06/08/2020 Jour : 43 km Total : 3396 km
A partir d'aujourd'hui est décrétée en Grèce la semaine de prise de conscience à propos du Covid.
Très largement épargné par virus, le pays voit ses cas grimper. A partir d'aujourd'hui, le masque est obligatoire dans tous les lieux clos, nous le voyons désormais partout.
Le réveil se fait en douceur sur le port, accompagné par les bateaux de pêche qui vont et viennent.
Une grosse tortue marine nous montre sa tête au pied du camion.
Monemvasia est un charmant village portuaire situé au pied d'un immense rocher formant une presqu'île. La particularité de ce rocher est qu'il cache une ville ancienne, blottie sur sa face sud-est. Cette dernière est donc invisible de la côte.
La ville ancienne de Monemvasia (à partir du 13 ème siècle) est extraordinaire, accrochée à la montagne, construite sur les flancs abrupts du roc. Les murs racontent l'histoire byzantine, ottomane et vénitienne.



Elafonisos est une petite île située à une quarantaine de kilomètres de Monemvasia.
Elle abrite parait-il la plus belle plage de la Méditerranée. C'est parti !
La route est vertigineuse. Faux-pas interdit. Comme toujours, elle est bordée d'arbres fruitiers (citronniers, orangers, oliviers, pruniers) par milliers. Les nombreux autels qui jalonnent les routes grecques rappellent le souvenir des gens qui y sont décédés. La mortalité sur route en Grèce est la plus élevée d'Europe.
Effectivement, les lignes blanches n'y sont pas respectées et le port du casque, bien qu'obligatoire, est rare. Rien d'étonnant.
Le petit bac qui permet d'accéder à l'île peut embarquer une cinquantaine de voitures.
Il est plein. L'eau est tellement transparente que l'on a l'impression que l’embarcation est posée au fond de la mer.
Un seul camping, l'horreur.
Immense, envahi par des groupes de jeunes (et merde, j'ai 40 ans) qui festoient bruyamment...
En tous cas, pas notre tasse de thé.
La plage, elle aussi est surpeuplée.
1500 mètres nous séparent de cette jolie bande de sable réputée. J'ai l'impression qu'au loin, il y a beaucoup moins de monde. Nous démontons le camp balnéaire (composé de serviettes et de parasols) en nous nous engageons dans une randonnée aquatique pour rejoindre la dite plage.
Il faut reconnaître, qu'une fois arrivés, la population n'est plus la même, elle est plus détendue et moins dense. La double plage que l'on peut observer du haut d'une colline est superbe. Nous passons notre temps à plonger pour observer les fonds. L'eau est d'une clareté exceptionnelle. Il n'y a qu'aux Philippines que j'ai vu pareille eau. Une piscine géante.

Ma femme fait les comptes, on a loupé quelque chose. On n'a plus d'argent. Nous avons flambé en début de voyage, désormais, nous devons éviter campings, restaurants et petits plaisirs, sinon, nous ne pourrons pas remonter sur Paris. Restriction budgétaire drastique !
Les campings étaient indispensables en début de voyage, les températures dépassaient chaque jour 40°c. Maintenant qu'il ne fait plus que 34-35°c, nous dormirons en sauvage. J'avoue que c'est davantage ma conception du voyage en fourgon...
La soirée bat son plein dans le camping, nous sommes épuisés, pas de soucis pour nous endormir.