Un maxi triangle blanc au coeur bleu ou 5 semaines d'été 2010 en hiver patagoniesque
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MA Madikéra Globetrotter ·
Jeudi 12 août - Un degré bis presque repetita

La journée va être tranquille. Fredy vient nous chercher à 14h30. Nous aurions aimé faire une balade à cheval, mais la seule possibilité est un petit tour dans les environs de l'hôtel. Cela nous intéresse peu, donc nous y renonçons pour partir à la découverte du secteur à pieds. Nos sacs sont déposés dans la zone de stockage car les chambres doivent être libérées avant onze heures.

Il fait vraiment très beau et nous prenons plaisir à parcourir le domaine. La zone du camping est vide bien sûr, les réfugios également. Le nouveau a des allures de petit hôtel. Un petit hôtel c'est d'ailleurs, à notre goût, ce qui manque dans cette zone. A la saison commencée, fini les "Je paie le refugio et je dors à l'hôtel" ! Il manque une structure proposant des chambres basiques pour deux à des prix non luxueux. Les employés du site sont d'ailleurs en train de s'activer dans le nouveau: livraison de chaises et de tables... Nous constatons qu'il y a une route privée montant vers le refugio Chileno, malheureusement elle est inaccessible aux clients. Nous remontons une partie de la route en direction de l'entrée pour un dernier coup d'ouil vers les Torres.

Un petit tour du côté du corral et nous rentrons à l'hôtel. Nous décidons de déjeuner sur place et payons 20 800 pesos pour deux plats, deux boissons et deux cafés. Nous ne sommes que 4 personnes à table avec autant de personnel autour de nous !

Fredy arrive vers 14 heures et nous annonce que nous allons attendre d'autres personnes devant repartir avec nous. Ils ne sont pas à l'heure ! Fredy s'impatiente et nous demande si nous l'autorisons à attendre un peu. A priori ce transport était censé être le nôtre et il a ajouté d'autres passagers. Nous attendons une bonne demi-heure avant de voir arriver le premier, initialement nous prévu, puis les deux derniers. Il s'agit d'un guide et de sa cliente. Quand le guide arrive il s'excuse d'être en retard mais quand elle arrive, elle monte dans le minibus sans dire bonjour à qui que ce soit. De quoi, nous faire regretter de l'avoir attendue !!! Surtout, qu'en fait nous la connaissons cette malpolie. Elle a déjà sévi dans le bus qui nous menait d'El Calafate à El Chalten. Elle avait voulu sortir du bus sans attendre l'ouverture de la porte et avait coincé tout le système et s'était permise de rouspéter après le chauffeur !!! Il y a vraiment des gens qui se croient les Rois partout où ils passent juste parce qu'ils ont un peu plus d'argent que les locaux. C'est vraiment du "Tu es là pour bosser à mon service, alors bosse et tais-toi". Disgusting, puisqu'elle s'exprime in english plutôt american.

Fredy, nous prévient qu'en fait nous repartons par la même route car nous avons d'autres personnes à récupérer à la Guarderia du Lago Grey. Nous démarrons un peu après 15 heures et apprécions de refaire la route en découvrant les paysages dans l'autres sens. Le ciel est particulièrement dégagé et la journée est ultra printanière. Trois français s'ajoutent à notre groupe: un guide habitant à Puerto Natales et ses deux clients. Ils ont eu très froid pendant leurs trois nuits passées en montagne. Ils nous racontent qu'à titre exceptionnel le local commun d'une zone de camping leur a été ouvert car le vent soufflait trop fort pour les laisser dehors. Deux autres français ont vu l'armature de leur tente se rompre - matériel trop fragile pour les conditions locales. Ils ont l'air fatigués et aucun de ces marcheurs ne nous fera part de sa joie ou de son enthousiasme à avoir fait le W en entier ou pour partie. Seule remarque "Ca, c'est fait" !!!

Nous arrivons à l'Erratic Rock 2 à 18h30. Une longue discussion avec Marcella nous apprend qu'en saison elle renforce son équipe de collaborateurs d'un jeune étudiant étranger en stage professionnel. Pour la saison 2010/2011, c'est un jeune allemand qui vous recevra si vous passez par là. Souvenirs, souvenirs... cela me rappelle mes années Crète et Iraklion...

Nous allons acheter nos billets de bus pour le lendemain chez Bus Sur une des deux compagnies proposant ce service, 4 000 pesos par personne. L'agence est à deux blocs de l'hôtel, largement faisable à pied avec les bagages.

Nous avons rendez-vous avec Diamina et sa famille pour le dîner. Malheureusement, un de ses proches est malade. La médecin rassure l'équipe même si elle recommande des analyses qui seront rassurantes. Nous retournons dîner à la Picada de Carlitos d'un bon poisson (les parfums développés par la cassolette de poissons de nos voisins lors de notre premier passage nous avaient fait envie) arrosé de bière Austral pour 18 000 pesos.

Retour à l'Erratic, lecture et envoi de courriels, une vérif de ce qui se passe dans le monde avec CNN et il est l'heure de fermer les yeux.

Une journée en mode retour

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_83.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Vendredi 13 août - D'un port N à un point A pour un degré gourmand

Un solide petit déjeuner et direction bus Sur, pour un départ à 10 heures, achat d'une bouteille d'eau et de petits délicieux gâteaux dans une micro-épicerie. Paysages verglacés, tout le long de la route et nous arrivons en proximité de l'aéroport vers 13h15. L'accompagnateur du bus demande si quelqu'un va à l'aéroport et comme personne ne désire s'y rendre nous continuons. Avec un peu plus d'informations et de disponibilités avion, nous aurions pu partir directement. Donc, si vous n'avez aucune envie de prévoir un stop à Punta Arenas, vous pouvez enchaîner bus et avion dans la même journée.

L'accompagnateur demande à chaque personne de la vingtaine présente où elle se rend pour prévoir des stops-dépose au plus près possible. Nous allons à Mejicana, il nous dépose sur un pont et nous dit que notre numéro est de l'autre côté de la grande voie. Finalement, non, nous avions été arrêtés du bon côté. Nous montons la rue sur 3 blocs et nous voilà devant la maison-hostal. L'accueil de la Mamy de la maison est sympathique. Une chambre nous est montrée mais elle est vraiment toute petite, une autre plus grande nous est proposée, elle est légèrement plus chère car c'est une chambre pour deux et demi !!! Pourtant, il n'y a que deux lits mais de la place pour ajouter un lit bébé. En pénétrant dans cette maison, nous avons fait un saut en arrière dans le temps. C'est comme si tout s'était figé dans les années soixante, avis aux amateurs de décoration de cette époque...

Nous partons, à pieds, découvrir la ville. C'est une ville de garnison avec de beaux bâtiments, une place centrale, un joli kiosque... C'est la vraie ville la plus australe puisque les cités plus au sud sont plutôt des bourgs ou des villages. Comme nous n'avons pas déjeuné, nous décidons de faire un stop café dans une confiteria: la Chocolateria Delikatessen. Nous y dégustons - et le verbe est faible - un excellentissime café moka et un non moins top strudel aux pommes, après un sandwich chaud fromage et jambon, pour 13 520 pesos. C'est un lieu plutôt chic où défilent les personnalités de la ville. Les propriétaires descendent de colons suisses et cela se voit et se goûte dans la boutique. Une de nos adresses gourmandises de référence, en ce voyage ! Nous apprenons que les principaux colons de la région ont été suisses et croates, ce qui se perçoit encore dans les références locales.

Il y a des musées à visiter mais comme, depuis le début de ce voyage, l'envie est absente nous choisissons de remonter à l'hostal. Après quelques heures de repos, nous retournons en ville pour dîner chez El Sabores d'un excellent congre et d'un non moins bon saumon arrosé de vin blanc chilien pour 15 500 pesos. Nous nous sentons en totale sécurité dans cette ville où les plus nombreux piétons sont des militaires en promenade. Les fenêtres du restaurant donnent sur la rue principale José Nogueira Bories et nous voyons passer des dizaines de jeunes habillés en tenue de fanfare et équipés de leurs instruments. Il y a dû avoir un concert quelque part... Nous sommes arrivés dans les premiers au restaurant, vers 19h45, la plupart des clients arrivent après 20h30. Notre retour à l'hôtel se fera toujours à pieds malgré la température bien frisquette de ce début de nuit.

Une journée au pays d'une des cousines de Candy

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_87.html
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue dans le parc Torres del Paine et ses environs.

Bel endroit où, sans être un marcheur envisageant le W ou le Q, vous pouvez admirer de jolis paysages. En hiver, vous pouvez bénéficier du confort d'un hôtel au prix d'un réfugio, cher pour ce dernier.

En été, ce qui me ferait réfléchir, ce sont la foule et les prix. Maintenant, il est possible d'y venir une journée, en excursion ou en voiture de location, pour les points de vue. Il est aussi envisageable de dormir en toute proximité à Rio Serrano.

Puerto Natales est une ville de transit sans atout majeur et Punta Arenas possède un intéressant coeur de ville. En été, son grand point plus est la Pinguinera Magdalena.

Nous avons apprécié ce secteur sans en faire un de nos must.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_89.html

KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Peut-être faut-il longuement arpenter les sentiers du Torres del Paine pour en apprécier toutes les beautés? un peu comme au Grand Canyon? Du moins, je l'espère... En tout cas vous avez su choisir la bonne saison, on dirait, et avoir le temps pour vous. Je continue de noter, ici et là, les adresses gourmandes. Merci.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Tu dois commencer à t'approcher des starting-blocks ?

Concernant le TdP, il y a certainement une différence entre la vision des montagnards/marcheurs et celle des visiteurs/admirateurs comme nous. Il est probable que certains aspects techniques de sentiers ou paroies des montagnes du parc présentent des intérêts spécifiques pour les spécialistes, intérêts inaccessibles à nous. Maintenant ceux que nous avons rencontrés n'avaient pas l'air hyper enthousiastes mais c'était peut-être la fatigue, le froid, le manque de recul, le ressenti à chaud...

En préparant ce voyage, j'avais l'impression que cela aurait été un tord de ne pas aller à TdP. A posteriori, je me dis que non mais cela n'a aps non plus été une erreur et loin s'en faut ! En fin de compte, nous avons apprécié les beautés de cet endroit sans en être retournés. Nous avions émis pas mal de Wouaouh à regarder le grand Canyon juste du haut de ses deux rives ! Et encore plus du haut du ciel ! Nous n'avons fait qu'un tout petit bout de sentier descendant et sommes remontés bien vite à cause des trop nombreuses mules croisées !!!

Tu vas voir dans les pages suivantes, que pour les prochaines journées, la météo a été un peu moins gentille avec nous !

J'ai terminé de mettre des petits films sur Ushuaia.

