Pas de révolution en Grèce

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HE Henridusud Globetrotter ·
Le français voit toujours la paille dans l'œil du voisin, mais pas la poutre qui est dans le sien.

Ah oui. Le Français est comme ça, et l'Allemand est travailleur, l'Anglais fourbe, l'Italien hâbleur, l’Écossais avare.

Besoin d'un coup de main pour compléter la liste sur Voyage Forum, là où on ne généralise pas :

Le chinois est ....

Le turc est (fort ?) ...

L'Américain est ....
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".

JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"
B7 B737 Globetrotter ·
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/03/09/20002-20150309ARTFIG00093-en-grece-les-touristes-sont-invites-a-jouer-les-controleurs-fiscaux.php

Le gouvernement¨(grec) propose de former des agents du fisc recrutés parmi les touristes, étudiants ou ménagères, qui endosseraient l'habit du client. Ils auraient pour mission de traquer, à l'aide de micros ou caméras cachées, les fraudeurs fiscaux, qui ne donnent pas de tickets de caisse afin d'échapper à la TVA. Ces pseudo-professionnels seraient formés à cet exercice et remplacés tous les deux mois. Yanis Varoufakis, le ministre des Finances, dénonce «la culture de la fraude fiscale qui affecte profondément la société en Grèce». Selon lui, «les autorités fiscales ne sont pas seulement en sous-effectifs mais elles sont également immergées dans la logique de contrôles des documents administratifs lorsque le problème réside hors des papiers». Il estime ainsi que ces nouveaux «espions» et la perspective que ces informateurs pourront faire des enregistrements audio ou vidéo «a la capacité de transformer rapidement les mentalités en Grèce».

Culture de la fraude fiscale et corruption des fonctionnaires .... pas facile de transformer ces mentalités !
TI Tinos Regular ·
Il y a quelques années, les belges avaient une histoire qui circulait ... "Le français a pris comme emblème le coq" C'est le seul animal qui chante les 2 pieds dans la merde. Ceci continue de se vérifier ! L'Europe entière en est consciente. Sauf en France. Quel est le pays incapable de tenir les 3 % qui se situe en deuxième place derrière la Grèce ? Et cet engagement n'est pas tenu, pas respecté. Comme ils disent dans certains autres pays européen : "Promesse d'homme saoul". Ce non respect date de nombreuses années, mais en évoquants le sol sur lequel évolue le coq... Nous allons bien rigoler sur le niveau de ce sol dans les 5 années qui viennent, suite à leurs choix, la fuite des capitaux, la sortie impensable de l'Euro à laquelle ils ne veulent pas croire. L'Histoire est décidément implacable.
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
HE Henridusud Globetrotter ·
Il y a quelques années, les belges avaient une histoire qui circulait ... "Le français a pris comme emblème le coq" C'est le seul animal qui chante les 2 pieds dans la merde. Ceci continue de se vérifier ! L'Europe entière en est consciente. Sauf en France. Quel est le pays incapable de tenir les 3 % qui se situe en deuxième place derrière la Grèce ? Et cet engagement n'est pas tenu, pas respecté. Comme ils disent dans certains autres pays européen : "Promesse d'homme saoul". Ce non respect date de nombreuses années, mais en évoquants le sol sur lequel évolue le coq... Nous allons bien rigoler sur le niveau de ce sol dans les 5 années qui viennent, suite à leurs choix, la fuite des capitaux, la sortie impensable de l'Euro à laquelle ils ne veulent pas croire. L'Histoire est décidément implacable.

L'apocalypse quoi ! Ah, le français est vraiment trop bête....

Quant à vos stats, regardez le déficit public de l'Irlande, de l'Espagne, du Royaume uni sans parler de la Slovénie, et expliquez moi comment la France est 2e derrière la Grèce...

Par ailleurs, quand je rentre en France, loin d'entendre des discours triomphalistes et auto satisfaits et les coqs chanter, c'est plutôt à des séances d'auto flagellation que j'assiste : nous ne sommes plus rien, nous ne sommes que de la merde, nous sommes foutus... Au delà même de toute raison..
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".

JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"
B7 B737 Globetrotter ·
http://www.lefigaro.fr/...troleurs-fiscaux.php

Le gouvernement¨(grec) propose de former des agents du fisc recrutés parmi les touristes, étudiants ou ménagères, qui endosseraient l'habit du client. Ils auraient pour mission de traquer, à l'aide de micros ou caméras cachées, les fraudeurs fiscaux, qui ne donnent pas de tickets de caisse afin d'échapper à la TVA. Ces pseudo-professionnels seraient formés à cet exercice et remplacés tous les deux mois. Yanis Varoufakis, le ministre des Finances, dénonce «la culture de la fraude fiscale qui affecte profondément la société en Grèce». Selon lui, «les autorités fiscales ne sont pas seulement en sous-effectifs mais elles sont également immergées dans la logique de contrôles des documents administratifs lorsque le problème réside hors des papiers». Il estime ainsi que ces nouveaux «espions» et la perspective que ces informateurs pourront faire des enregistrements audio ou vidéo «a la capacité de transformer rapidement les mentalités en Grèce».

Culture de la fraude fiscale et corruption des fonctionnaires .... pas facile de transformer ces mentalités !

Il ne s'agit pas de la France, mais de la Grèce. Mais si on veut parler de la France - et de la Grèce : statistiquement, chaque citoyen français a prêté ( c'est à dire donné) 2000 euros à la Grèce. Un peu de gratitude - au lieu d'insultes et de moqueries - ne serait pas hors de propos.
TI Tinos Regular ·
Astuce remarquée : j'évoque le respect des 3 % sur lesquels la France s'est engagée face à tous les pays d'Europe, et Monsieur dévie sur l'endettement. Subtilité qui consiste à comparer des carottes et des oranges ! D'accord avec vous pour l'endettement. Mais vérifiez le non respect de ces 3 % la France est bel et bien en deuxième place. Il y a environ 6 mois, j'annonçais que compte tenu de la corruption, la ND et le PASOK étaient rejetés par une majorité de la population, j'ai été contredit. Quand j'ai écrit que le nouveau TSIPRAS avait toutes ses chances d'être en tête, des commentaires furent en résumé : "impossible" ! Sans être le moins du monde devin, mais seulement observateur, les faits sont là. Alors rendez-vous le 30 mars, je serai présent sur ce lien. La France évoque allégrement la corruption en Grèce. En France, c'est chaque jour. Des exemples ? Avant-hier Guéant mis en examen, ce matin, 20 personnes payées par l'Europe, attachés parlementaires, qui n'ont jamais mis les pieds au parlement européen. Si vous le souhaitez, je peux remonter plusieurs jours en arrière. Et outre-mer, l'ex Président du parlement à Tahiti, comdamné etc... Chaque jour des gardes à vue, mais souvent des condamnations. L'affaire Tapie, Balkani, Bétancourt, Tibéri...! La liste est plus longue que la liste Lagarde, qui d'ailleurs en citée dans l'affaire Tapie ! Voyez comme je suis bon observateur de la hauteur de la matière du sol ! Mais les français sont très forts à donner des leçons aux autres. Un mini rappel historique qui dérange : en 1945, les lettres de dénonciations comptées par plusieurs historiens de renom et diverses opinions, ont fait l'objet d'une comparaison avec le nombre de telles lettres sur les Pays-Bas. La totalité des lettres de ce genre aux Pays Bas équivalait à une seule journée en France. Le Fort de Romorantin les possède, elles ne sont pas encore accessibles, car des auteurs sont encore vivants, et par soucis de paix civile, ce que je comprends très bien. Leur poids total archivè est estimé à 200 tonnes. Je m'attends comme à l'habitude, à des critiques sur le fait qu'en Grèce, actuellement ils évoquent le fait de demander aux touristes de dénoncer ( projet que je ne partage pas) mais compte tenu du "passé qui doit éclairer l'avenir" les touristes français feront du zèle, c'est dans les gênes ! Les grecs n'auront pas besoin de les payer, c'est inné.
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
HE Henridusud Globetrotter ·
Le français voyait déjà la paille dans l’œil du voisin

Le voila maintenant délateur

Et méchant, et avare, et laid, et orgueilleux, et stupide, et sale et mal élevé, et grossier, et alcoolique...

J'en oublie des centaines.

Mais qui est ce monsieur Le Français ? Est ce lui qui vient écrire sur ce forum ?
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".

JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"
AN Andre1980 Globetrotter ·
Il y a quelques années, les belges avaient une histoire qui circulait ... "Le français a pris comme emblème le coq" C'est le seul animal qui chante les 2 pieds dans la merde. Ceci continue de se vérifier ! L'Europe entière en est consciente. Sauf en France.

Avoue, c'est quand la dernier fois que tu as mis les pieds en France.

Il y a 20 ans au collègue, on se disait déjà que la France était foutu (que l'on aurai pas de retraite, pas de travail, etc...). Mélange pas le peuple français et les politiciens français.

Les politiciens ont toujours 3 trains de retard sur le peuple. Le peuple est près pour de grandes réformes c'est juste les politiciens qui refusent de le voir en pensant que s'ils font de grande réforme, ils ne vont pas être ré-élu.

Juste comme ça. Tu sais pourquoi Sarko 1er n'a pas était ré-élu ? Et bien car ces électeurs lui ont reproché de ne pas avoir fait les grandes réformes fiscale promis ("remise à plan du système fiscale en France"). Hollande va surement avoir la même sanction pour la même raison. Les français en ont marre de ces politicien qui ne font que des réformettes.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
TI Tinos Regular ·
Il est des vérités qui dérangent ! Pas besoin d'être en France pour être informé. Il y a les journaux et ils sortent de France...si. Si. ! Il y a la télé par satellite ...si. Si ! Il y a les journaux par satellite. Si si ! Pas nécessaire d'être en France pour être informé, ce serait quelque peu neuneu de penser le contraire. Pour ce qui est des présidents successifs, nous voyons chaque jour aussi des infos surprenantes, sur les mises en examen, les femmes qui se vengent publiquement, les futurs candidats qui sont condamnés aux U.S. Etc... Rappel : en France les J.T. durent 30 minutes, en Grèce au minimum 1 heure. Sur TF1, on est au courant de l'élargissement du chemin qui mène à la déchèterie. On a donc la télé qu'on mérite. Alors pas de contestation sur le contenu du fort de Romainville ( j'avais fait une erreur en écrivant Romorantin...) Une autre citation : " il n'y a que la vérité qui blesse. De temps en temps, mettre un miroir face aux supporters aveugles sert . La preuve !
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
AN Andre1980 Globetrotter ·
Rappel : en France les J.T. durent 30 minutes, en Grèce au minimum 1 heure.

Rappel : En France, il y a des chaines d'info 24h/24 7j/7. Alors le JT de 30 min.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
AN Andre1980 Globetrotter ·
De temps en temps, mettre un miroir face aux supporters aveugles sert . La preuve !

Perso, j'ai pas besoin de miroir. Je sais bien que la France est foutu et va entrainer avec elle l'U.E.

