- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle.
Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok !
J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon.
Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas.
Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher.
Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄
Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
Travel journals · Asie du Sud-Est
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Dans le taxi qui nous amène à Sadec... tout le monde dort ! moi impossible je suis trop excitée... je regarde les rizières... je passe ma tête à travers la vitre pour prendre une photo, mince mes cheveux brrr devant l'objectif... pfff j'vais les couper (j'dis ça mais ce serait un cas de divorce pour mon mari) Bon, je recommence... je noue mes cheveux dans mon dos et hop un chapeau conique dans ma boîte.... oh que vois-je là-bas... des bouts de bois très fin qui traverse une rivière et des vietnamiens qui traversent pied nu sur ces branches... je demande au chauffeur qui ne parle ni français ni anglais... l'interprète qui dort la bouche ouverte.... je cherche mes mots et je dis cham cham (doucement doucement) et je montre du doigt mon appareil photo et la rivière... arrêt immédiat le temps d'un clic... du coup tout le monde se réveille... on prend d'autres photos et dans le taxi bus than nous coupe un pamplemousse vietnamien (gros comme un melon) oh que c'est bon miammmmm que c'est rafraichissant !!!
Nous traversons deux bacs, et reprenons la route... nous arrivons enfin à Sadec. La maison AMOUR nous apparaît comme c'est magnifique, des arbres torsadés ornés de fleurs roses ornent la cour. Nous nous dirigeons vers le perron pour un petit rafraichissement... puis vite nous devons remettre nos passeport à l'intendance gouvernementale... Nous devons nous faire enregistrer car nous allons dormir à l'orphelinat pour plusieurs jours.
Les enfants arrivent et nous saluent, ils sont toujours heureux quand des parrains arrivent car ils vont pouvoir discuter en anglais ou en français, et ils aiment, ça les aident dans leurs études.
Le soir arrive et nous restons dans la cour à veiller avec eux ! Ils viennent nous montrer leur cahier... pfff comme c'est bien tenu... et souvent que des bonnes notes... les plus grands discutent dans notre langue ou en anglais, c'est difficile pour moi car je baragouine (i go tou vrite on te blaqueboardecon!!!!) mais bon, j'ai quand même amené un petit dictionnaire d'anglais que je laisserai... oh il se fait tard... il est temps d'aller faire dodo (entre temps, il y a eu petite distribution de livres)
Nos chambres avec salle de bains privés hé hé... je prépare mon lit a baldaquin... je défais la moustiquaire que je rabats sous le matelas... j'allume un encens torsade et je vais dans la salle de bain pour me laver...un lavabo des toilettes et un robinet contre le mur avec un seau rouge en plastique, une petite casserole en plastique et un ptit tabouret style barbie...
Assise sur le tabouret, j'ouvre le robinet (récupération d'eau de pluie) donc je remplis soigneusement mon seau dans perdre une goutte et me rince vite fait... l'eau à température ambiante gla gla elle est gla gla....(vous entendez mes dents gla gla...) allez couraaaaage !!!! la casserole sur la tête et hop rincée !!! mais non y'a plus d'savonglaglagla...
Allez coucouche panier... extinction des feux mais mince j'entends des moustiques de partout !!!! bon tant pis toute façon la moustiquaire les trous sont trop gros si je focalise j'vais rien dormir du tout !!!! Ah ouuuuummmm, zen... je dors... pipi... j'me lève je tatonne je cherche la lumière... kècequeuuuuuuuuu !!!!! Une bestiole tchernobyl entre mes doigts... séquence frissons j'allume oups envolée la bébête... allez pipi .... ahhhhhhhh le bond que j'viens d'faire !!!! hi hi hi un crapaud m'a sauté sur les fesses...allez va voir dehors si j'y suis... bon enfin pipiiiiiiii ah la sensation... bon vous connaissez ça !!! allez j'remplis ma casserole d'eau et hop dans la cuvette...
Dodo... bestioles qui courent... ça chatouille les pieds... j'refais mon lit avec un peu plus de conviction cette fois... bon c'est bon j'peux dormir plus rien ne passe...
Bon j'me lève et j'vais me glaglater dans la salle de bain... à cette heure-ci l'eau est un peu plus froide... c'est super chacun y va de son petit cri lorsque l'eau rentre de plein fouet avec notre corps...
5h du matin, les enfants sont au réfectoire pour le déjeuner, un bol de soupe... préparatif et 6h30 pétantes en rang dans la cour les garçons d'un côté les filles de l'autre, tous en tenue... ils sont magnifiques... et hop une tite photo ah ces sourires, j'en redemande... ils sont heureux que nous nous soyons levés pour les voir partir... pour rien au monde j'aurai raté cela... toutes les petites mains en train de nous dire au revoir...
Petit déjeuner... nous prenons le taxi-bus et direction le coopérative de l'état. Achat lait, soupe et produits de 1ère nécessité. le taxi bus est plein.
Nous profitons de la journée pour aller promener et nous emmenons avec nous les enfants qui n'avaient pas école.
Certains jours nous nous sommes retrouvés à 15... pas grave nous sommes contents et eux heureux d'être avec nous... Nous en savons un peu plus sur les coutumes, les habitudes, les vies de chacun... les grands nous racontent avec leurs mots les désirs qu'ils ont... c'est un pur bonheur ! Pour certains nous iront au marché pour acheter des vêtements et des chaussures... il y en a qui n'ont plus de parrains...
Nous traversons deux bacs, et reprenons la route... nous arrivons enfin à Sadec. La maison AMOUR nous apparaît comme c'est magnifique, des arbres torsadés ornés de fleurs roses ornent la cour. Nous nous dirigeons vers le perron pour un petit rafraichissement... puis vite nous devons remettre nos passeport à l'intendance gouvernementale... Nous devons nous faire enregistrer car nous allons dormir à l'orphelinat pour plusieurs jours.
Les enfants arrivent et nous saluent, ils sont toujours heureux quand des parrains arrivent car ils vont pouvoir discuter en anglais ou en français, et ils aiment, ça les aident dans leurs études.
Le soir arrive et nous restons dans la cour à veiller avec eux ! Ils viennent nous montrer leur cahier... pfff comme c'est bien tenu... et souvent que des bonnes notes... les plus grands discutent dans notre langue ou en anglais, c'est difficile pour moi car je baragouine (i go tou vrite on te blaqueboardecon!!!!) mais bon, j'ai quand même amené un petit dictionnaire d'anglais que je laisserai... oh il se fait tard... il est temps d'aller faire dodo (entre temps, il y a eu petite distribution de livres)
Nos chambres avec salle de bains privés hé hé... je prépare mon lit a baldaquin... je défais la moustiquaire que je rabats sous le matelas... j'allume un encens torsade et je vais dans la salle de bain pour me laver...un lavabo des toilettes et un robinet contre le mur avec un seau rouge en plastique, une petite casserole en plastique et un ptit tabouret style barbie...
