En parcourant les différents messages de ce forum que je consulte plus que ne fréquente depuis maintenant 2 ans, j'ai la désagréable impression de lire un nombre incalculable de temoignages de gens aigris, tristes pour qui le voyage serait une libération, un moyen d'echapper au "mechant Occident qui mange tout vilain pas beau egoiste"
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.
Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...
😎
"J'adore le travail, je passerais des heures à le regarder"
Salut,
Je suis d'accord avec toi.
En lisant certains posts on a l'impression que le rejet du système occidental est systématique.
Par contre chez "l'autre" tout est idéalisé et on ne veut retenir que certains points sélectifs, des qualités humaines, des "images de bonté" que l'ont attribut à la va vite. Une sorte d'aveuglement, car bien de ces mentalités et pratiques diverses rencontrées aux quatre coins de la planète provoqueraient des réactions de dégout si elles étaient partiquées à la maison!..et elles le sont parfois)
Comme il m'arrive assez souvent de faire partie des râleuses...😇
Je crois que ce qui me pèse en fait c'est la sédentarité, et le fait que tout est fait pour faire des individus des sédentaires (il faut changer de pays pour se rendre compte de la quantité énorme de démarches que l'on doit entreprendre, une véritable course d'obstacles).
Me sentant plus ou moins contrainte à la fixité je finis par prendre en grippe le lieu dans lequel je me sens emprisonnée. Et j'ai tendance à rendre le tableau plus noir qu'il n'est...
Quand à l'Occident ce n'est qu'une zone de la planète, ni mieux, ni pire qu'une autre...
Quand à l'Occident ce n'est qu'une zone de la planète, ni mieux, ni pire qu'une autre...
Sans vouloir t'offenser, je pense que c'est facile d'affirmer cela quand on est confortablement assis chez soi devant son ordinateur et qu'on sait qu'on peut bénéficier de tout un système de sécurité sociale mis en place par ses ancêtres, même si ce système est imparfait.
Imagine-toi que tu vives par exemple au Saël, sans ton passeport européen, sans ta carte de crédit, sans la possibilité d'accéder à des soins hospitaliers ou ne serait-ce qu'à de l'eau potable, en ne sachant jamais si tu pourras manger le lendemain. Tu pourrais très bien y avoir une vie heureuse, mais il y a de bonnes chances pour tu reconsidères ton jugement sur l'Occident.
Et c'est reparti pour un tour...🤪🙁 (dans mon cas il va être très bref, je n'ai plus de connection internet à partir de ce soir).
Jolie liste certes, et si tu faisais la liste de ce que l'on trouve dans d'autres parties du monde et que l'Occident n'a pas, n'a peut-être jamais eu ou n'a plus ...
"il y a de bonnes chances pour tu reconsidères ton jugement sur l'Occident."
Juste une annecdote.
J'étais à Banani, au pied de la falaise de Bandiagara.
Toute la journée un Dogon m'avait lourdement importunée, voyant en moi des papiers, un visa sur pattes, un sésame pour ce monde enchanté dans lequel il n'était jamais allé, qu'il rêvait...
Là, c'était la nuit, je m'étais un peu attardée à la table du repas sous le baobab et savourait une bière tiédasse.
En face de moi, le guide, Dogon lui aussi. Je ne distinguais que ses dents blanches et ses globes oculaires.
La fatigue de la journée, le boulversement né de l'immensité de ce que j'avais contemplé, l'obscurité, provoquaient un relâchement, une paisible conversation à bâtons rompus.
Il me parlait de son pays, des difficultés de la vie ici, de sa précarité.
Je lui ai demandé s'il était jamais allé en France.
Alors il m'a raconté son voyage. D'abord son émerveillement devant la neige, la joie qu'il avait eu à s'y rouler. Un peu aussi l'abondance dans les supermarchés. Tu aimerais y vivre ? ...non. Pourquoi ? Vous êtes... tristes...souvent seuls...je suis bien mieux ici.
Je ne suis pas en train de dire que j'irais m'installer au pied de la falaise de Bandiagara. Je suis une européenne, j'ai été modelée par l'Europe. La connaissance de ses us et coutumes, me permet de fonctionner en grande partie sur le mode automatique, me dégageant du temps et de l'énergie pour faire autre chose. J'ai bien conscience que, l'âge venant, j'aurais du mal à refaire tout le travail d'apprentissage de l'insertion sociale ailleurs qu'en Europe.
Je dis juste que je ne reconnais au monde occidental aucune supériorité.
Vous êtes... tristes...souvent seuls...je suis bien mieux ici.
bonjour toi, que de lieux communs! l'exemple type de propos plein de sagesse que l'on attribue aux pauvres, aux démunies
parés de toutes les vertus et que l'on s'empresse de rapporter au retour d'un voyage bien arrosé avec sa Mastercard!
Je côtoie tous les jours ici dans ma ville des gens qui ne sont ni tristes, ni seuls. Et j'ai vu beaucoup de tristesse et de solitude en Amérique Latine par exemple que j'aime beaucoup. Je ne sais pas si le terme "supériorité" est approprié, mais je suis persuadé en grande partie que le bonheur ou du moins sa base est assuré lorsque "le frigidaire est plein!"...
Tu n'as jamais du aller au Moyen Orient, en Egypte, en Turquie - ou alors dans des clubs de vacances. Une petite lecture de Durckeim, sur le suicide anomique............
Les pays dans lesquels on se suicide le plus, on se drogue le plus, on boit le plus, ont les frigos pleins.
Les pays dans lesquels on se suicide le plus, on se drogue le plus, on boit le plus, ont les frigos pleins
Salut Michou,
Sans cynisme, je crois qu'il reste encore préférable de décider de sa propre mort par le suicide, ou d'infliger à son corps des drogues douces ou dures plutôt que de subir la faim, la soif, les maladies de la misère etc...
ps j'ai été une fois en club et tant qu'à faire : au Club Med, et j'en garde un bon souvenir !
Je l'avais bien compris... même si j'ai vu dernièrement aux 24 heures du Mans, quelques Britanniques et Scandinaves sérieusement imbibés, qui, au lieu d'avoir moins de 0, 5g d'alcool par litre de sang, devaient sans doute enregister à peine 0, 5g de sang par litre de bière !😉
P.S : Cela nous éloigne largement de notre sujet "Voyageur heureux ?" Pour moi la réponse est oui (mais je suis heureux aussi en France, ce qui prouve que les grognons seront toujours grognons où qu'ils aillent ! )
De plus, il est toujours de bon ton d'expliquer aux voisins que ce que vous avez vu ailleurs est beaucoup mieux qu'ici... car ça ne manquera sûrement pas de les rendre jaloux... donc pourquoi se priver de ce petit bonheur supplémentaire au retour des vacances ? 🙂🙂🙂
De plus, il est toujours de bon ton d'expliquer aux voisins que ce que vous avez vu ailleurs est beaucoup mieux qu'ici... car ça ne manquera sûrement pas de les rendre jaloux... donc pourquoi se priver de ce petit bonheur supplémentaire au retour des vacances ? 🙂🙂🙂
vouai vouai vouiai!!!
Allez rebière fraîche au p'tit déj pour fêter ça!😉
Getback, je comprend ton impression que les voyageurs aient une sorte d'aversion de l'occident et moi aussi j'ai souvent l'impression dans les textes d'une fuite pour échapper à je ne sais quoi.
Pour tout te dire, j'avoue, et c'est assez difficile à admettre, que je sais au fond de moi que mes projets de voyages sont une fuite ; j'ai toujours l'impression que je vais trouver "la-bas"le bonheur que je n'ai pas "ici", mais je me suis apercue que partir n'est pas une solution.
Je crois qu'il y a plusieurs raisons à ce besoin de fuite, selon mon point de vue :
D'abord, nous les jeunes occidentaux (du moins ceux que je connais, c-a-d les francais de mon entourage), nous sommes nés dans un comfort presque complet. Nous avons tout eu tout de suite, matériellement, et assez peu d'interdits aussi. Je dit ca en comparant à la génération de nos parents par exemple, qui emmenageaient en couple avec trois fois rien, n'avient pas toujours l'eau chaude ou les toilettes dans la maison, et qui avaient beaucoup plus de regles a respecter que ce dans le cadre de l'école, l'église, ou l'armée (ces derniers ci ont presque disparus).
