Crash AF447: rapport du BEA le 25 juillet 2011
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Original post
NA
http://www.bea.aero/...29juillet2011.fr.pdf

Bonjour.

On ne pourra pas critiquer la presse d'avoir déformé ou fait un torchon , puisque le lien est le rapport lui même venant du site du BEA.

On ne pourra pas non plus, accuser le BEA, d'être anti français ou anti AF, puisqu'en général c'est plutôt la critique inverse qu'on lui fait.

Je ne commente pas plus puisque n'étant pas du métier on va m'accuser de ne pas être objectif ou de ne rien y connaitre.

Le rapport parle de lui même et insiste lourdement sur l’enchaînement des causes, qui à part la cause première (perte des informations d'une sonde pendant 29secondes), sont toujours l’enchaînement d'actions et consignes de l'équipage.

Je veux simplement dire à ceux qui bossent chez AF, ou qui y ont des intérêts, avant qu'ils m'insultent d'ignare, qu'en tant que simple citoyen, il faut juste accepter que l'erreur est humaine, et qu'il faut reconnaître, les corriger pour avancer.

Le dogmatisme consistant à ne jamais accepter les erreurs et à ne pas accepter la critique ou la remise en cause est une démarche anti scientifique.

Bien à vous. Nazim
l'anti raciste est celui qui considère l'autre non pas comme un être en souffrance sociale que l'on doit aider en l'intégrant, l'assimilant ou le dénaturant, mais en acceptant sa différence en s'enrichissant d'elle, sans jugement de valeur.
MA Maio Regular ·
Bonjour je vous remercie d'avoir donner le lien vers le rapport . Toutefois je ne comprends pas pourquoi vous êtes sur la défensive comme cela ?

""Je ne commente pas plus puisque n'étant pas du métier on va m'accuser de ne pas être objectif ou de ne rien y connaitre. ""

Il serait donc mieux pour nous éclairer tous de demander l'avis ou un décryptage des abréviations utilisées (ex : "PF") des spécialistes sur le site .Cela me semblerait plus constructif et moins polémique ?
NA Nazim29 Regular ·
Bonjour.

Je me prémuni en avance, car à chaque fois qu'on parle aéronautique, des "spécialistes" vous tombent dessus, en disant qu'on n'y connais rien et par conséquent que ce qu'on écrit est faux, inexact...on a plus le droit d'avoir une opinion...

Si vous fréquentez le forum, vous verrez qu'il y a quelques spécialistes en la matière.

Bien à vous. Nazim
l'anti raciste est celui qui considère l'autre non pas comme un être en souffrance sociale que l'on doit aider en l'intégrant, l'assimilant ou le dénaturant, mais en acceptant sa différence en s'enrichissant d'elle, sans jugement de valeur.
MO Mokshu Regular ·
Il serait donc mieux pour nous éclairer tous de demander l'avis ou un décryptage des abréviations utilisées (ex : "PF") des spécialistes sur le site .Cela me semblerait plus constructif et moins polémique ?

PF = Pilot Flying, c'est à dire installé aux commandes PNF = Pilot Non Flying, c'est à dire en cockpit mais n'agissant pas sur les commandes
Tout ce qui ne vous tue pas peut faire l'objet d'un ACARS
AI Aixois54 Veteran ·
PF = Pilot Flying, c'est à dire installé aux commandes PNF = Pilot Non Flying, c'est à dire en cockpit mais n'agissant pas sur les commandes

Les deux pilotes sont dans le cockpit et disposent, chaque, de commandes de vol bien évidemment. Il y a une distribution des fonctions convenue avant le vol (lors de sa préparation). Pour simplifier on prendra un vol court ou moyen courrier où il y a un équipage de 2 (et non de 3 comme sur le vol AF 447 eu égard à la durée du vol : équipage renforcé). Sur un équipage à 2, il y a un Commandant de Bord (place gauche) et un O.P.L (Officier Pilote de Ligne) en place droite (= " copilote"). Le P.F (Pilote en Fonction) peut être le copilote et, en ce cas, le Commandant de Bord est P.N.F (Pilote Non en Fonction) qui assure alors les autres tâches inhérentes au vol. En cas de besoin, ou de nécessité, il peut y avoir un changement immédiat des attributions. Exemple : sur le vol de l'Airbus a 320 qui s'est terminé dans la rivière HUDSON, à NEW YORK, il y a 2 ou 3 ans, le P.F était le copilote. Quand la situation de crise est apparue (les deux réacteurs ne donnant plus de poussée suite à une ingestion de volatiles après le décollage) le Commandant de Bord a dit " my airplane " (" mon avion " : c'est à dire " je reprends les commandes ") et le copilote a confirmé " your airplane " (votre avion) puis le copilote a commencé à dérouler la check list de panne tandis que le Commandant de Bord assurait les fonctions essentielles de conduite de vol.

Pour ce qui est du post initial de ce sujet, il y a deux enquêtes dont une judiciaire. Le document du B.E.A de ce jour n'apporte pas d'éléments factuels essentiellement nouveaux. Sur un sujet aussi complexe, vouloir tirer des conclusions définitives n'est pas de mise. Certes les journalistes (comme en toute catastrophe) font des titres à sensation et cela est encore vrai ce jour. Ils ont écrit d'ailleurs beaucoup de " bêtises " à travers les années (tout autant qu'il y a eu beaucoup de " bêtises " écrites sur différents forum dont celui-ci : il suffit de se reporter aux écrits des uns et des autres puisque l'informatique a cet avantage de tout conserver accessible).

Lire un rapport est aisé, en appréhender toutes les composantes en est une autre surtout si ce n'est pas le domaine de connaissance, et de compétence, du lecteur. En cette catastrophe, il y a bien des interrogations, nombreuses, que l'enquête devra traiter dont exemple (ce n'est pas du B.E.A mais une remarque de professionnels publiée voici quelques minutes) :

Nous pouvons également noter que l’avion, plus précisément la conception de l’alarme de décrochage, a trompé les pilotes : à chaque fois que ces derniers ont agi dans le bon sens, l’alarme s’est activée dans le cockpit, laissant à penser qu’ils commettaient une erreur. A l’inverse, chaque fois que les pilotes ont cabré l’avion, l’alarme s’est tue, empêchant ainsi un bon diagnostic de la situation.

et il me semble donc indispensable d'être extrêmement prudent en ses propos en cette catastrophe.

