Travel journals · Europe de l'Est
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Wépionais 12 years ago · Loariana
Voyage de 2 semaines en famille au Monténégro
Voyage au Montenegro du 5 au 19/8/2014 Le contexte : le Monténégro n’était pas notre premier choix ; initialement, nous avions rêvé un voyage en Tanzanie-Zanzibar, les billets étaient prets d’être achetés en janvier quand notre aînée revint d’un examen qu’elle était certaine d’avoir raté. La deuxième session assurée, voilà ce grand projet que nous souhaitions réaliser en famille tombé à l’eau. Plus tard nous avons pensé à l’Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) mais la météo en aout nous a freinés. La présence de deux familles d’amis à la même période au Monténégro nous a décidés pour cette destination que nous avions pourtant rejetée un an plus tôt au profit de la Turquie, surtout en raison d’une infrastructure hôtelière paraissant d’un rapport qualité-prix moyen au Monténégro. Voyage décidé donc assez tard ce qui nous permit de réserver des vols charters moins chers, ceux-ci n’étant pas disponibles à la vente très longtemps à l’avance ; vol direct Bruxelles-Tivat. Voiture de location réservée à l’avance via un opérateur Web. A l’arrivée, catégorie de voiture réservée non disponible dans l’agence désignée (Sixt) ; une valise ne rentrait pas mais fut livrée par l’agence de location à notre hôtel ainsi que la voiture désirée le lendemain… Attention l’infrastructure routière est limitée à des routes à une bande, le plus souvent sinueuses et accidentées bien qu’en bon état. N’imaginez pas une moyenne de plus de 50 km à l’heure le plus souvent, voire moins en montagne et dans les bouches de Kotor ! Le séjour 5-10 aout Petrovac. Hôtel agréable dans l’ensemble (voir nos impressions sur Tripadvisor). Comme beaucoup de stations balnéaires, Petrovac a été défiguré par la promotion immobilière qui continue à gagner du terrain… Dommage ! Petrovac reste relativement paisible par rapport à d’autres cités comme Budva ou Herceg Novi. 5/8 Lazy afternoon à Petrovac après un lever très (trop) matinal pour prendre l’avion. 6/8 Nous essayons de trouver une plage moins fréquentée et nous dirigeons vers Rijeka Rezevici. Attention, un chemin mène vers la mer côté nord du village mais n’amène qu’à des rochers où il est difficile de se baigner ;rester côté sud du village où on arrive à une petite plage publique de gros galets, relativement peu fréquentée. On parle dans le lonely planet de snorkeling mais oubliez cela ! Nos amis nous rejoignent en soirée. 7/8 Visite de Cetinje. Ville peu intéressante. Passez votre chemin. 8/8 Lac de Skadar. Nous parvenons rapidement à arranger une visite en bateau pour notre groupe de 15. Malheureusement notre boatman ne parle pas anglais. Visite de 3 petites heures sympa avec baignade. Si vous y allez, je vous recommande de réserver avec une organisation vous assurant un tour avec un guide-boatman anglais. Golden frog renseigné sur Tripadvisor en semble un ; j’ai eu un contact téléphonique avec une femme parlant un très bon anglais mais leur bateau ne pouvait accueillir 15 personnes. Réserver à l’avance semble utile. De la côte, privilégiez le passage par le tunnel joignant celle-ci au lac de Skadar ou presque (payant 2,5 euros) mais gain de temps considérable, la route par la montagne n'offrant guère d'intérêt par ailleurs. 9/8 Visite de la vieille ville de Budva, assez mignonne. Mais les bars en bord de mer laissent supposer un environnement peu calme dans Budva dès l’après-midi. Après-midi Jet ski pour les enfants à Petrovac ; séance interrompue transitoirement par une descente de la police maritime ; après quelques palabres et versement d’un bakchich, c’est reparti ; assez louche tout cela ; la corruption est réputée bien présente. Tentative de location d’un bateau pour les adultes ; malheureusement l’un d’entre nous trébuche et en s’appuyant sur le « pare-brise » du bateau celui-ci est fendu en deux… Après quelques discussions et versement d’un petit montant on s’arrange mais il semble évident que toutes ces activités ne sont pas assurées… Dommage, nous aurions aimer voir Sveti Stephan de la mer au soleil couchant. 10/8 Départ pour Pluzine et la frontière bosniaque en vue d’un package (Family package 1) de deux jours rafting avec Eko Piva (www.raftingmontenegro.com). Passage par le monastère d’Ostrog, assez décevant même si personne ne manquera le détour… Plus beau en photo de loin que dans la réalité ! 11-12/8 Rafting sur la Tara et « croisière » sur le lac Piva dans le cadre du Family Package 1 de Eko Piva. Voir notre commentaire sur Tripadvisor (Eko Piva). Surement à faire ; je ne sais si d’autres prestataires offrent mieux que Eko Piva. Les eaux émeraudes de la Tara et du lac Piva sont magnifiques. Nous nous attendions à un canyon plus escarpé dans la Tara ; peut-être est-ce le cas pls en amont pour le rafting au départ de Zabljak ? Départ vers Zabljak par la petite route du Dormitor ; à faire absolument et sans doute dans ce sens là en fin de journée comme nous l’avons fait : les paysages et couleurs sont somptueux. 13/8. Zabljak Balade autour du lac Noir. Sympa. Départ pour Herceg Novi. 13-16/8 Herceg Novi Destination à éviter si vous aimez le calme ou alors privilégiez les abords de la vielle ville, la partie sud-est donc. Autrement, sono infernale des le début de l’après-midi. 14/8 : Visite de Dubrovnik. N’oubliez pas vos passeports pour passer la frontière (ils sont souvent gardés en « caution » dans les hôtels monténégrins ; on avait failli les oublier). La petite route contournant le cap d’Igalo (suivre hôtel club Riviera à la sortie d’Herceg Novi) permet d’éviter le poste frontière sur la route principale où il semble que la file est souvent interminable). Par cette petite route, passage express assuré ! Dubrovnik est un must évidemment. Visite du musée de la guerre assez impressionnant et émouvant. Instructif pour nos ados. Visite des remparts en fin de journée ; à faire de notre point de vue malgré le prix élevé. Le prix étudiant n’est accessible que sur présentation de la carte étudiant ; bon à savoir. On peut payer avec Visa dans les monuments payants à Dubrovnik et même dans les parkings publics donc inutile d’échanger des couronnes croates. 15/8 : Presqu’île de la Lustica via le ferry de Lepatane. On pointe jusque Rose : mignon mais petit, on hésité d’aller jusqu’à la plage de Przno ; on s’y décide finalement mais on retombe sur une de ces plages bondées que nous détestons ; nos deux garçons y nagent un peu. Nous finissons la journée à Porto Monténégro, le nouveau complexe port de plaisance de Tivat qui vaut le détour. 16-19/8 Perast 16/8 Farniente avant départ pour Perast où nous arrivons dans la seule adresse de charme que nous ayons connu au Monténégro (voir notre avis sur Tripadvisor). L’après-midi nous louons des kayaks pour rejoindre les deux petites îles à proximité de Perast. Un louer est situé à proximité de l’entrée ouest du village, près du bar « Pirates ». 10 euros par heure (kayaks de 2-3 personnes). En une heure possibilité de visiter les deux îles ; prenez un t-shirt pour visiter l’île Notre-Dame du Rocher car des sbires vous empêcheront e débarquer torse nu ou en bikini… Possibilité d’accoster à l’île Saint-Georges ce qui n’est pas le cas si vous venez en taxi-boat. 17/8 Kotor. Très beau. Un petit Dubrovnik. Nous montons sur les remparts. Sportif. Cela en vaut la peine si vous n’empruntez la route serpentine en voiture ce que ma chère et tendre ne souhaitait pas faire ! 18/8 Farniente à Perast qui est un très beau village ! Après-midi à la petite plage du bar des Pirates, nettement moins courue que beaucoup d’autres.

Au total, le Monténégro est un très beau pays mais la côte est mise à mal par la promotion immobilière qui heureusement épargne un peu les très belles bouches de Kotor. J’hésiterais cependant à recommander le Monténégro comme destination car si vous aimez un peu de confort, le rapport qualité-prix est le plus souvent peu avantageux et les autochtones ne brillent pas par leur hospitalité, qui est du même acabit que la sympathie émanant de leurs hôtes principaux (Russes). Peut être est-ce différent si on loge chez l'habitant. Si c’était à refaire, je passerais probablement un ou deux jours de plus en montagne pour randonner ou pousser jusqu’à la région de Kolasin car la côte est assez décevante, à l’exception des bouches de Kotor. Pour visiter Dubrovnik, je séjournerais sans doute plutôt dans un village croate de la côte comme Cavtat plutôt qu’à Herceg Novi.
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PO
Podfokeur 12 years ago
Road-trip en Roumanie (6 520 km)
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
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JC
Jclarasso 12 years ago
Le Monténégro à vélo (mai 2013)
LE TOUR DU MONTENEGRO A VELO

SAMEDI 26 MAI 2013. Nous arrivons à l’aéroport de Dubrovnik avec 8 heures de retard sur l'horaire prévu. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .

DIMANCHE 26 MAI 2013

1ére ETAPE DUBROVNIK- GRAHOVO 94 km

7:30 Nous quittons l'aéroport, le ciel est couvert, l'air est frais, il nous faut trouver une cache pour y laisser nos sacs à vélo afin de les récupérer la semaine suivante. Un fourret derrière un local poubelle fera l'affaire. Nous prenons la route en direction du Monténégro.

Nous sommes à 7km de la frontière Croato-Monténégrine , sur une petite route longeant le littoral, la campagne est déserte, quelques vaches meuglent, la route est humide, beaucoup de cyprès dans les bois de végétations maritimes de pins, chênes et feuillus. On roule lentement, une belle maison en pierre avec des encadrements de fenêtres fait de pierres monolithiques attire notre attention.

9:30 Nous sommes en vue des côtes du Monténégro, la mer Adriatique est à notre droite, les versants de ses collines sur notre gauche justifient l'origine du nom. Nous faisons une photo souvenir sur la frontière.

Nous assistons à des premier spectacles de désolation, un bateau de plaisance d'une bonne dizaine de mètres de long brûle d'une fumée noire juste en dessous de nous, dans la baie de Herceg Novi. Les gens sont sur le bord de la route et les sirènes des pompiers se font entendre rapidement.

Surpris par un dos d'âne à l'entrée de Igalo, je négocie mal son franchissement et hop ...une sacoche se décroche et je la traîne sur quelques mètres. Rien de grave. Nous nous arrêtons un peu plus loin pour réparer sous la tonnelle d'un restaurant fermé. Nous profitons pour faire un café et se protéger de la pluie torrentielle pendant un bonne demi heure.

Sur la plage de Igalo, les petites gargottes de restaurant et boutiques de souvenir sont alignés face à la mer un peu désaffectés et mal organisés mal entretenue , en arrière plan un hideux bâtiment vétuste et anachronique rappelle la politique de l'ancien régime. Le soleil semble refaire son apparition , il est midi , la mer est calme et les fond de sable laisse apparaître une eau turquoise.

Plus loin on peux constater que la loi littorale si elle existe et bafouée . Les constructions sont édifiées directement sur la plage voire sur des terres pleins gagnés sur la mer , au détriment des petites maisons traditionnelles des pêcheurs.

La petite route littorale qui longe la mer entre HERCEG NOVI et BIJELA est une pure merveille , quasiment pas de voiture , la route est à quelques mètres de l'eau et bordée par une successions de petites maisons pittoresques dans laquelle parfois s'incruste des bâtiments plus cossus. Puis des cargos rouillés portant des noms illisibles en caractères cyrilliques apparaissent rappelant que Bijéla est connu pour son activité de chantier naval de démantèlement.

Pour éviter les nombreux tunnels qui équipent la route qui relie DONJI MORINJ à GRAHOVO nous préférons pousser notre route jusqu' à RISAN pour emprunter la petite route sinueuse qui quitte le rivage . Par une enfilade de lacets nous gagnons de l'altitude pour retrouver la route principale 2km avant GRKAVAC. De là haut s'ouvre une vue splendide sur la baie de KOTOR..

Nous faisons une halte dans une petite bourgade où seul l'existence d'un bar peut laisser croire à une présence humaine. Un poêle à bois au milieu de la pièce réchauffe l'ambiance de ce vieux bâtiment qui a certainement connu la guerre Austro-Hongroise . Le patron nous explique tant bien que mal qu'elle avait été incendiée par des tirs de mortier provenant des batteries postées sur les montagnes qui l'entourent .

Arrivés à GRAHOVO , des enfants nous proposent d'installer notre tente dans leur pré, mais à l'arrivé du père portant le prénom de NEDJO , il leur est ordonné de transporter notre tente jusqu'au jardin de la maison , puis devant la pluie menaçante , le papa nous propose de nous installer sur le canapé , ce que nous ne pouvons refuser. En compagnie de sa femme DRAGANA , de ses garçons FILIPO et ...et d'un ami de la famille nommé MARKO, maîtrisant correctement l'Anglais. Nous pouvons ainsi franchir la barrière de la langue . 21:41 DRAGANA met sur la table des assiettes garnies de jambon de fromage et de pain . L'ensemble de ces mets est fabriqué par ses soins. Nous passons une excellent soirée.

LUNDI 27 MAI 2013. 2 eme ETAPE GRAHOVO-GRAVNAK 95 km

9:16 Nous avons passer la nuit dans la maison de la famille, heureusement car il a plu toute la nuit et il a fait froid . Après un petit déjeuner de jambon cru et de fromage maison , DRAGANA nous a proposé d'aller visiter un monument commémoratif des victimes de la guerre de 1939-1945 . Une imposante sculture de bronze domine la plaine , perchée au sommet d'une bute d'une vingtaine de mètres de hauteur. La sculture symbolise le mécanisme de la guerre par un roue crantée broyant des soldats devancée par un chef marchant d'un pas ferme. Plus bas , un alignement de cube de béton sur lesquels sont indiqués les noms et identités des victimes . Vers 9h30 nous reprenons la route en direction de NICKSIC.

9:51 On quitte GRAHOVO par l'ancienne route , c'est une petite route de 2,50 de large environ , revêtue d'un vieil asphalte , fissuré, délavé. La végétation est basse , surmontée d'une forêt de chênes verts et de pins. Quelques prés alternent avec des pinèdes . C'est super agréable , des rayons de soleil traversent l'épaisse couche de nuages. C'est hyper paisible. Des roches calcaires affleurent du sol , nous traversons une zone karstique , phénomène géologique façonné par l'érosion qui permet à l 'eau de pluie de s'infiltrer dans le sous sol et de dissoudre la roche créant ainsi des dépressions à fonds herbeux. Le relief s'en trouve désordonné avec une succession de crêtes et de vallées.

10:16 Nous accédons au col OSJECENICA à 990 m d'altitude , sur la gauche de la route un bûcheron et une jeune fille fendent des bûches de hêtre. Il utilise une fendeuse hydraulique . En arrière plan sous la couche de nuages on aperçoit les cimes enneigées du massif du DURMITOR qui culminent à 2550 m d'altitude.

Plus loin, on prend une route secondaire sur la droite marquée par un obélisque à côte duquel flotte en haut d'un mât l'étendard du Monténégro , rouge bordé de Jaune frappé d'un aigle bicéphale qui nous permet d'abandonner la route principale .

10:41 Ce petit raccourcie entre le col et la route de NICKSIC est un véritable ruban d'asphalte bordé de muret de pierres sèches , jalonné chaque mètre de bornes en pierres monolithiques garantissant la sécurité en bordure d'a pic.

12:52 Nous faisons une pause café au bord de la route , à un point de vue dominant le lac SLANSKO parsemé de petits îlots et de zones de marécages , au loin la ville de NICKSIC et le contrefort montagneux que nous gravirons dans l'après midi.

13:54 A l'approche de la ville , nous quittons la route pour accéder à une digue qui barre le lac SLANSKO , repère de pêcheurs, alignés sous une forêts de cane à pêche s'adonnant à leur passe temps favori. Puis nous longeons le canal par une petite route en pied de collines avant de reprendre une digue surélevée, sur le côté de la digue , en contre bas les pieds des arbres sont inondés par l'importante présence d'eau en cette saison.

16:13 Nous quittons NICKSIC après avoir visiter la boutique de Marko rencontré la veille et pris un repas dans un petit restaurant où nous avons goutter une spécialité Monténégrine appelée ....Sur le bord de la route nous découvrons un panneaux indiquant la direction de .....CUDJE sur lequel figure un skieur ce qui veut dire que nous dirigeons vers les hauteur , il nous faut gravir 1000 m de dénivelé cet après midi et on annonce des températures froides en montagne.

Nous accédons à des grands plateaux herbeux , de grands pâturages, avec quelques chalets en construction et des maisons abandonnées, les plateaux sont immenses parsemés de grands affleurements de roche blanche et au loin sur notre droite se dégagent des sommets enneigés .Nous atteignons le point culminant de notre périple à 1500 m avant d'amorcer une longue descente humide dans la forêt sur 12 km pour aboutir au village SAVNIK. Il commence à faire nuit , il est prés de 19h30 , nous apercevons après 400 m de négatif avant le village de GRAVNAK , sur le contrefort d'un pré une grange donc la toiture semble en bon état. Nous décidons de quitter la route , traversons le pré pour dégager la porte d'accès du panneaux de bois qui l'encombre . Le sol est recouvert d'une épaisseur de foin frais et propre , les murs en pierre sont en bon état , un solivage bois au dessus de nos têtes est encombré de vieux meubles et de vieux objets poussiéreux . On en descend 2 chaises qui nous permettront d'améliorer notre confort .Ce sera notre campement pour la nuit , sec et accueillant. Bien à propos après une descente congelante.

MARDI 28 MAI 3 eme ETAPE GRAVNAK – KORNADOBRILOVINA 75 km Le matin nous reprenons la descente d'une belle route sinueuse , en lacet au travers de la forêt , le soleil est au rendez vous , l'air est moins frais . On descend vers le fond de vallée de la riviére BUKOVICA ou se trouve le village de SAVNIK qui a la particularité d' être le carrefour de 4 vallées. Nous y trouvons une station service ou nous profitons de regonfler nos pneus à une pression adaptée aux routes que nous utilisons. Patricia constatera la différence. 10:13 De las nous prenons un ancienne route à flan de vallée en direction de TUSINIA. La route domine un cours d'eau et recoupe une succession de canyon profond donc celui de Djilela. 11:48 Plus loin la chute d'eau de SKAKAVAC d'une cinquantaine de mètres de haut arrose l'enrobé de la route , puis le voile d'une cascade anime la paroi opposée.

13:47 Nous faisons halte à TUSINIA où nous rencontrons Philippe MARTIN , un canadien qui parcours l'Europe à vélo , un personnage de bande dessinée au look excentrique. Aventurier insouciant , courageux mais expérimenté nous inspectons son matériel avec étonnement. Le canard sonore sur le guidon achève notre stupéfaction. Nous passons avec lui un moment sympathique , il nous explique son parcours et son aventure . Nos directions étant opposées , nous échangeons des informations sur nos routes respectives.

15:23 Après une ascension de 600 m sur une quinzaine de kilomètres , nous arrivons en limite du parc national du DURMITOR Les sommets enneigés , les glaciers éternels sont merveilleux . La route monte lentement , desserte , isolée , quasiment pas de voiture, des étendues d'herbe à perte de vue sur lesquelles se perdent quelques lacs d'altitude. Un petit coin de paradis isolé du monde.

15:55 Le ruban d'asphalte se déroule sous nos roues, un pur bonheur , nous roulons poussés par le vent dans une légère pente , la vitesse grise nos sensations. Un épervier survole nos têtes et suit notre progressions , comme s'il n'avait jamais vu des randonneurs ...merveilleux.

16:07 La route descend lentement au travers d'une forêt sapin, une odeur de résine se dégage des branches cassées par le poids des récentes neiges. Nous accédons à une grande plaine déboisée avec quelques maisons rustiques , simples, sobres avec des toiture de bois en forte pente . La bourgade dispersée laisse apparaître des remorques agrumiéres , des tracteurs preuves d' une activité forestière. De vielles maisons de bois délavé se succèdent , probablement les plus anciennes du coin avant de laisser place à un bar et une épicerie ou nous faisons nos provisions pour la soirée.

16:21 Tu vas pas pisser ici , tu peux rouler un peu quand même , regarde y a des gens à la fenêtre....

17:31 Un grand pont enjambe la rivière TARA , à 46 km de MOJKOVAC , le pont est très haut , succession de grande arches prenant appuis sur de grande piles en béton. A son extrémité en rive nord , une grande paroi verticale plonge vers le fond du canyon environ 120 m plus bas .

19:33 On quitte la route à KORNADOBRILOVINA pour traverser un long pré égayé par une multitude de petites fleurs jaunes et installer le bivouac sous un bosquet de tilleuls dominant une profonde pente boisée plongeant sur la rivière TARA . Nous sommes isolé de la route par un monticule de bloc de rocher recouvert de végétation et de mousse , en face de nous des falaises de granite s'élèvent vers le ciel .

MERCREDI 29 MAI 4 eme ETAPE KORNADOBRILOVINA – KOLASIN 61 km Puis liaison en train jusqu’ à PODGORICA

8:06 Nous partons en direction de MOJKOVAK , il fait bon , le temps est sec. On est parti ce matin le ventre vide , juste après un petit café, plus de pain, plus de biscuit , on devrait retrouver la ville dans une vingtaine de kilomètres .

9:04 En contre bas de la route , une petite maison de pierre et quelques dépendances attirent notre attention. Devant une femme en noir ratisse une herbe fraîchement coupée. Nous décidons de descendre à sa rencontre pour lui demander de l'eau. Très rapidement la dame nous invite à visiter sa maison. Elle nous montre la fabrication du « fitou » , un plat traditionnel semblable à une tourte roulée contenant du fromage et du vert de poireau. Puis elle dresse une table pour le petit déjeuner avec fromage, jambon, pain et café « turc » puis yaourt maison. Moment exceptionnel de convivialité.

9:51 La route abandonne le bord de la rivière du côté de BRISTRIKA pour rentrer dans un talweg bordée d'un forêt d'immenses cèdres, bouleaux , hêtres et aulnes dont certains atteignent 30 à 40 de haut et déboucher à l'altitude de 950 mètres sur un point de vue au dessus de la vallée de TARA. Le point de vue est splendide.

9:54 Le canyon de TARA constitue un axe routier majeur qui relie la Serbie au littoral du Monténégro et au sud de la Croatie.

11:39 Nous nous arrêtons à la gare de MOJKOVAK dans l'espoir de prendre un train vers le sud et ainsi récupérer la demi journée perdu à notre arrivée. Malheureusement le prochain train passera enfin de journée vers 18h30. Un train de convoyage de véhicule FIAT fabriqués en Serbie s'arrête en gare . Les voitures sont destinés au marché Français, Italien et Canadien. Après un petit repas , nous décidons de poursuivre notre route jusqu'à KOLASIN.

14:13 Une passerelle suspendue enjambe la TARA, Nous l'empruntons puis suivons une route à travers les champs pour couper la monotonie de la route principale.

A KOLASIN nous faisons étape dans un bar pour se détendre et recharger les batteries des appareils photo et GPS. Puis nous rejoignons la gare sur les hauteurs de la ville. A 18h05 un train entre en gare. Nous y montons encombré par nos vélos. A bord nous discutons avec des locaux du parcours touristique qu'emprunte le train , ils nous expliquent avec joie les intérêts de cette ligne qui traverse la viaduc ferroviaire le plus haut du monde et longe l'impétueuse MORACA dont les eaux turquoises offrent un contracte saisissant avec les roches grises des montagnes qui la bordent.

18:58 Nous quittons avec hâte PODGORICA pour trouver un lieu de campement dans les champs loin de la ville. Il a beaucoup plu et les chemins de campagne sont encombrés de trou d'eau . Nous franchissons un grillage avachi pour accéder à une zone herbeuse au milieu d'un ancien verger. La fatigue aidant la soirée sera courte.

JEUDI 30 MAI

4 eme ETAPE PODGORICA – KOTOR 74 km

Nous quittons notre campement de bonne heure. Après quelques kilomètres, se sentant menacés par la pluie nous nous arrêtons sous tente d'une épicerie pour prendre notre petit déjeuner fait de jambon , tomate et café. Nous reprenons notre route après l'orage.

9:18 Nous avons sorti les imperméables et Kways, les sacs en plastique pour protéger les sacoches. Mais une erreur de parcours , nous a conduit à DANILOVG RAD ce qui nous impose une boucle supplémentaire d'une vingtaine de kilomètres. Nous rectifions notre trajectoire en utilisant une petite route passant par CEVO.

10:00 A ZAGARAC , nous demandons de l'eau dans une ferme. 4 ou 5 cochons se chamaillent dans la cour alors que quelques poules picorent et tentent d'entrer dans la maison par la porte grande ouverte. Nous présentons nous bouteilles vides au maître de maison pour lui faire comprendre que nous avons besoin d'eau. Moins de 5mn plus tard nous sommes attablés , une assiette garnie et un verre de café à disposition. Je préfère goutter son vin de cerise dont il nous mime la recette accompagnée d'exclamation très explicite. Nous repartons 45 mn plus tard bluffés par la gentillesse de nos hôtes.

14:27 Nous quittons CEVO après l'orage sous un ciel épuré. La petite route serpente dans les collines déboisées par un récent incendie , les chênes reprennent vie malgré leurs troncs squelettiques et noircis.

17:10 Nous rejoignons l' embranchement montant vers le col de la route « serpentine » qui relie CETINJE à KOTOR. Elle zigzague sur les derniers hectomètres entre les rochers avant de basculer à 1000 m d'altitude vers les villages de ERAKOVICI et RAICEVICI ;

18:25 Nous amorçons la descente de la route « serpentine » en direction de KOTOR. Après la bifurcation menant au mausolée NJEGOSEV , un panorama exceptionnel sur la côte Adriatique et la baie de KOTOR s'ouvre devant nous. Un peu plus bas sur notre gauche , une immense grotte en forme de cathédrale taillée par l'érosion dans le rocher termine sa voute par une fenêtre vers le ciel d'où s'engouffre le ruissellement d'un torrent. L'eau s'écoule sur la roche jusqu' à l'extérieur avant de se perdre dans un aqueduc sous la route .

20:12 Du bivouac , la vue est époustouflante. Sur la gauche la péninsule LUSTICA sépare l'Adriatique de la baie d' HERCEG NOVI . En dessous de nous la mer s'effrange autour de l' î'le SV MARKO, la montagne de TIVAT encerclée par la route du littoral couvre de son ombre les pistes de l'aéroport , un bateau quittant le mouillage trace dans la baie de KOTOR un axe d'écume blanche. Au fond un soleil rougi se couche entre le massif du DURMITOR et un épais matelas de nuages noirs.

VENDREDI 31 MAI 5 eme ETAPE KOTOR - DUBROVNIK 104 km

7:58 La nuit a été mouvementée , un terrible orage a éclaté au dessus de notre tente. Les éclairs, et le tonnerre nous ont réveillé à plusieurs reprises . Au matin , le ciel est nuageux et le soleil alterne avec quelques gouttes de pluie. 8:30 Nous quittons le bivouac pour descendre la route « serpentine » qui décompte 31 virages accrochés à la pente au dessus de la baie de KOTOR. En bas de la pente nous décidons pour accéder à la ville médiévale de contourner la presqu'île de TIVAT en passant par MRCEVAC où nous faisons des achats pour le petit déjeuner. Sur un banc face à la mer sur les quais du petit port de TIVAT nous avalons pain, charcuterie et fromage qui ont constitué l'essentiel de notre alimentation durant la semaine. A l'extrémité de la presqu'île , au niveau de l'embarcadère qui permet de regagner l'autre rive du détroit de LEPETANI la chaussée est très étroite et longe le quai où se trouve des petits ports privatifs. Nous continuons cette promenade au bord de l 'eau pour découvrir au bout de quelques kilomètres après une enfilade de jolies maisons de pierre, nichée au fond de sa baie la ville de KOTOR dominée par la majestuosité de sa citadelle.

A notre gauche la célèbre GOSPA OD SKRUPLJE, sur son îlot artificiel face au village de PERAST blotti au bas d'un couloir d'éboulis.

L 'après midi est consacré à la visite de KOTOR , après un repas dans un restaurant de la place centrale. Puis visite de la citadelle perchée à 260 m de hauteur , accessible par une interminable ascension de 1426 marches . La vue offerte de ses murs est splendide avec d’un côté les bouches de Kotor et de l’autre le massif du Lovcen.

17:30 Nous décidons de mettre un terme à notre voyage, pour cela il nous faut regagner l'aéroport de DUBROVNIK distant de 70 km environ . Il est 17h30 et la météo n'est pas encourageante. Deux options s 'offrent à nous : Contourner la baie de KOTOR en passant par PERAST où utiliser le bac à LEPETANI pour traverser le détroit et gagner 1h30 environ de temps de parcours. La deuxième option nous semble plus judicieux . 18:30 Nous embarquons donc sur le ferry où voitures particulières et bus touristiques se côtoient. 19:07 Nous longeons le bord de mer au niveau de BIJELA, à notre gauche les paquebots aperçus une semaine plus tôt ont été amputé d'au moins ¼ de leur longueur , le sifflements des postes de découpage se propagent jusqu'à nos oreilles....en arrière plan STIROVNIK domine du haut de ses 1748 m la baie de TIVAT. 20:30 Nous approchons de HERCEG NOVI par la route inverse qui une semaine plutôt nous menait vers la découverte. Le ciel noir et orageux au dessus des collines CROATE face à nous envisage rien de bien bon. Aussi nous décidons de nous arrêter et de nous préparer à affronter l'orage. A HERCEG NOVI, trempés nous nous arrêtons sous le porche de La Poste pour faire une pause en attendant que la pluie cesse.

Puis nous repartons dans la nuit et sous la pluie , zig-zaguant entre les flaques, avec l'espoir de regagner rapidement la frontière. Nous atteignons le poste de contrôle après une longue « double voie » à forte inclinaison. Une grande voûte de tôle et des panneaux indicateurs nous invitent à présenter nos passeports au douanier éberlué par notre présence tardive, frontale sur le casque.

« 15 km » répond le douanier à ma question visant à connaître la distance restant à parcourir pour regagner l'aéroport de DUBROVNIK. Quelques centaines de mètres plus loin , nous franchissons le poste CROATO-MONTENEGRIN sous un déluge de grêlons provoquant un vacarme infernal sur la toiture métallique.

Les quelques kilomètres restant relèvent de l 'anecdote sauf qu'il fait nuit , il pleut , Patricia me suit à quelques dizaines de centimètres , nous roulons à 25 km par heure environ guidés par la bande blanche limitant le bord de la chaussée , elle reçoit en pleine face les projections de ma roue arrière sans broncher. Dans la pénombre et à la lueur de sa frontale dont la pile est à bout de souffle elle ne peux discerner les éventuels obstacles , et pourtant pas un mot , pas une pleinte , comme si la difficulté était son bien être... Chapeau Patoune. 22:45 Nous franchissons les portes coulissantes du hall de l'aéroport. Nous nous installons sur les mêmes fauteuils qui 6 jours plutôt nous accueillaient pour une aventure inconnue. Nous nous installons pour la nuit sur les banquettes du hall de l'aéroport, il est 22h40, dehors un orage éclate, .

NOS RENCONTRES « VELO SACOCHES »: A BAOSICI: Il est parti de la république TCHEQUE , a fait le tour de BALKAN en 2 mois et était sur la route du retour. A DORJI MORINJ: Il s'appelle BERNARD, il est Normand , il est parti d'Italie , via la Turquie , l'Albanie, il poursuivait sa route vers la Croatie , la Serbie, l'Autriche, la Suisse , puis la France pour rejoindre sa famille en Normandie. A TUSIANA : Nous avons croisé Philippe MARTIN, Canadien qui a rejoint l' Angleterre en avion puis l' Espagne en bateau pour prendre la route à vélo en février , traverser la France , la Suisse, l 'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Serbie , le Monténégro. Il se dirigeait vers la Croatie et vers d'autres destinations qu'il ignorait lyui même.. A ZANIVJ: Elle était fraîche et pomponnée , athlétique et venait des Pays Bas , elle était partie de BOSNIE et comptait rallier Athènes. Depuis 8 jours sur la route , elle comptait voir le Mont Olympe en 6 jours.
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YU
Yuna1207 12 years ago
Le monde insolite de l'obshezhitie n°3 (Minsk)
Quelques extraits tirés de mon carnet de voyage durant mon semestre en tant qu'étudiante à l'université linguistique d'état de Minsk au Belarus en 2008. La description se concentre sur la vie dans la résidence universitaire qui est un univers assez particulier:

Janvier 2008, ça y est le jour du grand départ est arrivé, nous voilà tous rassemblés, petits étudiants en traduction, à Zaventem prêts à embarquer sur un vol à destination de Minsk, au Belarus où nous passerons un semestre dans le cadre du célèbre programme d’échange Erasmus. 8 filles, 2 garçons, j’aurais préféré partir en petit comité, voire seule mais nos choix étaient très limités : Minsk ou... Minsk. Ce sera donc Minsk pour tout le monde ! Seul Micha manque à l’appel, et cela fait pratiquement une heure qu’on l’attend (c’est lui qui a récupéré les passeports à l’ambassade), il finit par appeler : « Heu dites, c’est à Zaventem ou à Charleroi qu’on embarque ? »... ambiance ambiance, mon père, grand impatient au tempérament colérique, peste déjà. Il n’a pourtant aucun souci à se faire, Sush et moi nous étions arrangées pour récupérer nos passeports plus tôt et pouvions donc tranquillement aller nous enregistrer ! Ce que nous faisons ne voyant toujours personne arriver alors que le check-in se clôture dans 15 min… le suspense est à son comble (et les envies de meurtre des autres étudiantes aussi !) … Enfin, on peut pousser un grand ouf de soulagement quand on aperçoit notre camarade tout guilleret, comme si de rien n’était, nous faisant de grands signes à l’autre bout de l’aéroport. Cette fois c’est bon, on est partis !

L’angoisse a laissé place à l’excitation du voyage et du grand plongeon dans l’inconnu. Il faut dire que lorsque j’ai choisi d’étudier le russe, je n’ai jamais pensé aux problèmes du racisme, qui est pourtant, selon mon expérience, plus présent qu’il ne l’est chez nous (ou du moins plus facilement exprimé ? je ne sais pas…). Mais maintenant que j’en ai pris conscience et dois me rendre sur place, je dois bien admettre que j’ai un peu peur de me retrouver dans ces rues face à des slaves mécontents de voir chez eux une Indienne à la peau un peu trop foncée à leur goût. Enfin, laissons cela de côté, je suis trop heureuse de partir à l’aventure pour un semestre !

Nous faisons escale à Riga, ce qui nous permet de déjà pratiquer notre russe et d’évaluer notre niveau/ les progrès qu’il nous reste à faire si l’on veut se faire comprendre aisément de la population ! Verdict : on peut remercier nos chers professeurs car le résultat est plutôt concluant ! Les heures passent, nous réembarquons dans un minuscule avion qui n’inspire guère confiance à Sush, peu rassurée à l’idée de monter dedans ! J’aime bien prendre l’avion, je suis sûre qu’il nous emmènera à destination. Bingo ! nous voilà à Minsk. Il n’y a pratiquement personne dans l’aéroport, nous sommes seuls avec deux trois businessmen à passer la douane… c’est vraiment étrange de voir un grand aéroport international aussi vide !

Nous sommes en plein hiver, mais les températures sont plutôt douces pour la saison et nous sommes donc accueillis par une fine pluie plutôt qu’un froid glacial. Pas vraiment surprenant pour les petits Belges que nous sommes ! Kirill, un employé de l’unif est venu nous chercher. Nous prenons une marchrutka (petit taxi collectif) pour nous rendre à 40 km de là, en plein centre de Minsk, à l’obshezhitie N°3 (résidence universitaire, littéralement « logement collectif »). Aaaah, qui aurait cru que nous aurions tant de souvenirs à garder de ce vieux bâtiment gris/jaune aux peintures décaties et aux balcons en ruines ?!