Aujourd'hui, beaucoup d'etudiants, à 20 ans, ont déja tout l'equipement dans leur apparement, Internet, téléphone, bref, on a déja tout et besoin de rien ! Je me sens parfois blasée car je ne trouve plus de but à notre vie, on n'a plus grand chose a acquérir.
Par ailleurs, on entend tous les jours parler du chomage, la delocalistion, les diplomés bac +8 qui ne trouvent pas de travail, des pays extérieurs qui se developpent deviennent aussi qualifiés dans des domaines ou on "avaient de l'avance", et ont sent bien que le train de vie en occident risque de diminuer, fatalement.
Bientot, on va chercher du travail, mais pourquoi ? On a deja tout, tout, tout, si peu de raisons de prendre de l'indépendance (juste l'envie meme d'etre independant qui nous y pousse), et on a peur de l'avenir, tellement l'evolution du monde est devenue rapide, trop rapide a l'echelle de l'homme. (selon moi).
Je crois donc que voyager, c'est une maniere de fuir notre confort trop facile et d'essayer de comprendre comment des gens vivent avec rien, comment ils se passent de toutes ces choses superflues qu'on a, et essayer de comprendre pourquoi quand on a tout on n'est pas heureux (pas toujours heureux, car la France est un des premiers consommateurs d'antidepresseurs), et pourquoi les gens les plus pauvres sont souvent les plus souriants.
Je cite une chanson de JJ Goldman :
"y a pas de suicides au Sahel,
Pas de psychiatres en plein desert,
Pas d'overdose à kinshasa,
Une confiance en je ne sais quoi"
Cela veut tout dire.
Je crois que la raison est simple : quand on a tout on a tout a perdre et on peut avoir peur de l'etranger car il peut prendre ce qu'on a acquis, tandis que quand on a rien et qu'on a rien a perdre on donne tout ce qu'on a et ce qu'on a c'est l'humanité, l'hospitalité, le sourire pour peu de choses.
En conclusion quoi qu'on aie de matériel, on n'est pas plus heureux. J'aiemerais voir ce que c'est
Je voyage pour fuire mes problèmes existenciels de jeune francaise, qui a trop de tout et pas assez de vrais problèmes, une liberté trop grande qu'on n'arrive pas a gerer, plus assez d'envies, à part celles de voyager et étudier pour trouver des reponses, et parce que ce sont des désirs que l'on a pas encore comblés.
Inch allah !! (lol)
Merci d'avoir lancé le sujet Getbabk ("getback" c'est un peu pessimiste comme pseudo, non ?)
"Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas encore fait."
(Loick Peyron)
Getback, je comprend ton impression que les voyageurs aient une sorte d'aversion de l'occident et moi aussi j'ai souvent l'impression dans les textes d'une fuite pour échapper à je ne sais quoi.
Je cite une chanson de JJ Goldman :
"y a pas de suicides au Sahel,
Pas de psychiatres en plein desert,
Pas d'overdose à kinshasa,
Une confiance en je ne sais quoi"
Cela veut tout dire.
Je crois que la raison est simple : quand on a tout on a tout a perdre et on peut avoir peur de l'etranger car il peut prendre ce qu'on a acquis, tandis que quand on a rien et qu'on a rien a perdre on donne tout ce qu'on a et ce qu'on a c'est l'humanité, l'hospitalité, le sourire pour peu de choses.
En plein dans le mille Getback ! Une des premières observations d'un paysan casamançais lors de mes premiers pas sur ce sol en 1991 :
"nous, on est très pauvres, mais on n'est pas malheureux. Regardez vos gueules"
Le message, je l'ai reçu 5/5 ! Comme il avait raison ce jeune paysan du bout du monde !
Pour ma part, nullement nantie en France, j'y ai travaillé toute ma vie, y ai élevé mes enfants, en galérant pas mal.
Ma sérénité trouvée enfin à près de 50 ans, je ne la lâcherai pour rien au monde bien qu'elle soit à 5000 kms de là. Là où la reconnaissance humaine prime sur toutes les autres. Bonheur simple de partager avec des populations tellement démunies, des savoirs tellement différents et d'autant plus enrichissants mutuellement qu'ils ne se monayent pas. C'est du pur partage, rien que du bonheur 😉
Je suis d'accord avec toi en partie, mais depuit longtemps j'observe des comportements que je n'arrive pas a comprendre, ou a faire face ...
je pense qu'il y a beaucoup de progres a faire, d'une part le respect entre les individus ce serait deja pas mal ! pourquoi quand je demande l'heure a quelqu'un dans la rue ( avec le sourire), la personne le ressent comme une menace ? et j'en passe, les moqueries, les " oh t'as pas une clope ? ... connard"
Je bosse a l'hosto et je vois enormement de gens depressifs ou melancolique a cause de soucis familiaux, de problemes d'argents .
Le clivage social black / blanc / beur, Jeune / vieux, riches / modestes / pauvres se voit et il suffit d'ouvrir les yeux !
Pourquoi peu de gens sourient ? ca ne coute rien et ca apporte beaucoup . Chez moi ils tirent tous une tronche de 2 km et ca c'est dur a supporter, personne ne s'adresse a personne sinon par profit ...
Alors oui, je suis content d'avoir un travail d'avoir tous ce que j'ai besoin ( et encore ) mais quand je voyage je decouvre des bonheurs simple, loin du materialisme et du narcissisme .
La bas personne ne se moquent de moi quand je me promene en short ...
Merci Gelli pour cet autre illustration. Je vois que tu as parfaitement compris mon message.
Comme j'envie ce paysan casamancais... il a compris l'essentiel de la vie.
Sinon c'est pas a Getback que tu as répondu mais a moi, CGeng ! Peu importe...
Amicalement,
CGeng
"Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas encore fait."
(Loick Peyron)
"Pas d'overdose à Kinshasa"...à mon avis il a dû se gourer !! Il suffit de se rencarder sur le net !
Alors là cette phrase...
🤪
Faut arreter les violons dans pas mal de capitales africaines on trouve de tout en drogue. Et les enfants des rues à Kinshasa ils tournent à quoi ? alcool, essence etc etc...
C'est quoi cette chanson pour européens en mal existentiel ? Qui ne retiennent que les belles facettes des pays qu'ils vistent? Ce n'est qu'une vision du voyage pas la seule .
Oui, bien sur qu'il y a de la drogue partout, on le sait bien. Mais tu ne peux pas nier que les psy et les depressions c'est plutot un truc de riche.
Bien sur, quand on n'a rien dans le ventre, je ne sait pas si on peut parler de "heureux ou malheureux", c'est l'extreme de la misere. Mais, quand on n'a rien dans le ventre on a UN SEUL probleme, tandis que quand on a tout on a 1000 problemes.
Et comme tu dit, quand tu parles des "europeens en mal existenciel", tu parles bien des EUROPEENS en mal existenciel, j'ai jamais entendu parlé des africains en mal existenciel, apres, je ne m'avance pas, je ne sais pas ce qui se passe dans leurs tetes, j'aimerais le comprendre justement.
Le probleme n'est pas une question d'africains ou européens, ni d'Europe, d'Afrique ou peu importe, c'est pas le lieu qui compte, c'est comprendre la vision des gens entre ceux qui ont tout niveau richesse matérielle, acces a des choses, et ceux qui ont tres peu. Incontestablement, en général, les pauvres n'ont pas du tout la meme vision du bonheur que les riches. Pour les riches, le bonheur est possession (le plus souvent, il ne faut jamais rien généraliser), mais on n'a jamais assez. Les "pauvres" ne peuvent rien attendre et ils sont heureux avec le peu qu'il ont. Je trouve que c'est assez mathématique comme raisonnement. Finalement, c'est la manière d'interpreter les problemes qui change, selon le niveau de vie. On donne une importance relative aux problemes selon sa situation.
C'est un peu dommage que tu t'enflammes autant, car dans les précédentes discussions, on n'a jamais dit que tout est beau et bien, merveilleux à l'étranger, ce n'est pas ce que j'ai ecrit. Bien sur, on sait bien qu'il y a la misère, les maladies, la faim, la drogue, les gens pas soigné, et quantité d'autres problèmes que nous ignorons. On sait aussi que "bonheur 24h/24" n'existe nulle part et pour personne. On tente juste d'etudier la tendance générale, voir si on se pose les memes questions quand on vit autrement. Getback a juste voulu etudier une impression de mal etre occidental qu'il ressent chez pas mal de gens et en recherche l'explication.
