Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa
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CO Corsairt Veteran ·
rrcoucou, les tenders, sont les grosses chaloupes bi-moteurs, et souvent catamaran, qui servent aussi a débarquer quand le navire mouille en rade - pour les radeaux solar qui vont de 20 à 200pax, descente soit par les portes laterales du navire soit part des echelles, par draisienne, soit par des tuyaux tobogan (sur luminosa, les radeaux font 20 à 60pax), c'est en general le moyen d'évacuation de l'équipage, qui n'a pas pu prendre place avec les passagers - le chaloupes contiennent un jeu de gilet/par pers en +, nourriture désydratée, eau douce, carburant pour plusieurs jours, et bien sur instrument de navigation, de liaisons radio, et signaux de repérages
bonne houle ctw
VI Virginie1978 Globetrotter ·
😉🏴‍☠️🤪
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Je me permets un copier/coller pour avoir quelques précisions.Merci 🙂 Bonsoir et merci pour ce super résumé. Je ne suis pas encore décidée, j'hésite entre la location de voiture, le taxi ... Vous souvenez vous du montant payé pour la location. Savez vous si il y a des sièges auto?

Encore merci
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
RC Rcoucou Globetrotter ·
rrcoucou, - pour les radeaux solar qui vont de 20 à 200pax, descente soit par les portes laterales du navire soit part des echelles, par draisienne, soit par des tuyaux tobogan (sur luminosa, les radeaux font 20 à 60pax), c'est en general le moyen d'évacuation de l'équipage, qui n'a pas pu prendre place avec les passagers

merci de ces précisions corsairt

justement , je me demandais s'il y avait des toboggans sur les navires de croisières, et si oui, pourquoi ils n'ont pas été utilisés ?

rcoucou
rcoucou profite de la vie & déteste la jalousie
RC Rcoucou Globetrotter ·
Salut l'ami !

A l'instant je viens de recevoir une lettre (par voie postale) de Costa (suite au Concordia) qui va répondre directement à ta question je te le donne tel quel

.............afin de garantir la plus haute sécurité, tous les navires Costa disposent de gilets de sauvetage, chaloupes et radeaux en quantité supérieure à la capacité maximale d'accueil du navire.

salut Mini

Concernant ce courrier postal que tu as reçu

Je le trouve assez ambiguë, cela voudrai dire que la quantité gilets+chaloupes+radeaux est supérieure aux nombres de personnes, mais en aucun cas, elle ne précise s’il y assez de chaloupes et de radeaux pour tout le monde à bord, vu que les gilets de sauvetage font partie de cette somme de moyens.

Donc si vous ne disposez pas de chaloupe pour évacuer, ni au pire de radeaux, vous aurez peut être un gilet de sauvetage.

donc un grand merci si tu peux me prendre une bouée canard au cas où...😉

je toute façon je laisse toujours passer les femmes d'abord dans ce cas.... surtout aux caraîbes..... pour nourrir les requins en 1er 😛

rcoucou
rcoucou profite de la vie & déteste la jalousie
CO Corsairt Veteran ·
bjr, pas de mauvais esprit, il y a à bord 4 gilet par humain et entre 11/2 et 2 places d'évacuations par humain à bord ceci etant mis au pôint je te conseils d'aller sur les debats du retour du sérena, concernant la protection sur les contaminations par les insectes tropicaux, certaines iles ont encore le palu, et pour mémoire plus de 20000français contractent une maladie tropicale grave durant leur vacance ce probleme enrichirai votre débat , qui m'a paru bien pauvre depuis le debut de ce post
bonne houle ctw
RC Rcoucou Globetrotter ·
bonjour corsairt

je vois que l'humour n'est toujours pas ta tasse de thé 😉

il n'empêche que certains passagers sont morts faute d'avoir des gilets de sauvetage, et suite à un manque d'informations

j'ouvrirai d'ailleurs bientôt un post que j'espère constructif à ce sujet donc je ferme le débat à ce sujet sur ce post, que tu peux zaper d'ailleurs

cordialement rcoucou
rcoucou profite de la vie & déteste la jalousie
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Encore une petite mise au point pour peaufiner les escales.

Pouvez vous me dire dans quel port, la ville est au pied du bateau et donc accessible sans navette ou taxi.... Sinon quels sont les moyens d'en sortir et à quel prix ? Y a t-il toujours des navettes Costa et le prix de 6 euros est il toujours celui pratiqué?

Martinique: ? Saint Martin:? Tortola: ? Antigua il me semble que les bateaux sont quasi dans la ville. Santa Cruz de Ténérife: il y a apparemment une navette gratuite pour sortir du port donc sommes nous laissé en ville ou est ce encore loin? Funchal: il y a environ 30 minute de marche . Y a t il des navettes? Malaga :?

Merci 🙂
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
MI Mini123 Veteran ·
Non mais oh toi !!!!

Personne ne t'oblige à rester avec nous 😠! Quel éteignoir !😐

Et cher Monsieur, pour "enrichir" ta prétentieuse culture, apprends qu'en vacances (tropicales ou autres) les causes premières de problèmes sont la traumato, la noyage et bien plus rarement les maladies liées aux insectes tropicaux, surtout en croisière !!!!

Il en est comme pour tout, Monsieur, il faut être vigilant et bien équipé !!! Et si tu avais réellement lu notre "pauvre" post, tu saurais que c'est un sujet qui a été largement abordé 😉

tchao !!!
CO Corsairt Veteran ·
tres bien chere amie je pense que votre grande experience vous permet de faire face à tous, mais je m'adressais à mon ami rcoucou, le reste m'indifere ex LV, partique la mer depuis plus de 40ans, et j'aimerai connaitre les sources de vos statistiques, sur les risques sanitaires des touristes dans les iles tropicales du golfe du mexique, avec différentiation entre lambda et croisieristes (ce que vous n'etes pas beaucoup) bonne vacances et.........
bonne houle ctw
CO Corsairt Veteran ·
re les informations necessaires et suffisante sont derriere la porte de chaque cabine de chaque navire à passagers du monde, il faut les lire et les appliquer, cela suffit, pour les pax, si elles sont appliquées merci pour les qtions et pour l'éconduite bonjour à mimi qui a l'air d'etre une grande spécialiste, lui dire tout de meme en cas de forte houle au retour(les retour sont toujours plus mouvementés que les est/ouest, (route des alizés) les 5200 seront aux premieres loges -ah!... aussi à antiqua, le top, nager avec le pastenagues, et acheter des émeraudes (en prevision de ses 40ans de mariage)-c'est mon conseil bons plans du jours) ne me reponds pas je deconnecte votre causette
bonne houle ctw
GL Gladfred Veteran ·
Coucou Virginie, je retrouve le net après une panne d'un semaine de ma box, j'avais bien mon tél portable mais pas top pour les forums, juste le nécessaire. Je te dis d'après mon vécu, d'autres viendront compléter j'espère. Pour la Martinique : taxi préférable ou 40 minutes de marche environ St Martin : taxi ou boutiques du port à proximité, pour aller en ville, je ne sais pas, j'avais fait une excursion costa ! Tortola : j'avais les taxis en vus mais on est partis en ferry pour Virgin Gorda 😉 Antigua : en ville, n'oublies pas le glacier pour ton chéri 😛 Canaries : pfff c'est loin, je ne me rappelle absolument pas où était le port, je sais, ca ne t'aide pas !!! Funchal : 30 minutes facile même un peu plus Malaga : il y a des navettes costa
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Bonjour Gladys,

Il n'y a pas de navette Costa dans tous les ports?

Merci pour tes infos 🙂

A combien de jour sommes nous? 😎
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
GL Gladfred Veteran ·
Comme je prends souvent les excursions costa, je ne sais pas trop !

Sinon j-88 😎
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
VI Virginie1978 Globetrotter ·
😎😎😎 merci 😄
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
PH Philippe86 Veteran ·
P'tain Mini, çà a fumé hier😛😛😛
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
VI Virginie1978 Globetrotter ·
T'as vu ça?? 🤪
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
MI Mini123 Veteran ·
Pffffffffff ! Y a pas que la nicotine qui fait du mal !!!!😉😉😉😉😉😉😉 😏😏😏😏😏😏😏😏
CO Corsairt Veteran ·
a rcoucou tu sauras tous sur la securité, reponse inutile

Accidents, pollutions Le naufrage du Concordia ne remet pas en cause le gigantisme des paquebots 30/01/2012

crédits : FRANCK SENANT

C'est l'une des inlassables questions posées depuis le naufrage du Costa Concordia le 13 janvier sur l'île italienne du Giglio. La course au gigantisme constatée ces dernières années dans le secteur de la croisière pose-t-elle des problèmes de sécurité en cas d'accident ? L'interrogation est légitime mais, pour bien y répondre, il convient de prendre cette question dans sa globalité et d'aborder différents facteurs, qu'ils soient techniques, humains et opérationnels. D'abord, qu'entend-on par gigantisme ? Sur environ 500 navires exploités actuellement sur les croisières maritimes, plus de 150 ont une capacité supérieure à 2000 passagers. Avec ses 1500 cabines et 3000 passagers en base double (3780 maximum), le Costa Concordia, qui affichait une jauge de 114.000 tonneaux, appartenait à cette catégorie des grands paquebots.

L'Oasis of the Seas (2700 cabines) et le Costa Atlantica de 1000 cabines (© : NCL)

Tailles et capacités se sont fortement accrues en 15 ans

Depuis 15 ans, la capacité des paquebots a rapidement augmenté. Ainsi, en 2000, un bateau de 1000 cabines (2000 passagers en base double, c'est-à-dire avec deux passagers par cabine) faisait figure de géant. Aujourd'hui, c'est la norme et même, plutôt, la norme basse. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le carnet de commandes des chantiers. D'ici 2016, 22 nouveaux navires de croisière entreront en service (dont 7 cette année et 11 entre 2013 et 2014). Sur cette flotte, 17 auront une capacité supérieure à 2000 pbd (passagers en base double), dont 13 de plus de 3000 pbd. On citera ainsi les deux nouveaux paquebots du projet Sunshine de Royal Caribbean International (158.000 tonneaux, 4100 pbd), les deux unités du type Breakaway de NCL (143.000 tonneaux, 4000 pbd), le Royal Princess de Princess Cruises, son jumeau et une unité dérivée pour P&O Cruises (141.000 tonneaux, 3600 pbd), le Carnival Breeze de Carnival Cruise Line et une unité dérivée pour Costa (132.000 tonneaux, 3700 pbd) ou encore le MSC Divina (140.000 tonneaux, 3500 pbd), qui aura une capacité légèrement supérieure à ses aînés, les MSC Fantasia et MSC Splendida. Pour l'heure, les plus gros paquebots du monde sont les Oasis of the Seas et Allure of the Seas, deux géants de 225.000 tonneaux et 5400 passagers en base double. Ces unités « hors normes » sont suivies, de très loin, par trois autres navires de RCI, les Freedom, Liberty et Independence of the Seas (158.000 tonneaux, 3600 pbd) puis par le Norwegian Epic de NCL, moins gros mais offrant plus de capacité (156.000 tonneaux, 4200 pbd). A titre de comparaison, l'ancien France (1961) présentait une jauge de seulement 66.000 tonneaux et pouvait accueillir un peu plus de 2000 passagers. Quant au Queen Mary 2, livré en 2003 par les chantiers nazairiens, il affiche une jauge de 145.000 tonneaux pour une capacité d'à peine plus de 2500 pbd.

