Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne
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SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Alain

J'ai l'impression que l'on ne trouve plus en France le livre de Claude Jacques et Michael Freeman "Angkor cité khmère", j'ai vu sur deux sites qui vendent des livres que le tirage serait épuisé.

Je pense également que l'on ne trouve plus en France le livre de Hy Sanh "Visiter Angkor". Je ne l'ai pas vu au Cambodge. J'ai pu le lire en l'empruntant à ma bibliothèque municipale, ce livre est beaucoup moins intéressant (et moins détaillé) que celui de Claude Jacques.

J'avais vu à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap en 2011 le livre "Prasat Preah Vihear" de Khun Samén. Je l'ai acheté dans l'une des deux grandes librairies de Siem Reap. Ce livre est très intéressant pour visiter le temple du Preah Vihear… As-tu vu ce temple ?

Concernant les différents styles angkoriens, ton mini guide (à très petit prix…) doit être intéressant.

Pour plus de détails sur les styles voir le site "La cité des rois khmers" : http://angkor.wat.online.fr/ Dans "Les arts khmers" puis "L'époque angkorienne" (parties 3 à 6) tu trouveras des articles détaillés sur les différents styles angkoriens : Kulen, Preah Ko, Bakheng, Koh Ker…

Jacques
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous

"Voyage en Indo-Chine, 1848 - 1856" de Charles-Emile BOUILLEVAUX (1823 – 1913).

Je viens de terminer ce livre de 375 pages, "terminer" n'est pas le terme exact, je dirai plus exactement "je viens d'abandonner ce livre"… Je suis arrivé péniblement à la page 300 et je n'avais plus envie de continuer… Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce livre qui ne m'a rien apporté.

Je comprends que ce livre n'ait pas eu un grand succès, il n'y a que quatre pages consacrées aux temples d'Angkor, plus exactement d'Angkor Vat et le Bayon…

Charles-Emile BOUILLEVAUX est parti de Battambang pour aller à Angkor, je suppose qu'on lui avait dit qu'il y avait là bas un beau temple. "La pagode d’Angkor, y consigne-t-il, assez bien conservée, mérite de figurer à côté de nos plus beaux monuments : c’est la merveille de la péninsule indochinoise. Malgré sa bizarrerie, je trouvais ce monument grandiose, magnifique".

Voici mon avis (qui n'engage que moi) que je résume en trois mots : décevant, sans intérêt.

Ce livre n'a pas eu le succès par rapport au livre de Henri MOUHOT (1826 – 1861) Les descriptions de Henri MOUHOT ont été publiées en France dans le journal le "Tour du Monde" et la "Bibliothèque Rose" après sa mort au Laos, ses descriptions firent sensation. C'est probablement pour cette raison que beaucoup de personnes pensent que c'est Henri Mouhot le "premier découvreur des temples d'Angkor"… Jacques
33 33orion ·
Bonjour Jacques,

Depuis Ban Lung au Ratanakiri, j'ai rejoint le Prasat Preah Vihear, en passant par Stung Treng, Tbeng Meanchey puis arrivée à Sra Em. La nouvelle route est terminée et seuls quelques engins de travaux publics sont encore présent au niveau des ponts, mais sans altérer la circulation. Le trajet Stung Treng - Sra Em se fait donc sur une route en bon état. Comme indiqué dans de nombreux post, je suis monté au Prasat Preah Vihear en moto pour 5$ depuis l'endroit où l'on prend son billet. Arrivé vers 9h, la visite est agréable car peu de touristes. Cela permet de flâner et de ne pas ressentir l'oppression que l'on à Angkor. Ce temple est beau, et la légère progression vers le promontoire ajoute un quelque chose de spécial. Malheureusement ce jour là, le temps était brumeux et la vue vers le Cambodge plutôt bouchée. Côté Thaïlandais aucun problème pour les voir, il y a même une jumelle sur pied que des cambodgiens (peut être des militaires en civil) vous invite à utiliser pour apercevoir le camp militaire thaï. C'est un temple que je referai avec plaisir si d'aventure je revenai au Cambodge.

Alain
CA Cankon38 ·
Bonjour à tous les passionés des sites d'Angkor. Je me permets de vous signaler que l'ouvrage guide des temples d'Angkor que vous citez à plusieurs reprises est maintenant disponible en Français, dans une version encore amméliorée. En vente sur place au Cambodge, à la boutique du musée Guimet à Paris, sur amazon France (pour les Français), sur amazon UK pour tous les autres pays européens. Pour information, cette nouvelle édition pèse 620g, 150g de moins que les versions anglaises précédentes que vous citez, sans aucune perte de qualité de lecture et d'impression des images.
CA Cankon38 ·
Bonjour à tous les passionés des sites d'Angkor. Je me permets de vous signaler que l'ouvrage guide des temples d'Angkor de Michel Petrotchenko que vous citez à plusieurs reprises est maintenant disponible en Français, (le Guide des Temples d'Angkor) dans une version encore amméliorée. En vente sur place au Cambodge, à la boutique du musée Guimet à Paris, sur amazon France (pour les Français), sur amazon UK pour tous les autres pays européens.

Pour information, cette nouvelle édition pèse 620g, 150g de moins que les versions anglaises précédentes que vous citez, sans aucune perte de qualité de lecture et d'impression des images. J'ai voulu vous envoyer une photo de la couverture du guide mais, juste inscrit sur ce site, je n'ai pas réussi à insérer la photo.
SC Schnacke67 Veteran ·
J'ai voulu vous envoyer une photo de la couverture du guide mais, juste inscrit sur ce site, je n'ai pas réussi à insérer la photo.

Bonjour Marc

Merci pour l'info, c'est très intéressant pour moi qui parle et comprends mal l'anglais.

J'ai mis en pièce jointe la photo de la couverture du guide : " Les guide des temples d'Angkor de Michel Petrotchenko".

Voici comment procéder pour joindre une photo à un message.

Si tu as "Window" tu vas dans Amazon, tu places le curseur de ta souris sur la photo, tu fais un "clic droit" puis tu enregistres l'image dans un dossier ("Mes images" par exemple)

Dans ton message de Voyage Forum, en bas tu cliques sur "Choisissez un fichier" tu vas ensuite dans "Mes images" (où a été enregistrée la photo) tu sélectionnes ta photo en cliquant dessus puis tu cliques sur "Ouvrir".

Dans la case fichier s'affiche le "nom" de ta photo, tu cliques sur "télécharger l'image", tu attends lorsque la photo est déchargée elle apparaît en bas du message, tu peux ensuite envoyer ton message.

Je ne sais pas si j'ai été clair. Tu verras ce n'est pas compliqué du tout. Tu peux bien sûr faire un essai mais à la fin tu n'envoies pas le message.

Jacques
NI Ninou98 Veteran ·
Génial ! Merci pour l'info. Livre commandé Ninou
Le succès doit être mesuré non pas tant par la position que l'on a atteint dans la vie ... que par les obstacles que l'on a du surmonter tout en essayant de réussir. - Washington Booker T. Ouest USA 2011 > http://patetninou.net
CA Cankon38 ·
Jacques, merci du tutoriel. C'est à priori ce que j'avais (essayé de) fait, mais cela n'avait pas marché. Peut-être pas assez patient ou pas assez réduit la taille de la pièce jointe (<200Ko). Heureusement, l'information est passée.

Désolé également d'avoir posté 2 fois le même message. Voilà ce qui arrive aux néophythes... Ceci dit, je suis content de voir que mon intérêt pour les sites d'Angkor, et la photographie, est partagé. J'y suis allé assez souvent, la première fois en 1994 et la dernière fois en Novembre 2013. La comparaison des photos et des souvenirs entre ces quelques années est assez impressionante.