Bonne fin de prépa à toi.
MA Madikéra Globetrotter ·
Samedi 14 août - Vol au-dessus des degrés glacés du Campo de Hielo Sur

C'est une matinée toute en trainouillerie: au lit, au petit déjeuner, dans les hauteurs de la ville, au centre et bien sûr pour terminer à la Chocolateria Delikatessen. Impossible de partir de Punta Arenas sans repasser par la case café moka et strudel !!!

Le taxi vient nous chercher à l'hôtel à 13h30 et nous dépose avant 14 heures à l'aéroport. Trainouillerie dans l'aéroport consacrée à l'achat de quelques bricolettes dont des magnets et des petits verres.

Nous décollons à 15h30 en direction de Puerto Montt avec une escale à Balmaceda, l'aéroport de Coihaique. Le vol, avec Sky, se passe en toute tranquillité.

On nous avait recommandé de demander une place à gauche de l'appareil. En fait c'est à droite en entrant qu'il vaut mieux être, donc à gauche dans le sens du vol. Heureusement sur toute la première partie du vol, il y a très peu de monde et nous pouvons changer de place. Vous vous demandez peut-être heureusement pourquoi ??? Heureusement car la vue est plus que splendide. Nous survolons la troisième plus grande calotte glaciaire terrestre: le Campo de Hielo Sur. C'est splendide de voir cette neige et cette glace à l'infini. Comme à chaque fois que nous sommes face au gigantisme de la nature, nous prenons conscience de l'impossibilité humaine à rivaliser avec de telles réalisations. Ce vol est un des plus spectaculaires que nous ayons fait, rien que pour lui, cela valait la peine de venir jusque là.

Nous atterrissons à 18h30 et le taxi envoyé par l'hôtel nous attend bien devant la porte. Nous sommes dans le taxi depuis moins de 5 minutes que je commence à me sentir mal. Il y a un brouillard terrible limitant la visibilité à quelques dizaines de mètres et ce brouillard a de terribles odeurs de fumées. Le chauffeur nous apprend qu'il s'agit principalement d'un brouillard de pollution. Se mélangent d'importantes fumées d'usine et fumées du bois utilisé de manière majoritaire pour le chauffage individuel. L'air est irrespirable. Si j'avais su cela avant, nous ne serions pas restés à Puerto Montt mais aurions directement filés sur Puerto Varas. C'est notre conseil, si vous passez par là en hiver. Notre taxi nous dépose à l'hôtel et nous nous acquittons de 8 000 pesos.

A peine entrés dans l'hôtel, cela va de pis en pis. S'ajoute à l'odeur précédente une forte odeur de renfermé et de moisi. Malheureusement, cela signifie, pour moi, une forte dose de cortisone pour pouvoir tenir. Il nous est impossible de rester plus qu'une nuit dans le secteur. Il est trop tard pour aller à l'agence Turistour acheter nos billets de la croisière Cruce Andino, pour le lendemain. La réceptionniste, voyant et comprenant ce qui m'arrive téléphone à quelqu'un et nous prend des pré-réservations pour le lendemain matin. Il nous faudra être à l'agence de Puerto Varas avant 8 heures. Elle commande un taxi pour 7 heures et nous propose le petit déjeuner à 6h30 heures au lieu de 7 heures. Je la remercie de sa gentillesse et de sa réactivité, surtout qu'au départ nous avions envisagé deux nuits à Puerto Montt.

Nous sortons dîner dans une casa braza: Dondé el Huaso. La ville a des allures de villes désertes et avec cet épais brouillard à couper au cordeau, c'est limite effrayant. Nous arrivons avant 20 heures et faisons l'ouverture. Nous commandons deux lomos de 350 grammes, mais nous sommes sûrs d'être servis avec des morceaux bien plus gros. Il nous est impossible de les finir, d'autant que la viande manque un peu de tendreté, 17 000 pesos avec une bière Grassau brune ou lagger. Comme l'hôtel est un peu éloigné du centre, nous avons pris un taxi à l'aller et au retour - 800 et 1 500 pesos.

La nuit fut plutôt moyenne et l'envie de fuir cette ville maximum.

Une journée campée sur une glace embrumée

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_88.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Très belles photos de paysages enneigés sous le ciel bleu! Nous ne remontons pas sur Puerto Montt, heureusement vu la description que tu en fais. Il y a malheureusement toujours, dans un voyage, des ratés de ce genre. Par contre je note le strudel aux pommes au Delikatessen de Punta Arenas 😉.

Effectivement nous commençons à apercevoir les starting-blocks. Nous n'avons pas encore les pieds dedans mais ça appproche...

Bonne soirée (ou plutôt journée),

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Puerto Montt doit être plus agréable en été car il doit y avoir moins de brouillard et de fumées de chauffage au bois ! Malheureusement pour nous, nos quatre premières journées dans ce secteur n'ont pas été des plus intéressantes et agréables à cause de la météo.

Encore, aujourd'hui j'ai tenté une imitation du café moka de la Chocolateria Delikatessen, avec du chocolat à dessert et ce n'est pas tout à fait cela. Bien que je ne sois pas fan de chocolat au lait, il va me falloir en trouver un qui puisse convenir. J'ai vu qu'il y avait, maintenant, du chocolat au lait spécial dessert. Expériences à suivre... Leurs gâteaux nous ont plu, leurs chocolats à manger un peu moins. Ils étaient bons, mais sans plus.

A+
MA Madikéra Globetrotter ·
Dimanche 15 août - Les degrés Oh Sort No car Peu Là !

Réveil avant 6 heures, petit déjeuner à la va-vite et hop dans le taxi en direction de Puerto Varas, pour 8 000 pesos. Nous regrettons fortement d'avoir dormi à Puerto Montt, nous aurions dû venir là directement. C'est une ville de villégiature aux nombreux gros hôtels. L'agence Turistour est en face du casino. Nous sommes bien attendus et pouvons nous inscrire pour l'excursion parant le matin même. L'excursion est organisée par deux agences en partenariat: la chilienne www.turistour.com et l'argentine www.cruceandino.com.

Il nous en coûte 294 224 pesos chiliens, soit 456 euros, pour deux. Ce prix comprend les transports en bateaux ou bus et une nuit, en base petit déjeuner, à l'hôtel Natura à Peulla. En hiver, il est impossible de faire l'excursion pour rejoindre Bariloche en une seule journée. Par contre, il est possible de le faire en bus en passant par Osorno.

Nous avons eu envie de vivre cette expérience à la lecture de différents commentaires positifs sur cette originale manière de changer de pays. Malheureusement la météo s'annonce fort grisonnante en ce début de matinée !

L'organisation a des airs clubmediatesques. Les sacs se voient coiffer d'un ruban jaune à ne surtout pas perdre et sont embarqués dans le bus arrivé de Puerto Montt avec la plupart des passagers de l'excursion. Nous sommes 4 à rejoindre le groupe composé très majoritairement de brésiliens de San Paulo. A 8h30 précises nous démarrons.

La première étape du voyage se fait en bus et a pour point d'arrivée le port de Pettrohué. Nous logeons le logo Llanquihue et ses superbes maisons de style suisso-allemanique. Nous apprenons qu'il y a une très forte colonie allemande dans la région, depuis le milieu du XiXème siècle et renforcé au XXème (sic !!!). nous passons d'ailleurs devant l'université germanique et choc le drapeau/logo de l'établissement a des airs de déjà vu ! J'ai été tellement surprise que je n'ai pas eu le réflexe de prendre une photo.

Nous commençons à voir le magnifique volcan Osorno, malheureusement la météo a choisi de se mettre en mode gris à tendance très froide. Nous marquons un premier stop, à 9h15, aux Saltos del Petrohué, la taxe d'entrée est de 5$ par personne. Nous marchons quelques dizaines de mètres dans un sentier très peu naturel et nous voilà au bord d'une rivière de belle eau verte en mode cascadettes. La vue sur le volcan est Wouaouh, dommage qu'il refuse de se débarrasser de son petit chapeau nuageux. Un stop café dans une des boutiquettes de souvenirs car il fait vraiment froid et heureusement il y a des commodités sur site.

Pendant le première partie du trajet, nous avions froid car le chauffage ne marchait pas. Et hop, un nouveau bus nous attend sur le parking, quand je vous disais que nous étions en mode clubmediatesque !

Au port de Petrohué, le bateau nous attend pour notre seconde étape et nous déportisons à 10h30, exactement comme prévu dans l'horaire. Les sacs ont été rangés dans des petits containers à l'avant du bateau. Nous partons en direction de Peulla et nous y arrivons à 12h30. Le trajet se fait sur le beau lac aux eaux vertes: Todos Los Santos. Nous sommes entourés de montagnes et de volcans: Puntiagudo, Tronador... Malheureusement la météo est toujours en mode couverture grise. Le pénible du trajet, c'est que le guide est chargé d'une mission fondamentale: vendre un maximum d'activités pour l'après-midi. Il propose du canopy, une sortie en 4X4 ou une promenade à cheval. Et il insiste au micro, de visu, au micro, de visu... Avec nous, il a vite compris que c'était non mais il est d'autres passagers qu'il ne lâchera pas. Ce que nous regrettons, c'est que ces excursions soient vendues sur le bateau et non à notre arrivée sur place, au moment où nous pourrions en avoir envie.

Nous débarquons et nous divisons en petits groupes partant à l'hôtel ou en activités. En hiver, seul l'hôtel Natura est ouvert et c'est tant mieux car l'hôtel Peulla fait vieillot. La suite 372 nous est attribuée et c'est une fort belle chambre avec un bow-window donnant sur la vallée mais car il y a un mais... le chauffage est en mode tempéré ! Immédiatement, je vais réclamer une autre couette (plumon) car nous craignons la baisse de température nocturne. Nos bagages sont déposés devant notre porte... Direction le restaurant pour un déjeuner (non compris dans le prix) fait d'un risotto de camarones, de fettucini con salsa bolonesa, arrosé de coca et se terminant par un café - 17 200 pesos.

Le soleil a décidé de sortir quelques rayons et nous allons faire un petit tour dans les environs: à la cascadette derrière l'hôtel Peulla puis jusqu'au port. Retour à l'hôtel pour une petite cérémonie du thé devant le feu de la grande cheminée du salon du bas. Nous trainouillons entre le salon, Internet et le bow-window. Il faut dire que dehors la température est proche de zéro et n'encourage pas aux activités de plein air. Le soir nous dînerons d'une crema de arvejas, suivi d'un medallon de salmon ou d'un plateada al bourgignon arrosés de bière Polar Impérial (pratique les tickets détaillés de l'hôtel). Il nous en coûte 20 800 pesos. La cuisine est fine et servie par un personnel stylé et professionnel.

En ce début de nuit, le ciel a l'air bien chargé. Aucune étoile n'est visible.

Une journée au coeur des volcans enlaqués

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_92.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Lundi 16 août - Les degrés 5 B, en 3 contre 2

Nous avons rendez-vous, dans le hall à 9h30, pour poursuivre l'excursion. Cela nous laisse largement le temps de déguster une partie du buffet pantagruélique proposé. Nous n'avons pas eu froid pendant la nuit, sous nos deux gros futons.

