que ça ). Au niveau des prix c'est environ 100 euros pour la 3ème classe et 150 euros pour la seconde (compartiment de 4 celle que j'ai pris du coup). Je voulais la 3 ème mais je n'ai pas été déçue de la seconde comme ce sont des compartiments de 4 c'est bien plus facile de se lier avec les gens et j'ai passé des moments formidables ! Au passage j'ai fait mon visa Mongol à Irkustk rien de plus simple juste un formulaire à remplir et une photo en 15 minutes c'était fait (ça coûte 60 euros). Je suis allé sur l'île d'olkhon au lac Baikal.Des bus partent d'Irkustk tout les jours ( je conseille vivement c'était merveilleux). Je suis ensuite retourné à Irkustk pour prendre le train pourquoi Oulan Oude. Ne vous faite pas avoir comme moi les trains sont à l'heure de Moscou. Mon traîn devait partir à 2h du matin mais en fait c'était à 7h du mat (heureusement il y a un pub juste devant la gare ouvert 24/24 avec WiFi et prise pourquoi charger vos appareils électroniques). Arrivée à Oulan oude je voulais prendre un bus pour UlanBator en Mongolie. Malheureusement il n'y a qu'un seul bus par jour à 7h30 du matin et il est très souvent complet. Pas de panique on peut prendre un bus jusqu'à la frontière mongol puis prendre un taxi pour passer la frontière (on ne peut pas le faire à pieds ) jusqu'à la premier ville mongole. Vous pouvez prendre un van (gratuit!) pour aller dans un second village De la vous trouverez un bus qui rejoins UlanBator.
Voilà je crois que j'ai fait le tour si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et bon voyage !
Ayant fait la Russie fin juillet 2017 je reviens sur mon voyage pour fournir certaines réponses que j'ai eu du mal ou trouver ( ou pas trouver du tout ) avant de partir.
Tout d'abord le visa Russe, habitant à Toulouse je ne pouvais pas le faire directement à une ambasse ou à un consulat. Je suis donc passé par action visa. J'ai demandé le strict minimum(108 euros) , c'est à dire juste envoyer mon dossier deja complet (ils proposent également une assurance, de remplir le dossier à votre place et le voucher). Le formulaire à remplir est assez simple mais en anglais. Pour l'assurance, vu que je pars pour un an j'en avais déjà contracté une (chapka). Si vous avez une carte gold cela suffit largement. Attention ils demandent l'assurance juste pour les dates d'entrée et de sortie en Russie donc même si la votre couvre plus que cette période ça ne marche pas il fait les dates exactes. Il faut également l'originale de l'attestation et pas une photocopie (envoyer un mail à votre assurance pour qu'elle vous envoie ça par courrier). Ensuite le voucher vous pouvez l'acheter sur internet pour 15 euros. En fait le mieux est de regarder sur le site russiable (taper ça sur google) et vous trouverez tout ce qu'il faut faire (ce site tenu par une russe vivant en France est une mine d'informations ). Sinon action visa sont très sérieux j'ai envoyé mon dossier un mois avant mon départ et tout s'est très bien passé (n'hésitez pas à le faire un peu avant pour vous epargner du stress on ne sait jamais)
J'ai donc fait St petersbourg ensuite j'ai rejoins Moscou par le train. Je ne vais pas vous dire quoi voir dans ces deux villes magnifiques vous trouverez aisément tout pleins d'informations sur internet ou sur les guides :) Ensuite j'ai pris le transiberien pour Irkustk. Alors j'ai pris mon billet directement à la gare deux jours avant. Je l'ai pris fin juillet début août et il n'y avait plus de place en 3 ème classe (si j'avais repoussé d'un jour ou deux j'en aurai trouvé donc c'est pas si full que ça ). Au niveau des prix c'est environ 100 euros pour la 3ème classe et 150 euros pour la seconde (compartiment de 4 celle que j'ai pris du coup). Je voulais la 