Texte remarquable écrit par des connaisseurs autrement plus intelligents que les vendus à l'empire en déclin (politiciens ou autres).
J'aimerais souligner quelques vérités très simples, peut-être trop simples pour les imbéciles passéistes qui nous dirigent:
«Le Parlement français (se prépare à adopter) un projet de loi qui risque de contribuer à l’expansion rapide de l’anglais comme vecteur principal d’enseignement dans le système universitaire français. Nous, qui décidons depuis la Chine, le Brésil, les Etats-Unis, l’Europe centrale, de l’envoi de nos étudiants en France, nous nous permettons de vous mettre en garde contre la disposition législative envisagée, présentée comme un remède miracle pour favoriser «l’attractivité» de vos universités auprès de nos étudiants.
Elle repose en fait sur une double erreur d’appréciation. La première porte sur les raisons qui conduisent des étudiants étrangers à faire le choix de la France. Pas plus que les touristes ne viennent chercher dans votre pays des Starbucks ou des McDonald’s, nos étudiants n’aspirent à recevoir en anglais, dans vos universités ou grandes écoles, une formation que, sans vouloir vous désobliger, vos partenaires anglophones sont mieux armés que vous pour dispenser. La mondialisation, qui provoque des phénomènes d’uniformisation, a cet effet paradoxal de faire de la diversité une valeur : ce que les meilleurs d’entre eux viennent chercher en France, la raison pour laquelle nous les y envoyons, c’est justement une autre façon de penser, une autre façon de voir le monde, un modèle culturel alternatif aux modèles anglo-saxons dominants. Nous avons impérativement besoin de cette autre voie. Or, cette différence est liée à la langue que vous parlez.
Si le savoir est universel, la langue qui permet d’y accéder, elle, ne l’est jamais. Les langues ne sont pas interchangeables, on ne dit pas la même chose dans une langue et dans une autre. Vous avez la chance de disposer en français d’un formidable capital d’intelligence lié à une tradition plusieurs fois séculaire : ne le dilapidez pas en renonçant à la langue qui le constitue. Il est absurde de considérer le français comme un obstacle à l’attractivité de votre pays : dans la concurrence mondiale, il représente votre avantage comparatif, votre valeur différentielle.
Enfin, en venant en France, et parce que votre pays est une porte d’entrée vers le Maghreb et l’Afrique, nos étudiants cherchent aussi à bénéficier d’un tremplin, en accédant par votre intermédiaire à ce vaste espace francophone, à ses richesses, à ses perspectives de développement. Prenez garde à ne pas décourager les pays qui en font partie, car comment voulez-vous qu’ils conservent l’usage du français dans leurs systèmes éducatifs si vous-même y renoncez ? Il est douteux que votre intérêt soit de brader les avantages économiques que vous pouvez tirer de solidarités linguistiques forgées par l’histoire.
Améliorez vos infrastructures universitaires, facilitez l’obtention des visas, simplifiez les formalités administratives, offrez des perspectives de carrière aux étudiants étrangers que vous accueillez, renforcez chez eux, mais aussi chez les Français eux-mêmes, la maîtrise des langues : tels sont en France, comme partout ailleurs, les objectifs à poursuivre pour améliorer l’attractivité d’un système d’enseignement. Mais ne renoncez pas à l’usage de votre langue dans la transmission des savoirs, car en vous appauvrissant vous-même, vous appauvrirez aussi le monde entier.»
On est effectivement témoin de ce paradoxe assez incroyable : partout dans le monde, l'enseignement du français progresse, notamment du fait des nombreux étudiants étrangers qui veulent étudier en France. Mais les handicapés mentaux qui nous dirigent, complètement déconnectés des réalités mondiales, vont à contre-courant et prennent des mesures passéistes.
Quel pays, putain... 🤪
Suis-je ringard?
Quand je vais en République Tchèque (trois les deux ou trois ans pendant quelques semaines), je ne parle qu'allemand - sauf quelques mots de tchèque - car cela me semble a beaucoup plus de sens, vu l'histoire du pays. Votre message m'étonne donc. Pourquoi diantre les universités ne se sont-elles pas germanisées?
Je crains le jour où partout où nous voyagerons, nous devrons parler anglais. Je le réserve pour ma part aux pays anglo-saxons et du Commonwealth. Mais parler anglais en Argentine, au Maroc, en Hongrie ou en Italie???
Décidément: voyageons maintenant, avant qu'il soit trop tard. Non par goût réactionnaire du traditionalisme; mais par goût du plurilinguisme, de la diversité, plus nécessaire au monde que l'intégration économique.
cela me semble a beaucoup plus de sens, vu l'histoire du pays. Votre message m'étonne donc. Pourquoi diantre les universités ne se sont-elles pas germanisées?
Très précisément pour des raisons historiques. L'histoire des tchèques avec les allemands n'est pas l'histoire des tchèques avec la langue allemande; la suppression de l'enseignement en langue allemande au sein des universités a été un geste politique et reste aujourd'hui l'un des sacro-saints auxquels il ne faut pas toucher (avec les décrets Benes et quelques autres sujets, chacun sa m....).
L'anglais étant aujourd'hui LA langue économique et scientifique, un enseignement à l'université en langue allemande n'aurait que peu de sens, bien que l'allemand soit la seconde langue étrangère la plus connue et enseignée, loin devant le peloton de queue formé par le russe, le français et l'espagnol + autres en quantités négligeables.
Je crains le jour où partout où nous voyagerons, nous devrons parler anglais.
C'est déjà le cas. L'anglais est et sera la langue mondiale, il faut s'y faire. Peut-être qu'un de ces jours, le chinois ou encore l'espagnol prendront la relève mais ce n'est pas demain la veille. Qu'une langue soit celle grâce à laquelle tous peuvent communiquer ne veut pas encore dire que toutes les autres sont vouées à disparaître. L'idée qu'il faille imposer aux gens, par une loi, la langue qu'ils parlent, les éléments culturels qu'ils adoptent, les comportements qu'ils reproduisent, est une erreur. En revanche, la loi est redoutablement efficace dès qu'il s'agit d'empêcher les gens de faire quelque chose : interdire l'enseignement des "langes régionales" en France par exemple.
Contrairement à une idée répandue, des langues, des monnaies etc communes ont toujours existé. Tout faire pour empêcher d'autres langues de se propager ne conserve en aucun cas la langue nationale. La preuve en France avec le niveau catastrophique de français de pas mal de monde, journalistes et jeunes générations en première ligne.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Suis-je ringard?
Quand je vais en République Tchèque (trois les deux ou trois ans pendant quelques semaines), je ne parle qu'allemand - sauf quelques mots de tchèque - car cela me semble a beaucoup plus de sens, vu l'histoire du pays. Votre message m'étonne donc. Pourquoi diantre les universités ne se sont-elles pas germanisées?
Je crains le jour où partout où nous voyagerons, nous devrons parler anglais. Je le réserve pour ma part aux pays anglo-saxons et du Commonwealth. Mais parler anglais en Argentine, au Maroc, en Hongrie ou en Italie???
Décidément: voyageons maintenant, avant qu'il soit trop tard. Non par goût réactionnaire du traditionalisme; mais par goût du plurilinguisme, de la diversité, plus nécessaire au monde que l'intégration économique.
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Mais n'ayez pas peur, les langues sont solidement implantées et resteront pour toujours, malgré les efforts désespérés de certains vendus, surtout en France d'ailleurs (ceux qui prônent actuellement l'anglicisation ne réussiront pas plus que ceux qui prônaient la germanisation en 1940...)
Dans le monde, le plurilinguisme est déjà en marche depuis un bout de temps - mais à des rythmes certes différents - et c'est un mouvement durable qui ne fera que s'amplifier. Nous ne serons jamais obligés de parler anglais en voyageant, ni quelque autre langue que ce soit d'ailleurs, mise à part la langue locale.
C'est déjà le cas. L'anglais est et sera la langue mondiale, il faut s'y faire.
Ha ha ha, dans tes rêves mon bon Kedor... Tu devrais voyager un peu dans le monde au lieu de rester dans ta bulle, tu verrais que les faits contredisent complètement ce dont tu rêves...
Mais au fait, je vois que tu t'appelles Ian. Ne serait-ce pas que notre anglo-saxon prend ses rêves pour des réalités?
S'il vous plaît de le penser....
Vous n'avez d'argument que celui d'autorité; gardez la donc !
