Travel journals · Asie du Sud (sous-continent indien)
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PH
Phil64 21 years ago · Mtodar
Inde - Acte II (Madhya Pradesh & Varanasi): tuyaux & adresses
Suite au récit écrit sur place, je tenais à faire un petit récapitulatif de ce voyage, vous présentant mes bonnes adresses pour dormir et manger, et mes impressions...

Delhi-Gwalior 317 km Train Mahakoshal Express 1450 - D:16h20 – A :21h20 – 160 Rs 2ndSleeper

GWALIOR : (3 jours) Hôtel MAYUR 250 Rs - avec salle de bains - Air cooler, fan, TV, grande chambre, propre. Un peu loin du fort. Mon conseil est de dormir au GURDWARA du Temple Sikh. 0 Rs !! Gratuit, mais il est de bon ton de faire une petite donation au temple.. Chambre, avec salle de bains, air cooler, fan.. Royal. Très chaleureux, on peut s'y restaurer avec eux, toujours gratuitement, assis par terre, mangeant avec eux, dahl, riz et chapati. Une bonne expérience. Gros avantage, on est au coeur de la forteresse !

Gwalior vaut le coup d'oeil : belle forteresse imposante avec un fort étonnant, conservant encore quelques couleurs, de beaux temples. Et coté Nord et Sud, des statues jaïna sculptées à même la roche, certaines de tailles importantes. On y trouve aussi d'étonnants Tempos, ces gros auto rickshaws collectifs d'un autre âge.. L'ensemble est peu visité et peu touristique, pas d'échoppes à touristes.. les gens y sont accueillants.

Gwalior-Bhopal : 388 km Train GT Express 2616 - D:23h30 – A :05h25 – 201 Rs 2ndSleeper Bhopal-Sanchi : 46 km - Train 2ème classe - (plus de places assises !) 24 rs

SANCHI (2 jours) SRI LANKA MAHABODI SOCIETY REST HOUSE 100 rs normalement ( mais étant le seul touriste et ayant sympathisé avec les bonzes, j'ay ai mangé et dormi pour rien. il n'ont pas accepté la moindre roupie !) Toilettes et WC communes. Cette maison accueille des pèlerins bouddhistes du Sri Lanka.

Sanchi est tout petit village, le seul intérêt, en plus d'y voir la vie d'un petit village est le site au sommet de la Colline. On y trouve des stupas du IIième siècle av.J.C. Le chef d'ouvre du site est le Stupa n°1, avec ses Toranas (portail richement sculptés). Dommage qu'il ai plu autant ce jour là...

Bhopal-Jhansi : 291 km Train Karnataka Express 2627 – D :01h10 – A :05h12 - 172 Rs 2ndSleeper Jhansi-Orchha : 18 km : Tempo : 10 Rs (faut attendre que les passagers remplissent le véhicule) Sinon 100 rs pour prendre un Tempo ou un auto rickshaw tout seul.

ORCHHA (3jours1/2) RAM MANDIR LODGE 100 Rs la chambre, toilettes et WC communes, gros avantage, la situation : donne sur le cour du village. Tenu par des jeunes sympas. Je déconseille la GANPATI GUEST HOUSE, nettement plus cher, se veux d'un standing plus élevé mais la propreté n'est pas forcement au rendez-vous, il n'y a qu'à voir l'énorme décharge à ciel ouvert au bout du jardin..ils construisent un étage supplémentaire.. c'est un peu l'usine, beaucoup de groupes. je lui ai promis de lui faire de la mauvaise pub car il m'a fait payer le prix fort alors que j'ai changé d'avis entre temps. Mangez au RAM RAJA RESTAURANT, le petit resto juste avant le pont allant au palais. Nourriture familiale, pas chère, rapidement servie et bonne. En plus la famille est très sympa, vous y verrez manger beaucoup d'Indiens. Beaucoup de touristes mangent à celui du carrefour, un peu plus cher mais surtout il faut attendre très longtemps les plats.

Orchha, adorable petit village, avec de nombreux bâtiments remarquables, émergeant de la végétation : l'immense Chaturbhuj temple, les petits temples autour du village, le palais, les cénotaphes royaux ou il fait bon flâner au bord de la rivière. Ne pas oublier d'aller au Laxmi Narayan Temple d'où la vue sur le village est magnifique. Les porches des maisons d'Orchha sont superbes, la plus part sont peints en bleu, et comportent des petites niches de part et d'autre de la porte, la porte est voûtée. La grande cérémonie du temple de Ram ne m'a pas patriarcalement ému, j'ai préféré les chants du petit temple d'Hanuman, à l'extérieur du village. Orchha commence à être de plus en plus visité, j'y ai vu beaucoup de groupes, je m'attendais à un site plus sauvage.

Orchha-Khajuraho Il est conseillé de retourner à Jhansi pour prendre un bus à la gare routière. Attention à ceux qui vous disent que le bus Deluxe de 11h n'existe pas.. Se renseigner au bureau. Jhansi-Khajuraho : 5 heures

KHAJURAHO (3 jours) SURYA Hôtel, 150 rs, bains et WC, fan, grand, super propre, jardin impeccable à l'arrière, pour prendre son petit déj, sympa, Internet haut débit. Limite luxe pour 3 Euros. Une excellente adresse au rapport qualité prix inégalé pour moi jusqu'à présent.

Khajuraho, c'est bien sûr les temples, impressionnants, les sculptures sont magnifiques et la pierre prend vie. Les sculptures érotiques les plus célèbres du monde : tant d'acrobatie et d'audace prête à sourire. La visite aux Raneh Falls, les chutes d'eau, à 19 km de là, vaut le coup, en vélo, cela permet d'observer un peu la campagne. Khajuraho est évidemment très touristique, bourrée d'hôtels, de resto, d'échoppes à souvenirs. Alors pourquoi ne pas jouer au touriste et manger face aux temples au RAJA SWISS CAFE, on y mange bien. J'ai bien mangé aussi au SHIVAM RESTAURANT moins cher, plus simple, le thali Gujarati est excellent..

Quitter Khajuraho pour Varanasi est une expédition. Les bus directs peuvent se révéler bien fatigants, le mieux est de prendre le bus jusqu'à Satna et de là un train de nuit pour Varanasi. Pas de train dispos de Satna donc nous sommes passés par Harpalpur, au nord, pour rattraper la voie ferrée avant Allahabad. 4 h 30 pour faire 100 km en bus.. et 14 h de train ! Harpalpur-Varanasi : 445 km Bundelkhand Express 1107 – D :23h15 – A :13h00 – 200 Rs 2ndSleeper



VARANASI ( 7 jours) VISHNU REST HOUSE Bien située sur Pandey Ghat, calme, surplombe le Gange. Ambiance routard où on s’échange de nombreux plans. Ferme à 22h pétantes. J'avais une chambre à 70 Rs, tout en bas, difficile de faire plus prés du Gange. Mais…. J'ai préféré la MODERN VISION GUEST HOUSE, cette Guest house, tout proche de la précédente, grande maison bâtie autour d'un patio central sur 4 niveaux, tenue par une famille qui vit là au 1er étage. Le proprio est un brahmane qui a un petit temple à l'entrée de la maison, il donne des cours de tablas. Une des filles donne des cours de danse. Beaucoup de résidents pratiquent la musique, on entend souvent des tablas ou des airs de bansuri, dans les étages. La vue depuis le toit terrasse est superbe, on voit toute la ville et le Gange. J'ai négocié la chambre avec bains à 100 Rs. Grande chambre avec fenêtre, petit balcon.

J'ai pris la plupart de mes repas au CHANDAN RESTAURANT, situé sur Bengali Tola, une des principales rues de la vielle ville, parallèle au Gange. On y mange bien, à prix raisonnable, ils sont sympas, et le principal avantage est de pouvoir observer la vie de la rue, en mangeant. J'ai bien aimé aussi déjeuner un midi au JAI SHIVE RESTAURANT, sur Meerghat. Manger un thali du sud, sur un étroit balcon, suspendu au-dessus du Gange, superbe vue. Attention toutefois aux singes sur le balcon..

Le Gange était assez haut cet été, et l'on ne pouvait marcher de ghat en ghat, il fallait remonter et se perdre dans les petites venelles de la vielle ville, c'est là tout le charme de Varanasi. Slalomer entre les gens, les vaches, ..un vrai plaisir ! J'ai nettement préféré la puja du soir sur Assi ghat à celle du Main ghat. Beaucoup moins de touristes. Mais plus que les puja-spectacle, j'ai préféré observé ces gens à demi-immergés faire leurs ablutions, leurs rituels, leur toilette, laver leur linge.. dans l'eau sacrée. Ne surtout pas rater la ballade en barque au lever du soleil, le long des ghats. J'ai préféré le Ghat de crémation secondaire Harishandra ghat, on n’y est pas sollicité comme au Manikarnika. J'ai bien aimé aussi le petit temple népali, et le spectacle des indiennes achetant leur sari dans la rue des boutiques de tissus, en fin de journée. Le grand moment restera la visite des amis d'Eli dans le village d'en face, à Ramnagar, 24 h d'immersion dans une famille indienne. J’ai apprécié la ballade à Sarnath, un havre de paix qui repose un peu…

Bénarès est une ville qui demande du temps. J'ai trouvé que le temps s'y écoulait plus vite qu'ailleurs. Pas toujours reposant de marcher dans ces ruelles étroites et sales, toujours faire attention où l'on met les pieds. mais le Gange et ses bateaux donnent un peu la sensation de se trouver dans un port, surtout avec le fleuve si large en cette saison.



Et la pluie en cette période de mousson me diriez vous ? Durant ces 3 semaines, j'ai eu : quelques heures de pluies à Gwalior sur 2 jours Une journée bien pluvieuse à Sanchi (24 h non stop) Une bonne averse dans les rues de Varanasi qui aura duré moins d'une heure. Pas grand chose en résumé....

Quelques idées de prix : (1 euro = 53 Rs env)

1 bouteille d'eau minérale : 10 à 12 Rs 1 coca : 10 Rs 1 lassi : 10 à 15 Rs 1 thali ou plat veg : 25 à 50 Rs poulet (tandoori ou curry) : 70 Rs 1 assiette de riz nature : 20 Rs (étonament cher par rapport au ... byriani : 30 Rs (plat complet : riz et legumes et fruits secs) 1 chapati : 2 à 3 rs Dahl : 15 Rs soupe : 15 Rs chaï dans la rue : 2 Rs pakora dans la rue : 5 rs (beignets piments et légumes) Samosa : 3 à 5 Rs 1 banane : 1 Rs 1 curta : 80 à 100 Rs (tunique longue) 1 pantalon léger : 100 rs 1 écharpe : 60 Rs 1 place de cinema : 30 Rs 1 concert à Varanasi : 50 Rs

Voilà pour un court résumé de mon voyage de 3 semaines….j'espère que ça vous donnera envie d'aller voir tout ça vous même....
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SA
Sandrineinde 21 years ago · Jaisalmer
L'Inde?
Mettre le pied pour la première fois en Inde... c'est être étourdi par la foule et le bruit qui nous entoure, c'est être surpris et parfois écoeuré par les rues sales et poussiéreuses. Dans un premier temps, on se sent l'objet de tous les regards, sentiment d'être constamment agressé, par les passants, par les mendiants, on étouffe, on voudrait fuir tous ces gens qui nous collent et essayent de nous prendre quelques roupies. Mais pourquoi en veulent-ils donc tant à notre porte-monnaie ? pourquoi ne nous lâchent-ils pas un peu ?... Mais il faut comprendre que eux n'ont rien, et que nous, on a tout... Même le voyageur routard le plus démuni qui sillonne l'Inde est tellement riche par rapport au peuple indien. Alors c'est vrai, certains ne verront dans les voyageurs que nous sommes que nos roupies, mais il faut comprendre que chaque jour des millions d'indiens se demandent comment ils vont faire pour trouver de quoi acheter la farine pour nourrir la famille, pour un soir, car demain il faudra de nouveau chercher..., comment vont-ils réussir, tous ces pères, à financer la dot de leur fille, cette petite fille qui vient de naître ? Ce sont pour des raisons quotidiennes de survie que la plupart nous accoste et cherche nos roupies. Que ferions-nous à leur place ?

Ne pas chercher à comprendre l'Inde, ne pas se poser de questions qui resteraient trop souvent sans réponse, mais faire totale abstraction de notre mentalité occidentale... Laissons l'Inde nous surprendre, nous choquer, nous émerveiller...

Laissons l'Inde venir à nous.

Prendre le temps d'observer ces hommes et femmes dans leur vie quotidienne, regarder les petits sortir de l'école en discutant et en riant, avec l'insouciance de leur âge, et puis, tout d'un coup, les voir s'arrêter devant un temple, le visage soudain devenu grave et plein de ferveur... voir au détour d'une rue une jeune maman bercer et masser longuement son tout petit...

L'Inde s'offre à nous.

Arriver sur les ghats de Varanasi, où on entend les battements de coeur de l'Inde toute entière, où les mystères de la vie et de sa poursuite logique dans le Grand Voyage prennent tout leur sens... "Ganga oh ma Mère", rester des heures auprès du fleuve, descendre dans ses eaux glacées, murmurer des prières, chercher et parfois trouver la paix intérieure... S'asseoir sur les ghats, s'imprégner de ce lieu de vie, sourire en voyant les enfants plonger et se baigner, hommes qui se lavent, femmes qui, après avoir fait leurs ablutions et bu une gorgée d'eau sacrée font décher leur sari et se cachent pudiquement pour s'habiller...

L'Inde s'offre à nous.

Et, lorsqu'un sourire timide et complice s'échange entre un homme ou une femme indienne et nous les voyageurs, lorsque d'un petit signe de la main on nous invite à s'approcher, alors là, la magie de l'Inde opère, et c'est nous qui allons vers Elle.

Sandrine

"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux". St Exupery
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VA
Valdai 21 years ago · Izanora
Mon périple indien: 17 jours, trop court...
Paris Delhi En arrivant à Delhi le soir, on est immédiatement rentré dans le bain ! Sans avoir aucune notion de la valeur de la roupie indienne, on s’est fait trimbaler par un taxi dans tous les coins sombres et sordides du vieux Delhi pour finalement trouver une chambre d’hôtel à 2h du mat… avec des puces pour seule compagnie. La première chose qui nous ait choquée, outre la misère et la pauvreté, ce sont les vaches. Sacrées en Inde, elles sont PARTOUT. Dans les maisons, sur les trottoirs, au milieu des rues… Bien loin de nos bonnes normandes, elles, elles se nourrissent de poubelles et ont pour compagnie cochons, chiens et… enfants ! Un petit peu déboussolés le lendemain, nous avons souhaité quitter Delhi au plus vite pour rejoindre Agra par le train. La pollution, la chaleur, tout nous paraissait insupportable. Et là, grosse galère. On prenait un rickshaw (petit triporteur avec un moteur de mobylette) qui nous emmenait à chaque fois voir une agence de tourisme pour nous vendre un auto tour. Impossible d’acheter un billet de train. Au bout de 5h à se faire trimbaler d’agence en agence, on arrive enfin à la gare de New Delhi. Le train express pour Agra… ça mange, ça parle fort, ça observe… une ambiance tout à fait particulière, mais pas désagréable. On s’éloignait de Delhi et c’est tout ce qui importait.

Agra Arrivés en pleine nuit, on a pris un rickshaw et de nouveau la course pour trouver un hôtel. Mais déjà, on se sentait moins oppressés, l’air était bien moins pollué et les rues paraissaient plus calmes. Le lendemain matin, notre petit rickshaw de la veille au soir (Salim) nous attendait pour nous faire visiter la ville. 1ère visite : Le Taj Mahal ! On entre dans une enceinte de grès rouge. Il y avait un monde incroyable. Les femmes drapées de saris de couleurs vives ainsi que les hommes avaient les yeux rivés sur nous. Il faut dire qu’il n’y a que très peu de touristes à cette saison (avril, la température est d'environ 45°). On avance tout doucement vers la porte centrale. Au moment où l’on aperçoit le Taj Mahal, une sensation incroyable, quasi indescriptible. Aucun mot ne peut réellement définir ce que nous ressentions. Les poils sur les bras qui se hérissent, le souffle coupé, les larmes qui montent ! Le Taj Mahal, le symbole de la perfection et du romantisme ! D’autres visites toutes aussi somptueuses, mais moins émouvantes. Mais à ne pas louper tout de même, le fort ! D’agra, on prend un bus pour Jaipur. Les routes, la conduite … un peu inquiétant et surtout très impressionnant. En Inde, le code de la route est basé sur sa croyance en Shiva et Ganesh… Heureusement pour nous détourner de la folie routière, des paysages incroyables, des animaux partout (vaches, gazelles, dromadaires…).

Jaipur (trajet en Bus) On s’est installé dans un ancien palais rénové en ghest house. Un jardin impeccable, une chambre propre et fraîche, une décoration fine et typique, un petit coin de paradis (attention réservation obligatoire) Le premier soir, on est monté sur une colline pour tenter d’observer le coucher de soleil. Notre petite grimpette (en sandales) a duré près de 45 min… vive le sport ! Mais l’effort en valait la peine. Une ballade agréable le long de remparts et de ruines. Toutefois impossible de voir le coucher de soleil… trop de pollution. Le lendemain, nous avons visité les monuments de la ville, génial ! Un observatoire gigantesque, totalement hors norme, le city palace somptueux et nickel, le palais des vents… Et puis, aussi quelque chose de… « touristique à donf » ! Pour aller au fort, on a pris un éléphant. Et pour finir la soirée en beauté on est allé au cinéma voir un Bollywood en Indi. C’est vraiment l’attraction à ne pas louper. C’est le cinéma le plus beau de l’Inde (kitch à souhait). Ça téléphone, ça parle, ça se lève, ça éclate de rire (chose rare en Inde) et ça pleure, la clim est à fond, le film dure 3 h (avec un entracte). Le film est un spectacle, mais la salle l’est encore plus. On est rentré en Rickshaw vélo, un vrai moment de bonheur.

Ajmer – Pushkar (trajet en Bus) Quelques visites dans Ajmer mais sans grandes convictions. Cité musulmane où nous n’étions pas très à notre aise. Bien trop souvent confrontés à la misère et à la lèpre, émotionnellement c’était difficilement supportable. Puskar était beaucoup plus calme et sympa. La petite ville est construite le long d’un lac et l’atmosphère y est tout à fait particulière. Piège dans lequel il ne faut pas tomber (et auquel nous avons échappé par chance OUF) : Les gens vous donnent des fleurs dans la main pour faire une offrande. Ensuite ils vous entourent jusqu’à ce que vous donniez de l’argent (parfois jusqu’à 1000 roupies pour se sortir de là). Il y avait une rue « commerçante », où l’on trouvait tout l’artisanat de l’inde : bijoux, vêtements, tissus, sculptures de bois et de marbre… des affaires à faire !

Jodhpur (trajet en Bus) A l’arrivée du bus des rickshaws nous ont littéralement sauté dessus. Ils étaient une dizaine à se disputer la course. Quel accueil ! Du haut de notre hôtel on dominait la ville, et on avait une vue imprenable sur le fort. Nos soirées était très sympas là bas. On a rencontré des touristes (français et allemand) avec qui nous avons partagé nos impressions sur l’Inde, des bières… On s’est un peu attardé dans la ville. Des commerces de toute sorte (beaucoup d’épices et de tissus). Des visites géniales !

Ranakpur (trajet en Bus) Une vallée située au milieu des montagnes, un endroit féerique. Là, on en avait un peu ras le bol de notre odeur indienne, de nos fringues sales, des puces, de la chaleur… on avait besoin de propreté et de repos. Alors on a dormi dans un palace ! S’il y a un endroit au monde où l’on peut se le permettre, c’est bien en Inde. L’hôtel, planté au milieu de nulle part encerclé de forêt et d’animaux ressemblait à la demeure d’un Maharadja (avec piscine). Notre chambre, une suite était… y’a pas de mot pour la décrire. Une salle de bain de marbre avec une ENORME piscine, ah non, c’était une baignoire. De style sobre, c’était un vrai bonheur. Le bémol (je rappelle que nous sommes dans le pays où la femme est moins considéré qu’un ver de terre) : au restaurant, mon ami a été servi avant moi et à lui, on lui a reculé sa chaise pour qu’il puisse s’asseoir. Au moment où l’on m’apporte mon plat (30 min après celui de mon ami), le serveur lui en sert la moitié. J’étais estomaquée ! ça m’a coupé l’appétit. Grrrrrrrrrrrrr Nous avons visité un temple Jaïn époustouflant ! 1444 colonnes toutes différentes les unes des autres – Marbre Blanc – Des idoles partout… La 2ème plus belle merveille de l’Inde après le Taj. La population locale était sympathique. Personne ne parlait anglais. Pour se déplacer, on faisait du stop, lorsque l’on attendait, tout le monde venait nous voir… et nous parler…

Udaipur (trajet en Bus) Le trajet en Bus était génial. Des fleurs, de jolies vallées, de beaux petits villages… A Udaipur on a eu un logement TOP. On dormait chez l’habitant, dans la maison d’un colonel et de sa femme, un couple charmant. En entrant dans leur demeure, une sérénité nous a envahie. Notre chambre se situait sur les toits et on avait une vue magnifique sur le lac (vide), les monuments (temples, palais, city palace…), la ville et ses milliers de bougies la nuit. Chaque nuit Udaipur s’éclairait avec ses feux d’artifices (pour les mariages). Tout était calme, on était vraiment bien. Un peu déçu par notre visite du city palace (un « style » vulgaire à notre goût), nous sommes ensuite allés voir un spectacle folklorique dans un ancien palais. On a quitté Udaipur avec beaucoup de nostalgie, ils faisaient bon d’y séjourner.