Quand a la chanson j'ai oublié de preciser qu'elle a 25 ans, et que c'est pas exact de dire "y a pas d'overdose a Kinshasa", faudrait dire "y avait x % d'overdose a Kinshsa dans les anées 80 et plus d'overdoses en Europe avec x % en 1981". Excuse moi de caricaturer autant. C'etait tout de meme bien de rappeler que tout n'est pas rose la bas.
Sans rancunes,
Cécile
"Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas encore fait."
(Loick Peyron)
As tu vus déjà des "fous" dans la rue en Afrique, ou l'état de certains mendiants qui n'ont pas toujours le sourire ? c'est le contexte socio culturel qui fait que c'est sans doute à des degrés différents ...des dépressions il y en a chez les pauvres et chez les riches ici ou là bas. Comme il y a aussi des gosses africains riches voir très riches qui tournent mal. Mais bref tu l'expliques aussi. Des pétages de plombs j'en ai vu j'en ai vu en Afrique, c'est assez fulgurant en général et chez des gens qui connaissaient bien des difficultés matérielles et/ou familiales.
Oui j'ai tendance à réagir à ce genre de paroles (la chanson).
Tu sais au Gabon(c un exemple que je connais bien) les gens ont vite fait d'aller en brousse trouver leur "psy", avec leurs rites à eux à leur façon . Faut pas comparer avec le psy tel q'on l'entend chez nous biensûr qu'il faut des tunes pour consulter.
Les questions existentielles oui ça c'est plutot quand on a un certain confort de vie en général et à manger.
Et il y a 25 ans à Kinshasa il y avait déjà pas mal de problèmes dans cette ville et de la drogue à ce que j'en sais... Mais c'est vrai aussi que l'Afrique centrale et de l'Ouest c'est différent déjà par la religion qui influe sur les mentalités et sans doute il y a moins de suicides au Sahel.
C'est le genre de texte de chanson que je n'aime pas vraiment car c'est un peu nous raconter n'importe quoi ici! Et c'est pas le seul (chanteur) bien que j'aime bien d'autres trucs qu'il fait Goldman...
"On donne une importance relative aux problèmes selon sa situation" Oui! ...mais parfois certains de nos tracas à nous sont bien dérisoires . C'est le pourquoi à d'autres façons de voir les choses...
Je pense que quand on parle d'un pays il ne faut pas parler que des belles facettes . C'est sur qu'on préfère voyager pour voir de belles choses, mais comment ne pas parler du reste ?
je ne m'adresse pas spécialement à toi ni à cette discussion précise mais aux différents posts que je peux lire souvent sur le le forum, seulement les paroles que je trouve "grrr" de cette chanson (j vais écrire à goldman 😉) ont été la goutte d'eau à ma patience, et c'est pourtant rare que je réagisse, ça ne veut pas dire que je suis en désaccord avec tout ce qui a été dit dans cette discussion. Je te l'avais dit c'était à chaud!
Désolé si ça gache le romantisme lié au voyage en général...
La question si je suis heureuse en voyage oui plutôt! Vivre dans un autre pays (où pourtant on y voyage aussi) pas tout le temps ou disons plutot que ça prete pas à rire tous les jours car le dessous du vernis que l'on ne montre pas toujours au visiteur (et c logique), n'est pas toujours "romantique" il y a parfois plusieurs facettes que l'on découvre au fil du temps ... Tout est relatif...
Je réponds en suivant.
Les pays où on se drogue le plus ne sont pas tous en occident. Les enfants des rues en Afrique comme cela a été évoqué, ou bien en Amérique Latine, se droguent plus que les enfants de nos chères rues et avenues qui n'ont jamais gouté aux joies du PCP. Et le niveau de misère et d'abus en tous genres est incomparable. De plus, dans les zones de production (cocaine, heroine, ....), le produit atteind une qualité optimale, est facile à se procurer et à des prix défiant toute concurence, ce qui engendre des consommations banalisées. Pour exemple, au Pérou, se faire arrêter avec un gramme de cocaine engendre les mêmes conséquences que se faire arrêter avec un join en France. C'est à dire aucune. En revanche, la consommation de marijuana est plus réprimandée. Aprés, certains pays consomment plus que d'autres, évidemment. Autre exemple, le taux de toxicomanes en Afghanistan et Pakistan. Seulement, on en parle pas, on ne les voit pas ou, tout simplement, on ne connait même pas l'existence du sujet.
De même, le taux d'alcooliques chez les paysans andins, par exemple, est très élevé et je peux assurer qu'ils n'ont pas le frigo plein. Oui, le taux d'alcooliques au Moyen Orient et en Afrique doit être moins élevé que celui de l'Europe. Mais, il est évident que cela diffère en fonction des religions plus que des supposés antinomies géographiques ou pays pauvres/pays riches...En revanche, le vrai mal de nos sociétés, c'est la solitude ; ce qui nous a fait perdre un peu beaucoup d'humanité, ou inversément.
Effectivement, il y a trop d'images d'épinal peuplées de belles citations dignes des ouvrages de Paolo Cuhelo...Et je ne comprends toujours pas comment certaines personnes peuvent boire des paroles dénuées de véritable sens des réalités. Si ce n'est une prédisposition à fuir cette réalité. Ce qui en soit n'est pas une critique, juste une constatation. La paysan malien ou de casamance, avec ses belles tournures, est bien loin du quotidien de ses semblables, notamment ceux peuplant les villes. C'est un peu comme quand un péruvien, un chinois, un roumain, ou je ne sais qui encore, soutient connaître son pays parce qu'il est péruvien, chinois ou roumain. L'habit fait rarement le moine. Et puis, quel est ici le véritable convaincu (sans jeu de mot). Celui ou celle qui lachera tout et ira vivre dans ces pays le quotidient de ces fameux hommes pleins de sagesses...Attention, je ne parle pas d'aller vivre une vie proche de notre modernité dans un pays X mais d'aller vivre celle d'un chamelier, d'un paysan malien, andin, somalien, ...Il y en a certainement, mais ils sont plus que rares et, du fait de leur choix, ne doivent pas avoir accès à internet...
Et, au final, on se rend compte qu'il y a plus un problème de catégories sociales à l'interieur des pays et, évidemment, plus le pays est pauvre, plus l'écart est marquée, que d'oppositions avec l'occident. La seule véritable opposition que l'on peut rencontrer (je me réfère au thème de la discussion), en fait, n'en est pas une et se rapproche plus d'un problème d'échelles, de quotidien et de prédispositions intellectuelles.
En faisant une généralité, qui comme toute généralité sera remplie de failles, quand on part à l'étranger pour un temps défini, on change son quotidien, on est généralement prédisposé à passer du bon temps, et donc à percevoir ce que l'on recherche et à entendre et ne garder que ce que l'on souhaite entendre, et on ne prend généralement jamais la véritable mesure de l'état social du pays dans lequel on se trouve. Tout simpement parce que la majorité des gens qui voyagent ne s'amuse pas à faire de la sociologie et ne vient pas pour percevoir la douleur et la souffrance. Et, finalement, ils ont bien raison. Nous ne sommes pas fais pour "porter les malheurs de l'humanité".
J'ai choisi de vivre au Pérou, cela a des bons côtés que n'a pas la France et des mauvais que n'a pas la France. C'est un pays avec des gens biens, des cons, des profiteurs, des honnêtes, ...C'est un pays pauvre avec des écarts sociaux parfois impressionants. La misère est à chaque coin de rue, la violence aussi et pas forcément la physique. Mais, on en prend vraiment l'ampleur que si on le cherche ou que si on veut le voir. Mais, c'est aussi un pays qui avance, qui se bonifie, qui se corrige. Bref, un pays plein d'espoir. Ce n'était pas forcément ce que je recherchais mais ce n'en est pas pour autant désagréable.
Bonjour Zitoune,
Je te rejoins aussi dans ton analyse du sujet.
Simplement tous les voyageurs ne sont pas que de passage dans un pays. Certains comme toi décident d'y vivre et quelle qu'en soit la raison, elle a souvent trait à la déshumanisation que nous vivons en occident. Ce qui prouve bien, à mon sens, la racine de notre premier mal-être : les gens ne communiquent plus à l'échelle humaine, chacun a peur de l'autre, la méfiance s'installe à travers les psychoses nées des "faits divers" du quotidien. Alors on se rassure en "travaillant plus pour gagner plus", mais gagner quoi ? Si c'est discutable au plan financier, ça l'est plus encore au plan humain !
