Je suis partie de France voici 11 mois. J'ai passé 10 mois en Nouvelle-Zélande avec un Working Holiday visa. J'y ai voyagé principalement "seule" (bien qu'on n'est rarement vraiment seule). À mi chemin de ces 10 mois, je suis allée également deux semaines en thaïlande où j'y ai rejoins mon ami de l'époque. J'ai trouvé l'Asie incroyable. Cependant, je me suis largement laissé conduire par mon copain (j'étais contente de ne pas avoir à choisir où/comment, et juste à me laisser porter).
J'ai adoré la Nouvelle-Zélande, mais c'est un pays à la culture très anglaise. Je suis donc partie plus tôt en Asie pour pouvoir me donner le temps de m'y fondre. Mon frère se mariant en juin, je suis totalement libre de voyagé jusqu'à là (mon voyage pourrait donc durée jusque' à 15 mois).
Je ne prépare pas mes voyages. Et depuis la Nouvelle-Zélande, je le confirme. Quitte à rater parfois les bons plans, je préfère aller, voir, rencontrer. Je privilégie les rencontres (de locaux ou de voyageurs) à la multitude d'endroits ou d'activités faits.
Seulement je suis partie de NZ et suis en Indonésie depuis 3 semaines, et là, le vide...
Je sais pas ce que je veux voir. Et pour résumer, j'ai plus souvent envie de rester tranquille qu'autres choses. Avant de partir j'avais réservé mon billet pour le Cambodge (erreur, je sais pas pourquoi j'ai fais ça, mais c'est comme ça). Je crois que j'étais fatiguée déjà en partant de NZ. Mais avec toutes les sollicitations, les marchandages et certaines précautions que l'Asie impliquent, j'ai du mal à récupérer une motivation digne de ce nom. Je suis fatiguée. J'ai fais du volontariat deux semaines sur une ile de Lombok (indo) et c'est un bon souvenirs, mais au finale, pour le moment, l'implication que cela demande est déjà trop.
Je suis donc là, à ne pas faire grand chose. À attendre le Cambodge, sans savoir ce que je vais y faire non plus... (à part Anchor, pour le côté touriste).
J'envisage évidement de rentrer en France. Je sais que je repartirai (j'ai bien envie de me laisser l'année prochaine voir l'année encore d'après pour voyager).
Mais c'est dur de rentrer plus tôt que ce qu'on avait pu imaginer et surtout de ce que l'on pourrait. C'est dur de m'imaginer les 3 prochains mois en France en sachant que je pourrais être toujours en Asie. La peur de ne pas pouvoir repartir (pour x raisons) est forcement là. Et, même si on s'en fout de l'opinion des autres, c'est quand même dur de rentrer et de se confronter au regard de l'autre qui verra peut être ça comme un caprice alors qu'on avait "tellement de chance".
C'est encore plus dur de voir soi-même qu'on a pas tenu le coup... Je me dis que l'Asie est trop dur pour que je le fasse seule... J'ai l'impression de n'avoir pas réussi a m'adapter et de ne pas être débrouillarde comme je l'aimerais. J'aimerai trouver un compagnon de route pour me remotiver, pour partager. Mais je pars bientôt d'Indo. Alors je me dis "au Cambodge!", mais je sais plus si j'ai envie d'y aller pour l'instant...
J'ai honte d'avoir l'impression de n'avoir plus de curiosité...
Ce qui est sûre c'est que je préfère la qualité que la quantité. Je n'ai pas envie de passé d'un pays à un autre uniquement car mon visa a expiré et que je dois partir.
Je n'arrive pas à savoir si c'est ma tête qui me dis de rentrer (pour revoyager en étant regonfler) mais que mon coeur ne veut pas (car voyager de la sorte est mon rêve de toujours).
Ou si c'est mon coeur qui veut rentrer, mais que ma tête refuse...
Je n'arrive pas à savoir si c'est un abandon ou un besoin.
Je n'ai pas envie d'abandonner car c'est dur. Mais je n'ai pas envie de me forcer ridiculement.
Je ne suis pas en déprime totale (bizarrement). Je ne pleure pas toute les deux secondes. Je suis juste dans une perplexité et une interrogation totale. La tristesse planant seulement sur le sentiment d'échec que je ne peux pas m'empêcher de ressentir comme telle.
Quand avez vous su quand rentrer ? Pourquoi ?
Avez-vous déjà vécu ce genre de ressenti ? Qu'avez vous fait ?
Je n'attend pas qu'on décide pour moi, mais des vécus, des réflexions extérieurs me feraient du bien (ne plus être dans une réflexion de moi à moi).
(Mes excuses pour les fautes, très probable, d'orthographe).
Salut Cécile,
Tu as l'air de te torturer l'esprit.. En voyage, on n'est pas tout le temps dans le "faire". Il faut parfois s'accorder des moments plus paisibles, moins touristes et en profiter pour vivre pleinement le moment présent avec les locaux.
Lorsque tu n'as pas de plans établis (donc des billets réservés), tu peux aisément voguer au fil de tes rencontres, de tes envies.
Là j'ai l'impression que le Cambodge est plutôt une contrainte qu'une vraie envie..
Rentrer me parait aussi un peu précoce par rapport à ton discours. As tu le mal du pays ou besoin de retrouver les tiens ? ou les deux ?
Si c'est le pays, alors tu peux aller à la réunion, à la Nouvelle-Calédonie et tu retrouveras une certaine facilité car c'est familier avec ce que tu connais.
Voyager seul(e) implique de s'exposer aux autres plus car on doit organiser la logistique par soi-même et donc être se faire violence parfois. C'est lourd mais on apprend beaucoup sur soi-même...
"Parcourir les routes / rentrer à la maison / et voir tout comme si c'était la première fois." T.S. Eliot
Je comprend bien ce que tu me dis. Pelan Pelan (doucement doucement) comme disent les Indonesiens.
Lorsque je disais que "je reste là sans rien faire", ne sous entendais pas qu'il faille faire toujours faire un milliard de choses. Bien au contraire...
Cependant il a la lenteur qui nous permet de savourer les instants (le chant des mosquées, une tasse de thé en regardant la mousson, ...).
Et il y a celle qui est un plus une ralenti qu'une lenteur. Celle qui nous fait dire que peut-être il faut rentrer car ces fameux moments, on ne les apprécie plus à leur juste valeurs...
Salut, je t'appote mon temoignage car j'ai été dans le meme cas que toi apres 2 semaines passée a Bali (apres 1 an de whv en Australie). J'etais en train de "glander a Kuala Lumpur et me posait egalement les memes questions. Voyager en solo en Asie me paraissait beaucoup moins facile qu'en Oz.
Puis j'ai rencontré quelqu'un qui partait pour le Laos et hop la motivation s'est vite rallumée je suis parti au Laos, puis Cambodge et Thailande, c'etait génial
Dans des cas comme ça, lorsque je sais pas trop "quoi faire" je sors et je rencontre du monde. Ça aide et souvent les itineraires se font en fonctions des rencontres.
Apres faut pas non plus te "forcer" a aller dans d'autre pays. Si au bout d'un moment t'en as marre bah que veux tu....rentre :)
Inévitable chez les gens qui voyagent seul(e) en longue durée : moments d'introspection, suivis par des moments de réflections, suivis par des points d'interrogations pour la bonne décision....ou même tout simplement "une" décision.