L'Allure of the Seas (© : RCI)

L'Independence of the Seas (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le Norwegian Epic (© : NCL)

Le MSC Splendida (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le projet Breakaway (© : NCL)

Le futur Royal Princess (© : PRINCESS CRUISES)

Le Carnival Breeze (© : CCL)

Dimensionnés pour le marché

Dans le même temps, la réalisation de navires plus petits se poursuit, répondant à un marché spécifique, généralement plus haut de gamme. C'est le cas par exemple du Riviera d'Oceania Cruises (65.000 tonneaux, 1260 pbd), qui sera livré par Fincantieri dans quelques semaines. Les chantiers italiens doivent aussi achever, en juin 2013, le troisième « méga-yacht » de la Compagnie du Ponant (projet Tropical), une unité de 10.700 tonneaux et 264 pbd conçue comme Le Boréal et L'Austral pour naviguer dans les zones polaires. A Saint-Nazaire également, on travaille sur le segment des petits navires de luxe, avec l'Europa 2 d'Hapag-Lloyd (39.500 tonneaux, 516 pbd), livrable en 2013, et les deux futurs bateaux de Viking Cruises (41.000 tonneaux, 888 pbd), prévus pour 2015 et 2016. Malgré tout, le gros des troupes au niveau des constructions neuves est constitué de paquebots géants. Une répartition logique puisque l'industrie de la croisière se développe fortement, depuis plus d'une décennie, grâce à la mise en service de ces mastodontes. En effet, l'augmentation significative des capacités permet de générer des économies d'échelle et d'augmenter les revenus liés à la consommation à bord (bars, restaurants à supplément, centres de bien-être, cinéma 4D, simulateurs de F1, casino...) et à terre (excursions).

Le futur Europa 2 (© : STX FRANCE)

L'Austral (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'intégration progressive des différentes compagnies au sein de grands groupes (Carnival Corporation possède aujourd'hui CCL, Costa, Princess Cruises, P&O Cruises, Cunard, Holland America, AIDA, Iberocruceros, Seabourn alors que Royal Caribbean Cruises regroupe RCI, Celebrity, Azamara, Pullmantur et Croisières de France - pour ne citer que les deux poids lourds du secteur) a permis de générer les ressources financières nécessaires à la constitution d'imposantes flottes. Et de lancer des constructions de navires en série, avec un design de base décliné pour les différentes filiales (les paquebots de la classe Costa Concordia sont, ainsi, identiques aux unités du type Carnival Conquest) ou par évolution de classes. Grâce à cela, le prix moyen d'une croisière a considérablement baissé ces dernières années, d'autant que le développement de ce mode de voyage et l'émergence de nouveaux acteurs, comme MSC, se traduit par une concurrence plus forte. Clairement, sans les paquebots géants, la croisière n'aurait pas pu se démocratiser et s'ouvrir à un public si large, devenant aujourd'hui, sur les gros navires, aussi accessible financièrement que des vacances terrestres. Avec un taux de croissance d'environ 10% par an, le voyage maritime attire désormais près de 20 millions de passagers par an, dont plus de 400.000 en France.

Paquebots dans le port de Marseille (© : GUY QUERAL)

Une règlementation en constante évolution

En termes de conception de navires, les architectes et ingénieurs ont, bien évidemment, tenu compte de l'augmentation de la taille des bateaux. Ces évolutions, et la règlementation qui en découle, notamment en termes de sécurité, sont très encadrées. Elles sont élaborées au niveau de l'Organisation Maritime Internationale (OMI), organisme de l'ONU créé en 1948 afin notamment d'améliorer la sécurité en mer. « Comme pour le secteur aérien, par exemple, la règlementation n'est pas figée mais évolue en permanence. La réflexion en ce qui concerne la sécurité est constante et permanente. Il y a notamment des groupes de travail réunissant des représentants des pays de l'OMI, en fait les Etats du pavillon où sont immatriculés les navires, qui font appel, à titre consultatif, à des associations regroupant les sociétés de classification et les constructeurs. Les compagnies interviennent également pour améliorer la sécurité. Ainsi, la CLIA (Cruise Line International Association) est très proactive, par exemple pour vérifier que certaines idées sont applicables dans la réalité », explique Xavier Leclercq, directeur technique de STX France. A l'instar de tous les secteurs, le maritime intègre aussi le retour d'expérience lié aux accidents.

Les grands paquebots sont devenus des hôtels flottants (© : FRANCK SENANT)

C'est, de cette manière, que les moyens de lutte contre les incendie ont beaucoup évolués ces dernières années. Car le feu demeure le principal risque sur un navire et de nombreux accidents ont engendré la mise au point d'architectures et d'équipements permettant de lutter très efficacement contre ce type de sinistre. « La détection des incendie, l'identification des zones sensibles ou des zones où il y a un risque de propagation, le positionnement des portes coupe feu, ainsi que les systèmes d'extinction ont considérablement évolué. A ce titre, la généralisation de l'Hi Fog, un brouillard d'eau pressurisée qui refroidi les locaux et étouffe le feu, a été une évolution majeure », souligne Xavier Leclercq. La protection a été « parachevée » après l'incendie du paquebot Star Princess, en mai 2006. Bien que très récent, puisque livré par Fincantieri quatre ans plus tôt, le navire a vu plus de 150 de ses cabines détruites par le feu. « Nous avons alors constaté que le feu pouvait sauter les cloisons en passant par les balcons. Depuis, tous les matériaux utilisés sur les balcons sont incombustibles ».

Le Star Princess après l'incendie de mai 2006 (© : DROITS RESERVES)

Le cas de la collision

Même si le « risque zéro » n'existe jamais, les améliorations progressives mises en oeuvre au regard du retour d'expérience, l'apport de nouveaux systèmes et l'évolution des technologies font que les navires de croisière sont, aujourd'hui, parmi les réalisations humaines les plus sûres. C'est particulièrement vrai en termes de protection contre le feu, mais aussi de fiabilisation des systèmes et équipements de secours via la redondance offerte par l'électronique moderne, qui a aussi permis de démultiplier les capteurs et les réseaux de vidéosurveillance. Ainsi, dans le cas du Concordia, on a pu constater que les générateurs de secours ont apparemment bien fonctionné, assurant par exemple le maintient des communications, la mise en oeuvre de l'éclairage de secours ou encore la maîtrise de la barre. Comme pour les incendies, les ingénieurs, en ligne avec la règlementation et en lien avec les compagnies, travaillent constamment pour que les navires soient plus résistants aux impacts. Les nombreuses collisions entre navires de commerce ont, ainsi, permis de développer des architectures très fiables. Les paquebots sont, par exemple, dotés à l'avant d'une cloison d'abordage. La collision entre un porte-conteneurs et le Norwegian Dream, en août 1999 au large de Douvres, a permis d'évaluer son efficacité. Ainsi, malgré la violence du choc, l'ancien paquebot de NCL, sorti des chantiers nazairiens en 1992, a parfaitement résisté, seule la partie de la proue située avant la cloison d'abordage ayant été détruite, sans menacer la flottabilité du bateau.

Le Norwegian Dream en 1999 (© : DROITS RESERVES)

Le Norwegian Dream en 1999 (© : DROITS RESERVES)

En dehors de cette cloison, le compartimentage d'un grand paquebot moderne compte en moyenne une quinzaine de compartiments étanches, surmontés d'un pont de franc bord qui relie entre-elles les cloisons au dessus de la ligne de flottaison. Cela évite l' « effet Titanic », pour lequel l'eau avait envahi les compartiments les uns après les autres en passant au par-dessus les cloisons étanches. Le compartimentage a pour but de protéger le bateau contre un impact sous-marin. Suivant les normes en vigueur en 2006, au moment de la livraison du Concordia, les navires étaient conçus pour survivre à l'envahissement de deux compartiments contigus, avec une brèche « standard » de 11 mètres dont la profondeur atteint un cinquième de la largeur du navire. Sachant que la distance entre deux cloisons est de l'ordre d'une vingtaine de mètres, cela signifie, dans le cas du paquebot de Costa, (qui présente une brèche de plus de 50 mètres) que trois compartiments ont probablement été touchés. Dès lors, même si tout est fait pour retarder l'inévitable, le navire ne pouvait que couler et, normalement, la passerelle en a eu connaissance grâce aux détecteurs (ce qui n'empêche pas un contrôle visuel, ce que le commandant a apparemment demandé à un officier, qui a été envoyé sur place se rendre compte des dégâts). Depuis 2006, les normes ont évolué vers ce que les ingénieurs appellent la stabilité « probabiliste », même si la règle de la survivabilité avec deux compartiments envahis demeure. « Nous ne nous basons plus sur des brèches standard mais sur une probabilité d'accident tenant compte d'accidents déjà répertoriés. Les calculs tiennent compte de différents facteurs, comme par exemple le nombre de passagers à bord. Cela ne veut pas dire que les navires sont plus sûrs mais que, dans notre approche, nous nous attachons plus à ce qui se passe dans la réalité », souligne Xavier Leclercq. Il s'agit donc d'ajouter à la théorie du pragmatisme, afin de coller au plus près de la réalité et de tirer les leçons d'évènements réels.

