Bonjour,
Je dois faire un virement bancaire au Cambodge.
Sur les coordonnées bancaires que l'on m'a données, il y a tout d'abord le nom d'une banque intermédiaire aux USA, avec son code Swift, puis le nom de la banque du bénéficiaire au Cambodge avec le Swift et le No de compte.
Est-ce qu'il faut vraiment mettre les coordonnées de la banque intermédiaire et de la banque du bénéficiaire dans mon ordre de virement ? LA question est peut-être stupide, mais je n'arrive pas à rentrer les deux banques .....
Merci beaucoup de m'éclairer, Christine
Miscellaneous · Cambodge
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Bonjour, j'ai acheté sur le site internet Bourse des Vols un billet Paris - Sihanoukville (Cambodge) en utilisant les comparateurs pendant de longues semaines. J'ai donc choisi mes billets en sachant ce que je voulais. 1 semaine avant le départ les billets électroniques sont annulés et on nous propose de partir 2 jours plus tard. J'accepte, n'ayant plus le choix... 2 jours plus tard les billets électroniques sont à nouveau annulés et BDV fini par nous proposer de nous rembourser (à 5 jours du départ) ou de nous envoyer à Phnom-Penh (250km du lieu de destination). Ayant des obligations... j'accepte. 51€ me sont remboursés alors que j'aurais pu trouver au départ un vol Paris - Phnom Penh bien moins cher.
À mon arrivée à Phnom-Penh mon bagage est perdu !! Je le récupère 2 jours plus tard. Le bagage est cassé, il a été ouvert par un service quelconque (il y a un plomb officiel de poser dessus).
BDV ne veut pas entendre parler de rien. Ils me demandent des factures de ce que j'ai acheté en attendant (comme si la marchande du marché de Sihanoukville savait ce qu'est une facture). Je suis allé au Cambodge pour y vivre. Je n'ai pas emmené avec moi ma facture de la valise (elle était neuve, de bon marché mais NEUVE). Bref si on passe pas des heures à se plaindre on obtient rien !! Je ne vais rien lâcher jusqu'à temps qu'ils prennent en considération ma demande légitime.
Je précise que lorsque j'ai demandé le nom de mon interlocuteur pour pouvoir effectuer un courrier de réclamation, la personne s'est offusquée, m'a bien dit que le client n'avait pas tous les droits (en effet, dans ce cas, je n'en ai aucun), et a fini par donner une leçon de morale bien déplacée et très frustrante, pour ne pas dire autre chose.
Je vais faire tous les forums pour leur faire une pub bien sympathique..
¡2,5 hectares à Mongkolborey (province de Bantey Meanchey) au Cambodge
¡
¡L’ensemble comprend:
¡Une maison d ’habitation de plain pied
¡Deux batiments d’élevage
¡Une maisonnette pour ouvriers agricoles
¡Deux grandes mares
¡Plantation de manguiers, goyaviers, canne à sucre etrizière
¡Le terrain est raccordé au réseau électrique del’ état
¡Prix à débattre: 6$ le m²
Bonsoir
je suis à la recherche d'une info concernant les graines artisanales (pour faire des bijoux, ou décoration).
Quelqu'un peut il me dire, je m'adresse en premier aux spécialistes du Cambodge, mais bien sur a tous, ou je pourrais acheter des graines au Cambodge?
Je serais la bas en Nlovembre 2013.
Merci a tous, a bientôt
Franca
Merci a tous, a bientôt
Franca
Bonjour à vous, principalement résidents permanents du Cambodge.
Je vous envoie ce message afin de savoir quels sont les meilleurs placements actuels au Cambodge à réaliser pour une petite somme (environ mil euros peût-être) : platine, or, terrain ... etc afin d'en tirer bon bénéfice dans l'avenir.
Dans l'attente de vos messages,
Merci d'avance.
Fred.
Je vous envoie ce message afin de savoir quels sont les meilleurs placements actuels au Cambodge à réaliser pour une petite somme (environ mil euros peût-être) : platine, or, terrain ... etc afin d'en tirer bon bénéfice dans l'avenir.
Dans l'attente de vos messages,
Merci d'avance.
Fred.
Norodom Sihanouk, ex-souverain du Cambodge qui avait abdiqué en 2004 en faveur de son fils, est décédé d'une crise cardiaque, lundi, à l'âge de 89 ans dans un hôpital de Pékin. Il était une des grandes figures politiques asiatiques du XXe siècle.
L'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, qui a marqué l'histoire de la deuxième partie du XXe siècle et restait vénéré dans son pays après en avoir maintenu l'unité à travers les décennies de guerre, est mort lundi à Pékin à l'âge de 89 ans. L'ancien Premier ministre, chef de l'Etat et monarque, dont la vie a épousé toutes les turbulences du Cambodge, est mort aux alentours de 02h00 (18h00 GMT) du matin dans un hôpital de Pékin. "Le gouvernement royal du Cambodge ramènera son corps de la République populaire de Chine vers Phnom Penh", a indiqué un communiqué du gouvernement cambodgien, confirmant l'annonce faite quelques heures plus tôt par l'agence Chine Nouvelle. "Il est mort d'une crise cardiaque", a précisé à l'AFP l'aide personnel de Sihanouk, le prince Sisowath Thomico. "Il a été emmené à l'hôpital et est mort peu après", a-t-il ajouté. "C'est douloureux, je suis rempli de chagrin".