Il existe des moments quand nos sens deviennent saturés par toutes les nouvelles expériences, toutes les nouvelles rencontres, toutes les nouvelles infos sur internet (celles avec lesquelles on nous bombarde et celles qu'on interroge) et puis il y a la goutte d'eau qui fait déborder le vase. ....... on continue à voyager parce que le billet de retour n'est que dans 2 ou 3 mois, parce qu'on est dans le coin et qu'on a peur de râter la perle, parce qu'on croit que c'est un passage de fatigue ou faiblesse....on se donne des bonnes raisons pour continuer avec une anxiété latente (celle de regretter un jour si on ne continuait pas).
En plus il faut départager being " lonely" et being "alone. Deux sentiments différents.
En avant dernier ? "freedom" ! Elle est là sur un plateau...et on ne sait plus quoi en faire.
En dernier ? "culpabilité présente au sujet de regrets futurs à avoir à rentrer".
Voyager en groupe..... on peut parler et discuter.
Voyager seul (e) ...... tout ça tourne en rond dans la tête.
Solution possible ? il y a toujours une lumière au bout du tunnel et il faut ne jamais la perdre de vue.
Bonne chance
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
Ce message ne vous ai pas destiné avionna mais juste une réflexion globale.
Il existe aussi la solution de rentrer qui ne veut pas dire ne jamais retourner dans les pays qui nous ont le plus plu pour une durée plus longue ou définitive.
Le retour n'est peut être qu'une étape car quand on est sur place on se rend pas forcément compte de la chance et de toutes nos découvertes passées et à venir.
C'est mon cas, je suis rentré après deux ans en Asie du Sud est, je sais aujourd'hui où je souhaite m'installer et je prépare les choses afin d'avoir un revenu suffisant pour y vivre définitivement.
Une immersion seul est aussi d'une très grande expérience,
Je sais que celà m'a beaucoup changé.
Idem !!!
Cet été ? je repars dans le Pacific . Je vais m'y installer, même si modestement.
A la longue mes retours en Europe me frustrent toujours et c'est cet entre deux qui est redouté quand on n'a pas d'autre(s) option(s).
Heureusement, je suis retraitée et libre....sauf pour l'epaisseur du portemonnaie.
Bonne continuation au Cambodge.
Cordialement
Avionna
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
mon expérience est quelque peu différente, un voyage plus court (5 mois) y compris un 1er retour programmé et repoussé d'un mois.
par contre j'ai connu l'envie de continuer d'un côté et l'envie de retrouver mes marques chez moi de l'autre. Faire et défaire son sac sans cesse, changer de ville, trouver un nouveau logement pour la/les prochaine(s) nuit, trouver à manger qqch qui te satisfasse, etc... au bout d'un moment, ça fatigue.
essaye de te balader un peu pour voir si le destin met qqn sur ta route qui te permettra de rebondir, mais si ce n'est pas le cas, tu ne dois pas avoir de sentiment de honte ou de gêne à rentrer. Tu ne dois rien à personne et ce que tu as déjà fait ces 11 derniers mois, les autres ne l'ont pas fait.
3 mois en France à retrouver tes proches et tes amis, profiter de la vie comme tu ne l'as peut-être jamais fait chez toi, ça peut être très bien aussi 🙂
quelle que soit la décision que tu prendras au final, je te souhaite une bonne continuation !
Hello ! Pour ma part je dirai qu'avec le nombre de touristes "égarés" en Asie, tu fais partie de cette petite minorité de gens qui se posent des questions...ce qui est déjà un bon signe.
Pour ma part, partie en Asie pour fuir une déprime j'ai commencé avec 2 mois d'Indonésie...et c'est simple au début je me suis vraiment demandé ce que j'étais venu cherché là...c'était une vraie punition, et je m'en voulais d'avoir pris un billet retour dans 6 mois, et commençais sérieusement à rentrer.
Tu es très (trop) rarement seul en Asie (entre les partages de chambre en auberge et les déplacement en bus)...mais c'est simple à partir du moment ou tu ne bois pas, ne fumes pas...ect....l’interaction avec les autres touristes est plus une gêne qu'autre chose.
Mais finalement tu te laisses guider par ta bonne étoile et l'aventure commence...tu vas rencontrer la bonne copine, ou un groupe sympa, passer quelques temps avec, puis tu auras envie de te retrouver seule, et retomber bien plus tard sur une personne que t'auras croisé avant (voir dans un autre pays) et hop ça crée des liens...ect.
Alors un conseil, laisse toi le temps, mine de rien c'est épuisant de voyager seul...
Perso je suis arrivé à l'arrache...pas d'idée de quoi faire ou voir et même pas de cartes ou livres (guide Lonely). Mais j'ai suivi les gens que j'ai rencontré et hop voilà que les 2 mois d'Indonésie m'ont semblé trop court !...
bon je continue pour de donner vraiment mon vécu...
puis arrivé en Thailande et ses Party ! Au début j'ai détesté (tous ses gens égarés et alcooliques berkkk) finalement je me suis découvert un profil de grooos fêtard et j'ai apprécié faire la fête sur la plage, profiter des payasages ect....
puis Cambodge avec passage en frontière en bus avec le billet le moins chère (quelle erreur!)
bref idem au début tu te demandes ce que tu fous là et ensuite tu veux plus partir...
puis Laos et ses milliers de grottes et cascades...
puis retour Thailande Nord....mais là paf gros coup de j'en ai marre, c'est nul qu'est ce que je fous là...ect....mais vol retour dans 1 mois....et hop un billet pour la Malaisie histoire de finir au chaud au soleil...
Bref c'est le voyage va se faire tout seul, laisse toi aller.
Il y a partout des guides (livres) d'occasion...j'ai acheté un Lonely Asie (que je te recommande pas car trop générale, mieux vaut pays par pays) mon dernier jour en Asie...et en le feuilletant, j'ai réalisé qu'en effet j'étais passé à côté de choses sympa...donc prends le temps de lire.
Sinon si t'es à l'aise en scotter, ben fonce, c'est le meilleur moyen de voyager librement, à ta façon, de voir la vraie couleure de l'Asie, laisse toi perdre dans les villages au Camodge et je te garantie que tu comprendras pourquoi on l'appel le pays du sourire, laisse toi perdre dans milliers de petits chemin au Laos. Idem Bali c'est bien, mais en scooter tu pourras passer de la mer à la montagne aux rizières...ect
Mais prudence en 2 roues ! Si t'as jamais fais...je te déconseille (mieux trouves quelqu'un de sérieux et monte en passager...mais bon y'en a qui font leurs baptême là bas alors...)
Bref je suis persuadé que ton aventure va démarrer (si ce n'est déjà fait).
Et si t'as décidée de rentrer, eh bien No Worry ! T'as pas à te justifier, t'as voyagée, t'as profitée, et ça t'a suffit pour le moment...Point.
Très intelligent comme post. Je pense que c'est un phénomène qu'on aborde que trop peu (la culpabilité de s'avouer ce fameux "échec", comme tu dis). Je suis souvent passé par cette phase et cela m'arrive encore. Si je peux me permettre un conseil, c'est (dans la mesure où tes ressources et le temps dont tu disposes te le permettent), de retourner faire un "saut" à la maison avant de plier bagages à nouveau. Ne t'inquiète pas, le virus du voyage est une chose difficile à éliminer.
C'est ce que j'ai fait pour ma part l'année dernière. J'avais passé 6 mois à enseigner l'Anglais dans une petite ville en Thaïlande, puis 6 semaines supplémentaires à "squatter" avec des locaux qui tenaient un bar. C'était une expérience formidable, et c'est de cette façon que j'ai vraiment appris à parler Thaï couramment. Mais je sentais que quelque chose n'allait pas et que ça ne me mènerait nulle part de rester plus longtemps. Résultat : retour en France de 4 mois. Et le résultat ne s'est pas fait attendre ! Ça m'a non-seulement donné envie de repartir, mais en plus assez rapidement (à peine 3 semaines).