Paquebots et yacht à Saint-Martin (© : FRANCK SENANT)

« Les grands navires ne sont pas moins sûrs que les petits »

L'accident du Concordia sera, dans cette perspective, examiné à la loupe. Dès aujourd'hui évidemment, car ce naufrage a choqué la communauté maritime, mais surtout dans quelques mois. Ce ne sera en effet que lorsque l'enquête sera achevée et tous les éléments techniques connus que des conclusions pourront être tirées. Et, dans un climat beaucoup plus serein qu'aujourd'hui, il conviendra d'en tirer les enseignements et, éventuellement, d'apporter de nouvelles améliorations. « Il est aujourd'hui beaucoup trop tôt. Il faut attendre les résultats de l'enquête pour savoir exactement ce qui s'est passé », note le directeur technique de STX France. Faut-il s'attendre à de grandes évolutions ? Xavier Leclercq n'en est pas convaincu : « La règlementation, qui est déjà très stricte, ne va pas forcément évoluer. En effet, nous sommes apparemment confrontés à une erreur humaine, qui a conduit au naufrage. Il faut aussi se rappeler que, par définition, nous parlons de bateaux, d'objets qui flottent mais évidemment avec des limites qui peuvent être franchies dans des cas exceptionnels, malgré toutes les précautions que l'on peut prendre. Evidemment, on peut tout imaginer mais c'est comme si on demandait au transport aérien d'adopter une règlementation pour faire en sorte qu'un avion puisse voler avec une seule aile... »

Paquebots à Saint-Martin (© : FRANCK SENANT)

Concernant le gigantisme des paquebots et l'évolution considérable de leur taille, Xavier Leclercq est catégorique : « Nous sommes au même niveau de sécurité et les mêmes règlements s'appliquent sur les grands et les petits navires ». Certains experts maritimes ont même tendance à penser que la grande taille des paquebots peut présenter des avantages. « Les grands navires apportent plus de flexibilité car ces grandes plateformes offrent plus de place, ce qui permet de développer de nouvelles procédures et des initiatives permettant d'améliorer la sécurité », estime ainsi Tom Allen, consultant indépendant pour l'industrie maritime. Du côté des navigants également, le gigantisme n'est pas vraiment pointé du doigt. « Nous parlons de bateaux modernes et soumis à des règles de sécurité très strictes. Les grands paquebots auront même tendance, généralement, à couler moins vite que les petits navires, où malheureusement, en cas de gros accident, on n'évitera sans doute pas qu'il y ait des victimes. Certes, il y en aura moins, mais proportionnellement, cela serait sans doute équivalent », estime un officier qui a travaillé sur de grands navires de croisière et exerce aujourd'hui sur des unités de petite taille. Quant au nombre impressionnants de passagers embarqués par les mastodontes de la croisière, c'est une question qui doit à l'évidence être étudiée, notamment sur l'aspect des mouvements de foule en cas de panique. Mais il convient aussi de rappeler que les paquebots géants, s'ils embarquent plus de passagers, offrent aussi plus d'espace, comme le souligne Tom Allen, embarquent plus de moyens de sauvetage et, surtout, comptent plus de personnel. « Le ratio est généralement d'un membre d'équipage pour trois passagers, voire un pour deux et même un pour un sur les unités les plus luxueuses. Pour 3000 passagers, les paquebots comptent un millier de membres d'équipage, qui sont tous formés aux situations de secours. C'est tout de même, en cas de catastrophe, bien plus rassurant qu'un ferry qui transporte 1500 ou 2000 passagers et dont l'équipage n'est constitué que d'une centaine de personnes », note un commandant qui a travaillé sur des paquebots et des ferries.

Le Costa Concordia le 14 janvier (© : EPA)

Des accidents rarissimes grâce à des standards de sécurité très élevés

La croisière est un mode de voyage sûr et les accidents sont très rares. C'est ce que martèle avec raison le secteur suite au naufrage du Concordia. On rappellera, ainsi, qu'avant cet accident, seuls quatre paquebots ont fait naufrage en 20 ans (Oceanos, Achille Lauro, Sun Vista et Sea Diamond), avec un bilan limité, pour l'ensemble de ces accidents, à seulement 3 morts. Bien qu'émotionnellement ébranlés par la catastrophe, les professionnels n'en demeurent pas moins confiants dans leurs outils de travail. « Ce type d'accident est extrêmement rare, compte tenu notamment des hauts standards de sécurité auxquels sont soumises toutes les compagnies de croisières à travers le monde selon le code maritime international. Les règles de sécurité sont extrêmement strictes, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis, qui n'acceptent dans leurs eaux territoriales que les compagnies dont les navires sont conformes. L'un des plus importants traités adopté par l'Organisation Maritime Internationale est la SOLAS -Safety Of Life At Sea-. Ce traité a été renforcé après les attaques du 11 septembre 2001 par un ensemble de mesures concernant la sécurité des navires et des ports mis en place par l'ISPS (International Ship an Port Facility Security code) », explique l'Association Française des Compagnies de Croisière (AFCC). Armateurs de France, dont aucun des membres n'exploite de grands navires de croisière (mais qui compte des compagnies de ferries et la Compagnie du Ponant) abonde également dans ce sens. « Ce sont chaque jour des milliers de passagers qui effectuent des traversées pour le travail ou les loisirs sur des navires à passagers. Le mode maritime reste un mode de déplacement particulièrement sûr. Et cela est à mettre au crédit de l'évolution drastique de la sécurité à bord des navires dont le corpus règlementaire est dense et régulièrement mis à jour », explique l'organisation, qui ajoute que « l'application des règles de formation des équipages à la sécurité, des dispositifs de sécurité à bord des navires et des dispositions particulières relatives aux navires à passagers font l'objet de contrôles réguliers et d'améliorations permanentes ».

(© : MER ET MARINE)

Un personnel formé et professionnel

Leader européen du secteur, fort de 62 ans d'expérience dans le voyage maritime et jouissant d'une réputation de sérieux et de fiabilité, Costa Croisières répond, comme toutes les compagnies du secteur, aux mêmes règles. Ses personnels embarqués sont, notamment, formés aux situations d'urgence. « La compagnie est attentive à l'implication de ses collaborateurs concernant la gestion de la sécurité des passagers. Tous les membres d'équipage disposent du certificat BST (Basic Safety Training); ils sont formés et perfectionnés au cours de nombreux exercices à la gestion des urgences et à l.'assistance des passagers en cas d.'abandon du navire. Les règles, les responsabilités et les devoirs sont clairement définis et assignés pour faire face à une telle situation. Tous les membres d.'équipage effectuent un exercice d'évacuation du navire toutes les deux semaines. Pour tous les passagers en croisière, un exercice d'évacuation est prévu dans les 24 heures après l'embarquement comme l'exige la loi », explique Costa, dont les paquebots sont d'ailleurs équipés d'un système informatisé qui permet de vérifier la participation de tous les passagers à cet exercice. « La préparation des équipages est régulièrement vérifiée par les Gardes-côtes et les organismes indépendants de classification, conformément aux normes spécifiées dans le système SMS (Safety Management System) », ajoute-t-elle.

A bord du Concordia le 13 janvier (© : DROITS RESERVES)

Après le naufrage du Concordia, on a pu entendre un certain nombre de critiques à l'encontre du personnel. Dans la plupart des cas, ces attaques semblent infondées, même si dans une situation d'urgence, malgré tous les entrainements et formations possibles et imaginables, il y a forcement des lacunes, voire des manquements, et que l'on ne peut présager du comportement humain en cas de catastrophe. Les critiques ont néanmoins clairement mis en évidence deux choses : D'abord, il est nécessaire de mieux faire comprendre aux passagers les procédures en cas d'évacuation. Certains ne se seraient par exemple pas étonnés d'être sauvés par des serveurs ou des barmen, ce qui est parfaitement normal. D'autres, évacués par canots, auraient compris que leur gilet de sauvetage n'était pas défaillant, même si la lumière ne s'allumait pas (la diode du gilet s'allume uniquement lorsque la personne est à l'eau), ce qui est demeurant toujours expliqué lors des exercices d'abandon de navire. A ce propos, il semble d'ailleurs indispensable de repenser ces exercices, auxquels certains passagers parviennent à échapper et qui, de manière générale, ne font pas l'objet de l'attention qu'ils méritent. A la lumière des évènements, les compagnies vont remettre sur la table leurs procédures en cas d'évacuation et, si nécessaire, y apporter des améliorations. Il faudra donc examiner le cas du fameux exercice de début de croisière. Sans doute pourrait-t-il être mené de manière plus « militaire », quitte à incommoder quelques clients qui n'aiment pas les contraintes pendant leurs vacances. Faudra-t-il aussi, comme aux Etats-Unis, le faire avant que le navire quitte son quai ? Pour les croisières avec plusieurs ports d'embarquement, comme c'est souvent le cas en Europe, cela parait très compliqué. Mais il faut y réfléchir. Il conviendra aussi de repenser la prise en charge et l'encadrement des passagers avant l'ordre d'abandon. Car, manifestement, de nombreux passagers du Concordia n'ont pas rejoint la station d'évacuation qui leur était normalement attribuée, contribuant sans doute à la confusion. Parmi eux, il y avait probablement une partie des centaines de personnes ayant embarqué le jour même à Civitavecchia et qui n'avaient pas encore participé à l'exercice (prévu pour elles le lendemain). Ils se sont donc retrouvés propulsés dans un scénario catastrophe sans la moindre information sur les procédures (en dehors de celles inscrites dans la documentation ou derrière les portes de cabines, que bien peu de gens lisent spontanément).

Les canots du Carnival Dream (© : DROITS RESERVES)

La drome de secours

Liée au nombre de passagers embarqués, la drome de sauvetage des navires de croisière est conséquente. Pour les navires à passagers, la règlementation impose aux bateaux de disposer d'embarcations offrant 125% de la capacité maximale de personnes (passagers et membres d'équipage) à bord, soit 67.5% de chaque côté. Les embarcations rigides (canots et tenders) doivent représenter au minimum 37% de cette capacité. « Ce sont les chiffres fixés par la règlementation et reliés à la capacité maximale de passagers autorisée qui comprend les couchages additionnels dans de nombreuses cabines , capacités supplémentaires utilisées souvent de façon partielle et ponctuelle », souligne Xavier Leclercq. Ainsi, sur le Concordia, les canots pouvaient à eux seuls accueillir tous les passagers et les membres d'équipage prévus pour les accompagner. Ce surplus conséquent de place doit permettre de mener à bien l'évacuation même si une partie des embarcations ne peut être utilisée (par exemple en cas d'incendie).