Je les attends toujours tes arguments sur la page précédente ainsi que sur les inepties que tu as sorties à propos du lexique comparé de l'anglais et du français et où tu t'es fait rabrouer par plusieurs connaisseurs de la chose... Ne joue pas la vierge effarouchée et sors un peu de ta bulle, tu verras, ça te fera beaucoup de bien ! 😉
Je suis globalement d'accord avec vous. Mais j'aimerais bien que vous ayez raison, quand vous écrivez que le plurilinguisme se développe. Cependant, ce n'est pas toujours vrai, au moins dans certaines zones précises du monde. En Asie du sud-est, au Vietnam en particulier, l'enseignement et la pratique des langues autres que l'anglais diminuent fortement. De plus, l'apprentissage du français (ou de l'espagnol) ne se traduit pas toujours par une pratique visible (enseignes de magasins, langage employé avec les étrangers, lecture de littérature, émissions de télévision...) J'aimerais donc bien que vous parliez de votre expérience, de vos observations, par exemple en Thaïlande.
Je suis globalement d'accord avec vous. Mais j'aimerais bien que vous ayez raison, quand vous écrivez que le plurilinguisme se développe. Cependant, ce n'est pas toujours vrai, au moins dans certaines zones précises du monde. En Asie du sud-est, au Vietnam en particulier, l'enseignement et la pratique des langues autres que l'anglais diminuent fortement. De plus, l'apprentissage du français (ou de l'espagnol) ne se traduit pas toujours par une pratique visible (enseignes de magasins, langage employé avec les étrangers, lecture de littérature, émissions de télévision...) J'aimerais donc bien que vous parliez de votre expérience, de vos observations, par exemple en Thaïlande.
Gontran,
tu (on peut se tutoyer?) as tout à fait raison de dire que ça dépend des parties du monde. On en parle d'ailleurs beaucoup sur d'autres pages de ce long fil. Globalement, le plurilinguisme avance partout dans le monde et c'est un phénomène irrémédiable (phénomène qui bénéficie donc mécaniquement à l'enseignement du français qui, contrairement à ce que pensent les esprits chagrins ou les "prostitués linguistiques" de France, est en plein boom dans le monde). J'en parle longuement plus haut dans ce fil...
Ceci dit, bien sûr, le rythme de cette évolution est très différent selon les régions du monde. Tu cites l'Asie du Sud-est et c'est justement l'une des régions les plus attardées sur ce plan, l'une des dernières régions du monde où règne le quasi-tout anglais...
Thaïlande est le pire de tous : certains croient même que l'Occident = l'Angleterre et s'imaginent que tous les Blancs sont anglais (pas américains d'ailleurs, non, anglais 🤪). Où l'on voit la lobomisation du cerveau... Mais l'Asie du Sud-est est une exception. Partout ailleurs - là où "ça compte" serais-je tenté de dire (Chine, Inde, Brésil, Mexique et Amérique latine dans son ensemble, Moyen-Orient mais à des rythmes différents, Europe...), le mouvement général est vers l'apprentissage de plusieurs langues étrangères.
Je vous remercie pour vos précisions sur la République Tchèque. J'ignorais que l'enseignement en allemand avait été abandonné à l'université. Mais il est clair que s'il s'agit de passer à un enseignement en anglais, il s'agit simplement d'un changement de maître, qui ne fait pas honneur aux Tchèques.
Vous avez malheureusement cette croyance que "L'anglais est et sera la langue mondiale" - cette croyance qu'il existe une langue mondiale. Que l'anglais domine, c'est un fait. Que sa domination augmente, c'est déjà douteux. Que ce soit "la" langue mondiale n'est qu'une illusion, propre aux gens qui connaissent mal la réalité du monde, notamment sur le plan linguistique mais aussi, c'est indissociable, dans les domaines économiques et politiques. Les hommes réalistes savent qu'il n'y a pas de langue mondiale.
Tout cela est d'ailleurs suffisamment prouvé, avec souvent des arguments fins, par plusieurs personnes déjà intervenues dans cette discussion.
Mais il est clair que s'il s'agit de passer à un enseignement en anglais, il s'agit simplement d'un changement de maître, qui ne fait pas honneur aux Tchèques.
Vraiment, ceux qui s'opposent à l'enseignement en d'autres langues ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : il ne s'agit pas de remplacer l'enseignement dans ladite langue nationale, mais de proposer, aux étrangers comme aux nationaux, un enseignement alternatif ou complémentaire dans une autre langue.