Ne te fais pas trop de soucis pour ça, tout le monde a sa propre sensibilité, ses envies, ses attentes. J'espère en tout cas que les choses s'arrangent pour toi.
Bonne continuation,
Mathis.
Envie d'en connaître un peu plus sur la culture des pays visités ?
Mathis, votre fidèle serviteur, se fera une joie de vous entraîner à leur rencontre entre interviews, articles d'investigations et reportages photos sur http://travelthewords.fr/.
Bonjour Cécile, ton post intéresse car tu as nombre de réponses. Cela prouve sans doute que les questions que tu te poses beaucoup se les sont posées. On fuit souvent sa routine domestique en voyageant et lorsque le voyage dure on peut tomber dans une autre routine que l'on veut à nouveau fuir. Il y a sans doute un peu de cela, mais la réponse à tes états d'âme sont sans doute plus complexes avec une multitude d'interactions du fait de ton vécu.
Une expérience de 11 mois c'est déjà une belle performance, et le regard des autres on y est sensible, mais ne pas tomber sous ce type de diktat. Souvent plus facile à dire qu'à faire, mais dans ton cas il n'y a pas matière à être critiquée ou moquée.
Un type de voyage qui amène un renouvellement permanent, c'est le voyage à vélo. Tu ne tombes jamais dans la routine. Très vite tu prends un mode de vie un peu décalé, pour te retrouver sur la route au lever du jour, surtout en Asie. il y fait meilleur et peu de circulation. Tu vois la vie s'éveiller et tu peux observer tout un tas de choses qui à 9 heures resteront insoupçonnables. Et puis, si les premiers jours ton corps souffre un peu, sans chercher à forcer, très vite il va s'aguerrir et tu vas te découvrir comme quelqu'un d'autre physiquement, et cela rejaillit sur le mental. Et le vélo te permettra ou te forcera à t'arrêter là où les Occidentaux ne font que passer sans s'arrêter, et bien souvent ne vont pas. Ton rapport à la population sera différent, tu seras beaucoup plus amenée à compter sur leurs conseils car généralement tu n'auras aucune indication dans les guides et tu ne croiseras pratiquement plus d'Occidentaux. Je pourrais disserter des heures sur le voyage à vélo, j'ai aussi voyagé classiquement, certes jamais pendant 11 mois, mais à vélo la routine ne s'installe pas ou beaucoup moins facilement. Je rentre d'un mois sur les pistes nord du Laos et je vais repartir un mois sur les pistes du centre de la Mongolie. Mais peut-être que le passage régénérateur par la France fait du bien, en particulier dans les Vosges, le plus fabuleux coin de la Terre😉.
Et puis, même si on ne s'en rend pas compte, on reste attaché à ses racines comme le saumon qui traverse la mer pour venir pondre dans son torrent. J'ai vécu plusieurs années à l'étranger, en particulier dans un pays que je considère presque comme ma deuxième patrie, tellement les gens sont accueillants et la nature est sauvage, l'Albanie. Eh bien ! aussi exaltante que ma vie était la France me manquait.
Une dernière anecdote vécue: en 2010 après une traversée à vélo de 3,5 mois en Amérique du Sud de Quito à Uyuni, au moment de traverser le Sud Lipez j'en ai eu marre pour différentes raisons. Je suis donc rentré en France avec cette sensation de non achevé qui te taraude. Mais durant trois ans cela a trotté dans ma tête et en 2013 je suis reparti sur une entreprise à vélo plus vaste, la traversée de tout le désert de l'Atacama entre Chili, Bolivie et Argentine et j'ai fait le plus incroyable des voyages. Tout simplement j'avais mûri mon envie dans ma tête et le moment était venu. On évolue à tout âge et snif! j'ai plus de deux fois ton âge. Tu peux rester cool!
Je te mets quelques photos des pistes nord du Laos ça te donnera envie d'y aller t'y perdre et manger des feee matin midi et soir😏.
Luc
Bonjour Luc,
En mettant à part curiosité intrinsèque.
Un trait humain : le sens -même le besoin- d'apartenir à quelque chose, à quelque part et même (au pire) à quelqu'un.
" Etre accepté, être approuvé, être aimé, faire partie de " à l' école, au travail, au club, à la maison, etc.... font non seulement partie de notre panoplie humaine mais nous motivent la vie entière .
La recherche d'autres choses, d'autrepart, d'autrui ? Un décalage ?
Paul Theroux (écrivain de voyages) l'a bien ressenti et exprimé (Happy isles of Oceania) : "pendant qu'on voyage on construit presque une route échapatoire - voire une fuite . Avec automatiquement trop peu de temps pour s'appesantir sur trop de choses on se donne une bonne raison et une bonne excuse pour ne s'occuper que de l' immediat et on s'abstrait d'avoir à apartenir et d'avoir à faire face.
Sans pessimisme ou optimisme, un petit mal à l'aise d' autosuffisance devient quelquechose qu'on traine derrière soi; et puis on veut rentrer pour re-apartenir, pour refaire partie de, presque pour redonner un sens, une direction à sa vie ; et puis une fois rassuré le quotidien nous re-ennuit et on veut repartir.
Bon... je m'arrête avant que mes chevaux ne s'emballent....
Luc, bonne continuation et bonne forme !!! Chapeau pour faire tout ça !
Cordialement.
A.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
Je n'ai pas tout lu (je reviendrais plus tard, là c'est 3h du mat 😇 )
J'avais envie de répondre par ma propre expérience très récente :
J'ai quitté mon travail pour prendre des vacances à l'ile de la Réunion il y a 2 mois.
J'ai pas vraiment organisé mon voyage, mais j'ai pris le billet aller et retour, "au cas où"...
On sait jamais, j'avais peut être envie de travailler et de rester là bas.
Finalement je me suis trompé, je regrette d'avoir pris le billet retour.
J'ai déjà fait le tour de l'ile, et j'adore utiliser le guide du routard pour faire le touriste. J'aurais très bien pu rester un mois de + pour profiter davantage.
C'était pas un problème de changer le billet. Mais il fallait que je rentre un jour ou l'autre. Il fallait que je remplisse une des conditions suivantes pour "louper l'avion" volontairement et rester sur l'ile :
-Avoir un job qui me plait, ou
-Avoir une copine sur place pour me retenir
Mais il n'y a pas eu de "wahou" donc je suis rentré à la maison.
Avant de rentrer dans l'aéroport, je me suis retourné, j'ai regardé l'ile une dernière fois et j'ai pleuré.
Une fois rentré à la maison, les choses rentrent dans l'ordre, mais pas tout à fait.
Je me sens chez moi, et là c'est le vide.Et je pense qu'en ce moment je ressens plus ou moins la même chose que lors de ma dernière semaine sur l'ile de la réunion. Et je parie que c'est cela que tu ressens en ce moment.
Ce qu'il faut c'est réussir à prendre le controle, ne pas laisser les choses se faire, sous prétexte qu'elles sont planifiées.
Parfois c'est l'impression de devoir rendre des comptes aux autres, qui a planifié mon retour.
Exemple : je suis rentré en france fin avril. J'avais peut être un travail de prévu cet été. Je ne suis pas en mauvais terme avec ma famille, laquelle se fait tellement de souci pour moi, que je culpabilise presque de m'être éloigné de la maison..
C'est dur, mais il faut prendre les devants, prendre des décisions qui vont au delà de la volonté des autres, et au delà de la contrainte financière.
Il faut faire les choses comme on les sent ! Parce que c'est ce qu'on a dans les tripes, qui compte.
Personne ne peut juger. Il faut juste savoir écouter son coeur, et écouter les autres quand leur point de vue extérieur peut nous être utile.