L'ancien souverain vivait le plus clair de son temps dans la capitale chinoise depuis quelques années pour y suivre des traitements médicaux contre des cancers, du diabète et de l'hypertension. Celui dont le règne a été l'un des plus longs d'Asie avait abdiqué en octobre 2004 en faveur de son fils Sihamoni, invoquant son âge et des raisons de santé. "Le Roi Sihanouk n'appartenait pas à sa famille, il appartenait au peuple cambodgien et à l'Histoire", ajouté le prince. L'ancien monarque utilisait régulièrement son site internet pour s'exprimer, sur sa santé et sur les affaires politiques. En octobre 2009, il avait écrit qu'il avait déjà vécu trop longtemps et qu'il espérait mourir dès que possible. "Cette trop longue longévité me pèse comme un poids insupportable", écrivait-il dans une note manuscrite postée sur le site. Deux ans plus tard, à l'occasion d'une cérémonie marquant le 20e anniversaire de son retour d'exil, il promettait à la foule de ne plus quitter son pays. Mais en janvier 2012, il quittait à nouveau Phnom Penh pour la Chine, pour un énième bilan de santé. En janvier dernier, il avait indiqué vouloir être incinéré et avoir ses cendres conservées dans une urne au palais royal de Phnom Penh. Hasard de l'Histoire, son décès est survenu au dernier jour des festivités annuelles de Pchum Ben au cours desquelles les Cambodgiens se retrouvent en famille et honorent les ancêtres. Le Cambodge est un pays très jeune, et "le nombre de gens qui ont effectivement vécu alors que Sihanouk était au pouvoir est très, très faible", a relevé Milton Osborne, historien australien. "Je suis sûr qu'il y aura d'énormes funérailles à Phnom Penh et des expressions publiques de douleur", a-t-il cependant ajouté. En dépit d'un parcours plus que tumultueux et après des changements de caps majeurs de la part du monarque, "je suis sûr qu'il sera considéré officiellement comme ayant été un grand dirigeant" et que "les moments les plus difficiles de son bilan" seront laissés sous silence. Le pays ne devrait d'ailleurs connaître aucune instabilité politique. Il est aujourd'hui tenu par le Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 1985 et accusé par ses détracteurs d'avoir complètement muselé l'opposition. La monarchie, sans grand pouvoir, ne souffre pour autant aucune contestation et survivra à Sihanouk. "A première vue il n'y a pas forcément de raison d'être inquiet, parce que la transition est déjà faite avec Sihamoni, qui est le monarque en exercice", avait indiqué à l'AFP il y a quelques jours l'historien français Hugues Tertrais.
Paix à son âme et respect pour cet homme amoureux de son pays et de ses habitants, même si son parcours a été tortueux au fil des évènements de son pays, il a toujours cherché à préserver l'unité de son peuple au delà de tout ..... respect et admiration en ce qui me concerne et tristesse à l'annonce de sa mort .....
L'ancien roi du Cambodge Norodom Sihanouk, qui a marqué l'histoire de la deuxième partie du XXe siècle et restait vénéré dans son pays après en avoir maintenu l'unité à travers les décennies de guerre, est mort lundi à Pékin à l'âge de 89 ans. L'ancien Premier ministre, chef de l'Etat et monarque, dont la vie a épousé toutes les turbulences du Cambodge, est mort aux alentours de 02h00 (18h00 GMT) du matin dans un hôpital de Pékin. "Le gouvernement royal du Cambodge ramènera son corps de la République populaire de Chine vers Phnom Penh", a indiqué un communiqué du gouvernement cambodgien, confirmant l'annonce faite quelques heures plus tôt par l'agence Chine Nouvelle. "Il est mort d'une crise cardiaque", a précisé à l'AFP l'aide personnel de Sihanouk, le prince Sisowath Thomico. "Il a été emmené à l'hôpital et est mort peu après", a-t-il ajouté. "C'est douloureux, je suis rempli de chagrin".
L'ancien souverain vivait le plus clair de son temps dans la capitale chinoise depuis quelques années pour y suivre des traitements médicaux contre des cancers, du diabète et de l'hypertension. Celui dont le règne a été l'un des plus longs d'Asie avait abdiqué en octobre 2004 en faveur de son fils Sihamoni, invoquant son âge et des raisons de santé. "Le Roi Sihanouk n'appartenait pas à sa famille, il appartenait au peuple cambodgien et à l'Histoire", ajouté le prince. L'ancien monarque utilisait régulièrement son site internet pour s'exprimer, sur sa santé et sur les affaires politiques. En octobre 2009, il avait écrit qu'il avait déjà vécu trop longtemps et qu'il espérait mourir dès que possible. "Cette trop longue longévité me pèse comme un poids insupportable", écrivait-il dans une note manuscrite postée sur le site. Deux ans plus tard, à l'occasion d'une cérémonie marquant le 20e anniversaire de son retour d'exil, il promettait à la foule de ne plus quitter son pays. Mais en janvier 2012, il quittait à nouveau Phnom Penh pour la Chine, pour un énième bilan de santé. En janvier dernier, il avait indiqué vouloir être incinéré et avoir ses cendres conservées dans une urne au palais royal de Phnom Penh. Hasard de l'Histoire, son décès est survenu au dernier jour des festivités annuelles de Pchum Ben au cours desquelles les Cambodgiens se retrouvent en famille et honorent les ancêtres. Le Cambodge est un pays très jeune, et "le nombre de gens qui ont effectivement vécu alors que Sihanouk était au pouvoir est très, très faible", a relevé Milton Osborne, historien australien. "Je suis sûr qu'il y aura d'énormes funérailles à Phnom Penh et des expressions publiques de douleur", a-t-il cependant ajouté. En dépit d'un parcours plus que tumultueux et après des changements de caps majeurs de la part du monarque, "je suis sûr qu'il sera considéré officiellement comme ayant été un grand dirigeant" et que "les moments les plus difficiles de son bilan" seront laissés sous silence. Le pays ne devrait d'ailleurs connaître aucune instabilité politique. Il est aujourd'hui tenu par le Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 1985 et accusé par ses détracteurs d'avoir complètement muselé l'opposition. La monarchie, sans grand pouvoir, ne souffre pour autant aucune contestation et survivra à Sihanouk. "A première vue il n'y a pas forcément de raison d'être inquiet, parce que la transition est déjà faite avec Sihamoni, qui est le monarque en exercice", avait indiqué à l'AFP il y a quelques jours l'historien français Hugues Tertrais.