Daman via Ahmedabad via Surat via Vuapi (trajet en Bus) Après tant d’émotions, tant de visites, nous voulions nous reposer en bord de mer. Alors après Udaipur on a pris un bus pour Ahmedabad vers 10h du matin. A Ahmedabad en attendant notre bus pour Surat, on a retrouvé quelques habitudes européennes : on est allé se manger un macdo, puis on est allé se balader dans un supermarché et pour finir on est allé au ciné (voir un Bollywood évidemment). Et hop, à peine le temps de souffler que l’on a repris le bus direction Surat. Il paraît que la route était insupportable et très dangereuse (moi j’étais dans les bras d’un certain Morphée). Quand nous sommes arrivés à Surat, on a trouvé un homme (très certainement le seul) qui parlait anglais. Il nous a super bien indiqué le chemin pour aller jusqu’à Daman. Un vrai parcours du Combattant. Dans le bus, le vacarme était hallucinant. On a fait rire tout le monde en mettant les boules quiès (je ne suis pas certaine qu’ils connaissent). Parfois sur la route, les odeurs étaient tellement immondes que ça nous réveillait, on devait rester en apnée. Résultat, on est arrivé à Daman vers 10h30, soit près de 24h de transports. Ville de pêcheurs où le sable est noir et la mer très polluée. Laisse tomber le maillot de bains ! Des bans de poissons et de crabes morts tous le long de la rive. Quelques parcs très ombragés (payants car propres) dans lesquels il était bon de s’installer pour bouquiner.

Mumbay (anciennement Bombay), (trajet en train) On angoissait terriblement Bombay. Cette ville étant le plus grand bidonville de l’Inde (contrairement à ce que l’on pensait, ce n’est pas Calcutta). A Vuapi, nous avons attendu des heures le train. C’était très dur. Les mendiants, les lépreux et les handicapés étaient partout. Un homme s’est installé en face de nous pour nous aider. Il faut dire que quand une femme ou un enfant venait mendier, ils restaient pendant plusieurs dizaines de minutes à nous parler en Indi, à nous attirer le regard, nous attraper nos vêtements, nos mains pour attirer notre attention. L’homme les empêchait. Il était heureux de pouvoir communiquer avec nous et de se rendre utile. Il nous a emmené jusqu’à la voiture dans laquelle nous avions nos « places ». Une cohue inimaginable, rien à voir avec les grèves du RER parisien. Pour entrer dans le train on a lutté ! Je n’avais qu’une peur, c’était que mon ami n’arrive pas à se hisser à l'intérieur et reste sur le quai. Dans le train, j’avais l’impression que l’on nous amenait dans des camps de concentration. L’image est un peu forte, mais les trains bondés, les barreaux aux fenêtres, la chaleur, les gens qui s’évanouissent… et ce que l’on voyait de l’extérieur, c’était abominable. Des bidonvilles partout, des enfants en guenilles entrain de chercher de la nourriture dans les ordures… Arrivés à Bombay, un enfant mourrant (lépreux) face à nous, la souffrance se lisait sur son visage et sur son corps. Cette scène, c’était horrible, mais je crois que c’était pour que l’on oublie jamais qu’en 2005 y’a encore des gamins qui meurent dans la pauvreté et la maladie alors qu’un vaccin coûtant 15€ peut leur sauver la vie. Dernier petit truc (rigolo cette fois, quoi que sur le coup, j’en menais pas bien large) : Sur la plage de Bombay (un petit Miami), très propre, très grande, on a fait péter les maillots de bains, ENFIN ! Chacun notre tour on va se baigner, et lorsque je suis entrain de me faire sécher, j’entends « nice, beautiful, nice… ». Je lève la tête et la vision d’horreur !!!!! il y avait plein de mecs qui m’entouraient et qui me regardaient avec un air… en 2/2, j’ai remis tee-shirt et pantalon. Après un coucher de soleil magnifique sur cette plage on est parti à l’aéroport.

Mumbay – Paris

En bref, le voyage a été génial, même si nous avons vécu des moments très difficiles. Le plus dur, c’était dans les grandes villes. Je n’ai pas eu l’impression d’être en vacances mais plutôt à la découverte d’un nouveau monde. Un monde surprenant, parfois fantastique parfois cauchemardesque. De l’Inde on peut dire que c’est autant le pays des mille et une nuits, que la cours des miracles. On est revenu un peu déboussolé, mais heureux d’avoir vécu une aventure si passionnante.

J’espère ne pas vous avoir trop ennuyé avec mon petit roman, mais c’était difficile de faire plus court.
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YA
Yangguizi 21 years ago
Merveilles et galères du Rajasthan
Et voili voulou, je suis en ce moment a Jaipur ou je finis ma premiere journee en Inde. Enfin, disons la premiere depuis 11 ans mais c'est tout comme.

Merveilles et galeres, oui c'est bien sans doute ce qui m'attend, meme si pour l'instant les premieres m'ont plus impressionne que les secondes.

Commencons par la partie desagreable: un petit coup de gueule contre la China Eastern Airlines et son soi disant vol direct Shanghai Delhi. J'arrive en avance a l'aeroport, j'enregistre et je fais les cent pas dans le terminal.

Au bout d'un moment je remarque que le vol de Delhi a disparu des ecrans sur les vols internationaux et qu'un nouveau vol a fait son apparition, pour Chengdu, parmi les vols nationaux. Et ce vol pour Chengdu porte le meme numero que le mien. Pour tuer le temps je decide donc d'aller enquiquiner le personnel de la China Eastern: bonjour, mon vol pour Delhi a disparu alors que j'ai deja enregistre. Apparemment il est remplace par un vol pour Chengdu. Pourquoi? vous vous trompez, il n'y a aucun vol national portant le numero XXX. non, VOUS vous trompez: allez donc voir l'ecran. mais puisque je vous dit que c'est impossible dites tout de suite que je suis fou! Venez donc voir!

La bonne femme se leve en soupirant et je lui colle le nez devant le panneau: elle change d'attitude: bon, attendez, je verifie (elle passe un coup de fil) je pense que votre systeme est deregle. Vous devriez corriger l'erreur pour les passagers qui arrivent. alors en fait il faut que vous alliez voir mes collegues de l'international (desistement de responsabilite, toujours pareil)

Le temps que j'y aille, le vol de Delhi est reapparu et s'avere etre un Shanghai Chengdu Delhi. Merde, une perte de temps en perspective.

J'arrive au comptoir international: bonjour Monsieur, le vol pour Delhi c'est pas direct? non Monsieur. Un stop a Chengdu. mais pourquoi on ne m'a rien dit? Et pourquoi sur le site de votre compagnie ce n'est pas indique? mais enfin monsieur, nous DEVONS nous arreter a Chengdu ah bon? pourquoi? mais enfin a cause du brouillard bien sur quoi? mais oui, a cette periode de l'annee, il y a toujours du brouillard quand on va en Inde je ne vois pas le rapport avec Chengdu mais si, il faut d'abord s'arreter a Chengdu pour verifier la situation et ensuite on peut aller a Delhi ah parce qu'il y a un risque qu'on n'aille pas jusqu'a Delhi? non rassurez vous, aucun risque mais alors dans ce cas, pourquoi le stop a Chengdu? mais je viens de vous le dire, pour verifier le brouillard.

Bon, le type est soit completement con, soit c'est un menteur professionnel. Inutile donc de continuer, il faut passer a l'essentiel. alors, cet arret va nous faire perdre combien de temps? rien du tout ah oui? Donc en fait quand vous annoncez qu'on arrive a 3 heures locales, ca tient compte du stop over? oui ca me rassure, merci.

L'avion decole donc a la minute pres et trois heures plus tard on se pose a Chengdu. En principe pour une demi heure. On redecolle une heure et demi plus tard et la je commence a m'inquieter, surtout quand l'hotesse confirme le retard. Je vais voir l'hotesse du fond pour avoir confirmation: excusez moi, mais on va avoir combien de retard? je ne sais pas et bien renseignez vous on va avoir deux heures et demie de retard. inacceptable. Je vais rater ma correspondance. mais c'est idiot d'avoir pris un vol a 6 heures alors qu'on va atterrir a 5.30 non ce n'est pas idiot lorsque la compagnie vous annonce qu'on atterrit a 3.00. Par contre un arret prevu des l'origine et non annonce, c'est irresponsable (et toc) on ne s'arrete pas toujours a Chengdu, ca depend des fois. et pourquoi s'est on arrete? (je m'attends a un couplet sur le brouillard) mais pour se ravitailler en essence bien sur

(aucun passager n'a en effet embarque ni debarque lors de l'escale) et on ne peut pas faire ca a Shanghai? ben si, mais on ne peut pas mettre assez d'essence. Donc il faut en remettre a Chengdu

(je contiens ma colere, mais je ne vous cacherai pas que j'ai failli exploser en entendant ces conneries) mais a l'aeroport, on m'a dit que meme avec une escale on se poserait en principe a 3 heures impossible! mais vos collegues l'ont dit. Pian laowai, c'est bien ca? (= tromper les etrangers)

Elle a glousse et je suis retourne m'asseoir furieux. J'ai simplifie le dialogue car en fait la pauvre n'etait au courant de rien et devait a chaque fois aller se renseigner. Elle ne savait pas non plus quel etait le decalage horaire avec l'Inde et ne savait meme pas a quoi ressemblait l'aeroport de Delhi ni si je pourrais engueuler qqun sur place. Mais elle m'a quand meme conseille d'aller les voir. Ils attendront a la sortie de l'avion pour t'aider, a-t-elle dit.

C'etait evidemment un mensonge de plus. Personne n'attendait a part des agents de securite qui se sont contentes de me dire "aucun probleme" en voyant mon billet d'avion. Ben voyons, passer l'immigration, recuperer ses valises, rejoindre l'autre aeroport, enregistrer et embarquer, tout ca en une demi-heure, quelle mauvaise foi! Les indiens n'ont rien a envier aux chinois (desole de dire ca, mais je ne supporte pas une mauvaise foi aussi evidente)

Il y avait une queue monstrueuse a l'immigration et en voyant l'hotesse passer, je l'interpelle: alors vos collegues??? ils etaient ou?

Ils n'etaient pas a la sortie de l'avion?

Les indiens? Si

Et ils ont dit quoi?

Ils ont repondu "pas de probleme"

En entendant ca elle a pouffe de rire et est alle le raconter a ses collegues qui se sont moques de moi a mon tour. Je l'ai tres mal pris et lui ai annonce que je n'en resterais pas la de retour a Shanghai. On verra d'ici la si je suis toujours aussi furieux...

J'ai donc evidemment rate mon avion, et il n'y avait evidemment aucun employe de la China Eastern a l'aeroport. Personne a engueuler donc.

Le personnel de l'aeroport etait tres sympathique mais malheureusement inefficace et improductif. Ils m'ont assure qu'il n'y aurait aucun vol pour Jaipur avant la fin de l'apres midi, ce que j'ai cru. Mais je suis quand meme alle a l'aeroport national pour deposer ma valise avant d'improviser une visite express de Delhi pour tuer le temps. Et la je me suis apercu par miracle qu'un avion pour Jaipur etait sur le point de decoller, sur une autre compagnie, Air Sahara. J'ai achete un billet in extremis (tant pis pour la perte d'argent) et me suis pointe a l'enregistrement.

Pour une raison que personne n'a voulu me donner, ils ont refuse de m'enregistrer et m'ont dit d'attendre car "l'avion avait du retard". L'avion avait certes du retard, mais tout le monde etait deja enregistre et embarque. Que me voulaient ils donc?

Bon, finalement on m'a laisse embarquer et l'avion a finalement eu deux heures de retard. Arrive a Jaipur, Indian Airlines m'a dit que je pourrais me faire rembourser mon billet une fois de retour a Shanghai. Esperons que ce n'est pas un mensonge de plus.

Voila pour la partie galeres. Pour la partie merveille, et bien Jaipur est superbe. Ces couleurs, cette architecture, cette vie, quel regal! Ca valait bien ces quelques peines.

Oui je sais, galeres et merveilles sont terriblement et injustement disproportionnes dans ce recit, mais c'est en fait une figure de style. Promis, la prochaine fois je fais le contraire. Desole aussi pour les fautes mais je n'ai pas le temps de me relire.
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FA
Fabricia 21 years ago · Simba
Gwalior: au royaume des Scindia
Au coeur du Madhya Pradesh, état de l'Inde du Nord, un voyage hors du temps.

C'est un petit avion à hélices qui nous emmène vers Gwalior, au sud de Delhi. Une heure de vol. Les moteurs font un boucan d'enfer, parmi les voyageurs (nous sommes 12 à bord...) certains habitués se sont prudemment équipés de boules Q. A basse altitude, on admire le paysage et les vestiges des civilisations si nombreux le long de la Yamuna, affluent du Gange, tout aussi sacré que le fleuve mythique.

Atterrissage impeccable d'un pilote chevronné qui manifeste visiblement son plaisir de poser l' avion comme si c'était une 2CV... Il nous fait une démonstration de la souplesse du petit zinc en traçant habilement quelques arabesques sur la piste avant de stopper devant un minuscule bâtiment perdu dans la campagne. Un vieux taxi délabré nous emmène vers l'Usha Kiran Palace. Le conducteur est un drôle de type qui nous mitraille de questions sur notre programme. Il se fait collant, insistant, exactement le genre que nous évitons à tout prix. Inutile d'en savoir davantage : nous refusons fermement ses propositions de balades. Emerveillement devant notre hôtel : cette résidence princière, tout près du palais Jaï Vilas, est située au milieu de jardins fleuris. Sa façade, très ouvragée, est sculptée de moucharabiehs. L'écrivain Pierre Loti a séjourné dans cette superbe maison où le maharajah de Gwalior recevait ses hôtes célèbres au 19ème siècle. Depuis ces temps lointains, la propriété a été rénovée et on y trouve le confort des palaces de luxe.

La chambre 206 est une vaste pièce dont les fenêtres donnent sur le parc. Un coin salon avec des fauteuils, deux grands lits avec table-coiffeuse, dressing, salle de bain de dimensions victoriennes... C'est parfait. Une douce atmosphère règne dans ce paradis à l'écart des rues surpeuplées de la vieille cité. Après-midi de farniente sous les arbres centenaires. Douceur, élégance, intimité, tout n'est que plaisir dans cette parenthèse hors du temps. Quelques clients discrets, recherchant eux-aussi la solitude, se sont éparpillés dans les jardins pour goûter la fraîcheur du crépuscule.

Une jeune fille de type indien au milieu d'une famille française : la demoiselle s'exprime parfaitement dans notre langue : forcément, elle est la fille adoptive de ce sympathique couple de bretons qui sont venus l'adopter, il y a quinze ans, au coeur de l'Inde. Et comme le dit son père avec humour : "elle est devenue plus bretonne que moi !".

Après un solide breakfast, nous n'avons ce matin que quelques mètres à parcourir à pied pour pénétrer dans le musée du Jaï Vilas Palace. Ce palais des mille et une nuits appartient au maharajah de Gwalior, Madhavrao Scindia, souverain allié à d'autres illustres familles : Baroda, Cachemire et Jaïpur. Gigantesque construction du 19ème siècle, de style baroque italien, où logent encore les propriétaires, 35 pièces (seulement...) ont été consacrées aux visiteurs. Trésors extravagants, tant en diversité qu'en originalité. Entre autres curiosités, un gramophone construit par Thomas Edison en 1877, instruments de musique traditionnels (sitars, tablas, tampuras, sarangis, pianos et violons précieux). Une collection de vasques chinoises d'une valeur inestimable, bibelots en cristal taillé, miroir à double face dédié à la reine-impératrice Victoria et au prince Albert, landau d'argent à tête de cygne, tigres empaillés morts au champ d'honneur des chasses royales...

Dans l'immense salon d'apparat, le plus grand tapis d'Asie, fabriqué par des prisonniers pendant douze années, qui mesure 33x23 mètres, entièrement brodé d'or fin. Les deux lustres de cristal les plus lourds du monde (3, 5 tonnes et 248 ampoules chacun) ont été fixés au plafond d'une solidité à toute épreuve : on a hissé dix éléphants sur la structure afin d'en éprouver les capacités - les énormes bêtes y sont restées pendant une semaine : on en a déduit que les lustres n'arracheraient pas les solives ainsi testées.

Une vaste table dans la salle à manger est préparée comme au temps des splendeurs : vaisselle d'or et d'argent, verres de cristal taillé, linge brodé de soie. Il y avait tant de domestiques dans ce palais qu'un serveur était placé derrière chaque invité. Un étonnant train miniature circulait en boucle au centre de la table devant les convives, les wagons d'argent contenant liqueurs et cigares dont les amateurs se servaient au passage...

Vertige devant cette débauche de trésors accumulés de père en fils par la dynastie, dont la fortune a réchappé des bouleversements de l'Indépendance. On sait que le souverain actuel a réussi sa reconversion dans les "affaires" et la politique. Nous sortons épuisés par tant d'abondance... Symbole éloquent de la prospérite des lieux : devant le palais, un troupeau de vaches grasses broute l'herbe d'une verte prairie.

De retour dans notre hôtel, je complimente le jardinier qui a composé de superbes bouquets qu'il vient de cueillir dans les massifs. Il sourit, flatté, et me demande le numéro de ma chambre : "Je vais monter le même bouquet rien que pour vous"... Après le déjeuner, je découvre un grand vase contenant des fleurs magnifiques posé sur la table de notre coin-salon. Le temps passe comme dans un rêve.

Matin du troisième jour consacré à la forteresse Man Singh, construite au 16ème siècle et restaurée au milieu du 19ème. Un très vieux taxi, fourni par l'hôtel, nous embarque en cahotant. Le chauffeur est une vraie brute qui conduit comme un pied, évite de peu un camion en plantant ses roues dans le fossé. Passent deux indiens qui aident le chauffeur et le guide à remettre la guimbarde sur la route. C'est bien la dernière fois que nous demanderons des taxis au réceptionniste de l'hôtel car, depuis le début du séjour, ce ne sont que tacots délabrés et chauffeurs déjantés qui nous trimbalent... Ceci ne va pas gâcher le plaisir de découvrir la merveille des merveilles, la citadelle de grès doré, aux délicates céramiques bleu turquoise.

Au sommet du promontoire qui domine la campagne, un immense palais fortifié dresse ses murailles aux teintes ocrées, rehaussées de frises sculptées de délicats motifs bleu vif, vert et or, qui étincellent sous les feux du soleil. Apparition magique, c'est éblouissant de beauté, et coupe le souffle. A l'intérieur des remparts, c'est le même luxe : le souverain-bâtisseur était le seigneur et maître de huit épouses, qui possédaient chacune sa cour, ses appartements et ses hammams. Amoureux éperdu d'une neuvième beauté, cette dernière accepta d'être sa femme à condition de posséder son propre palais. Le souverain fou d'amour céda et fit bâtir une résidence pour la belle, à quelques kilomètres de la forteresse.

Sur l'esplanade du palais, trois jeunes garçons d'une dizaine d'années nous proposent des tours de magie : ils sont irrésistibles de drôlerie, font les pitres et gagnent sans peine les roupies bien méritées. Notre guide s'avère très cultivé. Il a fait de longues études afin d'être professeur d'histoire et d'archéologie... mais le système tordu de l'administration indienne ne lui attribuera un emploi qu'à condition de verser une grosse somme qu'il est bien incapable de réunir. Injustice, corruption des fonctionnaires, dont le pouvoir cède au fric avec la complicité des autorités qui pratiquent les mêmes magouilles.

De surprenantes sculptures jaïnes, 17 mètres de hauteur, bordent la route qui mène aux temples hindous Teli-kha-Mandir. Nous invitons le guide à partager notre repas. Il raconte qu'il a tenu le rôle d'un maharajah dans une vidéo tournée par une équipe française, il y a quelques mois, dans le palais Jaï Vilas. A ce jour, je n'ai pas encore pu voir ce documentaire...

Nous allons visiter le temple d'un musicien très célèbre, Tansen, si talentueux, que ses nombreux admirateurs lui ont bâti dans les faubourgs de Gwalior. C'est un rodéo infernal d'une heure et demie dans les rues défoncées de la vieille ville pour atteindre enfin le monument. Des "tempos" monstrueux sillonnent les ruelles étroites de ce quartier surpeuplé. Ce sont des rickshaws qui peuvent transporter une douzaine de personnes dans une carcasse posée sur trois roues bringuebalantes, crachant des jets de fumée pestilentielle dans un bruit assourdissant.

De retour dans la fraîcheur et le calme de l'hôtel, attablés devant le rituel five o'clock sous les amaltashs du parc, étranges arbres au feuillage bleuté où nichent des ribambelles d'oiseaux. Aurons-nous de l'eau chaude, ce soir, dans la salle de bain ? C'est sous un jet glacial que je me suis douchée ce matin. La direction de l'hôtel qui avait stoppé la chaudière après le départ d'un groupe de touristes, a bien voulu redémarrer l'engin. C'est, hélas, notre dernière nuit à Gwalior : demain, retour à Delhi.