Je vous souhaite une bonne journée.
MA Maio Regular ·
Merci de cet éclairage .

j'ai une question peut être super bête : Le commandant de bord et le co pilote ont donc le même niveau de compétence ?
JU Julie01 Veteran ·
merci pour cet éclairage

je n'ai vu que de courts articles dans la presse citant en gros les fautes d l'équipage suite aux divers problèmes techniques apparus...bref les absents ont tjrs tort, ils ne sont plus là pour dire leur ressenti face à la situation dans laquelle ils se trouvaient. merci donc de ces précisions...la situation était donc apparemment ingérable avec ces informations erronées...il faut rester prudent, vous avez raison...
En Norvège, il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que des mauvais vêtements. Proverbe norvégien.
MA Maddon ·
et il me semble donc indispensable d'être extrêmement prudent en ses propos en cette catastrophe.

certes... (on peut toutefois déplorer que si la compagnie concurrente s'était crashée... comme Ryanair, on ne serait sans doute aussi prudent)

Mais il sera bon aussi de tenir compte des conclusions du BEA et d'avancer vers la résolution des problèmes soulevés.
AI Aixois54 Veteran ·
Mais il sera bon aussi de tenir compte des conclusions du BEA et d'avancer vers la résolution des problèmes soulevés

Bonjour, à cet instant le B.E.A n'a pas établi de conclusions. Son document est un rapport d'étape (le troisième) et le rapport final est attendu pour début 2012 (en théorie). Les responsabiltés ne seront pas établies par le B.E.A mais par l'instruction judiciaire (Air France et Airbus sont mis en examen) :

http://www.air-journal.fr/...r-france-527253.html

qui est en cours comme en toute catastrophe aérienne et selon le droit Français.

Une catastrophe aérienne est très rarement causée par un seul évênement (ou fait) mais plus souvent par un enchaînement de " causes ". Par exemple, les incidents (sérieux et multiples, à travers les années) liés aux sondes (pitot) de marque THALES modèle AA (jusqu'à la catastrophe du vol AF447 n'avaient pas été prises en compte comme des incidents graves (suivant terminologie et définition aéronautiques qui sont très précise) par le B.E.A. Ce n'est qu'après le drame que des décisions ont été prises, jusqu'au remplacement total des sondes du modèle (AA) de THALES :

http://www.usinenouvelle.com/...-americaines.N116822

En ce qui concerne la " prudence " j'ai toujours constaté que les journalistes en avaient peu lors des catastrophes aériennes (quelle que soit la compagnie) et que (trop souvent) leurs articles se veulent " à sensation " tout autant qu'ils sont (souvent) inexacts, partiels voire partiaux. Voici quelques jours un soi disant " expert journaliste " mentionnait doctement que l'équipage n'avait pas procédé à un " reduce peach " (sic) au lieu de " reduce pitch " qui est le terme aéronautique approprié (tangage / incidence). Il est clair que ce journaliste n'avait guère de connaissance réelle du domaine sur lequel il rédigeait son article et sa " sentence " ...

Constater, engager des actions correctrices (il y en a eu), analyser, commenter techniquement, est une procédure normale, nécessaire et indispensable, mais tirer des conclusions " définitives ", condamner sans appel, un équipage décédé (ce que de fait bien des articles font) ne me semble pas de mise à cet instant. Cela sera le rôle du " temps judiciaire ", du procès à venir, d'établir les responsabilites des différents intervenants.

Je vous souhaite un excellent week-end.
AI Aixois54 Veteran ·
j'ai une question peut être super bête : Le commandant de bord et le co pilote ont donc le même niveau de compétence ?

Bonjour, il n'y a jamais de " question bête ". Les deux (ou les trois membres d'équipage comme dans le cas du AF 447) sont tous " qualifiés " sur l'appareil. Je vous souhaite une bonne soirée.
B7 B737 Globetrotter ·
Le commandant de bord et le co pilote ont donc le même niveau de compétence ?

http://www.lefigaro.fr/...mages/AF447grand.jpg

Copilote 2 (PF) : ancien cadet AF, ATPL en 2007, 2900 heures de vol Copilote 1 (PNF) : ancien contrôleur aérien, ENAC, ATPL en 2001, 6450 hrs Commandant de bord (au repos) : ancien steward AF, ATPL en 1990, 11000 hrs.
JJ Jjlasne Globetrotter ·
Trop facile de blamer les pilotes ( qui sont morts et ne peuvent se defendre) et exonerer Airbus, le fabricant des pitots et Air France.

Les Airbus sont automatises un maximum (plus que les Boeings) pour justement eviter les erreurs de pilotage.

Donc cette conclusion est douteuse.

🙁
Tout dans la vie est une affaire de choix. Ça commence par la tétine ou le téton, ça se termine par le chêne ou le sapin. *Everything in life is a matter of choice. It starts with "pacifier or nipple", it ends with "oak or pine". Pierre Desproges.
NA Nazim29 Regular ·
Mais il ne s'agit pas de blamer les pilotes ou l'équipage, mais simplement d'admettre qu'ils auraient probablement (cause parmi d'autres) pu se tromper.

L'erreur est humaine, et en sciences on avance toujours en commençant par reconnaître ses possibles erreurs afin de les corriger pour que cela n'arrive plus à l'avenir.

Faire la sourde oreille comme le font Airbus, AF, et en général les gens qui travaillent dans le secteur, ne pas accepter les critiques qu'elles viennent de spécialistes ou de simples citoyens inquiets, n'est pas une démarche scientifique, mais dogmatique quasi religieuse.

le but initial de mon post est simplement de vouloir montrer en prenant cet exemple, qu'il faut arrêter d'être sur de tout, de faire absolument confiance de manière aveugle, sans leur demander des comptes, aux compagnies aériennes et aux avionneurs en faisant croire que eux n'ont jamais d’intérêt autres que la sécurité des gens.

Autre chose lorsqu'il s'agit d'un crash d'une compagnie étrangère notamment d'une compagnie d'un pays pauvre, on n'attend rarement les conclusions du BEA avant de tirer des conclusions hâtives, pourtant bon nombre des meilleures compagnies mondiales sont originaires d'Asie du sud et nord est ou du proche orient, elles ne sont plus comme jusqu'à une vingtaine d'années européennes ou américaines.

Enfin dans ces problématiques, le nationalisme ( tous derrière AF car de chez nous...) par nature subjectif et anti scientifique, non seulement nuit aux recherches en cours et est, par ailleurs politiquement dépassé (manière de raisonner datant d'avant 1945...)

Bien à vous
l'anti raciste est celui qui considère l'autre non pas comme un être en souffrance sociale que l'on doit aider en l'intégrant, l'assimilant ou le dénaturant, mais en acceptant sa différence en s'enrichissant d'elle, sans jugement de valeur.
FA Fafa296 Regular ·
Bonjour

Pour info, le lien que vous donnez n'est pas le rapport d'étape n 3 complet mais une note de synthèse. Vous pouvez trouver le rapport complet (117 pages) sur le lien http://www.bea.aero/fr/enquetes/vol.af.447/vol.af.447.php A ce propos, je me demande combien de "journalistes" on vraiment lu le rapport dans son intégralité.😛
FL FlapsUp Regular ·
Je veux simplement dire à ceux qui bossent chez AF, ou qui y ont des intérêts, avant qu'ils m'insultent d'ignare, qu'en tant que simple citoyen, il faut juste accepter que l'erreur est humaine, et qu'il faut reconnaître, les corriger pour avancer.