Je rêve que U.E fasse la même chose à la France que ce qu'elle fait à la Grèce. Il y a que comme ça que nos politiciens faisaient de vrai réforme.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
FR Fredbatac Regular ·
https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/quelques-formes-de-solidarite?pk_campaign=Infolettre-258&pk_kwd=quelques-formes-de-solidarite
MA Magne2 Globetrotter ·
La solidarité cela devrait déjà être entre grecs..... Qu ils commencent à payer l impôt foncier pa ex

C est bien beau de cracher sur l Europe mais depuis 1981 les fonds européens ils sont bien paris quelque part
Hasta la vista
EL Elenitsa Veteran ·
Le JT dure 1h voire 1h30 en Grèce mais ça parle surtout de la courgette géante en forme de coeur cultivée par l'agriculteur de Karditsa dont on a strictement rien à faire. ça dure une heure car on interview les voisins, la cousine de l'agriculteur etc.

Aucune analyse profonde, très peu de sujets sur l'actualité internationale etc. que du people et des faits divers.
KE Kedor Globetrotter ·
C est bien beau de cracher sur l Europe mais depuis 1981 les fonds européens ils sont bien paris quelque part

Rappelons que l'ensemble de la crise grecque, et donc des causes de la catastrophe économique à laquelle le pays fait face, vient d'une falsification à grande échelle des comptes nationaux pour "faire partie du club", le tout sur fond de corruption, de providence à crédit et d'élections vaguement douteuses. On peut compatir pour ce que subissent les grecs, vouloir les aider ou encore essayer de participer d'une façon ou d'une autre à l'assainissement du pays. Mais rien, absolument rien, ne permet de refiler la patate chaude à l'UE : n'eût été ce qui est énoncé plus haut, la Grèce n'en aurait même probablement jamais fait partie, et surtout pas de l'Eurozone.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
FR Fredbatac Regular ·
ceci dit en passant nous en France nous avons jp pernod qui nous parle de la pipe de st claude qlq soit l'actualité!!!! Donc si on veut s'informer cela ne se fait certainement pas avec ce style de médias (écrit ou parlé) d'autant plus qu'ils appartiennent aux membres du cac 40. Ils n'ont aucune raison d'éduquer et d'informer le peuple, ne sait on jamais, si nous venions à nous réveiller pour les chasser et reprendre leurs privilèges!!
AI AirOne Globetrotter ·
Astuce remarquée : j'évoque le respect des 3 % sur lesquels la France s'est engagée face à tous les pays d'Europe, et Monsieur dévie sur l'endettement. Subtilité qui consiste à comparer des carottes et des oranges ! D'accord avec vous pour l'endettement. Mais vérifiez le non respect de ces 3 % la France est bel et bien en deuxième place. Il y a environ 6 mois, j'annonçais que compte tenu de la corruption, la ND et le PASOK étaient rejetés par une majorité de la population, j'ai été contredit. Quand j'ai écrit que le nouveau TSIPRAS avait toutes ses chances d'être en tête, des commentaires furent en résumé : "impossible" ! Sans être le moins du monde devin, mais seulement observateur, les faits sont là. Alors rendez-vous le 30 mars, je serai présent sur ce lien. La France évoque allégrement la corruption en Grèce. En France, c'est chaque jour. Des exemples ? Avant-hier Guéant mis en examen, ce matin, 20 personnes payées par l'Europe, attachés parlementaires, qui n'ont jamais mis les pieds au parlement européen. Si vous le souhaitez, je peux remonter plusieurs jours en arrière. Et outre-mer, l'ex Président du parlement à Tahiti, comdamné etc... Chaque jour des gardes à vue, mais souvent des condamnations. L'affaire Tapie, Balkani, Bétancourt, Tibéri...! La liste est plus longue que la liste Lagarde, qui d'ailleurs en citée dans l'affaire Tapie ! Voyez comme je suis bon observateur de la hauteur de la matière du sol ! Mais les français sont très forts à donner des leçons aux autres. Un mini rappel historique qui dérange : en 1945, les lettres de dénonciations comptées par plusieurs historiens de renom et diverses opinions, ont fait l'objet d'une comparaison avec le nombre de telles lettres sur les Pays-Bas. La totalité des lettres de ce genre aux Pays Bas équivalait à une seule journée en France. Le Fort de Romorantin les possède, elles ne sont pas encore accessibles, car des auteurs sont encore vivants, et par soucis de paix civile, ce que je comprends très bien. Leur poids total archivè est estimé à 200 tonnes. Je m'attends comme à l'habitude, à des critiques sur le fait qu'en Grèce, actuellement ils évoquent le fait de demander aux touristes de dénoncer ( projet que je ne partage pas) mais compte tenu du "passé qui doit éclairer l'avenir" les touristes français feront du zèle, c'est dans les gênes ! Les grecs n'auront pas besoin de les payer, c'est inné.

Quel fatras !

Bien, en ce qui concerne les stats, tu ne les comprends pas manifestement, mais on peut tout de même essayer : http://www.touteleurope.eu/...nion-europeenne.html sur la carte mise en lien, tous les pays en rouge sombre hachuré dépassent les 5%, en orange foncé, ceux qui dépassent les 3% ( France + Pologne). Il y a donc bien Grèce, Espagne, Slovénie et Irlande devant la France, sans compter UK et Croatie hors zone Euro.

C'est incroyable ce que vous pouvez être mal informés là bas !

Tiens, encore un exemple :

Il y a quelques années, les belges avaient une histoire qui circulait ... "Le français a pris comme emblème le coq" C'est le seul animal qui chante les 2 pieds dans la merde. Ceci continue de se vérifier !

Mais non ! Ce n'est pas du tout une histoire belge ! C'est une très vieille plaisanterie anglaise qui jouait sur le double sens de gallus ( gaulois et coq), fâchés de voir que les français avaient repris à leur compte cet emblème, ils ont sorti cette histoire très amusante du seul animal capable de chanter les 2 pieds dans la merde.[:P]

Par contre, je suis très intéressé par tes sources concernant la comparaison des délations pendant la seconde guerre mondiale entre la France et les Pays Bas. Il y a eu beaucoup de dénonciations dans les 2 pays, mais les Nazis aux Pays Bas ont réussi l'exploit sinistre de faire disparaître la quasi totalité de la population juive, ce qui était loins d'être le cas en France. J'attends donc ces sources avec impatience...mais sans trop d'illusion...

En attendant, un peu de lecture ? http://www.dbnl.org/tekst/_sep001199701_01/_sep001199701_01_0098.php
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
B7 B737 Globetrotter ·
Il y a quelques années, les belges avaient une histoire qui circulait ... "Le français a pris comme emblème le coq" C'est le seul animal qui chante les 2 pieds dans la merde. Ceci continue de se vérifier !

Ce n'est sûrement pas une histoire belge, les Belges (Wallons) ayant également le coq comme emblème. Vous voulez défendre les Grecs, c'est très méritoire, mais ne racontez pas n'importe quoi, vous déforcez vos propos.
MA Magne2 Globetrotter ·
Tinos alias Christi@n sur d'autres forums....ou la logorrhée faite homme

1 n'aime pas les contradicteurs 2 connait tout le monde sur Tinos ...enfin le déclare 3 et ait plutôt approximatif dans certaines de ses réponses

pour les infos il a oublié les coupures de pub , lisez plutot ce qu'écrit Elenitsa
Hasta la vista
AI AirOne Globetrotter ·
Tinos alias Christi@n sur d'autres forums....ou la logorrhée faite homme

1 n'aime pas les contradicteurs 2 connait tout le monde sur Tinos ...enfin le déclare 3 et ait plutôt approximatif dans certaines de ses réponses

pour les infos il a oublié les coupures de pub , lisez plutot ce qu'écrit Elenitsa

Oui, en attendant ses inexactitudes flagrantes et facilement démontrables le font surtout passer pour un rigolo...
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
EL Elenitsa Veteran ·
Oh merci Magne2 c'est trop d'honneur! [;)]
TI Tinos Regular ·
Pas difficile de connaître tout le monde dans une île qui compte 9400 habitants, et où on va depuis 1987. Ce qui démontre la bassesse des arguments ! Cherchez en un autre, allez un peu d'efforts, faites travailler votre neurone, au lieu de se féliciter mutuellement. Le titre de la discussion parle de révolution, va falloir attendre un peu ...!
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
AN Andre1980 Globetrotter ·
Tu connais personnellement 9400 personnes. Bravo. Téléphone au Guiness des record car je doute qu'il y ai beaucoup de personne qui connaissent ne serait-ce que le prénom de 3 000 personnes.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
TI Tinos Regular ·
André : "Qu'il y ait" avec un "t". Quand on prend le temps de donner des leçons, avec le Guiness comme lecture de chevet, on consacre un peu de temps à réviser ses conjugaisons...sinon, on donne l'impression de précipitation sous la colère !
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
MA Magne2 Globetrotter ·
Tinos ne répond jamais sur le fond ou se perd dans des détails comme d'habitude
Hasta la vista
TI Tinos Regular ·
Le fond des 200 tonnes de lettres de dénonciation ? C'est simple, il suffit d'effectuer une recherche sur "lettres de dénonciation" et chaque lecteur peut le faire ! Conclusion Monsieur Magne : ou bien vous ne voulez pas voir, ou vos allusions, jamais avec preuves, sont intentionnées. Je pense pour la deuxième justification. Et le site MEDIAPART a même mis des images de ces lettres en ligne... Vous comptiez vous en sortir avec des jugements de valeur, c'est raté. Les faits sont tenaces ! 200 tonnes - 2 0 0. TONNES de lettres de dénonciation ! Il y a 30 ans, à l'étranger, quand on parlait de "pays des Droits de l'Homme" on sentait du respect. Maintenant, ça les fait rire ! Des faits ? Encore ce matin même sur France Inter, vers 7h30, le témoignage d'une femme française qui a épousé un pharmacien grec il y 50 ans. Ils ont reçu une visite des contrôleurs du fisc à leur officine. Ces contrôleurs leur ont proposé de leur verser une grosse somme, afin d'éviter les allées du contrôle. Ils n'avaient rien de fiscal à ce reprocher. Elle dit avoir choisi de payer afin d'éviter la masse de tracas que ces derniers avaient causés dans d'autres commerces qui ont ensuite réussi à prouver en justice qu'ils étaient fiscalement irréprochables. Ce témoignage sera bien évidemment contesté par des rigolos des messages au dessus, mais en final, chaque lecteur peut y avoir accès en streaming. Les faits sont têtus !

Blogs.mediapart.fr Lettres de dénonciation...!
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
AN Andre1980 Globetrotter ·
André : "Qu'il y ait" avec un "t". Quand on prend le temps de donner des leçons, avec le Guiness comme lecture de chevet, on consacre un peu de temps à réviser ses conjugaisons...sinon, on donne l'impression de précipitation sous la colère !

Mais moi j'ai jamais déclaré savoir bien écrire. Contrairement à vous qui vous inventer des connaissances (personnes).