Quoi d'étonnant de s'attacher à un lieu de vie où les populations les plus démunies savent vivre en références aux valeurs humaines ? ça ne veut pas dire qu'elles n'ont pas de problèmes, et ce qu'on peut prendre dans un premier temps, pour de la passivité n'est qu'apparence ; je les vois ces populations rurales, lutter pour leurs droits de vivre dignement, malgré les pressions politiques notamment. Et je leur tire mon chapeau car je ne connais pas de cas en France, où les citoyens vont jusqu'à boycotter l'impôt ! Trop peur de perdre leurs biens matériels, acquis à travers des prêts bancaires qui les endettent sur des dizaines d'années, nos concitoyens bien formatés, suivent par facilité les chemins tracés par nos systémes économico-politiques qui oeuvrent, pour qui ? la question est rarement posée n'est-ce pas ?
Je n'ai pas peur de le dire, j'ai fait mon choix : le système dans lequel j'ai vécu ne me convient pas vraiment, je préfère "fuir" selon certains. J'ai travaillé toute ma vie, j'ai cotisé, du coup ma retraite à moins de 900 €/mois, me permet de vivre décemment en Afrique tout en aidant les populations. Alors oui, je m'enfuis vers elles, avec bonheur et sans scrupules 🤪
Geli
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
... qui sont ces 90 % ? ... s'ils sont bien réels, leur nombre suffit-il à leur donner raison de nous envier ? ... plus que la "fuite" (définitive) d'un système, je pense que l'envie d'ailleurs et d'autre chose de ccccertains d'entre nous (de plus en plus nombreux, d'ailleurs) s'explique par notre envie de prendre de la distance avec ce "système" qui, pour utile et bienfaisant qu'il ait pu être à une époque, a atteint aujourd'hui un niveau de perversion qui devient de plus en plus difficilement supportable à certains d'entre nous ... qui ne sont pas forcément aigris et tristes et n'accusent pas forcément ceux qui se contentent de ce système d'être des imbéciles heureux ... 😉
... qui sont ces 90 % ? ... s'ils sont bien réels, leur nombre suffit-il à leur donner raison de nous envier ? ... plus que la "fuite" (définitive) d'un système, je pense que l'envie d'ailleurs et d'autre chose de ccccertains d'entre nous (de plus en plus nombreux, d'ailleurs) s'explique par notre envie de prendre de la distance avec ce "système" qui, pour utile et bienfaisant qu'il ait pu être à une époque, a atteint aujourd'hui un niveau de perversion qui devient de plus en plus difficilement supportable à certains d'entre nous ... qui ne sont pas forcément aigris et tristes et n'accusent pas forcément ceux qui se contentent de ce système d'être des imbéciles heureux ... 😉
"maitairoa 😉 --> Quand ce système a t il été utile ou bienfaisant ? Pour qui? Tu parles d'un niveau de perversion jamais atteint auparavant: avec quelle époque compares tu?
Je ne me "contente" pas de ce système, j'y vis et m'adapte et quand j'essaie de regarder ce système en face, j'ai du mal à cracher dessus (meme si c'est pas l'envie qui manque)
Parlons de la joie de vivre, certes la psychanalyse généralisée n'a pas encore débarquer dans les pays "pauvres" (economiquement) mais le fait que des personnes traversent la Mediterrannée à 15 sur un raffiot pour acceder à nos richesses n'est il pas une forme de cri desespéré, de suicide? Ma mère s'occupe d'une association visant à aider les demandeurs d'asile politique (confondus avec les immigrés clandestins merci Sarko), BEAUCOUP sont dans des situations de profonde depression ... mais le mot depression n'existe pas chez eux.
Ma femme (ou copine bref) est malienne (a vécu 20 ans la bas, famille riche et "occidentalisée") et ce qui l'a profondément choqué ici est le cloisonnement, la facilité de ceder à la tentation de la solitude, le non respect des personnes agées (qu'on abandonne) ... mais quand elle me parle du Mali, d'autres problemes tout aussi graves y apparaissent: hypocrisie au sein des membres d'une meme famille, absence de VRAI dialogue pere/fille (rester dans les traditions en apparence et coute que coute), obligation (bien different de la soi disant generosité visible de l'exterieur) de donner son argent à tout le monde .. etc
CGeng --> Tu dis "Aujourd'hui, beaucoup d'etudiants, à 20 ans, ont déja tout l'equipement dans leur apparement, Internet, téléphone, bref, on a déja tout et besoin de rien ! Je me sens parfois blasée car je ne trouve plus de but à notre vie, on n'a plus grand chose a acquérir. "
Mais depuis quand le but dans la vie a t il été d'acquerir? La vie est faite d'amour, d'amitié, de sexe, de passion, de haine parfois ... pas d'objet ... enfin pour moi. Les objets, tout comme l'argent, ne sont que des vecteurs du bonheur (oula je m'enflamme la 🤪 ): si ta passion est le jardinage, point besoin de gagner 5000 euros par mois pour etre heureux.
Ma passion, c'est le pilotage moto et auto et la, du pognon, j'en veux bien merci 😎
"Merci d'avoir lancé le sujet Getbabk ("getback" c'est un peu pessimiste comme pseudo, non ?) "
mais de rien, de rien et mon surnom vient d'Abou Bakar, un "dieu" (hum) que nous avions inventé pour delirer à 16 ans => on m'a appelé Abou Baguette car je suis TRES costaud 🤪
Baguette devient guette-ba en verlan (et oui je viens de la banlieue) qui est devenu Guetback le revenant (chuis parti à Toulouse pendant plusieurs années)
oula, je vais aller prendre un café, je sais pas pourquoi je raconte tout ça moi...
😉
"J'adore le travail, je passerais des heures à le regarder"
... le système économique dans lequel nous vivons a été utile lorsqu'il a notamment permis le progrès de la science et de la technique pour permettre à l'homme de satisfaire plus facilement ses besoins primaires et de vivre mieux ...
... ce même système est aujourd'hui devenu une machine à déshumaniser que rien ne pourrait arrêter (?), dont la seule valeur reconnue est l'argent et la seule raison d'être est de produire pour faire consommer, qui ne fonctionne plus que pour le seul profit matériel de quelques soi-disant "élites", lesquelles comme si de rien n'était tuent leur ennui en se donnant en spectacle à des millions d'imbéciles descendants d'humains devenus consommateurs, représentants du dernier stade de l'évolution (!), qui les regardent en se disant, les yeux grand ouverts, que c'est bien comme cela et que ça les fait rêver ...
... à quel moment cela a-t'il changé ? ... j'sais pas : pas regardé l'heure ! 😕
ouaip jsuis passe par chachapoyas et caja ya pas longtemps, la jsuis en bolivie..je suis d'ac avec toi les voyageurs ne font pas de socio, j'en fais un peu (ethno plus precisement).et effectivement tout est question d'education et de capacites perso et d'ouverture d'esprit..
nous avons le choix de notre vie, de voyager, de demenager, mais savons nous ce qu'est de bonheur..comme pour chaque question la reponse est certains oui d'autres se lamentent, et d'autre "ca dpend de l'humeur". Si beaucoups de voyageurs sont pessimistes ou fatalistes, souvent avec une rencoeur envers la societe qui nous a construit c'est que le voyage nous met simplement face a des realites differentes et nous renvoie a nous meme: quel sens a ma vie? qui suis-je?
la realite donc loin d'etre la verite, peut apporter un fatalisme, un malaise, en premier temps suivi d'un eveil relatif en fonction de la vision du voyageur.
aur ce forum les gens se dechargent de leur malaise face a des gens qui comprennent leurs sentiment..que meme si on a tout (ou presque) ben on est pas heureu.
il ne faut donc pas penser les mess de gens "aigris" comme des verites absolu mais comme des confessions..en realite chaque voyageur est heureu et apprend la vie de son voyage; enfin je l'espere..
la fuite du model occidental amene a penser un autre model qui peu a peu influence et fait evoluer le monde et l'Homme.
je suis idealiste et a mon retour en france, j'aurai des obligations pour etre en accord avec moi meme et des solution pour vivre simplement avec mon entourage..j'espere donc apporter un changement a mon echelle, et j'ai la foi. tant de monde aspire a un changement en ayant peur d'assumer les consequences de ses actes.
notre monde est un ensemble ou tout est en interraction, nous avons basoin des autres pour evoluer et donc que mon frigo soit plein ou vide, ma vie a de l'importance pour tous ceux qui croisent mon chemin .... et inversement tout naturellement.
la vie est un emerveillement journalier, le voyage aide à en prendre conscience. Pour un meilleur retour, plus en conscience
Le système économique et politique ça évolue et en tous cas, ça peut se faire bouger.
