Merde, tu nous as sorti je ne sais combien de fois la connerie comme quoi le français déclinerait dans le monde.
Je n'ai pas lu tous les messages... je ne connais absolument pas ce que disent les statistiques je ne me fie donc qu'à mon expérience personnelle.. Pour moi cela ne fait aucun doute que le Français est en perte de vitesse dans de nombreux pays à savoir l'Afrique du Nord et certains pays d'Afrique noire francophone ; le moyen Orient ( Syrie Liban; l'Asie Indo chinoise ( Laos Vietnam Cambodge) Dans ces pays la plupart des habitants parlaient plus ou moins Français dans les années 70- 80 alors que maintenant il n'y a que "l'élite" qui le parle et l'Anglais quant à lui progresse . Un exemple frappant: L'Algérie il est parfois dur en dehors d'Alger ou d'Oran de trouver des gens parlant le français. Pour ce qui est de la Chine ça serait le contraire mais je n'y suis plus retourné pour vérifier..
Je n'ai pas lu tous les messages... je ne connais absolument pas ce que disent les statistiques je ne me fie donc qu'à mon expérience personnelle.. Pour moi cela ne fait aucun doute que le Français est en perte de vitesse dans de nombreux pays à savoir l'Afrique du Nord et certains pays d'Afrique noire francophone ; le moyen Orient ( Syrie Liban; l'Asie Indo chinoise ( Laos Vietnam Cambodge) Dans ces pays la plupart des habitants parlaient plus ou moins Français dans les années 70- 80 alors que maintenant il n'y a que "l'élite" qui le parle et l'Anglais quant à lui progresse . Un exemple frappant: L'Algérie il est parfois dur en dehors d'Alger ou d'Oran de trouver des gens parlant le français. Pour ce qui est de la Chine ça serait le contraire mais je n'y suis plus retourné pour vérifier..
Mais non, Djalma... Je sais qu'il y a beaucoup de messages sur ce fil et que certains noms d'oiseaux ont été échangés, en rendant parfois la lecture un peu difficile, mais essaie de lire tous les messages 😉
Mais c'est vrai que la situation et les évolutions historiques sont assez complexes et que le français, comme les autres langues, a été pris dans les soubresauts de l'histoire. Donc je vais essayer de brosser la situation à grands traits.
Pour simplifier, on va considérer trois catégories : la langue maternelle (que j'appellerai LM), la première langue étrangère (appelons-la LV1, comme dans le système éducatif français) et la deuxième langue étrangère (LV2). Dans un souci de simplification, je vais schématiser à l'extrême. Par exemple, je mets dans la catégorie langue maternelle les langues qui sont parlées sur le territoire, c'est-à-dire à la fois la langue véritablement maternelle mais aussi la langue officielle ou la langue seconde. Par exemple, pour les bienfaits de la démonstration, considérons au Sénégal le wolof et le français comme LM. Encore une fois, il s'agit ici de simplifier pour avoir une image globale relativement claire. De même, je ne prends pas en compte les troisièmes langues étrangères (LV3), qui restent de toute façon marginales. Alors voilà, prenons donc ces trois grandes catégories: LM, LV1 et LV2.
LM
Les estimations sont évidemment difficiles et les chiffres contradictoires, mais en très gros, on a :
1. Mandarin = 1.300.000.000
2. Hindi/Urdu = 900.000.000
3. Anglais = 600.000.000
4. Espagnol = 500.000.000
5. Arabe = 350.000.000
6. Malais-indonésien = 300.000.000
7. Français = 250.000.000
8. Portugais = 200.000.000
9. Russe = 200.000.000
10. Bengali = 200.000.000
La position de ces 10 premières langues mondiales a été façonnée par les vicissitudes de l'histoire : colonisation de peuplement (notamment pour l'anglais et l'espagnol), résultat de la deuxième colonisation (pour le français), décolonisation, Guerre de Sept ans (lors de laquelle la France perd l'Amérique du nord, futur poids lourd de l'anglophonie), essor et chute du communisme, explosion démographique...
Les choses sont maintenant établies et il n'y aura plus de gros changements à l'avenir. Sauf qu'à l'intérieur de ce top 10, certaines positions pourront changer:
- avec la politique de l'enfant unique et la continuelle croissance démographique indienne et pakistanaise, le hindi/urdu devrait à terme dépasser le mandarin.
- la croissance démographique de l'Afrique francophone et son alphabétisation devrait faire gagner quelques places au français (certaines estimations font état de 500 millions voire plus de francophones africains à l'horizon 2050; à prendre avec les réserves d'usage)
- surtout, un immense changement pourrait (le conditionnel est de mise) intervenir aux Etats-Unis où l'immigration hispanophone submerge certains Etats de l'ouest, mais pas seulement, et y provoque un retour en force de l'espagnol et un recul parfois marqué de l'anglais (ce ne serait d'ailleurs qu'un retour à une situation antérieure puisque la Floride et tout l'ouest américain appartenaient à l'Espagne puis au Mexique et ont été conquis par les Etats-Unis). Une anecdote assez représentative: de plus en plus de sites américains de compagnies américaines (Ford, CNN etc.) sont désormais bilingues anglais-espagnol. Si, à terme, l'espagnol remplace l'anglais aux Etats-Unis, ça provoquera des ondes de choc dans toute la géopolitique des langues et leur enseignement. On n'en est pas encore là mais c'est à surveiller de près.
LV1
De tout temps, les hommes ont appris une ou plusieurs langues étrangères. Jusqu'à une époque relativement récente (XXème siècle), la principale LV1 était le français. C'était la langue des élites, de la diplomatie, de la culture... Au cours du XXème siècle, et surtout après 1945, cette prédominance du français a laissé la place à une domination de l'anglais. Les causes en sont multiples.
D'abord, avec un bloc LM de plus de 500 millions de personnes dont la première puissance économique, financière et militaire (les USA), il est évident que l'anglais devenait de plus en plus attirant par rapport à un français dont le bloc LM était constitué par des pays pauvres (Afrique) ou vaincus (France de la Seconde Guerre Mondiale, Guerre d'Indochine). Mais cette défaite du français face à l'anglais était en germes depuis le XVIIIème siècle. A partir du moment où Louis XV a perdu la majorité de l'Amérique du nord et Louis XVI a évité de la récupérer, il était évident qu'on allait en arriver un jour ou l'autre à cette situation. Le XVIIIème siècle a été celui de la mise en place du monde actuel et c'est le moment qu'a choisi la France pour s'endormir... Les conséquences s'en sont fait sentir deux siècles plus tard !
Mais il y a encore d'autres causes. Le français était la langue des élites, de la bourgeoisie. Or celles-ci ont été broyées par les grands totalitarismes du XXème siècle ; nazisme et communisme. Alors que la Russie tsariste parlait français dans toute "la haute", la Russie bolchévique a exterminé ou poussé vers l'exil toute cette classe sociale francophile. Pareil pour la vieille bourgeoisie allemande. Et que dire des élites de l'Europe centrale et orientale, exterminées soit par les nazis, soit par les communistes...
Parallèlement, la mercantilisation du monde avec à sa tête les Etats-Unis créait un contexte peu favorable à l'apprentissage d'une "langue de culture" mais plutôt d'une langue pratique, le fameux globish.
Enfin, certains événements ont également eu de l'importance, localement. Après la Guerre d'Indochine, le français serait sans doute resté la principale LV1 si les Américains n'étaient pas arrivés et n'avaient commencé la Guerre du Vietnam. 15 ans de guerre et de présence américaine ont forcément joué; les Sud-vietnamiens qui apprenaient le français se sont mis à apprendre l'anglais.
On pourrait encore trouver d'autres raisons mais restons simples. Au cours du XXème siècle, le français a perdu la guerre contre l'anglais en tant que LV1. Et c'est de là que vient la méconnaissance d'une grande partie des Français, médias compris, voire médias en tête! Beaucoup de gens s'imaginent que puisque le français a perdu la guerre contre l'anglais, le français régresse dans le monde ! 😮
Et bien non, après un déclin jusqu'aux années 90, l'enseignement du français progresse à nouveau depuis une vingtaine d'années, et c'est un mouvement qui ne fera que s'amplifier. Parce qu'on n'est plus dans une optique "français contre anglais" mais "français avec anglais"...
LV2
Dans tous les pays du monde - mais avec des décalages parfois importants (entre pays riches et pays pauvres, entre enseignement public et enseignement privé...) - on se met à l'apprentissage d'une deuxième langue étrangère (LV2). C'est un mouvement irréversible, lié à l'alphabétisation et/ou l'amélioration des systèmes éducatifs, à la mondialisation et à la concurrence sur le marché du travail. J'avais donné un exemple concernant la France dans un message précédent, mais cet exemple vaut dans un nombre toujours croissant de pays : il y a 30 ans, avec un CV sur lequel était inscrit "Langues : anglais", le recruteur vous répondait "on vous prend tout de suite !" Si vous faites ça de nos jours, le recruteur vous rit au nez et vous montre la sortie... Le monde professionnel est devenu ainsi et ça concerne un nombre croissant de pays : il faut parler de plus en plus de langues pour pouvoir s'adapter à l'économie mondialisée, avoir une meilleure qualification et donc un meilleur poste. Une deuxième langue étrangère voire une troisième sont très souvent des atouts pour trouver du travail, notamment dans les économies où la concurrence sur le marché du travail est féroce (Chine par exemple).
Donc, partout dans le monde mais à des degrés et vitesses divers, on constate ce mouvement général et irréversible d'apprentissage d'une deuxième langue étrangère. On voit par exemple les écoles primaires privées pour gens friqués enseigner deux langues étrangères (les écoles publiques suivent, mais avec généralement 20 ans de retard). Au Mexique, j'ai même fait des "initiations au français" dans des maternelles !!! C'était d'ailleurs aberrant: les mômes apprenaient l'espagnol plus des initiations à l'anglais et au français à l'âge de 5 ans. C'est un exemple extrême mais représentatif de ce qui se passe dans le monde aujourd'hui. Partout, l'enseignement d'une LV2 se généralise.
Or, à l'échelle globale, la première LV2 est le français. C'est pour ça que, contrairement à ce que pensent les Cassandre françaises complètement déconnectées et en retard d'une guerre, le français progresse dans le monde. C'est mécanique. Et cette nouvelle expansion du français ne fera que s'amplifier au fur et à mesure que l'enseignement d'une LV2 se généralisera (nous n'en sommes qu'aux prémices dans certains pays)
Donc résumons-nous: l'anglais est très souvent (mais pas toujours) choisi comme LV1 et le français comme LV2. Pourquoi le français est-il choisi? Raisonnons par défaut et demandons-nous ; pourquoi pas? Quelle langue pourrait déloger le français de sa place de leader en LV2?