Cher Nazim,

Que croyez-vous, sincèrement ? Qu'Air France vous a attendu pour apprendre des erreurs de ses équipages ? Toutes les compagnies du monde bénéficient du retour d'expérience non seulement de leurs propres pilotes mais aussi de tous les autres et sont en permanence en relation avec les constructeurs pour améliorer la sécurité.

Mais bon sang, il faut un tout petit peu réfléchir. Et enfin admettre que dire "les pilotes sont responsables" est un raccourci de journaliste qui n'a même pas pris la peine de lire le rapport du BEA, mais qui s'est contenté de lire la synthèse, voire aucun document. Je vous invite à lire le rapport complet, celui de 117 pages.

Et en le lisant, vous vous poserez peut-être les bonnes questions.

Comment 3 pilotes chevronnés ont-ils pu ne pas comprendre une situation de décrochage ? N'y a-t-il pas là un problème de relation homme-machine à creuser ? Si 3 pilotes a priori parfaitement sains et compétents n'ont pas pu analyser une situation dangereuse, c'est clairement qu'il y a un problème.

Comment se fait-il par exemple que l'alarme de décrochage n'ait fonctionné que par intermittence, alors même que l'avion était décroché ?

Imaginez quelques instants une situation où vous ne comprenez plus rien. Et vous tentez une action. Cette action conduit immédiatement à ré-activer l'alarme de décrochage, alors qu'elle est favorbale à la sortie du décrochage !!. Vous arrêtez votre action et l'alarme s'arrête. Que penser de cela ? Comment auriez-vous réagi ? Comment réagi un homme à cette logique ? C'est exactement ce qui s'est passé, tout est écrit dans le rapport. Ne voyez-vous pas là aussi un problème de relation homme - machine, lié à la conception ?

Comment imaginer que par 11 fois, les équipages Air France aient rencontré une situation comparable et s'en soient sortis, et que cette fois-ci, non ? Pourquoi avoir attendu 11 incidents graves pour trouver des solutions chez Air France et chez Airbus ?

Bref. Vous voyez bien que les choses sont un tout petit plus compliquées que ce que certains journalistes ne le laissent entendre et que ce vous supposez certainement. D'ailleurs, dans les articles que l'on peut lire ici et là, on voit clairement le niveau de compréhension du problème que peuvent avoir certains "experts" journalistiques, eux qui confondent allègrement assiette et incidence, inclinaison et pente, poussée et puissance, attitude et altitude, j'en passe et des meilleures.

Cela n'a rien, mais alors rien à voir avec une sorte d'autisme que vous décrivez de la part d'Air France et d'Airbus. Il s'agit juste que, comme dans presque tous les accidents aériens, le crash est du à un enchaînement de causes qui, prises séparément les unes des autres n'auraient pas abouti à l'accident, et à une série de défaillance qu'il est ridicule de résumer à celle du dernier maillon.
MA Maio Regular ·
Bonjour merci de votre analyse et des interrogations que cela engendre . MAlheureusment il est plus facile de dire : Si l'avion est tombé c'est de la faute des pilotes qui n'était pas formés...
MI Michelzen Globetrotter ·
... comme dans presque tous les accidents aériens, le crash est du à un enchaînement de causes qui, prises séparément les unes des autres n'auraient pas abouti à l'accident, et à une série de défaillance qu'il est ridicule de résumer à celle du dernier maillon.

Concept, malheureusement, tres connu, et déjà évoqué sur ce forum et applicable +/- a TOUS les accidents ! ... sous le nom de "Modele de Reason" notre ami commun Google vous sortira des centaines de liens sur le sujet ... ou d'une façon plus imagée "theorie du gruyere"
Bon voyage et surtout voyagez zen! Michel France (85)
B7 B737 Globetrotter ·
Je vous invite à lire le rapport complet, celui de 117 pages.

Imaginez quelques instants une situation où vous ne comprenez plus rien. Comment réagi un homme à cette logique ? C'est exactement ce qui s'est passé, tout est écrit dans le rapport. Ne voyez-vous pas là aussi un problème de relation homme - machine, lié à la conception ?

Dans le rapport complet :

L’enquête a mis en évidence que l’absence de formation et d’entraînement d’un équipage composé de deux copilotes ne permet pas de garantir un niveau de performance équivalent à celui d’un équipage composé d’un commandant de bord et d’un copilote face à une situation dégradée. L’absence de hiérarchie et de répartition efficace des tâches dans le poste de pilotage ont fortement contribué à la faible synergie. L’inquiétude née de l’absence du commandant de bord dans le cockpit montre que les deux copilotes n’avaient pas la capacité de résoudre cette situation d’urgence. Ceci peut s’expliquer à la fois par l’absence de formation adaptée et le manque de pratique de prise de décision des deux copilotes. De nombreux événements ont eu une issue favorable du fait de la présence du commandant de bord dont la formation et l’expérience ont permis une analyse plus solide et des réactions plus sereines à la situation.

Imaginer qu'on se trouve dans une situation où on ne comprend plus rien ? Justement, ce qu'on ne peut imaginer, c'est que trois pilotes même insuffisamment formés, ne comprennent plus rien à une situation certes inhabituelle, mais déjà rencontrée à de nombreuses reprises (onze fois d'après ce que vous dites vous-même).
FL FlapsUp Regular ·
Absolument. Ce concept est d'ailleurs enseigné dans toutes les compagnies aériennes.
FL FlapsUp Regular ·
Je vous invite à lire le rapport complet, celui de 117 pages.

Imaginez quelques instants une situation où vous ne comprenez plus rien. Comment réagi un homme à cette logique ? C'est exactement ce qui s'est passé, tout est écrit dans le rapport. Ne voyez-vous pas là aussi un problème de relation homme - machine, lié à la conception ?

Dans le rapport complet :

L’enquête a mis en évidence que l’absence de formation et d’entraînement d’un équipage composé de deux copilotes ne permet pas de garantir un niveau de performance équivalent à celui d’un équipage composé d’un commandant de bord et d’un copilote face à une situation dégradée. L’absence de hiérarchie et de répartition efficace des tâches dans le poste de pilotage ont fortement contribué à la faible synergie. L’inquiétude née de l’absence du commandant de bord dans le cockpit montre que les deux copilotes n’avaient pas la capacité de résoudre cette situation d’urgence. Ceci peut s’expliquer à la fois par l’absence de formation adaptée et le manque de pratique de prise de décision des deux copilotes. De nombreux événements ont eu une issue favorable du fait de la présence du commandant de bord dont la formation et l’expérience ont permis une analyse plus solide et des réactions plus sereines à la situation.