Dans les bureaux du petit aérodrome, un groupe d'indiens se congratule et bénéficie d'un traitement de faveur : boissons et petits gateaux leur sont servis, derrière les vitres de notre salle d'attente... Nous attendons depuis un bon moment, assoiffés et envieux... Un charmant monsieur bedonnant nous fait apporter un verre de thé et des biscuits : c'est un "pot" pour fêter son départ à la retraite, offert par ses collègues. On embarque en sa compagnie dans le petit avion qui nous avait amenés ici.

Même enchantement dans le délicieux vacarme assourdi par les petites boules Q dont nous nous sommes munis cette fois-ci. Six passagers pesés ainsi que leurs bagages. Le pilote s'amuse comme un fou, c'est un vétéran de l'armée de l'air indienne. A très basse altitude, voici la vue sublime sur le joyau : Taj Mahal d'Agra, éblouissant sous le soleil, la Yamuna serpente en scintillant dans la vallée et le Fort de grès rouge entouré de ses murailles surveille l'immense ville d'Agra. Atterrissage sur les chapeaux de roues, trois petits tours sur place pour secouer encore un peu les passagers hilares et ravis... Une ovation salue l'arrivée de l'avion à Delhi : les collègues du nouveau retraité lui rendent un hommage respectueux que nous partageons avec émotion...
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DO
Douya 21 years ago · Chrisman
Inde (encore!)...garden city
Que font donc les Bangaloris le week-end, pour echapper a la chaleur et au stress de cette ville toujours croissante? N’est pas Garden City qui veut, et Bangalore merite bien son nom, pleine de parc, d’arbres a chaque coin de rue, de dedales de verdure au milieu des rickshaws et du traffic toujours incessant. Des coins d’ombre et de calme en plein coeur de la ville, une palette de couleurs, toutes les nuances du vert, du jaune, du rose, du violet ou du blanc. On y vient en famille, de la grand-mere au petit dernier, manger, jouer et palabrer. Des expeditions rituelles, avec tapis de sol, dejeuner complet et arsenal de jeux. Battes de crickets pour remake des grands matches, raquettes de badminton pour version de plage, ou tout simplement un foulard pour colin-maillard. Des tenues de toutes sortes, du saree au salwar kameez pour elle, a l’incontournable pantallon marron-chemise pour lui. Et les petits en belles robes du dimanche-costumes cravatte, ou aux tenues plus occidentales, melanges de styles et de genres. Une variete ethnique aussi, sans probleme d’integration ou de communitarisme pour ces femmes voilees ou ces sikhs.

Bal Bahvan, dans Cubbon Park, c’est le paradis des enfants. Un petit train avec une queue digne de la Tour Eiffel un 14 juillet, des balancoires, toboggans, ensembles complexes barioles de couleurs. Des sourires partout, des enfants qui courent d’un atelier a un autre, des parents tres fiers de leur progeniture.

Cubbon Park, ce sont des arbres immenses et varies qui isolent tout bruit et vue de la ville. Impression d’etre a la campagne, entre partie de crickets et de badminton.

Mais le parc que je prefere, c’est le jardin botanique de Lal Bagh, cree par le fameux Hyder Ali et son fils Tipu Sultan. Un jardin de roses (d’ou son nom : jardin rouge), des arbres centenaires et majestueux, une collection unique de plantes tropicales…

Et surtout, Lal Bagh, tout comme Cubbon Park, c’est l’endroit ou l’on ne peut pas etre seule. Si je me mets a regarder attentivement une partie de cricket, il ne faut pas 5 minutes aux jeunes gens pour m’inclure dans leur equipe, a la batte comme a la reception. Si j’essaye d’ecrire mon journal, a l’ombre d’un manguier, voici un puis deux puis trois sourires. “What’s your name? Where come from?”. Les petites tetes s’en vont, remplacees par d’autres, aussi souriantes, recitant le meme texte. Et les premieres tetes sont de retour, “one coin from your country please”, et de leur donner un cent d’euro. Et de regarder leur collection de pieces hollandaises, italiennes ou allemandes. 5 minutes apres, “one autographe please”. Et de m’executer avec un petit mot pour chacun de ces sourires, de ces tenues, pour ces filles audacieuses et ces garcons plus turbulents mais tellement charmants. 3 puis 4 puis 10 paires d’yeux autour de moi, plus moyen d’ecrire, les questions affluent, les langues se melangent (kanada, hindi, anglais), les uns traduisent aux autres. Les parents s’y melent aussi, qui veulent prendre en photo leurs enfants avec cette tete blonde.

“Tu veux jouer avec nous?” “ok”. Et de s’entrainer a recuperer la balle de cricket, a feinter avec les plus jeunes, a surpasser les plus ages. Puis jeux de main (mais pas de vilains !), jeux de groupe, on se comprend mal mais qu’importe ! Des familles de plus en plus grandes de gamins, de tous les ages, freres, soeur, cousins, tous autour avec cette envie de vivre, de profiter de chaque moment, de partager leur jeux avec moi, d’apprendre sur moi et moi d’apprendre d’eux.

Il est difficile de se separer. “tu reviendras?” “je ne sais pas encore. Vous etes la tous les dimanches?” “oui, tous les dimanches, meme endroit”. Un apres midi passe si vite, un retour a l’enfance, un moment unique, indescriptible, innoubliable. Un dimanche de repos, qui s’est acheve en une journee d’emotions. De ces petits moments qui font le bonheur d’un voyage.

Douya
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MA
Marsu 21 years ago
un bonjour du Nepal!
Salut tout le monde,

Merci a tous ceux qui on eu la gentilesse de m envoyer des messages entre Trek (machin je me souviens jamais au complet desole ;o(((()Suis bien rendue a KTM mais j ai quelques petits probleme avec le frame du forum. Mais peut etre que si je vais dans un autre place ca ira mieux...

Arrivee jeudi matin dernier a KTM j ai pu choper in extremis a quelques minutes du depart de l avion un billet aller pour KTM a 156 dollards US (Pour IVO). C etais moins une vue la Dassain toutsles vols etaient plein sans compter ceux aleatoires de la Royal Nepal. Trajet sans emcombre bouffe Suisse au Grashopper a Freak Street ou j ai ete malade pour la deuxieme fois...(ne pas y prendre de banana lassi....). Depuis je celebre Dassain dans les villages et a KTM mais j ai pas de bol j ai manque tous les sacrifices... Je dois trop vivre a l heure nepalaise... Entre temps orphelinat, cours de nepalais, la vallee... Dimanche depart pour un trek de mon cru avec un ami nepalais qui dit pas trois gouttes d anglais et encore moins de francais (ca devrais aider mon nepali...) dans le Langtang-Gosaingkun. Ensuite officiellement direction Bardia National Park avant d aller fureter chez les femmes Tharu de l ouest voir si elles ont vraiment la poigne de fer sur les mecs du coin (et seulement si chauffe pas trop cote mao dans le coin suis cingle mais quand meme....). Ensuite retour a KTM ou moins deux jours avant de revoler surement sur Varanassi dans mon petit temple favori pour quelques jours... Enfin si il me reste du temps le but etant de respirer....:O)

Voila merci a tous...

Je joins juste quelques reponse aux questions que j ai recues en esperant que les personnes lisent ce petit message:

Pour Spot: Je pense que tu tes trompe de destinataire.. J ai jamais parler de balade en parlant des petits avions.

POUR IVO: Tu arrivera a KTM la veille de mon retour de trek. Si tu veux on se donne rencart le 27 genre sur KTM. Tu me confirme par mail. Si tu recois pas de reponse le 26 au soir 21 heures c est que je suis pas de retour. Avant le 27 au matin. Sinon pour l agence je te conseille celle plusieurs fois mentionne sur ce site et dont tu peux trouver les coordonnees sur le forum sans probleme, elle s appelle les portes de l aventure.

POUR SANDRINE: Juste un petit clin d oeil....<O))))

POUR SALI16: Je comprends ton point de vue et suis d accord avec Sylvain faudra que tu fasses un choix quelques part parce que bien sur deux jours de trek dans la valle avec une belle vue c est possible (Nagarkot) mais ca reste que ce n est pas faire un des autres trek comme le Langtang ou tu peux avoir une superbe vue.Ou sinon tu viens plus longtemps......<O)))))

POUR PARTIR OU>.... et tous les autres qui se posent des questions sur les MAOISTES:

Faut arreter d avoir peur de ces jeunes cons qui ne sont tout de meme pas assez con pour aller sauter sur leur source de REVENU c est a dire les TOURISTES. Le trek de l Annapurna ne compte aucune annicroche de ce que j ai pu savoir depuis que je suis ici. IDEM pour l EVEREST... En fait les gens sont content, pas trop de monde sur les routes vu le contexte mais bon moins d argent pour le pays aussi. Pour KTM calme plat depuis que je suis la ainsi que dans la vallee.

Au plaisir et bon voyage.

PS Si j ai oublie du monde very mea culpa:O)))
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EV
Eversmile 21 years ago · Phil64
Tête de linotte brûlée
C'était dans les années 90, en Inde... Je m'étais éprise d'un kérali, ce qui expliquait largement pourquoi ça faisait trois mois que je restais dans le même village! On se voyait en cachette mais si rien ne devait transparaître de cette inclination autour de nous, en secret, les préparatifs pour prendre la poudre d'escampette ensemble allaient bon train... Enfin, bon train, à un rythme indien...Vous savez combien de temps il fallait attendre pour obtenir un passeport? Entre 9 mois et un an!... Et nous étions préssés. Enfin, disons, moi...mon visa arrivant à expiration et mes finances s'amenuisant rapidement... On avait donc contacté un type qui menait de front deux emplois: un officiel et un moins avouable. Il était payé dans les deux cas, mais c'était certainement son boulot d'appoint qui était le plus juteux. En bref, il était offciellement assermenté pour collecter les demandes de passeport qu'il faisait ensuite parvenir aux instances concernées à Cochin...mais en sous-main, il offrait également ses services aux plus préssés (et fortunés!) pour transmettre une demande de passeport à Trichy, dans l'état voisin du Tamil Nadu...C'est là, je l'ai appris plus tard, que nombre de Tigres tamouls se sont vus octroyé des papiers, ce qui rendait tout passeport issu par Trichy, douteux par nature aux yeux des autorités...Mais bon, pour l'instant, on n'en était pas là...J'avais payé une fortune pour graisser la patte de ce fonctionnaire si compassionné à notre égard...Le fait qu'il ne soit pas intègre ne m'échappait pas, mais je me disais que, puisqu'il prenait le risque d'accepter le boulot, on pouvait lui faire confiance!...On avait donc monté, avec son aide, un dossier bidon qu'il avait envoyé à Trichy et on attendait... Mais le temps passait et on ne voyait rien venir...Je l'ai donc convaincu qu'il serait judicieux de faire une petite visite de courtoisie aux intermédiaires tamouls et de se rappeler aux bons souvenirs de ces messieurs. Il a accepté à condition que ce soit dans la plus grande discrétion. Pour celà, il valait mieux que mon ami ne nous accompagne pas...en plus, je devrais voyager seule au moins pour une partie de l'aller.

Donc, je me suis retrouvée, le jour dit, dans un bus à destination d'un bled inconnu dont il m'avait donné le nom. Il était entendu qu'il suivrait le bus à moto et me récupèrerait un peu plus loin sur la route. L'heure du départ approchant, je m'inquétais de ne pas le voir arriver, mais je l'ai finalement apperçu. Nos regards se sont à peine croisés, un imperceptible hochement de tête...tout était en ordre; je n'avais pas de soucis à me faire. Ensuite, je jetais de temps à autre des coups d'oeil à l'arrière pour vérifier qu'il suivait toujours le bus... Une heure et demie plus tard, on est arrivés à l'endroit où je devais descendre. La nuit était tombée mais il y avait un marché et pas mal d'animation...je n'ai pas réussi à localiser tout de suite l'officier. Il s'était engagé dans une ruelle sombre où il m'attendait. A l'abri des regards, il allait m'embarquer à moto. Mais avant ça...il fallait que je me couvres. On ne devait pas déceler qu'une femme, à fortiori une blanche, circulait de nuit avec lui sur sa moto. J'ai donc dû revêtir: une cagoule (oui, une bonne vieille cagoule), ensuite, un bonnet russe (vous savez, une chapka, avec les languettes qui couvrent les oreilles)...une grande cape de pluie kaki et pour parfaire le tout, mettre des lunettes de soleil!...En pleine nuit! Je vous dis pas la dégaine! Enfin, bref, on est partis...

A Trichy, nos intermédiaires nous attendait. Ils n'avaient pas l'air très concernés par l'urgence de ma requête...mais cette opération me coûtait assez cher pour que leur je m'en foutisme (qui était peut-être juste un peu de fatalisme), me mette dans une colère noire!...

Les indiens ne m'ont jamais fait peur. Je ne suis pas particulièrement grande mais mon petit mètre 63 me permet d'en regarder plus d'un de haut. Alors j'ai fait un peu d'esbrouffe! Je leur ai susurré d'une petite voix doucereuse que je pouvais être très gentille mais... (et là j'ai sorti mon kiai, ma voix d'art martial ) que si je me mettais en colère, je pouvais devenir destructrice comme Kali!...

Je sais pas ce qui les a le plus effrayé: mon raffût ou ma façon de bouger dans la pièce en déplaçant malignement les objets...quoi qu'il en soit, je leur ai prouvé qu'ils avaient plutôt intérêt à se débarrasser de moi, la meilleure manière étant certainement que j'obtienne satisfaction. Ils ont promis de faire hâter les choses!...

Et nous sommes repartis, l'officier et moi, à moto, pour le long trajet de retour. Environ 120 kms...

A un moment, il m'a proposé d'essayer de conduire. Tiens, pourquoi pas?! Laissant tourner le moteur, il m'a cédé sa place à l'avant et s'est assis derrière moi. On est parti et franchement, je me régalais. Je tenais le guidon, il changeait les vitesses. Tout allait bien jusqu'au moment où, alors qu'il se tenait à ma taille, il a changé sa prise et ça me gênait pour conduire. J'ai donc ramené ses mains vers ma taille. A nouveau, il les a hissé plus haut à mon grand mécontentement. Parlant fort pour couvrir le bruit du moteur, je lui ai demandé de les poser plus bas, que ça me gênait pour conduire. Il a fait mine de ne pas comprendre et il m'a dit: "Comme ça?"... en posant délibérémment ses mains sur mes seins.Tout de go! J'étais furieuse! Et comme c'est moi qui tenait le guidon, j'ai accéléré brutalement. Surpris, il a été obligé de me lâcher pour se retenir au porte-bagages! "Attention!" m'a t'il crié! Oui! Oui! j'ai répondu...Et comme on arrivait à une portion de route où se succédaient les virages, je m'en suis donné à coeur joie, fonçant dans les lacets avec une farouche sensation de vengeance. A l'arrière, l'officier s'est mis à m'implorer d'arrêter...je l'ai entendu me dire qu'il ne voulait pas mourir, qu'il avait une femme et des enfants! Moi je ricanais...Ha! ha! C'était maintenant qu'il s'en souvenait!?...J'ai fait durer le plaisir. N'avais-je pas déclaré que je pouvais me montrer aussi impitoyable que Kali, déesse de la mort? Il fallait que je fasses honneur à la réputation que je venais de me forger! Enfin, j'ai accepté de m'arrêter et de le laisser reprendre le contrôle du véhicule.

On était en rase campagne, et j'ai pensé plus tard qu'il aurait pu simplement me planter là! Mais je lui avais sans doute suffisamment foutu la pétoche pour me croire capable de tout (et n'importe quoi...n'importe quoi étant sans doute le pire!)

Il a repris sa place initiale sur la bécane et on a fait la paix en silence.

Plus loin, aux faibles lueurs d'éclairage d'un village, il a accepté de me laisser conduire à nouveau. Il s'est mis en tête que je pourrais apprendre à démarrer. Démarrer en côte, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Je sais pas pourquoi il a choisi cet endroit? En tous cas, j'ai galéré, calant plusieurs fois. Il a insisté pour que j'essaye une dernière fois...plus énergiquement. Ah! ça..;pour l'énergie!...J'ai dû accélérer et freiner en même temps, la moto s'est cabré comme un cheval emballé, l'officier a été ejecté de son siège et je me suis étalée en dérapant avec la moto sur le sol. De mon côté, nul dommage. Ma réaction a été le fou rire.

Tout ce boucan n'a pas manqué de réveiller un pauvre hère qui dormait dans la rue. Il s'est approché pour nous observer. Il nous dévisageait d'un air absolument ahuri et je devinais à son expression que je devais ressembler d'assez prêt à une extra-terrestre. Toujours encagoulée avec ma chapka par dessus, ma cape de pluie et mes lunettes noires, parlant dans une langue étrange qui n'était ni du tamoul ni du malayalam...! Et pétée de rire par dessus le marché! Pendant ce temps, l'officier paniquait: la roue avant était voilée! Alors, là, bien fait! S'il y avait une justice divine, c'était sans doute sa punition pour m'avoir pelotté en chemin!

On a fini par reprendre la route...

On est rentrés au village en pleine nuit. Pas un chat dehors...j'ai marché jusqu'à la maison des parents de mon ami. Mais n'osant pas les réveiller, je suis restée assise sur le petit siège de l'entrée. C'est la mère qui a sursauté en m'y trouvant à son réveil au petit matin! Je m'étais endormie là, tenant toujours, sérrées dans mes poings, les pierres que je gardais en main par sécurité, pour me protéger des chiens errants.

Des mois plus tard, j'ai appris que ce fonctionnaire peu scrupuleux s'était fait arrêté...

Entre temps...on avait réceptionné le passeport, qui finalement, n'a jamais servi...mais ça, c'est une autre histoire...
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FA
Fabricia 22 years ago · Visa
Inde, enfin! et Katmandou
1er voyage sur le sol indien -

Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.

Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.

Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...

Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.

Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...

Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.

Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.

Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...

Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.

Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
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JA
Jaisalmer 22 years ago · Gayatri
Inde du Nord-Ouest Ete 2004
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

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NA
Nawal 22 years ago · Fabricia
Ma journée Indienne et Sri Lankaise à Paris avec Ganesha!


Ma journée Sri Lankaise à Paris avec Ganesha ! Dimanche 05 Septembre 2004, pour la neuvième année consécutive, la communauté des Tamouls Sri Lankais de Paris se réunit au Temple de Sri Manicka Vinayakar Alayam.

Des cérémonies religieuses ( bain rituel du dieu à l’eau de rose, miel, lait… ) débuteront à 9 heures suivies d’un cortège et d’un défilé en l’honneur du dieu à la tête d’éléphant.

Avant mon départ pour cette journée magique, j’ai fais quelques recherches, je sais donc maintenant que Ganesha, est le fils de Shiva et de Parvati. Spécialement porteur de chance, Ganesh est invoqué avant de commencer un projet, partir en voyage, …

Concernant son aspect, on trouve essentiellement deux versions : - Le fils de Shiva est à son image, donc très beau. Il séduit toutes les femmes, ce qui lui fait oublier sa mission. Aussi est-il condamné par Parvati à avoir une tête d’éléphant et un gros ventre. - Des légendes parlent de sa décapitation, sa mère demande la renaissance de son fils, Shiva utilisa le premier animal passant à sa portée pour redonner une tête à son fils, ce fut un éléphant avec une seule défense…

Ayant potassé « un peu » le sujet, je me rends donc au Temple de la rue de Girard.

Ce n’est pas l’Inde, mais presque, une foule incroyable est là devant les portes de ce lieu de culte : la communauté Hindoue Parisienne, des Parisiens, des adultes, beaucoup d’enfants, des sarees multicolores, des fleurs, des ballons, des odeurs d’encens, musique à fond … ma journée de voyage commence très fort.
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FA
Fabricia 22 years ago
Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.

L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.

Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.

Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.

Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.

Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.

Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.

Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.

Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.

Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.

Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
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AU
Aurélie78 22 years ago
Inde: Au pays du choc sensuel
Ce matin, 9 heures. Dans ma boîte aux lettres, ce que j'attendais : Qualipixe, mon labo en ligne, me livre mes photos d'un pays inoubliable : l'Inde.

Je reprends le cahier de cuir où sont consignés mes voyages, à la redécouverte d'un monde où cohabitent les plus hauts sommets du globe, des cités fiévreuses et des campagnes immenses. Beauté et misère...   L'Inde est, bien plus qu'un pays, un sous-continent couvrant plusieurs méridiens, des sommets de l'Himalaya aux mers tropicales en passant par déserts et rizières. Des milliers de villes, un milliard de personnes, dans un flux ininterrompu de beauté et de misère, et la plus grande dignité qu'il soit donné de voir. Un authentique choc sensuel : odeurs, surtout, et couleurs, sons, visions; tout est brillant, vivant, enchanteur ou choquant. L'Inde ne connaît pas le gris, la demi- teinte: elle vous conquerra ou vous insupportera mais ne vous laissera jamais indifférent !