Mais c'est aussi ce même système avec ses tares, son histoire, son esprit de concurrence et de liberté qui a engendré toutes ces évolutions bénéfiques qui nous sont quotidiennes et dont nous ne faisons même plus attention et c'est pas mal non? : tu appuies sur un interrupteur et tu as de la lumière, tu ouvres un robinet et tu bois de l'eau potable, tu ouvres ton frigo "chouette qu'est-ce que je vais manger de bon ce soir?" tu veux dialoguer et en quelques clics tu as la planète au bout de ta souris etc...Nombreux sont encore les humains sur notre planète qui ignorent ces facilités ou les trouvent réduites par manque de liberté.
Sur les médias et surtout la télé je suis d'accord avec toi. elle fonctionne sur le tryptique : annonceurs, émissions à la con, consommateurs. Le but étant de faire pousser le caddie au maximum! Mais déjà d'autres formes de communication sont en train de prendre le dessus car elles permettent une com plus directe, plus complète ex internet et ses forums.
Je trouve plutôt mal placé les propos tenus par une internaute plus haut du type " dans un pays pauvre, celui qui a faim a 1 problème alors que nous en Occident on a 1000 problèmes". Pourquoi ne pas commençer à être heureux à la maison? si le système ne convient pas, on est libre de militer, d'aider les autres, de se lancer dans une entreprise commerciale ou associative etc...de fréquenter des réunions, des forums et d'exprimer son point de vue...
Rien n'interdit aussi dans une rencontre de sourire le premier!😏
C'est quoi cette vision triste et desespérée😕 c'est à croire qu'il n'y a jamais d'amitié, de fiestas, de bons souvenirs et de belles histoires d'amour dans la vie?
bonjour,
j'apporte aussi ma petite contribution au débat !
Tout d'abord merci a Getback pour ce sujet très intéressant !
c'est vrai, sur ce forum, j'ai aussi ressenti ca : à leur retour, certains voyageurs idéalisent le pays qu'il a visité.
Plus jeune, j'ai aussi idéalisé ces pays "pauvres" car je me disais que les gens là bas étaient heureux malgré leur pauvreté, et qu'ici, nous avons tout matériellement parlant mais que nous ne somme pas heureux...
Maintenant, depuis quelques années, je modère ces pensées là. Tout est relatif, tout n'est pas noir d'un côté, ni tout blanc de l'autre !
Ca fait 5 ans que je connais mon doudou, d'origine ivoirienne; et je ne vous explique pas toutes les galère qu'on a traversé, et qu'on traversera encore (mais l'amour est plus fort ihih !). Mais il est le premier à dire que l'image que nous avons de l'Afrique se perd de plus en plus. Pour reprendre Getback, c'est vrai que l'hypocrisie au sein d'une famille peut etre forte. Quand tout se passe bien pour toi, les gens viennent vers toi, mais quand tu tombes brusquement dans la m.... personne ne viendra t'aider (ou très peu de gens, c'est là qu'on reconnait ses amis). C'es d'ailleurs le sujet de la chanson très connue des Magic Systems : Premier gaou. C'est l'histoire d'un gars qui a une copine, il avait une vie plutot pas mal. mais quand il a perdu son argent, la fille est partie. Quand il a retrouvé une situation meilleure, elle est revenue le voir ! comme par hasard !
Ecoutez les paroles des chanteurs africains, vous verrez bien de quoi ils parlent !!
Les jeunes là bas, sont scotchés sur la jeunesse occidentale. Vous pouvez pas imaginer comment certaines choses font fureur la bas, comme le tel portable (mais y a d'autres raisons à ca, pour le portable, justement, c'est aussi pour des raisons pratiques car tous le continent n'a pas un grand réseau de lignes fixes). Un chanteur Zedess a fait une chanson la dessus, elle s'appelle prisonnier du portable !
La joie de vivre, c'est pareil. Il faut relativiser. Sinon parlez à une victime de guerre (sous toute forme qu'elle soit), si elle a la joie de vivre. En Côte d'Ivoire, depuis la guerre, les conséquences indirectes (c'est à dire, je ne compte pas les morts, les blessés, les déplacés de guerre, les enfants soldats... mais les conséquences économiques et sociales) sont désastreuses. Le chomage a grimpé, certains produits ont grimpés... et jen passe. Conséquences normales d'une guerre, mais qui ne laissent pas un peuple indifférent, croyez moi !
Mon copain me disait au tel que si je n'avais pas été la a le réconforter, il ne sait pas ce qu'il serait devenu. Il m'a même dit qu'il comprenait pourquoi les gens avaient parfois besoin de psy !
Et les psy existent là bas, mais pas forcément de la forme qu'on connait ici... quoique !! car j'ai entendu parler d'une femme africaine psy qui s'occupe des ex-enfants soldats à retrouver une vie "normale". D'autres femmes apportent du soutien chez les femmes et fillettes victimes de viol... et j'en passe.
D'un autre côté, j'essaie aussi de relativiser le continent européen aux africains que je connais. Tout n'est pas rose ici non plus. Mais parfois, je me dis et je sais qu'avec ce qu'ils vivent, même notre vie européenne est préférable à la leur (pour certains, pas tous, je le répète, tout est à modérer !). Même si ici, il y a les nombreux problèmes de paperasses administratives, de reconduite à la frontière, de racisme à l'embauche, de logements insalubres, et j'en passe, quand le ventre est vide, c'est un cri de désespoir qui est lancé. Point barre.
Mon voeu le plus cher, c'est que le continent devienne plus vivable pour éviter tous ces exodes en masse. Que ce continent puisse tenir debout enfin. Pour que les africains se disent fier de leur continent... Et ce n'est pas gagné d'avance ! Le principal problème se situe en haut, dans la politique. Quand cette mafiafrique s'arrêtera, les choses iront mieux.
... le système économique dans lequel nous vivons a été utile lorsqu'il a notamment permis le progrès de la science et de la technique pour permettre à l'homme de satisfaire plus facilement ses besoins primaires et de vivre mieux ...
Désolé mais nous ne sommes décidément pas d'accord (c'est po grave 😉 )
Faisons tres schématique
Progrès de la science: 19e siecle nan? L'industrialisation a avant tout servi les riches, les pauvres se "tassant" pres des industries. Ils vivaient dans une misere sans nom. Dans le Tiers monde, le pillage et la colonisation s'accentuent ... meme si l'esclavage prend fin.
Premiere partie du 20e: ça s'ameliore en occident (enfin hum si on "oublie" les "petite" gueguerres ... 100 millions de morts). Les progres de la science profitent à qui? bah comme maintenant, aux occidentaux et aux riches des pays pauvres.
Alors tu dois surement parler de la fameuuuuse periode benite 1945/1975.... Remarque yavait de la bonne musique, c'est sur, le communisme faisait rever mes parents ... yavait de l'espoir ooh oui. Moi je suis né en 1981 et ce que je vois c'est surtout une amelioration et une liberation de la vie en Occident (et au Japon) ... et la merde en Afrique, la merde en Amerique du Sud, la merde au Vietnam, la merde en Hongrie, la merde en Pologne...
Je crois que ce qui ne te plait pas dans le monde capitaliste actuel n'est pas tellement ses consequences sur la planete (je parle des gens pas de l'environnement qui est un autre sujet), qui ne sont pas plus desastreuses qu'a n'importe quelle periode, c'est la destruction des utopies, le pragmatisme ambiant et la sensation que nous n'avons pas le choix.
... ce même système est aujourd'hui devenu une machine à déshumaniser que rien ne pourrait arrêter (?), dont la seule valeur reconnue est l'argent et la seule raison d'être est de produire pour faire consommer, qui ne fonctionne plus que pour le seul profit matériel de quelques soi-disant "élites", lesquelles comme si de rien n'était tuent leur ennui en se donnant en spectacle à des millions d'imbéciles descendants d'humains devenus consommateurs, représentants du dernier stade de l'évolution (!), qui les regardent en se disant, les yeux grand ouverts, que c'est bien comme cela et que ça les fait rêver ...
Encore une fois, tu decris un monde apocalyptique ... en le comparant à un monde qui n'a jamais existé, à part en utopie.
J'ai toujours du mal quand quelqu'un, du haut de sa grande sagesse, traite les 3/4 de l'humanité de "débiles"...
