Retour d'une croisière de dix jours aux îles grecques et à Istanbul à bord du Coral (7 mai 2010)
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OS Oscav ·
Bonjour,

Je reviens de cette même croisière. Je souhaiterai vous présenter mon opinion sur ces 10 jours passés à bord du Coral.

Je suis parti avec d’autres personnes et nous avions choisi cette croisière principalement pour l’itinéraire et la durée du voyage. Grâce à ce forum, j’avais déjà une petite idée de ce qui nous attendait et nous étions prêts à accepter certains compromis. Dans l’ensemble, cette croisière a correspondu à nos attentes, même si certains aspects nous ont déçus. Je vais donc ici souligner les points qui nous ont déplu.

LA CABINE

Nous avons eu une cabine extérieure sur le pont venus. La cabine était très bruyante et il y avait de nombreuses vibrations. Les matelas des lits ont des ressorts qui transmettent très bien les sons, si bien que lorsque vous posez votre tête sur le côté vous avez l’impression d’ausculter les entrailles du navire. A la première escale, nous sommes donc allés acheter des boules Quiès. Cela n’a néanmoins pas supprimé les vibrations! Remplacer les matelas ressorts par des matelas en mousse ou en latex améliorerai certainement le confort en cabine.

La salle de bain est petite et vieille. Je hais les rideaux de douche qui se collent à vous dès que l’on ouvre le robinet. Bon point, la climatisation a très bien fonctionné, et nous avons pu la régler à notre convenance.

LE NAVIRE

Le Coral est un navire totalement dépassé. Je m’étonne même qu’il soit encore en circulation dans cette partie du monde. Il ne correspond plus du tout aux attentes des clients d’aujourd’hui. Le mobilier est vieux, la peinture est écaillée, les moquettes sont usées, les plafonds sont bas. La salle de spectacle n’a pas de dénivelé, si bien qu’à partir du milieu de la salle on ne voit plus rien de la scène. Il y fait trop froid la journée mais le soir c’est un peu plus acceptable grâce à la chaleur dégagée par les spectateurs présents. Le système de climatisation du navire fait un bruit épouvantable à l’extérieur sur le pont supérieur.

Par contre, la taille de la piscine est suffisante pour ce type de bateau et il y a assez de chaises longues pour qui veut bien patienter quelques minutes pour voir s’en libérer une. Un très bon point cependant pour la dimension modeste du navire qui lui permet de passer le canal de Corinthe, une des raisons de notre choix pour cette croisière.

LA NOURRITURE

C’est là le point critiquable de cette croisière. La nourriture n’est pas à la hauteur de ce qu’on attend d’une croisière. A la base les produits ne sont pas d’une qualité suffisante. On s’aperçoit aussi très vite que les produits sont presque tous surgelés. Bien que les quantités soient suffisantes, la variété est elle insuffisante. La cuisine est toujours la même. Au bout de quelques jours, on en a déjà assez et le menu du jour affiché à l’entrée du restaurant n’arrache plus aucun sourire. Les repas deviennent inintéressants. Après des entrées pourtant souvent réussies, les plats s’enchainent sans conviction. Las salades ont fades (c’est inadmissible que lorsqu’il y a deux feuilles de salade dans un plat en guise de décoration, elles ne soient pas irréprochables). Les viandes sont dures. Les fromages sont à mourir de rire et c’est d’autant plus inadmissible qu’il y a une grande majorité de français parmi les croisiéristes. Les desserts sont très médiocres et les pâtisseries sans aucune consistance. Il y avait même du gâteau au chocolat sans le goût du chocolat! Seules les pâtes étaient bonnes, quoique pas assez « al denté » à mon goût. Même les fruits n’étaient pas très bons (peut-être venaient-ils d’Espagne ou de je ne sais où, élevés à coups d’engrais chimiques). Le café servi (en dehors des bars) ne devrait pas s’appeler du café mais du jus brulé de je ne sais quoi ! La plupart des vins en bouteille sont corrects. Le petit déjeuner offre une grande variété de nourriture mais pas en termes de viennoiserie. Les croissants sont durs et sans goût. Les jus de fruits sont atrocement chimiques. Le self du pont extérieur toujours très encombré propose par contre un plus grand choix de crudités.

Comme l’a écrit DELEUZETTE, c’est du niveau cafeteria, et encore, c’était meilleur dans la cafétéria sur l’autoroute sur le chemin du retour!

On sent bien la volonté de Louis Cruise de réduire le coût de la nourriture. Je pense même que certains plats sont recyclés, du type filet de bœuf à midi, rouleau de viande de bœuf le soir avec le même type de morceaux de viande (pour ne pas jeter de la viande décongelée).