J'ai fait l'erreur de rentrer à la maison, maintenant je ne sais plus vraiment si je reste ou si je repars. J'ai dépensé pas mal d'argent en voyagent.Rester sur l'ile m'aurait peut être couté moins chèr. Désormais j'ai grillé mes cartouches, et je suis un peu coincé en France, obligé de travailler , remettre la routine en marche, pour renflouer le compte en banque. Et ça m'énerve au plus haut point.
Ne fais pas la même erreur que moi. Ais la volonté de faire ce que tu as vraiment envie de faire.
C'est pas grave d'avoir peur :)
Bonjour
Ton courrier m'émeut. J'ai voyagé seule moi aussi et connu ce creux de la vague. Tu satures c'est normal. Prends le temps de te reposer, de ne rien faire, de méditer sans te juger à travers le regard possible des autres. Moi, je suis rentrée plus tôt d'un long voyage et ce n'était pas pour moi un échec, mais un choix. On ne peut pas toujours tout prévoir à l'avance et surtout on n'a pas de compte à rendre aux gens que l'on fait rêver !!! Courage! Bises
Bonjour,
Ton message ainsi que ceux des internautes sont très touchants.
Merci pour ce retour d'expérience car je viens de tout quitter pour un périple sans retour (à priori !). Je termine les 30 jours du visa en Thaïlande et je pars au Cambodge lundi.
Ton message datant de février, comment as tu vécu la suite de ton voyage ? Quelles décisions as tu prises ?
Merci par avance pour ta réponse qui pourra peut être m'aider à poursuivre mon chemin.
Laurent
Bonjour
Je comprends tout à fait ce mélange de lassitude et déception de soi-même. Quand on a fait de nombreuses rencontres, parler au quotidien des langues étrangères, chercher de nouveaux hôtels, s'adapter à de nouvelles nourritures, l'esprit dit stop, j'ai besoin de repos, de faire une pause... Et puis l'envie de repartir, la curiosité, tout ça reviendra après un temps de repos bien mérité!
Bizzz, bon prochain voyage 😉
Jeannie
Bonjour,
Ce post suscite tellement de réponses que tu sais déjà que tu n'es pas la seule à connaître cette forme de "déception" de soi-même ou du voyage qu'on avait rêvé…
Je pars souvent seule, mais jamais aussi longtemps (c'est pas l'envie qui manque).
En cas de baisse de motivation, j'ai mon plan : me poser quelque part et me fondre dans la vie du quartier pendant quelques jours. Je me donne un travail à faire : traduire un article pour mon site, faire un album photo. Je m'y mets tous les jours à heure fixe dans un lieu agréable : une terrasse tranquille ou le patio de l'hostel.
Se donner du temps pour absorber toutes les expériences qui finissent par saturer l'imaginaire…
Au bout de quelques jours c'est reparti, j'ai des fourmis dans les jambes et trop envie de tenter ce voyage en bus de 12h…
Voilà, bon voyage !
Bonjour Cciu,
Voilà déjà un beau voyage que tu nous contes là.
Comme dit le proverbe: "C'est toujours ça que les petits cochons ne mangeront pas!"
J'ai, pour ma part, dans ma jeunesse, voyagé au long cours, à deux reprises: une fois au Népal, en 1981, durant 9 mois (privilégiant la qualité à la quantité), puis une autre fois en 1988, avec l'idée de faire le tour du monde à pied, sans idée préconçue de durée.
A cette époque, j'ai fui des responsabilités personnelles (une paternité, ce qui n'est pas rien!) qui m'empêchaient de réaliser ce que je considérais être "mon grand oeuvre", et je suis parti sans me retourner.
J'ai passé, au final, 9 mois encore (le temps d'une gestation?) en Amérique du Sud, parcourant Brésil, Bolivie et Pérou, mais la destination n'a que peu d'importance, tant il s'agit plutôt de l'alchimie du chemin sur le voyageur, que je veux évoquer.
Je ne m'étendrai pas trop sur mon expérience personnelle, qui n'a, somme toute, d'intérêt que pour moi-même, et je voudrais juste te dire que ce dilemme dans lequel tu trouves est sans doute un passage obligé pour tous les voyageurs au long cours.
Chaque expérience étant unique, je me garderai bien de te donner conseil sur la suite que tu dois donner à ton questionnement.Je peux juste te dire que je l'ai traversé aussi, et t'expliquer ce qui, pour moi, a été le déclic de ma décision de retour.
Comme tu l'as si bien dit, un voyageur solitaire est rarement seul, et, pour ma part, cette décision a été déclenchée après un périple en Cordillère des Andes avec une voyageuse de rencontre, sur les routes depuis bien plus longtemps que moi, ayant vécu des expériences incroyables mais dont le désarroi m'a fait trouver ma réponse.Elle était lasse de voyager, aspirant sans doute à une certaine stabilité, mais se retrouvait dans l'incapacité de rester plus de trois semaines au-même endroit. Dès qu'une certaine routine s'installait, elle éprouvait l'irrépressible envie de repartir.
Je me suis dit que je ne voulais pas vivre cette insatisfaction permanente de la nécessité de créer l'impermanence.
Et je suis rentré. J'ai fait face à mes responsabilités, j'ai pris mon quotidien à bras le corps, avec ses peines et ses bonheurs. Aujourd'hui, j'ai 55 ans, je vis dans un endroit merveilleux, et je cultive l'immobilisme et le voyage intérieur pour mon plus grand bonheur. Mes voyages m'ont incroyablement enrichi, humainement parlant, mais je n'ai plus jamais éprouvé le besoin d'aller voir ailleurs (géographiquement parlant). J'habite une région merveilleuse, et me réjouis des beautés qu'il y a autour de moi. Je pratique le tai chi et la méditation qui me font voyager tous les jours dans des confins qu'aucune compagnie aérienne ne pourra jamais me promettre, et ne m'éloigne guère de chez moi plus loin que ne le permet ma voiture (ce qui peut faire, tout de même quelques centaines de kilomètres).Je n'ai plus jamais repris l'avion et mon moyen de transport de prédilection est la marche à pied. J'ai une belle vie.
Epilogue: En rentrant il y a bientôt 30 ans, j'ai retrouvé la femme que j'avais fui, nous avons deux beaux enfants, et l'aîné est un grand voyageur. Et j'espère que ma fille, qui a juste 17 ans, ira elle aussi voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Il y a un mois, pourtant, j'ai offert à ma femme, qui n'avait jamais voyagé (!!!), un séjour de trois semaines au Vietnam. (Nous avons pris l'avion)
Nous avons kiffé grave et je crois qu'elle a pris le virus des voyages.Il se pourrait donc que nous soyons amenés à repartir, et c'est vrai que la découverte de l'Autre, dans toute sa différence est une bien belle aventure, qui permet de relativiser notre quotidien.
Mais que tu restes ou que tu partes, c'est toujours avec toi qu'il te faut vivre. C'est donc, à mon sens, l'exploration ultime.
Comme dit Platon "Connais-toi toi-même. Et tu connaîtras les dieux."
Voilà. Tout ça pour dire que la réponse est en toi.
Je te livre, pour finir, une citation entendue ce soir sur France Culture, dans le silence de la nuit, et qui n'a pas grand-chose à voir avec ta problématique. Quoique...
"Les optimistes sont des imbéciles heureux.
Et les pessimistes des imbéciles malheureux." G.Bernanos
Je serai très honoré si tu juges utile, un jour, de me faire connaître le chemin que tu as pris.
Bon vent.
Vincent dans les Pyrénées.