3 ème mais je n'ai pas été déçue de la seconde comme ce sont des compartiments de 4 c'est bien plus facile de se lier avec les gens et j'ai passé des moments formidables ! Au passage j'ai fait mon visa Mongol à Irkustk rien de plus simple juste un formulaire à remplir et une photo en 15 minutes c'était fait (ça coûte 60 euros). Je suis allé sur l'île d'olkhon au lac Baikal.Des bus partent d'Irkustk tout les jours ( je conseille vivement c'était merveilleux). Je suis ensuite retourné à Irkustk pour prendre le train pourquoi Oulan Oude. Ne vous faite pas avoir comme moi les trains sont à l'heure de Moscou. Mon traîn devait partir à 2h du matin mais en fait c'était à 7h du mat (heureusement il y a un pub juste devant la gare ouvert 24/24 avec WiFi et prise pourquoi charger vos appareils électroniques). Arrivée à Oulan oude je voulais prendre un bus pour UlanBator en Mongolie. Malheureusement il n'y a qu'un seul bus par jour à 7h30 du matin et il est très souvent complet. Pas de panique on peut prendre un bus jusqu'à la frontière mongol puis prendre un taxi pour passer la frontière (on ne peut pas le faire à pieds ) jusqu'à la premier ville mongole. Vous pouvez prendre un van (gratuit!) pour aller dans un second village De la vous trouverez un bus qui rejoins UlanBator.
Voilà je crois que j'ai fait le tour si vous avez des questions n'hésitez pas ! Et bon voyage !
Bonjour à tous,
Une petite question qui peut sembler très bête mais je préfère me renseigner par précaution. J’ai effectué une réservation pour un voyage en famille à Moscou pour la fin d’année. Nous serons 2 adultes et 2 adultes. Nous avons obtenus nos visas et nos billets d’avion sont pris (un seul même dossier de voyage pour tous les 4). Nous voyagerons avec Aeroflot.
Pour des raisons d’ordre professionnelle je ne vais pas prendre le vol retour Moscou-Paris. Je partirai directement depuis Moscou vers l’Asie. Mon mari rentrera seul avec nos deux enfants sur le vol retour. Aucun souci avec le visa car je quitte le territoire russe avant la date d’expiration de celui-ci. La seule question qui me taraude : est-ce que Aeroflot peut chercher des problèmes à mon mari le jour de son retour car je ne serai pas avec eux. Cela équivaudra à un « no show » pour moi. Je ne demande pas de remboursement. Je veux juste être assurée qu’il pourra embarquer au retour avec les enfant sachant que je ne me présenterai pas sur le vol retour et qu’il s’agit d’un dossier de réservation commun à nous quatre…
Voilà c’est un peu tiré par les cheveux mais je connais les russes…. ! Pas toujours simples !
Merci pour vos avis ! Marie
Merci pour vos avis ! Marie
Bonjour,
Je vais passer un an en Russie, et étant un amateur d'alpinisme je me posais quelques questions par rapport à l'ascension du célèbre Elbrouz, dans le Caucase.
D'abord, est-il nécessaire de l'effectuer avec une agence ? Si non, est-ce risqué d'y aller en groupe, sans agence ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Je vais passer un an en Russie, et étant un amateur d'alpinisme je me posais quelques questions par rapport à l'ascension du célèbre Elbrouz, dans le Caucase.
D'abord, est-il nécessaire de l'effectuer avec une agence ? Si non, est-ce risqué d'y aller en groupe, sans agence ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour,
je prépare un voyage en Russie, Moscou et St Petersbourg avec un trajet en train Safran entre ces 2 villes. J'envigeage peut-être une escape de Carélie depuis Spb, peut-on louer raisonablement une voiture pour cette région ? Ni mon épouse ni moi ne parlons le russe...Est-ce possible de s'y retrouver dans ces 2 villes, pour les visites et dans les gares pour prendre le train ? L'anglais est-il un peu parlé dans les hôtels ?