Paix à son âme et respect pour cet homme amoureux de son pays et de ses habitants, même si son parcours a été tortueux au fil des évènements de son pays, il a toujours cherché à préserver l'unité de son peuple au delà de tout ..... respect et admiration en ce qui me concerne et tristesse à l'annonce de sa mort .....
Bonjour à tous,
Je recherche des renseignements sur l'exportation de textile du Cambodge ou de la Thailande, en vu d'ouvrir un commerce en France. Renseignements concernant: Les frais de douanes. Les quantités autorisées. Le prix du cubage en container. Les différentes formalités administratives. Merci de me répondre en Message Privé. Bonne soirée à tous, ou bonne journée à tout ceux qui sont là bas...
Je recherche des renseignements sur l'exportation de textile du Cambodge ou de la Thailande, en vu d'ouvrir un commerce en France. Renseignements concernant: Les frais de douanes. Les quantités autorisées. Le prix du cubage en container. Les différentes formalités administratives. Merci de me répondre en Message Privé. Bonne soirée à tous, ou bonne journée à tout ceux qui sont là bas...
Bonjour,
Je recherche des contacts sur place connaissants bien les us & coutumes, ainsi que les lois du pays ( idéalement ).
Moi, JH de 31a; parle anglais, avec un capital de départ. Je connais assez bien la Thailande pour y être allé à de nombreuses reprises.
Ce serait pour débuter dans une petite affaire, au départ. Histoire de se faire la main... Si vous avez déjà une idée, n'hésitez pas me contacter en mp.
Je serai au Cambodge au mois d'août.
A bientôt !
Escrocs & mythos non grata 😠
Je recherche des contacts sur place connaissants bien les us & coutumes, ainsi que les lois du pays ( idéalement ).
Moi, JH de 31a; parle anglais, avec un capital de départ. Je connais assez bien la Thailande pour y être allé à de nombreuses reprises.
Ce serait pour débuter dans une petite affaire, au départ. Histoire de se faire la main... Si vous avez déjà une idée, n'hésitez pas me contacter en mp.
Je serai au Cambodge au mois d'août.
A bientôt !
Escrocs & mythos non grata 😠
Bonjour à tous
Je suis à la recherche de dessins, croquis, schémas représentant une Apsara (danseuse celeste Khmer ) ?
Si quelqu un posséde des dessins ce serait sympa ne me les faire parvenir, je vous remercie beaucoup d avance ...
Voici mon adresse mail perso : balexis42@hotmail.com
merci
Alexis
Je suis à la recherche de dessins, croquis, schémas représentant une Apsara (danseuse celeste Khmer ) ?
Si quelqu un posséde des dessins ce serait sympa ne me les faire parvenir, je vous remercie beaucoup d avance ...
Voici mon adresse mail perso : balexis42@hotmail.com
merci
Alexis
Bonne année kmer à tous (tes) les Cambodgiens (es) et fanas de ce superbe pays !
Bonjour à tous,
Nous sommes à la recherche de toutes les informations sur des affréteurs ou transitaires, qui expédient la marchandise du Cambodge vers la France. Merci à tous Bonne journée
Nous sommes à la recherche de toutes les informations sur des affréteurs ou transitaires, qui expédient la marchandise du Cambodge vers la France. Merci à tous Bonne journée
Je recherche des photos que j' ai laissees à klong yai chez une dame qui vivait pres du bord de mer dans les annees 1970.Je suis cambodgien, à cette epoque j' avais 17 ans à peu pres et j' etais pecheur. Lorsque j' ai quitte klong yai pour l' armee au cambodge , je n' ai pas pu retourner les recuperer , je vis en france depuis 1975, je n' ai jamais pu retrouver ma famille et je n' ai aucune photos , pouvez vous m' aider, peut etre que personne ne les a detruites .merci.
Allo 🙂
Désolée, je suis ennuyante et je recommence avec ma faune et ma flore 🤪 mais j'aurais bien aimé savoir si vous pourriez m'indiquer quels sont ces deux oiseaux que j'ai aperçus au Cambodge...
Sur la première image, je pense qu'il s'agit d'une grue ( ?? ). Aperçue sur la place du marché, elle faisait à peu près 1m30 à 1m40 de hauteur... Ou peut-être plus... A vrai dire, je n'ai pas trop osé m'approcher ni encore moins respirer !
