Cyclotouriste diabétique vers Compostelle
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GR Grandpere10 ·
Bonjour, Merci de ton message. Je suis diabétique de type 1, 4 injections d'insuline par jour, une avant chaque repas et une le soir au coucher. Depuis mes messages, j'ai fait Sainte Maxime-Saint Jacques de Compostelle en vélo et Logroño-Saint Jacques à pied. Demain, je pars en train à Vézelay pour faire Vézelay-Saint Jacques en vélo, je me suis adapté mais j'ai toujours la crainte d'une hypo nocturne. Je recherche toujours un compagnon, serais-tu intéressé? Amicalement. Jacques
SC Scouf Regular ·
Bonsoir, Merci pour votre proposition mais je ne peux pas partir maintenant. j'ai fait St Jean Pied de porc Compostelle en vélo il y a cinq ans, un bonheur total!Bonne route et ne vous inquiétez pas, je suis infirmier depuis plus de 30 ans et je ne me rappelle pas qu'un diabétique ne ce soit pas réveillé !
SI Sims Regular ·
Hello,

Je viens de lire ce fil avec intérêt: - Diabète type 1 = diabète insulino dépendant (DID) - Diabète type 2 = diabète non-insulino dépendant (DNID), possiblement insulino requérant (DIR).

- Ce sont des maladies dites cousines dont les causes n'ont pas la même origine. - L'âge d'apparition ne détermine pas le type de maladie. - Il n'y a pas de degrés de gravité dans le diabète, seules les conséquences induites en ont. - C'est une maladie où l'auto-diagnostic et l'auto-traitement ont plus d'importance que l'aide du personnel soignant.

Voila pour les présentations rapides et pour corriger quelques points flous lu dans ce fil. Informations que l'on peut vérifier après une petite recherche.

Je rajoute : - Gardez-vous de donner des recommandations sur l'alimentation à un diabétique qui se prend en charge (sauf si vous êtes son/sa nutritionniste) et écoutez plutôt ses recommandations sur la question ;o)

Concernant le sport : - Faire du sport est recommandé et fait partie du traitement. - Eviter de s'engager dans des situations difficiles ou risquées seul n'est pas recommandé. - Bien connaitre son diabète (son corps), ses réponses (repas, prise de sucre et effort) est important.

Si je devais résumer ce qui est le plus important en voyage à mes yeux : - Emporter plus que le traitement nécessaire pour la durée du séjour (perso +50% à 100%). - Prévoir un lecteur de glycémie de secours. - Si pompe : une pompe de secours et traitement alternatif. - Si pompe : penser que la transpiration peut réduire la durée de vie d'un cathéter. - Si pompe/capteur : le Tégaderm est le Chaterton du DID. - Ne jamais se séparer de son matériel de traitement. - Diviser le matériel de soins en plusieurs parties si vol en avion. - Redoubler de vigilance sur les étapes de désinfection locale et les sites d'injections.

Rapport aux questions soulevées : - Penser que les muscles métabolisent encore bcp de sucre même plus de 4h après l'effort, prudence sur la dose du soir. - L'insuline se détériore rapidement à la chaleur, mais il faut qd même y aller. Je stocke l'insuline dans une bouteille thermos pour la soupe. J'identifie et prête une attention plus importante aux flacons qui ont fait le voyage aller/retour (efficacité). - Accompagnateurs d'un DID : être attentifs et tolérer le rythme avec parfois des pauses obligatoires inopportunes. - Si crainte d'hypo nocturne (cf. commentaire précédent) : capteur de glycémie, cher mais tout indiqué dans ce cas.

Je finis en soulignant que la pompe rend aussi libre dans la gestion du DID que le vélo nous le fait ressentir quand on voyage dessus.

Prenez bien soin de vous et profitez bien!

Simon.
Bon voyage, Simon.
GR Grandpere10 ·
Bonjour, J'ai lu votre message juste avant de partir. C'est vrai qu'il faut de la précaution, je suis parti avec plus de stylos, aiguilles qu'il ne faut (en outre j'avais l'emballage ce qui permet à n'importe quelle pharmacie en Europe de nous procurer ce matériel avec l'ordonnance), ma seule crainte que le lecteur ne marche plus, mais c'est comme pour tout perte ou vol des papiers, CB, ordonnance... dans ce cas, on va voir la police ou on fait le 112 et on arrête le camino. Mon camino s'est bien passé en reprenant ma recette du précèdent, pas d'insuline le matin ni à midi, doses plus faibles avant le repas du soir et au coucher, pâtes tous les soirs. Je savais qu'il fallait faire attention vers 10/11h du matin, pour le reste je connaissais le bonheur de manger et boire ce dont j'avais envie (ah, les tostadas avec plein de confiture, le patcharam et le tinto). J'avais toujours de quoi manger dans mes sacoches. La première semaine fut difficile, pluie et vent, (tempête de l'ouest), j'ai roulé des journées entières avec le poncho qui est efficace malgré le vent. Après Burgos, j'ai eu le soleil jusqu'à mon arrivée à Santiago. En Espagne à vélo, le chemin français est beaucoup plus facile que le chemin du nord. La dernière étape avant Santiago est la plus désagréable, montées et descentes raides et terre-plein étroit et de mauvaise qualité, essayer de la faire un dimanche quand il n'y a pas de camions. Enfin, ne sachant pas changer un pneu, je ne roule que sur le goudron ou piste avec des pneus de 35 et je m'aperçois que les pèlerins en VTT suréquipés reviennent très rapidement sur la route alors que leur intention première était de rouler sur le camino des pèlerins à pied (trop dur). Pour rouler sur le camino des pèlerins à pied, il faut être jeune et/ou très sportif et surtout être très léger au niveau bagages. J'ai beaucoup apprécié mon nouveau vélo T500 VSF FAHRRAD, plus léger, meilleure position, et changement de vitesses performant. Je rêve déjà de mon prochain camino, Le Puy-Santiago à vélo ou le chemin du Piémont Pyrénéen de Narbonne à Santiago à pied.

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