A l'avance merci pour vos réponses.
Bons Voyages
je prépare un voyage en Russie, Moscou et St Petersbourg avec un trajet en train Safran entre ces 2 villes. J'envigeage peut-être une escape de Carélie depuis Spb, peut-on louer raisonablement une voiture pour cette région ? Ni mon épouse ni moi ne parlons le russe...Est-ce possible de s'y retrouver dans ces 2 villes, pour les visites et dans les gares pour prendre le train ? L'anglais est-il un peu parlé dans les hôtels ?
A l'avance merci pour vos réponses.
Bons Voyages
Bonjour,
j'envisage de faire ce voyage en juillet prochain. Il s'agit du voyage dénommé "Cap sur Moscou et St Petersbourg" dans la brochure d'Havas Voyage. Il permet de passer 3 jours a St Petersbourg puis un transfert sur Moscou par train de nuit et 3 jours à Moscou. Il me semble intéressant car toutes les excursions a ne pas manquer sont incluses dedans.
Quelqu'un qui aurait fait ce voyage peut il me donner ses impressions et m'indiquer quel train est emprunté la nuit ( train rouge ? ou autres ?)
Merci pour les infos 🙂
j'envisage de faire ce voyage en juillet prochain. Il s'agit du voyage dénommé "Cap sur Moscou et St Petersbourg" dans la brochure d'Havas Voyage. Il permet de passer 3 jours a St Petersbourg puis un transfert sur Moscou par train de nuit et 3 jours à Moscou. Il me semble intéressant car toutes les excursions a ne pas manquer sont incluses dedans.
Quelqu'un qui aurait fait ce voyage peut il me donner ses impressions et m'indiquer quel train est emprunté la nuit ( train rouge ? ou autres ?)
Merci pour les infos 🙂
Bonjour à tous,
Je pars avec ma compagne en Russie 2 semaines en Août. Programme : - samedi 12 : arrivée à St Petersbourg - mercredi 16 : train pour Moscou - dimanche 20 : départ pour l'anneau d'or en voiture de location - samedi 26 : retour à Paris de Moscou
Je cherche différent circuit pour l'anneau d'or et je suis tombé sur celui la : https://www.sixt.fr/news/road-trip-en-russie-dans-la-region-de-moscou/
Que pensez vous de ce circuit ? Est ce intéressant de dormir dans chaque ville étape ?
Merci de vos réponses
Je pars avec ma compagne en Russie 2 semaines en Août. Programme : - samedi 12 : arrivée à St Petersbourg - mercredi 16 : train pour Moscou - dimanche 20 : départ pour l'anneau d'or en voiture de location - samedi 26 : retour à Paris de Moscou
Je cherche différent circuit pour l'anneau d'or et je suis tombé sur celui la : https://www.sixt.fr/news/road-trip-en-russie-dans-la-region-de-moscou/
Que pensez vous de ce circuit ? Est ce intéressant de dormir dans chaque ville étape ?
Merci de vos réponses
Salut a tous,
On va passer un petit week-end a Saint-Pet en fevrier, mon epouse et moi. Cependant je m'interroge au sujet du visa a demander.
En effet, un visa transit n'excede pas 72h, mais est-ce applicable dans notre situation sachant que notre vol vers Saint-Pet sera du Geneve/Zurich/Saint-Pet et le meme au retour ? (donc pas vraiment du "transit" a proprement parler) Ou doit-on faire une demande classique avec le dossier "invitation/voucher" ?
Merci d'avance si vous pouvez m'apporter une reponse. 😉
On va passer un petit week-end a Saint-Pet en fevrier, mon epouse et moi. Cependant je m'interroge au sujet du visa a demander.