Imaginer qu'on se trouve dans une situation où on ne comprend plus rien ? Justement, ce qu'on ne peut imaginer, c'est que trois pilotes même insuffisamment formés, ne comprennent plus rien à une situation certes inhabituelle, mais déjà rencontrée à de nombreuses reprises (onze fois d'après ce que vous dites vous-même).

Je ne vois pas en quoi ce paragraphe contredit ce que je viens d'écrire. Au contraire, même. Je vous rappelle par ailleurs que les copilotes ont exactement les mêmes qualifications que les Commandants de bord, et que le CDB n'a pas pu, lui non plus, comprendre la situation.
FL FlapsUp Regular ·
Je vous invite à lire le rapport complet, celui de 117 pages.

Imaginez quelques instants une situation où vous ne comprenez plus rien. Comment réagi un homme à cette logique ? C'est exactement ce qui s'est passé, tout est écrit dans le rapport. Ne voyez-vous pas là aussi un problème de relation homme - machine, lié à la conception ?

Dans le rapport complet :

L’enquête a mis en évidence que l’absence de formation et d’entraînement d’un équipage composé de deux copilotes ne permet pas de garantir un niveau de performance équivalent à celui d’un équipage composé d’un commandant de bord et d’un copilote face à une situation dégradée. L’absence de hiérarchie et de répartition efficace des tâches dans le poste de pilotage ont fortement contribué à la faible synergie. L’inquiétude née de l’absence du commandant de bord dans le cockpit montre que les deux copilotes n’avaient pas la capacité de résoudre cette situation d’urgence. Ceci peut s’expliquer à la fois par l’absence de formation adaptée et le manque de pratique de prise de décision des deux copilotes. De nombreux événements ont eu une issue favorable du fait de la présence du commandant de bord dont la formation et l’expérience ont permis une analyse plus solide et des réactions plus sereines à la situation.

Imaginer qu'on se trouve dans une situation où on ne comprend plus rien ? Justement, ce qu'on ne peut imaginer, c'est que trois pilotes même insuffisamment formés, ne comprennent plus rien à une situation certes inhabituelle, mais déjà rencontrée à de nombreuses reprises (onze fois d'après ce que vous dites vous-même).

Vous êtes gonflé de tronquer mes propos, car l'extrait que vous publiez n'a pas le même sens que le texte intégral. Ces pratiques sont malhonnêtes.
FL FlapsUp Regular ·
Justement, ce qu'on ne peut imaginer, c'est que trois pilotes même insuffisamment formés, ne comprennent plus rien à une situation certes inhabituelle, mais déjà rencontrée à de nombreuses reprises (onze fois d'après ce que vous dites vous-même).

La formation des pilotes n'incluait pas de décrochages à haute altitude, à Air France, pas plus qu'ailleurs, tout simplement parce qu'on pensait que cela n'arriverait jamais. Et on pensait que cela n'arriverait jamais parce qu'Airbus le garantissait. A tel point que la manœuvre "Décrochage" avait été reléguée au rang de PAC (procédure anormale complémentaire) dans la doc Air France et au sein de "other items" au sein de la doc Airbus (!!!), qui doit être lue par le PNF entièrement puis relue, item par item avant d'être exécutée à mesure qu'elle est parcourue. C'est vous dire le caractère totalement secondaire que prêtait le constructeur lui-même, et donc l'exploitant à un décrochage.

ne comprennent plus rien à une situation certes inhabituelle, mais déjà rencontrée à de nombreuses reprises (onze fois d'après ce que vous dites vous-même)

Il faut toujours que vous déverssiez un venin contre Air France, ça c'est votre dada. Mais relisez-moi bien. Je n'ai pas dit que la situation de perte de vitesse était inhabituelle : elle était malheureusement très habituelle. C'est la situation de décrochage qui l'était. Et l'alarme à la logique stupide qui en découlait. Il ne faut pas déformer mes propos. Si vous étiez honnête, vous reconnaîtriez qu'il apparait dans ce dossier des questions beaucoup plus larges que celles que posent beaucoup de journalistes à la va-vite.
MA Mathews Globetrotter ·
Bonjour,

On ne pourra pas non plus, accuser le BEA, d'être anti français ou anti AF, puisqu'en général c'est plutôt la critique inverse qu'on lui fait.

c'est une question particulière ; il y a les versions officielles mais officieusement il y a une chose à laquelle on ne pense pas c'est l'indemnisation des victimes qui n'a pas été effectuée si je ne me trompe... tout dépend sur qui sera rejettée la faute; si c'est sur AF ça va coûter un max de primes d'indemnisation pour les victimes plusieurs millions d'où la tentation de rejetter la faute sur l'autre 😇
FL FlapsUp Regular ·
c'est une question particulière ; il y a les versions officielles mais officieusement il y a une chose à laquelle on ne pense pas c'est l'indemnisation des victimes qui n'a pas été effectuée si je ne me trompe... tout dépend sur qui sera rejettée la faute; si c'est sur AF ça va coûter un max de primes d'indemnisation pour les victimes plusieurs millions d'où la tentation de rejetter la faute sur l'autre

Cela n'a rien à voir, mon ami. Toutes les primes sont de toute façon prises en charge par les assureurs et les ré-assureurs. Aucun rapport.

La recherche de la vérité est un devoir pour améliorer la sécurité des vols.
MA Mathews Globetrotter ·
Cela n'a rien à voir, mon ami. Toutes les primes sont de toute façon prises en charge par les assureurs et les ré-assureurs. Aucun rapport.

cela n'a aucun rapport effectivement mais les compagnies d'assurances si c'est le cas vont devoir sortir beaucoup d'argent pour les indemnités c'est surtout cela que je voulais souligner...
FL FlapsUp Regular ·
Oui, là, on est d'accord...
JO Joska Veteran ·
Bonjour à Tous, Question de physique élémentaire si vous le permettez: On apprend à l'école qu'au fur et à mesure que l'on monte en altitude , l'air diminue et donc la concentration d'air diminue . Si elle diminue cela veut dire qu'il y a moins de molécules d'air (O2 et N2) qui défilent sous l'aile d'un avion en vol et donc il y a moins de portance. Pour un avion subsonique, comme l'A330, on SAIT BIEN qu'en PRENANT de l'altitude on arrivera à un point et avec 100% de certitude d' un décrochage-perte de portance- à un altitude calculable en fonction de la vitesse atteinte ou en fonction de l'altitude. (Plus on monte, plus il faut de la vitesse pour s'y maintenir- vitesse subsonique- car les moteurs ne permettent pas d'aller plus vite ou au-delà de la vitesse du son) et que l'on se rapproche de la fourchette de vitesse de vol sans décrochage, autrement dit on risque davantage de sortir des limites d'un vol normal et par conséquent de perdre la vitesse nécessaire pour maintenir le vol A CETTE ALTITUDE et donc de décrocher !!