Sur la seconde image, cette petite bestiole avait la taille d'un caneton et ne pouvait pas voler... Mais traînait toujours dans les pattes pour quémander de la nourriture 😛
Merci pour vos renseignements !
Désolée, je suis ennuyante et je recommence avec ma faune et ma flore 🤪 mais j'aurais bien aimé savoir si vous pourriez m'indiquer quels sont ces deux oiseaux que j'ai aperçus au Cambodge...
Sur la première image, je pense qu'il s'agit d'une grue ( ?? ). Aperçue sur la place du marché, elle faisait à peu près 1m30 à 1m40 de hauteur... Ou peut-être plus... A vrai dire, je n'ai pas trop osé m'approcher ni encore moins respirer !
Sur la seconde image, cette petite bestiole avait la taille d'un caneton et ne pouvait pas voler... Mais traînait toujours dans les pattes pour quémander de la nourriture 😛
Merci pour vos renseignements !
Somaly Mam, une Cambodgienne vendue comme esclave sexuelle dans son enfance, a été élue "femme de l'année 2006" par le magazine américain Glamour, pour son combat contre l'exploitation sexuelle des enfants et des femmes en Asie du Sud-Est.
"Somaly Mam est un modèle pour les femmes à travers le monde", explique la rédactrice en chef de Glamour, Cindi Leive. "Elle a survécu aux atroces abus de son enfance et consacré sa vie à sauver d'autres filles du même destin
Parmi les précédentes lauréates du prix Glamour figurent l'ex-secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, la pop star Britney Spears et Mukhtar Mai, jeune Pakistanaise victime d'un viol collectif tribal ayant eu le courage de poursuivre en justice ses agresseurs.
Euro News
Euro News
Bonjour,
Quelqu'un pourrait t-il me dire à combien est le cours en ce moment svp ? 1 euro = ?? riels ?
merci beaucoup
fabaless
Quelqu'un pourrait t-il me dire à combien est le cours en ce moment svp ? 1 euro = ?? riels ?
merci beaucoup
fabaless
Voici un excellent article du Figaro sur le génocide cambodgien, et je vous le livre ici afin de ne pas oublier, et surtout d'être conscient de l'état de dépendance et de traumatisme misérable dans lequel est maintenu le peuple khmer, dont quelques dignitaires sans vergogne dilapident les richesses du pays ...... savez vous que d'ores et déjà les forêts du Cambodge sont annéanties et sans aucun espoir de retour à leur état originel, exploitées quelles sont ou plutôt saccagés par des potentats locaux issus de l'armée ..... que l'on entretient l'idée à la jeunesse de ce pays que le génocide est une bonne aubaine commerciale, d'ailleurs on est en train de mettre sur pied un parcours touristique du génocide ....... que les côtes du Cambodge viennent d'être vendues à des Sociétés Japonaises et Nord Coréennes afin d'y exploiter les gisements de pétrole et de gaz au large de Sihannoukville ........ et tout celà alors qu'un prétendu procés va s'ouvrir pour juger les responsables du génocide en fin d'année ou en début d'année prochaine, et que l'on assistera là à la plus abominable des pantomines qui servira sans doute à excuser, ou tout du moins à atténuer, toutes les atrocités commises par ceux qui sont toujours aux commandes de ce pays ......
Que penseront toutes les familles khmers, et principalement toute cette génération de plus de 40 ans, de cette farce qui va se jouer sans leur partition ..... ? rien, car on leur dénie le droit de penser et ils ne leur restent que leurs larmes pour exprimer leurs dernières souffrances, et encore elles sont épuisées depuis longtemps ........
Cambodge : le génocide sans deuil possible
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, les Khmers rouges prenaient le pouvoir au Cambodge avant d’installer un régime de terreur. vendredi 15 avril 2005.
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, de jeunes soldats Khmers rouges
vêtus de noir et faméliques entraient dans Phnom Penh sans résistance et évacuaient la ville immédiatement, premier acte du régime de terreur de Pol Pot qui allait durer près de quatre ans. La « glorieuse révolu tion » du Kampuchéa démocratique se mettait en marche alors que les ultramaoïstes prenaient le pouvoir au Cambodge, deux semaines avant que les communistes vietnamiens ne fassent tomber Saïgon. Très vite, les Khmers rouges vident les villes, synonymes de toutes les perditions de l’ancien régime honni du maréchal Lon Nol soutenu par les « impérialistes » américains, tombé comme un fruit mûr, et dont ils vont s’acharner à liquider tous les représentants : hauts cadres, soldats, fonctionnaires.
« Souvent, j’ai de longues périodes de désespoir, des insomnies, des idées très noires, et puis je finis par me récupérer, parce que je comprends que je peux aider les autres, faire le contraire de ce que nous ont infligé les Khmers rouges. C’est cela, mon seul remède contre la dépression. » Le professeur Ka Sunbaunat, 52 ans, dirige le « Programme national pour la santé mentale », au Cambodge, et les vingt psychiatres qui tentent vainement d’éloigner les fantômes d’épouvante qui hantent encore ce pays de 11, 5 millions d’habitants.