- Le chinois, et aussi le japonais et le coréen sont trop difficiles du fait de leur écriture. S'il faut dix ans pour pouvoir commencer à lire un simple texte, le nombre d'étudiants s'y mettant restera marginal, malgré les modes passagères. Tant que ces pays ne changeront leur système d'écriture en un système alphabétique, et il n'y a aucune raison qu'ils le fassent ni même qu'ils le puissent, l'enseignement de ces langues rebutera et restera marginal. De plus, ces langues sont parlées peu ou prou dans un seul pays.
- Le hindi/urdu est parlé seulement dans le sous-continent indien.
- Le russe est en plein déclin depuis la chute de l'URSS. Grammaire beaucoup trop compliquée (déclinaisons) pour devenir une grande langue internationale.
- L'arabe est une langue internationale mais trop connotée sur le plan religieux. Les musulmans non-arabes eux-mêmes répugnent à l'apprendre.
- L'allemand repose sur un bloc LM très faible (100 millions de personnes) et présent seulement en Europe. Manque de prestige liée à la Seconde Guerre Mondiale et tous les films hollywoodiens qui présentent l'allemand comme la "langue des salauds".
- Le portugais est une vraie langue internationale parlée sur quatre continents (Europe-AmSud-Afrique-Océanie). Le Timor oriental a montré qu'on pouvait être attaché à ses racines lusophones tandis que le Brésil sera un futur grand. Mais je ne vois pas le portugais "prendre" au niveau international. Manque de prestige, pas parlé dans les institutions internationales, porté par trop peu de pays et dont seul le Brésil a une importance à l'échelle de la planète.
- L'espagnol. Voilà, voilà le grand concurrent du français en tant que LV2. Un bloc LM conséquent (500 millions de locuteurs), une vraie dynamique (immigration aux Etats-Unis ou ailleurs), un dynamisme culturel certain (danses latines, foot espagnol et sud-américain, artistes stars: Shakira...) L'espagnol attire, il représente le mouvement, le soleil. Pourtant, il a contre lui plusieurs choses. D'abord, il est trop enclavé, parlé seulement en Amérique (et l'Espagne en Europe). Le pivot du monde est l'Asie et l'espagnol n'y a aucun port d'attaches; il y est d'ailleurs très peu appris. Pareil en Afrique ou en Océanie. C'est également une langue qui n'est pas présente dans les institutions internationales. Et l'espagnol manque également de grand leader économique comme peut l'être le Brésil dans le monde lusophone. Tout ça pourrait changer si l'hispanisation des Etats-Unis continue et que ce pays change, à terme, de langue abandonnant l'anglais pour l'espagnol. On aurait alors un tremblement de terre linguistique. En attendant, il pâtit de son enclavement.
Donc finalement, le français qui a pourtant traversé tant de vicissitudes, perdu des empires, vu une partie de ses locuteurs broyés par le XXème siècle garde toujours une position enviable. Le français, c'est un peu comme le phénix, il renaît de ses cendres... Il s'appuie sur un bloc LM moyen mais qui devrait exploser démographiquement ces prochaines années. Il reste (même s'il y est moins employés qu'avant) l'une des deux langues des institutions internationales (ONU, CIO etc.) L'un des atouts du français est qu'il est présent sur tous les continents, Europe et Afrique bien évidemment, mais aussi les autres - car il y a toujours un territoire, une province ou même une petite île francophone qui fait chier tout le monde (😎) et oblige les associations régionales - ALENA (Québec), MERCOSUR (Guyane), Communauté du Pacifique (Polynésie et Nouvelle-Calédonie), Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale (îles françaises)... - à faire du français l'une de leurs langues de travail. Quand par exemple un Mexicain apprend une langue étrangère, c'est bien souvent, même s'il ne l'aime pas, l'anglais. Quand il apprend une LV2, il choisit presque toujours le français, grâce au Québec !
Et puis, on est étonnés de voir que le français conserve son rang de langue de prestige, de culture dans de nombreux pays. On entend très souvent les gens dire: "j'apprends d'abord l'anglais parce que c'est pratique, ensuite je me mets au français parce que c'est une langue de culture". Je ne juge pas du bien-fondé de cette affirmation, mais je répète ce qu'on entend un peu partout.
Donc voilà, après une période faste puis de déclin, globalement le français progresse à nouveau dans le monde. Et c'est un mouvement irréversible car porté par la généralisation de l'enseignement d'une seconde langue étrangère, à des rythmes différents certes, dans tous les coins du monde. Le plurilinguisme est maintenant devenu une réalité et le français en bénéficie presque mécaniquement. Encore une fois, amis de VF, si votre enfant/neveu/petit-enfant ne sait pas quoi faire de sa vie, dites-lui de faire un master en FLE (Français langue Etrangère), c'est un secteur en plein boom et qui le restera.
Je vois que tu possèdes beaucoup de connaissances sur le sujet.. et tu as certainement raison ... Pour ma part je ne faisais appel qu'à mon vécu ..ayant voyagé par le passé dans certains pays francophones et y étant retourné ces dernières années j'ai seulement constaté que les personnes qui s'exprimaient en Français se font maintenant plus rares...Je voulais aussi ajouter( ce n'est peut-être que subjectif) que l'image autrefois positive de la France dans le monde ( la culture, les droits de l'homme etc..) me semble s'affaiblir un peu y aurait-il une corrélation entre l'image de la France dans le monde et le fait qu'on se "refuse" ( dans certains pays)à parler Français?
ayant voyagé par le passé dans certains pays francophones et y étant retourné ces dernières années j'ai seulement constaté que les personnes qui s'exprimaient en Français se font maintenant plus rares...
Salut Djalma !
Dans les pays francophones même, c'est je pense dû au renouveau des langues maternelles (c'est par exemple le cas au Sénégal avec le Wolof). Ca ne veut pas dire que le français a disparu, c'est juste que les gens préfèrent d'abord s'exprimer dans leur langue maternelle. C'est pour ça que j'ai mis toutes les langues parlées sur le territoire (LM véritable, langue seconde, langue officielle) dans la catégorie LM.
Dans les pays non francophones, il y a un creux des générations. Les vieux (ceux qui ont connu le français comme principale LV1) disparaissent. Les jeunes (qui apprennent le français comme LV2) ne sont pas encore arrivés sur le marché du travail. Pour l'instant, la génération aux commandes (20-60 ans) sont ceux qui ont été éduqués entre 1950 et 1990, soit l'âge d'or du tout-anglais.
Je voulais aussi ajouter( ce n'est peut-être que subjectif) que l'image autrefois positive de la France dans le monde ( la culture, les droits de l'homme etc..) me semble s'affaiblir un peu y aurait-il une corrélation entre l'image de la France dans le monde et le fait qu'on se "refuse" ( dans certains pays)à parler Français?
Moui, je sais pas trop... Les gens font quand même la différence entre la langue et le principal pays qui la représente. Le pays le plus détesté du monde sont les États-Unis et ça n'empêche pas les gens d'apprendre l'anglais. De même, quand la France a décidé de reprendre les essais nucléaires dans le Pacifique en 1996, les Australiens étaient extrêmement remontés contre elle et ont même brûlé le Consulat français de Perth. Mais l'Alliance Française de la même ville n'a eu aucun problème.
Ce que tu dis me semble vrai aux Etats-Unis, parmi les élites. Si on étudie un peu les hauts responsables américains, on se rend compte qu'il y en a un paquet qui parlent parfaitement français. Parmi quelques personnalités récentes: George Bush père (président de 88 à 92), John Kerry, Madeleine Albright, Paul Wolfowitz... Mais souvent, ils le cachent, du fait de la francophobie latente et parfois un peu primaire qui existe aux États-Unis. Mais pour les autres pays, je n'ai pas trop l'impression. Dans certains pays, parler français est même un signe de distinction, au même titre qu'un sac Louis Vuitton (🤪)
Donc résumons-nous: l'anglais est très souvent (mais pas toujours) choisi comme LV1 et le français comme LV2. Pourquoi le français est-il choisi? Raisonnons par défaut et demandons-nous ; pourquoi pas? Quelle langue pourrait déloger le français de sa place de leader en LV2?
- Le chinois, et aussi le japonais et le coréen sont trop difficiles du fait de leur écriture. S'il faut dix ans pour pouvoir commencer à lire un simple texte, le nombre d'étudiants s'y mettant restera marginal, malgré les modes passagères. Tant que ces pays ne changeront leur système d'écriture en un système alphabétique, et il n'y a aucune raison qu'ils le fassent ni même qu'ils le puissent, l'enseignement de ces langues rebutera et restera marginal. De plus, ces langues sont parlées peu ou prou dans un seul pays.
- Le hindi/urdu est parlé seulement dans le sous-continent indien.
- Le russe est en plein déclin depuis la chute de l'URSS. Grammaire beaucoup trop compliquée (déclinaisons) pour devenir une grande langue internationale.
Oui, enfin le français n'a rien à envier au russe ou à l'allemand du point de vue de la complication grammaticale, résultant souvent d'évolutions aberrantes. Utiliser l'indicatif imparfait à la place du subjonctif passé dans les phrases du genre "si j'étais riche, je serais..." en est une, que les Italiens par exemple n'arrivent pas à comprendre. L'ordre des mots dans les phrases avec COD-COI (dis-le moi, tu me le dis) est une autre complication qui en rebute plus d'un. Je ne parle même pas de l'orthographe que même les Français n'arrivent pas à maîtriser. Certes, le français n'est pas la seule langue à avoir des aberrations puisque l'anglais le concurrence bien du point de vue de la phonétique et de l'orthographe. Mais il n'empêche, beaucoup se cassent les dents à l'apprendre et abandonnent vite.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Oui, enfin le français n'a rien à envier au russe ou à l'allemand du point de vue de la complication grammaticale, résultant souvent d'évolutions aberrantes. Utiliser l'indicatif imparfait à la place du subjonctif passé dans les phrases du genre "si j'étais riche, je serais..." en est une, que les Italiens par exemple n'arrivent pas à comprendre. L'ordre des mots dans les phrases avec COD-COI (dis-le moi, tu me le dis) est une autre complication qui en rebute plus d'un. Je ne parle même pas de l'orthographe que même les Français n'arrivent pas à maîtriser. Certes, le français n'est pas la seule langue à avoir des aberrations puisque l'anglais le concurrence bien du point de vue de la phonétique et de l'orthographe. Mais il n'empêche, beaucoup se cassent les dents à l'apprendre et abandonnent vite.
Il y tient à son déclin du français... lol
En ce qui concerne les difficultés du français, c'est vrai, mais chaque langue a ses complexités et il n'est pas plus difficile qu'une autre langue. Et disons qu'en général, il est plutôt moins difficile que les autres langues internationales (anglais mis à part, et encore...)
