Ouganda et Rwanda juillet 2017
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TI Ticapi Globetrotter ·
26.07. Ishasha - Lake Bunyonyi

Départ à huit heures, nous avons quatre heures de route à faire. Le paysage est de toute beauté, la piste de sable rouge serpente à travers les montagnes. Nous voyons des plantations de thé, des bananiers et des cultures de légumes. Même si l’Ouganda est très pauvre, la population ne souffre pas de la faim. La végétation est luxuriante, c’est très vert. Malheureusement, c’est un peu brumeux, il parait que c’est souvent le cas par ici.









Nous nous arrêtons dans la ville de Kabale pour changer de l’argent et faire quelques « boutiques ». Il y a deux grandes banques, mais comme les autres fois, nous changeons l’argent dans un petit magasin. Nous prenons le repas de midi dans un petit restaurant en ville. Il y a un buffet et nous pouvons également commander à la carte. Nos guides savent exactement où nous pouvons aller manger. D’après eux, beaucoup de restaurants ne sont pas adaptés à nos estomacs, nous risquerions une intoxication alimentaire. Cela ne nous étonne pas quand on voit l’état de certains « restaurants ». Le plus souvent, ce sont des baraquements, la viande traine dehors, bref, nos estomacs ne supporteraient pas ces conditions d’hygiène.







Nous devons encore rouler 15 minutes jusqu’au Lodge. Celui-ci est situé au bord du lac Bunyonyi. Le Birdnest@Bunyonyi est une ancienne maison privée, transformée en hôtel. La vue depuis le Lodge est magnifique, il y a une belle terrasse, une jolie piscine, un grand jardin et un beau restaurant. Notre chambre n’est pas très grande, mais nous avons un grand balcon avec la vue sur le lac. Il y a aussi une boutique de souvenirs et un atelier où deux personnes peignent des tableaux magnifiques.

Birdnest@Bunyonyi

Nous allons nous promener jusqu’au prochain village, pendant que les autres vont boire un verre sur la terrasse du Lodge. Nous discutons avec un jeune homme et achetons encore un énième petit panier. Nous n’en avons pas vraiment l’utilité, mais la population est tellement pauvre, je trouve bien de les soutenir en achetant des choses faites main.





De retour au Lodge, nous nous installons sur notre balcon et profitons de nous reposer un peu. Nous nous sentons honteux, nous avons une belle chambre, pouvons commander le repas du soir à la carte, pouvons profiter de la piscine et du beau jardin et, à quelques centaines de mètres d'ici, les gens vivent dans la misère.😕

Nous avons réservé une table pour 19 heures. L’ambiance est sympathique, ils ont allumé deux feux et les tables sont joliment préparées. Nous commandons tout de suite nos plats. Le repas est excellent.

La vue depuis le Lodge

RE Regrevud ·
je ne faisais pas une comparaison, je me suis peut être mal exprimée. Je connais bien les pays d'Afrique et dans certains les conditions de vie quotidienne sont juste intolérables. Je voulais juste dire qu'il peut nous arriver des choses terribles même chez nous avec tout ces attentats , mais par rapport à nos conditions de vies, il est clair que nous ne sommes pas à plaindre.
céline
TI Ticapi Globetrotter ·
27.07. Ruhija

Aujourd’hui, c’est la journée très attendue, nous allons voir les gorilles des montagnes. Nous nous levons à 5 heures, prenons notre petit déjeuner et partons à 6h00 du Lodge. Nous avons une bonne heure de route pour rejoindre Ruhija. Les guides et chauffeurs préfèrent partir tôt, car d’après eux, on ne peut jamais savoir ce que l’on peut trouver en route.

Il fait encore nuit, nous roulons le premier bout sur du bitume, puis nous devons prendre une piste qui serpente dans les montagnes. Nous arrivons à 7h15, nous avons donc largement le temps pour nous préparer. Le guide donne des explications sur la visite, les gorilles et les consignes à respecter.

Notre groupe reste ensemble, nous partons à sept, car une personne du groupe ne fait pas le tracking en Ouganda. Nous engageons un porteur, nous n’en avons pas vraiment besoin, nous pourrions très bien porter nos sacs à dos avec les appareils photo, les lunch packs et l’eau. Mais, prendre un porteur donne du travail à la communauté, les gens sont très pauvres par ici et ce revenu les aide beaucoup. Chaque porteur travaille en moyenne deux fois par mois, car les hommes peuvent faire ce travail à tour de rôle seulement. Une petite partie de l’argent que nous payons pour pouvoir voir les gorilles va aussi à la communauté. Les gens ont maintenant compris que les gorilles sont plus utiles vivants que morts et le braconnage a cessé dans cette région.

Nous ne pouvons pas choisir quelle famille nous allons visiter. Cela n’a de toute façon pas d’importance, car nous ne pouvons de toute façon pas savoir où elles se trouvent et quelle famille est la plus visible en ce moment. On nous attribue la famille Bitukura. C’est une famille de onze gorilles, dont deux dos argentés. En 2016, ils étaient encore trois dos argentés, mais l’un est décédé suite à sa chute d’un arbre. La famille Bitukura se trouve trop loin de la station des rangers, nous devons donc prendre la voiture et monter plus haut dans les montagnes.

Nous commençons à marcher, mais le guide est contacté par les trackers qui lui disent que la famille s’est déplacée. Nous devons finalement descendre au lieu de monter dans la forêt. Nous sommes sept touristes, cinq porteurs, le guide et deux gardes armés. Nous descendons à travers la forêt dense. Certaines fois, le guide doit couper des branches et des ronces avec une machette pour nous frayer un chemin. Ça glisse, c’est très raide, mais très beau ! Nous voyons des crottes d’éléphants à plusieurs reprises, mais nous n’en croiserons aucun. D’après notre guide c’est mieux ainsi, car les éléphants des montagnes sont dangereux.