Trente ans après la prise du pouvoir des Khmers rouges, et les quatre années de génocide qui ont coûté la vie à 1, 7 million de Cambodgiens entre 1975 et 1979, la cicatrice est béante. « Au moins 80% de mes concitoyens âgés de plus de 40 ans, c’est-à-dire 45% de la population, souffre de stress post traumatique, de dépressions, d’anxiété, de perte d’identité, ils cauchemardent, ils ne font confiance à personne », explique le médecin, avant de s’interroger : « Comment guérir de quatre années de tortures sous Pol Pot ? »
A l’égal de tous les hommes de sa génération, Ka Sunbaunat a vu l’essentiel de sa famille massacrée par les enfants de son pays, des adolescents de 14 à 16 ans embarqués dans l’une des utopies les plus meurtrières du XXe siècle, tous embrigadés par quelques chefs révolutionnaires maoïstes khmers. La trace de tant de haine, de ces vies fracassées, est rouge sang. « Il y a trois ans, raconte Kor Borin, un jeune Khmer qui en 1979 n’a retrouvé que sa mère sur les 24 membres de sa famille, j’ai visité Auschwitz. Pendant trois jours, je n’ai plus pu parler ni rien avaler. C’est exactement ce que nous avions vécu. » Youk Chhang, le directeur du « Centre de documentation du Cambodge », une ONG qui rassemble des milliers de témoignages en attendant un hypothétique procès, explique : « Les survivants sont comme des verres brisés, dans une société brisée. »
Malgré les dégâts immenses, c’est comme si ce génocide n’avait eu aucune importance. Aucun chef Khmer rouge n’a été condamné. Le procès, toujours annoncé, est toujours remis. En décembre 1979, nous avions été parmi les trois premiers journalistes à pénétrer dans ce pays martyr : les foules des survivants venaient d’être autorisées à retourner dans la capitale. Des dizaines de milliers d’humains faméliques, en haillons, remontaient sans bruit l’avenue Monivong, tirant des ballots ou de misérables chariots. Suivant de près ses camarades vietnamiens, l’ambassadeur d’URSS s’installait comme chez lui dans cette capitale arrachée de haute lutte aux camarades chinois, bousculant en klaxonnant les cohortes hagardes, au volant d’une Jaguar rouge. Les colonnes de rescapés comptaient trois femmes pour un seul homme. Les Vietnamiens posaient en libérateurs, en faisant visiter le lycée de Tuol Sleng (le camp S- 21), encore maculé dans ses moindres recoins du sang séché des 14 200 victimes qui y avaient été martyrisées, puis mises à mort sous l’autorité d’un ancien professeur de physique francophone, le camarade Kaing Kek Iev, alias Douch.
L’un des seuls prisonniers qui avait survécu à l’hécatombe en ce lieu (1), simplement parce qu’il savait réparer la gégène, expliquait en détail comment l’on peut transformer un portail scolaire de gymnastique en instrument d’abominables tortures. Les Vietnamiens ne nous épargnèrent aucune des grottes ou des champs, où débordant du sol tant ils étaient entassés, nous découvrions les charniers, le spectacle de familles entières enlacées, serrées dans l’épouvante, abattues à coups de manches de pioches ou étouffées dans des sacs en plastique. Dans le silence qui suit les grandes tragédies, la terre du Cambodge vomissait ses morts.
A l’époque, l’Occident s’intéressa fugacement à cette tragédie : les Soviétiques venaient d’envahir l’Afghanistan. Une actualité de guerre chassait opportunément l’autre. Car trop de pays, dont la France, avaient reconnu trop vite le régime khmer rouge, et voulaient le faire oublier. Trop d’intellectuels, à gauche, avaient soutenu l’avènement au pouvoir du « Frère N° 1 » Pol Pot, qui était forcément du bon côté, puisqu’il menait le bon combat, celui contre les Etats-Unis.
Au Cambodge, l’amnésie reste de mise. Ce 17 avril 2005, aucune cérémonie officielle ne marquera l’anniversaire du début de ce massacre. Le génocide couvre quelques lignes dans les livres d’histoire distribués aux enfants. Les dirigeants Khmers rouges, confortablement installés dans des villas sur la frontière avec la Thaïlande, se livrent à des autojustifications indécentes face aux journalistes qui acceptent de payer pour les interviewer. « Pas un seul d’entre eux n’a reconnu sa faute, n’a demandé pardon », constate Pierre Gilette, le rédacteur en chef de Cambodge soir. Sans jugements, ce génocide n’a officiellement pas de mémoire.
Peu d’intellectuels à Phnom Penh sont encore là pour témoigner ou s’interroger sur ce drame. Khun Samen, le conservateur en chef du Musée national et le directeur des Musées cambodgiens, raconte les 19 victimes de sa famille proche, et le miracle qui lui a valu de sauver sa vie : « Lorsque j’ai dit aux Khmers rouges que j’avais terminé ma quatrième année de licence, ils ne connaissaient pas ce mot, ils ont confondu cela avec la 4e année d’études primaires. » Il raconte : « Ils ont abattu tous les intellectuels, et nous manquons aujourd’hui cruellement de ces ressources humaines. Je n’ai pas de colère. Mais pourquoi les pol-potiens ont-ils tué des Khmers ? Probablement sur ordre des chefs des pays voisins. Nous avons été les victimes d’un atroce jeu de go entre communistes asiatiques, la Chine d’un côté, le Vietnam et l’URSS de l’autre. C’est le Vietnam qui a gagné. »
Lao Mong Hay, qui dirige aujourd’hui une ONG baptisée Centre pour le développement social, explique « l’ambivalence » du pouvoir actuel vis-à-vis des Khmers rouges en affirmant que « le régime de Hun Sen se sert des atrocités des Khmers rouges pour se légitimer. Tout est de la faute des Khmers rouges, prétend le gouvernement actuel. C’est un peu comme Krouchtchev qui blâmait Staline pour les horreurs du passé : le régime s’inscrit lui-même dans une continuité avec ce passé, et il n’y a pas de mémorial parce que de nombreux responsables politiques actuels ont été associés aux Khmers rouges ».