Sinon désolé d'être sujet à la dysorthographie depuis l'enfance (en plus d'être bègue). [:(]
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

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B7 B737 Globetrotter ·
L’ambiance est tendue entre Athènes et Berlin, depuis l’ouverture des négociations sur la prolongation du programme d’aide financière à la Grèce. L’insistance de Tsipras à rouvrir le dossier des réparations de guerre pour l’occupation de son pays par les nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale, n’est pas de nature à apaiser les esprits. Mais pour l’Allemagne, le sujet est clos. En 1960, elle a versé 115 millions de Deutsche Marks (environ 57,5 millions d’euros) à la Grèce dans le cadre des réparations envers les victimes du nazisme. "Nous sommes fermement convaincus que la question des réparations et des indemnités est juridiquement et politiquement réglée", a résumé mercredi Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Merkel. Sur le plan juridique, les chances d’Athènes d’obtenir gain de cause sont faibles, l’accord de Londres de 1953 ayant fixé les montants des dettes extérieures de l’Allemagne contractées de 1919 à 1945.

Rouvrir ce débat permet cependant à Tsipras de démontrer à ses électeurs et à l’aile gauche de son parti, Syriza, qu’il reste combatif. Mis sous pression par ses partenaires européens, son exécutif a fait de lourdes concessions. Mais Athènes prend aussi le risque de s’aliéner les autres capitales, déjà agacées par les méthodes peu diplomatiques du gouvernement grec. Il y a fort à parier que le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, le rappellera à Tsipras, qu’il reçoit ce vendredi à Bruxelles.
AN Andre1980 Globetrotter ·
Mais Athènes prend aussi le risque de s’aliéner les autres capitales, déjà agacées par les méthodes peu diplomatiques du gouvernement grec.

Pas que les gouvernements des pays européen mais aussi du peuple de ces pays. A force de trop tirer sur la corde, le peuple des pays préteurs va finir à l'union par dire : "- Que l'on dégage la Grèce de la zone euro". Déjà qu'il y a 2 ans c'était pas passé loin. J'ai pas l'impression que les grecques se rendent compte du ras le bol des habitant de la zone euro d'eux.

Un peu marre des enfantillages de ce peuple.
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FR Fredbatac Regular ·
je vous conseille d'acheter le monde diplo du mois de mars qui parle très précisemment: de la dette grecque et de sa légitimité (contractée en partie sous la dictature des colonels (67/74))et rappelle également le protocole signé le 23/II/1953 (entre autre par la Grèce) qui réduira la dette de l’Allemagne de 90%. du fonctionnement des médias grecques (appartenant comme en France "aux plus grandes fortunes du pays et qui, comme les armateurs, ne paient pas d'impôts") dont le "groupe pegasus qui édite les quotidiens ethnos et proto thema, appartient à la famille Bobolas spécialisée dans le secteur du btp et principale bénéficiaire des contrats publics de constructions de ces 20 dernières années". le directeur du quotidien ta néa "pantelis kapsis a quitté son poste pour rejoindre le gouvernement de Lucas Papadémos, un ancien banquier. Comme l'avait souligné le journaliste Smyrnaios, la famille Kapsis ne disparait pas pour autant de la presse: Manolis, le frère de Pantelis "offici(ait)tous les soirs au journal télévisé de Mega Channel, où, en tant que commentateur politique, il sout(enait) ce même gouvernement.

La conclusion est toujours toujours la même, le peuple crée les richesses et les riches empochent celles ci en vilipendant les forces vives de la nation!!!!! Et certains pauvres protègent par leurs diatribes cette classe à laquelle il n'appartienne pas et n'appartiendront jamais!!!!

A écouter également http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/la-grece-veut-la-lune
TI Tinos Regular ·
Fredbatac, je partage complètement votre analyse et vos arguments. Et suis très pessimiste de leur avenir. La mise en place de mesures urgentes pour contrer la corruption généralisée sera balayée par les habitudes de dizaines d'années, voire plus. Dans la proportion de votants pour TSIPRAS, presque la moitié attend plutôt des mesures en vue de remonter le niveau du pouvoir d'achat plutôt que des mesures de relance de l'activité, et de lutte contre la corruption. Observant la façon d'agir des politiciens grecs depuis 1985, il y a toujours eu un fossé entre leurs intentions et leurs actions. Sur ce point, rien ne change, et pour l'avenir, on peut rêver à un miracle...
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
AN Andre1980 Globetrotter ·
Observant la façon d'agir des politiciens grecs depuis 1985, il y a toujours eu un fossé entre leurs intentions et leurs actions. Sur ce point, rien ne change, et pour l'avenir, on peut rêver à un miracle...

C'est aussi valable pour la France ça et pour une majorité de pays. Les politiciens, que veux tu... [:/]
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
AI AirOne Globetrotter ·
Le fond des 200 tonnes de lettres de dénonciation ? C'est simple, il suffit d'effectuer une recherche sur "lettres de dénonciation" et chaque lecteur peut le faire ! Conclusion Monsieur Magne : ou bien vous ne voulez pas voir, ou vos allusions, jamais avec preuves, sont intentionnées. Je pense pour la deuxième justification. Et le site MEDIAPART a même mis des images de ces lettres en ligne... Vous comptiez vous en sortir avec des jugements de valeur, c'est raté. Les faits sont tenaces ! 200 tonnes - 2 0 0. TONNES de lettres de dénonciation ! Il y a 30 ans, à l'étranger, quand on parlait de "pays des Droits de l'Homme" on sentait du respect. Maintenant, ça les fait rire !

Ce témoignage sera bien évidemment contesté par des rigolos des messages au dessus, mais en final, chaque lecteur peut y avoir accès en streaming. Les faits sont têtus !

Bien sûr qu'on va encore contester gros rigolo va !

Allez, dis nous d'où tu sors ce chiffre de 200 tonnes.

Il y a eu des tas de lettres de dénonciation, contre le marché noir, contre les résistants, contre les communistes, contre des réfractaires au STO et contre des juifs. Mais à t'écouter, elles étaient toutes destinées à dénoncer des juifs , tu nous as même précisé que les juifs français avaient été plus dénoncés que les juifs hollandais ! Ce qui est une énorme ânerie, les juifs hollandais ont été les plus dénoncés et 80% d'entre eux ont été déportés contre 25% des juifs français comme je te l'ai montré plus haut. Mais au lieu de reconnaître tes erreurs, tu détournes le sujet que tu as toi même amorcé.

Un peu de lecture sur la dénonciation pendant le dernière guerre ? http://clio-cr.clionautes.org/la-delation-dans-la-france-des-annees-noires.html#.VQICbGfLR9A
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
MA Magne2 Globetrotter ·
Tinos a toujours raison pour la toute petite histoire sur ce fil je ne suis jamais intervenu sur les lettres de dénonciation mais sur la non pertinence du JT Grec en PJ le ministre des finances Grec , , appartement bien situé pres du musée de l'acropole

Mr & Mrs Varoufakis lifestyle photo op for @ParisMatch. White wine socialism under the Acropolis.

https://twitter.com/YanniKouts/status/576081185346056192/photo/1
Hasta la vista
AI AirOne Globetrotter ·
Tinos a toujours raison pour la toute petite histoire sur ce fil je ne suis jamais intervenu sur les lettres de dénonciation mais sur la non pertinence du JT Grec

Et tu as tout à fait raison puisque le sujet est bel et bien la Grèce . Mais les velléités d'espionite du ministre des finances grec a conduit Tinos à tenter un parallèle avec la France sous l'occupation, il a juste oublié de travailler un peu son sujet et s'est contenté de balancer quelques idées reçues.

Pour approfondir encore Tinos : http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=VING_096_0137
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
TI Tinos Regular ·
J'aurais comparé les chiffres des juifs hollandais et les juifs français. C'est quoi ce gros mensonge? Alors comme l'éditeur de ce forum permet d'inserrer une citation, chiche ...! Soit vous trouvez cette comparaison, soit c'est un mensonge de plus. Pour ce qui est des insultes comme l'adjectif de "malhonnête" et autres qualificatifs, c'est que l'on est au bout de ses arguments...donc sans intérêt sauf celui de blesser. Ceci me rappelle mon passage jadis en ècole primaire et ce que j'y entendais. De plus " il a toujours raison", c'est quand la personne â affirmé une idiotie et qu'elle n'a pas aimé que l'on s'en aperçoive, et "n'aime pas les contradictions" ceci me rappelle une situation cocasse ...un membre affirmait que tel ferry passait à telle heure ( lointain souvenir du passé du membre). J'avais répondu " impossible". Réponse de ce membre "il a toujours raison". J'ai alors affirmé que ce fameux ferry se trouvait en cale sèche dans un chantier naval. Réponse du membre "mensonge". Puis j'ai mis le lien de la webcam (en temps réel)de ce chantier par laquelle on voyait ce ferry sur cales et ai écrit la mention : difficile de naviguer ! S'en est suivi une volée de bois vert et insultes. Pour ce qui est des 200 tonnes, le détail n'a pas été fait par type de lettres, vous avez oublié les "vengeances familiales"...car les autres motifs dont la liste est incompléte sont archi connues. Pour en revenir à ce poids, c'est très simple, ce fort se visite. Et vous aurez cette précision lors d'une visite. C'est on ne peut plus simple !
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
FR Fredbatac Regular ·
Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques Posted on 11 mars 2015 par Collectif pour un audit citoyen Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations. Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer.

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ? Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière1 (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce. Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette. La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ». La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an2. La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif. Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ? Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)

Pourquoi c’est faux ?

Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Au budget de l’État figurent les intérêts de la dette, jamais le remboursement de la somme empruntée (le principal). Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette. Mais quand les marchés financiers ne veulent plus prêter à un État, ou exigent des taux d’intérêt exorbitants, et que l’Etat n’a plus accès à la création monétaire de la Banque Centrale de son pays, les choses se gâtent. C’est pourquoi en 2011, quand les banques ont pris peur devant les difficultés de la Grèce, la BCE et les États européens ont du lui prêter. C’est ce qui leur permet aujourd’hui d’exercer un brutal chantage en menaçant de couper les crédits à la Grèce si son gouvernement maintient les mesures anti-austérité promises aux électeurs: hausse du SMIC et des retraites, ré-embauche des fonctionnaires licenciés, arrêt des privatisations. De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ. Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier. Il faut pour cela une conférence européenne sur la dette comme ce fut le cas en 1953 pour la République Fédérale Allemande. Pour être efficace cette conférence doit pouvoir prendre appui sur les travaux d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque. Cet audit déterminera quelles est la part légitime de la dette, dont il convient de s’acquitter, même avec taux d’intérêt et des délais renégociés, et la part illégitime, qui peut être contestée. Est légitime la dette contractée légalement pour financer des investissements ou des politiques profitables à la population. Est illégitime la dette qui n’a pas servi les intérêts de la population, mais a bénéficié à des minorités privilégiées. Selon la jurisprudence internationale, une dette peut même avoir un caractère odieux ou être illégale, selon la façon dont elle a été contractée. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi, une démarche large d’audit citoyen est nécessaire pour sensibiliser l’opinion et montrer qui sont les véritables bénéficiaires du système de la dette. Le premier rapport d’audit citoyen publié en mai 2014 a montré que 59% de la dette française pouvait être considérée comme illégitime, de par son origine (taux d’intérêt excessifs, cadeaux fiscaux). Restructurer la dette française dégagerait des ressources pour les services publics, la transition écologique… Nous allons organiser une conférence européenne des mouvements sociaux sur la dette, afin de généraliser la démarche.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ? Le discours officiel sur la Grèce

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (Claudia Senik, économiste)

Pourquoi c’est faux ?

Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Pourquoi donc, avant même la crise financière et la récession, la dette publique grecque était-elle déjà de 103 % du PIB en 2007 ? Une étude récente montre que la flambée de la dette grecque ne résulte pas du tout d’une gabegie de fonctionnaires et de prestations sociales. Les dépenses sont restées globalement constantes en % du PIB, de 1990 jusqu’à 2007. Comme en France, ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Mais en plus, les diktats de la Troïka (Commission européenne, BCE et FMI) ont fait plonger le PIB grec de 25 % depuis 2010, ce qui a provoqué mécaniquement une hausse de 33 % du rapport entre la dette et le PIB ! Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %. Concernant les recettes publiques, pour remplir le critère de Maastricht sur le déficit maximum de 3%, la Grèce a très fortement augmenté les impôts dans les années 1990 : de 28% à 42% du PIB. Mais dès l’entrée dans la zone euro en 2001, les riches grecs ont fait la fête. Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs (Études économiques de l’OCDE, Grèce 2009). Les recettes fiscales sont retombées à 38% du PIB. Si elles avaient gardé leur niveau de 2000, la dette publique grecque aurait représenté, en 2007, 86 % du PIB au lieu de 103 %. Au total, avec des taux d’intérêt «raisonnables» et un simple maintien des recettes publiques, la dette grecque aurait été deux fois plus faible en 2007. Autrement dit on peut considérer que la moitié de la dette grecque était illégitime à cette date : elle a découlé d’une ponction opérée par les créanciers, nationaux ou étrangers, et d’une baisse des impôts au bénéfice principal des plus riches. L’explosion de la dette depuis 2007, quant à elle, est entièrement due à la récession infligée par la Troïka. Elle est donc encore plus illégitime.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique a déjà montré que les mêmes mécanismes (taux d’intérêt excessifs et cadeaux fiscaux) expliquent 59% de la dette publique française. En France aussi on pourrait en finir avec les politiques d’austérité si l’on remettait en cause le fardeau de cette dette, par une annulation partielle et / ou des mesures de restructuration.

Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier? Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce doit cesser d’être un puits sans fond » (Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, 12/02/2012)

Pourquoi c’est faux ?

De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 Milliards d’euros en prêts des États européens et des institutions européennes assortis de plans de réformes. Il s’agirait « d’aides à la Grèce ». Une étude d’ATTAC Autriche3 décortique les destinations des 23 tranches de financement imposées à la Grèce de 2010 à 2013. 77 % de ces prêts ont servi à recapitaliser les banques privées grecques (58 Mds €) ou ont été versés directement aux créanciers de l’État grec (101 Mds €), pour l’essentiel des banques européennes et américaines. Pour 5 euros empruntés, 1 seul est allé dans les caisses de l’État grec ! Le mensuel Alternatives économiques (février 2015) complète l’analyse : de 2010 à fin 2014, 52,8 Mds € de ces prêts ont servi à payer les intérêts des créanciers. Seuls 14,7 Mds € ont servi à financer des dépenses publiques en Grèce. Ces 207 Mds € ont donc beaucoup « aidé » les banques et les créanciers mais très peu la population grecque. Celle-ci, en revanche, doit subir l’austérité imposée par la Troïka (BCE, Commission FMI) lors de la négociation de ces prêts. De plus, l’État grec doit payer les intérêts sur l’intégralité de ces plans d’aide. Il est endetté encore pour 40 ans, jusqu’en 2054 ; 30 Mds € sont à verser en 2015. Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 314 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 142 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds). Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entré en vigueur en 2012, gère désormais les prêts aux États de l’UE. Il contracte des prêts sur les marchés financiers et décide de leur affectation (principalement le sauvetage des banques privées). Les acteurs des marchés financiers se financent auprès des banques centrales, dont la BCE, à des taux très inférieurs à l’inflation. Le siège du MES est au Luxembourg, paradis fiscal bien connu. À aucun moment, l’État grec n’a la main sur les fonds souscrits par le MES. En plus des réformes imposées par la Troïka, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont pas été versés et qui pour l’essentiel profitent au secteur de la finance !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Les « aides » bénéficient en fait aux banques et sont payées au prix fort par les populations. Entre satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, logement, protection sociale, santé et éducation) ou engraisser les principaux créanciers, le choix va de soi : la priorité n’est pas le remboursement, mais l’audit des dettes publiques et la clarté sur l’usage des fonds des soi-disant « sauvetages ».

Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ? Le discours officiel sur la Grèce

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, « la Grèce est tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, sans aucune alternative, quel que soit le résultat du futur scrutin » (Le Monde 4/01/2014). Ce que François Hollande a confirmé après la victoire de Syriza : « des engagements ont été pris et doivent être tenus » (27/01).

Pourquoi c’est faux ?

L’austérité imposée n’a pas d’autre objectif que de dégager des capacités de remboursement pour les créanciers. Or, l’échec est criant ! Oui, la Grèce a besoin de réformes économiques, sociales et politiques. Mais pas celles de la Troïka – toujours moins d’État, toujours plus de marchés et d’inégalités – qui ont lamentablement échoué. Contre les logiques financières de court terme, trois pistes complémentaires doivent permettre la réappropriation par le peuple grec de son avenir : (i) Un plan ambitieux de reconquête de l’emploi et de développement économique qui redessine le système productif vers la transition écologique. Ce plan serait bénéfique, contrairement aux affirmations de la Troïka, car 1 euro d’investissement public aura des effets multiplicateurs sur l’investissement privé et l’activité économique aujourd’hui totalement déprimés. Les pouvoirs publics doivent maîtriser le financement de l’activité : par exemple avec la création d’une banque publique de développement, un investissement massif dans l’économie sociale et solidaire, le développement de monnaies complémentaires, la promotion des banques coopératives. (ii) La priorité à la cohésion sociale et économique contre la compétitivité et la flexibilité. La Troïka a imposé une baisse généralisée des revenus ainsi que la suppression de droits sociaux élémentaires qui ont contracté l’activité sans pour autant réduire la dette. L’État doit donc retrouver son rôle de régulateur et d’accompagnement pour maintenir la cohésion et prendre en compte les besoins socio-économiques du pays. Le partage du travail permettrait la création d’emplois et soutiendrait la demande. Le chômage pourrait baisser rapidement. Ces réformes passeraient par une autre répartition des richesses. (iii) La refonte de la démocratie et la réforme de l’État au service des citoyens et de la justice sociale. La souveraineté de l’État passe par une fiscalité progressive, la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales. Ces réformes permettront de redonner des marges de manœuvre budgétaire pour financer le plan de relance, et pour lutter contre les inégalités4 et la pauvreté. Les privilèges détenus par l’oligarchie grecque, comme les armateurs, doivent donc être abolis. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

L’austérité a échoué, mais des réformes ambitieuses, radicalement différentes, sont possibles et nécessaires. Un audit des dettes publiques des pays européens pourra identifier des pistes pour leur allègement décisif. Il faut une politique économique volontariste pour renouer avec une dynamique d’investissements d’avenir vers la transition écologique. Ceci suppose la redistribution des richesses et la reconquête de la souveraineté démocratique sur l’économie, en particulier en stoppant les privatisations. Ces réformes doivent être coopératives et non soumises à la logique de la guerre économique.

Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ? Le discours officiel sur la Grèce

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! Le chômage commence à refluer de 28 à 26 %. Bref, au risque de choquer: la détestée troïka a fait du bon boulot!» (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)

Pourquoi c’est faux ?

Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67%. Quel bon boulot ! Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là. Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l’ensemble de la zone Euro. Les classes dirigeantes et la technocratie européenne ont voulu utiliser la crise pour réaliser leur vieux rêve : réduire les dépenses publiques et sociales. Sous les ordres de la Troïka et la menace des marchés financiers, les pays du Sud de l’Europe ont dû mettre en œuvre des plans drastiques de réduction des déficits publics qui les ont menés à la dépression. De 2009 à 2014, la réduction des dépenses a été de 11% du PIB pour l’Irlande, 12,5 % du PIB pour l’Espagne et le Portugal ; 28 % pour la Grèce. Les déficits ont certes été réduits, mais avec un coût social et économique monstrueux. Et la dette a continué d’augmenter ! Pour la zone euro, elle est passée de 65% à 94% du PIB entre 2008 et 2014. L’austérité n’a pas payé, elle a au contraire enfoncé le continent dans la crise. En réduisant les impôts des hauts revenus et des sociétés, les États ont creusé les déficits, puis ont emprunté aux riches pour financer ces fameux déficits. Moins d’impôts payés d’un côté, plus d’intérêts perçus de l’autre, c’est le bingo pour les plus riches !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On demande aux Grecs de payer chaque année 4,5 points de la richesse nationale pour rembourser leur dette; aux citoyens européens, on ne demande « que » 2 points. L’effet est partout le même : toujours plus de chômage, et toujours moins de ces investissements publics qui pourraient préparer l’avenir. C’est la leçon du calvaire grec. Y mettre fin concerne tous les pays d’Europe car il faut stopper la récession que l’austérité crée partout, et tirer les leçons de la crise pour s’engager dans un autre modèle de développement. Si austérité il doit y avoir, elle doit frapper les plus riches, ces « 1% » qui accaparent la richesse sociale et ont bénéficié du système de la dette. Il faut réduire les déficits et la dette, grâce à une fiscalité plus progressive et une restructuration des dettes publiques.

Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ? Le discours officiel sur la Grèce

Christine Lagarde, directrice du FMI : « Non, je pense plutôt aux petits enfants d’une école dans un petit village au Niger (…), ils ont plus besoin d’aide que les gens d’Athènes » (en réponse à la question d’un journaliste : « quand vous demandez des mesures dont vous savez qu’elle vont empêcher des femmes d’accéder à une sage-femme au moment de leur accouchement, ou des patients d’obtenir les médicaments qui pourraient sauver leur vie, est-ce que vous hésitez ? » (The Guardian, 25/05/2012). “Nous devrons tous perdre de notre confort“, (George Papandreou, Reuters, 15/12/2009)

Pourquoi c’est faux ?