L’obshezhitie, c’est un microcosme singulier. Un bouquin intitulé « ces drôles de Russes » (que l’on retrouve d’ailleurs décliné à toutes les sauces : Anglais, Belges, Chinois, etc.) décrit ces résidences universitaires comme des « maisons de fous » et ce à juste titre ! Je ne peux trouver meilleure expression pour exprimer la vie et l’atmosphère qui y règnent. Ce qui s’y passe semble totalement surnaturel ! Dépaysement garanti, on est en plein cliché slave ! Le bâtiment compte treize étages comprenant chacun vingt blocs de deux chambres prévues pour 3, 4 ou 5 étudiants et une douche donc pour 6, 8 ou 10 étudiants. Le mobilier assez vétuste (voire plus que vétuste pour les Biélorusses qui ont droit aux chambres à l’état le plus piteux que l’on puisse imaginer) est identique de Moscou à Minsk en passant par Saint-Pétersbourg. À l’entrée du bâtiment, deux gardiens surveillent en permanence nos allées et venues et nous devons leur présenter notre « propusk » (laisser passer) à chaque entrée et le leur donner lorsque nous voulons inviter des amis (qui ne peuvent bien évidemment pas rester dormir). Ils sont toutefois très sympathiques et très curieux. On ne peut plus en sortir après minuit et on ne peut y rentrer qu’à partir de 6h du matin. Bref, si on sort faire la bringue, il faut être en forme et ne pas craindre le froid, on attendra donc avril pour écumer les discothèques du coin ! Afin de contourner cette règle, des petits malins ont décidé de nouer des draps qu’ils ont ensuite attachés au balcon du premier étage afin de sortir et rentrer quand bon leur semble. Les gardiens ont évidemment rapidement découvert le stratagème et bloqué l’accès à ce fameux balcon. Mais il en faut bien plus pour arrêter nos camarades fêtards, un brin tarés sur les bords il faut bien le reconnaître, puisqu’ils décident de réitérer l’opération en passant au balcon du deuxième ! C’est précisément pour cette raison que lors de notre rencontre avec Gökhan, un Turc, il se baladait la jambe plâtrée…

À chaque étage ou presque, deux femmes de chambre sont là pour nous apporter de nouveaux draps et serviettes de bain et répartir les étudiants dans les chambres. Toutefois, leur tâche favorite semble être de surveiller discrètement nos moindres faits et gestes (il ne faudrait pas que filles et garçons dorment ensemble !). Elles viennent souvent frapper à notre porte et en profitent pour jeter un coup d’œil à l’état de la chambre. Ce qui nous a valu un bon fou rire après l’anniversaire de Sush, bien arrosé, où notre chambre s’était transformée en discothèque l’espace d’une soirée (nous avions réussi à échapper à la surveillance des gardiens jusqu’au petit matin, miracle !) : comme à l’accoutumée, la femme de chambre vient « prendre de nos nouvelles », nous sommes toujours au lit mais la laissons entrer persuadées que la chambre est dans un état nickel. Nous nous félicitons après son départ et mettons enfin nos lunettes… pour découvrir que des dizaines et des dizaines de cannettes de bière et bouteilles de vodka avaient été méticuleusement placées le long du bureau et du mur sans que l’on s’en rende compte. Oups ! Heureusement qu’elle nous apprécie et a donc décidé de ne pas nous en tenir rigueur !

Nous sommes tous logés à l’étage des étrangers. Je partage ma chambre avec Sush et une Turque, Nilgün. Les autres étudiants sont principalement Coréens, Iraniens et Turcs. Nous partageons également nos sanitaires avec une Chinoise malheureusement pas très adepte du nettoyage ni de la politesse. Elle cuisine dans l’évier de la toilette qu’elle ne rince pas, elle laisse ses tampax s’empiler dans la poubelle sans jamais la changer et elle décongèle sa viande en la posant dans la baignoire et laissant couler l’eau toute l’après-midi… de quoi me faire bondir ! Je coupe à chaque fois le robinet mais quelle ne fut pas ma surprise un jour d’entrer dans la salle de bain et de trouver un poisson de 50-60 cm nageant joyeusement dans notre baignoire !!! J’ai ensuite croisé son copain hache à la main parti décapiter la pauvre bête dans la cuisine. C’est ça le charme de l’obshezhitie, des rencontres toujours plus inattendues les unes que les autres !

La cuisine est l’un de mes endroits favoris : 8 cuisinières dont seulement 2 en fonction pour une centaine d’étudiants et un seul évier raccordé/ non bouché. À n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut y trouver quelqu’un concoctant un bon petit plat. L’occasion de faire le plein de recettes exotiques. C’est d’ailleurs ici que je commence à vraiment me passionner pour la cuisine ! J’y passe aussi des heures à refaire le monde en compagnie de Firat, un autre Turc devenu mon meilleur ami là-bas, une tasse de thé à la main jusqu’à ce que l’on soit surpris par le lever du soleil. Mon second endroit favori, c’est le couloir. Incroyable mais vrai. Pour je ne sais quelle raison, à l’étage des étrangers, tout le monde traîne toujours devant la porte de sa chambre, et le retour de la fac annonce donc toujours de grands débats animés sur nos visions du monde, nos cultures, la politique, .. avec des étudiants de tous âges (certains ont plus de 60 ans) et de tous horizons… passionnant ! Et chose rare, bien que nous soyons entre étrangers, nous parlons russe !

Au 8e étage, il n’y a pratiquement que des Turcs, tandis que le troisième est réservé aux Chinois. À l’image des poupées russes, la communauté chinoise forme un microcosme particulier au sein du microcosme de l’obshezhitie. On dit d’ailleurs « je vais faire un tour en Chine » quand on s’y rend. Ceux-ci sont de vrais businessmen qui négocient tout. On trouve sur les portes de leur chambre des inscriptions en chinois qui correspondent en fait au produit/service que les résidents vendent : huile, riz, impression de documents, machine à laver, connexion internet (hé oui on a passé 5 mois sans Internet, ce qui paraît incroyable aujourd’hui), sans oublier les bières et paquets de chips indispensables à toutes les soirées improvisées en secret des gardiens ! Bien évidemment le trafic est tellement important que ces derniers ne peuvent l’ignorer, tout autant qu’il est illégal. Les Chinois leur refilent donc quelques bières lorsqu’ils reviennent avec leurs stocks et c’est comme s’ils n’avaient rien vu. Ce qui nous arrange bien !

La rencontre la plus surprenante est sûrement celle de Maxim, un Russe, qui a débarqué un beau jour dans notre chambre après avoir fait le tour des chambres d’étrangers pour me retrouver ! Flatteur n’est-ce pas ? Il était 1h du matin et bien que notre coloc Nilgün souhaitait dormir, il n’a pas lâché l’affaire et a entamé une longue discussion en pleine nuit ! Le début d’une belle histoire d’amitié, toutefois entachée par quelques crises de jalousie mais ça on n’y peut rien, c’est le caractère russe ! D’ailleurs, je constate avec ravissement que mes origines plus qu’exotiques en ces contrées slaves jouent largement en ma faveur, attisant la curiosité de tous et me permettant de faire milles et une rencontres.

Les soirées avec les Biélorusses sont tout aussi délirantes que passionnantes, ils sont tout heureux de rencontrer des gens qui parlent bien russe (les autres étrangers arrivent en général sans aucune base contrairement à nous qui sommes dans notre 3è année d’études), beaucoup parlent français aussi. Dès qu’on arrive chez eux, on a inévitablement droit à du thé et des petits biscuits, coutume très appréciable que l’on a rapidement adoptée dans notre propre chambrée. Quand l’humeur est à la vodka, il faut toujours une raison de boire, donc on invente à tour de rôle un « toast » en l’honneur de l’amitié, de l’amour, … jusqu’à finir par les raisons les plus farfelues qu’il existe. Tout est bon afin que l’on ne boive pas sans raison ! La vodka se boit toujours accompagnée soit d’un aliment, soit d’une autre boisson, en général ce qu’il reste dans le frigo : cornichons, jus de tomate, biscuits, confiture ou encore le pot de confiture pratiquement vide dans lequel on rajoute de l’eau, le mélange est bizarre mais ça fait passer l’alcool.

Le Belarus étant considéré comme la dernière dictature aux portes de l’Europe, il n’est pas toujours de bon ton de parler politique. Il faut bien connaître les personnes et ne pas trop les brusquer. Certaines ont peur des représailles et n’osent pas en parler en présence d’autres étudiants car la délation serait apparemment toujours pratique courante et quelques-uns se seraient déjà faits renvoyer après que leurs propos ont été rapportés à la direction.

Les chambres dans lesquelles ils logent sont parfois totalement insalubres. Certains dorment sur des matelas de 3 cm posés sur un sommier à ressorts qui s’enfonce tellement qu’il touche le sol. Je ne parle pas des sanitaires tellement répugnants qu’on n’ose même pas s’en servir (et pourtant on ne peut pas dire que l’on fasse les précieuses quand on voit l’état des nôtres). Dès notre arrivée, des travaux de plomberies débutent, on doit donc se doucher parfois à l’eau froide (par -20°C dehors), parfois à l’eau bouillante (détrompez-vous c’est pire) voire nous passer d’eau (imaginez votre tignasse pleine de shampooing et bam plus d’eau pour vous rincer ! Ou mieux, plus moyen de tirer la chasse des toilettes pendant 2 jours…). Sans même que l’on s’en rende compte la semaine sans eau chaude/froide/ sans eau tout court a fini par se transformer en semestre complet. Mais tout est tellement surréaliste ici qu’on s’y est très vite accommodés !

C’est toutes ces petites choses qui peuvent paraître désagréables a priori qui ont rendu cette aventure aussi unique en son genre. Elles m’ont permis de grandir et de relativiser quant aux problèmes que je pouvais rencontrer dans ma vie quotidienne. Le seul vrai point négatif est d’avoir constaté que mes inquiétudes étaient justifiées : plusieurs amis se sont faits agresser car ils semblaient étrangers (Turcs) ou parlaient une langue étrangère (des Européens parlant l’anglais). J’ai donc eu beaucoup de chance.

Une expérience incroyable et très originale qui restera à jamais gravée :) !
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ZE
Zebulon787 12 years ago · AurelMam
Récit d'un séjour en routard de 3 semaines en Turquie en avril-mai 2014
Bonjour,

Après quatre voyages en Inde, deux au Népal, un au Cambodge, un en Indonésie, un à La Réunion et à l’Ile Maurice, je suis donc parti en Turquie pour 3 semaines de découvertes, en routard bien entendu, du 14 avril au 5 mai 2014.

Comme c’était la moyenne saison touristique (le pic c’est de juin à septembre car l’eau y est suffisamment chaude pour la baignade) il n’y avait pas une foule énorme de touristes, c’était essentiellement des retraités allemands. Du coup il y avait beaucoup de place dans les hôtels et la plupart des hôtels baissaient de moitié leurs prix par rapport à la haute saison. J’ai eu une météo vraiment très agréable : températures douces et très peu de pluie.

L’itinéraire que j'ai choisi est assez classique, j’ai passé 4 jours à Istanbul, 4 jours en Cappadoce (Goreme) puis je suis allé sur la côte : 2 jours à Alanya, 3 jours à Antalya, 2 jours à Kas, 1 jour à Bodrum et 2 jours à Selçuk à côté d’Ephes.

Ce fut un très beau séjour, quelques sites archéologiques visités et très bonne gastronomique (mais grasse car tout baigne dans l’huile d’olive !) : des entrées aux desserts en passant par les vins, tout est bon. Personnellement, et je ne suis pas le seul, je classe la cuisine turque en numéro 3 mondial derrière la France (n. 1) et l’Italie (n. 2).

Voici mes impressions sur chaque ville étape ou visitée : Istanbul : jolie ville, quelques superbes monuments, ambiance orientale sympathique et chaleureuse, mais pas le coup de foudre non plus. Goreme (Cappadoce) : sympathique jolie petite ville touristique, très agréable et très centrale ; la balade en montgolfière est jolie et agréable, mais pas exceptionnelle non plus (100 euros environ le vol classique : 1h et on est bien serrés dans la nacelle ; 150 euros environ le vol de luxe : 1h30 et on est moins nombreux dans la nacelle) ; quand je dis que ce n’est pas exceptionnel, ça veut dire par exemple que ça n’a rien à voir avec le spectacle grandiose du survol de l’île de La Réunion en ULM... Alanya : ne pas louper la superbe balade de la montée à la forteresse dans la vieille ville (à faire sur une demi-journée), avec panorama splendide tout en haut. Antalya : vielle ville sympa et très animée le soir, quelques très beaux sites archéologiques à quelques dizaines de kilomètres (pas de chance, le théâtre d’Aspendos est fermé jusqu’en juin 2014 pour restauration). Kas : sympathique jolie petite ville touristique en bord de mer, très agréable. Kalkan : mon 1er coup de coeur 😎 : sympathique et ravissante petite ville touristique en bord de mer avec son joli petit port et ses maisons garnies de fleurs et blanchies à la chaux, très agréable et animée le soir. Kaputas beach : mon 2ème coup de coeur 😎 : à ce qu’il se dit c’est peut-être l’une des plus belles plages du monde, coincée entre des parois rocheuses, eau turquoise, gros rouleaux comme en Bretagne, et petite île au large pour créer une jolie perspective et faire de sublimes photos. Ile de Kekova : jolie petite excursion/croisière à la journée, malheureusement la météo n’était pas au rendez-vous ce jour-là, du coup je n’ai pas pu en profiter pleinement. Bodrum : LA déception de mon voyage. C'est le temple du shopping et du tourisme bling bling « m’as-tu vu », bref une horreur (et encore ce n’était pas la haute saison !). Dans la zone touristique on trouve une densité impressionnante de distributeurs automatiques de billets et de boutiques de grandes marques. Ici le touriste bling bling est roi et sa devise est « J’achète donc je suis ». Le charme de Bodrum a peut-être existé naguère, mais maintenant il a été complètement noyé dans le business touristique. 😕 Seul point positif : le très beau château/musée à visiter sur le port. Selçuk et Ephes : Selçuk est une sympathique jolie petite ville touristique tranquille et très agréable ; Ephes est un superbe site archéologique à ne pas louper.

Transports sur place : les bus sont très modernes et très confortables (ils ont tous des sièges inclinables et des écrans, et certains ont même le WI-FI) ; voyager en bus de nuit sur les longs trajets permet d’économiser des nuits d’hôtel et de ne pas perdre une journée en transports au lieu de visiter le coin.

Hébergements : hôtels pas chers (15 à 25 euros la nuit car moyenne saison) et plutôt bien tenus.

Pour celles et ceux que ça intéresse, je revends d'occase mon guide de voyage dernière édition + un guide de conversation turc : me contacter par MP.

Au final, ce séjour fut un beau séjour et aussi un excellent tour de chauffe avant mon grand départ pour un tour du monde de 2 ans à partir du mois d’août : pour plus de détails sur ce projet, voici mon blog de tour du monde. 😎







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PI
Pierre 12 years ago
Automne slovène (détour par Venise)
Bonsoir à tous,

voici le carnet de mon dernier voyage en fourgon et en famille...

Un guide papier sur la Slovénie, un atlas routier européen, aucune préparation et la volonté de se laisser porter par le voyage. 10 jours en liberté et en famille sur la route vers l'est, afin d'échapper à la monotonie automnale. Venise en Italie et Luzern en Suisse sur le retour, un moyen de retarder la fin du voyage...
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LA
Lapikichante 12 years ago · Chris06
Dix mois en Lituanie, c'est la belle vie
Mars 2006, on m'apprends que je pars pour 10 moi sdans les pays Baltes, la Lituanie, a Kaunas, de Septembre a Juin 2007. Bine evidemment, mon reve se realise! je pars donc en tant que Volontaire Europeene a Kaunas! le volontariat qu'est-ce que c'est? c'est un programme europeen pour les gens de 18-25 ans, un peu comme un erasmus, sauf que ca n'a rein a voir avec les etudes, je fais un break.

J'etais (et je le redeviens a la rentree) etudiante dans les metiers de la culture, et la je pars 10 mois pour travailler dans un centre pour handicapes.

Avec le SVE, les volontaires percoivent une indeminite nourriture et argent de poche, qui varient selon la qualite de vie du pays. Nous sommes egalement loges. la qualite de vie, en Lituanie, 3 LITAS= 1euro, on est les rois du petrole! avec 5euros/ jour, on peut vivre aisement.

Je cohabite avec une allemande, et une finlandaise, et maintenant une francaise a pris sa place. les volontaires viennent de toute l'europe, macedoine, netherlands, danemark, Alzerbadjan, Turkie...etc...mexico aussi!

c'est une vraie auberge espagnole en tant reel. comme dans le film sauf que c'est moi qui le vit maintenant! que vouloir de mieux quand on a 20 ans!

Mes journees au debut se sont donc rythmees par le travil: donner des cours d'eveil musical, et art plastiques, puis le soir, voir ces nouveuax visages: decouvrir autrui et bannir les cliches: NON les hollandais ne fument pas tous du haschich. NON les allemands ne sont pas tous strictes! bref.

Un SVE c'est aussi decouvrir la culture du pays, s'integrer pendant un certain temps, edt s'ouvrir aux autres, se forcer a parler, comprendre la situation d'un pays ou le fosse culturel est immense pour moi. Qui ne sait pas que ce(s) pays balte(s) etai(en)t sous le joug de l'URSS! a peine 15ans en arriere. Comment se developpe un peulple qui n'est libre que depuis peu, apres avoir vecu 60ans sous les soviets, dans les communistes dictatorial, ou chacun avait un travail, de l'argent et etait sur de manger le soir, alors que la repression pouvait surgir d'un moment a l'autre....

Que de questions qui m'animent: j'essaie de comprendre comment etait la vie avant, quand je vois ce qu'elle est maintenant.

Dans chaque coin de rue, des sans-abris bouffes pas l'alcool et le tabac errent, des femmes des hommes, d'une 50aine d'annes bien souvent. En travaillant egalement a la soupe populaire, je ne chome pas.

Comment en sont-ils arrives la? Pourquoi est-ce que je vois dans le trolley bus, au supermarche et autres, des gens saouls a longeur de journee? et personne ne fait rien.... Comment se fait-il que des les 1ers mois, je peux me faire aggresser a 2 reprises parce que je parle anglais!? et par des adolescents de 16 ans, voire un gamin de 12 ans qui me crache dessus..

ca me revolte et me repugne, je ne m'attendais pas a voir un pays si pauvre comme cela.

Mais au fur et a mesure, la routine bien evidemment s'installe, ces nouveaux visages me sont familiers, l'anglais ne devient "presque" plus un probleme, et le Lituanien, je commence a le comprendre, ces personnes saoules me sont aussi familieres, et je ne me degoute plus devant une personne vomissant devant moi....comme quoi on change!

Au travail aussi je commence a m'ennuyer tres vite, et vue l'humeur et l'amitie que mes donnent mes collegues, je prefere tres vite rester chez moi ou voyager....

oui, voyager, c'a ete le maitre mot de mes 10 mois, je me suis vite trouve un challenge, quelque chose a faire: hop! si je me faisais une capitale/mois!

que cela n'tienne et vive Ryanair.

me voila partie chaque mois, en Pologne, Bielorussie, les etats baltes bine sur, la finlande, la Suede, l'irlande, Autriche, Russie (kaliningrad, et la "grande russie" bientot), la Hollande.

Bref, je me suis aussi developpee comme cela, tout en restant en Lituanie, et essayer de parler avec les locaux sur leur vie: certains regrettent le temps passe.... maintenant je connais un peu plus l'esprit des etats baltes (il n'y pas longtemps a eu en Estonie, a Tallinn un erevolte entre estonien et russe-qui ont encore un grand pouvoir sur ces pays-), et de l'ex-urss, mais aussi en ayant ete en Bielorussie ( je vous encourage a y aller, et de constaster par vous meme le pourquoi du comment), bref, ma curiosite a ete amplement satisfaite, mioeux que je ne le pensais.

J'ai encore beaucoup de chose a dire sur ce service volontaire, le fait de me revoir au debut faisant la fete avec ces jeunes d el'europe, ces decouvertes, puis au fur et a mesure, les fetes se sont stagnees (oui, en hiver, quand il fait -20parfois, on reste chez soi et on se rechauffe a la vodka egalement), et j'ai commence a voyager!

mais ce n'est certaienment pas fini
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LU
Lulukat 12 years ago · Jolimomo
Carnet de route en Croatie 27 juin 15 juillet 2012
un peu d'histoire

République de Croatie Président élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo Josipovic Capitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2 Habitants : 4 300 000 Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€) Religion catholique à 98% La Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867. La république de Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995). La forme de la Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. La Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split) Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleins La vie est moins chère qu'en France sauf ...les campings Camping sauvage interdit partout Les campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteur Payer le parcmètre, la police est très vigilante Les plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire ! A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs) L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina. Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la mer Faire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie) A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place. La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice ! L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le Cerin Split : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart

Notre voyage à 2 en petit camping car

Nous décidons pour ce périple, de zapper l'Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de Plitvice et à Dubrovnik. Nous commençons notre périple en Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'Istrie, pour l'île de Cres , dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de Cres est assez étroite et un peu défoncée. Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.

En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite . A Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !

En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées ), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs ! Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.

On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!). Après deux jours sur Cres, nous prenons la route en direction des lacs de Plitvice, via l'île de Krk, que nous atteignons par bateau , puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont. Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa. Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant! Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...

Nous arrivons vers les lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms. Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma. Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30. Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là , barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent. C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles . Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel , c'est pas la foule non plus. A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre. Nous quittons Plitvice à destination de l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre. C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti) . Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde. En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins. Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe ! Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.

Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons Pag dans le fond . Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain. La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers). Pas de camping sauvage en Croatie, c'est interdit.

Nous partons visiter Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.

Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement. Sibenik est moins touristique que Split ou Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates. C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste. La cathédrale de Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes. A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée. Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.

Sibenik dévoile également de charmantes églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.

Nous continuons jusqu'à Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.

Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste ! Nous poursuivons vers Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre. Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts . L'entrée est gardée par une immense tour , la tour St Marc, et par des portes à vantaux. La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de Croatie. Elle ressemble un peu à celle de Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.

Nous quittons Trogir pour Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la Magistrale, ou riviera de Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et ...toujours la chaleur !

Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant Dubrovnik, nous passons la frontière de la Bosnie-Herzégovine, qui coupe la Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher. Après ce petit passage en Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois. Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas. Mostar, ville de Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique. Finalement, nous poursuivons vers Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir). On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.

L'intérêt, c'est que l'on peut aller à Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus. Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries , aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux , avec ses places, ses palais... Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme ! Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !

Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de Korcula en traversant la péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins... Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre. C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal ! Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur l'île de Korcula.. Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...

C'est la ville de Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo . C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village. Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive... Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix. Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus ! Nous trouvons un camping sympa à Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !

Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard » , le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse , vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime. Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping . Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée. Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe ! Départ pour Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ». Vela Luka est la plus grande ville de l'île de Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé « Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur. Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement. Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction Split, dernière étape... Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains. Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde ! Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher. Le voyage se termine, nous regagnons le port. Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
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IT
Itxaso 12 years ago
Ode à la Serbie 1
Bonjour,

Voici un texte inspiré par plusieurs de mes voyages dans les Balkans.

Bonne lecture.

Parfois, c’est l’amour qui motive le voyage. Une rencontre, comme tant d’autres. Une question, anodine. « Et vous, vous venez d’où ? ». « Je suis serbe ». « Serbe, comme les méchants que l’on voit au journal télévisé ? ». « Oui, c’est ça ... Vous avez de l’humour, vous, on dirait ». Sourires. Puis, la longue, la lente, la nécessaire déconstruction.

Au début, j’avais peur d’aller en Serbie. Peur de me confronter à l’inconnu. C’était une époque où, hélas, mon idée du voyage se résumait à une vision très étroite, pour ainsi dire très touristique. Je ne sortais pas foncièrement des sentiers battus.

Alors plutôt que de me rendre directement en Serbie, je décidai d’organiser un voyage en Croatie. Curieuse prise de contact, qui pourtant fut nécessaire à l’heure de comprendre ce qui se passait dans les Balkans. En 2003 la Croatie était loin du boom touristique qui la caractérise aujourd’hui, mais présentait déjà quelques inconvénients liés au tourisme de masse : certaines destinations très fréquentées, personnes parfois désagréables et plus intéressées par le profit que par un contact humain. Mon voyage n’en demeura pas moins très positif avec des rencontres déterminantes, ainsi que la découverte d’un patrimoine, de paysages fabuleux et d’une mer d’une beauté et d’une limpidité telles que j’avais là l’impression, moi qui suis toujours très craintive lors de mes baignades dans l’océan, de plonger à la piscine municipale. Ce séjour fut ponctué par une escapade au Monténégro.

A l’époque, ce pays n’était pas séparé de la Serbie. A l’époque, l’autobus de Dubrovnik laissait les passagers à deux kilomètres environ de la frontière qu’il fallait traverser à pied avant qu’un autre bus mène ces mêmes passagers vers Igalo et Herceg Novi. Traversée en plein cagnard d’une frontière qui n’existait pas quelques années auparavant. J’aide une vieille dame à porter son bagage, on dirait que c’est sa vie qu’elle transporte ainsi. Elle n’est pas la seule, la file des vieilles dames qui portent leur vie dans leur valise est longue, et je suis dans cette file, interminable. Elles ont toutes deux passeports dans la main. Le soleil tape, j’irais bien m’abriter sous un arbre au bord de la route, mais un panneau « Attention, mines » m’invite à rester là où je suis. Enfin, la frontière est passée.

Et là, changement de décor. Changement de monde. Un panneau « Yugopetrol » situe bien les choses. Un bus brinquebalant me mène à Kotor. Je suis subjuguée. Il n’y a presque aucun touriste. Un type fait griller du maïs. Je rentre pour la première fois dans une église orthodoxe. Je trouve une chambre chez l’habitant à 8 €. Je mets trois heures à déchiffrer la destination de mon bus écrite en cyrillique. A Herceg Novi, je rencontre deux jeunes qui me demandent de les prendre en photo. Vous venez d’où ? De Belgrade. Belgrade ... Et si j’abandonnais mon projet de Croatie et je partais là-bas, à Belgrade ? Rêve inaccessible, si proche pourtant ... Tout abandonner et partir. Depuis le bus qui me ramenait vers la frontière avec la Croatie, je vois une petite île dans les bouches de Kotor. Perast, me dit le chauffeur. Idée fixe : celle de revenir ici. Erreur, grave erreur : l’instant se prend au moment où il se présente, sinon après c’est trop tard.

Lorsque je revins à Perast des années plus tard, j’avais du mal à circuler dans la rue tellement il y avait du monde. Un semblant d’office du tourisme (qui en fait était une dépendance du principal hôtel de la ville) me dit qu’il me serait dur, mais vraiment très dur de trouver une chambre. Combien de personne ? Une seule ? Ah, non, inutile de rester ici, vous ne trouverez jamais. Silence. Je puis toutefois vous proposer une chambre à 100 euros. 100 euros !!! J’erre dans les rues, sans savoir quoi faire. Je demande à tout hasard à une femme dans un jardin si elle ne connaîtrait pas un endroit où je pourrais dormir. Elle m’indique une maison au loin. 10 euros la chambre, ça va ? Oui, très bien. On m’oblige à m’assoir, à manger, à boire sous la tonnelle. Je retrouve un peu ce que j’avais connu lors de mon premier séjour sur ces terres. « Ma » chambre est en travaux mais tout à fait habitable. Le propriétaire, sentant la manne qui s’annonce, réalise des chambres destinées au tourisme. Depuis la mienne, on voit les étoiles et les Bouches du Kotor. Finalement, mon rêve s’est réalisé, quoique pas tout à fait dans les conditions espérées.

Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si, lors de mon premier séjour au Monténégro, j’étais restée à Perast puis allée à Belgrade. Sans doute, n’aurais-je pas connu la Croatie à la meilleure époque où je pouvais la connaître, ni profité des bienfaits que j’évoque plus haut. Sans doute n’aurais-je pas fait le voyage retour vers la Croatie sous, cette fois, une pluie battante, avec toujours l’impossibilité de s’abriter sous les arbres. L’eau ruisselait sur mes joues (pluie ? larmes ?) pendant que deux jeunes femmes dansaient sur la route, complètement trempées elles aussi, en hurlant qu’elles étaient bosniaques, de Sarajevo et les femmes les plus heureuses du monde.

Sans doute, n’aurais-je pas connu Danica et Rajko.

A Split, ville dont l’ambiance ne m’a pas spécialement plu, je commençais à éprouver une légère fatigue. Il était temps de rentrer. J’appelai l’agence Eurolines de Milan (retour en bateau jusqu’à Ancône, puis train jusqu’à Milan). Bus complet pour les quatre jours suivant. Quoi ? Ça coupe, ma carte téléphonique est vide. Je rappelle. Bus complet sur huit jours. Je commence à réserver le premier billet disponible. Ça coupe. Je rappelle. Mon billet a quand même été réservé. Ouf ... Mais il me reste quelques jours à occuper...

Que faire ? Je décidai de poursuivre mon périple en Croatie. Bonne idée : découverte de Šibenik, de Krka, de Primošten. Mes hôtes étaient très sympathiques. Un soir, alors que la rakia coulait à flot, les deux se mirent en silence et me regardant droit dans les yeux, me dirent : « Nous aimerions te parler de quelque chose ». Silence. « En fait, nous ne sommes pas croates, nous sommes serbes. » Explosion de joie. Explosion de joie partagée, la rakia coule à flot. Ils me proposèrent de m’emmener dans le Krajina, enclave serbe de Croatie, située après Krka. J’acceptai, bien sûr. Nous voilà les trois dans la petite Yugopatrol de Rajko. Paysage idyllique. Petit air de départ en vacances en famille. Tout à coup, la route devient de très moins bonne qualité. « Bienvenue chez nous, bienvenue dans le Krajina ». Monuments aux morts à terre, impacts de balle visibles sur les maisons, certaines sont carbonisées, des enfants jouent dans une remorque. Je ne sais pas quoi penser, alors je me dis que le mieux est de ne pas penser. Ne pas juger, ne pas chercher à comprendre. Être là, juste là, devant ce paysage de désolation. On s’arrête devant un bâtiment à moitié détruit. Rajko me demande de les prendre en photo lui et Danica devant ce bâtiment, l’école qu’ils ont fréquentée. Ils posent et moi, je tremble tellement j’ai peur de rater la photo. Rajko fait un V avec ses doigts. Mes mains tremblent et je ne veux pas savoir ce que veut dire ce V. Je prends plusieurs photos et veux m’approcher du bâtiment. J’aimerais exprimer quelque chose. Un cri m’en empêche. Ici il n’y a pas de panneau « attention mines ».

Alors, si aller en Serbie était une évidence, depuis cet épisode c’est devenu une obsession, presque une nécessité. Après mon expérience dans le Krajina, je me mis en tête d’« aider » les Serbes, mais je ne savais pas trop comment, peut-être au moyen d’une ONG, d’une association. Je compris très vite que les Serbes n’avaient absolument pas besoin d’aide et que tout au plus ils avaient juste besoin qu’on aille les voir. Malgré tout, ne pouvant céder à ma bonne conscience, je m’inscrivis à un chantier écologique au lac Ludaš avec l’association Rempart. Il s’agissait de construire des plateformes pour inviter les oiseaux migrateurs à revenir nidifier dans la région, ils avaient en effet modifié leur route, peut-être à cause de la guerre. Alors, je découvris la Vojvodine, ses plaines surchauffées sous le soleil de juillet, ses champs de tournesol, son multiculturalisme. Hongrois, Gitans, Croates, Roumains, Slovaques et bien sûr Serbes cohabitent sur ces terres très marquées austro-hongroises. Bonne entrée en matière ...

A Sremski Karlovci, on frappe à la porte de ma chambre. Mon hôte. Tu viens avec nous prendre un café ? L’accueil serbe. L’accueil inconditionnel du voyageur de passage. J’apprends très vite que l’invitation au café –café turc bien sûr- n’est en fait qu’une invitation à boire un verre de rakia. Enfin, un ou deux. La rakia est partout : elle accueille le visiteur, elle accompagne le petit déjeuner. Désireuse de m’habituer à cette nouvelle coutume, je demande s’il faut boire son verre avant, pendant ou après le petit-déjeuner. « On le boit avant, pendant et après ». Je teste. La chaleur m’envahit et elle n’est pas que dans l’air ambiant de Vojvodine. « C’est quoi tes projets pour aujourd’hui ? » Déjà me lever de la chaise me paraît insurmontable. Il n’est que neuf heures du matin, le soleil se lève tôt en Serbie. Il n’est que neuf heures du matin et ce n’est que mon premier voyage en Serbie. Des verres de rakia, il y a en aura eu d’autres, et ils auront ponctué mes rencontres.

Les gitans à Novi Sad. Un restaurant où un orchestre joue pendant que vous dînez. Tout à coup, un cri. Un type, au ventre lourd de son ivresse (plusieurs bouteilles trônent sur sa table) se lève, jette au ciel une liasse de billets et hurle : « rakia pour tout le monde, c’est moi qui invite ». J’hallucine et ne sais pas très bien comment me situer. Je fais mine de sortir un billet moi-aussi pour payer l’orchestre. Ça fait rire les gitans, qui m’indiquent de le ranger. L’avantage de rester quelques jours dans le même endroit permet de recroiser des destins. A la forteresse de Petrovaradin, une femme qui tient une galerie me reconnaît. Elle n’a pas très bonne mine, moi non plus. Elle était au restaurant aussi la veille. Nous bavardons un petit peu, puis regardons le Danube, les barges qui remplacent le pont détruit par l’OTAN. Les Serbes sont comme ça, vous êtes là, avec eux et ils ne posent pas de questions. En Croatie ou au Monténégro, la question incontournable : « Et ton mari, il est où ? ». Là, rien, vous êtes là, c’est tout. Vous êtes entre Ecka et le parc Carska Bara au bord de la route, dans un coin perdu d’un pays perdu, alors on s’arrête, on vous véhicule jusqu’au hameau suivant. « Ah, vous êtes française ! Ah, oui.. Mitterrand ». Et c’est tout, et les destins se re-séparent. Juste un au-revoir et ce regard mélancolique, si balkanique qui vous accompagne quelques instants alors que vous poursuivez votre chemin. Une autre personne s’arrête et ainsi de suite.

Un jour, lors d’un voyage de retour en France, la douane arrêta le bus au niveau de Strasbourg. L’agent me fixa, reposa ses yeux sur mon passeport et me dit : « Vous allez souvent en Serbie, dites-moi ». J’y sentis une interrogation, peut-être même un interrogatoire, presque un reproche. Une envie de savoir. Une question. La question que l’on ne m’avait jamais posée en Serbie. Mais que l’on me posait beaucoup en France. J’hésitai entre « ben, oui, je participe à un trafic d’armes » et « mêlez-vous de ce qui vous regarde ». Ce fut « Je suis amoureuse » qui m’échappa toutefois, sans savoir si je parlais du pays ou d’une personne. Depuis, l’amour s’est tari. L’amour s’est envolé au gré du vent des routes balkaniques, lors d’un voyage de retour de Belgrade à Paris. L’amour est mort entre les Dolomites et le lac de Garde, et mes voyages en Serbie ont cessé. Je n’y suis pas retournée depuis et je me dis que j’aimerais bien retrouver ce pays, savoir où il en est en ces périodes encore plus difficiles. Nostalgie d’un pays, nostalgie de la personne aimée. A quoi bon y aller maintenant ? Pourquoi ? Je sais qu’un jour, pourtant, il faudra que j’y retourne. Je ne sais pas quand, mais un jour ...
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Itxaso 13 years ago · Parigino
Ode à la Serbie 2
Après Ode à la Serbie 1, voici Ode à la Serbie 2.

Je déteste prendre l’avion.

Du coup pour aller en Serbie, cela sera en bus.

Départ autour de 15 heures, pour une arrivée le lendemain vers 13h00. Un beau voyage en perspective ... Les autres voyageurs parlent tous cette langue que j’apprends vaguement grâce à l’ouvrage Assimil Le serbo-croate sans peine. Ce que je ne savais pas, je pouvais m’en douter mais j’en ai pris réellement conscience lors d’une expérience de voyage, c’est que le serbe et le croate sont maintenant deux langues séparées. Lorsqu’un jour, en Croatie, je demandai où était la stanica, on me regarda avec de gros yeux menaçants : « Quoi, vous êtes serbe ?!?! ». Je montrai mon passeport de très bonne foi : « Mais non, je suis française » ... On m’expliqua alors qu’en croate on disait kolodvor, ce dont mon Assimil (sa première édition datait de 1972) ne rendait absolument pas compte. Un Assimil très « pro-yougo », un coup d’œil à la photo de couverture, aux chansons qui sont enseignées, aux contenus des leçons (par exemple la 34 « chez l’horloger ») suffit à s’en rendre compte. Une petite nostalgie façon Good Bye Lenin qui était loin de me déplaire.

Le bus démarre. Je suis à côté d’une femme qui se réfugie dans ses écouteurs. Son fils sur le siège en face dessine et à Nogent-sur-Marne, il commence à demander « quand c’est qu’on arrive ? » Le pauvre... Très vite, sa mère ne répondant pas à ses sollicitations, je me vois l’heureuse propriétaire d’un nombre assez considérable de dessins, dont un avec les premières vaches que nous vîmes à la sortie de Paris. Ce dessin m’accompagna pendant tout mon voyage et même quelques temps après mon retour. Les haltes étaient à l’image des voyageurs : insouciants, prêts au partage dans de grandes attablées, chauffeurs inclus, dans des lieux, qui comme c’est souvent le cas dans ces voyages, sont des arrêts « obligés » sur le chemin. L’horaire est large visiblement, le bus aura du retard.