Bonjour,
ouais...tu es seule et t'as une saturation
Ca arrive aussi dans la vie "normale"
Tu as raison d'écrire tout ça mais toi seule peut y remédier
Mais peut être que des personnes peuvent t'aider à trouver la voie
Faudrait que tu trouves une compagnie
j'ai passé 12 semaines non consécutives en Indonésie. Lors de mon deuxième voyage je me suis retrouvé à Pontianak (Kalimanatan) où il pleuvait à verse. Trempé jusqu'aux os, j'ai trouvé un hôtel un peu miteux. Je voulais aller dans le nord voir des orang-outan dans leur habitat naturel. Après plus de 20 heures d'avion c'était 20h de bus qui m'attendaient.
Le bus qu'on m'avait dit de première classe n'était pas du tout tel que décrit.
J'ai refusé de monter. Ca m'a beaucoup déprimé je ne savais plus quoi faire. Une carte mobile plus tard à communiquer par sms avec une amie, j'avais retrouvé un peu de moral.
J'ai pris des décisions et j'ai quitté Pontianak 24h plus tard pour aller dans l'est vers Banjarmasin.
Parfois il me semble qu'il faut aller dans les endroits "touristiques" pour y faire des rencontres et ne pas se retrouver trop isolé. Ce qui était le cas pour moi à Pontianak.
Les longs voyages comme le tien, peuvent aussi provoquer l'envie de retourner chez soi malgré ce que l'on croit penser. Rentrer pour mieux repartir.
Pour apprécier les voyages, il faut en avoir l'envie. Être depuis un an en voyage peut altérer ce désir. De plus les raisons de voyager évoluent tout le long de notre vie et de nos expériences.
Après avoir voyagé seul, j'aimerais pouvoir partager mon expérience avec ma compagne.
Je ne suis pas sûr que cela me plairait autant de repartir seul.
J'espère que ces quelques mots vont t'aider à prendre le chemin qui te correspond.
Bien à toi et bon courage.
J'aime bien ce que tu dis et ta façon de voyager et c'est à cause de ça que le Cambodge si t'ès fatigué, c'est épuisant. Même si polpot n'est plus là son bras droit y est toujours et ça se sent et je me souviens de ces gens qui nous ont raconté leur survie en courant sur des cadavres. Les enfants sauvages de Phnom Pen que tu croises la nuit, les étudiants qui n'ont qu'une envie, se tirer et je parle pas du grand poste frontière avec la Thaïlande où malgré ton visa tu te fais raquetter . Je ne savais pas combien de temps y passer, je suis passer au Viet nam après une semaine !
Tiens nous au courant de ce que tu es devenue depuis fevrier
Tu as reçu plein de belles réponses
Tu as vu, tout les voyageurs "au long cour" passent un jour ou l'autre par cette forme de "lassitude"
Bref, je vais faire court
je suis partie pour un tour du monde il y a plus de 30 ans avec une amie
trés peu d'argent on se déplaçait en stop et on travaillait en chemin.
Notre seule décision avant de partir, le voyage durerait 2 ans max.
2 ans parce que pour moi la plus grande liberté dans la vie c'est d'avoir et de garder "le choix", le choix de partir, de rester qqp ou de rentrer de repartir etc etc
Avant de partir je vivais depuis 6 ans à Londres (1981) la bas on a rencontré plein plein plein de routards et dedans il y avait aussi pas mal de paumés qui a force de voyager ne "pouvaient plus rentrer"
Bref on s'était fixé les 2 ans pour.... revenir ....quitte à repartir de nouveau plus tard mais si c'était notre choix....pas subi
On vit à 500% quand on voyage
quand on rentre on demande autour de nous "quoi de neuf?" et la invariablement...."j'ai changé d'appart, de cuisine, de voiture!!!! Wouahhhh !!!!
Mais la routine et le quotidien sont de belles choses aussi
toujours pareil quand tu les choisis
Bref tout ça pour te dire que ce voyage (qui aura duré 21 mois au final)( mais il aurait pu durer 3 mois aussi si ça ne nous avait pas plu) est l'un des marqueurs de ma vie comme le sont les enfants....etc etc
ojd j'ai 52 ans aucun regret de ce que j'ai fait ou pas fait
Je ne sais pas pourquoi je t'écris tout ça
pas de conseil à te donner
Mais tu peux trés bien rentrer
et choisir de repartir plus tard (c'est ce que mon amie a fait et vit depuis en NZ) et moi plus de 30 ans aprés je vais bientôt repartir mais differement.... (faire un échange de poste à l'étranger)
Voila tout est possible
donnes nous de tes nouvelles.......Juliet
Bonsoir j'ai lu avec attention tout vos messages , je ne reviendrais pas dessus chacun y voie midi a sa porte .
Partir il me semble que c'est déjà prendre une discussion , après il faut la mettre en ordre , finalisé ce voyage qui au début ne peut ettre qu'un rêve ou souhait . A vous lire vous avez beaucoup de chance de pouvoir partir comme cela et surtout aussi longtemps et je suis ravis pour vous sincèrement .
On pourrais vous dire mais de quoi vous plainiez vous, vous avez la chance de pouvoir voyager et ca se n'est pas donner a tout le monde , Mais je comprend que d'ettre loin de chez soit peut a un moment ou un autre poser problème surtout si c'est son premier voyage et de surcroit seul(e).
Il faut retrouver une motivation au voyage sinon je pense qu'il est plus raisonnable de renter peut ettre pour mieux repartir surtout si l’aspet financier n'est pas en cause.
J'ai connu ce genre de blues, mais pour un voyage+court (3 semaines) en Australie. L'idée de trouver un partenaire de voyage est une bonne idée, car si tu reste avec ce sentiment, tu seras limitée dans ta découverte et au retour, tu auras des regrets.
Merci de t'être intéresser à mon message. J'avoue l'avoir écris lorsque je me suis retrouvé toute seule dans une guesthouse vide. Et en cherchant sur internet, je me suis rendu compte qu'il y avait très peu de témoignage sur le fais de se lasser de voyager. Il y a pratiquement que des commentaires sur l'enrichissement et la magie que cela est... Autant dire que je me suis sentie d'autant plus seule ! Du coup, je me suis dis que ça pourrait peut être être utile à quelqu'un, un jour, juste de savoir que ça arrive. La suite de l'histoire on l'écrit bien nous même, la décision n'appartenais qu'à moi, mais ça aide quand même de partager cela.
Du coup la suite de l'histoire : Je me disais que c'était peut être le fais d'avoir pris le billet pour le Cambodge trop tôt, que ça me bloquait. J'ai donc acheté un billet pas cher pour la Malaysie, départ le lendemain. Et au moment où j'ai eu ce billet, la sensation d'avoir pris le mauvais m'a envahi. J'ai fini par prendre l'avion pour la France deux jours plus tard. J'ai trouver un boulot pour refaire des l'argents, afin de repartir dans un futur proche. J'y ai retrouver mon ex, qui est redevenu mon copain, puis qui est redevenu mon ex... Déprime. Et finalement je repars pour l'Australie fin juin. C'est vrai que revenir pour 5 mois c'est long. Je suis un peu extérieur à tout, car je n'étais plus là depuis longtemps, et je ne reste pas suffisamment pour vraiment pouvoir m'impliquer. C'est pas facile.
Mais je ne regrette pas du tout d'être rentré. Pas du tout. J'ai suivi ce que j'avais besoin à ce moment là.