Cette notion de "maîtres" m'est parfaitement étrangère et j'irai jusqu'à dire complètement déplacée, surtout suite aux dernières décennies pendant lesquelles le plurilinguisme a été le fer de lance de la construction européenne. L'illusion qu'une langue étrangère envahit et remplace notre propre langue n'est que ce qu'elle est : une illusion.
"L'anglais est et sera la langue mondiale" - cette croyance qu'il existe une langue mondiale
On a de tout temps cherché à avoir des langues communes, ne serait-ce que pour les érudits d'antan ou les scientifiques d'aujourd'hui. Navré de vous décevoir mais dans le secteur de la recherche universitaire (pour rappel, c'est des universités qu'il était question dans la loi) est centré sur la langue anglaise, que ça vous plaise ou non. Le jour où la communauté scientifique se mettra au tchèque pour lire les publications des chercheurs de l'université Charles de Prague, prévenez moi ! Et même sans exemple extrême, on ne peut s'attendre à ce que tous comprennent le français suffisamment pour pouvoir lire ou rédiger un article scientifique...
J'ai aussi suffisamment d'expérience avec la vie en entreprise "globalisée" : un patron sud-africain, des supérieurs hiérarchiques ukrainiens, un helpdesk informatique en Inde, un client français et des collègues tchèques, slovaques et français. Devinez quelle langue nous parlions ? Un jour peut-être, c'en sera une autre (encore que j'en doute, mais ce sont des conjectures). Mais ce ne sera ni demain, ni dans dix ans et, en attendant, ne pas maîtriser cette langue ci est un réel problème.
Les hommes réalistes savent qu'il n'y a pas de langue mondiale
Les hommes réalistes regardent les nombres des locuteurs par langue. Il y a peu ou prou autant de locuteurs d'anglais que de chinois mandarin et, curieusement, ce n'est pas le chinois mandarin que nous pourrons parler en Russie, en Inde, au Soudan ou encore au Brésil. Et, de l'autre côté, est-ce que les pays qui se sont ouverts à des langues étrangères, comme par exemple les pays scandinaves, les Pays-Bas, la République Tchèque plus récemment, ont perdu leur langue ? Est-ce que le nombre de locuteurs de ces langues diminue ? Non.
Chacun ses épouvantails, disais-je. Les tchèques ont peur d'une invasion territoriale des descendants des allemands des Sudètes. Les français ont peur de perdre leur langue, visiblement. Récemment, le problème est ressorti avec le discours du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, à propos de "la seule langue de la République" qui "est le français" et non pas les langues régionales qui survivent encore à la volonté acharnée de standardisation centralisée et qui, non, jamais, ne feront l'objet d'un réel enseignement à l'école. C'est en se fermant aux langues qu'on en tue, et pas inversement.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Vraiment, ceux qui s'opposent à l'enseignement en d'autres langues ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : il ne s'agit pas de remplacer l'enseignement dans ladite langue nationale, mais de proposer, aux étrangers comme aux nationaux, un enseignement alternatif ou complémentaire dans une autre langue.
Vraiment, ceux qui comparent l'enseignement en langue tchèque et l'enseignement en français ont un problème à comprendre un point pourtant extrêmement simple : malheureusement, personne n'apprend le tchèque dans le monde et une école enseignant le tchèque est très difficile voire impossible à trouver. Donc si une université tchèque veut attirer des étudiants étrangers, elle doit effectivement proposer un enseignement en langue alternative.
Ce n'est pas le cas des universités de pays dont la langue est l'une des 10 ou 15 langues principales dans le monde. Une université français, mais aussi espagnole, portugaise, allemande etc. n'a aucun besoin de proposer un enseignement en langue alternative puisque l'apprentissage du français, de l'espagnol, du portugais, de l'allemand etc. peut se faire partout.
C'est pourtant simple à comprendre: soit c'est de la pure mauvaise foi de ta part, soit...
Pour prendre un exemple que je connais bien puisque c'est mon métier: il y a des millions d'étudiants en âge de venir étudier en France qui apprennent le français dans le monde. Est-ce qu'on peut m'expliquer l'intérêt de faire une partie de l'enseignement universitaire en une autre langue alors que la France n'a de toute façon même pas la capacité d'accueillir ne serait-ce que tous les étudiants étrangers parlant français et qui veulent venir en France ??? On marche sur la tête, ça n'a strictement aucun sens, c'est complètement stupide...
On refuse plein de visas étudiant à des étudiants motivés parlant déjà le français, parce que les capacités d'accueil sont limitées, et tu veux donner ce même visa à des goyos n'ayant aucun effort? Tu marches sur la tête...