En effet, un visa transit n'excede pas 72h, mais est-ce applicable dans notre situation sachant que notre vol vers Saint-Pet sera du Geneve/Zurich/Saint-Pet et le meme au retour ? (donc pas vraiment du "transit" a proprement parler) Ou doit-on faire une demande classique avec le dossier "invitation/voucher" ?
Merci d'avance si vous pouvez m'apporter une reponse. 😉
Priviét chers voyageurs :)
C'est une première pour moi dans la section "Asie centrale", plus habituée à celle du Moyen-Orient :)
La Russie ne faisait pas partie de ma liste des pays à découvrir dans l'immédiat mais une opportunité s'est présentée et bien évidemment, je l'ai saisie.
Prévu pour fin septembre, le voyage sera court (environ une dizaine de jours) et avec une camarade de voyage rencontrée à Jérusalem il y a quelques mois, nous atterrirons directement à Saint Petersbourg. Nous terminerons le voyage par Moscou en y passant deux jours avant de repartir à Paris pour l'une et en Chine pour l'autre.
Et c'est là, chers voyageurs bien aimés, que vous intervenez. C'est donc une première pour toutes les deux dans le pays le plus chaud du monde (attention, une blague s'est glissée dans cette phrase !) et nous serions ravies d'avoir de précieux conseils de votre part quant aux incontournables dans ces deux villes. Les sites à visiter, les musées à voir, les balades à faire, les plats à goûter, les transports à prendre, les températures à affronter...Tout, tout, tout, dîtes-nous tout sur la Russie:)
Certains en reviennent peut-être, d'autres s'apprêtent à partir. Je dévorerai vos impressions ! Parce-que mon esprit de partage n'a pas bougé; si vous êtes sur notre route et que vous souhaitez partager un petit bout de chemin avec nous, hurlez "ramenez la coupe à la maison", je saurai que c'est l'un(e) d'entre vous :)
D'avance, merci infiniment de vos retours !
Belle journée, Bibi:)
C'est une première pour moi dans la section "Asie centrale", plus habituée à celle du Moyen-Orient :)
La Russie ne faisait pas partie de ma liste des pays à découvrir dans l'immédiat mais une opportunité s'est présentée et bien évidemment, je l'ai saisie.
Prévu pour fin septembre, le voyage sera court (environ une dizaine de jours) et avec une camarade de voyage rencontrée à Jérusalem il y a quelques mois, nous atterrirons directement à Saint Petersbourg. Nous terminerons le voyage par Moscou en y passant deux jours avant de repartir à Paris pour l'une et en Chine pour l'autre.
Et c'est là, chers voyageurs bien aimés, que vous intervenez. C'est donc une première pour toutes les deux dans le pays le plus chaud du monde (attention, une blague s'est glissée dans cette phrase !) et nous serions ravies d'avoir de précieux conseils de votre part quant aux incontournables dans ces deux villes. Les sites à visiter, les musées à voir, les balades à faire, les plats à goûter, les transports à prendre, les températures à affronter...Tout, tout, tout, dîtes-nous tout sur la Russie:)
Certains en reviennent peut-être, d'autres s'apprêtent à partir. Je dévorerai vos impressions ! Parce-que mon esprit de partage n'a pas bougé; si vous êtes sur notre route et que vous souhaitez partager un petit bout de chemin avec nous, hurlez "ramenez la coupe à la maison", je saurai que c'est l'un(e) d'entre vous :)
D'avance, merci infiniment de vos retours !
Belle journée, Bibi:)
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
doit on faire du change avant de partir ou sur place pour avoir un taux meilleur, aéroport ? banque? bureau de change?