Pour ce qui est de mon futur voyage, je repars aussi car j'ai 27 ans, que je veux profiter des visaWHV qu'on ne peut avoir qu'avant 30ans. Mais cette fois ci, j'espère vraiment trouver quelqu'un avec qui voyager. Un vrai compagnon de voyage, pas seulement des rencontres. Peut-être que si je ne trouve pas quelqu'un, je rentrerai plus tôt. Mais ça, je le verrai bien. Je me ferme aucune porte. Il faut toujours respecter ses envie sans en avoir honte. C'est pas toujours facile... Surtout lorsque l'on ne sais pas ce que l'on ressent, que l'on est perdu. Mais si les envie et les besoins changent, il faut changer avec et pas rester fixer sur des projets qu'on a esquissé bien avant (rien n'empêche pas d'y revenir un jour). Je pense que c'est une des leçons les plus importantes que j'ai appris avec mes voyages.
J'espère que ma réponse t'aidera si un jour tu en as besoin,
Bonne route à toi.
Bonjour,
Jai 72 ans et adore toujours voyager...Premièrement fais ce qui te fais plaisir sans t occuper du quand dira ton.de toutes les façons tu ne seras pas comprise!!!je pense que tu es victime d'une saturation de tes émotions .Si tu aspres des photos fais un test : regardés tes photos et essayes de te souvenir des a côtés ..Si ce que je pense est juste tu te souviendras parfaitement de tes premiers mois et peu du dernier....je viens de rentrer d un mois en Roumanie , Ukraine Pologne .....ma dernière semaine e était-ce trop! .jetais à Siem Reap en janvier...Si tu.veux un contact local et francophone e ris moi en mp
Merci pour ton intérêt ! Merci pour ton message qui est fais du bien !
Après réflexion, j'avais prévu un changement de destination (Malaisie à la place du Cambodge). Je voulais que mes voyages se fassent par plaisir non pas par principe. Mais mon billet pour la Malaisie acheté, j'ai compris que je n'avais pas pris la bonne destination. Et c'est finalement pour ça que je n'ai fais ni l'un ni l'autre et que je suis rentrée en France.
Argent jeté par l'a fenêtre pour les certains, mais pas pour moi. Je ne regrette pas du tout mon mon choix. Il m'aura fallu ça... J'ai vite retrouver un petit boulot.
Pourtant mon retour est difficile... sentimentalement, mais aussi amicalement. J'y ai perdu des plumes, ça c'est sûr... Et comme j'ai toujours eu le souhait de repartir sous peu, je n'arrive pas forcement à m'impliquer dans tout, comme je l'aimerai et je me sens un peu vide. Heureusement j'ai ma famille et quelques amis solides qui sont toujours là. Mais comme toi, je veux faire les choses par choix et non pas par défaut.
Je vais repartir fin juin en Australie (je veux profiter des Visas WHV que je ne pourrai avoir que jusqu'à 30ans.). Pour l'instant, le seul souhait que j'ai pour ce futur voyage est de me trouver un/des compagnon/s de route (pas seulement ne faire que des rencontres, riches mais plus éphémères). Sinon, il se peut qu'effectivement je rentre plus tôt, car ça me pèse un peu de repartir seule. Mais ça, je le verrai au moment voulu, je n'ai rien de prévu...
Après réflexion, j'avais prévu un changement de destination (Malaisie à la place du Cambodge). Je voulais que mes voyages se fassent par plaisir non pas par principe. Mais mon billet pour la Malaisie acheté, j'ai compris que je n'avais pas pris la bonne destination. Et c'est finalement pour ça que je n'ai fais ni l'un ni l'autre et que je suis rentrée en France.
C'était votre décision.
En théorie, elle n'est pas discutable, et puis, ce qui est fait est fait .
Dans la pratique, vous pouvez avoir envie d'en parler... Reste à trouver de bons interlocuteurs ; ce n'est pas évident entre ceux qui n'écouteraient pas et ceux qui se mettraient à votre place sans la capacité de comprendre que "Time is now" et que le passé ne se refait pas.
iDé
Néo-sédentaire en Touraine (2017, 2018, 2019, 2020), la région où j'ai grandi... Après 7 années pleines de vagabondages à travers l'Indonésie, l'Asie, l'Inde, l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale.
Bonjour Cécile,
Merci encore pour ton message et les nombreux commentaires qui ont suivis.
Je suis admiratif de ta capacité d'analyse et d'introspection.
Je t'avoue avoir fondu en larme dans un train au Sri Lanka devant des paysages magnifiques ou encore dans un bus en Birmanie après avoir lu une simple citation de Victor Hugo dans un roman de Musso : les plus belles années à vivre sont celles que tu n'as pas encore vécues. (L'appel de l'ange : l'histoire d'une rencontre dans un aéroport !).
Tu devais certainement rentrer pour finir le livre de ta relation amoureuse et ouvrir un nouveau chapitre.
J'aurais aimé avoir 20 ans de moins et te proposer d'essayer d'etre un compagnon de voyage en Australie. Ceux de ton âge qui ont parcouru l'Australie ont adoré.
Tu vas retrouver beaucoup de français la bas et peut être "La" rencontre qui changera ta vie.
Et tu as trouvé la solution pour profiter pleinement d'un voyage : la partage.
Je compte aussi sur le hasard pour vivre au mieux cette nouvelle vie que j'ai choisie.
En tout cas, lire tes messages et ceux des internautes est aussi une sorte de compagnie ! On se sent un peu moins seul, même si les rencontres éphémères sont quelques fois tres enrichissantes.
Si tu veux envoyer quelques mots de temps en temps sur tes aventures en Australie, je te lirais avec plaisir.
A bientôt
Laurent
Bonjour,
Rien d'anormal dans ce que tu cites. J'ai plusieurs fois eu à stopper mes voyages : mauvaises conditions météorologiques, préparation insuffisante, moral plus bas que prévu et pas l'envie de rester dans le pays que je souhaitais visiter.
C'est un peu comme les vacances, on part en se disant, tout va réussir, et puis l'on connnait tous les impondérables qui arrivent.
Il faut savoir arrêter, continuer , ou tout simplement abandonner, pour retrouver un peu de soi, un peu de calme, et mieux repartir ensuite. Ou pas, d'ailleurs.
Oublies les exigençes de notre société et regarde en toi ce qui te donne envie.
Bon courage
Paul
J'ai aimé vos réflexions , moi qui , enfermée dans ma " tour d'ivoire " confortable et sans réels soucis , souhaiterais si souvent m'échapper avec la liberté et le courage qui paraît être les vôtres
Tout celà est un choix . Vous avez choisit la curiosité , l'amour des rencontres , la liberté pour quelques mois et craignez de retourner a la routine déprimante .
Et vous vous posez des questions bien naturelles au regard de se que vous avez vécu .
Si vous aviez choisi de vivre ces derniers mois dans le confort sécurisant , plutôt que de découvertes , d'expériences multiples , de dangers parfois ...N' en seriez vous pas a vous poser des questions similaires , avec amertume et regrets ?
Je crois qu'il y a des moments ou l'on a pas de réponses satisfaisantes . Qu'il faut laisser faire le hasard et se laisser guider par sa bonne étoile et surtout bien savoir qui l'on est .
Personnellement , femme de 58 ans , une vie bien ' pépére' qui n'était pas faite pour moi , et que pourtant tant d'autres envieraient , je me sens lâche et vide d'aucune prise de risque alors que j'ai bien des atouts pour aller découvrir d'autres lieux a ' l'aveugle '.
Bref , agissez en ne tenant compte que de votre instinct immédiat et surtout dites vous que rien n'est jamais définitif , sauf la mort .
Je sais que vous êtes une femme mais ne connais pas votre age . Je me sens encore un coeur vaillant , et des jambes fonctionnelles , mais partir seule 'le nez au vent' , me fais peur .
Si toutefois vous aviez mon écoute ....