Les canots du Norwegian Epic (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Les canots, tenders et rafts (embarcations gonflables), qui contiennent des vivres et de l'eau, ont fait l'objet, au fil des années, de certaines évolutions. Les antiques bossoirs, qui mettaient leurs canots au dessus de l'eau par un mouvement de bascule, ont fait place à des systèmes de rails qui déploient les embarcations, déjà partiellement débordées par rapport à la coque. Le canot descend ensuite, sous l'effet de son poids. Normalement, la capacité maximale des canots est de 150 passagers. Mais il est possible de proposer des solutions alternatives, si le chantier arrive à convaincre les autorités de contrôle et de certification que le procédé est aussi efficace, voire plus efficace, que la norme de base en termes de sécurité et/ou de rapidité d'évacuation. C'est ainsi que le Norwegian Epic, construit par STX France et livré en juin 2010, dispose d'embarcations pouvant accueillir jusqu'à 273 personnes. Elles n'ont pas besoin d'être débordées puisqu'elles sont, dans leur position normale, déjà situées au dessus de l'eau. En cas d'abandon, les passagers peuvent immédiatement y prendre place et la mise à l'eau se fait directement. « Nous avons à cette occasion proposé un design alternatif à l'OMI, sur lequel nous avons travaillé durant deux ans. Nous sommes parvenus à démontrer, grâce à des simulations, que ce système était aussi bon, sinon meilleur, que l'existant. Le fait par exemple que les canots du Norwegian Epic soient déjà débordés permet de gagner du temps », explique Xavier Leclercq.

Les canots du Norwegian Epic (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Dans le même temps, la législation veut que les canots puissent être mis à l'eau sans problème jusqu'à une gîte de 20 degrés (sur le côté opposé à celui par lequel le navire penche) et une assiette de 10 degrés (enfoncement par la proue ou la poupe). Au-delà, la mise à l'eau est toujours possible jusqu'à un certain point, mais l'embarcation peut frotter sur la coque durant la descente, ce qui n'est pas l'idéal. Mais, surtout, si elle n'a pas été débordée, elle peut rester coincée dans sa « niche » à cause de son poids. Pour faciliter les évacuations et éviter ces problèmes, d'autres moyens sont apparus ces dernières années. C'est par exemple le cas des chaussettes, ces « tubes » dans lesquels les personnes se glissent pour descendre d'une certaine hauteur, en l'occurrence vers les rafts. De même, certains paquebots et ferries disposent désormais de toboggans gonflables, comme dans les avions en cas d'amerrissage. Les derniers navires construits à Saint-Nazaire pour MSC en sont par exemple dotés.

Toboggan d'évacuation (© : ZODIAC MARINE)

Le compartimentage et, de manière générale, tous les moyens mis en oeuvre pour ralentir le naufrage (ballastage pour équilibrer le navire, pompes de secours...) doivent en tous cas laisser le temps aux passagers et membres d'équipage d'évacuer. Et c'est ce qui s'est passé pour l'énorme majorité des 4229 personnes présentes sur le Concordia le 13 janvier. En effet, tous les canots (à l'exception de deux tenders et une baleinière sur bâbord) ont pu être mis à l'eau avant que le navire chavire. Le recours aux rafts a été semble-t-il limité, trois canots gonflés mais non utilisés (dont un qui n'a pas été élancé) étant visibles le long de la coque, un quatrième étant à flot au bas de l'échelle de pilote (cette embarcation a certainement servi de point de transfert entre les bateaux de secours et l'échelle empruntée par les naufragés alors que le bateau était couché). Concernant certaines difficultés de mise en oeuvre de la drome de sauvetage du Concordia, évoquée par certains passagers, il conviendra là encore d'attendre le résultat des expertises. De même, concernant la rupture d'un câble sur un canot en train d'être mis à l'eau, il sera intéressant de savoir si cette embarcation était surchargée (des membres d'équipage ont expliqué que des passagers s'étaient rués dans des canots déjà pleins malgré les invectives du personnel). Mais, en tout état de cause, on remarquera que les autres câbles ont tenu et que le canot, malgré un gros à-coup qui a légitiment fait très peur à ses occupants, n'est pas tombé et ne s'est pas écrasé sur l'eau.

Tentative de mise à l'eau d'un tender du Concordia (© : DROITS RESERVES)

Le Concordia le 14 janvier avec deux rafts non utilisés (© : DROITS RESERVES)

La problématique des moyens de sauvetage

Parmi les questions posées autour du gigantisme des paquebots, on trouve celle des moyens de sauvetage extérieurs. A plusieurs reprises, des préfets maritimes français se sont inquiétés du fait qu'en cas de naufrage loin des côtes, ils ne disposeraient pas des moyens nécessaires à l'évacuation de milliers de personnes. A la pointe Bretagne par exemple, les plus gros hélicoptères disponibles ne peuvent embarquer qu'une dizaine de naufragés et, actuellement, ils se comptent sur les doigts d'une main. Au mieux, ils seraient donc limités au déploiement d'équipes médicales et de secours, ainsi qu'à l'évacuation des blessés graves. Quant aux moyens nautiques partant de Brest, il faudrait un certain temps pour qu'ils rejoignent la zone. En cas de catastrophe loin du rivage, la survie des passagers et membres d'équipage d'un paquebot reposerait donc quasiment intégralement, dans les premières heures, sur les moyens du bord, c'est-à-dire les canots et rafts dont nous venons de parler. Les probabilités de voir un paquebot sombrer en haute mer, à des centaines de kilomètres du littoral, sont néanmoins extrêmement faibles. D'abord, il n'est pas inutile de rappeler que les croisières consistent essentiellement en des navigations de cabotage, les paquebots réalisant des sauts de puce entre deux ports. Comme ce fut le cas au Giglio, les moyens terrestres peuvent alors rapidement intervenir.

Exercice d'évacuation d'un ferry au large de la Bretagne (© : MARINE NATIONALE)

Malgré tout, revenons au cas improbable d'un naufrage hauturier. Déjà, d'un point de vue technique, au milieu de l'océan, le navire ne peut pas être vulnérable à un récif puisque la profondeur d'eau est suffisante. Un cas comme celui du Concordia est donc exclu. Pour répondre à certaines questions qui nous ont été posées, les paquebots sont bien entendus conçus pour affronter la tempête. On dit parfois que les « immeubles flottants » d'aujourd'hui sont moins bien taillés que les liners d'autrefois pour affronter le gros temps. C'est d'ailleurs logique puisqu'ils sont essentiellement destinés à être exploités dans des régions chaudes et ne traversent guère les océans que pour se repositionner, au printemps et à la fin de l'été, entre les Caraïbes et la Méditerranée. Malgré tout, ces navires sont tout de même conçus pour pouvoir naviguer dans des conditions difficiles. Malgré leur allure « pataude », les paquebots modernes sont très lourds et très grands, ce qui leur permet, malgré le poids dans les hauts, de plutôt bien passer les vagues, sans compter qu'ils sont dot��s de formes de carène optimisées et des dernières technologies en termes de stabilisateurs. Bref, la question de leur comportement « moins marins » que leurs aînés est surtout une affaire de nostalgiques des vielles coques et des traversées hauturières. Et encore ! Même certains liners n'étaient pas réputés pour leurs qualités nautiques dans le gros temps. Ce ne sont sans doute pas les passagers qui ont rencontré des tempêtes lors des transatlantiques du Queen Elizabeth 2, construit en 1967 et désarmé en 2008, qui nous diront le contraire...

Le Carnival Triumph dans une grosse tempête (© : DROITS RESERVES)

Pour en revenir au risque de naufrage en haute mer, le principal danger demeure toujours l'incendie mais, comme nous l'avons vu plus haut, ce problème - même si on ne peut garantir à 100% qu'un accident ne se produise pas un jour en raison, comme c'est systématiquement le cas, de la conjonction fortuite et de l'accumulation de petits problèmes techniques et/ou d'erreurs humaines - a été abondamment traité. L'autre grand danger est celui de l'abordage. Mais, en haute mer, avec tous les moyens de localisation, les radars et les systèmes anticollision dont sont aujourd'hui dotés les navires, ce danger est quasi-inexistant. Le risque d'abordage est surtout valable dans les passages étroits ou les zones maritimes très fréquentées, c'est-à-dire pour l'essentiel très près des côtes et donc des moyens d'assistance et de sauvetage terrestres et portuaires. Ceci étant, dans le cas improbable où un paquebot coulerait par exemple en Manche, et ce de manière très rapide sans parvenir à s'échouer sur une côte, il faudrait quand même du temps pour déployer des moyens de sauvetage. Dans cette perspective, la présence permanente dans le secteur de nombreux navires de commerce serait d'un certain secours. Mais, à ce « jeu » là, le danger semble bien plus important pour les ferries et, lorsqu'ils expriment des craintes, les préfets maritimes pensent sans doute d'abord à ces navires traversant la Manche à la perpendiculaire de la grande autoroute maritime desservant l'Europe du nord. Ces rotations traversières sont bien plus « accidentogènes » que les routes empruntées par les paquebots. Pour autant et malgré les milliers de traversées réalisées chaque année par les ferries exploités de la pointe Bretagne au Pas-de-Calais, aucun abordage n'est à déplorer depuis plusieurs années.

Des améliorations à apporter

Même si l'accident du Concordia revêt un caractère exceptionnel et ne semble pas devoir remettre fondamentalement en question l'architecture des navires et les procédures sécurité à bord, le naufrage a mis en lumière un certain nombre de dysfonctionnements. L'industrie de la croisière, qui joue très gros avec cette affaire, a annoncé un ensemble d'audits et de réflexions afin d'améliorer les procédures de sécurité, à la lumière des évènements, mais aussi des différentes enquêtes, notamment techniques, dont les conclusions seront disponibles dans les mois qui viennent. D'ores et déjà, il apparait important de revoir la communication auprès des passagers, afin que ceux-ci, dans un univers multilingues, soient correctement informés, suivent sérieusement les exercices d'abandon et puissent être canalisés en cas d'évacuation. La question du moment où l'exercice de sauvetage doit se dérouler se pose également, comme nous l'avons vu, en tenant compte des contraintes opérationnelles liées aux ports d'embarquement multiples sur une même croisière. Peut-être, également, faudra-t-il réfléchir à améliorer encore la formation des personnels, y compris des officiers (même si cela ne concerne pas l'accident du Concordia, une harmonisation des conditions d'attribution du brevet de capitaine parait souhaitable, notamment en Europe), tout en travaillant sur les exercices de sécurité. A ce titre, les compagnies américaines, soumises en permanence au couperet des redoutables garde-côtes américains, font office de référence.

Le Costa Concordia au Giglio, le 14 janvier (© : EPA)

Vers une évolution de la règlementation ?