Bref, si vous espérez faire un voyage gastronomique, passez votre chemin, si vous aimez les self et autre cafétéria, c’est pour vous.

Dommage, les commentaires laissés sur ce forum m’en avait donné une autre image.

L’ANIMATION ET LES ACTIVITES

Les animations et les activités sont assez limitées. Cela est peut-être du à la dimension du navire. Il y a très peu d’animation et on voit rarement les animateurs. Ils sont même un peu radins pour les lots des quiz (un stylo ou une tasse !!). Seule solution pour passer le temps, se faire bronzer ou bien lire un bouquin dans un salon.

LE PERSONNEL

Le point le plus positif de cette croisière est le personnel. Ils sont tous très serviables, toujours souriants et prêts à vous rendre services. Ils ne sont pas trop collants dans les bars et ne vous poussent pas à la consommation. Sachant qu’ils sont commissionnés, je m’attendais à les avoir dans les pattes toutes les 2 minutes.

Ils sont efficaces et rapides. Certains sont très sympathiques. Je suis contre le système des pourboires mais certains le méritent vraiment.

LES ESCALES

C’est la raison principale pour laquelle nous avons choisi cette croisière. Il me semble que c’est la seule croisière au départ de la France et à destination d’Istanbul et en plus elle dure 10 jours. A part Gênes et Marseille, tous les autres escales sont très intéressantes. KATAKOLON peut-se faire sans l’excursion, en taxi ou en louant une voiture (entre 40 et 55 euros plus 10 euros d’essence). Des loueurs se trouvent sur le port mais il faut faire vite car il y a peu de voitures. Les taxis demandent entre 90 et 120 euros. Il est très difficile de négocier ce trajet à moins de 70 euros. Cela dépend sans doute de la période et du nombre de bateau à quai. SANTORIN est peut-être la plus belle escale de ce voyage, mais c’est un peu gâché par l’organisation. Sans l’excursion, il est impossible de visiter Oia. Il y a souvent d’autres gros navire sur le site au même moment et le nombre de visiteur dépasse alors plusieurs milliers. L’ile est trop petite pour accepter autant de personnes à la fois. Il y a du monde partout, il faut un temps incroyable pour se déplacer et visiter les différents villages. Les autorités ont certainement intérêt à ce qu’il y ait le plus de monde possible pour le bénéfice de l’activité touristique mais c’est une fois encore au détriment de la qualité. Je soupçonne aussi la compagnie Louis Cruise de vouloir rentabiliser au maximum cette escale. La place dans la baie doit se payer très cher. Elle doit surement se payer à l’heure. Il faut donc réduire au maximum le temps de présence sur l’île, juste le temps de faire l’excursion. Pour les autres, qui voudraient le faire par leur propre moyen, tant pis. Ca pousse les gens à faire l’excursion, c’est tout «benef » pour Louis Cruise. Ayant choisi de faire l’excursion, il m’a fallu attendre presque une heure entre l’arrivée à Santorin et le débarquement! Sur les 4h30 d’escale prévues au programme, on a passé seulement une heure a visiter Oia, tout le reste du temps a été perdu dans les files d’attente ou les trajets entre les différents points du parcours. Pour retourner au navire, on a prevenu redescendre à pied dans la merde d’âne que de faire la queue sous le cagnard au téléphérique au milieu des disputes det des malaises des personnes agées. Ce site est sublime mais l’escale laisse un goût amer …de pigeon !! ISTANBUL est avec Ajaccio l’escale où il n’y a rien à dire (de négatif). Il y a largement le temps de visiter et la ville est toute proche, à tel point qu’on peut même y aller à pied. On a très peu d’information de la part du Coral concernant les escales. Ce n’est pas dans leur intérêt de faire les escales par nous-même! L’heure d’arrivée au port laisse très peu de temps pour trouver un bureau de change afin de pouvoir prendre le tramway. Le navire arrive à 11h30 et les banques ferment à 12h00!! Dès la sortie du bateau, il faut se rendre tout de suite dans une banque ou sinon trouver un distributeur. Le ticket de tram coûte 1 euro et se prend avec un billet de 20 livres turques maximum. Si vous arrivez avec un billet de 50, vous êtes bon pour aller faire de la monnaie ou prendre le taxi. Ici, l’escale dure 8h30. Pourquoi autant de temps? N’aurait-il pas mieux valu raccourci le temps d’escale à Istambul pour avoir plus de temps à Santorin. Bien sur que oui, mais ça n’était peut-être pas dans l’intérêt de la compagnie. L’escale à Istambul est peut-être une escale technique, histoire de faire le plein, vider les poubelles, etc… MYKONOS est une île très gaie, mais on nous prend encore pour des couillons. Un petit port a été construit à Tourlos tout près de Mykonos. On nous dit qu’il y a 4 kilomètres et que le bus coûte 8 euros. Ouch! Ca fait cher le kilomètre. Je trouve ça limite malhonnête. J’ai vérifié sur Google Earth, il y a moins de 2 kilomètres. Il faut 25 minutes à pied. On est partis à pied et on est arrivés à Mykonos au même moment que certains bus. La seule vrai raison qu’auraient pu évoquer l’organisation du Coral ça aurait été la dangerosité de la route. En effet, entre le port et Mykonos, il n’y a pas toujours de trottoir. La route n’est pas très bien éclairée et revenir le soir à pied au bord d’une route grecque avec peut-être un petit coup dans le nez, ça peut être un poil risqué! Cinq ou six cent personnes sur le bord de la route, ça n’aurait pas été raisonnable de toute façon. Mieux vaut les faire payer. Qui sait, ça pourrait financer la construction d’un passage piéton protégé le long de la route. ATHENES est une ville pour ceux qui aiment l’histoire. Il n’y a rien à redire si ce n’est que le navire accoste très loin du « métro » qui était fermé pour travaux ce jour là. Taxi obligatoire et pas la peine de faire l’excursion organisée. MESSINE est une ville morte le dimanche. Il n’y a absolument rien à faire. Mieux vaut prendre une excursion ou rester sur le Coral et profiter de la piscine. Je soupçonne là encore Louis Cruise de jouer sur le sensationnel, l’Etna. Cette escale n’a d’intérêt que pour la compagnie Louis Cruise. Elle lui assure une promo d’enfer en proposant la visite de l’Etna, rien que ça. Elle n’est là que pour attirer le chaland. Sauf qu’à partir de Messine il faut 2 heures de car pour y arriver. La visite en elle-même dure très peu de temps. Mais pourquoi Messine? Le coût de la place au port? N’aurait-il pas mieux valu s’arrêter à Catane, beaucoup plus proche de l’Etna ? On aurait pu goûter aux seins d’Agathe!Nous avons eu la chance de voir bon nombre de dauphins et même une baleine avec le souffle de vapeur d’eau.