Premier bout sur la piste avant de descendre dans la forêt





Le ciel est malheureusement couvert









La descente dans la forêt

Au bout d’une heure, nous rejoignons les trackers. Nous devons laisser nos sacs avec les porteurs et juste prendre nos appareils photo. Nous avançons avec les trackers et le guide d’une cinquantaine de mètres et voyons notre premier gorille. Les gorilles sont surpris par notre présence, ils crient et s’agitent, mais se calment heureusement aussitôt. Nous pouvons voir un jeune qui se déplace d’arbre en arbre et une maman avec son petit sur le dos. Ce bébé est le plus jeune membre de la famille, il est tout petit et trop chou. Le vieux Silverback est assis dans un buisson, il est très difficile à voir. D’après le guide, il ne se déplace plus beaucoup et reste souvent assis dans son coin. Une autre maman, avec ses trois enfants est également là. D’après le guide, cette maman est très timide et ne s’approche pas beaucoup des humains.

Où sont les gorilles?







TI Ticapi Globetrotter ·
La maman avec le tout petit n’a pas peur du tout, elle s’assied à 3-4 mètres de nous. Nous ne pouvons reculer pour respecter la distance recommandée de sept mètres, car la végétation est trop dense. Nous profitons donc bien de ce moment. Un jeune vient également à quelques mètres de nous, il se couche, se tourne sur le dos, se nettoie le nez avec son doigt, bref, il fait le clown. Il est vraiment trop drôle !















Le deuxième dos argenté arrive, il monte la pente et tous les gorilles le suivent, sauf le vieux. Nous montons également, afin de les retrouver. Le Silverback est énorme, il est très impressionnant ! Il bouge vite, nous le suivons avec peine. Un jeune passe d’un arbre à l’autre en jouant, la maman avec son petit monte également sur une grosse branche et un autre jeune se balance d’une branche à l’autre. Tout d’un coup, la branche cède et le jeune tombe. Rien de grave, il est tellement habile, il s’est vite rattrapé. Nous sommes là depuis une heure, le guide nous laisse encore cinq minutes, afin que nous puissions suivre le Silverback qui s’éloigne à nouveau.



Le dos du Silverback

La maman et son petit



Un jeune

Le Silverback, on voit bien la différence du crane entre un mâle et une femelle

Quelle expérience, c’est incroyable, très chouette, mais trop court. En effet, une heure passe vite, très vite, nous resterions bien plus longtemps, mais ce n’est malheureusement pas possible. Nous devons rejoindre nos porteurs et faisons une pause avant d’entamer la montée. Les trackers restent là, ils vont continuer à suivre les gorilles toute la journée, afin de savoir où ils vont s’installer pour la nuit. Eh oui, comme ça, les trackers les retrouveront plus facilement demain à l’aube et les touristes suivants seront sûrs de les voir. Il faut savoir que chaque famille de gorille reçoit maximum 8 touristes, pendant une heure, par jour. Les trackers observent aussi les gorilles, afin de détecter au plus vite un problème de santé. En effet, si les trackers pensent qu’un gorille est malade ou blessé, ils font venir un vétérinaire. On peut dire que les gorilles de l’Ouganda sont mieux soignés qu’une grande partie de la population.

Nous donnons un bon pourboire aux trackers, ils étaient vraiment chouettes, ils ont tout le temps coupé les branches, feuilles et ronces qui nous dérangeaient pour bien voir les gorilles et ils ont essayé de nous trouver le meilleur emplacement pour prendre des photos. La montée est moins longue que la descente, le guide nous fait prendre un autre tracé et au bout d’un moment, nous tombons sur une piste. Il appelle la station, afin de faire venir les voitures pour nous ramener. Dommage, nous aurions bien marché plus longtemps. Mais nous avons compris que les guides font tout pour que les touristes doivent marcher le moins possible. C’est le souhait de la plupart des touristes, malheureusement.

Nous recevons notre certificat, puis nous mangeons notre lunch pack. Après cette belle expérience, nous retournons au Lodge et passons l’après-midi tranquillement sur notre terrasse et profitons de la belle vue sur le lac. Ce soir, le souper est servi plus rapidement qu’hier. Le repas est bon, mais nous sommes plusieurs du groupe à avoir l’estomac brouillé, nous mangeons donc peu.
MA Max68 Globetrotter ·
Magnifique 😎 ... je l'attendais avec impatience cette journée🙂

Merci pour ces magnifiques photos, merci 🙂

Au final ils sont relativement près, un 70-200 devrait faire l'affaire ? 😛
https://apprentisvoyageurs.com
CA Caperam Veteran ·
juste merci pour le partage 🙂, une expérience inoubliable je pense; photos magnifiques.

Raf.
Carnets : Namibie en camping car, l'Est de l'Afrique du Sud, du KTP au Kaokoland en 4x4, la Norvège en hiver 2x, l'Ecosse en hiver, la Namibie avec remorque, l'Islande en camping car en juin, le tout avec 4 enfants, dans le profil https://voyageforum.com/v.f?membre=Caperam;
SA Safrou Regular ·
super, magnifiques photos... merci de faire remonter quelques merveilleux souvenirs 🙂
On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux... Le Petit Prince https://safrounet.ch/2018/04/08/kgalagadi-novembre-decembre-2017-du-11-11-au-16-11-2017/
MI Mistercoole Regular ·
merci pour ces photos et ce recit!🙂
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Waouh, cela a dû être une superbe expérience 🙂 Elle est magnifique cette famille de gorille, de très belles photos avec des minimiques très expressives😀 Merci Carmen de nous faire partager ce moment
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
TI Ticapi Globetrotter ·
Merci à tous pour vos messages.🙂

@Jean-François: Oui, un 70-200 devrait faire l'affaire. Je pense même que c'est l'objectif idéal pour ce genre de photos. Avant de partir, j'ai regardé pour louer le Canon 70-200, 2,8, mais il était beaucoup trop cher.

En Ouganda, j'ai eu le 150-600 sur un appareil et le 50 mm 1,8 sur l'autre. Ce dernier était tout simplement inutilisable, car pas stabilisé. En tout cas, il en est rien sortie de bon.😕 La plupart de photos que tu vois ici, ont été prise entre 150 et 200.