Bonsoir. Marc
VE Veroeddy Veteran ·
Je suis ravie pour toi Jacques et pour tous les autres francophones, car ce guide est vraiment une mine d'infos.

Véro
Dernier séjour dont nous avons parlé en ligne http://www.veroeddy.be/europe/uk/from-scotland-with-love Depuis janvier 2012 http://www.veroeddy.be
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous

Je viens de terminer le livre de Louis DELAPORTE "Voyage au Cambodge – l'architecture khmer".

J'ai trouvé ce livre très intéressant.

Il existe deux versions : l'une aux Editions Riveneuve, environ 30 €, l'autre aux éditions Hachette Bnf, environ 23 €

J'ai choisi l'édition Riveneuve avec de nombreux dessins (qui ne reflètent pas toujours la réalité)…

J'ai déjà parlé de Louis DELAPORTE dans cette discussion : page 5, en date du 01/02/2014. Il a fait connaitre en France l'art khmer. C'est aussi un peu grâce à lui et à l'intérêt qu'il a su éveiller pour les arts du Cambodge qu'en 1898 est fondée la Mission Archéologique d'Indo-Chine à Saigon (MAI) qui deviendra en 1900 l'Ecole française d'Extrême-Orient.

Son livre décrit son second séjour au Cambodge en 1873. On peut imaginer les nombreuses difficultés auxquelles il a été confronté en particulier pour atteindre des temples éloignés comme le Preah Khan de Kompng Svay… Il décrit son voyage avec les descriptions de nombreux temples et en y ajoutant diverses légendes.

Louis Delaporte s'est entouré de collaborateurs de qualité qui l'ont aidé dans sa mission. Il n'a pas visité tous les temples mentionnés. Il a chargé certaines personnes de faire des visites à sa place et d'en faire ensuite des comptes-rendus.

Parmi les personnes qui l'ont aidé dans différentes tâches citons :

Le Docteur HARMAND, médecin de marine, compagnon d'arme de Francis Garnier. Il s'intéressait beaucoup à l'archéologie.

Adolphe BASTIAN : (1826-1905), ethnographe allemand. Il fut le premier – en 1863 – à associer le modèle architectural indien aux monuments d'Angkor. Adolphe Bastian a traduit des textes dont des légendes et a fait la description de certains frontons

Félix Gaspard FARAUT (1846-1911) : entré en service dans la Marine, pionnier de l'archéologie khmère. Mis à la disposition de la mission Delaporte, il est bon dessinateur et lève les plans des monuments khmers. Il a visité divers temples dont le Pre Rup, Bakong, Mebon, Preah Khan (d'Angkor), bassin de Neak Pean et avec un autre français ("M. Paul" de Battambang) le Banteay Chmar.

En 1874-1875, il est en mission pour l’administration des Beaux-Arts au Cambodge pour étudier les ruines d’Angkor et de la partie occidentale du Cambodge, et pour compléter les collections du musée de Compiègne fondé par Louis Delaporte. Envoyé à nouveau en mission en 1882-1883 pour Louis Delaporte. Il possédait une collection de clichés sur plaques de verre des monuments de l'art khmer. Voir le BEFEO de 1911, volume 11, pp. 254-255 de Cl. E. Maître. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1911_num_11_1_2690

Auguste FILOZ, Capitaine de Marine, chargé pour effectuer les moulages des bas-reliefs et des façades de temples. Il a écrit le livre "Cambodge et Siam : voyage et séjour aux ruines des monuments khmers", disponibleaux éditions Hachette-Bnf et Riveneuve Voir http://www.riveneuve-editions.com/catalogue-2/anthropologie-archeologie/cambodge-siam-voyage-sejour-aux-ruines-des-monuments-kmers/

Jean MOURA : a été le premier à tenter une reconstitution des lignées royales du Cambodge. Ses travaux sont encore incontournables. Lors du transport de diverses pièces en provenance des temples, l'un des bateaux a coulé, Jean Moura a, par la suite récupéré ces pièces dans la vase.

Etienne François AYMONIER : (1844 – 1929), officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmère et cham, premier directeur de l'Ecole Coloniale (*). Il mène de multiples travaux épigraphiques, notamment des relevés systématiques d'inscriptions khmères qui précisent la chronologie des anciens royaumes.

Il innove sur le plan technique en établissant une nouvelle méthode d'estampage (reproduction par frottis sur un papier spécial d’une œuvre : bas-relief, inscription gravée dans la pierre…) pour copier sur les murs des temples tous les fragments encore visibles, explorations souvent réalisées par une main-d’œuvre locale qu���il embauche à cette fin et qui lui ramène une moisson considérable d’informations. Etienne Aymonier est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site. Il a également traduit diverses légendes.

Il joue aussi un rôle en 1898 dans la fondation de l'Ecole Française d’Extrême-Orient (EFEO), qui prendra en charge en 1908 la conservation du site d'Angkor.

Voir l'article de George CŒDES "Étienne-François Aymonier" dans le BEFEO, année 1929, volume 29, pp. 542-548

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1929_num_29_1_3305

(*) L'Ecole coloniale est fondée, sous la IIIème République en 1889, pour succéder à un centre de stage en activité depuis 1885sous le nom d'École cambodgienne. L'École coloniale devient en 1934 "l’École nationale de la France d'outre-mer" (ENFOM). En 1959, l’ENFOM devient "l'Institut des Hautes Etudes d'Outre-Mer" (IHEOM) destiné à former les cadres des États d’Afrique et de Madagascar membres de la Communauté française. Finalement, l’IHEOM céda la place à "l'Institut International d’Administration Publique" (IIAP) en 1996, qui sera finalement intégré à l'Ecole nationale d'Administration en 2002.

Jacques
CM Cmichel Veteran ·
bonjour

je signale en complement de tout cela la visite virtuelle d'angkor avec street view dans google maps. l'info a peut etre eté signalé dans un autre post, desolé si doublon. cela va permettre de se faire des "petites cures de visite" quand on est loin
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Voir l'article de "Maddy01" sur le site Cambodge Post : http://www.cambodge-post.com/

"Les temples d’Angkor avec Google Street ou en vélo?" http://www.cambodge-post.com/les-temples-dangkor-avec-google-street-ou-en-velo/#more-3903

Jacques
FA FabGreg Globetrotter ·
Je me permets de signaler un article du Monde sur le trafic d'oeuvres khmères pillées.

http://archeo.blog.lemonde.fr/2014/07/01/sur-la-trace-des-pilleurs-dangkor/#more-889

Pas utile à une visite des lieux, mais aide à comprendre les cicatrices de ces superbes monuments, tout particulièrement ceux à l'écart comme le Preah Khan de Kompong Svay ou celui de Banteay Chhmar, si près de la Thaïlande.

Bonne lecture à tous

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous Dans l'article que tu cites je retiens la phrase suivante : "Mais de la fin des années 1960 aux années 2000, à cause des guerres qui ont frappé le Cambodge, il a subi un pillage sans précédent. De nombreuses statues khmères d'origine suspecte sont alors apparues sur le marché de l'art".

Le "pillage" et l'apparition d'objets d'origine suspecte datent bien avant des années 1960…

L'expression "origine suspecte" m'amène à diverses remarques. En droit français "le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui" (Article 311-1 du code pénal). Pour qu'il y ait vol il faut donc une soustraction frauduleuse, par exemple, sur une table il y a plusieurs téléphones, une personne emporte un téléphone pensant qu'il s'agit du sien, il ne s'agit pas d'un vol car ce n'est pas une soustraction frauduleuse. "Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d'intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d'un crime ou d'un délit (Article 321-1 du code pénal).