Qui veut visiter l'Inde, du reste, sait déjà ce qui l'y pousse mais le risque émotionnel est réel : admirer un temple pendant qu'un gardien chasse les mendiants n'est pas la simple contemplation d'un tableau dans un musée.

Consignés dans mon cahier, trois voyages de deux semaines chacun : l'un au Rajasthan (centre Nord) et à Goa (côte Est), et deux dans le sud du pays. Dans tous les cas avec accompagnateur(s): indispensable. J'ai opté pour la formule vol + circuit en auto avec chauffeur + hôtels réservés à l'avance. Le mécanisme d'un tel périple est simple et sûr: vos chauffeurs vous prennent et vous ramènent à la porte de l'hôtel. L'itinéraire est établi avec l'agence de voyages, qui prévoit des nuits dans des établissements de luxe. Au-dessous de quatre étoiles, les conditions d'hygiène et d'accueil restent très difficiles... D'ailleurs, les prix de ces hôtels sont le quart ou le tiers de ceux pratiqués en Europe et on y est très bien reçu. Seul point négatif : un air conditionné souvent sibérien !

La circulation en Inde est une attraction en soi ; le chaos y domine, avec un impératif : passer, quoi qu'il advienne, et ne surtout pas s'arrêter. Automobiles, bicyclettes, autobus, charrettes à bras, piétons, cyclomoteurs, calèches, camions, vaches, enfants et vendeurs ambulants se frôlent continuellement en un magma unique. A la campagne, ce sont des chariots de foin larges comme la route qu'on découvre au détour d'un virage, des poids lourds renversés au milieu de la chaussée, entourés d'un cercle de pierres, une sorte de triangle qui signifie "il y a eu un incident, tôt ou tard nous le résoudrons, merci entre- temps de ne pas voler les pièces détachées"... 

En route, donc, pour le Rajasthan : c'est l'Inde des Maharajas, au confluent des civilisations hindoue, musulmane et britannique. Je pars de New Delhi, la capitale, pour faire escale à Agra et son éblouissant Taj Mahal, mausolée construit au XVIIe siècle par un empereur Moghol en la mémoire de son épouse. Puis c'est la fascinante ville rose de Jaipur, Udaipur et ses palais fastueux, dont celui, sur le lac, où furent tournées des scènes d'un James Bond, Octopussy. Jodhpur l'inoubliable, la magique, et sa colossale forteresse, le désert de Thar, entre l'Indus et les monts Aravalli. Et la lointaine, peu accessible mais unique Jaisalmer...

Le sud du pays, aux paysages d'une très grande diversité, c'est l'Inde hindouiste, celle qui n'a jamais connu l'influence islamique et très peu l'anglaise. J'atterris à Madras - désormais nommée Chennai - sur la côte de Coromandel, pour rejoindre Kanchipuram, au milieu des saris multicolores, puis Mahabalipuram et ses temples monolithiques posés sur la plage. Je descends ensuite vers la fascinante Pondichéry, ancienne colonie française, patrie du grand philosophe Sri Aurobindo (1872- 1950) qui y a fondé un ashram toujours en activité. À Thanjavur et sa voisine Tiruchirapalli (ici on dit "Trichy"), j'admire les premiers grands temples dravidiens mais c'est dans la ville sacrée de Madurai (ancienne Madura) que je découvre les plus grands (XVIIe siècle). Il faut absolument louer les services d'un guide local pour pouvoir comprendre et apprécier la signification de ces dieux et déesses sur ces énormes portails où grouillent des milliers de personnages dans un triomphe de couleurs et de formes. Avec un peu d'aide, on peut même atteindre le toit du grand temple principal pour contempler un superbe panorama.     De Madurai, je m'enfonce dans les montagnes pour pénétrer au Kerala en passant par la verte et fraîche réserve naturelle qui entoure le lac de Peryar, d'où les tigres ont disparu, pour remontrer ensuite vers Cochin, sur la côte de Malabar. Ancienne colonie portugaise fondée par Vasco de Gama en 1502, les temples hindous y cèdent la place aux églises et même à une ancienne synagogue. L'atmosphère des lieux est renforcée par l'harmonie silencieuse des "backwaters", ces belles lagunes intérieures qui s'étendent parallèlement à la côte jusqu'à Alleppey.

J'y navigue sur une barge jusqu'à la station balnéaire de Kovalam, où les plages sont ombragées de palmiers de cartes postales. De là, il est possible d'embarquer pour les Maldives voisines. Le voyage en bateau s'avérant agité, mieux vaut prendre l'hydravion qui présente en outre l'avantage d'offrir un spectacle inoubliable sur les atolls.

Une vie entière ne suffirait pas à décrire l'Inde. Seule, nécessaire, indispensable solution : y aller soi-même. Et en revenir, différent.
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VI
Vincepirate 22 years ago · Mile
Je suis à Mamalapuram en Inde
Bonjour, je suis a mamalapuram et cest le pied... Lagressivite nexiste pas chez les indiens.Nulle agressivite daucune sorte que ce soit. En vivant ici parmi eux, en les cotoyant o jour le jour, je me rends compte combien elle est omnipresente chez nous, ds les gestes, les comportements, les regards, les mots... Chacun se sent attaque, persecute, violente ds son ego. Chacun passe son tps a vouloir defendre son arrogance a etre. Lindien est, cest tout. IL na rien a defendre, rien a prouver. Les indiens passent leur tps a communiquer entre eux, a longueur de journee ils se parlent, partout, tou le monde parle avec tout le monde.Cest leur normalite. A moi qui suis tres communicatif, elle me parait tout a fait logique, evidente et humaine. Depuis tjs on me demande, mais comment tu fais tu rencontres tt le tps des gens partou? ben je parle cest tout, je vais vers lotre. Les indiens ont noye leur ego ds luniversel, ds lunite. Ils st povres, misereux et sales, mais vivent ds une harmonie naturelle et parfaite. Tout ce que lon a perdu. Qd dici, je pense a loccident, a nos relations en europe, cela meffraie. Ma passion et mon observation de linde corrobore mes sentiments. Je pense a tel ou tel copain copine, ou proche, parfois si indifferent, pretentieux, ou sentencieux... He, calmez vs les gars! lego est notre propre prison! Individuellement, ns ne sommes rien. Nous sommes la vie cest tout... Je me repete, lagressivite nexiste pas chez le Tamoul. Elle me semble impossible. Ici, malgre le fourmillement humain, le bruit et lactivite presente en permanence...Le tps est comme ralenti, tout est, o dela des apparences, en profondeur, tres tranquille. Cest completement paradoxal et inexprimable. Venez, vs comprendrez... Les hommes se tiennent par la main en marchant, tout en se parlant, tjs...ou bien par lepaule, exactement comme les amoureux chez nous. Les femmes se coiffent mutuellement leur cheveux ou ceux de leurs filles. Les bebes ou petits enfants st soit avec maman soit avec papa, ou bien jouent ds le ''caniveau''. Les garcons et ados st en groupes et jouent. Les filles se promenent ou aident les parents a leur taches. Tout le monde ici saime et se respecte et cest completement evident. La veritable misere nest pas ici, elle est chez nous.

'' En verite, le desir de confort assassine lame passionnee avant de lescorter, tout sourire, a son enterrement.'' Khalil Gibran.
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AF
Afbé75 22 years ago · Fabricia
Inde, un autre voyage
En novembre 2002 je suis retourné en Inde après une longue absence (dernier voyage en 1987) et entre deux voyages en Afrique Australe.

Tout d'abord un vol Air India CDG-Delhi-Mumbay. Déjà un peu de l'Inde durant ce vol, deux comédies musicales made-in Bollywood et un repas indien.

Arrivés vers 09H00 et la première pub indienne que nous voyons, ma compagne et moi, martelle : Join us for kill them ! C'est une pub pour s'engager dans l'armée de l'air indienne avec une photo d'un avion de chasse indien mitraillant un objectif civil au Pakistan. Bonjour l'Inde 🤪.

Un taxi prépayé nous amène près de la porte d'orient, en route nous doublons et croisons des milliers de rickshow claxonnant à tout va.

nous avons 4 heures avant de prendre le train direction le Gujurat. Et surtout nous devons récupérer nos billets de train à la reception d'un hôtel. J'ai, avant de partir, un ami qui me les a acheté et en principe ils doivent m'attendre dans une enveloppe à mon nom. Nous commençons donc par aller récupérer ces billets. Une charmante hôtesse d'accueil me tend effectivement une enveloppe à mon nom avec nos billets dedans. Nous laissons nos sacs à dos en consigne dans cet hôtel et partons nous balader.

Dehors c'est grouillant de monde en pleine activité. Premier choc pour ma compagne, une petite fille toute maigrelette s'accroche pendant 20 mn à son bras. la chaleur est au rendez-vous. Nous décidons d'aller manger un bout dans un petit restau dans le coin. C'est l'heure du repas et de nombreux indiens sont attablés. Nous commandons un plat de lentilles avec des patates, des tomates et du yahourt. C'est délicieux et nous finissons par un "chy-tea".
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DO
Douya 22 years ago · Fabricia
Chroniques indiennes
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.

Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)

Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.

Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.

« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »

et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.

J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…

Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !

Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !

Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!

« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »

« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !

Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)

Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.

Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...

Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):

« are you married ? »

« no »

« how old are you ? »

« 27 »

« what, 27 and not married ! »...

Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
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TY
Tyler 22 years ago · Rivotril
Live from Colombo
Ca fait du bien un cyber cafe climatise quand il fait 32 degres avec 80% d'humidite. Voila enfin le moment tant attendu. Un peu surpris par la chaleur en descendant de l'avion, mais surtout par le chauffeur de taxi kamikaze... qui roule a contresens pour doubler en klaxonant et en esperant ke ca passe... on a quand meme touche le bus qui venait en face : un retroviseur en moins et un touriste qui ne reprendra plus jamais un taxi, du toute facon c'est 100 fois plus cher que le train qui est plus securisant ! Voila, des nouvelles au prochain episode. Et si un autre baroudeur se trouve dans le pays, on peut se contacter, j'en ai encore pour 2 mois.

Tchao tout le monde
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PA
Parvat 22 years ago
Shanti India... Une vallée dans l'Himalaya...
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...

"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…

Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
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RI
Rivotril 22 years ago · Galwen
Japonais en Inde: Le choc des cultures: histoire vécue à la gare de Old Delhi
Vous qui avez sillonné sans répit les routes du mondes, vous les avez déjà rencontrés…

Ils parcours également les 4 coins du globes, souriants et l’air candide… Il suffit qu’ils entrent dans une boutique pour que votre présence ne soit plus qu’un vague souvenir pour le vendeur qui s’évertuait à vous convaincre de donner un dernier coup de grâce à votre portefeuille. Il nous ressemble à nous autres occidentaux car nous partageons un fond de culture commune basée sur la consommation, mais ils sont tellement différent.

Je veux bien évidemment parlé des Japonais.

J’ai une profonde admiration pour la culture japonaise. Ce sentiment se confond intensément avec le mystère de cette société. Je ne veux pas parler du mystère qu’évoque les paysages de la baie d’Ha long terrestres sur lesquelles se serait posé un dragon il y a quelques siècles. Non, Je veux parler d’inconnue ou d’incompréhension au sens propre.

La culture japonaise évoque pour moi le contraste le plus fort qui soit. Contraste entre la violence extrême de cette société et les usages les plus policés qui puissent exister. Contraste entre les codes de la guerre qui furent en usage et la mièvrerie des sentiments. Contraste entre la tenue des cadres citadins et la mode disco punk outrancière de certain jeunes… Tout cela reste bien mystérieux.

N’ayant pas les moyens de m’offrir un voyage dans ce pays, je prend toujours soin d’observer les jeunes japonais qui partent nombreux sur les routes du monde une fois leurs études terminées et avant d’affronter les dizaines d’année de travail acharné qui les attends.

Notre première rencontre avec le japonais en vacance eut lieu en Inde à la gare centrale d’Old Delhi.

A vrai dire nous sommes allés en Inde de façon candide. Après un rapide tour d’horizon du prix des billets d’avion, la seule destination lointaine qui s’offrait à nous était l’Inde. Nous préparions notre voyage en nous gavant l’imaginaire des récits merveilleux du Rajasthan. Oubliant presque que le sous-continent indien avait évoluée.

Arrivés à Delhi, il nous fallut quelques jours pour émerger et nous défaire de nos réflexes fondamentaux, afin de pouvoir affronter notre voyage.

Passé 2 jours dans la mégalopole, nous mettons le cap vers Jaipour. Nous devons nous rendre à la gare de Old Delhi pour prendre le train de 6h du matin.

4 heure, notre réveil sonne. Nous nous réveillons dans cette petite chambre triste aux murs sales. Il nous faut trouver un Rickshaw pour nous conduire à la gare. Il fait nuit noire dans cette rue défoncée. Ca et là des personnes dorment à même le sol ou sur le plateau des chariots qu’ils tirent durant la journée. Nous réveillons un chauffeur qui dormait dans sont tricycle à moteur. Il se frotte les yeux et nous fait signe de monter. Nous lui proposons un prix, il incline la tête de droite à gauche (j’ai encore du mal à comprendre que cela veut dire oui), nous montons.

La traversée de la ville se fait sans un mot. L’angoisse me tord le cou. C’est un dédale de petites rues crasseuses que la nuit recouvre de mystères et de fantasmes. Les kilomètres de trottoirs sont occupés par les gens endormis. Des enfants s’activent à lessiver les tables des restaurants de rue. Je ne sais plus quoi pensé je suis perdu. Le travail des enfants, la misère, dormir sur le trottoir… Que faire ? Rien… je regarde et je m’étouffe des odeurs nauséabondes refoulées par les cours d’eau dans lesquelles pourrissent les ordure de plus de 10 millions de personnes.

La peur ne me quitte pas depuis la veille. Ce triporteur n’offre aucune sécurité. Nous devons avoir environ 500 francs en liquide, plusieurs mois de salaire pour cet homme. Il serait tellement simple de nous conduire vers nulle part pour nous dévaliser. Moi-même, pour nourrir mes enfants, je n’hésiterais certainement pas longtemps. Et ce serait probablement justice.

Mais il y a peu de violence physique contre les étrangers en Indes. Nous arrivons à bon port comme nous y arriverons toujours au cours de ce voyage.

La gare de Old Delhi se dresse devant nous. C’est un cafarnaum comme je n’en ai encore jamais vu. Hommes, femmes, enfants, valides, estropiés, mendiants, moines, chèvres, vaches, tous se pressent autour de ce centre névralgique de la vielle ville. Dans toutes les positions, assis, debout ou allongés, habillés ou nus, c’est presque toutes l’inde qui nous attends. Ce petit Rickshaw qui incarnait encore mes angoisses il y a 30 secondes me semble maintenant le seul lien avec notre petite chambre d’hôtel qui était mon unique reperd. Il s’en va. Nous restons. Nous nous sentons comme ce spationaute de 2001 l’odyssée de l’espace dont le cordon avec l’humanité a été rompu et qui est condamnée à dériver dans le grand vide de l’univers, vers une mort certaine.

Nous sommes bousculés et finissons par accéder au Hall central. Des centaines de personnes sont allongées le long des murs et dorment paisiblement. Des estropiés, des indigents, mais aussi des familles qui attendent leur trains, des travailleurs en costume 3 pièces et attaché-case. Nous trouvons notre chemin entre les corps assoupis pour nous rapprocher du tableau des départs.

Notre train n’est pas encore annoncé. Devant les dizaines de guichets vides, nous renonçons à prendre un billet. Nous tenterons de le prendre directement auprès du contrôleur.

Il nous faut reprendre notre souffle. Nous trouvons un recoin où poser nos fesses. Nous regardons le spectacle incroyable de cette immense gare indienne à 5 heure du matin, en tentant de nous rendre invisibles.

Là arrivent 3 touristes japonais d’une vingtaine d’année. Mini-disc dernier cri à la ceinture, et appareils photo autour du cou. Ils avancent, têtes en l’air, la mine un rien perdue. Ils s’arrêtent en plein milieu du Hall et ouvrent leur sac pour en sortir un guide. Echangent quelques mots…. Tournent sur eux-même tentant certainement de trouver un uniforme ou une silhouette rassurante qui pourra leur ouvrir la voie. Mais rien…

J’imagine qu’ils se rendent dans la même ville que nous, premier stop obligé pour un tour du Rajasthan. Je me lève et vais à leur rencontre. Leur anglais est light et le mien bien rouillé. Je comprend tout de même qu’ils vont à Jaipour. Je leur indique que le train sera indiqué sur cet immense tableau devant eux au dessus de leurs têtes. Ils n’ont pas vus le tableau et avance en direction de mon doigt. Je ne comprend pas. Ils s’arrêtent devant la vitre d’un petit guichet et approchent leur nez de ce qui doit certainement être une petite note de service collée là il y a 20 ans. C’est écrit en Hindi.

Là le doute m’étreint. Comment ces gars peuvent s’imaginer que les quais sont indiqués sur un vieux bout de papier scotché sur une vitre que la crasse rend presque opaque. Je regarde autour de moi. Il doit y avoir plus de 500 affichette différentes collées de cette façon dans ce Hall.

Je me rapproche d’eux pour leur indiquer à nouveau le panneau. Ils me sourient et me remercie. Jettent un œil au tableau d’affichage et partent vers le quai. Je les arrête pour leur demander où ils vont. Ils ne savent pas bien. Je leur explique que le quai n’est pas encore indiqué. Ils me remercient une nouvelle fois et vont s’assoire dans un coin.

Une fois le quai annoncé, je leur fait signe de nous suivre.

Nous traversons les voies ferrées au milieu de la foule sur un pont en poutrelles métalliques qui desserre les différents quais. Le jour commence à poindre. Enfin.

Le nombre des futurs passagers rend difficile l’accès au quai. Nous nous faufilons pour tenter de gagner l’autre extrémité, moins surpeuplée.

Nous attendons le train au milieu de la cohue nous demandant si nous allons pouvoir monter dedans.

Un femme transportant un petit autel portatif nous propose de nous asperger de fumée d’encens et de nous dessiner un point au milieu du front moyennant finance. Nous refusons poliment. Elle n’insiste pas car nos 3 amis font une bien meilleurs cibles qu’elle s’empresse de solliciter. Ils n’ont pas compris ce quelle leur dit. Pour cause, elle ne parle pas anglais. Ils se regardent interdits alors qu’elle plonge sont doigt dans son petit pot de poudre coloré, et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, ils se retrouvent tous avec la trace de son pouce au milieu du front.

Ils se regardent à nouveau et explosent de rire en se voyant affublés de ce nouvel attribut typiquement indien. Ils remercient celle qui leur a joué ce drôle de tour. Mais elle ne bouge pas et tend la main au premier. Son pote lui fait comprendre qu’elle veut des sous. Ahh ! ! ! Ils cherchent frénétiquement dans leurs poches, mais pas une pièce. Ils haussent les épaules d’un air dépité, tentant de faire comprendre qu’ils n’ont pas de monnaie. Elle pointe alors du doigt un sac à dos. L’un de nos amis l’ouvre et en sort un portefeuille.

Il cherche les roupies qu’il a du planquer derrière la centaine de dollars qui sort de la poche à billet. Là je m’étrangle ! Ce type est en train d’ouvrir son portefeuille au milieu d’un quai bondé et passe en revue tout son pognon à la recherche de quelque roupies. Il fini par trouver un petit billet qu’il donne à cette femme en lui faisant signe qu’il paye pour les 3. Mais comme c’est un jeune homme poli, il lui demande si elle est d’accord. Et comme elle, est une vieille femme futée, elle ne l’est pas… d’accord. Il faut que chacun paye et farfouille dans sa poche à billet pour faire une offrande. Je suis pété de rire. Elle a dû toucher l’équivalent de 2 semaines…. Trop forte la vieille !

Le train fini par arriver. Il n’est pas vide. Il a voyagé toute la nuit. Les portes s’ouvrent, l’odeur qui s’en échappe est intenable. Des hommes, des femmes, des enfants, mais aussi des animaux sortent des wagons. Ma copine m’attrape par la manche en me disant qu’elle veut impérativement monter en première. Nous finissons par trouver une place. Nous payons notre billet au contrôleur et nous nous endormons.

Arrivé à notre hôtel nous prenons une douche puis je sort sur le pas de la porte fumer une cigarette, en repensant à cette matinée. Cela fait bien 45 min. que nous somme là, quant arrivent, complètement liquéfiés, nos 3 amis japonais. Ils dessinent un large sourire en me voyant.

