Bonjour,
Je suis partie de France voici 11 mois. J'ai passé 10 mois en Nouvelle-Zélande avec un Working Holiday visa. J'y ai voyagé principalement "seule" (bien qu'on n'est rarement vraiment seule). À mi chemin de ces 10 mois, je suis allée également deux semaines en thaïlande où j'y ai rejoins mon ami de l'époque. J'ai trouvé l'Asie incroyable. Cependant, je me suis largement laissé conduire par mon copain (j'étais contente de ne pas avoir à choisir où/comment, et juste à me laisser porter).
J'ai adoré la Nouvelle-Zélande, mais c'est un pays à la culture très anglaise. Je suis donc partie plus tôt en Asie pour pouvoir me donner le temps de m'y fondre. Mon frère se mariant en juin, je suis totalement libre de voyagé jusqu'à là (mon voyage pourrait donc durée jusque' à 15 mois).
Je ne prépare pas mes voyages. Et depuis la Nouvelle-Zélande, je le confirme. Quitte à rater parfois les bons plans, je préfère aller, voir, rencontrer. Je privilégie les rencontres (de locaux ou de voyageurs) à la multitude d'endroits ou d'activités faits.
Seulement je suis partie de NZ et suis en Indonésie depuis 3 semaines, et là, le vide...
Je sais pas ce que je veux voir. Et pour résumer, j'ai plus souvent envie de rester tranquille qu'autres choses. Avant de partir j'avais réservé mon billet pour le Cambodge (erreur, je sais pas pourquoi j'ai fais ça, mais c'est comme ça). Je crois que j'étais fatiguée déjà en partant de NZ. Mais avec toutes les sollicitations, les marchandages et certaines précautions que l'Asie impliquent, j'ai du mal à récupérer une motivation digne de ce nom. Je suis fatiguée. J'ai fais du volontariat deux semaines sur une ile de Lombok (indo) et c'est un bon souvenirs, mais au finale, pour le moment, l'implication que cela demande est déjà trop.
Je suis donc là, à ne pas faire grand chose. À attendre le Cambodge, sans savoir ce que je vais y faire non plus... (à part Anchor, pour le côté touriste).
J'envisage évidement de rentrer en France. Je sais que je repartirai (j'ai bien envie de me laisser l'année prochaine voir l'année encore d'après pour voyager).
Mais c'est dur de rentrer plus tôt que ce qu'on avait pu imaginer et surtout de ce que l'on pourrait. C'est dur de m'imaginer les 3 prochains mois en France en sachant que je pourrais être toujours en Asie. La peur de ne pas pouvoir repartir (pour x raisons) est forcement là. Et, même si on s'en fout de l'opinion des autres, c'est quand même dur de rentrer et de se confronter au regard de l'autre qui verra peut être ça comme un caprice alors qu'on avait "tellement de chance".
C'est encore plus dur de voir soi-même qu'on a pas tenu le coup... Je me dis que l'Asie est trop dur pour que je le fasse seule... J'ai l'impression de n'avoir pas réussi a m'adapter et de ne pas être débrouillarde comme je l'aimerais. J'aimerai trouver un compagnon de route pour me remotiver, pour partager. Mais je pars bientôt d'Indo. Alors je me dis "au Cambodge!", mais je sais plus si j'ai envie d'y aller pour l'instant...
J'ai honte d'avoir l'impression de n'avoir plus de curiosité...
Ce qui est sûre c'est que je préfère la qualité que la quantité. Je n'ai pas envie de passé d'un pays à un autre uniquement car mon visa a expiré et que je dois partir.
Je n'arrive pas à savoir si c'est ma tête qui me dis de rentrer (pour revoyager en étant regonfler) mais que mon coeur ne veut pas (car voyager de la sorte est mon rêve de toujours).
Ou si c'est mon coeur qui veut rentrer, mais que ma tête refuse...
Je n'arrive pas à savoir si c'est un abandon ou un besoin.