Le russe a une grammaire terriblement difficile, avec des conjugaisons et des déclinaisons. Pareil pour l'allemand, avec toutefois un système déclinatif moins poussé. Je crois que ce genre de langue à déclinaisons ne pourra jamais "prendre" au niveau international. Déjà que les conjugaisons mettent mal à l'aise les apprenants parlant une langue dont le verbe reste invariable... Alors si en plus on leur rajoute une couche de déclinaisons, ils vont se tirer une balle.
Le français, comme l'espagnol ou le portugais, est complexe de par son système de conjugaison. Les conjugaisons sont plus régulières en espagnol mais plus de temps sont utilisés (dont deux imparfaits du subjonctif ! 😮)
Les pronoms posent problème à la troisième personne, mais c'est le cas de toutes les langues latines (idem en espagnol et, je crois mais n'en suis pas sûr, en italien).
Chaque langue a ses difficultés et le français ne fait bien sûr pas exception. Mais au final, quand on regarde la difficulté des autres grandes langues du monde (écriture à caractère : chinois, japonais ; langue à déclinaisons : russe, allemand), il fait plutôt partie de la couche basse des langues difficiles.
Croyez-vous vraiment que c'est au travers de gros caprices entrelacés d'épithètes malsonnants que le Gaëlique a repris pied dans le Pays de Galles malgré le peu d'enthousiasme montré par Londres (euphémisme), par exemple ?
Chère CalamityGin,
Pardonnez mon immixtion dans vos échanges avec Cyril06 mais où parle-t-on gaélique – gaëlique est une graphie baroque que j'apprécie mais qui n'a hélas plus cours – au Pays de Galles, s'il vous plaît ? Je me permets de vous poser la question car de la part de quelqu'un qui lance à un participant qu'il n'a (je vous cite) « manifestement aucune connaissance de la situation du gaëlique au Royaume Uni », ne le prenez pas en mauvaise part mais cela fait vraiment sourire. 🙂
Merci de m'avoir lu !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
J'ai du mal à m'en sortir entre les fils de discussion et mon message s'adressait à un autre post.
Cher Cyrilleho,
Rassurez-vous, il n'y a pas péril en la demeure.
Je ne suis, évidemment, pas d'accord pour juger de l'espéranto sur la base des mérites du Volapük (Incompréhensible et dont Zamenhof ne s'est pas inspiré)
Mais si... Vu l'antériorité du volapük par rapport à l'espéranto comme langue artificielle à vocation internationale et la manière commune que l'un et l'autre ont de former les mots composés, Zamenhof qui connaissait très bien les mécanismes de l'idiome du père Schleyer ne peut pas ne pas s'en être inspiré...
J'aimerais à cet égard savoir ce que le volapük revêt d' « incompréhensible », selon vous. Le pluriel se forme par adjonction d'un « -s » là où l'espéranto le forme en « -j » (emprunt au grec un peu gratuit, puisque le iota du pluriel des première et seconde déclinaisons agissait sur la quantité vocalique de la voyelle finale du thème), l'adjectif se forme en « -ik » là où l'espéranto le marque par la terminaison « -a », l'adverbe en « -iko », et ainsi de suite... Mille pardons mais force est de constater que l'espéranto suit son schéma de près, nonobstant des désinences différentes, bien entendu, et s'il fallait absolument recourir à une langue artificielle, rien ne permettrait de le préférer au volapük qui est aussi logique et « aisé » que lui, si ce n'est des considérations arbitraires et non pas linguistiques.
ou de l'Interlingua (Autre approche).
Ah mais, je n'ai pas dit que l'interlingua partageât quoi que ce soit avec l'espéranto. 🙂
Bien sûr qu'il existe des langues régulières, j'ai fait un peu de turcs, pour les autres je ne puis juger, mais on en revient alors au dilemme "On prend la langue de certains" versus "on se dote d'une langue commune".
Je ne vois aucun dilemme dans un retour légitime au latin dont l'usage dépassait largement le cadre européen, de l'antiquité à l'ère baroque, langue latine qui était très souvent celle de populations qui n'avaient rien d'italique, et le fait qu'il soit plus complexe que l'espéranto n'est pas nécessairement un handicap... Pourquoi une koinè devrait-elle être nécessairement simple et basique ?
Quand on analyse un peu l'espéranto, que remarque-t-on ? Que sa morphosyntaxe est indo-européenne et que son lexique est pour quasiment les trois-quarts emprunté au latin et aux langues romanes, le reste provenant de l'anglais, de l'allemand, du russe, du polonais et d'autres langages. Ce sont des faits indubitables que les partisans de la langue de Zamenhof occultent curieusement... N'importe quelle personne pointilleuse pourrait trouver à redire à ces emprunts et se plaindre qu'elle se trouve défavorisée par rapport aux locuteurs de l'aire romane, et pour qu'il fût réellement « démocratique », il faudrait qu'il fût inventé de toutes pièces sans se baser sur le fonds lexical d'aucune langue existante ou ayant existé...
Quant aux ressemblances de l'espéranto polysynthétique – je ne comprends pas cet acharnement qui consiste à le classer parmi les idiomes agglutinants !! – avec le chinois, le tibétain, le japonais ou le swahili, je ne les ai jamais vues et il faut être d'une mauvaise foi rare ou vraiment illuminé pour prétendre le contraire... Bien des langues indo-européennes n'ont qu'un seul genre (l'anglais) et sont (du moins partiellement) agglutinantes, qu'il s'agisse du hittite ou même de l'allemand...
Ayant écouté attentivement votre vidéo, je persiste à ne pas du tout comprendre en quoi l'usage de l'espéranto serait plus « démocratique » que celui du latin, par exemple... Je me permets par ailleurs de vous signaler qu'affirmer qu'il n'y a pas de cas en bulgare est faux : ont subsisté le vocatif et les formes obliques (déclinées) des pronominaux. Qui plus est, je ne vois pas pourquoi le choix du bulgare comme langue de communication dans les pays slaves aurait été « meilleur » que celui du russe dont l'aire culturelle et l'influence dépassent largement le cadre de la Bulgarie, surtout quand on sait que ce n'est pas le bulgare qui est à l'origine des langues slaves mais le proto-slave, ou slave commun (praslavjanskij jazyk). Dans le même ordre d'idées, le français fut langue culturelle et diplomatique jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale qui marqua l'avènement de l'anglais comme langue du commerce, et non jusqu'au XIXème siècle, et je ne vois vraiment pas en quoi l'italien aurait été « bien meilleur » pour communiquer que le français... Certainement pas pour des raisons littéraires, en tout cas...
Je ne suis pas d'accord non plus sur le fait que les langues « fortes » (bénéficiant d'un très grand nombre de locuteurs) détruiraient forcément le principe de réciprocité... Prenez par exemple le cas de l'espagnol en Amérique du Sud et du quechua qui compte plusieurs millions de locuteurs. À la différence de l'anglais en Amérique du Nord, l'espagnol est loin d'avoir détruit les langues vernaculaires sud-américaines ou même celles d'Amérique Centrale où les idiomes mayas et aztèques sont encore pratiqués au quotidien par de millions d'Amérindiens. J'ajoute que tout toujours rapporter en termes de coût (« it costs twice more ») est assez crispant... Les langues et leur usage doivent-ils se résumer en termes de dépenses et de profits ? Je ne crois vraiment pas... Et la richesse culturelle propre au plurilinguisme ?
Le fait que la presse anglophone soit plus importante que la presse francophone ou germanophone n'est pas non plus un problème d' « équité ». Il appartient à chaque pays de valoriser ses chercheurs, ses scientifiques et ses spécialistes, et je me permettrai de vous rappeler que du temps de l'URSS, la presse scientifique russophone était aussi imposante que l'anglophone...
Non, les cultures ne sont pas « égales », désolé, pas plus que ne le sont les êtres humains – un petit Brésilien qui sera né dans une favela ne sera jamais l'égal d'un petit Américain qui aura vu le jour dans une famille huppée d'une banlieue chic de New York – et cette manie des espérantistes à brandir l'argument de la réciprocité ou de la démocratie est assez vaine. Tout linguiste objectif vous dira que les langues et l'usage qu'on en fait ne peut être démocratique.
Les espérantistes sont surtout seuls à voir un « conflit » sous le prétexte captieux que tout être au monde devrait absolument pouvoir communiquer avec tout le monde, dans une perspective mondialiste qu'on a le droit de trouver oppressante. Il n'y a aucun « conflit » à ne pas forcément pouvoir communiquer avec son prochain... Existent des formes de communication autrement que par le biais des mots – par les attitudes et les signes, notamment –, et plus que tout, à quoi bon « communiquer », si c'est pour ne rien dire ? L'époque actuelle souffre de cette « communication tous azimuts » motivée par le consumérisme accru, la culture de l'instantané et le culte de l'éphémère dont la conséquence directe est que personne ne communique plus réellement... Un Français « communiquera » avec un Taïwanais sans connaître sa voisine de palier, par exemple... Faut-il communiquer pour communiquer, ou pour échanger des informations de prime importance ?
D'autre part, pourquoi vouloir à tout prix faire communiquer de très jeunes enfants dont la préoccupation majeure est avant tout de se divertir en jouant entre eux ? Si louable que soit votre idéal, il ne peut trouver d'accomplissement avec l'espéranto qui n'est pas spécialement « démocratique » ni « fair », pour reprendre votre expression, eu égard à son lexique hétéroclite développé de façon arbitraire, privilégiant certaines langues (les romanes) par rapport à d'autres. Avancer le prétexte que les enfants ne peuvent communiquer entre eux (je pense à votre entrefilet sur les quatre petites filles prénommées Annah, Anne, Anna et Ann) est un faux prétexte, car chacun sait que les enfants issus de cultures linguistiques diverses parviennent à communiquer malgré la barrière de la langue. Mes jeunes cousins et cousines géorgiens ou ukrainiens pourraient vous le démontrer et pour citer mon propre exemple, ayant été élevé au sein d'une famille où étaient quotidiennement pratiquées quatre langues (ma mère me parlait indifféremment en géorgien ou en ukrainien et mon père en français ou en flamand), je n'ai jamais eu le sentiment d'être lésé, handicapé ou défavorisé... Nous avons toujours sauté le plus naturellement du monde d'une langue à l'autre sans avoir le sentiment de recourir à des langues étrangères à nous...
Voyons plus loin : imaginons une société qui serait composée d'individus dont la langue maternelle aurait été l'espéranto : ne seraient-ils pas avantagés (ainsi que leurs enfants) par rapport à des personnes qui seraient incapables de le parler ? Cela rejoindrait le cas que vous évoquez dans votre vidéogramme de la petite fille écossaise qui n'aura aucun effort à fournir pour apprendre une langue, ses petites camarades connaissant déjà la sienne. Un enfant espérantophone sera fatalement avantagé par rapport à d'autres qui ne le seront pas.
