Voyage de six semaines au Mexique
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GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Oaxaca – Fin de séjour, en vrac

Cette ville de Oaxaca et sa région, nous ne sommes pas les premiers à adorer. Et dans les circonstances présentes, cette horreur de virus, j’espère bien que nous ne serons pas les derniers non plus !

Il y a tant de choses à y faire et à y voir. Nous avons visité le Musée des Textiles, sur Miguel Hidalgo à quelques pas du Zócalo. C’est gratuit, sympa. Pas grand mais instructif et pour des amateurs comme nous, incontournable. Une première photo pour montrer ce qui me semble être une couverture. J’aime beaucoup la sobriété et l’élégance des motifs géométriques et des couleurs, naturelles je crois. 🙂 Comme décoration murale sympathique, cela me fait penser aux pendants de tente Turkmènes (les « ensi » et « kapunnuk ») …. ceux qui datent de plus d’un demi-siècle en tout cas car ce qui est venu plus récemment d’Asie Centrale (et d’Iran), je suis désolé si j’affronte certains, ce n’est le plus souvent que tripette quand on compare à ce qu’on faisait antan. Au-delà des dessins, des couleurs (souvent criardes), de la densité des nœuds (s’il s’agit d’un tapis) et du prix à payer, le critère principal pour trancher entre ce qui est beau et le reste, c’est il me semble le naturel du travail et des matériaux utilisés – pouah des fabriques à la chaîne et des couleurs synthétiques ! Mais ça se paie, bien évidemment.

Pour les passionnés de textiles, le musée explique entre autres l’utilisation des fibres de « maguey » pour tisser de l’ »ixtle ». La photo montre un exemple d’ »ixtle » cru, non teint. Le «maguey », c’est l’agave. Il n’y a pas que la tequila ou le mezcal qu’on produit à partir de cette plante !

Pas trop loin des textiles, cette vieille femme Zapotèque installée à l’entrée du Mercado Benito Juárez nous avait impressionnés par la vitesse à laquelle elle produisait sa vannerie, des paniers de toutes tailles et de motifs variés semblaient jaillir de ses mains expertes. Nous lui en avons acheté 2 ou 3, à prix très modiques. Malgré cela, elle semblait être réticente au moment où j’ai pris quelques photos. Les Indiens n’aiment pas être pris en photo, en règle générale.

Oaxaca est une ville parfaitement équilibrée. Je m’explique : c’est une grande ville où il y a plein de choses à voir mais on peut facilement le faire à pied. Je ne parle bien sûr pas des faubourgs. Après y avoir passé plus d’une semaine, nous avions encore tant de choses à découvrir. La basilique de Nuestra Señora de la Soledad a été une de nos dernières visites. La basilique date de la fin du 17-ème siècle. C’est du baroque. L’extérieur est assez massif, comme c’est le cas pour d’autres bâtiments de la région par souci des séismes fréquents, et cependant cela reste gracieux. J’aime particulièrement la croix latine plantée sur le parvis. La pièce maîtresse est la statue de la Vierge qui figure au fond : « Salve Reina de Oaxaca », « Salut à Toi, Reine de Oaxaca ». C’est un endroit sacré pour les Mexicains croyants : l’image de la Vierge Marie serait apparue en 1543 …. dans une caisse ! Quelle crédulité ! 😇 Mais c’était d’époque, hein ! Le comble, c’est qu’à l’entrée de l’église il y a une pierre sur laquelle on aurait ouvert la fameuse caisse où se trouvait l’image de la Vierge.

Maintenant que j’y pense, je me demande si ce n’est pas de là que María Amparo Escandón a tiré l’inspiration pour son livre Santitos, ce livre dont j’ai déjà parlé plus haut et d’où j’ai sorti la liste de saints auxquels il faut prier dans certaines situations. Dans ce petit roman amusant, l’héroïne voit apparaître l’image de San Judas Tadeo dans la crasse graisseuse accumulée sur la porte de son four ! 😇

Quand nous sortons de la basilique, la nuit est sur le point de tomber. La basilique se détache sur un fond de montagnes et de nuages aux couleurs impressionnantes. Les formations nuageuses et les montagnes, on est en plein dans les affabulations de Carlos Castaneda. 😎😮

Nous arrivons tout doucement à la fin de notre séjour dans cette bonne cité de Oaxaca. Allez, encore un petit tour autour de la cathédrale, encore un petit arrêt devant l’un des multiples stands où on trouvera un dernier petit cadeau pour une soeur ou une petite amie (mignonnes blouses à 200 pesos), et pour finir une vue sur notre dernier hôtel, juste en face du Mercado Benito Juárez. C’était basique mais pas cher et assez sympa, juste un peu dérangeante par moments, l’exubérance joyeuse des clients Mexicains….
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Chalupas et Pozol - Drapeaux

Nous prenons le bus ADO pour Puebla (350 kms, 732 pesos pour 2 personnes). Les taxis nous coûtent 60 pesos à Oaxaca et 81 pesos à Puebla : oui, je dis bien 81 car nous le prenons au stand des taxis prépayés dans la gare routière de Puebla. Il y en a presque toujours et c’est bien pratique, au moins on n’a pas à s’inquiéter au niveau sécurité, les taxis sont enregistrés et contrôlés.

La route de Oaxaca à Puebla ? Aucun problème, comme du velours. Quelques paysages agréables dans les montagnes entre les états de Oaxaca et de Puebla (Castaneda ! Don Juan ! Don Genaro ! 😉).

Nous avons réservé dans un hôtel pas mal du tout vu son prix raisonnable. C’est une vieille maison de style rustique. La chambre est grande et assez confortable, et ouvre sur un patio ce qui est bien sympa pour prendre le petit déjeuner. Et pour changer, c’est tranquille, pas de clients bruyants ici et nous sommes isolés de la rue par les pierres de taille massives de la maison. Nous nous trouvons dans une position stratégique, dans un quartier très animé de la ville entre le marché de la Calle 3 Ote. et le Mercado Sapo. De plus, nous ne sommes qu’à 10 minutes à pied, tranquillement, du Zócalo et de la cathédrale.

Notre premier arrêt, guidés par notre ventre, c’est le Zócalo justement. Les côtés de la place sont bordés de superbes arcades et on y trouve bien sûr plusieurs restaurants. Nous prenons des bières (1 litre chacun !) et mangeons des « chalupas ». La bière est passable (j’ai déjà commenté sur les bières Mexicaines) mais les « chalupas » sont très bonnes, c’est une découverte, 😛 et nous nous en tirons pour 200 pesos à deux. Vous voyez, même dans un endroit de standing à peu près correct, les prix restent modiques ! 🙂

Sortis de table, nous traversons le Zócalo. C’est une grande place bien ombragée par des arbres exotiques (tiens donc !). La belle fontaine au milieu fonctionne 😎 : « au Mexique, il y a toujours des places avec plein d’arbres, plein de bancs publics et surtout plein de fontaines qui fonctionnent bien ». Cela faisait un bout de temps que je ne vous avais pas collé une de ces formules « au Mexique …. », hein ! 😉

Je vous donne une photo du débouché de la Calle Cinco de Mayo sur le Zocalo, avec un beau bâtiment décoré de moulures blanches qui se détachent bien sur les façades rouge sombre. Cette rue est très marchande et très animée, ça vaut la peine de s’y aventurer. Nous revenons de l’Avenida 2 Oeste sur le Zócalo par l’arcade de l’Ayutamiento, ce qui je crois doit être l’équivalent de l’hôtel de ville. Là, je suis surpris par les drapeaux hissés à une fenêtre. Au milieu, bien sûr, c’est le drapeau Mexicain. A gauche, je ne suis pas trop sûr : le drapeau Espagnol peut-être ? Mais grosse surprise, c’est bien le drapeau Français qui figure fièrement à droite ! Cela me surprend car – ouvrons une page d’histoire – la ville de Puebla est l’un des gros symboles de la résistance des Mexicains à l’agression Française de l’époque du Second Empire, sous Napoléon III. Une première bataille, en 1862, se solda par la défaite des troupes Françaises, menées par un certain Charles Ferdinand Latrille, Comte de Lorencez (décrit comme un abruti arrogant dans un film que j'ai vu sur cette "aventure" Française). Cependant, Puebla fut prise en 1863 et l’occupation Française de la ville dura quelques années.

Cette « Intervention » ne restera certainement pas l’une des pages les plus glorieuses de notre histoire nationale 🏴‍☠️😕 (à nous les Français). Malgré ces événements regrettables et douloureux, cela fait plaisir de voir que le Mexique sait garder une attitude positive vis-à-vis de la France. 🙂 En tout cas, c’est l’impression que me donne l’acte très symbolique de hisser le drapeau Français, ici à Puebla. Mais Je laisse à d’autres plus connaisseurs en la matière le soin d’élaborer.