Assise sur le tabouret, j'ouvre le robinet (récupération d'eau de pluie) donc je remplis soigneusement mon seau dans perdre une goutte et me rince vite fait... l'eau à température ambiante gla gla elle est gla gla....(vous entendez mes dents gla gla...) allez couraaaaage !!!! la casserole sur la tête et hop rincée !!! mais non y'a plus d'savonglaglagla...
Allez coucouche panier... extinction des feux mais mince j'entends des moustiques de partout !!!! bon tant pis toute façon la moustiquaire les trous sont trop gros si je focalise j'vais rien dormir du tout !!!! Ah ouuuuummmm, zen... je dors... pipi... j'me lève je tatonne je cherche la lumière... kècequeuuuuuuuuu !!!!! Une bestiole tchernobyl entre mes doigts... séquence frissons j'allume oups envolée la bébête... allez pipi .... ahhhhhhhh le bond que j'viens d'faire !!!! hi hi hi un crapaud m'a sauté sur les fesses...allez va voir dehors si j'y suis... bon enfin pipiiiiiiii ah la sensation... bon vous connaissez ça !!! allez j'remplis ma casserole d'eau et hop dans la cuvette...
Dodo... bestioles qui courent... ça chatouille les pieds... j'refais mon lit avec un peu plus de conviction cette fois... bon c'est bon j'peux dormir plus rien ne passe...
Bon j'me lève et j'vais me glaglater dans la salle de bain... à cette heure-ci l'eau est un peu plus froide... c'est super chacun y va de son petit cri lorsque l'eau rentre de plein fouet avec notre corps...
5h du matin, les enfants sont au réfectoire pour le déjeuner, un bol de soupe... préparatif et 6h30 pétantes en rang dans la cour les garçons d'un côté les filles de l'autre, tous en tenue... ils sont magnifiques... et hop une tite photo ah ces sourires, j'en redemande... ils sont heureux que nous nous soyons levés pour les voir partir... pour rien au monde j'aurai raté cela... toutes les petites mains en train de nous dire au revoir...
Petit déjeuner... nous prenons le taxi-bus et direction le coopérative de l'état. Achat lait, soupe et produits de 1ère nécessité. le taxi bus est plein.
Nous profitons de la journée pour aller promener et nous emmenons avec nous les enfants qui n'avaient pas école.
Certains jours nous nous sommes retrouvés à 15... pas grave nous sommes contents et eux heureux d'être avec nous... Nous en savons un peu plus sur les coutumes, les habitudes, les vies de chacun... les grands nous racontent avec leurs mots les désirs qu'ils ont... c'est un pur bonheur ! Pour certains nous iront au marché pour acheter des vêtements et des chaussures... il y en a qui n'ont plus de parrains...
Nous voici de retour à O mon village au fin fond du sud mékong. Cette fois-ci nous pouvons accéder à la maison par le petit chemin de terre. Nous sommes en février et ce n'est plus la saison des moussons.
Le taxi nous arrête en bord de route... la seule voiture d'ailleurs car nous croisons que des vélos ou des cyclo poussiéreux. Pour venir nous avons pris soin pour notre tenue de la rendre pratique et sobre. Le chemin est étroit et plein de trous...
Nous marchons sous le soleil, pfff quelle chaleur... des enfants nous accompagnent et nous regardent avec curiosité. Ils parlent tous en même temps. Tata et notre cousin nous précèdent nous marchons un bon moment et nous enfonçons au milieu des bois. La fraicheur soudaine nous redonne des forces et nous continuons notre petit bonhomme de chemin en longeant une rivière presque à sec. Tiens il me semble que c'est la rivière qui longe devant la maison de tata. Ah la voilà je re connais la grosse jarre devant. Oh, quel changement la maison est désormais carrelée, des fenêtres ont été créées et tout est peint en blanc. C'est joli et très propre, Tata me prend par la main, il faut dire que nous n'échangeons aucun mot je ne parle pas encore le vietnamien mais je compte bien m'y mettre, elle m'emmène au fond d'un couloir et me montre fière avec son sourire fendu jusqu'aux oreilles : les toilettes et la salle de bain. Waouhhhh, il faut savoir que dans cette région posséder des toilettes est signe de richesse. Comme elle est contente ma tata, j'en ai les larmes aux yeux d'émotion, elle m'invite à les utiliser et me montre un lavoir à côté des toilettes et une petite casserole en plastique. J'avais compris... la chasse d'eau système d made in Vietnam. Le lavoir c'est l'eau de récupération de pluie, en plus il est commun aux toilettes et à la salle de bain. Mais je vous assure c'est un grand luxe et je ressens comme une fierté moi aussi pour ma tata si grande si belle si.... ah !
Bien, notre interprète nous indique que le responsable du comité, le chef du village, et le directeur de l'école sont invité à notre table. Quel honneur ! Bien tata me refuse dans la cuisine, je m'incline et vais sur le perron. Puis tout à coup je vois les voisins passer un à un et je décide d'aller à leur rencontre pour les saluer, c'est la moindre des politesses. J'attrape mon appareil photo et me dirige vers le petit sentier, je souris et incline ma tête devant une petite mamie vietnamienne qui me rend un sourire immense. Je n'ose m'approcher et continue un peu plus loin... tiens un vieux tracteur bleu et deux vietnamiens l'un deux s'approche et me prend par la main en me montrant l'appareil photo et me fait monter sur l'engin, je suis émue et me prête à leur petit jeu, aller séquence photos avec grand sourire et bras autour des épaules, mon cousin est tout content ! Je n'oublie pas de m'incliner en partant en joignant mes mains.
De retour à la maison, ouh la la c'est gargantuesque Tata nous a concocté des nems, des brochettes de viande, des bin sao (crêpe vietn.) du riz cantonnais, du porc au caramel. Oh il y a même le porc comme me préparait maman, baignant dans une sauce marron clair avec des oeufs. Miam miam !!! Nous voilà installés pffff 12 autour d'une table ronde + 6 sur une autre table + 6 sur une autre. Et bien nous sommes tous rentrés et nous nous sommes régalés.
Nous avons partagé et échangé des rires des émotions, de la joie ! Les délégations officiels nous ont laissés après le déjeuner et sommes restés en famille. Une grosse sieste s'est fait ressentir, le ventre plein et la chaleur ... hop en deux temps trois mouvements les tables se sont transformées en lit... un ventilateur sur chaque avec un bac de glaçon devant et voilà notre petit lit pour la sieste était prêt. Mon mari ne s'est pas fait prié je l'ai même pris en photo sur la natte tressée. Moi j'ai préféré le hamac devant la maison et je suis restée avec tata et mes cousines. Séquences photos... émotions... rêves.