Suite au naufrage du Concordia, il n'est pas impossible que la règlementation évolue. Si tel est le cas, il demeure impératif que les réflexions se déroulent au niveau de l'Organisation Maritime Internationale. Il faudra le faire avec du recul, lorsque les résultats d'enquêtes et d'expertises seront connus, et surtout lorsque le climat sera apaisé. Prendre des décisions hâtives, sous le coup de l'émotion et de la pression de l'opinion publique, n'est en effet pas souhaitable et pourrait même conduire à l'émergence de nouveaux problèmes. Ainsi, les propositions devront être attentivement étudiées par les pouvoirs publics, les organismes internationaux, les sociétés de classification, les professionnels et les constructeurs. Car certaines bonnes idées se révèlent parfois, avec le temps, contreproductives. On citera par exemple la décision d'imposer une double coque pour les pétroliers, idée séduisante sur le papier mais qui, au final, est très critiquée par nombre d'experts (pour des problèmes de corrosion notamment). Et, au-delà des aspects techniques, il sera nécessaire de bien mesurer l'impact global d'une nouvelle règlementation. On pense par exemple à une limitation de la capacité des navires, type d'idée qu'il ne serait par exemple pas étonnant de voir surgir au niveau de la Commission européenne. Une telle mesure, qui ne semble au final pas se justifier, aurait des conséquences catastrophiques pour le modèle économique des compagnies et, par ricochet, sur les chantiers navals européens, qui construisent la quasi-totalité des grands paquebots. Sans oublier les ports d'escale pour lesquels les retombées économiques de la croisière sont de plus en plus importantes, ainsi que les sociétés de service qui vivent autour du voyage maritime. Ainsi, selon l'European Cruise Council, l'industrie de la croisière a généré, en 2010, quelques 35.2 milliards d'euros de retombées sur l'économie européenne.

Eviter les accidents

Si les procédures en cas d'évacuation et les moyens de sauvetage peuvent toujours être améliorés, tout comme la résistance des navires aux sinistres, de nombreux experts estiment qu'il faut retourner le problème. « Il est évident qu'il faut continuer à améliorer la sécurité à bord des navires mais, à ce stade, il faut être un peu iconoclaste et faire comme s'il n'y avait pas de canot de sauvetage. Comme on sait très bien qu'on ne peut pas évacuer en très peu de temps des milliers de personnes, il faut considérer que l'accident ne doit pas arriver », estime Laurent Gally, professeur à l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM), qui a notamment participé en fin de semaine dernière, à Nantes, au forum Marisk sur la sûreté et la sécurité maritime, où une conférence était consacrée au gigantisme dans le secteur maritime. Ainsi, il faudrait en finir avec les pratiques consistant à s'approcher trop près des côtes. Après le drame du Giglio, la tradition de l'Inchino, qui consiste à effectuer un salut en rasant le littoral, devrait appartenir au passé et ce sera de facto le cas puisque les compagnies, comme les commandants, ne peuvent se permettre un nouvel accident. Au-delà, la pression diffuse exercée chez certains armateurs sur les officiers pour qu'ils s'approchent du littoral, afin de montrer le navire (et ainsi faire de la publicité) ou « faire plaisir » aux passagers doit aussi cesser si les zones sont jugées dangereuses. D'ailleurs, les passagers doivent eux aussi prendre conscience des contraintes liées à la sécurité (on a par exemple vu, sur un bateau, certains passagers vouloir lancer une pétition parce qu'un commandant ne voulait pas s'engager dans un passage qui était prévu au programme mais se trouvait à ce moment là encombré d'icebergs...)

« Acceptons aussi simplement le fait que personne n'est infaillible »

La question du contrôle des routes empruntées par les paquebots se pose, afin d'imposer aux commandant de respecter les itinéraires. « Tous les points tournants (position où les navires changent de route, ndlr) sont identifiés. On pourrait imaginer une procédure pour que le capitaine n'y déroge pas et, ainsi, qu'il ne puisse pas mettre le bateau en situation de danger », estime Laurent Gally. Il faudrait alors justifier les écarts, par exemple dans le cas d'une route de collision avec un autre navire. Le principe existe déjà dans la croisière mais, dans les faits, il n'est, pour ainsi dire, pas obligatoire (ou en tous cas pas sujet à sanctions en cas de non respect). Sur les passerelles, ce type de proposition ne fait pas que des émules, les officiers étant évidemment attachés à leur libre arbitre et estimant qu'une certaine souplesse dans les décisions est impérative et même gage de sécurité. « C'est le bon sens qui prévaut. Obliger un commandant et donc tous les officiers de quart à suivre une route tracée en rouge sur le radar ou l'Ecdis n'est pas une bonne chose. Car, par exemple en route de collision, certains douteront de la manoeuvre de peur de s'écarter de la route et d'être sanctionnés », note un officier. Au final, malgré le traumatisme et le drame que vivent les proches de la trentaine de morts et disparus du Concordia, il faudra bien réfléchir aux conséquences des mesures qui pourraient être prises suite au naufrage du Concordia. Et, malgré l'émotion, ne pas oublier qu'en mer ou ailleurs, un accident exceptionnel demeure toujours possible, même si les risques sont limités au maximum. Ainsi, on ne pourra jamais garantir à 100% qu'un avion ne peut tomber et qu'il n'y ait pas de victimes sur les routes. « Acceptons aussi simplement le fait que personne n'est infaillible et que le risque zéro, même si tous les acteurs du secteur maritime font tout pour l'atteindre, n'existe pas... »

bonne houle corsair

passion : la croisiere, maritime, ou fluviale, navigue depuis 1965, liste non éxaustive depuis 2000(les minis croisieres - de 7j sont excluses): fjords norvege /flamenco, tour de med/azur, caraibe-les grenadines/mistral, golfe mexique- rte de cortès/msc melody, retour en europe/norway, iles de l'atlantique /european stars, alaska/carnival spirit, med orientale/R6, med occidentale/oceanic2, transat caraibe-miami/mediterranéa, med orientale/skywonder, tourniquet de med/magica, transat NY Quebec /atlantica, tourniquet med/ncl gem, rte vers l'est /mediterranea, med orientale/splendida, transat bresilienne retour /serena, tourniquet de med occidentale/splendida, et pour 2012: NY bahamasNY/ncl gem et NY bermudesNY/ncl gem, iles de l'atlantique-canaries /ncl spirit; pour 2013 "danemark, norvege ecosse islande/ ncl star - nav fluviales avec n/Corsair Twister vedette anglaise de 12/4m
bonne houle ctw
JO Joce06 Regular ·
bonsoir virginie,

Martinique : je ne sais pas trop où est le centre ville car nous avons pris le ferry pour les trois ilets saint martin : le centre de philipsburg est à peine à 10 minutes de marche, mais il y a aussi les water taxi qui t'emmene pour traverser la baie 6 ou 7 dollars Tortola : 10 petites minutes de marche Antigua : tu as raison en ville Santa cruz : le centre n'est pas loin, 10 minutes, mais le port est en cours de réfection, et on est obligé de faire un petit détour. Funchal : nous avions pris un taxi (10 EURO) un peu cher, et sommes revenus à pied (pas si loin que cela tout de meme) Après tout dépend des personnes, nous sommes de bons marcheurs et nous aimons bien cela😉 Malaga : pas très loin non plus Un conseil : regarde sur google les maps des villes, cela te donnera des idées de distance
PH Philippe86 Veteran ·
n'oublies pas ton banquier demain😉😉😉
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
MI Mini123 Veteran ·
T'ai je dit que c'est le fils de ma meilleure amie ? Le banquier !!!! 😉

Heu 🤪🤪🤪🤪🤪 je vais le chouchouter quand même, faudrait pas que j'y perde ma pote au passage !!!!😏😏😏😏😏
PH Philippe86 Veteran ·
pistonnée vas😉😉😉😉
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
VI Virginie1978 Globetrotter ·
C'est lequel le glacier ??

J'espère qu'il aura le temps car il va faire l'excursion Costa en ATV.

Que fais tu à Antigua? Je pensais éventuellement faire l'excursion Costa Tour de l'île d'Antigua, tu connais?
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
PH Philippe86 Veteran ·
hello Virginie, j'ai hésité à prendre cette excursion parce que je voulais voir Nelson's dock Yard, finalement j'ai pris "l'histoire et les plages d'Antigua" car il y a aussi Nelson's Dock Yard et après une plage, la dernière des Caraïbes😎😎😎 Mais beaucoup d'excursions se ressemblent, il y a une petite différence à chaque fois et comme on ne connait pas, le choix est difficile. Le mieux pour toi, tu prends ce qui te paraît bien et tu reviens l'an prochain pour une autre excursion😉 philippe
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
GL Gladfred Veteran ·
Alors le glacier est tout proche du bateau. Faudrait que je trouve une photo. Pour l'excursion, je ne la connais pas mais je connais celle dont parle philippe car on l'a faite en 2010 😉
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Merci Philippe, Par contre pour revenir l'an prochain tester d'autres excursions ça va être...comment dire....difficile (banquier pas d'accord 😕) ou alors faut que je gagne au loto 😏😏
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Merci pour la photo, ce serait volontiers 😉😛

Comment aviez vous trouvé l'excursion dont parle Philippe?

Les choses se précisent 😎😎
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
GL Gladfred Veteran ·
L'excursion nous a bien plu, tu peux aller voir quelques détails sur mon blog page 10.
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
GL Gladfred Veteran ·
Je n'ai pas de photos du glacier, pourtant je croyais bien 😉

Alors voilà la photo que j'ai trouvé sur le net. Les bateaux sont à quai tout à droite de la photo, a coté de la cabane jaune. Et le glacier et au milieu des palmiers, au centre de la photo, je peux pas faire mieux, désolée 😉
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
VI Vivie0178 Regular ·
Virginie, J-31 ! Si tu savais comme je suis contente de reprendre le décompte.... A l'occasion merci à Charlotte pour son amabilité et son service.
Vivie
VI Virginie1978 Globetrotter ·
Je suis très contente pour toi et ta petite famille 🙂
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
VI Vivie0178 Regular ·
Bon ben maintenant, faut mettre le turbo ! 2 jours de préparatifs de perdus à J-30, houlala...
Vivie
VI Virginie1978 Globetrotter ·
😏😏😏🙂🙂🙂😉😉😉
Costa Luminosa 2012: Mer des Caraïbes, transat retour Costa Mediterranea 2014: Mer des Caraïbes et transat retour MSC Splendida février 2013/Costa Fortuna mai 2015/ Costa Diadema 2017: Méditerranée Guadeloupe: avril 2016 et juin/juillet 2017 Canada/ New York juin/juillet 2018
CO Corsairt Veteran ·
a rcoucou

Quelles sont les procédures en cas d'évacuation d'un paquebot ?