Traversée de la Slovénie, puis de la Croatie. Une nuit se passe. On arrive près de la frontière croato-serbe après un no man’s land dans lequel je ne me serais pas arrêtée. Tout à coup, l’évidence. Une file immense attend de passer la frontière. Immense, non, interminable. Nous n’arriverons donc jamais ? Une collecte est organisée dans le bus, je m’interroge. Un air festif règne et je me prête de bon cœur à la chose. Tout à coup, le bus dépasse tous les camions en double file. Nous atteignons un poste frontière, puis un autre. Pratiquement sans nous arrêter. Je suis stupéfaite. La frontière serbe est en fait une petite table où sont délicatement posées cartouches de cigarette, bouteilles d’alcool et petite caisse fermée à clef. C’est là qu’on règle son passage de la frontière sans fouille ni attente. Le chauffeur descend et s’entretient avec les policiers. Une certaine agitation règne un peu partout, surtout dans ma tête. C’est alors que la femme à côté de moi enlève enfin ses écouteurs, et, me regardant droit dans les yeux, me dit très posément : « Bienvenue chez moi, dobrodošla u Jugoslaviju! » Après ces formalités d’usage, nous reprenons la route. Une route chaotique, sous le soleil brûlant de Vojvodine. Une bouteille de rakia circule. La radio émet une musique entre tradition et modernité.

Enfin nous arrivons. Belgrade. Nous allons sur les bords de la Sava, dans les baraques flottantes, toutes des restaurants ou bars où jouent des orchestres endiablés. Tout le monde danse sur les tables ou ailleurs, sur les flots de la Sava et sous les flots de bière et de rakia. Le rythme impose un va et vient à l’édifice précaire. J’admire cette capacité à « se lâcher », moi qui en suis incapable. Je raconte alors mon arrivée à la frontière serbe avec fierté et un piquant très kusturicien. Un ami serbe me fusille du regard : « Quoi, tu as cautionné ça ? Et tu n’as pas honte ? ».

Je me rends alors compte qu’être serbe, c’est comme être français. C’est compliqué. On ne colle pas forcément à une étiquette. Être serbe, c’est être attaché à son pays, ses traditions mais aussi vouloir en sortir. C’est être anti-occident (surtout depuis les bombardements de l’OTAN dont les vestiges trônent fièrement à Belgrade), tout en étant attiré par les sirènes de l’ouest. Être serbe, c’est être un mélange de beaucoup de choses. La Serbie est un mélange au sens propre du terme, sans doute le pays le plus multiethnique des Balkans. La Serbie est un mélange d’influences passées que l’on rejettera ou revendiquera, c’est selon. « Comment ça, le Serbe est un peu Turc quelque part ? Allez-y, insultez-moi tant que vous y êtes! » me répondit un jour un homme, devant sa tasse de café. Café turc bien-sûr, accompagné de son petit loukoum. Être serbe, c’est avoir cette nostalgie d’un passé définitivement révolu et d’une certaine idée de la grandeur. « Vous venez d’où ? » me demande cet homme, assis en face de moi dans le train. « De France ». « Un grand pays la France ». Puis le silence. Non pas le silence gêné de deux personnes qui n’ont rien à se dire, non, le silence respectueux de deux personnes dont les destins se croisent par hasard. J’aime cette capacité à ne pas bombarder le voyageur de questions et à ne pas juger comme c’est le cas ailleurs: « Et il est où ton mari ? Et tu voyages seule ? Et t’as pas peur ? Et qu’est-ce que tu fais ici? ». En Serbie, rien de tout ça. Juste un regard, puis « regarde, le Danube ! Un beau fleuve, n’est-ce pas ? ». Puis plus rien, nos deux regards qui plongent dans l’eau et se séparent au rythme d’un screcan put !

A Sremski Karlovci, je retrouve lors d’une fête l’agriculteur qui quelques jours plus tôt m’a fait goûter les spécialités de sa ferme.A Novi Sad, je retrouve un gitan rencontré à Sremski Karlovci, puis de retour à Novi Sad après un bref séjour à Vrdnik, petite station thermale découverte lors d’un petit tour dans le Fruška Gora en taxi, je rencontre Sofija du Bela Lada. L’impression que mon voyage est placé sous les meilleurs auspices ... Impression d’être familière des lieux.

C’est pourtant lors de ce voyage que je vais au festival de Guca. Un vieux rêve. A faire une fois dans sa vie. Des fanfares partout, musique balkanique a donf 24 heures sur 24. Un film de Kusturica en boucle. Ayant peur de ne pas trouver à me loger, je passe par un site qui a l’air d’avoir le monopole sur l’organisation des séjours à Guca pendant le festival. Un peu cher, mais bon, visiblement, c’est le prix à payer pour avoir accès à cet événement. Arrivée sur place, je déchante assez vite. J’aurais parfaitement pu trouver à me loger et à me nourrir pour beaucoup moins cher. De plus, le Monsieur Organisateur me fait vite remarquer que mes diverses questions sur le prix des prestations qu’il propose et les exigences qui en découlent le dérangent. Je suis une cliente un peu pénible. Cela dit, j’ai adoré cette expérience, ai fait beaucoup de rencontres. Par exemple, des gitans macédoniens m’ont invitée à manger et regrettai de m’être « emprisonnée » avec un séjour all inclusive. Malgré tout, je m’entendis très bien avec ma famille hôte. A tel point que je décidai de rester un jour de plus et demandai si on ne pouvait pas faire une excursion ensemble. Des excursions étaient pourtant prévues par le Monsieur Organisateur, mais j’étais la seule à m’être montrée intéressée. Je passai donc une excellente journée en famille aux monastères de Studenica et Žica. Mon seul regret fut de ne pas faire le retour par Ivanjica, mais la route était impraticable. Lorsque mes hôtes me demandèrent 60 euros pour notre petite virée, sans compter les frais divers de repas, je vus rouge. Cela me paraissait énorme, le salaire moyen d’un Serbe était de 300 euros environ à l’époque, peut-être moins même. En voilà qui avaient bien gagné leur semaine ! On prit la délicatesse de m’emmener au distributeur automatique le plus proche (je n’avais pas « autant » d’argent sur moi) et de me déposer à la gare routière de Požega. Là, j’attendis le prochain bus assise sur un banc. Une gitane s’approcha de moi. Elle s’assit. Je ne la regardais même pas. Elle me demanda si j’avais des deutschemarks. « Ma pauvre », lui répondis-je, « je n’ai plus rien ». Elle s’éloigne et se retourne de temps en temps, l’œil mélancolique...(1)

Lorsque je repense à cette aventure, je me dis qu’encore une fois, ma prétention de voyageuse avait vraiment besoin de s’en prendre « plein la tronche ». 60 euros ! Ce n’est pas rien 60 euros, mais ce n’est pas rien non plus d’emmener une touriste étrangère voir les monastères de la zone, l’essence, l’usure de la voiture, le temps passé. Mais je m’étais tellement habituée à un désintéressement des personnes rencontrées que j’en oubliais presque que voyager coûte de l’argent. A titre de comparaison, le taxi que « j’embauchai » à Cetinje au Monténégro me demanda 35 euros, me semble-t-il, pour aller voir le mausolée de Nicolas Ier et celui de Novi Sad, « embauché » via une agence de voyage, me demanda 40 euros pour le tour des monastères de Fruška Gora. Là, au moins, pour Guca, je sais à qui va l’argent et peut-être ces personnes ont-elles pensé à moi en vivant, grâce à moi, le reste de l’année. Mon tort a été sans doute de ne pas avoir osé parler de mes projets aux autres voyageurs rencontrés autant à l’hôtel Gran de Cetinje –un hôtel charmant, d’un autre âge, mais qui est tout sauf « grand »- qu’à Guca –difficile à Novi Sad n’ayant rencontré aucun touriste- pour, pourquoi pas, partager les frais de transport. Les izleti (2) basées sur ce principe sont très fréquentes en Serbie dans les lieux très touristiques comme Zlatibor ou Perucac ou même Nova Varoš. Ces excursions sont organisées par des agences de voyages qui relaient l’information dans les hôtels et parfois chez l’habitant. Des excursions avec des dates précises sont proposées et n’ont lieu que lorsqu’un nombre suffisant de participants est atteint. Les frais sont assez dérisoires. Un très bon moyen de connaître du monde, de bavarder, de découvrir des lieux difficilement accessibles en transports. Une belle épreuve linguistique aussi, les dames de l’agence de voyage me téléphonant pour me dire que finalement, l’excursion du mardi serait annulée, mais que si cela m’intéressait, celle du samedi aurait lieu. C’est ainsi que je visitai le monastère Mileševa ou encore Drvengrad/Küstendorf, le site créé par Kusturica à Mokra Gora lors du tournage de son film « La vie est un miracle » ainsi que le village ethnologique de Sirogojno, que je vis les chutes d’eau de Gostilje avec visite de l’atelier d’un artiste local, que je fis du bateau sur la Drina à Perucac. En revanche, pour Uvac et l’observation des vautours fauves, ce fut le taxi : 10 euros.

Parfois, je regrette de ne pas avoir pris le temps de me rendre sur ces lieux en transport ou même à pied, de ne pas avoir approfondi mes visites. Peut-on rattraper le temps que l’on n’a pas pris lors d’un voyage ? Il semblerait que non.

A Novi Sad, au restaurant Bela Lada, je fais écouter à un des gitans –j’avais emmené un discman pour ce voyage- une version d’Edelerzi qui, personnellement, me tire des larmes. Le lendemain, le gitan m’invite chez lui. Il me présente sa fille qui me propose de m’accompagner dans mes promenades. Il met devant mon nez des chaussures qui ont appartenu à sa femme décédée. J’ai un peu peur. « Tout ça, c’est à toi, me dit-il ». J’ai peur. « Mais en échange, j’aimerais quelque chose ». J’ai très peur. « En échange, je veux ton discman ».

Aujourd’hui, le discman est là, dans mon armoire. Je regrette de ne pas l’avoir laissé à cet homme. Je regrette de ne pas aller en courant le lui donner, mais je me dis qu’il est inutile de courir après le temps perdu. Les années passent, le discman est à présent un objet bien désuet, mais le mien est là, dans mon armoire. Alors parfois je le regarde et repense avec mélancolie aux gitans de Novi Sad que sans doute je ne reverrai jamais.

Textes dédiés à D.S. et M.D.

(1) Nous étions en 2005 ... Mais le mark reste la monnaie de la Bosnie. (2) Excursions.
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MI
MichelP92 13 years ago · Songhai73
Cyclades en septembre 2013
Bonjour,

Plus d'un mois après être rentré en France, il serait temps de poster un CR. J'ai finalement choisi de l'éclater en deux. Ce premier post est consacré à la préparation du voyage afin d'expliquer les choix effectués. Un second sera consacré au compte rendu lui-même du voyage.

Initialement, nous avions prévu de passer deux semaines fin juillet dans le Dodécanèse (Kalymnos et Leros) via Rhodes. Malheureusement un imprévu nous a contraints à tout annuler début juillet. Mon épouse ne pouvant pas partir en Août, nous avons alors cherché à re-planifier ce voyage en septembre mais il n'y avait plus de vol pratique. Nous avons alors commencé à envisager une visite des Cyclades.

Première étape : le choix des vols Le vol retour initial de Rhodes étant sur Transavia, il était (heureusement) modifiable (certes avec frais, mais cela vaut mieux que de perdre la totalité). Nous l'avons donc converti en un vol Santorin-Paris à la dernière date proposée par Transavia soit le 25/09.

Pour le vol aller, Easy Jet n'offrant pas la possibilité de modifier la destination (soit perte sèche), j'ai commencé par chercher un vol pour Athènes, mais le vol le moins cher (Aegean) arrivait en pleine nuit pour 90 € par personne. A cela il fallait ensuite ajouter le transport à Athènes, le bateau, ... Nous sommes alors décidé pour un vol direct Orly-Mykonos le 11/09 sur Transavia à 205 € pour deux.

Deuxième étape : le choix des îles Deux impératifs : Mykonos en premier et Santorin en dernier. Après Mykonos, je cherchais une île avec pas trop de touristes. Nous avons retenu Amorgos. Je voulais absolument faire une traversée sur l'Express Skopelitis ce qui imposait de passer par Naxos. Pour éviter de faire trop de bateau et compte tenu aussi du choix beaucoup plus réduit qu'en juillet-août, nous avons finalement décider de passer quelques jours à Naxos.

L'itinéraire retenu était donc : Mykonos, Amorgos, Naxos et Santorin.

Troisième étape : le choix des hôtels Comme d’habitude, la lecture de certains guides (Lonely, Routard) plus le forum m’a permis de faire une sélection des villages à retenir, quelques sites spécialisés (Tripadvisor, Trivago, booking.com, hotels.com, …) m’ont conduit à une sélection des hôtels possibles. J’ai ensuite fait une demande auprès des hôtels en direct puis lancé les réservations : Mykonos : village retenu = Platys Gialos / hôtel retenu (le 20/8) = Kamari pour 2 nuits Amorgos : village retenu = Katapola / hôtel retenu (le 31/8) = villa le Grand Bleu pour 3 nuits Santorin : village retenu = Kartherados / hôtel retenu (le 1/09) = Babis pour 4 nuits Naxos : village retenu = Agios Prokopios / hôtel retenu (le 4/09) = Liana pour 3 nuits Amorgos : village retenu = Aegialis / hôtel retenu (le 10/9) = Filoxenia pour 2 nuits

Pour Santorin, j’ai d’abord cherché un hôtel à Firostefani ou Imerovigli mais entre ceux complets, trop chers ou avec de mauvais commentaires, j’ai alors commencé à étendre ma recherche à d’autres villages.

En règle générale, les prix obtenus des hôteliers étaient soit identiques, soit moins chers que les prix affichés sur les sites spécialisés ; dans ce cas, je préfère favoriser une réservation sans intermédiaire.

Il ne restait plus qu'à attendre le jour du départ.
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TO
Tokala 13 years ago
Petite balades à Cracovie
Pour voir le carnet avec les photos, c'est par ICI !

Cracovie est une très belle ville, vraiment ! Pas très grande, on en fait facilement le tour à pieds, mais vraiment agréable pour se balader.

La place principale, Rynek Glowny, est somptueuse ! Une immense place, très aérée, entourée d'arcades avec cafés et restaurants, coupée en son centre par un marché, le Beffroi au sud, l'Eglise Notre-Dame à l'est... Prise maintes fois en photos, de jour comme de nuit, nous ne nous en lassons pas !

L'Eglise Notre-Dame, quand à elle, est magnifique ! Peinte et joliment décorée, elle mérite une visite.

Derrière l'église, la petite place Maly Rynek est très agréable également. En soirée, on y trouve de bons petits restaurants, et en journée, on peut goûter à la cuisine locale sur le marché tout en écoutant de la musique et en faisant du shopping ! Pierogi, saucisses et chou, brochettes de chocolat, le tout arrosé d'une bonne bière, il y en a pour tous les goûts !

Les différentes petites rues de Stare Miesto, la vieilles ville, sont très agréables pou se promener, pour découvrir de belles églises au détour d'un chemin, ou un petit resto sympa.

En allant vers le sud, vers le château Wawel, on passe devant l'Eglise Saint Paul et Saint Pierre. Ça vaut le coup de s'y arrêter pour regarder les programmes de concerts ! Concerts d'orgue dans l'après-midi, concerts symphoniques le soir (musiques classique, musiques de film...) la aussi il y en a pour tout les goûts. Et les musiciens sont vraiment très bons.

Continuons en direction de Kazimierz, le quartier juif de Cracovie, et arrêtons nous Place Nowy pour déjeuner d'une tartine de champignon gratinée au fromage sur le marché au soleil. Ça c'est les vacances !

Il est tout aussi agréable de se balader dans Kazimierz, qui semble moins touristique, et plus vivant que la vieille ville. Plein de resto, plein de bars, des visites intéressantes (la synagogue, le cimetière à l'ambiance si particulière, me rappelant un peu Prague...)

De retour sur la place Nowy en soirée, nous dégustons une excellente vodka (Piotunowka) agrémentée de jus de pamplemousse et d'un quartier de citron vert, au bar Alchemia. Ça aussi c'est les vacances !

Toujours un peu plus au sud, après avoir traversé la Vistule sur le pont Powstancow Slaskich,

nous passons devant une magnifique église,

continuons notre chemin pour voir un morceau du mur de l'ancien ghetto, et nous arrivons à l'usine d'Oscar Schindler, transformé en musée. Ce musée est très bien fait ! Beaucoup d'explications, de documents d'époque, afin de bien comprendre la vie à Cracovie pendant l'occupation allemande.

Revenons sur nos pas, et retournons vers la vieille ville, pour nous arrêter au Château Wawel. La visite de ce château est vraiment passionnante ! On découvre tout d'abord les vestiges du Moyen-Age, avant d'aller dans les appartement royaux (seuls au 2ème étage, avec un guide au 1er, les 2 visites se complétant bien) pour avoir un aperçu de l'histoire de la Pologne au XVIeme siècle.

Une petite salle nous réserve une bien belle surprise : la dame à l'hermine de Léonard de Vinci ! Ce tableau est tout simplement magnifique (tout petit, mais magnifique).

Au rez-de-chaussée et au sous-sol, la collection d'armes et d'armures nous attends, ainsi que la collection d'art asiatique (tiens, un petit bout de japon !)

Nous montons ensuite en haut de la tour, pour avoir une belle vue sur la ville, tout en apprenant pas mal d'anecdotes sur les moyen défensifs de l'époque, avant de rejoindre la Cathédrale, qui est tout simplement magnifique ! Mention spéciale pour les peintures médiévales représentant le roi Ladislas, qui semblent vivantes malgré les siècles passés. our finir, descendons dans la grotte du dragon Smok qui menaça le règne du roi Krak, fondateur de la ville, pour arriver sur les rives de la Vistule.

Les berges de la Vistule sont d'ailleurs vraiment agréables pour s'y promener ou s'y détendre, maintenant que Smok ne sévit plus. Le samedi, quand il fait beau, on croise beaucoup de promeneurs, à pied ou à vélo, et de personnes installées dans l'herbe, à profiter du soleil.

Si on traverse la Vistule sur le pont Grunwaldzki, on arrive au musée Manggha, un musée créé pour regrouper une belle collection d'oeuvres venant du Japon. J'y ai vu 2 expositions. La première présentait des toiles de Anna Bilinska, artiste polonaise très inspirée par le Japon. Ses portraits valent le coup d'être connus.

La 2nde présentait des gravures japonaises du 19ème siècle liées au théâtre : gravures des représentations elles-mêmes, affiches pour présenter les pièces, gravures des acteurs dans leur quotidien, ou dans le théâtre en coulisse, gravures burlesques... Les explications (précisant pour chaque gravure la date de la représentation théâtrale, et le fait historique ou la légende qu'elle représente) sont très intéressantes. Ça me donne presqu'envie de voir une pièce de kabuki lors de mon prochain séjour au Japon.

En ressortant du musée en fin de journée, on découvre le château Wawel baignant dans la lumière chaude de fin d'après-midi. On peut l'observer à loisir en remontant la Vistule jusqu'au pont Debnicki, qu'on emprunte pour retourner vers la vielle ville. Mais cette fois ci, au lieu de simplement traverser le Planty pour entrer dans la vieille ville, restons sous les arbres pour une dernière balade. Lorsque les murailles de la villes ont été détruites, elles ont été remplacées par cet immense espace vert, le Planty, planté d'arbres pour une enceinte d'oxygène. C'est vraiment une bonne idée, et c'est très agréable de s'y balader.

En dehors de la ville, il y a aussi de belles visites à faire. Après un petit trajet en bus, nous arrivons à Wieliczka et nous visitons les mines de sel. Enfin une partie seulement. En 3 heures sous terre, nous ne visitons que 2% des galeries ! La visite (guidée) est très intéressante, et vraiment surprenante ! Toutes ces galeries creusées, toutes ces statues de sel, ces églises !

Après la visite, nous déjeunons dans le restaurant de la mine (sous terre donc !), et nous enchaînons sur la visite du musée pour en voir un peu plus, avant de repartir, toujours en bus, à Cracovie.

Mais revenons maintenant à Cracovie, à notre point de départ, sur la Rynek Glowny, pour aller dans le Palais Pod Baranami, dont les fenêtre donnent sur le place, pour faire la fête avec nos amis à l'occasion de leur mariage ! Très beau mariage, très élégant, avec des danses des le début de la soirée, un buffet à volonté jusqu'au bout de la nuit, un bar à vodka, et surtout plein de gens sympa ! Voila des vacances qui se terminent en beauté !

Quelques photos supplémentaires : Mon carnet gourmand : http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2013/11/quest-ce-quon-mange-cracovie.html Le street art de Cracovie : http://leblogdeghislaine.blogspot.fr/2013/11/street-art-cracovie.html Les chats de Cracovie : http://leschatsdeghislaine.blogspot.fr/2013/11/les-chats-de-cracovie.html

Hébergement :

Ventus Rosa, au nord de la vieille ville.

Nous avions un petit appartement, avec une chambre très confortable, une cuisine équipée (micro-onde, plaques électriques, grille-pain, bouilloire, et même une machine à laver), une grande salle de bain (avec sèche-cheveux et une douche avec une bonne pression)... Bref, on était bien ! Le personnel à la réception est très sympa et nous aide sans problème quand on a des questions sur les trajets en bus. Il y a plusieurs superettes non loin de l'hôtel pour acheter de quoi petit déjeuner, ou dîner à la maison.

http://ventusrosacracow.com/

Visites :

Des panneaux un peu partout dans la ville proposent des circuits thématiques (château, université...) pour visiter la ville. N'hésitez pas à les suivre !

Eglise Notre-Dame : vérifiez bien les horaires pour la visiter (hors des messes), et les horaires pour monter dans les tours. Il faut payer pour avoir le droit de prendre des photos à l'intérieur, mais ce n'est pas cher, et ce serait dommage de s'en priver.

Beffroi : en ce moment les 3ème et 4ème étages sont fermés, dommage....

Château Wawel : le nombre de places est limité, et il faut bien comptez 6 heures pour tout visiter. Donc un conseil, allez-y tôt (10h30 dernier délai, car le château ferme à 17h)

http://www.wawel.krakow.pl/en/

Musée Manggha : comptez 1 heure de visite.

http://manggha.pl/en/

Mine de sel : à Cracovie, depuis l'hôtel Ventus Rosa, prendre le bus 304 à la gare ou encore mieux à l'arrêt "teartr bagatella", et descendre juste devant le site (avant dernier arrêt). Les tickets de bus s'achètent dans le bus, à la machine, avec des pièces (pas de billet). En achetant les billets pour la mines de sel, ne pas oublier de demander l'autorisation pour photographier à l'intérieur (pas beaucoup plus cher). Il y a plus de choix à la boutique à la fin de la visite, donc n'achetez pas forcément à la première boutique. A la fin de la visite, demandez au guide pour avoir une réduction au restaurant si vous souhaitez y déjeuner. La cuisine y est simple, mais bonne. C'est un self. La visite du musée est comprise dans le billet, ce serait dommage de ne pas en profiter !

Le départ de visites guidées (standards, sur le site il y en a d'autres) sont toutes les 30 minutes en anglais.

kopalnia.pl

Restaurants :

Nord de la vieille ville

Pizzeria Mama Mia : très bonnes pizzas, beaucoup de choix. http://www.happycow.net/reviews/mamma-mia-krakow-32439

Vielle Ville Pizzeria Il Forno : les pizzas sont bonnes aussi, et le risoto est un délice. http://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g274772-d3530030-Reviews-IL_Forno-Krakow_Lesser_Poland_Province_Southern_Poland.html

Restaurant sur la rue Slawkowska : beaucoup de choix, très bons gnochi, salade du jour délicieuse et originale

Polskie : très mignon petit restaurant, pas mal de plats simples, commande au comptoir. Les pierogi ruskie (pommes de terre fromage oignons) sont très bon

Gessler: allez-y pour le brunch pour profiter du menu complet dans ce restaurant traditionnel (soupe de betterave, truite, le tout accompagné de kompot...) http://www.tripadvisor.co.uk/Restaurant_Review-g274772-d1124050-Reviews-Gessler_we_Francuskim-Krakow_Lesser_Poland_Province_Southern_Poland.html

Kazimierz Bar Alchemia : non seulement la vodka est bonne, mais en plus la serveuse, adorable, nous conseille ! http://archiwum.alchemia.com.pl/

Marché de la place Nowy : goûtez aux grandes tartines de champignons gratinées, typiques du lieu
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TR
Triptrafic 13 years ago · Yemen
Turquie, Kurdistan: de l'Arménie à l'Irak en fourgon!
Bonjour,

Nous avons fait cette traversée Nord-Sud, du Caucase à la Syrie, en fin d'hiver 2010.

Un petit fourgon, sans aucun équipement particulier, sans aucune option, le plus dépouillé possible: sans clim, sans régulateur, sans radar de recul, sans GPS .... pas un 4X4 synchro machin chose. Une paire de chaînes pour les cols à 2 700m et une vieille IGN Turquie en guise de carte. C'est tout.

Avec ça, un trajet fabuleux où l'on passe en quelques jours de la Grande Russie au désert d'Arabie. Unique. Et sur cette itinéraire en avril, pas un seul véhicule venant d'Europe rencontré !

Les textes sont à droite des photos.

😏 CARNET DE ROUTE ICI : ASIE MINEURE Cordialement

Sylvie & Bernard
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JE
Jemaflor 13 years ago · Demarrer
Grèce: Santorin, Oia en blanc et bleu...
A l’horizon, par intermittence, un éclat de lumière perce la pénombre du petit matin. Pas de doute, Il s’agit du faisceau lumineux d’un phare … Santorin, l’île-volcan est désormais en vue. Une île connue pour être une des plus originales des Cyclades et même de toute la Mer Egée. Et à mesure que le navire progresse sur des eaux calmes, les premières lueurs de l’aube naissante nous laissent deviner la silhouette sombre des versants volcaniques de ce territoire insulaire.



Le temps de parvenir dans la caldera, la luminosité du phare a cédé sa place aux rayons du soleil … là également par intermittence ! Car quelques gros nuages gris viennent à présent encombrer le ciel. Oh ! juste de courts instants. Voilà que l’astre solaire réapparaît soudain … mais seulement en reflet à la surface de l’eau, la vision est magique.



En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral. L’île actuelle, un arc de cercle incomplet, n’est plus que le reste d’un ancien volcan dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il faut un peu d’imagination pour reconstituer virtuellement l’aspect initial du volcan dont une grande partie a disparu, engloutie dans la mer. Ce relief particulier est la conséquence de terribles phénomènes volcaniques : éruptions, tremblements de terre, ras de marée puis effondrement du cratère central … c’était selon les géologues il y a bien longtemps, vers 1600 avant J-C. Bref, de nos jours l’île de Santorin ne représente seulement qu’une partie de la crête de l’ancien volcan, quant à la caldera, c’était le centre du cratère … En cette matinée, les eaux presque lisses et paisibles ont de quoi faire oublier la tumultueuse histoire géologique des lieux.



Observons avec un regard curieux cette île d’exception. Avec des yeux de montagnard, on peut trouver ici une ressemblance avec un paysage alpin : une paroi montagneuse abrupte couronnée par des crêtes blanches, en effet les villages aux maisons blanchies perchées sur les hauteurs évoqueraient presque (et surtout de loin) quelques sommets enneigés … Le gourmand, pourrait quant à lui, penser à un gigantesque mille feuilles (au chocolat !) en distinguant cet empilement de strates volcaniques horizontales et les maisons blanches seraient un peu de crème chantilly … Bon, j’arrête là mes délires imaginatifs, revenons à la réalité du voyage, nous allons débarquer. Le quai du port d’Athinios, minuscule au pied des imposantes falaises, se présente comme un alignement de tavernes et de quelques constructions … aucun charme, passons. Enfin, roulons plutôt pour gravir la route pentue. Une succession de zigzags et de virages en épingles à cheveux zèbrent la paroi rocheuse. Ca y est, nous voilà parvenu sur la route panoramique, tout en haut, sur la crête du volcan. J’ai quelques anciens souvenirs de visite à Santorin, l’île ne manque pas de sites à (re)découvrir , les images défilent dans ma mémoire : les ruines minoennes d’Akrotiri, les plages de sable volcanique rouge ou noir et l’atmosphère pittoresque des villages blancs, Megalochori et son clocher , Fira la petite capitale et surtout Oia, tout à l’extrémité de l’île … Ce n’est peut-être pas très original mais ce village m’avait à l’époque enchanté, comme tout visiteur du lieu. Un village qui accumule les superlatifs : le plus connu, le plus visité, le plus photographié et surtout le plus charmant … C’est donc vers Oia que nous nous dirigeons. Une chance, le ciel partiellement nuageux du lever du jour est maintenant dégagé, le soleil brille et la teinte bleue (ciel et mer) domine … l’image est conforme à ce que l’on attend d’une île de l’archipel des Cyclades, les vues n’en sont que plus belles ! Pour atteindre notre destination, il nous faut traverser l’île par la route panoramique. Le ruban de bitume sinue entre les hameaux et laisse par moments apercevoir la belle bleue. Une terre de contraste, Santorin, au vrai sens du terme, comme le montre cette photo. Au détour d’un virage apparaissent ces versants aux tonalités opposés : l’un sombre avec ces amas de scories volcaniques brunes et noires et l’autre clair ponctué de taches foncées. Il s’agit de pouzzolane composée de cendres volcaniques parsemées de cailloux.



La visite d’Oia, à prononcer à la grecque « Ya » se fait obligatoirement à pied, il n’y a pas de place pour les véhicules dans les ruelles du village et finalement c’est tant mieux. On peut ainsi profiter à son aise des inépuisables panoramas vers l’intérieur de la caldera. Ils sont à couper le souffle, grandiose et esthétique à souhait, un véritable décor de carte postale (au bon sens du terme). Tous les éléments pour réaliser des compositions photogéniques sont ici rassemblés, en voici la liste, j’en vois au moins cinq : 1 : une vue plongeante sur la mer bleue. 2 : un horizon entre ciel et mer avec un bout d’île en arrière plan. 3 : des maisons blanches sur le versant rocheux en premier plan. 4 : un clocher d’église ou un dôme (bleu) en point fort de l’image. 5 : une atmosphère ensoleillée pour faire ressortir la palette et le contraste de teintes … Ce (parfait) point de vue, où se situe t-il me demanderez-vous ? Pratiquement à chaque coin de rue de Oia.



Cependant, cela ne doit pas inciter à ne s’arrêter seulement à une première vision même si elle vous paraît unique et vous comble déjà. Il ne faut surtout pas hésiter à sortir de la rue Nikolaou Nomikou, la principale, la plus empruntée et finalement la moins intéressante sur le plan visuel. Découvrir Oia, c’est arpenter les ruelles tortueuses qui se faufilent entre les maisons, longer les murets blancs, contourner les terrasses, monter quelques marches puis en descendre d’autres, s’arrêter, continuer son chemin, jeter un regard presque indiscret entre deux murs ou par une ouverture … et surtout, tomber en admiration devant le pittoresque de ce village à nulle autre pareil. A la blancheur traditionnelle des constructions et au bleu des coupoles des églises s’ajoutent d’autres teintes, histoire d’enrichir la palette de couleurs. Oia, un village en bleu et blanc, assurément, mais pas seulement. De l’ocre, du jaune, un peu de rouge par ici ou du rose par là jusqu’aux tons fushia des bougainvillées. Toutes ces maisons, ces chapelles et ces murets imbriqués comme également toutes ces teintes complémentaires composent un bric à brac désordonné mais ô combien esthétique.



Les chats des Cyclades sont célèbres. En effet, quel album de photos ou dépliant touristique des îles égéennes ne présentent-ils pas une vue de chat noir sur fond de mur blanc ? Mais, c’est bien connu, les chats sont des animaux discrets et craintifs… et filent dès qu’on les aperçoit. Et encore un qui disparaît furtivement avant que je n’ai pu lui tirer le portrait. En revanche, ce chien berger leur vole la vedette, il est tranquillement allongé sur ce rebord de mur et pose devant les objectifs (étonnés) des visiteurs. Nous sommes ici au bout du village, près d’une tour dominant vertigineusement la mer. Quant à notre star canine, elle semble particulièrement apprécier le splendide à-pic plongeant (comme on la comprend !), un chien qui n’est vraiment pas sujet aux vertiges …



De ces fortifications, en partie en ruines, on bénéficie donc d’une vue privilégiée sur l’extrémité du village et sur le quai du petit port, tout en bas. Des rochers rouge, brun ou noir forment ces falaises chaotiques du bout de l’île. Plus haut, sur le versant, sont accrochées les habitations. La plupart possèdent une terrasse avec vue sur mer … à rendre jaloux. On imagine avec envie le panorama dont jouissent les heureux propriétaires, qu’il doit être plaisant de contempler depuis son propre belvédère les flamboyants couchers de soleil qui embrasent l’horizon marin …



Idéalement situés pour une bonne exposition aux vents du large, plusieurs moulins surplombent les habitations de cette falaise. Aux côtés des maisons traditionnelles aux façades blanchies, on remarque également quelques murs éboulés, laissés à l’abandon. Ce sont les vestiges de maisons entièrement détruites lors du dernier grand tremblement de terre, c’était en 1956. Les terribles secousses (magnétude 7,8 sur la fameuse échelle de Richter), leur lot de destructions et surtout le nombre de disparus, (54 morts et 2000 blessés !) ont fait fuir de nombreux rescapés. Une terre insulaire devenue maudite … Comment peut-on envisager de reconstruire et de rester sur une île rendue si inhospitalière par les colères successives du dieu Vulcain ? Aussi, beaucoup d’habitations furent vendues pour quelques bouchées de pain ! Chanceux acheteurs qui firent là d’excellentes affaires … Pour s’en convaincre il suffit de regarder les prix de locations estivales de ces maisons-terrasses avec vue. Des tarifs à coup le souffle … comme le panorama sur la mer dont elles bénéficient ! Certaines se louent, paraît-il, 2000 Euros la semaine !

Arrivé en bout de village, on a ensuite qu’un seul choix, rebrousser chemin. Cela permet d’admirer sous un autre angle Oia en empruntant d’autres ruelles étroites. Elles serpentent parmi le bourg, toujours côté caldera. L’occasion d’observer quelques détails, tous apportent des éléments participant au charme des lieux. Ici un portail ou une porte joliment décorés, fond bleu et cadre blanc. Là, ce sont les fleurs mauves qui contrastent avec la blancheur des murs et plus bas, mon regard plonge en se fixant sur ce clocher puis sur cette barque isolée, jaune sur bleu marine.



Au gré de la balade et au détour d’un angle de rue, le panorama s’ouvre maintenant sur un des plus beaux « tableaux » de Santorin. N’est elle pas photogénique à souhait cette église grecque orthodoxe avec son pimpant dôme et son clocher qui se détachent sur ce paysage marin ? Certainement la vue la plus reproduite d’Oia, elle est même devenue un emblème de cette île des Cyclades. Un point de vue à contempler sans retenue, on ne s’en lasse pas, j’en témoigne.



Toutes les venelles avec des escaliers mènent immanquablement vers la rue principale. Une rue commerçante empruntée par les nombreux visiteurs. Une animation qui peut plaire aux adeptes du lèche-vitrine touristique … et déplaire aux amoureux des grands espaces moins urbain ! Parmi toutes les marchandises de ces boutiques, il y a comme partout dans ce genre de lieu très fréquenté, beaucoup de pacotilles, des objets artisanaux et quelques galeries de peinture. Dans celle-ci, je retrouve sur les toiles les panoramas classiques du village et aussi en plusieurs exemplaires, exécutés avec talent, le fameuse vue de l’église admirée quelques minutes auparavant.



D’une église à l’autre … sur la place centrale se situe la principale église orthodoxe de la bourgade, la vision est (presque) en noir et blanc. Le pope et une paroissienne (tout deux en noir) apparaissent sur un fond de façade au blanc éblouissant, ils sortent à l’instant de l’édifice, signant sans doute la fin de l’office religieux. Noyé dans le flot des visiteurs qui déambulent dans l’artère principale de Oia, un instantané me fait sourire … les couleurs nationales grecques sont vraiment partout : flottant au vent sur les édifices publics mais comme ici, également sur le tee-shirt de ce passant !



C’est une des spécialités de l’île, je veux évoquer maintenant ces pistaches que l’on vous propose tout au long des étals destinés aux touristes. Cet homme souriant, sachet de pistaches à la main, semble sympathique. Comme tous les marchants locaux, il offre une dégustation pour vous décider à acheter ses friandises. Pistaches sucrées ou salées ? Pistaches au sésame ou au paprika ? J’avoue avoir un faible pour celles préparées avec des graines de sésame.