Par contre, au Rwanda, le 150-600 était beaucoup trop long. Heureusement, j'avais mis le 15-85 sur l'autre appareil. Mais idéalement, il aurait fallu l'appareil du 150-600 avec l'objectif 15-85. Cet appareil monte bien mieux dans les ISO. Les photos au Rwanda ont été prises entre 35 et 85, les gorilles étaient vraiment proche.

La luminosité n'est pas top dans la forêt, les gorilles bougent, il faut donc une bonne vitesse, un objectif lumineux ou pouvoir monter en ISO. La végétation est très dense en Ouganda, tu es tout le temps gêné par des branches et feuilles. Bref, ce n'était pas facile, surtout à main levée, car le 150-600 est quand-même lourd. Il est interdit de prendre un trépied et de toute façon, avec cette végétation et le déplacement des gorilles, il serait difficile à utiliser.

Le plus important est de profiter du moment, donc d'observer les gorilles sans forcement avoir l'objectif devant les yeux.😉

Carmen
MU Muriel18 Globetrotter ·
Comme tout le monde: merci Carmen pour ces photos ... qui donnent envie d'y être 😎. Vous avez choisi votre groupe de gorilles? si oui, sur quels critères?

Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
TI Ticapi Globetrotter ·
Non, nous n'avons pas pu choisir le groupe. C'est d'ailleurs écrit dans le récit.😛 A vrai dire, nous n'avons pas demandé, donc je ne sais pas vraiment si c'est possible de choisir. Mais, sur quels critères choisir? On ne sait pas où se trouvent les gorilles et encore plus important, on ne sait pas s'ils sont au repos, en train de se déplacer ou en train de manger. Donc difficile de faire un choix. La surprise nous allait bien.😉
MU Muriel18 Globetrotter ·
C'est d'ailleurs écrit dans le récit.😛

Mea culpa! J'avais pas bien lu (ou plutôt mal compris).

Décidément, j n'y comprends pas grand-chose à l'attribution des groupes, les infos sont plutôt contradictoires ... mais comme tu dis, cela peut réserver de bonnes surprises 😉.
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
TI Ticapi Globetrotter ·
Nous avons rencontré des touristes qui ont visité une famille qui s'est tout le temps déplacée. D'après eux, ce n'était vraiment pas facile et pour les photos c'est carrément la cata. Mais, ils ont quand-même adoré leur tracking. Nous avons eu la chance que la maman avec son bébé soit restée assez tranquille et les jeunes et une autre femelle étaient aussi bien visibles. Par contre, nous avons dû suivre le dos argenté qui ne voulait vraiment pas se tenir tranquille. J'ai d'ailleurs très peu de photos du dos argenté en Ouganda. Une autre maman est restée cachée et le deuxième dos argenté également. Il faut dire que la végétation est tellement dense qu'il est très facile pour les gorilles de se cacher.

Je pense qu'il ne faut pas se focaliser sur une famille. Le plus important est de profiter à fond du moment. Je n'ai encore jamais lu un récit où les gens ont été déçus de leur tracking. En ce moment, il y a plusieurs récits sur un forum allemand. Là aussi, chaque expérience est différente, mais tout le monde est revenu enchanté.

Notre expérience au Rwanda a aussi été très différente. Tu verras par la suite.

Carmen
MA Max68 Globetrotter ·
écidément, j n'y comprends pas grand-chose à l'attribution des groupes, les infos sont plutôt contradictoires...

c'est normal, les règles ne sont pas les mêmes suivant la base de départ. A Ruhija c'est les rangers qui choisissent le matin avant de partir, à Buhoma, à priori tu peux choisir la famille et à Nkuringo je crois qu'il n'y a qu'une famille "adaptée". 😉
https://apprentisvoyageurs.com
MU Muriel18 Globetrotter ·
Et ben moi, je vais à Rushaga: me voilà bien avancée! 😎😎😎
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
AZ Azatoth Regular ·
Bonjour Carmen.

encore un beau voyage que celui de cette année dis-moi! Et de bien belles photos aussi! J'ai passé quelques jours à Kampala en 2004 mais hélas sans avoir le loisir de me balader dans les parcs ni la chance d'avoir pu aller voir les gorilles. Ton carnet me donne vraiment envie d'y retourner !! j'aurai peut-être l'opportunité d'aller au Rwanda, j'attends donc la suite de ton carnet avec impatience.
Carnets de Voyages : - Namibie 2015 : https://blogvoyagenamibie.wordpress.com/ - Suède/Norvège 2016 : https://blogvoyagesuedenorvege.wordpress.com/
JO Joleeeene Regular ·
Superbe ! Les photos des gorilles sont incroyables, quelle chance ! C'est drôle, j'ai deux amis (un rwandais et une mariée à un rwandais) qui m'avaient raconté leur tracking. A l'époque, ça ne m'avait pas fait rêver plus que ça car j'étais très focalisée "paysages". Mais depuis, j'ai découvert la rencontre avec les animaux en Namibie et, en voyant tes photos, je réalise que ça doit être incroyable ! Je suis de plus en plus enthousiasmée par l'Ouganda, même si cela risque de rester de l'ordre du rêve pour un long moment (voire pour toujours). Si le reste de ton carnet est à l'image du début, il faudra quand même que j'étudie la faisabilité en self-drive + camping..., juste pour voir. 😉
TI Ticapi Globetrotter ·
j'aurai peut-être l'opportunité d'aller au Rwanda, j'attends donc la suite de ton carnet avec impatience.

Bonjour Manu,

Nous avons passé très très peu de temps au Rwanda, mais le peu que nous avons vu était très beau. C'est vraiment différent par rapport à l'Ouganda, beaucoup plus propre, très vert et très vallonné. Malheureusement, ils ont augmenté le prix pour le tracking des gorilles. Au lieu des 750 $ que nous avons payé, il faut maintenant débourser 1'500 $.😕 Je pense que cette augmentation n'apportera pas que du bon. Déjà quand nous y étions, notre hôtel était presque vide. Mais, il y bien d’autres choses à découvrir et les gens étaient vraiment adorables.
TI Ticapi Globetrotter ·
A l'époque, ça ne m'avait pas fait rêver plus que ça car j'étais très focalisée "paysages". Mais depuis, j'ai découvert la rencontre avec les animaux en Namibie et, en voyant tes photos, je réalise que ça doit être incroyable !