Dès la fin du XIXème siècle après la "redécouverte" du site d'Angkor on a pu constater que de nombreux objets ont été "soustraits" d'une manière plus ou moins frauduleuse… Louis DELAPORTE (1842 – 1925) était membre de la mission Doudart de Lagrée - Garnier (1866-1868). Il avait été recruté en raison de ses talents de dessinateur. Il repart en 1873 au Cambodge, il avait obtenu des ministères de la marine et des affaires étrangères diverses missions dont celle de constituer la première collection officielle d'art khmer en France. Louis DELAPORTE lors de ses divers séjours a rapporté un grand nombre de pièces en provenance de divers temples et en particulier du Preah Khan de Kompong Svay…

Le début du Protectorat français date de 1863 et l'on peut donc considérer que les temples angkoriens – tout au moins ceux situés sur le territoire cambodgien – appartenaient à la France. Donc dans ce cas le fait de rapporter diverses pièces ne constitue pas une "soustraction frauduleuse" dans la mesure où cette "soustraction" est destinée à une exposition dans un musée. Bien sûr mes propos peuvent susciter des réactions…

Toutes les pièces rapportées par Delaporte ont été mises dans différents endroits dont le Musée Indochinois du Trocadéro et ensuite transférées au Musée des Arts Asiatique Guimet. Il a fait cela pour faire connaitre l'art khmer en France.

Voir le livre de Louis Delaporte (cité dans un autre post) : "Voyage au Cambodge" Je constate donc que le fait d'avoir emporté ces pièces a permis qu'elles ne soient pas volées par la suite.

La Conservation d'Angkor date de 1908 afin d'y déposer divers objets pour éviter que ceux-ci soient volés.

Le BANTEAY SREI a été découvert seulement à 1914. Henri Parmentier et Victor Goloubew (membres de l'EFEO) ont procédé à son dégagement en 1924. Le Banteay Srei atteignit rapidement la célébrité au moment où André Malraux y vola quatre apsaras en 1923…

La restauration de ce temple par Henri Marchal entre 1931 et 1936 fut remarquable : il y utilisa pour la première fois à Angkor la technique de l'anastylose, adoptée des archéologues hollandais qui travaillaient en Indonésie. Diverses pièces ont été placées à la Conservation d'Angkor et au Musée de Phnom Penh (fronton du Gopura II Ouest…). Le gopura III Est : ses frontons n'ont pas pu être remontés sur le monument. Le fronton Est, qui repose au sol juste au Nord de la chaussée, représente le démon Virâdha s'emparant de Sîtâ (épisode du Râmâyana). Voici ce qu'a écrit Maurice Glaize : "Le fronton Ouest qui, n'ayant pu être remis en place, a été envoyé à Paris au Musée Guimet". Le fronton Est représentait l'histoire de l'apsara Tilottamâ, Pourquoi ce fronton n'a pas été déposé à la Conservation où exposé au Musée de Phnom Penh ? Il est vrai que nous étions encore sous la Protectorat…

ANGKOR VAT : la restauration des temples d'Angkor a commencé au début du XXème siècle et a été interrompue de 1975 à 1989. Dans le préau en croix, au Sud se trouvent les restes de quelques statues du Bouddha, assis ou debout. Il y en avait beaucoup plus autrefois, placées pendant les siècles derniers par des fidèles pour qui Angkor Vat était un lieu de pèlerinage du bouddhisme theravâda, ce qui valut à cet endroit le nom de "Hall desmille Bouddhas". Beaucoup de ces statues furent emmenées à la Conservation d'Angkor au début de la guerre de 1970 pour y être protégées et le reste a été détruit par les Khmers rouges pendant leur règne de terreur; celles qui sont là ont été apportées depuis lors.

Le TA PROHM : en 2002 lors de mon premier séjour après avoir franchi un passage très étroit j'ai pénétré dans une cour, sur l'un des murs il y avait une très jolie Devata. En 2006 lors de mon second séjour j'ai voulu revoir cette Devata, et j'ai été très désagréablement surpris, son emplacement avait été buriné et la Devata avait été dérobée.

Le BANTEAY CHMAR : un scandale retentissant a éclaté au début de 1999, à la suite de la saisie par la police thaïe d'un camion transportant pas moins de 117 blocs de pierre provenant des bas-reliefs du mur extérieur occidental du temple de Banteay Chhrnar ; il s'agissait de 11,5 m de bas-reliefs, représentant deux magnifiques Lokeçvara à bras multiples. Des descentes de police ont été effectuées à River City (Thaïlande) et beaucoup de pièces khmères y ont été saisies.

Les gouvernements cambodgien et thaï ont signé un accord pour la prévention de tels actes criminels et toutes les pièces du bas-relief de Banteay Chhmar ont été rendues au Cambodge le 3 Avril 2000.

VOL ET DEGRADATIONS : on peut constater qu'à divers endroits des emplacements de statues ont été buchées. Cela est la conséquence de vols ou à des dégradations volontaires. On constate que dans de nombreux temples bouddhistes construits sous le règne de J VII (Jayavarman VII) de nombreuses sculptures représentant des Bouddhas ou Lokeçvara (Bodhisattva) ont été buchées. Ceci n'est pas le fait de vols mais de dégradations volontaires au moment du règne d'un successeur de J VII, J VIII qui était hindouiste et profondément antibouddhiste (Voir le Prah Khan, Ta Prohm…).

DETENTION LEGALE OU ILLEGALE D'OBJETS D'ART Un antiquaire doit être en mesure de prouver l'origine d'un objet. En principe (en France) cet antiquaire doit tenir un registre avec les références d'une pièce d'identité du vendeur, mais bien sûr dans ce domaine il y a des gens peu scrupuleux. Le fait d'avoir l'identité du vendeur n'est pas une preuve de l'origine non frauduleuse de l'objet acheté par cet antiquaire. Je suis toujours surpris lorsque des musées où des salles de vente sont en possession d'objets volés. En théorie ces musées et salles de vente doivent être en mesure de justifier l'origine d'un objet. Or on constate que de temps en temps des musées doivent restituer des pièces qui ont été volées tout comme une salle des ventes…

En ce qui concerne par exemple la possession d'une statue de l'époque Khmère il me semble que très souvent son origine est suspecte.

Deux statues millénaires ont été volées dans les années 70 et considérées comme des chefs d’œuvre de l’art khmer. Ces deux statues proviennent du temple de Koh Ker. En 1976 le musée Norton Simon de Pasadena (USA) a acquis l'une des statues. La seconde a été mise en vente par Sotheby’s. Cette vente a été bloquée suite à une plainte du Cambodge. Ces statues doivent être restituées au Cambodge. Voir l'article de "Cambodge Post" : "Deux statues khmères millénaires bientôt de retour au Cambodge" http://www.cambodge-post.com/deux-statues-khmeres-millenaires-bientot-de-retour-au-cambodge/

L'article ne mentionne pas s'il y aura des poursuites pénales contre ce musée et la salle des ventes.

Jacques
FA FabGreg Globetrotter ·
Deux statues millénaires ont été volées dans les années 70 et considérées comme des chefs d’œuvre de l’art khmer. Ces deux statues proviennent du temple de Koh Ker.

Je me permets de compléter avec ma synthèse des informations récentes.

Grâce aux archives des archéologues, 5 des statues dérobées dans le Prasat Chen ont été identifiées : celles des 2 frères Pandava au Metropolitan Museum de New-York (voir http://www.cambodge-post.com/pillage-des-temples-de-koh-ker-le-metroplitan-museum-de-new-york-restituera-deux-statues-du-xe-siecle-au-cambodge/), celle du guerrier "Duryodhana bondissant" mise aux enchères en mars 2011 via la maison Sotheby's (voir http://www.cambodge-post.com/le-cambodge-recupere-lune-des-plus-belles-statues-de-koh-ker/), celle du guerrier Bhima au Musée Norton Simon de Pasadena, et enfin celle de Balarama (frère aîné de Krishna, considéré comme 9ème avatar de Vishnou) mise aux enchères par la maison Christie's. Soutenu par l'UNESCO, le Cambodge est parvenu à se faire restituer ces statues, la dernière en juin 2014.