Je vous souhaite de sortir de votre dilemme existenciel .
Bien a vous
Ghislaine .
Tout homme (ou femme ) est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue c'est a dire le besoin du voyage et de l'arrachement à soi mème et le besoin de l'Arbre, c'est à dire de l'enracinement et de l'identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l'un et tantôt à l'autre ; jusqu'au jour ou ils comprennent que c'est avec l'Arbre qu'on fabrique la Pirogue..... (mythe mélanésien de l'ile de Vanuatu)
Hello Cecile,
Ton post est interessant.
A 24 ans j'ai tout quitté pour aller vivre quelques années à Dakar où s'était installé un ami.
Ayant trouvé un plan intéressant pour la Turquie et l'Iran, je fis un détour (Afghanistan Inde Nepal Pakistan).
Au bout de 6 mois, j'ai eu un gros coup de blues, je suis rentré épuisé. Il était question de mettre à nouveau de l'argent de côté pour Dakar mais je n'ai pas retrouvé l'envie de repartir.
Bonjour,
On fait un voyage pour soi, pas pour les autres. Si tu te sens pas bien, il faut rentrer sans te poser de question. Ce n'est ni un échec pour toi, ni un renoncement.
Le regard des autres sera forcement un peu condescendant mais qu'importe. Au fond d'eux même, ils t'envieront quand même d'avoir osé ce qu'il n'ont pas fait eux.
Un voyage n'est pas une fuite, ce doit être un moment agréable, toujours. Peut être n'es tu pas faite pour voyager seule. Moi perso je ne partirai jamais seul en voyage. Je serai sûr de déprimer. J'ai besoin de l'autre pour être un moteur. Et je ne m'en cache pas.
Ne dépenses pas tout ton pécule à espérer que ça passe, ça ne passera pas. Tu as rempli une case de ta vie, tu as appris des autres et sur toi même, tu as visité la NZ et sans doute amélioré ton anglais, que veux tu de plus. Quand on est fatigué, on se repose avant de repartir, il n'y a pas de honte .
Rentres, reposes toi, trouves un ou une compagnon de voyage et repars dans de bonne conditions.
Ce n'est que mon avis.
GPatrice06
Pour ceux qui croient, aucune preuve n'est nécessaire; pour ceux qui ne croient pas, aucune preuve n'est possible
Cette discussion est très intéressante , car nous avons tous été plus ou moins confrontés à cette question.
J'ai longtemps voyagé seule , surtout en Asie .Les échanges avec les gens comme en Inde , au Népal étaient riches , parce que je pouvais m'exprimer en anglais , même si mon accent est horrible, comme le dit Patrice , tu dois maîtriser cette langue et c'est un atout .Depuis quelques années , je partage le voyage avec une amie , nous ne sommes plus de jeunes routardes, mais nous gardons l'esprit .J'avoue qu'être deux est agréable .Particulièrement cette année , nous étions en Corée du Sud , peu de personnes s'expriment en anglais , et bien sur nous étions illettrées face à cette belle calligraphie..Je te souhaite un bon séjour , fais ce qui te plaît toujours et peut être trouveras tu des compagnons de route.
Amicales pensées .Marijo
Bonjour,
Étrange comme réflexion... Vous craignez d'être juger si vous rentrez deux ou trois mois plus tôt que ce que vous aviez prévu... par peur d'être jugée.
mon expérience de la vie me fait dire que ce sont les personnes qui ont peur du jugement qui sont souvent celles qui jugent les autres ...
J'espère que vos voyages au bout du monde vous apporterons la sérénité, l'humilité et la tolérance, vis à vis de vous même et des autres.
Pensez que nombre de personnes ne voyagerons jamais de leur vie, et notamment ceux chez qui vous mènent vos pérégrinations...
Bonne route
Emmanuelle
Je n'ai jamais eu la prétention de dire que je ne jugeais pas les autres. Pour ma part, mon expérience de vie m'a appris qu'un jugement n'est pas forcement négatif du moment que je reste capable d'en changer et que j'accepte l'autre comme il est. C'est parce que je considère l'autre que j'accorde de l'importance à ce qu'il peut me renvoyer. S'entendre dire "tiens tu rentres tôt" me renvoie forcement au fait que mes plans ne se sont pas déroulé comme prévu. Mais ce n'est pas forcement une remarque faite de manière méchante. Je pense que les maladresses font parties de la vie. Personnellement je juge, je me trompe, je rectifie (ou pas).
Si je voyage, c'est parce que j'avais la chance d'avoir les bonnes conditions, mais qu'ensuite j'en ai fais le choix et que je m'en donne les moyens. Je fais également les concessions qui vont avec ce mode de vie.
Évidement certaines personnes n'auront jamais la chance de pouvoir voyager, mais d'autres ne le font pas par peur, par choix, par envie.
Voyager n'est pas vital. Certains n'en éprouvent jamais l'envie, d'autre vivent très bien sans. Nombre de locaux (autant en Asie qu'en NZ), que j'ai pu rencontrer, m'ont fait la remarque qu'ils ne pourraient pas faire ce que je fais, tout simplement parce qu'ils aiment leur vie comme elle est.
À mon grand regret, c'est surtout les européens qui continuent à mettre le voyage sur un piédestal, culpabilisant ceux qui partent de ne pas être assez reconnaissant, en oubliant souvent que ça rabaissent aussi ceux qui sont sédentaire (que ce soit un choix, ou pas).
Pour ce qui est de la sérénité, de l'humilité, et de la tolérance, j'espère progresser toute ma vie, et ce, bien au delà de mes voyages.
Que de vague a l'âme! Tout est trop flou trop relâché. Il est nécessaire de préparer ses voyages pour leur donner un sens. Le contact, la culture, l'aventure, oui! Et pour cela il faut être arme, avoir des bases culturelles ou un travail de fond.
Votre excès de liberté à entraîné cette déperdition du sens de la décision.
Attention à la déprime! Donner un sens à sa vie est fondamental.
Bon courage.
Un vieux croulant
GM
bonsoir Cécile, vaste question, mais intéressante pour y répondre. En général nous partons pour minimum 3 à 6 mois ( ça dépend des durées des visas accordés ) et seulement une fois sur place, nous décidons quand ou comment continuer ou rentrer. Tout dépend des rencontres faites en cours de route, des avis ou des conseils qu'on nous donne sur place. ( toujours beaucoup de chance jusqu'à présent ) .
Avec ma compagne, nous parlons quatre langues, ça aide, vérifions que la durée de validité du passeport ( et pas seulement du visa ) est suffisante pour ne pas être pris de court. Nous ne rentrons jamais parce que fatigués, ou à court d'argent, ou saturés, etc... il faut rentrer heureux pour pouvoir repartir de la même façon.
le voyage est un bonheur, pas une destination, Ando
Tout est trop flou trop relâché. Il est nécessaire de préparer ses voyages pour leur donner un sens. Et pour cela il faut être arme, avoir des bases culturelles ou un travail de fond.
Votre excès de liberté à entraîné cette déperdition du sens de la décision.
Donner un sens à sa vie est fondamental.
Un vieux croulant
GM
Relâchement, préparation, armé, bases, excès de liberté... Bigre.
Le vieux croulant a-il été militaire dans une vie antérieure... ou aurait-il été vieux avant même que jeunesse ne lui passe ?
Donner un sens à sa vie... Est-ce uniquement affaire de préparation, bien baliser le chemin avant de mettre un pied devant l'autre, ou est-il possible de suivre ses rêves, ses envies spontanées, les sens en éveil ?
Se heurter aux vagues... à l'âme, accepter de se perdre pour mieux se retrouver, avoir l'avenir un peu flou mais le présent lucide.