Au vu de ces différentes observations, pourquoi ne pas revenir à l'usage d'une langue latine qui servit de langue internationale durant près de deux mille ans, eu égard à son legs à l'humanité phénoménal, humanité qui n'est pas strictement occidentale, vu le nombre d'Asiatiques qui s'y intéressent, notamment ? Il me semble que la culture, la vigueur passée, le prestige et l'héritage du latin sont suffisamment imposants pour qu'on le préfère à une langue artificielle composite qui emprunte de façon partiale à droite et à gauche, langue ne pouvant se prévaloir d'aucune légitimité attestée par l'Histoire ni d'aucune réalité éprouvée, ne vous en déplaise. Loin de moi tout désir polémiste : je me cantonne à des constats neutres.
Je suis de toute manière bien trop partisan du plurilinguisme et de l'étude des langues pour défendre un espéranto qui, à l'instar de l'anglais, conduirait à la disparition pure et simple de milliers de langues bénéficiant d'un trop faible nombre de locuteurs...
Le vocabulaire de l'espéranto n'est pas familier, totalement étranger, pour un asiatique, mais que propose le système actuel ?
Je puis vous assurer que le vocabulaire de l'espéranto est totalement étranger à un Asiatique qui en entreprendrait l'étude sans avoir de connaissances préalables dans aucune langue occidentale...
La loi du plus fort et donc l'anglais, une langue tout aussi étrangère et non familière pour un asiatique.
Tout à fait d'accord avec vous sur ce point ! 🙂
Tant qu'on reste dans cette dynamique, la langue de la nation la plus puissante s'impose, la linguistique a peu à voir avec la diffusion. Voilà pour le système global.
J'en conviens et c'est la raison pour laquelle je suis un fervent partisan du multilinguisme.
Au niveau individuel et en Europe, je pense que se priver d'espéranto est une erreur car c'est un bon moyen de préparer le terrain pour un apprentissage ultérieur chez l'enfant. Surtout pour ceux qui n'ont pas la chance de grandir dans une famille binationale.
Je pense personnellement que l'erreur, c'est de supprimer les classes de langues anciennes. Cela dit, vous avez le droit d'être passionné par l'espéranto au point de voir en lui la panacée à tous les maux.
Bonne journée et merci de m'avoir lu !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Ne m'en veuillez pas si je me permets de vous signaler que quoi que vous puissiez penser, l'aire d'influence du français a régressé depuis le début du siècle dernier... Vous l'avez dit vous-même : la fin de la Seconde Guerre mondiale signa le déclin de la suprématie du français et l'avènement de l'anglais en tant que langue des affaires.
En ce qui concerne les difficultés du français, c'est vrai, mais chaque langue a ses complexités et il n'est pas plus difficile qu'une autre langue. Et disons qu'en général, il est plutôt moins difficile que les autres langues internationales (anglais mis à part, et encore...)
Euh, le français est une langue particulièrement complexe qui requiert bien des efforts afin d'en maîtriser tous les détours, ne serait-ce que concernant sa syntaxe.
Le russe a une grammaire terriblement difficile, avec des conjugaisons et des déclinaisons. Pareil pour l'allemand, avec toutefois un système déclinatif moins poussé.
La grammaire du russe n'est pas si difficile que cela, croyez-moi. Quant au système flexionnel allemand, quoique moins complexe que celui du russe, car très régulier, morphologiquement et accentuellement parlant, il revêt ses difficultés dès lors qu'on veut décliner des noms et des adjectifs se succédant...
Je crois que ce genre de langue à déclinaisons ne pourra jamais "prendre" au niveau international.
Et pourquoi donc ? 😮
Déjà que les conjugaisons mettent mal à l'aise les apprenants parlant une langue dont le verbe reste invariable... Alors si en plus on leur rajoute une couche de déclinaisons, ils vont se tirer une balle.
Je trouverai toujours curieux ce terme d' « apprenant » qu'on lit et entend partout, depuis quelques années, dans l'Hexagone... Il faut croire que celui d' « étudiant » fait peur...
Le français, comme l'espagnol ou le portugais, est complexe de par son système de conjugaison. Les conjugaisons sont plus régulières en espagnol mais plus de temps sont utilisés (dont deux imparfaits du subjonctif ! )
En français qui se respecte, on utilise autant de temps et de modes qu'en espagnol et si l'on ne trouve qu'une forme de subjonctif imparfait, à la différence de l'espagnol, on en rencontre en revanche deux du conditionnel passé... 🙂
Les pronoms posent problème à la troisième personne, mais c'est le cas de toutes les langues latines (idem en espagnol et, je crois mais n'en suis pas sûr, en italien).
Auriez-vous un exemple de ce que vous avancez ?
Chaque langue a ses difficultés et le français ne fait bien sûr pas exception. Mais au final, quand on regarde la difficulté des autres grandes langues du monde (écriture à caractère : chinois, japonais ; langue à déclinaisons : russe, allemand), il fait plutôt partie de la couche basse des langues difficiles.
Et pourtant, le français est réputé comme étant très complexe pour quiconque souhaite en maîtriser toutes les facettes, du point de vue morpho-syntaxique...
En espérant que vous ne m'en voudrez pas d'avoir donné mon avis, je vous remercie de m'avoir lu et vous souhaite une bonne fin d'après-midi !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Pardonnez mon immixtion dans vos échanges avec Cyril06 mais où parle-t-on gaélique – gaëlique est une graphie baroque que j'appr��cie mais qui n'a hélas plus cours – au Pays de Galles, s'il vous plaît ? Je me permets de vous poser la question car de la part de quelqu'un qui lance à un participant qu'il n'a (je vous cite) « manifestement aucune connaissance de la situation du gaëlique au Royaume Uni », ne le prenez pas en mauvaise part mais cela fait vraiment sourire. 🙂
Merci de m'avoir lu !
Gallois (Welsh), pas gaélique, my bad. A force de bilinguisme anglais-français, et vu mon âge canonique, je tends à mélanger les langues et les traductions ... 😊
Ne m'en veuillez pas si je me permets de vous signaler que quoi que vous puissiez penser, l'aire d'influence du français a régressé depuis le début du siècle dernier... Vous l'avez dit vous-même : la fin de la Seconde Guerre mondiale signa le déclin de la suprématie du français et l'avènement de l'anglais en tant que langue des affaires.
Oui, c'est ce que j'ai dit. Mais cette aire est de nouveau en expansion par rapport au creux des années 50-90 et ce mouvement ne fera que s'amplifier.
En ce qui concerne les difficultés du français, c'est vrai, mais chaque langue a ses complexités et il n'est pas plus difficile qu'une autre langue. Et disons qu'en général, il est plutôt moins difficile que les autres langues internationales (anglais mis à part, et encore...)
Euh, le français est une langue particulièrement complexe qui requiert bien des efforts afin d'en maîtriser tous les détours, ne serait-ce que concernant sa syntaxe.
Toutes les langues sont complexes mais si vous comparez aux principales langues du monde, celles parlées internationalement ou susceptibles de le devenir, le français est plutôt dans la catégorie basse du niveau de difficulté. Moins difficile que les écritures à caractère (chinois, japonais et coréen), moins difficile que les langues à conjugaisons et déclinaisons (russe, allemand...)
La grammaire du russe n'est pas si difficile que cela, croyez-moi. Quant au système flexionnel allemand, quoique moins complexe que celui du russe, car très régulier, morphologiquement et accentuellement parlant, il revêt ses difficultés dès lors qu'on veut décliner des noms et des adjectifs se succédant...
Bah non, désolé, je ne vous crois pas. Je connais (même si je l'ai un peu oublié) le polonais, qui a le même système que le russe, et, croyez-moi, c'est difficile 😉
Le système de l'allemand est effectivement plus régulier et comporte moins de cas (4 contre 7).
Je crois que ce genre de langue à déclinaisons ne pourra jamais "prendre" au niveau international.
Et pourquoi donc ? 😮
Je l'ai expliqué... juste après (mais vous avez cité ce message pour faire une remarque primordiale sur le terme "apprenant")
Déjà que les conjugaisons mettent mal à l'aise les apprenants parlant une langue dont le verbe reste invariable... Alors si en plus on leur rajoute une couche de déclinaisons, ils vont se tirer une balle.
Je trouverai toujours curieux ce terme d' « apprenant » qu'on lit et entend partout, depuis quelques années, dans l'Hexagone... Il faut croire que celui d' « étudiant » fait peur...
Dans mon cas, je jongle de l'un à l'autre pour ne pas faire de répétition. En dix ans, j'ai dû mettre les pieds trois ou quatre fois dans l'Hexagone.
Les pronoms posent problème à la troisième personne, mais c'est le cas de toutes les langues latines (idem en espagnol et, je crois mais n'en suis pas sûr, en italien).
Auriez-vous un exemple de ce que vous avancez ?
En espagnol:
- tu me le dis = me lo dices (pas de problème quand les pronoms COD/COI ne sont pas à la même personne)
- je le lui donne = se lo doy (le pronom COI "lui" = "le" est remplacé par le pronom "se" sorti d'on ne sait où.)
Donc, quand un pronom COD côtoie un pronom COI, tous deux à la troisième personne, on a un problème. En français, on inverse l'ordre des pronoms; en espagnol, on remplace le pronom COI par "se". J'ai lu quelque part que ce problème concernait les langues latines et venait du latin, mais je ne connais pas les autres langues latines pour l'affirmer catégoriquement et suis preneur de toute info à ce sujet.
Chaque langue a ses difficultés et le français ne fait bien sûr pas exception. Mais au final, quand on regarde la difficulté des autres grandes langues du monde (écriture à caractère : chinois, japonais ; langue à déclinaisons : russe, allemand), il fait plutôt partie de la couche basse des langues difficiles.
Et pourtant, le français est réputé comme étant très complexe pour quiconque souhaite en maîtriser toutes les facettes, du point de vue morpho-syntaxique...
Personne ne maîtrise toutes les facettes d'une langue, y compris les locuteurs natifs. Dans le domaine qui nous intéresse ici (l'enseignement d'une langue étrangère), le français sera moins difficile à apprendre pour communiquer rapidement et se débrouiller que d'autres langues. Ensuite, vient le temps du perfectionnement...
En espérant que vous ne m'en voudrez pas d'avoir donné mon avis, je vous remercie de m'avoir lu et vous souhaite une bonne fin d'après-midi !
Je vous souhaite de même une très bonne soirée pleine de bonnes choses à boire et à manger 😛
En espagnol:
- tu me le dis = me lo dices (pas de problème quand les pronoms COD/COI ne sont pas à la même personne)
- je le lui donne = se lo doy (le pronom COI "lui" = "le" est remplacé par le pronom "se" sorti d'on ne sait où.)