Question aux spécialistes sur ce forum : En n'ayant plus d'indication de vitesse (sondes Pitot à zéro) MAIS en ayant 1- l'altimètre, ayant 2- indication de la poussée de moteurs, 3-ayant l'horizon artificiel : QUELLES SONT les INDICATIONS ABSOLUES, et pour bien rester dans les lois physiques de tout vol, de DEVOIR prendre de l'altitude, càd MONTER dans des couches où l'air se raréfie et par conséquent savoir que l'on arrivera fatalement et avec 100% de certitude à un moment où l'avion décrochera . Et ce quelles que soient la formation des pilotes, les indications du constructeur Airbus et autres , tout simplement parce que ce sont des LOIS de la physique élémentaire, d'aérodynamique ! Les lois de l'aérodynamiques sont universelles, et ne dépendant d'aucune cie aérienne.

S'il y a une "erreur' dans mon raisonnement, merci d'avance de me le faire savoir en même temps.
JS
MA Mathews Globetrotter ·
Salut Joska , il faut plutôt parler de densité d'air et non de concentration 😉

Sinon pour ta question je pense que ce n'est pas la densité de l'air qui est à mettre en cause mais plutôt une configuration du vol aux grandes incidences bref on ne sait pas pourquoi le pilote avait mis l'avion dans une incidence/assiette à cabrer trop élevée..

ce qui a dû se passer, c'est ma théorie elle vaut ce qu'elle vaut, c'est qu'à cause du givrage des sondes de pitot, le système de vol lui il recevait une indication de vitesse trop élevée donc erronnée, alors il a joué sur l'autopoussée et réduit le régime des moteurs. Mais comme la vitesse réelle de l'avion était bien inférieure à la vitesse indiquée, eh bien le pilote-automatique lui il est bête et borné il maintenait l'assiette de l'avion en palier ( asservissement éléctro-mécanique) Ce qui fait que l'avion a commencé à se cabrer puisqu'il y avait moins de poussée , à s'enfoncer et évidemment à perdre progressivement de l'altitude. Mais c'est ma théorie

de DEVOIR prendre de l'altitude, càd MONTER dans des couches où l'air se raréfie et par conséquent savoir que

d'après ce que je comprends tu veux dire que à cause de la raréfaction de l'air en altitude l'avion ne peut pas voler ? Il peut voler comme même mais il faut qu'il vole à grande vitesse. Maintenant si tu prends des cours de pilotage d'un avion, le décrochage c'est une des choses fondamentales qu'on apprend en aéroclub; le décrochage c'est une manoeuvre aéronautique qui s'effectue à vitesse réduite de l'aéronef et qu'on cabre brusquement l'avion ce qui effectivement a pour effet de faire chuter la portance. Pour rattraper cela il faut évidemment remettre l'avion dans un plan horizontal et remettre de la poussée moteur. C'est évident qu'ave un DR400 ou un Cessna 172 on ne vole pas à FL 350 comme un A330 Ceci dit pour ce qui est de la haute altitude il ne faut pas perdre de vue les "courants jet" ou courants de haute-altitude...
FL FlapsUp Regular ·
Désolé mais je n'ai pas compris ta question.

Ce qui est sûr, c'est que la procédure Airbus, reprise par Air France, était à l'époque inadaptée, puisqu'elle consistait à afficher 5° d'assiette et poussée maxi croisière. Or, cette procédure était inadaptée. Elle a d'ailleurs été modifiée depuis. D'autre part, il se trouve que les pilotes ont mal réagi à une situation qu'ils n'ont pas su identifier. La vraie question à se poser est : POURQUOI ? Cela est choquant que 3 pilotes chevronnés ne puissent parvenir à identifier une situation dangereuse. L'ergonomie et la relation homme-machine est clairement et directement en cause. En cas d'indication fausse sur les vitesses, il est dit qu'il faut IGNORER toutes les alarmes sauf les alarmes GPWS et décrochage.

C'est ce qui s'est passé, mais on a découvert, tous, que l'alarme décrochage STALL présentait un fonctionnement de nature à tromper les pilotes. Lorsqu'ils appliquaient un ordre à cabrer (rappelons qu'ils ont cru identifier un décrochage haute vitesse, parfaitement plausible) alors l'alarme cessait. Lorsqu'ils appliquaient un ordre à piquer (la bonne solution) l'alarme se ré-activait. Qui peut accepter un tel fonctionnement, appelé fonctionnement inverse ? La conception même de l'avion est là aussi en cause, sans oublier la non présentation d'une incidence limite sur les planches de bord des pilotes, contrairement aux Boeing, par exemple.

La procédure GPWS a, elle été parfaitement appliquée, mais il était de toute façon trop tard.

Rappelons quand même que pendant des années, Airbus a présenté ses avions en disant qu'ils ne pourraient pas décrocher. C'était dans la tête du constructeur impossible. Mais c'était faux. Un Airbus décroche, comme tous les avions. Boeing n'a pas du tout la même philosophie. Pour Airbus, le décrochage était tellement improbable que la procédure associée était reléguée au rang de "Other items" dans le FCOM (dans la doc) Airbus, c'est-à-dire procédure complémentaire ne nécessitant pas de réaction immédiate et ne nécessitant pas d'être connue par cœur. Dans un tel cas, un des 2 pilotes lit la procédure en entier à haute voix, puis il l'exécute item par item en contrôle mutuel avec l'autre pilote. Totalement surréealiste dans le cas d'une procédure de survie. Depuis le drame du Rio, la procédure a été modifiée et fait maintenant partie des manœuvres d'urgence, à connaître bien sûr par cœur et appelant une réaction immédiate.

Rappelons également que le fait générateur est un givrage simultané, survenu 11 fois dans des conditions heureusement moins extrêmes, des 3 sondes Pitot, dont Air France a ordonné le changement sur tous les appareils Airbus quelques jours après le drame, alors que les rapports des pilotes pointaient depuis longtemps leurs dysfonctionnements, sans que ni Air France, ni la DGAC, ni Airbus ne s'en émeuvent.