La première étape du jour se fait en bus. Les bagages sont descendus et mis en containers par le personnel. Ils partent en camion au poste frontière argentin. Il fait environ 300 mètres et s'arrête au poste frontière chilien, bien que la ligne de frontière soit à quelques kilomètres. En effet, cela permet aux douaniers de vivre dans le pueblo du lieu au lieu d'être isolés. Quelques minutes et tous les passeports sont tamponnés.

Malheureusement le ciel a décidé de nous gâcher la journée. Il emploie toute la palette des gris dont il dispose et en plus il a choisi de nous mouiller à tout va. Ce sera ainsi, toute la journée !

Nous partons en direction de la montagne sur une route privée à sens unique. Le guide répète à l'infini que la route est sûre, qu'il n'y a jamais eu d'accident en 90 ans, qu'il y a un système d'information permanent pour savoir où nous sommes, qu'un seul sens de circulation fonctionne à la fois, que notre bus dispose de 4 roues motrices... Nous supposons que ce genre de messages hyper accentuant le côté sécuritaire est à destination de certains groupes de touristes...

Il a neigé pendant la nuit et à partir d'une certaine hauteur les arbres sont tout décorés de petits flocons. Nous faisons un stop photos à mi-parcours, à l'exacte frontière. La majorité du groupe est composée de brésiliens et certains touchent de la neige pour la première fois, cela s'entend et se voit...

Au bout, d'un peu moins de 2 heures nous arrivons au port de Puerto Frias. Le lieu porte fort bien son nom car il gèle à pierre fendre. Nous changeons de pays. Les formalités prennent quelques minutes, cinq à six sacs sont choisis pour être fouillés et nous nous réchauffons en buvant un café avec du cognac. Ce changement de pays, marque aussi le changement d'entreprise, nous passons de la chilienne à l'argentine et donc de guide.

Nous embarquons dans un petit bateau en direction de Puerto Alegre, le trajet dure une vingtaine de minutes. Nous débarquons pour prendre un bus et quelques minutes plus tard, nous voici à Puerto Blest. Ce trajet peut aussi s'envisager à pieds mais ce jour là, ce fut bus pour tout le monde. En effet, la pluie a refroidi toutes les envies de promenade. Il est déjà l'heure du stop déjeuner, non compris dans le prix. Au menu du jour, il y a de la goulasch et des spätzle !!! La cuisine est correcte, sans plus. Le déjeuner nous revient à 20 000 pesos. Une anecdote: il fait frisquet dans le secteur et pourtant toutes les serveuses sont jambes nues dans de toutes petites sandalettes et ne semblent pas avoir froid.

Nous repartons, en bateau, à 14h30 pour aller sur la berge d'en face voir une petite cascade et repassons par le restaurant chercher ceux n'ayant pas eu envie de venir à la cascade.

L'après-midi sera ultra pluvieuse et à la visibilité fort réduite. Au restaurant, j'avais remarqué une dame parlant français avec son fils et me disais, je la connais, je suis sûre de l'avoir déjà vue. Dans le bateau nous échangeons quelques bons conseils voyagesques et nous apprenons qu'ils viennent de Martinique ! Notre dernier voyage en bateau se termine à Puerto Panuelo, vers 17 heures.

Nous montons dans un dernier bus à destination de San Carlos de Bariloche que nous atteignons vers 18h15. La dépose, au plus près des hôtels, commence. En longeant la route, nous avons vu La Malinka, l'hôtel qui me faisait fort envie. Cela a l'air joli mais c'est très loin du centre sans voiture, au final je n'ai aucun regret d'avoir changé d'avis. Notre choix s'était finalement porté sur le View Hotel, en plein centre. Le guide de l'excursion a téléphoné et il y avait de la place. Le bus nous dépose au coin d'une rue, le chauffeur nous explique que la rue est trop étroite pour que le bus monte. Nous débarquons et retrouvons nos sacs. Il nous faut monter puis, en principe, tourner à droite et voir l'hôtel... Et, bien nous ne l'avons jamais vu et avons demandé à plusieurs personnes de nous indiquer où il était, mais ils ne le connaissaient pas. En fait, il était une rue plus haut ! La pluie tombe drue et nous redescendons vers la grande rue Moreno et nous dirigeons vers l'hôtel Tirol sur la placette en vue. J'avais souvenance d'avoir lu des critiques moyennes mais la pluie freine tout désir de recherches approfondies. Pour une nuit, cela nous conviendra bien. L'accueil est fort sympathique et nous bénéficions d'une petite chambre tranquille avec vue sur le lac.

Nous partons parcourir la principale rue boutiquantes de la ville: B. Mitre. Nos yeux sont attirés par un restaurant au nom évocateur: La Marmite. Nous y entrons et aussitôt une bonne odeur de fond sur nous. La salle est plutôt bondée mais une petite table nous est trouvée. Nous nous sentons totalement en vacances à la neige en dégustant notre fondue au fromage accompagnée d'un chardonnay blanc, même si c'est plutôt de la pluie qui tombe ! Le fromage a un petit goût de fromage italien, mais nous apprécions d'y baigner nos petits bouts de pain, de saucisse ou de pomme de terre (200 pesos). Nous rentrons en faisant un premier stop chez Mamuschka, j'avais lu un carnet disant que c'était les meilleurs de Bariloche, voire de la Patagonie et ... nous confirmons.

Toute la soirée nous tournons autour d'une grosse interrogation: qu'allons-nous faire, rester dans ce secteur où la pluie semble souveraine ou partir. Nous décidons de partir dès le lendemain vers Villa La Angostura, pour voir si il y fait plus beau ???

Une journée born to be trempée

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_93.html
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette traversée nous menant du Chili en Argentine.

Nous sommes déçus, non de l'excursion, mais de la météo qui a gâché tout l'intérêt de ce périple. Nous sentions qu'il y avait de beaux paysages autour de nous car nous les entrapercevions entre deux gouttes de pluie.

Donc, si le temps est mauvais, inutile de dépenser autant... Dans ce cas, nous vous recommandons de rejoindre Bariloche en bus publics.

Vous pouvez aussi, en saison, envisager de faire l'excursion à la journée sans dormir à Peulla.

Nous avons apprécié de pouvoir entièrement nous reposer sur l'organisation, pendant deux jours, et de nous laisser vivre notre excursion sans nous préoccuper du fonctionnel.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_97.html

MA Madikéra Globetrotter ·
Mardi 17 août - Juste dix degrés de désespérance bruineuse

Il y a un bus pour Villa La Angostura à 11h30 et c'est celui que nous choisissons de prendre. Le précédent était à minuit trente. Ainsi, nous disposons d'environ deux heures pour faire un tour en coeur de ville. Le Centro Civico a des airs suisso-germano-tyrolino. La cathédrale est de belle dimension. L'aspect le plus marquant de ce centre ville, c'est l'impressionnant nombre de chocolateries. Nous n'en n'avons jamais vu autant au cent mètres de trottoirs !!! La ville, car c'est une ville, est en bord de lac et de nombreux hôtels disposent d'une belle vue sur le Nahuel Huapi.

En toute cette première partie de matinée, nous continuons à nous sur la suite à donner à ce voyage. Nous sommes venus dans la région, entre autres, pour faire du ski. Mais la météo est pluvieuse et refroidit toutes nos envies de schuss. En plus, nous doutons toujours du choix de l'endroit où aller skier. Plusieurs forumeurs nous ont conseillé Villa la Angostura au détriment de Cerro Catedral. Donc, nous optons pour aller voir du côté de cette dernière.

Quelques minutes de taxi, pour 15 pesos, et nous rejoignons le terminal. Nous achetons nos billets au comptoir d'Albus. Le trajet revient à 18,5 pesos par personne. L'attente nous permet d'acheter quelques grignoteries et de demander des informations à l'accueillant de l'office du tourisme sur les hébergements à Cerro Catedral, au cas où... Il nous déclare qu'en cette période, nous pouvons y monter directement et que nous trouverons de la place dans tous les hébergements.

Le bus part à 11h30 et longe le Lago Nahuel Huapi. Nous arrivons à destination à 12h45. L'office du tourisme (en toute proximité du terminal) nous indique quelques hôtels ouverts, dont le La Angostura que j'avais repéré en préparant ce voyage. Nous optons pour ce dernier. L'employée vérifie en téléphonant qu'ils sont bien ouverts (!) et nous retournons au terminal prendre un taxi (13 pesos).

Malheureusement le plafond nuageux est des plus bas et la pluie est toute proche. L'hôtel offre une magnifique vue sur le lac. Il y a largement de place... nous serons les seuls clients de la journée.

Nous descendons, par le petit chemin du jardin, au port et trouvons un restaurant ouvert, le Viejos Tempos. Il fait tristement grisounne et nous nous demandons ce que nous faisons là. Nous partageons un bon riz maresco et une tarte aux épinards en buvant une boisson aux pamplemousses. Hummh, pou cette boisson, nous en reprendrons régulièrement par la suite.

Petit tour sur le site, entre deux minis averses. La croisière de l'après-midi est annulée. Donc rien à faire dans le secteur, si ce n'est que rentrer lire à l'hôtel en regardant le lac et la péninsule de Quetrihué, Parque Nacional Los Arrayanes. Que sommes-nous venus faire par là ? Avec un peu de soleil cela doit être super joli. S'il te plaît Monsieur Soleil, tu ne pourrais pas envoyer trois ou quatre rayons ?

Nous alternons entre regret de ne pas avoir loué une voiture - on pourrait aller jeter un oeil à la station de ski - et satisfaction de ne pas l'avoir fait - à quoi cela sert de rouler sous la pluie sans rien voir. Le chauffage marche super bien et finalement l'après-midi sera consacrée à la lessive de toutes les petites pièces de vêtements non lavées ces derniers jours.

Pour le dîner du soir, ce sera pizza et bière livrées sur site (48 pesos) car les deux restaurants du port sont fermés et celui du grand hôtel voisin aussi. Nous y sommes allés pour voir si... et le seul résultat fut un trempage de la tête aux pieds !!!

La grande question du soir est: qu'allons-nous faire ensuite, si le temps se maintient dans cette gamme ??? Nous commençons à envisager de rejoindre Puerto Madryn au plus vite, puis d'aller à Mendoza, avant de retourner à Buenos-Aires. On verra demain...

Une journée Villa Pluvia La Interrodouta

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_95.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

J'espère qu'on n'aura pas trop de jours de pluie comme ça quoique... l'été est justement la saison des pluies 🤪 🏴‍☠️. Bon, on verra bien... Mais c'est sûr que ça doit doucher – sans vouloir faire de jeu de mots – l'enthousiasme!