De toute façon "nous" aurons le choix, ooh oui, ou plutot nous n'aurons pas le choix, il faudra faire evoluer ce systeme (en mieux? pas si sur) ... car il ne sera bientot (50, 100, 150 ans?) plus economiquement viable
"J'adore le travail, je passerais des heures à le regarder"
... tu me fais dire des choses que je ne dis pas ... mais pô grave
... le monde capitaliste actuel n'est pas pragmatique, il est psychopathe ...
... et ma description n'est pas celle d'un monde apocalyptique, mais une des visions, quelque peu caricaturale, certes, de celui dans lequel nous vivons ... toute caricature s'appuie cependant toujours sur un fond de vérité ...
... je ne prétends pas être "sage" ... et ceux que j'appelle imbéciles et toi débiles sont pourtant bien réels, quelles que soient les circonstances atténuantes que tu leur trouves ...
Tu parles des choses que l'on perçoit en vivant là bas mais qu'en voyage(à moins d'avoir les yeux ouverts et etre immergé assez longtemps) il me semble presque impossible à percevoir en peu de temps, et je pense que l'état d'esprit n'est pas le meme en voyage ce qui doit sans doute favoriser l'idéalisation et sans doute la jeunesse aussi fait beaucoup (quoique!!), et le fait d'etre ici et d'ici dans le confort. (confort c'est aussi les soins gratuits ; que là bas y a pas ou qui ne fonctionnent pas je pense aux caisses de sécu sociales de ces pays, les aides diverses )
Oui c'est vrai que les jeunes là bas sont scotchés devant l'écran TV, et j'ai vu des maisons où y avait pas tous les jours à manger mais la TV le magnéto oui dans la case en tole ondulée. Et je me souviens à une époque Will Smith c'était la star et très nombreux étaient les gens, surtout les jeunes des quartiers qui pensaient qu'aux Etat Unis tous les Blacks vivent ainsi comme le Prince de Bel Air ! Car la France oui c'est bien mais le summum dans leur idée c'était les Etats Unis!
Je me demande aussi parfois quand la mafiafric s'arretera (ou commencera ne serait ce déjà dans certains pays par modérer son appétit), quand les gens penseront d'abord à faire avancer les choses, au lieu de penser en premier à se gaver meme quand ils arrivent au pouvoir le ventre vide. Quand le tribalisme ne sera plus attisé et n'existera plus ? Quand là bas cette question ne sera plus posée : "tu es quoi" (sous entendu, d'où tu viens, quelle ethnie) qui détermine la valeur de la personne dans la société ??
Je fais le meme souhait que toi .
... et ma description n'est pas celle d'un monde apocalyptique, mais une des visions, quelque peu caricaturale, certes, de celui dans lequel nous vivons ... toute caricature s'appuie cependant toujours sur un fond de vérité ...
vrai ... mais toute caricature tend aussi à simplifier des choses complexes. Et la simplification fait du bien, rassure et transforme les choses qui nous échappent en réalités que l'on croit posséder.
Mon frère, consommateur pueril de tous les derniers gadgets technologiques dernier cri, part volontairement un an pour la Croix Rouge International au Darfour (apres les Phillipinnes et avant peut etre l'Irak?): imbecile?
Ma femme, malienne, dont le reve (accessible) est de fonder une entreprise au Mali (comme sa mere l'a fait avant elle) afin de contribuer au développement de son pays, ne peut s'empecher de s'acheter un 44e sac à main et un 122e "paré haut": imbecile?
J'arrete les exemples ici, mais tout etre humain est paradoxal et resumer la societe capitaliste dans laquelle nous vivons à des consommateurs moutons "imbeciles" d'un coté et faiseurs de fric de l'autre n'est, à mon sens, ni justifié ni vrai.
😉
"J'adore le travail, je passerais des heures à le regarder"
"Et la simplification fait du bien, rassure et transforme les choses qui nous échappent en réalités que l'on croit posséder. "
.. c'est assez bien dit, mais un peu léger en matière d'argumentation ...
... je suis cependant tout à fait disposé à entendre ton interpétation personnelle de ces "choses qui m'échapperaient"
J'arrete les exemples ici, mais tout etre humain est paradoxal et resumer la societe capitaliste dans laquelle nous vivons à des consommateurs moutons "imbeciles" d'un coté et faiseurs de fric de l'autre n'est, à mon sens, ni justifié ni vrai.
... d'accord avec toi sur la réalité (et la nécessité) de la présence de paradoxe en l'homme,
... pour le reste, et jusqu'à preuve du contraire, permets-moi de faire mienne cette interprétation des choses
Bonjour Choucarde,
Bien sûr, la description que j'ai faite ne peut être vu que par ceux qui ouvrent leurs yeux. Quand tu pars une semaine ou deux faire un safari, ou t'enfermer dans un club med, je vois mal comment on peut remarquer tout ca... Mais si on fait bien attention, il faut être aveugle pour ne pas comprendre un peu comment les choses marchent.
La vie des ghettos est retransmise en musique. A chacun d'entre nous de s'informer.
Je ne comprends pas, et je ne pigerai jamais comment on peut s'éclater à 5 000 kms de chez soi dans un pays pauvre, à boire à foison, entre deux plongeons dans une piscine dont le cout unique de l'eau servirait à nourrir un village entier. Je comprends pas, c'est plus fort que moi. Alors que ceux qui ne se réclament pas de ces personnes là, je n'ai aucune excuse si jamais ils ne se renseignent pas un minimum sur le pays qu'ils visitent.
Et lenseignment passe par many things, aussi bien les livres que la musique justement.
enfin bref, voila mon premier point !!
Sinon concernant la Françafrique, attention terrain glissant ! dans tes paroles, a moins que je me trompe, tu laisses entendre que les gens ne veulent pas se bouger pour que les choses évoluent. Je te fais pas de dessin, tu devines très bien que lorsqu'un africain bouge un seul doigt pour que les choses changent, on l'assassine. Olympio, Sankara, Zongo, et j'en passe... Assassinés par la France alors qu'ils voulaient quelque chose de meilleur pour leur peuple. Après, les autres corrompus au pouvoir, comme les Bongo, Deby, Sassou Nguesso, Compaoré, et compagnie qui s'enrichissent sur le dos de leurs compatriotes, il faut réfléchir aussi sur les conditions de leur arrivée au pouvoir, ils ne sont là haut seulement parce que la France les soutient. Sinon ils seraient vite descendus !!
Après les problèmes de tribalisme ne sont qu'une excuse, pour prouver que l'occident à toujours raison : "oui les noirs font que de s'entretuer entre eux... regardez le Rwanda !!" ce genre de discours, je le hais... bien sur qu'il y a des gros soucis au niveau des différentes ethnies, mais ca n'a rien à voir avec ce que nos médias veulent nous faire croire !!
bye !
.. c'est assez bien dit, mais un peu léger en matière d'argumentation ... je suis cependant tout à fait disposé à entendre ton interpétation personnelle de ces "choses qui m'échapperaient"
Elles m'echappent, ces fameuses choses ... mais j'estime en etre humblement conscient
Tu sais, ça me rappelle ces gens qui disent :" regarde le communisme, ça n'a apporté que dictature et deportations" ou "le colonialisme n'a permis qu'à l'Occident de s'enrichir" ... ces simplifications, loin d'etre totalement fausses, cachent l'interessante complexite qui se cache derriere...
... pour le reste, et jusqu'à preuve du contraire, permets-moi de faire mienne cette interprétation des choses
je vous le permets monsieur 😛, ces discussions m'interessent, loin de moi l'idée de pretendre avoir une meilleure comprehension, je dis ce que je pense, sans réinventer l'eau chaude...
bonne soirée 🙂
"J'adore le travail, je passerais des heures à le regarder"
Sinon concernant la Françafrique, attention terrain glissant ! dans tes paroles, a moins que je me trompe...Je te fais pas de dessin, tu devines très bien que lorsqu'un africain bouge un seul doigt pour que les choses changent, on l'assassine. Olympio, Sankara, Zongo, et j'en passe
Salut,
Je suis du même avis que Chouchou "qui ne glisse pas"... il n'y a pas que la dépendance politique qui excuse l'état de faiblesse de l'Afrique, elle est réelle bien sûr mais ne justifie pas tout. On peut aussi établir une liste de dictateurs "plus indépendants" mais tout aussi corrompus et dégénérés en Afrique, à commencer par Khadafi, Mugabe du Zimbawe etc...Dans la société africaine, c'est ce même état de faiblesse et de proie facile qui a conduit à la colonisation et qui perdure encore aujourd'hui en grande partie.
heureux pour me rendre compte de la chance qu'on a d'être libre, éduqué, en bonne santé, de pas connaitre la guerre, heureux car ça me permet également de mieux discerner et apprécier notre culture car j'en ai vu d'autres....