Tout ce qui est relaté ici est vérifiable dans le rapport du BEA publié vendredi dernier. Celui-ci est très probablement vrai et factuel, mais est clairement orienté de façon à écarter la responsabilité de tous ceux qui sont encore vivants. Et le BEA nous a déjà habitué à cela. Qui peut en être dupe à nouveau ?
MA Mathews Globetrotter ·
Lorsqu'ils appliquaient un ordre à piquer (la bonne solution) l'alarme se ré-activait. Qui peut accepter un tel fonctionnement, appelé fonctionnement inverse ?

ok mais c'est pas logique....un rapide coup d'oeil sur l'horizon artificiel (ou indicateur de situation horizontale) montre que soit l'avion cabre ou bien soit l'avion pique...

c'est ça que je n'arrive pas à comprendre... dans le rapport il est écrit que le pilote qui avait la main sur l'appareil maintenait le manche ( le joystick ) complétement en butée à cabrer...
FL FlapsUp Regular ·
Et alors ? Cela ne règle en rien le problème. Le problème est que lorsqu'une action correcte en entreprise, l'alarme STALL se re-déclenche. Il devient alors très difficile de ne pas revenir à une situation annulant l'alarme, dont la formation dit bien qu'il faut la respecter même en cas de pertes des vitesses indiquées !!! Mettez-vous dans leur situation !! Ils ne savaient pas ce qui était valide sous leurs yeux et ce qui ne l'était pas.
MA Mathews Globetrotter ·
!!! Mettez-vous dans leur situation !! Ils ne savaient pas ce qui était valide sous leurs yeux et ce qui ne l'était pas.

ça d'accord ok j'ai compris. Mais moi je suis bête si je vois que l'avion cabre trop et qu'il y a perte de vitesse eh bien je remets les gaz et je modifie l'assiette de l'avion même si les indications sont erronnées... c'est parfaitement possible de se rendre compte de l'inclinaison de l'avion avec le HSI...

Le problème est que lorsqu'une action correcte en entreprise, l'alarme STALL se re-déclenche. Il devient alors très difficile de ne pas revenir à une situation annulant l'alarme,

alors ils ont été trop procéduriers ils ne savaient pas piloter à l'ancienne... je me suis même posé la question de savoir si les pilotes de cet avion excepté le cdt de bord auraient été capables de faire même un tour de piste en solo sur un cessna ou un DR400
FL FlapsUp Regular ·
Mais moi je suis bête si je vois que l'avion cabre trop et qu'il y a perte de vitesse eh bien je remets les gaz et je modifie l'assiette de l'avion même si les indications sont erronnées...

Tout le problème est là : vous ne savez pas que l'avion est trop cabré, ni que vous n'allez pas assez vite !

c'est parfaitement possible de se rendre compte de l'inclinaison de l'avion avec le HSI...

Non, pas avec un HSI. Avec un ADI, représenté sur un PFD, oui. Le HSI c'est autre chose. Et je pense que vous faites allusion à l'assiette et non à l'inclinaison.
PA Parptp Veteran ·
D'après ce que j'ai pu lire, la perte des indications des sondes pitot a complètement perturbé l'ordinateur qui ne savait plus quoi afficher. Et comme sur ces appareils tout est régis par l'ordinateur avec affichage vidéo, les pilotes n'avaient plus aucune indication leur permettant de savoir où ils étaient. D'autres cas de givrage pitot et de perte d'indication se seraient produits, mais de jour par beau temps. Dans ces conditions, les pilotes ont pu avoir des repères et récupérer l'avion. Mais de nuit et dans le mauvais temps, ce n'est pas la même chose, surtout quand les rares indications que vous pouvez avoir sont fausses !
JO Joska Veteran ·
Merci pour ta réponse: J'essaie de préciser: EN ne raisonnant QUE sur la bases des lois physiques de l'aérodynamique du vol d'un "engin" , et en tenant compte des 3 paramètres que l'on sait exactes (moteurs, horizon, altitude) , ET pour continuer à maintenir des conditions de vol , dans quelles circonstances physiques FAUT-IL MONTER EN ALTITUDE, donc monter vers des couches de moindre densité d'air - moindre densité athmosphérique. De telles indications absolues existent-elles sur le plan essentiellement physique ou bien aérodynamiques. (Volontairement je ne parle pas de "cabrer"), car cabrer est une action humaine résultant, en terme de prise de déçision, d'un diagnostique d'une non conformité ou de conflit avec les lois physiques. L'objectif prioritaire est de se ""remettre" dans l'application des conditions aérodynamiques requises pour maintenir les conditions nécessaires et obligatoires pour tout vol . Merci pour votre patience !
JS
FL FlapsUp Regular ·
Dans quelles circonstances physiques FAUT-IL MONTER EN ALTITUDE, donc monter vers des couches de moindre densité d'air - moindre densité athmosphérique.

Réponse : Un décrochage haute vitesse nécessite de cabrer l'avion afin de résorber l’excédent de vitesse, en complément de la sortie des spoilers. Or, les symptôme d'un décrochage haute vitesse sont exactement les mêmes que ceux d'un décrochage basse vitesse, à savoir principalement le buffeting. Avec une vitesse forte et un ordre à cabrer, l'avion monte, mais ce n'est pas le but recherché.
JO Joska Veteran ·
Mais de nuit et dans le mauvais temps, ce n'est pas la même chose, surtout quand les rares indications que vous pouvez avoir sont fausses !

Je ne suis pas pilote mais je crois savoir et avoir constaté (par ma présence dans les cockpit B747, A330, A340, DC10 durant de très nombreux atterrissages et décollages) que les pilotes devaient précisément ne se fier qu'aux instruments de vol (tout comme les pilotes d'avions de chasse, ) Si les instruments sont faussés, on peut tout de même essayer de raisonner sur les bases des principes fondamentaux d' aérodynamiques de tout vol, tout avions confondus. Alors suis un peu étonné 😮qu'on vienne , ici, parler de météo externe, de vol de nuit, qui altéreraient le sens du jugement des pilotes sur leurs instruments de navigation du cockpit !!! (Sur base d'une expérience personnelle: Au décollage de O'Hare dans le cockpit d'un A340, en janvier par météo de neige, visibilité 0, en montée à 10000 pieds: les 2 indics de vitesse à zéro, le commandant ayant l'avion, a continué comme si de rien n'était, le copi donnant les poussées de 4 réacteurs et les altitudes verbalement, et tout est revenu normal au bout de 50 secondes .. la "purée" devant ne changeant rien ..)
JS
PA Parptp Veteran ·
Tout à fait exact ..., quand les instruments fonctionnent et sont fiables. Mais quand on perd les instruments, il ne reste que la visibilité extérieure. Dans les exemples que vous citez, toutes les conditions de vol aux instruments étaient réunies, et dans ce cas bien sûr, il faut se fier aux instruments.
JO Joska Veteran ·
Ok bien compris ! mais pour AF447 : les instruments d'indication de la poussée de moteurs, de l'horizon artificielle, et surtout surtout de l'altitude fonctionnaient tout de même parfaitement ( ou alors je n'ai rien compris et je crash ! )