Recentrons-nous sur notre ventre : ces « chalupas » n’étaient à vrai dire que des amuse-gueules. Donc nous nous aventurons un peu plus tard dans un autre restaurant qui nous semble plus populaire : la Pozolería Matamoros, située à l’angle de l’Avenida Don Juan de Palafox y Mendoza et de la Calle 6 Norte. Nous nous dirigeons vers la salle de l’étage, une salle bien « locale » mais aussi proprette. Nous nous commandons pour chacun un grand bol de pozol accompagné d’une Sol. C’est une soupe Indienne faite à base de mais bouilli avec des grosses tranches de « rabanos », des radis. Ce n’est pas mauvais du tout et ça nourrit bien. 😛 Nous payons notre addition de 215 pesos et retournons à l’hôtel car cela a été une longue journée, divertissante certes, mais nous en avons maintenant plein les pattes !
ME Memphre Globetrotter ·
l’agression Française de l’époque du Second Empire, sous Napoléon III. Une première bataille, en 1862, se solda par la défaite des troupes Françaises, menées par un certain Charles Ferdinand Latrille, Comte de Lorencez (décrit comme un abruti arrogant dans un film que j'ai vu sur cette "aventure" Française). Cependant, Puebla fut prise en 1863 et l’occupation Française de la ville dura quelques années.

Bonjour Georges,

En fait pas vraiment une ''aggression''.....a l'époque le MExique avait une dette énorme avec les USA, l'Angleterre et la France….Les 2 premiers pays se dirent que les mexicains ne pourraient jamais rembourser et effacerent la dette….. Mais pas la France….Napoleon III envoya donc la Légion et nomma Maximilien de Habsbourg( cousin de Sissi) gouverneur du Mexique. Cela dura 3 ans

Pres de Puebla se trouve le village de CAMERONE , là où la légion subit la défaite face à des mexicains 10 fois plus nombreux.

Lors de ton prochain voyage au Mexique tu ne manqueras pas de visiter QUERETARO , où fut arrêter et exécuter Maximilien par Benito Juarez…. Le Mexique a appartenu à la France pendant 3 ans….😛 Et c'est à la France que l'on doit les célebres mariachis….😎
On met longtemps à devenir jeune...
MI Michant Veteran ·
Bonjour Francis,

J'avais lu dans un de vos nombreux messages des adresses d'hôtels de bon standing que vous recommandiez à Querétaro et/ou San Miguel de Allende. Mais je n'arrive plus à remettre la main dessus. Pourriez-vous s'il vous plait me les indiquer de nouveau?

Merci! 🙂
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
En fait pas vraiment une ''aggression''.....a l'époque le MExique avait une dette énorme avec les USA, l'Angleterre et la France….Les 2 premiers pays se dirent que les mexicains ne pourraient jamais rembourser et effacerent la dette….. Mais pas la France….Napoleon III envoya donc la Légion et nomma Maximilien de Habsbourg( cousin de Sissi) gouverneur du Mexique. …..

Lors de ton prochain voyage au Mexique tu ne manqueras pas de visiter QUERETARO , où fut arrêter et exécuter Maximilien par Benito Juarez…. …... Et c'est à la France que l'on doit les célebres mariachis….😎

Hmmm, le mot « agression » est peut-être fort, mais je serais curieux de savoir comment les Mexicains voient la chose. Ce que j’ai compris après quelques lectures, c’est qu’il y avait une sacrée machination de la part de Napoléon III derrière toute cette affaire. Et qu’il avait trouvé un bon prétexte pour s’y lancer. Ce qui suit, je l’ai reconstitué à partir de quelques pages de Wikipedia, et certes Wikipedia n’est pas forcément toujours objectif. Mais l’ensemble ne sonne pas très « correct » en ce qui concerne le rôle de la France.

Depuis son indépendance de l’Espagne, le Mexique était en proie à une instabilité qui usait financièrement le pays. Le président Mexicain Juárez reconnut que le Mexique devait 70 millions de pesos à l’Angleterre, 9 millions à l’Espagne et 3 millions à la France. Les caisses du Mexique étant vides, Juárez décida en juillet 1861 de suspendre pour deux ans le paiement de la dette extérieure.

L’opportunité était belle pour un pays puissant comme la France d’y installer un régime à sa solde et d’en récolter les fruits. La solution, selon Napoléon III, était de mettre fin au désordre politique régnant et d'y instaurer un Empire.

En choisissant un prince autrichien, Maximilien d'Autriche (de la famille des Habsbourg, vice-roi de Lombardie-Vénétie), Napoléon III compensait diplomatiquement son engagement récent en Italie. Il avait en effet soutenu les mouvements nationaux Italiens contre l'Empire d'Autriche, ce qui lui avait permis d’annexer le comté de Nice et la Savoie. Après un nombre d’affrontements militaires (Magenta, Solferino), il avait forcé l’Autriche à céder la Lombardie. Mais ces résultats Italiens n’étaient pas très satisafaisants : d’un côté, l’Italie qui lui devait beaucoup restait un état naissant et faible ; d’un autre côté, il s’était mis à dos les puissances Autrichienne et Prusse. On voit bien comment le plan « Maximilien d’Autriche mis en place par la France comme empereur du Mexique » pouvait tout arranger pour Napoléon III :

1) Il se remettait dans les bons papiers de l’Autriche. 2) Une fois l’ordre rétabli au Mexique, le progrès serait au rendez-vous et le Mexique deviendrait le premier pays industrialisé d’Amérique latine et deviendrait un pays de choix pour les futurs émigrés Européens. 3) Ce plan pouvait contrebalancer en Amérique la puissance des États-Unis en créant un Empire catholique allié à la France.

Les conditions géopolitiques étaient excellentes en 1861 : les dettes du Mexique et l'attitude du gouvernement libéral de Juárez fournissaient des prétextes tout trouvés pour une intervention française « légitime ». En outre, on n’avait pas besoin de se soucier d’une intervention américaine, les Américains étant bien occupés avec la guerre de Sécession qui battait alors son plein.

Une légion belge de 4 000 hommes accompagnait les Français. La future impératrice Charlotte, l’épouse de Maximilien, était la fille du roi des Belges Léopold Ier. Celui-ci avait donc voulu participer à l'expédition, autant par raison familiale que parce qu'il nourrissait des espoirs d'expansion coloniale, comme l'avait prouvé une tentative de peuplement belge en Colombie. Charlotte était aussi princesse de Saxe-Cobourg et Gotha et duchesse en Saxe, petite-fille par sa mère du roi des Français Louis-Philippe Ier et cousine de la reine Victoria. Excusez du peu !

Les corps expéditionnaires Anglais et Espagnols qui s’étaient joints initialement aux Français abandonnèrent la partie et quittèrent le Mexique en avril 1862, laissant les Français (et les Belges) seuls dans leur aventure Mexicaine. On peut se demander pourquoi les Espagnols et les Anglais, auxquels le Mexique devait beaucoup plus qu’à la France, lâchaient la partie alors que la France s’y entêtait. Cela indique clairement que, pour la France, il y avait d’autres raisons que la dette financière….

Querétaro, j'y suis passé. Belle ville. Je ne savais pas que les mariachis résultaient d'une influence Française. Au moins la France aura laissé qqc de sympathique au Mexique!
ME Memphre Globetrotter ·
Bjr,

Pendant des années je parcourais le Mexique en Camping Car, donc sans jamais me préoccuper de l'hébergement. Depuis 2011 je '''fais'' le Mexique en voiture mais je n'ai jamais dormi à Quérétaro…... Par contre, il y a, au moins , deux tres bons hotels à San Miguel: Hotel Las minas (Cher et fabuleux) et Imperio de Angeles-moins cher mais tout aussi bien…. En général, les hotels sont plus chers qu'ailleurs à San Miguel (bcp de touristes et résidents canadiens et américains)
On met longtemps à devenir jeune...
ME Memphre Globetrotter ·
Je ne savais pas que les mariachis résultaient d'une influence Française. Au moins la France aura laissé qqc de sympathique au Mexique!

De ce qu'on m'a dit (je ne consulte pas Wiki) : Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage………..?
On met longtemps à devenir jeune...
MI Michant Veteran ·
Merci pour la réponse! 🙂 Je savais que vous avez sillonné le Mexique en camping-car, comme nous en Europe il y a plus de 25 ans. J'ai retrouvé une autre adresse que vous aviez conseillé: Hacienda Taboada (Aguas Tzermales) près de San Miguel. Au départ de Querétaro j'envisage un périple dans la Sierra de Gorda et la Huasteca Potosina, jusqu'à San Luis Potosi en une semaine minimum. Il va falloir sans doute que je me résigne à louer une voiture! 😐

Cordialement

Michel
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage………..?

La théorie a été réfutée car il a été prouvé que le terme était d'usage longtemps avant l'arrivée des Français. C'est ce que je lis, je peux me tromper!
ME Memphre Globetrotter ·
Bjr,

Je suis rentré de mon séjour hivernal au Mexique le 25 Mars apres être passé 3jours à la HUESTECA POTOSINA. Celle-ci devrait faire le sujet d'un autre message pour ne pas polluer le magnifique carnet de Georges….😛
On met longtemps à devenir jeune...
ME Memphre Globetrotter ·
Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage………..?

La théorie a été réfutée car il a été prouvé que le terme était d'usage longtemps avant l'arrivée des Français. C'est ce que je lis, je peux me tromper!

C'est tout a fait plausible: Je n, ai jamais vraiment approffondi la question….😎
On met longtemps à devenir jeune...
MI Michant Veteran ·
Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..?

La théorie a été réfutée car il a été prouvé que le terme était d'usage longtemps avant l'arrivée des Français. C'est ce que je lis, je peux me tromper!

C'est en effet ce qu'on peut lire ici: "Le mariage, un mythe étymologique" https://www.proceso.com.mx/290349/290349-el-mariage-un-mito-etimologico

Les mythes perdurent, repris par les guides touristiques et Wikipedia en français, lequel est contredit par la version en espagnol. https://es.wikipedia.org/wiki/Mariachi
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Les mythes perdurent, repris par les guides touristiques ….

On devrait faire la liste de tous ces mythes propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages. Car une telle illusion, une telle « profondeur supplémentaire », ça donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?

Je crois que je vais ouvrir une discussion là-dessus. Je ne crois pas que cela ait déjà été fait.

A Memphre: me permets-tu de te citer si j'ouvre cette discussion, sans donner ton nom ou pseudonyme?
ME Memphre Globetrotter ·
Aucun probleme….sens-toi bien à l'aise….😛
On met longtemps à devenir jeune...
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Aucun probleme….sens-toi bien à l'aise….😛

Super 🙂. Je vais m'y mettre dans les jours qui viennent. Le confinement (cause virus) pousse à la créativité et à l'imagination!
MI Michant Veteran ·
Je crois que je vais ouvrir une discussion là-dessus. Je ne crois pas que cela ait déjà été fait.

Dans "Pensées, réflexions de voyageurs"? Oh la la! Tu vas en terrain miné! 🏴‍☠️ Bon courage! 😉
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Je crois que je vais ouvrir une discussion là-dessus. Je ne crois pas que cela ait déjà été fait.

Dans "Pensées, réflexions de voyageurs"? Oh la la! Tu vas en terrain miné! 🏴‍☠️ Bon courage! 😉

Je sais, mais ce ne sera pas la première fois que j'affronterai la méchanceté, la hargne et la bêtise de certains forumistes!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Marchés et Chapeaux

Les rues de notre quartier sont coquettes, pleines de couleurs et de vie. Bars, restaurants, boutiques, il y a de tout. Et puis de l’animation aussi, tel ce joueur de guitare à un coin de rue. Petite remarque en passant, c’est du flamenco, c’est agréable à l’oreille – et nous en avons vu quelques uns du genre au Mexique – mais c’est loin d’être ce qu’on trouve en Andalousie ! De même pour les guitares : « au Mexique, on trouve des fabricants de guitares partout », mais j’attends toujours de voir un instrument qui se mesure à la qualité des guitares Espagnoles.

Nous arrivons sur la Plazuela de los Sapos, la « Place des Crapauds » : il y en a au moins un, qui orne cette fontaine (« au Mexique tralali tralala…. »). Il y a là un marché aux puces tout ce qu’il y a de plus sympathique, on y trouve un sacré bric-à-brac. Les stands sont joliment présentés et nous flashons sur presque tous. 😎 Clic, clic, clic, je prends un tas de photos. Je ne vous en donne qu’une petite sélection.

Nous traversons le marché, descendant la Calle 6 Sur. Sur notre gauche, un restaurant Français « Le Crapaud », les Cuisses de Grenouilles à la Provençale figurent probablement au menu ? Au bout de la rue, en face de nous sur l’Avenida 7 Oeste, une superbe maison arborant fièrement une façade d’un style un peu similaire aux azulejos du Portugal. 😎 Mais je trouve ça plus intéressant, cette combinaison de briques rouges et de carreaux bleu-blanc, entrelacées en diagonales et non bêtement en horizontales et verticales. Une touche originale de plus à ce genre aux origines mauresques, qui vient d’ailleurs peut-être de plus loin (Iran, Asie Centrale) – on ne saura jamais qui a influencé qui.

Nous revenons sur la Calle 3 Oeste, qui mène tout droit au Zócalo. Là aussi, il y a un marché offrant tout un tas de choses intéressantes. Deux jeunes Indiennes mignonnes (j’adore leurs yeux et leurs cheveux, très asiatiques 🙂) vendent des bricoles colorées, entre autres ces « lazos » pour chapeaux, une sorte de macramé. Y a un chapeau qui ne demande qu’à porter une telle décoration. C’est le chapeau marron qu’elle a acheté à Teotihuacan, celui que j’ai posé sur le stand des Indiennes, orné du « lazo » qu’elle vient de se choisir. Vous voyez qu’on n’a pas de mal à trouver des chapeaux sympathiques au Mexique ? C’est ce genre de chapeaux que la plupart des Mexicaines portent quand elles font du tourisme dans leur pays. Pas besoin de s’affubler de chapeaux « ridicules » !
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Cathédrale

Aujourd’hui, c’est vers la cathédrale que nous nous dirigeons. Ses deux tours, les plus hautes du Mexique, se dressent juste à côté du Zócalo. La cathédrale a été fondée à la fin du 16-ème siècle mais complètement rénovée au 17-ème siècle. Ses façades, construites de calcaire sombre, sont impressionnantes. Je n’ai pas assez de recul pour pouvoir saisir l’ensemble avec mon petit appareil, mais je pense que mes photos en donneront une petite idée.

L’intérieur, il y aurait des pages à écrire sur l’intérieur ! C’est saisissant. Dès l’entrée, nous sommes soufflés par les immenses portes de bois, du cyprès je crois. Elles sont richement travaillées de caissons géométriques qui rappellent immédiatement ce que l’Espagne a hérité des Maures, et a bien sûr apporté au Mexique. Magnifique. Imposant. 😎

C’est du baroque et donc assez chargé au point de vue décoration, comme c’est le cas de cette porte latérale (fermée) qui accède au chœur et à l’orgue : colonnades et linteau tarabiscotés, porte en bois aux caissons compliqués, dorures etc. Certains trouveront ça exagéré. Nous, nous trouvons ça magnifique.

Nous arrivons dans la nef et sommes soufflés, une fois de plus. Les hautes colonnes de pierre grise s’élèvent vers une multitude de coupoles. Plusieurs oculi apportent généreusement la lumière du jour. L’espace est ponctué de candélabres massifs, dorés bien évidemment. Malgré toutes ces complications décoratives, l’ensemble est équilibré et sait dégager une certaine sobriété. Cette remarque choquera certains, j’en suis sûr, mais l’équilibre, ce n’est pas la même chose pour tout le monde. C’est un peu comme la soupe, hein : certains l’aiment peu salée, d’autres la préfèrent bien salée – sans parler du poivre, du piment etc. qu’on peut y rajouter !

C’est dimanche et il s’y tient une messe, qui touche à sa fin. L’archevêque de Puebla se dirige vers une sortie en bonne procession et asperge généreusement la congrégation d’eau bénite sur son passage – nous avons droit, Y et moi-même, à une petite douche nous aussi. 🙂😉 L’archevêque est un homme très souriant, on sent sa bonté. Il s’adresse à plusieurs gens sur son passage. Mon éducation catholique me permet de comprendre l’émotion des gens, même si j’ai un peu passé le stage de la foi crédule (c’est un euphémisme). Y quant à elle, étant bouddhiste, est ouverte à tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la religiosité. Elle est au 6-ème ciel 😉 et n’oublie pas de joindre les mains (un « wâi » Thai) et de se signer au moment où les gouttes retombent de son goupillon.