En fait de réduire les dépenses de « confort », la Troïka a imposé une réduction de 40% du budget de la santé en Grèce. Résultat, « plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale, les hôpitaux publics sont débordés et exsangues. La rigueur budgétaire a désorganisé le système de santé publique et entraîné une crise humanitaire » (4 janvier 2015 JDD international). La tuberculose, la syphilis ont réapparu. Les cas de sida se sont multipliés par manque de moyens pour la prévention. Une étude parue dans le journal médical britannique The Lancet5 tire un bilan terrible : la mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010, la malnutrition des enfants de 19%. Avec les coupes budgétaires dans la prévention des maladies mentales, les suicides ont grimpé de 45% entre 2007 et 2011. De nombreux centres pour le planning familial publics sont fermés, ceux qui restent fonctionnent avec un personnel réduit. Selon Nathalie Simonnot, de Médecins du Monde, « un forfait de cinq euros à la charge des patients a ainsi été instauré pour chaque consultation à l’hôpital public…Pour un retraité qui touche 350 euros par mois, c’est un coût énorme, surtout que la plupart du temps il faut faire plusieurs consultations (…) Les médecins demandent aux patients d’acheter eux-mêmes pansements, seringues et gazes parce que certains hôpitaux sont en rupture de stock ». Des témoignages de ce genre concernaient naguère l’Afrique. La politique de la troïka, des gouvernements grecs, ont créé un désastre sanitaire qui rend vital un changement de politique, notamment pour la santé. Si les choses ne sont pas encore pire, c’est grâce aux centaines de bénévoles des dizaines de dispensaires grecs, à Médecins du monde, à la solidarité internationale, qui ont limité les dégâts pour ceux qui n’avaient plus accès aux soins. Le nouveau gouvernement grec a raison de vouloir par exemple réembaucher dans les centres de santé les 3000 médecins qui ont été licenciés par la Troïka. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On sait maintenant que « l’austérité tue »6. Les responsables des politiques d’austérité se rendent coupables de véritables crimes quand ils imposent des coupes massives dans les dépenses de santé, comme cela a été le cas en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il faut partout défendre les systèmes publics de santé contre les privatisations et les restructurations qui ne visent qu’à réduire les coûts au mépris de la santé. Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ? Le discours officiel « En signant un accord à l’Eurogroupe le 20 février, contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite ». (Eric Le Boucher, Slate.fr, 21/02)

Pourquoi c’est faux

Le nouveau gouvernement grec refuse les nouvelles réformes proposées par la Troïka fin 2014 : 160.000 licenciements supplémentaires dans l’administration (santé, éducation), une nouvelle baisse de 10% des retraites, de nouvelles taxes, une nouvelle hausse de la TVA. Ces recettes ont déjà été appliquées et ont mené la Grèce au désastre. En moins de 5 ans, 30% d’entreprises ont fermé, 150.000 postes supprimés dans le secteur public, 42% d’augmentation du chômage, 45% de baisse des retraites, 40% d’augmentation de la mortalité infantile, une hausse de près de 100% du nombre des personnes sous le seuil de pauvreté. Le programme de Syriza proposait au contraire 1. Une renégociation des contrats de prêts et de la dette. 2. Un plan national de reconstruction immédiate : mesures pour les plus pauvres (électricité et soins médicaux gratuits, tickets-repas…), le rétablissement du salaire minimum de 751 euros, la réinstauration des conventions collectives 3. La reconstruction démocratique de l’État : lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, contre la corruption, ré-embauche des fonctionnaires licenciés 4. Un plan de reconstruction productive : arrêt des privatisations, industrialisation et transformation de l’économie par des critères sociaux et écologiques. Après un bras de fer avec les institutions européennes, le gouvernement grec a obtenu l’abandon des objectifs d’excédents budgétaires délirants prévus dans le mémorandum signé par le gouvernement précédent. De nouvelles aides seront créées : pour financer le chauffage et l’alimentation des ménages les plus démunis. Les conventions collectives seront rétablies. La fraude et l’évasion fiscales seront fortement combattus. Les petits propriétaires endettés ne seront pas expulsés de leur résidence principale. Mais la Grèce n’est pas libérée de l’austérité. Les nouvelles mesures devront être financées sans accroître le déficit. Les privatisations seront maintenues. La Grèce s’engage à payer l’intégralité de la dette, et à ne pas revenir en arrière sur les privatisations. La hausse du salaire minimum et la restauration des négociations salariales sont repoussées. De nouvelles épreuves de force sont à prévoir dans les mois qui viennent.

Quelles leçons pour la France et l’Europe

Les institutions européennes veulent empêcher la mise en œuvre de l’essentiel du programme de Syriza. Aujourd’hui, il s’agit donc de développer dans toute l’Europe des mouvements coordonnés contre l’austérité, pour la justice sociale, pour empêcher la Troïka et nos gouvernements d’étouffer la Grèce et les alternatives sociales et politiques qui émergent en Europe. Nous proposons notamment l’organisation par les mouvements européens d’une conférence internationale sur la dette et contre l’austérité. L’audit citoyen des dettes publiques en Europe : un outil pour vaincre l’austérité Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC) salue le choix du peuple grec de rejeter massivement les politiques d’austérité lors des élections du 25 janvier. Cette victoire ouvre une brèche contre l’Europe de la finance, le diktat des dettes publiques et des plans d’austérité. Engouffrons nous dans cette brèche : une autre Europe devient possible ! Le collectif pour u audit citoyen a déjà publié un premier rapport d’audit citoyen[1], montrant qu’une large part de la dette publique française peut être considérée comme illégitime. Dans la période qui s’ouvre, notre collectif va continuer à proposer aux citoyens et à l’ensemble du mouvement social européen des lignes d’analyse juridiques, économiques, sociales, des arguments et des instruments de mobilisation contre les créanciers qui mettent en coupe réglée les populations. Avec nos partenaires des autres pays européens, à commencer par la Grèce, notre collectif va intensifier son action pour mettre en débat le caractère illégitime, insoutenable, illégal, voire odieux d’une grande partie des dettes publiques en Europe. Nous soutenons la proposition d’une conférence européenne sur les dettes publiques. En 1953 l’accord de Londres, annulant plus de 60% de la dette de l’Allemagne de l’Ouest, a permis sa relance, tout comme les annulations de dette de l’Équateur en 2008 ou de l’Islande en 2011. Nous soutenons la proposition de réaliser un audit des dettes publiques afin d’identifier les responsables et les bénéficiaires réels de ces dettes, et de dégager les solutions qui permettront de libérer le pays de ce boulet. Nous soutenons également le droit de la Grèce à désobéir à ses créanciers au cas où ils refuseraient la mise en œuvre de ces solutions. Rappelons que les memoranda imposés par la Troïka sont illégaux au regard du droit européen et international.

Tous ensemble, levons le voile sur la responsabilité des créanciers qui profitent des saignées effectuées sur le dos des peuples. Tous ensemble, renforçons une démarche citoyenne de contestation et de remise en cause de cette Europe des 1 %, des spéculateurs et des banquiers. C’est aux populations, trop longtemps victimes des plans d’austérité, de compétitivité et autres « memorandums », qu’il revient de décider de leur avenir : nous voulons mettre à leur disposition tous les outils nécessaires pour comprendre et décider comment sortir de l’étau de la dette en faisant payer non pas les contribuables ordinaires mais les véritables bénéficiaires du système de la dette. Guide réalisé par : Jean-Claude Chailley, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Pascal Franchet, Michel Husson, Pierre Khalfa, Guillaume Pastureau, Henri Sterdyniak, Sofia Tzitzikou. Notes : 1 Le FESF, Fonds européen de solidarité financière, créé en 2010, vise à préserver la stabilité financière en Europe en fournissant une assistance financière aux États de la zone euro. Cette aide est conditionnée à l’acceptation de plans d’ajustement structurel. Il a été remplacé par le Mécanisme européen de solidarité (MES) en 2012. 2 Ivan Best, La Tribune, 5 février 3 Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance : https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance 4 Une plus grande justice sociale est source d’efficacité, ce que même l’OCDE démontre : 5 A. Kentikelenis, M.Karanikolos, A. Reeves, M.McKee, DSc, D. Stuckler, « Greece’s health crisis: from austerity to denialism », The Lancet, 20/02/2014, 6 D. Stuckler & S. Basu (2014), Quand l’austérité tue, Préface des Économistes atterrés, Ed. Autrement Ce contenu a été publié le Grèce, Pacte par Collectif pour un audit citoyen. Mettez-le en favori avec son permalien.
AI AirOne Globetrotter ·
J'aurais comparé les chiffres des juifs hollandais et les juifs français. C'est quoi ce gros mensonge? Alors comme l'éditeur de ce forum permet d'inserrer une citation, chiche ...! Soit vous trouvez cette comparaison, soit c'est un mensonge de plus. Pour ce qui est des insultes comme l'adjectif de "malhonnête" et autres qualificatifs, c'est que l'on est au bout de ses arguments...

Tout à fait, tu n'y as pas fait allusion, j'attendais que tu réagisses...enfin... Non, tu n'as pas dit ça, tu as été très sournois, tu as comparé les lettres de dénonciation en France et en Hollande pendant la dernière guerre et je t'apprends que malgré un nombre de lettres de dénonciation plus élevé en France, beaucoup moins de juifs ont été déportés en France qu'aux Pays Bas, la différence s'explique par la dénonciation quasiment officielle, administrative aux Pays Bas versus une dénonciation occulte en France. Tu sembles préférer la méthode batave ? Non n'est ce pas ? Alors tu es malhonnête, ou ignorant et tu as fait cette comparaison comme ça, sans savoir dans quoi tu mettais les pieds. Et j'ai bien l'impression que c'est ça ton problème.

J'insiste parce que suis très intéressé, pourrais tu nous mettre en lien des précisions sur cette visite et sur ces 200 tonnes d' archives ?
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
HE Henridusud Globetrotter ·
Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques Posted on 11 mars 2015 par Collectif pour un audit citoyen Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations. Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer.

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ? Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière1 (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce. Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette. La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ». La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an2. La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif. Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ? Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)

Pourquoi c’est faux ?

Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Au budget de l’État figurent les intérêts de la dette, jamais le remboursement de la somme empruntée (le principal). Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette. Mais quand les marchés financiers ne veulent plus prêter à un État, ou exigent des taux d’intérêt exorbitants, et que l’Etat n’a plus accès à la création monétaire de la Banque Centrale de son pays, les choses se gâtent. C’est pourquoi en 2011, quand les banques ont pris peur devant les difficultés de la Grèce, la BCE et les États européens ont du lui prêter. C’est ce qui leur permet aujourd’hui d’exercer un brutal chantage en menaçant de couper les crédits à la Grèce si son gouvernement maintient les mesures anti-austérité promises aux électeurs: hausse du SMIC et des retraites, ré-embauche des fonctionnaires licenciés, arrêt des privatisations. De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ. Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier. Il faut pour cela une conférence européenne sur la dette comme ce fut le cas en 1953 pour la République Fédérale Allemande. Pour être efficace cette conférence doit pouvoir prendre appui sur les travaux d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque. Cet audit déterminera quelles est la part légitime de la dette, dont il convient de s’acquitter, même avec taux d’intérêt et des délais renégociés, et la part illégitime, qui peut être contestée. Est légitime la dette contractée légalement pour financer des investissements ou des politiques profitables à la population. Est illégitime la dette qui n’a pas servi les intérêts de la population, mais a bénéficié à des minorités privilégiées. Selon la jurisprudence internationale, une dette peut même avoir un caractère odieux ou être illégale, selon la façon dont elle a été contractée. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi, une démarche large d’audit citoyen est nécessaire pour sensibiliser l’opinion et montrer qui sont les véritables bénéficiaires du système de la dette. Le premier rapport d’audit citoyen publié en mai 2014 a montré que 59% de la dette française pouvait être considérée comme illégitime, de par son origine (taux d’intérêt excessifs, cadeaux fiscaux). Restructurer la dette française dégagerait des ressources pour les services publics, la transition écologique… Nous allons organiser une conférence européenne des mouvements sociaux sur la dette, afin de généraliser la démarche.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ? Le discours officiel sur la Grèce

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (Claudia Senik, économiste)

Pourquoi c’est faux ?

Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France). Pourquoi donc, avant même la crise financière et la récession, la dette publique grecque était-elle déjà de 103 % du PIB en 2007 ? Une étude récente montre que la flambée de la dette grecque ne résulte pas du tout d’une gabegie de fonctionnaires et de prestations sociales. Les dépenses sont restées globalement constantes en % du PIB, de 1990 jusqu’à 2007. Comme en France, ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Mais en plus, les diktats de la Troïka (Commission européenne, BCE et FMI) ont fait plonger le PIB grec de 25 % depuis 2010, ce qui a provoqué mécaniquement une hausse de 33 % du rapport entre la dette et le PIB ! Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %. Concernant les recettes publiques, pour remplir le critère de Maastricht sur le déficit maximum de 3%, la Grèce a très fortement augmenté les impôts dans les années 1990 : de 28% à 42% du PIB. Mais dès l’entrée dans la zone euro en 2001, les riches grecs ont fait la fête. Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs (Études économiques de l’OCDE, Grèce 2009). Les recettes fiscales sont retombées à 38% du PIB. Si elles avaient gardé leur niveau de 2000, la dette publique grecque aurait représenté, en 2007, 86 % du PIB au lieu de 103 %. Au total, avec des taux d’intérêt «raisonnables» et un simple maintien des recettes publiques, la dette grecque aurait été deux fois plus faible en 2007. Autrement dit on peut considérer que la moitié de la dette grecque était illégitime à cette date : elle a découlé d’une ponction opérée par les créanciers, nationaux ou étrangers, et d’une baisse des impôts au bénéfice principal des plus riches. L’explosion de la dette depuis 2007, quant à elle, est entièrement due à la récession infligée par la Troïka. Elle est donc encore plus illégitime.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique a déjà montré que les mêmes mécanismes (taux d’intérêt excessifs et cadeaux fiscaux) expliquent 59% de la dette publique française. En France aussi on pourrait en finir avec les politiques d’austérité si l’on remettait en cause le fardeau de cette dette, par une annulation partielle et / ou des mesures de restructuration.

Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier? Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce doit cesser d’être un puits sans fond » (Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, 12/02/2012)

Pourquoi c’est faux ?

De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 Milliards d’euros en prêts des États européens et des institutions européennes assortis de plans de réformes. Il s’agirait « d’aides à la Grèce ». Une étude d’ATTAC Autriche3 décortique les destinations des 23 tranches de financement imposées à la Grèce de 2010 à 2013. 77 % de ces prêts ont servi à recapitaliser les banques privées grecques (58 Mds €) ou ont été versés directement aux créanciers de l’État grec (101 Mds €), pour l’essentiel des banques européennes et américaines. Pour 5 euros empruntés, 1 seul est allé dans les caisses de l’État grec ! Le mensuel Alternatives économiques (février 2015) complète l’analyse : de 2010 à fin 2014, 52,8 Mds € de ces prêts ont servi à payer les intérêts des créanciers. Seuls 14,7 Mds € ont servi à financer des dépenses publiques en Grèce. Ces 207 Mds € ont donc beaucoup « aidé » les banques et les créanciers mais très peu la population grecque. Celle-ci, en revanche, doit subir l’austérité imposée par la Troïka (BCE, Commission FMI) lors de la négociation de ces prêts. De plus, l’État grec doit payer les intérêts sur l’intégralité de ces plans d’aide. Il est endetté encore pour 40 ans, jusqu’en 2054 ; 30 Mds € sont à verser en 2015. Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 314 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 142 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds). Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entré en vigueur en 2012, gère désormais les prêts aux États de l’UE. Il contracte des prêts sur les marchés financiers et décide de leur affectation (principalement le sauvetage des banques privées). Les acteurs des marchés financiers se financent auprès des banques centrales, dont la BCE, à des taux très inférieurs à l’inflation. Le siège du MES est au Luxembourg, paradis fiscal bien connu. À aucun moment, l’État grec n’a la main sur les fonds souscrits par le MES. En plus des réformes imposées par la Troïka, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont pas été versés et qui pour l’essentiel profitent au secteur de la finance !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Les « aides » bénéficient en fait aux banques et sont payées au prix fort par les populations. Entre satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, logement, protection sociale, santé et éducation) ou engraisser les principaux créanciers, le choix va de soi : la priorité n’est pas le remboursement, mais l’audit des dettes publiques et la clarté sur l’usage des fonds des soi-disant « sauvetages ».

Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ? Le discours officiel sur la Grèce

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, « la Grèce est tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, sans aucune alternative, quel que soit le résultat du futur scrutin » (Le Monde 4/01/2014). Ce que François Hollande a confirmé après la victoire de Syriza : « des engagements ont été pris et doivent être tenus » (27/01).

Pourquoi c’est faux ?

L’austérité imposée n’a pas d’autre objectif que de dégager des capacités de remboursement pour les créanciers. Or, l’échec est criant ! Oui, la Grèce a besoin de réformes économiques, sociales et politiques. Mais pas celles de la Troïka – toujours moins d’État, toujours plus de marchés et d’inégalités – qui ont lamentablement échoué. Contre les logiques financières de court terme, trois pistes complémentaires doivent permettre la réappropriation par le peuple grec de son avenir : (i) Un plan ambitieux de reconquête de l’emploi et de développement économique qui redessine le système productif vers la transition écologique. Ce plan serait bénéfique, contrairement aux affirmations de la Troïka, car 1 euro d’investissement public aura des effets multiplicateurs sur l’investissement privé et l’activité économique aujourd’hui totalement déprimés. Les pouvoirs publics doivent maîtriser le financement de l’activité : par exemple avec la création d’une banque publique de développement, un investissement massif dans l’économie sociale et solidaire, le développement de monnaies complémentaires, la promotion des banques coopératives. (ii) La priorité à la cohésion sociale et économique contre la compétitivité et la flexibilité. La Troïka a imposé une baisse généralisée des revenus ainsi que la suppression de droits sociaux élémentaires qui ont contracté l’activité sans pour autant réduire la dette. L’État doit donc retrouver son rôle de régulateur et d’accompagnement pour maintenir la cohésion et prendre en compte les besoins socio-économiques du pays. Le partage du travail permettrait la création d’emplois et soutiendrait la demande. Le chômage pourrait baisser rapidement. Ces réformes passeraient par une autre répartition des richesses. (iii) La refonte de la démocratie et la réforme de l’État au service des citoyens et de la justice sociale. La souveraineté de l’État passe par une fiscalité progressive, la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales. Ces réformes permettront de redonner des marges de manœuvre budgétaire pour financer le plan de relance, et pour lutter contre les inégalités4 et la pauvreté. Les privilèges détenus par l’oligarchie grecque, comme les armateurs, doivent donc être abolis. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

L’austérité a échoué, mais des réformes ambitieuses, radicalement différentes, sont possibles et nécessaires. Un audit des dettes publiques des pays européens pourra identifier des pistes pour leur allègement décisif. Il faut une politique économique volontariste pour renouer avec une dynamique d’investissements d’avenir vers la transition écologique. Ceci suppose la redistribution des richesses et la reconquête de la souveraineté démocratique sur l’économie, en particulier en stoppant les privatisations. Ces réformes doivent être coopératives et non soumises à la logique de la guerre économique.

Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ? Le discours officiel sur la Grèce

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! Le chômage commence à refluer de 28 à 26 %. Bref, au risque de choquer: la détestée troïka a fait du bon boulot!» (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)

Pourquoi c’est faux ?

Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67%. Quel bon boulot ! Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là. Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l’ensemble de la zone Euro. Les classes dirigeantes et la technocratie européenne ont voulu utiliser la crise pour réaliser leur vieux rêve : réduire les dépenses publiques et sociales. Sous les ordres de la Troïka et la menace des marchés financiers, les pays du Sud de l’Europe ont dû mettre en œuvre des plans drastiques de réduction des déficits publics qui les ont menés à la dépression. De 2009 à 2014, la réduction des dépenses a été de 11% du PIB pour l’Irlande, 12,5 % du PIB pour l’Espagne et le Portugal ; 28 % pour la Grèce. Les déficits ont certes été réduits, mais avec un coût social et économique monstrueux. Et la dette a continué d’augmenter ! Pour la zone euro, elle est passée de 65% à 94% du PIB entre 2008 et 2014. L’austérité n’a pas payé, elle a au contraire enfoncé le continent dans la crise. En réduisant les impôts des hauts revenus et des sociétés, les États ont creusé les déficits, puis ont emprunté aux riches pour financer ces fameux déficits. Moins d’impôts payés d’un côté, plus d’intérêts perçus de l’autre, c’est le bingo pour les plus riches !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On demande aux Grecs de payer chaque année 4,5 points de la richesse nationale pour rembourser leur dette; aux citoyens européens, on ne demande « que » 2 points. L’effet est partout le même : toujours plus de chômage, et toujours moins de ces investissements publics qui pourraient préparer l’avenir. C’est la leçon du calvaire grec. Y mettre fin concerne tous les pays d’Europe car il faut stopper la récession que l’austérité crée partout, et tirer les leçons de la crise pour s’engager dans un autre modèle de développement. Si austérité il doit y avoir, elle doit frapper les plus riches, ces « 1% » qui accaparent la richesse sociale et ont bénéficié du système de la dette. Il faut réduire les déficits et la dette, grâce à une fiscalité plus progressive et une restructuration des dettes publiques.

Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ? Le discours officiel sur la Grèce

Christine Lagarde, directrice du FMI : « Non, je pense plutôt aux petits enfants d’une école dans un petit village au Niger (…), ils ont plus besoin d’aide que les gens d’Athènes » (en réponse à la question d’un journaliste : « quand vous demandez des mesures dont vous savez qu’elle vont empêcher des femmes d’accéder à une sage-femme au moment de leur accouchement, ou des patients d’obtenir les médicaments qui pourraient sauver leur vie, est-ce que vous hésitez ? » (The Guardian, 25/05/2012). “Nous devrons tous perdre de notre confort“, (George Papandreou, Reuters, 15/12/2009)

Pourquoi c’est faux ?