Bonjour Myriam,

Oui, l'Ouganda vaut clairement un voyage. Par contre, pour les animaux, il ne faut pas t'attendre à voir de grands troupeaux comme on peut les voir en Namibie. Nous avons vu beaucoup d'animaux, mais quand-même bien moins qu'en Namibie et au Botswana. Nous n'avons pas vu de grandes concentrations d'animaux comme on peut les voir autour de certains points d'eau à Etosha. L'effet "arche de Noé" n'était pas là.😉 Il y a assez d'eau en Ouganda, les animaux n'ont pas besoin de se concentrer autour de l'eau.

Ce qui fait le charme de l'Ouganda, est sa population. Il y a des gens partout, c'est très vivant, très coloré, bref, tu n'es jamais seul. Bien sûr, la rencontre avec les gorilles était notre première motivation de visiter ce pays et ce fût magique. La rencontre avec la maman guépard et ses deux petits fût également fabuleux. Mais, nous avons découvert bien d'autres choses qui valent vraiment le voyage.

Je pense qu'en te préparant bien, il est tout à fait possible de visiter ce pays en self drive. Je te souhaite de pouvoir y aller.

Carmen
TI Ticapi Globetrotter ·
28.07. Lake Bunyonyi

Nous avons rendez-vous à 10 heures à l’embarcadère du Lodge, nous pouvons donc faire la grasse matinée et prendre notre petit-déjeuner tranquillement. Grace, Ivan, Charles et Hussein viennent nous rejoindre et nous partons avec un petit bateau à moteur en bois pour faire un tour sur le lac Bunyonyi. Le lac est très profond, environ 900 mètres, et on y trouve 29 îles. On peut se baigner dans le lac, il n’y a pas de crocodile, pas d’hippopotame et surtout, il est exempt de bilharziose.

La vue depuis le Lodge

Le lac est entouré de collines bien vertes où les plantations se font par étages. Le paysage est très beau, très différent de ce que nous avons vu jusqu’à maintenant. Nous passons devant le petit village que nous avons visité avant-hier. Aujourd’hui, c’est jour de marché, les familles habitants les environs, viennent nombreuses pour faire leurs achats. Le plus souvent, elles se déplacent en bateau, mais il y a aussi quelques voitures.













Plantations par étages



L’une des îles est habitée par le directeur de la banque national ougandaise. Ce monsieur a fait venir beaucoup d’animaux, afin de créer un petit paradis terrestre. Nous y voyons, pour la première fois de notre voyage, des zèbres. En effet, il n’y a pas de zèbre au Murchison NP, ni au Queen Elizabeth NP.



Sur une autre île, il y a un hôpital qui, à l’époque, accueillait les malades atteint de la lèpre rejetés par la population de Kampala. La plus petite île a une triste histoire. Avant les années soixante, les femmes célibataires, enceintes, y étaient amenées et la population les laissait mourir de faim sur ce petit bout de terre. Certaines femmes étaient chanceuses, le père de l’enfant à naître venait les sauver, mais le plus souvent, la fin fut tragique.

L'île à la triste histoire. Juste un arbre et quelques mètres carrés de terre.





Hussein a très peur de l’eau, il ne sait pas nager et se cramponne à Charles. Même Charles n’est pas très fier, quand une grande vague nous éclabousse tous. Les pauvres, ils ne savent pas nager et même le gilet de sauvetage que le guide du bateau leur tend ne les rassure pas.
TI Ticapi Globetrotter ·
Voguer sur ce lac, entre les îles, est vraiment sympathique. Au retour, nous nous arrêtons au petit village non loin du Lodge, afin de visiter le marché et l’école. Au marché, on peut acheter de tout, des légumes, des fruits, de la viande, du poisson, des chaussures, des habits, des ustensiles de cuisine, des cochons, des poules, des chèvres, etc.













Nous avançons à pied jusqu’à l’école qui se trouve en dehors du village. L’accueil par les maîtresses et les nombreux enfants est chaleureux. Nous, surtout les femmes, sont vite entourées d’une dizaine d’enfants chacune. Les petits sont intrigués par mes cheveux et veulent absolument les toucher. Hussein rigole, il dit que les enfants pensent que mes cheveux sont des faux, comme ceux de certaines poupées.😏 Bref, je suis entourée d’une ribambelle d’enfants qui à tour de rôle prennent mes boucles dans leurs mains.



Les maîtresses font mettre les enfants en cercle, ils chantent et dansent pour nous. Un petit garçon joue du tambour avec un bidon en plastique. C’est très beau, ces petits chantent vraiment bien. Pendant tout ce temps, deux petiots me donnent la main, j’ai l’impression qu’ils cherchent de l’affection. Puis, nous faisons la visite des différentes salles de classe. Je tiens la main de deux enfants et trois autres sont accrochés à mes jambes. Les bâtiments en bois, au sol en terre battue, sont dans un état pitoyable, le tableau noir a des trous, mais on voit que les maîtresses essaient d’embellir les salles. Elles ont suspendu des images qui dégagent un peu de gaieté.















Nous donnons à la directrice les boîtes de crayons de couleurs, des crayons en bois et le papier en couleur que nous avons apportés pour les enfants. Elle est très contente et nous remercie chaleureusement. La plupart des élèves de cette école viennent de familles pauvres et beaucoup sont orphelins. Les parents doivent payer 10'000 shillings par trimestre pour l’écolage, mais certains n’y arrivent pas ou difficilement. Heureusement, l’école est soutenue par une association anglaise, ce qui permet aux orphelins et aux enfants les plus pauvres d’être scolarisés.