Ca ne fait que quelques jours qu’il sont en Indes… Courage les gars !
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PA
Parvat 22 years ago · Phil64
Shanti India, welcome on board:)
Les portes de l'avion s'ouvrent, je respire, hume l'air, mais Goa n'est pas une grande ville aux milles odeurs pas toujours les meilleures. Il est encore tôt, le temps est délicieux. Après quelques pas sur le bitume de la piste, brûlant de soleil déjà écrasant, me voilà dans la queue pour l'immigration. Bien quatre douaniers vérifient les passeports, le visa, la carte d'arrivée. Je demande à d'autres voyageurs pour partager un taxi vers des plages du sud ou j'ai rendez-vous avec un VFiste et un ami à lui. Sans succès. Le prepaid taxi revient à 357 roupies ( 7 euros) je l'obtiens à 200 rps :) Me voilà dehors. Je regarde les gens, certains me sourient, je leur en envoie un à mon tour, et ... Waouh, en une fois, les bonnes vibrations, les bonnes énergies reçues de précédents voyages remontent à la surface, comme l'effet d'un massage et me revoilà dans une bulle de bien être, de bonheur total... Une ambassador blanche arrive, le chauffeur me regarde, je le regarde, hop, direction Benaulim que je ne connais pas. Je passe les descriptions de villages traversés pour plus tard, j'arrive à la plage, cherche le guest house ou ils se trouvent, et je m'installe à la terrasse. Cherche après deux suisses, en trouve un! 😎 Commande un banana pineapple milk-shake et un lemon honey pancake, et me voilà à rêver et papoter devant l'Océan. Une heure à peine après être descendue de l'avion... 😎 Le temps de m'installer, retrouver un matelas bossu, une moustiquaire à seulement deux petits trous, une douche "à seau", enfiler mon maillot, et hop! Dans les vagues!!! YIIIIYOUUUUU!!!!!!!! Le bonheur... l'eau est absolument divine...

Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)

A bientôt 😄
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SA
Sandrineinde 22 years ago · Alan
Inde... un tout petit temple
Kanaka, la soeur de mon ami Mohan, ma petite maison est a cote de la leur, a decide de m emmener a un temple, Karikili Temple, du nom du village ou nous habitons. Nous marchons a travers des sentiers, traversant des champs de cacahuetes, manguiers et palmiers a perte de vue. Nos pieds foulent la terre chaude, parfois brulante, terre dessechee qui nous rapelle sans cesse la dure realite, l eau fait cruellement defaut, les moussons ne sont pas bonnes depuis deux ans. Tout a coup, nous arrivons devant le petit temple, dedie a la Deesse Amman, temple a l abri des regards indiscrets que seuls les habitants du village connaissent. J ai du mal a voir la Deesse, tant elle est couverte de colliers de jasmin et de bouts de sari deposes par des femmes esperant voir ainsi leurs voeux exauces. Est ce l imagination ou la realite, mais l atmosphere est empreint d un calme absolu que seul accompagne le chant des oiseaux. Kanaka verse l huile dans un petit pot en terre, y ajoute une meche qu elle allume avec d infinies precautions. Petite flamme qui devient grandiose et chargee de symboles, nous invitant a eclairer nos vies et nos ames. Nous accomplissons les rites, par trois fois la paume de nos mains effleure la flamme, par trois fois nous faisons le tour du temple, puis nous nous prosternons, la tete contre le sol. Kanaka degage doucement les guirlandes de jasmin pour prendre a meme la deesse un peu de poudre rouge qu elle me met sur le front et dans le cou. En tamoul, ce geste s apelle Kumkumam. Enfin, nous nous asseyons un long moment toutes les deux dans ce lieu charge de plenitude. Je ferme les yeux pour me laisser envahir par cette quietude parfaite, le temps n existe plus, les mots se vident de tout sens, mon esprit se libere totalement. Kanaka m effleure le bras, je la regarde, ses yeux petillent, un merveilleux sourire illumine son visage. Elle sait, oui elle sait que grace a elle, j ai vecu en cet endroit un pur moment de bonheur.

Sandrine
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MA
Marsu 23 years ago
Deepawali - Népal
Tara s’est levée tôt ce matin, c’est un grand jour, la dernière journée de Deepawali se lève sur la pleine lune. Tous les népalais, habituels lève tôt, sont éveillés avant la pointe de l’aube car tout doit être prêt pour l’heure privilégiée par les astrologues.

Tara est seule a la maison avec ses parents âgés et en mauvaise santé. Ses sœurs vont venir vers onze heures pour honorer leur frère et tout doit être prêt, tout doit être parfait. Elle prépare le plateau a offrandes avec minutie, disposant fleurs, Tikka, eau sacrée, de manière déterminée par des générations de pratique, tout cela sous le regard exigeant de sa mère. Les parfums du Dal Baht embaument la pièce d’une douce effluve piquante qui attise la faim de son ventre vide. La nourriture a une place importante dans les festivités népalaise, suivant de près les cérémonies qui doivent être célébrées à jeun.

La Deepawali est une grande fête dans la culture hindoue. Fête de la lumière, elle illumine rues, montagnes, temples environnants par le reflet de ces milles petites bougies éparpillées a tout vent. Fête en l’honneur des frères, de la prospérité et de la victoire de Krishna sur Naraka elle est célébrée dans la bonne humeur, la joie, le rire.

Près du quartier d’Assan ou ont lieux tous les marchés, la foule est dense et compacte. Les poissonniers indiens écaillent les poissons a même le sol, la main sûre ils découpent d’un geste vif les quelques grammes de cette denrée rare sur un couteau acéré solidement planté entre leurs pieds. Les marchands de colliers de fleurs multicolores sont en effervescences, ils feront fortune aujourd’hui. Les colliers, orange, mauve, blanc viennent d’aussi loin que Calcutta pour faire face à la demande des Didi qui viennent en masse acheter l’un des éléments indispensables à la fête. Les marchands de Tikka et de confiseries sont aussi très excités, la poudre de Tikka assortie aux couleurs de l’arc-en-ciel est essentielle au bon fonctionnement de la fête, chaque teinte représentant un terme précis (comme la prospérité) sera appliquée sur le front du frère aîné ou cadet.

La plupart des vendeurs sont indiens, ayant flairé le filon, ils étalent leurs multiples sacs plastiques à même le sol, attirant à coup sûr les yeux sur ces petits monticules de couleurs que le soleil naissant du matin fait miroiter en réchauffant l’atmosphère. L’excitation est à son comble pour les achats de dernière minute, il est difficile de mettre un pied devant l’autre sans risquer de trébucher. Les ruelles en serpentins qui mènent à la petite maison de Tara sont vides de monde. Il est rare de pouvoir se déplacer avec autant d’aisance dans Katmandu. Mais derrière les volets à demi clos des maisons qui bordent les rues, on devine l’activité intense qui se prépare.

Un homme bien mis, de stature imposante, malgré son âge avancé se tient debout dans le jardin de Tara, le regard souriant, perdu dans le vide. C’est le père de Tara qui se remémore une autre époque, un autre temps: ses sœurs sont loin ou disparues, il se demande qui pourra les remplacer, lui servir de sœur de substitution pour cet événement.

Dans une petite pièce au fond de l’appartement, la mère de Tara le regard plein de vie, perturbé par la vieillesse commence la Puja à son frère. Elle semble être dans un autre monde, une sorte de transe l’envahit, elle se déconnecte de la réalité, mais peut-être que tout cela est seulement dû à la concentration de son être qui ne veut pas laisser filer les gestes, les mots nécessaires qui ont tendance à disparaître comme par enchantement de sa vieille tête depuis quelques années. A presque 70 ans son corps est marqué par la vie: le dos est arqué, son visage mangé par les rides dans lesquelles on peut lire les dures misères d’une femme ayant élevé seule 7 enfants, se partageant entre le travail des champs et un mari buveur et absent.

Frêle mais forte en même temps, elle chasse les démons de la pièce en tournant trois fois autour du frère, traçant autour de lui un cercle avec l’eau sacrée qu'elle utilise également pour bénir la porte et les noix nécessaires à l’éloignement du démon. Le cercle imaginaire empêche à quiconque d’entrer ou de sortir de la pièce, laissant le démon à l’extérieur tant que les noix ne seront pas cassées et le sort conjuré. Cherchant dans ses souvenirs elle fait les gestes un par un avec lenteur. Elle tend à Tara une feuille de bambou rectangulaire perforée en son centre sur toute la longueur. Avec délicatesse elle applique la feuille au milieu du front de son oncle. Sa mère calmement, avec les gestes mal assurés de l’âge, dépose une à une du bout de ses doigts déformés par l’arthrite, les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Doucement Tara retire la feuille, une superbe rangé de couleurs partant du haut du nez et allant au sommet du crâne vient désormais éclairer le front de l’homme. Comme aux premiers jours de sa vie, l’oncle de Tara reçoit son premier repas de la journée en commençant par une bouché de yaourt tendu par la main tremblante de sa sœur. Le rituel fini, elle redresse tant bien que mal son corps usé. Son regard s’illumine à la vue de sa fille bien aimée, elle prend ses mains au creux des siennes en appuyant son front contre le sien. Rare signe d’affection ou les actes se passent de mots laissant les yeux et le sourire parler d’eux même.

Un flot de paroles, de rire s’élève dans le jardin, une petite ronde au sari d’un orange flamboyant fait son entrée avec sa fille nouvelle déesse des temps modernes avec ses jeans et son pardessus ajusté ! Elle est suivie de près par ses deux autres sœurs, l’une grande et mince en sari rose, l’autre plus petite avec un regard triste qui accuse les contre-coups d’un mariage arrangé qui c’est mal terminé. Tara les accueillent avec joies les pressant de question et d’anecdote sur sa vie en ville. Celui qui sera à l’honneur toute la journée arrive dans la cohue, au même moment le téléphone sonne. C’est l’autre frère de Tara qui les sanglots dans la voix, de ne pas être là, appelle des Etats-Unis ou il a dû s’exiler seul, laissant sa jeune femme et sa fille, il y a un an suite à des attaques répété sur sa personne par les maoïstes. Les pensées de chacun glisse un instant vers le passé, vers leur vie au village dans les montagnes, quand tout était paisible, quand tout était plus dur et que la nature leur a pris leur jeune frère de quatre ans à la suite d’une simple colite. Mais les népalais sont optimiste et joyeux, rapidement les conversations reprennent tout en préparant leur frère aîné à la Puja.

La cérémonie se met en branle de nouveau, la plus âgée des sœurs, plus discrète, prend le contrôle des opérations tandis que les trois autres s’accrochent à son sari pour que les gestes soit effectués au travers d’elle par procuration. L’atmosphère est plus détendue, à la limite de la rigolade, malgré le regard sévère mais attendri de la mère qui les dirigent. Elles apposent multitude de fleurs et de Tikka sur les épaules de celui-ci, les gestes sont les mêmes, l’eau, les noix brisées d’un seul geste pour tuer les démons, pour éviter les malheurs. Ca se termine par la remise des cadeaux et de Tikka toute simple pour les sœurs.

Il est presque 15 heures et la cérémonie se termine avec la prise du Dal Bhat qui est fin prêt, mais la soirée est jeune et ce terminera tard. Rarement elles ont l’occasion d’être ensemble unit comme autrefois quand elle courait pied nu dans les champs la goutte au nez, le regard insouciant des dures réalités. Mais elles ont consciences de leur chance et Tara avant de s’adonner au plaisir des retrouvailles a une dernière pensée vers les rues de Katmandu qu’elle connaît si bien. Vers les frères heureux qui se pavanent avec leur Tikka bien en évidence, tandis que les petits de la rue, la main tendue vers un passant en quête d’affection sont rejetés du revers de la main sans même un regard à leurs haillons. Au Népal huitième pays le plus pauvre au monde l’opulence côtoie la misère comme partout ailleurs, certains y sont plus sensibles, plus conscient de leur chance si infime soit-elle. Mais la marche est grande et le jour est loin ou l’on verra vivre tous ces gens en harmonie même les jours de fêtes.
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ST
Stef 23 years ago · Luiza
Premieres impressions - Kathmandou
Kathmandou est une ville de fous. Au premier abord, on aurait presque peur de sortir de sa chambre spartiate tant les rues fourmillent de monde, de voitures, de motos, de tchouktchouks, de policiers et militaires (eeeh oui, l'epoque est difficile). On se sent agresse de toutes parts, on se demande un peu ce que l'on fait la, si tout ca est effectivement bien une bonne idee. Puis on se lance, dans le flux etouffant, dans la cohorte. Traverser une rue tient du suicide. Chaque regard est un piege a backchich. Il faut saisir le truc rapidement, eviter de subir l'inimaginable maree humaine, mais tenter de s'y fondre, d'en faire partie.

Kathmandou est aggressif, difficile a apprivoiser. Mais j'ai decide de prendre mon temps...

Aujourd'hui, j'ai vogue au gres de mes envies au coeur du quartier touristique de Thamel. Je suis de plus en plus a l'aise dans ce tumulte de gens, dans ce melanges d'odeurs d'epices et de caniveau nauseabond, dans cette improbable cacophonie de claxons, de sonettes, de tintements de cloche... pour preuve, je ne me suis veritablement perdu qu'une seule fois ce matin. Je m'amuse a m'inventer une vie nouvelle a chaque fois qu'un rabatteur de rue m'interpelle : parfois Parisien nostalgique des seventies, d'autres fois Bruxellois en quete de spiritualite, quelques fois Allemand aventurier, ou Suedois egare (c'est meme dans cette categorie que l'on m'integre directement, avant tout contact plus avance - sans doute plus pour le cote egare que suedois)... De toute facon, quel que soit le pays d'origine, ils en connaissent toujours bien une ville, un quartier, un monument, voire quelques lointains amis dont ils vous demandent fierement des nouvelles ; je m'amuse alors a les confondre, melangeant habilement mes elucubrations pieuses et leurs mensonges opportunistes. Une chose est sure, ca ne fonctionne pas comme je pourrais l'esperer, puisque je suis toujours autant la cible de ces opportunistes pas toujours tres honnetes (je le leur rends bien, d'accord). Quoiqu'il en soit, je continue de penser qu'il vaut mieux preferer une aimable discussion basee sur d'imaginaires affabulations ponctuee de sourires - bien reels ceux-ci - a l'ignorance et au dedain.

Sinon, au programme de demain, theoriquement, je monte jusque Nagarkoth, voir mes premieres montagnes. Je me rejouis tout de meme de sortir un peu le tete de Kathmandou : j'allais finir par croire que c'etait vraiment ca, le Nepal. Mon trek autour des Annapurnas ne commence que Mercredi (si tout va bien) ; il me restera donc 2 journees pour voguer dans la vallee, visiter Bodnath et Bakthapur. Aller-retour en Taxi, ou en bus local. A les voir, j'ai l'impression que cela va etre tout un poeme...

Merci a VoyageForum et au membres qui m'ont aide et conseille dans la preparation de cette jolie balade. Apres le Nepal, je descends vers le Sud et l'Inde. Je n'ai sans doute encore rien vu...
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MA
Marsu 23 years ago
Montagne nepalaise....
Bonjour a tous et a toutes!!!!

Me revoici de nouveau sur les ondes pour quelques jours apres deux semaines de sudation intensive (Ella Maillart le dit Me le corps est pas fais pour ca...) sans meme avoir perdu un kilo, mais avec les yeux et la tete remplis de tonnes d'image et de sourire! ;o)))

Partie le 12 je suis revenue hier. Le debut commence a la nepalaise le petit jeune qui vient avec moi et que j'aime bien est en retard. Nous voila en taxi, sur les routes sinueuses et cahoteuses a courir apres le bus que l'on rattrappera finalement au premier des nombreux check-point anti-maoiste!!!;0))

Une charmante Didi (grande soeur) pres de moi et pour une fois de la place, mais c'etais rever en couleur 2ieme check-point me voila avec une charmante Bhani (petite soeur) sur les genoux, stop suivant papi et mami s'installe, faites le calcul vous verrez vous meme!!!!;0))))0

Heureusement sur la routes sineuse, a faire tourner de l'oeil les plus courageux des hommes, mes vieux me quittent rapidement. Apres maintes salut pour aussitot presque par magie se retrouver assis sous leur porche de leur petite maison en terre battu, a me faire de grand salut de la main comme s'ils n'avaient jamais bouger de leur porche.

Premiere journee de marche relax toute en descente, entre deux marches on partage le concombre le plus gros que j'ai jamais vu avec une petite famille au sourire radieux dans leur petite maison en bois branlant. La 2 ieme journee de marche ca ce corse, la foret toute en monter et en chaleur!! Pas de vue exceptionnelle juste des odeurs de la maison!!!!;o)))

Troisieme jour, ca monte tout doucement a 3330 metres, un cheval et son papy nous tiennent compagnie, je ne saurai dire qui des deux est le plus fatigue!!!! On debarque dans sa petite lodge rudimentaire mais chaleureuse, avec 5 enfants en haillons colleux comme des chewing-gum avec bebe qui dors a mes cotes.;0))

A l'assaut de l'Himal Langtang direction Kianjin Gompa la terre devient arride les arbres sont sont quasi inexistant a part quelques petits arbustes ici et la. Les Yaks font leur appirations et nous montrent de leur souffle chaud et fort leur mecontentement a notre passage sur leur territoire.

Au loin comme une apparition les 5000 et 7000 metres du Langtang se profile a l'horizon, des sommets d'une blancheur exquise travailler par le vent et le froid sculpter d'une main plus forte que l'homme, une nature a l'etat brut qui ne laisse aucune chance a ses preneur d'assaut.

Quelques 7000 metres me separe de la porte du Tibet je reprend la voie ascendante en attendant d'y mettre bientot les pieds par une voie plus accessible. Deux journees en une de descente, 1000 metres de deniveller rocailleux qui me font reclamer un taxi pour la suite a l'arrive!!!!;o)))

Le lendemain tout est deja oublie et pourquoi descendre quand on peux monter dans de magnifique terre de culture en terrasse qui me rappelle tellement le Perou!!!! Avec Nima on gage un coca que je ferai en deux heures ce qu'il pense que je ferais en trois!!! J'atteindrais finalement le but en 2 heures 05 minutes parce qu'au detour d'une terrasse deux vieilles Didi edentes et d'une maigreur a faire peur, me mette sur le dos un bebe de quelques mois pour que je l'ammene avec moi a la maison. C'est peut-etre un message.......;o)))

Thulo Syabrhu retour rapide a la civilisation avant de vite retomber 1000 metres plus haut au confort de la nature et des jeux de cartes pres de la truie bien chaude!!!:o))) Monter encore et encore vers le lac sacre de Shiva mettre un pied devant l'autre a plus de 4000 metres ca demande de la concentration, la vegetation est arride et presque fige a cette altitude. Tout a coup devant nous le bleu glacial de lacs (108 dans la region) immobile nous figent sur place par tant de beaute dans un endroit si froid et arride!!!!!

Ici les maoistes entrent en jeu certains en ont meme comme hote a diner, les locaux sont febrile, partager entre accord et desaccord, ils ne savent comment agir de quel cote de la barriere se poser. Pour ma part je voient des enfants qui savent a peine lire, jouer les Che Guevara pour des raisons qu'ils ne comprennent pas.

Notre lodge est acceuillante mais froide, les nuits sont dure (le sac de couchage est pas efficace avis a ceux qui savent pas quoi me donner a Noel...;o))), mais une Didi au sourire souriant rechauffe nos coeurs, surtout celui de notre cher Don Juan de Nima. Jeux de main jeux de vilains au petit matin, l'amour ne se contruit pas avec autant de facilite que pour nous dans les montagnes hyamalayenne. Trois cent metres plus haut le calme total avec une vue magnifique des Annapurna a plus de 250 KM jusqu'au Tibet, les nuages nous cachent les massifs de l'Everest mais nous sommes deja vachement impressionnes.

Une journee de repos entre calme luminosite et froideur, les lacs nous invitent mais la marche reprend et notre corps peine sous les 1000 metres de denivelle ascendant-descendant. Mais la recompense est grande a l'arrive, une petite cuisine enfumer, un petit poele a meme le sol, une Didi au sourire edente mais aux yeux de braise qui nous couvrent de mille petit soins pendant que les allemands se gelent le cul dans le Dining Hall....;o)))

Le depart est dur la chaine Hymalayenne derriere nous nous retient, mami le regard triste entreprend sa journee en sortant chevaux et poules, je serais volontier rester dans ce petit havre de paix chaleureux. On descend encore, 1000m tout dans les jambes partager entre rire glissade et j'en peux plus avec Bakta le guide de l'Amricain....;o)) J'ai perdu Nima au profit de la troupe de belles allemandes blonde!!!!;O) Ah la jeunesse de nos jours.;o)

Kutumsang 2500 metres la tout est clair on est en plein territoire maoiste, pas un membre de l'armee a l'horizon, les murs sont orne de slogan pour liberer le peuple de l'imperialisme americain. Fais pas bon etre yankee dans le coin, pas beaucoup plus canadien je pense puisque pour eux y'a aucune difference!!!!;o))

Mais tout est calme pas d'accro, les cors tibetains ressonnent toute la journee, un homme est mort hier, le sons vibrant accompagne le feu du soleil couchant qui embrasse la dodue silhouette du Ganesh Himal du haut de ses 7000 et quelques metres.

Kutumsang-Chisopani, une dure journee entre monter et descente comme les doigts d'une main. Mais qui ce passe comme dans du beurre grace aux sourires de Bakta. Les concombres sont toujours aussi enorme si j'etais ailleurs je les croiraient transgenique. Ont les degustent assis en indiens avec les enfants en jouant dans la terre comme si ont en avaient jamais manger!;0))

La monter est dur mais encore une fois la recompense est grande nous sommes l'attraction du village sous la chaine hymalayenne a faire notre yoga avec les enfants qui nous imitent et font des roulades. Le soir un courant electirque passent entre Nepal-Quebec, on danse sans arret sur des musiques traditionnel faisant les pitres a defaut de connaitre les pas. J' aurai presque pu tomber amoureuse ce soir la tellement ces simples de vivre en montagne.!!!!;o)))

La descente jusqu'au bus stop est douce mais longue le retour aux forets et aux villages avec enfants, poules et vaches tous dans le meme sac. On gambade presque malgre les marches en sens inverse tout le monde vient de la ville faire la longue ascension vers leur village pour celebrer Dipawali fete de la lumiere(fete en l'honneur dieu de la properite et de l'argent) en famille.