Dommage qu'on n'aille pas jusqu'à Bariloche goûter le chocolat, moi qui suis fan du bon chocolat! 🙂

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Il y a quelques chocolateries à Ushuaia et à El Calafate...
MA Madikéra Globetrotter ·
Mercredi 18 août - Les 7 lacs de Martin en degrés andins

Au réveil, nopus constatons que la météo est un peu plus clémente que la veille, il y a quelques fragments de ciel bleu, même si dans le lointain... Malgré ce presque beau temps, nous ne ressentons aucune envie de nous éterniser et d'aller voir la station de ski. Il faut dire que nous concernant, le ski, c'est plutôt hébergement aux pieds des pistes et pas à une bonne quinzaine de kilomètres. La gérante de l'hôtel nous confirme que l'éclaircie ne va pas durer. Donc, nous choisissons de poursuivre notre route des 7 lacs en allant à San Martin de Los Andes. Il n'y a que deux bus par jour à 13 heures et à 19h30. Ce sera donc le premier.

Encore une matinée de trainouillerie, dans les abords de l'hôtel puis dans l'éternelle rue touristique de la ville... et nous voilà dans un nouvel Albus (32,5 pesos par personne). La météo varie entre gris, pluie, pluviote et soleil.

Les paysages ont l'air beaux sur cette route des 7 lacs, juste l'air car il est difficile de les voir vraiment ! Par contre, la route est très vite non asphaltée. La couche de surface est toute en gadoue et le bus a parfois du mal à avancer. Il patine fort dans les montées. Nous voyons très peu de véhicules sur cette route et ce sont presque tous de gros véhicules. Nous aurions eu énormément de mal à faire cette route, ce jour là, avec un véhicule basique et non 4x4. A signaler que d'importants travaux sont en cours, avec l'objectif d'asphalter toute cette portion de route au plus vite...

Nous arrivons à 15h45 et nous dirigeons vers le centre ville. En avançant, nous apercevons un hostal et optons pour y dormir car nous sommes à 5 minutes à pieds du terminal de bus. Nous sortons faire le tour de la ville, enfin des habituelles et exactement les mêmes qu'ailleurs, deux rues commerciales. Un café moka accompagné d'un gâteau, chez Havanna, nous tient lieu de goûter (46 pesos). Repos, télé, et qu'est-ce qu'on fait demain nous tiennent lieu d'occupation jusqu'au dîner.

Le manque de voiture se fait sentir. La station de ski est lointaine et nous n'avons aucune envie de prendre un taxi pour partir la découvrir. Une discussion sur la région, avec la gérante de l'hostal nous apprend qu'un des petits lacs du coin a changé de couleurs après le gros tremblement de terre chilien de cette année. Il est passé du bleu au vert (ou l'inverse, j'ai oublié). Une poche de gaz serait remontée à la surface et aurait modifié la composition de l'eau.

Pendant notre promenade de l'après-midi, nous avions repéré une boutique/restaurant (Ahumadero) de spécialités locales et en particulier de viandes, poissons et fromages fumés, El Ciervo. Nous décidons de nous y rendre pour picader. Un vrai délice ces morceaux de sanglier, saumon, truite, chevreuil... servis avec des olives et autres petits légumes croquants et deux excellentes bières (113 pesos). Jour oblige, nous prendrons une gaufre chaude avec de la glace à la framboise, chez Abuela Goy, le paradis du chocolat à boire (51 pesos).

Nous nous couchons sans savoir ce que nous ferons le lendemain et les jours suivants.

Une journée en lien avec la page Viva Las Musicas de ce site

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_99.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Jeudi 19 août - En route pour les degrés Catedral

Au réveil, nous décidons de repartir sur Bariloche et de décider de la suite à notre arrivée sur place, soit nous monterons à Cerro Catedral pour voir, soit nous partirons pour Puerto Madryn. Première bonne nouvelle, il fait beau.

Le bus d'Albus part à 10h15. Nous avons acheté nos billets mercredi soir, 51 pesos par personne, sur les conseils de notre logeuse et nous avons bien fait car il restait très peu de places. Nous allons pouvoir admirer les beaux paysages car le soleil est bien présent. Entre San Martin et Villa La Angostura, c'est une succession de petits lacs et de jolis points de vue. Une voiture nous aurait permis de faire plus d'arrêts admiration, petit regret.

Entre Villa La Angostura et Bariloche, il y a de nombreuses belles et grandes propriétés, hôtels... Nous sentons que cette région est une région d'argent et de grandes villégiatures. En cette saison, c'est plutôt vide mais en été, il doit y avoir du monde...

Nous arrivons à San carlos de Bariloche à 14h40 et le très beau temps confirme notre envie d'aller voir dans les hauteurs, si skier nous sera possible. Il y a un bus toutes les heures à l'heure pile et nous arrivons à prendre celui de 15 heures, 6 pesos par personne.

Nous roulons pendant environ 45 minutes, d'abord en bordure du lac puis en montant vers les sommets. Tout au long de la route, il y a des dizaines d'hôtels, appartements à louer, cabanas... Nous voilà à l'arrêt final au plein coeur de la station, plaza Amancay. Un regard à droite, un regard à gauche et oh, il y a justement un hôtel. Nous nous avançons et je vais demander si il y a de la disponibilité et quels sont les tarifs. La réceptionniste m'annonce avoir une chambre de libre et me propose un tarif de 183 dollars la nuit, soit 730 pesos (tarif pleine saison), avec petit déjeuner. Je ressors et je vois mon compagnon en train de discuter en français avec un monsieur. Je lui annonce qu'il y a de la place mais que c'est un peu au-dessus de nos moyens. Le monsieur me demande quel est le tarif donné et nous demande de rester là, soit devant l'hôtel. Quelques minutes plus tard, la réceptionniste arrive et nous propose un nouveau prix: 120 dollars (tarif moyenne saison). Même si c'est aux limites de notre fourchette haute, nous acceptons, pour 3 ou 4 nuits. On nous prévient qu'au bout de 2 nuits, il nous faudra changer de chambre. Le monsieur en question, était le gérant de l'hôtel, un inconditionnel de Courchevel.

Petit tour dans la station pour constater que l'ambiance musicale est puissamment jeunissimme !!! Un arrêt internet, dans une cafeteria et nous observons un phénomène nous intrigant beaucoup: des groupes d'une centaine de jeunes tous habillés pareils, qui sont-ils ???

Passage par la case essayage du matériel, au rez-de-chaussée de l'hôtel, cela revient à 50 pesos par personne et par jour, pour les skis, les chaussures et bien sûr les bâtons. Nous donnons un gros stock de linge à laver.

Le soir, nous dînerons au restaurant de l'hôtel, Knapp, d'un très bon wok de légumes frais accompagné de deux excellentes bières, 130 pesos.

Demain, c'est ski...

Une journée de bords de lacs sous le soleil

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MA Madikéra Globetrotter ·
Du 20 au 22 août - Des descentes de tous degrés

L'avantage de venir en hiver, c'est qu'il est possible de faire un deux en un, voyage découverte et vacances à la neige, surtout pour nous venant de Martinique ! Il est certain que le froid et la neige sont totalement absents de notre quotidien. Du coup, quelques flocons et nous sommes béats d'admiration devant ces paysages saupoudrés réveillant d'agréables souvenirs d'enfance. Il en est un peu de même avec le plaisir de manger une fondue ou de croquer dans d'excellents chocolats !!!

En préparant ce voyage, j'avais lu divers commentaires négatifs sur la station de Cerro Catedral et cela nous avait conduits à hésiter à nous y rendre. En particulier, on nous annonçait un monde fou et donc de longues files d'attente. Ce ne fut absolument pas le cas. Nous n'avons pratiquement jamais fait la queue pour prendre une remontée et notre maximum d'attente a été d'une quinzaine de minutes. Comme dans toute station, cela doit être différent en pleine saison. La deuxième quinzaine d'août est donc une bonne période pour y venir.

Le tarif journalier adulte des remontées, pour 2010, était de 185 pesos. Il y a bien sûr différentes formes de forfait. Pour les détails, vous pouvez consulter le site: www.catedralaltapatagonia.com.

Nous avons énormément apprécié ces trois jours de ski. C'est de très loin, notre activité la plus agréable du séjour. Les pistes (54 au total) sont très majoritairement rouges ou bleues et permettent le ski pépère, exactement ce qu'il me faut. Donc, si vous recherchez du ski technique, vous risquez de trouver la proposition limitée. Dans nos considérants, c'est une petite station convenant bien pour 3/4 jours de ski. Il y a des points de vue époustouflants à de nombreux endroits.

Après 3 jours de vilaine pluie bruineuse, nous avons eu droit à 3 jours de soleil allant crescendo et cela nous a réconcilié avec la région. Le dimanche a été une journée topissime alliant soleil splendide et vent très faible.

Un petit bémol, le faible enneigement du bas des pistes, la station est à 1 030 mètres d'altitude. Le troisième jour, nous sommes même rentrés en oeuf, tant il y avait peu de neige. Une discussion avec une des employées de l'hôtel nous apprend que l'an dernier la neige avait fait défaut ! Il y a 20 ans, par contre, nous aurions pu en trouver jusqu'à un mètre cinquante dans les rues de Bariloche, alors que cette année elle y a été quasiment absente.

Nous avons testé 3 des restaurants d'altitude, sur la base d'une soupe de légumes. Nous vous recommandons très fortement celui de la Hoyita. Premièrement, car nous y avons mangé une vraie soupe de légumes frais et deuxièmement, pour la vue, qui à elle seule, vaut le déplacement.

L'activité de la station est fortement cyclique.

Dès 8 heures du matin de nombreux bus arrivent et petit à petit la station se peuple. Toute la journée, il y a du monde sur les pistes (pas trop, quand nous y étions), aux alentours de la plaza centrale et aux points de départ des remontées. De nombreux restaurants, magasins, écoles de ski regorgent d'activités et bien souvent de musique poum-poum, trop forte à notre goût !

Les pistes ouvrent vers 9 heures et ferment vers 17 heures. A partir de 16 heures, les bus repartent avec l'essentiel des visiteurs du jour et la station se désertifie. Presque tous les commerces et restaurants ferment. C'est hallucinant de constater qu'à 17 heures il y a une foule dense au grand centre commercial et qu'à 19h30 toutes les ruelles sont désertiques ! En fin d'après-midi, il fallait faire la queue chez Abuela Goye pour boire un chocolat ou chez Mamuschka pour prévoir de quoi grignoter avant de se coucher...

Sur les pistes, on entend de nombreuses langues: de l'anglais, de l'italien, du néerlandais, du portugais à égalité avec de l'espagnol et même un peu de français.

Il n'y a pas de vie nocturne. Une discothèque/bar reste ouvert jusqu'à 21 heures et ses derniers clients courent à l'arrêt de bus pour prendre le dernier à 21h15. Heureusement, un bar, les restaurants d'hôtels et l'épicerie fonctionnent !