Bonjour à tous
J'aimerais connaître les tours opérateurs SERIEUX qui peuvent me louer un appartement à MOSCOU
MERCI pour vos réponses
hello tout le monde
j ai un reel probleme pour mon sejour en russie
je pars le 24.06 (arrivee moscou) et je rentre le 04.07 en avion a 05h50 (retour st petersbourg) . pour l aller , pas de probleme, par contre pour le retour mon visa expire le 03.07 a minuit. lors de mes demarches , j ai fait l erreur de demander le visa seulement jusqu au 03.07 n ayant pas encore le billet d avion.....
partant dans 1 semaine, que puis je faire pour ne pas etre bloquer au retour a l aeroport de st petersbourg ?
quels sont les risques et quelles sont les possibilites sur place (depart dans 1 semaine) pour resoudre ce probleme et pour pouvoir prendre mon avion en temps et heures ?
merci d avance pour vos infos !!!!!
Nous partons le 22 décembre pour Moscou et St Petersburg. Quel est le climat (température), quels habits sont le plus appropriés ?
quelqu'un connaît-il l'hôtel Godounov à Moscou et le Rossi à St Petersburg ?
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Bonjour,
Je souhaite partir avec ma douce en lada niva de France jusque dans le Caucase pour un un projet musical.
Je suis déjà allé sur place mais en avion et train.
L'idée serait de passer par Istanbul, traverser le nord de la Turquie, passer en Géorgie et rejoindre le Caucase. Est ce réalisable ? Y a-t-il une route conseillée? Niveau administratif qu'est-ce que cela engendre ? Par rapport au véhicule surtout...
Merci d'avance,
Je souhaite partir avec ma douce en lada niva de France jusque dans le Caucase pour un un projet musical.
Je suis déjà allé sur place mais en avion et train.
L'idée serait de passer par Istanbul, traverser le nord de la Turquie, passer en Géorgie et rejoindre le Caucase. Est ce réalisable ? Y a-t-il une route conseillée? Niveau administratif qu'est-ce que cela engendre ? Par rapport au véhicule surtout...
Merci d'avance,
Bonjour,
Notre itinéraire se précise 🙂 Finalement ça sera Montpellier Moscou vi la Biélorussie ; Moscou Lac Baïkal ; Lac Baïkal Géorgie ; Géorgie Arménie, Turquie ... en 5 Ou 6 mois.
Quelqu'un pourrait-il nous renseigner sur les formalités d'entrée en Géorgie depuis la Russie ?
Mille merci 🙂
Notre itinéraire se précise 🙂 Finalement ça sera Montpellier Moscou vi la Biélorussie ; Moscou Lac Baïkal ; Lac Baïkal Géorgie ; Géorgie Arménie, Turquie ... en 5 Ou 6 mois.
Quelqu'un pourrait-il nous renseigner sur les formalités d'entrée en Géorgie depuis la Russie ?
Mille merci 🙂
Salut à tous,
Je viens d'acheter un vole sur edreams pour rentrer en France en partance de Tachkent. Mon petit problème c'est que edreams dans son mail précise :
Correspondance - Changement d’avion Vous devrez récupérer vos bagages et les enregistrer à nouveau
à l’áeroport/au terminal et au guichet de la Compagnie aérienne opérant le vol suivant.
J'ai 3h35 pour faire mon changement à Moscou (dans le même aéroport). Est ce que je dois récupérer un visa pour faire ce changement ?? Si oui, puis-je lâcher mon sac et prendre l'avion sans lui (c'est toujours moins chère que de repayer un billet ..) ou suis-je obligé de me ré-enregistrer (et donc probablement sortir et prendre un visa pour ca..) ??
Merci d'avance
Je viens d'acheter un vole sur edreams pour rentrer en France en partance de Tachkent. Mon petit problème c'est que edreams dans son mail précise :
Correspondance - Changement d’avion Vous devrez récupérer vos bagages et les enregistrer à nouveau
à l’áeroport/au terminal et au guichet de la Compagnie aérienne opérant le vol suivant.
J'ai 3h35 pour faire mon changement à Moscou (dans le même aéroport). Est ce que je dois récupérer un visa pour faire ce changement ?? Si oui, puis-je lâcher mon sac et prendre l'avion sans lui (c'est toujours moins chère que de repayer un billet ..) ou suis-je obligé de me ré-enregistrer (et donc probablement sortir et prendre un visa pour ca..) ??