Avec Bakta on est toujours sur un nuage et on alimente les histoires aupres du feu pour le week-end en marchant sans trop penser aux consequences, dans un pays aussi prude, main dans la main. Ayant kidnapper Nima aux allemandes ont se retrouvent tous chez lui assis en tailleur dans le salon sous le regard intriguer de sa mere les mains pleine de riz a rigoler.

Pas le temps de se reposer, c'est Dipawali, les tambours et clairons hantent les rues, des milliers de bougies brillent partout et illumine le sol de mille feu. On dessinent partout des offrandes au sol tous plus beau les uns que les autres qui s'illumine sous le doux reflet des chandelles. La soiree se continue en danse et musique traditionnelle. Ma descente de l'Everest est fulgurante mon nuage s'effrite et me fait constater la grande difference entre Nepal et Occident, entre candeur, gestes simple, amour cache et explosion des moeurs occidentaux.

Mais je rejoint mon lit souriante d'avoir pendant quelques instant cru a cette candeur inconnu.

Je redonnerai des news avant mon probable depart au Tibet.
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JA
Jaisalmer 23 years ago
Deux semaines en Inde...
Bonjour,

Complements sur...

Mcleodgang : d'avis competent, ne serait sinistre par le tourisme qu'a 80%. Par contre des gens tres gentils. Kailash hotel, sympa, mais construction un peu legere : vibrrations quand les gens passent dans le couloir. Shambala, bon carott juice; Shangrila, a cote, bon veg chowmein; McLleo, bonne cuisine indienne pour touriste et soiree educative pour des enfants punjabi lesquels etaient la avec leurs parents : parmi quatre touristes un peu limites, l'un, avachi, les jambes dans l'allee, buvant sa bierre au goulot. Plus frequent qu'on peut le penser. Un jeune francais qui y a passe un an il y quelques annees de cela est vraiment tres triste de ce que c'est devenu. On m'a conte aussi la delicatesse de certains qui ont le bon gout, a Leh, Manali ou ailleurs, de declarer de fausses pertes de lecteurs de CD (ou autres ustensiles) dans l'hotel ou ils sont descendus, causant stupidement de gros torts a beaucoup de monde. De quoi pleurer, non ?

Dharamsala, Kotwali Bazaar, aurait garde un peu plus de son authenticite.

Chandigarh : ne pas faire comme moi. Essayez de vous renseigner sur le trajet des bus. Ce sera un plus appreciable. Le bus pour Mcleo (vous insistez pour y aller ?) part du bustand 43. Au main bustand prendre le bus 8 a la plateforme 37.

Amritsar : ok. Des puces et des moustiques a la tourist guest house. Mais des gens tres gentils. Wagah border pour bien s'impregner d'un nationalisme indien assez agressif (nous le savions deja, helas !). Le Golden temple, bien sur et, surtout, le Jalawallian Bargh pour bien s'impregner de ce que des p... de colons peuvent faire (ils n'etaient pas francais, cette fois la !).

Faridkot (prononce Fridkot) : je n'ai pas pu trouver d'hotel milieu de gamme. Donc, apres une heure, j'ai pris le bus pour Malaut... Le reve : une actrice revenait de Faridkot a sa maison. Quand le beau Punjabi assis a cote d'elle s'est leve, je lui ai fait un petit signe (j'avais l'excuse d'etre tres mal assis). Ouiiii. Voyage fort agreable, papotant dans un anglais parfait (le sien, bien sur). Je reve ? Non.

Malaut (Malout parfois) : mieux vaut connaitre l'Hindi (et encore, ils parlent Punjabi), la ville n'etant pas prepare au tourisme. Ceci dit, la Edward Ganj Guest house offre des chambres super a 125 rps. Le Malwa hotel est le top du top des veg restaurants. Pas cher du tout et super bon. Ville tres moderne, tres active avec une Wellfare association (Edward Ganj) tres efficace. Je vais faire la lessive et me remettre aux cassetes d'hindi.

Pour l'instant, apres 14 jours, je tourne a pas loin de 8 euros par jour tout compris. Je ne peut pas me priver tout le temps de Kingfisher light ni de bons resto, quand meme (et parfois, une petite piece au Ricksaw, quand il est sympa...)

A plus pour ceux que ca interesse.

Je vous rappelle que le jour des freres et des soeurs a lieu le 12 Aout.
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NA
Nancy 23 years ago · Adrem
Sri Lanka - Avril 2003
Je rentre d'un voyage de 2 semaines au Sri Lanka. Un vrai régal 🙂 !! Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer ce magnifique voyage sans faire les mêmes erreurs que nous ... Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Nous avons privilégié les sites culturels aux dépens des plages du Sud.

Ven 28/03 Paris --> Colombo (en avion - 790 Euros) + Colombo --> Anuradhapura (bus - 118 Rs) Sam Anuradhapura (en vélo) Dim Anuradhapura (en vélo) Lun Mihintale (en tuk tuk - 550 Rs) Mar Avukana - Sasseruwa - Ritigala (en voiture - 3000 Rs) Mer Polonnaruwa (en vélo) Jeu Medirigiriya (en voiture - 3000 Rs) Ven Sigiriya - Dambulla - Nalanda Gedige - Alu Vihara - Jardin d'épices (en voiture - 3000 Rs) Sam Kandy (à pied) // Jardin botanique - Temples de l'Ouest - Orphelinat d'éléphants (en voiture - 1700 Rs) Dim Kandy (à pied) Lun Kandy --> Haputale (en train - 79 Rs) Mar Liptons's Seat (bus - 10 Rs + rando 14km) Mer Horton Plains (voiture - 2250 Rs + rando 9km) // Diyaluma Falls - Buduruwagala - Ravana Falls - Ella Gap - Dowa Temple (en voiture - 3250 Rs) Jeu Haputale --> Colombo (en train - 294 Rs) + Colombo --> Negombo (en tuk tuk - 600 Rs) Ven Negombo (à pied et en tuk tuk) Sam Negombo (à pied et en tuk tuk) Dim Colombo --> Paris (en avion)

Cet itinéraire, fait de nombreux choix (impasse sur Colombo, Adam's Peak et la Côte Sud), nous a permis d'avoir un rythme agréable. Nous n'avons jamais eu l'impression de bâcler la visite d'un site. Nous étions généralement de retour à l'hôtel au plus tard vers 17h pour profiter d'une bonne douche "fraîche" réparatrice avant la soirée. La nuit tombe vers 19h. BUDGET :

100 Roupies Sri lankaises = 1 Euro en Avril 2003 Les Euros sont changés partout. Plusieurs banques à l'aéroport ouvertes dans la nuit. Taux intéressant. Paiement par CB peu répandu (uniquement les hôtels de prix moyens et certaines boutiques d'artisanat). Change possible dans certains hôtels à un taux moins intéressant (mais ça peut dépanner ...) Niveau de vie très peu élevé.

TRANSPORTS :1 - Vols Nous avons fait le choix de Sri Lankan Airlines qui proposent des vols directs pour éviter, en ces temps troublés, une escale à Amman, Koweit City ou Dubaï ... L'avion, à l'aller comme au retour, était d'ailleurs à moitié vide ... Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA) : www.vdm.com/vdm/index.asp 2 mois à l'avance. 11 heures de vol direct. Bonnes prestations en vol. Horaires respectés. Inconvénient : arrivée et départ de Colombo en pleine nuit. Avantage : départ et arrivée à Paris en mi-jounée ... Prix : 790 Euros l'AR Taxe d'aéroport au retour = 1000 Rs (payable en Rs uniquement)2 - Sur place Je déconseille la location de voiture sans chauffeur, peu répandue (mais on en a vu ...). Plus encore en raison du manque d'indication qu'en raison de la conduite des locaux.

Nous avons panaché les moyens de transport ...Transferts aéroport en taxi (pas de bus à nos heures d'arrivée et de départ) : Taxi Aéroport --> Bus Station à Colombo : 1200 Rs (en prepaid) - 45 minutes - Taxi Negombo --> Aéroport : 1000 Rs - 20 minutes - A ces heures-là, les rues sont désertes (c'est bien le seul avantage !) Bus Colombo --> Anuradhapura : 118 Rs (pas AC) - 4 heures d'une conduite à toute allure - Préférez le train si vous le pouvez !... On a enchainé le bus de nuit dès la sortie de l'avion. C'est un peu fatigant mais ça nous a évité de dormir à Colombo et à 8h du matin, on était à pied d'oeuvre ! Et de nuit, il y a beaucoup moins de circulation ... ce qui nous a rassurés quand on a vu a quelle allure le bus roulait ! Train Kandy --> Haputale en 2nde classe : 79 Rs - 7 heures - Attention, beaucoup de monde - Nous avons eu la chance de voyager assis ... Il n'y avait plus de places dans le wagon panoramique quand on a voulu réserver (2 jours avant). Paysages magnifiques.Train Haputale --> Colombo en 1ère, wagon panoramique : 294 Rs - 8 heures - Place réservée - Paysages magnifiques tout le long du voyage ... On ne range pas l'appareil photos : pour 3 Euros, 8 heures de spectacle 🙂 !! Dans ce sens, plus facile d'avoir de la place dans le wagon panoramique ... Pour ceux qui manquent de temps : il existe aussi un train de nuit. Mais il faut réserver les couchettes longtemps à l'avance. Cela dit, on peut toujours le prendre en acceptant de voyager debout ... mais c'est tout de même 8 à 10 heures ... 🤪Voiture avec chauffeur : 3 jours (non continus) - Liaison inter villes en passant par quelques sites : d'Anuradhapura à Polonnaruwa de Polonnaruwa à Sigiriya de Sigiriya à Kandy 3000 Rs / jour (+ 1000 Rs de pourboire bien mérité au final) Bonnes prestations de Sisira, notre chauffeur, qui a répondu à nos attentes (on est resté totalement maître du parcours, il a respecté toutes nos demandes sans jamais chercher s'y soustraire, sans jamais nous imposer quelque durée de visite), il était fiable et ponctuel, de bons conseils, intéressant sans être envahissant, voire ... un peu timide. Nous avons trouvé ce chauffeur sans aucune difficulté à Anuradhapura : on a demandé à l'hôtel qui nous a mis en contact avec Sisira avec qui on s'est mis d'accord très rapidement pour le transfert du lendemain. Au départ, il devait juste nous emmener à Polonnaruwa en passant par 3 sites. Nous nous sommes ensuite mis d'accord pour 2 jours supplémentaires (après notre visite de Polonna, où nous n'avions pas besoin de lui). Ses coordonnées : Sisira JAYALATH à Anuradhapura tel : 025 25638. L'organisation sur place au jour le jour laisse plus de champ libre qu'une réservation à l'avance pour une durée convenue. Voiture Environs de Kandy (1 apm) : 1700 Rs - trouvée, sans chercher, près de la gare ferroviaire.Voiture Haputale --> Horton Plains et retour (1 matinée) : 2250 Rs (il parait que c'est plus cher ici parce que ce sont des routes de montagnes ..... hmmmm ....)Voiture Environs d'Haputale (1 apm) : 3250 Rs (trop cher pour les km parcourus. Négociez mieux que nous !) A mon sens (et après coup) on a payé trop cher 😕 ces 2 dernières prestations qui nous ont été vendues par Mohamed, responsable de la GuestHouse d'Haputale. Ah, il est gentil Mohamed .... et bon vendeur !... Bus Haputale --> Dembetana Tea Estate : 10 Rs (à 9h30 - Attention, se renseigner sur les horaires, il n'y en pas énormément ; ce sont des petits micro bus). Mohamed proposait de nous y emmener en taxi pour 300 Rs ...Vélo mis à disposition dans les hôtels d'Anuradhapura et Polonnaruwa pour visiter les sites. On n'a rien payé.

HEBERGEMENT :

Hôtellerie pour tous les budgets. Globalemement assez simple sur Haputale. Voici ceux qu'on a faits. Tous disposaient de sanitaires privés, ventilo et/ou AC (sauf Haputale où ce n'est pas nécessaire). L'eau chaude est un luxe totalement inutile (sauf à Haputale). Après coup, le seul qu'on conseille vraiment (bon rapport qualité/prix et bcp de charme), c'est celui d'Anuradhapura. Tous les prix indiqués sont pour une formule B&B.Anuradhapura : Tissawewa Rest House (29 US$) Tout près du site. Prête des vélos. Un peu vieillot ...Cadre très agréable, dans un grand jardin peuplé de nombreux singes. Chambre (ventilo et moustiquaire) assez sombre mais spacieuse au charme suranné, colonial. Balcons et vérandas très agréables. Pas de piscine.Excellent Rice&Curry au restaurant. Notre coup de coeur 🙂.Polonnaruwa : Sudu Araliya (48 US$) N'a pas le charme du précédent. C'est plus un hotel traditionnel de groupes mais il a quelques avantages. Bien situé, au sud du site. Prête des vélos. Cadre là aussi très agréable dans un jardin face au lac. Attention aux moustiques le soir. Chambre spacieuse, confortable (AC) et propre mais sans charme particulier. Petit déj sous forme buffet s'il y a du monde. Propose des messages ayurvédiques chers (body massage -45 min- 2000 Rs) mais agréablesSigiriya : Hotel Sigiriya (70 US$) Belle vue sur le rocher de Sigiriya que l'on rejoint à pied en 20 minutes. Piscine. Chambre AC très spacieuse avec beaucoup de charme (décorée de batiks ...). On a pris notre petit déjeuner (superbe buffet) et notre douche après avoir visité Sigiriya. Hôtel agréable mais encore bcp de groupes. Massage ayurvédique plus professionel (prise de tension ...) mais moins agréable .... (body massage -60 min- 1980 Rs) Kandy : Hotel Thilanka (50 US$) Permet de rejoindre le Temple de la Dent à pied. Piscine très agréable sur une terrasse donnant sur le lac. La baignade à 19h après une journée de visite, seuls dans la piscine survolée par les chauves-souris au crépuscule, restera un excellent souvenir ! Hôtel agréable. Très grande chambre AC avec un petit balcon. Petit déj buffet. Massage ayurvédique encore moins cher que les précédents - Pas testé - Je ne me souviens plus du prix ... Haputale : Sri Lak View Holiday Inn (1750 Rs) Sans e à Lak ... Sans doute le meilleur du village ... Plus une pension qu'un hôtel. Magnifique vue sur la vallée (quand il n'y a pas de brouillard !) Chambre (moustiquaire) et sanitaires (eau chaude) très très simples : il faut réclamer draps et serviettes ou venir avec son sac à viande. Propre sans être irréprochable ... Accueil familial, ambiance attentive. Peu de chambres, 6 je crois, (nous avions réservé depuis Kandy). Préférez celles donnant sur la vallée. Pas de groupes, des routards. Mohamed vient nous chercher à la gare. Bon Rice & Curry (peu de choix en ville). Petit déj très simple. Mohamed est charmant et de bons conseils. Attention, rien n'est gratuit .... même les cashew nuts fraîchement grillées qu'il propose avec la bière ... mais à ce prix-là, ça se comprend ! Negombo : Royal Oceanic Hotel (90 US$ et il a fallu bagarrer pour que ce prix exhorbitant comprenne le petit dej !) Hors de prix. D'autant plus qu'il n'avait plus qu'une chambre dans la partie ancienne. Il était tard ... on venait de se taper 8 heures de train ... il pleuvait ... et c'était la veille du Nouvel An donc beaucoup d'hôtels pleins. Evidemment, on ne le conseille pas 🙁... Vraiment trop cher pour la qualité de la chambre. Cela dit : excellent petit déj buffet (heureusement !), très belle piscine à l'ombre (et là, c'est appréciable !), belle plage bien propre. Et contrairement à ce qu'on craignait, les extras (bière, glace, coca, jus de fruit ...) n'y étaient pas chers. On n'y a pas mangé, Negombo offrant des tas de petits restaurants sympas.

Sauf à Haputale, on a toujours payé par carte Visa.

REPAS :

Rice & Curry : un énorme plat de riz accompagné de 4, 5 ..., 10 pour les plus copieux, bols de légumes (éventuellement de viande) cuisinés, épicés, plus ou moins pimentés. Jamais les mêmes : noix de coco rapée, aubergine, fruit du jacquier, citrouille, fleur de bananier, haricot vert ... Pas cher : entre 150 et 200 Rs Par manque d'appétit, nous n'avons pratiquement jamais déjeuné : on se contentait d'un bon petit déj et d'un bon diner.La grosse chaleur ambiante coupe la faim. Dans la rue : 1 bouteille d'eau (1, 5 l) = 60 Rs si elle sort du frigo, 40 sinon. 1 coca en bouteille = 20 Rs, en cannette = 50 Rs 1 bière (notre locale préférée : Lion - 620 ml ! - 4, 8°) = 150 à 200 Rs (elle est douce et toujours servie très fraiche dans les restaurants) 1 banane = 2 Rs 1 hopper à l'oeuf = 13 Rs (sorte de pancake en forme de bol à l'intérieur duquel ils cuisent un oeuf au plat - c'est délicieux !) 1 patisserie = 7 Rs (genre croissant) SITES :

Le forfait du Triangle Culturel (3120 Rs) donne accès aux sites de Anuradhapura, Polonnaruwa, Sigiriya, Kandy (hors Temple de la Dent), Nalanda, Medirigiriya, Ritigala. Hormis celui de Kandy (musée fermé), on les a tous utilisés. C'est donc vraiment rentable. Nous l'avons acheté à Anuradhapura, à l'entrée du Musée. Ce forfait est valable 14 jours. Chaque ticket n'est généralement valable que pour une seule journée. Pour Anuradhapura et Polonnaruwa, ça peut être un problème ... il faut se lever tôt (il fait bien meilleur, d'ailleurs !). Cela dit, à Anuradhapura, nous avons commencé la visite le samedi à 16h00. Le gardien l'a indiqué sur le billet et nous avons pu continuer le lendemain jusqu'à 16h00 ... Ici, tout a toujours une solution ...

Anuradhapura : compter une bonne journée de visite (à vélo). Au début on se perd un peu sur le site qui est très étendu ... mais on finit par s'y retrouver !

Polonnaruwa : là encore, une bonne journée, en vélo. Sous la chaleur accablante, le vélo a un effet rafraichissant. C'est extrêmement agréable et pas fatigant. Pour ceux qui manquent de temps : si vous devez faire un choix entre ces 2 grands sites, je conseillerai Polonnaruwa, plus mignon, plus soigné, plus varié.

Sur la route entre Anuradha et Polonna, quelques petits sites mineurs (il faut être motorisé) : Avukana, Sasseruwa, Ritigala. Sympas.

Mihintale (hors forfait - 250 Rs) : Site et panoramas superbes. Guide inutile - Compter 1 matinée. Partir tôt, il y a des marches ...

Medirigiriya : Magnifique reste d'un vatadage. 1 bonne heure. La route qui y mène depuis Polonnaruwa est splendide (petit canal enjambé de nombreux petits ponts de bois). Sigiriya : le site ouvre à 6h30. A cette heure là, il n'y a personne et il ne fait pas encore trop chaud : 2 conditions importantes pour gravir le rocher et voir les Demoiselles en toute tranquilité. De retour à l'hôtel vers 8h30, vous pourrez alors prendre douche et petit déjeuner.Dambulla (hors forfait - 500 Rs). C'est cher mais ça les vaut largement. Notre site préféré 🙂. Compter 2 heures de visite. Abris sous roche transformés en temples et couverts de peintures rupestres. Magnifique - Peu de touristes.

Sur la route entre Dambulla et Kandy, sites mineurs : Nalanda Gedige, Alu Vihara (il faut être motorisé). Vraiment de moindre importance.Kandy : Temple de la Dent. Compter 2 heures. 200 Rs + 100 Rs pour l'appareil photos (seul site où on paie pour l'appareil photos)

A l'Ouest de Kandy, quelques temples mineurs Kataragama, Lankatilaka, Gadaladeniya.

Buduruwagala : site mineur à l'est d'Haputale que j'ai beaucoup aimé : 7 grandes statues rupestres taillées finement dans la falaise. 20 minutes suffisent.

L'entrée de tous ces sites mineurs se situe généralement entre 100 et 150 Rs (par billet prix fixe ou par donation). Ils sont intéressants sans être incontournables ... Buduruwegala est le plus impressionnant.

Conseils :

Les sites se visitent pieds nus. Or, le sol est parfois brûlant. Pensez à apporter une vieille paire de chaussettes. Pensez également à avoir une paire de chaussures sans lacets (à la longue, ça lasse ...). Pour les petits sites, l'idéal ce sont des tongs (sans oublier dans ce cas, les chaussettes ...)

Compte tenu de la chaleur, on boit beaucoup (on trouve de l'eau fraîche capsulée partout). Nous avions emporté un porte-bouteille isolant qui nous a été très très utile ...

