16 heures 30. Je descends du bus et récupère mon sac poussiéreux. Me voici donc arrivé à destination... Aucun rabatteur. Atmosphère calme. Les quelques autres passagers du bus se dispersent rapidement comme par enchantement. Rusumo, poste frontière rwando-tanzanienne, à 4 heures de route de Kigali, dans un paysage de collines douces. S'il n'y avait les champs de bananiers et de riz, on pourrait se croire dans le Massif Central..! RUSUMO donc.!! Rien d'une grande ville, seules quelques habitations et 2 ou 3 petites gargotes. Et le fleuve. "l'Akagéra", tellement présent, majestueux, qui serpente lentement pour aller se jeter dans le lac Victoria qui alimentera le Nil dont on dispute toujours la source.

Le registre de l'unique hôtel du lieu "l'Amarembo", ne relève pas la moindre présence de Français et encore moins de Ch'ti depuis 2 ans... Pas de tourisme de masse. Je m'en serais douté.
L'endroit est empreint d'une grande sérénité. L'électricité n'arrive pas encore jusqu'ici. Ce serait prévu pour décembre 2011. - "Sans certitude"- m'affirme le patron qui semble fort bien s'en accomoder. Je suis donc moins surpris de constater que ma chambre ( si on peut appeler ça comme ça..!) ne possède aucun interrupteur puisqu'elle ne possède pas non plus de plafonnier. Ces chambres sont à 4000 francs rwandais soit 5 euros sans douche ni wc. Un peu cher quand même pour une paillasse dans un espace de 3 mètres carrés à peine salubre. Mais pas le choix. Alors...Voilà tout...je dormirai habillé.!! A 18 heures, m'affirme-t-on, une génératrice fournit de l'électricité jusque 23 heures. A quoi bon me dis- je... Quelques bougies feraient l'affaire. Je pose mon sac dans un coin sans le défaire. Ce ne sera pas utile .
J'ouvre la fenêtre afin d'aérer un peu et quitte les lieux.De retour sur l'immense terrasse qui domine le paysage, appuyé à une frêle balustrade, je ne me lasse pas de contempler ce fleuve qui se déroule en lacets dans une large vallée. Tout est là devant moi. Un parfum d'absolu se dégage de cette nature d'une force biblique. On ne se souviendra pas que ce fleuve à charrié des milliers de cadavres pendant le génocide. Je ne veux pas y songer. A cet instant, mon esprit suppose une multitude d'animaux sauvages qui viennent s'abreuver au rivage alors que le soleil décline. Le ciel prend une teinte orangée qui colore quelques nuages à l'horizon. Dans une demi-heure il fera nuit. Avec un tel panorama, je me dis que dans certains autres pays d'Afrique, il y aurait ici un superbe lodge, très luxueux, à des prix indécents. Mais c'est le Rwanda. Et c'est peut être pas plus mal comme ça. L'authenticité se paye d'un certain inconfort.
Je me décide à partir à la découverte des "fameuses" chutes d'eau pour lesquelles j'ai fait le trajet. A quelques centaines de mètres, elles se situent juste en dessous du pont qui traverse le fleuve qui sert de frontière avec la Tanzanie. Je demande au policier qui garde ce pont si je peux me rendre au milieu afin de faire quelques photos. Très souriant, il me répond en Français que ça ne pose aucun problème .


Chutes d'eau en effet. Gros débit d'une eau limoneuse. Mais j'en ai déjà vu de plus belles. Quelques photos souvenir. Et c'est bon, je fais demi- tour. En revenant sur mes pas, j'en profite pour obtenir quelques infos pratiques. Ce poste frontière est ouvert aux véhicules ( poids lourds surtout) de 6 heures du matin jusque 19 heures. Je passe à "l'immigration". Là aussi, deux policiers très sympas m'informent qu'ils peuvent me fournir un visa de 15 jours ( prolongeable à Kigali) si j'en fait la demande par internet. Donc, avant d'arriver. Ils m'affirment cependant que c'est plus simple de l'obtenir à l'ambassade du Rwanda de Dar es Salaam. Deux jours d'attente en moyenne et 60 dollars US. Comme à Addis Abeba donc. Là où j'ai obtenu le mien. De plus, on obtient ce visa pour un mois d'office. J'emprunterai sans doute ce chemin une prochaine fois. Venant de Tanzanie...
Je repars doucement sur ce bout de route de Rwanda...je m'installe à la terrasse du "bar resto". L'électricité qui arrive effectivement vers 18 heures rompt par la même occasion le silence. La sono se met à dégueuler les derniers tubes reggae du moments. Quel gâchis.!! Le silence convenait si bien au paysage. La nuit tombe doucement dans le piaillement des oiseaux qui retournent nicher. C'est aussi l'heure où les moustiques s'enhardissent et s'attaquent à ma vieille peau. Leur stupide agressivité finit par m'agacer. C'est la guerre. Je deviens le Petit "Khadafi" de cette troupe d'insectes volants. Une hécatombe. Un bain de sang.! Dix minutes de combat incessant. Ça suffit.!! Ils sont trop nombreux. C'est décidé, j'utilise la bombe. "Refoul- moustiques" celle-là.!! Je m'en asperge copieusement. Dès lors, j'ai conscience de puer bien plus encore qu'avant mais je peux enfin boire ma bière en paix. Si "Shakira" pouvait ne pas me hurler dans les oreilles ce serait parfait.
Un Rwandais qui parle bien Français vient me saluer. On échange les banalités d'usage puis je l'interroge sur sa présence à Rusumo. Il vend des assurances pour les véhicules qui transitent au Rwanda. Nous poursuivons la conversation. J'apprends qu'il est Tutsie et qu'il s'est réfugié au Burundi Pendant le génocide . Je l'invite à s'asseoir. J'ai, une fois de plus, tellement de choses à demander sur ce massacre...
La musique reggae bat son plein. On discute. Je me demande, à l'écouter, s'il ne vit pas une thérapie. Je vais boire quelques bières en sa compagnie, attentif à sa vision de l'histoire et je vais me coucher avant que la génératrice ne se vide de son pétrole.
Demain j'espère partir tôt. Je n'ai plus rien à faire ni à voir ici..!








A little sneak peek?
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.










But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).


Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.