Voilà des sachets proposés comme petits-cadeaux-souvenirs à ramener de voyage. A observer la plupart des visiteurs qui picorent sans cesse leur petite provision de pistaches … je crains qu’il ne leur en reste plus aucune à faire goûter lorsqu’ils retrouveront leurs proches ! Acheter donc des éponges, un autre produit local accroché en grappes aux devantures, là, il n’y a aucun risque de consommer sur place le cadeau souvenir !

Même en voyage les contraintes horaires vous poursuivent, il nous faut à présent quitter (avec regrets !) le si charmant site d’Oia. Histoire de découvrir d’autres aspects de l’île, notre chemin du retour se fera par la route qui serpente parmi le versant maritime, au nord de l’île. Après la route de la crête, nous dévalons maintenant une route plus campagnarde sur les pentes du volcan.



Ici, le long de cette voie toujours aussi sinueuse, le paysage s’avère plus rural et donc plus authentique … moins de touristes et plus habitations modestes où vivent en majorité les vrais îliens parmi quelques terres cultivées. On le sait, les sols volcaniques sont souvent fertiles même si sur ces parcelles pentues, l’aridité et le manque d’eau sont de véritables problèmes. Cependant, la vigne y pousse, pas en rangs rectilignes comme on a plus l’habitude de le voir dans nos vignobles, mais avec des ceps et des feuillages s’étalant à proximité du sol. Plantés dans de petites cuvettes, les tiges semblent ramper sur le sol autour des pieds de vigne, formant ainsi un cercle végétal autour de la plante. Le produit, un vin acidulé, est paraît-il très plaisant au palais. Désolé, je n’ai pas eu l’occasion de déguster un Assyrtiko local aux arômes citronnés. Et voilà que l’on reparle des pistaches ou plutôt des pistachiers. A quoi ressemblent-t-ils ? Finalement à des arbres assez communs, un tronc, des branches et puis des feuilles vertes. Il y en a beaucoup parmi la campagne … et ils assurent la production des graines dont je parlais précédemment, ces fameuses pistaches vendues un peu partout dans les boutiques de souvenirs. Ce parcours routier longe par endroits le rivage. Une succession de baies abritées entre des avancées rocheuses. C’est là que l’on trouve les plages de Santorin … Autant l’île est originale pour ses paysages de volcan endormi, autant ses plages ne comptent pas parmi les plus plaisantes des îles grecques. Sauf, peut-être, si vous êtes amateurs de sable noir, celui qui chauffé par le soleil vous brûle la plante des pieds ! De plus il est loin d’être fin. Par bonheur et sans doute cela compense ce petit handicap, les eaux bordant les plages sont cristallines à souhait et l’horizon marin d’un bleu inoubliable …

Sur Santorin, toutes les routes mènent vers … Fira, la ville principale de l’île. Nous y arrivons. Elle est presque incontournable lorsque l’on flâne à travers les ruelles pentues de la petite ville, l’artère commerçante est parcourue par un flot ininterrompu de visiteurs zigzagants d’une vitrine à l’autre.



A bien y regarder, on peut s’étonner du grand nombre de bijouteries, d’horlogeries et de joailleries bordant cette rue. Fira est pourtant loin d’être une grande cité ! Avec un sourire ironique, on vous affirme sur place que les joailleries sont ici plus nombreuses qu’autour de la célèbre place Vendôme de Paris ! Comme je ne suis pas venu jusqu’ici pour acheter des bijoux (même détaxés), poursuivons la balade en cheminant sur la corniche, un passage pour piétons y surplombe la ville. Le point de vue sur le versant habité a de quoi séduire avec toutes ses maisons blanches accrochées à la falaise. Cependant, et même si généralement je n’aime pas hiérarchiser l’esthétique des différents lieux d’une région ou d’une île, il faut avouer que Fira ne peut rivaliser avec la beauté du si pittoresque village d’Oia, admiré un peu plus tôt dans la matinée …



Tiens, le temps commence à se gâter, un grain se prépare ! Au loin, on aperçoit maintenant un gros nuage isolé semblant se transformer en une averse très localisée, juste sur une partie de la caldera … une vision étonnante vue depuis ce belvédère. Tandis qu’à l’opposé, au-delà des versants sombres, le village d’Oia bénéficie encore d’un rayon de soleil.

Epargné par l’ondée, le moment est venu de faire une pause … une pause café. Ce café-terrasse avec vue imprenable sur la mer a tout pour me plaire, prenons place. Pour moi se sera un café grec, bien entendu, restons couleur locale. Le café grec (comme le turc …) n’est jamais servi avec une cuillère, c’est inutile. Il ne faut surtout pas remuer le contenu de sa tasse afin de laisser le marc se déposer au fond après on peut savourer une première gorgée et contempler le panorama. Juste en face, en plein centre de la caldera, des amas de cendres et de scories forment un îlot volcanique, le Neo Kameni, il est le résultat des éruptions les plus récentes.



Des souvenirs me reviennent en mémoire, il y a quelques années je me souviens avoir arpenté ces collines de pierres ponce et de scories volcaniques. Il me semble encore entendre le bruit des pas qui crissent sur ces cailloux particuliers et qui, à chaque enjambée, soulèvent une fine poussière … et puis, il y avait aussi ces odeurs soufrées qui fusaient à travers quelques anfractuosités de la roche. Une ancienne lecture surgit également de ma mémoire : « Besoin de mer »* de Hervé Hamon. Dans ce livre, l’auteur qui ne se lasse pas d’observer l’horizon marin conseille une petite expérience aux contemplatifs admirant la mer depuis un rivage. Ce spectacle étant si changeant et toujours en mouvement, l’écrivain conseille de fermer les yeux par moments et ce durant quelques dizaines de secondes … puis d’observer à nouveau. A chaque fois, des aspects ont changé et l’on en découvre d’autres, négligés lors d’une vision antérieure. Tout à l’heure c’était une ondée passagère et un magnifique rayon de soleil sur Oia, maintenant ce sont des rides qui apparaissent à la surface de l’eau … derrière le sillage des bateaux en mouvement.



Ces embarcations gagnent ou quittent le port, le va et vient est incessant. Le minuscule port d’embarquement, tout au bas des falaises est celui par lequel nous allons quitter l’île. Pour y parvenir depuis le centre ville, trois options sont à disposition. La première, la plus reposante, consiste à se laisser porter par une cabine de téléphérique. C’est rapide mais cela manque un peu de naturel ! La seconde est d’effectuer à dos d’âne la vertigineuse descente, de lacets en lacets. Bof ! La troisième, pour adeptes de la marche à pied, nécessite de descendre le chemin en empruntant les 556 marches du parcours … c’est notre choix. Une voie particulièrement pentue, évidemment ! Elle peut devenir vraiment glissante pas seulement lors des rares jours de pluie. En effet, les ânes qui ne connaissent pas le progrès des toilettes aménagées, ont la fâcheuse tendance à décorer les galets du sol avec leurs crottins … Inutile d’ajouter que le chemin n’embaume pas vraiment de senteurs végétales méditerranéennes ni même d’odeurs iodées ! Bon, restons gentils avec ces braves bêtes dont on imagine le dur quotidien : monter et descendre des touristes méfiants et hilarants.



Lorsqu’on voyage, par définition, on ne fait que passer et le moment de quitter un lieu apprécié arrive toujours trop rapidement. C’est ainsi ! Le temps est venu de jeter quelques derniers regards depuis la belle bleue vers cette imposante paroi volcanique chapeautée de villages blancs. Progressivement le navire s’éloigne de l’île-volcan et de son décor en blanc et bleu. Santorin n’est plus pour moi qu’un souvenir qui prend maintenant l’aspect d’un point posé sur l’horizon marin … comme un point final, identique à celui de la fin ce récit de voyage.

Santorin Mai 2013

* « Besoin de Mer » de Hervé Hamon (Seuil, 1997)
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JE
Jemaflor 13 years ago
Croatie: Côte Dalmate, d'îles en îles...
Des îles … Il y en a plus d’un millier tout le long des côtes de la Croatie, aussi, vouloir les évoquer à travers un récit de voyage peut faire craindre au lecteur un texte quelque peu rébarbatif, style catalogue ! Donc un choix s’impose parmi cet ensemble, il sera tout naturel pour moi. En effet, il se limitera à quelques îles de la côte dalmate, celles où j’ai fait escale lors d’un périple en bateau.

Le voyage vous tente ? Comme il reste encore quelques places (virtuelles) sur le bateau, n’hésitez pas à embarquer … Alors, prêt pour la croisière ? Cela tombe bien, le départ est imminent.

Quelques miles parcourus sur les eaux de l’Adriatique … et déjà des côtes croates qui s’estompent au loin, légèrement masquées par des brumes de chaleur. Nous naviguons dans l’archipel des Elaphites et parmi les 14 îles qui le composent, Lopud est notre destination. Après avoir longé la côte Est de la petite île, une répétitive succession de rochers , la vision de la baie de Lopud-village a de quoi séduire. L’anse est régulière, en parfait arc de cercle, et à une de ses extrémités, sur un promontoire rocheux, sont bâties une église et un monastère. Ils dominent un quai et un port dont la taille correspond à celle de l’île, c'est-à-dire presque minuscule.



Une plage complète le tableau, très agréable avec son sable fin, une vraie invitation à y poser sa serviette le temps d’une baignade relaxante. D’autant que les plages de sable ne sont pas légion en Croatie, c’est peut-être pour cette raison que celle de Lopud est vantée comme une des plus belles de l’Adriatique, soit !

Bordant le quai, une promenade suit le rivage avec quelques terrasses de cafés/restaurants avec vues imprenables sur la mer. Quant aux maisons du village, elles ont toutes le style traditionnel de la région, des murs en moellons de pierre blanche et des toitures très colorées faites de tuiles rouges.

Chemin faisant à travers les pins et les cyprès de la colline on est bercé par la musique des cigales et il faut en convenir, quelque peu écrasé par la chaleur d’un ardent soleil. Cette piste conduit à la rive opposée au village, la crique et la plage y sont paraît-il ravissantes.



Effectivement la plage (encore du joli sable fin) de Sunj est très plaisante … finalement beaucoup plus que le plagiste local. Il a installé sur l’ensemble de la baie des transats, histoire de ne laisser que peu d’espace libre sur cette plage pourtant publique. On comprendra vite pourquoi ! Le voilà très insistant voulant nous louer à tous prix un de ses transats …

Mais le voyageur itinérant ne s’attarde jamais longtemps à une même place et ne désire pas forcément lézarder toute la journée au soleil, si belle soit la plage … et voici notre homme très contrarié devant notre refus qui part en vociférant des expressions mélangeant Anglais et Croate … je suppose que l’on a rien perdu en ne saisissant pas le sens de toutes ces paroles !

Des gens plus accueillants (comme d’ailleurs la plupart des Croates), nous en trouveront en regagnant le village ; certains habitants proposent aux visiteurs quelques produits de leurs arbres fruitiers : des raisins gorgés de jus et des figues bien mûres … pour seulement quelques kunas (la monnaie locale).



Avant de quitter l’île, il nous reste un peu de temps pour flâner encore le long du front de mer, admirant quelques vielles demeures ou chapelles, comme celle dédiée à St Jérôme dont la quiétude intérieure paraît idéalement propice au recueillement.

Dans le parc arboré voisin, c’est plutôt le repos à l’ombre que les visiteurs viennent chercher. A voir plus particulièrement parmi tous les arbres, deux pins géants dont les troncs possèdent une impressionnante circonférence.

Le périple nautique sur la belle bleue continue, d’île en île … Notre seconde étape est maintenant toute proche. Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s’était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c’est plus naturel et convient parfaitement à l’île de Mljet où nous faisons donc escale.



Une escale très nature, puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts. Ici, dans ce Parc Naturel on souhaite bien sûr recevoir des visiteurs mais de façon limitée, la condition indispensable pour que cette nature généreuse soit préservée.

Lorsque l’on vient dans cette région des îles c’est avant tout pour profiter de la jolie mer Adriatique mais à Mljet, on y vient surtout pour admirer des lacs … Le Malo Jezero et le Veliko Jezero.

La petite histoire conte qu’autrefois l’île était infestée de reptiles venimeux, on a même importé des mangoustes afin d’éradiquer les dangereux reptiles mais lors de cette visite, je n’ai vu qu’un seul serpent … enfin, façon de parler ! Ce serpent est de … terre et de pierres, il serpente à travers les collines et la pinède de l’île ! Il permet d’atteindre le premier lac, la vue est superbe, quelle palette de teintes ! Le vert lumineux des aiguilles de pin s’harmonise avec le bleu turquoise des eaux du lac.



Poursuivons le chemin jusqu’au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres. Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer.

Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse mesurant plusieurs dizaines de centimètres. « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il avec un large sourire de satisfaction ! Mais sa joie sera vite contrariée : un garde du Parc l’a aperçu. Confiscation du coquillage, contrôle d’identité et amende de 50 € … rien que çà !

Ce bivalve est protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique.

Alors, chers voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !

Il suffit de passer le pont … pour découvrir le second lac. Soit en promeneur en suivant les chemins bordant le lac, soit en cycliste en louant un VTT, ou à l’indienne en pagayant sur un canoë ou bien encore en bateau-promenade à moteur …



Tiens, justement il y a un bateau qui va partir. La balade lacustre nous fait raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Par endroits, un hameau ou entre quelques arbres, des habitations en pierre dont la vue doit être imprenable sur le lac mais aussi et surtout sur le joyau du lac Veliko ; un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XII éme siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !



De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière !

Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).

La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.



Quand on pense île, on imagine souvent un lieu isolé, quelques hameaux, une nature intacte et des rivages enchanteurs … en effet, c’est souvent le cas. Mais une île peut être aussi un lieu de patrimoine, un témoignage historique et seulement une cité, même en Dalmatie. Trogir appartient à cette catégorie, une île qui se résume à une cité médiévale classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, une référence.



Dès l’arrivée par la mer on est sous le charme de l’île-cité et de son ensemble architectural, des tours, des églises et des clochers dominent la ville ; même le quai est ravissant avec sa promenade et ses palmiers dattiers.

Entrons dans l’enceinte fortifiée par l’élégante porte sud et continuons notre visite à travers les ruelles étroites et tortueuses pour gagner la « Trg » … Trg ? Non, ce ne sont pas les trois initiales d’un sigle énigmatique ! Trg est tout simplement la traduction en Croate de « place ».

La Trg principale de la ville est nommée Trg Ivana Pavla II (Jean-Paul II), là on peut y admirer un intéressant patrimoine : la Tour de l’Horloge (XV ème), le Palais Cipiko (XV ème), la Loggia (XIV ème) qui servait à l’époque de tribunal, l’Hôtel de Ville et bien sûr la Cathédrale Saint-Laurent avec son chef d’œuvre du au maître sculpteur Radovan. Un portail roman (1240) représentant certains épisodes de la vie du Christ mais aussi deux magnifiques lions témoignant de l’époque où la cité était sous influence vénitienne.

Le haut clocher qui s’élève à 47 mètres permet de bénéficier d’un point de vue général sur l’ensemble de la ville, montons donc. Si l’on est sujet aux vertiges, il vaut mieux s’abstenir car les deux derniers escaliers métalliques disposés de bric et de broc sont quelque peu impressionnants et n’inspirent pas vraiment confiance … Qu’à cela ne tienne !

Arrivé au sommet du clocher on est récompensé par la superbe vue qui s’étend sur 360°, de la fameuse Trg, tout en bas, en passant par les toitures traditionnelles jusqu’au port de la presqu’île de Ciovo et pour ne pas oublier que nous sommes en Croatie, un drapeau aux couleurs de cette nation indépendante depuis 1991 flotte au vent.



Il faut aussi parcourir la ville en déambulant parmi ses ruelles, là, on découvrira au décours de la balade, un patio qui inspire la tranquillité et la fraîcheur avec sa décoration végétale, ici, un monastère ou une église …

Même la vision des pavés que l’on foule vaut la peine de s’y intéresser, la patine naturelle de ces pierres leur donne un aspect poli et luisant du plus bel effet ; sur un plan plus pragmatique, certains vous diront qu’ils sont glissants même par temps sec !



Des reflets lumineux, sur les pavés mais aussi ceux de la ville, je les ai apprécié au petit matin, un moment privilégié où le mariage entre des eaux calmes et une lumière splendide m’ont permis d’admirer Trogir en double, grâce à ce superbe miroir d’eau.



Il est des moments au cours d’une navigation pendant lesquels le regard et l’intérêt laissent passivement défiler le paysage … Est-ce en raison de la relative monotonie des côtes sud de l’île de Hvar que nous sommes en train de longer ? De loin, depuis la mer, cette côte donne l’aspect d’une muraille minérale, aride en son sommet. On a l’impression qu’il n’y a rien de particulier à observer et pourtant régulièrement l’œil est accroché par un détail. Soit un village escarpé sur le versant montagneux ou bien par des cultures dessinant des lignes, certainement des rangs de vigne.



Un autre bateau suit comme nous cette côte, sa présence anime ce paysage et nous renvoie également un peu de notre propre image, en effet, nous nous trouvons sur une embarcation pratiquement identique.

A présent, les habitations sur la berge se font plus denses, le port de Hvar n’est plus qu’à quelques encablures. Cette île et cette ville portent le même nom, il paraît imprononçable. Pour s’approcher le plus près de l’intonation croate il faut l’exprimer en l’accompagnant d’un profond soupir … Hvvarrr ! ça y est, je crois que j’y arrive ?

En entrant dans la rade le très bel édifice du monastère franciscain avec son campanile Renaissance attire immanquablement le regard comme également la Forteresse surplombant la ville.



Mais avant tout, Hvar est beaucoup plus renommée pour son atmosphère festive en été que pour son patrimoine (pourtant remarquable !) Ne surnomme-t-on pas Hvar le petit St Trop’ de l’Adriatique ? Pour avoir un bon aperçu de l’ambiance locale, on peut (il faut !) aller prendre un verre dans le bar le plus tendance de la ville.

Le Hula Hula, c’est son nom, est situé au bord de l’eau parmi les rochers à quelques centaines de mètres du port. La fête y bat son plein dès la fin d’après-midi, la vue imprenable sur le coucher de soleil doit, à n’en pas douter, contribuer à cet engouement. Difficile de dénicher une place assise tellement on se presse au Hula Hula, jetseteurs ou simple vacanciers, jeunes ou moins jeunes, la plupart reste debout verre à la main, les serveurs se faufilent en tenant à bout de bras plateaux ou sceaux à glaçons. Les bières et cocktails coulent à flots et les silhouettes se dandinent aux rythmes saccadés de tubes technos.



Et lorsque l’ambiance retombe, le DJ aux manettes ne manque pas de relancer la cadence, remix et basses à fond … alors, les bras se lèvent, index pointés vers le ciel ou vers le flamboyant soleil couchant et en cœur les fêtards de reprendre des hula hula !

Le soleil a maintenant disparu sous l’horizon mais la fête est loin d’être finie, on imagine qu’elle se prolongera toute la nuit, c'est-à-dire jusqu’aux premières lueurs du matin.

Dans le centre de la petite ville comme autour du port, là aussi, l’animation n’est pas en reste. On se bouscule par endroits pour une place de restaurant, un fauteuil à une terrasse de café bien placée ou dans les bars musicaux. Flot de touristes est synonyme pendant la saison estivale de marché artisanal, celui de Hvar est situé en face du port : étalages de souvenirs, de gadgets en tout genre … le lieu fleure bon la lavande, c’est une spécialité de l’île vendue en sachets ou en flacons, parfum garanti.



On flâne aussi le long du quai en observant les nombreux yatchs amarrés, chromes étincelants, luxe, opulence et intérieurs cossus baignés d’une douce lumière tamisée. Les heureux occupants son attablés sur le pont de leur rutilante embarcation, cocktail ou coupe de champagne à la main. L’allure est décontractée, pourtant il se dégage de cette ambiance une fausse intimité, on semble jouer un spectacle avec pour acteurs les propriétaires sur une scène (leur yacht) et les spectateurs curieux sur le quai … ici, on vient pour voir mais aussi pour être vu !

Les vrais habitants et la vraie vie de la cité, c’est aux premières heures de la matinée suivante que j’ai pu en avoir un aperçu, le temps d’une balade parmi le dédale de ruelles de la colline de Spanjola, le quartier ancien de Hvar. La cité est redevenue silencieuse, on perçoit seulement quelques bribes de conversations entendues entre voisins, d’un patio ou d’une cour à l’autre.



Le moment est idéal pour admirer le patrimoine de la cité : la cathédrale Saint-Etienne (style Renaissance) et sa place pavée, l’ancien théâtre (1612) et la Forteresse perchée … On croise çà et là, quelques femmes vêtues de robes sombres et filet à provisions à la main partant faire leur marché … plus tard, elles rentreront dans leur maison pour profiter de la fraîcheur intérieure et effectuer leurs travaux ménagers . Quant à la ville, elles la laisseront (momentanément) aux nombreux visiteurs.

Les îles ou les caps sont toujours annoncés par un phare…



Ici, une lanterne, une tour et une maisonnette, c’est la balise qui marque l’Ouest de l’île de Brac vers laquelle nous nous dirigeons.

La pointe rocheuse contournée nous progressons dans un chenal qui nous mène à la ville de Mina. Une courte escale, le temps d’un ravitaillement. Le temps aussi d’observer, depuis le pont du bateau, les environs : le va et vient des bateaux dans le port, les quais et les façades des maisons en pierre … plus le regard s’élève vers le haut de la colline boisée et plus le vert des arbres prend une teinte brune voire noire ! Comme dans beaucoup de ces îles de l’Adriatique où la sécheresse sévit pendant l’été, les pinèdes sont parfois victimes d’incendies dévastateurs.



A Brac, en juillet dernier, des centaines d’hectares sont partis en fumée laissant par endroits ce spectacle de désolation avec des silhouettes calcinées. A bien observer la limite des pins brûlés, on peut voir que certaines habitations ont eu très chaud … dans tous les sens du terme ! Aucun incendie n’est signalé lors de notre passage le long des côtes de Brac mais on ne peut pas en dire autant en ce qui concerne la côte dalmate.



Au loin on distingue nettement un très haut panache de fumée qui semble prendre son origine sur un des versants de la montagne croate … encore un départ de feu !

Même si Brac n’est pas l’île de la région la plus courue par les estivants, elle possède néanmoins beaucoup d’attraits, à l’image de sa plage de sable dorée de Zlatni Rat à Bol, sur la côte sud : un admirable banc de sable qui s’avance dans les eaux bleues de la mer … la photo aérienne figure sur tous les dépliants touristiques ou guides de voyage. Dommage, nous ne sommes pas en avion … mais en bateau, ce qui est déjà très plaisant !

Autre atout qui a fait la renommée de l’île depuis très longtemps et bien au-delà des frontières du pays, le calcaire unique de Brac. Cette roche au grain d’une finesse incomparable est extraite du sol de l’île depuis l’époque romaine. Le calcaire de Brac a été utilisé pour la construction de prestigieux édifices un peu partout dans le monde, des parlements de Budapest ou de Vienne à la Maison Blanche à Washington … et dans la région me direz-vous ?

On retrouve de la pierre de Brac dans les ruines du Palais de l’Empereur Doclétien, c’est à quelques encablures, précisément à Split. Cap sur la deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb et premier port du pays.

Les caves du Palais de Dioclétien construites à partir de l’an 298 représentent les parties les mieux conservées de l’ensemble du site antique.



Les piliers et les voûtes sont toutes en calcaire de l’île de Brac. Cette partie du palais à été mise au jour lors de fouilles archéologiques seulement depuis les années 50. Et si ces salles voûtées ont si bien résisté à l’usure des temps c’est grâce aux … détritus ! Explications : si le sommet des caves laisse apparaître des trous ce n’était pas pour laisser entrer la lumière mais plutôt les ordures, en effet les déchets accumulés au fil des années dans ces salles ont étayés ce sous-sol et ont donc participé à leur conservation … des poubelles au service du patrimoine ! Ces imposantes caves antiques revivent régulièrement et pas uniquement par le passage de groupes de visiteurs ; chaque printemps en avril, un marché aux fleurs est organisé en ce lieu qui pour l’occasion doit embaumer de douces senteurs.

A propos de marché, celui de la ville est situé juste à côté de l’enceinte fortifiée édifiée à l’époque vénitienne tout autour des ruines du palais. Y déambuler après la visite du riche ensemble architectural de la vielle ville (cathédrale, ruelles, baptistère, statues, chapelles et boutiques de souvenirs) s’avère être une balade reposante.



On y verra de vielles paysannes foulard autour du visage vendre les produits du terroir : tomates, raisins, figues, poivrons … et bien d’autres fruits et légumes qui vous mettrons en appétit.

Prenons à nouveau la mer, en arrivant au large des côtes nord de Brac, peu à peu on distingue un trait de côte assez clair qui contraste avec le reste du paysage. Les fameuses carrières de Pucisca apparaissent maintenant, elles prennent l’aspect d’immenses terrasses ou de géantes marches d’escalier à flanc de montagnes.



L’exploitation du calcaire local est toujours destinée à la construction mais également à la sculpture. Avec une telle quantité et une telle qualité de pierre disponible sur place on comprend pourquoi il n’y a aucune maison en briques à Brac !

L’arrivée par la mer à Korcula fait partie d’un des moments du voyage que l’on ne peut oublier. Quel panorama ! La petite ville qui porte le même nom que l’île sur laquelle elle est située apparait de loin comme posée sur la mer.



Plus on s’approche et plus on admire sa ceinture de remparts et de tours, ses façades dont les pierres prennent une belle teinte dorée sous l’effet des rayons du soleil de fin d’après-midi et pour couronner l’ensemble, il y a le clocher de la cathédrale Saint-Marc. Assurément le plus beau point de vue que peut offrir cette cité médiévale qui est parfois comparée à une « petite Dubrovnik », un vrai compliment.



A peine débarqué pénétrons dans le cœur de la vieille ville par la porte de la Terre, une tour carrée décorée par un lion de Venise. Je vous épargne la description trop classique, propre à toutes les cités historiques, dédale de ruelles étroites et maisons imbriquées … L’original plan d’urbanisme est décrit ici en arêtes de poissons : une rue centrale (l’arête dorsale) qui mène à la place principale (Eglise St Marc, palais, musée) et des arêtes secondaires (enfin des rues …) perpendiculaires qui descendent vers la mer.

Korcula a trouvé son héros en la personne du célèbre navigateur-explorateur Marco Polo, il serait même naît dans la ville où l’on peut encore voir (et visiter) sa maison natale.



Histoire ou légende ? Il paraît que les Italiens ne font pas tout à fait la même analyse des rares documents historiques qui évoqueraient cette naissance en Croatie! Peu importe, ne participons pas à la polémique et allons visiter la fameuse habitation du bébé Marco. Une maison toute simple dont une partie à la forme d’un donjon. L’escalier en bois qui permet de monter les étages craque et grince et sur les murs de cette tour sont accrochées des cartes et des reproductions de tableaux évoquant la vie du marin-voyageur.



Mais l’intérêt principal de la visite se résume au joli panorama dont on bénéficie depuis ce belvédère, la mer pour horizon avec un voilier, voiles blanches au vent … idéal pour songer aux périples de Marco Polo, un vrai aventurier qui naviguait au temps où il n’y avait ni GPS, ni routeurs ou prévisions météo !

Que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, la petite ville offre aux visiteurs différents points de vue aux charmes très photogéniques … mais je crois que je viens de trouver le plus beau sur l’ensemble de la cité ancienne. Il m’a fallu emprunter quelques ruelles pentues pour accéder à une route cheminant sur la colline boisée qui domine la ville, ici se trouve une trouée idéale entre les arbres avec une vue plongeante admirable sur Korcula, la mer et en fond sur la péninsule de Peljesac.



Le tableau est idéal, l’instant aussi avec un crépuscule bleu-nuit qui fait ressortir les lumières et surtout valorise la beauté du site …

A côté du patrimoine historique (à visiter), des paysages insulaires (à contempler) et du petit port où miroitent les reflets des bateaux (à admirer) …



Il y a bien sûr tout au tour de l’île des centaines de criques isolées accessibles seulement par bateau. Il y fait bon de jeter l’ancre afin de profiter des eaux cristallines à la riche palette de tonalités bleutées … C’est aussi çà la Croatie ! Est-il besoin d’ajouter d’autres commentaires à cette photo ?



La navigation nous mène d’île en … presqu’île ! Comment ne pas évoquer dans un récit de voyage dans les îles du sud de la Croatie la perle de l’Adratique, même si elle n’est pas située sur une île. Je veux bien sûr parler de la presqu’île de Dubrovnik, ultime escale du voyage.

La promenade le long des remparts qui ceinturent la vieille ville donne une idée de la beauté du site ; on oublie vite les quelques 800 marches à gravir pour contempler le panorama sur les habitations aux toits de tuiles avec pour horizon la mer et la petite île de Lokrum.



Il faut ensuite prendre le temps de se balader au gré des rues et venelles de la cité médiévale pour découvrir la richesse de son patrimoine avec ses églises, ses monastères et ses palais … Une ville si dense en monuments et si intéressante mériterait évidemment bien plus qu’un paragraphe de conclusion pour l’évoquer …

Même si cette cité a été meurtrie au cours de son histoire, tremblement de terre destructeur en 1667 et tirs d’obus lors du conflit avec les Serbes en 1991, Dubrovnik a maintenant retrouvé toute sa splendeur … comme au temps où elle s’appelait Raguse et tentait de rivaliser la prestigieuse Venise.

Vraiment on ne pouvait espérer plus belle escale pour terminer ce périple en Dalmatie.

Jean (Copyright : Septembre 2011)

PS : En complément un texte (et photos) à propos de l'escale à Dubrovnik, voir sur le site en suivant le lien : http://voyageforum.com/v.f?post=4572219;page=unread#unread
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JE
Jerem57 13 years ago · TommyMtl
Dix jours en Turquie, novembre 2011
ANKARA 1 jour

Après un vol retardé de deux heures, suite à un épais brouillard à Munich, nous arrivons enfin à Ankara. Il est dix sept heures. En moins de vingt minutes nous effectuons toutes les démarches administratives liées à notre arrivée et quittons l'aéroport. Juste devant l'entré principale, un bus de la compagnie Havas est stationné. Il nous conduira à la gare routière d'ASTI en une heure de temps, suite à un trafic routier élevé.

A Asti, nous achetons directement notre billet de bus pour le lendemain 13h à destination d'Urgup en Cappadoce. Nous avons choisi la compagnie Nevşehir seyahat. Le billet nous a couté 30 YTL par personne.

Pas de problème pour rejoindre le centre ville, le métro passe par la gare routière et il nous conduit à Kisalay, à quelques minutes à pieds de notre hôtel. L'otel elite pour ne pas le citer est un hôtel de gamme moyenne, que je recommanderai pour une voir deux nuits max. Ca dépanne on va dire.

Le lendemain matin nous avons juste le temps d'aller admirer la mosquée de Kosatepe. L'une des plus grandes du monde, une mosquée moderne qui nous permettra d'avoir un point de comparaison avec les mosquées impériales d'Istanbul.



Ankara est une ville moderne qui vie à l'occidentale. On y retrouve des nombreuses enseignes américaine de fast food , mais aussi des fast food de kebab . On croise peu de femmes voilées, mais plutôt des filles coquètes en mini jupes.

CAPPADOCE 4 jours et demi

Notre voyage en bus s'est bien déroulé. Les personnels de bord étaient au petits soins pour nous. Pas besoin d'acheter à boire, ils sont passés au moins 6 fois pour nous proposer eau, café, thé jus de fruit et petits gâteaux. Après une halte de 10 minutes à Nevşehir, nous arrivons à Urgup à 17h35. La maison d'hôte de Romy, Razziya evi, où nous avons choisi de séjourner est tout à fait agréable. C'est propre, relativement spacieux, à 3 minutes à pieds des restos et de la gare routière. En plus notre hôte parle français et nous renseigne convenablement. Elle nous a servi de copieux petits déjeuners. Tout ca pour 50Euros par nuit.



Urgup était la ville ou nous avons séjourner. Elle présente d'être une vraie ville qui ne s'est pas construite pour le tourisme, même si ce dernier l'a un peu plus développé. Il y a hamam, un petit musée gratuit et sympa et de nombreux restos. On a été mangé au ziggy's, un resto un peu gastronomique, très bien noté sur trip advisor. Il propose notamment un assortiment de 12 mezze. EXCELLENT !

La région de la Cappadoce, qui serait schématisée par un triangle reliant les villes de Goreme, Avanos et Urgup et vraiment très intéressante.

Pour se déplacer depuis Urgup, il y a un bus qui relie la ville à Avanos toutes les 2 heures à compter de 10 heures. Le dernier bus arrive à Urgup en partant d'Avanos à 17h45 environ. Le bus fait donc une boucle Urgup- Avanos en passant par le musée en pleine air de Goreme, la ville de Goreme, Cavusin, Zelve, Avanos. Le prix varie en fonction de la destination, entre 2 et 3 YTL.

Finalement le stop marche relativement bien dans cette région. Sans le vouloir nous avons été pris à deux reprises par des personnes qui nous ont proposés de nous déposer à la ville suivante. TOTALEMENT charmant ces gens.

Il y a également possibilité d'emprunter le taxi, à tire d'info Urgup - Goreme 25 YTl , Urgup - vallée de Drevent 20 YTl. Les prix sont fixes et inscrit sur une pancarte à la station de taxi face à la gare routière.

Concernant nos visites, nous avons visité le musée de Goreme. Pour 15 YTl vous pourrez y admirer de nombreuses églises rupestres. La visite se fait en 2 heures environ.



Le village de Goreme est assez sympathique, mais vraiment touristique. On peut s'y arrêter entre deux visites pour une petite pause gourmande.

Du musée de Goreme, nous avons relié Cavusin en passant par la vallée des roses. Une petite rando d'environ 2h30 à travers de magnifiques cheminées de fées. Cette balade vaut le coup. Quelques églises rupestres sont dissimulées au travers du chemin.



Cavusin se divise en deux parties, la vieille ville et la nouvelle. L'intéret réside bien entendue dans la vieille ville, où il faut absolument visiter le vieux village, ainsi appelé, entièrement creusé dans la roche.



On peut y monter et avoir une vue sympathique sur les environs. En plus c'est gratuit.



Zelve, est un musée un pleine air tout comme Goreme. Le tarif est de 8 Tl. Ce fut notre visite préférée. Le site est un ancien village composé de maisons troglodytes, divisé en 4 vallées. C'est superbe, on y est resté environ 2h30.



Pour rejoindre Avanos à pieds, il faut alors passer par la vallée de Pasabag , un sentier sympa à travers de belles cheminées de fées. Au détour de cette balade nous avons rencontré un Monsieur Turc, très sympa qui nous a offert le thé dans son jardin. SYMPA ces gens ! À la fin du sentier la route pour Avanos est de 4 kilomètres.



Avanos, à mon sens, ne présente pas un très grand intérêt. Peut être pour voir les ateliers de poterie, que je n'ai pas visité. Mais c'est un point pour reprendre le bus, qui cela dit s'arrête n' importe où sur son chemin sur un simple signe de main.

Entre Avanos et Urgup, la vallée du Drevent est assez chouette, il y a de belles cheminées de fées. Ca m'a fait penser à Bryce canyon dans l'Utah.



La ville d'Ushisar sur la route d'Urgup à Nevşehir, à environ 5 kilomètres de Goreme vaut absolument la visite. Il faut voir le KALE, la forteresse taillé dans une petite montagne. C'est impressionnant tout comme la vue depuis le sommet. Le prix d'entrée est de 10 YTl.



Pour aller à Ushisar, un bus part d'Urgup pour Nevşehir toutes les 15 minutes. Il vous déposera à l'intersection des routes direction Nevşehir et Ushisar. Il reste alors une vingtaine de minutes de marche. Comme il y avait de la neige ce matin là, un gentil monsieur nous a pris dans voiture et nous a conduit en ville.

La route entre Ushisar et Goreme est sympa, de beaux point de vue, des belles randos, notamment la vallée blanche.

Le village de Mustafapasha est à environ 10 minutes de bus d'Urgup. Je ne l'ai pas trouvé super intéressante personnellement.

ISTANBUL 4 jours et demi

Pour rejoindre Istanbul, nous avons utilisé la même compagnie de bus, Nevşehir seyaht. Départ d'Urgup à 20H, arrivée à Istanbul à 6h30, pour un coût de 60 Tl.

Nous arrivons à la gare routière d'Istanbul côté européen. Une station de métro relie la gare routière à Aksaray où il faut descendre pour prendre le tramway pour Sultanahmet et descendre devant la mosquée bleue. Un jeton de métro ou de tram coute 2 Tl.

Nous avons choisi le side hôtel, je le conseille. Bien situé, à 5 minutes à pieds du tram, à 3 minutes de la mosquée bleue et de sainte Sophie. Une superbe terrasse avec une vue sympa sur la mer de Marmara et sur la mosquée bleue et sainte Sophie. Une petite chambre mais propre. Une connexion internet et un service de libre service de thé. Tout ca pour 40 Euros par nuit.



