Sydney, Australie, vendredi 7 décembre, débarquement
L’arrivée à Sydney par la mer avec le soleil levant est, encore et toujours, très belle. Cette fois nous accostons à White Bay, un peu à l’écart du centre.

C’est à 7h15 que nous quittons le navire (jeudi soir en France) et nous serons avec un peu de chance chez nous dimanche soir au mieux. Même en voyageant confortablement c’est un peu long. Mais pour un si beau voyage cela vaut la peine.
Nous avons réservé une excursion pour cette journée car nôtre avion n’est qu’à 22 h et c’est une solution bien pratique pour passer le temps et ne pas se préoccuper des bagages.
Nous sommes 14 dans un bus de 50 places pour l’excursion « Blue Moutains » avec retour à l’aéroport.
Avant même d’être sortis de l’agglomération de Sydney, nous nous arrêtons au Featherdale Wildlife Park. Nous sommes déjà venus dans ce parc en 2009 au cours d’une excursion et il n’a pas changé…
Toujours aussi triste, avec ses animaux en cages au regard si vide et si malheureux, certains ont un comportement dérangé à force de captivité. L’entretien général du parc fait que les animaux ne sont pas propres. Jamais je n’ai vu des koalas aussi sales. Mais il y a toujours autant de visiteurs.
Le nom de Blue Mountains trouve son origine dans le reflet bleu renvoyé par les montagnes lorsqu’elles sont vues à distance. Ce reflet est produit par les essences volatiles émises par les forêts d'eucalyptus.

Les Three Sisters sont des pics de grés rongés et élimés par le temps et les éléments. Ils culminent à 900 m au-dessus la Jamison Valley. Leur nom serait originaire d’une légende aborigène qui raconte que trois jeunes filles auraient été pétrifiées en pierre pour être tombées amoureuses de jeunes hommes d’une tribu voisine, alors qu’il ne le fallait pas. Ceci pour la première version. La seconde version dit que cette légende serait montée de toute pièce par l’industrie du tourisme...

Dès nôtre arrivée nous empruntons le Scenic Railway pour nous rendre aux abords d’une ancienne mine de charbon dans la vallée. La particularité de ce train est d’être le plus pentu du monde avec une pente à 52 %. Les sièges sont conçus en fonction de cette exigence particulière.


Malgré l’inclinaison des sièges mieux vaut se tenir dans la pente. Le train emprunte un passage très étroit entre deux falaises et passe dans un tunnel…
La version ancienne de ce train pour les mineurs était plus sobre.

Dans la Jamison Valley nous marchons en lisière de l’ancienne forêt humide jusqu’à l’entrée de l’ancienne mine de charbon. Sous nos pieds se trouve un labyrinthe de 100 km de mines, la dernière a été fermée en 1930. Il y a beaucoup, beaucoup de monde sur le site.

De retour à la gare nous empruntons le Scenic skyway, un très grand téléphérique au plancher de verre, suspendu à 270 mètres au-dessus de la vallée.

Toujours rapidement, c’est dans un restaurant Belge, très bien et au calme que nous allons manger avant le retour vers l’aéroport.
C’était une excursion au pas de course, avec beaucoup de monde partout, les Blue Mountains sont vraiment une usine à touristes qui tourne à plein rendement. Le parc est immense, en individuel il est possible de faire des randonnées loin de la foule.
C’était bien pour occuper la journée et faire passer le temps, nous n’en attendions pas plus. Maintenant c'est terminé nous rentrons à la maison. Tout a une fin, même les plus longues, et les plus belles, croisières.
Conclusion
Cette croisière a été magnifique et très réussie, j’en rentre comblée. Je n’ai pas de reproches ou de critiques à faire. Nous avons été très contents des quelques excursions faites avec le bateau.
Je suis très contente d’avoir choisi ce début de saison pour faire ce voyage, avant la haute saison. Nous avons eu de la chance avec la météo et si nous n’avons pas eu très chaud nous avons souvent eu des paysages ensoleillés. D’après ce que je lis, il ne me semble pas que la haute saison estivale garantisse une meilleure météo dans ces régions, juste quelques degrés de plus. C’était aussi la bonne période pour l’épanouissement des fleurs, elles étaient nombreuses et magnifiques tout au long du parcours.
Une chose que je retiens de ce voyage, partiellement circuit en voiture et croisière, c’est que nous avons eu des journées beaucoup plus riches et chargées en visites lors de la croisière parce que nous avions beaucoup plus de temps à notre disposition pour visiter et visiter seulement.
Lors d’une escale, ce sont 8, 10 ou 12 heures disponibles le plus souvent, consacrées uniquement à la visite sans autre contrainte.
Pendant une journée de voyage en voiture il est inévitable de rouler d’un point à un autre, de trouver et emménager à l’hôtel, de faire et défaire les valises chaque jour, de perdre du temps pour faire les courses pendant les heures ouvrables, de faire le plein de la voiture, etc…. Si l’on additionne toutes ces petites corvées, cela mange une bonne partie des belles heures de la journée.
Aux Etats Unis nous n’avions pas ressenti cette complication parce que la vie ne s’arrête pas à 17h, tout ne ferme pas à 17h.
Merci à tous ceux qui m’ont suivi et lu, et encore plus aux personnes qui ont participé.