LES CROISIERISTES

La majorité des croisiéristes sont des Français. Il est donc très facile de nouer des contacts avec les autres passagers. L’ambiance est bon enfant. Cependant, certains oublient les principes élémentaires de la courtoisie, de la politesse et du respect d’autrui. On le remarque encore plus facilement dans un endroit aussi restreint qu’est ce bateau de croisière de petite taille. Ce n’est pas parce que le navire part de Marseille qu’il appartient aux Marseillais! Sur les MSC et Costa, on verrait avec soulagement moins souvent certaines têtes.

CONCLUSION

Sur certains sites d’agence de voyage dont certaines spécialisées dans les croisières, le Coral était classé en 3 étoiles (voir 2 étoiles). Il faudrait ajouter….. « selon les normes locales ».
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

ISTANBUL est avec Ajaccio l’escale où il n’y a rien à dire (de négatif). Il y a largement le temps de visiter et la ville est toute proche, à tel point qu’on peut même y aller à pied. On a très peu d’information de la part du Coral concernant les escales. Ce n’est pas dans leur intérêt de faire les escales par nous-même! L’heure d’arrivée au port laisse très peu de temps pour trouver un bureau de change afin de pouvoir prendre le tramway. Le navire arrive à 11h30 et les banques ferment à 12h00!! Dès la sortie du bateau, il faut se rendre tout de suite dans une banque ou sinon trouver un distributeur. Le ticket de tram coûte 1 euro et se prend avec un billet de 20 livres turques maximum. Si vous arrivez avec un billet de 50, vous êtes bon pour aller faire de la monnaie ou prendre le taxi. Ici, l’escale dure 8h30. Pourquoi autant de temps? N’aurait-il pas mieux valu raccourci le temps d’escale à Istambul pour avoir plus de temps à Santorin. Bien sur que oui, mais ça n’était peut-être pas dans l’intérêt de la compagnie. L’escale à Istambul est peut-être une escale technique, histoire de faire le plein, vider les poubelles, etc…

je ne comprends pas pourquoi vous voulez une banque alors qu'il y a des distributeurs de billets à la sortie de ce port, au moins trois ou quatre ; ou alors marchez jusqu'à Karaköy, où il y a des bureaux de change ; le jeton de tramway coûte 1,5 TL.

Michel

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