A LIRE et à RELIRE, et à compléter par les astuces de pap et corsair

A la lumière d'un nombre assez ahurissant d'erreurs, d'informations contradictoires et d'interprétations erronées entendues dans les media concernant les opérations d'évacuation intervenues sur le paquebot Costa Concordia, le 13 janvier, il nous semble intéressant de revenir sur les procédures en vigueur en matière de sécurité et d'abandon de navire. Il y a une dizaine de jours, une vidéo amateur, tournée le soir de la catastrophe, a notamment fait le tour des télévisions et du web. On y voit une responsable de l'équipage du Concordia expliquer à de nombreux passagers harnachés dans leurs gilets de sauvetage que la situation est « sous contrôle ». Elle leur demande alors de « regagner (leurs) cabines » ou, s'ils le veulent, de se « promener dans les salons ». La scène, qui se passe sur le pont des embarcations de sauvetage, serait selon nos confrères intervenue 40 minutes après l'impact du navire avec un rocher de l'île du Giglio. Dans les reportages, cette intervention du personnel est présentée comme anormale et illustre la « désinformation » et les « erreurs » commises le 13 janvier dans les procédures d'évacuation. Or, si cette vidéo a bien été tournée 40 minutes seulement après que la collision avec le haut fond, ce n'est pas l'intervention de la responsable qui est anormale, mais la présence des passagers à cet endroit. En effet, à 22H20, le signal d'abandon n'avait pas été donné et, par conséquent, les passagers n'avaient rien à faire devant les canots avec leurs gilets de sauvetage.

Attendre le signal de l'abandon

Ce n'est en effet qu'au moment où l'alarme d'abandon, constituée de 7 coups courts et un coup long, est diffusée dans un navire que les passagers doivent rejoindre leurs stations d'évacuation. Cette alarme, très forte et audible, est diffusée lors de l'exercice d'abandon de navire organisé dans les 24 heures suivant l'appareillage d'un paquebot (ou avant son départ chez les Américains). Il est alors expliqué que les passagers qui sont dans leur cabines ou à proximité doivent récupérer leurs gilets de sauvetage, qui se situent la plupart du temps dans un placard sur lequel est apposé un petit panneau orné d'un gilet stylisé. Après s'être habillés chaudement et avoir emporté avec eux d'éventuels médicaments, ils doivent ensuite gagner leur station d'évacuation en empruntant prioritairement le chemin indiqué très distinctement sur un plan du navire situé au dos de la porte de la cabine. Et ce sans recourir les ascenseurs, qui sont arrêtés en cas de situation d'urgence. Les passagers, lors de l'exercice de sauvetage, sont invités à mémoriser leur point de rassemblement/station d'évacuation (Muster Station), « A » ou « B » chez Costa Croisières, qui est aussi indiqué sur la carte magnétique leur servant de clé pour la cabine et de moyen de paiement à bord. Les gilets de sauvetage en cabine portent également cette lettre, ce qui permet au personnel, au fur et à mesure que les passagers arrivent au pont où se déroule l'évacuation, de les orienter vers le bon point de rassemblement. Si, au moment de l'alarme, les passagers sont loin de leur cabine, ce qui est courant compte tenu de la taille des paquebots, il leur est demandé de se rendre directement à leur station d'évacuation, où un gilet de sauvetage leur sera fourni (des réserves de gilets sont stockées près des canots et, en cas d'abandon du navire, des personnels sont chargés de récupérer des gilets dans les cabines, en même temps qu'ils vérifient que celles-ci sont vides ou en train d'être quittées).

Sur le Concordia, le soir du naufrage (© : DROITS RESERVES)

Gagner les points de rassemblement

Avant de procéder à l'abandon du navire, les passagers doivent donc gagner leur point de rassemblement, où ils sont pris en charge par des personnels et mis en bon ordre. Généralement, le rassemblement se fait dans les salons ou le théâtre, au niveau du pont des canots. Cela permet d'attendre au chaud et laisse le temps aux membres d'équipage chargés de la mise en oeuvre des embarcations de les préparer, en effectuant notamment la manoeuvre de débordement, c'est-à-dire sortir les canots de leur logement pour les positionner au dessus de l'eau, prêts à être descendus. Ce n'est finalement que lorsqu'un dernier coup long est diffusé dans le bord que le véritable signal de l'abandon est donné. Les passagers, disposés par groupes devant les embarcations (avec normalement les enfants et les plus petits devant), sont alors invités, lorsque les embarcations sont prêtes, à y prendre place. Il n'est d'ailleurs pas inutile de rappeler que la drome d'un paquebot moderne comme le Concordia est très largement suffisante pour évacuer l'ensemble des passagers et membres d'équipage. Entre les embarcations rigides et les canots gonflables, les capacités en moyens de sauvetage dépasse d'au moins 125% le nombre maximal de personnes pouvant embarquer sur le navire.

Vérifier la situation du navire et préparer l'équipage pour l'évacuation

Avant que la passerelle donne le signal de l'abandon, le commandant et son état-major doivent, bien évidemment, avoir une connaissance très précise des dégâts et avaries. Les différents systèmes d'alarme leur donne une première vue d'ensemble mais, logiquement, les officiers préfèreront, avant de prendre une décision lourde de conséquences, vérifier ces informations, si possible en « visuel ». Il semble d'ailleurs que c'est ce qui s'est passé sur le Concordia, le commandant envoyant juste après l'impact son second inspecter la salle des machines. La réponse tombe une dizaine de minutes plus tard, laps de temps durant lequel l'officier a probablement vérifié le nombre de compartiments étanches en train d'être inondés. Un navire comme le Concordia est, en effet, conçu pour survivre à une brèche touchant deux compartiments contigus. Dans le cas du naufrage du 13 janvier, ce sont probablement trois compartiments qui étaient envahis par l'eau. Dès lors, le sort du bateau ne faisait plus de doute, même si tout est fait pour ralentir l'effet de la progression de l'eau (il conviendra d'ailleurs de savoir si les portes étanches étaient fermées au moment de l'impact). Après avoir acquis la certitude que le paquebot va sombrer, la passerelle déclenche alors les procédures d'évacuation. Celles-ci concernent dans un premier temps l'équipage. « On ne peut pas dire aux gens que le paquebot va couler. Tant que le bateau est à flot, c''est plus sûr de laisser les gens à bord jusqu'à l'évaluation des dommages. L'alarme d'abandon ne sonne qu'après l'évaluation des dégâts et lorsque le commandant est sûr que le navire est perdu. Il faut aussi laisser un temps de préparation à l'équipage qui doit être prêt, au moment où le signal général retentit, à guider les passagers là où ils sont supposés aller. Pour prévenir le personnel sans alarmer les passagers, il y a des diffusions codées à bord, échelonnées selon la gravité de l'incident : un incendie, un problème de santé nécessitant une évacuation, une procédure d'abandon... », explique un professionnel de la croisière, qui fut navigant durant 10 ans. En pareille situation, les procédures sont très précises et des rôles sont attribués en amont aux différents membres d'équipage. Certains sont par exemple chargés de récupérer les passeports de tous les membres d'équipage (et des passagers s'il s?agit d'une traversée où les croisiéristes remettent leurs passeports à l'embarquement) et de les mettre dans un sac étanche. D'autres ont pour mission de récupérer plusieurs listes de tous les passagers et membres d'équipage afin de débarquer en premier et faire le comptage, à terre, des naufragés.

Exercice d'évacuation sur un paquebot américain (© : MER ET MARINE)

Eviter la panique

Certains passagers se sont étonnés qu'on leur dise que tout allait bien alors qu'ils voyaient précisément les personnels revêtir leurs gilets jaunes et se mettre en place. De même, après coup, beaucoup ont critiqué le manque d'information et le fait d'avoir été tenus dans l'ignorance de ce qui se passait réellement. Pouvait-on faire autrement dans pareille situation ? « D'abord, il faut connaitre l'étendue des dégâts et, ensuite, on ne peut pas annoncer de but en blanc que le bateau est en train de couler. Il est impératif de rassurer les passagers pour éviter les mouvements de foule et la panique, qui sont très dangereux et peuvent totalement désorganiser les opérations d'évacuation », souligne un officier. Selon les comptes rendus de l'audition du commandant du Concordia, diffusés par la presse italienne, c'est l'approche que Francesco Schettino a affirmé avoir eu pour justifier d'avoir attendu pour donner le signal de l'abandon. « Vous ne pouvez pas évacuer des gens sur des chaloupes de sauvetage et puis, si le navire ne coule pas, dire que c'était une blague. Je ne voulais pas provoquer la panique et voir des gens mourir pour rien », aurait-il expliqué devant le juge. Après avoir heurté le rocher vers 21H45 et mesuré la gravité de l'avarie, le commandant devait également, autant que faire se peut, mettre son navire en « sécurité » pour procéder à l'évacuation. Il s'agit, là aussi, d'une procédure classique. En cas de risque de chavirage, le bateau doit si possible être échoué afin d'éviter un retournement, ce qui est le pire des scénarios. Après avoir heurté le rocher, le navire a été plongé dans le noir suite à un black out, une perte totale d'énergie. Puis les générateurs de secours se sont mis en route et, probablement, l'un des générateurs principaux a pu être redémarré. L'évolution du paquebot tend en effet à prouver que le commandant s'est servi d'un propulseur d'étrave et de la barre afin de casser l'erre du Concordia, le ralentir puis le retourner pour s'approcher au plus près de Porto Giglio en jouant avec les courants. Entre le moment de l'impact (21H45) et celui où le navire s'arrête définitivement (22H42), il s'écoule presqu'une heure. En somme, à 21H45, les procédures de préparation de l'abandon ont débuté, le signal de l'évacuation étant donné à 23H58. Douze minutes plus tard, les premiers passagers étaient évacués à Porto Giglio.

Dysfonctionnements dans les procédures

Dans l'ensemble, le fil chronologique des évènements intervenus le 13 janvier peut donc s'expliquer de manière logique, en lien avec les procédures en vigueur. En revanche, les vidéos et témoignages montrent des dysfonctionnements évidents. Ainsi, pourquoi des passagers en gilet de sauvetage se sont-ils retrouvés sur le pont des embarcations dès 22H20, alors qu'aucune opération d'évacuation n'était encore lancée ? Comme l'ont expliqué certains passagers, sitôt le choc ressenti et lorsque le navire a commencé à pencher, ils n'ont pas attendu l'alarme pour regagner leur cabine afin d'y chercher leurs gilets de sauvetage et se diriger vers le pont des embarcations. Se faisant, ils ont probablement incité d'autres passagers à faire de même, soit par précaution, soit parce qu'ils se sont peut-être dits qu'ils n'avaient pas entendu le signal. Dans le même temps, parmi les centaines de passagers ayant embarqué le jour même à Civitavecchia et n'ayant pas encore participé à l'exercice d'évacuation, qui était pour eux prévu le lendemain, certains ont paniqué. Ce qui est logique puisqu'ils n'avaient, en dehors des habitués, aucune idée des procédures.