On a raté le spectacle de danse de Kandy (on a vu la dernière danse) au Kandy Lake Club (à côté de l'hôtel Thilanka). C'est bien dommage 😕, le peu qu'on en a vu nous a paru de très bonne qualité. Vérifiez les horaires !... NATURE :

Au coeur de l'ile, en altitude. Il y fait plus frais. C'est le seul moment de notre voyage où on a mis un gilet en soirée. Nous avions opté pour Haputale, faisant confiance à nos guides (Neos et Guide du Routard). Haputale est un petit bourg, magnifiquement situé face à des vallées profondes couvertes de plantations de thé. Néanmoins, le village en lui-même nous a déçus. Certes, c'est un village authentique et typique mais sans grand charme. Nous avons voulu éviter Nuwara Eliya ... peut-être avons nous eu tort 😕 ?... Nous avons passé 3 nuits à Haputale (2 jours pleins). 1 jour consacré à Lipton's Seat : on rejoint par bus la factory (Dembetana Tea Estate) où un vieux contremaître nous explique toute la fabrication du thé. C'est passionnant ! 100 Rs + pourboire. Ensuite, on peut faire une longue balade pour monter à un point de vue (Lipton's Seat). Ca grimpe gentiment sur 7 km à travers les plantations où les cueilleuses acceptent volontiers (quand elles ne le réclament pas !) de se faire prendre en photo. A notre arrivée, le panorama était totalement bouché par les nuages et la brume mais qu'importe, la balade se suffit à elle seule. Retour sur Haputale en empruntant de nouveau le bus des ouvriers. Une superbe balade 🙂 (14 km au total) quasi gratuite. Pas de difficulté majeure. Le lendemain, nous sommes partis à 5h du matin pour rejoindre Horton Plains. L'entrée de ce parc naturel est très très chère : 1550 Rs ! Bien sûr la balade en boucle de 9km à l'intérieur du parc est splendide mais ... ne vaut pas ce prix là. A ne faire donc que s'il fait très beau (pour les points de vue) et partir tôt pour avoir une chance de voir les animaux. Nous avons vu des sortes de daims à fourrure épaisse, des bear monkeys (désolée, je n'ai pas le nom en français), des lézards, ... mais pas de panthères (il y en une quinzaine dans ce pars). La végétation est très belle, le sentier sans ambiguité (9km faciles, à plat) et nous y étions seuls. Compter 2h30 à 3h de balade (en incluant le petit déj picnic en cours de route). L'après-midi, nous avons fait une grande boucle (en voiture) à l'est d'Haputale. Diyaluma Falls, le site de Buduruwagala (vraiment chouette - compter 20 minutes), Ravanna Falls (ces 2 chutes d'eau n'ont rien d'extraordinaires), Ella Gap (magnifique faille, paysages grandioses très impressionnants), Dowa Temple (sympa).

Mon conseil : ne pas manquer Lipton's Seat ni Ella Gap.

Nous avons passé les 2 derniers jours à Negombo qui présente l'avantage d'être tout proche de l'aéroport. Petite ville balnéaire assez sympathique. Beaucoup de petites boutiques d'artisanat pour les derniers achats (batik, sculptures sur bois, bijouterie, ...) Ne ratez pas les 2 marchés aux poissons (dans la péninsule de Duwa -pour le gros- et près du Fort) ! Haut en couleurs et en odeurs ! Plage propre, mer agréable, pas trop chaude (évidemment pas froide ! l'eau devait être à 28 ou 29 ° !). Agréable pour passer la dernière journée.

Nous n'avons pas fait les côtes. On a beaucoup aimé : 🙂

Le tiercé gagnant : nature, culture, accueil ! Pas de sollicitation agressive, ni des vendeurs, ni des faux-guides, ni des tuk-tuk ... Toute conclusion se fait par un sourire ! Portraits toujours faciles et gratuits (certains remercient même qu'on les ait pris en photos !) Le sourire des locaux. Ils le savent d'ailleurs et se font un point d'honneur à ne pas trahir leur réputation. Les fruits : ananas, petites bananes, mangoustans, petites mandarines ... Le Rice & Curry : c'est bon et sain. Pas de problème de tourista. Le guide NEOS (éditions Michelin) très complet.On a moins aimé : 😕

La chaleur moite ; les douches froides encore trop chaudes ! La conduite des chauffeurs de bus et de certains tuk-tuk L'orphelinat des éléphants de Pinnewala. Nous sommes arrivés pour le repas des éléphanteaux. Les gardiens proposent aux quelques touristes de tenir le biberon pour ensuite leur réclamer un pourboire. C'est sans intérêt (on pose la main sur le biberon ! tu parles !) mais surtout, ça fait très envie aux petits gamins locaux qui sont là et à qui bien sûr ils ne le proposent pas ! Ca m'a vraiment mise en colère 😠. Seule fois ....En conclusion, c'est un très très beau voyage, facile à organiser, facile à vivre grâce à la convivialité des gens, riche tant sur le plan culturel que naturel, qui ne revient pas cher. 2 semaines me paraissent être un minimum ... mais c'est toujours pareil : on a toujours le sentiment d'avoir trop peu de temps ...
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NA
Nancy 23 years ago
Inde du Nord (Rajasthan) - Novembre 2000
Voici quelques infos pratiques concernant un voyage de 4 semaines au Rajasthan en Novembre 2000 (ça date un peu ...). Voyage en couple, en individuel et en itinérant. Sauf pour les hôtels, les prix indiqués sont toujours par personne. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

NOTRE PERIPLE EN 4 SEMAINES : (nous avons couvert ce programme sans jamais courir)

Mer 1er/11/2000 : vol Paris --> New Dehli (avion - 3 900 F l'A/R) - Nuit à New Dehli Jeu : New Dehli (prise de contact - résa du train Shatabdi Express pour Agra - Main Bazar) - Nuit à New Dehli Ven : Train pour Agra (2h - 10$ - voir § transport) - Fathepur Skiri (1h de bus = 17 Rs) - Taj Mahal (gratuit le vendredi - profitons-en !) au coucher du soleil - Nuit à Agra Sam : Taj Mahal - Tombeau d'Akbar à Sikandara - Fort Rouge - Journée coûteuse mais inoubliable - Nuit à Agra Dim : Bus pour Jaipur (5h - 117 Rs) - Palais des Vents (Hawa Mahal) - Nuit à Jaipur Lun : Rickshaw à la journée (300 Rs) pour les environs de Jaipur : Cénotaphes de Gaïtor - Amber Palace - Fort de Jaigarh - Temple de Shiromani - Nuit à Jaipur Mar : Jaipur : City Palace - Observatoire - Nuit à Jaipur Mer : Bus pour Ajmer (3h - 66 Rs) - Bus pour Pushkar (1/2 h - 7 Rs) - Foire de Puskar - Nuit à Pushkar Jeu : Pushkar : la foire et la ville - Nuit à Pushkar Ven : Bus pour Udaipur (7h30- 150 Rs) - Nuit à Udaipur Sam : Udaipur : City Palace - Marché tibétain - Nuit à Udaipur Dim : Bus A/R pour Chittorgarh (2X 2h - 45 Rs par voyage) - Nuit à Udaipur Lun : En voiture avec chauffeur (3, 75 Rs/km - je n'ai pas noté le coût total ... dommage ...- voir § transport) : Ranakpur - Kumbhalgarh - Eklingji - Nuit à Udaipur Mar : Bus pour Abu Road (6h - 62 Rs) - Bus pour Mount Abu (1h - 13 Rs) - nuit à Mount Abu Mer : Mount Abu : temples jaïns de Delwara - Nuit à Mount Abu Jeu : Bus pour Jodhpur (6h30 - 130 Rs) - Nuit à Jodhpur Ven : Jodhpur : Fort Mehrangarh - Clock Tower - Marché - Nuit à Jodhpur Sam : En jeep (1/2 journée - 400 Rs - voir § transport) : villages bishnois - Nuit à Jodhpur Dim : Bus pour Jaisalmer (5h prévues - 7h30 avec la panne ... - 100 Rs) - Nuit à Jaisalmer Lun : Jaisalmer : Citadelle - Ville haute - Temples jaïns - Ville basse - Havelis - Nuit à Jaisalmer Mar : En jeep (1/2 journée - 750 Rs - voir § transport) - Safari dans le désert : Cénotaphes - temples jaïns, village médiéval - Dunes de Khuri et tour à dos de chameau ... - Nuit à Jaisalmer Mer : Bus pour Bikaner (10h - 150 Rs) - Beaux paysages en route - Nuit à Bikaner Jeu : Bus A/R pour Deshnoke (2X1h - 13 Rs par voyage) - Bikaner : Junagarth Fort - Vieille ville - Temples jaïns - Nuit à Bikaner Ven : En voiture privée (nous profitons d'une opportunité - 4h - voir § transport) pour Mandawa - Nuit à Mandawa Sam : En jeep (1/2 journée - 300 Rs) : Shekhawati - Nuit à Mandawa Dim : Jeep-taxi pour Junjunhu (1h - 10 Rs) - Bus pour Dehli (6h - 100 Rs) - Nuit à New Dehli Lun : New Dehli : Tombeaux de Nizamuddin - Nuit à New Dehli Mar 28/11/2000 : Avion pour Paris ....... les meilleures choses ont une fin .......

BUDGET :

L'Euro n'était pas encore d'actualité. En Novembre 2000, 1F = 6 Roupies ; 10 Rs = 1, 74 F Niveau de vie très peu élevé.

TRANSPORT :

1. Vols Billets achetés auprès de Voyageurs du Monde (Jagmohan SHARMA 01.42.86.17.33) : http://www.vdm.com/vdm/index.asp - 3, 5 mois à l'avance. Vol Air France/Air India - direct - arrivée à New Dehli à 23h - Prix : 3900 F l'AR

2. Sur place New Dehli - Agra : train Shatabdi Express - 10$ via une agence locale - Je pense qu'on s'est fait arnaquer 😕 comme des bleus ! Quand on a demandé au rickshaw de nous déposer à la gare, il a pretexté qu'il n'y avait plus de train pour Agra et nous a déposé dans une agence qui nous a vendu un billet de train pour le surlendemain ... Soyez plus méfiants que nous ....😉 Départ à 6h00 - durée : 2 heures -

Pour tout le reste, nous avons privilégié le bus au train ... sans vraiment de raison, ça s'est fait comme ça ... Les bus sont fréquents, facile d'utilisation, et partent à l'heure. Deluxe (siège individuel) ou express (banquette), nous avons toujours voyagé assis - confort simple - Nous achetions nos billets le jour même, au guichet ou directement dans le bus. Les trajets sont longs et épuisants mais donnent l'occasion d'approcher les locaux, de s'arrêter dans les villages de campagne, de manger au coin d'une route ... Ces transferts restent parmi mes plus forts souvenirs 🙂 ! Pour les grands transferts, il est prudent d'y consacrer la journée sans espérer visiter quoi que ce soit à l'arrivée. Nous avons souffert de 2 pannes : tout le monde descend sur le bas côté et attend le prochain bus qui ne tarde généralement pas à arriver ... seul ennui : on est alors 2 fois plus nombreux dans le même espace 🤪 !!

Autour d'Udaipur : location d'une voiture avec chauffeur - Ambassador non A/C pour 1 journée, négociée à 3, 75 Rs/km - apporte souplesse et confort lors de l'excursion : possibilité de s'arrêter en pleine campagne pour faire des photos notamment ...

Jeep avec chauffeur : villages bishnois - 1/2 journée - Agence Poly Travel à Jodhpur - 400 Rs / p

Jeep avec chauffeur : safari dans le désert aux environs de Jaisalmer -1/2 journée + camel ride - Agence Satyam Tours - 750 Rs / p

Voiture privée ... le transfert Bikaner-Mandawa s'est fait avec un Indien qui rentrait à Dehli et nous a proposé de nous déposer, pour le prix du bus ....

Rickshaws : de 10 à 40 Rs la course.

HEBERGEMENT :

Les prix indiqués sont par nuit (pour nous 2), généralement hors petit déjeuner. A la descente du bus, des auto rickshaws attendent le touriste. Ils sont nombreux, les touristes rares .... d'où une certaine frénésie ... Il vaut donc mieux savoir où l'on veut aller avant d'arriver et réclamer fermement d'y être emmenés même si le rickshaw wallah vous assure que c'est fermé, que c'est trop cher, qu'il connait qqchose de mieux .... Cela dit, la fermeté et la gentillesse paient : il n'y a jamais d'embrouille après s'être mis d'accord (sur la destination et le prix).

Nous recherchons toujours des hôtels de petite taille, typique, avec du charme ; à défaut, on veut au minimum avoir des sanitaires privés, draps et couvertures (nous voyageons sans sac de couchage). Nous n'avons jamais eu de problèmes pour trouver. Généralement, on faisait notre sélection dans le bus avant d'arriver (Lonely Planet et Guide du Routard).

New Dehli : nuit du 1er nov réservée auprès de Voyageurs du Monde : Connaught Palace - 820 F - Petit déj buffet inclus - Super mais ... cher.

nuit du 2 : Sun Star Residency - 2400 Rs (CB) - un certain charme mais bruyant et sentant la fumée (dans les rideaux ou par le clim ...?)

nuit des 26 et 27 : Hotel Marina (ref LP et GR) - 3100 Rs (CB) - sur Connaught Circus - simple - petit dej inclus - bonne adresse -

Agra : Hotel Atithi (ref LP) - 2000 Rs (CB) - bien situé à 1km du Taj - chambre spacieuse mais sanitaires très vieillots - bonne adresse

Jaipur : Hotel Meghniwas (ref LP et GR) - 1100 Rs (CB) - calme, jardin, piscine propre - loin de la ville - sans charme - sombre

Pushkar : JP's Village Resort (ref LP) - 117 $ (n'accepte pas la CB) - réservé par mail depuis la France - Une véritable arnaque !!! Très loin du centre (et pas de rickshaw - taxi obligatoire qui réclame 100 Rs !!) - pas du tout au niveau du prix ! piscine boueuse impratiquable (à mon avis depuis des années, vu son état !) - sanitaires privés très sommaires - volonté de décoration typique mais effet raté - A FUIR 😠 !!! Cela dit, attention en période de foire, il vaut mieux réserver. Mais pas chez JP !

Udaipur : Hotel Caravanserai (ref LP) - 800 Rs (n'accepte pas la CB) - très bien situé - superbe vue sur le lac - propre et spacieux - accueil convivial - une EXCELLENTE ADRESSE 🙂. Notre meilleur rapport qualité/prix.

Mount Abu : Hotel Hilltone (ref LP) - 1675 Rs (CB) - calme, sympa - chambre très agréable et bon restau - vraie belle piscine

Jodhpur : Ajit Bhawan (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - le COUP de COEUR 🙂🙂 du voyage - superbe grande chambre, décorée avec soin et originalité, salle de bain impeccable - grand jardin - piscine avec noria et arcades - beaucoup de charme - petit dej buffet à 200 Rs

Jaisalmer : Rang Mahal (ref LP) - 2900 Rs (CB) - manque d'ambiance - moderne et froid - à l'écart de la ville - belle piscine -

Bikaner : Hotel Sagar (ref LP et GR) - 1200 Rs (CB) - patron charmant et restau EXCELLENT mais chambre décrépie ...

Mandawa : The Desert Resort (ref LP et GR) - 3000 Rs (CB) - superbe complexe 🙂 de petits bungalows en terre battue - propre, soigné, bien entretenu et décoré avec beaucoup de goût - au milieu du désert, calme - excentré -

REPAS :

dans la rue : 1 coca = 10 Rs - 1 l d'eau (Bisleri) = 13 Rs ; 2 litres = 17 Rs - 1 samossa = 3 Rs - 1 kg de bananes = 10 à 12 Rs (1 Rs la banane) - 1 lassi au Lassiwala de Jaipur (ref GR) : 10 Rs le petit, 20 le grand ! délicieux et inouliable !

au restau : 1 chapati = 3 Rs - 1 nan = 10 Rs - 1 dal fry = 25 Rs - 1 plain rice = 18 Rs - 1 repas (1 plat + 1 raïta + 1 nan + 1 coca et du riz bien sûr) = moins de 90 Rs, 40 à 45 Rs pour 1 repas végétarien - 1 repas dans un restau "chic" = envciron 250 Rs

SITES :

Fathepur Skiri - Mosquée : gratuite - Palais : 10$ - superbe site où nous avons passé plus de 3 heures - belle couleur rouge

Agra - Taj Mahal (gratuit le vendredi sinon 20$, évidemment c'est très cher mais ça les mérite) - y aller tôt pour profiter du site à la fraîche et au calme -à partir de 8h30, beaucoup de touristes indiens - les saris colorés ressortent sur le marbre blanc - effet superbe ! nous y avons passé 5 heures.

Agra - Fort Rouge (10$) Grandiose - 1 après-midi pour Sikandara et Fort Rouge

Sikandara - Tombeau d'Akbar (5$) - Belles mosaïques -

Jaipur - Hawa Mahal (2Rs + 30/app photos) - nous retrouvons des prix raisonnables - l'appareil photo est toujours taxé (20 à 30 Rs généralement), le caméscope également (100 Rs généralement) - très beau palais qui se visite assez rapidement.

Gaïtor - Cénotaphes (10 Rs/app ph) - Superbement sculptés - visite à ne pas rater !

Jaipur - Amber Palace (50 Rs + 25/app ph) - Vieillit : la pierre noircit - après les merveilles précédentes, on est un peu déçu par ce palais

Fort de Jaigarh (20 Rs + 20/app ph) - peu d'intérêt ...

Jaipur - Shiromani Temple - à côté de l'Amber Palace - Superbe temple hindou qui nous a beaucoup plu (d'autant que c'était le premier que l'on voyait).

Pushkar : foire bruyante, poussiéreuse, colorée et chaleureuse. Beaucoup de touristes. Beaucoup d'Indiens aussi et beaucoup de chameaux - Amateurs de photos, c'est le lieu idéal pour les portraits ! Les turbans sont colorés, les visages tanés et expressifs, l'environnement est magnifique ... - Par ailleurs, en dehors de la foire, la ville aussi vaut la visite : ville sainte près d'un lac très agréable où il fait bon flâner - Ghats (escaliers descendant vers l'eau) impressionnants (photo interdite). C'est une journée hors du temps ...

Udaipur - City Palace (40 Rs + 75 Rs/app ph) - ràs -

Chittorgarh : nous avons fait cette excursion en bus dans la journée. Nous sommes partis à 6h00. Arrivés à Chittorgarh à 8h00 - Rickshaw pour la visite complète négocié à 150 Rs - 4 heures de visite (+ 50 Rs l'entrée du site) - Vestiges extraordinaires - sculptures très fines - temples superbes - un des plus beaux sites du voyage.

Ranakpur (40 Rs/app ph) - Extraordinaire ! A ne surtout pas rater - Temples jaïns - Forêt de piliers de marbre blanc finement ciselé.

Kumbhalgarh : 36 km de remparts à travers les monts Arawelli - Après Ranakpur, on passe de la finesse au gigantisme ! Ranakpur et Kumbhalgarh justifient une petite journée depuis Udaipur.

Eklingji : temple en activité près d'Udaipur - bôf ... on peut s'en passer ....

Mount Abu : petite ville autour d'un lac - ambiance quasi balnéaire ... - Temples de Delwara : gratuit, photo interdite - plus petit que Ranakpur mais d'une plus grande finesse encore.

Jodhpur - Fort Mehrangarh (50 Rs + 50 Rs/App ph) : absolument superbe, domine la ville bleue de Jodhpur - le plus beau palais qu'on ait vu, agréablement transformé en musée.

Jodhpur - le marché : authentique, peu de touristes, haut en couleurs et vivant.

Environs de Jodhpur - villages bishnois : visite sympa (1 après midi) d'une communauté végétarienne qui respecte 29 principes (dont celui de respecter encore plus qu'ailleurs les animaux) - Intéressant certes, mais rien de vraiment différent de ce que l'on voit en prenant le bus tous les 2-3 jours .... A mon avis, cette excursion s'adresse davantage aux tours organisés qui n'approchent pas la campagne autrement ... Pour ceux qui ont des contraintes de temps ou de budget, je conseille l'impasse ....

Jaisalmer : ma ville préférée, calme, paisible, aux couleurs chaudes et douces du désert, propre, moins polluée que d'autres ... Temples jaïns coincés dans la ville. Jolis mais après Ranakpur et Mount Abu, on devient exigeant ... Jolies havelis (anciennes maisons de riches marchands, aux balcons ciselés et aux façades couvertes de décorations peintes)

Jaisalmer : safari dans le désert - Vraiment sympa, le désert est magnifique, les sites visités sont intéressants (surtout de par leur situation) - Le tour à dos de chameau nous a bien amusés ... bon, d'accord, c'est un peu tourisitique ... On avait chacun son chameau et son guide (sur le chameau), ce qui a permis un peu d'allure (amis cavaliers, c'est le moment de montrer que vous avez de l'assiette !) et même de faire la course !! On termine cette balade aux dunes de Khuri pour y attendre le coucher de soleil ... On n'y est pas seuls .... Un après-midi agréable et ludique. On a décliné le diner foklorique avec danses et musiques indiennes (ça nous a paru trop touristique et d'une qualité moyenne). Nous avons préféré retourner diner au restaurant très agréable The Trio de Jaisalmer.