Merci d'avance
Bonjour,
J'aimerai avoir vos conseils et retournes d'expérience.
Je pars pour la Nouvelle-Zélande, pays pour lequel j'ai obtenu un visa working Holiday.
On a un an pour arriver et on peut rester un an une fois que c'est validé.
Je veux aller las bas par la route par la Russie et la CHine.
Je n'ai pas d'experience avec les visas d'où ma naiveté.
Le visa russe est valable 30 jours et je pensais que c'était 30 jours une fois qu on arrivait las bas. Mais hier j'ai eu une mauvaise surprise en cherchant le visa car la durée n'est que de 13 jours.
Parce que ke planing je pensais qu'il était un titre indicatif et je ne pensais pas que ce serait ces dates qui définiraient e visa je pensai que c'était 30 jours d'office.
Pour la Chine je pense que ce sont les dates des billets d'avion qui définissent la durée du visa. Est ce bien cela?
Le visa chinois est valable 30 jours aussi mais je ne veux pas me faire avoir une 2ème fois.
Merci de vos retour.
J'aimerai avoir vos conseils et retournes d'expérience.
Je pars pour la Nouvelle-Zélande, pays pour lequel j'ai obtenu un visa working Holiday.
On a un an pour arriver et on peut rester un an une fois que c'est validé.
Je veux aller las bas par la route par la Russie et la CHine.
Je n'ai pas d'experience avec les visas d'où ma naiveté.
Le visa russe est valable 30 jours et je pensais que c'était 30 jours une fois qu on arrivait las bas. Mais hier j'ai eu une mauvaise surprise en cherchant le visa car la durée n'est que de 13 jours.
Parce que ke planing je pensais qu'il était un titre indicatif et je ne pensais pas que ce serait ces dates qui définiraient e visa je pensai que c'était 30 jours d'office.
Pour la Chine je pense que ce sont les dates des billets d'avion qui définissent la durée du visa. Est ce bien cela?
Le visa chinois est valable 30 jours aussi mais je ne veux pas me faire avoir une 2ème fois.
Merci de vos retour.
Salut ,
Je pense que ça déjà était traité maintes fois ce visa russe :).
Je vais introduire mon dossier à l'agence VFS à Bruxelles pour un visa touristique de 30 jours mais il me demande un billet aller/retour.( Nouvelle procédure ...qu'ils disent et que je peux seulement réserver le billet mais pas l'acheter) hein? 🏴☠️😕
Donc, je pose la question...la big question !!!
Comment puis-je réserver billet avant d'avoir un visa?
C'est impensable!!! Le risque e
Serait qui il refuse le visa...
Vous voyez des alternatives?
Merci...bonne journée
Merci...bonne journée
Bonjour,
Pouvez vous me dire si la visite de cette basilique est intéressante (je pense que oui) ? l'agence me dit que le visite est difficile ?
Merci de m'aider
Bonne journée à tous
Cordialement
Pouvez vous me dire si la visite de cette basilique est intéressante (je pense que oui) ? l'agence me dit que le visite est difficile ?
Merci de m'aider
Bonne journée à tous
Cordialement
J'avais promis de résumer mon voyage en Russie de ce printemps. Voilà qui va être enfin chose faite.
Je tiens d'abord à avoir une pensée pour toutes les personnes concernées par les attentats à Bruxelles. Je devais partir juste après et mon voyage a été complètement perturbé, l'aéroport ayant fermé. Ce qui suit est tout à fait futile par rapport à la brutale réalité de ce 22 mars 2016.
Arrivée en fin de soirée à St-Petersbourg. J’apprécie d’avoir demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. (1200rb 15.7€). On traverse la ville en trombe !