Lors d'un exercice d'abandon de navire (© : MER ET MARINE)

Faire en sorte que les passagers connaissent et respectent les procédures

Tant et si bien que, par effet « boule de neige », les membres d'équipage, pas encore totalement prêts, se sont retrouvés à gérer des passagers accourus en avance de phase. Dès lors, le principe de répartition bien huilé et le regroupement en bon ordre n'étaient plus possibles, d'autant que l'anxiété est contagieuse au sein d'une foule et que le navire continuait de s'incliner. Tout le monde avait alors bien compris que le Concordia risquait de couler et, à ce moment là, les messages rassurants paraissaient bien illusoires. Ils n'ont évidemment eu aucun effet, surtout si l'on continue de dire qu'il ne s'agit que d'un problème de générateur. Cette expérience permettra, sans nul doute, de revoir les procédures et de mieux anticiper la réaction des croisiéristes en cas de situation d'urgence. A cet effet, il semble indispensable de revoir les exercices d'abandon de navire réalisés en début de croisière. Ceux-ci sont, en effet, bien conçus mais ils souffrent clairement d'un manque d'attention des participants. Certains lisent le journal, d'autres conversent avec leurs proches sans écouter ce qui se dit... Les explications étant assez longues puisque faites en différentes langues, il arrive aussi, régulièrement, que des groupes de passagers d'une même nationalité, une fois le message passé dans leur langue, se mettent à parler plus ou moins fort, ce qui empêche d'autres nationalités de bien comprendre l'annonce qui leur est adressée. Il faudra donc, à l'avenir, penser à faire de ces rendez-vous indispensables pour la sécurité des moments plus stricts, même si une approche autoritaire peut déplaire à des vacanciers venus d'abord en croisière pour se détendre. C'est cependant au prix de ces contraintes qu'en cas d'urgence, on peut éviter des victimes. De plus, il semble utile de travailler sur le moment où ces exercices se déroulent et peut-être s'orienter vers les habitudes américaines de réaliser le « drill » non pas dans les 24 heures suivant le départ d'une croisière, mais avant l'appareillage (même si cela représentera un casse-tête organisationnel pour les navires ayant plusieurs ports d'embarquement).

Barmen et serveurs participent aussi au sauvetage

Probablement, il conviendra aussi d'expliquer clairement que tous les membres du personnel, y compris les serveurs et les barmen, sont associés aux procédures d'évacuation et sont formés pour cela. Car certains naufragés du Concordia se sont étonnés d'avoir été secourus par le « petit personnel », croyant que, pour compenser l'absence des marins, des membres d'équipage s'étaient courageusement portés volontaires pour mettre à l'eau les canots. « Ce fut très étonnant d'entendre ce genre de remarque mais cela prouve qu'il faut sans doute mieux expliquer aux gens comment se passent les évacuations. Evidemment, ce n'est pas au capitaine et à son état-major d'aller mettre les gens dans les canots, ils ont autre chose à faire, à commencer par la sécurité générale du bateau. Des officiers sont toutefois supposés passer au niveau des stations de survie pour voir si tout se passe bien. On en a d'ailleurs vus sur certaines images prises à bord du Concordia. Pour le reste, les équipes sont constituées avant l'accident avec les différentes catégories de personnel du bord. Tout est très hiérarchisé, il y a des superviseurs et un contact radio permanent », explique un ancien membre d'équipage de paquebots.

(© : MER ET MARINE)

Tout membre d'équipage est formé pour participer aux évacuations

Tous les membres d'équipage disposent du certificat BST (Basic Safety Training). Au travers de règles précises, ils sont formés à la gestion des situations d'urgence et à l'assistance des passagers en cas d'abandon du navire. Afin de perfectionner ces connaissances, d'améliorer la pratique et développer des réflexes, de nombreux exercices sont organisés. Ainsi, chez Costa, tous les membres d.'équipage effectuent un exercice d'évacuation du navire toutes les deux semaines, en plus de celui organisé avec les passagers. De manière générale, dans la croisière, toutes les embarcations de sauvetage d'un bord sont mises à l'eau et testées, moteur allumé, une fois par semaine. Et ce en alternance pour que les canots des deux bords soient régulièrement mis en oeuvre. En plus des marins, le personnel hôtelier, qui est le plus nombreux sur un paquebot, a un rôle essentiel durant une opération d'évacuation. Les rôles fixés à chacun ne dépendent pas du poste occupé et peuvent évoluer d'un navire à l'autre. « Un cuisinier peut très bien être affecté à la mise à l'eau d'une chaloupe. Personnellement, j'étais formé et entrainé à beaucoup de choses, comme éteindre un incendie, fermer une porte coupe feu ou une porte étanche, ou encore monter dans un radeau de survie à moitié dégonflé. Et, à chaque embarquement, on peut changer totalement de rôle en cas d'évacuation. Et être formé pour cela. Ainsi, je me suis retrouvé sur un navire en charge d'accompagner les passagers à bord d'une chaloupe ; sur un autre j'étais responsable d'une équipe de 5 personnes chargée de mettre à l'eau des radeaux gonflables. Et sur un troisième, je n'avais pas de rôle assigné donc, en cas d'évacuation, je devais seulement aller à l'embarcation de sauvetage qui m'était attribuée ».

Le personnel évacue aussi

Il convient aussi de noter qu'il est normal que certains membres d'équipage évacuent en même temps que les passagers. Il y a bien évidemment le personnel chargé de la mise en oeuvre du canot, mais aussi des accompagnants, des membres d'équipage chargés de faire le comptage des naufragés à terre ou encore des personnels parlant plusieurs langues qui sont envoyés sur la côte afin d'encadrer les passagers débarqués. Dans le même temps, l'intégralité du personnel n'étant pas forcément mobilisé sur les opérations d'évacuation, les membres d'équipage non indispensables sont eux aussi débarqués. Contrairement à ce que certains passagers du Concordia ont pensé, les membres d'équipage qui ont débarqué rapidement n'ont donc pas abandonné le navire mais étaient à terre pour de bonnes raisons. On ne peut évidemment pas exclure que quelques rares personnels aient été pris de panique et se soient enfuis. Après tout, malgré le sérieux des formations, il est impossible de savoir quel sera le comportement de chacun dans pareil cas. D'autant que, ce n'est peut-être pas inutile de le rappeler, comme les passagers, les membres d'équipage sont des êtres humains. Eux-aussi ont une famille et ont le droit d'avoir peur pour leur vie. Dans le cas du Concordia, malgré les difficultés, le scénario très complexe, les dysfonctionnements et le stress, l'équipage semble, dans sa très grande majorité, s'être remarquablement comporté. Sans cela, le bilan de la catastrophe, s'il est lourd (17 morts et 16 disparus), aurait probablement été bien plus dramatique...

bonne houle ctw
CO Corsairt Veteran ·
pour rcoucou Remettons en perspective

Les naufrages dans la croisière ont été rarissimes ces 20 dernières années 30/01/2012

On les compte sur les doigts d'une main. Sur les deux décennies écoulées, les naufrages de navires de croisière ont été particulièrement rares et les bilans humains toujours limités. On se rappelle de l'incroyable histoire de l'Oceanos, un navire construit à Bordeaux en 1952 (ex-Jean Laborde), qui a coulé en août 1991 au large de l'Afrique du sud. Les marins, capitaine en tête, avaient abandonné en premier le navire, appartenant à un armateur grec et dans un piteux état au moment du naufrage (qui a été vraisemblablement provoqué par une voie d'eau), laissant les passagers et l'équipe d'animation à leur sort. Par chance, une noria d'hélicoptères sud-africains avait permis de les évacuer. Il n'y eut aucune victime parmi les 571 passagers et membres d'équipage.

L'Oceanos

L'Oceanos faisant naufrage

Le naufrage suivant fut celui de l'Achille Lauro, en décembre 1994. Mis sur cale en 1938 et achevé après la guerre (1947), le célèbre navire pouvait embarquer 900 passagers et 400 membres d'équipage. Il a lui aussi sombré au large des côtes africaines, cette fois à cause d'un incendie provoqué par une explosion dans la salle des machines. Il n'y eut qu'une seule victime mais la perte du paquebot entraina la fin de la compagnie italienne Star Lauro, MSC, qui l'avait rachetée précédemment, lui donnant alors son nom.

L'Achille Lauro C'est également un incendie qui eut raison du Sun Vista (ex-Meridian et Galileo Galilei de Chandris et Celebrity) en mai 1999. Datant de 1963, le paquebot fit naufrage dans le détroit de Malacca. Mais les 472 passagers et 672 membres d'équipage parvinrent à évacuer avant que le bateau coule. Enfin, avant le Concordia, le dernier naufrage d'un paquebot remonte à avril 2007. Appartenant à Louis Cruises, le Sea Diamond, un ancien ferry scandinave construit en 1986 et transformé par la suite en navire de croisière, a sombré à Santorin après avoir déchiré sa coque sur un haut fond. De nombreux bateaux du vieux port s'était alors portés à son secours, évacuant 1195 passagers et 391 membres d'équipage. Deux passagers français, coincés sur le navire, s'était toutefois noyés alors que le navire prenait de la gîte.

Le Sun Vista

Le Sea Diamond

En une vingtaine d'années, seuls quatre paquebots d'une taille significative ont donc coulé avant le Concordia, avec un bilan limité à 3 victimes. Même s'il s'agit d'un voilier, on peut éventuellement y ajouter la perte du quatre mâts Wind Song, long de 147 mètres. Mis en service en 1987, le navire de Windstar Cruises avait été ravagé par un incendie en Polynésie française, en décembre 2002. Ses 92 membres d'équipage et 127 passagers avaient été évacués à temps et l'épave, irrécupérable, fut remorquée au large en janvier 2003 pour être coulée. Enfin, on évoquera le naufrage d'un petit navire de 73 mètres, l'Explorer, en novembre 2007. Construit en 1969 et transformé en bateau d'expédition, l'Explorer, de GAP Adventures, coula en Antarctique après avoir heurté un iceberg. Il sombra en 16 heures, ce qui laissa le temps à d'autres navires de secourir ses 154 passagers et membres d'équipage.

Le Wind Song en feu

L'Explorer

Au final, les naufrages ont donc été rarissimes et, s'il y a eu dans le même temps un certain nombre d'accidents, notamment des incendies et quelques échouements et collisions, les paquebots ont résisté. Même si parfois les dégâts ont été importants (collision du Norwegian Dream avec un porte-conteneurs dans le détroit du Pas-de-Calais en 1999, destruction de 150 cabines par un incendie sur le Star Princess en 2006), les sinistres ont été maîtrisés et les bilans humains ont été réduits au minimum. Les différents accidents ont, de plus, entrainé des évolutions dans la règlementation et, surtout, poussé les compagnies et les chantiers à améliorer les navires, notamment en matière de lutte contre le feu, qui demeure le principal danger sur un bateau. Il convient enfin de replacer ces évènements dans leur contexte. Aujourd'hui, plus de 500 navires de croisière naviguent quotidiennement sur les différents océans et mers du globe, accueillant environ 20 millions de passagers par an.