Ivan, Charles et Hussein payent l’écolage pour huit enfants et nous autres pour 27 enfants. La directrice n’en croit pas ses yeux, elle est vraiment émue et choisit tout de suite les enfants qui vont bénéficier de cet argent. Les enfants choisis viennent chercher un récépissé à apporter à la maison, où il est écrit que l’écolage pour le prochain trimestre est déjà payé. Grace et Ivan iront également acheter du riz, de la farine et du savon avec l’argent que nous leur avons donné. Les maîtresses et la directrice n’arrêtent pas de nous remercier et remercient aussi les guides qui ont eu la bonne idée de nous amener ici. Ce n’est pas une école qui reçoit souvent des visites, ils sont donc très contents. Nous quittons cette école avec le cœur lourd, nous avons passé un chouette moment avec eux et nous pensons que c’est réciproque.

Nous retournons au Lodge à pied et tous ensembles, nous prenons un verre sur la terrasse et discutons avec nos guides. Les enfants vus tout à l’heure hantent nos esprit, nous nous trouvons dans un beau Lodge, dormons dans des lits confortables, avons assez, voir trop à manger, bref nous sommes tous pensifs. Pour le souper, une fois de plus, les assiettes sont tellement remplies, personne n'arrive à finir sa portion.
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Le dénuement de cette école.... Quand tu dis qu'il y a des trous dans le tableau je ne m'attendais quand même pas à çà 🙁
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
TI Ticapi Globetrotter ·
Une grande partie de la population est très pauvre. Les maisons sont souvent dans un état pitoyable. Des baraquements en bois, en tôle ou en terre, sans eau et sans électricité. Des écoles comme celle-ci, sont assez courantes dans le pays.🙁 Le gouvernement préfère mettre l'argent ailleurs.
MU Muriel18 Globetrotter ·
Bonjour Carmen

Elle est à côté de quel village cette école? (je rajouterais bien une visite d'école à mon programme 🙂). 1000 shilling, c'est environ 25 centiles d'euros (ou il y a des "kshillings"?) Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
TI Ticapi Globetrotter ·
Bonjour Muriel,

Bonjour Carmen

Elle est à côté de quel village cette école? (je rajouterais bien une visite d'école à mon programme 🙂).

Il n'y avait pas de panneau qui indiquait le nom du village. Je me demande s'il en a un. Nous logions au Birdnest@Bunyonyi. De là, nous avons longé la piste à pied pour rejoindre ce tout petit village. Il y a plusieurs autres Lodges dans les environs. Le nom de la piste semble être Kabale-Kachwekano.

Voici le lien pour visualiser sur google map: https://www.google.ch/maps/dir/Birdnest+@+Bunyonyi+Resort, +Ouganda/-1.2690571,29.9372806/@-1.2672258,29.9375848,781m/am=t/data=!3m2!1e3!4b1!4m9!4m8!1m5!1m1!1s0x19dc1237a1281783:0x3a8a4a0615c3bfc!2m2!1d29.9384307!2d-1.265728!1m0!3e0

Si tu agrandis l'image, tu vois quelques bateaux amarés au bout de la pointe. De là, nous avons continué à marcher et l'école était sur notre gauche, un peu en hauteur, pas vraiment visible depuis la piste.

1000 shilling, c'est environ 25 centiles d'euros (ou il y a des "kshillings"?) Muriel

Oh, je me suis trompée d'un zéro.😊 L'écolage est 10'000 shilling, je vais corriger dans le récit.

Voici une photo de l'escalier pour accéder à l'école.



Et le site internet du Birdnest@Bunyonyi: http://www.birdnestatbunyonyi.com/

Carmen
MU Muriel18 Globetrotter ·
Merci Carmen. Nous logerons à l'entusi resort, qui ne semble pas très très loin (à vol d'oiseau 😉!) Je vais voir avec notre guide si c'est possible d'arranger ça, là ou ailleurs (aïe aïe aïe! les billets d'avion sont pris, je ne peux plus rallonger le séjour et il va falloir faire des choix !)
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
TI Ticapi Globetrotter ·
Le plus rapide sera de traverser en bateau, je pense. Mais, il doit y avoir d'autres écoles dans les environs. Ils sont contents de recevoir des crayons, papier en couleur, tailles-crayons, gommes, etc. Tu peux aussi apporter des fruits secs et biscuits secs au enfants. Du riz, de la farine et du savon pour l'école, etc.
TI Ticapi Globetrotter ·
29.07. Lake Bunyonyi - Ruhengeri

Aujourd’hui, nous partons pour le Rwanda. La route serpente à travers les montagnes jusqu’à la frontière.

Lake Bunyonyi













Les formalités à la douane sont rapidement faites. Avec notre Visa Afrique de l’Est, nous n’avons pas besoin de faire le Visa pour le Rwanda. Les chauffeurs s’occupent des formalités pour les voitures, ce qui est un peu plus long.

Dès que nous nous trouvons de l’autre côté de la frontière, nous voyons une différence par rapport à l’Ouganda. Presque toutes les routes sont bitumées. Dans les villes, il y a des lampadaires comme en Europe et surtout, tout est propre. Il n’y a pas un papier, ni un mégot qui traine. Il est interdit de jeter quoi que ce soit parterre, sous peine d’amende.

Le dernier samedi de chaque mois il y a ce qu’on appelle l’umuganda. Les citoyens participent aux travaux communautaires, afin d’aider la collectivité. Cela peut être la maintenance d’une piste, réhabiliter un bâtiment public, nettoyer une rue, etc. La participation au travail communautaire est obligatoire pour toute personne considérée comme apte, homme ou femme entre 18 et 60 ans. L’umuganda est inscrit dans la constitution rwandaise et une absence non justifiée peut être sanctionnée par une amande. Le Rwanda n’est pas plus riche que l’Ouganda, mais le pays est mieux géré. Contrairement à l’Ouganda, il y a très peu de corruption. L’argent est mieux utilisé, les routes et infrastructures sont bien entretenues.

Nous arrivons rapidement à l’hôtel qui se trouve à Ruhengeri. Fini le charme africain, de l’extérieur, l’hôtel pourrait se trouver dans n’importe quelle ville européenne. Les chambres sont grandes, mais très vieillottes. Nous avons l’impression d’être retournés dans les années soixante. Il est 14h00, nous commandons notre repas de midi. Il y a beaucoup de choix, c’est très bon, mais comme en Ouganda, les portions sont trop grandes.