Article en anglais confirmant la restitution effectuée : http://www.phnompenhpost.com/...0%99-40-year-reu...

J'en profite aussi pour signaler un album de photos (superbes) prises lors de l'exposition "Angkor : naissance d'un mythe" : https://www.flickr.com/...s/72157640261798085/ De quoi atténuer la frustration de ceux qui n'ont pas pu voir cette belle exposition.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Fabrice

Dans ton post tu cites des articles de Cambodge Post. (http://www.cambodge-post.com/ )

Dans Cambodge Post, dans la partie "Culture" puis "Arts et littérature" on trouve d'autres articles dont : - Trafic des antiquités cambodgiennes : une première « liste rouge » des objets subtilisés consultable sur internet

http://www.cambodge-post.com/trafic-des-antiquites-cambodgiennes-une-premiere-%C2%AB-liste-rouge-%C2%BB-des-objets-subtilises-consultable-sur-internet/

- Sept statues angkoriennes rentrent au pays http://www.cambodge-post.com/sept-statues-angkoriennes-rentrent-au-pays/

- A New York, bras de fer autour d’une statue khmère provenant de Koh Ker http://www.cambodge-post.com/a-new-york-bras-de-fer-autour-dune-statue-khmere-millenaire/

Cet article montre les difficultés pour récupérer des statues volées.

Dans cet article il est écrit ceci : "Cette sculpture était possédée par un propriétaire de bonne foi, qui a obtenu un titre de propriété il y a près de 40 ans. Elle a été importée légalement aux Etats Unis"… Je me pose plusieurs questions - Comment peut-on obtenir un titre de propriété pour une statue volée ? - Le propriétaire a peut-être présenté une facture d'achat ?

"La date à laquelle la statue a quitté le Cambodge est importante, en regard des lois et conventions protégeant le patrimoine". Là aussi je me pose une question : Il y a peut-être une loi sur le patrimoine qui précise qu'à partir de sa date de promulgation des objets volés devront être restitués, mais que les objets volés avant cette date ne le seront pas (principe de la non-rétroactivité d'une loi) ?

Encore faut-il savoir si l'objet volé est une œuvre originale car il existe de "vrais faux"… C’est-à-dire qu'une copie est déclarée (peut-être de bonne foi) comme étant une œuvre originale. Les experts peuvent se tromper, on entend parfois "il y a eu une bataille d'experts" car plusieurs d'entre eux donnent des conclusions différentes, par exemple un buste de Néfertiti qui est exposée au Musée de Berlin, certaines personnes pensent qu'il s'agit d'une copie…

Il est probable que des musées possèdent des œuvres qui ont été voilées où alors de "vrais faux"…

Jacques
MA Mafplanete91 Veteran ·
"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).

On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.

On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.

Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.

Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.

Inconvénients : je n'en vois pas.

Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.

(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"

Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.

En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.

Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.

Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…

Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.

J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…

Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.

Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.

Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.

Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???

Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €

Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"

Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.

C'est quand même curieux tout cela.

Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…

Jacques

Surement un des meilleurs livre sur Angkor ...

En 2009 avant un voyage a Siem Reap je voulais commander ce livre a cultura ... ils avaient 10 jours pour le rapatrier et je partais la semaine suivante ... ils le vendaient un truc comme 24 euro

Bref j'était déçu car un membre me l'avait conseillé et beaucoup d'autre aussi appuyant le 1er ...sur place , même aventure qu'a vous , un petit me le proposer 1$ en anglais , je regarde le livre et je lui demande si il avait la version Francaise, resultat j'étais tellement content de le trouver sur place que j'ai laché 10$ au petit (surement une copie mais impeccable )par la suite j'ai eu un original en main livre et texte identique , bref faux ou pas ...) Depuis je l'ai moi même conseiller a une amie d'enfance qui vie sur Singapour, idem elle l'a trouvé très bien ( étant prof d'histoire la bas elle sait de quoi elle parle ... j'espère :D )

Vraiment très bon livre
VE Veroeddy Veteran ·
Bonsoir à tous,

J'étais en voyage et je lis quelques posts (depuis le 1er juillet) avec du retard, mais aussi avec beaucoup d'intérêt. Il faudra que je me plonge aussi dans la lecture des tous les articles recommandés.

En son temps, j'avais fait un petit article sur "l'affaire Malraux", mais je n'ai pas encore trouvé réponse à une de mes questions. Que sont devenus les morceaux dérobés au Banthey Srei par André, Clara et Louis ?

Quelqu'un a-t-il une source d'information fiable ? Et si oui laquelle ? J'aimerais beaucoup ajouter cette info à l'article de notre site.

Merci et sorry pas vraiment le sujet des livres sur Angkor quoique ;-)

Véro
Dernier séjour dont nous avons parlé en ligne http://www.veroeddy.be/europe/uk/from-scotland-with-love Depuis janvier 2012 http://www.veroeddy.be
SC Schnacke67 Veteran ·
Que sont devenus les morceaux dérobés au Banthey Srei par André, Clara et Louis ?

Bonjour Véro

Il me semble que les pièces dérobées par André Malraux, Clara Malraux et Louis Chevasson, ont été placées à la Conservation d'Angkor (la Conservation date de 1908), cela me parait logique… Je n'ai pas malheureusement de source précise à citer.

Dominique Bona a écrit une biographie sur Clara Malraux : "Clara Malraux : Nous avons été deux" (Editions Grasset – Janvier 2010). J'avais emprunté ce livre à ma bibliothèque communale en 2010, dans cet ouvrage il est bien sûr question de "l'épisode" du Banteay Srei mais je ne me souviens plus des détails concernant la destination des pièces dérobées.

Que sont ensuite devenues ces pièces ? Ont-elles été replacées au Banteay Srei durant son anastylose (anastylose par Henri Marchal de 1931 à 1936) ? Je sais qu'au Banteay Srei il y a de nombreuses copies (les originaux sont à la conservation ou dans des musées).

Lors de mes deux derniers séjours à Angkor (2012 et 2013) j'ai pu accéder à la partie centrale du Banteay Srei qui en principe est interdite... (c'était à 6h00, un policier m'a proposé de voir cette partie centrale pour 2 $...). C'est là que j'ai pu voir les sculptures les plus fines et les plus belles de tous les temples d'Angkor visités. Le policier m'accompagnait et me montrait les plus belles sculptures, il m'a désigné plusieurs Devatas en précisant que c'étaient celles que André Malraux avait volées. Je ne sais pas si ce policier me disait la vérité ?

Je serai de nouveau à Siem Reap à partir du 25 Novembre (pour la huitième fois…). Jacques
MA Mafplanete91 Veteran ·
Tu as des photos ?
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour Fabrice Pour faire suite à ton post du 6 Juillet, ARTE va diffuser un documentaire sur une statue volée à Koh Kher et mise en vente chez Sotheby’s :

A LA POURSUITE DES PILLEURS DE TEMPLES mardi 02 septembre à 20h50 (53 min) Rediffusion vendredi 12.09 à 8h55

Comment une des plus célèbres statues du Cambodge a-t-elle pu se retrouver dans le catalogue de ventes de Sotheby's (une vente finalement interdite) ? Une enquête captivante sur la mafia internationale du trafic d’antiquités.