Pouvait-il dès lors aller-voler- beaucoup plus vite avec la même poussée des moteurs qu'avant le problème des sondes pitot , AVEC le même l'horizon ... horizontal tout comme avant le problème des Pitot, et la même altitude qu'avant le problème des Pitot ???? Il me semblerait que si ces 3 paramètres ne se modifient pas et donc les 3 restent identiques , la probabilité que le 4 ième paramètre : l'INDICATEUR de la vitesse - ne fonctionne plus correctement, la VITESSE RELLE elle ne s'est pas modifié, cette probabilité est-elle raisonnable ? - L'inverse n'est pas obligatoirement vrai: si un des 3 :l'horizon, altitude et poussée se modifient, alors la vitesse se modifie aussi ! Juste ou pas juste ?
JS
FL FlapsUp Regular ·
Pouvait-il dès lors aller-voler- beaucoup plus vite avec la même poussée des moteurs qu'avant le problème des sondes pitot , AVEC le même l'horizon

Il faut bien comprendre une chose : à haute altitude, la marge entre limite haute et limite basse en terme de vitesse est très faible, voire extrêmement faible. De l'ordre de 20 ou 30 nœuds parfois.

1 seul petit degré d'assiette en plus ou en moins, et c'est une montée ou descente à 800 pieds/minutes et 25 noeuds en plus ou moins, à poussée identique. Vous pouvez dès lors vous retrouver en survitesse ou sous-vitesse avec une variation extrêmement faible d'assiette, sans toucher aux moteurs.

Le vol haute altitude n'a rien à voir avec le vol basse altitude.

Perdre les vitesses en basse couche n'est pas un problème. En haute atmosphère, c'est autre chose, surtout en présence de turbulences qui peuvent modifier l'assiette de 3, 4 ou 5° d'un seul coup. Là, ça devient un problème épineux à résoudre. Ajoutez à cela une alarme de décrochage au fonctionnement inverse, et la situation devient celle qu'on connait.
JO Joska Veteran ·
Pouvait-il dès lors aller-voler- beaucoup plus vite avec la même poussée des moteurs qu'avant le problème des sondes pitot , AVEC le même l'horizon

Il faut bien comprendre une chose : à haute altitude, la marge entre limite haute et limite basse en terme de vitesse est très faible, voire extrêmement faible. De l'ordre de 20 ou 30 nœuds parfois.

1 seul petit degré d'assiette en plus ou en moins, et c'est une montée ou descente à 800 pieds/minutes et 25 noeuds en plus ou moins, à poussée identique. Vous pouvez dès lors vous retrouver en survitesse ou sous-vitesse avec une variation extrêmement faible d'assiette, sans toucher aux moteurs.

Le vol haute altitude n'a rien à voir avec le vol basse altitude.

.

Désole de revenir et d'insister ... Tout à fait d'accord avec ce qui précède .(J'ai tout de même une formation scientifique) Si je regarde l'infogramme publié dans le Figaro et le rapport BEA , l'avion volait à 33000 pieds au moment où l'équipage à constaté la panne des Pitot, càd une altitude de croisière de routine, l'altimètre a continué de fonctionner normalement, les poussées des 4 moteurs ne se sont pas modifiés et les indicateurs de poussées fonctionnaient normalement, l'horizon artificielle est resté stable, alors POURQUOI et SUR BASE de QUELLE NECESSITE IMPERATIVE DEVOIR monter vers les 38 000 pieds où l'on sait très bien , même moi non pilote, que ce que vous est parfaitement vrai à savoir que la marge des vitesses hautes et basses est très réduite, voire extrémement faible comme Vous le dites si bien , et par conséquence directe le risque de "décrochage" est très élevé et devient de plus en plus élevé à mesure que l'altitude augmente et qu'ils peuvent contrôler l'altitude visuellement et avec une totale fiabilté!!

Où réside le coût/bénéfice de cette déçision de monter vers 38000 pieds . Coût : risque de décrocher augmenter et bénéfice: OU ??? C'est cela que je ne parviens pas comprendre et à savoir !! Merci encore pour votre "patience" et .. promis .. je ne remets plus la "gomme" !
JS
FL FlapsUp Regular ·
Si je regarde l'infogramme publié dans le Figaro et le rapport BEA , l'avion volait à 33000 pieds au moment où l'équipage à constaté la panne des Pitot

Non, il volait à 35.000 pieds. Page 9 du rapport du BEA.

alors POURQUOI et SUR BASE de QUELLE NECESSITE IMPERATIVE DEVOIR monter vers les 38 000 pieds

La procédure Airbus prévoyait, en cas de perte des indications de vitesse, d'afficher 5° d'assiette et poussée CLIMB, ... à l'époque. C'était une bêtise. Cela a été modifié depuis. Ceci est aussi précisé dans le rapport, je n'invente rien.
JO Joska Veteran ·


La procédure Airbus prévoyait, en cas de perte des indications de vitesse, d'afficher 5° d'assiette et poussée CLIMB, ... à l'époque. C'était une bêtise. Cela a été modifié depuis. Ceci est aussi précisé dans le rapport, je n'invente rien.

CA c'est , en tout cas, vraiment véritablement incroyable !!!!!! (comme dirait l'autre) Comment, mais comment, mais encore comment est-ce possible ? Personne depuis et avant AF447 n'a fait remarquer cela à Airbus ?? Et cela n'a jamais été testé auparavant en simulateur, chez aucune compagnie disposant de ses propres simulateurs ???? Par simple curiosité : la procédure Airbus que vous indiquez a t-elle été aussi recommandé pour les 319,320,321,340 et avec des sondes non-Thalès ?
JS
MA Mathews Globetrotter ·
Bonsoir Joska ( très belle photo de l'Antarctique ça fait rêver )

les poussées des 4 moteurs ne se sont pas modifiés et les indicateurs de poussées fonctionnaient normalement, l'horizon artificielle est resté stable,

Petite erreur : un A330 possède 2 réacteurs et non 4 😉 C'est l'A340 qui en possède 4. La motorisation si je ne me trompe pas est soit CFM ( consortium Franco Américain ) soit Rolls-Royce soit General Electrics

On peut lancer la polémique : est qu'avec un avion plus "puissant" comme l'A340 ça se serait mieux passé ?

Où réside le coût/bénéfice de cette déçision de monter vers 38000 pieds . Coût : risque de décrocher augmenter et bénéfice: OU ???

les pilotes , à mon sens , ont voulu grimper plus haut pour éviter la masse de perturbations... or apparemment c'était un mauvais choix parce que la masse d'air chaud s'élevait très haut. Dans le rapport du BEA il est indiqué que la température extérieure était élevée..