De ce fait, nous avons dîné 3 soirs au restaurant de notre hôtel, le Knapp, et y avons bien mangé. C'est un des rares endroits où on nous a servi des cacahuètes d'attente. L'ensemble du personnel de l'établissement est attentif à satisfaire la clientèle. Puis, nous avons testé le cyberbar El Manu et apprécié, pour 119 pesos, 2 lomos accompagnés de bière Aguila Rubia.

Autre surprise, le samedi soir l'hôtel s'est retrouvé être complet. Des habitués, de Sao Paulo ou Buenos-Aires, viennent passer le week-end. Certains ont leur chambre réservée d'avance presqu'à la saison et c'est pour cela que nous avons dû changer de chambre au bout de 2 jours.

Ces fameux grands groupes de jeunes tous habillés pareils, qu'on voit aussi dans les rues de Bariloche achetant des chocolats en boîtes d'un à deux kilos, qui sont-ils ??? Ce sont des élèves en dernière année de lycée venant passer une semaine à la neige. C'est une tradition dans certains établissements de la capitale. Chaque lycée porte un costume d'un style ou d'une couleur: il y a les rayés, les vestes oranges, les vestes rouges... C'est impressionnant de voir ces groupes de 100 à 150 mêmes costumes passer, attendre pour monter avec Princesa 1, et heureusement pour les autres utilisateurs des pistes, être concentrés à Dinardia pour leurs cours. Leurs déplacements sont rythmés par de stridents coups de sifflet et filles et garçons sont séparés, mais font tout pour se rejoindre !

Trois jours de planche attitude

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MA Madikéra Globetrotter ·
Lundi 23 août - Une affreuse nuit en degré cama-aïe

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, le lundi matin, nous décidons de repartir de Cerro Catedral. Il faut dire que la météo est à tendance couverte. Le bus cama pour Puerto Madryn est à 18 heures. Nous allons partir vers le terminal avec le bus de 11h30. Nous réservons nos places chez Ejecutivo del Chubut, 220 pesos par personne pour le transport, la merienda et le dîner du soir. En fait, nous voyagerons avec Don Otto donc nous aurions pu acheter chez eux directement.

Nous déposons les sacs à la consigne et partons, en bus, au centre ville. Re-tour de la principale rue de San carlos de Bariloche, du Centro Civico... Il fait un beau soleil et c'est agréable de se promener, on se croirait au printemps. Sur la place, des propriétaires de chien proposent de prendre des photos avec une famille de Saint-Bernard: papa, maman et bébés.

Nous retournons déjeuner à la Marmite, quand je vous disais que nous avions tendance à cantiner. Cette fois ce sera choucroute et truite. Pour le dessert, nous changeons d'établissement et allons chez Rapa Nui, excellente tarte à la framboise ! Nous y achetons du turron, pour changer du chocolat. Les rues et les chocolateries sont pleines de groupes de jeunes, les mêmes que ceux vus à la station ces derniers jours. Ils font provision de chocolats et achètent des boîtes de 1 à 2 kilos, spécialement faites pour le transport. Ils mangent, également, des quantités impressionnantes de glace !

Il fait tellement beau que nous décidons d'aller au terminal à pieds, il est à environ 5 kilomètres. Cela nous occupera et nous maintiendra debout avant les 13 heures de bus. Une fois arrivés, il ne nous reste qu'à attendre l'heure du départ. Ce terminal présente toutes les commodités nécessaires à une attente: confiteria, boutique, bancs...

Nous quittons Bariloche à 18 heures précises. Le bus est plein, alors que lorsque nous avons acheté nos billets, il était à moitié vide. Les passagers sont, très majoritairement, des touristes étrangers. Un bus semi-cama fait la même route, en partant à 17h30 et arrivant à 7h30, avec des arrêts supplémentaires. Une couverture et un coussin nous sont remis. Un goûter tardif, mérienda, nous est servi vers 19 heures. Sont proposés du café ou du thé et une grignoterie. La plupart du temps, nous roulons à la vitesse maxi, soit 90 kilomètres/heure et à une température moyenne de 23°. Un compteur nous permet de constater ces données, en continu. Le chauffage est baissé en cours de nuit, puis remonté, puis rebaissé... Des films passent en permanence seulement le son marche mal, sauf avec des écouteurs non fournis. Donc, petite recommandation au passage, si vous souhaitez regarder les films, vous amènerez vos écouteurs.

Notre premier arrêt se fait à Esquel vers 22 heures. Cela permet de sortir marcher un peu, faire un tour aux commodités et aux fumeurs d'enfumer le bus car il faut qu'ils fument juste devant les portes (ggggrrrrrrr !!!). Les repas du soir sont chargés et nous repartons. Dîner plus que correct vers 23 heures puis dodo pour la majorité des personnes présentes dans le bus.

Et commence la séance de torture, pour moi... Je ne sais plus somment m'asseoir, j'ai tellement mal aux genoux que j'en hurlerai. Je me disais même que si il y avait eu un arrêt quelque part, je serai descendu du bus ! Impossible de tendre correctement les jambes, les repose-pieds obligent à avoir les jambes fléchies et même remontés ils gênent. Je me tords dans tous les sens pour chercher en vain une posture supportable, mais rien à faire. Ce sera la douleur jusqu'au bout. Il faut dire que mes genoux gardent des traces de la pratique de sports intensifs pendant ma jeunesse et ils supportent très, très mal d'être fléchis plus que quelques heures.

Le serveur passe régulièrement dans le bus et à une heure du matin, il constate que nous sommes deux à être éveillés: un monsieur et moi. Il nous propose un verre de whisky et revient avec une timbale pleine à rabord, après trempette des lèvres et ingurgitation de quelques goulées le solde partira dans les toilettes. Cela me permet de les visiter et de constater qu'ils sont tout à fait propres en ce milieu de la nuit.

Un peu avant 6 heures du matin, nous arrivons à Trelew et à sept heures nous sommes à Puerto Madryn, aucun petit déjeuner n'a été servi contrairement à l'annoncé. Nous descendons du bus fracassés: les genoux en compote pour l'une et un début d'angine pour l'autre !!!

Une journée sans nuit

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MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue à Bariloche et dans la région des 7 lacs.

Nous avons insuffisamment pu apprécier cette région de lacs et de montagnes. La météo a, en effet, choisi de nous cacher grandement ces potentielles beautés. C'est une région de villégiature offrant de nombreuses activités tant en hiver qu'en été: nautisme, pêche, chasse, marche, vélo, ski...

C'est aussi une région à la gastronomie d'inspiration suisso-germano-austrio-croato and co: chocolat, goulasch, choucroute, fondue, venaison...

Nous recommandons d'envisager de la découvrir avec un véhicule individuel.

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MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue à Cerro Catedral.

Nous sommes très heureux d'avoir choisi de nous y arrêter pour skier. Ce fut notre activité préférée du voyage et trois journées des plus agréables.

Dans nos considérants, c'est une petite station convenant bien pour 3 ou 4 jours de ski. Il y a des points de vue époustouflants à de nombreux endroits. Le domaine est bien équipé en remontées, quand le vent permet l'ouverture maximale !

Nous y retournerions volontiers et choisirions à nouveau de loger aux pieds des pistes, même si l'activité nocturne est inexistante.

Nous vous conseillons d'y aller en demie ou hors saison, en pleine saison cela doit être foulistique.

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MA Madikéra Globetrotter ·
Mardi 24 août - Les degrés récupération

Avant de partir à l'hôtel, où nous avons réservé par Internet, nous vérifions les disponibilités pour les bus en direction de Buenos-Aires. Il n'y a plus de place en letto, par contre il reste de la place en cama. Mais ce serait 17 heures à subir le même inconfort, à ce moment j'espère très fortement qu'il y aura de la place dans un avion entre vendredi ou samedi.

Quelques minutes de taxi et nous arrivons à l'hôtel, à 8 heures du matin. Notre chambre est déjà disponible, sans supplément. Par contre, nous paierons un supplément petit déjeuner. nous entrons dans la chambre, posons les sacs, ouvrons le rideau et là Wouaouhhh, elles sont là !!! Il y en a 3 batifolant en toute proximité, super nous allons pouvoir les admirer du balcon.

Nous nous requinquons et partons en direction de la première agence de voyage. Andes n'a pas de vol le samedi et est complet pour vendredi, ouf, Aerolinhas Argentinas a de la place. Il nous en coûtera 1 251 pesos pour les deux billets plus 70 pesos de transfert à l'aéroport. Voilà une bonne chose de faite et nous allons pouvoir vivre tranquillement nos derniers jours de vacances.

Tout le reste de la matinée, nous nous reposons, en regardant les baleines dans la baie. Nous déjeunons au café Lizard d'hamburger ou d'omelette (76 pesos) et terminons par une "mais qu'est ce que c'est bon" de chez Kebon à la framboise, chocolat amargo et capuccino (13 pesos le pot de 250 ml). Un glacier que nous vous recommandons très fortement !!!

L'après-midi nous allons jusqu'au bout du ponton pour les voir d'encore plus près. La ville de Puerto Madryn a des airs de villes de vacances à la mer. Un long malecon agrémenté de nombreuses statues d'art moderne accueille le promeneur et le soir des sportifs de tous âges, dont les jeunes du club de rugby.

Nous allons également terminer l'écriture de cartes postales aux proches et connaissances les préférant aux courriels. Nous avons trouvé des timbres dans une petite boutique du front de mer.

Nous décidons de louer une voiture pour les jours prochains. L'hôtel en propose à 300 pesos par jour en paiment par carte et à 250 en paiement en espèces. Ce sont des Chevrolet Corsa, 4 portes. Les autres propositions tarifaires du secteur sont du même ordre.

En face de l'hôtel, il y a un restaurant nous faisant de multiples clins d'oeil: La Cantina. Nous y dégusterons un excellent risotto aux crevettes et un magret de canard arrosés d'un bon chablis Bianchi (140 pesos). Nous recommandons très fortement cette adresse même si le service a des tendances un peu guindées car l'adresse est une des bonnes tables de la ville.

Une journée couleur baie des baleineaux

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_102.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Je vous suis toujours, même si nous ne devons pas monter aussi haut. Je vois que dans l'ensemble vous êtes de sacrés gourmands 😉, comme nous, quoi 🙂. Je vois aussi que vous avez loué une Chevrolet Corsa, la voiture que nous aurons pendant tout notre périple (Chevrolet Corsa Sedan cinq portes), sauf à BsAs, mais sur la Ruta 40 et la Carreterra australe. Tu pourrais me dire comment est le coffre? Est-ce que c'est vraiment une petite voiture?

Merci! @+,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

Merci d'être notre fidèle lectrice et commentatrice première.

Nous avions une voiture qui était plutôt grande, maitenant je ne sais pas si c'était une Sedan. Je te mets une photo. Nous aurions eu largement de la place pour ranger nos sacs dans le coffre.