En 1972, pendant la guerre civile au Cambodge, une statue en grès est arrachée au temple millénaire de Koh Ker. Haute d’1m58 et pesant 110 kilos, elle représente un prince et appartient à un ensemble qui retrace l’épopée du Mahabharata. Via un étrange marchand d’art britannique ayant pignon sur rue à Bangkok, la sculpture est vendue une première fois aux enchères à Londres en 1975, et réapparaît en 2011 chez Sotheby’s à New York pour une mise à prix à 2,5 millions de dollars. Une vente finalement interdite. Dans l’intervalle, des experts de l’École française d’Extrême-Orient, une avocate américaine mandatée par Phnom Penh et l’Unesco ont mobilisé la Police du patrimoine outre-Atlantique, pour dénoncer le vol d’un bien culturel. En 2013, l’œuvre est restituée au Cambodge. Une enquête captivante sur la mafia internationale du trafic d’antiquités.
SC Schnacke67 Veteran ·
Banteay Srei 1/3

Bonjour

Voici quelques photos de la partie centrale du Banteay Srei
SC Schnacke67 Veteran ·
Banteay Srei 2/3
SC Schnacke67 Veteran ·
Banteay Srei 3/3
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous J'ai commencé à lire le livre suivant : "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet" De Pierre Baptiste et de Thierry Zéphir, Editeur : Réunion des musées nationaux – Grand Palais. 2008. 478 pages (24 cm x 32 cm). Environ 82 €.

Mon avis : je trouve ce livre excellent. Les objets présentés sont classés chronologiquement d'après les différents styles préangkoriens et angkoriens. Description très détaillée des divers objets, les photos sont d'une grande qualité. Je recommande vivement cet ouvrage aux passionnés d'art khmer (*).

Voir le site : http://www.boutiquesdemusees.fr/...see-guimet/11... Rédigé par Pierre Baptiste, conservateur du patrimoine, en charge de la section Asie du Sud-Est et par Thierry Zéphir, ingénieur d'études au musée Guimet, cet ouvrage présente une large sélection de chefs-d'œuvre de manière chronologique, conformément aux grandes divisions stylistiques de l'art khmer. Un ouvrage exceptionnel Riche de plusieurs centaines de pièces, la collection de sculptures khmères conservée au musée des arts asiatiques Guimet est, en dehors du Cambodge, la plus complète au monde.

Voir également le site du Musée Guimet :http://www.guimet.fr/fr/

(*) Pour ceux qui sont intéressés par les différents styles préangkoriens et angkoriens voir le site "Angkor : la cité perdue des rois khmers" dans la partie " Les arts khmers" : http://angkor.wat.online.fr/ Jacques
SA Sasha94 Regular ·
Bonjour, merci pour ces photos ... Magnifique 😉
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous Voici quelques remarques à propos du livre de Pierre Baptiste et de Thierry Zéphir : "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet"

Le Musée National des arts asiatiques -Guimet : ce musée s'est constitué à l'initiative d'Emile Guimet (1836-1918) , industriel et érudit lyonnais. Il réunit d'importantes collections d'objets d'art qu'il présenta à Lyon à partir de 1879. En 1889, Emile Guimet transfère ses collections dans le musée qu'il fait construire à Paris. A l'origine ce musée s'appelait "Musée des religions" puis "Musée Guimet" et maintenant "Musée des arts asiatique – Guimet" La collection khmère du musée Guimet, telle qu'elle apparaît aujourd'hui est la plus complète au monde en dehors du Cambodge.

Le Musée Indochinois du Trocadéro : entre 1878 et 1925, un musée indochinois, conséquence des découvertes de l'explorateur Louis Delaporte, occupe un tiers de l'aile Passy du Palais du Trocadéeo. Il faut cependant attendre 1882 pour qu'une aile du Trocadéro soit consacrée officiellement à un musée de l'Art Khmer. Louis Delaporte est nommé conservateur des collections khmères (poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1924). Grâce à lui, des pièces majeures entrent dans les collections nationales. En 1889, le musée Khmer devient "Le musée Indochinois" et s'ouvre largement sur l'ensemble des arts de l'Asie du Sud-Est. Louis Delaporte meurt en 1925 à l'âge de 83 ans Par la suite les collections iront enrichir le Musée national des arts asiatiques - Guimet.

L'EFEO : l'École française d’Extrême-Orient est fondée en 1898 à Saigon, sous la dénomination originelle de Mission Archéologique d'Indo-Chine. (Arrêté 15/12/1898 signé Paul DOUMER Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902). En 1900 la dénomination de l'institution est changée : elle porte désormais le nom d'École Française d’Extrême-Orient. (Arrêté du 20/01/1900 également signé par Paul DOUMER). Pour plus de détails voir le site de l'EFEO http://www.efeo.fr/ dans la partie "Statuts" puis "Arrêtés fondateurs 1898-1902"

Le livre "L'Art khmer dans les collections du musée Guimet" présente 300 objets, 132 d'entre eux sont décrits avec beaucoup de détails.

Pour chaque objet il est mentionné ceci : origine "géographique" de la découverte (province et le temple dans lequel a été trouvé cet objet) – la désignation de l'œuvre – sa datation – son style – sa matière (en général le grès) – la personne (ou "l'organisme" ou la mission) qui a découvert l'objet.

Provenance des objets déposés au Musée :

Mission Louis Delaporte 1873-1874 : 88 objets Mission Etienne AYMONIER 1882-1883 : 39 objets Mission Lucien FOURNEREAU 1887-1888 : 3 objets Mission Urbain BASSET 1896-1897 : 2 objets Musée Indochinois du Trocadéro : 24 objets EFEO : 56 objets (1922 : 7 – 1931 : 15 – 1936 : 34) Don Adhémard LECLERE en 1897 : 8 objets Don de Mme Georges GROSLIER et Bernard-Philippe GROSLIER, en 1974 : 4 objets Dons et legs divers, entre 1886 et 2006 : 37 objets. Musée de l'Outre-Mer : 4 objets Dépôt de la faculté de Marseille 1 objet Acquisitions par la Musée Guimet : 33 objets

Mon avis ce livre : je recommande ce livre aux passionnés d'art khmer. Les photographies sont très belles. La description des pièces présentées (132) est très détaillée.

La période du "style d'Angkor Vat" (1080-1175) correspond aux règnes des rois suivants : Jayavarman VI, Suriavarman II (constructeurs d'Angkor Vat) et Yaçovarman II. Ces rois pratiquaient l'hindouisme, or durant cette période différents objets bouddhistes ont été découverts, ce qui confirme que le syncrétisme entre l'hindouisme et le bouddhisme existait et cela dès le début de la période préangkorienne : voir le livre de Maurice Glaize – chapitre "Religions" – "Les monuments du groupe d'Angkor". Quelques pièces de la période post-angkorienne (du XVème eu XIXème siècles) sont présentées, elles sont toutes bouddhistes Ce livre est disponible au Musée Guimet et sur internet pour un montant d'environ 82 €.

Quelques détails sur les personnes citées :

Louis DELAPORTE : 1842-1925 La première mission de Louis Delaporte en Indochine est "La mission Doudart de Lagrée – Garnier" (1866-1868). Dite "Expédition française du Mekong". Le but principal de cette mission était de reconnaitre les voies navigables pour rejoindre la Chine. Le chef de cette mission était le Capitaine de Frégate Ernest Marie Louis de GONZAGUE DOUDART deLAGREE (1823-1868). Il était accompagné des personnes suivantes : le Lieutenant de Vaisseau Francis GARNIER (1839-1873) qui sera son adjoint – Clovis THOREL (1833-1911), médecin et botaniste – Louis de CARNE (1844-1870) participa en tant qu'attaché au Ministère des Affaires étrangères – Lucien JOUBERT anthropologue – Emile GSELL (1838-1879) photographe et Louis DELAPORTE qui avait été recruté en raison de ses talents de dessinateur. Emile GSELL a effectué nombreux clichés du temple d'Angkor en 1866. Contrairement à ce que pensent certaines personnes GSELL n'était pas le premier à prendre des photos des temples d'Angkor mais un écossais John THOMSON (1837-1921) : en 1865, il se rend à Bangkok où il photographie la vie de cour, les temples, les scènes de rue, avant de visiter Angkor et ses monuments (Sources "Angkor naissance d'un mythe").