Donc, quand un pronom COD côtoie un pronom COI, tous deux à la troisième personne, on a un problème. En français, on inverse l'ordre des pronoms; en espagnol, on remplace le pronom COI par "se". J'ai lu quelque part que ce problème concernait les langues latines et venait du latin, mais je ne connais pas les autres langues latines pour l'affirmer catégoriquement et suis preneur de toute info à ce sujet.
Italien : me lo dici - glielo dò => schéma COI + COD
Occitan nissart : lo mi dies - lo li doni => schéma COD + COI
Occitan provençal : me/mi lo di(s)es - li/i/ié lo doni => schéma COI + COD
A ma connaissance, toutes les langues romanes, à l'exception du français (langue romane germanisée), sont cohérentes et régulières concernant l'ordre des pronoms COD et COI. Il n'y a que le français qui impose des variations absurdes :
- Je le lui dis -> COD + COI
- Tu me le dis -> COI + COD
- Dis-le moi ! -> COD + COI
Chaque langue a ses difficultés et le français ne fait bien sûr pas exception. Mais au final, quand on regarde la difficulté des autres grandes langues du monde (écriture à caractère : chinois, japonais ; langue à déclinaisons : russe, allemand), il fait plutôt partie de la couche basse des langues difficiles.
Le russe a peut-être un système de déclinaison plus difficile, mais il est bien plus souple du point de vue de la syntaxe, de l'ordre des mots. A ce niveau-là, le français est plus rigide. La principale difficulté du russe réside dans la conjugaison.
Concernant les difficultés liées à l'orthographe et au vocabulaire, le français n'a rien à envier aux autres langues. Inutile de décrire les yeux écarquillés de ceux qui apprennent que la terminaison -EAULT se prononce , ou que la désinence -ENT des verbes à la 3ème personne du pluriel ne se prononce pas...
On peut aussi évoquer l'art qu'a eu l'Académie Française de vouloir compliquer sciemment des mots d'origine grecque par pur snobisme. Ecrire sympathique alors que les autres langues romanes écrivent simpatic(o) en est un exemple typique.
Sans parler des phrases déroutantes du genre :
- les poules du couvent couvent
- il convient qu'ils convient des amis
Alors si le français fait partie selon toi de la "couche basse des langues difficile", je pense qu'en revanche, elle doit figurer sur le podium des langues les plus absurdes...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Gallois (Welsh), pas gaélique, my bad. A force de bilinguisme anglais-français, et vu mon âge canonique, je tends à mélanger les langues et les traductions ... 😊
Ah ! Ouf ! Vous me voyez rassuré mais ne vous avisez pas de confondre le gallois avec le gaélique en présence de Gallois et d'Écossais ou d'Irlandais ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Oui, c'est ce que j'ai dit. Mais cette aire est de nouveau en expansion par rapport au creux des années 50-90 et ce mouvement ne fera que s'amplifier.
Je crains que vous n'ayez raison et que nul ne voie dans mes propos de l'anglophobie ou de l'anti-américanisme si je déplore que le globish insupportable ait accédé au statut de langue internationale...
Toutes les langues sont complexes mais si vous comparez aux principales langues du monde, celles parlées internationalement ou susceptibles de le devenir, le français est plutôt dans la catégorie basse du niveau de difficulté. Moins difficile que les écritures à caractère (chinois, japonais et coréen), moins difficile que les langues à conjugaisons et déclinaisons (russe, allemand...)
Sans doute, oui, mais étant locuteur de langues flexionnelles, je ne suis peut-être pas totalement objectif... Et pour avoir étudié le français en profondeur, je le trouve passablement complexe, bien que je le parle couramment... 😉
Bah non, désolé, je ne vous crois pas. Je connais (même si je l'ai un peu oublié) le polonais, qui a le même système que le russe, et, croyez-moi, c'est difficile 😉
Le système de l'allemand est effectivement plus régulier et comporte moins de cas (4 contre 7).
Oui, j'en conviens. Le polonais est quasiment aussi complexe que ne l'est le russe, les deux grands points positifs du premier étant sa graphie pour ainsi dire phonétique, graphie basée sur l'alphabet latin agrémenté de signes diacritiques, et sa courbe accentuelle très régulière qui fait que l'avant-dernière syllabe est accentuée, sauf dans les mots d'origine latine qui conservent leur accent d'origine, dans les formes verbales des première & seconde personnes du pluriel du passé (marquées par l'infixe -li-) et dans celles du conditionnel (marquées par l'infixe -by-). Mais je m'éloigne du sujet...
Dans mon cas, je jongle de l'un à l'autre pour ne pas faire de répétition. En dix ans, j'ai dû mettre les pieds trois ou quatre fois dans l'Hexagone.
C'est juste que ce néologisme d' « apprenant » – un participe présent substantivé – qu'on met à toutes les sauces me fait bondir, car le français dispose de deux termes précis (« étudiant » et « apprenti ») qui dépassent leur cadre sémantique propre et peuvent parfaitement s'employer pour désigner quiconque apprend une langue...
En espagnol:
- tu me le dis = me lo dices (pas de problème quand les pronoms COD/COI ne sont pas à la même personne)
- je le lui donne = se lo doy (le pronom COI "lui" = "le" est remplacé par le pronom "se" sorti d'on ne sait où.)
Donc, quand un pronom COD côtoie un pronom COI, tous deux à la troisième personne, on a un problème. En français, on inverse l'ordre des pronoms; en espagnol, on remplace le pronom COI par "se".
Si cela peut vous intéresser, ce se est euphonique, c'est-à-dire phonétique, destiné à éviter la succession le lo ou les lo. La règle dit que quand un verbe est accompagné de deux pronoms compléments à la troisième personne, le pronom dit indirect devient se quel que soit son genre et son nombre :se lo prometo le lo prometo ou les lo prometo] = je le lui promets ; je le leur prometsse lo voy a dar le lo voy a dar ou les lo voy a dar] = je vais le lui donner ; je vais le leur donnerDu moins est-ce l'explication la plus courante...
J'ai lu quelque part que ce problème concernait les langues latines et venait du latin, mais je ne connais pas les autres langues latines pour l'affirmer catégoriquement et suis preneur de toute info à ce sujet.
Ce phénomène précis ne se rencontre qu'en espagnol et je doute qu'il provienne du latin classique ou même du latin vulgaire en usage en Hispanie. En latin, n'existe pas de règle euphonique de ce type et tout se forme régulièrement, qu'un pronom complément d'objet direct (COD) soit en présence d'un pronom complément d'objet indirect (COI) ou non :id ei promitto ; id eis promitto = je le lui promets ; je le leur prometsid ei daturus sum ; id eis daturus sum = je vais le lui donner ; je vais le leur donnerJ'ai repris les mêmes exemples qu'en espagnol pour plus de clarté...
Personne ne maîtrise toutes les facettes d'une langue, y compris les locuteurs natifs. Dans le domaine qui nous intéresse ici (l'enseignement d'une langue étrangère), le français sera moins difficile à apprendre pour communiquer rapidement et se débrouiller que d'autres langues. Ensuite, vient le temps du perfectionnement...
Vous prêchez un converti... Bien que locuteur « natif » de quatre langues que je qualifierai de familiales, je ne maîtrise certainement pas tous leurs aspects, tout comme me reste encore beaucoup à apprendre de celles que je connais, sans parler de celles que j'étudie. C'est justement ça, qui est passionnant : découvrir, s'instruire et s'améliorer... 🙂
Je vous souhaite de même une très bonne soirée pleine de bonnes choses à boire et à manger 😛
J'essaierai de ne pas trop faire d'excès de nourriture ou de boissons et vous renvoie la pareille !
Bonne fin de soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
A ma connaissance, toutes les langues romanes, à l'exception du français (langue romane germanisée), sont cohérentes et régulières concernant l'ordre des pronoms COD et COI. Il n'y a que le français qui impose des variations absurdes :
- Je le lui dis -> COD + COI
- Tu me le dis -> COI + COD
- Dis-le moi ! -> COD + COI
Ce n'est pas totalement absurde : comme tu l'as toi-même dit, les langues germaniques et notamment le Mittelhochdeutsch – ou moyen-haut-allemand – ont influencé le français dans sa syntaxe, et notamment dans des inversions sujet/verbe comme aussi lui dis-je que j'étais parti ou ainsi décidèrent-ils de partir, ce dont peu de personnes ont conscience. On retrouve « dis-le-moi » en allemand dans sag' es mir, justement, exactement dans le même ordre.
Pour les deux premiers exemples (« je le lui dis » & « tu me le dis »), on trouve des irrégularités analogues en catalan, avec des tours comme l'hi dic (« je le lui dis ») à côté de me'l dius (« tu me le dis »), ou encore porta-me'l (« porte-le-moi ») à côté de porta-la-hi (« porte-la-lui ») ou porta-l'hi (« porte-le-lui »). Dans les deux derniers cas, le pronom COI est en position finale, ce qui n'est pas forcément très logique.
Le picard, le wallon ou même le romanche connaissent eux aussi des irrégularités de cet acabit, pour ne citer qu'eux, mais de manière moins poussée.
Le russe a peut-être un système de déclinaison plus difficile, mais il est bien plus souple du point de vue de la syntaxe, de l'ordre des mots. A ce niveau-là, le français est plus rigide. La principale difficulté du russe réside dans la conjugaison.
Totalement d'accord ! 🙂
Concernant les difficultés liées à l'orthographe et au vocabulaire, le français n'a rien à envier aux autres langues. Inutile de décrire les yeux écarquillés de ceux qui apprennent que la terminaison -EAULT se prononce , ou que la désinence -ENT des verbes à la 3ème personne du pluriel ne se prononce pas...
Il faut bien avouer que l'orthographe française est la plus ardue parmi toutes celles des langues romanes. Dire que des ahuris ont voulu la réformer de façon aussi arbitraire qu'inconséquente en 1990, tout cela pour soulager les élèves et supprimer des aberrations, paraît-il... Ils en ont généré de nouvelles... 😐
On peut aussi évoquer l'art qu'a eu l'Académie Française de vouloir compliquer sciemment des mots d'origine grecque par pur snobisme. Ecrire sympathique alors que les autres langues romanes écrivent simpatic(o) en est un exemple typique.
Ce n'est pas réellement du snobisme mais une volonté de conserver la graphie étymologique du terme grec qui s'orthographie avec thêta : sympathêtikos.
Sans parler des phrases déroutantes du genre :
- les poules du couvent couvent
- il convient qu'ils convient des amis
Même les Français eux-mêmes sont le plus souvent déroutés au lu de telles phrases, surtout en ces temps troubles où l'illettrisme hexagonal est en plein essor...