En trois décennies, le Cambodge a basculé d’un extrême à l’autre. Le Cambodge est un pays à vendre, où l’économie est privatisée par la parentèle des dirigeants. L’Etat se retrouve dépouillé de tous ses actifs de valeur. La violence est le mode de régulation du marché, et l’armée réprime la foule de plus en plus nombreuse des pauvres. « 80% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, et 500 000 familles sont en situation de famine », explique le docteur Dallemagne, à Siem Reap.
Le gouvernement cambodgien, derrière un multipartisme de façade (2) est ainsi devenu un régime autoritaire. Accepter le procès des Khmers rouges constituerait un précédent périlleux pour lui : tous les responsables politiques du pays ne pourraient-ils pas un jour être condamnés pour leurs fautes ou leur détournement des biens publics ? « Cela contredit les usages ici, explique un diplomate anglo-saxon, car les gens qui tiennent le pouvoir au Cambodge estiment qu’ils peuvent faire n’importe quoi. » Alors c’est l’escalade dans l’indécence. Le gouvernement cambodgien vient, la semaine dernière, de « privatiser » le génocide, pour en retirer un bénéfice.
Choeung Ek, à une trentaine de kilomètres de Phnom Penh, est le charnier où l’on a retrouvé les corps de 14 200 suppliciés du lycée de Tuol Sleng. Le gouvernement a offert la concession à une société japonaise (JC Royal Company Co Ltd), moyennant le paiement d’une redevance annuelle de 15 000 US dollars, afin de développer le site pour son exploitation touristique. Les tarifs avancés rendront la visite impossible pour les Cambodgiens. Et ce génocide sans deuil possible.
SOURCE / François Hauter, lefigaro.fr
(1) Ils furent 9 prisonniers seulement, sur 14 200, à ne pas avoir été abattus. On pourra, sur ce sujet, acheter le DVD du remarquable documentaire de Rithy Panh, intitulé S-21.
(2) Ce gouvernement est composé d’une coalition de néocommunistes provietnamiens et de néomonarchistes, sous la houlette du premier ministre Hun Sen.
Que penseront toutes les familles khmers, et principalement toute cette génération de plus de 40 ans, de cette farce qui va se jouer sans leur partition ..... ? rien, car on leur dénie le droit de penser et ils ne leur restent que leurs larmes pour exprimer leurs dernières souffrances, et encore elles sont épuisées depuis longtemps ........
Cambodge : le génocide sans deuil possible
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, les Khmers rouges prenaient le pouvoir au Cambodge avant d’installer un régime de terreur. vendredi 15 avril 2005.
Il y a trente ans, le 17 avril 1975, de jeunes soldats Khmers rouges
vêtus de noir et faméliques entraient dans Phnom Penh sans résistance et évacuaient la ville immédiatement, premier acte du régime de terreur de Pol Pot qui allait durer près de quatre ans. La « glorieuse révolu tion » du Kampuchéa démocratique se mettait en marche alors que les ultramaoïstes prenaient le pouvoir au Cambodge, deux semaines avant que les communistes vietnamiens ne fassent tomber Saïgon. Très vite, les Khmers rouges vident les villes, synonymes de toutes les perditions de l’ancien régime honni du maréchal Lon Nol soutenu par les « impérialistes » américains, tombé comme un fruit mûr, et dont ils vont s’acharner à liquider tous les représentants : hauts cadres, soldats, fonctionnaires.
« Souvent, j’ai de longues périodes de désespoir, des insomnies, des idées très noires, et puis je finis par me récupérer, parce que je comprends que je peux aider les autres, faire le contraire de ce que nous ont infligé les Khmers rouges. C’est cela, mon seul remède contre la dépression. » Le professeur Ka Sunbaunat, 52 ans, dirige le « Programme national pour la santé mentale », au Cambodge, et les vingt psychiatres qui tentent vainement d’éloigner les fantômes d’épouvante qui hantent encore ce pays de 11, 5 millions d’habitants.