Le Norwegian Dream en 1999 Le Star Princess après l'incendie

Le Star Princess après l'incendie Les ferries, une problématique différente

Depuis le naufrage du Concordia, on a entendu, ici et là, parler des naufrages de ferries. Ces derniers sont, au niveau mondial, bien plus nombreux et meurtriers que les pertes enregistrées dans la croisière. Comparer des paquebots et des ferries est à notre sens une erreur. En effet, les deux types de navires sont structurellement bien différents. Ainsi, les ferries disposent de grands ponts garages où, en cas de brèche ou de voie d'eau, l'élément liquide peut s'engouffrer et provoquer un important phénomène de « carène liquide », qui déstabilise le bateau. La présence de nombreux véhicules, dont des camions, est par ailleurs une source de danger que ne connaissent pas les paquebots. De plus, sur les ferries, qui peuvent pour beaucoup être assimilés à des « bus maritimes », le nombre de passagers est bien plus important que sur un paquebot proportionnellement à la taille, alors que le nombre de membres d'équipage est nettement moins important (généralement une centaine de membres d'équipage pour 2000 passagers). Véritables villes flottantes conçues pour voyager sur de longues durées, les navires de croisière comptent un très important personnel hôtelier (par exemple 1000 membres d'équipage et 3000 passagers sur le Concordia), formé aux procédures de sécurité et d'évacuation. Et c'est, clairement, un avantage dans la gestion des flux humains en cas d'accident.

L'Al Salam 98

Pour l'essentiel, les accidents de ferries se sont produits en Asie et en mer Rouge, avec des navires anciens et pas forcément toujours bien entretenus, des bateaux surchargés qui souffraient, pour un certain nombre, de problèmes structurels. On citera par exemple le cas du ferry égyptien Al Salam 98, qui a coulé début 2006 en mer Rouge, faisant un millier de morts et disparus (sur 1400 personnes à bord). Construit dans les années 70, le navire avait été considérablement alourdi dans les hauts par l'ajout d'une imposante superstructure, qui lui fut sans doute fatale lorsque son garage s'est retrouvé partiellement inondé suite à un départ de feu sur un véhicule. En Europe, il y eut aussi de graves accidents.

Naufrage de l'Herald of Free Enterprise

On retiendra notamment la perte, en 1987, du Herald of Free Enterprise, qui chavira peu après son départ de Zeebrugge. Ses portes d'étrave, donnant accès aux garages, étaient restées ouvertes, ce qui provoqua le naufrage du navire, où périrent 193 personnes, sur 459 présentes à bord. En 1994, l'Estonia (1979) coula quant à lui en Baltique, faisant 852 victimes sur 989 passagers et membres d'équipage. Entre Tallin et Stockholm, l'étrave mobile se détacha en entrainant avec elle la rampe fermant le pont garage, où l'eau s'engouffra. Ces accidents se traduisirent évidemment pas des mesures destinées à éviter que les drames se reproduisent. Aujourd'hui, les naufrages de ferries sont encore réguliers, notamment en Asie et, souvent, on compte de nombreux morts. A l'inverse, même si le « risque zéro », comme ailleurs, n'existe pas, les incidents sont très rares en Europe, où les ferries sont particulièrement encadrés par la règlementation et passent pour des navires particulièrement sûrs.
bonne houle ctw
PH Philippe86 Veteran ·
Pour l'excursion, je ne la connais pas mais je connais celle dont parle philippe car on l'a faite en 2010 😉

Et alors, c'était bien? je vais aller relire ton blog😉😉😉

philippe
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
PH Philippe86 Veteran ·
Hello Vivie, tu as bouclé tes excursions?
2009 CDF Bleu de France - 2011 Costa Mediterranea - 2012 CDF Horizon - 2012 Costa Luminosa - 2014 Costa Luminosa - 2015 Costa Luminosa - 2016 Costa Neoclassica - 2017 Costa Pacifica- 2018 Costa Magica - 2019 Costa Deliziosa - 2019 Costa Smeralda
VI Vivie0178 Regular ·
Non 😕. Juste Saona avec Tropical Paradise normalement et Virgin Gorda puisque ce sera Costa. Martinique : rien de définie. Je crois que je vais me repancher (pas trop non plus bien sûre) sur les jardins de balata en bus, sinon plage avec Costa, mais on verra sur le bateau. St Martin, je pense que ce sera Philisburg à pied, à moins de trouver un taxi pas trop cher pour faire la ferme aux papillons puis orient bay. Antigua : ça sera taxi et plages. Catalina : farniente Mes recherches se concentrent donc désormais sur quelles plages à Antigua ? Et puis Guadeloupe au retour. Nous devons prendre l'avion à 19h40, et être à l'aéroport à 16h40. Je ne sais pas si cela nous laisse le temps de prévoir une excursion Costa. J'aurai aimé faire la cascade aux écrevisses.
Vivie
PH Philippe86 Veteran ·
Mes recherches se concentrent donc désormais sur quelles plages à Antigua

sur le bateau, l'hôtesse française nous avait conseillé " Jolly Beach" c'est au sud-ouest et tout proche du port d'escale St Johns, mais finalement on avait tellement "trainé" dans les bijouteries qu'on a pas eu le temps d'y aller😉😉

cette année, j'ai choisi une excursion Costa " l'histoire et le plages d'Antigua"

Pour le retour en Guadeloupe, on avait fait sur les conseils de Friquette et Vsyslvie l'excursion Costa "La cascade aux écrevisses", je ne sais pas si c'est le nom exact; après il y avait la visite du parc de Valombreuse puis une distillerie. En fait, on arrive juste à l'aéroport pour s'enregistrer et embarquer tranquillement alors que nos amis on passé l'après midi dans l'aéroport🤪🤪🤪 Personnellement, je te conseilles de faire une excursion Costa surtout que le dernier jour c'est dur de savoir qu'on rentre🤪 Philippe
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VI Vivie0178 Regular ·
Oui, mais sur le site Costa, ils précisent que les excursions en Guadeloupe ne sont pas ouvertes aux croisièristes qui débarquent. Je ne sais plus. Et attendre d'être sur le bateau pour réserver est peut-être risqué. Et puis si l'on ne prend pas d'excursion, je crois, à ce que j'ai pu lire (où ? 🤪), que l'on se coletine les bagages, c'est bien ça ?
Vivie
PH Philippe86 Veteran ·
Depuis le temps que je voulais vois les Caraïbes !!!! C'est fait maintenant et j'y retournerais bien volontiers. Nous avons vu des lieux merveilleux, splendides ! On en a pris plein les yeux.

Je viens de relire ton blog sur la transat😉😉😉 et je me suis permis de te citer, tu y pensais déjà😛😛😛

Pour Antigua, çà correspond bien à ce que je cherchais, merci à toi et je conserve ma réservation philippe
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PH Philippe86 Veteran ·
C'est vrai que l'avantage de l'excursion, tu retrouves tes bagages à l'aéroport, c'est plus simple ( sauf que ma valise était déchirée🤪🤪🤪)

Voilà l'excursion que j'avais réservé : "A la découverte de la Guadeloupe" Cod. EXC_3705, durée 4h00

Si cette année Costa précise que les excursions ne sont pas ouvertes aux croisiéristes qui débarquent, c'est dommage mais regardes bien car il y avait effectivement des avertissement et pour la nôtre, c'était çà :

"Attention Cette excursion est réservée aux passagers qui débarquent à Guadaloupe. Seuls les passagers ayant un vol après 19h30"

Et tu n'as pas trouvé de retours sur VF pour cette année qui pourrait te confirmer ou pas?

philippe
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FR Friquette07 Globetrotter ·
salut vivie Nous avions pris l'excursions costa avec la cascade aux ecrevisse, le domaine severin et le parc de valombreuse.. nous avons été ensuite déposée par le car costa directement à l'aeroport..

queslques photos pour vous faire envie..







16 croisieres à notre actifs.. CR : https://voyageforum.com/v.f?post=3231650#3231650-https://voyageforum.com/v.f?post=4758024#4758024-https://voyageforum.com/v.f?post=5634674#5634674 -https://voyageforum.com/v.f?post=5583734#5583734
CO Corsairt Veteran ·
martini, incontournable les jardin de balata st martin : escursion en bateau de la zone hollandaise a la zone française et retour en bus, par la cote française antiqua : aller nager avec les raise pastenagues, et shopping bijoux catalina : plage costa vend une excursion avec retour aeroport - privilegier les chutes du carbet
bonne houle ctw
VI Vivie0178 Regular ·
Ok pour l'excursion du carbet, mais je confirme : Costa note bien qu'elle n'est pas ouverte aux passgers qui débarquent en Guadeloupe. A voir avec eux.
Vivie
GL Gladfred Veteran ·
Merci corsairt pour tes articles cités plus haut 😉

Et pour les raies 🤪 ben c'est pas pour moi, même si cela doit être une belle expérience !
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
GL Gladfred Veteran ·
Et oui Philippe, j'ai relu ca aussi, je l'ai montré à fred (mon mari) et on a bien rigolé. Mais dès fois, il y a des choses que tu ressents comme ca 😉 Contente que mon CR te serve pour cette transat. On avait bien aimé cette excursion.
Croisières sur le Concordia x2, Serena x2, Mediterranea, Magica et Luminosa.
VI Vivalex Regular ·
Quelqu'un a t'il réservé des excursions avec costa, moi ça ne fonctionne pas! C'est ma 1ère croisière, est ce pour ça? Voilà ce qu'ils indiquent : "WebAffiliation.B2C.fr-FR.PreSales.KO "???????

Comprends pas,
MI Mini123 Veteran ·
Salut vivalex,

Voilà comment je fais, j'ouvre costa croisière ensuite je vais sur "services à la carte" puis "comment rendre votre croisière unique" je clique dessus apparaît une page, puis sur la droite de cette même page on va te demander ton prénom ton nom et n° de réservation tu valides sur entrée, (c'est un peu long pour le chargement) la page croisière à personnaliser s'ouvre et apparaissent les excursions tu choisis celle que tu veux tu remplis les cases nombre de personnes et langue choisie et tu cliques sur "ajouter" c'est encore un peu long pour le chargement et ensuite tu n'as plus qu'à acheter !!!!

j'espère que ça marchera, c'est comme ça que j'ai fait pour le all inclusive

A +

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