Alors si le français fait partie selon toi de la "couche basse des langues difficile", je pense qu'en revanche, elle doit figurer sur le podium des langues les plus absurdes...
Une « absurdité » qui en fait la langue latine la plus complexe, à mon sens, avec le latin. L'italien et l'espagnol le talonnent d'assez près, cela dit...
À bientôt ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Gallois (Welsh), pas gaélique, my bad. A force de bilinguisme anglais-français, et vu mon âge canonique, je tends à mélanger les langues et les traductions ... 😊
Ah ! Ouf ! Vous me voyez rassuré mais ne vous avisez pas de confondre le gallois avec le gaélique en présence de Gallois et d'Écossais ou d'Irlandais ! 🙂
Ne vous inquiétez pas, je sais quoi leur offrir à boire et comment détourner la conversation* en tel cas !
* suffit de critiquer les Anglais, ou mieux les Américains ... 😉
Ce n'est pas totalement absurde : comme tu l'as toi-même dit, les langues germaniques et notamment le Mittelhochdeutsch – ou moyen-haut-allemand – ont influencé le français dans sa syntaxe, et notamment dans des inversions sujet/verbe comme aussi lui dis-je que j'étais parti ou ainsi décidèrent-ils de partir, ce dont peu de personnes ont conscience. On retrouve « dis-le-moi » en allemand dans sag' es mir, justement, exactement dans le même ordre.
Pour les deux premiers exemples (« je le lui dis » & « tu me le dis »), on trouve des irrégularités analogues en catalan, avec des tours comme l'hi dic (« je le lui dis ») à côté de me'l dius (« tu me le dis »), ou encore porta-me'l (« porte-le-moi ») à côté de porta-la-hi (« porte-la-lui ») ou porta-l'hi (« porte-le-lui »). Dans les deux derniers cas, le pronom COI est en position finale, ce qui n'est pas forcément très logique.
Le picard, le wallon ou même le romanche connaissent eux aussi des irrégularités de cet acabit, pour ne citer qu'eux, mais de manière moins poussée.
D'accord. Je ne savais pas pour le catalan, ne le connaissant pas. Il est clair que plus on va au nord, plus les dialectes issus du bas latin se sont germanisés et éloignés du latin.
Ce n'est pas réellement du snobisme mais une volonté de conserver la graphie étymologique du terme grec qui s'orthographie avec thêta : sympathêtikos.
Oui, il va de soi que la seule raison de mettre le Y et les H était le respect de l'étymologie du grec. Mais bon, était-ce nécessaire si l'orthographe simplifiée était adoptée par le latin lui-même ?
D'autant plus que l'évolution naturelle du français a fait que la terminaison latine en -ICUS/ICA donne en français la terminaison -CHE : porticus/manica -> porche/manche. Les mots latins d'origine grecque comme simpaticus/politica auraient dû donner en français : simpache/poliche. Je pense que c'est par élitisme justement que les académiciens ont préconisé de revenir à l'étymologie grecque.
Une « absurdité » qui en fait la langue latine la plus complexe, à mon sens, avec le latin. L'italien et l'espagnol le talonnent d'assez près, cela dit...
Ne connaissant pas l'espagnol, je ne saurais m'exprimer à son sujet. Concernant l'italien, l'orthographe et la phonétique est quand même beaucoup plus simple que celles du français. Par contre, la conjugaison de l'italien est difficile et souvent déroutante, je dois bien le reconnaître.
A bientôt 🙂
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
vous voilà tous lancés dans une discussion de linguistes, bien loin à mon sens du sujet initial !
je me permets donc d'y revenir, en tant que non-spécialiste d'une langue ou d'une autre !
- je ne sais si nous devrions tous parler anglais, mais le fait est que lorsqu'on se déplace à l'étranger, tout le monde y parle quelques mots d'anglais dès qu'il s'agit de "communiquer" avec une personne étrangère au pays ! Je ne parle pas de l'anglais de Shakespeare, mais d'un anglais de tous les jours ; actuellement en Amérique du sud, c'est très vite le cas, pour peu que l'on soit dans un lieu un tant soit peu touristique ; je ne connais pas l'Asie, mais je pense que c'est la même chose quand les gens voient un "occidental" !
- aujourd'hui, il vaut certainement mieux apprendre plusieurs langues pour trouver un travail, mais il est tout de même quasiment admis que la première - en dehors de la langue maternelle, cela va de soi - soit l'anglais
- lorsqu'on apprend une langue étrangère, cela demande des efforts, une implication, un projet qui va avec (je ne parle pas des écoliers), donc, hormis les passionnés et les linguistes, qui irait apprendre l'esperanto que personne ne parle, alors qu'avec l'anglais on a beaucoup plus de chance de communiquer un peu partout ?
- à mon sens, une langue "internationale" ne se choisit pas, elle est imposée par l'histoire : je ne pense pas que les gaulois aient appris le latin parce qu'ils trouvaient cette langue à leur goût ? Aujourd'hui, c'est l'anglais et personnellement, je préfère qu'il en soit ainsi plutôt que de devoir apprendre le chinois !!!
- les rudiments de l'anglais sont relativement facile à acquérir : pour les occidentaux bien sur, mais pour les autres, je pense que c'est la langue "occidentale" la plus simple, en tout cas grammaticalement, et encore une fois, pour les bases.
- je suis de Toulouse et je trouve moi aussi que la France a été particulièrement "centralisatrice" au niveau des différentes langues dites régionales comme le breton, le corse, l'occitan et c'est vrai que c'est dommage ... même si je ne le parle pas moi-même !
- à part çà, je me suis remise à l'espagnol - que je n'avais plus utilisé depuis le lycée - avant d'aller en Amérique du sud : je préfère faire un effort pour parler la langue du pays, mais j'ai calé sur le portugais au Brésil : mon âge sans doute ... j'en suis resté aux formules de politesse ...
- j'ajoute que je pense, comme tout le monde, qu'une langue quelle qu'elle soit, véhicule une certaine manière de voir le monde et est le fruit d'une civilisation bien évidemment, mais le fait de se "débrouiller" en anglais n'implique nullement de la part des gens qui l'utilisent une adhésion quelconque à ladite civilisation : il ne faut pas tout mélanger !
je vous prie d'excuser mon "intrusion" dans cette discussion devenue hautement linguistique 😉
Pourquoi tu t'excuses, c'est très intéressant ce que tu dis... Je voudrais faire quelques remarques sur quelques points sur lesquels je suis en léger désaccord. En dehors de ça, je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis.
- je ne sais si nous devrions tous parler anglais, mais le fait est que lorsqu'on se déplace à l'étranger, tout le monde y parle quelques mots d'anglais dès qu'il s'agit de "communiquer" avec une personne étrangère au pays ! Je ne parle pas de l'anglais de Shakespeare, mais d'un anglais de tous les jours ; actuellement en Amérique du sud, c'est très vite le cas, pour peu que l'on soit dans un lieu un tant soit peu touristique ; je ne connais pas l'Asie, mais je pense que c'est la même chose quand les gens voient un "occidental" !
Ca dépend de l'endroit... Au Mexique et dans certains autres pays d'Amérique latine, on peut parfois avoir de (très) gros problèmes si on parle anglais 😉 Non seulement je l'ai entendu de la bouche de nombreuses personnes mais je l'ai vécu moi-même au Mexique. Il m'est arrivé quelquefois, dans certaines situations bien précises, de parler français bien fort pour que les gens ne pensent surtout pas que je fus américain ou "gringo" comme ils disent, auquel cas je me serai fait casser la gueule voir plus......
En Chine, l'immense majorité des gens ne parlent pas autre chose que mandarin. C'est à peine s'ils savent dire "hello" qu'ils prononcent à l'allemande "hallo" avec un "h" fortement aspiré.
En Europe de l'est, peu de gens parlent anglais. L'allemand y est plus utile.
Donc cette image de l'anglais omniprésent, il est surtout dû au fait que, dans un pays étranger, les touristes fréquentent surtout les hôtels et les vendeurs de rue, qui eux effectivement parlent anglais.
- à mon sens, une langue "internationale" ne se choisit pas, elle est imposée par l'histoire : je ne pense pas que les gaulois aient appris le latin parce qu'ils trouvaient cette langue à leur goût ? Aujourd'hui, c'est l'anglais et personnellement, je préfère qu'il en soit ainsi plutôt que de devoir apprendre le chinois !!!
- j'ajoute que je pense, comme tout le monde, qu'une langue quelle qu'elle soit, véhicule une certaine manière de voir le monde et est le fruit d'une civilisation bien évidemment, mais le fait de se "débrouiller" en anglais n'implique nullement de la part des gens qui l'utilisent une adhésion quelconque à ladite civilisation : il ne faut pas tout mélanger !
Tout à fait d'accord. Mais l'initiateur de ce fil ne nous disait pas qu'il fallait se débrouiller en anglais, il voulait - et c'est un courant heureusement très minoritaire mais qui existe en France - abandonner la langue maternelle/officielle au profit de l'anglais !!! 😮 Or, comme tu le dis, une langue, c'est une façon de voir le monde, elle est souvent imposée par le "plus fort", la culture dominante du moment. Se soumettre à cet état de fait, c'est accepter la domination du plus fort (du moment). Comme je l'ai dit avant - et ça a choqué un peu mais c'est vrai - c'est un état d'esprit complètement vichyssois. En 1940, certains Français voulaient remplacer le français par l'allemand; dans les années 50, c'était le russe... Maintenant, c'est l'anglais. Demain, ça sera quoi, le chinois? Bref, il faut arrêter de toujours vouloir se donner au plus fort du moment et d'être tellement servile et rampant qu'on est carrément prêt à remplacer sa propre langue par la langue du vainqueur.
Bien sûr qu'on devrait tous se débrouiller en anglais - et dans d'autres langues aussi - mais là n'était pas la question du fil.
vous voilà tous lancés dans une discussion de linguistes, bien loin à mon sens du sujet initial !
Vous avez raison, Marieagnes, mais elle n'en est pas moins passionnante ! Se livrer à quelques digressions étayées n'est pas forcément un tort : cela permet de préciser quelques points dignes d'intérêt et d'apporter un vent de fraîcheur parfois bienvenu lorsque les échanges s'enlisent ou deviennent un tantinet houleux. 🙂
à mon sens, une langue "internationale" ne se choisit pas, elle est imposée par l'histoire : je ne pense pas que les gaulois aient appris le latin parce qu'ils trouvaient cette langue à leur goût ?
Pourtant, bien des Gaulois étudiaient le latin dans le dessein de s'élever, socialement. Et à tort ou à raison, ils ne furent pas les seuls à tenter de tirer profit de leur situation de colonisés en apprenant la langue des colons, ce que l'Histoire confirme... N'allez surtout pas pour autant faire de moi un partisan d'un colonialisme que j'abhorre !
