Voyager à vélo avec gros kilométrage journalier
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NO Nomade743 Veteran ·
Bonjour à tous , je relance le sujet car je le trouve intéressant et il me semble que l'on voit de plus en plus de personnes qui partent avec le bagage léger et qui aiment faire des km. J'apporte mon témoignage : cet automne je suis parti de haute savoie pour rejoindre Istanbul Soit 3200km en suivant le Danube (pas jusqu'au bout jusqu'en Bulgarie il m'a fallu obliquer plein sud a travers les Balkan pour rejoindre la Turquie). J'ai mis très exactement 27 jours , j'ai deux trois fois franchi la barre des 150km jour. Je n'étais pas particulièrement entrainé , peut être 1500km depuis le début de l'année ... J'ai 56 ans donc plus très jeune et pas tout a fait vieux !

Le vélo etait une randonneuse équipé pour camper avec 5 sacoches , donc pas vraiment léger.

Je dois dire que les premiers jours , ou plutôt les premiers matins n'étaient pas toujours faciles mais après je n'eprouvais aucune difficulté a faire 120km/j. Aussi je pense qu'avec un chargement très allégé et un vélo de course les 200km/j auraient été largement faisable. Tout ça pour dire que je n'ai réalisé aucun exploit , simplement je pense que parfois on se fixe des limites que l'on croit physiques mais qui en fait sont psychologiques.
BO Bouaye Regular ·
Bien sûr, les limites que nous nous fixons sont personnelles et ne peuvent s'appliquer aux autres, ou alors seulement avec beaucoup de précautions. Il m'est arrivé de faire des étapes plutôt costaudes, et je n'en suis pas mort. Mais je n'étais pas non plus très heureux parce que moi, mon plaisir à vélo, c'est ... de me faire plaisir et pas d'arriver mort de fatigue à 18 ou 19 heures à l'étape sans avoir eu le temps de visiter des trucs sur mon chemin. Mais je ne vais convaincre personne que les visites de châteaux ou d'églises sont plus intéressantes que de faire 20 km de plus. Je suis vachement content d'avoir fait des parcours un peu sportifs et de m'en être sorti en bonne condition. Mais parfois je regrette de ne pas avoir eu le temps de me promener dans les ruelles d'une ville que j'ai traversée, faute de temps. Tout ça nous ramène au concept qu'on n'a jamais le temps de tout faire et qu'il faut être philosophe et savoir gérer les contradictions. arriver à concilier les côtés sportif et touristique. Et garder assez d'énergie pour se boire une bonne bière à l'arrivée...

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