Istanbul....Que dire, une ville magnifique.

J'ai particulièrement aimé saint Sophie (20 YTL / 2h de visite environ). C'est grandiose, immense, IMANQUABLE !



Les nombreuses mosquées (bleu, Soliman la magnifique...) sont aussi très intéressantes. On peut entrer à l'intérieur à condition d'enlever ses chaussures et que les femmes couvrent leur cheveux. On peut éventuellement faire une donation financière.



Petit clin d'œil à la petite sainte Sophie, qui a été totalement restaurée et qui est vraiment magnifique.

Personnellement, je n'ai pas très apprécié le Palais de Topkapi (20tl) mais je pense qu'il faut quand même le visiter pour avoir une vision complète d'Istanbul et de son histoire.

La citerne basilique (10Tyl) vaut le coup d'œil. La visite dure environ 40 minutes.

Je conseille particulièrement de faire une croisière sur le Bosphore. Attention toutefois aux prix qui vont du simple au quadruple. Nous avons pris un bateau en face du pont de Galata, juste devant l'embarcadère d'Eminönü. Pour deux heures de balade ca nous a couté 10 Tl par personne. En fait le bateau longe la rive européenne jusqu'au 2eme pont, celui du Sultan Mehmet et rentre en longeant la rive asiatique.



L'Istanbul moderne, est semblable à ce que l'on connait chez nous. La rue , me fait penser à une rue piétonne d'une ville européenne...Ha mais oui cette partie d'Istanbul est en Europe! La place de Taksim au bout de la rue, est assez animée et pleine de petits resto sympathiques.

J'avais trouvé sympa de traverser le pont de Galata, d'observer tous les pêcheurs et de contempler les mosquées impériales de l'autre côté. Ensuite de monter au sommet de la Tour Galata (12THL). Du haut la vue en 360° est TOP. On peut admirer le Bosphore, la mer de Marmara, les mosquées impériales encore une fois....



Une petite balade le long des remparts, peut être agréable. Cependant il ne faut pas, à mon avis, y consacrer trop de temps.

Je n'ai pas eu l'occasion de me balader à travers le grand bazar, qui était fermé pendant le temps de mon séjour à Istanbul.

Le bazar égyptien, bof je n'ai pas était trop fan.... ca reste personnel !

Pour regagner l'aéroport rien de plus simple. De nombreux hôtel à sultanahmet proposent une liaison en bus pour 12. Sinon il faudra prendre le métro puis le tram, pour 4 TYL et environ 45 minutes.

Istanbul demeure donc une ville fortement touristique, mais très très intéressante. Cette ville tantôt moderne, tantôt historique vous séduira par sa culture aux travers de ses monuments et de ses musées.

La Turquie est un de mes pays préféré. La Cappadoce est une région à ne pas manqué pour les amoureux de la nature et des randos. Istanbul est à privilégié pour les poètes urbains.

La nourriture est très bonne, les gens sont super gentils, la vie n'est pas trop chère...Je conseille vivement ....
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SO
Soutil 13 years ago · Interimaire
Comte rendu d'un voyage en cours en Albanie, juillet 2013
Nous sommes un couple de 67 et 62 ans, munis de 2 guides : Bradt en Anglais et petit futé. Toutes chambres avec Sdb et air cond (sauf en montagne). Nous réservons généralement les hôtels la veille par téléphone et il se trouve toujours quelqu’un qui parle anglais. On peut payer partout ou presque en euros (les « grosses sommes » genre hôtel) au change de 140 Si je ne mentionne pas l’état de la route c’est qu’elle est normale. Lundi 1er Paris Tirana Arrivée à l’heure à minuit, douane un peu longue car l’ordinateur rame. Change 135.90. Le « taxi » de l’hôtel nous attend (20€). Hôtel Nobel près place skanderberg 50€. Mardi 2 Tirana- lac Ohrid Change western union 140.20. Voiture louée via Europcar à Albanian car. Suzuki swift 4portes. Air Cond. Nous prenons la petite route vers Elbasani très jolie en évitant l’autoroute quasi terminée : suivre Gracen et les panneaux bleus(les verts c’est autoroute). Restau real scampi, excellent cadre superbe. Hôtel à Lin Neli resort accessible par le premier chemin à gauche après la route de Lin. 30€. Belles prestations, cadre très agréable mais service très léger. Contrairement aux assertions du petit futé : -il n’y a qu’un sentier à peine praticable vers l’hôtel entre Lin et le Neli resort. -l’hôtel n’est pas en bois mais en pierre du pays. Le wifi est curieusement en panne. Il n’y a pas d’AC Pour voir la basilique paléo chrétienne (site splendide) il fau prendre après la place de Lin le premier chemin à droite et en principe le gardien vous voit passer et vous ouvrira. Excellent poisson (et serveur charmant parlant français) au Leza hôtel à l’entrée du village. Mercredi 3 Lac Ohrid- Korça-lac Prespa Près de Pogradec vers la frontière, Drilloni et ses petits canaux rafraichissants sont à la villa art. A Korça le musée archéo semble toujours fermé, et il faut sonner au musée médiéval pour voir la belle collection d’icônes. Belle petite église à Mborja, éclairage personnel nécessaire. Hôtel Alexander park à Zaroshke au bord du lac Prespa. 20€. Accueil et cadre charmants. La patronne nous organise la balade en barque à l’ile de Maligrad (3000leks) pour voir la chapelle (extérieur) et monter sur l’ile. Sympa (3 jeunes) Excellent repas de poisson à l’hôtel, vin blanc macédonien agréable. Jeudi 4 Lac Prespa-Voskopoja-Permeti Bonne route vers Voskopoja (ne pas prendre la route défoncée à un rond point plus au sud qui ne va qu’à Vosko par un autre chemin). Nous ferons ouvrir l’église Saint Nicolas par le pope (maison à droite dans la rue à droite de l’église), n’arriverons pas jusqu’à Saint Athanase (clôturé), et verrons de l’extérieur Sainte marie de la dormition. Un couple rencontré après a pu se faire ouvrir en y mettant le temps la plupart des églises. Le restau avant la place à droite en arrivant est correct et cordial. On y parle anglais. La route Korça-Permeti (115km en 4h30, faite sous la pluie) est carrossable mais en alternant le bon et le moins bon. Le pire est la route qui descend de Leskovik (pas de fléchage , il faut demander) qui n’est plus celle qui passe à la frontière. Toute cette route est très belle mais sous la pluie un peu moins….. A Permeti hôtel Trifon Cahludi devant le pont, excellent accueil 20€. Repas à l’Antigonea le seul avec un générateur pendant la coupure d’électricité : très bien. Sauf le vin rouge. Vendredi 5 Permet_Gjirokastra Visite extérieure de l’église saint Nicolas (fermée). A Gjirokastra hôtel Kotoni 25€, Wifi, dans maison traditionnelle, accueil excellent et charmant, notre coup de cœur. Vue sur la vieille ville et les toits. Visite de la citadelle, dont le principal intérêt est le vue. Grandes salles voutées sombres. Nous mangerons souvent des byreks à 50 ou 100 leks qui nous serviront de repas de midi. Visite de la maison zekate et du musée ethnographique : 2 très belles maisons plus ou moins meublées très intéressantes. Bon repas au Kujtimi dans un cadre agréable. Samedi 6 Gjirokastra-Sarandë Nous allons à Antigonea : route en face de la route principale pour monter à Gjirokastra, route excellente. Le site est envahi par les chardons , quelques panneaux très généraux, en 1h de marche nous avons vu quelques pierres et 3 colonnes. Jolies vues. Libohova : au restau sous le gros platane excellent accueil, très bonne cuisine locale. On nous indique les routes pour - l’église de Lebova (et ils préviennent la gardienne de notre arrivée), la piste est carrossable à 15 km/h. Très belle église. Belle iconostase. -Le Teqe de Melani ;: route dans le même état site très beau , très calme. A Sarandë Hôtel Delfini après le Butrint : plage terrasse privée, balcon vue mer, service OK ; 40 €, Wifi Sarandë est très moche (Immeubles de 10 étages sur plusieurs rangs serrés les uns contre les autres). Promenade aménagée le long de la mer avec restaus et boutiques. Repas à la pizzeria en bord de mer sous le Butrint, OK Dimanche 7 Butrint Belles ruines avec beaucoup d’ombre, des panneaux bien faits, site agréable. Ksamili ressemble à toutes les stations balnéaires. Nous allons à Delvina et renonçons à trouver les monuments islamiques. Le musée archéologique est réduit à la mosaïque, intéressant sans plus. Repas OK au Freskia Lundi 8 Sarandë – Vlorë La riviera est superbe, les plages nombreuses, avec ou sans parasol (dans une mini plage juste avant le fort triangulaire d’Ali pasha on nous a demandé 5000leks pour 2 chaises longues et un parasol !!!!!). Cadre très sympa au milieu des cascades à Borshi au café restau Ujvara. A Himara quitter la ville en bord de mer pour monter vers le nord et s’arrêter dans le vieil Himara en fait sur le bord de la route et monter au milieu des maisons en ruines jusqu’à une toute petite chapelle avec des fresques et d’où l’on a une très belle vue sur la mer et la gorge. Nous couchons à l’hôtel Nimfa, sorte de Resort quelques km avant Vlorë, sous la route. Belles prestations, grande chambre avec grand balcon sur la mer, mais quand même 60€(marchandé). Restau OK, avec coucher de soleil… Mardi 9 Vlorë_ Berat La route vers Zvernici est maintenant goudronnée et excellente (sauf un petit passage). Joli site et église Pour aller à Appollonia il faut partir du gros carrefour central en face de la route de Gjirokastra (l’ancienne), vers l’ouest et Semani, on peut demander, tout le monde connait. Route assez moyenne mais faisable. En arrivant entrer dans le parc à gauche du musée pour voir l’essentiel et si on veut voir le théâtre et le nymphée bien suivre la direction des panneaux. Il y a un dépliant en français très bien fait, nous l’avons eu au musée (très bien fait) où on nous a demandé le ticket qu’on ne nous avait pas demandé en entrant ! Pour aller à Bullys, route vers Ballshi depuis Fier, continuer quelques km au-delà c’est fléché à un petit col à droite. La route est excellente. Il y a pas mal de panneaux explicatifs intéressants. La cathédrale était fermée, personne au café, mais on a fait le tour par derrière et un portail fermé avec un fil de fer. Aucune mosaïque visible. La route Fier Berat par Roskoveci est très mauvaise, mais faisable. Hôtel Mangalem 40€ très bien, bon accueil, service impeccable, wifi, très beau cadre, bon restau, excellent petit dèj buffet. Mercredi 10 Berat Nouvel hôtel Berati 30 €, très correct, Wifi. Pti dèj normal Citadelle superbe il faut trainer dans les rues. Musée Onufri très intéressant et de très belles pièces. Nous avons fait la route aller et retour vers çorovoda, elle est certes très jolie mais il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au bout pour les paysages qui changent peu, d’autre part la route est bonne à 90% mais les 10% restants sont franchement mauvais et assez désagréables (cela est du au passage des camions qui partent pour les livraisons internationales des pierres extraites de la montagne). Petite balade dans les rues de Gorica, sympa. Repas à nouveau au Mangalem toujours bien ! jeudi 11 juillet 2013 Berat-Kruje Balade dans les ruelles de Mangalem et visite de la mosquée du roi et du Teqe proche : il y a pratiquement tout le temps quelqu’un dans le square qui a les clés. Musée ethnographique : belle maison. Nous allons à Ardenica : la porte fermée s’ouvre car le gardien nous voit arriver. Très belles fresques et iconostase dans l’église : éclairage insuffisant. Le reste du monastère ne se visite pas mais s’aperçoit. Hôtel à Krujë : Panorama ; Très belle vue, en pleins travaux ( ? -17h). Premier niveau « vieilles chambres » Ok à 30€, deuxième niveau grandes chambres neuves à 40€ très bien. Restau Veseli : OK vendredi 12 juillet 2013 Krujë-Durrës Passage au bazar, mignon puis visite de la citadelle : à 9h il n’y a personne, nous zappons le musée historique, apprécions l’ethnologique (le4ème en 11 jours !) allons voir les bains et le Teque tout à côté qui possède de jolies fresques. A Durrës visite de l’amphithéâtre (pas inintéressant, et des restes du forum (amusants dans leur cadre).
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PI
Picti90 13 years ago
Six jours en Ukraine: de Kiev à Chernobyl
Bonjour à tous cher forumeurs et forumeuses 😊

Voilà mon tout premier carnet de voyage, même si en réalité, c'est loin d'être ma première expédition à l'étranger.

Je suis donc parti le 3 juin avec un pote (je vais le nommer K ^^) et ceci jusqu'au 8 juin. Ça a été un très bon voyage : le pays est vraiment magnifique, les gens plutôt sympas, les denrées très accessibles financièrement et les filles... wow 😊

Bref, sans plus attendre, je vais essayer de résumer ces 6 jours de voyages.

JOUR 1 - DEPART POUR KIEV (UKRAINE)

Malgré une grève à la RATP (comme par hasard le jour ou je pars en vacances), qui a occasionné moult soucis pour atteindre l'aéroport (CDG), nous sommes finalement bien arrivé à l'heure à bord de l'appareil, un petit Boeing 737-400 bien remplie de la compagnie Ukraine International Airlines.



Nous sommes arrivés à Kiev à l'heure et très fatigué de notre voyage (on avait quasiment pas dormis de la nuit), nous n'avons pas trop cherché la navette et avons craqué aux sollicitations des chauffeurs de taxi. L'un d'eux nous a donc proposé une course vers notre auberge de jeunesse au centre de Kiev pour seulement 20€ ! 😮 (l'aéroport est à 40km). Bon, arrivé dans le taxi, nous nous sommes aperçu qu'il s'agissait en fait d'un taxi clandestin (pas de lumineux sur le toi). Bref, on a fait le trajet en vieille Logan, mais c'était tout de même très agréable. Le monsieur parlait anglais (avec un fort accent local ^^) et nous a même donné des conseils sur les endroits à visiter. Il nous a également décrit les différents endroits où nous passions avec le taxi. Bref très sympa !

Nous sommes ensuite arrivés à l'auberge de jeunesse. Elle s'appelle Mini Hostel Kiev (http://www.minihostelkiev.com/) et elle est tenue par un allemand qui a la cinquantaine. L'immeuble ne paie pas de mine mais l'auberge (de la taille d'un appartement donc avec moins d'une dizaine de voyageurs) est très conviviale, propre et en parfait état ! A notre arrivé, le patron allemand nous a salué d'un "Vive la France !" et avec 2 de ses employés, nous avons aidé à préparer le Bordj (photo ci-dessous), une spécialité en Europe de l'Est. Délicieux ! 🙂 Et en plus, l'aubergiste nous a offert quelques shots de Vodka locale ! 😎 Ensuite, il nous a emmené avec plusieurs autres clients de l'auberge dans des bars très sympathiques où nous avons, disons, testé en grande quantité la vodka et la bière locale et pu faire connaissance avec la gente féminine locale, très abordable et sympathique ! J'ai d'ailleurs vraiment été impressionné par ce dernier point (ça change de la France ^^). Mais bref, ce n'est pas non plus le sujet de ce carnet, même si ça fait partie d'une de mes grandes constatations de ce voyage.



JOUR 2 - VISITE DE KIEV C'est avec une terrible gueule de bois et la fatigue du voyage du jour précédent que nous nous levons. Aujourd'hui on visite Kiev ! Etant juste à côté du stade Olympique (ou s'est notamment déroulé l'Euro 2012 et où joue encore le Dynamo Kiev), on décide d'aller faire un tour par la-bas et au passage d'aller faire quelques courses pour les prochains jours.

Le stade et ses alentours :





Il y a d'autres gratte-ciel à voir dans le coin mais je vais les poster après car je suis retourné dans cette partie du quartier un peu plus tard dans la semaine, exprès pour photographier les buildings.

Suite à ce passage dans le quartier, nous nous sommes dirigés vers Khrechtchatik, une avenue surnommée les champs Elysées de Kiev. A la fois parce que l'avenue est vraiment très grosse, mais aussi parce que c'est un endroit très chic, avec beaucoup de boutiques de luxe. Mais n'ayant pas trop de moyens, on y est surtout allé pour l'architecture. En nous y rendant nous tombons sur un brésilien (qui étudie le français à Paris !) et qui séjourne dans notre auberge. Nous avons fait sa connaissance le soir d'avant en festoyant et donc on décide de visiter le ville ensemble. Mais passons... Voilà 2 photos de l'avenue, dont une avec les superbes bus jaune de la ville (et qui n'ont pas l'air en très bon état 😛)





Bon alors cette avenue a une architecture très soviétique mais ça reste très beau. En suivant Khrechtchatik, on tombe sur Maidan Nezalezhnosti : la place de l'indépendance. Un lieu historique (ou s'est déroulé la révolution orange notamment) et très beau avec sa haute colonne et ses nombreuses fontaines.





Toujours en suivant l'avenue, on tombe sur l'arche de l'amitié Ukraine-Russie, très impressionnante ! Et ce qui est assez étrange, c'est que malgré que ça soit un grand monument, on retrouve au pied de l'arche une mini-fête foraine (avec de la musique très occidentale d'ailleurs) et des tas de vendeurs ambulants. Ça serait impensable en France 😠 : mais nous sommes en Ukraine, et ce genre de choses on en voit partout en fait ! 🙂 Ensuite depuis l'Arche, on accède à un Belvédère qui donne une vue magnifique sur les faubourgs de la ville (une forêt de tours HLM 😮 - qu'on ne voit pas sur les photos ci-dessous) et sur la basse-ville !





Après nous nous baladons dans le parc environnant. Il fait très chaud et très lourd : l'orage approche ! Et rapidement on tombe sous une terrible averse (quand il pleut la-bas, c'est quelque chose !). Une fois l’accalmie, on poursuit vers le Palais (inaccessible aux touristes malheureusement) et ensuite vers la Laure des Grottes. C'est un gigantesque complexe avec des cathédrales et monastères orthodoxes, des musées et... des grottes. Dans ces grottes (ou je n'ai malheureusement pas pu prendre des photos), on a vécu une sorte d'expérience mystique. En fait, il s'agit de mini-chapelle sous-terrains et de tombaux ! Les gens s'y déplacent dans le noir avec des petites chandelles et viennent se recueillir dans des chapelles et embrasser des momies de moines. 😮 C'était assez étrange et bouleversant. L'ambiance très particulière était accentuée par les moines orthodoxes : ils avaient un air très sévère et leurs tenues, complètement noires, rajoutaient une touche austère en plus du décor déjà assez glauque. Suite à cela, nous avons visité les différentes cathédrales et également assisté à quelques minutes d'une messe.







Après cela nous sommes retournés au centre ville ou nous avons vu notamment Sainte Sophie. Je ne mettrais pas de photos car ça ressemble assez à celles plus haut. Nous avons ensuite vu la porte dorée, qui est un vestige des vieilles murailles de Kiev.



Suite à cette longue journée de visite, nous sommes retournés vers 20H à l'auberge. Nous avons décidé avec notre nouvel ami brésilien de sortir à nouveau, car il quitte le pays demain et va en Grèce. Après un bar, des Ukrainiens rencontrés dans la rue nous on proposé de les accompagner dans une boite à l'autre bout de la ville. Très sympa comme soirée et les filles... 😊 Nous sommes rentrés à 6H du matin. Le lendemain, une nouvelle journée de visites nous attends !

JOUR 3 - VISITE DE KIEV Bon on s'est forcément levé tard (11H). Mais bien décidé à ne pas rater notre journée, nous partons rapidement. On se dirige vers la statue de la mère Patrie, située à la sortie de la ville (Sud-Est). On prend le métro, 0,2€ le ticket ! 😮 Puis le trolleybus (0,15€ !). La Statue est vraiment gigantesque : 102 mètres de haut, soit plus que la statue de liberté à NY ! La statue est entourée d'un très gros complexe avec à la fois des expositions de véhicules militaires (chars, lances-missiles géants, hélicoptères...), mais aussi un très beau musée sur l'Armée Rouge, la Grande Guerre Patriotique (2e GM) et la guerre froide (musée malheureusement qu'en cyrillique mais dont l'entrée ne coûte que 0,5€ pour les étudiants ^^). Quelques photos du complexe et de la statue :









C'est vraiment un très bel endroit et il y a une vue magnifique. Etant encore fatigué de la veille et de notre nuit de fête, sans compter la chaleur écrasante, on est resté près d'une heure assis à regarder la vue. C'était reposant. Nous sommes ensuite partis vers 18H en direction du bas du Podil, du côté du Kiev River Port, sur le bord de la Dnieper. On fait un tour dans les environs, un petit McDo pour reprendre des forces, et on se dirige vers le Parkovy Bridge (un pont pédestre qui mène à Trukhaniv Island). On a pas mal grimpé pour y aller, alors qu'en réalité il suffisait de longer l'autoroute 😠 Mais comme ça on aura découvert un petit parc bien sympa. On arrive donc à se pont pile au moment du coucher de soleil !!! (timing parfait 😎 )







Arrivé à Trukhaniv Island, la nuit tombe. Du coup on y fait pas grand chose. Peut être y aurait-il fallut y aller de jour. On se ballade un peu sur la plage (assez sale), les gens y commencent l'apéro et certains se baignent. Nous on se fait dévorer par des centaines de moustiques. On passe vite fait dans la forêt, mais de nuit on y voit pas grand chose. On décide donc de battre en retraite et de retourner en ville. On se ballade un peu, on achète quelques bières locales et on va se poser à l'auberge.

JOUR 4 - VISITE DE KIEV On peut dire que la, c'est la journée de l'échec. Mon pote est un gros dormeur et il n'arrive pas à se lever 😠 Moi n'étant pas parti si loin pour dormir, je vais en ballade le temps qu'il se réveille. Je retourne du côté du stade Olympique pour prendre des photos des gratte-ciel (pour mon blog : http://grattecielpassion.unblog.fr/ ). Voilà quelques photos (si vous voulez en voir plus, allez sur mon blog !).







Ensuite je repars chercher mon pote à l'auberge et on file au resto. Pour une fois on décide d'aller dans un restaurant "de luxe". 25€ le repas : c'est très très cher la-bas !! (ici on mange très très bien pour 5/6€ 🙂). Le repas est délicieux : Poulet à la Kiev + accompagnement + un Napoleon Cake et café en dessert.

Nous partons ensuite en quête du village des Cossacks, où est justement reconstituée leur vie. Et la c'est l'échec. C'est à l'autre bout de la ville. Mais arrivé à l'arrêt de bus, j'ai oublié le nom de l'arrêt ou nous devons descendre ! Et dans cette partie assez pauvre de la ville, personne ne parle anglais 🏴‍☠️ On se ballade donc dans le quartier : un vrai brouhaha, avec des voitures partout, des centaines d'étales sur les trottoirs... c'est assez typique. C'est un quartier populaire, mais à part ça il n'y a pas grand chose à voir. On décide donc d'aller au musée de Chernobyl ! Mais la c'est à nouveau l'échec (décidément, sale journée 😕 ). On ne trouve pas le musée ! Les pancartes indiquent des directions différentes. Lorsqu'on y arrive (il était bien caché !), le musée est en train de fermer. Du coup on se ballade dans le quartier : le Podil ! Il s'agit de la vieille ville de Kiev. Les bâtiments sont assez typiques. En remontant sur la ville haute, on croise l'Eglise Saint André et un ministère très impressionnant.







Et comme jamais 2 sans 3, un nouvel échec fatal ! Nous arrivons au parc botanique vers l'université pour aller nous balader tranquillement. Et la, orage + vent + pluie digne d'une mousson + grêle. Heureusement, j'ai acheté un parapluie à un vendeur ambulant 2 jours avant, mais ça n'est pas suffisant : on est trempé et le parc est à moitié inondé ! 😮 On rentre donc trempé à l'auberge (alors que le métro était bondé à un niveau incroyable !). Demain on va à Chernobyl et il faut se lever tôt !

JOUR 5 - CHERNOBYL ET PRYPIAT

C'est le jour tant attendu. Nous nous levons tôt, on se dirige vers Khrechtchatik ou nous devons rencontrer notre guide. Avec notre groupe (nous sommes seulement 5 !) nous embarquons à bord d'un mini-van (qui est en fait un corbillard reconvertit en mini-bus !!!! 😮 ). Notre guide, une superbe Ukrainienne à l'anglais parfait, nous donne les consignes de sécurité et on nous passe (sur une télé dans le bus) un reportage pour avoir un historique complet de l'événement.

Ah, au fait, pour ceux que ça intéresse, cette journée à Chernobyl nous a coûté 150$ US (moins de 130€ avec les frais). Ça comprend le guide + le transport depuis Kiev + le repas de midi + les formalités pour accéder à la zone). Je ne vais pas mentionner le nom de l'agence ici car l'Etat Ukrainien n'autorise pas les visiteurs à entrer dans les bâtiments de la zone, or, comme vous allez le voir, notre guide a été très sympa et nous a laissé rentrer (apparemment elle n'est pas la seule à faire ça). Toutefois, je peux vous conseiller des agences par message privé si vous êtes intéressé pour y aller.

Bref, nous y arrivons après environ 1h30/2H de route où nous avons croisés pas mal de Lada !! ^^ Nous nous arrêtons au Checkpoint militaire, que nous n'avons pas le droit de prendre en photo. Par contre j'ai une photo du panneau de mise en garde d'arrivé dans une zone irradiée :

Une fois nos passeports contrôlés, nous rentrons dans la zone. Nous faisons un premier arrêt dans un vieux Kolkhoze soviétique abandonné après la catastrophe nucléaire, puis un second dans un jardin d'enfants abandonné. L'ambiance se met en place... 🙁 A cela viennent s'ajouter les moustiques et moucherons : ils sont des milliers et nous attaquent constamment (ça sera comme ça toute la journée). On se croirait en pleine forêt tropicale ! J'imagine que c'est du au fait que les humains ne sont plus la pour les chasser. En tout cas c'est pénible mais on fait avec.







Après on arrive au village de Chernobyl, à nouveau habité (cf. mon texte un peu plus bas). Ca n'est pas très grand et les 2 choses assez intéressantes à voir c'est le parc/monument commémoratif ET le cimetière de robots ! Ces petits engins ont été utilisés pour déblayer les décombres du réacteur 4 afin de construire le premier sarcophage. Evidemment à l'époque, personne ne pouvait se risquer d'aller aussi proche du réacteur, d'où l'utilisation de ces robots (dont certains étaient normalement utilisés pour les programmes spatiaux soviétiques si j'ai bien compris).



Ensuite on se dirige vers la centrale !! Nous faisons un premier tour autour avec le mini-bus et la guide nous explique quelques données techniques, et notamment (je ne savais pas) que les autres réacteurs de la centrale ont été remis en route ! Par ailleurs, un nouveau sarcophage est en construction, par des entreprises françaises (Vinci et Bouygues Travaux). Ainsi, près de 3000 personnes vivent dans le village de Chernobyl (ça n'est pas non plus tout près de la centrale) qui est d'ailleurs habitable et compte même un hôpital, des immeubles, quelques boutiques, mais pas d'école car les enfants sont interdits dans la zone. Des mesures de sécurité ont été prises dans la ville, comme par exemple les canalisations d'eau qui ne sont pas dans le sol (qui est irradié) mais situé en hauteur. Et disons que... c'est assez moche ^^

Bref, après avoir fait un tour de la centrale, nous nous arrêtons à un monument commémoratif, juste en face du réacteur 4. Voici une photo (je vous épargne celle ou je suis devant 😊 ) :



Ensuite on se dirige vers la ville fantôme de Prypiat. Elle est souvent confondue avec le village de Chernobyl, mais en réalité c'est bien plus grand. La ville comptait auparavant 50 000 habitants et était très moderne : des supermarchés, un cinéma, des piscines, une petites fête foraine, de très grands immeubles, de nombreux parcs... Mais la ville a été évacué en moins de 2H (plusieurs jours après l'explosion de la centrale) et personne n'est jamais revenu y habiter. Aujourd'hui la ville commence à tomber en ruine, mais elle est visitable car les radiations ne sont plus très dangereuse (même si cela dit, on a repérer des taux assez importants à certains endroits 😕 ).

Arrivé à Prypiat :



Les immeubles abandonnés :





Petite photo du compteur Geiger d'un des membres du groupe (un Anglais très sympa). Nous l'avons posé sur la terre (plus irradié) et ici nous sommes à presque 56 millisievert / heure. Or, il faut savoir que la réglementation française fixe à 1 millisievert (mSv) PAR AN la dose efficace maximale admissible résultant des activités humaines en dehors de la radioactivité naturelle et des doses reçues en médecine 😮

Ensuite nous avons vu les 3 endroits les plus connus de Prypiat, rendu célèbre par le jeu-vidéo Call of Duty. Notre guide nous a d'ailleurs dit que des fans du jeu rentraient parfois illégalement dans la zone pour y simuler des batailles ! Voici donc : la grande-roue, les auto-tamponneuses et la piscine principale !





Nous avons poursuivis notre visite par une visite de l'école où se mélangeaient montagne de masques à gaz, posters de propagande communistes, piles de livres et de diapos au sol... assez glauque comme endroit.

Nous sommes ensuite revenu dans le village de Chernobyl pour manger un délicieux repas à la cantine locale puis nous sommes dirigés vers la sortie de la zone ou nous (le bus puis le groupe) avons passé 2 portiques détecteurs de radiations. Voilà le portique pour les piétons :



Par chance nous sommes passés sans encombre. Si nous avions trop été exposés, nous aurions du passer 24H à l'hôpital de Chernobyl, et ainsi, nous aurions raté notre avion 🤪

Le soir en rentrant, nous avons voulu nous faire une sorte de fast-food local (qui avait plus l'allure d'une cafèt' de bonne qualité). Pour l'équivalent de 5€ (50 UAH), nous avons dégusté des spécialités délicieuses. Les panneaux du restaurants n'avaient pas de traduction anglaise et les serveuses ne parlaient pas anglais, donc nous avons décidé de commander un peu de tout (pour 5€ je vous le rappel !). C'était délicieux, regardez (il n'y a pas tout sur la photo) :



JOUR 6 - RETOUR EN FRANCE Nous avons tenté d'attraper l'airport shuttle à la gare centrale de Kiev, mais impossible de la trouver tellement l'endroit est grand et surtout tellement c'est le bordel ! 😮 Résultat nous avons accepté de prendre un taxi, avec un mec un peu louche. On lui disait qu'on ne parlait pas l'Ukrainien mais il continuait à nous demander des choses dans sa langue et s'énervait comme un fou. En arrivant à l'aéroport, je crois qu'en comptant les billets il nous a enflé de 50 UAH (5€). C'est pas énorme, mais c'est dommage de finir le voyage comme ça (même si je garde un très bon souvenir de ce pays malgré tout).

Nous sommes donc ensuite rentré à Paris via Ukraine International Airlines. Sans encombre ? Pas vraiment ^^ Le pilote n'avait jamais atterrit à CDG et il s'est perdu !!! LOL. Il a même pilé 2 fois sur le tarmac en allant vers le terminal (et un avion qui pile, ça vous fait de drôles de sensations 🤪 ). Mais sinon ça c'est très bien passé.

Voilà voilà, j'espère que ce carnet vous aura plus. J'ai adoré ce pays et ce voyage était vraiment parfait. Si vous avez des questions ou besoin d'infos, des remarques sur mon carnet... n'hésitez pas !! 🙂
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VA
Vazyvite 13 years ago · Niniggg
Une semaine à l'ouest de la Crète
Bonjour,

Un petit carnet pour une petite semaine avec un petit budget dans un petit endroit et un petit peu de soleil en cette fin d'Octobre 2012 ? Voilà notre cahier des charges pour ce petit circuit assez improvisé au dernier moment. On a pas mal adapté sur place en fait 😛

Donc ce sera la Crète car on a un avion hebdomadaire qui part tous les Mercredis vers Héraklion depuis Bordeaux. C'est le vol charter des T.O mais on peut acheter son vol sec, donc pratique pour nous.

Voilà ce que nous ferons en nous concentrons sur l'ouest de l'île.



Nous décollons le Mercredi 24 Octobre, c'est la dernière semaine où il y a encore des vols. Ensuite, les T.0 ferment jusqu'en Avril. Décollage de Bordeaux et arrivée à Héraklion à Minuit donc déjà ton 1er jour est mort 😕 Seule réservation, notre hôtel Atrion, réservé la veille où nous allons en taxi. On réservera une voiture demain matin sur place. Ah ouais, quand je dis qu'on y va en improvisé c'est pas du flan 😎
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SI
Sirine69 13 years ago · Libed3
Dobrodošli u Hrvatsku: Bienvenue en Croatie
J-9 à Jour J !

Samedi 16 Juin, je m'apprêtais à réserver nos 4 billets pour Istanbul quand j'ai vu chez Ryanair le vol Marseille Zadar à 50€ par personne. Après réflexion collective, on s'est dit qu'entre 200€ de billets d'avion et 1000€ de l'autre côté, on allait choisir les 200€. Istanbul sera pour une prochaine fois !

Nos billets étaient réservés. Nous partions du 25 Juin au 2 Juillet 2012 dans un pays qui nous était totalement inconnu si ce n'est les fameux Plitvice Jezera et Krka ! Je n'avais pas le temps de planifier quoique ce soit durant la courte semaine qui restait avant le départ : conduite intensive pour le permis que j'ai passé le 22 et boulot à côté. Du coup, nous sommes parti le dimanche soir de Lyon sans guide (Je me demande encore comment j'ai pu ne pas penser à en acheter un mais bon, on a très bien fait sans), sans réservation d'hotels et sans location de voiture.

Nous arrivons donc à Marseille et dormons à l'hôtel proche de l'aéroport. À l'aéroport, je vois qu'un Géo est quasiment entièrement consacré à la Croatie ! Je le prends forcément ! et il nous servira de guide tout au long du voyage. A 6h nous nous envolons et à peine 2h après, nous sommes sur le sol Croate. Avant de partir, j'avais soumis l'idée de partir directement sur les Dugi Otok à Sali donc arrivés, nous filons au ferry. La billetiste est d'une humeur massacrante, pas un sourire, pas un bonjour, pas un merci, rien. Nous avons l'impression de déranger plus q´autre chose. Ca commence bien ... Si tous les Croates sont comme ca ... La semaine va être longue ! Nous demandons 4 tickets pour Sali. Nous embarquons à bord et malheur !!! Nous allons en direction de Brbinj ! Je ne sais pas où c'est mais c'est pas Sali ! À bord, nous sommes réveillés par l'enthousiasme des gens. En effet, pleins de dauphins s'amusaient à proximité du bateau. Arrivés à Brbinj, nous prenons le bus et demandons au chauffeur si il va à Sali. Il ne parle pas anglais ... Nous ne parlons pas Croate ... Génial! Nous montons quand même et une sympatique dame nous demande où nous allons. Elle nous dit de nous arrêter à Veli Rat et que là bas on trouverait. C'est donc parti pour Veli Rat. La route en bus est superbe ! Des plages, des oliviers, des petits villages, "on se croirait en Algérie" me répète ma mère. Arrivés à Veli Rat, nous vivons le PIRE moment de nos vacances. La ville s'arrête et les regards sont visés sur nous... 4 maghrebins dont 1 voilée (moi) ca fait peut être beaucoup. C'est très dsagréable !! Une mamie crie, s'énerve sans que nous n'y comprenons rien mais ses gestes et le ton de sa voix ne trompent pas. Nous nous dirigeons vers la Marina et demandons un taxi pour Sali. Nous sommes fatigués, et nous nous sentons vraiment très mal à Veli Rat. Nous quittons la ville avec un ouf de soulagement et partons à Sali. Arrivés à Sali, nous trouvons directement l'appartement que j'avais réservé. Il est en face de l'emplacement du ferry 😠 Les propriétaires sont adorables. Et l'appartement super. Il doit être 15h, nous sommes lessivés. Dodo pour tout le monde.

Au réveil, mon frère me demande s'il peut se baigner. Je descend donc avec lui. L'eau est très clair et ... Très froide ! Nous ne restons pas longtemps. Puis nous allons faire les courses et allons à l'office du tourisme. Nous rencontrons Ivana qui reste encore aujourd'hui une des personnes en voyage que j'ai le plus apprécié. Nous bookons pour le lendemain matin une sortie au Parc de Telascica. Retour à l'appart, repas. Petite sortie en ville et dodo bien mérité.

Demain, parc de Telascica et Zadar !