Cette notion de "maîtres" m'est parfaitement étrangère et j'irai jusqu'à dire complètement déplacée, surtout suite aux dernières décennies pendant lesquelles le plurilinguisme a été le fer de lance de la construction européenne. L'illusion qu'une langue étrangère envahit et remplace notre propre langue n'est que ce qu'elle est : une illusion.
Sauf quand les élites politiques, médiatiques et économiques, prêtes à vendre leur c.. au plus offrant, se lancent dans l'adoration béate d'une langue étrangère, comme c'est le cas depuis une quinzaine d'années avec les décideurs français et l'anglais. Quand on voit l'attitude des prostitués linguistiques qui dirigent la France, il y a parfois de quoi se poser quelques questions...
Navré de vous décevoir mais dans le secteur de la recherche universitaire (pour rappel, c'est des universités qu'il était question dans la loi) est centré sur la langue anglaise, que ça vous plaise ou non
Tiens, dans un message précédent, tu nous disais que l'anglais était la langue mondiale. Maintenant, c'est seulement dans le secteur de la recherche universitaire. Bientôt, ça sera seulement dans ton université...😉
Les hommes réalistes regardent les nombres des locuteurs par langue. Il y a peu ou prou autant de locuteurs d'anglais que de chinois mandarin et, curieusement, ce n'est pas le chinois mandarin que nous pourrons parler en Russie, en Inde, au Soudan ou encore au Brésil.
En Russie ou au Brésil, peu de personnes parlent anglais. Renseigne-toi... L'anglais est parlé dans les anciennes colonies anglaises (comme l'Inde et le Soudan). Ailleurs, ce n'est pas vraiment le cas. Tu ferais bien de voyager un peu pour t'en rendre compte, tu aurais des surprises...
Chacun ses épouvantails, disais-je. Les tchèques ont peur d'une invasion territoriale des descendants des allemands des Sudètes. Les français ont peur de perdre leur langue, visiblement.
... et les Etats-Unis ont peur de perdre l'anglais et font des lois Toubon bis dans plusieurs Etats de l'ouest américain pour sauver l'anglais. Si l'espagnol remplace l'anglais aux Etats-Unis dans quelques années ou quelques dizaines d'années, et c'est bien parti pour, les imbéciles qui auront vendu la France à l'anglais auront l'air fin... Nul doute qu'ils viendront la bouche en coeur essayer de nous convaincre de proposer une partie de l'enseignement supérieur en espagnol ! Clownesque...
Et oui, pourquoi ne pas prendre l'espagnol comme langue latine un peu (beaucoup) universelle ? Elle est parlée dans beaucoup de pays, elle est précise, elle n'a pas une orthographe (inutilement) compliquée comme le français. Je connais une dame franco-espagnole qui va régulièrement et sans soucis en Californie et qui ne parle pas un mot d'anglais. Le problème de l'anglais est qu'il est issu d'un dialecte, passé langue, et qu'on doit se taper un tas d'expressions que la seule traduction des mots les composants ne suffit pas. On imagine la trombine des ricains si des pakistanais forgent leurs propres expressions idiomatiques en anglais. Et je ne parle pas de la prononciation, pas évidente, pour beaucoup de gosiers. Mais le thaï est pire, me direz-vous...
Ceci dit je dis et je répète qu'une langue vivante n'est pas la panacée pour la communication universelle. Par exemple, dans mon patelin, ils appellent "cubierta" ce qui est un "neumático" (un pneu, donc). Ce qui est perturbant pour quelqu'un comme moi qui a appris le "vrai" espagnol. Une langue morte, mais précise, comme le latin ou une langue synthétique serait préférable.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Je pense qu'il faut s'adapter, de toute manière, il est évident que l'anglais est nécessaire pour voyager, travailler à l'étranger, voir même travailler en France avec l'étranger, c'est comme ça !
Ne pas s'adapter et ne pas apprendre l'anglais reviendrai à refuser de s'ouvrir au monde, et si un jour, le chinois est la langue universelle et bien on s'adaptera à nouveau. Je vois pas où est le problème.
Je pense qu'il faut s'adapter, de toute manière, il est évident que l'anglais est nécessaire pour voyager, travailler à l'étranger, voir même travailler en France avec l'étranger, c'est comme ça !