Je me dirige vers la cuisine oh la la promis je ne me plaindrais plus de ma cuisine qui est trop petite, celle de tata c'est un couloir long de 2m et large... on y rentre à peine à deux, au fond un petit poëlon et quelques casseroles wok au mur. C'EST TOUT et elle nous a préparé un repas gargantuesque et en plus avec le sourire. Oh mais elle est immensément gigantesque ma cuisine en france, un sentiment de honte m'envahit ! un peu avant une planche en bois et quelques récipients en plastique C'EST TOUT ! Ah la jarre, mais oui bien sûr l'eau c'est pour préparer le repas et faire la vaisselle.
Eh bien vous savez quoi, maintenant Tata on l'appelle MADAME maintenant et en plus elle est appelée par les gens du village pour leur faire la cuisine, comme c'est bon ce qu'elle prépare avec trois fois rien et un sourire immense. En plus, maintenant tata peut manger de la viande toute l'année et non plus une fois par an, en novembre je vais racheter des animaux... Cette année nous avons fait refaire le toit car un ouragan l'a emporté, je suis heureuse pour tata. Hung mon cousin est heureux aussi, grâce à notre interprète il a pu avoir à nouveau des papiers et un travail. (Le village avait été rasé lors de la guerre et tous les papiers ont brûlé...)
Il va bientôt être l'heure de partir, nous ne pouvons pas rester pour la nuit c'est interdit, l'eau de la rivière a monté brusquement, lorsque nous repartons nous rencontrons par ci par là ... c'est l'heure de la toilette... dans la rivière... les longs cheveux noirs... les lessives... et tout le reste.. nous approchons du taxi et repartons pour Sadec.
Le taxi nous arrête en bord de route... la seule voiture d'ailleurs car nous croisons que des vélos ou des cyclo poussiéreux. Pour venir nous avons pris soin pour notre tenue de la rendre pratique et sobre. Le chemin est étroit et plein de trous...
Nous marchons sous le soleil, pfff quelle chaleur... des enfants nous accompagnent et nous regardent avec curiosité. Ils parlent tous en même temps. Tata et notre cousin nous précèdent nous marchons un bon moment et nous enfonçons au milieu des bois. La fraicheur soudaine nous redonne des forces et nous continuons notre petit bonhomme de chemin en longeant une rivière presque à sec. Tiens il me semble que c'est la rivière qui longe devant la maison de tata. Ah la voilà je re connais la grosse jarre devant. Oh, quel changement la maison est désormais carrelée, des fenêtres ont été créées et tout est peint en blanc. C'est joli et très propre, Tata me prend par la main, il faut dire que nous n'échangeons aucun mot je ne parle pas encore le vietnamien mais je compte bien m'y mettre, elle m'emmène au fond d'un couloir et me montre fière avec son sourire fendu jusqu'aux oreilles : les toilettes et la salle de bain. Waouhhhh, il faut savoir que dans cette région posséder des toilettes est signe de richesse. Comme elle est contente ma tata, j'en ai les larmes aux yeux d'émotion, elle m'invite à les utiliser et me montre un lavoir à côté des toilettes et une petite casserole en plastique. J'avais compris... la chasse d'eau système d made in Vietnam. Le lavoir c'est l'eau de récupération de pluie, en plus il est commun aux toilettes et à la salle de bain. Mais je vous assure c'est un grand luxe et je ressens comme une fierté moi aussi pour ma tata si grande si belle si.... ah !
Bien, notre interprète nous indique que le responsable du comité, le chef du village, et le directeur de l'école sont invité à notre table. Quel honneur ! Bien tata me refuse dans la cuisine, je m'incline et vais sur le perron. Puis tout à coup je vois les voisins passer un à un et je décide d'aller à leur rencontre pour les saluer, c'est la moindre des politesses. J'attrape mon appareil photo et me dirige vers le petit sentier, je souris et incline ma tête devant une petite mamie vietnamienne qui me rend un sourire immense. Je n'ose m'approcher et continue un peu plus loin... tiens un vieux tracteur bleu et deux vietnamiens l'un deux s'approche et me prend par la main en me montrant l'appareil photo et me fait monter sur l'engin, je suis émue et me prête à leur petit jeu, aller séquence photos avec grand sourire et bras autour des épaules, mon cousin est tout content ! Je n'oublie pas de m'incliner en partant en joignant mes mains.
De retour à la maison, ouh la la c'est gargantuesque Tata nous a concocté des nems, des brochettes de viande, des bin sao (crêpe vietn.) du riz cantonnais, du porc au caramel. Oh il y a même le porc comme me préparait maman, baignant dans une sauce marron clair avec des oeufs. Miam miam !!! Nous voilà installés pffff 12 autour d'une table ronde + 6 sur une autre table + 6 sur une autre. Et bien nous sommes tous rentrés et nous nous sommes régalés.
Nous avons partagé et échangé des rires des émotions, de la joie ! Les délégations officiels nous ont laissés après le déjeuner et sommes restés en famille. Une grosse sieste s'est fait ressentir, le ventre plein et la chaleur ... hop en deux temps trois mouvements les tables se sont transformées en lit... un ventilateur sur chaque avec un bac de glaçon devant et voilà notre petit lit pour la sieste était prêt. Mon mari ne s'est pas fait prié je l'ai même pris en photo sur la natte tressée. Moi j'ai préféré le hamac devant la maison et je suis restée avec tata et mes cousines. Séquences photos... émotions... rêves.
Je me dirige vers la cuisine oh la la promis je ne me plaindrais plus de ma cuisine qui est trop petite, celle de tata c'est un couloir long de 2m et large... on y rentre à peine à deux, au fond un petit poëlon et quelques casseroles wok au mur. C'EST TOUT et elle nous a préparé un repas gargantuesque et en plus avec le sourire. Oh mais elle est immensément gigantesque ma cuisine en france, un sentiment de honte m'envahit ! un peu avant une planche en bois et quelques récipients en plastique C'EST TOUT ! Ah la jarre, mais oui bien sûr l'eau c'est pour préparer le repas et faire la vaisselle.
Eh bien vous savez quoi, maintenant Tata on l'appelle MADAME maintenant et en plus elle est appelée par les gens du village pour leur faire la cuisine, comme c'est bon ce qu'elle prépare avec trois fois rien et un sourire immense. En plus, maintenant tata peut manger de la viande toute l'année et non plus une fois par an, en novembre je vais racheter des animaux... Cette année nous avons fait refaire le toit car un ouragan l'a emporté, je suis heureuse pour tata. Hung mon cousin est heureux aussi, grâce à notre interprète il a pu avoir à nouveau des papiers et un travail. (Le village avait été rasé lors de la guerre et tous les papiers ont brûlé...)