Les photos si dessous ont été prise à Sali.
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Dodo64000 13 years ago · Papad
Retour détaillé d'un "road trip" en camion aménagé en Slovénie
Bonjour a tous, comme je me sert souvent de ce forum pour préparer mes voyages et glaner de précieuses informations, a mon tour de vous proposer mon retour d'expérience de trois mois en camions;

trajet:Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie

Tout d'abord une rapide présentation: J'ai 25 ans, voyage en couple en camion amménagé, un mercedes Sprinter 216cdi L2H2. Nous ne sommes pas fauchés mais aimons éviter les dépenses innutiles donc si vous cherchez des infos sur les hotels 4 etoiles et les restaus a 100euros ce n'est pas le bon post.

TRAVERSSEE SUD DE LA FRANCE : Pau/NICE : 80 euros peage

TRAVERSSEE ITALIE: de monaco a Gorizia en une seule traite sans un seul péage intermediaire : 55euros seulement pour 800km. De monaco a Sanonne l'autoroute n'est qu'une succéssion de ponts et de tunnels sans bandes d'arret d'urgence;ce n'est franchement pas rassurant. De Brescia a Gorizia c'est une deux fois trois voies encombrée par un trés grand nombre de camions, on est souvent sur la voie de gauche avec deux files de camions a sa droite.

Gasoil sur l'autoroute en italie : 2euros le litre A Gorizia impossible de rater la premiere station service Slovene ou tous les italiens viennent faire leur gasoil, vous pouvez ici acheter votre vignette pour l'autoroute slovene. Elle est obligatoire et coute 15euros la semaine et 50 le mois je crois.

SLOVENIE

Ce paragraphe sera court je n'ai passé que quelques jours en Slovenie. Les prix dans les grandes surfaces sont similaires a la france, Le gasoil est a 1,44e le litre en septembre 2012.

LJUBLJANA

Cette ville m'a fasciné!! Elle est belle, vivante, jeune. Dans le centre ville pieton il est trés agréable de se promener le long du canal principal. La mairie est ouverte au public et propose des expos souvent sympa. Le parc Tivoli est a ne pas manquer, une ballade a pied dans ses allées est trés agréable et propose lui aussi une expo photos géantes gratuites et renouvellées chaques mois. Colé a la ville la foret de Golovec accessible a pied est trés trés agréable, traverssée de toute part par des sentiers on prend plaisir a y flaner et explorer cet espace de nature sauvage si proche de la ville. Enfin le quartier Metalkova ulica est un quartier de skouat amménagé dans d'anciens batiments militaires, au premier abord peu rassurant c'est en fait un endroit trés agréable et qui ne craint pas du tout; on y trouve le bar le moins cher de la ville, 1euro80 la pinte de biere avec un concert gratuit en pleine rue ce soir la.Les jeunes de Ljubljana et de passage viennent ici se rassembler et en font donc un endroit trés vivant meme en pleine semaine. Dans le meme quartier allez découvrir l'auberge de jeunesse amménagée dans une ancienne prison: la "prison Hostel". La encore petit concert gratuit tous les mardis. Au centre de la ville montez voir le chateau, la vue sur la ville y est agréable, le parking y est gratuit et le skouat en camion est possible, c'est trés calme, trés bien situé et ombragé: pour moi le meilleur parking de la ville, mieux qu'au camping!!La aussi des groupes de jeunes se rassemble dans le parc du chateau le soir.

Les bieres des Balkans sont les Lasko, les pivo ou les Karlovacko toutes les trois des bieres blondes a 5degres qui ont sensiblement le meme gout dont on se lasse vite.

LE BUREK est le petit sandwich des balkans, un espece de croissant qui n'en a pas la forme, fourré a la viande de boeuf ou au fromage et frit dans l'huile et bourré de sel.Il parait que c'est génial, moi j'en ai gouté deux différents, on ne m'y reprendra plus!!!

Grottes de skocjan : 20 euros l'entrée, 1h30 de visite guidée(anglais, italien ou allemand) et une heure de ballade seuls. Nous avons choisi de faire ces grottes car celles de Postojna juste a coté parraissaient bien plus touristiques et moins autentiques.

Skocjan est de loin la plus belles et la plus impressionnante grotte que j'ai vue de ma vie.Les caves sont immenses, les concréssions trés belles, la visite est vraiment interressante.

LA COTE SLOVENE:

TRIESTE: (oui petit détour en italie), les alentours sont trés industriels, la ville est étendue.De belles grandes rues dans le centre ville mais pas de franchement belles maisons et a mon sens pas grand chose a voir a part quelques belles grandes places.

KOPER : Petite ville un peu vieillotte, de belles maisons mais pas grand chose a faire et a voir.

PIRAN : L'interet principale est une mini muraille attrape touriste a 1e par personne mais a pars sa il n'y a franchement rien a voir.

PORTOROSE : Une belle baie, plutot riche. Des casinos, des hotels. Un joli Boulevard mais rien de plus.

Enfin Sortie de la Slovenie et de L'europe par la frontiere entre Portorose et Buje.On nous ammene dans un bureau des douanes, controle des passeports et des papiers du camion, nous sort les test stupéfiants, nous explique que des agents vont fouiller le camion, faire passer un chien, nous font répéter une dizaine de fois qu'il n'y a pas de drogue dans le camion (j'ai des dreadlocks...) et devant ma sérénitée nous laisse repartir sans meme jeter un oeil dans le camion. Sa y est on est sortis de l'europe!!!

Prochains post:Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie

byebye
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Dodo64000 13 years ago
Retour détaillé d'un "road trip" en camion aménagé en Croatie
Bonjour a tous, comme je me sert souvent de ce forum pour préparer mes voyages et glaner de précieuses informations, a mon tour de vous proposer mon retour d'expérience de trois mois en camions;

trajet:Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie Vous pouvez trouver le post n°1 (slovenie) ici: http://voyageforum.com/...n_slovenie_D5708028/

Vous pouvez trouver le post n°3 (Bosnie) ici: http://voyageforum.com/v.f?post=5709269;live=1;

Vous pouvez trouver le post n°4 (Montenegro) ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5709514;live=1;

post n°2:CROATIE

Quelques points a savoir et a prendre en compte:

La monnaie et le Kuna, 1euro = 7,3kunas en septembre 2012 Gasoil a 10,30 kunas a la meme date, apelé ici eurodiesel, pompes noires. Il est souvent plus facile de trouver de la "bonne eau" dans les stations services que dans les cimetieres. TVA a 25% sur tout.Salaire moyen en Croatie: 600euros De trés nombreuses maisons dont la construction n'a jamais été finie ou a l'abandon, la presence potentielle de mines implique de ne jamais aller dans les maisons isolées et a l'abandon. Apartment, zummer, rooms : Partout en croatie on trouve des aparts a louer ou des chambres chez l'habitant, Les gens attendent devant chez eux en agitant des pencartes au passage des touristes ou meme vous interpellent dans la rue pour vous proposer une chambre chez eux si vous voyager avec un gros sac a dos ou une forte dégaine de touriste. Les bieres locales sont la Lasko et la Karlovacko, deux bieres blondes douces a 5degrés qui ont sensiblement le meme gout et qui ressemblent a la Heineken.Dificile de trouver des bieres forte.

Si vous n'aimez pas les allemands, ne pas aller en croatie. Si vous voulez faire de la randonnée, oubliez tout de suite ce pays, le moindre parc naturel avec des sentiers potables est payant.(Qui voudrais payer pour marcher en montagne???) Si vous etes en gros camping car ou en camion pas discret il vous sera trés difficile de vous installer ailleur que dans les "autokamps" payants. Si vous voulez visiter des villes de facons gratuite, oubliez la croatie, la moindre muraille, tour, jardin, voir meme église est payante. Si vous voulez des plages de sables ou le calme, fuyez!ON N'AIME PAS Tous les parcs nationaux payants ( de 40 a 110 kunas) Le nombre d'allemands??? Les centres villes gachés par un nombre allucinant de boutiques a touristes proposants toutes la meme merde made in china L'entrée payante a la moindre muraille, tour. Tout est fait pour que le touriste soit obligé de payer (expl: 45kunas le pont pour rentrer sur l'ile de Krk) Les parkings obligatoires et payants pour les parcs nationaux La broussaille, le maquis, la broussaille, le paysage croate est vraiment vraiment répétitif. L'eau est belle mais les criques sont sales.(Mélange de déchets de touristes et de pécheurs locaux)ON AIME L'etat des routes plutot correctes sauf sur Hvar ( en revanche ils sont radins sur les barrieres de sécurité, parfois plusieurs centaines de metres de vide en sortie des virages) Les prix des ferrys pour les pietons (quelques euros) Le prix des consos en terrasse L'ammenagement dU parc de Plitvice (le plus cher des parc mais un des rares endroits ou on en a pour son argent) Le nombre trés important des boulangerie (1euro la grosse vienoiserie), pain pas tjrs bon. Le bon pain et le bon fromage du pays dans les supermarchés KONZUM. Les automobilistes qui laissent le passage aux touristes (Mais pas la peine d'esperer un signe de la main d'un pieton ou d'un conducteur que l'on laisse passer)

Si vous n'avez que une minute pour lire ce post: les choses a faire absolument: PLITVICE, SIBENIK, SLIT, BIOKOVO, STARIGRAD ET HVAR, DUBROVNIK

Sortez vos cartes, le voyage commence du nord au sud PENINSULE DE L'ISTRIE ROVINJ: trés belle petite ville avec beaucoup de charme.De petites ruelles qui débouchent sur la mer.Un coline coiffée d'une église qui domine la ville en plein centre.

PULA : Grande ville touriste, belle mais un peu gaché par le chantier naval (enfin pour une fois qu'ils vivent d'autre chose que du tourisme on va pas leur reprocher) De belles arenes avec vue sur la mer, c'est original

DE PULA A RIJEKA: route cotiere plus ou moins aérienne, quelques fjord mais gaché pas des installations portuaires.

RIJEKA : Grande ville plutot moche, des barres d'immeubes, des usines... ILE DE KRK Le pont pour rentrer sur l'ile est a péage, premiere surprise de Croatie, 46kunas que l'on ne paye que a l'aller. L'ile n'est en fait qu'un immense ramassi de broussailles et de foret ou les arbres n'exedent pas 5metres. De longues routes de campagne sillonent la broussaille pour ralier les quelques petites villes. L'ile est en train de se develloper et de trés nombreuses maisons sont neuves ou en construction.

Le fromage soit disant exelent ne nous a vraiment pas plu! Il est en vente partout sur le bord des route par des paysans arrétés la avec leurs voiture.Il est soit de chevre, soit de vache et fumé ou non pour les deux variétés.C'est en fait une pate qui n'est pas asser seche a mon gout, on nous l'a proposé a 120kunas le fromage.Vous pouvez sans probleme demander a gouter et acheter ou non.

Krk et punat:Deux petites villes sympa mais ou il n'y a presque rien a faire, il est juste agréable de flaner dans les rues.

Vrbnik: Petite ville cotiere ou l'on accede aprés avoir traverssé une plaine vinicole, c'est trés mignon, sa sent le vin les paysans s'affairent dans leurs petites caves ou dans la rue pour le presser. Les plus belles petites ruelles que l'on ai vu sur l'ile.PLITVICE NATIONAL PARK Tout simplement le plus beau parc de Croatie, le seul ou j'ai été content de payer l'entrée!!

Ce Magnifique parc tout en longueur est composé de 16 lacs plus ou moins grands et de 92cascades sur 300km carrés. On se ballade sur des chemins au bord des lacs et des passerelles en bois trés sympas, un travail collossal d'ammenagement a été fait ici. L'eau et la foret sont magnifique. Je vous conseille de sortir un peu du sentier traditionel, aprés la grande cascade de l'entrée montez au sommet de celle ci et longer le lac du coté ou il y a le moins de monde, vous passerez forcement de l'autre coté(qui est certe plus beau) au retour.Cette option permet d'etre tranquille et offre d'innombrables et magnifiques point de vue en hauteur.

Entrée 110kunas par personne, 80 pour les etudiants, a cela il faut rajouter 7kunas l'heure de parking.Compter 5 a 6 heures pour une visite complete. Il est impossible de se garer ailleur que sur les parking payants une fois sur place en voiture, privilegiez le parking numero un si vous voulez faire la visite complete. Le parking deux se situe au milieu du parc qui a une forme toute en longeur, si vous avez peu de temps ne faites que la deuxieme partie qui est la plus belle mais sa serais trés dommage.

Sur la route principale en depassant le parking 1 en direction de Rakovica, sur la droite une longue route de campagne est parssemée de petites maisons a louer pour les touristes l'été, c'est un bon endroit si vous voulez passer quelques jours dans le coin, c'est aussi le seul endroit ou vous pourrez vous fondre dans la nature pour passer une nuit en camion discretement (17septembre je repete sa dois pas marcher le 15 aout)

Une autre info: des bus circulent depuis Rakovica et Prijeboj (les deux villes les plus proches au sud et au nord), il est possible de venir en bus et de ne pas payer le parking. Une fois sur place a pied, depuis le parking 1 remontez la route sur 100metres en direction du parking 2 (coeur du parc), vous remarquerez que la barriere qui cloture le parc s'arrete bien vite!!! il est alors trés facile de rentrer dans le parc gratuitement. Op, le plus beau parc de croatie gratuit!!!! Le pass de l'entrée vous donne toutefois acces aux navettes en bus et au ferry electrique pour vous déplacer plus vite dans le parc mais c'est tellement mieux a pied. Je vous recomande de ne pas utiliser les navettes en bus duquel on ne voit rien, le ferry electrique qui traversse le plus grand lac est lui en revanche sympa et romantique et evite 1h de marche.Meme en payant l'entrée vous n'avez acces au ferry et au bus qu'une seule fois chaquns.PRESQUE ILE DE PAG Trés beau point de vue sur ce site en regagnant la cote aprés Plitvice , en passant par Gospic. Longue ile trés fine et trés étirée, entierement pelée, pas de haut reliefs, surement le paradi des motos cross si c'est autorisé. Pas plus d'infos car nous n'y somme pas allé.NATINAL PARK DE RAKLENICA (Pas entré car mauvais temps et que l'on est radins) Encore une barriere ou il faut payer pour acceder a la montagne!!!! 40kunas par personne pour acceder a ce grand canyon gaciere qui a l'ai magnifique, surement un paradi pour rendonner, interdit de camper, ouvert 7h a 19h. Ici la montagne de 1700m d'altitude plonge directement dans la mer sur une dizaine de kilometres.C'est le royaume du calcaire touffus de quelques ilots de vegetation basse.VILLE DE NIN (juste avant Zadar) Minuscule ancienne citée médiévale au milieu des marais salants, particulierement calme. Les ruines des fortifications sont en renovation. Il n'y a vraiment pas grand chose a voir MAIS ce lieu m'a plu, coté baie des maisons a touristes font face a la mer avec un certain charme et authentisité.Proche de Zadar, Raklenica et de nombreuse iles c'est surement un endroit génial pour louer une maison pour une semaine de vacance en famille.ZADAR C'est une grande ville agréable.Grande rue principale trés commercante (boutiques a touristes, fringues, glaces et pizzas) Quelques sites archéologiques a ciel ouvert, de belles pierres et colonnes. Un long quai au bord de la mer ou des gens font des longeurs de natation. Les traces de la guerre sont ici relativement visibles, traces de balles sur de nombreuses facades notement.

Et alors la je recommande LE SPOT! Une dizaine de kilometres aprés Zadar en allant vers le sud et avant sukosan au bord de la route mais collé a la mer une longue bande de pin avec une piste au milieu. On peut ici facilement s'installer en camion (c'est d'ailleur l'un des seul endroits de croatie ou l'on était avec d'autres camions) a l'ombre des arbres et a quelques metres de la mer. Le spot se revele trés calme la nuit car trés peu de voiture qui passe finalement.KRKA NATIONAL PARK Une belle galere pour trouver;On s'éloigne en campagne en direction des cascades de Roski (roski slap).De vastes zones ont été dévastées par des incendies cet été.On traversse de grande étendues de vignes.Plus on s'enfonce dans les terres plus les traces de la guerre sont visibles;ennormement de ruines et de maisons abandonnées;il est d'ailleur marrant de lire sur nombreuses d'entres elle quelque chose comme "prodarje se" : a vendre... parfois il ne reste que quelques murs. On tente deux entrées du parc, la premiere a skradinski buk on tente de nous voler 100 kunas pour avoir le droit de garer le camion, c'est en fait le prix de l'entrée par personne au parc. On s'enfonce encore plus dans les terres en direction d'une deuxieme entrée du parc: roski slap, le lieu a l'air magnifique et trés bucolique la encore des agents du parc nous demandent imédiatement de payer pour profiter du site, nous descidons donc de partir.J'ai lu a plusieurs endroits que la ballade est agréable mais qu'il n'y a pas grand chose a voir pour le prix: a verifier.SIBENIK ET TROGIR Deux petites villes trés agréables.Pas trop de touristes a cette période et des coeurs historiques vraiment interressants a visiter.A Sibenik les détails des gravures sur l'église ( des visages de personnages de l'époque) sont vraiments bluffants de réalisme.Les minuscules rues sont passionnantes.Sibenik est un peu plus grand et interressant que Trogir. Trogir quant a elle est une place forte située sur une minuscule ile au milieu d'un bras de mer.L'ambiance y est agréable.Parking gratuit en dépassant la ville, passer sur le pont et tourner a gauche le long des bateaux.SPLIT Parking gratuit au stade ou a la piscine juste a coté et dans les immeubles en face. Split est une ville magnifique! Le coup de coeur de ma compagne! Essayer a tout prix de gagner les hauteurs au dessus du port et des ferry; une ruelle escarpée flanquée de larges marches vous ammene a un point de vue magnifique.C'est le quartier riche de Split, ici les maisons coutent une fortune et la vue sur la ville est totale. Visitez la vieille ville: le palais de Diocletien.C'est en fait tout le coeur historique de la ville, des petites ruelles, de vieilles batisses d'époque derriere les remparts.Les consos aux bars sont a un prix corect: 6euros trois cafés et deux thés.MAKARSKA RIVIERA C'est le nom de la route entre Split et Makarska.De loin la plus belle route cotiere que l'on ai vue en Croatie, les points de vues sont magnifiques.La route est aérienne, les criques s'enchainent sans etre toujours accessibles. Une route a emmprunter a tout prix.ILE DE BRAC Ferry depuis la ville de Makarska a Sumartin: 1heure, 33kunas par personne, on passe a pied pour faire l'ile en stop. Parking gratuit: Le LIDL aprés Makarska en allant vers le sud, 10min du centre a pied. Sur cette ile je suis seulement allé a Bol donc je n'ai pas eu une vision d'ensemble. Route impressionante Sur les 12kilometres qui descendent a Bol.Nous serons hebergé au funky donkey hostel une petite auberge de jeunesse trés trés cool que je recommande fortement, idéal pour rencontrer du monde dans la bonne ambiance, mais pas facile a trouver. Bol est agréable surtout la longue promenade ombragée qui menne a la plage triangulaire.Plusieures petites criques plus tranquilles que la grande plage mais plus ou moins occupées par les écoles de plongées.

VIDOVA GORA: C'est le nom du plus haut sommet de l'ile de Brac et de toutes les iles adriatiques(780m), le départ de la randonnée est bien indiqué au niveau du studenac (grande surface) a l'entrée de bol.Deux heures de montée agréable qui valent largement le coup, la vue est grandiose d'en haut, possibilité de monter en voiture mais je ne sais pas d'ou. Trés belle vue sur l'ile de Hvar.

PLAGE DE BOL: Sensé etre l'attraction principale de l'ile pour ceux qui cherchent le farniente.En fait bien plus petite que le laisse pensser les brochures touristiques la plage en forme de triangle mesure 400metres de coté et est peuplée d'une foret de pin au milieu du triangle.La bande de sable n'exede pas 50metres de large sur toute la longeur de la plage. A noter que ce n'est en aucun cas du sable fin mais de petits galets...certes trés petits mais c'est pas du sable! Une extrémitée de la plage est nudiste. Paradis du kite surf hors saison.BIOKOVO NATIONAL PARK (peu etre la route la plus impressionante et dangeureuse de Croatie) A Makarska vous trouverez un petit local au bout de la rue principale en direction de LIDLaprés les bars avec une carte du parc sur la facade, entrez c'est un point d'information ils donnent des cartes sommaire mais trés utiles( voir indispensables??)

Ce parc est tout simplement magnifique, L'entrée est située sur la N512 aprés Makarska.Une barriere bien indiquée vers 400metres d'altitude marque l'entrée du parc, une seule route de 23km s'éleve jusqu'a 1762metres; debut a l'ombre dans la foret puis trés rapidement la route se retréci et devient de plus en plus impressionnante, parfois plusieurs centaines de metres de vide sous le camion sans meme que les barrieres de sécurité soient permanentes, on arrive sur un magnifique plateau calcaire ou quelques paysans cultivent au fond des dolines de minuscules champs.On continue, la route devient carrement périlleuse, les alentours sont tellements accidentés que les chevaux préferent emprunter la route et froler les voitures en avancant droit sur vous.La route n'a plus qu'une voie avec des zones de dépassement tous les 300metres, on est souvent ammené a faire des marches arrieres plus ou moins risquées pour laisser passer les gens dans l'autre sens. Enfin les 3OO derniers metres de dénivelés sont completement fous, les épingles sont presques trop sérrées pour tourner en camion, des lacets tous les 300metres, la route est tracée dans une falaise calcaire. Arrivé au sommet la vue a 360degres est grandiose sur le parc et toute la cote, les nombreuses iles...D'ici on voit que le parc est une immense zone calcaire ultra valonnée; le décors est original et agréable.

Entrée 40kunas par personne si vous voulez monter avec la voiture.Je ne pense pas que sa soit possible de monter en campingcar; en camion L2H2 sa passe. Posibilitée rando: depuis le village de makar un sentier part dans la falaise et permet d'acceder a un point de vue a 1400m en moins de 3heures.La montée parait presque impossible a cet endroit mais pourtant si il y a bien un chemin.ILE DE HVAR Traverssée en ferry de Drevenik a Sicuraj, Chose trés rare en croatie le parking au fond du port est gratuit! (seulement hors saison??) Ferry 35minutes, 16kunas par pers a pied.

JELSA:Survol rapide de ce petit village touristique organisé autour d'une jolie baie et de deux autocamps, rien de bien passionnant...

STARI GRAD: Voila ce que je suis venu chercher ici!!Une magnifique petite ville autentique, de trés charmantes petites ruelles et le calme!!! Je suis presque seul a me promener dans le dédale de ruelle, les arbres fruitiers débordent de tous les jardins. Trés belle promenade le long du canal qui traversse toute la ville, de belles maisons colorées.

HVAR:La encore une superbe ville qui resemble a stari grad, placée sur une coline escarpée chaque ruelle est une imense rafale d'escalier. c'est plus grand que stari grad et il y a beaucoup plus de monde.Grande place trés touristique prés du port. La montée vers le fort est superbe, d'abord dans des ruelles puis dans un parc sympatiquement arboré. Entrée au fort 25kunas.

Sentier cotier Hvar==>Milna==>Dubovica:ENFIN un petit sentier de rando sympa qui longe la mer, agréable et varié.De belle criques surprises.DUBROVNIK "La perle de l'adriatique" Trés difficile de trouver une place de parking, une grosse partie des parcmetre ont un systeme d'abonement a carte ou par sms, la merde quand on veut payer en monnaie. Du coté du port le parking du Konzum est gratuit si vous faites des courses la bas, on choisi de se garer dans un petit quartier a 30min a pied du centre.

Commencez par visiter l'office de tourisme, ils proposent des pass pour les visites touristiques et les transports en communs qui peuvent etres interessants si vous etes la pour plusieurs jours ou en famille.(pass tourist permetant l'entrée au remparts et a plusieurs musés et les bus: 130kunas par pers, l'entrée des remparts est a 70kunas sans le pass)

Dubrovnik est passionnante, la vieille ville est trés belle, encore plus si vous avez le temps d'attendre la tombée de la nuit pour voir la ville éclairée.

Beau point de vue sur la ville "comme si vous etiez sur les remparts" en cherchant le musée marin, oui oui n'esitez pas a monter les escaliers c'est la haut.

La grande rue est bondée meme en octobre

Voila pour mon recit de voyage en Croatie

En résumé, de belles villes mais il faut pas etre radin, de beaux parcs nationaux, des belles iles malgrés l'aspect un peu répétitif du paysage, de belles criques mais pas tjrs propres.

Je suis pret a repondre a vos questions si besoin.

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Aristomakos 13 years ago · Groscaca
Itinéraire...VI: la Bulgarie (suite: 4 premiers jours)
Je reprends la suite de mon récit avec mon départ de Turquie, le samedi 5 août 2006.

Nous quittons le camping Atakoy, en parie une déception, vers 11h. On rejoint facilement l'autoroute pour Edirne et la frontière bulgare.

La route est belle et pas trop fréquentée. On arrive rapidment à un péage, où l'on doit prendre un ticket. Mais ça, on le comprend trop tard ! Voulant éviter les queues, nous prennons les files de gauche qui s'avèrent être des files avec abonnement, à l'image du "T" français.

Trop tard, on est déjà sur l'autoroute ! On verra bien la suite...🤪

On quitte l'autoroute avant Edirne, en direction du Nord et de la côte bulgare de la Mer Noire, afin d'aller se baigner un peu après quatre jours de visites à Istanbul.

On arrive au péage tellement craint. On me demande mon ticket, que je n'ai pas. J'essaie de baraguiner que je viens d'Istambul et que j'ai pris la file rapide. J'ai peu d'avoir une amende ou de payer le prix maximum alors qu'il me reste très peu de livres turques.

En fait, le Turc s'avère très compréhensif et ne pose aucun problème, je pays le pirx Istambul/sortie Kirklareli et se passe !

Qu'est-ce qu'ils sont sympas, ces Turcs ! Au cours de mon séjour en Turquie, il n'y a que dans les quartiers populaires d'Istambul et chez un vendeur à la sortie du grand bazar que je n'ai pas ressenti de sympathie.

La route vers le Nord est bonne, elle traverse rapidement Kirklareli, ville assez moderne sans grand intérêt, à ma connaissance.

Au-delà, ça se complique un peu.

Le paysage est très particulier : des petites collines sans arbre d'où émergent régulièrement des gros rochers (le paysage est très boisé côté bulgare). La route, assez étroite, sinueuse, est très peu fréquentée. Dire que c'est la seule liaison entre la turquie et l'est de la Bulgarie et la mer noire !

J'ai croisé quelques gros camions et une poignée de voitures.

Nous arrivon à Derekoy, petit vilage dont je connaissais le nom. En effet, c'est le nom offciel du poste frontière. Je l'ai retrouvé sur le passseport de mes parents, tamponné lorsque nous vinrent en Bulgarie en 1986.

Enfin, la turquie profonde, "anatolienne". Jusque là, la Turquie d'Europe me paraissait moderne. Ce village pauvre, isolé, est hors du temps. Je suis sûr qu'il n'a presque pas changé depuis 1986.

Vient ensuite la frontière même, quelques km après.

Nous dépenssons les dernières livres turques dans le resto de la frontière. c'est bon, copieux et pas cher ! Et le patron est très sympa. je leur laisse une carte de téléphone turque que j'ai à peine utilisée.

Je me rends ensuite à la douane. comme à l'allée, je ne vais pas avoir de chance. Il me faudra une heure pour passer !

Je fais la queue devant un bureau ("police"). On me tampone mon passeport; je prends mon véhicule et me rends à la barrière turque. C'est ok ! Non ! au dernier moment, le douanier turc me dit qu'il me manque un tampon. J'y retourne.

Je vais voir le douanier qui m'a mis le tampon. il me désigne un 2ème bureau ("custom") pour faire l'autre tampon.

Une nouvelle queue à subir : des bus entiers de Bulgares se rendant à Istanbul. J'en profite pour voir les photos affichées des saisies des douaniers turques, surtout de la drogue. Ils ont de quoi essayer de redorer leur image : il y a peu, des dizaines d'entre-eux ont été pris en flagrant délit de corruption par des caméras.

J'arrive devant le responsable qui me dit que je dois retourner au premier douanier !

Celui-ci me dit ensuite que je dois me rendre dans un 3ème bureau. j'y vais, le responsable me demande d'aller dans un 4ème bureau, celui du chef. Je frappe, personne ne répond, j'entends la TV à fond. Que fait-il ? Il arrive 10 minutes après, tranquillement.

Il me demande de retourner au deuxième bureau ! Argh ! Je commence à perdre patience. Mon amie attend dans la voiture.

Je dois refaire la queue devant les photos des saisies de drogue. Enfin, j'ai le tampon salvateur. Que je dois faire signer par le chef, en retournant au quatrième bureau...😕

Entre temps, il est reparti faire un tour, bien sûr, quel glandeur !

Il revient après 5 minutes et j'ai enfin le césame.

Je retourne à la barrière au moment où un bus bulgare arrive de l'autre côté. Je tends mon passeport 5 minutes avant qu'on me dise, enfin, c'est ok.

Ah, l'administration douanière turque ! Aucun d'entre-eux ne semblait savoir où je devais réellement me diriger. Cela m'a fait penser aux fonctionnaires romains dans la Astérix et la Zizanie 🤪 Visiblement, les touristes occidentaux ne devaient pas être nombreux à passer par ici.

On arrive côté bulgare. ça sera très rapide. Tout d'abord, cela n'a pas changé depuis 1986, désinfection des peneus obligatoire, on route dans un petit bassin. Bien sûr, c'est payant.

Des douaniers débonnaires me font ouvrir mon coffre. J'en profite pour montrer ma caisse de guides touristiques et surtout celui sur la Bulgaire, qu'ils feuillètent. Je me rappelle encore de ce douanier bulgare qui, en 1986, avait feuilleté mon livre de tous les pays (voir la discussion à ce sujet sur VF). Il voulait qu'on l'offre à ses enfants. mais j'y tenais trop !

Un douanier s'est amusé à identifier tous les autocollants de pays sur la lunette arrière de ma voiture : et il les a tous trouvés ! Cela m'a rappelé les douaniers des années 80, qui agissaient de même. A cette époque, c'était la mode de collectioner les autocollants des pays que l'on visitait, et de les coller sur la vitre ou le coffre. Aujourd'hui, je dois avoir la seule voiture de France a posséder des autocollants de pays ! 🤪. Mais franchement, cela me rappelle tellement cette bonne vieille période de mes voyages en Europe ! c'est pour cela que j'en suis fière, de mes autocollants !

Après avoir payé la taxe "vignette" bleue pour avoir le droit de rouler sur toutes les routes et autoroutes de Bulgarie, on quitte cette frontière, pour moi, mythique.

Et la suite est une surprise. Très vite, la route devient étroite. Difficile. Très habîmée. Albanaise, en quelques sortes !

Et cela va continuer...jusqu'à la fin ! Pauvre amortisseurs ! En fait, cette route très peu fréquentée, qui relie la frontière à Carevo, traverse un parc national (je me disais aussi que le paysage était beau et sauvage 😛). Sur ma carte Michelin Europe, c'est un gros trait rouge.

En réalité, c'est l'équivalent d'une mauvaise route départementale française. le revêtement n'a pas du être refait depuis 1986.

Par contre, qu'elle fut belle ! Le paysage, assez montagneux, est vert, boisé. Un peu trop ! Beaucoup de branches et de feuilles empiètent sur la route, étroite. Et un cheval, en pleine au milieu de la route, libre. Et un âne, et une charette !

On traverse un hameau constitué de vieilles maisons traditionnelles elles aussi hors du temps, ainsi que quelques villages équipés de pompe à essence, heureusement, je suis à sec ! Et le bulgare pompiste de me répondre en français, dans ce "trou" paumé !

Avec un 4x4, traverser ce parc national aurait été un plaisir. J'ai quand même chopé un clou dans mon pneu. je le trimballerai jusqu'en France, regonflant mon pneu tous les 300km !

Nous voyons enfin la mer, à Carevo. Et là, quel contraste ! Tout est neuf, moderne. la chaussée est excellente. En quelques mètres, on passe d'un monde (l'ancien) à un autre (le nouveau).

On remonte la route jusqu'à Sozopol. On passe devant plussieurs plages de sables fin et un hôtel de luxe gigantesque. le ton est donné, mais je le savais. Un tourisme de masse se développe dans certains secteurs de la côte pontique (=de la Mer noire).

On s'arrête peu avant Sozopol au camping Kavaci, conseillé par les guides. Il est vaste, assez bien équipé, et possède une magnifique plage de sable fin (mais les sanitaires sont déplorables 🏴‍☠️). On est venu pour cela, donc on se baigne.

Surprise, l'eau de la mer noire est peu salée ! je n'en avais pas le souvenir, mais c'est très net. Il y a pas mal de monde : Bulgares, touristes slaves, quelques occidentaux (on croisera 6 couples de français dans ce camping !). Contrairement aux Macédoniens, les Bulgares ne font pas la foire le soir.

Après une douche dans les sanitaires, sans porte et sans lumière, on sort à Sozopol.

Cette ville, ancienne colonie grecque antique (il n'en reste aucun vestige) est sise sur une presqu'ile rocheuse, un peu comme Madhia, en Tunisie. Les maisons tradiotionnelles du XIXe siècle ils sont encore assez nombresues. Mais que de monde le soir ! Des boutiques partout, une foule de touristes slaves. c'est à cette occasion que je constate que de nombreuses bulgares et slaves sont minces voire très mince, sans comparaison possible avec les ratios occidentaux. Il n'y a aucun fille enveloppée !

Nos resto conseillés sont complets. On en prend un autre, où on a pas l'habitude de recevoir des Occidentaux. Pour choisir, avec cette écriture cyrillique, c'est pas facile ! Finalement, la nouriture sera correcte mais pas fantastique (fruits de mer, soupe tatator, vin mavrud). Par contre le serveur nous ferra une très délicate attention : j'ai remarqué que la musique d'ambiance était franaçaise (Ginsbourg, Piaf) plusieurs fois de suite. Le serveur arrive et montre la sonno du doigt, faisant un sourir puis nous montrant du doigt. Je lui souris, faisant compendre que ça nous faisait plaisir. C'est à cette occasion que le "non, je ne regrette rien" m'a paru la plus belle chanson française de tous les temps.

Deuxième jour en Bulgarie

On profite de cette très belle plage de sable. Il y a pas mal de monde, surtout des slaves, les jeunesfilles étant souvent très mince voire squelettique, siens nus et en string. j'ai même vu courir une gamine de 5 ans....en string ! Quelle inconscience, ces parents !

La mer devient assez sale en milieu de journée. On quitte le camping pour Sozopol. On traverse la vieille ville jusqu'à son extrêmoté rocheuse. En face, côté sud, on aperçoit la ville moderne, elle aussi sur une presqu'ile rocheuse. La vielle ville possède encore un certain nombre de maisons bulgares traditionnelles, à encorbellement, mais l'ensemble n'est pas très spectaculaire.

Le soir, nous partons (tôt) au restaurant Neptune. Il faut s'y prendre tôt, car il est très demandé. Aidé demon guide vert Bulgarie que j'ai étudié sur la plage, je vais me faire un plasir de demander toutes les spécialités bulgares qui m'ont mis l'eau à la bouche: Tarator (soupe), Cesnova pitka (pain à l'ail), fil vreteno (filet de porc), saslik (brochette de poulet), targoviste (vin blanc doux)...Après un petit tour au café internet, retour au camping.

Troisième jour en Bulgarie

Matinée réservée à la baignade, lorsque le ciel s'assombrit. On reste tout de même sur la plage, pour lire et se baigner. la location de parasol est payante, mais on évite la personne responsable car, nous, on se biagne ! En fin de journée il commence à faire frais, ce 7 août. Des voisins suisses viennent discuter. Pour le diner, je vais dans unmarket à la sortie du camping, ce n'est pas cher du tout. Le soir, un couple de Français vient nous voir et s'installe pour bavarder, nous offrant du vin rouge. On reste 2 heures à parler d'Istanbul ou de la Bulgarie, de nos autres voyages...

Quatrième jour en Bulgarie

Après ces quelques jours de repos et de baignade (mais aussi de lessive !), on décide de commencer la route du retour, vers l'Ouest. On quitte Sozopol, puis nous passons par Bourgas. de là, la route vers l'Ouest (Sofia, Plovdiv) est bonne, mais étriote et très fréquentée, c'est une autoroute qu'il faudrait ! Résultat, les Bulgares dépassent comme des sauvages, à l'albanaise. Ils commencent à doubler même lorsqu'unn véhicule arrive vite en face. Résultat, sur une chaussée prévue pour 2 files, on double à trois fils ! Le centre de la chaussée est réservée à ceuxqui doublent. Et tout le monde fait ainsi, ceux qui doublent escomptent donc que l'ont se décale vers la droite pour les laisser passer. Il faut regarder partour. Et parfois ça freine subitement. Des gros camions nous double ! D'autres sont tellement lents (ils doivent dater des années 60) qu'ils nous obligent à les dépasser dans des contition dangereuses.