Ne pas s'adapter et ne pas apprendre l'anglais reviendrai à refuser de s'ouvrir au monde, et si un jour, le chinois est la langue universelle et bien on s'adaptera à nouveau. Je vois pas où est le problème.
Exactement le genre de généralités qui ne veulent rien dire... S'adapter à quoi? A qui? Comment? Quand? Où?
Parce que l'anglais est soit-disant indispensable pour voyager (tu ferais bien de voyager un peu plus, tu serais surpris...) il faut faire des cours en anglais dans l'enseignement supérieur? Ou quoi? Bref, de quoi tu parles?
PS: S'ouvrir au monde actuellement, c'est justement apprendre plusieurs langues et laisser de côté le tout-anglais, qui est mort et enterré. Les gens qui préconisent le tout anglais sont des passéistes rétrogrades qui ont une guerre de retard tout en se présentant comme des gens modernes vivant avec leur temps. C'est toute l'ironie de la chose...
Et oui, pourquoi ne pas prendre l'espagnol comme langue latine un peu (beaucoup) universelle ?
Non mais le point central de mon message, c'était juste de dire que les prostitués linguistiques sont capables de changer de langue tous les quarts d'heure... En 1940, ils voulaient que la France parle allemand; actuellement ils veulent (avec retard, car l'empire américain est en déclin et le tout-anglais est mort) que la France parle anglais; demain, ils voudront qu'on parle tous espagnol ou chinois. Bref, ils n'ont pas peur du ridicule, donner son cul au tout venant est une vraie profession de foi pour eux.
Elle est parlée dans beaucoup de pays, elle est précise, elle n'a pas une orthographe (inutilement) compliquée comme le français.
Oui, ceci dit, les conjugaisons de l'espagnol... ouf... Deux imparfaits du subjonctif...
Je connais une dame franco-espagnole qui va régulièrement et sans soucis en Californie et qui ne parle pas un mot d'anglais.
Tout à fait, et c'est le plus piquant de l'histoire. Je ne sais pas si tu te rappelles la Loi Toubon... Votée en 1994, elle visait à protéger le français contre l'intrusion des anglicismes. Un certain nombre de gens - dont les prostitués linguistiques anglicisés - en ont fait des gorges profondes... heu pardon... des gorges chaudes (😄). Non, sérieux, tous ces soit-disant modernistes se moquaient de cette loi ("vous comprenez, il faut s'ouvrir" et l'habituel blabla). Ce qu'ils ne savent pas, c'est que les Etats-Unis font exactement la même chose pour protéger l'anglais chez eux !!! Le soit-disant anglais triomphant est en recul dramatique aux Etats-Unis et n'est même pas parlé sur des pans entiers du territoire américain. Tu peux passer dix ans en Californie, au Texas, en Floride, au Nevada etc. sans parler un seul mot d'anglais ! Tous ces Etats ont donc voté des Loi Toubon pour protéger l'anglais... Nos prostitués linguistiques feraient moins les malins s'ils le savaient...
Ceci dit je dis et je répète qu'une langue vivante n'est pas la panacée pour la communication universelle.
Bien sûr. De toute façon, il n'y a pas de communication universelle et il ne peut y avoir de langue universelle sauf si une puissance est assez forte pour l'imposer et les autres assez soumis pour l'accepter. Mais ça donne une relation féodale...
C'est déjà le cas. L'anglais est et sera la langue mondiale, il faut s'y faire. Peut-être qu'un de ces jours, le chinois ou encore l'espagnol prendront la relève mais ce n'est pas demain la veille. .
bonjour je pense exactement le contraire....
d'ici quelques années il y aura plus d'hispanophones aux USA que d'anglophones c'est prouvé et archi prouvé.
C'est quasiment demain.
Tout laisse à penser que l'Espagnol sera la langue la plus parlée aux USA dans pas longtemps...
Ensuite pour ce qui est de l'expansion, de la vie d'une langue elle dépend évidemment du groupe linguistique qui la fait vivre...
dans d'autres termes étant donné que les anglo-saxons font peu d'enfants contrairement aux latinos, la domination des hispaniques aux USA semble inévitable.Cf l'expression DINK Double Income No Kids...
Pour l'Europe c'est pareil la démographie se contracte dans les pays de l'Est et en Allemagne notamment , la population des allemands tend à diminuer (c'est pire en Russie...)