Je suis enchantée de mon choix d’hôtel, 3mostA http://www.3mosta.com/fr.html très bien situé, proche de la rue des millionnaires, de l’Hermitage et de la cathédrale St-Sauveur sur le sang versé. Chambre seule 2500rb 33€ en cette saison. Seul problème, 26 ° dans la chambre.
J2 : après une bonne nuit, j’attaque la visite de St-P que je n’ai jamais cru voir. Je tiens d’ailleurs à signaler que l’hôtel ne m’a pas compté de frais malgré un changement de dates hors délais. Merci à eux.
Je commence par aller vers la perspective Nevski, les canaux sont gelés, le ciel est bleu et le soleil brille.

Je passe dans la belle épicerie Elisseiev.
Je visite ND de Kazan,

je voudrais prendre un chocolat chaud chez Singer mais personne ne vient prendre ma commande. Je repars et passe devant l’amirauté et le parc des décembristes.

Je vais réserver une place dans un théâtre pour voir Eugène Oneguine. J’ai demandé à l’hôtel si en disant « odin biljet Eugène Oneguine, pojalouista » ça allait.(1 billet svp) La dame a ri et m’a écrit la demande sur un papier en me précisant que c’était Evgeny. L’employée du théâtre était très sympa et j’ai eu ma place sans problème (1500rb 20€). Au retour, je visite St Isaac qui est fabuleux. On ne sait où regarder. On peut aussi monter au sommet pour la vue sur la ville.(400rb 5.2€ avec la grimpette, 250 sans) 3e plus grande cathédrale d’Europe après St-Pierre de Rome et St-Paul à Londres.

Je rentre à l’hôtel, mange un morceau au 5e étage dans le bar, très pratique pour avaler un repas à toute heure avant d’aller au spectacle à 19h, en trolley, le tram local (60rb).
Arrivée en fin de soirée à St-Petersbourg. J’apprécie d’avoir demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. (1200rb 15.7€). On traverse la ville en trombe !
Je suis enchantée de mon choix d’hôtel, 3mostA http://www.3mosta.com/fr.html très bien situé, proche de la rue des millionnaires, de l’Hermitage et de la cathédrale St-Sauveur sur le sang versé. Chambre seule 2500rb 33€ en cette saison. Seul problème, 26 ° dans la chambre.
J2 : après une bonne nuit, j’attaque la visite de St-P que je n’ai jamais cru voir. Je tiens d’ailleurs à signaler que l’hôtel ne m’a pas compté de frais malgré un changement de dates hors délais. Merci à eux.

Je commence par aller vers la perspective Nevski, les canaux sont gelés, le ciel est bleu et le soleil brille.


Je passe dans la belle épicerie Elisseiev.

Je visite ND de Kazan,

je voudrais prendre un chocolat chaud chez Singer mais personne ne vient prendre ma commande. Je repars et passe devant l’amirauté et le parc des décembristes.

Je vais réserver une place dans un théâtre pour voir Eugène Oneguine. J’ai demandé à l’hôtel si en disant « odin biljet Eugène Oneguine, pojalouista » ça allait.(1 billet svp) La dame a ri et m’a écrit la demande sur un papier en me précisant que c’était Evgeny. L’employée du théâtre était très sympa et j’ai eu ma place sans problème (1500rb 20€). Au retour, je visite St Isaac qui est fabuleux. On ne sait où regarder. On peut aussi monter au sommet pour la vue sur la ville.(400rb 5.2€ avec la grimpette, 250 sans) 3e plus grande cathédrale d’Europe après St-Pierre de Rome et St-Paul à Londres.

Je rentre à l’hôtel, mange un morceau au 5e étage dans le bar, très pratique pour avaler un repas à toute heure avant d’aller au spectacle à 19h, en trolley, le tram local (60rb).