Grace et Ivan nous disent que nous pouvons nous reposer, ils pensent que nous sommes fatigués du voyage. Eh non, personne n’a envie de se reposer, nous leur demandons si nous pouvons visiter quelque-chose dans les environs. Malheureusement, il n’y a pas grand-chose à y faire, Grace et Ivan nous propose donc de visiter la ville qui n’est, d’après eux, pas très chouette. Bref, nous préférons partir en ville que de rester à l’hôtel. Nous partons donc tous ensemble, même Charles et Hussein ont envie de nous accompagner. A certains endroits de la ville, on pourrait facilement se croire dans un pays occidental. Nous allons dans un grand centre commercial. Dès que nous pénétrons à l’intérieur, nous nous trouvons dans un autre monde. Au lieu des magasins, il n’y a que des petits stands comme sur les marchés extérieurs en Ouganda. Ce grand bâtiment à trois étages n’est pas du tout terminé, la cage pour le futur ascenseur est encore vide et deux des trois étages sont encore inoccupés.

Au troisième étage, il y a de nombreux couturiers et beaucoup de stands avec des habits et tissus. Benoît demande à un couturier s’il est possible de recoudre la bretelle de notre sac à dos qui est en train de lâcher. Pas de problème, l’un des couturiers fait la couture très rapidement. Nous rigolons bien, forcément, nous ne passons pas inaperçu, à part notre groupe, il n’y a pas d’autres touristes dans ce centre commercial. Les machines à coudre sont d’une autre époque, mais la rapidité et la dextérité des couturiers est impressionnante. Voilà, notre sac à dos que nous pensions devoir jeter, est à nouveau comme neuf.



Nous déambulons encore d’un stand à l’autre. Puis, nous montons sur le toit du centre commercial, d’où on a une belle vue sur la ville, les montagnes et les volcans du Rwanda et du Congo tout proche. Il se fait tard, nous décidons de rentrer tranquillement à notre hôtel.







Le diner est très bon, mais bien trop copieux. Ivan, Grace, Charles et Hussein ont aucun problème à finir leurs assiettes et prennent encore une part des nôtres. C’est incroyable, les quantités qu’ils peuvent engloutir.
EA EACitizen Veteran ·
Fascinant carnet! Merci

vous auriez pu faire un tour à la grotte de Musanze:

http://www.rwandatourism.com/things-to-do/musanze-caves

Beaucoup de locaux ne prennent qu'un seul vrai repas par jour, d'où les quantités ingurgitées qui peuvent vous sembler gargantuesques 😉.
One People, One Destiny... Jumuiya ya Afrika ya Mashariki
TI Ticapi Globetrotter ·
Fascinant carnet! Merci

vous auriez pu faire un tour à la grotte de Musanze:

Oui, la visite de cette grotte aurait été une bonne idée. De toute façon, nous n'avons pas vue grande chose du Rwanda. Nous avions trop peu de temps, ce pays mérite largement plus.

Beaucoup de locaux ne prennent qu'un seul vrai repas par jour, d'où les quantités ingurgitées qui peuvent vous sembler gargantuesques 😉.

En effet, c'est ce que Grace et Ivan nous ont dit.
TI Ticapi Globetrotter ·
30.07. Volcanoes NP

Nous quittons l’hôtel à 6 heures et nous nous rendons au Volcanoes National Park. Le parc n’est pas loin, nous arrivons rapidement sur place. La chaîne de montagnes Virunga est d’une beauté époustouflante. Il fait froid, le café et le thé offerts sont les bienvenus. Nous pouvons assister à un joli spectacle de danse. Grace et Ivan sont allés voir les guides du parc, afin de négocier le groupe de gorilles que nous pourrons visiter. Nous irons voir le groupe Kwitonda, une famille de 27 gorilles, dont trois silverbacks, plusieurs femelles et beaucoup de jeunes.🙂

Les gorilles sont trop loin du site de rencontre, nous devons reprendre la voiture et rouler une demi-heure avant d’atteindre l’endroit où nous attendent les porteurs. Nous montons pendant 45 minutes à travers champs, avant d’arriver à la lisière de la forêt. Après avoir escaladé des rochers, nous pouvons continuer dans la forêt qui est très différente de celle que nous avons vue lors du tracking en Ouganda. Ici, il y a beaucoup de bambous et il est bien plus facile de marcher. Les trackers nous attendent plus haut dans la forêt, nous devons laisser nos sacs avec les porteurs et prenons juste nos appareils photos avec nous. Les gorilles se sont déplacés, ils sont descendus vers nous et se reposent, pour la plupart, au sol. En effet, ils viennent de manger, et d’après les trackers, ils resteront environ une heure tranquilles avant de se déplacer à nouveau.





Nous voyons d’abord une femelle, puis une deuxième. C’est hallucinant, elles se trouvent à moins de trois mètres de nous. Un jeune saute d’un arbre à l’autre, la branche casse et il tombe presque sur ma tête. Il nous est tout simplement impossible de garder la distance recommandée, il y a des gorilles partout et la végétation dense nous empêche de reculer. Un silverback est couché sur le ventre et une femelle lui enlève les puces ou autres petites bêtes qu’elle s’empresse de mettre dans sa bouche.











Le guide nous a bien expliqué comment se comporter avec les gorilles, afin de les calmer et comment se soumettre si l’un des dos argenté devait s’avancer vers nous. Il ne faut pas faire de gestes brusques et se recroqueviller au sol si un gorille adulte devait s’approcher de trop près. Il nous a aussi appris quelques sons à utiliser, afin de tranquilliser les gorilles. Cela ressemble à hhhrrrrmmmmm hhhrrrrmmmmm et fait bien son effet. Si les jeunes devaient être trop envahissants, nous devons taper avec nos poings sur la poitrine, afin de leur faire comprendre qu’ils doivent s’éloigner. Ce geste est seulement à faire en présence des jeunes, car un gorille adulte pourrait se sentir provoqué.