Etant donné que les immigrés turcs, du fait du boom économique en Turquie, ne voudront pas se faire suer en Allemagne beaucoup vont retourner en Turquie.
Donc les Allemands risquent de se trouver dans une mauvaise situation..
C'est pareil pour les autres pays du Nord
Pour ce qui est de la France, c'est une société en pleine expansion étant donné que c'est le pays qui a la démographie la plus élevée de tous les pays industrialisés (je l'ai entendu encore une fois à la radio ce matin).
La complexité du sujet exige au moins de ne pas tout mélanger.
Sur le plan universitaire, il est clair que le tchèque ne peut concerner que les Tchèques, et qu'une ou plusieurs langues d'ouverture sont nécessaires - éventuellement, comme vous le dites, dans le cadre d'enseignements alternatifs. Que l'anglais domine la recherche dans de nombreux domaines n'implique cependant qu'une seule chose: les chercheurs concernés doivent maîtriser l'anglais. Des enseignements dans cette langue avant le doctorat sont en revanche d'une utilité douteuse.
De plus, l'anglais ne domine pas l'ensemble des domaines. En médecine comme en architecture, par exemple, des cursus sont proposés en français dans plusieurs pays asiatiques. En sciences humaines, la domination de l'anglais est moins nette qu'en sciences dures.
Il s'agit surtout d'être efficace. Un individu développe mieux des compétences lorsqu'elles lui sont enseignées dans la langue qu'il maîtrise le mieux. Or, en France, le niveau de français des étudiants est déjà, souvent, médiocre; on ne peut pas espérer qu'ils soient meilleurs en anglais.
La nature d'une pensée est en outre indissociable de la langue dans laquelle elle est exprimée. Les linguistes s'accordent sur cela. Utiliser une seule langue dans les universités serait à terme la cause d'un appauvrissement.
Croire, enfin, que le suédois et le néerlandais sont des langues pleinement vivantes est une illusion. Une langue ne vit réellement que si elle est capable de tout dire. C'est encore le cas du mandarin, du japonais et du français (voire de l'espagnol).
Les entreprises ont aussi un souci d'efficacité, que je sache. L'anglais est, certes, indispensable pour certaines relations internationales. Mais le développement de l'anglais dans les entreprises européennes s'effectue d'une manière totalement exagérée et contre-productive. D'abord, cela coûte cher, en termes de formation des salariés. Ensuite, une entreprise commerçant avec un autre pays a intérêt à parler sa langue. Les grandes entreprises finissent parfois par le comprendre. Cette exigence est encore plus forte lorsqu'il s'agit d'implanter à l'étranger un site de production.
Il serait bon que les entreprises soient plus raisonnables. En n'exigeant une maîtrise de l'anglais qu'aux fonctions où elle est réellement nécessaire - surtout des fonctions commerciales, parfois des fonctions d'ingénierie et de management. En exigeant de leurs salariés qu'ils maîtrisent tous l'anglais, certaines entreprises se privent de candidats très compétents dont le seul défaut est de ne pas maîtriser cette langue. Tant mieux, cela dit, pour les entreprises moins stupides.
A l'échelle mondiale, enfin, la suprématie de l'anglais favorise de fait les entreprises et les investissements des pays anglo-saxons. Les difficultés de la France, de l'Allemagne et d'autres pays s'expliquent en partie par l'importance qu'ils ont donnée, de manière suicidaire, à l'anglais. Alors même que le plurilinguisme, qui ne leur serait pas plus difficile, les désavantagerait moins.
Plus globalement, s'il est certain que l'anglais domine le monde, celui-ci reste plurilingue. Se battre pour le plurilinguisme ne procède donc pas d'une "peur", comme vous dites, mais d'une conscience de la réalité. - Même si ce combat est parfois défensif, dans certains domaines.
Je vous rejoins sur un point: le mandarin n'est pas prêt de dominer le monde. Les Chinois ont compris que le monde serait plurilingue.
Si d'aventure l'anglais parvenait à être "la" langue internationale qu'il n'est pas actuellement, l'uniformité qui en résultait mériterait évidemment qu'on se révolte contre elle, afin de la détruire. Notamment parce qu'elle s'expliquerait en même temps par la domination excessive d'une certaine élite financière et culturelle.