Après ces moments forts dans la cathédrale, nous avons le reste de la journée pour nous promener dans cette ville magnifique. Y me dit que c’est celle qui lui plaît le plus jusqu’à présent. C’est pour dire !
MI Michant Veteran ·
La métaphore de la soupe pour décrire le baroque, il faut oser! 😎😎😎

L’archevêque de Puebla se dirige vers une sortie en bonne procession et asperge généreusement la congrégation d’eau bénite sur son passage – nous avons droit, Y et moi-même, à une petite douche nous aussi

Ce geste-là, il ne doit plus le faire aujourd'hui, je pense! 🏴‍☠️
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Maisons et Eglises

Encore quelques photos pour montrer Puebla : - 1) Avenida Don Juan de Palafox y Mendoza : une belle porte et une jolie façade montée en carrelage. C’est le style « talavera » typique de Puebla. - 2) Gros plan sur ces carreaux rouge – terre cuite qui encadrent joliment des carreaux plus petits aux motifs fleuris - réminiscence de ce qu’on trouve en Espagne (ou au Portugal). - 3) Un balcon surmonté d’un fronton assez frappant, aux couleurs pastel exquises. Je ne sais plus où j’ai pris cette photo mais c’est dans le centre historique. - 4) Les tours de « La Compañia Templo del Espíritu Santo », à l’angle de la Calle 4 Sur et de l’Avenida Don Juan de Palafox y Mendoza. Impressionnant, non ? - 5) Détails des moulures en stuc blanc sur fond rouge sombre. - 6) L’intérieur ce cette église. Style baroque semblable à ce que j’ai décrit pour la cathédrale. Il doit y avoir des différences mais je ne suis pas un expert, et l’impression reste la même : c’est beau.

- 7) Un porche en « talavera », quelque part sur la Calle Cinco de Mayo si je me rappelle bien. - 8) Enfin, il y a un tas d’églises à Puebla et elles valent presque toutes une petite visite, mais s’il y en a une à voir absolument, c’est celle de Santo Domingo, sur la Calle Cinco de Mayo. La construction par l’ordre Dominicain date de la fin du 16-ème siècle. Je ne vais pas m’attarder une fois de plus sur une description détaillée. C’est du baroque, c’est beau. Première photo vue de l’entrée.

- 9) Deuxième photo : l’autel surmonté d’un échafaudage abracadabrant de statues de saints. Tous les saints de la création n'y sont peut-être pas mais il y a là une bonne compagnie, déjà! - 10) Troisième photo : une chaire magnifique. En marbre blanc, je pense, rehaussé de motifs géométriques vaguement floraux, bleu profond. Quelle classe ! L’influence mauresque est évidente, ça rappelle assez bien les bains turcs et les hammams du monde musulman. - 11) Enfin, toujours dans cette église, on arrive à ce qui a été parfois été considéré comme la 8-ème merveille du monde, rien de moins : la Chapelle de la Vierge du Rosaire. Une œuvre du 17-ème siècle – la culmination du baroque néo-hispanique. C’est spectaculaire, du stuc doré partout. Suivant son orientation religieuse, on en est ou profondément ému ou complètement saoulé ! 😎😇😮

- 12) La dernière photo : la coupole de la chapelle. Pas besoin de commentaires supplémentaires.

Y et moi sortons de cette dernière église assez chamboulés par tout ce que nous avons vu. Peut-être pas encore complètement saouls, hein, alors direction l’abreuvoir le plus proche, c’est l’heure d’une petite margarita ! 😉😛
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Quelques pas au hasard

Nous n’avons passé que 2 jours à Puebla mais que de souvenirs !

Notre petit déjeuner qui nous est servi à l’hôtel, sur notre petit patio, par le propriétaire lui-même, un homme très sympathique, n’est pas très copieux – c’est souvent le cas au Mexique. Nous allons donc prendre notre petit déjeuner, le premier jour, au Café Milagros situé sur la Calle 6 Sur. L’intérieur est richement décoré dans un style très Mexicain, très haut en couleurs, jugez-en vous-mêmes par cette photo prise avec mon portable. Sur la carte du menu, une tête de mort nous invite à « satisfaire notre coeur » (« para un corazón contento »). 😉

Le hasard nous fait arriver sur le Mercado de artesanías El Parián, dans une allée parallèlle à la Calle 6 Norte. Sympa, ce petit marché, un peu touristique peut-être mais on y trouve plein de choses qui pourraient faire envie, des fringues, des sacs, des ceintures etc (photo). Quelques pas plus loin, nous tombons sur une place pleine de cafés animés, encore un endroit tentant, puis sur la place du Teatro Principal où je prends la photo de cette belle fontaine (encore une !).

Il commence à faire sombre et j’atteins la limite photographique de mon portable. Le théâtre, c’est ce beau bâtiment ocre-jaune. Tout ce quartier semble surtout être fréquenté par des jeunes. Puebla est connue pour sa population étudiante.

Il fait bon vivre dans cette ville. 🙂
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Puebla – Petit déjeuner culturel

Le matin de notre départ pour notre prochaine étape, Cholula, nous prenons un second petit déjeuner à la Casa del Mendrugo. C’est un café qui se trouve sur la Calle 4 Sur, sur lequel nous sommes tombés par hasard. C’est une maison construite au 16-ème siècle par les Jésuites et financée par les aumônes, d’où son nom (« mendrugos « = « limosnas »).

C’est bien plus qu’un café, c’est « l’espace où l’Histoire, l’Art, la Musique et la Gastronomie vibrent en harmonie». Tout un programme ! Et encore : « … l’expression culturelle des témoignages des anciennes générations qui fusionnent avec l’époque et la culture actuelles ». Je traduis le mot « testimonio » par « témoignage » mais je crois que le sens serait plutôt celui de « vestiges ».

Priorité à la gastronomie pour nous, car nous avons faim ! Il y a ce qu’il faut, voyez mon assiette : des chilaquiles (je pense) joliment présentés. Et une tasse de bon café avec. 😛 Y a dû manger qqc aussi car l’addition est de 290 pesos, ce serait bien cher pour une seule personne.

La salle n’est pas banale, elle ressemble assez à ce qu’une personne de bon goût pourrait s’aménager chez soi. Les murs sont garnis d’étagères garnies de tout un tas de bricoles. C’est sympa, ça occupe l’œil agréablement. 🙂

Au moment de payer, la jeune femme au comptoir nous dit que nous devrions voir « le musée » qui se trouve plus à l’intérieur du bâtiment. Gratis, nous sommes des clients. Là, autre surprise agréable : il s’agit vraiment d’un musée (il y a aussi des salles pour ateliers artistiques et conférences). Comme la mort tient une place primordiale dans la culture Mexicaine, la première salle y est consacrée : et en avant, une nouvelle collection de têtes de morts, dis donc, c’est que ça commençait à nous manquer ! 😉

On croit les avoir toutes vues, ces têtes de morts, après quelques semaines au Mexique. Mais non, il reste des choses à découvrir ! Nous arrivons à ce que je considère comme les pièces maîtresses de ce musée : les crânes gravés. Oui !

Voyons le crâne du Seigneur « Parole de Mort». Ce crâne vient de la région de Oaxaca et date de la période dite post-classique (900-1521 de l’ère chrétienne). Trois photos : le crâne entier ; gros plan sur la gravure ; une fois « dépliée », la gravure nous donne ce dessin d’un guerrier (les couleurs sont bien sûr une interprétation). Il y a plusieurs objets « du même tonneau » mais un seul exemple suffira, je pense. Cette fascination des Mexicains avec la mort …. Intrigant …. Et fascinant, justement, non ? 😇 😮

Nous sommes repus physiquement et culturellement après cette visite à la Casa del Mendrugo. Le moment est venu de « mettre nos guêtres » et de nous rendre à notre prochaine étape, Cholula.

Je vais me répèter, je le sais, mais cette ville de Puebla nous a énormément plu. 😎🙂 Et nous n’avons fait que l’effleurer. Nous n’avons peut-être « testé » que le tiers ou le quart du centre historique, qui lui-même n’est qu’une partie minuscule de cette ville de 1.5 millions d’habitants (le double si on considère l’agglomération).

Ce sera tout pour aujourd'hui. Hasta luego, amigos!