Trente ans après la prise du pouvoir des Khmers rouges, et les quatre années de génocide qui ont coûté la vie à 1, 7 million de Cambodgiens entre 1975 et 1979, la cicatrice est béante. « Au moins 80% de mes concitoyens âgés de plus de 40 ans, c’est-à-dire 45% de la population, souffre de stress post traumatique, de dépressions, d’anxiété, de perte d’identité, ils cauchemardent, ils ne font confiance à personne », explique le médecin, avant de s’interroger : « Comment guérir de quatre années de tortures sous Pol Pot ? »
A l’égal de tous les hommes de sa génération, Ka Sunbaunat a vu l’essentiel de sa famille massacrée par les enfants de son pays, des adolescents de 14 à 16 ans embarqués dans l’une des utopies les plus meurtrières du XXe siècle, tous embrigadés par quelques chefs révolutionnaires maoïstes khmers. La trace de tant de haine, de ces vies fracassées, est rouge sang. « Il y a trois ans, raconte Kor Borin, un jeune Khmer qui en 1979 n’a retrouvé que sa mère sur les 24 membres de sa famille, j’ai visité Auschwitz. Pendant trois jours, je n’ai plus pu parler ni rien avaler. C’est exactement ce que nous avions vécu. » Youk Chhang, le directeur du « Centre de documentation du Cambodge », une ONG qui rassemble des milliers de témoignages en attendant un hypothétique procès, explique : « Les survivants sont comme des verres brisés, dans une société brisée. »
Malgré les dégâts immenses, c’est comme si ce génocide n’avait eu aucune importance. Aucun chef Khmer rouge n’a été condamné. Le procès, toujours annoncé, est toujours remis. En décembre 1979, nous avions été parmi les trois premiers journalistes à pénétrer dans ce pays martyr : les foules des survivants venaient d’être autorisées à retourner dans la capitale. Des dizaines de milliers d’humains faméliques, en haillons, remontaient sans bruit l’avenue Monivong, tirant des ballots ou de misérables chariots. Suivant de près ses camarades vietnamiens, l’ambassadeur d’URSS s’installait comme chez lui dans cette capitale arrachée de haute lutte aux camarades chinois, bousculant en klaxonnant les cohortes hagardes, au volant d’une Jaguar rouge. Les colonnes de rescapés comptaient trois femmes pour un seul homme. Les Vietnamiens posaient en libérateurs, en faisant visiter le lycée de Tuol Sleng (le camp S- 21), encore maculé dans ses moindres recoins du sang séché des 14 200 victimes qui y avaient été martyrisées, puis mises à mort sous l’autorité d’un ancien professeur de physique francophone, le camarade Kaing Kek Iev, alias Douch.
L’un des seuls prisonniers qui avait survécu à l’hécatombe en ce lieu (1), simplement parce qu’il savait réparer la gégène, expliquait en détail comment l’on peut transformer un portail scolaire de gymnastique en instrument d’abominables tortures. Les Vietnamiens ne nous épargnèrent aucune des grottes ou des champs, où débordant du sol tant ils étaient entassés, nous découvrions les charniers, le spectacle de familles entières enlacées, serrées dans l’épouvante, abattues à coups de manches de pioches ou étouffées dans des sacs en plastique. Dans le silence qui suit les grandes tragédies, la terre du Cambodge vomissait ses morts.
A l’époque, l’Occident s’intéressa fugacement à cette tragédie : les Soviétiques venaient d’envahir l’Afghanistan. Une actualité de guerre chassait opportunément l’autre. Car trop de pays, dont la France, avaient reconnu trop vite le régime khmer rouge, et voulaient le faire oublier. Trop d’intellectuels, à gauche, avaient soutenu l’avènement au pouvoir du « Frère N° 1 » Pol Pot, qui était forcément du bon côté, puisqu’il menait le bon combat, celui contre les Etats-Unis.
Au Cambodge, l’amnésie reste de mise. Ce 17 avril 2005, aucune cérémonie officielle ne marquera l’anniversaire du début de ce massacre. Le génocide couvre quelques lignes dans les livres d’histoire distribués aux enfants. Les dirigeants Khmers rouges, confortablement installés dans des villas sur la frontière avec la Thaïlande, se livrent à des autojustifications indécentes face aux journalistes qui acceptent de payer pour les interviewer. « Pas un seul d’entre eux n’a reconnu sa faute, n’a demandé pardon », constate Pierre Gilette, le rédacteur en chef de Cambodge soir. Sans jugements, ce génocide n’a officiellement pas de mémoire.
Peu d’intellectuels à Phnom Penh sont encore là pour témoigner ou s’interroger sur ce drame. Khun Samen, le conservateur en chef du Musée national et le directeur des Musées cambodgiens, raconte les 19 victimes de sa famille proche, et le miracle qui lui a valu de sauver sa vie : « Lorsque j’ai dit aux Khmers rouges que j’avais terminé ma quatrième année de licence, ils ne connaissaient pas ce mot, ils ont confondu cela avec la 4e année d’études primaires. » Il raconte : « Ils ont abattu tous les intellectuels, et nous manquons aujourd’hui cruellement de ces ressources humaines. Je n’ai pas de colère. Mais pourquoi les pol-potiens ont-ils tué des Khmers ? Probablement sur ordre des chefs des pays voisins. Nous avons été les victimes d’un atroce jeu de go entre communistes asiatiques, la Chine d’un côté, le Vietnam et l’URSS de l’autre. C’est le Vietnam qui a gagné. »
Lao Mong Hay, qui dirige aujourd’hui une ONG baptisée Centre pour le développement social, explique « l’ambivalence » du pouvoir actuel vis-à-vis des Khmers rouges en affirmant que « le régime de Hun Sen se sert des atrocités des Khmers rouges pour se légitimer. Tout est de la faute des Khmers rouges, prétend le gouvernement actuel. C’est un peu comme Krouchtchev qui blâmait Staline pour les horreurs du passé : le régime s’inscrit lui-même dans une continuité avec ce passé, et il n’y a pas de mémorial parce que de nombreux responsables politiques actuels ont été associés aux Khmers rouges ».
En trois décennies, le Cambodge a basculé d’un extrême à l’autre. Le Cambodge est un pays à vendre, où l’économie est privatisée par la parentèle des dirigeants. L’Etat se retrouve dépouillé de tous ses actifs de valeur. La violence est le mode de régulation du marché, et l’armée réprime la foule de plus en plus nombreuse des pauvres. « 80% de la population vit avec moins de deux dollars par jour, et 500 000 familles sont en situation de famine », explique le docteur Dallemagne, à Siem Reap.