Je n'ai pas envie d'abandonner car c'est dur. Mais je n'ai pas envie de me forcer ridiculement.
Je ne suis pas en déprime totale (bizarrement). Je ne pleure pas toute les deux secondes. Je suis juste dans une perplexité et une interrogation totale. La tristesse planant seulement sur le sentiment d'échec que je ne peux pas m'empêcher de ressentir comme telle.
Quand avez vous su quand rentrer ? Pourquoi ?
Avez-vous déjà vécu ce genre de ressenti ? Qu'avez vous fait ?
Je n'attend pas qu'on décide pour moi, mais des vécus, des réflexions extérieurs me feraient du bien (ne plus être dans une réflexion de moi à moi).
(Mes excuses pour les fautes, très probable, d'orthographe).
Travelers' reflections · Nouvelle-Zélande
Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
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Bonjour à tous,
1) Enthusiasme - Anticipation - Depart - Emerveillement - Habitude - Lassitude - Retour.
2) Rentrer - Se reinstaller dans ses habitudes - Reconnecter avec famille, amis (es), travail - Expliquer ce qu' on a vu et vécu, maintes fois - Les gens ne comprennent pas facilement.
3) Adrenaline des voyages rentre dans sa case - Traintrain - Vie monotone - On se sent mal dans sa peau.
4) Petite voix dans la tête......moins petite voix dans la tête....
5) Rêves de repartir - Trouver un bouleau pour économiser .
6) Le prochain voyage sera ....
7) Retour aux cases cases 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 8) On fait ça 2 ou 3 fois ? 9) Alors on se dit que peut-être ce serait mieux de démenager. 10) Mais où s'installer ? (hormis les complications de visas residentiels). Les souvenirs, les expériences, les rencontres se sont mélangées dans une nostalgie du voyage, de l' autrepart, d' un bout d' utopie.
Je suis dans la catégorie des " nettement moins jeunes" et ne suis plus encombrée de faire carrière ; c'est un avantage qui offre liberté de temps et de mouvements mais un désavantage car les visas résidentiels ne se sont pas facilement accordés aux retraités(ées)
Pourtant, je re-re- pars en Océanie et je m'accorde 364 jours d'exploration (durée max de billet et assurances) pour trouver le bon endroit où (figurativement) j'aimerais et pourrais planter ma tente, aussi humble qu'elle soit. L' Océanie ? il me semble y avoir trouvé des gens beaucoup plus souriants, aimables, spontanés, des gens où le bon sens joue un plus grand rôle que les conventions sociales et économiques ( une fois le pas "touriste" franchi ) .
Seule dans cet espoir, je ne le suis certainement pas; partagez-vous cette même envie ? A bientôt de vous lire.
Cordialement
7) Retour aux cases cases 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 8) On fait ça 2 ou 3 fois ? 9) Alors on se dit que peut-être ce serait mieux de démenager. 10) Mais où s'installer ? (hormis les complications de visas residentiels). Les souvenirs, les expériences, les rencontres se sont mélangées dans une nostalgie du voyage, de l' autrepart, d' un bout d' utopie.
Je suis dans la catégorie des " nettement moins jeunes" et ne suis plus encombrée de faire carrière ; c'est un avantage qui offre liberté de temps et de mouvements mais un désavantage car les visas résidentiels ne se sont pas facilement accordés aux retraités(ées)
Pourtant, je re-re- pars en Océanie et je m'accorde 364 jours d'exploration (durée max de billet et assurances) pour trouver le bon endroit où (figurativement) j'aimerais et pourrais planter ma tente, aussi humble qu'elle soit. L' Océanie ? il me semble y avoir trouvé des gens beaucoup plus souriants, aimables, spontanés, des gens où le bon sens joue un plus grand rôle que les conventions sociales et économiques ( une fois le pas "touriste" franchi ) .
Seule dans cet espoir, je ne le suis certainement pas; partagez-vous cette même envie ? A bientôt de vous lire.
Cordialement
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