Nous passons d’un gorille à l’autre, la plupart dorment profondément, ils ne se laissent pas déranger. Les petits, par contre, sont super excités. Ils n’arrêtent pas de jouer et de se chamailler. Un petit joue sur le dos d’un silverback. Ce dernier ne bouge pas du tout, les cabrioles du petit gorille ne semblent pas le déranger. A quelques mètres de là, un ado, son petit frère et deux autres petits jouent ensemble. C’est trop drôle, nous restons bien vingt minutes à les observer. La patience de l’ado est incroyable, il se laisse grimper dessus, pincer, mordiller, griffer, mais quand ça va trop loin, il les remet gentiment en place. L’un des jeunes arrive par derrière, tape sur l’épaule d’un autre et se retire tout de suite. D’après le guide, ce petit est le plus terrible du groupe, il embête facilement les autres, il est très taquin. Les autres continuent de se rouler au sol, se grimper dessus, se mordiller, c’est vraiment sympa, on se croirait sur une place de jeux avec des enfants en bas âge. Ils sont tellement proches de nous, on pourrait presque les toucher. Le petit terrible s’avance vers nous, il frôle nos jambes. Le guide tape sur sa poitrine et émet un son guttural. Le jeune gorille se calme tout de suite, il ne bouge plus du tout pendant quelques secondes, avant de retourner vers ses compagnons de jeu.















RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Punaise dommage que le prix est doublé, parce que la rencontre est exceptionnelle. Par contre faudrait leur apprendre à se brosser les dents 😏
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
TI Ticapi Globetrotter ·
Les deux femelles avec les bébés nés cette année, restent cachées dans les cimes des arbres. Plus loin, l’un des silverbacks s’est levé. Nous avançons vers lui pour l’observer. Il est très impressionnant ! Le guide nous explique que les poils sur le dos des mâles restent noirs jusqu’à douze ans environ. Entre douze et dix-huit ans, ils deviennent de plus en plus argentés. Tout à coup, le silverback s’avance vers nous, il nous est impossible de nous éloigner, nous nous accroupissons donc au sol. Il passe à moins de trois mètres de nous, s’éloigne de quelques mètres et s’arrête. Il ne bouge plus pendant un petit moment, nous nous demandons ce qu’il est en train de faire. Nous comprenons rapidement, une odeur nauséabonde arrive à nos narines.



















Le guide nous dit que nous devons quitter les gorilles, eh oui, ça fait une heure que nous sommes sur place. Nous resterions bien plus longtemps. L’une des femelles s’est assise non loin de nous et l’un des trackers nous dit de nous asseoir proche d’elle, à trois mètres environ, afin qu’il puisse nous prendre en photo. Puis, nous retournons vers les porteurs, remercions chaleureusement les trackers et leur donnons un bon pourboire. Ils étaient vraiment sympas ! Sur le chemin du retour, le guide nous explique encore beaucoup de choses sur les gorilles. De plus, il parle très bien le français, la colonisation a laissé des traces.

Nous sommes aux anges, en Ouganda, c’était très très chouette, mais ici, c’était vraiment génial. Nous avons eu une chance inouïe avec cette famille de gorilles. Ils sont restés sur place, nous n’avons pas eu besoin de les suivre, nous pouvions nous accroupir à côté d’eux et tout simplement les observer. Jamais nous n’avons imaginé de voir des gorilles aussi proches. Bref, nous sommes sur un petit nuage !

De retour au point de rencontre, nous recevons nos diplômes, mangeons notre lunch pack et partons au village tout proche, afin de déposer le guide et de faire une halte vers les magasins d’artisanat. Le trajet pour le lake Kivu est très beau. La route serpente dans les montagnes, ce n’est pas pour rien que l’on appelle le Rwanda le pays aux mille collines. C’est incontestablement un beau pays. Le Hakuna Matata Lodge surplombe le lac, il est magnifique, les chambres sont grandes et le jardin de toute beauté. Nous profitons de la belle vue, buvons un verre sur la terrasse et discutons ensemble. Même au bout de deux semaines de voyage, nous avons toujours des discussions enrichissantes avec nos compagnons de voyage, nos guides et chauffeurs. Le souper est très bon, le buffet bien garni, ce sera l’un de nos meilleurs repas du voyage.
TI Ticapi Globetrotter ·
Punaise dommage que le prix est doublé, parce que la rencontre est exceptionnelle. Par contre faudrait leur apprendre à se brosser les dents 😏

Je pense que tu peux avoir le même genre de rencontre en Ouganda. Tu ne peux jamais savoir à l'avance si la famille est en train de bouger ou se reposer.

Cette photo est prise avec une focale de 28 mm. Pour vous dire qu'on était proche.
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Waouh! entre les bébés léopards du début de séjour et maintenant ces petits gorilles, de vraies petites peluches... quelle chance, c'est vraiment trop beau 🙂
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MU Muriel18 Globetrotter ·
C'était vraiment une rencontre exceptionnelle! Quelle chance! 🙂
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
VI Virgiinia Regular ·
Je continue à lire avec grand intérêt ton carnet de voyage ... et je rêve à travers tes photos! Comme dit précédemment, je serai au Rwanda/Ouganda/Kenya à partir du 10 janvier prochain, mais je ne peux pas me permettre de faire les gorilles. Alors je me permets de le faire à travers ton voyage 🙂. Merci encore de partager avec nous!
TI Ticapi Globetrotter ·
Par contre faudrait leur apprendre à se brosser les dents 😏

Mince alors, j'ai oublié de leur apporter du dentifrice.😄
TI Ticapi Globetrotter ·
Je continue à lire avec grand intérêt ton carnet de voyage ... et je rêve à travers tes photos! Comme dit précédemment, je serai au Rwanda/Ouganda/Kenya à partir du 10 janvier prochain, mais je ne peux pas me permettre de faire les gorilles. Alors je me permets de le faire à travers ton voyage 🙂. Merci encore de partager avec nous!