Quant à la gourmandise, ce voyage nous a permis de l'exercer à un niveau encore jamais atteint en voyage !!! Il est vrai que nos journées étaient globalement plutôt light, probablement car nous étions en hiver. Donc, nous sustanter devenait une des activités de la journée et nous l'avons pratiquée avec grand plaisir !

Bonne fin de prépa à toi... J'en suis à la narration de nos dernières journées, il va me falloir bientôt passer à autre chose...
KA Kashtin Globetrotter ·
Merci de me répondre si vite! Oui, ça a l'air d'être une Sedan. Bon, ça me rassure, surtout pour les bagages. 🙂 J'avais peur que le coffre ne soit minuscule. Pour les pistes on se débrouillera, de toute façon il faudra bien, et si on est coincés dans une ornière du côté de Caleta Tortel (j'espère quand même bien que non...😉), on a aura toujours nos sacs de couchage 😐.

J'en suis à la narration de nos dernières journées, il va me falloir bientôt passer à autre chose... Dommage, j'aurais bien continué avec les paysages enneigés, le chocolat et toutes les gâteries 😉.
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Re,

Mon co-voyageur me dit qu'il ne faut pas non plus que les sacs soient trop gros pour en rentrer deux dans le coffre... L'avantage, à mes yeux, quant on a une voiture à disposition, c'est de pouvoir décomposer les gros sacs en plus petits et donc de pouvoir ranger plus facilement le coffre.

De ce que nous avons vu, les routes sont plutôt bonnes mais c'est vrai qu'avec les pluies... Il vaudra mieux rouler de jour et prévoir une petite réserve de gourmandises...

Tu me diras, je ne suis pas prête de terminer quand, comme ce matin, le logiciel merdouille dans les photos et me les mélange, sans que j'arrive à comprendre pourquoi (gggrrr !!!). C'est la deuxième fois que j'ai cela et impossible de remettre la photo que je veux là où je veux.

En plus, j'ai encore des petits films à ajouter et je pense changer les formats des zones photos (2 photos carrées) pour utiliser plutôt le format présentant une grande photo rectangle et les autres en petits sur le côté. Je le ferai aussi sur les plus anciens voyages...

Bonne fin de journée à toi.
MA Madikéra Globetrotter ·
Mercredi 25 août - Les degrés toninas en mode gallois

Au réveil, l'angine se fait plus présente mais les genoux vont mieux. Nous mettons un moment avant de démarrer. Nous avons loué une voiture pour 2 jours (300 pesos par carte). Comme il est plus de 9 heures, nous décidons d'aller vers Trelew car il est trop tard pour la marée montante aux plages d'El Doradillo. Nous faisons le plein avant de partir à 4 pesos le litre, soit 135 pesos.

Nous roulons sur une large route, bien ventilée, fort peu fréquentée. Arrivés en proximité de Trelew, nous partons vers Rawson et Playa Grande pour tenter de voir des toninas. C'est un petit dauphin dit de Commerson noir et blanc. Rawson, capitale de la province du Chubut, est vite traversée et nous voilà, au bout d'une heure trente de route, dans la petite ville côtière de Playa Grande.

Une longue et belle plage, certainement pleine de monde en été, et bordée de dizaines de maisons de vacances constitue cette station balnéaire. Pratiquement tout est fermé, des postes de garde aux magasins et restaurants. Nous entrapercevons quelques toninas et baleines, trop au large pour être bien visibles. Il y a pas mal de vent et cela nous encourage peu à rester en bord de mer.

Un seul restaurant est ouvert, le Bogavantes, et nous y dégustons des assiettes pantagruéliques de merluza, sauce roquefort ou citron, arrosées d'un bon Sauvignon, 133 pesos. Nous reprenons la route en direction de Gaiman, le village gallois. Nous aurions pu faire un arrêt à Trelew pour visiter le musée consacré aux dinosaures, mais comme depuis le début de ce voyage, aucune envie d'aller museter...

La route est bordée de petits lotissements mais aussi de divers bidonvilles. Lorsque nous préparions ce voyage, un jeu télévisé était diffusé: Pékin Express. Une bonne partie se passait en Patagonie. Nous y avions découvert la vénération à l'égard de Gauchito Gil. Des dizaines de petits hôtels lui sont consacrés, le long des routes et il est de bon ton de lui laisser une offrande faite de rouge ou des cigarettes ou de l'alcool. Nous n'avons pas d'offrande à lui offrir mais marquons un stop en un de ces sanctuaires.

Arrivés à Gaiman, nous sommes déçus par ce que nous voyions. C'est une petite bourgade aux maisons principalement en briques mais rien de très attirant. Nous nous rendons dans le temple du thé gallois, là où Lady Di est toujours honorée. La maison est chiquos, le service de thé ne se fait que complet (110 pesos), c'est à dire avec moult gâteaux et autres scones, impossible de ne boire qu'une tasse sans rien manger ! Donc, nous regardons sans goûter car nos estomacs sont super pleins. Un point plus à notre venue en ce site, pour la première fois depuis le début du voyage, nous trouvons des calendriers 2011 et petits calepins illustrés. Nous repartons avec l'essentiel des cadeaux petits souvenirs pour les proches.

Route de retour en direction de Puerto Madryn, atteinte à 17h30. Nous sommes stoppés par un contrôle de police à la sortie de Trelew. Cela a pris quelques minutes car les policiers avaient du mal à comprendre notre permis et en particulier le fait qu'il ne soit pas limité dans le temps. Nous venons de parcourir 250 kilomètres sans réél intérêt.

L'angine s'active de plus en plus. Du coup nous grignoterons des sandwichs chauds à l'hôtel et la gourmande de l'équipe ira faire un saut chez Kebon pour tester le chocolat bonbon rocher. Et cela en valait totalement la peine !

Une journée chubutée

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_108.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Jeudi 26 août - El Doradillo y Valdeso degrésos

Aujourd'hui la marée haute est à 9h30 et les baleines sont visibles, sur les plages d'El Doradillo, 2 heures avant et 2 heures après elle. Donc, nous partons à 8h30. D'abord passage par la case essence (48 pesos) puis direction vers ces fameuses plages. L'accès à la route, non bitumée, se fait sur la droite après la grosse usine de sortie de ville. Nous admirons ceux qui ont le courage de faire le trajet à vélo car ils doivent manger pas mal de poussières. Ces plages sont situées avant l'entrée du parc donc sont d'un accès gratuit. Vous pouvez aussi y aller en taxi.

Dès notre approche de ces plages nous les voyons. Nos nous attarderons à Las Canteras et surtout à Garipe où nous étions tous seuls rien qu'avec les mamans baleines et leurs baleineaux. Elles chantent, dansent, sautent, parlent... à l'infini. C'est beau et plus que touchant de les voir de si près, presque à pouvoir les toucher. J'ai même eu l'impression qu'une d'entre elles venait droit sur moi, à un moment, tellement elle était au bord de la plage. A un moment, nous avons assisté à une sorte de ronde à plusieurs avant qu'elles ne s'éloignent vers le large.

C'est notre grand moment émotions fortes du voyage. Nous resterions des heures et des heures à les écouter et à les contempler... Mais, il faut y aller car nous avons la Péninsule de Valdés au programme du jour.

Premier arrêt l'entrée du parc, 70 pesos par personne plus 5 pour la voiture. Il nous est dit que ce tarif est journalier et il nous est demandé si nous comptons dormir dans le parc pour payer le nombre de jours idoine, comme l'indiquait le panneau d'affichage. Certains disent qu'on ne paie qu'une fois et qu'on peut rester plusieurs jours. Donc qu'en est-il, est-ce fluctuant ???

Deuxième arrêt, le centro de visitantes consacré aux baleines australes (21 km entre les deux points). Le principal intérêt est d'y voir un squelette entier, cela permet de conscientiser la taille de l'animal.

Arrêt suivant Punta Norte, après 100 kilomètres sur une route déserte non asphaltée. La route a des allures de tôle ondulée et donc sur ce genre de surface, il vaut mieux rouler assez vite pour éviter d'être trop secoués. Le co-pilote doit donc garder l'oeil ouvert sur les côtés de la route car de nombreux guanacos et moutons n'ont qu'une envie: traverser la route juste devant vous !!!

Nous nous garons sur un parking désert. Pendant plus de 70 kilomètres, aucun véhicule n'a croisé notre route ! Enorme déception, nous n'avons le droit de marcher que sur sentier long de 540 mètres. Nous sommes dépités d'avoir fait autant de route pour avoir si peu le droit de découvrir. Peu, est le mot du jour car nous ne verrons que 3 éléphants de mer !

Au bout de quelques minutes, il n'y a rien d'autre à faire que de reprendre la route, en direction de Punta Cantor. Dans quelques mois, le long de cette route, il y aura des colonies de pingouins sur les presqu'îles en sable. En cette saison seul le vent est présent. A noter, le très petit nombre d'endroits autorisés à l'arrêt, la plupart du temps des panneaux vous rappellent qu'il est interdit de stopper le long de la route.

Une cinquantaine de kilomètres plus loin nous arrivons à un nouveau point de vue où quelques animaux siestouillent sur la plage. Environ 1 kilomètre de sentier permet de voir quelques ruines. Le vent est de sortie et la pluie l'accompagne. La météo est au diapason de notre mental ! Franchement inutile de venir jusque là pour voir si peu !!!

Nous déjeunons sur site, en compagnie d'une dizaine d'autres touristes, d'une soupe de légumes et d'empanadas (100 pesos). Nous renonçons à rejoindre Punta Delgada pour repartir vers Puerto Piramides. C'est encore un peu plus de 70 kilomètres sur une route un tout petit peu moins déserte.

Nous arrivons au petit village et que dire, si ce n'est bof, bof, bof. Heureusement que nous n'avons guère eu envie de venir dormir par là ! Les bateaux d'excursion, pour aller voir les baleines, partent de là. Pendant les 3 jours où nous serons sur site, ils ne sortiront pas. Donc, au final nous n'avons eu aucune décision à prendre concernant cette activité, la nature s'en est chargée pour nous. Nous en avions très peu envie donc n'en avons aucun regret.

Il ne reste plus qu'à rentrer at home et à constater à notre arrivée à 17h30 que nous venons de faire 410 kilomètres pour presque rien et en tous cas très peu de moments plaisants et spécifiques.

Nous retournons dîner chez El Cantina. L'angine faisant des siennes ce sera poulet purée pour l'un et chupi de poissons (sorte de paëlla) pour l'autre avec un petit verre de Chablis Bianchi, 113 pesos. Nous goûtons les chocolats de Yenelen et regrettons de ne pas en avoir acheté un kilo en quittant Bariloche !!!

Une journée faite de Wouaouhhh et de bofbofbof

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_111.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Vendredi 27 août - Un ultime degré de "eh bien chantez, dansez maintenant"

Nous voilà dans les tous derniers jours de notre voyage... Nous optons pour garder la voiture et retourner aux plages d'El Doradillo. C'est vraiment trop émouvant les baleines pour ne pas en reprendre une petite dose.

Nous partons à 9 heures et passons deux bonnes heures à regarder des mamans nager avec leurs petits. Il y a beaucoup de vent et le fond de l'air est plutôt frisquet, donc nous nous installons confortablement aux premières loges, dans la voiture, pour admirer le spectacle sous nos yeux. Comme vous pouvez le constater sur les photos, chaque baleine a un petit compagnon danseur...

Les collines environnantes ont des petits airs de Badlands...

Nous enchaînons avec l'autre bout de la ville et la réserve de Punta Loma. Nous observons une colonie de lobos associée à une de cormorans. Quelques courageux cyclistes font cette route à vélo, même si nous ralentissons en les doublant, ils mangent pas mal de poussières. Nous aurions, bien volontiers, parcouru ce chemin à vélo si il avait été réservé aux deux roues ou si il y avait eu une piste dédiée loin de la poussière soulevée par les voitures. Le bout du front de mer de Puerto Madryn est un endroit de promenade des plus plaisants.

Retour à l'hôtel à 15h30, pour une après-midi de repos et de valisage. La gourmande va faire un tour chez Kebon, puis à la cyber-boutique, puis remonte une dernière fois le Malecon en admirant les statues. L'anginé est resté à regarder les baleines depuis la chambre d'hôtel.

Le soir, ce sera dodo pour l'un, et hamburger au Lizard Cafe plus frambuesa Kebon pour l'autre...

Une journée eldoradillée et lomaée

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_114.html
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette venue à Puerto Madryn.

Nous avons fortement apprécié cette étape, pour la ville et surtout pour la très proche rencontre avec les baleines.

En hiver, nous n'avons trouvé que peu d'intérêts à parcourir la très grande péninsule de Valdés. Quand les pingouins sont présents, cela rajoute un point plus !

Nous vous conseillons de louer une voiture pour vous déplacer. Deux suffisent pour la rencontre avec les divers habitants de la baie en privilégiant les plages d'El Doradillo.

Nous gardons un petit regret, dû à la période, avoir manqué les pingouins.

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MA Madikéra Globetrotter ·
Samedi 28 août - Les idéaux degrés en confiteria

Le bus vient nous chercher à 8 heures, ce qui nous laisse le temps de prendre un bon petit déjeuner, d'admirer une dernière fois les pépettes et le chantier en face de l'hôtel. Nous nous arrêtons dans 2 endroits pour prendre d'autres passagers et mettons 45 minutes pour aller à l'aéroport de Trelew. La compagnie Andes atterrit directement à Puerto Madryn mais ne vole pas le samedi, du moins à cette époque de l'année. C'est un petit aéroport asse neuf avec toutes les commodités nécessaires aux touristes: location de voitures, distributeur de billets, cafétéria, exposition...

Nous décollons à 10h25 après nous être acquittés d'une taxe d'aéroport de 17,5 pesos par personne. En arrivant en proximité de Buenos-Aires nous prenons une bonne claque de pollution. La ville est recouverte d'une épaisse couche de brouillard et/ou fumées polluées. Beurkkk, cela donne envie de repartir immédiatement !!! L'atterrissage se fait à 12h40.

Peu avant notre départ, nous avions été contactés par Yann, un français venant d'ouvrir un hôtel type Bed and Breakfast. Nous n'avions réservé aucun hôtel pour le retour, nous attendions de voir sur place comment cela se passerait avec l'hôtel choisi à l'aller. Sa proposition tarifaire nous paraissait des plus intéressantes et nous avons opté pour tester ce nouveau venu dans la gamme des petites structures à Buenos-Aires. Il nous a envoyé une remise qui nous fait passer par l'autoroute et les quartiers pauvres près de Retiro, 50 pesos. C'est toujours stupéfiant de constater qu'à quelques mètres, il y a de superbes piscines visibles d'avion et des favelas construites de bric et de broc (j'ignore le mot en espagnol).

Notre premier réflexe, en arrivant devant la maison, est de nous demander si c'est bien là. Rien n'indique qu'il s'agit d'une structure hôtelière et la rue et le quartier nous font une impression moyenne. Toutefois, lorsque la porte s'ouvre on pénètre dans un cadre des plus attractifs: deux patios en enfilade dans des tons pastels bleu/lavande et jaune. Cela sent le neuf et l'envie de faire beau ! Bonne impression sur la taille de la chambre et sa décoration, il y a de la place pour poser les sacs et circuler. Chaque patio donne accès à deux chambres de tailles diverses pour 2, 3 ou 4 et l'ensemble est clos par un espace cuisine, salle à manger au rez-de-chaussée et salon/salle d'ordinateur au premier. La maison est encore en travaux, à l'étage se dessine l'appartement du propriétaire et une belle terrasse permettant, à terme, d'organiser des soirées barbecue...

Yann nous invite à boire un café et nous échangeons sur son installation en Argentine.

L'angine ne veut rien savoir et a même décidé de passer à la puissance supérieure donc il va nous falloir, aussi, passer à la puissance supérieure... Je pars me promener dans les rues de la capitale, en allant vers le bout de la rue Lavalle avec deux objectifs: trouver des antibiotiques et repérer l'emplacement de la Confiteria Ideal. Cet établissement, j'en rêve depuis longtemps. En y allant, je vais aller à la rencontre de certains de mes ancêtres passés par là dans les années trente, je vais mettre mes pieds dans leurs traces, un peu comme à Mexico ou à La Havane. D'eux, nous n'avons pratiquement aucun souvenir matériel si ce n'est quelques photos. Je raconte leur histoire, parmi d'autres, dans mon roman en gestation et dont j'ai mis les premières pages en ligne sur ce site. J'espère pouvoir aller au spectacle ce soir et pour cela il faut que l'angine perde la bataille !!!

Je marche sur les bords de la 9 de Julio jusqu'à l'avenue Corrientes. Il y a une course cycliste sur toute la partie centrale de l'avenue. Un petit tour dans quelques magasins, un passage à la Confiteria pour apprendre que nous pouvons venir le soir même à 20h30, sans réservation et une pharmacie qui me vend ce dont nous avons besoin. J'allais oublier un stop goûter pour un gigantesque gâteau accompagné d'un jus d'orange.

Quelques heures plus tard, les médi-mollécules ont fait leur travail et nous pouvons aller confiterier. Deux stations de métro et nous voilà au coin de Suipacha. Nous optons pour le spectacle avec dîner à 190 pesos par personne. Nous sommes une vingtaine de spectateurs éparpillés en pourtour de scène. Le spectacle se passe dans la salle du bas, elle n'a pas dû être repeinte depuis les années trente, donc pour marcher dans les traces... je marche dans les traces !!! L'après-midi j'avais visité celle du haut aux peintures plus éclatantes et fraîches, celle montrée dans le jeu Pékin Express.

Deux musiciens, deux chanteurs, une dizaine de danseuses et danseurs, un DJ... pour un spectacle authentique, d'un peu plus d'une heure, sans grand chi-chi ni tralala. Le niveau de danse est plutôt bon sans être extraordinaire. Le dîner est correct - entrée, plat, dessert - comme d'hab nous buvons un Chablis de chez Bianchi. Par contre, notre serveur a oublié l'option sourire à la porte ! Nous aurions pu rester à la milonga se déroulant dans la salle du haut mais madame Angine ne nous avait accordé que la permission de 23 heures !

A peine sortis de l'établissement, nous tombons sur un taxi. En quelques minutes plus 10 pesos, nous sommes de retour à la Querencia.

Une journée tangotidéale

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_116.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Dimanche 29 août - Les degrés ultimes

Nous entamons notre dernière journée en Argentine, du moins nous espérons notre dernière journée de ce voyage. L'objectif de la matinée est de compléter le stock des cadeaux et souvenirs puis de prendre notre temps avec une promenade dans les rues de San Telmo.

Nous empruntons le métro, pour deux stations. Nous allons parcourir la partie piétonne de Lavalle où de nombreuses boutiques sont ouvertes le dimanche matin. Deux bonnes heures nous sont nécessaires pour nous charger d'un tablier, de couverts à salade, de porte-clefs, d'autres diverses bricolettes et pour finir... d'alfajores.

En route pour San Telmo, en empruntant le métro jusqu'à Independencia. Surprise et désagréments dans les rues, par rapport à notre premier passage, il y a une foule plus que dense. Nous voulions aller déjeuner chez Desnivel car nous avions lu que ce restaurant proposait une des meilleures viandes de Buenos-Aires. Malheureusement, il y a une importante file d'attente, les paiements par carte sont refusés et la forte odeur de garillon à l'entrée nous font faire demi-tour !!!

Nous partons vers la plaza Dorrego, en marchant difficilement au milieu de la foule. Toutes les tables de la place sont prises, nous entrons à La Pergola et obtenons une table, il est déjà presque 14 heures. Les viandes et le vin sont bons, le couple de danseurs aussi Toutefois le service est complètement désorganisé dans ce restaurant bien plein. L'addition s'élève à 163 pesos.

Dès que nous ressortons nous sommes happés par la foule et n'avons qu'une envie: fuir. Ce sera donc un retour à la Querencia pour nous reposer et trouver comment ranger les petits paquets dans les sacs... Nous allons repartir avec trois sacs à enregistrer en soute, comme nous l'avions prévu, en utilisant des sacs à l'intérieur des grands.

Le soir, nous sortons mériender d'un gâteau dans une confiteria proche de la station de métro d'Independencia. Cela nous donne l'occasion de vivre une partie d'un match de foot avec des supporters de la Boca et heureusement ils gagnent.

C'est parti pour un très, très court dodo car le taxi vient nous prendre à 3h30.

Une journée en rythme foule

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_110.html
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Sur le site d'Herge, j'ai lu que Buenos Aires était une des villes les plus bruyantes du monde 🏴‍☠️ et en te lisant je trouve que ça se sent déjà... Moi qui n'adore pas la foule... Vivement la pampa! 😉 C'est pour ça que c'est mon mari qui s'occupe de toute la partie Buenos Aires... Mais on ira aussi une journée en Uruguay, à Colonia, histoire de traverser le rio de la Plata et de faire une plongée au cœur du XVIIe siècle.

Et... une question indiscrète: vous avez pris combien de kilos pendant ce voyage? 😎 Parce que j'ai l'impression qu'il y a de quoi craquer à chaque instant ou presque 😉.

Bonne journée,

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

La résultante de toute cette gourmandise a été... que nous avons maigri de quelques kilos chacun !!!

Il est vrai que nous étions actifs tous les jours, même si ce n'était pas à un rythme fou.

Buenos-Aires est une grande ville où cela circule pas mal. Il y a un bruit de fond permanent, comme en toutes les villes... Et ce n'est nullement notre tasse de thé.