Faire une pause sur un forum. Ecouter la vie qui passe, la bienveillance des uns, l'amertume d'une autre et l'expérience stratégique d'un dernier.
Tout recevoir, examiner ce qui bouscule un peu, garder précieusement ce qui fait écho... puis riche de tout cela repartir, rester...
Ou rentrer.
Le problème du voyageur c'est qu'il n'est jamais que de passage et chacun a besoin à un moment ou un autre de retrouver son socle de vie.....avant de repartir.
Donner un sens à sa vie... Est-ce uniquement affaire de préparation, bien baliser le chemin avant de mettre un pied devant l'autre, ou est-il possible de suivre ses rêves, ses envies spontanées, les sens en éveil ?
Se heurter aux vagues... à l'âme, accepter de se perdre pour mieux se retrouver, avoir l'avenir un peu flou mais le présent lucide
LoL. Donner son sens à sa vie... Nous pourrions l'appeler le SONSA. Tu es pleine de SONSA, aujourd'hui..! Ou le MON-MA, donner MON sens à MA vie.
Parce que UN sens, oui, mais lequel ? Bref, il ne s'agit pas de chercher à l'extérieur ce qui se trouve à l'intérieur. Le trouver, oui, éventuellement, si cela se produit, il n'y a aucune interdiction, le sens à sa vie peut se trouver à l'extérieur, pendant un temps plus ou moins long.
Être, oui. Être ainsi, non.
I am not the french people. I am one french. Not the number one, but only one french.
youtu.be/bNMp30aTx9Y
Néo-sédentaire en Touraine (2017, 2018, 2019, 2020), la région où j'ai grandi... Après 7 années pleines de vagabondages à travers l'Indonésie, l'Asie, l'Inde, l'Europe de l'Est, l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale.
C'est interesant de naviguer entre objectivité et subjectivité .... mais la rhetorique pourrait nous noyer.....
Sans pour cela être macabre, si on s'imagine bien loin dans le temps futur et si on part du principe que une fois sur son lit de mort on aimerait ne rien regretter, on peut arriver à se détacher du present et remettre de la perspective dans les décisions et les priorités.
John Greenleaf Whittier l'a bien exprimé : -- "" Parmi les mots écrits et les mots dits les plus tristes sont : cela aurait pu être "".
>> mon choix de signature !!!!
Cordialement
A.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
si on part du principe que une fois sur son lit de mort on aimerait ne rien regretter, on peut arriver à se détacher du present et remettre de la perspective dans les décisions et les priorités.
Ne rien regretter c'est peut-être avoir acquis très tôt la conscience (la sagesse ?)... que l'on ne contrôle pas toujours tout.
C'est peut-être avoir pris comme ils venaient les revers et les bonnes fortunes... et les avoir affrontés pleinement en les acceptant comme l'indication d'un chemin possible.
Même s'ils fracassaient certaines décisions et chamboulaient quelques priorités.
"Ce que tu ne peux éviter, embrasse-le."
Alors, pour ne rien regretter... Se détacher du présent, ou Vivre au présent ?
La vie est une question de bon sens : faire la bonne part des choses en se souvenant des expériences passées, en profitant du moment présent et en construisant le futur.
Pourquoi se cogner éternellement la tête contre des vagues d' optimisme ou/et de pessimisme ? (((selon sa propre situation (geographique) et condition (économique, politique, religieuse, culturelle, intellectuelle, artistique etc... etc... )))
Trouver son propre milieu et établir un équilibre "in body, mind and soul " ...... ce ne sera jamais le milieu ou l' équilibre d'un(e) autre.
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
This is my 15,000th post, and it's a message I would have preferred never to write.
Patrick—Yangguizi—won’t be returning from his trek in Uganda. His health betrayed him in the mountains.
Like many of you, I laughed until I couldn’t anymore at his travel stories. I met him in Shanghai, then in Istanbul... We scoured restaurants—he was an incredible expert on world cuisines. We relived Korea, China. Always brilliant, so sharp, so funny, so down-to-earth. Being even a little bit his friend was something to be proud of. I think I envied him.
Patrick is still out there, of course...
He found his happiness running across the world. He’s on his path. He never doubted that "the traveler doesn’t even know if he’ll return one day."
Not sure this would’ve suited him, but his departure devastates me.
Alright,
Farewell, you foreign devil. Safe travels.
hello to all travelers with their eyes wide open to the desert...
I’ve always wondered what I was "doing" on this earth. And why my father, who died a few months after I was born—a former youngest French resistance fighter—joined the First Saharan Motorized Company in Atar and spent the rest of his life repairing army engines in Algeria, Mauritania, Senegal, Mali (which didn’t exist under that name back then), Morocco, and finally Algeria, where my mother was born and raised. (Believe me, it’s not "cool" being the child of a soldier in a country occupied by France, and even less so the child of a "pied-noir.")
Of course, I never got an answer: the dead don’t talk, and the army doesn’t either.
But here’s the thing—I had photos...
So naturally, one day I hit the road. I wanted to see, to understand.
It’s thanks to VF that I was able to do a little research on crossing the Morocco-Mauritania border, and I’m grateful to its members, just as I’m grateful to all those who welcomed me on the road for 14 years.
For the past few weeks, I’ve been wondering if I should talk about this or not...
It turns out the Mauritanians changed my life by asking for my help... And that started as early as February 2012... (Did I owe them something? No answer to that question.)
Ah, the irony—they saw me coming. But when you’re handed sick children and begged to do something, what would you have done? I’d worked in a hospital, so I knew a bit about the rules to follow. I didn’t hesitate.
And well, over all these years, I met doctors, surgeons, and together we organized care, evacuations of children, training for surgeons—even trying to stop children from having to travel outside their country. It was never easy. I’d like to thank those who supported us, as well as *La Chaîne de l’Espoir*, *La Fondation Face au Monde*, and everyone who built bridges between our two countries.
Unfortunately, despite the constant efforts of Mauritanian doctors and surgeons, some children couldn’t be helped in time. Today, I want to talk about four siblings—orphans of their mother—suffering from congenital glaucoma causing irreversible blindness. Their case was entrusted to me in 2020, just weeks before the big lockdown. We couldn’t do anything for them then, but when their father asked me for a gift, I rushed to my computer and wrote a story.
Through a tale, the children take a great journey, explore their country, and fulfill a dream. I never thought this book would be published—it was, in 2023.
This book pays tribute to Mauritania. It’s a message for those who know nothing about the hardships of life there, carrying both the harshness and beauty of an immense desert where you can travel by 4x4, bike, on foot, or by camel in complete safety. It bears witness to the kindness of Mauritanians toward travelers.
As a woman traveling alone in my vehicle—a now-rusted old Mercedes that no longer runs—I had the most beautiful encounters of my life there (I’ve seen other parts of the world...). The blind children of Choum, Atar, Nouadhibou, and Nouakchott will forever be in my heart.
Volunteer readers transcribed the book into a free audio version for the visually impaired. It’s available in sound libraries in France, the *Fondation Valentin Haüy*, and the Swiss Romande library.
I made my last trip to Mauritania in my old 4x4 to distribute the book everywhere, especially to its heroes and the school for the visually impaired in Nouakchott.
After that, I thought it was time to close the chapter because I no longer have the means or the strength to travel.
My publishers chose this title for it: *The Blue Eyes of the Desert*.
This publication helped a mission of Swiss volunteer ophthalmologists come to operate on glaucomas in Mauritania. I’m thrilled because they come back every year!
This adventure is ending, yes—everything must come to an end—but ultimately, it was born here, on the VF site!! So yes, I had to say it: THANK YOU!!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean