Travel journals · Canada (sauf le Québec)
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CA
Carlinette83 7 years ago · Delphineg25
Circuit Ouest canadien en famille, juillet 2018: séjour réussi
Bonjour à toutes et a tous

J'avais ouvert un post pour planifier un circuit dans l'Ouest canadien..ce séjour vient de s'achever.. . Et il s'est super bien passé.

Nous venons d'arriver en France et rentrons à la maison ce week end.. il va falloir un peu de temps pour vider les milliers de photos. ..

Mais je ferai un CR de ce séjour. Cela pourra servir à d'autres voyageurs.

Pour rappel et avant de rentrer dans le vif du sujet.. c'était un circuit de Calgary à Vancouver du 2 au 19 juillet.

Marie
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ZI
Zitounet 7 years ago
De Calgary à Vancouver, dans les brumes de l'Ouest canadien
Pour suivre Bilan :voyageforum.com/...post=8297827#8297827 J21 - Totems et pont suspendu :voyageforum.com/...post=8293112#8293112 J20 - Squamish : voyageforum.com/...post=8290060#8290060 J19 - voyageforum.com/...post=8283941#8283941 J18 - Petrogliph et bouillabaisse :voyageforum.com/...post=8283192#8283192 J17 - Cathedral Grove :voyageforum.com/...post=8282396#8282396 J16 - Pacific Rim NP :voyageforum.com/...post=8281351#8281351 J13 - Wells Gray :voyageforum.com/...post=8278499#8278499 J12 - River Safari :voyageforum.com/...post=8277098#8277098 J11 - Mount Robson park : voyageforum.com/...post=8274028#8274028 J10 - Canyon et lac Maligne : voyageforum.com/...post=8272833#8272833 J9 - Miette Hot Springs : voyageforum.com/...post=8271950#8271950 J8 - Icefields Parkway :voyageforum.com/...post=8271127#8271127 J7 - Yoho NP :voyageforum.com/...post=8267735#8267735 J6 - de Banff au lac Louise :voyageforum.com/...post=8266467#8266467 J5 - Banff city :voyageforum.com/...post=8264696#8264696 J4 - Rodéo à Okotoks :voyageforum.com/...post=8255350#8255350 J3 - Spray et Kanaski Trail :voyageforum.com/...post=8254026#8254026 J2 - Héritage Historic Village :voyageforum.com/...post=8253719#8253719 J1 - Tyrell Museum :voyageforum.com/...post=8252517#8252517



Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.

L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.

La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.

Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.

Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.

L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.

Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises

Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.

Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.

Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.



En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.

Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.
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AN
Annesouriss 7 years ago
Un mois à travers le Canada en septembre 2018
Bonjour à tous,

M'étant beaucoup aidé de carnets de voyage dans la préparation de notre voyage au Canada, je me suis dit que j'allais également apporter ma contribution, mais soyez indulgent c'est mon premier carnet de voyage 😉

Mon mari et moi sommes partis durant tout le mois de septembre au Canada, du 1er au 30 septembre 2018, au moins c'est facile à retenir ! 🙂

Ce n'était pas la première fois que nous allions au Canada étant donné que nous avons étudié un an à Montréal. Donc l'est du Canada, on connaît un peu mais pas du tout l'ouest. De plus, ce voyage est notre voyage de noce donc nous avons fait des choses un peu plus onéreuses que d'habitude.

Présentation des participants : Nous avons tous les deux 29 ans, on aime les grands espaces, la nature et donc la randonnée !

Pour résumer un peu notre voyage, avant de rentrer dans le détail, nous sommes arrivés à Montréal puis nous sommes allés à Toronto en voiture d'où nous avons pris le train, le Canadien, pour Vancouver. À Vancouver, nous avons loué une voiture et sommes allés d'abord dans les Rocheuses puis sur l'île de Vancouver pour terminer par quelques jours à Vancouver.

À très vite pour la suite !
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GG
GGaillard 8 years ago
Tour du Nouveau-Brunswick
Introduction : Circuit illustré de notre découverte du Nouveau-Brunswick du 19 au 28 septembre 2017 en partant et revenant à Montréal où le reste du temps est consacré à la ville que nous aimons et qui héberge notre fils et sa compagne, tous deux y travaillant.

Voiture Chevrolet Cruze louée chez Discount rue Mozart près de Jean-Talon, km illimités. Location des nuitées au jour le lendemain par WiFi depuis les logements.

Le circuit complet : étapes et intérêt touristique : Départ Montréal le 19 septembre - pause resto-autoroute pour dîner.

Pause à L'Islet-sur-Mer pour le musée maritime du Québec. Deux navires en cale sèche, un brise-glace et un hydroptère, qui se visitent de la cale-machines à la dunette.

Jour 1 : Motel au Vieux-Piloteux le soir à Rivière-du-Loup

Le lendemain 20 septembre Route N° 2 vers Temiscouata-sur-le-lac Petite pause sur le site de la reconstitution du fort Ingall avant de quitter la limite territoriale du Québec pour entrer au Nouveau-Brunswick par Edmundston
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TR
Trian 8 years ago
Sur les traces des chercheurs d'or du Klondike
Un reportage sur Dawson affirmait que les concessions de mines d’or coûtaient le même prix que lors de la ruée vers l’or : vingt dollars canadiens, c’est accessible. Allons voir. La première partie du voyage est classique, Vancouver quelques jours pour se mettre à l’heure pacifique et observer le flottage de bois,



les loutres,



Les aigles,



les écureuils,



les Tamias,



Presque remis nous nous envolons pour Whitehorse, ainsi nommé dans les années 80 (1880), à cause des rapides du fleuve Yukon rappelant la crinière d'un cheval blanc.



Grand Canyon: “Through this narrow chute of corrugated rock the wild waters of the great river rush in a perfect mass of milk-like foam, with a reverberation that is audible for a considerable distance.”

De nombreuses embarcations furent perdues. La police montée imposa l’usage d’un pilote aguerri. Les voyageurs se regroupaient dans Canyon City, dans l’attente d’un pilote qui ferait franchir les rapides à leur embarcation.



Renommé en juillet 1883 Miles Canyon. Depuis, le Yukon s’est assagi. Le barrage hydroélectrique à dompter le cheval



Les courants restent forts.



Les bateaux arrivaient de San Francisco à Skagway.



Les prospecteurs devaient franchir des cols difficiles : White Pass ou Chilkoot Pass.



De plus petits bateaux permettaient de parvenir à Dyea, départ de la Chilkoot trail



Depuis le sol, allégé du poids des glaciers, est remonté de plus de deux mètres. Difficile d’imaginer les restes de ce bateau au fond de l’eau.



Le départ de la Chilkoot trail





Pendant la ruée vers l'or du Klondike, entre 20 000 et 30 000 personnes traversèrent le col. Un flux continu de personnes l’empruntait, de jour comme de nuit, et il fallait parfois attendre jusqu'à 4 heures pour pouvoir le gravir.

La Police montée du Nord-Ouest y établit un poste pour assurer l'ordre, percevoir un droit de passage et s'assurer que chacun ait suffisamment de provisions pour un an.



Les mineurs devaient apporter avec eux environ une tonne de provisions dont plus de la moitié en nourriture afin d’éviter les famines. Ils étaient obligés de gravir le col une vingtaine de fois, à raison de 50 kg par ascension. En hiver, un escalier à péage, de 1500 marches taillées dans la glace « the golden stair » permettait l’ascension sur une seule file.



En 1897, un tramway tiré par deux chevaux permettait aux plus riches de gravir les 200 derniers mètres, au prix de 1,5 cent la livre !

En 1898, trois téléphériques furent construits au col de Chilkoot. La fréquentation du col diminua après la construction en 1900, d’un chemin de fer sur White Pass.

White Pass réputé plus facile, car accessible aux chariots, étaient souvent boueux et difficilement accessible.

Il était aussi appelé « The dead horse trail ».



Les deux routes conduisaient aux lacs Lindermann et Benett. Les prospecteurs construisaient alors des embarcations. Pour rejoindre le Klondike à environ 600 km. Carcross (Caribou Crossing) n’était, avant la ruée vers l’or, qu’un camp de chasse saisonnier occupé par les Taguish, en mai 1898, 7000 bateaux, radeaux, voiliers passèrent en direction de Dawson.

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KA
Karah 8 years ago · Virginie1978
Un mois en famille entre le Québec, l'Ontario, la Californie, le Nevada et New York
Bonjour !

Il y a un peu plus d'un an et demi, j'ai organisé sur mesure un grand voyage en famille (3 personnes) aux Etats-Unis & au Canada. Mon défi était de ne pas dépasser un budget de 2000€ par personne pour 1 mois de voyage (avion, bus, taxi, métro, hôtels et visites inclus). Entre août et septembre 2016, j’ai tout réservé moi-même après des dizaines de simulations. Et le grand départ s'est fait 2 mois plus tard en octobre 2016.

Si je parle d'argent dans ce carnet, c'est pour prouver qu'on peut partir aux USA et au Canada pendant plusieurs semaines sans exploser son budget. Nous en avons eu pour moins de 2000€ par personne pour 1 mois de séjour. Et il est possible d'en avoir encore pour moins cher en ajoutant des escales sur les vols, en prenant plus souvent le bus ou en dormant en auberge de jeunesse... Chacun peut décider en fonction de ses moyens et de son temps de séjour :)

FORMALITES AVANT LE DEPART : Il faut bien entendu avoir un passeport valable, ainsi qu'un ESTA et une AVE. -AVE : l'autorisation pour entrer sur le territoire canadien est maintenant obligatoire, elle est valable pendant 5 ans et coûte 7$CA -ESTA : l’autorisation pour entrer sur le territoire américain est valable 2 ans et coûte 14$US.

Voici l'itinéraire du séjour, notre point de départ et d'arrivée étant Montréal

TRANSPORTS

-Vol : Nantes/Amsterdam/Montréal + Montréal/Paris/Nantes 537€ pp avec KLM -Transport à Montréal : l’occasionnelle (1 pass illimité de 3 jours = 18$CA) -Vol sans escale : Montréal/Los Angeles = 200€ pp avec Air Canada -Transport à Los Angeles : TAP Card (1 pass illimité pour 7 jours = 25$US + 1$) -Bus de nuit Los Angeles/San Francisco 33€ pp avec Greyhound -Transport à San Francisco : Muni Passport (1 pass illimité pour 7 jours = 40$US) -Bus de nuit San Francisco/Las Vegas 52€ pp avec Greyhound -Transport à Las Vegas : Pass Deuce (1 pass illimité pour 24h = 8$US) -Vol sans escale : Las Vegas/New York = 155€ pp avec American Airlines -Transport à New York : 7-day unlimited (1 pass illimité pour 7 jours = 31$US) -Bus New York/Toronto 45€ pp avec Greyhound -Bus Toronto/Niagara A/R 30€ pp avec Greyhound -Transport à Niagara : WeGo (1 pass illimité pour 24h = 7,5$CA) -Bus Toronto/Montreal 39€ pp avec Greyhound

HÔTELS

Et pour l'hébergement, disons que j'ai essayé de trouver des hôtels bien placés avec chambres et salle de bains privées à des prix raisonnables pour 3 personnes. Parfois nous avions le petit-déjeuner inclus. J'ai réussi avec plus ou moins de succès étant donné mes réservations tardives (3 semaines avant le départ).

MONTREAL : Hôtel Place des arts à 17€ pp/nuit. (Métro Place des Arts) LOS ANGELES : Hôtel Americas Best Value Inn à 33€ pp/nuit. (Métro 7th Street) SAN FRANCISCO : Hôtel Beresford à 53€ pp/nuit. (Métro Powell Street) LAS VEGAS : Hôtel Super 8 Las Vegas à 21€ pp/nuit. (Bus 4th Street) NEW YORK : Hôtel NY Moore Hostel à 42€ pp/nuit. (Métro Morgan Ave). TORONTO : Hôtel Chelsea à 23€ pp/nuit MONTREAL : Hôtel Quartier Latin à 15€pp /nuit (Métro Berri UQAM)

MONTREAL Pour cette première au Canada, nous avons commencé par visiter Montréal. Nous avons tous adoré cette ville ! Les gens y sont tellement accueillants et sympathiques :) Au programme, le parc du Mont Royal et celui de la Fontaine, les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame ou encore le vieux-montréal. On a également très bien mangé pendant ces quelques jours à Montréal, et c'est dans la rue Ste-Catherine que j'avais magasiné et trouvé le manteau que j'emmène avec moi la semaine prochaine pour traverser la Russie !

Parc du Mont Royal

Biosphère dans le Parc Jean Drapeau

Brunch chez Régine

LOS ANGELES Cette ville a également été une première pour nous 3. Bizarrement, je n'ai pas apprécié LA plus que ça. Je préfère New York... et les 2 villes n'ont rien à voir. Mais il y a quand même de nombreuses choses à faire/voir. En quelques jours, nous avons découvert beaucoup de musées, églises et théâtres dans le quartier de Downtown. C'est aussi là que nous avons admiré le plus petit funiculaire du monde et que nous avons trouvé le paradis de la street food : grand central market. Bien sûr, nous avons arpenté Hollywood Boulevard pour apercevoir le TCL chinese theatre et ses empreintes, le walk of fame et ses étoiles & le roosevelt hotel. Avant de rejoindre l'observatoire Griffith. Mon coup de coeur à Los Angeles : santa monica pear and beach et venice canals. J'ai aussi aimé Little Tokyo, un bonheur pour le shopping.

Venice Canals

Walk of Fame sur Hollywood Boulevard

Coucher de soleil sur Santa Monica Beach

SAN FRANCISCO J'ai adoré San Francisco, les promenades sur l'embarcadère : le pier 39, ses lions de mer ses boutiques et ses restaurants. Le ferry building et les ponts bay bridge et golden gate bridge. On peut aussi déambuler dans les quartiers de Castro & Mission, y voir du street art, admirer les maisons à Haight Ashbury ou encore les painted ladies. Pour brûler des calories, rien de tel que grimper la rue de Lombard ou le Telegraph hill. Coup de coeur unanime pour la visite de la prison d'Alcatraz. Oui ça peut paraitre bizarre, mais cette visite était très intéressante.

Golden Gate Bridge en octobre 2016

Arrivée à Alcatraz Island en ferry

Dans le quartier d'Haight Ashbury, Waller Street

LAS VEGAS Apparemment c'est une ville qu'on aime ou pas, nous on a aimé ! Les hôtels du Strip se visitent comme des musées ou des boutiques : le Venitian, le Bellagio, le Caesars palace, le Paris Las Vegas, le Flamingo, le Luxor, l'Excalibur ou encore le New York New York ont eu nos faveurs. Une virée dans downtown Las Vages s'impose également : la fremont street experience est sympa, la zipline slotzilla est impressionnante. Au casino Binion's on peut se faire prendre en photo avec 1 million de dollars à défaut de les gagner, et au Golden Nugget on peut faire du toboggan entre les requins ou voir la plus grosse pépite d'or du monde...

Bienvenue à Las Vegas !

La réplique de la Victoire de Samothrace sur le Strip

La tour Eiffel du Paris Las Vegas

NEW YORK La première fois que je me suis rendue à New York, j'y ai passé 1 mois complet. Cette fois-ci je n'y ai passé que 3 jours en essayant de montrer le maximum de chose à ma famille : Central Park, Coney Island, la statue de la liberté, la 5ème avenue, Grand Central Terminal, le rockefeller center et sa patinoire, les meilleurs roof top, Brooklyn, Wall street, NYPL, la high line, Times Square, l'Empire State Building et le Chrysler ainsi que le mémorial du 11 septembre. C'est une ville que j'apprécie énormément et j'espère avoir l'occasion d'y retourner rapidement.

Coney Island - Brooklyn

La patinoire du Rockefeller Center

Central Park en automne

NIAGARA Pour clore ce carnet, j'ajouterai qu'une parenthèse à Niagara est sympathique même lorsqu'on a vu les chutes d'Iguazu avant ;) Nous avons uniquement arpenté la promenade du coté canadien. Notre conseil ? Monter en haut de la skylon tower pour avoir une vue panoramique à 158 mètres de hauteur :)

Les chutes du Niagara, coté canadien

Pour plus de détails sur la météo à cette époque, sur les tarifs, les transports, les hôtels, les visites et nos incontournables, rendez-vous ici : BROKEN BOUSSOLE

Bonne journée :)
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HE
Henriti 8 years ago
Montréal - Toronto - Niagara mai 2018
Ma fille m'a dit un jour que la Reine des neiges y habitait, elle doit surement avoir raison, il ne peut en être autrement au vu des températures polaires qui règnent ici l'hiver. Comme le dit le dicton, l'homme prudent voit le mal de loin, eh ben moi j'ai décidé de m'y rendre au mois de mai. A cette période en général c'est le début de l'été ici, eh oui c'est le Canada

Cette fois je ne vais ni avec ma fille, ni tout seul, j'embarque mon ami Henry, un mec dont la gentillesse n'a d'égale que la folie. Départ prévu pour le 11 Mai à 13h08, nous embarquons à bord d'un vol d'Air Canada. C'est parti pour 7h de vol. Nous apercevons les immenses étendues Canadienne, le survol de Montreal nous permet de voir l'imposante structure du Stade Olympique. Nous approchons enfin 😏

Jour 1

Il est 14h lorsque nous attérrissons à Montreal, l'aéroport n'est pas aussi grand que Roissy ni aussi petit que Maya Maya, un mix parfait des deux. Le passage à la douane se fait rapidement et sans encombre, il suffit de s'enregistrer sur des bornes et montrer son passeport à un agent debout qui nous pose des questions assez étranges sur la raison de notre séjour, nous lui faisons comprendre qu'il fait trop froid ici pour nous pour envisager immigrer, de plus les 2 semaines de congés payés des salariés Canadiens sont un véritable répulsif pour des adeptes de la glandouilles comme nous. Ni une, ni deux, elle comprend qu'elle a affaire à des touristes qui n'ont pour le moins du monde l'intention de s'éterniser ici et nous laisse partir.

Nous voila enfin en terres canadiennes, mon ami Mike vient nous chercher à l’aéroport, je ne m'attendais pas du tout à le voir là. 8 ans que je n'avais plus revu ce mec, rencontré pour la première fois dans une auberge de jeunesse de Madrid il y'a 10 ans. Quelle agréable surprise !! Nous partons pour notre hôtel situé dans le centre de Montreal, il fait beau et le soleil est au rendez vous. Nous prenons possession de notre chambre, une douche rapide et hop nous sommes prêts pour aller découvrir la ville.

Ce qui nous frappe en premier ici ce sont les travaux absolument partout et l'état des routes, on se croirait aisément sur une route de Bamenda au Cameroun ou de Bouaké en Cote d'Ivoire, mes amis canadiens m'expliquent que c'est à cause du froid que les routes sont autant détériorées. Bon on dira aussi qu'au Cameroun et en cote d'Ivoire, la chaleur tropicale est la raison du mauvais état des routes.

Notre balade nous mène sur la rue Sainte Catherine qui est l'artère la plus animée de Montreal, c'est la que se trouvent tous les bars, restaurants, clubs branchés de la ville. Nous passons devant l'un des bâtiments de l'UQAM, vous savez cette célèbre université Québécoise. La marche nous ouvre l'appetit, nous entrons dans le premier fast food que nous trouvons, c'est un A&W, nous ne connaissons pas cette franchise, ça va très certainement nous changer de McDo et Burger King que nous connaissons en France. La surprise est plutôt bonne, les burgers sont vraiment délicieux et en plus on peut y ajouter du guacamole. Ce que nous avons le plus adoré labas reste les frites de patate douce à la place des frites de pomme de terre. Quel délice !!



Le décalage horaire commence à nous peser sur les paupières surtout après avoir ingurgité deux burgers pour ma part, nous décidons de rentrer faire la sieste à l'hôtel, il est 20h à Montreal et 3h du matin à Paris. Jour 2

Je suis le premier à me lever aux alentours de 8h, Henry a ronflé comme un grizzly toute la nuit. Le soleil est encore au rendez vous ce matin. Je réveille Henry qui n'a vraiment pas hate de quitter sa couette, il prend son téléphone pour appeler des amis en France. Le temps de prendre une douche et qu'Henry raccroche son téléphone, il est presque 11h, je suis entrain de me rendre compte que ce mec parle au téléphone autant qu'il ronfle la nuit. Il nous faut trouver un endroit ou déjeuner, Google est notre ami :) Google nous propose un restaurant qui sert des petits déjeuners pas très loin de notre hôtel, nous sommes pressés de gouter à nos premiers pancakes avec du sirop d'érable. Le petit dej' est bien copieux, avec ça nous avons de quoi tenir toute la journée. Surprise lors de l'addition, le tarif a payer est différent de celui affiché sur la carte du restaurant, le serveur nous explique gentiment que les taxes sont à rajouter et éventuellement un pourboire à hauteur de 15% de la note. Nous réglons rapidement notre note. A ce rythme on commence déja à se demander comment on paye nos impôts à notre retour en France ?

Nous poursuivons ensuite nos déambulations dans les rues du centre de Montreal. Montreal a le charme d'une ville de province, la v ie y semble calme et douce et les Montréalais super gentils.













On découvre le quartier Chinois de Montreal

et plus haut la basilique Notre Dame de Montreal

Apres un petit passage à l'hôtel pour nous changer, nous voila direction Lachine qui est dans la banlieue de Montreal pour faire du rafting sur le fleuve Saint Laurent. Ce sera la première fois pour Henry et moi et autant dire que nous sommes impressionnés et nous nous demandons si c'est vraiment une bonne idée de faire cette activité.



Coûts: Rafting: 36€ Location de combinaison: 15€

Au final l'expérience se révélera fort agréable malgré que le rafting soit une activité très physique et que l'eau du fleuve soit très froide à cette période. Plusieurs groupes de jeunes venus des USA et d'Asie sont avec nous, c'est l'éclate totale 😏 Mike et sa compagne nous rejoigne et nous nous asseyons au bord du fleuve pour déguster de drôles de bières aux noms bizarres (la fin du monde, barbar, Don de Dieu). Nous y resterons jusqu'au coucher du soleil, le paysage est à couper le souffle. Apres ce pique nique alcoolisé nous nous rendons directement dans le quartier du mont Royal pour déguster une poutine dans une institution de Montreal, le restaurant La Banquise.

Apres ce pique nique alcoolisé nous nous rendons directement dans le quartier du mont Royal pour déguster une poutine dans une institution de Montreal, le restaurant La Banquise. Ce restaurant est ouvert 24h/24 et l'affluence ne diminue jamais, nous faisons la queue pendant 30 minutes avant de pouvoir avoir une table. La poutine est sans doute le plat le plus calorique qu'il m'ai été donnée de manger, c'est un mélange de viande avec de la sauce brune, du fromage en grains et de frites. En tout cas j'adore ce plat, je pourrais en manger tous les jours 😎



A la suite de ce repas gargantuesque, nous redescendons jusqu'au centre à pieds, histoire de digérer. Un dernier verre viendra clore cette magnifique journée avant un gros gros dodo ponctués de ronflements intempestifs de mon compagnon de voyage.

Jour 3

Au programme aujourd'hui, départ pour Toronto. Au réveil, Henry se plaint d'avoir grossi, en effet on peut voir son ventre bedonnant et ses nichons remodeler son tee shirt, il a dû prendre 5kg en 2 jours. Je suggère au mec de s'acheter un soutien gorge des que nous serons à l'extérieur de l'hôtel. La poutine ca ne pardonne pas :) Nous quittons l'hôtel vers midi puis marchons jusqu'à la gare centrale de Centrale de Montreal. Prochain arrêt .... Toronto

Notre train pour Toronto est à l'heure. Henry et moi avons acheté nos billets séparément, on a donc des places dans différentes voitures. Nous partons voir un agent d'accueil pour savoir si il est possible de s'asseoir à n'importe quelle place dans le train, l'important pour nous étant de faire le trajet ensemble. Raté ! au Canada, la discipline est de mise, chacun respecte sa place, l'agent nous indique alors le guichet des vendeurs de billets pour faire modifier nos réservations. Une fois nos nouveaux billets en main, nous nous dirigeons vers la porte d'accès au train. Un agent est posté devant chaque voiture pour vous souhaiter la bienvenue et vous indiquer ou vous devez vous asseoir. Nous apprécions la qualité de service. En France on a droit à un tel accueil uniquement sur l'Eurostar. Le train est très confortable, les larges sièges inclinables en cuir ne sont pas de trop pour des gros comme nous. Nous nous installons à côté d'une bande de Canadiens bavards qui n'arrêtent pas de boire des canettes, ils font beaucoup de bruit en plus. Henry est excedé, il a juste envie de demander à ces joyeux lurons de se taire mais avec son anglais approximatif, il n'ose pas. 🙁 Les mecs finissent par vite se calmer et s'endormir.

Notre train peut démarrer, c'est parti pour 5h de train entre Montreal au Quebec et Toronto dans l'Ontario. Les deux villes sont distantes de plus de 550km.
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MA
Mathews 8 years ago
Canada: de Port Hardy à Prince Rupert (Inside Passage)-Aventures dans les Rocheuses
Voilà la description d'un voyage effectué dans l'ouest Canadien en Colombie Britannique, région de Terrace.

* La première partie traite de la traversée entre Port Hardy et Prince Rupert via le Inside Passage avec un bateau de la BC Ferries

* La seconde traite d'une randonnée en autonomie totale dans les montagnes entre Terrace et Telkwa en passant le col du Telkwa Pass ( 150 km)

mercredi 21 juillet 2010 Montréal Vancouver

Vol pour Vancouver de Montréal avec escale à Winnipeg. On se ramasse un orage au départ de Montréal. Puis vers la fin de la journée, survol des Rocheuses et descente sur Vancouver. Après avoir récupéré les bagages, direction le skytain qui arrive à l'aéroport, merci les jeux olympiques. Chambre réservée au Same Sun sur Granville street ; l'endroit n'a pas trop changé.

jeudi 22 juillet 2010 Vancouver Port Hardy

le vol pour Port Hardy est à 14h30 avec la Pacific Coastal Airlines Donc retour à l'aéroport de Vancouver. Mais là il faut faire attention c'est pas le même terminal ; les avions de la Pacific Coastal Airlines partent du terminal sud. Il faut prendre une navette et j'arrive avec beaucoup d'avance au petit terminal sud. Puis tout le monde monte dans le SAAB340 à hélice avec un peu de retard. Il y a tout un groupe de pêcheurs assez rigolards autour de moi. En route pour Port Hardy et survol de Comox Valley notamment . Pas de chance je ne peux apercevoir Campbell River là où j'ai eu des grosses frayeurs en kayak il y a deux ans auparavant L'avion survole l, île de Vancouver où on peut apercevoir ça et là des marques claires d'exploitation forestière. Enfin descente sur Port Hardy. L'aéroport CYZT a une impression de nulle part; panorama sur la mer avec forêts de sapins, montagnes...je n'ai jamais vu cela de ma vie.



Evidemment pas de navette à l'aéroport, il faut appeler un taxi qui met bien 20minutes avant d'arriver. La route pour le Pioneer Inn Motel traverse des forêts denses, peu de trace de civilisation.. Il fait soleil ; une fois arrivé au Motel, vers 17h00 ballade sur un sentier qui s'enfonce dans la forêt pour le grand bohneur des promeneurs. Il y a un camping presqu'à côté du Pionner Inn Motel...

vendredi 23 juillet 2010 Port Hardy- Prince Rupert

lever à 4h30 pour prendre la navette quelques instants après. C'est un peu dur-dur de se lever si tôt car il faut être au port à 05h30. Il fait frais le matin et d'autres compatriotes ( des français) attendent comme moi. Puis la navette, un bus scolaire jaune qui arrive avec un peu de retard. Une fois au terminal portuaire, il faut faire la queue pour prendre le ticket dans un petit terminal.



Pas moyen de boire un café. La traversée avec BC Ferries c'est pas donné ! 170 CAD pour simplement monter à bord et aucun repas. Il y a un petit tracteur et une remorque pour mettre ses bagages en soute et j'en profite pour déposer mon sac-à-dos. Le jour se lève doucement.



A bord le bateau est très propre c'est comme neuf. C'est sympa , le personnel de BC Ferries offre le café gratuit.

Et à 07H30 et quelques minutes c'est l'appareillage. Malheureusement le ciel est un peu couvert.



Vers les 08H30 j'en profite pour prendre un petit déjeuner ; mais c'est pas donné : ça coûte 15 dollars environ. A bord quelques sièges passager pour se reposer. A bord présence d'un bureau d'information touristique. Ainsi qu'une boutique de souvenirs où on peut acheter des piles notamment et des journaux. Qui diffuse Djobi Djoba des Gypsy Kings .. Le bateau contourne des îles puis passent par des passages plus ou moins rapprochés.



Les habitations se font rares. Vers les 10h30 , le bateau fait rapidement demi-tour...pour récupérer un objet largué à l'eau. J'ai cru que c'était réellement une personne tombée à la mer ; en fait c'est un exercice. Un canot à moteur est rapidement mis à-l'eau en 15 minutes à peine. Les gars ont du courage de se tenir sur un canot à l'équilibre. Je sors mon GPS qui indique 30 noeuds/heure. Plus loin quelques baleines et orques se manifestent hors de l'eau.



On atteint Bella Bella totalement noyée dans la brume ; on ne distingue que très peu les habitations. Mais le temps devient vraiment maussade avec de la pluie . Vers les 16h00 du soir ça commence à devenir un peu long ; encore quelques heures avant d'arriver. Dehors sur le pont, le temps est vraiment très maussade et pire que ça il fait vraiment frais avec le vent relatif du bateau. On passe dans l'Inside Passage. Les montagnes recouvertes de forêts très profondes et les fjords sont en partis noyés dans la brume.



Il doit y avoir des tas d'ours qui se promènent dans ces forêts.😉 Puis le soir arrive, et le temps est toujours maussade avec quelques éclaircies. Vers les 22h15 on est à Port Hardy pour enfin accoster. Il y a un autre petit terminal et attente brêve pour récupérer le sac. Dehors la navette pour le Black Rooster Guesthouse attend. Le petit hôtel semble avoir été refait.

samedi 24 juillet 2010 Prince Rupert Terrace

Le bus Greyhound pour Terrace est à 10h30 le matin. Le temps est couvert. Un taxi m'emmène en à peine 5 minutes dans le centre de Prince Rupert. Celui-ci est plutôt moche et la grisaille n'arrange rien. Il y a un magasin d'articles de pêche où par chance ils vendent des allume-feux et des bombes anti-ours. Mais achat seul des allume-feux, pas de bombe anti-ours.

Le bus est ponctuel. Le chauffeur, c'est pas le dernier pour déconner : il nous dit au moment de partir que nous roulerons à une vitesse de croisière de 100km/h nous mettrons 1h30 pour atteindre Terrace et que si on quitte la route il y a un problème... Sur la route il commence à pleuvoir ; malgré le temps dégoûtant le paysage semble incroyable: des forêts à perte de vue et des montagnes. Et puis nombreux panoramas sur la Skeena River. Je n'arrête pas de me demander si la journée est grillée, ayant l'intention de partir sur le terrain de Terrace en arrivant. Puis en arrivant vers Terrace le ciel se dégage et quelques éclaircies.. Arrivé à Terrace coup de fatigue , gros coup de barre. C'est décidé je reste pour la journée et je prends une chambre au Cedar Inn Motel excellent motel, le long de la voie ferrée. Terrace est une petite ville sans grand intérêt. Mais c'est la ville symbole de l'ours blanc, le Kermodei. Le nom de la ville vient du fait qu'il y a un plateau un peu surélevé à proximité de la ville. Retour à la station Greyhound ; juste à côté , Il y a un magasin d'articles de pêche et j'hésite fortement à acheter une bombe anti-ours.

dimanche 25 juillet 2010 Zymoetz River

C'est parti pour l'aventure. Après le petit-déjeuner au Denny's tout proche , il y a par chance une station-service dans le centre de Terrace. L'employée est sympathique et me laisse remplir les 2 bouteilles d'essence de 800ml chacune. Puis je prends la décision de prendre un taxi pour aller sur la route forestière qui va me mener à la Telkwa Pass. Au début le chauffeur ne comprend pas où je veux aller; je lui parle de la Zymoetz river mais c'est en fait la Copper River. Et c'est pas un luxe de prendre ce taxi car la rivière est loin du centre de Terrace. En arrivant près de la rivière, première acquisition GPS. Mais c'est pas la bonne voie il faut revenir en arrière et passer le pont. Il y a des gens qui campent près de la Zymoetz River , toute proche de la Yellowhead Highway. Puis après une marche de 30minutes le long de la Yellowhead Highway enfin une sorte de piste qui va vers l'Est.

Et c'est parti pour plus de 130km de marche à travers les montagnes. Mais à peine quelques minutes après....un poilidé sur la route !!!

( l'ami caouette...qui se promène )



Je n'en crois pas mes yeux. Il n'est pas très gros, le pelage bien noir.



Il se dirige vers moi je ne sais pas s'il m'a senti et repart en trottinant tranquillement. Les campeurs le long de la rivière ce soir auront certainement un invité surprise-surprise ! Et quelques instants après , je croise une autochtone sortie de nulle part qui me demande si j'ai quelque chose à boire. Je lui demande si elle a vu l'ours au cas où.. Le soleil commence à chauffer et c'est une belle journée ensoleillée qui s'annonce.

Par endroits quelques passages de la Copper resserés et petits canyons. Sur un petit sentier qui grimpe, le réchaud XGK est sorti pour faire cuire un peu de riz... Puis en fin de journée la tente est plantée sous les arbres d'un sous-bois. Il y a des excréments d'animaux au sol , sans doute de poilidé. La nuit sous la tente je ne cache pas que j'ai des moments d'angoisses. J'aurais dû finalement l'acheter cette bombe anti-ours à Terrace..

lundi 26 juillet 2010 Zymoetz River

Le matin, tente rapidement pliée.



Il fait soleil et en plus il commence à faire chaud. Par endroits quelques autres canyons.



Dans l'après-midi j'atteinds le Salmon Creek recreational site. Quelques rares véhicules forestiers passent. Puis vers les 20h00, il faut planter la tente sur une zone dégagée sablonneuse.



La route se rétrecit dans une gorge. La rivière Chlore n'est pas loin. Rien autour à part les montagnes et la rivière.

mardi 27 juillet 2010 vers Kinayakwa River

Progression vers la rivière Kinayakwa. Repas de la mi-journée à proximité d'un sentier qui suit la Kinayakwa. Mais on ne peut aller plus loin parce qu'un cours d'eau coupe le sentier; en hiver il doit être utilisé par les motoneiges. Par la suite la route forestière grimpe et il fait très chaud. Plus loin enfin l'embranchement qui part vers la gauche pour progresser vers la Telwka pass. Il y a un joli marais où nage un castor et un beau paysage de forêt. La piste est maintenant plus étroite, il n'y a absolument personne c'est un vrai bohneur. Elle monte dans le relief; le paysage ressemble vaguement à celui des Alpes;des fleurs bordent le sentier. Et sur le sol de nombreuses crottes d'animaux. La crainte de croiser un plantigrade est constante. Le sentier forestier continue vers le nord.

Vers la fin de l'après-midi de brusques rafales de vent se font sentir. Je cherche le bon endroit pour planter la tente mais pas de point d'eau; difficile de trouver le bon endroit. Le sentier pour le Telkwa Pass est trouvé , symbolisé par un cairn.



Le vent se lève avec grosses rafales de vent et poussière...un orage se prépare. Heureusement il ne durera pas longtemps à peine quelques minutes. Mais la tente est en partie trempée. La nuit difficile de dormir à cause d'une poussière dans l'oeil

mercredi 28 juillet Telkwa Pass (plus beau tronçon)

Au lever du jour il fait soleil ; j'attends un peu pour faire sécher la tente. C'est parti sur le sentier pour le Telkwa Pass. Celui-ci est maintenant très étroit à peine 2-3m de large et il commence à grimper franchement.



Quelques instants plus loin il y a la forêt qui borde la rivière Limonite sur la gauche et de la broussaille sur la droite. Et j'aperçois un.. autre plantigrade qui renifle le sol le long du sentier. Il me sent et heureusement s'enfuit dans la forêt en faisant un bruit particulier. Ouff petite frayeur ! Il n'est pas plus gros que celui de la dernière fois. Mais comment s'imaginer se faire attaquer par ce genre de bête au milieu de nulle-part ? J'aurais péri là sans doute à moitié dévoré sans que personne ne le sache... Puis le sentier monte de plus en plus pour passer tout proche d'un superbe glacier.



Le long du sentier , la végétation par maints endroits est couchée : un animal est-il passé par-là ?

Plusieurs points de vue sur le glacier; il fait penser à la mer de glace à Chamonix.



A un endroit il faut passer par un gué et contrainte de patauger dans l'eau.



Quelques heures après on peut atteindre le lac Tawau, très beau lac d'altitude.



Personne. Vers la fin de la journée le Top Lake est atteint , mais le temps commence à se couvrir et le vent se lever. Le lac est situé dans une sorte de cuvette. Sur les hauteurs quelques belles cascades. Vers le bout du sentier, le Top Lake passé, la pluie commence à tomber. Le ciel est vraiment menaçant et un orage se prépare. La tente sera plantée dans les sous-bois pas loin du Top Lake. Ca y est je suis à moitié trempé, le pantalon les chaussures macérent dans l'eau. La température a chuté et j'ai à moitié froid. Heureusement le réchaud part sans problèmes pour faire chauffer la soupe. Pas de problèmes pour avoir une flamme bien bleue. L'averse orageuse n'aura pas été trop longue et c'est à moitié frigorifié que la soupe est avalée. Sous la tente c'est un véritable palace 4 étoiles et le sac-de-couchage permet de bien réchauffer.

jeudi 29 juillet blocage

Le matin par chance le soleil se lève et s'est reparti pour une belle journée. J'en profite pour faire quelques dernières photos du Top Lake et c'est le début de la redescente verrs Telkwa...

Le paysage reste toujours le même, pas de poilidé à voir. Le sentier passe à côté d'une zone aménagée pour camper. Il y a un peu de vent il fait un tout petit peu plus frais que le jour précédent. Il y a tout le long du sentier des arbustes avec des mûres souvent grosses. J'en profite pour en ramasser toute une gamelle. Elles seront délicieuses avec sucre et un peu de lait écrémé.



Puis repas de la mi-journée. permet de tout faire sécher ; chaussettes, chaussures, la tente.... Il recommence à faire chaud. Vers les 16h00 c'est la grosse tuile : un gué assez impétueux à franchir ! J'enlève les chaussures en vain : l'eau est trop froide et je suis obligé de les remettre les chaussures , argh, pour les retremper de nouveau .. Les premiers mètres cela se passe bien mais ensuite impossible de passer le courant étant trop fort ! J'essaie de trouver un passage plus étroit ailleurs en passant par la vég��tation ; j'en bave énormément pour passer avec le sac-à-dos à travers les plantes mais rien n'y fait trop de courant. En espèrant que mon Arctéryx Bora tout neuf ne soit pas abimé avec les plantes épineuses. La tente va être installée juste à coté du gué, on verra demain.
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BU
Buzuk9 8 years ago
L'île de Vancouver - West Coast Trail
Pour ceux et celles qui envisagent ce sentier en 2018. Un trekking réputé difficile 😉

Il était le point d'orgue d'un voyage de 17 jours sur l'île de Vancouver exclusivement. J'ai marché sur le West Coast Trail - ou Sentier de la Côte Ouest - en 7 jours / 6 nuits du 14 au 20 mai 2017. En mai, la navette pour y accéder ou en partir ne roule que les jours impairs, j'ai donc préféré louer un véhicule (SUV).

Je ne détaille ici que les étapes du WCT :

Etape 1 de 12km: Pachena bay, Bamfield (nord) - Michigan creek 14 mai - Arrivée en retard à la session d'orientation (13:50)... session privée, je pars vers 15:30... Arrivée vers 18:30. Vu un ours noir à moins de 10m

Etape 2 de 10km: Michigan creek - Klanawa river 15 mai - Départ vers 8:30. Étape écourtée dû à la pluie continue toute la journée et une partie de la nuit

Etape 3 de 19,5 km: Klanawa river - Cribs creek 16 mai - Départ vers 7:30. Temps variable puis beau. Vu un ours noir juste avant le traversier de Nitinat et sur le ponton, un petit vison (ou mink en anglais). Depuis un pont, vu 2 loutres adultes. Pris un plat de saumon sauvage avec une grosse pomme de terre 30 CAD, ça fait mal... Arrivée vers 18:30

Etape 4 de 12km: Cribs creek - Walbran creek (repère 53,5km) 17 mai - Départ vers 8:30. Arrivée au ruisseau Walbran vers 14h soit 5:30 de marche environ. Arrêt chez Monique pour un chocolat chaud et 3 barres de Mars... sous la pluie.

Etape 5 de 9km: Walbran creek - Camper bay (repère 62,5km) 18 mai - Départ vers 8:30 et arrivée vers 14:15. 9km en un peu moins de 6h!! Temps nuageux gris avec quelques rares rayons de soleil. Chemin boueux, uniquement en forêt, 1 câble car, 1 pont suspendu, des échelles très hautes jusqu'à 5 fois 8m.

Etape 6 de 8km: Camper bay - Thrasher cove 19 mai - Réveil vers 6:15, départ vers 8:30. Temps clair nuageux, peu de soleil. Première partie en forêt puis par la plage: gros cailloux, rocher et très gros rocher à escalader. Arrivée vers 14:15 soit environ 6h de marche.

Etape 7 Thrasher cove - Gordon River (sud) 20 mai - Départ vers 8h sans stress. Superbe lever de soleil dans la brume. Premiers km avec beaucoup d'échelles puis forêt avec boue. Arrivée vers 11:05 pour le traversier de 11:30. Beau temps, soleil mais vent frais.

Un résumé de mon voyage et d'autres photos wildescapesoverland.com/
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TI
Tidalo 8 years ago · Luisita
Retour de Nouvelle Ecosse
Bonjour, Ce compte rendu de notre séjour en Nouvelle écosse, 18 jours cet été en mode « road trip », est une première pour moi alors je sollicite l'indulgence des éventuels lecteurs... Avant de commencer, je remercie les forumistes qui, par leurs interventions et conseils directs ou indirects, nous ont permis de bien cibler le voyage; je pense notamment à Dugber pour ces liens-entre autres- relatifs à la baie de Fundy , et aux différents carnets de voyage (en particulier celui de Cendryon). J'ai également pioché bon nombre d'informations sur le site novascotia.com (et sur leur brochure), vraiment très bien fait; par contre je n'ai jamais réussi à réserver sur leur site et ai donc contacté directement les hébergements.

Pourquoi la Nouvelle Ecosse ?

Après nos dernières escapades en terrain « roches noires et/ou terres arides », et l'annulation pour la seconde fois d'un projet Afrique Australe, l'envie de « vert » (en particulier celui du Canada), a refait surface. Nous avions adoré les différentes régions du Québec (visité à 3 reprises) et les provinces maritimes nous tentaient bien pour cette fois. Après consultation familiale (nous voyageons avec un ado de 13 ans) et validation de cette destination, il nous a fallu faire un choix car la boucle entière Nova Scotia/Nouveau Brunswick/Ile du Prince Edouard représentait trop de kms à notre gout; la baie de Fundy avec notamment ses oiseaux migrateurs et l'ile du cap breton nous attirant plus particulièrement, ce sera la Nouvelle Ecosse.

L' itinéraire : il répond à notre logique et est loin d'être optimisé mais il nous a convenu parfaitement; 2400 km prévus, presque 3500 de réalisés, en raison de quelques allers-retours non prévus liés à la météo sur la cabot trail, et des innombrables chemins « de traverse » empruntés juste pour le plaisir... Afin de rester plusieurs jours au même endroit sans devoir courir, nous ne ferons pas le tour complet. En résumé (sans compter les transits): 1 jour Hopewell Rocks, 3 jours région Parsborro, 1 semaine ile du Cap Breton (4 jours région Hautes terres, 1 jour Louisbourg, 1 jour Bras d'or et St Peters), 3 jours Bassin Minas en baie de Fundy, 3 jours South Shore.

Dans le détail :

J1 Arrivée tardive à Halifax, récupération de la voiture pour ne pas perdre de temps le lendemain matin, et nuit près de l'aéroport

J2 : petite dérogation à la Nouvelle Ecosse : nous partons pour les Hopewells Rocks, les fameux rochers pots de fleurs, que je tiens absolument à voir; en chemin, vu que nous sommes (pour une fois) partis plus tôt que prévu, nous nous arrêtons aux falaises fossilifères de Joggins; vraiment très intéressant (que ce soit le musée ou la visite du site) mais heureusement que les guides sont là car il faut vraiment un oeil averti pour distinguer les différents fossiles. Nous verrons aussi sur cette plage planer notre première pygargue à tête blanche. Les Hopewells Rocks : les avis étaient mitigés sur l'intérêt de ce site, nous l'avons adoré. Marée basse à notre arrivée en fin d'après-midi, nous crapahutons sur la plage (beaucoup de monde) au milieu de ces rochers si caractéristiques; l'orientation des rayons du soleil ne permettent pas la prise de photos correctes mais le spectacle en vrai est superbe et inhabituel; la couleur de l'eau (certains disent marron, je dirai chocolat) semble ne pas plaire aux autres touristes autour de moi, elle est pourtant bien typique de la baie de Fundy. A l'heure limite nous remontons, enchantés de cette première journée, puis dinons au motel sur place (du homard bien sûr, que nous consommerons assez souvent lors du séjour); J3 : retour aux rochers, marée haute cette fois-ci, et l'effet est tout aussi agréable pour les yeux; ballade vers les deux plages accessibles : sur l'une nous observerons bon nombre de faucons, sur l'autre notre premier ballet de bécasseaux semi palmés (enfin on pense qu'il s'agit de cette espèce, il n'y a personne pour nous le confirmer); mes hommes sont ravis...

Nous repartons ensuite vers la Nouvelle Ecosse (petit stop à la côte magnétique à Moncton pour le coté « fun » et qui est quand même assez bluffant), direction Parsborro, pour 2 nuits.

J4 et 5 : Advocate Harbour, Cap d'or et randonnées sont initialement prévus; nous nous arrêterons au phare du cap d'or tellement la pluie tombe fort; nous mangeons d'ailleurs sur place pensant que ça s'arrangerait mais non... en plus nous sommes trempés (j'avais oublié les pantalons de pluie), tant pis ! Le lendemain légère accalmie, nous nous promenons à Five Islands, où les falaises apparaissent plus rouges, et cette fois nous sommes seuls ; Sur la route vers Antigonish, détour à Pictou et à un parc indiqué par une vendeuse où nous pourrions observer (encore et toujours) bon nombre d'oiseaux (malheureusement pas vus)

J6 : départ pour Chéticamp, sous la pluie, par le Ceilidh trail; visite (entre autres) de la distillerie Glenora, repas en musique celtique bien sûr; le mauvais temps ne permet pas trop de haltes « en extérieur ».

J7/8/9 : 3 jours basés dans le village acadien de Chéticamp ; la météo nous joue beaucoup de tours et nous devons improviser sur les visites et les randonnées. Le village en lui même est charmant, les habitants vraiment très attachants et nous y avons été « chouchoutés »; nous avons également profité des concerts de musique acadienne; Pour le reste, eh bien le musée Graham Bell bien sûr (Baddeck), les rives de la rivière Margaree, l'excursion baleine malheureusement ratée , la cabot trail sous le soleil, la pluie, le brouillard, tout quoi mais absolument fantastique. Le début de la skyline (trop mouillés pour faire la totalité), des rencontres avec des orignaux, de nombreux oiseaux..., les petits villages de pêcheurs de la côte nord, les roches de granit rose du coté d'Ingonish... TOUT très bien; Chéticamp Margaree valley

Sur la cabot trail J10 nuit à Ingonish et route vers Louisbourg; il pleut (tiens donc !) et nous ne pourrons pas aller à Bird Island voir les macareux; un mal pour un bien, la perspective de remonter sur un canot après le flop de l'excursion baleine ne nous enchantait guère; les alentours de Sydney sont très embouteillés de voitures (ça nous change) et nous filons du coup vers le sud sans nous arrêter; Le temps revenant au beau nous faisons un petit détour au parc faunique de Two Rivers, donné comme le plus beau de Nouvelle Ecosse; même si le site est attrayant (rivières Mira et Salmon); au final nous sommes assez déçus car il s'agit d'une sorte de zoo (nous ne l'avions pas compris avant).

J11 : Forteresse de Louisbourg : classé incontournable, et complètement justifié; nous y passons une bonne partie de la journée; c'était vraiment super, on est vraiment plongé dans l' atmosphère particulière du 18 ème siècle (et aussi dans un brouillard bien profond qui ne se lèvera pas du tout mais au moins il ne pleut pas). Nous quittons pour passer la nuit à St Peters (route longeant le lac du Bras d'or, pas dans le brouillard mais sous la pluie donc pas panoramique ce jour).

J12 : Canal de St Peters, puis on laisse l'ile du Cap Breton pour filer directement sur Truro. Les horaires des marées collant encore avec notre timing, et comme il fait beau (enfin), nous partons observer le fameux mascaret de la rivière Shubenacadie à South Maitland; encore une fois, le site est magnifique : toujours cette couleur chocolat voire dorée avec le soleil tombant, avec des falaises rouges portant des sapins verts à leur sommet... Le tidal sera moins impressionnant que prévu mais le point de vue en valait largement la peine;

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BO
Bobobolly 8 years ago · Etrefal
Voyage en Alaska et Yukon
Bonjour,

Je me lance. Je ne suis pas une experte en écriture mais j’ai tellement utilisé ce forum pour me guider dans la préparation du voyage que je compte entreprendre en Alaska cet été que je trouve normal de vous faire part de mon projet que vous pourrez commenter ‘of course’ ou vous en inspirer.

Commençons par les présentations, bibi Isa plus de 50 piges avec mon fils de quasi 20 ans. Nous aimons tous les deux la nature et les beaux paysages par contre, il n’aime pas trop marcher ☹.

Nous partons le 24 juin pour Anchorage. 25 juin – Anchorage 26 juin – nuit à Homer avec arrêts à Beluga Point, Bird Point, la Hideout Trail, Ninichik. 27 juin – nuit à Seward arrêt à Russian River Falls 28 juin – nuit à Anchorage arrêts à Glacier Exit, Lowell Point, Portage Pass Trail, Byron Glacier Trail 29 et 30 juin – nuits à Valdez : Eklutna Lake, Worthington Glacier, Bridal Veil Falls & Horsetail Falls, Dock Point Trailhead, Shoup bay trail jusqu'à Gold Creek, Minéral Creek, Solomon gulch Atchery 1 juillet – nuit à Tok 2 et 3 juillet – nuits à Haines Junction : Kluane National Park and Reserve 4 juillet – nuit à Haines : Chutes Million Dollar, Chilkat park Mud bay Road, 5 juillet – nuit à Whitehorse : Skagway, Carcross Desert, Emerald Lake, Miles Canyon 6 juillet – nuit à Dawson City 7 juillet – c’est la journée que je redoute le plus route jusqu’à Tok 8, 9 et 10 juillet – nuits à Fairbanks, j’aimerai aller à Gate of the Artic NP, pour le reste, j’hésite encore ☹ 11 et 12 juillet – nuits à Denali National Park 13 juillet – nuit à Anchorage Du 14 au 21 juillet Croisière de Whittier à Vancouvert - Whittier - Hubbard Glacier - Glacier Bay National Park - Skagway – arrêt – excursion Experience the Yukon & Suspension Bridge - Juneau – arrêt - excursion Mendenhall Glacier Guide's Choice Trail Hike - Ketchikan- arrêt – excursion Misty Fjords & Wilderness Explorer Cruise - arrivée à Vancouver 21 juillet - Vancouver où nous restons trois jours et retour !
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TR
Trois14 9 years ago · Diamina
NW Canada, Alaska et Nord Arizona
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
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LI
Littledyee 9 years ago · Krikwik
Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois)
Bonjour tout le monde! 🙂

Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!

Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.

La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis

Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!

Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
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PI
Pinacoladada 9 years ago
Je vous invite à découvrir Vancouver
Bonjour,

Récemment, nous avons fait un road trip dans l'ouest canadien (voir voyageforum.com/v.f?post=8344724;#8344724), et un membre du forum m'a demandé si j'avais déjà visité la région de Vancouver et, si c'était le cas, est-ce que j'avais des idées de randonnées qui pouvaient être faites en bord de mer.

Effectivement, il y a de cela quelques années, nous avons fait une croisière en Alaska (voir voyageforum.com/v.f?post=7100722;#7100722) et avons par la suite effectué un court séjour à Vancouver.

Donc, pour répondre à sa question et pour le bénéfice de vous chers lecteurs qui aimeriez en connaître un peu plus sur les activités à faire à Vancouver, je vous invite donc à lire le texte suivant que j'avais composé dès notre retour de voyage.

Des vidéos sont insérées dans le texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

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Nous sommes arrivés très tôt à Vancouver à bord du bateau de croisière Radiance of the Seas. Notre croisière en Alaska se termine ici et nous passerons quelques jours à Vancouver avant de reprendre un vol pour Québec.

Nous avions nos valises en notre possession. Donc, lorsque nous avons quitté le bateau de croisière, nous sommes partis à pied en direction de l'hôtel Kingston que nous avions réservé avant notre départ.

HÔTEL KINGSTON

Cet hôtel est situé sur Richards Street à proximité de Place Canada et il est à quelques minutes de marche de plusieurs lieux d'intérêt. Même si l'heure d'arrivée était établie à 13h00, nous avons pu prendre possession de notre chambre dès notre arrivée en début de matinée.

Il s'agit d'un charmant petit hôtel de style européen. Le secteur est en plein essor. Il est entouré d'immenses immeubles en construction.

Il possède un restaurant, un bar-salon ainsi qu'un sauna. Le petit déjeuner continental ainsi que l'accès internet haut débit sont offerts gratuitement.

Notre chambre est petite. Nous y retrouvons un lit double, une table de chevet sur lequel il y a un téléphone, un petit téléviseur, un bureau ainsi qu'un lavabo. Il y a une grande garde-robe et nous avons chacun un peignoir et des pantoufles. La salle de bain commune est située non loin de notre chambre.

L'hôtel offre un service d'assistance pour les visites touristiques. Le service à cet hôtel est remarquable.

De plus, à proximité, on y retrouve une épicerie IGA, une commission des liqueurs ainsi que plusieurs restaurants et boutiques.

CENTRE-VILLE DE VANCOUVER

Voici une courte vidéo qui vous permet de découvrir le centre-ville de Vancouver, une ville portuaire du Canada, située au Sud de la province de la Colombie-Britannique. Vancouver est régulièrement citée comme étant l'une des cinq meilleures villes au monde pour sa qualité de vie.

youtu.be/Wipt6wSpxxk

ATTRAITS TOURISTIQUES

Nous avions plusieurs activités prévues à notre agenda, le tout s'étalant sur une période de trois jours. Donc, pas de temps à perdre.

Tout de suite après notre enregistrement à notre hôtel, nous nous sommes rendus à un petit kiosque près de Place Canada afin d'acheter nos billets d'entrée pour les attraits touristiques suivants: Capilano Suspension Bridge Park et Grouse Mountain Park.

La navette est gratuite pour s'y rendre. Nous sommes partis de Place Canada mais il y a d'autres endroits dans le centre-ville de Vancouver où il est possible de prendre cette navette.

Capilano Suspension Bridge Park

Il s'agit d'une attraction très populaire à Vancouver. Ce parc offre aux visiteurs un mélange d'aventure, d'histoire et de culture.

A l'entrée du parc, on y retrouve plusieurs photos, livres et antiquités qui témoignent de la réalisation et l'évolution de ce parc. Il y a également une boutique de souvenirs.

Pour accéder au parc, nous traversons un pont suspendu situé à une hauteur de 70 m au-dessus de la rivière Capilano. Le pont offre une magnifique vue de la rivière ainsi que de la forêt.

Des passerelles et des sentiers sont très bien aménagés et on y retrouve plusieurs panneaux d'interprétation concernant l'écosystème de ce parc. Les arbres, dont certains sont âgés de plus de 1000 ans, sont d'une hauteur incroyable et plusieurs d'entre eux sont gigantesques.

Treetops Adventure vous permet de vous promener sur des passerelles érigées à la cime des arbres. Certaines d'entre elles sont situées à une hauteur correspondant à un édifice de 10 étages.

Une passerelle (Cliff Walk), suspendue dans le vide, vous permet d'admirer la beauté du canyon.

A éviter pour ceux qui ont la peur des hauteurs ou qui ont des vertiges...

https://youtu.be/kiUvAs9MRO0

Grouse Mountain Park

Connu à la fois comme un centre de villégiature et une attraction, Grouse Mountain est un endroit très populaire à Vancouver. Il n'y a pas de meilleure vue de la rive nord de Vancouver et de la ville de Vancouver que celle que vous verrez du Grouse Mountain Skyride, un téléphérique qui transporte les visiteurs tout au haut de cette montagne.

Au sommet, il y a un immense chalet avec terrasse. Dans ce bâtiment, on y retrouve une variété de restaurants, de boutiques, un centre d'information et plus encore.

· Bear Discovery

A notre arrivée, nous nous sommes dirigés vers le sanctuaire abritant depuis 2001 deux ours grizzly orphelins Grinder et Coola. Coola a été capturé lorsque sa mère a été frappée par un camion. Quant à Grinder, il a été retrouvé seul dans un état lamentable sur le bord d'une route.

Il est plaisant de voir de près ces deux ours se déplacer dans leur habitat naturel. Ils sont très enjoués et nous avons pu les apercevoir en train de se chamailler. Il y avait encore de la neige à certains endroits et un de ceux-ci s'est mis à dévaler la petite côte sur le dos après avoir disputé un loyal combat.

A cet endroit, il y a un petit restaurant avec terrasse offrant des sandwiches et des breuvages. On peut s'asseoir sur la terrasse et, tout en grignotant, observer les ours se balader tout près de nous.

https://youtu.be/TvLsGvS6E3U

· Birds in Motion

Nous avons assisté au spectacle d'oiseaux de proie. C'est vraiment divertissant. Plusieurs oiseaux de proie en liberté nous sont présentés et de l'information nous est donnée sur chacun d'entre eux.

Il y a même un faucon pélerin qui tente d'attraper en plein vol une proie attachée à un lasso que fait tournoyer une jeune demoiselle. C'est incroyable la vitesse que peut atteindre cet oiseau de proie.

https://youtu.be/ECIhLOFGuvw

· Lumberjack Show

Il s'agit d'un spectacle de bucherons d'une durée de 45 minutes présenté trois fois par jour. Les hommes démontrent leurs habilités dans différentes activités: monter dans un arbre de 60 pieds de hauteur en un temps record, le lancer de la hache, le godendard, équilibre sur billots flottants etc.

· The Eye of the Wind

C'est la seule éolienne au monde qui vous permet de vous tenir sur une plate-forme de verre transparent au sommet de sa tour. Il y a des frais additionnels de 19,95 $ pour y accéder.

Mon conjoint me demande si je désire y aller. Je regarde la forme de la tour et je remarque que celle-ci n'est pas très large. Étant de nature un tantinet claustrophobe, j'analyse la situation. Je me demande s'il y a des marches pour accéder au sommet...

Et si nous demeurons pris dans l'ascenseur, on s'en sort comment? Avant que le technicien arrive au haut de cette montagne, j'aurai le temps de perdre tous mes moyens... Je fais part de mes ressentiments à mon conjoint et il me répond " Ben voyons donc, ça ne tombera pas en panne".

D'accord! Je le suis d'un pas hésitant et nous nous présentons à l'accueil pour payer les frais d'entrée. La préposée nous répond que cette activité est reportée car l'ascenseur est en panne et qu'un technicien devait se pointer le bout du nez pour le réparer.

Morale de cette histoire: Vous, chères dames, écoutez votre intuition féminine! Elle vous trompe rarement! :)))

· Mountain Ziplines

Un circuit de cinq segments qui vous amène à travers les pics et les canyons des montagnes Grouse et Dam. Cette activité dure en moyenne deux heures et vous pouvez vous y inscrire seul ou en groupe. Il y a des frais additionnels pour cette activité.

· Peak Chairlift Ride

Il est possible également de prendre un second téléphérique ($) qui vous amène à un niveau supérieur de la montagne. La vue panoramique que nous avons de Vancouver et de l'océan Pacifique est spectaculaire.

· Guided Eco walks

Une visite guidée de 45 minutes est offerte quatre fois par jour. Vous pouvez en apprendre un peu plus sur la flore, la faune et la géologie de Grouse Mountain.

Voici un aperçu de toutes les activités qui sont offertes à Grouse Mountain.

https://youtu.be/m9d9EhHzR9k

FlyOverCanada

Après avoir visité Grouse Mountain Park, nous sommes revenus à Place Canada. Nous avons décidé de tenter l'expérience de FlyOverCanada.

Préparez pour le vol de votre vie! FlyOver Canada intègre une technologie incroyable qui nous permet de voyager d'un océan à l'autre à travers le Canada. Les effets spéciaux comme le vent, le brouillard et les parfums se combinent pour créer une expérience inoubliable.

Nous plongeons dans de profondes vallées où coulent des rivières sauvages. Nous sentons le vent dans nos cheveux lorsque nous survolons de magnifiques prairies .

C'est une activité que je vous conseille sans aucune hésitation. Nous avons tellement adoré que nous y serions retourné maintes et maintes fois. Le coût pour cette activité lors de notre passage était de 19,95 $ par personne.

Voici l'adresse de leur site internet: www.flyovercanada.com/ .

Seawall

Le jour suivant, nous nous sommes procurés une passe de deux jours au coût de 45 $ qui nous permet d'utiliser le Trolley à volonté (Hop-On, Hop-Off). C'est une excellente façon de découvrir les différents attraits touristiques de la région car le trajet propose 34 arrêts dans les endroits les plus populaires tels que Stanley Park, Chinatown, Gastown, Yaletown, Granville Island, etc.

Nous nous sommes rendus à Stanley Park en Trolley et sommes descendus à l'arrêt tout près de Totem Poles. A cet endroit, on y retrouve plusieurs totems Ce sont de belles créations multicolores qui nous permettent de nous plonger dans l'univers des Premières Nations. C'est une attraction touristique très importante. L'accès y est gratuit.

Nous avions l'intention de louer une bicyclette pour nous déplacer sur la promenade (Seawall) qui faire le tour de Stanley Park, un parc urbain de 405 hectares qui comprend également un aquarium, de grands jardins, plusieurs parcs d'amusement, des restaurants, de belles grandes piscines et surtout une multitude de plages. Cependant, comme je m'étais blessée à l'épaule lors de notre croisière la semaine précédente, c'est plutôt à pied que nous nous y sommes aventurés.

Le Seawall est une magnifique piste cyclable et piétonne de 22 km au bord de l'océan Pacifique, dont 8.8 km autour de Stanley Park . Peu importe l'endroit où l'on se trouve sur ce parcours, le panorama est tout simplement magnifique.

Donc, nous avons débuté notre promenade à partir de Totem Poles. De cet endroit, il est possible d'admirer une multitude de bateaux amarrés dans la marina et observer plusieurs canards qui se déplacent sur l'eau avec leurs petits rejetons. Nous avons également une magnifique vue du centre-ville de Vancouver.

Nous avons poursuivi notre route en direction du pont Lions Gate qui relie les municipalités de Vancouver et Vancouver Ouest. Nous passons en-dessous de celui-ci lors de notre promenade. Ce pont constitue un symbole pour la ville de Vancouver.

Nous avons pris un petit sentier en pente raide dans les bois pour nous rendre jusqu'à Prospect Point, le point le plus haut de Stanley Park pour avoir une superbe vue de ce pont ainsi que de la région de Vancouver Ouest.

Sur notre chemin, nous avons pu admirer la statue "Girl in a wetsuit". Cette sculpture, sise sur un rocher dans l'océan, représente une femme portant un wetsuit, un masque de plongée sur sa tête ainsi que des palmes à ses pieds.

https://youtu.be/dsvSEXomHZQ

Sur l'heure du dîner, nous nous sommes arrêtés à un petit restaurant dont la terrasse surplombe la plage "Third Beach". Cette plage est propice à la baignade, pour faire des pique-nique ou tout simplement admirer les couchers de soleil.

Après le repas, nous avons poursuivi notre route vers la plage "Second Beach. Il s'agit d'une plage fréquentée par les familles. On y retrouve également une belle grande piscine extérieure et des terrains de tennis. Nous avons repris notre marche en direction d'English Bay Beach. C'est la plage la plus et une aire de jeux pour les enfants. Dans cette région du parc, il y a même un terrain de golf fréquentée du centre-ville de Vancouver. On y fait la location de canots et il y a plusieurs terrains de volleyball installés sur la plage. De plus, on y retrouve une multitude de restaurants et des boutiques.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers Sunset Beach, une plage plus tranquille située dans le West End. Cette plage fait face à False Creek.

Lorsque nous avons acheté notre passe de deux jours pour le Trolley, nous avions également reçu chacun un billet nous permettant d'utiliser le ferry. Nous avons donc pris le ferry, près de Sunset Beach, pour nous rendre de l'autre côté de la rive, non loin de Vanier Park dans la région de Kitsilano.

De cet endroit, nous avons une magnifique vue du centre-ville de Vancouver ainsi que de Stanley Park.

Nous nous sommes rendus jusqu'à la piscine publique de Kitsilano. Tout simplement WOW! C'est une belle grande piscine d'eau salée au bord de l'océan Pacifique et la vue du centre-ville de Vancouver et de la chaîne de montagnes est tout simplement incroyable!

Nous avons repris la route en direction de Granville Island. Sur notre chemin, nous avons pu admirer de luxueux bateaux amarrés dans la marina (Burrard Civic Marina).

https://youtu.be/h3Z31T_E6H4

Granville Island regorge de restaurants, de théâtres, de galeries d’art, d’ateliers, de boutiques spécialisées, de cafés et abrite un marché de produits frais tout à fait spectaculaire.

Au Kids Market, il y a tout ce qu'il faut pour amuser les petits comme les grands. Le marché offre un immense terrain de jeux intérieur appelé Adventure Zone, de la magie, des jongleurs, des tortues vivantes, des cadeaux de fête, un parc aquatique et bien plus encore.

Après avoir visité Granville Island, nous avons continué notre route, toujours sur le sentier du Seawall et nous sommes retournés à notre hôtel. Finalement, au total, nous avons marché une vingtaine de kilomètres. Ça use les souliers et ça crée des ampoules aux pieds!!!

https://youtu.be/FeMzEbLUFd4

Aquarium

Le lendemain matin, nous avons repris le Trolley pour nous rendre à Stanley Park afin de visiter l'aquarium qui est d'ailleurs le plus important au pays. Nous avons assisté à des spectacles de bélugas, otaries, dauphins, baleines, etc. Nous avons pu observer les pingouins.

Le site est très bien entretenu. Les aquariums présentant des milliers d'espèces de la vie marine sont également très propres.

Nous avons également accès au cinéma 4D, une aventure avec des effets sensoriels tels que le vent, le brouillard, les senteurs, etc.

https://youtu.be/3dq3-i0Y3s8

https://youtu.be/6Wj9E-ymqkc

Chinatown

Une fois la visite de l'aquarium terminée, nous avons repris le Trolley pour nous rendre dans le quartier chinois, le plus grand quartier asiatique au Canada. Vous ne pouvez pas le manquer. Le Chinatown Millenium Gate, à l'entrée du quartier, nous indique clairement le chemin.

Nous étions en fin d'après-midi et nous avons débuté par la visite du Dr. SunYat-Set Park, un beau jardin chinois. Le site est petit mais c'est réellement un oasis de paix.

Nous avons fait quelques pas dans les rues avoisinantes et avons repris le trolley en direction de Gastown.

https://youtu.be/j--FYg9b2fI

Gastown

Gastown est l'un des quartier historiques de Vancouver. Le quartier se distingue par ses sols pavés et son architecture dominée par la brique rouge.

Une des plus célèbres attractions de Vancouver s'y trouve, soit une horloge à vapeur. A chaque heure, plusieurs personnes s'attroupent afin d'assister à son souffle musical de vapeur.

https://youtu.be/R-VyaoiaLVU

TRANSPORT VERS L'AÉROPORT

A la fin de notre séjour, nous avons pris le train pour nous rendre à l'aéroport. A cet effet, Canada Line offre un service rapide de liaison entre le centre-ville et l'aéroport. On retrouve plusieurs stations dans le centre-ville de Vancouver.

Le trajet en train du centre-ville vers l'aéroport est d'une durée de vingt-cinq minutes et il y a des départs aux quatre minutes. Le coût est de 8, 25 $ CAD.

CONCLUSION

Vancouver est décidément l'une des villes les plus vertes que nous ayons eu l'occasion de visiter. Impossible de s'y ennuyer. On y retrouve plusieurs musées et galeries d'arts, des restaurants de grande renommée, plusieurs boutiques, bars et discothèques.

De plus, on retrouve, à proximité du centre-ville, de magnifiques parcs et de superbes plages.

Vancouver offre sans contredit un milieu de vie très agréable.

P.S. Veuillez noter que le coût des activités peut avoir changé.
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GE
Geoffroy777 9 years ago
Road trip avec 2 enfants (2 et 3 ans) dans le Nord-Est américain / canadien
Bonjour,

Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.

En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).

Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)

Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.

Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(

A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.

La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.

Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).

Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
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GG
GGaillard 9 years ago · Alol
De l'avantage ou non de voyager au Canada fin septembre
En l'occurence notre tour du Nouveau-Brunswick du 19 au 28 septembre 2017 à partir et au retour à Montréal par la rive droite du Saint-Laurent.

J'y aborderai en détail avantages et désagréments de ce voyage-ci en plein automne lumineux et frais (pendant que la canicule sévissait à Montréal et à laquelle nous avons échappé). Avantages : - La variété des paysages du Nouveau-Brunswick entre villes, nature mer et terre, - L'entrée dans belle saison des Couleurs (égale depuis trois ans), - La tranquillité dans une période moins fréquentée que la saison d'été.

Inconvénients : - Les sites touristiques aux horaires réduits ou carrément fermés, - Les travaux routiers avant la saison hivernale, - La qualité moindre des offres commerciales des restaurants et hôtels/motels.

Je donnerai également le détail précis et illustré d'un parcours de plus de 3200 km sur 9 jours entre bas Saint-Laurent, Nouveau-Brunswick (fleuve Saint-Jean, baie de Fundy, côte acadienne), puis retour au fleuve par un peu de Gaspésie du sud. Matériel embarqué et type de véhicule loué et à qui. Météo totale également. Motel John Gyles à Woodstock À suivre...
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HY
Hyro 9 years ago · Heckenland
Mon carnet de voyage de Vancouver jusqu'à San Francisco
Bonsoir à tous !

Ce soir j'ai décidé de partager avec vous les souvenirs de mon voyage sur la côte Pacifique du Canada et Etats-Unis effectué en juillet/août 2017 ! Mon carnet de voyage reste "modeste", mais je souhaite tout de même partager avec vous les bons souvenirs, ce que je recommande, ce que je déconseille... et aussi un petit mémo personnel, à chaud ! J'ai peur d'oublier trop de choses si je tarde à écrire ce récit.

Il y a à peine un mois de cela, je me pointais sur le forum pour annoncer que je partais dans...une semaine. Oui, oui, un voyage que je qualifierais de "grosse dernière minute". Mais ce n'est pas pour autant qu'il a été raté, loin de là. Même s'il y a eu quelques erreurs qui auraient pu être évitées, mais bon...disons que cela reste normal, du moins, je crois.

J'ai donc réservé le 20 juillet dernier, pour un départ le 27 de Paris jusqu'à Vancouver. Retour prévu le 14 août au départ de San Francisco. A ce moment, je n'avais absolument rien d'autre de réservé : ni hôtel, ni voiture, ni excursion. J'ai réservé mes hébergements dans les jours suivants pour les grandes villes (SF, Seattle, Vancouver...). J'avais également effectué deux préservations pour les voitures : une au Canada, une aux Etats-Unis.

Départ le 27 juillet : J'avais prévu de prendre la route depuis la Bretagne à 3H, pour un avion à 12H... Le timing et le battement auraient été largement suffisants, mais finalement, comme je ne dormais pas ..je suis parti à 1H. 5H30 à Paris, 6H20 à Roissy. Je laisse la voiture dans un parking à 12km que j'avais réservé la veille : Parkingpascher. Je recommande. Très content de leurs services. Vol retardé de 2H. J'ai finalement beaucoup regretté d'être parti si tôt de chez moi.

J'arrive donc vers 15H à Vancouver. Nous sommes toujours le 27 juillet en heure locale. Mon "hébergement" était situé à Burnaby, au métro "Metrotown". J'ai du marcher environ 30/40minutes avant de trouver la bonne adresse. J'en ai chié, j'étais crevé avec ma valise et tout mon matériel... Mais j'ai fini par arriver ! Je ne m'attendais pas à ce type d'hébergement, au début ca surprend mais on finit par s'y faire ! C'était trop propre et très correct.

De mémoire je crois que je suis parti me doucher, je me suis allongé 5min sur le lit, et me suis réveillé 12H après le lendemain... J'étais crevé et était réveillé depuis presque 48H.

Vendredi 28/07 : Réveil dans un petit quartier résidentiel. Départ 7H30 pour arpenter les rues de Vancouver !



Tout comme pour une grande globalité du voyage, je n'avais quasi rien envisagé ni préparé de mes visites, mais cela ne m'a pas empêché de découvrir des merveilles ! J'arrive dans le downtown "Waterfront", je décide de commencer à remonter les rues... Je marche autour des building pendant quelques dizaines de minutes, puis je finis par me rendre en direction de Chinatown (j'avais du trouver un plan entre temps, je crois)

Visite du jardin du Dr...Yun see ? J'ai oublié le nom 😄 C'est très joli, mais... on n'y reste pas des heures ! Oui, vous remarquerez que je n'aime pas trop m'attarder à un endroit une fois que c'est "vu".



J'ai faim ! Il faut que je trouve un endroit où manger quelque chose de consistant et bon, car je n'ai pas mangé depuis près de 24H. J'ai dégusté un très bon petit breakfast, au milieu d'un brouhaha mais dans une atmosphère qui me plaisait plutôt bien. Je ne me souviens plus de l'emplacement, mais c'était en retournant en direction de Waterfront, et ce juste avant la fameuse rue touristique qui remonte ... Vous me compléterez sans doute !

Retour vers Waterfront aux alentours de midi. Seabus en direction de North Vancouver ! Très belle petite balade.



Découverte du marché couvert. Atmosphère très agréable, tout est vraiment superbe et donne envie. Passage par un stand information center. Je me rends ensuite 2 blocs plus haut que le marché, car je dois trouver une banque pour retirer de l'argent.

Retour au marché après un passage dans les rues de North Vancouver (qui donnent une vue magnifique sur Vancouver) J'ai ensuite pris le bus en direction de Capilano Suspension bridge park. La route jusque là est superbe... On passe dans des quartiers résidentiels tout simplement MAGNIFIQUE ! J'adore.

Arrivée au parc. Naïvement, je n'avais même pas émis l'hypothèse que le parc puisse être payant...mais il l'était bien... 40$ ou 38 de mémoire, ca m'a fait mal quand même. Mon budget ayant littéralement explosé sur ce voyage, mais bon, passons.

L'environnement est magique et typique. Peut être trop de touristes à mon goût. L'impression de tomber dans un mini disneyland. Plus tard dans mon voyage, j'ai rencontré des gens qui étaient au parc el même jour que moi et qui, eux, ont adoré... Moi j'ai bien aimé, mais pas forcément plus. Faire la queue 45min pour passer sur le pont, m'ouais... Bon. Ca faisait partie du folklore. J'avoue quand même que c'était magnifique !

Retour en bus à l'embarcadère du SeaBus. Il est bien 17H, 17H30 pour alors.

De Waterfront, je remonte quelques blocs pour prendre un bus et foncer tout droit à Stanley Park. Havre de paix sublime, calme et parfait pour s'abriter de la chaleur en fin de journée.

Je déambule dans le parc pendant 2H...je profite. Et je regrette aussi à ce moment d'avoir laissé mon drone dans ma valise; uniquement pour ce moment, mais me rappelle aussi qu'il aurait pénible de le trainer toute la journée. C'est comme ça.

Je choisis de rentrer à Burnaby en bus plutôt qu'en train... Cela m'a permis d'observer la ville. Trajet de plus d'une heure mais c'était sympa. Je rentre vers 21H. (après être parti à 7H30, ca fait une sacrée journée)

Je rentre dans ma chambre le soir, où je réserve le trajet pour le lendemain jusqu'à Victoria. Je réserve un bus qui comprend le trajet+le ferry. Je ne me souviens plus de la compagnie.

Il faisait très chaud, et je trouve que c'était une bonne journée de découverte à Vancouver, je pense qu'il y avait d'avantage de choses à voir dans cette ville, mais ... j'avais fait le choix à l'avance de ne pas y rester plus longtemps. J'aurais peut etre du y consacrer une autre journée, mais guère plus.

La suite de mon récit bientôt !
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LO
Loulouforum 9 years ago · Infirmière13
Carnet de voyage au Canada (Ontario/Québec) en août 2014
Bonjour à tous,

Avec beaucoup de retard, je me lance dans le carnet de voyage pour notre séjour dans l'est Canadien en aout 2014. Le Forum m'avait été d'une grande aide pour déterminer les différentes étapes, j'espère que je pourrai contribuer également pour les prochains voyageurs ;) Nous avons voyagé à 4 avec 2 enfants de 7 et 9 ans, pendant 22 jours. Il s'agissait de leur 1er voyage. Ça restera un grand souvenir pour toute la famille. circuit assez classique je crois: arrivée à toronto niagara kingston/1000 iles ottawa parc de la mauricie lac st jean/st félicien ste rose du nord tadoussac charlevoix québec montréal

Pas très original, mais peu de regrets. :) sauf celui de ne pas avoir été en gaspésie, mais ca aurait été trop ambitieux : En 22 jours, clairement, c'était difficile d'en ajouter sans avoir à courir. Ça fait 2300km de trajet: pas excessif si on ramène ça au nombre de km par jour, mais les enfants ont fini sur les genoux...

nous avons loué une voiture que nous avons gardé tout le séjour (trouvé via authentikcanada à un prix raisonnable), de taille type Megane: clairement, il ne fallait pas plus petit pour se trimbaler les valises pendant tout le séjour! Nous avons loué la plupart de nos hôtels via booking, sauf 2 ou 3 gites trouvés sur ce forum même... ;)

allez hop, c'est parti pour le détail!
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MI
Mimimicha 9 years ago · Coulonneux42
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014
Bonjour à tous ! C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !). Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous ! Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours. - Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs : 1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie), 2) Un pow wow en Ontario, 3) Les Chutes du Niagara. Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉 - Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé. - Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ? -Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.

Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
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GR
Grisemote 9 years ago · Diamina
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie)
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
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CO
Copeled 9 years ago · Lescaribous
Road trip de la côte est jusqu'au Saint-Laurent en juillet 2017
Et voilà, c'est reparti pour un beau voyage en famille ! Après les parcs de l'Ouest Américain, San Francisco et Los Angeles en 2014, l'Espagne du nord au sud en 2015 et l'Europe de l'Est (jusqu'à Auschwitz avec la Bavière, Budapest, Bratislava, Prague, Berlin, Amsterdam, Bruxelles) en 2016, on retourne aux USA cette année. J'ai désormais pris l'habitude de tout organiser moi-même à partir des guides et des discussions sur le forum. Voici donc notre projet finalisé.

3 800 km en 26 jours : 2 pays traversés, 3 Etats américains (New-York, Pennsylvanie et Massachusetts) et 2 provinces canadiennes (Ontario et Québec). Vous trouverez les kilométrages et durées de trajets indiqués par Googlemap (quand c'est entre parenthèses, c'est que c'est à pied car nous ne nous déplacerons en voiture qu'entre les villes) et en italique, les hôtels réservés sur Booking. J'ai détaillé au maximum pour recevoir d'éventuels critiques ou conseils avant le départ et pour donner mes conclusions au retour ; ce qui pourra alors peut-être aider à élaborer des projets pour d'autres.

Jour 1, 08/07/17 : Départ de Paris (19h35) pour New-York (21h45) – Carteret, 53,5 km, 1h XL airways Récupération de la voiture CHEZ Budget rental car. Départ immédiat pour Carteret, Hotel Executive Suites. Jour 2, 09/07/17 : Carteret – Washington, 340 km, 3h30 Best Western Iwo Jima. A pied : US Marine Corps War Memorial (900 m, 12 min) cimetière d’Arlington (boucle de 4,6 km, 1h, ouvert de 8h à 19h, Welcome center, The Memorial Amphitheater, tombe de JFK, tombe du soldat inconnu, relève de la garde aux heures et demi-heures dans l’amphithéâtre) Lincoln Memorial (1,7 km, 24 min) Vietnam Veterans Memorial (270 m, 4 min) Albert Einstein Memorial (270 m, 3 min) World War II Memorial (900 m, 11 min) Washington Monument (500 m, 6 min, fermé au public jusqu'en 2019) Martin Luther King Memorial (1 km, 13 min) Retour à l'hôtel (5,4 km, 1h12) Jour 3, 10/07/17 : Washington Prendre une Smartrip card à la station Rosslyn Metro. Pentagon Metro L'Enfant Plaza Metro Musée de l'air et de l'espace (350 m, 4 min, pendant 3h) Capitol et bibliothèque du Congrès (réservé à 14h30 pendant 2h) Smithonian Castle (600 m, 8 min) The White House (1,3 km, 17 min) Metro Center Station - Union Station Union Station - Metro Center Station - Rosslyn Jour 4, 11/07/17 : Washington - Altoona, 285 km, 3h – Clearfield, 83 km, 1h Railroad Memorial museum, (Combo Package) + Horseshoe Curve Clearfield Super 8 Jour 5, 12/07/17 : Clearfield - Niagara Falls, 292 km, 3h30 par Tonowanda et Rainbow Bridge Côté américain, se garer sur le parking du Seneca Casino gratuit (chutes à 10 min à pied), Cave of the winds, sur Goat Island, dans Niagara Reservation State Park Terrapin Point, gratuit, au-dessus de Cave of the Winds Passer la douane sur Rainbow Bridge Feux d'artifice le soir sur les chutes Coté canadien, Table rock, gratuit Sunset Inn Jour 6, 13/07/17 : Niagara Falls - Toronto, 130 km, 1h50 Le matin Hornblower Cruises réservé à 8h30 Passer par Niagara-on-the-Lake Pembroke suites Jour 7, 14/07/17 : Toronto - Gananoque, 282 km, 3h Howard Johnson Gananoque croisière dans les Mille-Îles avec GANANOQUE BOAT LINE, 2h30 Jour 8, 15/07/17 : Gananoque - Montréal, 257 km, 2h33 Hotel Elegant Biodôme ? Biosphère ? Festival Montréal complètement cirque avec spectacles gratuits places Emilie Gamelin (5 min), rue Saint Denis Jour 9, 16/07/17 : Montréal vieux Montréal, rue Saint-Paul, le vieux port, Basilique Notre-Dame, underground city, Mont Royal Jour 10, 17/07/17 : Montréal - Québec en passant par Les Trois Rivières, 266 km, 3h Le manoir des remparts Le vieux Québec avec la basilique cathédrale de Québec (5 min), la Terrasse Dufferin et le château de Frontenac (2 min), Jour 11, 18/07/17 : Québec Le parc des champs de batailles, la ville haute Jour 12, 19/07/17 : Québec Chutes Montmorency, 13 km, 20 min, Parc Jacques Cartier Jour 13, 20/07/17 : Québec - Chambord, 241 km, 2h35 Auberge de la gare Jour 14, 21/07/17 : Chambord - Le zoo de Saint Félicien, 51 km, 45 min Forfait « Au pays des Caribous » de 10h le jour 1 à 13 h le jour 2 Jour 15, 22/07/16 : Le zoo de Saint Félicien - Anse Saint-Jean, 213 km, 2h40, Parc national du Fjord de Saguenay Auberge des Cévennes Jour 16, 23/07/17 : Anse Saint-Jean - Grandes-Bergeronnes, 137 km, 2h05 Arrêt à Tadoussac avec promenade sur le sentier de la Pointe de l’Islet Motel Studio la Croisière Jour 17, 24/07/17 : Grandes-Bergeronnes Les Escoumins, la réserve Essepit « Mer et Monde », croisière baleines 2h30 en zodiac, départ 9h Jour 18, 25/07/17 : Grandes-Bergeronnes - Magog, 492 km, 5h43 Motel de la Pente douce Jour 19, 26/07/17 : Magog - Boston, 406 km, 4h05 Charles River Inn Harvard University, MIT Jour 20, 27/07/17 : Boston Beacon Hill, Mount Vernon Street, Louisburg Square, Quincy Market, Freedom Trail Jour 21, 28/07/17 : Boston - New-York (par Fairfield et Greenwich), 335 km, 4h Rendre la voiture dans Manhattan Newton Hotel Broadway – Metropolitan Opera (2,7 km, 35 min) – Columbus Circle (600 m, 8 min) – Carnegie Hall (500 m, 5 min) – HOPE (7th / w 53 st, 300 m, 5 min) et Broadway Theater (100 m, 1 min) - Moma gratuit jusqu'à 21h (500 m, 5 min) - LOVE (6th avenue / W 55th st, 3 min, 300 m) Jour 22, 29/07/17 : New York Hell's kitchen - Top of the Rock (Prendre le NY city Pass)- Cathédrale St Patrick – Waldorf Astoria Hotel – Chrysler Building – ONU (ONE UN) - Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade Comédie musicale The Lion King au Minskoff Theater Jour 23, 30/07/17 : New York Prendre métro 79th - Descendre W 116th st à Harlem - Bethel Gospel Assembly (43 min à pied) - Madison avenue puis à gauche dans W 130st pour brownstone houses - Appolo Theater (16 min) - Barnard College et Columbia University - St John the Divine - Street People Garden et Peace Fountain de Greg Watt - North Meadow Baseball Field 3 dans Central Park - Jacqueline Kennedy Reservoir - American Museum of Natural History (jusqu'à 17h45 NY City pass) Jour 24, 31/07/17 : New-York Time Square - Empire State Building (NY City pass) - Central Park et Loeb boathouse - MET (NY City pass jusqu'à 21h) – repos dans Central Park - retourner à l'Empire (forfait NYC pass) et revenir par Time Square Jour 25, 01/08/17 : New-York Ferry Statue Cruise (si possible y être à 8h Liberty Island et Elis Island, NYC pass) – Charging Bull (Bowling green Park) et Financial District (Wall street) – Brooklyn Bridge et photos de la skyline Brooklyn Height Promenade - Chinatown – Little Italy A voir : Battery Park and the Sphere The American Merchant Mariners' Memorial Jour 26, 02/08/17 : New-York (23h55) - Paris (13h) Laisser les bagages à l'hôtel pour la journée Tavern on the Green (Central Park) - Hell’s Kitchen – The High Line - caserne Ghostbuster (Ghostbuster firestation) – 9/11 Memorial et Ground Zero -Shopping Arrivée Charles de Gaulle le 03/08
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TA
Tandunreve 9 years ago · Tala1958
15 jours de canoë/tandem en Alaska: Au Pays des Rêves
Bonjour à tous,

Nous tenons à partager avec vous notre expérience sur la Yukon River, entre Canada et Alaska, en canoë, notre tandem à bord, en Août 2016. Ca fait déjà quelques mois mais l'Alaska nous manque déjà, peut-être parce que nous avons plus de mal avec le monde et la chaleur d'Asie du Sud-Est où nous sommes actuellement!

Le voyage, la découverte, ça nous apprend des choses… Quoi? Nous ne savons pas, et puis ce n’est pas le moment d’y réfléchir, nous n’en avons pas l’envie, on compte les bouses à la fin de la foire, y paraît…

Ce que nous avons compris, c’est que c’est à nous d’écrire notre vie. Pas d’a priori, pas de honte, pas de crainte, plus de barrière, tout est possible si on s’en donne les moyens… Donc profitons-en!

Nous, nous revenons d’une aventure de 15 jours au Pays des Rêves… Ca vous intéresse? Munissez-vous juste d’une boite d’allumettes et d’une hache!

Dawson City, le pays de l’or ou des trésors cachés!

Déjà 3 jours que nous scrutons, observons, fouinons, questionnons à la recherche de notre trésor. Nous finirons par le dégoter avec l’aide de Colm (un gars qui ne parle pas beaucoup, mais le peu qu’il dit, c’est pas des conneries!). Nous le trouvons enfin entre les herbes, sur le dos, il n’attire pas vraiment l’attention mais bon, il devrait faire l’affaire…

Bon, on va prendre le jaune!

Nous, on s’affaire (oui, 2 fois mais on fait ce qu’on veut!)! Nous le retournons, lui passons un coup de gant pour lui redonner la couleur de ses 20 ans (nous ne pourrons pas faire mieux que 20). Un petit bout de corde à l’avant pour l’amarrer, la même à l’arrière, on ne sait jamais! Une éponge, un vieux bidon pour écoper, nous voilà fin prêts pour essayer notre canoë!

Nous chargeons tout: 4 grosses sacoches, la remorque, Théolou, en se contorsionnant, nous arrivons même à monter tous les 2 dedans! Colm nous lâche un léger sourire… essai validé, ya plus qu’à payer!

Le grand départ

Après une bonne nuit de sommeil, sous la tente, sous la pluie à éponger le matelas, nous voilà fin prêts pour descendre une partie de la Yukon River. Environ 450km qui devrait nous prendre une dizaine de jours et nous faire passer une frontière, celle de l’Alaska.

Les premiers coups de pagaie se font tout en douceur, nous testons stabilité et maniabilité de notre canoë et ses 300kg de chargement, nous attrapons la canne à pêche en pagayant, tout est bon! Nous glissons vers l’immensité de l’Alaska, de ses forêts aux mille couleurs, sa toundra impénétrable (et pour cause on a essayé), de cette nature incontrôlable, de cette vie sauvage qui nous met la boule au ventre quand nous posons un pied à terre…

Oh hisse!

Le Canoë c’est génial!

C’est génial car nous pouvons trimballer une bonne dose de confort supplémentaire avec nous (Théolou, notre tandem, n’accepte pas les kilos de confort superflus). A savoir:

– une bâche supplémentaire de 6mX5 pour se mettre à l’abri

– une hache pour se faire un feu de trappeur en toute circonstance

– une grille avec pied pour faire chauffer 2 casseroles à la fois

– une canne à pêche pour s’occuper (pour manger, nous faisons comme tout le monde, supermarché!)

– des kilos de fruits et légumes et boites de conserves

– une dizaine de litres d’eau potable filtrée que nous stockons constamment avec nous

Bon OK, on est un peu chargés…

Notre rythme en canoë est différent, nous réapprenons le voyage… Le temps pour monter et lever le bivouac est plus long, les journées défilent lentement, au rythme des coups de pagaie. Nous nous laissons surprendre à observer pendant des heures les nuages qui d’un côté, forment des strates régulières, tandis que de l’autre, les cumulonimbus se chargent, s’assombrissent pour finir par se déverser sur les sommets environnants. Le soir, quand nous avons la chance d’apercevoir le soleil, il illumine de mille couleurs tout ce qui est sur notre passage. La toundra deviendrait presque clémente et accessible… Se laissant porter par le crépitement du feu, nous avons l’impression de voyager au côté d’Alice. Quel pays merveilleux…

Les cabanes des bois

A notre grande surprise, nous apprenons que la rivière est jalonnée de 4 ou 5 cabanes de trappeurs. On nous donne minutieusement les points GPS. Merci, mais nous, on se dirige uniquement à la carte papier 1/400 000 et à l’instinct!! Bastien (qui a sans doute construit des cabanes dans tous les bois de St-Césaire!) met un point d’honneur à les retrouver toutes, une à une.

Un vrai Paradis…

Certaines sont compliquées à débusquer, mais quand il se met dans la peau d’un trappeur des années 1950, il revient toujours avec quelques trous en plus sur son pantalon, des griffures plein les bras, des boutons de moustiques plein le visage (il avait qu’à prendre le temps de mettre la moustiquaire) mais jamais bredouille.

C’est comme ça que nous passons 5 nuits dans l’odeur entêtante du bois de Spruce et la poussière dense mais toute relative, face à la chaleur rustique que nous apporte ces cabanes de bois massif. Ces camps de base nous permettent de découvrir plus profondément la vie sauvage environnante. Nous verrons un élan et son petit, des aigles survolant la rivière, des canards chassés par des ragondins, un hibou, des centaines d’écureuils, des traces de puma… Un soir, alors que Bastien répare le canoë à coup de chambre à air et de boite de conserve (et oui, on ne l’a pas payé bien cher!), nous surprenons un ours en pleine séance de natation, 400m de traversée dans le courant de la Yukon River… Pas mal!

Avec la lune se lèvent…

Après 8 jours passés sur la rivière, il serait peut-être temps de lever les yeux! Depuis une quinzaine de jours, nous avons enfin le droit, entre minuit et 3h du mat’, à un peu de nuit noire.

Entre 2 coups de pagaie, dans un silence de début d’après-midi, Alexine dit:

« Aurore, c’est pas le lever du jour? »

« Boréal, ça veut dire Nord, non? » Silence…

A partir de ce moment-là, nous décidons de nous lever toutes les nuits vers 00h30. La première nuit, rien, la deuxième, un peu trop nuageux, nous retournons, (ou restons!) au Pays des Rêves.

La troisième nuit, le temps paraît clair, on s’équipe, une doudoune, une bombe anti-moustiques. Nous marchons un peu pour se mettre dans un endroit dégagé, mais voilà qu’Alexine est déjà envoutée par le ciel. Bastien n’y croit pas: « Tu déconnes, c’est un nuage! ».

Pendant près de 30 minutes, nous avons droit à un balai extraordinaire. Une parabole se dessine, on pourrait la confondre avec un simple nuage, mais voila qu’elle devient luminescente, l’intensité varie au fur et à mesure de sa progression dans le ciel, elle se déplace afin d’embellir une partie de la nuit noire au dessus de nos têtes. Nous fixons ce voile qui se déplace. Ce pourrait juste être la lumière Tungstene d’un néon, mais non, nous sommes bel et bien en train d’admirer notre première Aurore Boréale.

La couleur et l’intensité n’était certes pas celle que l’on a tous en tête, mais nous pouvons vous assurer que ce phénomène naturel vous apporte quand même son lot de frissons…

Encore un Bivouac inoubliable…

Et non, pas de photo de l’Aurore Boréale…

Incroyable mais vrai!

Déjà 12 jours, il est temps pour nous de remettre pied à terre à Circle, village d’une centaine d’habitants, été comme hiver (quoique l’été, nous ne sommes pas bien sûrs qu’ils en aient!). Dernière étape, revendre le canoë. Ca s’annonce compliqué, bien que nous ayons pris contact avec plusieurs agences de location susceptibles de le racheter, mais ici pas de téléphone et encore moins Internet. Bon, tant pis, on verra ça plus tard, en tous cas nous allons essayer de se ravitailler dans le boui-boui qui sert d’épicerie, de bar, de magasin de bricolage, en gros le dépanneur.

Le rêve continue, en moins de 2 minutes, la propriétaire nous tend 2 billets, sans même l’avoir vu « Je viens de prendre une décision, amenez-le derrière quand vous voulez! »! Bon OK nous avons de la chance, mais y parait que la chance ne sourit pas à ceux qui lui font la gueule (c’est pas de nous mais on aurait bien aimé l’écrire!).

Il est temps pour nous de continuer avec Théolou, un léger pincement au cœur (pourtant nous ne sommes pas vraiment matérialistes!), pour reprendre la route, celle qui des fois nous fait pleurer de joie, hurler de colère, rire aux éclats, tomber, transpirer de peur, celle qui nous fait vivre depuis quasiment 1 an et demi…

Merci de nous avoir lu, c'était pour nous une superbe expérience et l'Alaska est vraiment un endroit magique...

Alexine & Bastien https://tandunreve.com/
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TI
Titi77310 10 years ago
Carnet de voyage Canada-Québec et Ontario juillet 2015
Bonjour à tous, Expérience de notre balade de 21 jours et 3100 kms au Canada, Montréal, Gananoque, Toronto, Niagara, Ottawa, Québec, Mont Tremblant, Mauricie 09/07/2015 au 29/07/2015

JOUR 1 : 09/07/2015 MONTREAL 24° (24kms) Couvert

Atterrissage à 17h30. Julien de LOCATION DIRECT nous récupère et nous allons à l’agence pour prendre notre voiture, cela se situe à Laval. Ford Focus en main, nous allons jusqu’à chez nos amis à côté de Montréal. Soirée au top, champagne, buffet, on se couchera à 23h soit 5h du mat heure de France.

JOUR 2 : 10/07/2015 MONTREAL>GANANOQUE 20° à 30° (262kms) Soleil

Nous prenons la route afin de longer le St Laurent au maximum. Direction de sud-ouest, en route nous nous arrêtons à Upper Canada Village (environ 140kms de Montréal).Un site qui vaut le détour, pas moins 4 bâtiments authentiques ont été soigneusement sélectionnés puis remontés sur un terrain au bord de l’eau pour recréer une bourgade des années 1860. Eglise, école, scierie, lainerie, imprimerie et d’autres maisons ont fière allure, mais, ce qui restitue vraiment l’atmosphère d’antan, ce sont les activités proposées pat les artisans et les comédiens en costumes d’époque. Bref, ce n’est pas un musée mais un site très vivant avec possibilités de balades en charrette pour se prendre pour Charles Ingalls ! Reprise de la route vers Gananoque, 120 kms plus loin nous allons directement à notre B&B, le Westgate B&B. Accueil extraordinaire de Bruce et Esther, on discute et prenons un café pendant une heure ! Chambre et salle de bain et douche parfaite (2 chambres uniquement dans ce B&B). En soirée, balade à pied en ville puisque nous sommes à 5 minutes de la marina et du centre. Repas à The Purple House, la meilleure assiette de ce village de 5200 âmes et pas cher, carte limitée (4 pizzas et 4 salades, boissons). Ce soir, quelle chance, fête des pirates au village, défilé de char et concert sur la marina !

JOUR 3 : 11/07/2015 GANANOQUE>KINGSTON>GANANOQUE 20° à 28° (61kms) Soleil

Ce matin petit-déjeuner très copieux et fait maison par Esther, ses muffins étaient parfaits et sortis du four tout chaud, elle et son mari Bruce ont déjeuné avec nous, on est dans le salle à manger jouxtant la cuisine, je recommande totalement cet endroit ! Puis, on va tout simplement à pied à l’embarcadère des petites croisières vers les 1000 îles. 1h, 2h30 ou 5h au choix, on fera celle de 1h, c’est déjà un bon aperçu, ces îles sont devenues des lieux de villégiatures, où nombre de maisons y furent construites. Chacun a son bateau et jet ski souvent, la balade est à faire absolument. Pour l’anecdote, ces îles furent vendues il y a 150 ans pour 2$ ou une bouteille de vin ! Aujourd’hui cela vaut des millions de $... Puis pour cet après-midi, on décide d’aller se balader à Kingston, ancienne capitale du Canada-uni. Elle se situe sur les rives du lac Ontario et à l’embouchure du Canal Rideau. Ville hyper agréable, des fortifications se visitent, nous ferons le Fort Henry et Murney Tower. Par chance encore pour nous, un festival de rue se déroule ce WE, jongleurs, musiciens, chanteurs et sketches en tous genres. Nous rentrons sur Gananoque à notre B&B pour reposer les pieds !

JOUR 4 : 12/07/2015 GANANOQUE>COBOURG>TORONTO 22° à 30° (304kms) Soleil

Et de nouveau ce matin le petit déjeuner copieux de Esther ! Ils sont charmant je les recommande absolument au WestgateB&B. Il est temps de les laisser malheureusement. On prend donc la route vers Toronto, tout en longeant au possible le lac Ontario, les routes, les maisons et les fermes sont très ressemblantes à celle des USA. Je modifie un petit peu l’itinéraire pour passer à Cobourg. C’est vraiment au feeling que je me dirige vers celle ville inconnue en bordure du lac. Et bien, en arrivant en ville, il y a un rassemblement de vieille voiture américains des années 1950 à 1980. On s’arrête et parcourons à pied cette exposition annuelle. Il y a dans cette bourgade une plage immense et un port de plaisance superbe. Ce petit arrêt improvisé nous a fortement plu. Il nous reste 120kms pour aller à destination, nous arrivons à 17h à notre hôtel plutôt assez central sur la ligne de tramway N°505, très pratique pour aller au centre en 5 minutes seulement. Le temps de décharger la voiture, et nous prenons le « streetcars » autrement dit le tramway ici. Le chauffeur est sympa et dit-nous préciser le moment de descendre, malheureusement il nous oublie et nous descendons en plein Chinatown. Ben c’est pas mal ! C’est cosmopolite, et nous en profitons pour se balader dans le quartier de Kensington ! Et finissons dans un resto tibétain fameux.

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TI
Timlulu 10 years ago · Erjome
Canada et États-Unis (nord-ouest): les 38 meilleurs souvenirs de part et d'autre de la frontière
10 mois d'excitation à préparer, 38 jours de bonheur sur place, des heures de plaisir à se remémorer les détails pour tenter de raconter le périple et contribuer ainsi àla communauté voyage forum .... Pourquoi 38 souvenirs ? 38, c'est le nombre de jours de voyage qu'on s'accorde chaque été, et c'est très long à raconter ! J'ai choisi de simplement présenter le circuit et une activité (notre préférée ou la plus originale) chaque jour, avec des photos bien sûr, et de donner l'avis sur l'hébergement.

Le circuit résumé en une carte :



Les dates : du 18 juillet au 25 aout 2016 Les protagonistes : 2 parents et 2 ados garçons de 13,5 et 14,5 ans.

Le choix d'arriver à Vancouver (et non Seattle) s'est imposé pour une raison de budget. Vol Paris Vancouver direct avec Air Transat, 3500 € pour 4 ( billets pris en novembre pour juillet). Tous les vols pour Seattle étaient au moins 1000 € plus chers (pour 4).... Location de voiture chez Hertz (merci aux contributeurs qui ont donné un code de réduction sur le forum) en centre ville : 1400 € pour 35 jours pour une toyota sienna , idéale pour accueillir nos 140 kg de bagages , camping oblige. (C'était beaucoup plus cher si on la prenait à l'aéroport).

En effet nous avons pris gout au camping américain, dans notre précédent périple il y a 2 ans (Colorado , Wyoming) : grands terrains, table de pique nique, foyer pour barbecue et surtout petits tarifs !!! Nous avons la chance de partir longtemps mais il nous faut faire davantage attention au budget, le camping c'est idéal (entre 20 et 30 $ la nuit). J'ai trouvé les hotels plus chers qu'il y a 2 ans, le change peu intéressant sans doute, 120 à 130 $ par nuit pour 4, c'est cher ! Bilan : 24 nuits de camping et 14 nuits d'hotel réservées entre février et avril).

Le récit :

J1 : 18/7 Arrivée à Vancouver , Barclay hotel , robson st, hotel un peu vieillot, très grande chambre pour 4 (182 CAN$ TTC) très bien placé entre stanley park et gastown. bon repas au old spaghetti factory , 53water st , souvent cité sur ce forum ! Pas de coup de coeur aujourd'hui , il fait gris , nous sommes fatigués !

J2 : 19/7 Notre top du jour : La ballade à vélo dans Vancouver : 25 km démarrés sous la grisaille au Stanley park et finis sous le soleil à Granville island.



J3 : 20/7 Lynn canyon et cape cove , 2 endroits charmants et bucoliques.



Route pour Seattle : L'I 5 est toujours bouchée , surtout dans le sens sud nord ... Hébergement réservé sur VRBO , petit pavillon avec jardin à west seattle , quartier sympa mais assez loin du centre , ; VRBO est un site moins convivial que airbnb.

J4 : 21/7 notre top du jour à Seattle : Chihuly Garden





J5 : 22/7 En plus des visites classiques fréquemment décrites, je vous encourage à aller au nord de Seattle faire une ballade à Discovery park



et de finir par la vue sur Seattle depuis Kerry Park

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BI
Billyyllib 10 years ago · Joh94170
Notre voyage dans l'Ouest du Canada, de Calgary à Vancouver (août)
Bonjour à tous, Après avoir été beaucoup aidé par les personnes de ce forum pour organiser notre voyage dans l'ouest canadien, j'ai voulu partager avec vous toutes ces belles choses que nous y avons vu et visité. Et surtout vous donner un maximum d'informations pour vous aider à préparer votre propre voyage selon vos envies personnelles.

Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !



Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.



Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !

Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower

Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.

Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html





Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.

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MA
Mamieecaval 10 years ago · Ortieverte
Mamie en cavale en solo à Terre-Neuve (5 semaines)
Mamie en cavale à Terre-Neuve-et-Labrador

Mamie en cavale n’est pas un personnage de fiction : j’ai bel et bien quitté enfants, petits-enfants, amies et amis, jardin, maison… pour découvrir Terre-Neuve-et-Labrador à bord d’un motorisé baptisé Gontran, avec ma chienne Cléo (mélange de terre-neuve et de berger allemand, je lui devais bien ça). Mon cœur n’est pas de pierre pour autant : avec moi, une clé USB contenant des photos, un ordinateur portable pour les échanges de courriels et un téléphone cellulaire.



J’étais fière de moi : j’avais mené avec confiance ce gros engin, de prime abord menaçant, et j’avais vaincu mes peurs de vieille femme. Comment y suis-je donc arrivée? Je ne saurais dire à quoi tient ce mini-miracle. Aucune angoisse, aucune inquiétude, aucune hésitation dans les jours qui ont précédé mon départ. Le désir de découvrir, de me dépasser surement... Le désir moins concret, non formulé, de retrouver l’adolescente en moi qui, du fond de sa campagne, rêve d’être tortue, d’aller de par le monde comme journaliste. Rêve vite écrasé par la morale de l’époque : ces gens-l�� mènent de mauvaises vies, affirmait ma mère. Comme quoi les choses arrivent quand elles doivent arriver.

Tout en conduisant les kilomètres qui m’éloignent de la maison, je ne songe à rien d’autre qu’à franchir cette distance, à m’assurer que Gontran et Cléo se portent bien, à vérifier l’itinéraire, à nous nourrir… Je suis à chaque instant dans l’« ici et maintenant ». Trop tard de toute façon pour me demander si ce « road trip » est une folie. Je me réveille dans la file d’attente du bateau qui me traversera à Terre-Neuve-et-Labrador, toute étonnée d’y être.

L’arrivée à Port aux Basques se fait remarquable. Après les longues et ennuyeuses autoroutes de Saint-Colomban (Laurentides) à North Sydney (Nouvelle-Écosse), je suis abasourdie quand je quitte le centre d’information où Cléo s’est délié les pattes après ses sept heures de bateau dans Gontran. Devant moi, des montagnes à couper le souffle et la mer au-delà. Je ne suis pas la seule à m’y arrêter pour un instant d’admiration, et de photos. J’avais fouillé Internet avant de partir, mais rien ne peut rendre le réel. Pas plus les photos que je livrerai ici. Déjà, sur le plan de la langue, Terre-Neuve est une exception : on devrait dire « en Terre-Neuve », comme « en France », parce que le nom se termine par un « e ». Mais l’OQLF (Office québécois de la langue française) confirme que c’est bien « à Terre-Neuve »… la prof de français, critique de surcroit, refait surface.

Avant de partir, j’avais prévu deux jours de repos au camping de la Codroy Valley : pas d’alignement de sardines en boites et si peu de fréquentation. Le jour, c’est le calme complet; le soir, quelques campeurs arrivent après leur journée de vadrouille. Petite inquiétude : deux roches ont dessiné chacune une petite étoile dans le pare-brise. Étant « branchée » dans ce camping, je courrielle rapidement à mes deux fils adorés et assez « vroum/vroom », Rodolphe et Samuel. L’un me répond que je ne devrais pas tarder à faire réparer ça; l’autre dit que s’il ne fait pas trop froid, je peux peut-être prendre le risque de voir une grande ligne traverser le pare-brise. Contente qu’ils m’aient répondu si vite : rassurant. Finalement je ferai à ma tête dure, et j’attendrai d’être de retour.

Jour 7 Quatre jours de route, deux de détente à Codroy Valley. Désormais, plus aucune réservation, aucun parcours tracé à l’avance et une date de retour floue : l'aventure commence. Je sens alors une large ouverture devant moi. J’ai libéré un espace que tout mon être aspire. Comme c’est bon! Mon intuition me guidera et j’écouterai ce que raconteront les gens sur ma route. Au matin, toute sereine, je me rends tôt au Cap Anguille où je trouve les pêcheurs rentrant de la mer avec leurs prises. Ils tranchent les filets, et je repars avec cinq-cents grammes de morue on ne peut plus fraiche.

Les gens sont très affables. Ils m’envoient la main sur la route; ils disent good day plutôt que le paresseux Hi. L’accent me fascine. Ce n’est pas l’anglais ontarien ni celui étatsunien. Il y a quelque chose de british… Plus tard, une Terre-Neuvienne me fera remarquer que c’en est un plutôt irlandais, entremêlé de vieilles expressions et d’autres nouvelles de leur cru. Pas facile à comprendre… Mais pas étonnant que leur musique et leur danse traditionnelles me rappellent les nôtres.

La morue au frigo, je me dirige vers la péninsule de Port au Port, à Cap Saint-Georges. Je roule, roule, roule, et m’arrête devant un panneau routier « Le Boutte du Cap ». J’hésite; après tout, le « boutte » c’est la fin. Un étroit chemin de gravier qui tourne… vers quoi? Si je m’y enfile, pourrai-je faire demi-tour? Pas le choix : sinon je suis déjà obligée de faire marche arrière sur quelques centaines de kilomètres, ce qui ne me tente pas du tout. Je fonce donc… et me retrouve dans un parc qui s’avance dans la mer. Une autre affiche m’annonce qu’on y accepte les voyageurs sans frais. Je m’y installe, le cœur léger. Port au Port est la partie la plus francophone de Terre-Neuve; un vieux monsieur tout courbé et à la démarche difficile me rend visite chaque jour avec son fils pour avoir le plaisir de parler français. Il m’affirme qu’on peut y voir des baleines. Je sillonne toute la péninsule espérant les trouver, monte sur les plus hauts plateaux, d’où on voit la mer à plus de 180 degrés. Elles ne sont pas au rendez-vous. Mais j’ai droit au premier coucher de soleil d’une longue suite ici : digne des plus belles cartes postales.



La nuit suivante, une bonne pluie et un vent terrible me font craindre que Gontran renverse. Je dors peu cette nuit-là; je loue ma prudence de nous avoir placés à l’abri, entre deux rangées d’arbres. Un Brésilien et une Norvégienne se sont installés au plus haut plateau. Je crains pour eux; je ne les reverrai pas le lendemain matin, alors que le soleil et la chaleur sont de retour.

Un ennui mécanique : la génératrice ne fonctionne pas. Serait-ce le début des emmerdements? Le mécanicien de Corner Brook regarde rapidement, n’y voit rien, me suggère d’aller chez un VRiste à Pasadena. Mais c’est samedi, donc fermé; pas envie de perdre ce temps… La température est clémente; je n’en ai pas besoin pour l’instant. Le propane et les batteries marines suffiront. Corner Brook est la « grosse » ville de la péninsule ouest : un impressionnant 22 000 habitants. J’en profite pour faire un saut à la bibliothèque et brancher mon ordi afin d’écrire à mes amies que je suis encore en vie et très heureuse. Oui oui, je le reconnais, aussi pour vérifier si quelqu’un m’a envoyé un mot. Je ne m’ennuie pas, mais chaque fois que je brancherai l’ordi, je vérifierai d’abord les courriels reçus. Et cette fois-là à Corner Brook, yeah! mes amies ont pensé à moi; je reçois aussi une photo de Florence (ma petite-fille chérie de 8 ans) qui fait de la limonade à plus de 35 degrés à Montréal. Ah! le doux plaisir d’éviter la canicule! Je croise une épicerie. Ciel! La première vraie épicerie. Les convenience store croisés sur la route proposent tout aussi bien des conserves de petits pois que de l’huile à moteur. Ils me rappellent le magasin général de mon enfance. Je cabre Gontran, au risque de voir les accessoires de l’habitacle prendre leur envol. J’y trouve des fruits et des légumes : je croyais que ce mot n’existait pas à Terre-Neuve. Et un Liquor Store en prime! Provisions, provisions, le rat en moi (mon signe astrologique chinois) emmagasine tout ce qu’il peut, même si les haricots sont « flagadas » et les poivrons, tout flétris. C’est que mes réserves diminuent et je crains le manque.

Jour 12 Plein cap sur le nord : les Terre-Neuviens rencontrés au Boutte du cap ont parlé de gros glaciers à Saint-Anthony. Le paysage change après le parc du Gros-Morne, un patrimoine mondial où je m’attarderai quand je redescendrai. Les montagnes ont pris du recul; elles n’affrontent plus la mer, qui a gagné. Elle les a grugées et il ne reste que de larges roches plates et de gros cailloux qui suggèrent une ballade en longeant le bord de mer. Les autres montagnes se sont retranchées vers l’Est, imposantes et fières, comme si elles narguaient les vagues entêtées.



Entre deux hameaux d’une vingtaine de maisons, je croise un vieil homme à vélo, tenant une canne à pêche; une dame portant un fichu, une sacoche à son bras; une mère et deux enfants accrochés à ses mains. Où vont-ils? Ici les distances sont longues entre les villages. Moi aussi je marche, au grand bonheur de Cléo. Partout des sentiers invitent à découvrir, toujours bien entretenus comme s’ils étaient très fréquentés. Pourtant, j’y suis souvent seule. La montée est souvent abrupte; on y a alors construit des escaliers de 200, 400 marches. Impossible de compter celles de Fogo qui relient quatre monts, dont le fameux « Hat »; ce dernier serait, au dire de Cathy, une Terre-Neuvienne de Gander, un des piliers de la terre… du temps que l’on croyait que la terre était plate, vous l’aurez compris.

Deux jours me sont nécessaires pour atteindre Saint-Anthony. Je fais le trajet lentement, « grâce » à un mal de dos qui exige des arrêts fréquents. Longue promenade au bord de la mer, sur les gigantesques roches plates. Cléo aimerait bien s’y baigner, mais les petites vagues lui font peur. Le soleil fait encore le beau au moment de se coucher. Si vous consultez une carte, remarquez les noms français des lieux. Aux 18e et 19e siècles, les Français avaient élu cet endroit comme centre de leur pêche. Même après le Traité d’Utrech qui cédait Terre-Neuve aux Britanniques, les Français ont conservé leurs droits de pêche, et ce, jusqu’en 1904.

Je dormirai ici, dans le lieu historique national canadien de Port au Choix. Gontran s’aligne sur d’autres motorisés, branchés à l’eau et à l’électricité, face à la mer. Mais personne pour prélever mon dû. Je ne branche que l’électricité : je veux partir tôt demain matin. Après le souper, un camion s’arrête devant Gontran; le conducteur se présente à notre porte et réclame 25$ pour la nuit. J’essaie de lui faire comprendre que je ne prendrai que peu d’électricité; il tient à son fric. Je lui dis que son prix m’apparait un peu élevé étant donné que son camping n’offre pas de « station de confort » avec toilette et douche, pas de jeux pour les enfants, pas de lavoir, aune façon d’isoler un tant soit peu les routards… rien. Rien de plus qu’un tout petit espace de 20 pieds par 40… Pas de réaction de sa part.

Je plie bagage : je ne lui donnerai pas l’impression que c’est une bonne idée d’arnaquer les touristes (encore ma tête dure?). Je déplace Gontran à quelques centaines de mètres, toujours face à la mer. Je verrai quelques autres campings de ce genre en cours de route. Dommage… Mais je ne leur en veux pas : la pauvreté est importante ici. Pas étonnant que les touristes suscitent des envies de cet ordre.

Jour 17 Saint-Anthony ne m’a pas paru invitante. En fait, j’évite le plus possible les villes, même celles de cette dimension. Un tout petit panneau routier m’offre une alternative et je vire à droite : Goose Cove. Route étroite, pentes abruptes, rien de spécial…mais après vingt minutes de montagnes inhabitées, je me demande bien ce que j’y trouverai. Puis, au loin, quelques maisons… et au tournant à l’est, je les vois, trop beaux pour être vrais. Je ralentis et à la courbe suivante, ils sont là devant moi dans toute leur magnificence. Non pas un isolé au loin qui ressemble à une petite boule de coton; tout près de la côte, de nombreux glaciers, échoués dans cette anse.



Ils m’ont retenue quelques jours, campée près du cimetière. Je vous jure que je n’ai jamais rien vu de si beau que le soleil qui se couche sur ce glacier scintillant du rose au mauve. Des dizaines de glaciers plus gros que ma maison, certains agglutinés, coincés dans l’anse où ils finiront par fondre. D’autres plus loin suivent le courant et passeront devant Twillingate. Un cadeau aux voyageurs qui fréquentent les endroits comme Twillingate? Parce qu’ici, ce sont les villageois qui en profitent. Et moi. Et 3 ou 4 touristes aventureux comme moi… À Terre-Neuve, la fête des glaciers a lieu à la fin de juin depuis belle-lurette. La fin de juillet se pointe et tous ces glaciers qui descendent??? Quelque chose ne va pas dans notre monde, monsieur Harper! Tout au long du voyage, les chiffres 1 et 49 (jumelés) se présentent à moi à une fréquence étonnante. Or ces deux chiffres sont respectivement le mois et l’année de ma naissance. C’en est troublant. La monnaie que me rend une caissière, une route, un numéro de porte, l’heure, l’odomètre, et même les 149 marches que je recompte en descendant (oui oui, en descendant, je suis tête dure, mais honnête) de la chute à Battling Brook. Idéal pour y lire un heureux présage. Tout ira bien, me dis-je. Mais non, je ne suis pas superstitieuse! Optimiste : je n’interprète que les bons présages.

De Goose Cove, je reviens sur mes pas : forcément, une seule route relie le nord au sud. Je fais une seconde halte à Port aux Choix pour ne pas en garder un mauvais souvenir. Au bout de la péninsule, deux belles baleines à bosses nous attendaient. Je me promenais sur la grève quand j’ai entendu leur souffle. Elles étaient à un kilomètre environ (difficile à dire, mais bon…). Je suis remontée vivement chercher les jumelles dans Gontran. Elles se sont approchées de la côte et je les ai admirées batifoler pendant un bon moment, Cléo couchée tranquillement à mes côtés, comprenant que l’heure m’était précieuse. J’aime croire que c’était la mère et son baleineau.

Le lendemain, j’entre dans le parc Gros-Morne, sillonné de sentiers fort bien aménagés, comme d’hab. Le premier à Lobster Cove. Mais après à peine un kilomètre de marche, je suis sans force. J’ai sans doute bu plus de thé et de vin que d’eau ces derniers temps, trop occupée à tout voir, et j’ai une insolation. Alors je me terre dans un camping tous services afin de récupérer, bien encadrée par deux mastodontes de 37 pieds chacun. Depuis le matin, je n’ai rien fait, à peine quelques promenades pour délier Cléo, qui me fait ses « grands yeux de merlan frit ». Télé hier soir, télé ce soir. Ma fille Blanche avait raison de me suggérer de ne pas m’en défaire. Je ne me presserai même pas de partir demain matin.

Jour 20 Trop vieille pour me taper les six heures de « grimpe » du Gros-Morne, deuxième plus haut sommet (806 mètres) de Terre-Neuve, je m’arrête aux Tablelands sans grande conviction. Une autre montagne, me dis-je. Hé, Mamie en cavale, serais-tu devenue blasée devant tant de beauté? Je me présente au centre d’interprétation. La jeune fille qui me reçoit (en français, s’il vous plait, contrairement à beaucoup d’endroits à Montréal) tente de me montrer ces montagnes, mais le brouillard enveloppe tout autour de nous. Non loin de là, les abords d’un port m’apparaissent un excellent endroit pour camper. De fait, toute la soirée, des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens emprunteront le sentier que vous voyez sur la photo à droite, s’attardant quelques instants pour une jasette avec Cléo et moi (ils ont des chiens et les chiens jasent entre eux, vous n’aviez pas compris?) Je fais un bout du sentier avec un couple de Québécois émigrés là. Pourquoi ont-ils quitté le Québec? L’homme lève le bras et me montre le paysage, sans rien ajouter comme s’il s’agissait d’une évidence. Mais les Tablelands sont toujours invisibles. Et le lendemain matin, à mon réveil, elles se dressent devant moi, dorées sous le soleil, et j’en suis abasourdie.



Cette chaine de montagnes a émergé du choc des plaques tectoniques il y a 400 millions d’années, alors que les continents (Europe et Amérique) se sont formés. Elles sont une partie du manteau terrestre qui ordinairement reste au fond de l’océan quand de tels bouleversements se produisent, mais celles-là ont pointé leur nez hors de l’eau. On ne s’explique pas pourquoi. Les roches, tellement compactes que rien n’y pousse, sont formées de magnésium principalement, de calcium, de cuivre… d’ailleurs elles ont un peu de cette couleur du cuivre. Je vous fais ça court; vous pouvez toujours aller sur Internet si vous en voulez plus. Remarquez les petits points blancs au centre-droite. De la neige, mes amis. Et il fait un beau 25ºC.



Jour 24 Fogo Island… Fogo Island, c’est le bout du monde. Une ile où quelques villages regroupent cinq, six cents habitants chacun.



Eh bien! à Fogo, j’ai eu peur. J’avais beau me convaincre que la peur n’est que dans ma tête, que l’extérieur n’a rien à y voir, que je dois contrôler cette tête, mes lectures de philosophie et de spiritualité laïque ne servaient à rien. Au matin, en prenant la route, la lumière rouge du « check engine » s’est allumée. Imaginez Mamie en cavale un dimanche matin dans une station service à l’abandon, arpentant le terrain avec Cléo en espérant que quelqu’un vienne la secourir. Mais personne… jusqu’à ce que, une bonne heure plus tard, j’aperçoive un homme avec son chien dehors. Les chiens… de vrais agents de rencontre! Donc blabla sur les chiens, et je glisse le sujet de ma panne. En bon Terre-Neuvien, l’homme vérifie les liquides avec moi, me rassure, me dit qu’il y a un garage (le seul sur l’ile) à Fogo, le village voisin, à une trentaine de minutes et que je peux m’y rendre sans crainte d’une panne. Le garage ouvrira le lendemain qui sera un lundi. Forte de son assurance à lui, je m’y dirige donc. Je laisse Gontran dans un stationnement d’église anglicane; la population a beau être de 748 habitants (chiffres de 2011), j'y ai vu trois églises de confessions différentes. Je décide de profiter de la journée ensoleillée; il me reste quand même un peu des enseignements bouddhistes et taoïstes. En montant des marches (toujours des marches, celles dont je parlais plus haut, qui regroupent quatre monts), je réalise que j’ai oublié de prendre le médicament pour mon cœur. Pas de chance à prendre, mon cœur sans médicament, c’est comme le « check engine ». Je redescends donc au plus vite. Je ne remonterai pas les marches… tout va mal aujourd’hui. Je cherche plutôt l’endroit où dormir, pas trop loin du garage. Je repars le moteur et… le voyant lumineux s’est éteint. Lieu magique! Merci au Dieu anglican. L’heure vérifiée, je décide de reprendre le bateau aujourd’hui même. Au port (est-ce vraiment le mot pour désigner ce bout de chemin qui plonge dans la mer et où s’accroche de frêles traversiers?), la voiture devant moi monte à bord, mais plus de place pour moi. Trois heures d’attente, de lecture, de maaaaaaaaaarche! À la descente du bateau, le soir tombe. Rituel : trouver un endroit pour souper et dormir. Je m’enfonce dans de petites routes qui mènent à de riches maisons (entendons-nous, riches pour Terre-Neuve) au bord de la mer, mais je ne trouve rien. Finalement, je stationne dans une aire aménagée pour des camions, le long d’une route du style 117 dans les Laurentides. La seule fois où j’ai dormi le long d’une route principale. Cette journée a été baptisée « journée fuck-fuck ». Le brave Gontran est resté tranquille tout le reste du voyage.

Jour 28 De ces 28 jours, 24 à Terre-Neuve, 4587 kilomètres parcourus… J’ai fait une Française de moi en pensant qu’un mois suffirait pour en faire le tour. À moins de passer mon temps dans Gontran. Ça me désole un peu, car qui sait si je pourrai revenir pour achever ma découverte. Je m’attarde, hume, contemple, m’émerveille encore, emmagasine les souvenirs. Mais il y avait tellement à voir dans l’Ouest et le Centre. Et quelle nature encore vierge! Pas de petits villages tape-à-l’œil, avec des boutiques souvenirs toutes alignées. Ici, rien ne flirte avec le « bucolique »; le paysage est spectaculaire, sensationnel… Les mots s’évaporent : tout est image. Le choc du retour est amorti par une halte au parc Blow Me Down. Et it blows me down, realy. Deux jours de calme dans l’enceinte d’une chaine de montagnes qui m’enveloppe comme un cocon. Je prends des forces pour la longue route de retour. Mais le ciel est triste comme moi et il pleut. Gontran sent la laine mouillée de Cléo. Qu’à cela ne tienne, nous ne resterons pas enfermées. Je n’aurai pas trainé l’imper pour rien.



Je suis un peu cafardeuse quand, deux jours plus tard, je passe devant la sortie de Port au Port; j’hésite à m’y faufiler… C’est que mon histoire d’amour avec Terre-Neuve a commencé là. Romantique Mamie en cavale… Mais la route est si longue avant d’arriver au Boutte du cap. J’avais ciblé Seal Rock, je m’en tiendrai à ma décision. Le Boutte du cap, je l’ai parcouru de long en large. Ici donc, à Seal Rocks… pour me rendre compte que je suis en face de Port au Port. J’ai trouvé, une fois de plus, un bel endroit au bord de l’eau. Il pleut encore. Mais il y a assez d’accalmies pour les promenades. Au cours de la nuit, j’ai entendu des orages au loin, mais le tonnerre ne s’est pas rendu ici. Malgré tout, j’ai bien mal dormi, l’estomac tout chamboulé à cause du kilo et demi de moules ingurgité avec le chablis au souper (trop bon, n’ai pu me retenir, gourmande Mamie en cavale, va!).

Jour 32 Après avoir vu de vrais icebergs, un jeune orignal, deux grosses baleines, des saumons qui affrontent une chute, des montagnes qui scrutent le ciel et la mer mystérieuse, je reprends le chemin du retour. Mes amis, Brent, Cathy, Judy et Jeff, je n’oublierai pas votre générosité, votre gentillesse, votre simplicité. Promis : je retiendrai tout ce que vous m’avez appris de votre terre natale. J'ai senti un grand sentiment de liberté ici, je devrais dire de libération. Vivre dans Gontran simplifie au maximum le quotidien, me confirmant à quel point je m'entoure de choses inutiles chez moi. Le regard tourné vers l’extérieur, ma petite personne reprend la place qui lui revient. De plus, conduire ici est reposant : personne ne vous colle aux fesses parce que vous les ralentissez, même si on ne peut dépasser sur deux kilomètres. Les limites de vitesses sont respectées, les « cédez » aussi. Pas de queue de poisson devant le nez de Gontran. Je m’y suis donc sentie très bien. Reste à cultiver cet état au retour, dans le quotidien… Je prends le bateau demain et je ne flânerai pas afin de rester imprégnée de l’atmosphère terre-neuvienne.

Fin En arrivant à la maison, j’étouffe : les mauvaises herbes ont envahi mon territoire; je ne distingue plus les fleurs parmi les hautes graminées. La maison m’apparait immense avec son étage et demi; étouffante : trop d’objets ici. Je m’active, je m’active; il faut faire, faire, encore faire, et non (ou ne) plus être. Toujours difficiles, les retours. Mais la nuit reviennent à mes sens l’odeur des fraises au pied des Tablelands, le va-et-vient des vagues quand je m’endormais le soir, le sifflement du vent entre les arbres, les milliers de marches vers le sommet des montagnes escarpées, la chaleur du soleil et surtout, surtout celle des Terre-Neuviennes et des Terre-Neuviens. Les photos tournent en bouclent sur l’écran de mon ordinateur depuis mon retour. Une tentative pour retenir ce sentiment de plénitude qui m’a habitée tout au long de mon parcours.

Pour plus de photos, cliquez sur Terre-Neuve à partir de la page d’accueil de mon blogue: http://mamieencavale.wordpress.com



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KI
Kiwi78280 10 years ago · Stratele52
Récit de voyage au Québec et en Ontario du 20 juillet au 6 août 2013
Je voulais d'abord remercier tous ceux qui ont pu nous aider à concevoir ce voyage dont on rêvait depuis déjà un moment. Cela m'a pris un temps fou à tout concevoir par moi-même, mais ce fut le meilleur voyage de notre vie (bon, on n'en a pas fait non plus 150!). Tout s'est très bien déroulé, pratiquement aucune fausse note.

J1 Le 20 juillet Paris-Montréal Réveil à 4h du matin pour traverser la banlieue parisienne et nous rendre à Roissy. Comme d'hab, problème avec la SNCF, mais nous arrivons à l'heure pour enregistrer. Décollage à l'heure sur un A310 rénové d'Air Transat. Vol agréable, contrairement à ce que j'ai pu lire : largement de la place pour les jambes (j'ai de grandes jambes), de la nourriture comme sur n'importe quelle compagnie, des films navets mais le trajet de 7h20 est passé rapidement. On arrive à Montréal. On passe vite l'immigration et on récupère nos bagages immédiatement. On prend un pass week-end à 12 CAD et hop, on grimpe dans le bus 747 qui nous amène près de notre hôtel. On loge à l'hôtel Roberval. J'avais réservé un studio. Propre, bonne literie, meubles vieillots, mais cela n'a pas d'importance. On se promène dans le quartier des spectacles où il y a plein de festivals et d'animation. On cherche une banque scotia pour retirer de l'argent. Mais on est complètement crevés. On dormira cette nuit là à 19h.

J2: Montréal Levé aux aurores, décalage horaire oblige. On prend notre pdj au Roberval inclus dans le prix. Je m'attendais vraiment à pire. Pdj simple mais très correct. Direction la station Berri à côté de l'hôtel puis le stade Olympique pour visiter le biodôme. On adoré. (18.75CAD). Puis re métro jusqu'à la station Mont Royal. On est dimanche, on entend les tam tam. On fait "l'ascension" de la Montagne pour arriver au belvédère. Vue magnifique, encore beaucoup d'animations (Montréal est une ville qui bouge beaucoup). On prend à nouveau le métro pour nous rendre près de la biosphère jusqu'à la station Jean Drapeau. C'est la fête des enfants. Un monde fou. On décide alors de retourner dans le centre de Montréal et de longer le vieux-port. Journée bien remplie. On a bronzé et pris des coups de soleil.

J3 : Montréal-Québec Levé aux aurores à nouveau. Direction le vieux Montréal pour la visite de la basilique Notre-Dame (5CAD). Basilique superbe à l'intérieur. Puis musée Pointe à Callière (20CAD). C'est vraiment hors de prix pour ce que c'est. Bon, on en a appris un peu plus sur Montréal, mais si on avait su, on n'y serait pas allés. On se promène dans le vieux centre. J'avoue qu'on a été un peu déçus. Je pensais que davantage de vieilles bâtisses avaient été conservées. En fait pas tant que ça. Nous nous rendons au terminal de cars rue Berri pour prendre notre car Orléans Express réservé à l'avance. Le trajet jusqu'à Québec dure à peine 2h. On rejoint à pied (ça grimpe!) notre gîte l'Augustine. Bon accueil, chambre petite mais coquette avec sdb partagée. Puis on va se promener. Juste un mot : MAGNIFIQUE!!! On est enchantés par cette ville.

J4 : Québec Pdj copieux au gîte. On va se promener vers le parlement de Québec. Visite guidée gratuite très instructive et bien faite d'environ 30min. Puis on rejoint le centre jusqu'à l'office de tourisme pour notre visite guidée de la vieille-ville organisée par l'agence Tour voir québec (26euros par personne). Le guide est très intéressant, mais la visite est très dense, le rythme rapide et avec les rues qui grimpent et qui descendent, j'avoue qu'au bout de 2h30, on n'en peut plus. Quartier du Petit Champlain : un bijou. On continue de se balader jusqu'au soir où l'on se rend à l'agora sur le port pour assiter au spectacle gratuit du Cirque du Soleil. Époustouflant! Mais un conseil pour avoir de la place assise, arriver au moins 1h à l'avance s'il fait beau.

J5 : Québec-La Malbaie Après encore un pdj copieux, nous voilà partis chercher notre voiture chez Avis, réservée via l'agence Authentik Canada. On nous propose 3 voitures... En bon Européen, on choisit la plus petite (la plus mignonne aussi) : la Fiat 500. J'avoue, mon mari n'a pas réfléchi un seul instant aux bagages. Je ne dis rien... C'est vrai que c'est le pied de se dire qu'on va faire le Canada en Fiat 500!! Ce qui devait arriver arriva : douche froide pour mon mari en ouvrant le coffre... Aucune de nos valises n'entre. Bon, tant bien que mal, on baisse les sièges arrières, on parvient à enfourner les valises et hop on y va. On craignait la boîte automatique : aucun problème. On n'a même pas l'envie de débrayer. C'est vraiment d'une grande facilité. Arrêt aux chutes Montmorency. On arrive par l'avenue royale. Puisqu'il y a des travaux, on ne voit pas de place disponible aux abords du site. On paie donc le parking (11 cad). On passe sur la passerelle c'est impressionnant car les chutes sont assez hautes. Puis on descend (et on remontera) les escaliers. Arrêt sur l'avenue royale chez un petit producteur de sirop d'érable conseillé par le routard. Elle nous explique comme ça marche, nous montre, puis nous fait goûter ses produits (évidemment, ce n'est pas la saison de goûter le sirop sur la neige!). On en achète évidemment (beaucoup mais c'est délicieux! Rien à voir avec le jus de chaussette qu'on a en France). Arrêt à la basilique Ste Anne de Beaupré (2cad). M'ouais. Il vente, on ne s'attarde pas. On décide d'aller à Baie St Paul. On rate la route que j'avais prévu (les indications ne sont pas toujours très claires et surtout, les panneaux indiquent les routes à prendre... genre 2mètres avant!). Retour en arrière (si on avait su...). On s'arrête près de l'église et on paie le parking à 5cad. Énorme déception : toutes les rues touristiques et centrales sont en travaux. Poussière, bruit. On repart aussi vite. Puis on roule vers la Malbaie pour rejoindre notre gîte Le Petit Félix. Accueil agréable, chambre sympa avec vue sur le St Laurent. On passera la soirée au restaurant.

J6 : La Malbaie Après un déjeuner plus que copieux et délicieux, avec une baleine pour nous dire bonjour, nous voilà parés pour affronter le sentier de l'Acropole dans le parc des Hautes gorges. 1h de voiture environ pour atteindre le parking. On paie 13 cad pour les droits d'entrée. Puis on prend la navette (un bus scolaire jaune!!!) qui nous emmène jusqu'au début du sentier. La vue au sommet est magnifique, mais alors... ça se mérite!!!😛 800m de dénivelé dont 700m le premier kilomètre. Vraiment, on a galéré. Au final, avec le temps passé au sommet, on aura finit en un peu plus de 5h. Mais on est lessivés!

J7 : La Malbaie-Bergeronnes Route le matin pour Tadoussac. On prend le traversier (aucune attente vers 10h). On se stationne à Tadoussac derrière l'office de tourisme (stationnement gratuit). C'est un petit village mignon. On fait le petit sentier de la coupe de l'Islet mais on ne voit pas de baleine, à peine un écureuil! On s'arrête au CIMM où l'on apprend plein de choses sur les baleines. Puis route pour les Bergeronnes où l'on s'arrête à notre gîte : La p'tite baleine. Accueil génial par nos hôtesses qui nous conseillent d'aller le soir venu après 6h au Cap de Bon désir. C'est ce que nous faisons avec un pique-nique et les manteaux grand nord prêtés par nos hôtesses... Et heureusement : un froid de canard, un vent de folie et des baleines au loin.

J8 : Bergeronnes On avait réservé une excursion en zodiac avec la cie Neptune pour 11h30. Après avoir enfilé notre tenue d'astronaute (et un chandaiiiiiiil), nous voil�� prêts. C'était sensationnel. Outre têtes de phoques et marsouins, nous avons vu deux baleines bleues et deux baleines à bosses qui se promenaient ensemble. L'après-midi, on repart pour Tadoussac (faut bien mettre de l'essence) et on va se perdre vers les dunes de l'autre côté du village. Je crois qu'on n'a pas été à l'endroit o l'on voulait mais c'est pas grave : sous un soleil radieux, la plage en bas de la dune est juste magnifique. Pas grand monde, la plage presque pour nous, la "mer" sublime (mais froide). Endroit quasi- paradisiaque. Mais il faut remonter la dune après...! Le soir, à nouveau au Cap Bon désir où l'on est plsu chanceux que la veille car les baleines s'approchent bien du bord.

J9 : Bergeronnes-La Baie Après un au revoir à nos charmantes hôtesses, on reprend la route, le traversier pour rouler vers l'Anse St-Jean. On s'arrête au belvédère de l'Anse à la Tabatière sur le Saguenay. C'est une très belle vue. Puisque l'entrée au parc était payée pour la journée, on va à rivière Eternité faire le sentier de la statue. C'est pas tant que le sentier est difficile, mais avec cette chaleur et ce soleil... Un chemin de croix menant à la Vierge! Vue magnifique cependant. On arrive dans la soirée à notre gîte les 13 lunes, avec une maison à flan de rochers et vue sur le Saguenay. On trouve la deux autres couples de Français et l'accueil des trois retraités est fort sympathique. Très bonne soirée.

J10 : La Baie-Mauricie Pdj délicieux. Le meilleur! Puis longue route vers la Mauricie. On s'arrête au Parc de la Bostonnais à La Tuque. On rentre vite car énorme déluge tout d'un coup. On aura quand même eu le temps de voir les chutes et le centre d'interprétation des fourrures (gratuit). C'est nos premières gouttes d'eau au Québec! Mauricie : il fait beau. Arrivée dans notre gîte à St Mathieu du Parc Chambres et chalet. Juste : génial et notre hôtesse est absolument charmante. Ils mettent à disposition sur un lac (au milieu de nulle part) un ponton flottant et des kayak. Le soir venu, on pique-niquera au milieu du lac. Surréaliste et hyper romantique. Vraiment, la Mauricie ça commence bien!

J11 : Mauricie Le lendemain, route pour le parc de la Mauricie. On loue un canot pour la journée, puis on va sur le lac Wapizagonke vers la randonnée des chutes Waber. Je ne sais pas ce qui s'est passé : on n'avançait pas! Notre canot tournait au lieu d'aller tout droit. On a dû faire 3 fois le trajet. Au bout de 2h30 au lieu d'1h, nous voilà arrivés au sentier très facile. Les chutes Waber sont vraiment belles (les moustiques un peu moins... C'en était même très pénible). Puis retour. Retour en canot sans problème cette fois-ci. C'était très beau, mais on n'a plus de bras.

J12 : Mauricie-Ottawa On refait un dernier tour de ponton flottant sur le petit lac puis sur les conseils de notre hôtesse, nous passons par une petite route traversant St Elie de Caxton jusqu'à Louiseville où l'on prend l'autoroute pour Montréal. Changement dans la banlieue de Montréal pour Ottawa. J'avais réservé le Novotel. Lit Kingsize qui fait deux fois le notre en France! Fiatounette garée au parking du Novotel. On est prêts à partir dans le centre d'Ottawa. Il fait un temps sublime on en profite C'est vraiment une belle ville et en fait, c'est extrêmement récent! Le soir, on assiste au spectacle sons et lumières au parlement.

J13 : Ottawa Hélas : le déluge ce matin. Pas eu de pluie jusqu'à maintenant, sauf à La Tuque mais ça nous avait pas embêtés. Mais là... La relève de la garde est annulée. Grosse déception. On visite néanmoins le parlement et on avait pris une visite de l'extérieur... Finalement en début d'après-midi, on décide quand même de la faire. On a bien fait! On arrive au point de rdv et notre guide nous annonce que nous allons commencer car nous sommes les seuls!! Chouette! Vite privée de la colline parlementaire très instructive. On en apprend beaucoup sur l'histoire du Canada et de la capitale, ainsi que sur les bâtiments. Cette visite complète bien les deux autres. Le tout est gratuit. L'après-midi, le ciel se dégage peu à peu. Il fera même beau le soir. On visite à partir de 16h le musée des civilisations en face de la rivière. On est jeudi, c'est gratuit jusqu'à 20h. Le 3ème étage avec des reconstitutions de villages et de villes est vraiment époustouflant et cela suit l'histoire du Canada à partir de l'arrivée des Européens. Le rdc est moins bien fait sur les nations améridiennes. Beaucoup de choses dans tous les sens. Je n'ai pas tout compris. On commençait à fatiguer aussi.

J14 : Ottawa-Toronto 1h d'embouteillage pour sortir d'Ottawa... Je vois de plus en plus notre sortie dans les Mille-îles compromise... Pourtant, on est partis à 7h30. Finalement, c'est bon. On arrive à Rockport à 10h moins 5. Au guichet, on obtient des tickets pour 10h! Impec! On fait juste une croisière d'1h ne sachant pas comment aller être la route pour Toronto (et on devait rendre la voiture pour 17h). C'est superbe! Mon mari est enchanté. J'ai bien fait de garder la voiture jusqu'à Toronto pour les milles îles car au début, j'envisageais de la laisser à Ottawa et de faire le reste en car. Route pour Toronto éprouvante. On s'arrête prendre de l'essence avant de rendre la voiture en sortant de la voie express de Toronto. Enorme moment de solitude à la station. On a pris 5 fois de l'essence durant notre périple, 5 façons différentes. Là, on nous dit qu'on peut payer par carte. Paiement refusé deux fois. Bon. Je vais voir à l'intérieur, la personne nous dit de nous placer sur la pompe 1. Ce que nous faisons. Paiement toujours refusé. Pas grave, on se dit que l'on va prendre de l'essence et que l'on paiera à l'intérieur. Cela ne marche pas. On finit par comprendre qu'il faut payer avant de prendre de l'essence. Sauf que j'ignore le montant dont j'ai besoin pour faire le plein! Ils sont marrants eux! Bon, je mets 20 dollars. J'ai visé juste : le plein n'est pas fait mais tous les voyants sont allumés. Avis devra s'en contenter car je ne retourne pas à l'intérieur de la station. Ils ont vraiment dû nous prendre pour des débiles! On trouve l'entrée du parking Avis sous une tour de Bay Street. Et là : on se fait aboyer dessus par l'agent de chez Avis. On ne comprend rien de rien à son anglais. Mon mari commence à s'énerver. On sort de la voiture. En fait, elle a contrôlé le véhicule et fallait qu'on laisse la voiture comme ça, en plan au milieu du parking. On a eu 30 secondes pour enlever nos valises, reprendre nos affaires. La dame commençait à s'exciter. Bref : Toronto, ça démarre vraiment mal! Autentik Canada nous avait dit qu'il fallait qu'on gare la voiture et qu'ensuite on monte au bureau Avis dans la tour. C'est pas du tout comme ça que ça s'est passé. On se demande si l'on a rien oublié dans la voiture. Bon on va à l'hôtel maintenant. Eaton CHelsea (ancien Delta). L'usine. Doit y avoir 3000 chambres là dedans. Pareil : personnel absolument non billingue et ne faisant aucun effort pour se faire comprendre. Le réceptionniste voit qu'on ne comprend rien. Je lui demande de répéter x fois plus lentement. Il ne ralentira pas le débit et n'articulera pas davantage. Bon, on obtient les clés néanmoins. Franchement : ils commencent à me fatiguer. Chambre convenable mais vieillotte, avec une grosse odeur de tabac. Pourtant, c'est interdit de fumer. Sdb vraiment vieillotte et on sale (en réalité, elle ne l'est pas, mais c'est plein de traces partout et il y a de l'humidité au plafond). On ressort de l'hôtel : il pleut des cordes. On s'enferme dans le centre eaton, paradis du shopping. On se baladera rapidement sur Dundas le soir.

J15 : Toronto Le matin on fait la tour CN. Idem : le personnel que l'on ne comprend pas nous balade au pied de la tour. On finit par trouver le guichet pour les tickets individuels, puis l'entrée pour l'ascenseur. Vue magnifique sur le lac Ontario et la ville. Le plancher de verre est impressionnant. L'entrée n'est pas donnée. On paie TTC 72cad. On va ensuite au kensington market puis au chinatown. Mou'ais. On retourne près du lac prendre nos billets pour le ferry vers les îles de Toronto. On fera trempette dans l'Ontario. Bon, on est un peu déçus par Toronto. C'est vrai qu'on a déjà vu NY alors forcément, passer après, c'est pas facile... Les gens ne sont pas chaleureux (rien à voir avec les Québécois très avenants et près à aider). Au Delta, nous aurons une alerte incendie. On est réveillés en sursaut. J'engueule mon mari pour qu'il éteigne ce bip assourdissant. J'étais encore dans mon sommeil.Complètement paniqué (et dans le coltard surtout!), il appuie sur la télécommande pour éteindre. On finit par se réveiller complètement et comprendre que c'est une alerte incendie. Il faudra 5min au Delta pour communiquer... dans un anglais toujours incompréhensible. Aucun effort de traduction. Nous suivons donc les gens et descendons du 18ème étage... Sympa. Aucun message pour remonter. Nous voulons rentrer voyant des gens rentrer. Mais nous, faut rester dehors. Bref, on finit pas remonter nous coucher. Vraiment, une belle nuit. Pas plus d''explication de la part de l'hôtel.

J16 : Niagara Tôt le matin, nous prenons le bus Megabus pour Niagara. On arrive vers 8h30. J'avais vu sur internet une cie d'hélicoptère près du centre. On y va et on prend le premier vol de la journée!! C'est extrêmement cher (pour ne pas dire hors de prix), cela ne dure que 10min, mais décidément, on ne regrette pas! Baptême de l'air pour nous, la vue sur les chutes est EPOUSTOUFLANTE !!! On ressort comme des gamins. On achète même la photo (de vrais touristes hein). Sincèrement c'est à faire, tant pis pour le prix! On a pu faire des photos magnifiques. On rejoint la ville. Ben nous, on aime bien! Cela ressemble à un mini Las Vegas : ça clignote de partout, des boutiques qui n'ont rien à faire là (genre la maison hantée). Puis les chutes : impressionnantes. On fait le bateau Maid of the Mist. On est complètement trempés mais voir les chutes du bas c'est impressionnant. Nous reprendrons le car à 16h30. Le soir : promenade nocturne dans Toronto. Nuit naze. Des gens qui hurlent, chantent, rient dans les couloirs à minuit passé. Plutôt que de poster 6 agents de sécurité à l'entrée (et de laisser passer n'importe qui), l'hôtel devrait leur demander de patrouiller dans les couloirs...

J17 : Toronto et retour de nuit Dernier jour. On v dans le quartier de la distillerie. Puis shopping au centre eaton. On prend les transports en commun pour rejoindre l'aéroport : métro jusqu'à Kipling, là, une navette nous prend pour desservir les terminaux. On décolle à l'heure : 20h45. Vol peu agréable : très bruyant, on n'arrive pas à dormir. Toutefois, aucun problème, comme à l'aller. Toujours autant de place pour les jambes dans le A330. Arrivée à l'heure. Le retour en RER et en métro a été moins sympa par contre!

Nous sommes donc très contents de notre séjour, même si la partie torontoise a été moins sympathique. On a rencontré au Québec des gens vraiment adorables, on a vu des paysages sublimes. A part à Ottawa, on n'a pas eu à se plaindre de la pluie, on a même eu très beau temps et parfois chaud. En outre, on a dépensé moins que prévu! Le rythme est soutenu mais on n'a pas eu l'impression de passer notre temps sur la route.
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01nath 10 years ago · Sissi57
Retour Ouest canadien, été 2016
Voyage en famille (2 gars de 11 et 14 ans). La destination est décidée dés le mois de mars, ce sera de Calgary à Vancouver, en montant jusqu'à Hyder pour voir les ours et dire que l'on a mis un pieds en Alaska, avec redescente en ferry. Suivent les réservations, pour l'avion et les hôtels, mais les chambres aux prix les plus corrects sont déjà complètes...

Bilan: Voyage sympa mais le mauvais temps sur la 1ere partie (rocheuses) nous a limité et fait que l'on n'a pas pu apprécier les paysages. Nous pensions voir plus d'animaux, mais c'est le hasard (au moins nous n'avons même pas eu les moustiques!); les routes pour aller vers Hyder sont vraiment longues et monotones (est ce que ça vaut le coup???) Au niveau financier , voyage très cher...

Mercredi 13 juillet 1er vol direction Amsterdam à 6h15. Pour 1h20. 2° vol à 12h40, donc grande escale, mais l’aéroport est sympa ; Arrivée Calgary 13h30, douane rapide, bagages, accueil par un groupe de country avec photo souvenir puis direction loc de voiture (juste à traverser la route) Voiture réservée chez thrifty par autoescape. J’ai pris une full size et en arrivant ils nous donnent une fiat 500X ; On ne peut pas mettre 2 sacs ! Ca les arrangeait que l’on la ramène à Vancouver et ils nous font croire que c’est une full size ! On fait alors le tour du garage avec nos sacs et on paie finalement un supplément pour avoir un suv ; On prend le rav4 qui a le plus grand coffre. Direction l’hôtel, hampton inn situé vers les universités ; Hôtel très bien ; Il est 4 heures et on ne sait pas quoi faire. Nous ne sommes jamais arrivés aussi tôt avec un tel décalage horaire ; on est crevé mais il faut se bouger. On va à la piscine qui a un super toboggan, grand et rapide. On décide ensuite de se prendre du courage et d’aller marche dans Calgary au bord de la rivière. Parc bien aménagé, très sympa. Les santiags et les chapeaux sont de sortie !

Jeudi 14 juillet on prend le train. On fait un arrêt dans le centre, voir les buildings, profiter de l’animation (lié au stampede) et c’est parti. On n’a pas le temps d’aller au rodéo mais j’ai noté quelques petits spectacles gratuits ; spectacle de moto, acro dunk et plongeons. Entre temps on profite de l’ambiance, on participe aux petits jeux sponsorisés par gmc, spotify, … et on gagne des cadeaux ! (les lunettes de soleil nous sont utiles puisque le ciel se découvre. On passe dans le bâtiment de l’agriculture, on va jusqu’au village des indiens .On reprend le train pour l’hôtel. On voit à la télé qu’il y a eu un attentat à Nice, et ils annoncent 30 morts . On part direction Canmore. On va poser les sacs à l’hôtel (gateway inn, bof, très simple et limite propre) On va ensuite faire quelques courses, et manger au restau ; Nous sommes dépités car ils annoncent 2 jours de pluie. La dame de l’hôtel m’a dit que l’année dernière il avait fait très beau mais que cette année c’était comme ça tout le temps (comme chez nous ?) .

Vendredi 15 Il pleut, fait très gris. Peti dej dans la chambre. On se prépare et on prend des affaires de rechange. Direction Johnston canyon. La pluie se calme, quelques gouttes au départ de la balade puis s’arrête. On va jusqu’à la 2° chute et pas jusqu’aux ink pots comme prévu. Dommage qu’il n’y ai pas de soleil, mais nous sommes bien content d’avoir pu le faire, et au sec ! Très beau. Parking plus que plein lorsque l‘on redescend. Il est alors l’heure de manger et on se dirige vers Banff jolie ville très touristique, On reprend la voiture direction les hoodoo, 10 mn de marche ! Puis on enchaine avec le lac Minnewanka mais il se remet à pleuvoir averse. Dommage, ça doit vraiment être beau ; On rentre à l’hôtel , Bonne journée.

Samedi 16 A 8h on était déjà dans la voiture. On reprend la bow valley en espérant rencontrer la wildlife … mais rien, jusqu’à ce que l’on voit des voitures arrêtées, et un grizzli en train de manger des baies tranquillement au bord de la route. On a pu le voir un grand moment.





On arrive à Lake Louise, il pleut averse. On va au visitor center, faire les magasins. On décide d’aller voir le lac, rapidement, et on enchaine avec le lac Morraine, toujours sous la pluie, c’est dommage car vraiment beau. On redescend manger à Lake Louise, au resto de l’auberge de jeunesse qui est bon et correct. On va ensuite à notre hôtel (divide lodge) et on squat à la chambre en espérant une éclaircie. Nous repartons à 17h. Direction les spirals tunnels. On ne voit pas grand-chose, heureusement qu’il y a la maquette pour expliquer. On reprend la route en descendant, et on voit qu’un train arrive. On se dépêche d’aller à l’autre point de vue (sur la route des chutes attawaka). On voit alors le tunnel du haut. Il faut attendre que le train fasse le tour du 1er tunnel, on attend donc environ 30mn ! Puis on le voit arriver. Il est tellement long que quand il ressort il n’a pas fini d’entrer (alors que le tunnel fait 3000 pieds, presque 1km).

On reprend la route direction la cascade. Petite marche pour aller au pied, elle est vraiment grosse en ce moment ! On a même un petit rayon de soleil qui fait un arc en ciel.



On rentre à la chambre, on fait du feu dans la cheminée (en laissant la fenêtre ouverte), on mange.

Dimanche 17 Direction Emerald lake, on profite même d’un rayon de soleil ; On fait le tour de ce beau lac (5.4km) pas grand monde quand on arrive, mais beaucoup ensuite. On va ensuite voir natural bridge. La rivière est belle et a creusé le rocher. Il se remet à pleuvoir .. On reprend la route en descendant, et comme le temps s’arrange, on s’arrête à une aire de piquenique au bord de la rivière. 1er piquenique ! et même du soleil. Les garçons jouent un peu à faire des ricochets, flavien mets les pieds dans l’eau qui est gelée. On remonte direction Field, très petite ville rien à part une station essence ou on fait le plein. On va au visitor center et on trouve l’idée du trail into the past . On va le faire, le but est l’arrivée à une vieille loco datant de la construction des tunnels. Balade entre autoroute et voie ferrée ! Et on attend un peu mais on ne voit même pas de train. Comme il n’est que 16h, on décide de retourner au lac morraine que l’on n’a vu que en courant sous la pluie hier. Beaucoup de monde pour accéder, mais beaucoup s’en vont donc on a une place sans problème.



Les gens s’amusent à traverser sur les troncs, nous on s’amuse à faire des paris sur ceux qui vont tomber, c’est assez rigolo. On fait des photos, petite marche, Flavien traverse les troncs sans se mouiller, il avait bien repéré le chemin. On redescend, petit arrêt sur la route car il y a un ours que l’on ne voit que rapidement et on retourne manger à l’auberge de jeunesse. Plus de soupe alors on prend poulet au curry, et les garçons des pâtes. On a bien mangé.

Lundi 18 Départ de l’hôtel 9h pour l’icefield way. Nuageux, pas de pluie, et ça va s’éclaircir au fur et à mesure de la route. Arrêt lac Bow, en se garant vers le chalet. Très beau lac, avec les montagnes que l’on peut apercevoir. On marche un moment autour, chemin bien sympa.



Lac Peyto, belle couleur, dommage que le soleil ne soit pas présent.



On va jusqu’à l’air de piquenique rivière coleman, grande et sympa ; on joue avec les ground squirels. Sinon comme wildlife, sur la route on a vu des femelles bighorn et une mule deer. Pas d’ours pour aujourd‘hui. On reprend la route avec arrêt au glacier, on monte à pieds mais on ne peut pas aller au pieds, les garçons auraient aimés toucher la neige ! Puis arrêt aux cascades Attawaka et sunwapta, avec le tour des points de vue ;

Arrivée à Jasper 18h, il y a un mot pour nous à la porte de la maison, on installe nos affaires et on part à pieds faire le tour de la ville. On mange au resto.

Mardi 19 Grasse matinée, réveil 8H30 ! On va direction Mt Edith Cravell. On fait la petite marche pour voir le glacier devant le lac, vraiment beau ; Manque toujours le soleil. On fait des photos des picas, marmottes, écureuils … on se fait dévorer par les moustiques, les 1ers des vacances.



On redescend, et le piquenique se transforme en subway à cause du temps. Comme ça s’améliore, on va voir le lac Annette. On fait le tour très belles couleurs. On s’arrête à la plage et les garçons se baignent ! On rentre faire des courses puis direction lac pyramide. On se trouve un bel emplacement sur la plage pour le barbecue. Un bon t-bone, des mais, et des bananes. Extra ! Petit tour ensuite sur l’ilet. . Ce qui est bien c’est qu’à 22h c’est encore grand jour. On voit la propriétaire et on paie nos nuits .

Mercredi 20 Pas de doute, le décalage horaire est absorbé ! Petit dej sur la terrasse, Départ pour maligne canyon. Fait pas beau mais pleut pas. On part du pont 5 pour remonter jusqu’au 1. C’est sympa. Beaucoup de monde. Pique nique au retour à la voiture, avec petit feu pour faire griller le pain, avec juste quelques gouttes !

Puis direction miette hot spring. Des arrêts pour voir les ELks et bighorns au bord de la route.



Pas vu d’ours alors que des gens en ont vu les jours précédents ! pas juste. On s’arrête faire le rail de la mine de pocahontas. Le upper trail n’est pas intéressant, il faut faire le lower pour voir la mine. On va se baigner aux bains, c’est chaud, 40° mais comme il pleut, c’est supportable. On redescend et direction Hinton. Retour à la civilisation : du wifi et un walmart pour acheter un ballon de basket pour flavien ! On va faire le beaver trail dans l’espoir de voir des castors. On voit bien 2 trucs qui nagent mais castors ou rat musqué ?... Retour à la chambre, au lit.

Jeudi 21 Départ avant 10h pour une longue route …. 450km jusqu’à Prince George. Nous avons cherché la wildlife tout le long et … rien ! Même pas les elks ou bighorns d’hier. Des pancartes pour faire attention aux Moose tout le long mais pas le moindre animal ! La route est vraiment longue. On recule nos montres en passant en Colombie Britannique ; On fait un piquenique sur une rest area sans bbq. Avivé à l’hôtel, le mr nous demande d’où on arrive et nous dit qu’il a fait cette route en janvier et que c‘était horrible tellement il y avait des mooses ! L’hôtel est bien, dans le centre. On en profite pour faire une lessive, puis on part à pieds dans downtown. On a l’impression d’une ville fantôme ! Personnes dans la rue. On prend la voiture pour faire un tour. On trouve un terrain de basket pour les gars, puis on revient manger au resto vers l’hôtel.

Vendredi 22 On reprend la route 16, La route est moins monotone qu’hier, plus de ranchs, de villages, de camions de bois… On s’arrête à fort fraser, bof bof. On pique-nique au bord d’un lac. Autre arrêt à Houston voir la plus grande canne à pêche du monde et quelques trucs historiques (église, école, camion pompier…) On arrive à Smithers (fireweed motel, très bien). Les garçons vont jouer au basket et nous on va voir la rivière.

Samedi 23 : Dernière route pour le bout du monde. Il ne fait toujours pas beau, on ne voit rien, il pleut. Arrêt à Mauricetown canyon voir les indiens pécher le saumon avec leur épuisette géante, bonne pêche. Les indiens sont sympas, je discute avec un qui regarde et qui lance la conversation (il m’explique que chaque famille a son fumoir, qu’ils font sécher et fumer les saumons pour l’hiver, qu’ils chassent les mooses, les lapins et les ours…), puis il me dit qu’il part car il y a le match des blues jays !



Ensuite arrêt à Ksann le village indien, mais rien d’ouvert sauf le musée, donc vite fait, puis le vieux Hazelton, bien mort (sont-ils tous en train de regarder le match ?). On manger au subway de Hazelton puisqu’il pleut (mini subway). Sur la route, on ne voit pas la moindre wildlife et on aperçoit à peine les glaciers qui doivent pourtant être bien beau. On arrive à Sterwart sous la pluie, on trouve l’hôtel et la chambre est super, grande, avec grande fenêtre, terrasse si il faisait beau… On vide la voiture et on va voir les ours, mais on ne voit que des saumons, plein des vivants qui nagent, des morts naturels et des restes ! et il pleut. Comme les horaires des visites d’ours des autres jours sont plutôt le soir, on rentre à la chambre . Avec Lionel on repart pour les ours, avec parapluie. On arrive, le Mr a juste marqué la visite d’un ours à 19h40, mais… c’est maintenant, vite il est encore là. IL pêche son 1er poisson et part dans les buissons ; il revient et essaie d’en attraper un 2eme, mais flemmard il en prend un mort et se met sur une petite ile pour manger, il repart un peu pour un 3eme poisson, puis un 4eme ! on l’a vu un grand moment, c’est super. Dommage que les garçons ne sont pas venus.



On rentre à la chambre, on mange notre gratin de pâtes et viande effilochée, salade d’épinards et fraises. Bien bon

Dimanche 24 Tour de la ville ce matin en vélo prêtés par l’hôtel. Tout est sympa lorsqu’il ne pleut pas ! Un petit stop au magasin, qui est vraiment complet (même de la pâte feuilletée pur beurre), et pas plus cher qu’ailleurs. On mange à la chambre à midi.On part ensuite direction salmon glacier. Au bout de 35km, sur une route en gravier on arrive au sommet et on voit le glacier d’en haut ; très beau. On voit plein de marmottes au bord de la route. On redescend, un arrêt au bord de la rivière pour jouer avec les mini icebergs qui sont arrivés jusque-là du glacier puis arrêt aux ours. On discute avec des Français qui sont partis depuis 4 ans en camion pour un grand tour de l’Amérique, et avec des franco-suisses qui sont eux sur les routes depuis 20 ans. Bien sympa. On a encore de la chance aujourd’hui, un ours arrive au bout de 20mn (17h45) et on le voit bien pécher, plusieurs fois, sur environ 40mn. On reste discuter jusqu’à 20h, mais pas d’autre ours.



Retour à la chambre, on mange nos soupes et chili et fin de la tarte aux myrtilles.

Lundi 25 Il faut repartir, une grande route direction Prince Ruppert, 450km. On voit un ours noir dans une rivière, sympa.



Arrivée à l’hôtel (assez pourri), on va voir l’aéroport d’hydravion ; on en voit plusieurs, c’est cool. Puis on retourne dans le centre, on pose les gars à un terrain de basket et on va faire des courses. On mange ensuite local : fish and chips dans un resto du bord de l’eau. On assiste à notre 1er coucher de soleil, ça fait du bien de le voir

Mardi 26 Réveil 5H pour aller prendre l ferry pour port Hardy. Départ 7H30. Il y a des petits salons avec des fauteuils biens sympathiques. On entend une annonce pour des baleines, on va donc passer un bon moment dehors à les regarder.



A midi, on mange dehors, le repas proposé par l’espace bbq : salade Caesar avec saumon ou poulet grillé, bien bon et prix très correct. L’escale à Bella Bella est un peu longue, puis on repart. On dort un peu, de nouveau des baleines, on va manger notre apéro pique-nique dehors, le temps passe jusqu’à notre arrivée à 23h. On trouve notre hôtel, pas exceptionnel, mais on ne va pas rester longtemps !

Mercredi 27 Départ pour notre longue route, sous le soleil ! Il semble qu’il devrait rester toute la semaine. On s’arrête à Telegraph cove. Village de bord de mer très sympa. On fait un petit tour, puis on mange avant de reprendre la route. On traverse Campbell river qui est très bien aménagé et assez beau, mais on dort à courtenay, moins sympa. On fait 2 machines à laver, pendant que les gars sont à la piscine. Puis on se prend 2 pizzas à emporter chez Boston Pizza à coté de l’hôtel, et on prend la voiture pour trouver un endroit sympa pour manger au bord de l’eau. On trouve un point d’observation avec tables de piquenique, et avec le coucher de soleil c’est très beau. Il y a des canards et des loutres qui nagent.

Jeudi 28 On commence par aller voir si les loutres sont là, mais c’est marée basse, on les voit mal. On en voit une, et avec l’appareil de Lionel, il semble que ce soit plutôt des otaries ! Puis essence, puis, vieille voiture … bref, 10h30 lorsque l’on part. On garde la 19A le long de la cote un moment, puis on rejoint la 19 (120km /h !) Arrêt à Coombs au magasin, voir les chèvres sur le toit, c’est rigolo, et hyper touristique, il y a un monde fou. On fait quelques courses au magasin qui est très bien achalandé (du bon pain au fromage) et même pas très cher ! On repart, avec un arrêt à Little Qualicum falls, trail d’environ 15mn pour faire le tour des 2 cascades, avec une belle rivière. Puis notre bon piquenique. Arrêt suivant à Cathedral grove, voir les vieux arbres de la foret pluvieuse, sous le soleil ! Les 2 trails sont fait en 30mn ! Ensuite un stop à Port Alberni pour voir les ours, mais on n’en voit aucun. IL fait 34° ici, vraiment chaud, on s’arrête donc au lac suivant pour se baigner et ça fait du bien. Il faut quand même finir la route, et nous arriveront à Tofino à 18h30. Nous sommes bien accueillis par Harold. On va manger des tacos au saumon, frites et glaces, bien bon et bien sympa, puis on va voir le coucher de soleil sur la plage. Super

Vendredi 29 Petit déjeuner de pancakes dans notre kitchenette, sympa Direction le co op pour faire des courses. On part ensuite direction ucluelet. On fait le lighthouse trail, 2 ,6 km quand même! Il nous faudra une heure avec les pauses photos, joli tour. On cherche ensuite une aire de pique nique et ce sera big beach pour manger notre poulet grillé avec une bonne salade. On va ensuite à Wickanninish beach, nous on marche sur la plage et les garçons font une cabane avec le bois flotté, puis des pendentifs … Retour à la chambre, on se prépare notre barbecue : tbones, mais, pates au fromage puis bananes cuites avec glace kitkat. On fini la soirée avec un feu de joie.

Samedi 30 On commence par aller visiter tofino (le matin les magasins sont ouverts et il y a du monde qui se promène. En plus le samedi il y a le marché ! petit tour sympa, puis les gars jouent au basket ; On mange à la chambre en passant. Puis 1er arrêt à radar hill, le guide vend une vue à couper le souffle, on ne voit pas grand-chose à cause des arbres, mais ce n’était pas une grande marche. Puis on va à Combers beach, 500m de trail dans la foret pour arriver à la plage, pour essayer de voir les phoques sur leur rocher. Pas mal de vent, les garçons construisent un abri, nous on marche… Retour à la chambre pour se dessabler avant d’aller manger au grill. On prend des glaces, on part sur la plage pour se faire un feu. Il faut amener son bois et ne pas faire bruler le bois flotté. On ramasse des buches un peu brulées, et ça suffira pour nous faire un beau feu. Bonne soirée.



Dimanche 31 Grande route aujourd’hui. Il fait frais et couvert, on ne s’arrête donc pas pour se baigner dans le lac. On s’arrête quand même à la rivière, très belle et qui donne envie, manque juste un peu de chaleur.



On s’arrête à Coombs racheter du pain au fromage pour le piquenique. On va jusqu’à Parksville pour voir le concours de château de sable.



Il y a aussi une expo de vieilles voitures donc beaucoup de monde. On arrive à se garer, on mange puis on va voir les voitures. Il y en a des bien vielles, bien retapées… sympa pour les gars . Puis le concours de château de sable, bien travaillés. On vote chacun pour notre préféré. Il y a beaucoup de monde, il y a un beau parc de jeu pour les enfants, avec des jeux d’eau. Il faut repartir car encore 1h30 de route, on ne fera donc pas les arrêts prévus. On arrive à l’éconolode de Victoria, au bord de l’eau. Un peu vieillot mais bien placé. Les gars restent à la chambre et nous on va marcher, c’est un beau quartier. On cherche à manger, il est déjà 20h ! il y a un resto pub ouvert jusqu’à 23h, et comme le resto et le pub sont séparés, on peut y aller avec les gars. On mange très bien pour un prix très correct.

Lundi 1er aout Petit dej sur la terrasse au bord de l’eau, sympa. Un coup de piscine pour les gars, avant de partir visiter Victoria On se gare dans un parking, gratuit puisque aujourd’hui nous sommes le jour de la Colombie Britannique, jour férié. On fait les magasins, On va jusqu’à fisherman’ s wharf où on achète des poissons pour donner à manger aux sea lions, sympa. On fait le retour en bateau taxi, rigolo. On rejoint la voiture, et on fait un petit tour de la baie. On va au mont tolmie park pour la vue du sommet, très beau, on voit bien le mont baker (115km), les côtes américaines, … On reprend la route vers l’hôtel, et on mange au même resto qu’hier soir, mais il y a du monde ce soir !

Mardi 2 aout Fait pas beau, dej dedans ! On fait les sacs, on part direction Victoria, on reprend la côte là où on l’a laissée hier soir. Quartier très chic, belles maisons ! On monte au sommet du park Douglas mais la vue n’est pas aussi belle qu’hier ! On piquenique, puis un arrêt à Sidney (il y a même l’opéra !) jolie promenade de bord de mer, un ponton avec des pécheurs de crabe. On va au ferry qui est à 16h, 1h30 pour traverser entre les iles et atteindre la côte. Des embouteillages, et on arrive enfin notre hotel (metro days inn)

Mercredi 3 Fait pas beau, on se dirige vers downtown. On trouve facilement un parking à 12$ pour la journée (angle Homer/Cordova), ce qui est pas mal. On va jusqu’à Chinatown, voir le jardin Chinois et acheter 2 bricoles, mais sinon rien à voir et beaucoup de sdf . On rejoint Gastown et le quartier plus touristico bobo est quand même plus sympa. On mange à la old spaghetti factory, très bon rapport qualité prix, sympa. On regarde l’horloge à vapeur sonner 2 heures, on va jusqu’à Canada place, le soleil sort et il fait bon ! Il y a 2 paquebots de croisière amarrés. On fait ensuite downtown, les magasins de robson’s street. Il est 6h et on a mal aux pieds !



Jeudi 4 Il fait beau, journée vélo J’ai repéré le loueur Yesbike, car ils ont des places de parking gratuit. Nous prenons 4 vélos, et on commence par aller direction canada place pour aller voir la torche olympique. Puis retour pour le Stanley park beaucoup de monde, heureusement que c’est sens unique. C’est très beau. On s’arrête manger vers la plage 2, pizzas en tanche et glace marble slab cremery, maintenant que l’on a compris que l’on peut rajouter tous les éléments que l’on veut dans la glace, on se lâche et c’est extra ! On traverse ensuite le pont, on continue sur la piste cyclable, devant l’ancien village olympique, le parc des sciences, puis retour. Au niveau de la plage 2, jolan crève ! On appelle le loueur, et quelqu’un nous amène un autre vélo. On finit le tour et on rend les vélos. Ils nous offrent la location pour Jolan, plus une réduction pour chacun, bonne affaire. On rentre vers l’hôtel, on mange au white spot et au lit, on a mal aux jambes !



Vendredi 5 J’ai oublié mon permis laissé en caution hier, donc il faut retourner au loueur. puis on traverse le lion’s bridge et direction lynn’s canyon. Un arrêt au wallmart faire des achats. Arrivé au canyon, i y a un monde fou, on fait notre pique-nique, puis on part vers la rivière. On commence par la swimming hole. L’eau est bien fraiche, seul Flavien arrive à se mouiller, et il en profite pour faire de nombreux sauts. On finit la boucle, puis on continue vers les cascades. Une belle ballade. On décide de rentrer par le lion’s bridge pour aller manger sur la 2eme plage, mais le souci c’est que l’on se retrouve dans les bouchons et c’est long… On arrive enfin à la plage, on retourne au vendeur de pizzas, puis aux glaces en regardant le coucher de soleil, une belle dernière soirée.

Samedi 6 On finit les sacs, on prend la voiture et direction l’aéroport. L’arrière de la voiture a été enfoncée, on fait donc une déclaration, on risque de perdre la caution de 500$, i faut attendre et si ils le font, on fera une déclaration à visa premier…. Embarquement 14h

Dimanche 7 Arrivée 11h30 à Lyon, on n’a rien dormis, mais on a bien mangé ! ça semble la mode maintenant de servir des glaces….
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Wiki27 10 years ago
Terre-Neuve: voyage 10 jours à l'été 2016 avec deux jeunes enfants
Bonjour,

Voici un résumé de notre voyage qui vient de prendre fin à Terre-Neuve. Nous avons quitté Montréal avec un vol direct à St John's, Terre-Neuve, le vendredi 29 juillet pour revenir à partir de Deer Lake à Montréal (avec une escale à Halifax) ce 7 août. Nous avons voyagé avec nos deux jeunes enfants, âgés de 5 ans et de presque 2 ans.

Tout a été réservé d'avance, entre la fin janvier et le mois d'avril : location de voiture et chambres. Et déjà, au mois d'avril, on pouvait voir que les choix étaient plus restreints.

Puisque nous voulions faire quelques randonnées, nous avons acheté deux porte-bébé ergonomiques préformés seconde-main qui peuvent accueillir des enfants jusqu'à un maximum de 45 livres. Mon fils de près de 2 ans pèse 30 livres et ma fille de 5 ans, 40 livres. Pour ceux intéressés, ils s'agit de Chimparoo Trek. Au fil de leur utilisation, mon conjoint n'aimait pas les utiliser, car le porte-bébé avait tendance à glisser sur ses hanches. De mon côté, je les trouvais parfaits (probablement parce que pour moi, ça accotait sur mes hanches, donc le maintien était parfait).

Vendredi 29 juillet : Arrivée à St John's vers midi - Récupération de la voiture chez Enterprise (réservée d'avance par Internet) - Installation à l'hôtel (Super 8). On avait demandé un parc pour coucher notre fils, mais arrivé sur place, ils n'en ont pas. Conclusion : on se fait upgrader dans une chambre familiale où la chambre des enfants est à l'écart. Il y a une piscine avec une section pataugoire et jeux d'eau ainsi qu'une glissade d'eau (les jeunes ne s'épuisent pas de la descendre!). - Dernière visite de la « House of Assembly » à 15 h. Note : on n'a pas vu le temps filer et mon conjoint est arrivé en retard à la visite. Mais bref, on l'a accommodé et il a eu une visite privée (ce qui ne se serait jamais vu à Québec ou Ottawa!). - Visite de Signal Hills en soirée. Le site est vraiment très beau. L'accès au site est gratuit, mais si on veut aller au centre des visiteurs il y a un coût (nous n'y sommes pas allés). Soirée claire sans brume. On en profite pour voir les lieux et prendre des photos.

Samedi 30 juillet : St John's - Visite du Farmers' market. Si je m'étais écoutée, j'aurais dépensé (j'adore ça, les marchés). Mais mon conjoint qui n'est pas friand du tout de ce type d'activité met les freins. On « perd » ensuite un peu de temps dans le parc adjacent pour que les enfants s'amusent. - Arrêt au Visitor Center au centre-ville de St John's. L'un des pires centres d'information touristiques : pas de stationnement sinon sur la rue mais introuvable, pas de salle de bain (on doit aller au Starbuck en biais de l'autre côté de la rue) et des gens très peu loquaces (on répond aux questions, mais sans plus). - Photos des maisons colorées dans un quartier en particulier. - Quidi Vidi : On va à la Brasserie pour faire une visite (impossible, tout est booké pour la journée!) Mon conjoint s'achète une mini caisse de 2 bières et on va sur la « terrasse » à l'arrière. On marche un peu plus loin avec les enfants sur le dos pour aller voir le bord de mer. Endroit très sympathique. - On retourne à Signal Hills pour une visite d'après-midi. On fait un mini sentier pour avoir un point de vue, puis on descend les multiples marches qui nous mène vers une pointe. Je ne sais pas combien il y a de marches, mais c'est beaucoup (et ça nous paraissait pire, car nous portions nos enfants sur le dos). Très joli comme endroit.

Dimanche 31 juillet : Cape Spear et Petty Harbour - Visite de Cape Spear. On arrête en chemin à un point de vue, on marche un peu en bordure de mer. C'est un matin brumeux et venteux. Il fait assez froid pour que les enfants portent leur tuques d'automne. Visite de l'endroit Cape Spear (endroit le plus à l'est en Amérique du Nord). Pas de frais pour se promener sur le site, mais seulement pour accéder à la visite de l'ancien phare. On décide de ne pas y aller, car on visitera 2 autres phares plus tard. Très joli site. La brume s'estompe et on prend de superbes photos (derrière l'ancien phare, la vue est superbe). - On se rend à Petty Harbour (suggestion de plusieurs personnes de Terre-Neuve). On veut faire un arrêt au seul Café. Il est 3 h PM et il y a 45 minutes d'attente. On rebrousse chemin sans rien visiter vraiment et on roule vers notre prochaine destination : Bonavista. - La distance entre les villes étant relativement grandes, on se rend compte en chemin que nous arriverons après 20 h. Dans ces circonstances, aviser par téléphone peut être une excellente idée, car à certains endroits, vous vous buterez à une porte close. Notre hébergement est une « cabin » en bordure de mer (Oceanside Cabins). On arrive un peu tard pour profiter de l'endroit, ça ne sent pas très bon à l'intérieur, mais sinon on peut cuisiner un peu puisqu'on a tout le nécessaire.

Lundi 1er août : Bonavista et Elliston - Visite du site historique provincial du phare de Bonavista avec interprétation (je ne me souviens plus du coût pour l'interprétation du phare, mais c'était entre 12 $ et 15 $ pour 2 adultes (nos enfants ne payaient pas). Très intéressant. Le prix d'entrée nous donnait droit d'aller à Mockbeggar Plantation, situé non loin de là. Nous y avons fait un détour. C'était bien aussi, car ça donnait vraiment une idée de comment les gens vivaient autrefois. - En route vers Elliston pour visiter des « root cellars » (cave à légumes), voir des macareux moines (« puffin »). Visiter un « root cellar » ne prend que 2 minutes et ensuite une petite marche nous mène jusqu'à un point de vue où on peut observer des macareux moines. C'était bien. * On hésitait entre aller au parc provincial Dungeon et Elliston, mais on nous a fortement conseillé de prendre la 2e option. - Route de Elliston à Gander.

Mardi 2 août : Route de Gander à Rose Blanche - 6 heures de route. La route 1 (Transcanadienne) est vraiment ennuyante! - Arrivée tardive à Rose Blanche (vers 20 h). On dort au Lightkeeper's Inn (mixte entre une auberge de jeunesse et un B&B). On se fait nous-mêmes à déjeuner le lendemain et c'est très de base comme choix (mais bien suffisant). Nous sommes les seuls dans l'hébergement et nous avons loué deux chambres pour nous accomoder. Le site du phare est opéré par un organisme à but non lucratif qui veille à l'hébergement, aux visites du phare, etc. Malgré que nous arrivons tard, on peut aller prendre des photos du phare puisque le soleil se couche vers 21 h. Le phare est très joli, car il est tout fait de pierres. Notre nuitée nous donne l'accès au site. Le paysage est très beau.

Mercredi 3 août : Visite du phare Rose Blanche - Visite et interprétation du phare. - Promenade sur le site pour prendre des photos. - Route de Rose Blanche à Rocky Harbour. Hébergement à Rocky Harbour est principalement composé de B&B. On s'était dit qe ce serait intéressant ce type d'hébergement pour être davantage en contact avec les gens de l'endroit. Dans notre cas, la chaleur de l'hôtesse n'était pas à son top. Disons que nous avons davantage parlé avec les autres visiteurs... Mais de la façon que les chambres étaient faites, nous avions une « suite », c'est-à-dire qu'on avait deux chambres à coucher à part et une salle de bain privé au RDC, ce qui est bien pratique quand on a des enfants.

Jeudi 4 août : Parc national du Gros-Morne - On appelle le matin même pour réserver pour un tour de bateau à Western Brook Pond, mais tous les tours sont « bookés »! On nous met sur une liste d'attente pour un tour de bateau supplémentaire à 16 h en nous demandant de rappeler après l'heure du dîner pour confirmer avec eux si le tour a bel et bien lieu. - Randonnée à Norris Point. On a eu de la diffculté à trouver le point de départ, mais après plusieurs détours nous y sommes parvenus. Les points de vue sont très beaux. - On fait une tentative de faire une visite guidée du phare Lobster Cove, mais on perd un peu notre temps, car on doit se rendre à notre tour de bateau. On doit faire 45-60 minutes de route pour se rendre dans le stationnement. - Western Brook Pond : Pour aller faire le tour de bateau, on doit marcher 3 km. Le chemin est relativement plat. J'ai regretté d'avoir été autant pressée par le temps, car c'est un beau sentier avec de beaux paysages. Le tour du bateau coûte cher (150 $ pour notre famille), mais cette activité est superbe. Les paysages sont à couper le souffle. Retour sur 3 km à pied. * Le coût pour le parc national est d'environ 20 $ par famille par jour. Or, à aucune moment on nous a demandé de montrer notre passe lors des visites guidées par les gens de Parcs Canada.

Vendredi 5 août : Parc national du Gros-Morne - Visite et interprétation à 10 h AM aux Tablelands. Très intéressant comme site et très riche en information. Durée de la visite : 2 h. Le seul coût est celui du parc national. - On fait une randonnée intermédiaire, la « Lookout », située à côté du Centre des découvertes. Très exigeant, particulièrement avec un enfant sur le dos. Mais j'y vais à mon rythme et je finis par arriver au sommet. D'ailleurs, les efforts sont largement récompensés un fois arrivé en haut.

Samedi 6 août : Parc national du Gros-Morne et Parc provincial Arches - Visite de la plage « Shallow Bay ». Super pour les enfants qui s'en donnent à coeur joie et même pour les adultes qui peuvent contempler des dunes de sables. - Visite des « Arches ». Aucun coût pour accéder au site. - Retour à Deer Lake.

Dimanche 7 août : Avion vers Montréal

En espérant que mon expérience saur aider d'autres personnes! :)
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Krikri6792 10 years ago
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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