NB: l'expression "Hasta la vista!" est une invention de gringos. C'est un mythe ! 😉
ME Memphre Globetrotter ·
NB: l'expression "Hasta la vista!" est une invention de gringos. C'est un mythe ! 😉

y «Hasta la proxima» tambien….😛

PS :Je m'aperçois face à ton récit , que je n, ai pas vu grand chose de Puebla….. Va falloir y retourner otra vez….
On met longtemps à devenir jeune...
AQ Aquilegia Globetrotter ·
J’ai mentionné la « Sol ». Avec la « Corona » bien connue (pas le virus !), ce sont mes bières préférées au Mexique. Elles sont rafraîchissantes. 😛 J’ai goûté à quelques autres mais je n’ai jamais trouvé de bière vraiment excellente (j’avais la même expérience en Colombie). Je donnerai cependant une citation exceptionnelle à la bière « Indio », pour son nom d’abord, et pour cette édition spéciale « Bienvenidos – Edición Muertos » que je trouve assez cocasse

En fait, on trouve de plus en plus bieres artisanales au Mexique, surtout a Oaxaca. J'avais deja bu une biere excellente de Tierra Blanca dans un tres bon restaurant (Zandunga) a Oaxaca. Mais avant mon dernier voyage a Oaxaca en janvier cette annee, j'ai google un peu et j'ai trouve plusieurs bons sites qui parlent des bieres artisanales a Oaxaca. Grace a ces sites, j'ai trouve un petit bar tout pres de mon logement qui etait le Oaxaca Brewing Company. Chaque jour il y avait 5 bieres differentes a la pression. Le bar est tres petit mais l'ambiance et acceuil sont excellents.

Parmi les bieres industrielles, j'aime bien Sol, Montejo, Tecate, et Indio.

http://cervezatierrablanca.com/ (espagnol)

https://slightnorth.com/craft-beer-in-oaxaca/ (anglais)
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
J’ai mentionné la « Sol ». Avec la « Corona » bien connue (pas le virus !), ce sont mes bières préférées au Mexique. Elles sont rafraîchissantes. 😛 J’ai goûté à quelques autres mais je n’ai jamais trouvé de bière vraiment excellente (j’avais la même expérience en Colombie). Je donnerai cependant une citation exceptionnelle à la bière « Indio », pour son nom d’abord, et pour cette édition spéciale « Bienvenidos – Edición Muertos » que je trouve assez cocasse

En fait, on trouve de plus en plus bieres artisanales au Mexique, surtout a Oaxaca. J'avais deja bu une biere excellente de Tierra Blanca dans un tres bon restaurant (Zandunga) a Oaxaca. Mais avant mon dernier voyage a Oaxaca en janvier cette annee, j'ai google un peu et j'ai trouve plusieurs bons sites qui parlent des bieres artisanales a Oaxaca. Grace a ces sites, j'ai trouve un petit bar tout pres de mon logement qui etait le Oaxaca Brewing Company. Chaque jour il y avait 5 bieres differentes a la pression. Le bar est tres petit mais l'ambiance et acceuil sont excellents.

Parmi les bieres industrielles, j'aime bien Sol, Montejo, Tecate, et Indio.

http://cervezatierrablanca.com/ (espagnol)

https://slightnorth.com/craft-beer-in-oaxaca/ (anglais)

Les bières artisanales se sont propagées comme un feu de brousse ces dernières, quoi, 20 années? A Bangkok, on trouve d'excellentes bières de "micro-breweries" depuis déjà pas mal de temps (les bières industrielles au PDS sont franchement médiocres par contre).

Oui, nous avons bien apprécié la Sol (un peu le style de la Corona) et aussi la Indio (voir photo plus haut). Les autres que tu mentionnes, je ne les connais pas.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Cholula – Sabre et Goupillon

Nous avons pris un taxi pour aller à Cholula. Ce n’est pas loin, une douzaine de kms de Puebla, et ça ne nous coûte que 120 pesos, une bagatelle. Nous arrivons en fin de matinée et, malgré ce bon deuxième petit déjeuner pris à la Casa del Mendrugo, nous avons déjà faim. Nous posons nos affaires à l’hôtel et nous nous mettons immédiatement en route, à la découverte de Cholula.

C’est une petite ville qui se gère très facilement à pied. Tout se trouve à quelques centaines de mètres. Nous nous dirigeons naturellement vers le Zócalo. Sur le côté est, nous tombons sur un grand complexe religieux, le couvent franciscain de Saint Gabriel. La construction a commencé dès 1540, avant même que les Espagnols arrivent à Tenochtitlan (la ville de Mexico). Les Espagnols ne faisaient pas dans la dentelle, ils rasaient les monuments indigènes pour construire leurs églises. Ici, c’est un temple dédié au dieu Quetzalcoatl, le fameux Serpent à Plumes, qui fit les frais de leur zèle religieux excessif - religieux à sens unique bien entendu, celui des conquérants.

Il y a une chapelle, pour commencer, la Capilla Real de Naturales. Au cas où vous penseriez « petit » quand vous entendez « chapelle », détrompez-vous, celle-ci est énorme. Ses murs massifs et sévères, de pierre volcanique gris-noir, sont à peine adoucis par des créneaux couleur jaune crème. En fait, l’édifice a été presque complètement reconstruit vers la fin du 18-ème siècle. L’intérieur est assez sobre. L’arrangement de colonnes et de coupoles rappelle curieusement le style d’une mosquée. On pourrait penser à la Mezquita de Córdoba, par exemple.

On arrive ensuite à la Chapelle du Troisième Ordre. Dis donc, ces Espagnols, ils étaient inventifs avec des noms pareils ! Une longue façade jaune-crème, c’est déjà moins austère. De style plus franchement baroque, voyez la photo de l’intérieur. L’obsession morbide du catholicisme Espagnol nous offre ici un Jésus couronné d’épines, gisant mais recouvert d’une cape violette et dorée.

Sous les arcades de la façade, nous dirigeant maintenant vers l’édifice principal, nous trouvons une dédicace à la Vierge faite de carreaux style azulejos. Le message est assez saisissant :

« Très Sainte Vierge de Guadalupe, reçois la couronne que Cholula t’offre, toi la Reine du Travail. Défends-la (Cholula) du péril communiste et conserve-lui la foi catholique. » Le tout signé par une douzaine de personnalités etc.

On pourrait penser que ce genre de proclamation reflète une époque maintenant révolue – ça date de 1955 - mais qqc me dit que peut-être bien que non. Si je ne me trompe, l’Amérique Latine connaît encore des relents de « la Sainte Alliance du sabre et du goupillon » …. 🤪😇

Enfin, nous voici à l’église de Saint Gabriel, attenante au couvent proprement dit. Je ne vous en montre que l’entrée, surmontée d’une seule tour. Au fond sur la gauche, c’est la Chapelle du Troisième Ordre que nous venons juste de visiter. Et non, cette fois, assez c’est assez, je ne vais pas vous la raconter, cette église ! C’est bien beau tout ça mais n’oublions pas notre mission première, celle de trouver à nous restaurer. Nous arrivons enfin sur le Zócalo. Nous le contournons sans nous y attarder et allons voir de l’autre côté. Avec un peu de chance, ce sera moins religieux et plus terre à terre !
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Cholula – Couleurs – Page d’Histoire

De l’autre côté du Zócalo, il y a plusieurs cafés et restaurants sous des arches fraîchement repeintes couleur brun – rouge (elles étaient bleu aigue-marine quelques années plus tôt). Ma photo montre en arrière-plan la paroisse de San Pedro, une église du 17-ème et 18-ème siècle. Nous n’y entrons pas – nous avons fait le plein d’églises pour la journée ! Nous nous contentons d’apprécier le graphisme de ses murs blancs ponctués de fenêtres aux cadres brun – rouge et couronnés par une tour des mêmes couleurs. Couleurs fraîches également car l’église était d’un jaune – carotte vif il n’y a pas si longtemps.

A quelques pas plus loin sur l’Avenida Miguel Hidalgo, nous tombons sur un restaurant qui nous semble pas mal, la Casa de Frida Kahlo. L’intérieur est une cour joliment ornée. Des pots de fleurs entourent une fontaine de laquelle ne jaillit aucune goutte - un phénomène rare dans ce pays. Une espèce de plate-bande fait une fusion amusante du Japon – Mexique : le Japon, c’est un petit jardin de galets le Mexique, c’est une collection de crânes vivement colorés (surprise, surprise). Le personnel, des jeunes gens très souriants, et assez curieux aussi, ne manque pas d’engager une bonne discussion avec nous. Nous mangeons des arracheras délicieuses. Le repas plus boissons nous revient à la somme astronomique de 600 pesos – plus de 25 Euros à deux, nous faisons des folies !