Heureux pour tous les gens fantastique que j'ai croisé les individus qui m'ont beaucoup donné sans rien attendre... Ceux avec qui j'ai partagé des moments tout ce qu'il y'a plus de simple à refaire le monde, a ecouter leur histoire, a deconner....
Après ça me fait marrer d'entendre que le summum du bien vivre humain soit internet, la télé, une bière dans le frigo, un hamburger...... rsrsrs🙂
Autant on a des coté ou on a de la chance que sur certains points notre société a regressé, je pense notamment dans les rapports humains, plus d'entraide a part par le fait de payer des cotisations communes, plus de respect envers chacun sauf quand il y'a quelque chose à attendre, les vrais amis au boulot tu les compte sur une demi main, les personnes agees on les met dans des hospices, t'as des types qui se font agresser avec plein de personnes autour et personne ne fera rien, difficile de croiser un regard et encore plus un sourire, si tu en donne un on se demande qu'est ce que tu vas aller demander, les filles sont distante a force de se faire traiter de tous les noms, les gens sont abruti par des reality show et s'identifient a des personnes qui brassent du vent et parlent pour rien dire avec des fringues payés par leur sponsor, tout s'uniformise, on te vend du vent ............ Ils sont où les Rousseau et Zola????? Remplacés par BHL et Houellebecq????
La question que tu souléves est très intéressante.........Je crois qu'on a tout pour être heureux..... Mais que l'envie permanente que notre société génére nous fait oublier que nous avons tout pour être heureux, car tout nous semble acquis.......... Donc le voyage est là!!!!! Graca a deus!!!!😎
Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même
Salut !
Oui bien sûr, la francafrique n'explique pas tout. Il y a des choses internes au continent. Je suis bien d'accord !
Seulement, ce qui me gène, c'est l'image que les médias donnent sur l'Afrique. Il y a beaucoup trop de non-dit. Et quand tu essaies de dévoiler ces choses, on ne te croit pas, ou alors on nie les faits... tellement tout ca est énorme. Donc cest ce que je voulais souligner !! 🙂
Je suis ok pour Mugabe, mais par contre Khadafi n'est pas neutre avec la France !! Oh que non !! il faisait parti du trio béni de la Francafrique, à savoir Compaoré/Taylor/Khadafi. Burkina/Liberia/Lybie. Ce trio qui a permis de faire la guerre civile au Liberia et en Sierra Leone... Cette fameuse guerre malheureusement très connue pour ses enfants soldats...
Par contre, la colonisation n'est pas seulement due à la faiblesse des africains, là c'est faire de gros détours pour dire cela !
bye !
PS : je vais fermer cette parenthèse car ca devient limite du hors sujet !
Oui c'est vrai, pour moi voyager a une dimensions de fuite et comme j'en suis consciente, j'essaye de la minimiser... Je fuis l'absurdité de ce système. Il a cependant d'énormes avantages et malgré ses incohérences il nous permets de vivre confortablement, de manger à notre faim, de voyager partout dans le monde sans difficultés, de bénéficier d'une protection et pas seulement sociale...
Je fuis et pourtant je ne dénigre plus l'Occident pour autant.
Lors de mon premier voyage, en Argentine, je me sentais tellement bien que j'ai passé les trois premières semaines à pourrir la France devant ce merveilleux Eden... Et puis je me suis rendue compte de ma chance, ne serait ce que d'avoir la nationalité française... Je me suis rendue compte qu'apprécier un pays en ayant un pouvoir d'achat 4 à 5 fois (voir plus) supérieur que celui que nous avons en France c'était facile. Qu'apprécier un pays où nous n'avons aucune contrainte d'horaire, de temps, aucune responsabilités quotidienne, aucune nécessité de travailler, où nous n'avions qu'à profiter, c'était facile. Je me suis également rendue compte des richesses, en termes de paysages, de patrimoine, de rencontres et de ressources que nous avions en France. Simplement je me rendue compte que j'étais incapable d'en profiter à leur juste valeur...
Quand je pars en voyage je fuis, c'est indéniable. Je fuis les contraintes, notamment d'horaires qui sont pour moi difficilement supportables, je fuis les responsabilités et mes devoirs, je fuis mon quotidien routinier qui me rappelle sans cesse à quel point je m'ennuie dans ma vie...
Je fuis la sécurité, le connu, le prévisible, le plannifié...
Je fuis les gens qui m'emmerdent et je me fuis moi aussi, certainement, un peu... moi quand je n'arrive pas à faire face et à apprécier ma chance...
Mais surtout, je recherche cette liberté qui m'est tant chère... Je recherche l'imprévu et beaucoup de surprises, d'inattendu... Je recherche ce sentiment, quand tu sais que tu n'as besoin de rien pour vivre et être heureuse... Je recherche un peu de sens dans toute cette vaste fumisterie, devant l'immense absurdité du monde... Je recherche cet "essentiel" que je ressens en voyage, avec les gens et dans les lieux que je traverse... Je veux être bien, simplement bien... et ici je n'y arrive pas toujours, enfin pas dans la durée, j'alterne les moments où ça va et ceux où ça va pas...
Je ne fuis pas l'Occident en lui-même, je fuis mon quotidien, mes limites et mes barrières... Dès que je pars, elles s'envolent et je me sens bien... Je fuis l'enfermement, surtout dans ma tête...
🙁vrai rester toujours au même endroit devient pesant à la longue.
Aimer voyager n'est pas une fuite à mon sens, mais l'envie d'autres cultures, d'autres paysages, et on apprend beaucoup.
Lorsqu'on a fini de faire le tour de la France, Nord, sud, est, ouest et centre car il y a des choses magnifiques à voir dans notre beau pays....
s'évader, devient nécessaire.
Bon je n'ai pas lu tous les messages. Mais je vais répondre un peu.
Je n'ai pas l'impression de vivre dans la même France que certain-e-s. Ou voyez-vous que les gens ne sourient pas, ne sont pas hospitaliers?
Je travaille dans le commerce, et je ne vois que très rarement des gens malaimables, je trouve qu'il est plutôt facile de rire même avec des inconnu-e-s, et quand je fais du stop, je vérifie à chaque fois que les gens peuvent être très généreux, sociables et gais.
Pour ma part, le chômage ne me fait pas peur, j'aurai toujours du travail quand j'en chercherai, même si c'est mal payé et dans une sale ambiance. Pourtant, je crois qu'il vaut mille fois mieux travailler en France qu'au Maroc ou en Serbie. Je ne crois pas, j'en suis sûre en fait.
Le coup du "pauvre sage", je n'y crois pas. Chaque personne est différente, et s''accomode ou non de l'environnement où elle vit. Dernièrement je discutais avec un gitan roumain qui jouait devant mon magasin. Il trouvait que les Bretons sont tristes dans les rues. Peut-être avons -nous un air triste, et non on ne se met pas à danser ou à crier dans les rues en pleine journée comme en Espagne. Pourtant, c'est en Bretagne que j'ai fait le plus de rencontres inopinées et désintéressées.
Après, je pense que dans un pays où il est difficile de vivre (je pense à la Serbie, mais remplacez par le pays que vous connaissez le mieux), les moments de bonheurs sont plus intenses, parce que le contraste avec le quotidien est bien plus fort que chez nous. Quand on doit payer pour avoir ses examens, qu'on sait d'avance qui aura les postes, et qu'avec bac +8 on sera tout juste vendeuse dans une épicerie, juste parce que le pays est bouffé par la corruption, sans parler du passé de guerre, forcément, une soirée de fête se transforme en quelque chose d'assez extraordinaire. Mais c'est juste une histoire de contraste.
Oui les gens sont extremement accueillants, et peut-être devrions-nous en prendre de la graine. Mais il faut voir aussi la réalité en face. Certains pays si accueillants, sont aussi (rayez les mentions inutiles): machistes, régis par des règles traditionnelles strictes, dictatoriaux, en guerre, etc... On y vivrait, mais en tant qu'expat' la plupart du temps, ou parce qu'on est retraité-e, ou parce qu'on emmène son pactole avec soi. Mais s'il fallait y vivre au même niveau que n'importe qui, être payé à 150 euros par mois alors qu'un loyer est de 70? On aurait toujours envie d'y aller?