En fait de réduire les dépenses de « confort », la Troïka a imposé une réduction de 40% du budget de la santé en Grèce. Résultat, « plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale, les hôpitaux publics sont débordés et exsangues. La rigueur budgétaire a désorganisé le système de santé publique et entraîné une crise humanitaire » (4 janvier 2015 JDD international). La tuberculose, la syphilis ont réapparu. Les cas de sida se sont multipliés par manque de moyens pour la prévention. Une étude parue dans le journal médical britannique The Lancet5 tire un bilan terrible : la mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010, la malnutrition des enfants de 19%. Avec les coupes budgétaires dans la prévention des maladies mentales, les suicides ont grimpé de 45% entre 2007 et 2011. De nombreux centres pour le planning familial publics sont fermés, ceux qui restent fonctionnent avec un personnel réduit. Selon Nathalie Simonnot, de Médecins du Monde, « un forfait de cinq euros à la charge des patients a ainsi été instauré pour chaque consultation à l’hôpital public…Pour un retraité qui touche 350 euros par mois, c’est un coût énorme, surtout que la plupart du temps il faut faire plusieurs consultations (…) Les médecins demandent aux patients d’acheter eux-mêmes pansements, seringues et gazes parce que certains hôpitaux sont en rupture de stock ». Des témoignages de ce genre concernaient naguère l’Afrique. La politique de la troïka, des gouvernements grecs, ont créé un désastre sanitaire qui rend vital un changement de politique, notamment pour la santé. Si les choses ne sont pas encore pire, c’est grâce aux centaines de bénévoles des dizaines de dispensaires grecs, à Médecins du monde, à la solidarité internationale, qui ont limité les dégâts pour ceux qui n’avaient plus accès aux soins. Le nouveau gouvernement grec a raison de vouloir par exemple réembaucher dans les centres de santé les 3000 médecins qui ont été licenciés par la Troïka. Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On sait maintenant que « l’austérité tue »6. Les responsables des politiques d’austérité se rendent coupables de véritables crimes quand ils imposent des coupes massives dans les dépenses de santé, comme cela a été le cas en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il faut partout défendre les systèmes publics de santé contre les privatisations et les restructurations qui ne visent qu’à réduire les coûts au mépris de la santé. Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ? Le discours officiel « En signant un accord à l’Eurogroupe le 20 février, contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite ». (Eric Le Boucher, Slate.fr, 21/02)

Pourquoi c’est faux

Le nouveau gouvernement grec refuse les nouvelles réformes proposées par la Troïka fin 2014 : 160.000 licenciements supplémentaires dans l’administration (santé, éducation), une nouvelle baisse de 10% des retraites, de nouvelles taxes, une nouvelle hausse de la TVA. Ces recettes ont déjà été appliquées et ont mené la Grèce au désastre. En moins de 5 ans, 30% d’entreprises ont fermé, 150.000 postes supprimés dans le secteur public, 42% d’augmentation du chômage, 45% de baisse des retraites, 40% d’augmentation de la mortalité infantile, une hausse de près de 100% du nombre des personnes sous le seuil de pauvreté. Le programme de Syriza proposait au contraire 1. Une renégociation des contrats de prêts et de la dette. 2. Un plan national de reconstruction immédiate : mesures pour les plus pauvres (électricité et soins médicaux gratuits, tickets-repas…), le rétablissement du salaire minimum de 751 euros, la réinstauration des conventions collectives 3. La reconstruction démocratique de l’État : lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, contre la corruption, ré-embauche des fonctionnaires licenciés 4. Un plan de reconstruction productive : arrêt des privatisations, industrialisation et transformation de l’économie par des critères sociaux et écologiques. Après un bras de fer avec les institutions européennes, le gouvernement grec a obtenu l’abandon des objectifs d’excédents budgétaires délirants prévus dans le mémorandum signé par le gouvernement précédent. De nouvelles aides seront créées : pour financer le chauffage et l’alimentation des ménages les plus démunis. Les conventions collectives seront rétablies. La fraude et l’évasion fiscales seront fortement combattus. Les petits propriétaires endettés ne seront pas expulsés de leur résidence principale. Mais la Grèce n’est pas libérée de l’austérité. Les nouvelles mesures devront être financées sans accroître le déficit. Les privatisations seront maintenues. La Grèce s’engage à payer l’intégralité de la dette, et à ne pas revenir en arrière sur les privatisations. La hausse du salaire minimum et la restauration des négociations salariales sont repoussées. De nouvelles épreuves de force sont à prévoir dans les mois qui viennent.

Quelles leçons pour la France et l’Europe

Les institutions européennes veulent empêcher la mise en œuvre de l’essentiel du programme de Syriza. Aujourd’hui, il s’agit donc de développer dans toute l’Europe des mouvements coordonnés contre l’austérité, pour la justice sociale, pour empêcher la Troïka et nos gouvernements d’étouffer la Grèce et les alternatives sociales et politiques qui émergent en Europe. Nous proposons notamment l’organisation par les mouvements européens d’une conférence internationale sur la dette et contre l’austérité. L’audit citoyen des dettes publiques en Europe : un outil pour vaincre l’austérité Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC) salue le choix du peuple grec de rejeter massivement les politiques d’austérité lors des élections du 25 janvier. Cette victoire ouvre une brèche contre l’Europe de la finance, le diktat des dettes publiques et des plans d’austérité. Engouffrons nous dans cette brèche : une autre Europe devient possible ! Le collectif pour u audit citoyen a déjà publié un premier rapport d’audit citoyen[1], montrant qu’une large part de la dette publique française peut être considérée comme illégitime. Dans la période qui s’ouvre, notre collectif va continuer à proposer aux citoyens et à l’ensemble du mouvement social européen des lignes d’analyse juridiques, économiques, sociales, des arguments et des instruments de mobilisation contre les créanciers qui mettent en coupe réglée les populations. Avec nos partenaires des autres pays européens, à commencer par la Grèce, notre collectif va intensifier son action pour mettre en débat le caractère illégitime, insoutenable, illégal, voire odieux d’une grande partie des dettes publiques en Europe. Nous soutenons la proposition d’une conférence européenne sur les dettes publiques. En 1953 l’accord de Londres, annulant plus de 60% de la dette de l’Allemagne de l’Ouest, a permis sa relance, tout comme les annulations de dette de l’Équateur en 2008 ou de l’Islande en 2011. Nous soutenons la proposition de réaliser un audit des dettes publiques afin d’identifier les responsables et les bénéficiaires réels de ces dettes, et de dégager les solutions qui permettront de libérer le pays de ce boulet. Nous soutenons également le droit de la Grèce à désobéir à ses créanciers au cas où ils refuseraient la mise en œuvre de ces solutions. Rappelons que les memoranda imposés par la Troïka sont illégaux au regard du droit européen et international.

Tous ensemble, levons le voile sur la responsabilité des créanciers qui profitent des saignées effectuées sur le dos des peuples. Tous ensemble, renforçons une démarche citoyenne de contestation et de remise en cause de cette Europe des 1 %, des spéculateurs et des banquiers. C’est aux populations, trop longtemps victimes des plans d’austérité, de compétitivité et autres « memorandums », qu’il revient de décider de leur avenir : nous voulons mettre à leur disposition tous les outils nécessaires pour comprendre et décider comment sortir de l’étau de la dette en faisant payer non pas les contribuables ordinaires mais les véritables bénéficiaires du système de la dette. Guide réalisé par : Jean-Claude Chailley, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Pascal Franchet, Michel Husson, Pierre Khalfa, Guillaume Pastureau, Henri Sterdyniak, Sofia Tzitzikou. Notes : 1 Le FESF, Fonds européen de solidarité financière, créé en 2010, vise à préserver la stabilité financière en Europe en fournissant une assistance financière aux États de la zone euro. Cette aide est conditionnée à l’acceptation de plans d’ajustement structurel. Il a été remplacé par le Mécanisme européen de solidarité (MES) en 2012. 2 Ivan Best, La Tribune, 5 février 3 Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance : https://france.attac.org/...ont-alles-la-finance 4 Une plus grande justice sociale est source d’efficacité, ce que même l’OCDE démontre : 5 A. Kentikelenis, M.Karanikolos, A. Reeves, M.McKee, DSc, D. Stuckler, « Greece’s health crisis: from austerity to denialism », The Lancet, 20/02/2014, 6 D. Stuckler & S. Basu (2014), Quand l’austérité tue, Préface des Économistes atterrés, Ed. Autrement Ce contenu a été publié le Grèce, Pacte par Collectif pour un audit citoyen. Mettez-le en favori avec son permalien.

Donc en gros, la Grèce ne rembourse aucun emprunt et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".

JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"
MA Magne2 Globetrotter ·
si la Grèce ne rembourse pas tout ou partie de sa dette elle pourra compter sur personne pour empreinter

si elle quitte l'euro la Drachme sera tout de suite dévalué et alors bonjour le prix des importations

vu que la Grèce n'exporte quasiment rien cela ne sera pas même bénéfique

vu l'inefficacité des services fiscaux Grecs impôts fonciers impôts des non salariés la fraude explose parce que certains auront accès aux euros
Hasta la vista
B7 B737 Globetrotter ·
Le gouvernement grec a annoncé vendredi vouloir utiliser les archives secrètes de la Wehrmacht, l’armée allemande nazie, à l’appui de sa demande de réparations de guerre à l’Allemagne pour des faits remontant à la Seconde guerre mondiale. « Ces archives contiennent plus de 400.000 pages (…) et seront utilisées pour soutenir la demande grecque sur les obligations allemandes de la période 1941-1944 », a annoncé le ministère de la Défense. « Il s’agit de journaux » personnels, « de rapports d’officiers à leurs supérieurs… Ils n’ont pas été écrits pour être rendus publics, mais c’étaient plutôt des documents secrets », assure Kostas Isichos. Face à la résistance de l’Allemagne à sa demande d’une renégociation de l’actuel plan de sauvetage de la Grèce par ses créanciers, Athènes a fait remonter la pression sur l’Allemagne pour qu’elle honore ce que les Grecs considèrent comme ses dettes de la deuxième guerre mondiale. L’Allemagne considère le problème comme réglé depuis 1960, dans le cadre d’un accord avec d’autres gouvernements européens, et n’entend pas payer quoi que ce soit.

Pathétique ! N'importe quoi pour ne pas payer ses dettes. Ils n'ont vraiment aucun sens de l'honneur ?
AN Andre1980 Globetrotter ·
Demander de l'argent 50 ans plus tard alors qu'une négociation et un accord avait été conclu. Il faut être la dernière des (mettre une insulte ici) pour faire ça.

Je me demande si le peuple Grecque caution ça ou si c'est juste le gouvernement si demande ça sans l'appui de son peuple. [:/] Ça m'étonnerai pas qu'un boycott de touriste arrive assez vite.

A ce jeu là, on peut demander à la Grèce de rembourser ces dettes qui ont était annulé soit au moins 127 milliard en 2012 (107M + 20M). Et pour les faire chier, on peut même leur dire que Euro groupe se retire comme garant. Résultat, plus personne pour leur faire crédit. S'il veulent jouer au chantage, l'euro groupe a de plus gros atout que la Grèce.
"Un bivouac c'est un peu comme le dépucelage et la première cuite, une espèce de rite qui fais de toi un homme" (MonsieurHenri du site randonner-léger.org).