J'ai moi-même tenté un dépassement délicat : en haut d'une côte, deux voitures de ma file doublent un camion. Je les suis, j'ai le temps, le type en face est de l'autre côté, sur l'autre pente. Mais le véhicule doublé accélère ! Résultat, lorsque je suis à son niveau, le véhicule deface n'est qu'à quelques mètres de moi ! Imaginez l'angoisse ! Finalemnet, j'accélère, le type doublé a probablement ralenti et le type de face s'est décalé sur sa droite, je suis donc passé entre les deux véhicules ! (sur une voie prévue ppour deux véhicules de front). J'ai donc doublé "à la bulgare", mais qu'est-ce que je l'ai regretté ! Quels risques pour riens ! Je vous le déconseille fortement. Par la suite, j'ai pris des risques une 2e fois, pour doubler un gros camion lent, mais mon seul risque était de rentrer dans le derière du vehicule de devant qui venait de s'arreter !

Dans une station d'essence, un bulgare sympa me regonfle mes pneux (avec deux clous de plantées !).

A Stara Zagora, je prends enfin l'autoroute. Gratuite pour ceux qui ont la vignette bleue, donc pour tout le monde. Elle est très fluide, neuve, très belle. On arrive vite à Plovdiv, où on a prévu de s'arrêter.

On se perd dans les quartiers sud. On trouve difficilement la pension conseillée par le Routard. On laisse la voiture dans un parking gardé. La vieille bulgare qui s'occupe de la pension est francophone. Elle loue désormais deux chambres, mais les tarifs ont doublé ! La notre est assez grande, avec balcon, les meubles font vieillots, époque communiste, j'aime bien !

La salle de bain est propre mais particulière.

On va se promener dans les rues de Plovdiv. je le dis tout de suite, cette ville est magnifique, une des plus belle et intéressante du Sud Est de l'Europe. On arrive par la place de la poste, de type communiste, on y voit les vestiges du forum romain enfouis dans la végétation. On prend la rue principale, très animée, bordée de nombreuse boutiques, qui s'enfonce vers le centre historique. A son exrémité se trouve les vestiges d'un stade romain. L'aménagement est unique : on en voit qu'une petite partie, en très bonne état (marches), entouré d'un muret et de ruelles quelques mètres au-dessus. les immeubles alentours dominent ce "trou" où aparait ce stade antique. Des marches y conduisent. Je le croyais. En fait, elles mèenent à une salle de jeux en réseau situé un mètre ou deux au-dessus du stade antique ! Quel cadre pour ces ados bulgares !

A proximité se trouve une des plusvieille mosquée des Balkans, construite peu après la conquête ottomane (XIVe). Les murs extérieurs font "byzantins'. L'intérieur, accessible, est en pleine restauration. Une patisserie orientale moderne se trouve à gauche de l'entrée.

On poursuit notre chemin vers la vieille ville, en hauteur. On voit enfin les fameuses maisons baroquessu style renaissance bulgare du XIXe siècle. Les façades sont de toutes les couleurs. Toutes les maisons de cette vielle ville sont intéressantes. L'ensemble est homogène, bien préservé. Un vrai trésor architectural.
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Tokala 13 years ago · Lautet
L'ouest de la Crète (septembre 2005)
Bonjour à tous !

Etant donné que ce forum et tous ses participants m'ont m'ont l'air très actif, la moindre des choses est que je fasse à mon tour part de mon expérience. J'ai passé 15 jours en Crète en septembre 2005. J'ai choisi de limité mon circuit à l'ouest de l'ile, je voulait vraiment en profiter, et non pas courir tout le temps.

Paysages magnifiques, plages splendides, restau et tavernes très agréables : mes vacances furent excellente ! En voici un petit aperçu.

Tout d'abord, Hania, petite ville très sympathique, et y'a pas à dire mais manger dans l'une des nombreuses tavernes sur le port, face à la mer, ça a quand même son charme ! D'ailleurs, manger face à la mer, je ne m'en suis pas lassée, que ce soit près d'Hania, à Sougia ou à Paleochora !

En parlant de resto, on a vraiment très bien mangé en Crète. Et non seulement le plat commandé était très bon, mais en plus, au moment d'apporter l'adition, le serveur nous apportait quasiment à chaque fois un dessert (fruits ou gâteau) et une petite bouteille de raki offerts par la maison ! En plus, moi qui adore les chats, j'étais comblée : dans chaque resto je me faisait plein d'amis à pattes de velours qui venaient partager mon repas !

Le lac de Kournas et le petit village du même nom sont fort sympathiques pour passer une journée.

Les gorges de Samaria : journée fatigante, mais vraiment exceptionnelle ! La descente se fait tranquillement, en passant par des paysages magnifiques (le départ à Omalos m'a un peu fait penser au Yosemite NP en Californie). Seul regret : lorsque le chemin se ressert vers la fin, ça fait un peu heure de pointe dans le métro, il y a un monde fou... Mais à part ça, la descente vaut vraiment le coup, et le retour en bateau vers Hora Sfakion est bien agréable aussi.

Autre rando, moins longues, mais très agréable aussi : aller à Lissos depuis Sougia. On passe par une petite gorge, on arrive sur un plateau (très venté, mais au moins il ne fait pas trop chaud), et lorsqu'on arrive en haut, et qu'on surplombe le site de Lissos, la vue est vraiment exceptionnelle !

J'ai aussi visité la Grotte Agia Sophia, qui se situe pres de Topolia. Pour aller à la grotte, il faut monter un chemin qui part de la route (la route qui part de Paleochora pour rejoindre le nord-ouest de la Crète, en passant par Elos), juste après le tunel de Topolia. La grotte est assez grande, avec stalactites et stalagmites, et elle est interressante parcequ'elle était autrefois un lieu de culte. Et comme c'est en hauteur, la vue depuis l'entrée de la grotte est vraiment impresionnante !

Les plages de l'ouest sont magnifiques ! Falassarma, très calme, bien paisible, très agréable. La route descendant vers le sud en suivant la côté est splendide, et bien impressionnante aussi par moment ! Elafonissi... j'avoue avoir été un peu déçue... En venant de Paleochora, par la piste de montagne, on avait l'impression d'aller au bout du monde, alors forcément, quand à l'arrivée on se retrouve avec un tas de car de touristes, on trouve ça dommage... Mais il faut avouer que la mer y est magnifique, tellement claire qu'on pouvait voir les petits poissons sans même avoir besoin de mettre la tête sous l'eau !

Niveau plage, la plus belle à mon goût est celle de Gramvousa ! Enfin il ne faut pas y aller en se disant "je vais passer une journée tranquille à la plage, histoire de se reposer après Samaria". Il y a quand même 10km de piste (et 10km ça prend bien 3/4 d'heure vu la vitesse à laquelle on roule dessus pour éviter les cailloux, les trous, et les chèvres) et quand on croit enfin être arrivé, il y a encore une bonne marche à faire avant d'atteindre la plage ! Mais la, c'est vraiment sublime ! On a une vue sur le lagon absolument magnifique ! Et la mer est tellement belle ! Moi qui ne suis pas trop plage, j'aurai bien passé la journée entière ici !

Voila en gros ce qui me reste dans la tête une fois revenue dans la grisaille parisienne... En tous cas, si vous avez la moindre question, n'hésitez pas, si je peux répondre, ce sera avec plaisir !

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Complément d'info pour les Gorges de Samaria : J'ai descendu les gorges de Samaria en setembre 2005, voici comment s'est déroulé la journée. Pour le retour, j'ai pris le bateau vers Hora Sfakion, mais un autre bateau part vers Sougia...

On était à l'hôtel Yakhintos qui était vraiment bien. Tout proche d'Hania (mais il fallait qd même prendre la voiture pour y aller, 3 km), calme, personnel aaccueillant, bon petit dej, et juste à côté de la plage !

Départ de la gare routière de Hania à 8h30 (oui, on est pas des leves-tot, on a pas eu le courage de prendre la bus de 7h30 et encore moins celui de 6h15 !) 11 euros pour le trajet, bien garder son ticket, il servira pour le retour.

Apres un parcours dans les routes de montagne, arrivée à Omalos et départ pour les gorges vers 9h45 (5 euros pour acceder au parc)

Ca descent, donc ce n'est pas difficile physiquement (moi qui suis essouflée en montant 4 étages à pieds, j'ai fait la rando sans problème) Il y a réguilèrement des points d'eau (une bouteille d'une litre nous a suffit pour toute la descente, on la remplissait régulièrement) et des toilettes. Par contre, prevoir un pique-nique, ça coupe la journée, ça permet de faire une pause, et ça redonne des forces pour la suite !

A l'arrivée des gorges, il y a un petit village avec tavernes pour boire un verre de jus d'orange bien frais, ça fait du bien avant de repartir.

Le bateau (5, 50 euros) part à 18h en direction de Hora Sfakion, encore de belles photos à prendre sur le trajet !

Et à l'arrivée du bateau, un bus nous rammenne à Hania (pas de panique, le bus n'a pas d'horaire trop fixe, il attend l'arrivée du bateau)

Franchement, la journée est longue, mais ça faut le coup !

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PS : le site http://www.vie-en-crete.com/ et le forum du site http://www.ile-de-crete.com/ m'ont vraiment beaucoup aidés pour la préparation de mon voyage.

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MI
Minala 13 years ago · Kyro
Croatie avec échapées dans d'autres pays d'ex-Yougoslavie
Description du sejour :ex pays de la yougoslavie, la croatie presente trois secteurs tres distincts. la peninsule d'istrie, la cote dalmate avec la province de dubrovnik separée par le bras d'acces a la mer de la bosnie, et la partie continentale.

la cote croate se caracterise par la centaine d'iles qui la borde. c'est une cote rocheuse, la montagne arrivant directement dans l'adriatique. ne chercher pas les immenses plages de sable il n'y en a pas, mais la beautee est partout a chaques detour de la route. si vous voulez vous baigner dans les eaux limpides de ce pays n'oubliez pas les sandales platiques.

en croatie il faut de bonnes chaussures partout pour pouvoir profiter de ses parcs superbes de son patrimoine exeptionel (des villes toutes plus belles les unes que les autres, mais pour cela il va vous faloire marcher et le pays n'est pas plat!

des secteurs entiers dans des campagnes reculees portent encore les stigmates du dernier conflit.

les gens de ce pays sont extremement serviables, par deux fois ayant besoin de monnaie pour payer le stationement, il m'a été payé par des croates me disant que tout allait bien. demandant notre chemin , la personne ne sachant pas s'est mis a telephonner un peu partout pour essayer d'avoir notre renseignement. et j'oublie probablement pleins d'autres exemples.

eviter si vous le pouvez l'été il y a enormement de monde et les routes ne sont pas adaptées occasionant d'enormes bouchons., de plus il faisait dejas tres chaud au mois de mai alors l'été...

sur la route n'oubliez pas de respecter le code (meme si les croates ne le font pas vraiment) la police vous demandera de vous acquiter de votre pv immediatement (n'est ce pas jofaro)

la nouriture est delicieuse, fraiche. pas de varieté dans les poissons mais il viennent d'etre pecher.

vous trouverez des chambres a louer un peu partout

nous avions opté pour le camping et mis a part le premier, tous prenaient les camping cheques

http://www.campingcheque.fr/

pour preparer ce voyage j'ai largement utilisé les albums des membres de vacanceo dejas en ligne, et plus particulierement les carnets de vancouver et nicoviet, je les remercie pour le partage.

pour les camping j'ai utilisé ce site

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/

si vous avez un camping car prevoyez un velo ou un scooter vous aurez des dificultees pour vous garer en centre villes ou se trouve les points interessants

le camping sauvage est strictement interdit en croatie

DESCRIPTION DU VOYAGE

jour 1 nous sommes partis avec notre voiture, de gap il nous a fallu 10h pour arrver au camping orsera a vrsar ou nous devions passer les trois premieres nuits

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/istrie/camping-orsera-105181/

jour 2 apres un arret au fjord de lim nous sommes partis pour pula ou nous avons fait une breve visite car beaucoup de dificultees pour le stationement nous avons continué sur la pointe de kamenjack lieux ou vous pouvez faire des ballades a pied ou en velo, un vrai regal; nous y avons mangé au safari bar endroit tres sympa que je vous recommande. puis nous somme revenu sur rovinj que nous avons beaucoup aimé deuxieme nuit a vrsar

jour 3 nous n'avons fait qu'un village de la route des village perchés, celui de groznjan puis retour sur la cote pour la visite de porec en fin d'apres midi visite du village de vrsar en partant a pied du camping troisieme nuit a vrsar

jour 4 route pour rejoindre la cote dalmate. nous avions prevu une etape apres riijeka mais etant encore tot dans la journee nous avons préféré continuer sur zadar afin d'y consacrer plus de temps 2 nuit au camping peros a zaton ou nous avons fait la connaissance de jofaro

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/zadar/autocamp-peros-113270/

jour 5 visite de nin puis nous roulons jusque l'ile de pag, nous n'allons pas plus loin ayant peur de manquer d'essence visite de zadar avant d'aller vagabonder sur la cote deuxieme nuit au camping peros

jour 6 nous rejoignons sibenik ou nous nous installons pour deux nuits au camping solaris

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/%8aibenik/camping-solaris-101020/

l'apres midi nous partons visiter sibenik

jour 7 parc de krka, avant le depart j'avais entendu dire si vous allez a plivic inutile d'aller a krka et bien je ne suis pas d'accord ce parc est superbe diferent de plivic et si vous avez le temps prenez le temps d'aller visiter les parties hautes du parc deuxieme nuit au camping solaris

jour8 split n'est pas loin mais nous choississons tout de meme de changer de camping afin de ne pas faire trop de navettes; larret a primosten charmant petit village puis a trogir trop de monde pour manger a trogir comme nous avions prevu nous allons donc jusqu'au camping storbec a split ou nous avons la plaisir de retrouver jofaro

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/split-dalmatie/camping-stobrec-split-117869/

apres midi, visite de split

jour 9 route pour dubrovnik apres avoir visiter le camping kate qui ne nous plait pas nous nous instalons au camping solitudo pour deux nuits

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/dubrovnik-neretva/camping-camping-solitudo-105275/

apres midi visite de dubrovnik visite des remparts en fin d'apres midi, je vous recomande d'y aller tot la matin ou en fin de journee a cause de la chaleure

jour 10 petit tour au montnegro abolument pas preparé je ne savais meme pas quelle etait la monaie nous sommes alles jusque kotor atention si vous etes en voiture vous devrez vous aquiter d'une taxe ecologique a la frontiere. retour au camping solitudo

jour 11 nous boulversons notre programe; nous demontons la tente avec dans l'iddee de visiter la presqu'ile de peljesac avec ses huitres et son vin reputés pyis continuer jusqu'au plus pres de la frontiere de bosnie; nous decidons de ne pas choisir le camping et de prendre le premier venu; nous le trouverons dans le delta de la meretva, un camping completement a l'abandon mais pleins de charme ou nous avons l'impression de faire du camping sauvage . nous y trouvons la seule plage de sable que nous ayons vu en croatie mais pa tres propre. un petit coin de paradi tout de meme ce camping n'as pas de lien internet et ne prend pas non plus les camping cheques.

jour 12 bosnie herzegovine chute da kravica bagaj mostar un coup de coeur pour ce pays ou du moin la partie herzegovine que nous avons vue. nuit a mostar dans la pension rose (beaucoup de chambres a mostar et je vous recommande 'y passer une soiree ou l'ambiance devient plus intime la journee etant envahie de touristes

http://reservations.bookhostels.com/chambramie.com/hostel.php?HostelNumber=19791

jour 13 retour en croatie et route pour plivic par la montagne instalation pour deux nuits au camping korana

http://www.eurocampings.fr/fr/europe/croatie/karlovac/autocamp-korana-105229/

jour 14 parc de plivic

jour 15 retour

diaporamas en musique

istrie

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5082.php

la cote dalmate

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5382.php

les parcs de la krka et de plivic

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_5377.php

bosnie herzegovine

http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4937.php
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YU
Yuna1207 14 years ago · Sarah31
Récit détaillé de quelques jours à Istanbul
Bonjour à tous!

Je reviens de 6 jours à Istanbul (mais seulement 4 jours entiers pour visiter la ville) et je me suis dit que ça pouvait peut-être en intéresser certains de savoir ce que l'on peut faire où , quoi, quand, comment et à quel prix en 4 jours dans cette ville, donc j'ai décidé de vous raconter mon voyage :) ! Bon par contre, je suis désolée pour l'orthographe erronée des noms turcs, je n'ai pas changé mon clavier donc les caractères typiquement turcs ne sont pas repris.

Jeudi 30 décembre 2010

Arrivée à l'aéroport international Atatürk fin vers 16h00, on prend le métro et le tram (ça nous a quand même pris une heure, tram et métro pas très rapide :p) pour se rendre dans notre auberge, Stray cat hostel (http://straycat-hostel.blogspot.com/2010/04/how-to-find-us.html) mais pas de bol, le gars a oublié de compter notre réservation et nous envoie dans un hotel miteux en nous répétant bien qu'il payait pour nous. On accepte, après tout ce n'est que pour 3 jours et on ne cherche pas le grand luxe (et puis faut voir le bont côté des choses, on a économisé 3 nuits :), on pourra s'offrir qlq extras! ). Finalement au moment de payer, de retour au stray cat pour les deux dernières nuits, le gars nous demande de tout payer en expliquant qu'il ne payait que le supplément de l'hotel précédent... Mais en expliquant que c'était vraiment un hotel pourri il a été gentil et a abandonné l'idée de nous faire payer ces 3 premières nuits :) ! LE stray cat est chouette, il y a 3 chats qui restent tjs ds la pièce principale et sont très affectueux (au cas où certains seraient allergiques :p ), c'est propre et joliment décoré et ça ne coute pas cher (on a pay 14,5 la nuit pour une chambre double et salle de bain partagée)

Vendredi 31 décembre 2010

Tour et pont de Galata (aller à la tour un peu avant midi ainsi tu entendras ts les muezzins de la ville faire l’appel de la prière ensemble) À Beyoglu on a pris un mini bateau de pêcheur pour aller jusqu’à Eminönü, qlq minutes de traversée pour 1,25 TL, c est plus marrant que le tram! Visite de la Yeni Camii (Nouvelle Mosquée), on ne peut pas la louper, c est la première que l’on voit devant soit en arrivant à Eminönü. Arrêt à la gare de Sirkeci, pour voir le joli petit batiment de style néomauresque qu’est l’ancienne gare de l’Orient Express!

Direction Ortaköy pour un restaurant le long du bosphore pour ensuite assister au feu d’artifice.

Samedi 01 janvier 2011

Tram vers Zeytinburnu pour rejoindre le quartier de Sultanahmet (arrêt Gülhane pour Topkapi). Topkapi : 20 TL par personne et 20TL en plus à l’intérieur pour voir le harem!!! On ne l’a pas fait, on n’a pas spécialement apprécié le palais (il est pas laid c est sûr mais il est pas magnifique non plus ). Compter 1h30/2h00. À pied vers Sainte Sophie (ou en tram à l’arrêt Sultanahmet) : 20TL l’entrée, mais c’est très beau, on peut monter à l’étage aussi. On y est resté une heure en prenant bien notre temps ! Visite de la Sultanahmet Camii (Mosquée Bleue) mais pas de chance c etait l’heure de la prière donc on n’ a pas pu rentrer dedans! On a continué à se promener dans sultanahmet mais du côté vraiment pas touristique du tout pour trouver un vendeur de çig köfte! On a finit par le trouver alleluia! C’est trop bon! ( l’adresse se trouve plus bas!)

Dimanche 02 janvier 2011

Tout est mort le dimanche, énormément de magasins fermés, même le grand bazaar l’était! On est retourné à Sultanahmet pour visiter la Mosquée Bleue vu qu’hier on n’avait pas pu, en se promenant on est tombé sur le Arasta bazaar qui est devenu un truc pour touriste et qui est minuscule donc ça sert à rien d’y aller, mais en continuant plus loin on est arrivé à la küçük ayasofia (la petite Sainte Sophie), une mignonne petite mosquée! Après ça on s’est à nouveau enfoncé dans les petites ruelles et on est tombé sur un marché aux puces, on a pu voir de vieilles maisons en bois typiques et s’imprégner de la vraie atmosphère turque. A faire, s’est ainsi qu’on apprécie le plus Istanbul! C’est ainsi qu’on a fini par arriver au Spice Bazaar ou bazaar egyptien. Encore une grosse arnaque pour les touristes, faire gaffe aux prix donc qui sont clairement trop élevés! L’endroit par lequel on a commencé le spice bazaar était encore assez intact, on a donc pu marché sans problème et obtenir 6 petits verres à thé avec les coupelles pour 5TL au lieu de 25-30TL dans les zones touristiques... Idem pour le thé, on l’a eu à 7 TL les 500Gr au lieu des 40TL le kg... On est remonté jusqu’à la Sülemanye Camii (Mosquée de Solimane) et ensuite l’aqueduc de Valens (qui n’en vaut pas la peine, on voit pratiquement rien et on sait pas prendre de photos vu qu’il est en plein sur la chaussée (les voitures passent en dessous) ).

On est redescendu vers Sultanahmet pour aller visiter la citerne basilique (vu qu’il fait vite noire et que la citerne n’est pas un monument qu’il faut voir en plein jour, autant la garder pour la fin de journée (ça ferme à 18 heures mais tu la visites en 1/2h facile!) ) . 10TL l’entrée

Lundi 03 janvier 2011

Vapür (1,75 TL/1,65 si on a le AKBIL) que l’on prend à Eminönü (on a voulu le prendre à galata comme indiqué sur notre carte mais apparemment c est pas possible!) pour aller sur la rive asiatique, à üsküdar. Traversée de 15 min environ. Pas grand chose de vraiment intéressant faut bien l’avouer... on s’est promené et on est tombé sur un petit marché de poissons, légumes, céréales près du grand bâtiment YÖRE (demande aux gens le marché, ils te l’indiqueront tout de suite ). On a ensuite longé le bosphore pour voir la Maiden Tower/Leander’s Tower/ kiz kulesi/ Tour de Léandre. Apparemment on peut y aller pour avoir un panorama 360° sur tout Istanbul. On ne l’a pas fait vu q’il pleuvait ce jour-là ça servait à rien. On a repris le vapür jusqu’à Eminönü et de là on a marché jusqu’au grand bazaar. Pas vraiment intéressant, y a que des touristes prêt à cracher toute leurs thunes pour presque rien donc forcément les prix augmentent vite et les vendeur ne veulent même plus marchander et t’envoient pratiquement balader sachant que si on n’achète rien les 10 prochains le feront eux! On y est restés une heure, juste pour voir quels genre de bibelots made in China ils pouvaient bien oser vendre sous l’appelation “artisanat local” et à quel prix. Ce qui est sûrement le plus marrant quand toi t’as acheté les mêmes trucs pour 10x moins :D !

Mardi 04 janvier 2011

Arrêt aux environs de Sultanahmet, station de tram çemberlitas pour retrouver les caravansérails. Y en tout plein dissimulés un peu partout, mais peu en bon état, on en n’a pas vu en fait! Celui d’argent (Silver han en turc) semble l’être mais on ne l’a pas trouvé. Chaque fois que tu vois “han” quelque part c’est qu’il y a un caravansérail! Meme s’il ne sont pas tjs en bon état c est chouette d’y aller, c est aussi une atmosphère particulière et dans certains t’auras la chance de voir des artistants au travail. Petit crochet par la mosquée Rustem Pasa, petite mais jolie!

Nourriture!

Faut absolument goûter le çiköfte, plat le plus typique au gôut incomparable. On en a mangé du très bon dans la rue menant à la petite Sainte Sophie (en sortant de là, à gauche, première rue en face, à droite : rue sehit mehmetpasa “Tuana çig köfte) 1,5 TL le durum de cig köfte, et le gars est super sympa et tout content de voir des touristes! Manger du poisson grillé à Eminönü (balik ekmek), ça coûte 3-4 TL pour un sandwich. Attention, ils utilisent de la “sauce de citron” mais rien à voir avec le jus de citron, ça a plutôt un goût de savon, donc tester avant d’en mettre plein sur le poisson :p !

Pide = équivalent de la pitta chez nous ou alors sorte de pizza allongée avec tout et n’importe quoi dessus.

Ayran = yahourt salé liquide qu’ils adorent et boivent avec tout. Perso, j’ai du mal je trouve ça super écoeurant, mais c’est une expérience culinaire :-) !

Kokoreç : pour les curieux, attention c’est un mélange de boyaux et d’abats :D !

Lahmaçun: la pizza turc. Très fine pâte, très épicée, délicieux! On en mangé ds un menu pour 5TL (2 lahmaçun, une entrée et un Ayran) chez Hayri Usta Kazançi Yokusu,31 (quartier de Taksim) (descendre en tram à la station findikli et prendre la rue plus ou moins en face de la station, la Mebusan yokusu et monter, c est ds le haut à votre droite). Le patron est super sympa et offre du thé, du pain turc, ...!

La glace turque est spéciale aussi, plus épaisse et élastique que la glace normale mais super bonne!

Kumpir : grosse pomme de terre que tu remplis de ce que tu veux, on n’a pas goûter finalement mais paraît que c’est très bon!

Börek: morceau de viande ds de la pâte feuilletée.

Köfte: boulettes de viande

Tavuk : poulet

Balik : poisson

En général, si on évite les coins touristiques, on mange un snack (durum, kebap, ...) pour 8-10TL à deux personnes 2 boissons comprises!

Divers

Le métro, tram, tünel, bus coute 1,75 TL le trajet et il n'y a jamais de correspondance donc faut toujours repayer un ticket quand on change de véhicule. Pas de validité d'une heure par exemple comme dans bcp d'autres villes... On peut "louer" un akbil pour 6TL (qu'on nous rend donc quand on va le reporter) et mettre la somme que l'on veut dessus. L'avantage n'est pas énorme, 1,65TL le trajet et si vous prenez le tram plusieurs fois sur une même heure il semblerait qu'il ne décompte plus que 0,85TL.

Perso, on s'est débrouillé avec le tram seulement, et on a pas mal marché car les transports en commun reviennent vite cher!

Faites toujours bien attention à votre sac et surtout quand vous allez chercher de l'argent à un distributeur... On ne voit pas toujours les gens tout pres de nous qui lorgnent sur le clavier (qui n'est pas protégé des regards indiscrets) pour voir notre code. C'est comme ça qu'on s'est fait suivre pendant 15-20 min par un type louche...

En résumé, pour vraiment ressentir l'atmosphère de la ville, s'imprégner de cette culture passionnante qu'est celle de la Turquie et vivre de chouettes moments, prenez le temps de sortir des sentiers battus, perdez-vous dans les dédales de petits ruelles où n'osent généralement pas s'aventurer les touristes!

Voilà, je pense avoir tout dit, mais si vous avez des questions n'hésitez-pas,

Bon voyage :-) !
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TO
Tokala 14 years ago
L'insouciance des vacances à Chypre (avril 2012)
Envie de soleil, envie de repos, envie de farniente au bord de la mer... Ajoutons à ces critères une envie de ne pas aller trop loin, d'y aller avec un vol direct, et ne ne pas avoir de décalage horaire...

C'est comme ça que nous décidons d'aller à Chypre, magnifique île ensoleillée en Méditerranée !

Le récit avec photos est disponible ICI

(spéciale dédicace à masterpo, Chypre est un pays chaud, ensoleillé, avec plein de chats 😉 )

* ******************* L'avion Vol direct Paris GCD - Larnaca sur Cyprus Airways, très bonne compagnie je trouve.

Les hotels Larnaca : Alkisti City Hotel Très bien situé sur la place de l'église Saint Lazare, très agréable avec son petit balcon ! Latchi : Aphrodite Beach Hotel Excellent accueil, délicieux petit déjeuner pris en terrasse au soleil devant la mer, grande chambre, calme... Vraiment un très bon choix pour 5 nuits reposantes ! Demandez une chambre avec vue sur la mer, c'est encore plus agréable !

Les restaurants Nous avons choisi beaucoup de restaurants non pas pour la qualité de leur cuisine mains plutôt pour leur emplacement. Je n'en cite donc que deux, ceux dans lesquels nous avons vraiment bien mangé ! Le premier ne paye pas de mine. Il se trouve au pied du Château de Kolossi. Nous y avons mangé d'excellentes côtes de porcs cuites au barbecue rien que pour nous, avec un grand jus d'orange fraîchement pressé, et des fruits offerts en dessert. Accueil très sympathique. Le second est un restaurant de poissons à Polis : Arsinoe's Fish Tavern. Fils de pécheur, le patron, très accueillant, nous sert de délicieux plats de poissons et autres crustacés, un régal !

* ******************* Nous sommes arrivés, et nous sommes repartis, de Larnaca. Le centre ville, avec la magnifique église Saint Lazare, et le bord de mer, avec le port, sont vraiment très agréables.

Nous avons passé 5 jours à Latchi, dans l'ouest de l'île, et nous avons visité Chypre à partir de là (voiture de location nécessaire)

Akamas La péninsule d'Akamas est vraiment une région magnifique ! Encore sauvage, très colorée au printemps avec l'éclosion des fleurs, dominant la mer d'un beau bleu profond, c'est l'endroit rêvé pour passer nos vacances ! Nous nous sommes promené le long de la mer en passant par les Bains d'Aphrodite. Nous avons également fait une très belle balade dans les Gorges d'Avakas.

Le Rocher d'Aphrodite Le site mérite une visite au coucher du soleil !

Les Monts Troodos Nous avons passé une journée dans les Mont Troodos pour découvrir, outre la neige au sommet, le Monastère de Kykkos, le joli village d'Omodos (où nous avons découvert la comandaria), et la cascade Kalidonia lors d'une jolie promenade.

Sites antiques Nous avons visité le site de Kourion, près de Limasol. Le site est très beau, et le cadre, juste devant la mer, l'est tout autant ! Non loin de là, nous visitons le château de Kolossi, très massif et assez impressionant. Toujours dans la même région, nous avons rendu visite aux petits pensionnaires du monastère Saint Nicolas des Chats.

A Pafos, nous visitons les mosaïques romaines de Nea Pafos, vraiment très belles.

Pâque Orthodoxe Nous avions choisi d'aller à Chypre en avril, au moment de la Pâque Orthodoxe. Nous avons ainsi pu assister à la messe de minuit dans l'église de Polis, et participer aux jeux et festivités organisés pour l'occasion dans le petit village de Neo Chorio !

Vivement les prochaines vacances !
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JA
Jacou0109 14 years ago · Norach
Compte rendu d’un séjour de dix-neuf jours en septembre 2011 sur l’île de Thassos et Lemnos/Limnos (Grèce)
05/09 Arrivée à Salonique du vol Easyjet à 9h15 en provenance de Bâle ; 23° ciel bleu, nous prenons le bus 78 (0,80€) qui nous emmène en 1h à la stations de bus où nous attendrons 45mn le bus pour Kavala (il y en a presque toutes les heures, express ou omnibus). Il nous faudra 2h40 (c’est un omnibus) pour rejoindre Kavala. Du terminal de bus de Kavala il faut contourner le port (15 mn à pied) pour atteindre la zone où s’arrêtent les ferries. Nous avons 1h1/2 pour visiter rapidement la ville. Nous laissons nos bagages à la consigne du port (50 cts par bagage pour 3h) et allons nous concentrer sur la partie ancienne de la ville qui domine le port avec l’Imaret, beau bâtiment de l’époque turque, de même pour la maison de Méhmet Ali (vice-roi de l’Egypte) et de l’église d’où la vue sur la ville est magnifique. Nous prenons le 1er ferry en partance pour Thassos, celui de 16h va à Skala Prinos (d’autres plus rarement vont de Kavala à Limena la capitale). Au bout de 1h30 nous arrivons à S. Prinos, le bus (2.8€ pp) nous attend et nous emmène à Limenas (Thasos –ville) où nous nous installons pour 5 jours. 6/9 Limenas est une petite ville agréable : elle dispose de deux plages situées de part et d’autres des ports de pêche et de celui des ferries ainsi que des curiosités antiques (quelques sites parsemés en ville). C’est une ville touristique et de ce fait le front de mer est colonisé par les restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs de fringues, etc. C’est un tourisme essentiellement originaire des Balkans : Serbie, Roumanie, Bulgarie, un tourisme plutôt de classes moyennes. Les plus beaux coins de Limena, à mon avis sont : - le petit port de pêche et les maisons qui l’encadrent - la petite chapelle sur le promontoire qui se situe après le port de pêche vers l’Est - le théâtre sur l’acropole (superbe vue sur la ville) et les restes des murailles médiévales qui se visitent à partir d’un chemin qui débute près du port ou près de la petite chapelle perchée. 7/9 Avons pris le bus pour Panagia qui est un beau village de montagne caractéristique avec ses toits de lauzes. De là nous sommes descendus à pied (1h) par la route vers Skala Panagia et avons longé la mer jusqu’à Skala Potamia. Si la descente de Panagia à S. Panagia est agréable, rien de bien exaltant à voir le long de la plage, c’est une succession de bars, restaurants, studios et hôtels, les transats envahissent la plage de sable (au nom typiquement grec de « Golden Beach) mais ils sont à 90% vides. 8/9 Sommes allés nous promener et baigner sur les plages situés au Nord de Limena, celle de Mysteri (à 30mn du centre ville) à laquelle on accède par un chemin qui part de la route principale est très belle. 9/9 Prenons le bus qui nous emmène à Potos où nous allons passer quelques jours pour découvrir l’autre moitié de l’île. Nous logeons en pleine ville dans une petite maison dans une ruelle calme à 5 mn de la plage. Potos est un gros village exclusivement tourné vers le tourisme et qui bénéficie de belles plages de sable de part et d’autres du port. 10/09 Nous prenons le bus pour le village de montagne de Théologos ; beau village de montagne aux belles maisons de pierre. De là nous redescendons à pied (2h45mn) en empruntant une piste qui redescend vers Potos et démarre près de l’église St-Georges à l’entrée du village puis continue en passant près du hameau de Mantaloudi et par les sites antiques de Larnaki et de Kastri (rien à voir). A une intersection près le chemin est facile à suivre et offre de belles possibilités de « maraude » avec tous les figuiers abandonnés et chargés qui ombragent le chemin. 11/09 Nous prenons le bus pour Limenaria (ville proche de 4 km) où il n’y a pas grand-chose à voir se ce n’est la grande villa construite sur le promontoire par une société allemande au début du siècle. Par contre un beau chemin complètement dallé (quel luxe !) permet de rejoindre Potos sans passer par la route. 12/09 Nous partons en bus pour Alyki, hameau au bord d’une très belle plage de sable abritée dans une belle anse. Au bout d’un petit promontoire on peut voir et visiter une antique carrière de marbre ainsi que les restes d’un site antique. C’est à notre avis un des plus beaux endroits de l’île. Nous revenons à pied par la route et reprenons le bus à la hauteur du monastère Archangelou (pas eu le temps de le visiter). 13/09 au bout de la plage Sud-Est de Potos un chemin grimpe jusqu’à une petite chapelle comme on en trouve des centaines en Grèce ménageant une belle vue sur le village. De là un chemin continue et permet d’aller jusqu’au bout du promontoire, belle vue au coucher du soleil. 14/09 Bus jusqu’à Skala Sotiras sur la côte un peu plus au Nord de Potos. De là nous montons à pied (1h) par la route jusqu’au village perché de Sotiras à moitié abandonné mais dont quelques maisons on été réhabilitées par des étrangers. Belle vue sur la côte. 15/09 Départ de Potos pour Skala Prinou (30mn) d’où nous prenons le ferry pour Kavala (1h10mn). 1h30 plus tard nous prenons le ferry de la Cie NEL pour l’île de Lemnos (4h40mn et 17€ pp), la vision du mont Athos à tribord au coucher du soleil est magnifique. A l’arrivée du bateau à Myrina la capitale de l’île, on nous propose un studio en ville, proposition que nous acceptons sans trop discuter vu l’heure, même si ce n’est pas terrible. Excellent repas par contre à la taverne qui donne sur la plage de Riha Nera, c’est le genre de taverne que nous aimons bien où on peut encore aller en cuisine et soulever les couvercles pour juger sur pièces, de plus les prix y sont restés assez corrects (3 plats bien servis et ¼ de vin pour 19€, dessert offert). 16/09 et 17/09 Nous changeons de « crèmerie » et allons nous installer dans un hôtel récent avec des studios tout équipés ( cuisine, AC, terrasse) pour à peine plus cher que la chambre de cette nuit (40€ au lieu de 30€). Baignade à la plage toute proche de Riha Nera : mer calme et chaude malgré un vent assez violent. Visite de la vieille ville avec ses belles maisons qui rappellent son passé turc d’il y a un siècle. De la citadelle (kastro) bien conservée, superbe vue sur la ville et les environs, on y croise de plus des hardes de daims. 18/09 au 20/09 Nos louons une voiture (25€ par jour) pour 2 jours pour visiter l’île car les moyens de transport collectif sont quasi inexistants. De ce tour de l’île voilà les points à retenir, à notre avis. - Le site antique d’Ifaistias et son très vieux théâtre, - le site de Kavirio est plus intéressant de par sa situation en bord de mer que par les quelques pierres qui restent. Le village de Kontopouli est un beau village typique de Lemnos avec ses tavernes où il fait bon manger à la grecque. C’est ici que nous verrons une famille de viticulteur fouler traditionnellement aux pieds le raisin. Dernier arrêt à Moudros, lieu historique lié à a 1re guerre mondiale : rien de spécial à voir. La route qui part de Myrina vers Kaspakas est très belle et traverse une région plus montagneuse où alternent les zones cultivées (vigne et céréales) et les zones de pacage pour les chèvres et moutons. Les dunes de Gomati sont une des curiosités de cette partie Nord de l’île mais rien d’extraordinaire. Kontias est également un beau village qui possède quelques belles maisons anciennes. 21/09 Départ retardé à 12h (au lieu de 9h) pour le ferry qui va nous ramener à Kavala. 1er jour gris et couvert, la traversée sera houleuse et orageuse avec un ciel noir plein d’éclairs. Arrivés à Kavala nous rejoignons à pied la station de bus d’où partent des bus pour Salonique toutes les heures. A 18h nous partons, toujours sous la pluie et arriverons à Salonique peu avant 21h. De la station nous prenons un bus urbain (n°8) qui nous laisse à 3mn à pied de l’hôtel réservé par Booking rue Egnata. Pour calmer notre faim nous allons dîner d’excellents giros au resto le plus proche. 22/09 Découverte de Salonique et de ses principaux monuments : l’arc de Galère, la Rotonde, l’église Aghia Sophia, le musée de la civilisation byzantine (très beau) la tour blanche. Une mention spéciale pour le quartier du marché avec son ambiance très levantine. Cris oblige nous y verrons une manif de lycéens . Conclusion générale Prix Les prix des chambres d’hôtels ou des studios (de 30€ à 51€) nous paraissent honnêtes, il est vrai que nous étions en basse ou demi saison. Les prix des boissons et des repas sont nettement plus élevés, à l’exemple de ces 2 capuccinos à 7€ dans le bar d’une station de bus. Les plats traditionnels grecs (moussaka, tomates farcies etc.) sont au minimum à 5 ou 6 €, mais un plat de viande ou de poisson dépasse allègrement les 10€. Un Giros (dôner en Turquie) vaut entre 2.5 et 4 €. Dans les magasins d’alimentation les prix sont exactement les mêmes qu’en France à quelques rares exceptions près (produits frais locaux etc.) Les transports Nombreux bus entre l’aéroport de Salonique et la ville (n°78) Bus toutes les heures entre Salonique et Kavala Nombreux ferries entre Kavala et Thassos avec 2 ports différents : Skala Prinos et Limena 5 ferries par semaine entre Lemnos et Kavala Nombreux bus à Thasos qui font le tour de l’ile dans les deux sens plusieurs fois pas jour. Lemnos : pratiquement pas de bus urbain. Voiture de location peu chère ( de 25 à 35 € par j.)