Environs de Bikaner - temple de Deshnoke où les rats sont vénérés (phobiques, abstenez-vous !). Comme tous les temples, celui-ci se visite pieds nus ... pensez donc à apporter une paire de chaussettes si vous redoutez de voir les rats vous grimper sur les orteils ... ils sont hardis ! Ce temple n'a d'intérêt que ces rats. Si vous les supportez, c'est incroyable et ça mérite les 2 heures de bus ! Cette excursion prend 1 matinée.

Bikaner - Fort Junagarth (50 Rs) : bonne surprise à l'intérieur, plafond de bois sculpté, murs peints. Ambiance chaude. Belles havelis en ville

Mandawa : petit village du Shekhawati, pas de rickshaws ... à visiter à pied (1/2 journée) pour ses havelis

Shekhawati : Fort-hôtel de Mukundgarh (50 Rs) : on paie -cher, en plus !- pour visiter un hôtel totalement décrépi sans aucun intérêt ! Dundlod Castle (10 Rs), pas mal - Nawalgarh et ses havelis - Cette matinée de visite, qui nécessite la location d'une jeep, n'est pas indispensable ... on peut se contenter de la visite de Mandawa, par soi-même, ce que nous avons fait l'après-midi. Le Shekhawati présente un visage de l'Inde moins touristique, désertique, rural et rustique. Chameaux et ânes omniprésents, pas de voiture, routes en terre battue parfois complètement ensablées ...

New Dehli : la fin proche du voyage, une bonne turista pour moi, la pluie, la fatigue après 1 mois de pérégrinations et le prix exhorbitant des monuments de New Dehli nous ont amenés à limiter nos visites ... Tombeaux de Nizamuddin (je n'ai plus le prix), pieds nus sous la pluie, drôle d'ambiance ...

Quelques remarques :

Les Indiens ont le sens du service ... rémunéré. Tout est sujet à pourboire. Il faut donc avoir en permanence dans sa poche quelques roupies à distribuer ... il faut comprendre et accepter ce principe pour bien le vivre.

A propos des ennuis de santé : rien de méchant. Seule précaution à laquelle on ne déroge jamais : l'eau en bouteille. Pour le reste, on ne s'est privé de rien ... mais progressivement ... ni de se laver les dents à l'eau du robinet, ni des fruits, ni des glaçons, ni de manger n'importe quoi n'importe où ... Un Coca (potion magique du voyageur) par jour pour désinfecter. Cela dit, nous n'y avons pas échappé : Philippe a eu un petit coup de fatigue au milieu du voyage et j'ai eu une bonne tourista à la fin. Ercefuryl et Imodium ont tout réglé aussitôt.

Transports locaux ou voiture avec chauffeur ? : nous avions beaucoup hésité lors de la préparation du voyage, pour finalement choisir les transports locaux. Sur place, nous avons utilisé une voiture avec chauffeur pour une excursion. Certes, c'est plus confortable, plus souple, plus facile, ... mais ce n'est plus le même voyage. On devient spectateur, alors qu'en bus, on partage, on fait partie de la pièce ... Je ne regrette vraiment pas mon choix. Les souvenirs rapportés valent bien un peu d'inconfort.

Le climat en Novembre était ensoleillé, chaud sans être caniculaire, sec. Un peu plus frais en fin de mois. L'équivalent chez nous d'un 15 Août - 15 Septembre (quand la saison est belle !).

Pour nous aider dans notre voyage, nous avions 3 guides. Pour assurer la logistique : Guide du Routard et Lonely Planet (sur place, nous avons, cette fois, préféré le GR) ; pour les commentaires plus culturels sur les sites, le Guide Bleu. Nécessaire et suffisant.

On a beaucoup aimé : 🙂

Les balades en ville sont assez fatigantes en raison des longues distances, de la chaleur, des rickshaws qui raccolent, de la pollution, du bruit ...Néanmoins, le spectacle de la rue est inoubliable et en fait oublier toutes ces difficultés ! Jaisalmer et Jodhpur sont les villes les plus agréables.

Les voyages en bus qui nous permettaient, le temps d'un transfert, de partager totalement la vie des locaux.

La gentillesse des Indiens, leur sourire, la variété des couleurs des saris, tous plus beaux et plus éclatants les uns que les autres, les photos faciles ... Les Indiens et les Indiennes adorent se faire photographier. Nous n'avons essuyé aucun refus et n'avons jamais eu à payer la photo (pratique que, par principe, je refuse). Quelques-uns nous ont demandé de leur envoyer la photo, ce qu'on a fait bien volontiers !...

Les vaches dans les rues et d'une façon générale, le respect des Indiens envers les animaux.

La nourriture, végétarienne la plupart du temps, variée, épicée sans être trop pimentée.

Au niveau des sites, les temples jaïns de Ranakpur et Mount Abu ont eu ma préférence ... Le Taj Mahal est hors compétition.

On a moins aimé ... : 😕

La nuée de rabatteurs en rickshaws qui vous assaille à l'arrivée du bus (parfois après 10 h de voyage) ... cela dit, il y a de l'effervescence mais jamais d'agressivité.

En ville, les rickshaws raccolent énormément et resteront à vos côtés si vous avez décidé de vous balader à pied dans la ville ... jusqu'à ce que vous cédiez ... Ca rend les balades parfois lourdes ...

Les Sikhs (on les reconnait facilement à leur turban savamment enroulé). Les seuls à ne pas sourire ...

Après les monuments spectaculaires du sud, nous avons été un peu déçus par les havélis du Shekhawati. Mais ça, c'est affaire de goût ...

Conclusion : 🙂🙂🙂

L'Inde est un merveilleux voyage qui mérite, peut-être plus que tout autre, qu'on lui consacre du temps. Le temps de perdre ses repères d'Occidentaux, le temps d'en trouver d'autres, le temps de se laisser imprégner des ambiances, le temps de voyager en individuel ....Le voyage organisé n'apporte absolument pas la même vision du pays que le voyage individuel. Ici, le partage, ou tout au moins l'approche du mode de vie local est tout aussi (certains diraient même plus) important que l'aspect culturel, lui même très riche. Je suis venue en Inde pour voir des temples, j'ai maintenant envie d'y retourner pour retrouver les Indiens !

Même si l'Inde a depuis toujours fait partie de nos rêves de voyage, nous avons attendu d'être prêts et aguerris avant de l'entreprendre ... C'est un voyage fort où l'on perd totalement ses marques. On y côtoie une misère qu'il faut être prêt à supporter ...

C'est, à ce jour, le voyage qui m'a le plus marquée, qui m'a laissé le plus grand nombre d'impressions fortes. J'y retournerai. 🙂
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KR
Kroc 23 years ago · François
Un mois au Népal (été 2002)
C'est début mai qu'avec Anne nous décidâmes de partir pour le Népal pendant nos vacances : 1 mois, un peu court à mon goût, mais le Népal étant assez petit, ça ira bien. Nous avions aussi envie (Anne surtout) de rencontrer et partager la vie de la population locale par le biais d'un chantier humanitaire d'une quinzaine de jours.

21 juillet C'est ainsi que je me retrouve ici à l'aéroport Charles de Gaule attendant tranquillement notre avion pour Katmandu faisant escale à Bahrayn et Abu-Dhabi où nous devions passer une nuit. Il faut dire que si le trajet était plutôt long (une 40aine d'heures) nous avions trouvé un vol pas cher (moins de 600€ allez retour). Contre toute attente, la journée est finalement riche en rencontres : Nous rencontrons Antoine et Marion deux autres étudiants qui font le même chantier 10 jours plus tard ! C'est à Abu-Dhabi, dans le superbe hôtel que Gulf Air a réservé pour nous, que nous rencontrons Senile un Népalais qui fait ses études en France dans l'hôtellerie. Dehors, le désert, des villas, encore des villas et du désert ; c'est la fournaise : 44°C alors qu'il fait déjà nuit ! Senile nous rassure, il fait moins chaud au Népal.

22 juillet C'est vrai ! Le lendemain soir, lorsque notre avion se pose à Katmandu au milieu de maisons qui nous semblent être des bidonvilles, il pleut : c'est la mousson. Drôle de choc que de passer d'un monde de désert et de luxe à un pays du tiers monde inondé par les pluies. Le taxi que nous prenons, nous met tout de suite au parfum : il pleut toute la journée, tous les jours. Bienvenue au Népal ! On trouve un hôtel correct pour 10$/jour à deux avec le petit dej. dans Thamel, le quartier touristique par excellence de la capitale. Il se révèlera par la suite, très cher par rapport à ses concurrents de même standing. Mais quand on débarque et que l'on ne connaît rien...

23 juillet Premier jour ! On part à la découverte de Katmandu, de jour et sous la pluie. Les marques du séisme de 1934 sont toujours présentes : les rues sont toutes plus ou moins défoncées, voir démunies de tous revêtement. Vous pouvez aisément imaginer ce que cela peut donner en période de mousson. Nous nous baladons au hasard des rues pendant que Antoine et Marion passent au service de l'immigration pour doubler leurs visas. Le midi, nous nous retrouvons dans Dubaï square, littéralement le quartier ou la place des palais, c'est payant lors de la première entrée. La pluie étant un peu tombée, nous apprécions mieux le quartier. Nous nous faisons rouler par un sadou (un homme saint et peinturluré pour l'occasion) avec qui nous prenons quelques photos puis nous réclame de l'argent. Encore un passage dans cette célèbre rue nommée « freak road », quelques photos dans le hipie temple, des propositions de dogue en tous genre et nous voilà 30 ans plus tôt, sur les traces de tous ces hippies qui se réunissaient ici. Si l'esprit traditionnel Népalais se trouve sans doute un peu plus loin, les occidentaux ont fortement marqué cette ville.

24 juillet Le matin, on va voir le président de l'association NIFC-Népal pour plus d' informations sur notre camp de travail, lui remettre notre don (150$ et je trouve ça beaucoup) et se faire expliquer le moyen d'y aller par nos propres moyens. En effet, le camp se situe à mi chemin entre Katmandu et Pokara notre prochaine étape. L'après-midi, on est parti visiter le grand stupa de Swayambhunath, couramment appelé « Monkey temple ». On fait l'aller et retour de Thamel à pieds ce qui nous permet de traverser d'autres quartiers. Le temps est plutôt dégagé et l'on a une belle vue sur Katmandu et les environs. On redescend par l'autre coté, à travers une sorte de monastère bien habitué aux touristes. De retour dans Thamel, on réserve auprès d'une agence de voyages des tickets de bus et une chambre pour Pokara pour environ 15€ le tout. Le soir, on mange dans un resto chic qui propose absolument de tout ! De la cuisine chinoise aux pizzas en passant par la cuisine mexicaine. Toute la cuisine du globe est réunie sur la carte à des prix défiant toute concurrence. (J'exagère sûrement, mais j'ai vraiment été scié) Finalement, on se décide pour des pizzas que l'on ne parviendra pas à finir : une pour deux aurait largement suffit !

25 juillet Longue journée que ce 25 juillet, on décide de partir pour Patan, et on y visite le Dubar Square et le musée. Il y a de quoi faire. Même à l'extérieur de Dubar square, des centaines (et je ne blague pas) de temples sont disséminé à travers toute la ville ! Nous rencontrons ainsi un temple de Shiva au moment d'une fête où la foule fait la queue pour déposer des offrandes. Pour la première fois, tout le monde ne parle pas anglais. Nous n'osons pas déranger de trop les nombreux participants : nous partons sans vraiment avoir compris. Dommage. Un gars parlant quelques mots de Français m'explique quelques bases sur les divinités Hindou : en fait, il y en a trois principaux, Brahmâ le créateur de l'univers, Vishnu le protecteur et Shiva le destructeur. La plupart des autres, même si elles peuvent avoir des particularités, étant des incarnations différentes de ces trois dieux. Les deux religions sont mêlées au Népal (Bouddhisme et Hindouisme), dans le sens où Bouddha peut être vu ici comme la neuvième incarnation de Vishnu pour les hindous. De même, tous les dieux hindous, peuvent être vus comme des formes de bouddha pour les bouddhistes. Bref, le peuple Népalais semble habitué à cohabiter avec les deux religions. En fin d'après-midi, on décide de prendre un taxi pour sortir de la ville en direction du sud pour voir un petit village nommé Bungamati. C'est déjà plus la campagne et les maisons sont toute typiques, l'ambiance plus décontractée (pas de rabatteur et autre marchand ambulant) et nous somme un peu regardé comme des bêtes curieuses. Les paysages sont somptueux. Sans autre commentaire. Le soir on fait développer nos deux premières pellicules.

26 juillet Aujourd'hui, on est parti visiter Bhaktapur toujours avec Marion et Antoine. L'entrée du village est excessivement chère comparé au coup de la vie locale (750RS) mais cela vaut tout de même le coup : en marchant dans la rue, et pour peu que l'on réussisse à oublier les fils électriques ainsi que les rares voitures, on se croirait réellement au moyen age népalais. J'adore ! On a par ailleurs eu l'occasion de voir des tibétains peignant des mandalas, des représentations du monde selon la culture bouddhique. J'ai aussi longuement discuté avec un commerçant qui vendait des poteries sur un marché : il vient d'un petit village dans la montagne, à cause de l'inondation il ne peut pas retourner chez lui mais me propose de s'y rendre dès que cela sera possible. Un peu déçu, je suis obligé de décliner l'offre : je fait partie d'un groupe et les grandes lignes de notre voyage sont déjà déterminées, notre prochaine étape sera Pokara. Nous échangeons nos adresses et il m'offre un bouddha en terre cuite sélectionné avec grand soin parmi ceux de son étalage. Le soir on rencontre un bijoutier qui va faire une expo en France fin Août début septembre et nous propose du boulot. Finalement, on trouve ça très louche.

27 juillet

La grasse matinée est au programme du jour ! En fin de matinée, nous nous rendons à Pashipatana un temple près d'une rivière sacrée où l'on brûle les morts. Un guide parlant assez mal le Français (c'est plus facile de le comprendre en anglais) nous explique le fonctionnement du temple. Nous poursuivons à pieds notre visite pour aller voir « Bognaht », un énorme stupa à 20 min du temple où nous mangeons sur les environs de 3h. En soirée, après avoir retiré nos billets de bus et d'hôtel pour Pokara, nous décidons d'aller dans un resto réputé pour son spectacle de danse : c'est kitch, cher, on n'aime pas. On fait nos aux revoirs à Marion et Antoine qui nous ont accompagné lors de la plupart des visites jusqu'alors : on veut passer quelques jours à Pokara avant le chantier humanitaire, eux non.

28 juillet On se lève très tôt pour prendre le bus pour Pokara qui doit quitter Katmandou vers 6h30 d'un quartier encore mal connu de nous. (En gros on ne savait pas d'où il partait et on n'avait pas envie de le rater) Finalement, on trouve facilement et le bus part vers 7h30. L'unique route n'est pas en très bon état et souvent traversée par des glissements de terrains dus aux pluies diluviennes de la semaine. D'ailleurs, on a eu de la chance, car elle était fermée les quelques jours précédents. Les paysages sont absolument magnifiques et la rivière que nous suivons un bon moment est chargée de boue et très tumultueuse. Les passages où la route à flanc de montagne et encore couverte d'une épaisse couche de boue nous rappelle qu'à la moindre erreur du chauffeur habitué à conduire ce bus poussif nous catapulterait au fond de ces profonds ravins. Ceci dit, ça roule assez bien et nous arrivons à notre destination vers 4h30 après 200km d'une route tortueuse. En sortant du bus et malgré une foule de rabatteurs toujours très oppressante, je me sens incroyablement calme et zen. On visite rapidement avant de se poser dans un resto près du lac : c'est superbe. Le restaurant offre un spectacle de danse traditionnelle à ses clients qui n'a vraiment rien à voir avec la veille !

29 juillet Après une grasse matinée, on loue des vélos et c'est parti pour une ballade vers la grotte aux chauves-souris. On s'égare un peu en partant, résultat on parcours le double de kilomètres pour l'aller. Le parcours est bien sympa, surtout au sortir de la ville. A la grotte, on nous donne une bougie chacun pour la visiter. Malgré nos pauvres bougies et une lampe électrique au fonctionnement aléatoire que l'on venait d'acheter, nous ne parvenons pas à trouver la sortie et nous décidons de rebrousser chemin. Qu'à cela ne tienne, on a vu les chauves-souris et notre balade à vélo était bien mieux que cette petite grotte. Le retour est tout en descente : 5km de bonheur. 30 juillet

On est parti faire une petite ballade à pied sur les bords du lac. Le paysage est particulièrement magnifique et l'on décide de rentrer qu'une fois de l'autre côté. Le soir, on se refait un autre bon resto avec danseurs. 31 juillet On part vers 10h escalader une montagne surplombant Pokara à 1570m d' altitude. On fait la rencontre d'un groupe d'écoliers (oui oui, ici !) dont l'un nous montre quelques raccourcis, c'est sur sa route alors. On rentre plus tôt que prévu et je reste tranquillement installé dans un bar à lire notre guide. J'échange quelques paroles avec les serveurs : visiblement, c'est la saison creuse. Cela explique sans doute pourquoi nous avons pu avoir un bon hôtel pour seulement 2.8€/nuits pour une chambre triple. Le gérant très sympa nous propose un trek de deux jours vers un village retiré : Anne est peu sportive et demain nous partons pour Bholé le lieu de notre chantier.

1 Août Un dernier regard sur Pokara avant de partir à 7h vers un minuscule village : Bhorlé où l'on arrivera autour de 11h. Nous arrivons les premiers, le camp est désert. Les autres n'arriverons que bien plus tard dans l'après-midi sur le coup de 4h. En attendant, on visite les lieux, on passe dans le village et on traverse cet énorme pont suspendu, il fait au moins 300m de long. Lors de l'arrivée du reste du groupe, on refait la visite et on a même droit de goûter un bière Népalaise brassé ici même en quantité probablement inférieur a 20 litres. Elle est servie chaude, est d'un blanc laiteux et n'a qu'un lointain rapport avec ce que nous appelons une bière. Le soir, après une bonne platée de riz aux pommes de terres, curry et lentille : le Dhal Bat Takari (mot à mot, Lentille riz curry), on s'endort tous dans ce camp très spartiate.

2 au 7 Août Les journées au camp se suivent et se ressemblent : lever entre 6h30 et 7h, petit déj, puis on commence les travaux qui consistent pour le moment à remettre en état le chemin d'accès au camp qui fut détruit par un glissement de terrain. Par la suite, on a aménagé d'autre chemin, notamment l'accès à la rivière et planter des arbres afin d'éviter de futurs glissements de terrain. Le midi et le soir, certain préparent le repas par groupe de deux et à tour de rôle. C'est après une toilette dans le torrent que chacun vient engloutir sa portion de Dhal Bat ou parfois un plat un peu différent comme du riz frit ou même des Pancakes une fois. Nous avons eu l'occasion d'aller en ville quelques fois pour se réapprovisionner en lessive ou autres produits. Certains en profitent pour garder contact avec leurs proches dans des cybercafés, moi je m'achète un jeu de carrom de 1m20 de diagonale : la grosse galère à transporter :-). Quand la pluie se met à tomber, on ne peut rien faire, c'est la mousson et tout le monde est regroupé sous la bâche bleue et le bâtiment au toit troué qui nous sert de dortoir.

8 au 10 Août On profite de quelques jours de repos pour faire une escapade dans la jungle au beau milieu de « Chitwan Park ». Le programme est chargé : randonnée dans la jungle, safari à dos d'éléphant, balade en pirogue, visite de la réserve d'éléphants et du village du coin aux constructions bien différentes de Bhorlé. Dans le parc, les eaux de la rivière viennent juste de se retirer laissant les jardins couverts de boue et emportant quelques dizaines de mètres de berges ainsi que quelques maisons et hôtels. Malgré cela, la vie continue et les enfants jouent insouciants des problèmes que engendrés. 11 au 14 Août De retour au camp avec quelques histoires à se raconter : si certains on flemmardé quelques jours, d'autres en ont profité pour faire des randonnées ou du rafting. Plus personne n'a vraiment envie de travailler et on attend tous la fin. Des débats s'engagent sur l'utilité de notre action et les flux d'argents. On se quittera sur une après-midi de fête au village : un concours de danse et de chant traditionnel est organisé, deux villages sont réunis. Il s'agit en fait d'un jeu de questions / réponses entre un homme et une femme et où chacun tentent de « moucher » gentiment l'autre sur fond musical. Les juges venus spécialement pour l'occasion sont visiblement d'un troisième village, ou plutôt de la ville : il sont bien mieux habillé que les autres. C'est aussi l'occasion pour les jeunes, de rencontrer une compagne, tout le monde finit par danser, l'ambiance est bon enfant, c'est très sympathique, mais on part demain.

15 au 18 Août Nous décidons de rentrer sur Katmandu un peu plus tôt que prévu à cause des troubles prochainement prévus. En effet, les maoïstes qui sont des opposants au régime en place organisent de temps à autre des manifestations qui peuvent être mouvementées. Par mesure de précaution, le gouvernement interdit à la circulation tout véhicule et nous nous rentrons sur la capitale. J'ai toujours avec moi le jeu de carrom que j'ai acheté au marché et je galère presque pour le transporter sur le toit d'un bus, à travers Katmandu puis Paris sans compter les aéroports ainsi que les trains français pour finir.

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