En ce qui me concerne, je ne pourrai jamais vivre ailleurs qu'en Bretagne (ou en France), pour la simple et bonne raison que c'est chez moi, et non parce que c'est mieux ou moins bien. C'est juste chez moi, et je m'y sens bien. Comme je me sens bien ailleurs.
Pour répondre à la question, oui je pense être heureuse, et ce quasiment à tous les instants. Du moins quand j'y pense 😄
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Mais oui, bien sur! Partez sans guide et sans carte, et puis si vous vous paumez dans le désert ou dans le massif himalayen, votre ambassade dépechera déja un hélicoptere, pour que vous sachiez bien comme il est confortable, cet occident que vous avez fui!! 🤪
Il ne me semble pas que l'on voyage systematiquement pour fuir l'occident et ses travers. En lisant tout les messages, j'ai souvent eu l'impression que les pays pauvres attirent comme les voitures accidentées sur le bord des routes. Voir comment ca fait d'être pauvre, voyeurisme... Et on retombe pile poil dans nos travers d'occidentaux, une télé-réalité en vrai!
Et puis pourquoi ne parle t'on que de voyager dans des pays "pauvres"? Celui qui part à la découverte de l'Europe n'a t'il pas le droit au label "voyage"?
Comment peut on réduire le voyage à la fuite de notre systeme économique? C'est bien lui qui nous permet de voyager, et si je part pour la norvège, l'Islande, La Suisse ou le trou de cul de la Lorraine, pourquoi ne serait-ce pas un voyage? Parce que ces pays sont capitaliste-occidentaux-Européen????
Je pense que l'homme est curieux par nature, un nomade dans les gènes, et que le besoin de savoir ce qui se passe au dela de l'horizon et chez les autres est inné.
Pouquoi va-t-on se promener le dimanche apres midi? C'est déja la volonté de partir, de voir ailleur, de respirer la liberté.
Pour ma part, je voyage pour 2 raisons :
apprécier ce que j'ai ici. L'abondance et l'habitude ont le tort de nous faire perdre notre échelle des valeurs. On ne voit plus nos beautés architecturales, nos vertes campagnes, notre confort comme une chance inouie, mais comme une base. Voyager remet les chose a leur place. Oui, c'est finalement ici que je suis le mieux!
découvrir l'environnement naturel, et c'est pouquoi j'essaye de limiter mes déplacements en avion, quand c'est possible.
Bref, tout cela n'a rien à voir avec le bonheur. Il doit exister des sédentaires heureux comme des voyagurs malheureux et vice et versa!
Le bonheur est un but à atteindre, la lassitude vient quand le but est atteint. La recette du bonheur serait-elle donc de ne jamais atteindre son but, mais toujours s'en rapprocher? Un grand voyage, en somme!
Nous sommes donc bien d'accord.
Il y a des sédentaires heureux comme des voyageurs en perpetuelle fuite de leur réalité, et des sédentaires qui s'ennuient dans leur quotidien. Le principal étant d'avoir un but.
Par contre quand je parlais de voyage en pays pauvre, ce ne t'etais pas destiné à toi plus qu'aux autres. J'ai juste pu constater que la plupart des post de cette discussion ne considèrent que le voyage vers des pays "pauvres". Pourquoi?
Si je veux vivre une aventure sur les volcans d'auvergne ou les fjords norvégiens, cela fait aussi partie des voyages, et dans ce cas, on ne peut pas dire que voyager soit un moyen de fuir le systeme occidental!
D'ailleur, vouloir changer le systeme, se serait déja commencer à consommer autrement... Ceux qui sont aller en Chine en vélo ou en transports publiques peuvent à la rigueur revendiquer une fuite du système, mais ils ne sont pas majoritaire, loin de là...
Pour les autres, le voyage est une forme de consommation, largement incitée par la pub! Air France-KLM, TOTAL-FINA, Bouygues, et un tas d'autres grands groupes doivent bien se réjouir de nous voir monter dans les avions pour fuir notre vilain occident! Soyons sérieux, voyager c'est participer activement à développer un système capitaliste, et, au passage, asseoir les dictatures des pays producteurs de pétrole.
Je dévie un peu du thème principal (le bonheur du voyageur), mais il y a là une contradiction interessante. Comment peut on arriver à dire qu'on voyage pour trouver d'autres pays offrant un bonheur perdu ici, mais donner du crédit aux multinationnales d'un système qui serait la cause de nos "sales gueules", comme j'ai pu le lire quelque part.
Nourrir le démon ne me semble pas être un bon moyen pour être heureux, en tout cas...
J'ai juste pu constater que la plupart des post de cette discussion ne considèrent que le voyage vers des pays "pauvres". Pourquoi?
Il me semble que l'explication réside dans la façon dont getback a présenté le sujet. (J'ai la désagréable impression de lire un témoignage incalculable de gens aigris, tristes, pour qui le voyage serait une libération, un moyen d'échapper au "méchant Occident pas beau égoïste qui mange tout vilain pas beau égoïste").
A partir de là, les intervenants vont se concentrer sur les voyages dans les pays non-occidentaux (est-ce ceux-ci que tu qualifies de pauvres ?)
Pour ma part, je voyage pour 2 raisons :
apprécier ce que j'ai ici. L'abondance et l'habitude ont le tort de nous faire perdre notre échelle des valeurs. On ne voit plus nos beautés architecturales, nos vertes campagnes, notre confort comme une chance inouie, mais comme une base. Voyager remet les chose a leur place. Oui, c'est finalement ici que je suis le mieux!
Tu aurais dis "mon échelle de valeur", je n'aurais pas relevé...😉
C'est ta façon de voyager et elle est respectable.
Il y a aussi des gens qui voyagent pour justement remettre en cause leur échelle de valeur, porter sur elle un regard distancié et critique, trier et créer une nouvelle hiérarchie (se rendre compte que la "valeur pouvoir d'achat", chère à certain président, par exemple, n'en est définitivement pas une).
Le voyage dans ce cas est conçu comme un décentrement, une extension personnelle, et non comme un outil pour se conforter dans ses propres convictions.
Voyageurs centripètes et voyageurs centrifuges...
Je ne sais pas à quoi cela tient, l'avis d'un psy sur la question serait intéressant.
* **
Je profite également de cette intervention pour répondre à Williama et ses observations lapidaires sur les propos du guide Dogon.
Donc...
Il n'était pas pauvre, il vivait même dans l'aisance.
Tu ne me sembles pas non plus avoir compris que je répondais à une phrase de Thallius qui disais que si je vivais ailleurs, je reconsidèrerais très probablement mon jugement sur l'Occident. (Thallius semble savoir ce que je penserais. Moi, tant que je ne l'ai pas vécu, non).
J'ai vu dans cette phrase (peut-être à tort) une expression de cette idée si fréquemment entendue : tout le monde aimerait vivre en Occident ou comme en Occident. Mon anecdote était donc destinée à signaler que parmi ceux qui aimerait vivre en Occident, certains n'y avaient jamais mis les pieds et donc que ce désir était fondé sur un fantasme, et que parmi ceux qui y étaient venus cette société n'avait pas convaincu et ils se trouvaient mieux dans la leur. (Il est possible et même probable que d'autres ont vu et on été convaincu).
Rien à voir avec de la sagesse, juste avec les observations d'une personne, sans doute aussi partielles et partiales, que le regard que tu portes sur d'autres sociétés.
* **
Enfin, je trouve assez déplaisant l'usage du mot "fuite" pour qualifier l'attitude des voyageurs critiques vis à vis de l'Occident. Il contient un jugement de valeur et l'accusation à peine voilée de "faiblesse", voire de "lâcheté", apparaît en filigrane.
Si on va par là, les nomades amants de la relativité des civilisations, sont en droit de qualifier les sédentaires d'encroûtés fossiles et les chantres de l'Occident de nombrilistes bornés.
Bof...(soupir).
Réflexions de voyageurs › France › Bretagne · 632 replies
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous…
Ce message est mon 15000 ieme message, et c'est un message que j'aurais prefere n'avoir jamais a ecrire. Patrick - Yangguizi - ne reviendra pas de son treck en…
Déréclusion! Je ne suis pas à un néologisme près. Parce que j’me demande: Suis-je libre? En liberté surveillée? Contrainte? Coercition sanitaire et salubrité…
J'espère que je n'ai pas posté mon message au mauvais endroit, je ne savais pas quelle rubrique serait la plus appropriée. Je me permets de parler de ma…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/