Bonne journée à toi et merci d'être toujours présente en ce carnet... Plus que quelques jours et ce sera votre tour de vivre au milieu de cette belle nature.
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de cette double venue à Buenos-Aires.

C'est une ville offrant tous les services d'une ville en matière de culture, monuments, activités... Elle plaira donc aux amateurs de villes. Elle a une allure, un style, une respiration des plus européennes et des plus actifs. Nous nous y sommes sentis en totale sécurité dans les rues, le métro, les restaurants...

Aux non-amateurs de villes, comme nous, deux ou trois jours suffisent à en prendre le pouls. Vous pouvez donc envisager un stop aller et un stop retour, d'un à deux jours, si vous débutez et terminez votre voyage par là.

Les amateurs de tango y découvriront cette danse en muti-facettes: des cours, à la démonstration de rue, en passant par les bals populaires et les shows à la broadwaydienne.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_117.html

MA Madikéra Globetrotter ·
Détails du voyage retour

Départ de l'hôtel à 3h30 du matin - Premier constat: les sacs ont fait un petit de 6 kilos et repartent à 3. Départ de Buenos-Aires à 6h05 - Arrivée à Sao Paulo à 9h10 - LAN Escale speedy car nous avons perdu 40 minutes à la douane. Il y avait 5 fois plus d'étrangers que de brésiliens mais 3 fois moins de douaniers pour nous !!! Nous avons craint de rater l'enregistrement "Mais où est le comptoir d'enregistremant de la TAM ???". Nous ne le trouvions pas car nous étions dans le mauvais module.

Départ de Sao-Paulo à 11h - Arrivée à Belem à 14h30 Accueil par le très sympathique Rubinho taximan parlant français: bagnole.belem@hotmail.com - 35 réals la course

L'après-midi nous ferons un petit tour achats divers (tee-shirts, chaussures) au Centre Commercial situé en proximité de la pousada.

Restaurant et promenade du soir: Nous sommes descendus à pieds à l'Estaçao das Docas. Une partie des anciens docks de la ville a été transformés en zone promenades avec restaurants et magasins. Nous souhaitions manger du picaruru - un poisson amazonien dont j'ai un ineffaçable souvenir en bouche: Manaus, 1986, un restaurant d'hôtel au Xème étage, une carte avec plein de noms inconnus, un nom choisi et un met jamais oublié. Nous avons trouvé notre bonheur au La em casa où nous avons dégusté une sorte de picanta à base de divers poissons de l'Amazone, cuisiné sous 6 formes différentes et servi avec 2 sortes de riz et de la farinha (une autre petite chose que mes papilles apprécient). réals. Nous sommes remontés à pieds à la pousada. www.laemcasa.com www.estacaodasdocas.com.br

Fin des vols Départ de Belem à 10h - Arrivée à Cayenne à 11h30 - Air Caraïbes Nous sommes partis en retard car l'appareil était arrivé très tard la veille. Le lendemain, il est tombé en panne ! Ouf nous y avons échappé, cette année !!! Escale technique Départ de Cayenne à - Arrivée au Lamentin à 13h30 - Air Caraïbes Accueil par notre grande amie la grand-chat d'été de Choupetta autour d'un fort sympathique déjeuner de clotûre des vacances.

Les compléments photos sont par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_65.html
FA Famille92 Regular ·
Merci bcp pour tous ces conseils. Vous avez fait un magnifique voyage !!! Bien à vous. Monique
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci pour votre commentaire. Bonne préparation de votre voyage...
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Je suis sidérée devant le nombre d'escales pour venir de Martinique! Ce ne serait pas du tout pour moi qui n'aime pas l'avion et qui recherche toujours les vols les plus directs... 😐

Accueil par notre grande amie la grand-chat d'été de Choupetta

Là, il me faudrait le mode d'emploi 😎...

On piochera hardiment dans ton voyage, sur place, pour trouver les meilleurs restos et magasins de gâteries de Patagonie, surtout si en plus ils font maigrir 😉 😎.

Merci encore une fois pour ce long compte-rendu, et bonne prépa du prochain voyage.

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour Pascale,

En effet, j'en arrive au bout de ce compte-rendu. Il ne me reste plus grand-chose à écrire, quelques textes à publier, des petits films à mettre en ligne et bien sûr mes habituels montages spécial VF à faire... Donc, d'ici quelques semaines ce sera le moment du point final de ce voyage. Je fais durer car cela me donne l'impression de continuer à voyager. Je compense le réel par du virtuel !

Concernant le prochain voyage, la décision se prendra en début d'année prochaine vers février/mars. Actuellement nous avons deux idées: la boucle nord Argentine/Chili/Bolivie ou tout à fait un autre coin du globe comme la Thaïlande. Nous laissons mûrir en commençant à chiffrer et en fonction des possibles...

Les moyens de sortie de Martinique sont minimes. Donc, nous devons faire avec diverses escales (et un coût nettement plus élevé que celui trouvable en Europe). Diamina, pour rejoidre Buenos-Aires, est passée par San-Juan et Miami. Nous avons choisi l'option sud, un peu plus rapide à l'aller (20 heures) et avec un stop obligatoire au retour à cause des correspondances limitées. Nous avions un peu peur de ces longues durées mais le temps passé en avion était de 4/5 heures maximum, entre deux escales. Cela nous a été confortable.

Quant à la phrase mystère... Pour faire connnaissance avec Choupetta, c'est par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/...t_19.html#anchor-top Elle a l'habitude de vivre avec deux grands-chats ! Et elle est tès chanceuse (et nous aussi d'ailleurs) d'avoir une fort sympathique troisième grand-chat pour s'occuper d'elle quand les deux premiers s'en vont découvrir le monde. Et en plus, si la troisième est dans l'impossibilité, elle a tout un voisinage prêt à prendre le relai et à la gâter. Nous avons beaucoup de chance de vivre dans un environnement amical et serviable.

Bonne entrée dans les starting-blocks... J'espère que vos papilles s'accorderont avec les nôtres !
MA Madikéra Globetrotter ·
C'est l'heure du bilan de ce maxi triangle blanc au coeur bleu.

Nous avons fait un beau voyage se résumant en un dépaysement global moins grand que ce que nous imaginions, quelques grands Wouaouhhh, de très beaux moments émotifs, d'excellentes gourmandises multiples, d'agréables activités, des rencontres sympathiques...

Ce fut un voyage à tendance vacances en mode et en rythme tranquillou. Nous en garderons un fort souvenir aux couleurs de la photo ci-dessous...

Une grande satisfaction: y être allés en hiver. Nous avons bénéficié de la neige, de prix basse saison et de la faible fréquentation sur les sites.

Un léger manque: quelques heures de cheval dans une estancia ou un beau paysage.

Un petit regret: avoir fait la région des 7 lacs en bus et non en voiture.

Une énorme envie: d'une suite... En arrivant par Iguaçu, puis en parcourant la région de Salta et en terminant par Mendoza et l'Aconcagua.

Quand ???
MA Madikéra Globetrotter ·
Evidemment, nos coups de coeur ne peuvent qu'être décorés d'un alfajor doré...

Est attribué l'alfajor d'or:

du plus beau paysage à la vue du haut des pistes du Cerro Catedral

du plus grand Wouaouh à la vue du haut des passerelles en face du Perito Moreno

du plus beau jour à une journée passée à El Chalten à admirer, sous divers aspects, le Chalten ou Fitz Roy

du moment tout en émotions aux heures passées sur les plages d'El Doradillo à Puerto Madryn à regarder les baleines chanter et danser

de l'activité la plus sympa aux 3 jours de ski à Cerro Catédral - Bariloche

du déplacement le plus spectaculaire au survol de la calotte glaciaire Campo de Hielo Sur entre Punta Arenas et Puerto Montt

de l'hôtel au meilleur rapport qualité prix au Roble Sur à El Calafate

de la petite structure hôtelière B&B à la Querencia de Buenos-Aires

du meilleur restaurant à El Cantina - Puerto Madryn

du meilleur dîner à la fondue de La Marmite à Bariloche

de la meilleure viande à celle de la parilla Lo de Asadito à El Chalten

des meilleurs chocolats à manger à ceux de Mamuschka - région de Bariloche

du meilleur chocolat à boire à celui d'Abuela Goye - région de Bariloche

du meilleur café Moka à celui de la Chocolateria à Punta Arenas

de la sympathie relationnelle à Marcella de l'Erraticrock 2 à Puerto Natales

de l'aide à l'organisation des activités au personnel de l'hôtel Austral à Ushuaia

du grand prix de l'accueil touristique à Victor, Gaston et aux autres membres du personnel du Roble Sur à El Calafate
KA Kashtin Globetrotter ·
Bonjour Madikéra,

Très drôle le site de ton chat 😎 (on adore les chats, dans la famille – on en a eu deux, plus des petits –, et tous les animaux, d'ailleurs), et très bonne idée les alfajores, je note!

Merci encore d'avoir mis en ligne ce long compte-rendu, accompagnés de photos et de films, quel travail! Et je ne savais pas qu'avec Web Acappella on pouvait faire autant de choses, bravo! (mon site est aussi tout droit sorti de WA 😉).

Bonne cogitation pour le voyage suivant, et au retour de Patagonie!

Pascale
https://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ http://voyageforum.com/forum/etats-unis_flore_ouest_americain_en_mai_D1621474/
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Je transmets ton message à Choupetta !!! WA offre, en effet, pas mal de possibilités et de facilités d'utilisation pour une non-informaticienne.

Te concernant, les alfajores, je peux encore dire "Bonne dégustation" !

Bon voyage et belles découvertes à vous... Madikéra
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Tous les montages photos sont arrivés.

Si vous souhaitez en voir plus et/ou regarder des petits films, c'est par là: http://www.lesvoyagesdemadikera.fr/crbst_20.html
MA Madikéra Globetrotter ·
Tableau final en images...

MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci à toutes celles et tous ceux ayant parcouru ce carnet sur notre voyage en Patagonie et ayant, en plus, eu l'envie de venir jusqu'ici. Il est temps de mettre un point final (ou presque) à ce récit...
MA Madikéra Globetrotter ·
FA Famille92 Regular ·
Merci bcp. Très joyeuses fêtes de fin d'année !!!! Vous souhaite une année pleine de voyages !! Bien cordialement, Monique
MA Madikéra Globetrotter ·
Bonjour,

Merci pour vos voeux A mon tour de vous souhaiter une année 2011 pleine de beaux moments et de découvertes enrichissantes.
JO Joaline Veteran ·
salut

toujours des performances sur le web

félicitations

quelle est la next destination pour juillet/aout 2011 ?
une passion : les voyages - découvrir ailleurs, côtoyer d'autres - la croisière, c'est aussi tout cela COSTA - CIC - MSC - CARNIVAL - NORWEGIAN - ROYAL CARIBBEAN - PRINCESS CRUISES -

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