Selon les périodes de l'année, il me semble qu'il y a des tarifs plus bas. Par contre, je ne me souviens plus quels mois sont concernés. Mais, même sans les gorilles, je suis sûr que tu feras un très beau voyage. J'imagine que tu pars plusieurs semaines, quelle chance!🙂
MA Max68 Globetrotter ·
Les photos sont vraiment magnifiques, effectivement le Rwanda offre de très belles opportunités pour approcher les gorilles, comme tu l'as dit, on les voit vraiment mieux, proximité, luminosité, couleur.

Par ailleurs tu "vends" très bien le Rwanda ... maintenant on presque envie d'y aller ... bien que je t'avoue que des collines vertes on en a plein chez nous, c'est la raison pour laquelle j'ai préféré l'Ouganda 😉
https://apprentisvoyageurs.com
TI Ticapi Globetrotter ·
Par ailleurs tu "vends" très bien le Rwanda ... maintenant on presque envie d'y aller ...

😄😄😄 je fais ce que je peux😉

bien que je t'avoue que des collines vertes on en a plein chez nous, c'est la raison pour laquelle j'ai préféré l'Ouganda 😉

Nous aussi, nous avons beaucoup de collines vertes et aussi des "collines" bien plus hautes, 😄 mais ce n'est pas pareil. Le Rwanda, en tout cas le peu que nous avons vu, ressemble au sud-ouest de l'Ouganda. Tu verras si cette région te donne envie de découvrir les paysages rwandais. Pourquoi pas un combiné Tanzanie du nord et Rwanda.
TI Ticapi Globetrotter ·
31.07. Hakuna Matata Lodge - Kigali

Nous avons passé une très bonne nuit, prenons notre petit déjeuner et partons pour Kigali. Depuis notre Lodge au lake Kivu, nous devons retourner à Ruhengeri, car aucune route ne coupe à travers les montagnes.

Hakuna Matata Lodge

En route, nous nous arrêtons à la frontière entre le Rwanda et le Congo, plus précisément entre Gisenyi et Goma. C’est très chouette, les rwandais arrivent chargés de fruits, légumes, et autres victuailles, afin de les vendre aux gens de la République Démocratique du Congo. Goma est très grand, mais il est plus facile pour les habitants d’acheter la marchandise qui vient du Rwanda que de s’approvisionner au Congo. Il y a des gens partout, les femmes portent des charges énormes sur leur tête, les hommes arrivent avec les vélos chargés, parfois à un tel point qu’on a l’impression qu’ils vont tout perdre en route. Nous passons un chouette moment, cela valait la peine de nous arrêter ici. Photos prises avec un iPhone.











De la viande

Pauvres poules







Nous nous arrêtons à l’hôtel où nous avons dormi avant-hier, afin de faire une pause pipi, avant de reprendre la route pour Kigali. La ville de Kigali est très grande, la circulation est difficile, mais grâce à nos chauffeurs, nous arrivons sans encombre au musée du génocide. Nous allons manger notre repas de midi au restaurant du musée, avant de faire la visite. Nous n’avons pas besoin de l’audio guide, les panneaux explicatifs sont écrits en anglais, rwandais et français. Le musée est très intéressant, mais aussi très prenant. Une fois de plus, on se dit que l’être humain est vraiment la pire espèce sur terre. Puis, il est temps de partir pour l’aéroport. Nous passons un premier contrôle avant de rentrer dans l’enceinte de l’aéroport. Nous devons sortir tous nos bagages de la voiture et les déposer bien alignés, afin qu’un chien puisse les renifler. Les policiers contrôlent la voiture, ils fouillent partout, même dans le moteur. Une queue commence à se former derrière nous, nous comprenons maintenant pourquoi nos chauffeurs voulaient arriver tôt. D’après eux, il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir rentrer dans l’aéroport.

Avant de rejoindre le parking de l’aéroport, nous devons aussi montrer nos passeports. Les adieux avec Grace, Ivan, Charles et Hussein sont difficiles, nous avons passé deux chouettes semaines avec eux. Nous allons boire un verre sur la terrasse et nous profitons de nous changer avant de rentrer dans le hall de l’aéroport. Les autrichiens volent avec KLM et partent une heure avant nous. Nous nous promettons de nous écrire, afin d’échanger les nombreuses photos et vidéos. Avant de rentrer dans le hall de l’aéroport, nous subissons encore un contrôle. Nous enregistrons les bagages, passons un autre contrôle et allons faire un peu de shopping. Puis, nous devons passer la sécurité et nous nous asseyons tous ensemble et regardons les vidéos des gorilles prises en Ouganda et au Rwanda. Le vol de nuit passe vite et nous nous retrouvons tous à Bruxelles, afin de nous dire un dernier au revoir. Après un peu plus de deux heures d’attente, nous pouvons embarquer pour Genève. Nous récupérons rapidement nos bagages, prenons le train et rentrons à la maison. Voilà, le train-train quotidien va reprendre, mais ce voyage restera gravé dans nos mémoires.
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Merci Carmen pour ce beau carnet, de très belles images qui donnent envie
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
MA Max68 Globetrotter ·
Oui merci pour ce très beau carnet tu nous aura bien fait rêver 🙂 🙂 🙂
https://apprentisvoyageurs.com
MU Muriel18 Globetrotter ·
Merci Carmen pour ce carnet, que j'ai suivi avec beaucoup de plaisir (et d'intérêt). Vas tu poursuivre avec la région du Cap? A bientôt.... Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MU Muriel18 Globetrotter ·
Merci Carmen pour ce carnet que j'ai suivi avec beaucoup de plaisir et d'intérêt. Nous feras-tu le plaisir d'un petit retour sur ton voyage en Afrique du Sud?

A bientôt... Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
AZ Azatoth Regular ·
Joli carnet Carmen. Ça donne vraiment envie. Quelle sera ta prochaine destination?
Carnets de Voyages : - Namibie 2015 : https://blogvoyagenamibie.wordpress.com/ - Suède/Norvège 2016 : https://blogvoyagesuedenorvege.wordpress.com/
RE Regrevud ·
Merci pour ce beau carnet qui me met l'eau à la bouche. Avant ça j'avais hâte de partir, maintenant je trépigne d'impatience. Départ en janvier pour l'Ouganda, Congo et Rwanda. 🦍🦍🦍
céline

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