Aujourd'hui, c'est l'anglais et personnellement, je préfère qu'il en soit ainsi plutôt que de devoir apprendre le chinois !!!
Le préférez-vous pour des raisons linguistiques (la facilité relative de l'anglais comparée à la complexité extrême du chinois) ou politiques (le régime chinois plutôt... autoritaire) ? 😉
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Ca dépend de l'endroit... Au Mexique et dans certains autres pays d'Amérique latine, on peut parfois avoir de (très) gros problèmes si on parle anglais 😉 Non seulement je l'ai entendu de la bouche de nombreuses personnes mais je l'ai vécu moi-même au Mexique. Il m'est arrivé quelquefois, dans certaines situations bien précises, de parler français bien fort pour que les gens ne pensent surtout pas que je fus américain ou "gringo" comme ils disent, auquel cas je me serai fait casser la gueule voir plus......
Cher Pampita,
Je l'ai moi aussi maintes fois vérifié au Mexique (et plus largement en Amérique Centrale et Latine) et vous avez bien fait de rappeler ce fait indubitable.
En Chine, l'immense majorité des gens ne parlent pas autre chose que mandarin. C'est à peine s'ils savent dire "hello" qu'ils prononcent à l'allemande "hallo" avec un "h" fortement aspiré.
Eh oui !
En Europe de l'est, peu de gens parlent anglais. L'allemand y est plus utile.
Et comment !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
à mon sens, une langue "internationale" ne se choisit pas, elle est imposée par l'histoire : je ne pense pas que les gaulois aient appris le latin parce qu'ils trouvaient cette langue à leur goût ?
Pourtant, bien des Gaulois étudiaient le latin dans le dessein de s'élever, socialement. Et à tort ou à raison, ils ne furent pas les seuls à tenter de tirer profit de leur situation de colonisés en apprenant la langue des colons, ce que l'Histoire confirme...
Ce qui confirme bel et bien la thèse de Marieagnes ... sans cette forme d'imposition de l'histoire que sont la colonisation ou la domination - économique comme politique -, seule une infime minorité de gens s'intéresse à une langue étrangère pour des raisons purement culturelles.
Aujourd'hui, c'est l'anglais et personnellement, je préfère qu'il en soit ainsi plutôt que de devoir apprendre le chinois !!!
Le préférez-vous pour des raisons linguistiques (la facilité relative de l'anglais comparée à la complexité extrême du chinois) ou politiques (le régime chinois plutôt... autoritaire) ? 😉
Je pense que le déterminant est par nécessité la plus grande facilité d'apprentissage. Les conditions politiques fluctuent, le régime politique chinois actuel n'est pas, et de loin, le pire que le pays ait connu (les exploits de certains empereurs et autres hégémons au fil de l'histoire font aisément passer les pires excès des communistes pour de charmantes facéties), et il devra bien jeter encore du lest au fur et à mesure qu'une société civile aisée émerge. Les difficultés de la langue (prononciation et écriture), par contre, ne sont pas près de s'amender.
Les conditions politiques fluctuent, le régime politique chinois actuel n'est pas, et de loin, le pire que le pays ait connu (les exploits de certains empereurs et autres hégémons au fil de l'histoire font aisément passer les pires excès des communistes pour de charmantes facéties)
De 65 à 70 millions de morts sous Mao, les Laogai (camps de travaux forcés chinois), les génocides physiques et maintenant culturels contre les minorités tibétaine et ouïgour, les persécutions contre les dissidents politiques et religieux, l'absence de libertés individuelles etc. etc. Et selon vous, ce ne sont que des "charmantes facéties"... ?
C'est quand même assez sidérant ce que vous dites...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Je pense que le déterminant est par nécessité la plus grande facilité d'apprentissage. Les conditions politiques fluctuent, le régime politique chinois actuel n'est pas, et de loin, le pire que le pays ait connu (les exploits de certains empereurs et autres hégémons au fil de l'histoire font aisément passer les pires excès des communistes pour de charmantes facéties), et il devra bien jeter encore du lest au fur et à mesure qu'une société civile aisée émerge. Les difficultés de la langue (prononciation et écriture), par contre, ne sont pas près de s'amender.
Entièrement d'accord avec Cyril pour le coup... Vous ne pouviez pas être sérieuse quand vous avez écrit ça 🤪 Le maoïsme est de très loin le pire régime qu'ait connu la Chine et même n'importe quel pays du monde, au même titre que le nazisme, le polpotisme et le stalinisme.
Cher Pampita,
Je l'ai moi aussi maintes fois vérifié au Mexique (et plus largement en Amérique Centrale et Latine) et vous avez bien fait de rappeler ce fait indubitable.
Tout à fait d'accord, Zurab.
D'ailleurs, il faudrait mettre en garde certains qui pensent que l'anglais est parlé en Amérique latine. Non seulement c'est globalement faux mais ça peut même être franchement dangereux.
Elle a parlé du regime chinois actuel, pas de mao, effectivement le plus honorable que ce pays ai connu à ce jour. En outre apres les guerres de l'opium on est plutot mal placé pour leur faire des lecons de morale. C'est aussi la chine qui est un des seuls pays à s'etre opposé systematiquement aux diverses guerres d'invasion que nos valeureux pays defenseurs des droits de l'homme ont mené ces dernieres années. Quand au tibet c'est le cheval de troie de la propagande anti chinoise.
Pour la difficulté due aux ideogrammes il existe une version utilisant les caracteres romains qui facilite certainement l'apprentissage. L'immense majorité des han parle mandarin, moi tous les chinois que je connais parlent Hokkien.
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Comme l'a dit Wolflarsen, je parle du régime actuel, pas de Mao et ses petits camarades (dont j'espère bien que Yama, dieu des enfers, rend l'au-delà bien pénible).
Comme l'a dit Wolflarsen, je parle du régime actuel, pas de Mao et ses petits camarades (dont j'espère bien que Yama, dieu des enfers, rend l'au-delà bien pénible).
D'accord. Vous faites bien de le préciser, car quand vous parliez des "pires excès des communistes", cela pouvait prêter à confusion.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Elle a parlé du regime chinois actuel, pas de mao, effectivement le plus honorable que ce pays ai connu à ce jour. En outre apres les guerres de l'opium on est plutot mal placé pour leur faire des lecons de morale.
La guerre de l'opium, aussi horrible qu'elle ait pu être, ne justifie pas que l'on ferme les yeux sur les crimes du régime chinois. De même que les crimes japonais à Nanking ne justifient pas les massacres des Tibétains par les Chinois.
C'est aussi la chine qui est un des seuls pays à s'etre opposé systematiquement aux diverses guerres d'invasion que nos valeureux pays defenseurs des droits de l'homme ont mené ces dernieres années.
Oui, en soutenant des régimes exemplaires, comme la dictature islamiste soudanaise qui s'est particulièrement bien illustrée au Darfour... ou encore la "très démocratique" Serbie de Milosevic pendant la guerre du Kosovo. Je ne parle pas des relations cordiales qu'entretenait Pékin avec la junte birmane ou le régime des khmers rouges.
Je crois que certains pacifismes sont particulièrement déplacés...
Quand au tibet c'est le cheval de troie de la propagande anti chinoise.
Le coup de la propagande anti-chinoise, on la ressort à chaque fois que l'on critique la politique de Pékin au Tibet...
Je n'ai aucune sympathie pour le pouvoir tibétain autocratique en exil de Tenzin Gyatso, et ne me fais aucun illusion sur les motivations qui se cachent derrière les soutiens internationaux qu'il pourrait recevoir. Toutefois, cela ne justifie pas, là non plus, que l'on ferme les yeux sur les génocides (physique puis culturel) que les Chinois ont commis et commettent encore au Tibet...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Je n'ai pas l' intention d'engager un dialogue de sourds ici d'autant que je n'ai qu'un telephone pour ecrire.
Je dirai quand meme que j'etais en serbie a l'epoque des bombardements de beograd et j'ai entendu un son de cloche bien different.
On peut parler de la Belgique sans. balancer systematiquement les crimes de Leopold il me semble🤪
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Quand c'est les serbes c'est de l'agitprop et quand c'est l'occident c'est de l'info. Pour memoire la plus grande base militaire americaine hors territoire americain se trouve maintenantî au kosovo, etat mafieux si il en est
Mais bon pense ce que tu veux apres tout maintenant c'est trop tard de toute facon.
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Quand au tibet c'est le cheval de troie de la propagande anti chinoise.
Cher Wolflarsen,
La politique chinoise éminemment répressive envers les Tibétains – toutes ethnies et langues tibétaines confondues – est un fait incontestable que bien des Chinois eux-mêmes dénoncent, et le fait que le Tibet fasse partie intégrante de la Chine n'est pas un alibi suffisant pour qu'on défende les violences et tentatives d'acculturation du gouvernement chinois sur les Tibétains... Du reste l'histoire récente a-t-elle maintes fois mis en évidence les exactions des staliniens ou des maoïstes qui n'ont rien de pacifique ni de tolérant.
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Pour memoire la plus grande base militaire americaine hors territoire americain se trouve maintenantî au kosovo, etat mafieux si il en est .
Oui, la base de camp Bondsteel, et pour le qualificatif de mafieux, je vous rejoins totalement ! J'irai même jusqu'à affirmer que le Kosovo (berceau de la Serbie) n'a rien de légitime et avoir démembré la Serbie comme l'ont fait les Américains – avec la complicité active de l'Europe « collabo » – est totalement inique...
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Bonjour
Nous sommes d'accord concernant la mascarade yougoslave. Pour ce qui est de la chine quand je parle de cheval de troie ce n'est pas nier les exactions du gouvernement, c'est juste que je suis fatigué de voir constamment la chine montrée du doigt tout en passant sous silence les ameliorations constantes qui s'y produisent et, comme vous dites de nombreux chinois travaillent à améliorer la situation. Je ne pense pas que ce soit les aider que de constamment les faire passer pour des monstres sans empathie pour le sort des autres en niant ce qui peut s'y passer de positif.
un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse
Bonne soirée
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Je ne pense pas que ce soit les aider que de constamment les faire passer pour des monstres sans empathie pour le sort des autres en niant ce qui peut s'y passer de positif.
Totalement d'accord, tout comme désigner les Serbes comme de dangereux criminels est plus que lassant...
Mais je crois qu'on est complétement sortis du sujet initial là.
Oui mais certaines digressions sont parfois utiles et riches d'enseignement ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Elle a parlé du regime chinois actuel, pas de mao, effectivement le plus honorable que ce pays ai connu à ce jour.