Nous repassons par le Zócalo mais cette fois nous le traversons vraiment. Ce qui nous fait découvrir une exposition photographique de plein air sur un thème historique brûlant au Mexique, celui de l’agression coloniale. Un panneau nous en donne immédiatement la teneur (photo) :

« Aux 500 années depuis la profanation jusqu’à notre sagesse »

Avec ces paroles vibrantes : « Ils arrachèrent nos fruits Ils coupèrent nos branches Ils brûlèrent notre tronc Mais ils ne purent pas tuer nos racines »

Il s’agit bien évidemment de la profonde blessure ressentie encore de nos jours par les peuples indigènes du Mexique. Les photos d’un homme en costume de guerrier expriment la fierté de ces gens.

Cholula était un lieu sacré pour les Mexicains. Cette ville était pour eux l’équivalent de Rome ou de la Mecque. C’est là que Cortès se distingua par un sombre événement : le massacre de Cholula. Dans sa marche de la côte vers Tenochtitlan, il s’arrêta à Cholula. C’était en octobre 1519. Tout commença paisiblement : la ville accueillit Cortès et donna nourriture et logement à ses troupes. Cependant, les habitants de Cholula complotèrent contre les Espagnols, incités en cela par les émissaires de Motecuhzoma, l’empereur Aztèque. Ils évacuèrent les femmes et les enfants avant de passer aux actes et de se débarrasser des envahisseurs. Motecuhzoma avait envoyé 3000 guerriers déguisés en porteurs. Les Espagnols se rendirent compte de ce qui se tramait contre eux et prirent les devants, d’où le massacre de plusieurs milliers de gens.

On ne pourra jamais effacer cette barbarie, mais il faut aussi comprendre le contexte. Les Aztèques avaient certainement eu vent de la manière abominable de laquelle les Espagnols se conduisaient depuis un quart de siècle à Cuba et Saint Domingue, et ne voulaient absolument pas leur permettre l’accès à leurs territoires. Cortès quant à lui n’avait qu’une idée en tête, c’était justement d’arriver à Tenochtitlan, la capitale Aztèque (la ville de Mexico actuelle). De ces volontés antithétiques résultèrent des chassés-croisés diplomatiques et une méfiance mutuelle.

De plus, l’empire Aztèque n’était pas parfaitement cimenté. On a l’impression que les Aztèques de Tenochtitlan exerçaient un contrôle assez pénible sur les peuples qui faisaient partie de leur empire. Lesdits peuples ne portaient donc pas les Aztèques dans leur cœur et étaient assez enclins à la rébellion. Dès son arrivée, Cortès s’était trouvé des alliés chez les Totonaques, le peuple côtier. Il était arrivé à Tlaxcala, puis Cholula, accompagné de 100,000 guerriers Totonaques (selon Christian Duverger, dans son livre « Cortès »). 100,000 guerriers ! De tous côtés, on pouvait facilement craindre des actions violentes. Et les Aztèques avaient la réputation d’être des guerriers farouches. De là à la paranoïa chez les Espagnols, il n’y avait peut-être pas loin. Il suffisait de peu pour mettre le feu à la poudre.

Les uns verront l’action des Espagnols comme un acte de légitime défense. D’autres diront que les Espagnols étaient des intrus et qu’ils ne venaient certainement pas pour faire la charité : ils n’avaient pas à être là. Personnellement, je penche plutôt de ce côté.

Il faut au moins être conscient de ce contexte historique quand on visite cette partie du monde. L’ignorer serait passer complètement à côté de la plaque.
FR Frmi31 Veteran ·
L'art mauresque est appelé arte MUDeJar
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Cholula – Boissons et autour de la Pyramide

En début de soirée, sur le retour vers l’hôtel, un bar sympathique nous interpelle : la Mezcalería située sur 6 Norte, au coin avec 6 Oriente. Il doit y avoir de l’ambiance plus tard dans la soirée mais pour l’instant, nous sommes pratiquement les seuls clients. Y se désaltère avec une ale artisanale. Quant à moi, toujours intrigué par les spécialités locales, je prends un pulque. J’en avais déjà goûté une ou deux fois et ça m’avait bien plu. C’est une boisson qui me rappelle le « siasser wii », le vin nouveau Alsacien qu’on déguste avec des noix et du «büra brot » (« pain paysan »), ou le « sàátho » qu’on fait avec du riz gluant et qu’on laisse douillettement fermenter dans la paille de riz dans le nord-est de la Thaïlande, ou encore le « tuak », ce vin de palme des îles Indonésiennes. 😛😉 Des breuvages bien rafraîchissants, légèrement alcoolisés, qui se boivent facilement mais attention aux résultats …… Celui-ci est un poil sucré à mon goût…. Le tout pour 120 pesos.

Le lendemain matin, nous allons voir la pyramide de Cholula. C’est la plus grande pyramide jamais construite en Amérique Centrale et, dit-on, la plus grande au monde. C’est bien moins connu que la grande pyramide de Gizeh, qui est plus haute mais moins volumineuse.

La pyramide a été construite en plusieurs phases s’étalant sur plus d’un millénaire. Elle était dédiée au dieu Quetzalcoatl, le fameux Serpent à Plumes. On la remarque de très loin. C’est une des « cartes postales » les plus emblématiques du Mexique : une magnifique église de couleur orange, construite au son sommet de la pyramide, se détache sur célèbre volcan Popocatépetl en arrière-plan. 😎 Sans nul doute, les Espagnols ont construit cette église en remplacement d’un temple indigène qu’ils n’ont pas manqué de détruire.

Cette première photo montre bien pourquoi les Indiens ont donné son nom au volcan : « Popocatépetl », ça signifie « la montagne qui fume « en nahuatl. La photo n’est pas de moi, je l’ai empruntée au musée que nous allons voir plus tard (j’anticipe). On ne voit pas ici la pyramide en son entier, on n’en voit que le sommet, mais on est frappé par l’écho qu’elle donne de la pyramide naturelle et majestueuse du volcan. Il n’est pas difficile de voir pourquoi Cholula, au pied du volcan, était un lieu sacré pour les Indiens, et pourquoi ils y avaient construit cette pyramide.

Cholula était aussi un lieu d’une importance primordiale avant l’arrivée des Espagnols. Deux grands axes de communication s’y croisaient, venant de Tenochtitlan : vers la côte des Caraïbes, et vers la région de Oaxaca et de là vers l’Amérique Centrale. Cholula était déjà bien développée il y a 2000 ans et devait avoir des relations commerciales avec Teotihuacán.

Nous nous approchons de la pyramide. Bien des gens avant nous avaient eu un peu de mal à y voir une construction artificielle car elle est entièrement recouverte de végétation. Nous achetons des billets pour la visite des ruines mises à jour à sa base – 75 pesos pp. Disons-le tout de suite, il n’y a pas besoin de billet pour aller au sommet et visiter l’église. Les ruines ne sont peut-être pas exceptionnelles si on a déjà vu des sites comme Teotihuacán, Monte Albán, Palenque etc. Il faut reconnaître que les fouilles archéologiques n’ont peut-être fait qu’»effleurer» le site jusqu’à présent. Et maintenant que nous y sommes, c’est une balade agréable autour de la pyramide et nous avons des vues bien dégagées sur l’église. Il n’y a vraiment que sur le côté ouest qu’on trouve un ensemble qui ressemble vraiment à grand-chose, probablement le fruit d’une reconstruction récente : les deux premiers étages d’une pyramide avec une volée de marches, ce qui n’est pas sans rappeler les pyramides de Teotihuacán.

Comme d’habitude, il y a dans ce parc archéologique plusieurs panneaux expliquant tout un tas de choses, en Espagnol et en Anglais. On ne manque pas de rappeler aux visiteurs cette triste affaire du massacre de Cholula, « la matanza de Cholula ». Ce qu’on dit ici des guerriers indigènes qui accompagnaient Cortès est complètement différent de ce qu’en dit Christian Duverger. Il aurait eu une escorte de 5000 guerriers de Tlaxcala et de 500 guerriers de Cempoala – Cempoala (ou Zempoala) étant la ville principale des Totonaques. On est loin des « 100,000 guerriers Totonaques » de Duverger. Et compte tenu de ce qu’on ne parle par la suite que de quelques milliers de guerriers Aztèques et de quelques milliers de morts, Aztèques et gens de Cholula confondus, on peut penser que « milliers » est plus réaliste que « centaine de milliers ». Je colle le passage en question, vu sur un panneau, en Espagnol mais certains pourront facilement le lire.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Cholula – Du haut de la Pyramide

La pyramide de Cholula n’est pas du tout comme les autres pyramides du Mexique : elle est couverte de végétation. Un chemin bien aménagé nous amène assez facilement au sommet. Les Espagnols y ont construit l’église de « nuestra Señora de los Remedios » entre 1594 et 1666.