Budget total tout compris à deux : 1632 € pour 19 jours - Avion Bâle-Salonique : 183 € - Hôtels ou studios pour 18 nuits : 632 € - Transport sur place (bus, ferry, auto) 216 € - Nourriture et restaurants 452 € - Divers 69 €

Impressions générales Thasos est une belle île très variée et dont la partie centrale est entièrement occupée par des montagnes. On y trouve de belles plages de sable tout autour de l’île. Bien que très touristique l’île reste agréable à visiter du moins en septembre et dès que l’on quitte la mer il n’y a plus personne. Les nombreux bus qui circulent permettent de se passer de la location d’un véhicule et de se balader vers l’intérieur de l’île. Lemnos est une île agréable également, nettement moins touristique, beaucoup plus aride et moins montagneuse que Thasos. Ici par contre pas de bus il faut donc passer par la case location de véhicule si on veut un peu la découvrir. Un vent assez violent souffle régulièrement sur l’île à tel point qu’un couple de français qui faisait du cabotage a dû attendre 18 jours avant de pouvoir reprendre la mer en direction de Lesbos.

Album photos

Si vous voulez mettre des images sur ce récit de voyage cliquer sur le lien suivant : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/Septembre2011DeSaloniqueAThasosEtLemnos?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNWvq7DD6bKrgwE&feat=directlink NB : pour les adresses précises (hôtels ou studios, agence de location de voitures) merci de me laisser un message Bien cordialement Jacou0109
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EL
Ellobo 14 years ago
Cinq jours à Prague en juillet 2012
Salut à tous, comme d'habitude après un voyage voici un compte rendu avec surtout mes petits conseils, mes avis. Nous étions en couple, et avions décidé de bien marcher (nous sommes bons marcheurs). On a vu un maximum de choses et surtout avons emprunté plein de chemins différents dans nos visites afin de s'imprégner au mieux de l'architecture de Prague qui est fantastique. Il y a beaucoup de choses à faire, mais aussi il suffit certaines fois de lever un peu la tête pour voir des trucs sympas. Merci au CR de Vazyvite qui m'a bien aidé à construire mon programme et merci à Kédor le spécialiste de Prague sur VF pour tous ses conseils. Voici mon CR (un peu long, sans photos, mais c'est comme ça !)

Jeudi 19 juillet : Après un vol sans souci avec Easy Jet, arrivée à l’aéroport de Prague à 12h, récupération des bagages, puis direction le point info bus-tram pour l’achat de deux tickets pour nous et d’un ticket (à moitié prix) pour la valise pour se rendre au centre ville en transport en commun (Prix 80 CZ le tout, soit 3,30 € environ !) C’est très facile ensuite, il faut prendre le bus 119 jusqu’à son terminus Dejvickà et ensuite c’est la ligne A du métro jusqu’à Mustek pour nous, là où se trouve notre hôtel. Ensuite 50 m à pied et voilà, le check in peut avoir lieu. A 13h50, on est parti, direction la place de l’hôtel de ville. A notre grand étonnement, beaucoup de monde, vraiment beaucoup et très vite on comprend pourquoi : c’est bientôt une heure pleine et donc la fameuse horloge va retentir avec sa petite animation. Une fois ce petit cérémonial fait, le monde se dilue et cela va beaucoup mieux. Cette place est magnifique et nous l’arpenterons en long, en large et en travers durant les 5 jours car c’est un bon et joli repère. A l’image de la ville, les maisons sont toutes plus belles les unes des autres, chacune avec sa spécificité, le tout étant dans une parfaite harmonie. Ensuite visite de l’hôtel de ville, avec quelques salles sympas mais sans plus. On voit l’arrière du mécanisme de la fameuse horloge et ensuite une visite guidée en anglais, nous conduit dans les souterrains (sympa). Cela fait une première visite d’une heure environ, bien comme mise en bouche. Nous montons ensuite en haut de la tour pour avoir une vue sur Prague. C’est pas mal du tout ! Ensuite visite de l’église ND de Tyn et de la cour de Tyn. C’est un premier contact avec le baroque et pas le dernier …. Les églises St Jacques et St Nicolas étant fermées, une promenade dans la rue Celetna s’impose, à la recherche sur les maisons d’un détail architectural marrant (et il y en a des observations à faire !). Le petit sandwich de midi étant loin, c’est à 19h que l’on va manger dans un resto, U Provaznice, très bien à un prix défiant toute concurrence. Après dodo, car départ matinal de France.

Vendredi 20 juillet : Frais et dispo, nous partons pour le Château à pied. L’hôtel se situant à côté de la Place Venceslas, je calcule une demi-heure de trajet et voulant arriver à 9h, l’opération est simple pour trouver notre heure de départ … Trajet tranquille, sans se tromper, quelques escaliers plus tard, on est devant le guichet et hop c’est parti pour la journée château. On commence par la Cathédrale St Guy, splendide, grande et là la tuile le caméscope me fait des misères, comme une fois à la Vallée de la mort et j’ai de quoi réparer cela, mais à l’hôtel. Du coup retour à l’hôtel, et re-départ pour le château (je l’ai dit on a marché). Ne voulant pas repasser par le même endroit que la première fois, j’entrevois des jardins qui m’ont l’air jolis et hop on les fait, pour ensuite se retrouver une nouvelle fois à l’entrée du château. Au niveau de la porte d’or, il y a l’accès à la tour du clocher de la Cathédrale. On se fait l’ascension (avec un autre billet que le billet combiné) et là la vue sur Prague est fantastique. Ensuite après la descente, visite de l’ancien palais royal et sa très belle salle Vladislas (quelle merveille !), ensuite la Basilique St Georges (un peu de baroque !) et enfin la ruelle d’or (un peu décevant, car j’ai trouvé un côté Disney et boutiques). Petit souci, les nuages dans le ciel s’amoncellent et on voudrait faire les jardins. On tente et on verra bien….Mauvaise pioche, au niveau du belvédère (tout en travaux) c’est la pluie…Le parcours dans les jardins sera écourté et c’est en courant que l’on rejoint le château pour s’abriter sous des arcades. Une fois l’averse calmée descente vers Mala Strana et l’église St Nicolas (la grande !) Encore du baroque (c’est immense !), mais on n’est pas lassé, il y a toujours quelque chose à chercher. De plus, la pluie ayant repris, on a largement le temps de s’imprégner de la chose car on ne va pas sortir très vite. Ensuite direction l’église ND de la Chaîne, de style plutôt roman et au départ j’avais prévu un petit circuit dans ce coin là, on le fera en jonglant entre les gouttes, mais l’opportunité de le refaire deux jours plus tard sera bienvenue. Retour vers la l’hôtel, douche puis sortie à la recherche d’un resto. Cela sera le Stoleti, pas mal, mais moins typique que celui de la veille. Dodo, pas de Prague by night, la pluie nous en empêche.

Samedi 21 juillet : On l’avait vu de loin, mais pas emprunté du coup on commence la journée par le Pont Charles, du coup il n’y a pas trop de monde et on prend le temps de bien l’observer ainsi que toutes les statues. Ensuite direction le Palais Wallenstein siège du sénat, qui se visite seulement le we. Les jardins sont très jolis, la visite de l’intérieur laisse un peu sur sa faim, mais comme c’est gratuit, on ne va pas se plaindre. Une nouvelle fois, lors de nos visites, les rues pour aller d’un point à un autre sont aussi de jolis moments de visites, car vraiment Prague est une ville magnifique avec des façades splendides. Ce quartier est celui des ambassades, donc tous les immeubles sont très bien entretenus. Ensuite montée à ND de Lorette, superbe cloître avec son trésor incroyable (ostensoir avec 6000 perles). C’est aussi un lieu calme et reposant. Petite promenade dans le quartier de Novy Svet et ensuite continuation pour l’abbaye de Strahov et ses salles de bibliothèques qui sont bluffantes. Quelle beauté ! Ensuite descente par la rue Nerudova et re-traversée du Pont Charles. Là il y a du monde !!! Promenade dans le quartier on re-essaie de voir les églises St Jacques et St Nicolas et c’est encore fermé ! Direction la maison municipale et on arrive pour une visite guidée (seul moyen de voir l’intérieur). Une nouvelle fois c’est en anglais, mais on y arrive quand même. Les salles sont magnifiques et c’est avec impatience que l’on espère la grande salle de concert smetana. Pas de chance, il y a répétition d’un opéra pour le soir et apparemment cela se passe mal, il y a du retard et donc pas de visite. Dommage, il faudra revenir ! On se fait ensuite une galerie marchande pour voir un peu un samedi de courses dans la capitale tchèque et direction une pizzeria Modra Zahrada pas très loin de l’hôtel car il pleut !!!!

Dimanche 22 juillet : Je voulais aller à Karlstejn, un château de Charles IV. Après plusieurs hésitations c’est la fainéantise qui l’a emporté, nous avons décidé d’y aller avec un organisme et un guide en français (un peu marre de l’anglais). Au départ tout va bien, nous sommes 6 (deux autres français et un couple argentin) Le guide explique qu’il va parler en français et en espagnol (tout content j’adore cette langue). Après une petite heure de route, une petite rando dans une forêt pour accéder au château, il faut attendre un peu pour visiter. C’est très organisé, et il y a un départ toutes les 5 minutes environ ce qui fait qu’il y a un groupe par salle visitée et cela tourne (donc 5 minutes par salle !!!) Là cela a été moins bien, car notre guide a copiné avec une autre guide qui avait 14 personnes avec lui et ils ont mélangés les groupes, pour faire un groupe anglais/français et un groupe espagnol/russe. Moi qui en avait assez de l’anglais, merci !! Surtout que très souvent il oubliait de parler français, favorisant l’anglais. M’enfin la visite est très bien, le château est très beau et on a appris malgré tout beaucoup de choses. Retour sur Prague vers 14h et là on commence notre périple (le bus c’est bien, mais la marche c’est mieux !) Direction le théâtre national, puis les quais de la Vltava vers la maison de Ginger et Fred. Au niveau architectural, le contraste est saisissant. Comme le temps est beau (on a acheté un parapluie ce matin, c’est normal !), nous continuons vers l’église Saints Cyrille et Méthode pour un moment dur sur l’histoire de cette église en 1942. Continuation vers l’église Saint Ignace et comme cela va bien on poursuit vers église Ludmilla. A Noël, on avait eu notre cure de mosquées, là ce sont les églises. Encore une fois, se promener dans Prague est très agréable, surtout un dimanche après-midi ensoleillé. Les quelques personnes que nous rencontrions devaient nous prendre pour des fous, car nous nous extasions devant des façades qui en fait étaient leur habitation. Comme cela nous sommes arrivés à l’église du Sacré cœur pour un choc monumental. Malheureusement fermée, celle-ci ne laisse pas indifférent, et je pense que cela vaut le coup de la voir… Retour vers la place Venceslas, et visite du musée du communisme, très intéressant (commentaires en français). Restaurant Mlejnice très très bien (le meilleur de ceux qu’on a fait) et ensuite un tour de Prague by night. N’ayant pas assez marché ( !) j’ai l’idée de vouloir regarder la ville d’en haut, du coup nous allons au niveau de métronome pour voir la ville s’illuminer. Pas grand-chose à vrai dire, un peu déçus même. Ce n’est pas grave, nous redescendons et au niveau du Pont Charles deux feux d’artifices sont tirés à quelques minutes d’intervalle. C’est très joli car ils sont tirés depuis le fleuve et les lumières se reflètent dans l’eau. Les rues sont pleines de monde, il ne pleut pas et c’est bien agréable. Je pensais malgré tout que Prague serait mieux illuminé que cela, même si la perspective depuis la place de l’hôtel de ville est magnifique. D’un autre côté il y a tellement de belles demeures et de beaux monuments que tout éclairer est impossible.

Lundi 23 juillet : Direction le quartier juif de Josefov. On commence par la synagogue Vieille-Nouvelle. Bien nous en prend, car même si celle-ci est hors ticket groupé, nous tombons sur une charmante dame parlant très bien le français qui nous explique les fondamentaux de la religion juive (rites, organisation de la synagogue, etc…) Il faut dire que nous n’y connaissons rien et donc cela tombe bien. Ensuite nous prenons le billet groupé à la synagogue Maïsel et commençons la visite. Je dirai mauvaise pioche. Pas forcément sur le sens de la visite, mais il faut à mon avis prendre soit un guide pour quelques heures, soit l’audio-guide qui est loué à la synagogue Pinkas (même si je pense qu’il faut terminer par elle). Si je devais le refaire je prendrai mon billet à Maïsel (pas de monde !!), puis irai à Pinkas prendre l’audio-guide (la file d’attente pour celui-ci n’est pas la même que les billets, heureusement car il y avait beaucoup, beaucoup de monde) et reviendrai sur Maïsel. Cela parait tordu, mais je pense que j’aurai mieux appréhendé la visite car rein n’est écrit en français et en fait les synagogues que l’on visite sont des musées. L’ordre de visite a, à mon avis son importance car après le synagogue Maïsel, nous avons font la synagogue espagnole (beau bâtiment celle là) et cela suit une certain chronologie dans les expositions. Ensuite la synagogue Klaus, pour enfin terminer par la synagogue Pinkas très, très émouvante avec sa liste de noms de juifs déportés puis tués par les allemands (77 000 noms). Les murs sont remplis. Enfin le tour du cimetière est un moment curieux, je ne suis pas trop fan, mais vraiment c’est curieux. Donc sentiment mitigé, car j’ai l’impression d’être passé à côté de certaines choses, même si d’autres m’ont bouleversé. Pour continuer dans le thème, un petit tour à la synagogue de Jérusalem, qui n’est pas dans le même quartier, encore un bel ouvrage et sur la route un arrêt à la tour poudrière, pour faire notre quotidienne montée d’escaliers afin d’avoir une nouvelle perspective de Prague vue d’en haut. On continue à arpenter les rues, en profitant pour faire (quel langage !) la deuxième église St Nicolas, église de rite hussite, plus jolie à l’extérieur qu’à l’intérieur, avant d’arriver à l’île Kampa, un lieu calme et reposant après le passage obligé sur le Pont Charles. Un musée d’arts modernes a quelques pièces à l’extérieur, c’est bizarre, mais il y a des personnes qui aiment cela, donc … Ensuite nous allons refaire le petit tour que nous avions fait rapidement sous la pluie vendredi, à savoir le mur Lennon, l’ambassade de France, la place de Malte. Des demeures une nouvelle fois magnifiques et ce mur qui montre toute la volonté de résistance des pragois ‘chose que l’on retrouve dans l’histoire du pays). Ensuite ? Montée sur la colline de Pétrin, des fois qu’une vue nous aurait échappée… Par contre au vu de la file d’attente devant la tour Eiffel du coin, nous renonçons à l’escalader. Nous nous contentons de nous promener dans les jardins pour ensuite redescendre parmi les pruniers. Fatigués ? Un peu mais voir les maisons cubistes dans le quartier de Vysehrad me tente et donc en voiture (à pieds) et on y va. Bon, on l’a fait mais sans plus. Au vu de l’heure nous ne montons pas au château de Vysehrad et rentrons plutôt en passant par la place Charles. Resto U Parlementu, malheureusement fumeur, mais assez bon et dodo, les jambes un peu fatiguées.

Mardi 24 juillet : Dernier jour, on va encore se promener au gré des objectifs pour voir de nouveaux coins. Direction couvent St Agnès, par un quartier rappelant Novy Svet, mais celui-ci étant fermé c’est vers le Pont Charles que nous nous dirigeons. La montée de la tour côté vieille ville nous manquait. De plus le soleil brille vraiment et les photos et images que nous faisons sont splendides. Ensuite une visite guidée au Clementinum nous attend. Cet ancien collège jésuite présente trois salles, la chapelle aux miroirs, la bibliothèque (fantastique !!!) et la tour astronomique d’où la vue est l’une des plus belles que nous ayons fait (et pourtant on en a fait). De plus nous avons la chance d’avoir comme guide une élève en architecture qui a passé un an à Lille et donc nous passons un long moment en haut de la tour à discuter sur Prague et les tchèques en général. Un très bon moment, très riche. Ensuite nous en savons plus quoi trop faire car c’est toujours le souci lorsque l’on a un avion à prendre, on ne veut pas prendre trop de risques à s’éloigner. Nous décidons de remonter au château pour faire quelques clichés sous le soleil radieux, que nous n’avions pas la première fois. C’est sympa. On se pose et on regarde (on l’aura fait souvent en fait). Ensuite une descente tranquille, une dernière traversée du pont Charles et direction l’hôtel pour récupérer les valises. Direction aéroport, par le métro et le bus 119 comme à l’aller et retour sur Lyon sans soucis.

Voilà c'est fini, pour ceux qui ont eu le courage de tout lire. Notre hôtel était l'hôtel Liberty, très, très bien placé pour tout faire à pied. Chambre très bien, calme, petit déjeuner copieux qui nous permettait de ne prendre qu'un petit truc à midi. Je recommande. a+
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JP
Jppapis 14 years ago
Voyage culturel en Bulgarie du 24 mai au 6 juin 2012
Voyage en Bulgarie du 24 mai au 6 juin 2012 La Bulgarie offre énormément de possibilités pour le tourisme culturel et pour les amateurs de nature. Les essences végétales sont remarquablement puissantes et luxuriantes. Les villages à l'écart des grandes routes mériterait plus de détours. La cuisine est généreuse et très copieuse et les gens rencontrés se sont montrés coopératifs et agréables. Notre itinéraire était un peu surdimensionné en 14 jours. Il est fortement conseillé d'apprendre à lire le bulgare ne serait-ce que pour utiliser un lexique de voyage car les langues occidentales, anglais, français sont peu connues en dehors des grands axes et des hôtels non touristiques. La lecture de quelques livres conseillés dans les guides permettra un autre regard sur les lieux visités.

Ayant puisé toutes nos informations dans les guides de voyages, notamment le Michelin Vert, nous ne décrirons pas les lieux visités. Ce sont donc des impressions personnelles qui n'engagent que l'auteur. La capitale Impression générale de Sofia: Le centre ville est aéré par de vastes avenues et des perspectives inspirées dit-on par celles de Paris. Mais à part les énormes bâtiments staliniens hérités du communisme recyclés en administrations qui semblent inaltérables et ceux qui représentent les pouvoirs politique et religieux, la capitale souffre d'un manque d'investissement urbanistique criant contrairement à la périphérie proche de l'aéroport où les grandes banques et sociétés internationales se sont installées. Au centre, nombres d'anciennes demeures sont très décrépies. Il y a de beaux parcs bien arborisés souvent 'ornés' de monuments à la gloire des héros nationaux. Dans l'un au sud de la ceinture de boulevard bien desservi par les transports publics, le colossal et très hideux monument célèbre l'ancienne amitié avec l'union soviétique.. Il est aisé et agréable de se promener dans Sofia même si l'intérêt s'épuise assez vite pour nous qui à cause de notre ignorance de la langue sommes exclus des activités culturelles disponibles.

La fin mai coïncide avec la fête nationale, fête de l'Education. Pour les étudiants en goguette c'est la fin des études secondaires. Défilés de voitures, klaxons tonitruants, tziganes tambourinant, rassemblements dans les lieux symboliques, filles habillées en robes de soirée et banquets me font penser que l'éducation donne beaucoup de joie quand elle s'arrête... Dans les parcs beaucoup de gens très modestes, des tziganes, des joueurs d'échec. Il y a de grands contrastes entre l'apparente aisance d'une partie de la jeunesse estudiantine par exemple et les aspects de pauvreté des cités d'habitations vétustes.

Nous avons admiré l'imposante cathédrale Alexandre Nevski, peut-être le monument le plus connu de Sofia avec ses coupoles dorées. Toutes proches d'autres églises comme la russe, d'intérêt secondaire, les halles couvertes style Art Nouveau, bel exemple de charpente métallique, le quartier du Marché des Femmes et les rues au-delà de la synagogue. Dans ce quartier et la rue Stambolov la population parait bien modeste et les scènes de vie sont très authentiques. La mosquée des Bains proche est très intéressante, de décoration un peu baroque, construite par le grand Sinan, l'église de la Rotonde encerclée par des bâtiment colossaux mérite le détour. L'église Ste Nedelia avec son iconostase clinquante et ses peintures style italien est surtout intéressante de l'extérieur pour ses coupoles. Les bains signalés dans certains guides sont dans un état désastreux et ne sont pas accessibles en ce moment. Le but de ce voyage focalisant surtout sur les lieux culturels et cultuels, notre intérêt s'est porté sur le riche musée national d'Histoire au sud-ouest de la ville près du village de Boyana. L'ancienne résidence du dictateur Jivkov est de première importance. Le musée situé dans un cadre boisé magnifique présente les objets en or du trésor de Hotnica et des nécropoles de Durankulak et de Varna), trésor de Panagjurište. Belle muséographie. N'imaginer pas prendre un repas dans le coin, prenez plutôt un piquenique. A pied mais c'est assez loin, nous sommes allés jusqu'à la toute petite église de Boyana au pied du mont Vitocha qui élève sa cime encore enneigée en mai. Des gens du monde entier y accourent et donc, la visite est strictement limitée à 10 min. Les fresques de l'intérieur en font une merveille incontournable. Ayant le sentiment d'avoir vu l'essentiel nous avons poursuivi notre route en voiture de location. Le GPS nous a changé la vie et sans lui nous aurions beaucoup perdu de temps et de patience car le fléchage des lieux touristiques laisse parfois perplexe quant aux hôtels, et stations de carburant ?

Nos routes bulgares: Sur les 1530 km parcourus, disons que 10% sont réellement en mauvais état ce qui veut dire qu'il faut parfois aller chercher le passage à l'extrême gauche de la chaussée, voire à passer les trous au pas. Mais ce sont surtout des tronçons entre le massif du Rila et du Pirin sur la route entre Simitli et Velingrad. Ailleurs le macadam peut être très rugueux et vibrant mais il ne faut pas exagérer. Les petites routes allant aux monastères sont très correctes. La route entre Sofia et la frontière grecque était très chargée et c'est vrai il y a quelques fous du volant. Dans les villes, les petites rues et les trottoirs sont dans un état lamentable. Plovdiv haut lieu historique et touristique, bat les records, ce ne sont pas des pavages mais des arrangement grossiers de gros cailloux peu conseillés aux personnes à mobilité réduite. La plupart des villes ont en revanche de vastes rues piétonnes et des places très agréables. En 15 jours nous n'avons pas vu un accident, alors halte à la paranoïa .

Les étapes Première étape vers le sud, Dupnitsa a une ancienne mosquée transformée en galerie d'Art. Joli bâtiment de pierre et brique ressemblant à une ancienne église. Blagoevgrad, la ville de Blagoev, fondateur du parti communiste bulgare. Beau quartier de maisons anciennes blanches de type ottoman avec l'étage débordant le rez. Vers le haut du quartier, une belle église mentionnée avec des fresques extérieures et un vaste hôtel restaurant plus haut, une bonne adresse. Le massif du Rila. Rila est une bourgade tranquille dotée de quelques hôtels puis après le passage d'une cluse, on parvient au monastère le plus important de Bulgarie Rilski Manastir. Tout simplement extraordinaire! Enserré dans ses hauts murs austères de l'extérieur. Mais à l'intérieur, l'église au milieu de la cour, le donjon fortifié, les trois rangs de galeries qui courent tout autour de l'enceinte avec des décorations blanches et noires produisent au contraire une atmosphère très sereine et accueillante. Le monastère dispose d'une hôtellerie mais ne le sachant pas nous avons dormi à l'hôtel annexe Starev Vrah vaste et doté d'un restaurant à 100m au bord d'un torrent. Accueil au 4ème étage. La route de montagne se poursuit au-delà du monastère. On prolongera la matinée pour profiter de la quiétude des lieux.

Rila - Melnik - Rojen. Tout au long du trajet qui nous relie à la grande route vers le sud, les échoppes de miel, confitures, vins et autres produit locaux abondent. Après Sandanski on prend la vallée vers Melnik, région viticole réputée pour son cépage. C'est une petite bourgade touristique qui ne manque pas de tavernes et d'hôtels simples. Les montagnes alentour sont constituées d'une roche friable en forme de pyramides. Si le temps le permet de belles promenades sont conseillées. Plus haut à quelques km, Rojen, un hameau de quelques maisons et encore plus haut dans un panorama paisible, Trojenski manastir. Petit plus humble et ancien, avec une seule galerie, deux moines, une cour pavée couverte par une treille où les hirondelles viennent se poser. La paix. L'église est couverte de fresques. Magnifique lieu. Il y a des possibilités de logement réduites à Rojen. Nous avons dormi dans le petit hameau, une famille met à disposition des chambres d'hôtes neuves très correctes avec WC douche privatif . Petit dej. et repas au seul restaurant d'à côté. En remontant, car l'itinéraire du sud est très déconseillé pour ses routes , on traverse de grandes étendues de vignoble jusqu'à la grande route vers Simitli. Bansko , petite station de sport d'hiver qui n'en a pas l'air, gît au pied du massif montagneux du Pirin encore enneigé. Nous nous sommes tenus à l'écart de la partie station qui s'est développée à la faveur du ski. La ville ancienne, avec une grande avenue piétonne, un monument à la gloire du héros local, quelques maisons intéressantes et une église avec des boiseries polychromes . Dans la cour une petite chapelle avec un iconostase en bois sculpté non peint. Un large plateau sépare les massifs du Pirin et du Rila. De l'autre côté, Razlog petite bourgade assez jolie où on peut se restaurer, Quelques maisons style renouveau bulgare.

La route vers Velingrad qui se fraye un chemin entre le massif du Rila et les Rodopes est parsemée cette année de vrais nids de buffle et il ne faut pas quitter des yeux le macadam. Velingrad station thermale par excellence offre beaucoup de possibilités de bains. Nous avons choisi le vaste hôtel Velina SPA avec ses deux piscines d'eau minérale. En cette fin de mai il était quasiment vide. Il faut bien se renseigner pour le trouver, perché sur le flanc de la montagne.

Velingrad - Plovdiv Itinéraire par le sud via Batak, ville martyre, on visite l'ancienne église où fut brulées une grande partie des habitants suite à une révolte contre l'occupant ottoman. Pazardjik est une ville importante à forte minorité tzigane. Elle n'offre pas grand intérêt si ce n'est un grand marché le jour de notre passage. Plovdiv, haut lieu à l'histoire mouvementée, la vieille ville sur une colline est un centre d'intérêt touristique important. Nous avons admiré les très belles demeures musées, exemples magnifiques du style Renouveau Bulgare, la grande et belle mosquée du vendredi en activité. Les vestiges romains sont malheureusement prisonniers des constructions récentes comme le forum englouti sous le béton, toutefois le théâtre mérite une visite, (mais ce n'est pas Éphèse) . Il fait bon vivre dans cette vieille ville mais les personnes qui n'ont plus 20 ans comme nous prêteront une attention particulière aux nombreuses embuches des chaussées et trottoirs du quartier historique ! La partie culminante de l'ancienne ville fortifiée est laissée à l'abandon. Monastère de Bachkovo Encore un trésor de la Bulgarie! Second après Rila, il est tout de même très important et facile d'accès. Il offre une hôtellerie aux hôtes qui veulent suivre la liturgie. Fermeture des portes à 19h. Un havre de paix et de silence qui fait du bien après la vivante Plovdiv. En mai le confort est spartiate côté température. Pour la subsistance on trouve ce qu'il faut assez proche. La rue qui mène au monastère est envahie par les marchands (qui ne sont pas du temple) on y trouve, les herbes à tisanes, les objets de piété et des choses moins chrétiennes... Bien qu’hérétiques (catho) nous avons été bien reçu par des moines pittoresques et sympathiques. La liturgie dure 2h30 mais on entre et sort beaucoup dans les célébrations orthodoxes sans causer de gêne. Les fresques de l'église sont superbes et il y a une partie musée avec son réfectoire splendide ouverte à la faveur d'un groupe de passage!

Asenovgrad. Une petite ville le long de la rivière bordée de terrasses. De confortables canapés à l'ombre nous tendent leurs coussins. Nous avons souvent été étonnés d'un tel confort dans ce pays assez pauvre il faut bien le dire. On aime prendre le temps de vivre et la clientèle ne manque pas. Karlovo pour le repas puis route vers Troyan et son monastère. La route est assez abîmée jusqu'au col où le panorama est superbe. Troyanski manastir est au bout de la route à plat dans la vallée. A l’entrée, le buste d'Alexandre Vasilevski grand résistant contre l'occupation ottomane avec cette citation .

Deux enceintes, la première pour les hôtes de passage. L’hôtellerie est des plus confortable, même avec TV (chaines bulgares), grand lit, salle de bain, adieu l'austérité monastique, bonjour le silence. Route vers Vélico Tarnovo , une des perles du voyage et un haut lieu historique. La ville présente un relief accentué, la forteresse, dans un des méandres de la rivière attirait les classes d'écoliers et nous y avons côtoyez les japonais comme tout au long de ce voyage. Mais c'est à Arbanassi que nous avons résidé , habitués désormais au calme. Ce village fut un lieu de résidence aristocratique plutôt chic. Il offre un bon choix d'hébergements de qualité et d'églises peintes. Il y a deux petits monastères féminins. Véliko Tarnovo est construite en balcon sur la rivière et depuis les brasseries du centre ville on a de superbes vues sur la vallée et le prestigieux monument de l'autre côté de la rivière. Véliko Tranovo - Roussé. Le lendemain en allant à Ruse, une étape de 130 km, nous avons fait le détour par le monastère de Préobrajenski au bout d'une route forestière. Il possède quelques fresques notamment une roue des étapes de la vie sur la façade extérieure. Il n'est peut-être pas d'un intérêt majeur vu que plus loin quelques merveilles méritent de prendre son temps pour les découvrir le long de la falaise qui borde la rivière Rusenski. L'église Bogorodista d'Ivanovo est taillée dans la roche à 30 m du sol et recèle des fresques tout à fait remarquables . Le lieu est bucolique au milieu d'une zone protégée. Beaucoup de familles viennent piqueniquer et admirer le sanctuaire aujourd'hui devenu musée.

Il y a profusion de petits lieux religieux tout le long de cette falaise mais c'est un programme d'un jour de marche. Plus loin à Basarbovo, 10 km avant d'arriver à Ruse, nous avons encore admiré le monastère rupestre de St Dimitar lui aussi taillé dans la falaise, il y a une présence religieuse discrète. Roussé, ville qui fut une cité prospère et prestigieuse, richement urbanisée par le Hausman local est aujourd'hui une ville en déclin assez décrépie qui mériterait une sérieuse restauration architecturale. La 'petite Vienne' n'est plus la grande et belle dame d'autrefois. Mais ses espaces et son vaste centre ville animé nous ont laissé un souvenir agréable, d'autant que l'hôtel Anna Palace au bord du Danuble est l'adresse à ne pas manquer. Pour ce qui est du Danuble, ne rêvez pas , le géant gris charrie une eau chargée des multiples déjections toxiques de son très long parcours.

Sur la grande place généreusement sonorisée, les voix bulgares étaient remplacées par des spectacles de kun fu ? L'asie semble avoir conquis le cœur des 'rusiotes'. Comme c'étaient Pentecôte, nous sommes allés à la cathédrale. La liturgie était soutenue par un chœur magnifique. La paroisse catholique est dans les mains d'un prêtre italien qui nous a très bien accueilli. De Ruse à Varna Kapishkan - le cavalier de Madara est sculpté dans la haute falaise au sommet d'une belle forêt. l’œuvre protégée par l’UNESCO est le point le plus intéressant d'un itinéraire balisé en forêt qui passe par de très grands abris sous roche. Une demi-heure est nécessaire pour voir l'essentiel.

Chumen. La grande mosquée Tombul encombrée d’échafaudages n'est pas en ce moment au mieux de sa forme. Varna et la mer Noire. Cette ville est très vaste et doit bien avoir 350 000 hab. Un important port de commerce et l'aéroport en font une ville dynamique et prospère dotée d'une partie importante de l'industrie de la Bulgarie. Le tourisme balnéaire se concentre au nord de la ville, aux Sables d'Or. Là , les complexes hôteliers d'accès protégés par des barrières et des vigiles, alignent leurs bâtiments, restaurants et piscines le long de la mer. Au bas de la ville, les grands arbres des parcs procurent fraicheur et rendent la promenade agréable mais au-delà de la balustrade surplombant une rue, la mer est masquée par une muraille continue assez haute du plus mauvais effet, percée de portes donnant accès à des guinguettes, des espaces de loisirs et aux alignements de parasols. C'est vraiment dommage.

Préférant être proches de la ville, nous avons séjourné à l'hôtel Odessos sans grand charme mais bien placé dans la zone piétonne près des espaces de promenade mais qui pourraient vite devenir bruyants en été avec la foule et les animations sur grand écran. Le Musée d'Archéologie possède d'extraordinaires pièces du trésor de Varna. (L'Or des Thraces). L'imposante cathédrale est surtout intéressante de l'extérieur. Son iconostase noir m'a paru lugubre.

Varna - Balchik La route n'est en tout cas pas côtière comme nous l'espérions. Ceci à cause des complexes hôteliers clôturés qui se sont approprié le littoral. Le petit port de pêche de Balchik vit du tourisme surtout roumain. C'est aussi un point de chargement des céréales dans les cargos. Sa petite promenade marine en cours d'aménagement est bordée de restaurants et d'hôtels. Les jardins de l'ancien palais d'été de la reine Marie de Roumanie dégringolent jusqu'à la plage mais sans accès. Pour y parvenir il faut aller parquer quelques km avant d'arriver à Balchik. Une rue encombrée de boutiques et de gargotes descend jusqu'à l'entrée. Ce jardin botanique constitue l'attraction la plus importante de la station, une vraie découverte peu fréquentée en cette saison. Il est vaste et mérite quelques 2 à 3 heures pour en gouter les charmes et les vins offerts à la dégustation. Plusieurs habitations se visitent. Une bonne étape.

Retour à l'aéroport de Varna pour rendre la voiture et le vol de retour via Sofia.
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