Lors de cette mission Delaporte découvre le site d'Angkor. Ce fut un choc émotionnel. Devant les ruines envahies par la végétation luxuriante de ces régions tropicales, il s'écrie, enthousiaste : "La réalité surpasse le plus beau rêve." Et d'expliquer plus tard dans ses écrits : "je n'admirais pas moins la conception hardie et grandiose de ces monuments que l'harmonie parfaite de toutes leurs parties"…

La seconde mission de Louis DELAPORTE :1873-1874 Après une interruption due à la guerre de 1870, il peut repartir en 1873, avec l'appui de la Société de Géographie. Il obtient des ministères de la Marine, des Affaires étrangères et de l'Instruction publique, une double mission : vérifier la navigabilité du fleuve rouge de son delta jusqu'au Yunnan et constituer la première collection officielle d'art khmer en France. Son livre "Voyage au Cambodge. L'architecture khmère" relate cette mission.

La troisième mission de Louis DELAPORTE : 1881-1882.

Au fur et à mesure qu'il avance dans son travail, ses documents se révèlent insuffisants. Il lui faut retourner au Cambodge, pour y "achever l'étude artistique et archéologique des anciens monuments khmers et y recueillir des œuvres de sculpture et d'architecture destinées à compléter le musée". Mission obtenue, il repart pour quelques mois – d'octobre 1881 à février 1882. Cette fois encore, comme en 1873, la moisson archéologique est très riche, mais Delaporte manque de mourir. Terrassé par la fièvre, il est rapatrié d'urgence. Cette expédition permet d'enrichir encore le fonds du musée. Après ce dernier séjour au Cambodge en 1882, Louis Delaporte pour des raisons de santé ne pouvait plus retourner dans ce pays il a alors organisé diverses missions pour compléter ses collections (une dizaine de mission environ), la dernière en 1896-1897. Voir l'article d'Elisabeth Grillo-Nicolini : http://emmanuel.guyetand.free.fr/Traditions/ART/Laporte/Celebre.htm Pour plus de détails sur Louis DELAPORTE voir le livre "Angkor naissance d'un mythe".

Etienne AYMONIER (1844-1929) : il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmère et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site épigraphie

Pour plus de détails voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier". BEFEO, 1929, XXIX.

Lucien FOURNEREAU : il étaitarchitecte. Lucien Fournereau est le premier à partir en mission pour Delaporte. Il était chargé de faire des photographies, il était accompagné de Sylvain RAFFEGEAUD (sculpteur) qui chargé de faire des moulages.

Delaporte avait laissé à Fournereau et à Raffegeaud un carnet de 31 pages avec des instructions, croquis et plans. (Voir "Angkor naissance d'un mythe). Sylvain RAFFEGEAUD a effectué en 1890-1891 l'avant dernière mission organisée par Delaporte. Pour Lucien Fournereau voir "Photographes d'Asie (1840-1944)" : http://photographesenoutremerasie.blogspot.fr/2009/11/fournereau-michel-louis-lucien-1846.html

Urbain BASSET (1842-1924) a effectué la dernière mission organisée par Delaporte en 1896-1897. Il a également fait des moulages.

Adhémard LECLERE : administrateur colonial. En mai 1886, il est nommé résident de France au Cambodge. Il occupe plusieurs postes dont celui de résident-maire de Phnom Penh de 1899 à 1903. En 1908, il est nommé inspecteur et conseiller à la résidence supérieure, poste qu'il occupe jusqu’en 1911.

Georges GROSLIER et Bernard-Philippe GROSLIER : George GROSLIER (1887-1945) est artiste peintre, scientifique, archéologue, ethnologue et photographe. Il laisse une œuvre écrite dense et variée composée de nombreux ouvrages sur l'archéologie et l'art du pays khmer. Il n’était pas membre de l'EFEO Bernard-Philippe GROSLIER (1926-1986) : Membre de l'EFEO de 1951 à 1953, puis détaché du CNRS de 1958 à 1975. Il a consacré l'essentiel de sa vie à Angkor, comme archéologue, restaurateur et comme chercheur.

Voir le site de l'EFEO dans "Chercheurs d'Asie" 'Cambodge" http://www.efeo.fr/biographies/cadrecambod.htm

Voir également "La cité perdue des rois khmers" : http://angkor.wat.online.fr/ dans "Les découvreurs" puis "Les pionniers de l'archéologie khmère" http://angkor.wat.online.fr/dec-george_groslier.htm

Jacques
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous, bonjour Véro Comme tu t'intéresses à un "érudit en mal d'argent", voici quelques renseignements sur le Banteay Srei (Xème Siècle) "De l'avis unanime, Banteay Srei est un "bijou précieux", le "joyau de l'art Khmer". (Maurice Glaize : "Les monuments du groupe d'Angkor").

A la différence de la plupart des grands sites d'Angkor, Banteay Srei n'est pas un temple royal. Il a été construit par l'un des conseillers du roi Râjendravarman (944 - 968), Yajnavarâha, qui fut aussi le guru du futur roi Jayavarman V. C'est le roi qui fit don de cette terre riveraine de la rivière de Siem Reap à Yajnavarâha ; avec son frère cadet, celui-ci ordonna la construction du temple, dont les divinités furent installées juste avant la mort de Râjendravarman.

Le Banteay Srei a été découvert seulement en 1914 par un officier du Service géographique, le Lieutenant Marec.

En 1916 quelques lignes dans un BEFEO ("Chronique" BEFEO 1916 – N° 16 p. 98-99) mentionnent ce temple : "Enfin, aux environs d'Angkor, deux monuments nouveaux, visités, mais non décrits par G. Demasur, ont été repérés : l'un, le Phnom Dei, est un sanctuaire en briques qui n'a d'intéressant que son inscription, relatant une fondation de Yaçovarman ; l'autre, le Bantài Srëi, peut compter parmi ce que l'art classique à ses débuts a exécuté de plus gracieux ; le monument très complet offre dans ses formes réduites une sculpture des plus variées et d'un haut intérêt archéologique". Voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1916_num_16_1_5308

Pierre Baptiste ("L'art khmer dans les collections du Musée Guimet") mentionne qu'Henri Parmentier a écrit un article en 1919 sur le Banteay Srei sans préciser son titre ni la revue, il mentionne uniquement "Henri Parmentier, 1919, p. 66-79".

J'ai donc cherché et j'ai trouvé un article d'Henri Parmentier sous le titre "L'art d'Indravarman"…

Voir le BEFEO année 1919 – Volume 19, N° 1, pp. 1-98. Le Banteay Srei est décrit pages 66-79.

Voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1919_num_19_1_5647

"Ce texte n'avait pas échappé à la convoitise d'un érudit en mal d'argent, un certain André Malraux". (Pierre Baptiste). J'ai déjà lu que c'était grâce à Malraux que ce temple était devenu célèbre… Soyons sérieux, je pense que ce n'est pas ce voleur qui a fait connaitre ce temple mais le Lieutenant Marec ainsi que la chronique de 1916 et l'article d'Henri Parmentier "L'art d'Indravarman"…

Le dégagement de ce temple a été effectué en 1924 par Henri Parmentier et Victor Goloubew.

En 1930 Henri Marchal, membre permanent de L'EFEO, conservateur du groupe d'Angkor a été envoyé en mission à Java du 1° Juillet au 29 Octobre pour étudier la méthode de l'anastylose qui avait déjà été utilisée pour la restauration de temples.