La vue sur le massif volcanique qui se dresse à l’ouest est époustouflante. 😎 A gauche, on ne peut pas se tromper, c’est le célèbre Popocatépetl, haut de 5426 mètres, et sur sa droite se dresse le Iztaccihuatl qui lui ne « fait que « 5230 mètres de haut. A Cholula, on est déjà à 2150 mètres d’altitude mais ces volcans nous toisent du haut de leurs 3000 mètres supplémentaires, là, à une trentaine de kms devant nous.

Ce sont les points les plus hauts du Mexique après le Pic de Orizaba (ou Citlaltépetl) qui, lui, domine la Sierra Madre Oriental du haut de ses 5636 mètres, à moins de 200 kms vers l’est.

J’ai pris soin, sur ma première photo, d’encadrer le Popocatépetl et le Iztaccihuatl entre la croix et les anges qui se trouvent à l’entrée du parvis. Cette croix est sans doute assez récente. Celles que les Espagnols avaient dressées, avant de construire l’église, avaient été frappées plusieurs fois par la foudre – la colère des dieux indigènes ?

Sur cette photo, la croix indique exactement l’ensellement entre les deux volcans. C’est par là que Cortès traversa la chaîne volcanique pour accéder à la vallée de Tenochtitlan. D’où le nom de Paso de Cortès donné au col, qui se situe à quelques 3400 mètres d’altitude. La route habituelle passait un peu plus bas et plus au nord mais Cortès s’attendait à ce que les Aztèques l’y attendent en embuscade.

Cela laissera certains froids, mais personnellement je trouve toute cette histoire et cette géographie absolument fascinantes. Je n’ai pas de mal à partager la surprise, l’émerveillement même des Espagnols quand ils aperçurent la vallée de Tenochtitlan (Mexico) du haut de ce col. Citons Bernal Díaz del Castillo, un compagnon de Cortès, qui écrit la “Historia verdadera de la conquista de la Nueva España »:

« Nous tombâmes d’admiration. Nous nous disions que tout cela ressemblait aux enchantements que conte le livre d’Amadis, avec ces grandes tours et ces temples de pierre qui s’élevaient au milieu de l’eau. Et certains de nos soldats disaient que ce qu’ils voyaient ne pouvait être qu’un songe ». 😮

Si vous regardez bien cette première photo, vous remarquerez que les crêtes de l’ Iztaccihuatl sont enneigées alors que le Popocatépetl ne l’est pas, malgré sa culmination 200 mètres plus haut. C’est qu’il est semi-dormant, lui, et il fume – il mérite bien son nom ! Il est même entré en éruption quelques semaines après notre passage. Ce n’est rien, il n’y a pas de quoi s’alarmer, le Popocatépetl n’a connu qu’une quinzaine d’éruptions majeures depuis l’arrivée des Espagnols ! 🏴‍☠️😮😉

Nous nous arrachons à cette vue hypnotisante, nous nous tournons vers l’église. Comme j’ai déjà écrit des romans fleuves sur les églises Mexicaines, cette fois ci je serai bref : elle est jolie (elle a été largement restaurée à la fin du 19-ème siècle). L’intérieur : magnifique.
MI Michant Veteran ·
Bonjour,

Vous deux avez eu de la chance de pouvoir contempler le Popocatépetl. Je crois qu'en règle générale il est plutôt timide, non? C'était en novembre? Peut-être cette vue vaut-elle, à elle seule ce détour par Cholula.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bonjour,

Vous deux avez eu de la chance de pouvoir contempler le Popocatépetl. Je crois qu'en règle générale il est plutôt timide, non? C'était en novembre? Peut-être cette vue vaut-elle, à elle seule ce détour par Cholula.

Oui, c'était vers mi-novembre. Sans nul doute, l'un des paysages qui m'a le plus frappé. En plus, avec tout le contexte Mexicain, un vrai bonheur.

Ça vaut le détour : un euphémisme. Qu'on y pense: - Puebla = la blessure infligée par l' "intervention" Française au 19-ème siècle - Cholula = la blessure infligée au Mexique par les conquistadors Espagnols il y a 500 ans - Les paysages + la vie animée + la beauté architecturale etc

Tout ça dans un mouchoir de poche en quelque sorte.
FR Frmi31 Veteran ·
Toujiurs dans le Mexique Colonial !
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Toujiurs dans le Mexique Colonial !

Je ne vois pas très bien ce que tu ajoutes d'intéressant à ce poste. Toujours des remarques du genre " je n'aime pas les églises " ou " le Mexique colonial ne m'intéresse pas".

D'ailleurs, cette définition "Mexique colonial ", c'est par opposition à quoi? Par opposition à un "Mexique indigène"? Ça me semble être une définition assez étriquée, ces deux facettes du Mexique ne sont pas si séparées que ça. Ça sent son agent de voyage :

"nous vous offrons la formule Mexique Colonial en 7 jours (plus un jour de relâche au bord de la piscine) …. ou bien "nous vous offrons la formule Temples et Marchés Indiens (garantis authentiques) en 6 jours - avec une option de 3 jours de plus sur la plage".
MI Michant Veteran ·
D'abord on commence par dire bonjour!

Toujours dans le Mexique Colonial !

Faux! 😮 Il a largement été question du Mexique préhispanique dans ce récit, ne serait-ce qu'avec cette pyramide de Cholula. Il y a aussi les marchés, la cuisine, des pages d'histoire et je crois savoir que vous avez des lacunes en la matière! Donc ce carnet a de quoi satisfaire un large spectre de lecteurs.

C'est vrai, il manque les plages "paradisiaques", mais l'auteur nous avait prévenus et j'en suis ravi! Le Mexique ce n'est pas que la péninsule du Yucatan et la soi-disant Riviera Maya!

Sinon, je confirme que vous êtes pénible, et le mot est faible! Et puis si ce carnet vous déplait, rien ne vous oblige à le lire, ni ne vous interdit de rédiger le vôtre! 😠
FR Frmi31 Veteran ·
Restez vous même poli je ne ferais jamais de carnet par modestie mes souvenirs me sont propre
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
FR Frmi31 Veteran ·
B ailleur quand bon me semblera e non parce QU VOUS M4EN Aµ

Bonsoir, J'irai voir ailleurs qu'en bon me semblera et non parce que vous me l'avez ordoné

onjour , J'irais voir
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
JO Joss34 ·
C'est l'hôpital qui se fout de la charité. Tes posts n'apportent rien si ce n'est que de la négativité. Tu ne fais pas de carnet par modestie? Laisse moi rire, tu aimes te la raconter à longueur de journée que tu as fait tel et tel voyage avant les autres, que tu ne voyages que dans un certains "standing", etc... Tu n'aimes pas le Mexique "colonial"? Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de tes goûts, la terre ne tourne pas autour de toi. Par ailleurs laisse moi rire, vanter le Yucatan comme "authentique" alors que c'est quand même l'usine à fric du Mexique, il faut oser.
FR Frmi31 Veteran ·
OUi le Yucatan est une usine a fric et alors moi je m'y plait et j'aime ses pyramides et ses attractions et pour moi vacances rythment avec confort
Le Mexique pour toujours après de nomb Les chiens aboient la caravane passe
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Je trouve cette distinction faite par certains entre un « Mexique Colonial « et d’ »Autres Mexiques » assez artificielle et somme toute stérile. Mais puisqu’elle est là, il sera peut-être utile de définir ce à quoi on se réfère dans une telle discussion.

Pour ma part, je dirai que le « Mexique Colonial » serait l’ensemble de ces régions où les Espagnols ont le plus laissé leurs marques pendant les 3 siècles qui précédèrent l’indépendance. Bien naturellement, on pensera tout d’abord aux villes le plus marquées par leur architecture. C’est ainsi qu’un guide comme le Lonely Planet donne une liste de « Villes Coloniales Historiques » (page 27 de l’édition 2019, en Anglais). Puebla et Oaxaca y figurent : ce sont les archétypes de la « ville coloniale » puisqu’elle ont été fondées par les Espagnols - à quelques kms des villes indigènes préexistantes, à savoir Cholula et Zaachila, respectivement.

Cela veut-il dire que quand on passe par Puebla ou Oaxaca on passe à côté d’un « autre Mexique » ? Non, bien sûr que non. Il suffit de sortir de la ville pour trouver les « indigènes ». Prenons le cas de l’ethnie Nahua : le peuple indigène le plus nombreux du Mexique. Qui plus est, c’est dans l’état de Puebla que la culture Nahua est la mieux conservée. Il suffit de regarder les statistiques du recensement de 2000 (population et locuteurs Nahua). Ce n’est pas pour ignorer le monde Maya, mais il n’y a pas que lui !