Nous allons passer une semaine a Saint Pétersbourg avec mon mari .Je voudrais savoir s' il vaux mieux visiter le palais Peterhof ou le palais Catherine ? Car les fontaines du premier seront fermés en hiver. Je serais intéressé aussi par ceux qui connaissent bien cette ville pour me conseiller sur le meilleur programme de visite a cette saison .Avez vous un dernier conseil pour passer une belle soirée de réveillon ? Merci a vous tous ..
Bonjour,
Nous envisageons un voyage en transibérien de Pékin à Moscou. Plusieurs compagnies proposent des formules attrayantes et pas petits budgets du tout. N'ayant plus l'âge ni la pêche de voyager "roots" et les visites proposées et surtout l'expérience train nous séduisent, nous aimerions bénéficier de vos expériences (trajet Moscou Pékin ou l'inverse, les prestataires, la période (juin ???), à bord du train que faire, que choisir, possibilité de fumer - oui c'est pas bien mais bon...) Merci de vos réponses 😏
Zaryadye Park
Je me promène sur la rive de la Moskova, opposée au Kremlin et je remarque une curieuse passerelle qui surplombe le fleuve. Mon plan de la collection Cartoville, première édition, n'indique rien à cet endroit. Je traverse le fleuve et je me rends dans ce parc; il doit y avoir beaucoup d'animations musicales en été.
Pour l'heure je vais sur la passerelle qui s'étend jusqu'à 1/4 de la largeur de la MosKova en surplomb. Les vues sont magnifiques.
Je le place personnellement au rang de visite indispensable à Moscou.
Sad Ermitage C'est un endroit sympathique au nord du Moscou central. Là aussi des animations doivent avoir lieu en été.
Patriarchie Prudy Ce parc et sa pièce d'eau sont assez réduits. Il vaut surtout pour sa situation dans "Le Maître et la Marguerite" de Boulgakov.
Sad Ermitage C'est un endroit sympathique au nord du Moscou central. Là aussi des animations doivent avoir lieu en été.
Patriarchie Prudy Ce parc et sa pièce d'eau sont assez réduits. Il vaut surtout pour sa situation dans "Le Maître et la Marguerite" de Boulgakov.
Bonjour,
Je souhaite avoir des renseignements sur cette contrée.
Si quelqu'un parmi vous à voyager dans le Primorié.
Merci
Ph orhan
Merci
Ph orhan
J'aimerai louer une voiture en Russie, c'est possible de conduire avec le permis français ? Et si vous avez des conseils, je suis preneur. Merci.
Bonjour,
Je souhaite partir une semaine ( du Lundi au Lundi ) en Russie au mois de Mai.
J'aimerai passer quelques jours à Moscou , puis prendre le train et visiter Saint Petersbourg.
Quand me conseilleriez vous de prendre le train pour visiter au mieux les 2 villes.
Merci,
Je souhaite partir une semaine ( du Lundi au Lundi ) en Russie au mois de Mai.
J'aimerai passer quelques jours à Moscou , puis prendre le train et visiter Saint Petersbourg.
Quand me conseilleriez vous de prendre le train pour visiter au mieux les 2 villes.
Merci,
Bonjour,
Je voyage actuellement en van aménagé et rejoins bientôt la Russie pour une traversée jusqu'à Vladivostok.
Une fois là-bas (d'ici 1 mois), j'aimerais vendre mon véhicule pour poursuivre mon voyage en sac à dos du côté du Japon. Vu les taxes appliquées pour la vente de véhicules étrangers en Russie, je suis partie sur l'idée qu'il faut vendre mon van à un.e français.e ou à un.e européen.ne : pas de taxe dans ce cas de figure si je ne me trompe pas... ?
Mais encore faut-il trouver la bonne personne au bon endroit... Est-ce que quelqu'un peut me conseiller un / des réseaux pour diffuser mon annonce ?
Et si vous avez des recommandations / mises en garde, je suis preneuse ! Merci d'avance 🙂
Agathe
Et si vous avez des recommandations / mises en garde, je suis preneuse ! Merci d'avance 🙂
Agathe