A son retour il a fait un compte-rendu de cette mission dans une Chronique du BEFEO année 1930 – Volume 30 – pp. 487-647 Le passage concernant cette méthode d'anastylose est sous le titre "Indes Néerlandaises" p. 585-597 Voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/befeo_0336-1519_1930_num_30_1_3227

Henri Marchal a procédé à la restauration du Banteay Srei entre 1931 et 1936, il y utilisa pour la première fois à Angkor la technique de l'anastylose.

Par la suite l'anastylose a été utilisée très souvent en particulier par Maurice Glaize qui est devenu un grand spécialiste dans ce domaine.

Après la visite du Banteay Srei, ne pas rejoindre immédiatement le parking mais continuer tout droit. Sur la gauche il y a un petit bâtiment dans lequel on y trouve des explications sur les temples et des photographies de l'époque de la restauration du Banteay Srei (1931 à 1936). Voir photo jointe

Les frontons du Gopura III Est n'ont pas pu être remontés sur ce gopura. Le fronton Est repose au sol près du gopura. Le fronton Ouest a été envoyé au Musée Guimet en 1936 par l'EFEO.

Dans le livre "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet", Pierre Baptiste fait la description de ce fronton (p. 172-177). Voir photo jointe Jacques
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous

"Focusing on the Angkor Temples the guidebook" version anglaise de de Michel Petrotchenko "Le guide des temples d'Angkor", version française.

Merci à Véro (Veroeddy ) et Fabrice (FabGreg) qui ont parlé et fait connaitre "Focusing on the Angkor Temples the guidebook" et Marc (Cankon38)qui a précisé que ce livre était maintenant disponible en français. Un très grand merci à une personne qui est membre de VF et qui a suivi cette discussion. Cette personne sait que je suis un passionné des temples et m'a offert "Le guide des temples d'Angkor"…

Véro et Fabrice ont déjà donné des détails sur ce guide et je vais faire quelques remarques supplémentaires…

Ce livre est différent des autres par sa présentation et par l'ajout de schémas et plans détaillés avec de très bons commentaires ainsi que des particularités que l'on ne trouve pas dans d'autre guides…

Le Bayon : Au début du 19ème siècle la plupart des experts pensaient que ce temple était hindouiste.

En 1924, eut lieu au Bayon une découverte qui sembla devoir orienter la recherche dans une nouvelle direction. Les travaux de consolidation mirent au jour un fronton représentant Lokeçvara, le Bodhisattva compatissant du Grand Véhicule, derrière et un peu en contrebas du dallage de la terrasse supérieure… La destination primitivement bouddhique du Bayon est désormais un fait acquis. Elle a été confirmée en 1933 par la découverte de l'idole primitive du sanctuaire central, une grande de statue de Buddha que S M Monivong a tenu à rendre au culte de ses sujets en 1935, et qui a été installée dans un pavillon placé au Sud de l'avenue menant du Palais royal à la Porte de la Victoire. (Georges Cœdès "Pour mieux comprendre Angkor").

Je savais que ce Lokeçvara se trouvait sur la terrasse supérieure près de la bibliothèque Nord.

MP (Michel Petrotchenko) indique l'endroit exact où se trouve ce Lokeçvara : voir la partie "Troisième étage" note 16 et le schéma. La photo de ce Lokeçvara se trouve à la page précédente.

La grande statue du Bouddha a été retrouvée brisée, au fond d'un puits situé dans la partie Est du bâtiment (près du sanctuaire central). J'avais demandé à un guide de me montrer ce puits, il est difficile à trouver car il est situé dans une partie très sombre.

Je connais l'emplacement où cette statue de Bouddha a été remontée et placée sous un abri sur une petite terrasse. Il faut prendre la route qui part de la partie centrale de la Terrasse des Eléphants et qui rejoint la Porte de la Victoire. A environ 450 m de la partie centrale il faut prendre le chemin à droite.

MP : voir le plan A4 "A l'Est du palais Royal", cette terrasse est représentée sous le nom (que j'ignorais) Vihear Prampil Loveng et il y a une brève description la page suivante avec photo.

Les bas-reliefs d'Angkor Vat et du Bayon : schémas avec numéros correspondants à des particularités qui sont décrites, ce qui permet de voir très clairement des détails, et ceci contrairement au livre de CJ (Claude Jacques) qui fait une description qui parfois est "touffue et insipide"…

Kbal Spean : la rivière aux mille lingas :

MP : schéma et description détaillés.

CJ : dans "Angkor cité khmère", édition que l'on trouve sur place le Kbal Spean n'y figure pas . CJ en parle dans l'édition que l'on trouve en France mais le schéma est moins détaillé.

Evacuation de l'eau d'Angkor Thom – Les Prasat Chrung

Sur les murailles d'Angkor Thom à chaque angle il y a un petit monument que l'on appelle Prasat Chrung. Le sol d'Angkor Thom est incliné du Nord-Est vers le Sud-Ouest. L'eau permettant d'alimenter le réseau de canaux à l'intérieur de la ville pénétrait par un petit passage situé au Nord-Est, le trop-plein est évacué par un petit tunnel situé au Sud-Ouest qui rejoint la douve.

Maurice Glaize ("Les monuments du groupe d'Angkor") parle des Prasat Chrung et du tunnel d'évacuation. CJ parle uniquement des Prasat Chrung. En l'absence de schéma j'avais demandé à un guide de me montrer ce petit tunnel d'évacuation. Pour cela il faut franchir la porte Sud d'Angkor Thom et prendre immédiatement à gauche pour atteindre le haut de la muraille. Se diriger vers le Sud-Ouest sur environ 1,5 km pour atteindre le Prasat Chrung. A une cinquantaine de mètres avant d'atteindre ce Prasat Chrung il y a un petit sentier (sur la droite) qu'il faut descendre pour atteindre le tunnel d'évacuation de l'eau.

MP explique cela en y ajoutant un schéma très explicite et une photo. J'ignorais que ce petit tunnel se nommait "Run Tadev". Je pense qu'il s'agit d'une particularité originale qui mérite une visite.

Le Krol Romeas : Maurice Glaize en parle dans "Les monuments du groupe d'Angkor" mais sous le nom de Krol Damrei ou "parc à éléphants".

En khmer, "Damrei" signifie éléphant - "Romeas" signifie rhinocéros

Ce curieux vestige, découvert en 1924, forme une arène elliptique d'environ 45 m sur 55, desservie par deux larges baies aux extrémités du grand axe. Selon MG il s'agissait d'un enclos destiné au dressage des éléphants.

Après avoir franchi la porte Sud d'Angkor Thom en direction du Preah Khan, dans un virage il y a une pancarte qui indique "Krol Roméas", il faut suivre le chemin sur la droite (en venant de la porte Nord) sur une cinquantaine de mètres.

MP est d'accord avec MG pour dire qu'il s'agit d'un parc à éléphants… Selon MP il s'agirait d'une tradition locale qui a donné le nom de roméas…

Encore une curiosité qui doit être méconnue par la plupart des visiteurs.

Mon avis sur le livre de Michel Petrotchenko :

Les "plus" : très agréable à lire, je trouve cet ouvrage beaucoup plus intéressant que les autres guides avec des détails originaux (Krol Damrei par exemple..).

La première partie (98 pages) "Une introduction à la civilisation khmère" : géographie, histoire, religions, temples et architecture, est très détaillée et très instructive. La description des temples est également très bien faite, avec au début pour chaque temple quelques lignes sur ce qu'il ne faut pas manquer. Les schémas et plans sont parfaits.