Le gouvernement cambodgien, derrière un multipartisme de façade (2) est ainsi devenu un régime autoritaire. Accepter le procès des Khmers rouges constituerait un précédent périlleux pour lui : tous les responsables politiques du pays ne pourraient-ils pas un jour être condamnés pour leurs fautes ou leur détournement des biens publics ? « Cela contredit les usages ici, explique un diplomate anglo-saxon, car les gens qui tiennent le pouvoir au Cambodge estiment qu’ils peuvent faire n’importe quoi. » Alors c’est l’escalade dans l’indécence. Le gouvernement cambodgien vient, la semaine dernière, de « privatiser » le génocide, pour en retirer un bénéfice.
Choeung Ek, à une trentaine de kilomètres de Phnom Penh, est le charnier où l’on a retrouvé les corps de 14 200 suppliciés du lycée de Tuol Sleng. Le gouvernement a offert la concession à une société japonaise (JC Royal Company Co Ltd), moyennant le paiement d’une redevance annuelle de 15 000 US dollars, afin de développer le site pour son exploitation touristique. Les tarifs avancés rendront la visite impossible pour les Cambodgiens. Et ce génocide sans deuil possible.
SOURCE / François Hauter, lefigaro.fr
(1) Ils furent 9 prisonniers seulement, sur 14 200, à ne pas avoir été abattus. On pourra, sur ce sujet, acheter le DVD du remarquable documentaire de Rithy Panh, intitulé S-21.
(2) Ce gouvernement est composé d’une coalition de néocommunistes provietnamiens et de néomonarchistes, sous la houlette du premier ministre Hun Sen.
Voici une dépêche de l'AFP de Phnom Penh concernant des personnes retrouvés dans la jungle et qui y erraient depuis la fin des tragiques évenements des khmers rouges ..... celà semble incroyable ..... !
PHNOM PENH (AFP) - Sept familles cambodgiennes qui avaient fui l'avancée des troupes vietnamiennes à la fin du régime khmer rouge il y a 25 ans ont été retrouvées dans la jungle où elles ont survécu sans aucun contact avec le monde extérieur.
Les 34 personnes --âgées de quelques jours à 55 ans-- membres de quatre groupes ethniques différents, portaient des vêtements plus que sommaires faits d'écorces et de feuillages et s'étaient nourries toutes ces années de feuilles et d'animaux sauvages.
Elles ont été découvertes par des responsables laotiens simplement parce qu'elles s'étaient égarées de l'autre côté de la frontière.
"Ils avaient fui devant les soldats vietnamiens", a expliqué Pen Bunna, de l'ONG Adhoc, "ils pensaient que les soldats vietnamiens contrôlaient toujours la région".
Ces familles avaient déserté leur village en 1979 devant l'arrivée du corps expéditionnaire vietnamien venu chasser Pol Pot et ses hommes du pouvoir en 1979 et qui a quitté le Cambodge dix ans plus tard.
Elles ont vécu depuis une vie de nomades dans les zones frontalières proches du Laos et du Vietnam, connues comme "l'Est sauvage" car ce sont les plus inaccessibles du royaume. Beaucoup ont contracté le paludisme et diverses autres maladies.
"Ils sont comme des sauvages, ils ne savent rien", a dit à l'AFP Kham Khoeun, gouverneur de la province frontalière de Ratanakiri auquel les Laotiens ont remis ces personnes.
"Ils n'ont eu aucune information de ce pays ni du monde extérieur. Au début ils étaient terrorisés", a ajouté le gouverneur. Seuls trois d'entre eux parlaient le khmer.
PHNOM PENH (AFP) - Sept familles cambodgiennes qui avaient fui l'avancée des troupes vietnamiennes à la fin du régime khmer rouge il y a 25 ans ont été retrouvées dans la jungle où elles ont survécu sans aucun contact avec le monde extérieur.
Les 34 personnes --âgées de quelques jours à 55 ans-- membres de quatre groupes ethniques différents, portaient des vêtements plus que sommaires faits d'écorces et de feuillages et s'étaient nourries toutes ces années de feuilles et d'animaux sauvages.
Elles ont été découvertes par des responsables laotiens simplement parce qu'elles s'étaient égarées de l'autre côté de la frontière.
"Ils avaient fui devant les soldats vietnamiens", a expliqué Pen Bunna, de l'ONG Adhoc, "ils pensaient que les soldats vietnamiens contrôlaient toujours la région".
Ces familles avaient déserté leur village en 1979 devant l'arrivée du corps expéditionnaire vietnamien venu chasser Pol Pot et ses hommes du pouvoir en 1979 et qui a quitté le Cambodge dix ans plus tard.
Elles ont vécu depuis une vie de nomades dans les zones frontalières proches du Laos et du Vietnam, connues comme "l'Est sauvage" car ce sont les plus inaccessibles du royaume. Beaucoup ont contracté le paludisme et diverses autres maladies.
"Ils sont comme des sauvages, ils ne savent rien", a dit à l'AFP Kham Khoeun, gouverneur de la province frontalière de Ratanakiri auquel les Laotiens ont remis ces personnes.
"Ils n'ont eu aucune information de ce pays ni du monde extérieur. Au début ils étaient terrorisés", a ajouté le gouverneur. Seuls trois d'entre eux parlaient le khmer.
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