Récits de mes voyages : http://les-voyages-andre.blogspot.fr/
MA Magne2 Globetrotter ·
je pense que le gouvernement Grec fait monter la pression pour se dédouaner auprès de son peuple qui cautionne puisque on lui dit que c'est l'étranger qui est responsable de tout

lire l'excellent Histoire de la Grèce moderne 1828-2012: Mythes et réalités Nicolas Bloudanis
Hasta la vista
FR Fredbatac Regular ·
Pathétique ! N'importe quoi pour ne pas payer ses dettes. Ils n'ont vraiment aucun sens de l'honneur ?

chacun met son honneur où il peut et encore plus quand une partie de la dette est illégitime. N’oublions pas que la dette part de la spéculation boursière et des grandes institutions financières (dont les faiseurs de notes tels que goldman et sachs). Les seuls qui n'avaient rien demandés ont été les peuples, les seuls qui se sont enrichis sont les mêmes qui ont déclenché ce marasme financier planétaire. Et surtout les seuls qui remboursent cette dette illégitime et spéculative c'est NOUS. Alors effectivement chacun met son honneur où il peut. Plus tu t'enrichis illégitimement sur les autres et plus tu t’assois sur les principes judéo-chrétiens de la moral, du bien et du mal (que tu laisses aux sans dents) pour jurer ta fidélité aux sacro- saintes lois de la finances internationale.
MA Magne2 Globetrotter ·
la dette payé ou pas les problèmes GRECS demeureront Népotisme , clientélisme , corruption , fraudes , l'état Grec est déficient et cela depuis au moins 35 ans et l'arrivée du PASOK au pouvoir et de l'inénarrable Papandréou II qui a distribué les aides européennes disons de façon ...partiale .
Hasta la vista
CA Carsa Regular ·
N'importe quoi pour ne pas payer ces dettes. Ils n'ont vraiment aucun sens de l'honneur.

Tout à fait d'accord avec vous. Les allemands responsables du plus grand génocide et inventeur de la solution finale n'ont aucun sens de l'honneur. Mais ils ont toujours considéré lea Grece comme un pays annexé. En Crète fleurissent sur la côte sud des hôtels teutons naturistes . Completement bunkerisés. Impossible de longer la mer. Grillages. Sans parler des hôtels ou la seule langue utilisée est le teuton. Pas un mot de grec.

Emprunt obligatoire en 1941 et vol de l'or de la banque centrale grecque (stocké dans les coffres forts Suisse avant d'être expédié a Franco et Salazar contre du fer et du tungstène pour faire tourner les usines d'armements teutonnes) n'ont jamais été rendu( pas la même chose que le remboursement des dommages de guerre )

Que les grecs ne soient pas irréprochables c'est certain. Mais finalement ils ont un passif moins lourd que les nouveaux maîtres de L'UE.
Le monde est un livre large ceux qui ne sortent pas de leur pays n'en lisent qu'une page ( St Augustin )
AI AirOne Globetrotter ·
chacun met son honneur où il peut et encore plus quand une partie de la dette est illégitime. N’oublions pas que la dette part de la spéculation boursière et des grandes institutions financières (dont les faiseurs de notes tels que goldman et sachs). Les seuls qui n'avaient rien demandés ont été les peuples, les seuls qui se sont enrichis sont les mêmes qui ont déclenché ce marasme financier planétaire. Et surtout les seuls qui remboursent cette dette illégitime et spéculative c'est NOUS. Alors effectivement chacun met son honneur où il peut. Plus tu t'enrichis illégitimement sur les autres et plus tu t’assois sur les principes judéo-chrétiens de la moral, du bien et du mal (que tu laisses aux sans dents) pour jurer ta fidélité aux sacro- saintes lois de la finances internationale.

Il ne s'agit pas d'honneur, mais d'une dette, une vraie dette d'argent qui a bel et bien été emprunté et dont on a bel et bien vu les résultats sur le niveau de vie des Grecs, ce qui est très bien.

il est donc faux de dire que la dette part de la spéculation boursière, ce sont les états qui s'endettent. Le problème vient des taux d'intérêt dont le cumul fait atteindre à la dette des sommets déraisonnables. Il est donc légitime de renégocier un emprunt à des taux plus bas, mais certainement pas d'annuler la dette, parce que, dès lors pourquoi s'arrêter là, on continue d'emprunter à n'importe quel taux puisqu'on sait bien qu'on ne remboursera pas ! C'est tout simplement une rupture de confiance et cette rupture de confiance peut-être contagieuse.

Il est donc parfaitement normal de renégocier la dette, mais pas de l'annuler à moins d'avoir un consensus mondial comme il pouvait y en avoir un après guerre, là , nous n'en trouverons pas, pas plus qu'on en a trouvé pour l'Argentine. Pour renégocier, il faudrait tout de même que la grèce puisse donner quelques signes de bonne volonté qui passent avant tout par un meilleur taux de recouvrement de l'impôt et éviter de faire des promesses électorales qu'on est absolument incapable de tenir...
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
TI Tinos Regular ·
Pour comprendre l'attitude des grecs, il faut remonter à un commentaire d'un député grec qui, il y a environ 4 ou 5 ans, avait dèclaré que pour résoudre leurs problèmes économiques, il fallait qu'ils arrètent de danser et faire la fête, et qu'ils se mettent enfin à travailler. En résumé, c'était des feignants. Après vérification du bien fondé des propos de cet énergumène, un article apparu dans toute la presse grecque, et aux différentes télés. En France, pratiquement inaperçu ! Aucun commentaire en Allemagne pour atténuée ce propos héllénophobe ! J'ai lu ce très long article ci dessus, avec la plus grande attention. Bon nombre d'éléments que j'ai distillé peu à peu m'ont satisfait, Néanmoins il en demeure quelques inexactitudes. Les faits constatés sur place : par exemple, je lis que les gens ayant par le passé, reçu des soins gratuits, se sont vus réclamer 5 €. Vrai. Que s'ils reviennent ce sera 5 € à chaque fois, c'est aussi vrai. Néanmoins, la situation constatée est bien pire. : si lors de la première visite, elle a une radio de prescrite, ce sera d'abord présenter un reçu de 5 € de plus pour avoir sa radio. Ce qui n'est pas écrit, comme autre exemple, c'est que parfois des médecins ontologies face à un couple de personnes âgées pratiquement sans revenus, ont payé ces 5 € à leur place par solidarité. Ce n'est malheureusement pas courant, certes, mais des témoignages en ce sens ont eu lieu par ces personnes... Rappel : le salaire de ces mèdecins des hôpitaux était d'environ une fourchette entre 1.800 et 2.300 euros, ils ont eux aussi été amputés de 30 à 40 % ! De nombreux articles dans la presse grecque de ces médecins qui ne sont plus payés depuis parfois 6 mois. Dans les musées, des gardiens ne sont pas payés pour certains depuis plus d'un an. Autre exemple concret dans un autre domaine : le proprio d'une mini boutique d'électrons ménager a un mini appartement, ses parents sont décédés à 3 semaines d'intervalle il y a 3 ans. Leur maison est minable, mais ils y vivaient chichement, et Apostolis en a hérité. Mais il a aussi hérité de 5 autres ruines, en résumé un tas de pierres sur 2 à 300 m2. La mise en place des impôts immobiliers exigés par la troïka n'a pas tenu compte de l'état d'habitabilité des maisons ou pas, ni de leurs surface de terrain. Ce fut 400 euros par propriété. Apostolis, ne vendant pratiquement plus rien dans sa boutique vu la crise, doit multiplier cette somme par le nombre de propriétés. Et petite précision, il a 2 enfants en université. Continuons par des exemples concrets : le nombre de députés au parlement grec est équivalent (environ) au nôtre avec le 1/3 de population. Non seulement ils sont richement payés, mais dès leur élection, ils reçoivent en dotation une mercédès 200 neuve gratuitement de fonction. La couleur est noire pour ceux qui aiment les détails. Donc non seulement je ne découvre rien ou pas grand chose, mais à la liste l'UE, je puis en rajouter. Pour ce qui est du prêt de 40 milliards de la France, je vois que la somme annoncée n'est plus contestée et qu'il y a même les références de l'origine des chiffres. Mettre cette somme dans les 2000 milliards d'€ de dette extérieure de la France est limité une escroquerie. En effet, dans ce cas, prêtons , ( vu que c'est du "virtuel" selon les explications) directement 500 milliards d'euros à la Grèce, additionnons cette somme aux 2000 € de dette extérieure de la France, et la Grèce va pouvoir investir avec ce que nous aurons versé de trop ! Pour ce qui est de la réponse aux 200 tonnes....je vois venir la contestation si c'est 198 tonnes...bien sûr que ceci n'apparaît pas sur tous les journaux ! C'est un moment noir de l'attitude de certaines personnes pendant l'occupation. Je n'ai même pas évoqué les enrichissements fabuleux dû au marché noir de certains. Ces éléments ont été occultés dans un soucis de paix civile, des familles existent encore. Pour ce qui est de catégoriser le type de personnes dénoncées, je n'entre pas dans ce tri. J'en laisse la responsabilité à mon interlocuteur. Néanmoins, comme il semble connaître à fond le sujet, et que moi selon ses dites non, je lui rappelle 2 choses qu'il a oubliés : il y a eu aussi les tziganes et les homosexuels d'internés et de dénoncés. Et pour compléter ma faible connaissance, le Docteur MANGELE qui a sévi à Auschwitz en expériences infâmes, son père qui était lui aussi médecin, avait fait le mème travail expérimental en Égypte 30 ans auparavent ! Mais comme chacun voit, je n'y connais rien. ceci me rappelle un gugusses sur les bancs de l'amphithéâtre en fac qui disait avec aplomb " l'intervenant n'y connaît rien " Sans commentaires.
Ai parcouru la Grèce depuis 1985, dans les îles depuis 1987 et habite une Cyclade depuis 15 ans. Ai voyagé sur les 5 continents, y compris l'Australie, sauf Russie de l'Est. Images sur Facebook "AUSTRALIE Est Sud Nord" ou "AUSTRALIE Ouest".
HE Henridusud Globetrotter ·
Pathétique ! N'importe quoi pour ne pas payer ses dettes. Ils n'ont vraiment aucun sens de l'honneur ?

chacun met son honneur où il peut et encore plus quand une partie de la dette est illégitime. N’oublions pas que la dette part de la spéculation boursière et des grandes institutions financières (dont les faiseurs de notes tels que goldman et sachs). Les seuls qui n'avaient rien demandés ont été les peuples, les seuls qui se sont enrichis sont les mêmes qui ont déclenché ce marasme financier planétaire. Et surtout les seuls qui remboursent cette dette illégitime et spéculative c'est NOUS. Alors effectivement chacun met son honneur où il peut. Plus tu t'enrichis illégitimement sur les autres et plus tu t’assois sur les principes judéo-chrétiens de la moral, du bien et du mal (que tu laisses aux sans dents) pour jurer ta fidélité aux sacro- saintes lois de la finances internationale.

Donc dés demain , les peuples unis font payer les grandes institutions financières et les spéculateurs et la Grèce est sauvée. Tout va bien.
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".

JEAN DIDIER URBAIN "L'idiot du voyage"
B7 B737 Globetrotter ·
Le gouvernement grec de gauche radicale est prêt "à renvoyer l'application de certaines promesses électorales" à plus tard pour redonner confiances à ses partenaires européens, a déclaré le ministre grec des Finances.

"Nous ne sommes pas des populistes, nous n'avons pas promis des choses irréalisables", a déclaré vendredi soir M. Varoufakis lors d'une réunion à huis clos de dirigeants économiques et financiers organisée à Cernobbio, dans le nord de l'Italie.

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