Les "moins" : je n'en vois pas

Conclusion : Je connais bien le livre de Maurice Glaize "Les monuments du groupe d'Angkor". Bien qu'édité en 1944 beaucoup de spécialistes estiment que c'est encore aujourd'hui un ouvrage de référence. D'ailleurs Claude Jacques et d'autres personnes s'en sont fortement inspirés… Je ne comparerai pas ce livre avec les autres que je connais. Jusque maintenant je recommandais le livre de CJ "Angkor cité khmère", maintenant c'est différent, voici mes nouvelles recommandations :

En premier, sans aucune hésitation : Michel Petrotchenko : "Le guide des temples d'Angkor".

En second : Claude Jacques : "Angkor cité khmère". Ouvrage également intéressant mais parfois (comme je l'ai écrit précédemment) un peu "touffu et insipide". Je préfère l'édition que l'on trouve en France.

En troisième : Marillia Albanese : "Angkor" (National Géographic). Beaucoup moins intéressant que les précédents mais avec quand même de belles photos.

Pour lire d'autres commentaires sur "Le guide des temples d'Angkor" voir : http://www.leguidedestemplesdangkor.com/

Jacques
FA FabGreg Globetrotter ·
Voilà une lecture critique dont la précision et le détail ne surprennent plus les lecteurs habitués aux textes de Jacques. Chapeau !

Je me bornerai à un modeste complément.

Les "moins" : je n'en vois pas

J'avoue avoir été très déçu en découvrant à Preah Vihear que ce site n'était pas inclus dans la présentation des "sites excentrés" (alors qu'on y trouve Beng Mealea, Koh Ker, Banteay Chhmar, et même Sambor Prei Kuk pourtant pré-angkorien).

Ayant jeté un coup d'oeil rapide à la table des matières, je n'y avais pas détecté l'absence de Preah Vihear. Et j'étais parti pour Preah Vihear sans même la description du Lonely Planet ou la présentation wikipedia. Heureusement, j'avais quelques souvenirs de mes lectures préparatoires, ce qui m'a permis d'appréhender le sens du site lors de ma visite.

Inclure ce site de Preah Vihear en 2012 était peut-être politiquement incompatible avec le fait d'être imprimé en Thaïlande... De quoi améliorer une prochaine édition.

Le Preah Khan de Kompong Svay est aussi absent de ce guide, mais c'est compréhensible eu égard à sa très faible fréquentation touristique et à son état général.

Ces 2 limites ne me font aucunement regretter l'achat de ce guide, à la sauvette à la boutique du Musée de Phnom Penh, alors qu'elle fermait. Sur le moment, j'avais été conquis par les plans, et c'est ce qui avait décidé de mon achat. A l'usage, la qualité des plans s'est confirmé.

A la lecture a posteriori (mes journées étaient trop denses pour lire les chapitres introductifs), j'ai eu plaisir à découvrir la haute qualité du contenu. Remarquable pour quelqu'un qui est photographe de profession et non archéologue. Un passionné à la hauteur de Jacques !

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
VE Veroeddy Veteran ·
Bonsoir à tous,

Je voudrais, moi aussi ajouter un petit conseil pratique destinés aux visiteurs photographes. Les temples d'Angkor sont un sujet qui "incite au clic". En visite parfois on ne sait plus où regarder et l'index s'emballe sur le déclencheur de l'appareil photo. Mais, si on n'y prend garde au moment de tri, il arrive que l'on soit un peu perdu.

A cet égard, ce livre m'a été bien utile également. A la sortie de chaque temple, au lieu d’indiquer dans mon petit carnet photo le sujet de mes derniers clichés, je me suis contentée de faire référence au bouquin en notant le n° de la page et si le sujet correspondait à un emplacement sur un des nombreux plans la lettre ou le chiffre correspondant. Parfois, j'ai ajouté une petite croix sur l'un des plans. Bien pratique lorsqu'un membre du forum vous demande par exemple où exactement vous avez vu cette Devata qui montrait les dents ;-)

Bonne soirée à tous

Véro
Dernier séjour dont nous avons parlé en ligne http://www.veroeddy.be/europe/uk/from-scotland-with-love Depuis janvier 2012 http://www.veroeddy.be
SC Schnacke67 Veteran ·
A la sortie de chaque temple, au lieu d’indiquer dans mon petit carnet photo le sujet de mes derniers clichés, je me suis contentée de faire référence au bouquin en notant le n° de la page et si le sujet correspondait à un emplacement sur un des nombreux plans la lettre ou le chiffre correspondant. Parfois, j'ai ajouté une petite croix sur l'un des plans. Bien pratique lorsqu'un membre du forum vous demande par exemple où exactement vous avez vu cette Devata qui montrait les dents

Bonjour Vero, bonjour à tous

Le 05/02/2014 tu avais mis un post avec la photographie du livre "Le guide des temples d'Angkor" en indiquant en D5 une devata originale qui montre ses dents voir : http://voyageforum.com/v.f?post=6391314#6391314 Suite à ce post j'avais fait un copier-coller de cette photo. Maintenant que je possède le livre de Michel Petrotchenko, j'ai mentionné sur le plan la devata "D5".

Pour les photos jusque maintenant je notais le N° de la première et celui de la dernière photo du temple visité. Il m'arrivait de temps en temps de faire un schéma avec un emplacement particulier, mais effectivement il est plus astucieux de noter le numéro de la page correspondant à une photo ou plus simplement d'ajouter une petite croix (ou le N° de la photo) sur le plan. Je suivrais donc tes bons conseils…

Dans le post http://voyageforum.com/v.f?post=6392258#6392258 , je ne sais pas exactement ou la photo représentant un homme avec un képi a été prise…

Jacques
VE Veroeddy Veteran ·
Bonjour Jacques et bonjour à tous,

Nous avons recherché, sans succès, ce dessin lors de notre dernière visite. Il faut dire qu'avec les travaux, certaines zones étaient masquées par des bâches. Désolée.

Il va falloir faire appel à l'équipe. Donc si quelqu'un nous lit sur place, pourrait-il avoir la gentillesse de repérer ce dessin sur un plan précis ? Merci.

Á bientôt.

Véro
Dernier séjour dont nous avons parlé en ligne http://www.veroeddy.be/europe/uk/from-scotland-with-love Depuis janvier 2012 http://www.veroeddy.be
SC Schnacke67 Veteran ·
Il va falloir faire appel à l'équipe. Donc si quelqu'un nous lit sur place, pourrait-il avoir la gentillesse de repérer ce dessin sur un plan précis ? Merci.

Bonjour Véro et bonjour à tous

Concernant la photo de "L'homme au képi" je sais que cette photo a été prise au troisième étage d'Angkor Vat là où il y a le sanctuaire central. Ce sanctuaire est entouré de quatre cours. En fonction de l'heure de prises de vue de mes photos je peux dire que "l'homme au képi" est situé près des deux premières photos en annexe.

Lors de mon prochain séjour (J - 14) j'aurai donc plusieurs missions :

- Voir la Devata "D5" que tu as mentionnée; s'agit-il de la deuxième photo représentée en "images attachées" de ton post du 29/12/2013 http://voyageforum.com/v.f?post=6333515#6333515

-Retrouver l'emplacement de "l'homme au képi", faire un schéma et un descriptif pour que les futurs voyageurs puissent le voir. J'espère retrouver cet emplacement.

- Au dernier étage d'Angkor Vat il y a une Devata qui montre non pas ses dents mais le bout de sa langue (voir la troisième photo). J'ai déjà fait un rapide schéma. Je le complèterai éventuellement, là encore pour les futurs voyageurs…

Jacques
VE Veroeddy Veteran ·
Bonsoir à tous,

Donc voici un petit plan pour retrouver l'emplacement de l'homme au képi



Bien à vous tous.

Véro
Dernier séjour dont nous avons parlé en ligne http://www.veroeddy.be/europe/uk/from-scotland-with-love Depuis janvier 2012 http://www.veroeddy.be
SC Schnacke67 Veteran ·
Bonjour à tous

Voici une dévata qui montre la langue à Angkor Vat

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