Il va bientôt être l'heure de partir, nous ne pouvons pas rester pour la nuit c'est interdit, l'eau de la rivière a monté brusquement, lorsque nous repartons nous rencontrons par ci par là ... c'est l'heure de la toilette... dans la rivière... les longs cheveux noirs... les lessives... et tout le reste.. nous approchons du taxi et repartons pour Sadec.
Janvier 97, j'sais pas quel jour on est et je veux pas le savoir...
6h du mat', je suis au Temple Ta Phrom...
Ah ....Glub....WAOUOUOUOUhhhhh....... Pfff.....
C'est trop beau, c'est pas possible!!!
Au-dessus de la porte d'entrée, un énooorme visage regarde vers les quatre points cardinaux. Je rentre, marche sur le chemin de terre, et je ne m'en écarte pas à cause des mines... Il fait un calme incroyable, je suis bouche bée, la seule si tôt ce matin, "je découvre" Ta Phrom, à moitié enfoui dans la jungle... Encore des statues merveilleuses sur les murs, parfois cachées par d'énormes racines.
Bien installée à coté d'une Apsara, je contemple, je rêve, je délire... Devant moi, un gigantesque arbre mort aux délicieux reflets d'argent, se dresse majestueusement au-dessus d'un mur du temple. Ses grosses racines de chaque côté du mur fouillent les moindres recoins des pierres si vieilles et si belles, si colorées, allant du gris clair au turquoise, en passant par le rouge, le gris foncé, le beige... Elles les déstabilisent ou les consolident, se mêlant aux feuilles et branches, aux buissons grandissant jusqu'à devenir de majestueux et merveilleux arbres..
La nature, la jungle tout autour dégage une odeur très douce, très agréable. Il a plu cette nuit, ça accentue l'odorat. D'étranges cris d'oiseaux viennent ajouter une mélodie fabuleuse au charme et à l'harmonie que dégage Ta Phrom.. J'observe de tous mes sens, vue, odorat, toucher, je profite de l'instant présent, j'écoute les sons de la nature, les cris étranges de je ne sais quel animal, les chants aux tonalités différentes des multiples oiseaux multicolores. Cet endroit, a un goût de Nirvana.
De très nombreux papillons jaunes, rouges, bleus, noirs, blancs, de formes et de grandeurs variées virevoltent dans l'air humide de ce printemps khmer.. Les pierres commencent à être un peu dures pour mes tendres fesses... Je m'en vais chercher un autre petit coin peinard, où je pourrai installer mon hamac.
Ta Phrom 18h… Je suis toujours dans mon hamac à regarder le coucher du soleil cette fois… Le ciel est tout rose… Je dois penser à rentrer si je ne veux pas rester là toute la nuit. A l’extérieur du temple, la route est vide. La lumière tombe. Je marche quelque temps... Croise une moto et fais du stop, mais sans succès. Vient une autre moto, tirant une toute petite remorque à deux roues. Rebelote je fais du stop, et… Elle s’arrête ! Chouette ! Je monte dans la p'tite remorque, et un peu plus loin sur la route, je croise Greg et Edo résidant au même guest house que moi, comme eux non plus n'ont pas de lift de retour, hop! Ils montent à leur tour ! Installés comme des poulets, tous les paysans que nous croisons sont d’abord bouche bée, ensuite ils rient à se fendre la poire, découvrant leurs dents rouges par le bétel qu’ils mâchent sans arrêt. Leurs chapeaux de paille pointus ou leurs krama (foulard typique à carreaux) sur la tête pour se protéger du soleil. Les têtes de ces gens si surpris valent tous les détours du monde! Quelle attraction nous devons être pour eux! Nous aussi, on rit à gorge déployée! Quelle foire !!! Bon sang ce que j’aime la vie dans de tels moments!!!
Ta Phrom 18h… Je suis toujours dans mon hamac à regarder le coucher du soleil cette fois… Le ciel est tout rose… Je dois penser à rentrer si je ne veux pas rester là toute la nuit. A l’extérieur du temple, la route est vide. La lumière tombe. Je marche quelque temps... Croise une moto et fais du stop, mais sans succès. Vient une autre moto, tirant une toute petite remorque à deux roues. Rebelote je fais du stop, et… Elle s’arrête ! Chouette ! Je monte dans la p'tite remorque, et un peu plus loin sur la route, je croise Greg et Edo résidant au même guest house que moi, comme eux non plus n'ont pas de lift de retour, hop! Ils montent à leur tour ! Installés comme des poulets, tous les paysans que nous croisons sont d’abord bouche bée, ensuite ils rient à se fendre la poire, découvrant leurs dents rouges par le bétel qu’ils mâchent sans arrêt. Leurs chapeaux de paille pointus ou leurs krama (foulard typique à carreaux) sur la tête pour se protéger du soleil. Les têtes de ces gens si surpris valent tous les détours du monde! Quelle attraction nous devons être pour eux! Nous aussi, on rit à gorge déployée! Quelle foire !!! Bon sang ce que j’aime la vie dans de tels moments!!!
Comme beaucoup, j'ai adoré la Birmanie... Voilà un p'tit bout de voyage si vous voulez🙂
"J’ai pris l’avion ce midi, (ouf j’ai survécu) et je suis arrivée au Myanmar ! HEUREUSE!!! Je n’en reviens pas, je suis en Birmanie ! Pour ne pas avoir à changé 300 $ (qui vont au ***** de gouvernement militaire), j’ai papoté avec Olivier, canadien, et nous avons changé nos 300$ ensemble. On reçoit en échange des FEC, (Foreign Exchange Currency) qu’on dépense, nous les touristes, dans les hôtels et transports. De très sympa birmanes nous ont proposé le transport jusqu'à la « White House Guest House », comme c’est là que je pensais aller, avec 5 autres occidentaux nous avons profité du transport que nous avons finalement eu gratuit. L’hôtel est cool et propre, 8$ par personne, mais c’est le moins cher de Rangoon. J'ouvre mon sac, prends une délicieuse douche froide, et sors à la recherche d’une gargote où me restaurer. Mais tout est fermé, ils se couchent tôt les Birmans. Je me balade, et TOUS les gens me regardent en souriant et me lancent des Hello!!!! Welcome!!! Des sourires gigantesques ornent leurs visages, je leur réponds. Mon sourire béat, j’en ai mal aux zygomatiques, ne s'efface pas, ... Les leurs non plus... Je ne vois personne en pantalon, hommes et femmes portent le longhi (paréo) typique, roulé autour de la taille, attaché avec un nœud diffèrent suivant qu’on soit homme ou femme. C’est hyper joli et ça à l’air bien confortable. Je continue la balade, et rencontre une dame âgée vendant des nouilles avec sauce rouge sur le trottoir. Je m'assieds sur un microscopique tabouret, et explique en langage des signes que j'ai faim, et j'aimerais un de ses petits plats. Quelques personnes arrivent, puis 10, puis une vingtaine sort de je ne sais où, et me regardent. Je dois leur donner faim, certains commandent également à manger à cette petite dame. "Good?" me lance-t-on, "Good! Very good" (euh...🤪) On m'enseigne quelques mots de birmans, "Mingalaba" Bonjour, "Djézoutinbadé" Merci. Et tout le monde avec un sourire immense sur le visage... Je me lève, dis Djézoutinbadé, sors mon porte-monnaie, et ... la gentille dame refuse mes sous, « Né, né », me dit-elle... Mais aller, laissez moi payer mon repas! « Né, né ! » … Un des birmans rassemblés autour de moi me dit “welcome, no money welcome” avec toujours un grand sourire… Je suis sidérée, quelques centaines de dollars traveller's cheques en poche, un peu de monnaie locale, je suis super riche a coté d'eux, et je ne peux payer... Je rentre m'endormir sous la moustiquaire, me sentant bien petite à côté d’eux.
Shwendagon Pagoda, le lendemain... Je suis au pays des merveilles... C'est beau, c'est fabuleux, je ne trouve pas d'autres mots! Ces stupas, ces Bouddhas, ces sourires partout des birmans en longhis à carreaux pour les hommes, unis ou fleuris pour les femmes. Des moines avec leurs ombrelles assorties à leurs robes bordeaux, et tous me regardent! Certains me prennent en photo, et me regardent encore... Je me sens comme E.T!! D’ailleurs je suis une extra terrestre, fascinée et émerveillée dans un autre monde! Tous ces gens si souriants, si adorables, si aimables... C'est bien plus fabuleux que tout ce que je pouvais imaginer! Je prends des tonnes de photos, mais ça ne reproduira jamais assez la beauté et la féerie de l'endroit... Je papote avec des moines, des birmans, pose avec l’un d’eux pour une photo parfois. Je vais manger une noodle soup dans une petite gargote près du temple, et je n'ai de cesse de remercier Bouddha et tous les dieux de la terre de m'offrir un tel moment. J'ai du mal à croire que ce n'est pas un rêve! Je flotte sur un petit nuage rose... "
"J’ai pris l’avion ce midi, (ouf j’ai survécu) et je suis arrivée au Myanmar ! HEUREUSE!!! Je n’en reviens pas, je suis en Birmanie ! Pour ne pas avoir à changé 300 $ (qui vont au ***** de gouvernement militaire), j’ai papoté avec Olivier, canadien, et nous avons changé nos 300$ ensemble. On reçoit en échange des FEC, (Foreign Exchange Currency) qu’on dépense, nous les touristes, dans les hôtels et transports. De très sympa birmanes nous ont proposé le transport jusqu'à la « White House Guest House », comme c’est là que je pensais aller, avec 5 autres occidentaux nous avons profité du transport que nous avons finalement eu gratuit. L’hôtel est cool et propre, 8$ par personne, mais c’est le moins cher de Rangoon. J'ouvre mon sac, prends une délicieuse douche froide, et sors à la recherche d’une gargote où me restaurer. Mais tout est fermé, ils se couchent tôt les Birmans. Je me balade, et TOUS les gens me regardent en souriant et me lancent des Hello!!!! Welcome!!! Des sourires gigantesques ornent leurs visages, je leur réponds. Mon sourire béat, j’en ai mal aux zygomatiques, ne s'efface pas, ... Les leurs non plus... Je ne vois personne en pantalon, hommes et femmes portent le longhi (paréo) typique, roulé autour de la taille, attaché avec un nœud diffèrent suivant qu’on soit homme ou femme. C’est hyper joli et ça à l’air bien confortable. Je continue la balade, et rencontre une dame âgée vendant des nouilles avec sauce rouge sur le trottoir. Je m'assieds sur un microscopique tabouret, et explique en langage des signes que j'ai faim, et j'aimerais un de ses petits plats. Quelques personnes arrivent, puis 10, puis une vingtaine sort de je ne sais où, et me regardent. Je dois leur donner faim, certains commandent également à manger à cette petite dame. "Good?" me lance-t-on, "Good! Very good" (euh...🤪) On m'enseigne quelques mots de birmans, "Mingalaba" Bonjour, "Djézoutinbadé" Merci. Et tout le monde avec un sourire immense sur le visage... Je me lève, dis Djézoutinbadé, sors mon porte-monnaie, et ... la gentille dame refuse mes sous, « Né, né », me dit-elle... Mais aller, laissez moi payer mon repas! « Né, né ! » … Un des birmans rassemblés autour de moi me dit “welcome, no money welcome” avec toujours un grand sourire… Je suis sidérée, quelques centaines de dollars traveller's cheques en poche, un peu de monnaie locale, je suis super riche a coté d'eux, et je ne peux payer... Je rentre m'endormir sous la moustiquaire, me sentant bien petite à côté d’eux.
Shwendagon Pagoda, le lendemain... Je suis au pays des merveilles... C'est beau, c'est fabuleux, je ne trouve pas d'autres mots! Ces stupas, ces Bouddhas, ces sourires partout des birmans en longhis à carreaux pour les hommes, unis ou fleuris pour les femmes. Des moines avec leurs ombrelles assorties à leurs robes bordeaux, et tous me regardent! Certains me prennent en photo, et me regardent encore... Je me sens comme E.T!! D’ailleurs je suis une extra terrestre, fascinée et émerveillée dans un autre monde! Tous ces gens si souriants, si adorables, si aimables... C'est bien plus fabuleux que tout ce que je pouvais imaginer! Je prends des tonnes de photos, mais ça ne reproduira jamais assez la beauté et la féerie de l'endroit... Je papote avec des moines, des birmans, pose avec l’un d’eux pour une photo parfois. Je vais manger une noodle soup dans une petite gargote près du temple, et je n'ai de cesse de remercier Bouddha et tous les dieux de la terre de m'offrir un tel moment. J'ai du mal à croire que ce n'est pas un rêve! Je flotte sur un petit nuage rose... "
C'est une petite histoire authentique, un peu dans la même veine que "les petites galères de voyage dont nous rigolons volontiers aujourd'hui", initié par José.
J'étais à K.L depuis une semaine déjà et je ne me lassais pas de battre le pavé dans ses quartiers chinois et indien et de découvrir chacune de ses multiples facettes. Je la trouvais fascinante et, contrairement à ses bruyantes voisines, cette capitale n'était pas surpeuplée et n'étouffait pas sous le béton et la pollution. Je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi les routards faisaient si peu de cas de cette ville harmonieuse et cosmopolite, la considérant seulement comme une étape obligée après les randonnées aux Cameron Highlands et avant le farnienté aux Perentian Islands. La Malaisie ne se résume pas aux Perentian tout de même! Ce jour là, j'étais monté aux Twin Towers, assimilées par les uns à un pied de nez adressé à l'Empire State Building, par d'autres à un signe éclatant de la modernité du pays, par d'autres encore à l'oeuvre d'un chef d'état mégalo comme on en trouve dans tous les pays. Bah! Je ne savais pas trop quoi en penser. J'étais ensuite descendu à Little India pour me sustenter, avant de partager l'après-midi entre le National Art Gallery et le fameux Central Market.
En début de soirée, douché, rasé de près, avec le sentiment agréable d'une journée bien remplie, j'avais pris la direction de Chinatown, savourant à l'avance ce repas gargantuesque que je m'étais programmé sur une terrasse de ce quartier haut en couleur. C'est devant un arrêt de bus que je l'aperçus. La taille svelte, élégante et avec un mélange de je ne sais quoi d'effronterie et de douceur, elle me décocha une oeillade appuyée. Il n'est pas coutume chez les routards (et VF l'illustre bien) de s'épancher sur leurs rencontres charnelles. Le routard n'est pourtant pas asexué, que je sache. Le routard séducteur existe. Ainsi, un voyageur, croisé un jour, me confiait avec un zest de lubricité dans les yeux, que " quand on voyage en toute liberté, on n'a que "ça" à faire...". Un autre, plus méchant, me lançait carrément: " Je ne comprends pas ceux qui voyagent avec leur femme; c'est comme aller au restaurant avec son sandwich". (!!!)
Bref, en apercevant cette malaisienne toute de jeunesse et de beauté, ma décision était prise. Elle dînerait avec moi. Je lui tins en anglais à peu près ce discours: " Comme tu es belle, ma brune, le teint brun est le joyau de la beauté et l'âme de la légèreté! M'attendais-tu par hasard? " Doha (c'était son nom et 25 printemps étaient son âge) ne répondit pas immédiatement, se contentant d'accentuer son sourire délicieux qui me transportait d'aise. Elle me fit comprendre ensuite que les bus, il y en avait treize à la douzaine et qu'elle n'avait aucune urgence. Notre choix se porta sur une gargote chinoise à la façade colorée et c'est Doha qui, sitôt installée et avec beaucoup d'entrain, fit les commandes à un serveur placide. Elle montra la même énergie, à la limite de la voracité, en dégustant à pleines dents son chicken rice. Nous parlâmes de tout et de rien. Au moment d'entamer le dessert, Doha évoqua sa famille. Mais elle ne parlait d'elle-même qu'avec parcimonie. Le dessert englouti, elle s'excusa, s'éclipsa et revint quelques instants plus tard, maquillée et droite dans ses chaussures. Elle se rassit, s'éclaircit la voix et me lança:
" Dis moi, n'as-tu rien noté de spécial chez moi? A part ta beauté et ton solide appétit, ma foi, non, repartis-je presqu'instinctivement. Vraiment? Regarde moi plus attentivement", fit-elle en me fixant de ses yeux écarquillés.
Au moment où elle achevait sa phrase, je reçus un coup magistral, je fus frappé de stupeur! Ce nez épais, cette ossature ample du visage, cette bouche et ces joues fardées à outrance, cette dentition...ce n'est pas possible! C'est un homme!!! Enfin...un jeune homme, mais un homme quand même! Je restai bouche bée, interdit, puis j'éclatai de rire. "L'autre" m'accompagna dans mon rire, non sans une certaine appréhension dans les yeux. J'appris dans la foulée que la semaine précédente, c'est un robuste moustachu en provenance d'Oman qui eut l'honneur d'avoir Doha à sa table et qu'il envoya tout bouler (la table et ce qu'il y avait au-dessus) lorsqu'il sut qui était Doha. Doha était maintenant tout silence et semblait attendre une espèce de verdict de ma part. Je m'empressai de "la" rassurer. Non, je n'étais pas faché. La situation était d'une telle cocasserie; on ne pouvait qu'en rire. Nous ne pûmes faire autrement que devenir les meilleurs amis du monde. En nous voyant nous diriger vers un bar pour déguster une bière, des jeunes dans la rue entonnèrent: "Oh! My love, my Daaaaaaaaaaaaaaaarling....."
Quand j'y repense... Rio, Nice, Hamburg, toutes ces villes "chaudes" visitées et revisitées sans intercepter la moindre grimace d'un travelo. Il m'a fallu la K.L musulmane et feutrée pour me faire avoir comme un bénêt.
Khaldoun
J'étais à K.L depuis une semaine déjà et je ne me lassais pas de battre le pavé dans ses quartiers chinois et indien et de découvrir chacune de ses multiples facettes. Je la trouvais fascinante et, contrairement à ses bruyantes voisines, cette capitale n'était pas surpeuplée et n'étouffait pas sous le béton et la pollution. Je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi les routards faisaient si peu de cas de cette ville harmonieuse et cosmopolite, la considérant seulement comme une étape obligée après les randonnées aux Cameron Highlands et avant le farnienté aux Perentian Islands. La Malaisie ne se résume pas aux Perentian tout de même! Ce jour là, j'étais monté aux Twin Towers, assimilées par les uns à un pied de nez adressé à l'Empire State Building, par d'autres à un signe éclatant de la modernité du pays, par d'autres encore à l'oeuvre d'un chef d'état mégalo comme on en trouve dans tous les pays. Bah! Je ne savais pas trop quoi en penser. J'étais ensuite descendu à Little India pour me sustenter, avant de partager l'après-midi entre le National Art Gallery et le fameux Central Market.
En début de soirée, douché, rasé de près, avec le sentiment agréable d'une journée bien remplie, j'avais pris la direction de Chinatown, savourant à l'avance ce repas gargantuesque que je m'étais programmé sur une terrasse de ce quartier haut en couleur. C'est devant un arrêt de bus que je l'aperçus. La taille svelte, élégante et avec un mélange de je ne sais quoi d'effronterie et de douceur, elle me décocha une oeillade appuyée. Il n'est pas coutume chez les routards (et VF l'illustre bien) de s'épancher sur leurs rencontres charnelles. Le routard n'est pourtant pas asexué, que je sache. Le routard séducteur existe. Ainsi, un voyageur, croisé un jour, me confiait avec un zest de lubricité dans les yeux, que " quand on voyage en toute liberté, on n'a que "ça" à faire...". Un autre, plus méchant, me lançait carrément: " Je ne comprends pas ceux qui voyagent avec leur femme; c'est comme aller au restaurant avec son sandwich". (!!!)
Bref, en apercevant cette malaisienne toute de jeunesse et de beauté, ma décision était prise. Elle dînerait avec moi. Je lui tins en anglais à peu près ce discours: " Comme tu es belle, ma brune, le teint brun est le joyau de la beauté et l'âme de la légèreté! M'attendais-tu par hasard? " Doha (c'était son nom et 25 printemps étaient son âge) ne répondit pas immédiatement, se contentant d'accentuer son sourire délicieux qui me transportait d'aise. Elle me fit comprendre ensuite que les bus, il y en avait treize à la douzaine et qu'elle n'avait aucune urgence. Notre choix se porta sur une gargote chinoise à la façade colorée et c'est Doha qui, sitôt installée et avec beaucoup d'entrain, fit les commandes à un serveur placide. Elle montra la même énergie, à la limite de la voracité, en dégustant à pleines dents son chicken rice. Nous parlâmes de tout et de rien. Au moment d'entamer le dessert, Doha évoqua sa famille. Mais elle ne parlait d'elle-même qu'avec parcimonie. Le dessert englouti, elle s'excusa, s'éclipsa et revint quelques instants plus tard, maquillée et droite dans ses chaussures. Elle se rassit, s'éclaircit la voix et me lança:
" Dis moi, n'as-tu rien noté de spécial chez moi? A part ta beauté et ton solide appétit, ma foi, non, repartis-je presqu'instinctivement. Vraiment? Regarde moi plus attentivement", fit-elle en me fixant de ses yeux écarquillés.
Au moment où elle achevait sa phrase, je reçus un coup magistral, je fus frappé de stupeur! Ce nez épais, cette ossature ample du visage, cette bouche et ces joues fardées à outrance, cette dentition...ce n'est pas possible! C'est un homme!!! Enfin...un jeune homme, mais un homme quand même! Je restai bouche bée, interdit, puis j'éclatai de rire. "L'autre" m'accompagna dans mon rire, non sans une certaine appréhension dans les yeux. J'appris dans la foulée que la semaine précédente, c'est un robuste moustachu en provenance d'Oman qui eut l'honneur d'avoir Doha à sa table et qu'il envoya tout bouler (la table et ce qu'il y avait au-dessus) lorsqu'il sut qui était Doha. Doha était maintenant tout silence et semblait attendre une espèce de verdict de ma part. Je m'empressai de "la" rassurer. Non, je n'étais pas faché. La situation était d'une telle cocasserie; on ne pouvait qu'en rire. Nous ne pûmes faire autrement que devenir les meilleurs amis du monde. En nous voyant nous diriger vers un bar pour déguster une bière, des jeunes dans la rue entonnèrent: "Oh! My love, my Daaaaaaaaaaaaaaaarling....."
Quand j'y repense... Rio, Nice, Hamburg, toutes ces villes "chaudes" visitées et revisitées sans intercepter la moindre grimace d'un travelo. Il m'a fallu la K.L musulmane et feutrée pour me faire avoir comme un bénêt.
Khaldoun
Voici un résumé de notre séjour en Indonésie du 13 setptembre au 12 octobre 2003.
Les prix données à titre indicatif sont en Roupies (1 Euro = 9600Rp).
Notre voyage était axé autour d'une croisière plongée de 15 jours du côté d'Alor (est de Florès) et de Komodo (ouest de Florès) suivi d'une semaine à Bali.
Nous sommes arrivés à Bali et sommes restés une journée à Sanur qui est est très tranquille et reposante. Actuellement Bali souffre encore beaucoup de l'attentat de 2002 et les touristes sont vraiment peu nombreux. C'est même un peu triste le soir car la majorité des restaurants sont presque vides! Nous y avons testé le Parigata hotel pour notre 1ère nuit (chic à 300.000 avec piscine, petit déjeuner buffet, lit king size! etc...) et le Keke homestay sympa et simple à 75.000... Nous avons fait une journée d'excursion en voiture avec Putu qui parle français et est déjà référencé sur le site. Il est très facile de trouver un taxi sur place pour 250.000 maximum la journée de 8H: Kim Sarwata (Denpasar) tél mobile: 081 239 58613 Jerry (Ubud) c/o restaurant Satris Tél: 973279
Nous avons fait un petit tour du côté de Jimbaran qui est un petit village de pêcheurs à côté de l'aéroport avec un marché au poisson assez rustique et une plage encombrée de bateaux en plus ou moins bon état (a voir sans plus). Nous avons filé ensuite au sud ouest vers le spot de surf à côté du temple d'Uluwatu. Si vous n'avez jamais vu de surfeurs, allez-y car les vagues sont belles et le décor falaise original. Pour le temple, il ne nous a pas emerveillé mais il paraît qu'il est plus beau le soir au coucher du soleil... Malgré tout, cela vaut le déplacement ne serait-ce que pour la vue assez spectaculaire du haut des falaises.
Nous avons pris ensuite l'avion pour Maumere (île de Florès) avec la compagnie Merpati (500.000/pers) qui est une ville sans grand intérêt et sommes allés directement à Moni au pied du volcan Kelimutu (nous aimons les volcans!). Il faut compter 3H de route en voiture (35.000/pers) ou 3H30 à 4H en bus (15.000/pers).
A Moni, nous avons passé la nuit chez John qui est très sympa et propose des chambres rustiques, d'une propreté correcte et avec de l'eau! (25000Rp/nuit + petit déj. pour 2). Il fait aussi un repas végétarien copieux pour 15000/pers et s'occupe de vous réserver le bémo de 4H du matin pour l'excursion au volcan (15000Rp/pers)... mais les nuages sont parfois tenaces! La redescente matinale le long des rizières est très sympa et permet de rencontrer les autochtones (compter 2H sur route goudronnée).
De retour à Maumere, nous avons embarqué sur notre bateau de croisière devant l'hotel Sao Wisata situé au bord de la mer à 5Km à l'est de Maumere (Correct sans plus avec des chambres de 95000Rp à 150000Rp et un personnel très gentil et d'excellentes noodle soup!).
Nous sommes donc partis ensuite pour une croisière de plongée avec Komodoalordive (www.komodoalordive.com) qui est cher mais fiable. Les plongées du côté d'Alor et de Komodo sont très belles mais les amateurs de gros seront déçus! (Il est même conseillé d'emporter une loupe!).Certaines plongées du côté de Komodo sont délicates (courants très violents) et le sud est même très froid (22°c! au lieu des 27/28°c habituels au nord). Dans l'ensemble, les coraux durs et mous sont en très bon état et la variété de poissons est importante. Il y a aussi beaucoup de nudibranches superbes, et une quantité impressionante de toute petites crevettes, araignées, crabes etc... Quand à la visite des varans de Komodo, il faut y aller si c'est votre première visite (c'était notre cas) mais bon... les poissons sont plus beaux!
Nous sommes ensuite retournés à Bali qui nous a bien plu malgré l'aspect très mercantile d'Ubud et de ses boutiques... Nous avons aprécié la grâce des femmes Balinaises dans leur offrandes permanentes et avons pu assister à de belles cérémonies qui sont vraiment spectaculaires! (une crémation et la cérémonie de la pleine lune en particulier).
A Ubud les spectacles de danse sont superbes (on y est allé trois fois!) et nous avons testé les massages deux fois! (un peu douloureux... mais très bien aussi). Pour les danses, je vous recommande les troupes "Spirit of Bali" et "Sekaa Jegog Yowana Swara" ainsi que le Kesak and fire dance chaque vendredi soir au Pura Dalem. Pour les massages le" Body work shop" et le " Nur" en face. Côté nourriture, nous nous sommes régalés de cochon grillé (babi guling) à ne pas manquer! au Ibu Oka face au Ubud Palace (le midi seulement). Nous avons visité plusieurs temples dont celui du lac Bratan (joli cadre) mais notre préféré est le Batukaru (en pleine nature). Nous ne sommes pas allés au Besakhi ou l'acceuil est dit agressif dans les guides et cela nous a été confirmé par des français sur place! Nous rentriions tous les soirs à Ubud au Aslilodge qui est très confortable mais à l'écart de tout. Vu la densité de touristes, il y a un choix énorme du losmen bon marché aux resort grand luxe! a vous de jouer.
Nous sommes donc enchantés de notre voyage et le conseillons vivement bien que ceux ayant connu Bali dans les années 80 soient probablement déçus...
Bon voyage!
Les prix données à titre indicatif sont en Roupies (1 Euro = 9600Rp).
Notre voyage était axé autour d'une croisière plongée de 15 jours du côté d'Alor (est de Florès) et de Komodo (ouest de Florès) suivi d'une semaine à Bali.
Nous sommes arrivés à Bali et sommes restés une journée à Sanur qui est est très tranquille et reposante. Actuellement Bali souffre encore beaucoup de l'attentat de 2002 et les touristes sont vraiment peu nombreux. C'est même un peu triste le soir car la majorité des restaurants sont presque vides! Nous y avons testé le Parigata hotel pour notre 1ère nuit (chic à 300.000 avec piscine, petit déjeuner buffet, lit king size! etc...) et le Keke homestay sympa et simple à 75.000... Nous avons fait une journée d'excursion en voiture avec Putu qui parle français et est déjà référencé sur le site. Il est très facile de trouver un taxi sur place pour 250.000 maximum la journée de 8H: Kim Sarwata (Denpasar) tél mobile: 081 239 58613 Jerry (Ubud) c/o restaurant Satris Tél: 973279
Nous avons fait un petit tour du côté de Jimbaran qui est un petit village de pêcheurs à côté de l'aéroport avec un marché au poisson assez rustique et une plage encombrée de bateaux en plus ou moins bon état (a voir sans plus). Nous avons filé ensuite au sud ouest vers le spot de surf à côté du temple d'Uluwatu. Si vous n'avez jamais vu de surfeurs, allez-y car les vagues sont belles et le décor falaise original. Pour le temple, il ne nous a pas emerveillé mais il paraît qu'il est plus beau le soir au coucher du soleil... Malgré tout, cela vaut le déplacement ne serait-ce que pour la vue assez spectaculaire du haut des falaises.
Nous avons pris ensuite l'avion pour Maumere (île de Florès) avec la compagnie Merpati (500.000/pers) qui est une ville sans grand intérêt et sommes allés directement à Moni au pied du volcan Kelimutu (nous aimons les volcans!). Il faut compter 3H de route en voiture (35.000/pers) ou 3H30 à 4H en bus (15.000/pers).
A Moni, nous avons passé la nuit chez John qui est très sympa et propose des chambres rustiques, d'une propreté correcte et avec de l'eau! (25000Rp/nuit + petit déj. pour 2). Il fait aussi un repas végétarien copieux pour 15000/pers et s'occupe de vous réserver le bémo de 4H du matin pour l'excursion au volcan (15000Rp/pers)... mais les nuages sont parfois tenaces! La redescente matinale le long des rizières est très sympa et permet de rencontrer les autochtones (compter 2H sur route goudronnée).
De retour à Maumere, nous avons embarqué sur notre bateau de croisière devant l'hotel Sao Wisata situé au bord de la mer à 5Km à l'est de Maumere (Correct sans plus avec des chambres de 95000Rp à 150000Rp et un personnel très gentil et d'excellentes noodle soup!).
Nous sommes donc partis ensuite pour une croisière de plongée avec Komodoalordive (www.komodoalordive.com) qui est cher mais fiable. Les plongées du côté d'Alor et de Komodo sont très belles mais les amateurs de gros seront déçus! (Il est même conseillé d'emporter une loupe!).Certaines plongées du côté de Komodo sont délicates (courants très violents) et le sud est même très froid (22°c! au lieu des 27/28°c habituels au nord). Dans l'ensemble, les coraux durs et mous sont en très bon état et la variété de poissons est importante. Il y a aussi beaucoup de nudibranches superbes, et une quantité impressionante de toute petites crevettes, araignées, crabes etc... Quand à la visite des varans de Komodo, il faut y aller si c'est votre première visite (c'était notre cas) mais bon... les poissons sont plus beaux!
Nous sommes ensuite retournés à Bali qui nous a bien plu malgré l'aspect très mercantile d'Ubud et de ses boutiques... Nous avons aprécié la grâce des femmes Balinaises dans leur offrandes permanentes et avons pu assister à de belles cérémonies qui sont vraiment spectaculaires! (une crémation et la cérémonie de la pleine lune en particulier).
A Ubud les spectacles de danse sont superbes (on y est allé trois fois!) et nous avons testé les massages deux fois! (un peu douloureux... mais très bien aussi). Pour les danses, je vous recommande les troupes "Spirit of Bali" et "Sekaa Jegog Yowana Swara" ainsi que le Kesak and fire dance chaque vendredi soir au Pura Dalem. Pour les massages le" Body work shop" et le " Nur" en face. Côté nourriture, nous nous sommes régalés de cochon grillé (babi guling) à ne pas manquer! au Ibu Oka face au Ubud Palace (le midi seulement). Nous avons visité plusieurs temples dont celui du lac Bratan (joli cadre) mais notre préféré est le Batukaru (en pleine nature). Nous ne sommes pas allés au Besakhi ou l'acceuil est dit agressif dans les guides et cela nous a été confirmé par des français sur place! Nous rentriions tous les soirs à Ubud au Aslilodge qui est très confortable mais à l'écart de tout. Vu la densité de touristes, il y a un choix énorme du losmen bon marché aux resort grand luxe! a vous de jouer.
Nous sommes donc enchantés de notre voyage et le conseillons vivement bien que ceux ayant connu Bali dans les années 80 soient probablement déçus...
Bon voyage!