L’équipage évoque la température élevée (standard plus onze) et constate que les conditions météorologiques n’ont pas posé de problème.
MA Mathews Globetrotter ·
Tout le problème est là : vous ne savez pas que l'avion est trop cabré, ni que vous n'allez pas assez vite !

Non, pas avec un HSI. Avec un ADI, représenté sur un PFD, oui. Le HSI c'est autre chose. Et je pense que vous faites allusion à l'assiette et non à l'inclinaison.

pardon mea culpa je me suis trompé je ne voulais pas parler du HSI c'est une grosse erreur de ma part. Effectivement l'HSI donne une situation horizontale. Je voulais parler de l'Horizon artificiel de secours

Horizon artificiel[
PP PPV Regular ·
Il y a également une autre notion différente de l'assiette qui est l'incidence. La différence entre ces deux notions est essentielle.
Good judgement comes from experience. Unfortunately, the experience often comes from bad judgement.
PP PPV Regular ·
On peut lancer la polémique : est qu'avec un avion plus "puissant" comme l'A340 ça se serait mieux passé ?

On peut refermer la polémique Un 340 n'est pas plus puissant qu'un 330 !
Good judgement comes from experience. Unfortunately, the experience often comes from bad judgement.
FL FlapsUp Regular ·
Il y a également une autre notion différente de l'assiette qui est l'incidence. La différence entre ces deux notions est essentielle.

Eh oui. Et c'est pour cela qu'à mon sens, ne pas représenter une valeur d'incidence limite sur le PFD, comme le fait Boeing par exemple, est une bêtise de conception. Mais le constructeur a une telle confiance dans ses avions, qu'il en vient à défier les lois de la physique... et à faire porter le chapeau aux autres quand la force des choses lui rappellent qu'il y a des lois immuables. Souvenons-nous de ce que disais Ziegler, concepteur du 320, lorsque celui-ci s'était abîmé à Habseim, où, là encore, on a assisté à une belle prestation du BEA.
FL FlapsUp Regular ·
Difficile de se faire un avis entre les différentes présentations et selon les sensibilités (Corporatisme des pilotes, intérets des victimes et de leurs avocats, présentations médiatiques ( France 2 qui a diffusé un interview d'un membre de la famille d'une victime qui se rassurait en disant que les passagers n'avaient pas "souffert" et n'ont rien vu venir, alors qu'ils subissaient -1,7 G et 45 ° d'inclinaison vers la droite !!!!) En conclusion : Je fais confiance au BEA qui sont les seuls "objectifs" recherchant l'exactitude , les origines et les causes des faits. J'observe que personne ici (ni sur d'autres forums) , ne soutient et ne peut soutenir , nonobstant toutes autres considérations mises à part , que si à 38000 pieds quand les Pitot ne fonctionnaient plus , et que le pilotage est devenu "manuel", avec les autres instruments OK (Altitude, 2 moteurs, horizon) :: si l'avion avait été dirigé pour perdre de l'altitude, donc descendre, donc vers le bas : une catastrophe aurait été évité !!!

Dans les dernières paroles des pilotes et d'après ce qui a été publié, il est tout à fait "étonnant" qu'à aucun moment ils n'évoquent un crash imminent, et donc leur mort prochaine ! C'est un type de "réflexe" de psychologie humaine tout à fait inhabituel dans de pareils circonstances. N'avaient-ils vraiment pas conscience , à ce point, qu'ils allaient droit vers le crash et la mort ???

Evidemment on peut toujours soutenir que si l'avion n'avait pas été inventé en 1904, il n'y aurait pas de constructeur d'avions et donc jamais d'accidents . Sur cela tout le monde est d'accord !!!

Pardonnez-moi mais votre message est ridicule. Vous avez le droit de croire à l'indépendance du BEA. Mais une rapide recherche sur Internet devrait, au moins, semer le doute en votre esprit. Demandez-vous pourquoi, contrairement à toutes les autres grandes nations aéronautiques, la France est le seul pays dont le Ministère des Transport a sous sa tutelle à la fois l'organe chargé de faire la vérité sur les accidents aériens (BEA en France) et celui chargé de défendre l'industrie aéronautique ? Regardez comment fonctionne le NTSB aux Etats-Unis. Un esprit normal et objectif aura au moins le doute en comparant les 2 types d'organisation, surtout à la lumière de ce qui s'est déjà passé, notamment à Habsheim ou à Sainte-Odile.

J'observe que personne ici (ni sur d'autres forums) , ne soutient et ne peut soutenir , nonobstant toutes autres considérations mises à part , que si à 38000 pieds quand les Pitot ne fonctionnaient plus , et que le pilotage est devenu "manuel", avec les autres instruments OK (Altitude, 2 moteurs, horizon) :: si l'avion avait été dirigé pour perdre de l'altitude, donc descendre, donc vers le bas : une catastrophe aurait été évité !!!

Vous êtes du genre têtu. Il me semble vous avoir donné des arguments techniques précis sur cette question. Que vous ne vouliez pas, ne serait-ce que les prendre en considération discrédite votre discours. La question n'est pas de savoir si les pilotes auraient pu réagir de façon à éviter le crash : tout le monde le sait depuis le début, la réponse est oui. La vraie question est de savoir s'ils en avaient les moyens.

Quelle était la procédure à l'époque (=> 5° d'assiette et pleine poussée, donc MONTER) ? Pourquoi a-t-elle été modifiée depuis ? Cela ne vous heurte pas, un tout petit peu ?

Comment il est possible que 3 professionnels aguerris réagissent à l'inverse de ce qu'il faut faire : en lisant le rapport, ce que vous n'avez sûrement pas fait, on se pose des questions sur ce qui a causé une réaction dite "inverse", et en particulier sur cette alarme STALL, elle-aussi au fonctionnement"inverse". Cela ne vous étonne pas qu'une alarme, je répète, la SEULE avec celle du GPWS que l'équipage est censé respecté en cas de fausse indication de vitesse, se déclenche quand l'équipage entreprend la BONNE réaction, et cesse dès que la réaction est inadaptée ?? En tout cas, tous les experts sont pantois devant ce dysfonctionnement évidemment de nature à perturber une réaction de l'équipage.

Enfin, sur la conscience du l'imminence du crash, vous êtes encore une fois largué, excusez-moi. Mais si vous lisez le rapport, les conversations montrent clairement que les pilotes savent ce qui va se passer. J'en veux pour preuve les nombreuses annonces d'altitude, et la réaction à l'alarme GPWS, effectuée conformément à la procédure, en désespoir de cause.

De grâce, si vous avez des certitudes c'est votre droit, mais ne venez pas polluer ce forum généraliste avec des pseudo-vérités construites sur des arguments pseudo-techniques. Ou alors acceptez d'être démenti par des professionnels, et entendez des contre-arguments.

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