Il aurait alors fallu écrire "les pires excès des communistes chinois actuels", ça aurait été plus clair...😉
Pour la situation actuelle, justement, c'est discutable mais c'est effectivement un point intéressant. Sans parler d'honorabilité, bien difficile à juger, il semble en effet que la Chine ne s'est jamais aussi bien portée: pas de guerre civile, pas de famine, pas d'invasion étrangère, une économie en plein boom... D'un côté, il est vrai que la Chine vit une sorte d'âge d'or en ce moment.
Mais à quel prix? Il reste des millions de prisonniers dans les laogaï, le T...t et le Xin....g sont en train de voir détruire leur culture millénaire, la censure est de plus en plus forte et commence à devenir parfois insupportable (alors que je n'y prêtais presque pas attention les premières années).
Et puis, il y a ce qu'on voit moins mais qui devient de plus en plus inquiétant: le bourrage de crâne à grande échelle, dès l'école, qui produit des générations de robots. Alors que nous sommes en 2013, à l'ère d'internet, jamais les Chinois, notamment les jeunes générations, n'ont été autant désinformés et manipulés. Par rapport à la relative ouverture des années 80-début 90, il y a eu un net durcissement, et il est par exemple très difficile de trouver un jeune de moins de 25 ans qui sache ce qui s'est passé en 89 sur une certaine place... Et quand on leur montre, c'est souvent un "de toute façon, tu es anti-chinois, c'est de la propagande anti-chinoise !!!" Car le tout est couplé avec un nationalisme de plus en plus forcené, assez nouveau dans l'histoire chinoise et qui devient relativement inquiétant.
En outre après les guerres de l'opium on est plutot mal placé pour leur faire des lecons de morale.
Moui, enfin, il y a une différence entre les Guerres de l'opium - complètement immorales, nous sommes bien d'accord - et un régime totalitaire qui, faut-il le rappeler, fait d'ailleurs d'abord mal aux siens...
Quand au tibet c'est le cheval de troie de la propagande anti chinoise.
Ca, c'est l'une des perles de l'année... 🏴☠️
Pour la difficulté due aux ideogrammes il existe une version utilisant les caracteres romains qui facilite certainement l'apprentissage.
Oui, le pinyin. Mais ça ne facilite pas grand chose en fait, car la langue chinoise est bourrée d'homophones, donc il faut de toute façon connaître le caractère pour identifier le mot.
Et d'ailleurs, le pinyin a aussi ses difficultés phonétiques qui compliquent parfois encore plus !
Quand c'est les serbes c'est de l'agitprop et quand c'est l'occident c'est de l'info.
L'expulsion de 750.000 albanophones du Kosovo n'est pas un mythe, ça je doute que les médias serbes en aient parlé au moment des faits. Certains Serbes que je connaissais ont même soutenu, sans peur du ridicule, que ces 750.000 expulsés avaient quitté eux-mêmes le Kosovo à cause du chômage...
Ne sont pas un mythe non plus les exactions des milices paramilitaires serbes contre des civils. Ça non plus, les médias serbes de l'époque n'en ont certainement pas parlé...
Et quand on voit la manière malhonnête dont les mêmes "sources" d'information serbes détournent certains évènements récents au Kosovo, on peut raisonnablement parler d'agitprop...
Pour memoire la plus grande base militaire americaine hors territoire americain se trouve maintenantî au kosovo
C'est vrai et ? C'était une raison pour laisser faire les exactions des milices serbes contre la population civile ?
etat mafieux si il en est
La Serbie de Milosevic l'était tout autant. D'ailleurs, quel Etat des Balkans ne l'est pas actuellement... ?
Mais bon pense ce que tu veux apres tout maintenant c'est trop tard de toute facon.
Tu peux m'indiquer quelle était la composition ethnique du Kosovo en 1989... ?
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Attention, il faut prendre l'affaire du Kosovo avec des pincettes, parce que des deux côtés, on a eu un déluge d'infos bidon et de mensonges d'Etat, l'OTAN surpassant même un peu Belgrade dans cette affaire, ce qui est un exploit !
Souvenez-vous des "stades entiers où des cadavres de pauvres Kosovars sont enterrés" et autres "les Serbes ont déjà génocidé 500 000 Kosovars". Bon, en réalité, ce conflit a fait environ 2800 morts (2/3 d'Albanais, 1/3 de Serbes), dont la grande majeure partie après le déclenchement des opérations par l'OTAN. Les journalistes occidentaux se sont couverts de ridicule, le reconnaissant d'ailleurs par la suite. Je me souviens de cette émission avec quelques grands journalistes invités et lors de laquelle ils répétaient à l'envie "Ok, on s'est complètement fait avoir par l'OTAN". Sauf que c'est un peu trop facile de dire ça quand on n'a pas vérifié ses sources...
La politique chinoise éminemment répressive envers les Tibétains – toutes ethnies et langues tibétaines confondues –
A ce titre, sans faire de parallèle simpliste, j'ai un peu l'impression que le Tibet représente d'une certaine manière l'Occitanie de la Chine. D'ailleurs n'y connaissant pas grand chose du Tibet, je dois bien le reconnaître, je voulais te demander : peut-on parler de langues tibétaines, ou ne s'agit-il pas plutôt de dialectes d'une même langue ?
le fait que le Tibet fasse partie intégrante de la Chine
Oui, mais ne serait-ce pas non plus aux peuples du Tibet de se prononcer à ce sujet, s'ils veulent faire partie de la Chine ou non ?
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
A ce titre, sans faire de parallèle simpliste, j'ai un peu l'impression que le Tibet représente d'une certaine manière l'Occitanie de la Chine.
On considère généralement qu'un million de Tibétains (sur 6 millions !) ont trouvé la mort depuis 1959. Tu ne peux pas comparer ce qui n'est pas comparable...
Oui, mais ne serait-ce pas non plus aux peuples du Tibet de se prononcer à ce sujet, s'ils veulent faire partie de la Chine ou non ?
L'histoire du Tibet et de ses relations avec la Chine est complexe. Le Tibet n'était pas non plus totalement indépendant avant l'arrivée des communistes en Chine.
J'irai même jusqu'à affirmer que le Kosovo (berceau de la Serbie) n'a rien de légitime et avoir démembré la Serbie comme l'ont fait les Américains – avec la complicité active de l'Europe « collabo » – est totalement inique...
Oui, sauf que le soi-disant "berceau de la Serbie" était déjà peuplé à 90% d'albanophones en 1989. Et les Serbes n'ont pas attendu Clinton, l'OTAN et Madeleine Albright pour s'y retrouver en minorité...
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On considère généralement qu'un million de Tibétains (sur 6 millions !) ont trouvé la mort depuis 1959. Tu ne peux pas comparer ce qui n'est pas comparable...
Ma comparaison était purement linguistique, pas historique. Effectivement, à ce niveau-là, c'est incomparable.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Ma comparaison était purement linguistique, pas historique. Effectivement, à ce niveau-là, c'est incomparable.
Je crois, mais ça demande confirmation, qu'après une période de tentative de sinisation, les Chinois ne tentent maintenant pas de faire disparaître le tibétain. C'est d'ailleurs le seul domaine où ils se comportent de manière à peu près correcte au Tibet...
Oui, mais ne serait-ce pas non plus aux peuples du Tibet de se prononcer à ce sujet, s'ils veulent faire partie de la Chine ou non ?
En effet, on devrait leur demander leur avis, d'autant que je connais pas mal de Tibétains tibétophones assez favorables à la Chine. Ils préfèrent en tout cas l'occupant chinois plutôt que l'américain !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Oui, sauf que le soi-disant "berceau de la Serbie" était déjà peuplé à 90% d'albanophones en 1989. Et les Serbes n'ont pas attendu Clinton, l'OTAN et Madeleine Albright pour s'y retrouver en minorité...
Mouais... Peuplement dû à des migrations massives d'albanophones entre 1970 et 1989, avec le soutien actif des USA qui intriguaient déjà militairement dans la zone, bien sûûûûûr... 😉
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Attention, il faut prendre l'affaire du Kosovo avec des pincettes, parce que des deux côtés, on a eu un déluge d'infos bidon et de mensonges d'Etat, l'OTAN surpassant même un peu Belgrade dans cette affaire, ce qui est un exploit !
Souvenez-vous des "stades entiers où des cadavres de pauvres Kosovars sont enterrés" et autres "les Serbes ont déjà génocidé 500 000 Kosovars". Bon, en réalité, ce conflit a fait environ 2800 morts (2/3 d'Albanais, 1/3 de Serbes), dont la grande majeure partie après le déclenchement des opérations par l'OTAN. Les journalistes occidentaux se sont couverts de ridicule, le reconnaissant d'ailleurs par la suite. Je me souviens de cette émission avec quelques grands journalistes invités et lors de laquelle ils répétaient à l'envie "Ok, on s'est complètement fait avoir par l'OTAN". Sauf que c'est un peu trop facile de dire ça quand on n'a pas vérifié ses sources...
Je suis bien d'accord, d'ailleurs les pays occidentaux n'en étaient pas à leur premier média-mensonge, il suffit juste de se rappeler l'histoire des couveuses koweitiennes. Il est clair que les interventions "humanitaires" ont toujours été motivées par des intérêts bien plus douteux, généralement le pétrole. Ceci dit, ces magouilles ne blanchissent aucunement les régimes qui en ont été les victimes. Le régime de Saddam Hussein était criminel et génocidaire pour avoir gazé des milliers de civils kurdes. La Serbie pratiqué des épurations ethniques de masse au Kosovo, et a soutenu les miliciens serbes en Bosnie.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
En effet, on devrait leur demander leur avis, d'autant que je connais pas mal de Tibétains tibétophones assez favorables à la Chine. Ils préfèrent en tout cas l'occupant chinois plutôt que l'américain !
S'ils s'expriment majoritairement en faveur de la Chine, aucun problème, si tel est leur choix.
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Mouais... Peuplement dû à des migrations massives d'albanophones entre 1970 et 1989, avec le soutien actif des USA qui intriguaient déjà militairement dans la zone, bien sûûûûûr... 😉
Sauf que c'était sous l'autorité serbo-yougoslave...
Et puis les Albanais étaient déjà majoritaires bien avant, si je ne me trompe pas. Quant à savoir quels sont les premiers habitants du Kosovo, la question n'est toujours pas tranchée. De toute façon ça ne change rien au problème : actuellement les Albanais sont ultra majoritaires. Naturellement ils ne veulent plus de la Serbie et personne n'arrivera à les forcer à renoncer à leur indépendance. Indépendance à laquelle ils sont maintenant tellement attachés qu'ils ne veulent même pas de l'autorité de Tirana.
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Réflexions de voyageurs › Afrique de l'Ouest et du Centre · 190 replies
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Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/