Mais voilà, on ne va pas visiter l’arrière-pays de l’état de Puebla. Il n’y a pas de ruines célèbres (en dehors de Cholula) et surtout il n’y a pas de plages !
MI Michant Veteran ·
Bonjour Georges,

Je trouve cette distinction faite par certains entre un « Mexique Colonial « et d’ »Autres Mexiques » assez artificielle et somme toute stérile.

Cette "non-distinction" s'applique à toute l'Amérique latine qui rassemble le plus grand métissage de l'histoire moderne: indien, européen et africain (Brésil, espace caraïbe). D'ailleurs le Mexique colonial n'existe plus depuis 1821. Il faudrait alors parler de l'héritage colonial du Mexique.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
….. D'ailleurs le Mexique colonial n'existe plus depuis 1821. Il faudrait alors parler de l'héritage colonial du Mexique.

Bien sûr, strictement parlant.

Mais on parle ainsi pour faire plus court..... Je veux espérer que tous les lecteurs savent que nous ne parlons pas d'une partie du Mexique qui, miraculeusement et mystérieusement, serait restée une possession Espagnole!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Cholula – Histoire et Géographie

Avertissement pour les « ceusses » qui seraient allergiques à l’histoire et à la géographie : ne lisez pas la suite !

Quant à moi, je ne peux pas m’empêcher de me pencher sur ce qui fait « marcher » un pays, sur ce qu’il a dans ses entrailles. Surtout s’il s’agit d’un pays aussi captivant que le Mexique. Cela inclut un peu de tout. Aujourd’hui, ce sera une fois de plus l’expédition de Cortès et ces volcans. Ce n’est quand-même pas une affaire banale, reconnaissez-le !

Comme j’en ai déjà pas mal parlé, il me suffira d’ajouter cette carte de la région allant de Puebla à la ville de Mexico. Je l’ai annotée pour bien faire ressortir 1) comment la « vallée » de Mexico est enserrée par un ensemble de massifs volcaniques et 2) la route empruntée par Cortès pour atteindre la ville de Tenochtitlan (l’ancienne Mexico), par contraste avec la route plus facile qui traverse la montagne plus au nord mais à moindre altitude (c’est d’ailleurs le seul axe routier digne de son nom de nos jours, venant de l'est).

On voit bien que toute la région est un haut plateau. Il n’y a que tout en bas et à gauche de cette carte qu’on trouve des altitudes en dessous de 2000 mètres. Cette carte n’est en fait qu’une petite partie du haut plateau volcanique du Mexique central.

Voilà, j’espère que certains apprécieront. J’y ai quand-même mis 2 ou 3 heures de travail !
CA Capucine33 Veteran ·
Bravo et merci +++ pour ce carnet , très complet nous préparons un voyage au Mexique et toutes vos indications sont précieuses car elles nous font déjà rêver ... nous étions d'abord en préparation d'un circuit " classique " dans le Yucatán mais à vous lire ... cela nous tente de poser son sac un peu plus à l'ouest à bientôt à vous lire
capucine
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Bravo et merci +++ pour ce carnet , très complet nous préparons un voyage au Mexique et toutes vos indications sont précieuses car elles nous font déjà rêver ... nous étions d'abord en préparation d'un circuit " classique " dans le Yucatán mais à vous lire ... cela nous tente de poser son sac un peu plus à l'ouest à bientôt à vous lire

Merci à vous aussi! Ça fait plaisir de savoir qu'on fait plaisir! 🙂
MI Michant Veteran ·
Bonjour Georges,

Avertissement pour les « ceusses » qui seraient allergiques à l’histoire et à la géographie

Je fais partie des "ceusses" qui ne le sont pas, au contraire! 🙂 D'ailleurs j'accompagne souvent mes carnets de sauce historico-géographique, par exemple celui-ci: https://voyageforum.com/v.f?post=7640569;#7640569 Mais j'ai peur de lasser les lecteurs. D'ailleurs je suis en train de rédiger un 3e carnet sur la Russie et je me demande si je ne vais pas édulcorer la tisane historique qui risque de paraître trop amère à certain.e.s ! 😎

il me suffira d’ajouter cette carte de la région allant de Puebla à la ville de Mexico

Très beau travail de cartographie et de géographie historique, et avec courbes de niveau, s'il vous plait! Bravo! 🙂

tout en bas et à gauche de cette carte

Au sud-ouest, quoi ! 😛

J’y ai quand-même mis 2 ou 3 heures de travail !

Eh oui, les carnets de voyages sont chronophages, je le sais d'expérience. Et certain.e.s ne s'en rendent même pas compte... 😕

Je suppose qu'on s'achemine tout doucement vers la fin de ton carnet de voyage!
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Très beau travail de cartographie et de géographie historique, et avec courbes de niveau, s'il vous plait! Bravo! 🙂

Travail facile pour un professionnel. 😉

tout en bas et à gauche de cette carte

Au sud-ouest, quoi ! 😛

Sûr. Mais il y a des gens qui ne s'y retrouveraient pas aussi vite que toi! 😕

Je suppose qu'on s'achemine tout doucement vers la fin de ton carnet de voyage!

C'est vrai. Encore quelques petites pages à écrire avant le vol de retour. 🙂
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Neil Young et Cortés - Distorsions romantiques

Le sujet des Indiens, des conquistadors et des dévastations est nécessairement récurrent dès qu’on aborde les pays d’Amérique Latine. Il est tout à fait naturel d’avoir un pincement au cœur quand on pense à ce qui a été détruit, à ce qui a été perdu, et aussi aux conditions dans lesquelles les Indiens sont relégués de nos jours.

C’est naturel, c’est compréhensible. Je suis touché moi-même, comme beaucoup d’autres voyageurs, par toute cette histoire. La nostalgie, le regret, c’est bien. Mais il y a aussi une tendance à la déformation romantique de ce qu’étaient les Indiens.

La chanson de Neil Young « Cortez the Killer » en est un exemple. Passons sur cette manie bizarre des Anglophones de mettre un « z » là où il y a un « s » (comme dans « Brazil » pour « Brasil » - Anglais et Portugais). Neil Young a dit qu’il avait écrit la chanson après avoir lu plusieurs livres. Il n’a pas du bien les lire, ou alors ces livres étaient de facture douteuse.

Voyons les paroles :

2-ème strophe : “On the shore lay Montezuma “Sur le rivage se tenait (“gisait ») Montezuma With his coca leaves and pearls” Avec ses feuilles de coca et ses perles »

Passons sur l’emploi bizarre de «lay » (passé de « to lie ») qui signifie « gisait ». Pourquoi pas “stood” = “était, se tenait”?

Mais il y a deux fautes historiques flagrantes : Montezuma, l’empereur Aztèque, ne se trouvait pas sur le rivage à attendre Cortès. Il n’a jamais été question qu’il se soit déplacé de sa capitale Tenochtitlan vers la côte Caribéenne où les Espagnols étaient arrivés.

Deuxièmement, l’usage de la coca n’était pas répandu plus au nord que le Nicaragua. Les Aztèques par contre mâchaient du tabac….

5-ème strophe : “Hate was just a legend “ "La haine n’était qu’une légende And war was never known" Et on n’avait jamais connu la guerre »

Comme déformation romantisée de la civilisation Aztèque, on ne fait pas mieux! Les Aztèques étaient un peuple particulièrement belligérant. L’une des raisons de la guerre perpétuelle qu’ils menaient avec les peuples voisins était de s’approvisionner en victimes pour leurs sacrifices humains. Il aurait été plus juste de dire « Et on n’avait jamais connu la paix » !

Et pour ce qui est de la haine : les peuples qu’ils avaient soumis dans leur empire ne portaient pas les Aztèques dans leur cœur, à preuve la rapidité avec laquelle plusieurs s’allièrent avec les Espagnols pour les attaquer.

Cette romantisation touche aux Indiens de tous poils …. Ou devrait-on dire de toutes plumes ? C’est encore une fois le « mythe du bon sauvage » qui frappe.
NI Nimou74 Veteran ·
Restez vous même poli je ne ferais jamais de carnet par modestie mes souvenirs me sont propre

Et bien je trouve personnellement que tout le monde fait preuve d'une grande patience à votre égard et que personne ne s'est montré impoli. Au pire, on ignore vos interventions. "Pénible" ? Oui certainement et... trèèèèès lourde. J'oubliais un détail: Cessez de m'envoyer des MP agressifs et illisibles auxquels je ne répondrai pas. Merci d'avance.

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