C'est d'ailleurs pourquoi les pays non anglophones ont intérêt à choisir comme langue d'ouverture, dans la mesure du possible, une langue autre que l'anglais. Mieux vaut être lié à une puissance moyenne que risque d'être écrasé, comme le sont actuellement les pays d'Asie du sud-est. Mieux vaut même le plurilinguisme.
En sciences humaines, la domination de l'anglais est moins nette qu'en sciences dures.
Heu.... non. Enfin, l'anglais n'est pas exclusif, mais il est indispensable. J'en sais quelque chose : sans maîtrise de l'anglais, j'aurais pu abandonner mon cursus dès après la licence. Ne parlons pas même du doctorat.
Or, en France, le niveau de français des étudiants est déjà, souvent, médiocre; on ne peut pas espérer qu'ils soient meilleurs en anglais.
Surtout si on enseigne mal le premier et pas du tout le second.
Utiliser une seule langue dans les universités serait à terme la cause d'un appauvrissement.
Une fois de plus : citez qui que ce soit (à part les détracteurs) qui aurait évoqué l'idée de remplacer une langue par une autre à l'université. Vous aurez du mal, y'a pas. On est en train de monter cette histoire sur un problème qui n'existe pas.
Croire, enfin, que le suédois et le néerlandais sont des langues pleinement vivantes est une illusion. Une langue ne vit réellement que si elle est capable de tout dire. C'est encore le cas du mandarin, du japonais et du français (voire de l'espagnol)
D'où le nombre considérable d'anglicismes en français "jeune" ? Le néerlandais sera vivant tant qu'il y aura quelqu'un pour le parler. Ce n'est pas une langue menacée, et je serais prêt à parier qu'elle dispose de mots pour lesquels nous devons faire des emprunts. Et inversement.
A l'échelle mondiale, enfin, la suprématie de l'anglais favorise de fait les entreprises et les investissements des pays anglo-saxons
Ce n'est pas faux, mais ce n'est certainement pas en s'opposant frontalement à l'anglais qu'on y remédiera.
Se battre pour le plurilinguisme ne procède donc pas d'une "peur", comme vous dites, mais d'une conscience de la réalité
Mais c'est justement de ça qu'il est question !!! Que les français soient capables de parler autre chose que le français, surtout au niveau académique. Que les tchèques puissent parler autre chose que le tchèque, et les néerlandais autre chose que le néerlandais. La "langue de la république", puisque c'est ainsi qu'on en parle maintenant", est-elle à ce point "menacée" de toutes parts qu'il faille lui donner un cercueil législatif ?
Faut-il tout faire pour miner l'apprentissage de l'anglais ? Faut-il persévérer dans l'interdiction pure et simple d'un enseignement digne de ce nom du corse, du breton ou du basque ? Sans parler des patois et autres langues régionales que nous avons déjà réussi à tuer...
Défendre le plurilinguisme en empêchant l'enseignement des langues, voilà qui est une position intéressante !
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Il est marrant, ce Kédor... Quand il ne sait pas quoi répondre à son interlocuteur, il l'ignore. Ca fait deux pages que j'attends tes réponses, coco... Et ne viens pas te draper dans ta "sainte-nitoucherie" ("oh vilain monsieur, vous me parlez mal alors je réponds pas, na")
Mais c'est justement de ça qu'il est question !!! Que les français soient capables de parler autre chose que le français, surtout au niveau académique. Que les tchèques puissent parler autre chose que le tchèque, et les néerlandais autre chose que le néerlandais
Que les Anglo-saxons parlent autre chose que l'anglais? 😉
Pour ta gouverne, même si ça ne s'entend pas vraiment à l'oral où l'accent français est massacrant, les Français sont plutôt dans la catégorie haute en ce qui concerne l'apprentissage des langues étrangères. On ne peut pas en dire autant de tout le monde... Va plutôt dans ces pays demander un enseignement en langue alternative.
A l'époque où je cherchais un job en informatique (mais, de toute façon, passé 35-40 ans on est inembauchable en France quelle que soit sa qualification) je scrutais les annonces de l'ANPE en Midi-Pyrénées. Que de fois ai-je lu "anglais courant lu et parlé exigé". Faupadéc ! Outre que tous les système et les logiciels usuels sont traduits et leur notice aussi (à l'exception d'Oracle, impossible de trouver une traduction de tout ce qui concerne Java, mais c'est un gros truc lourdingue et un peu dépassé). Qu'on demande à un informaticien de se débrouiller dans la lecture de textes techniques en anglais, c'est normal, mais que vient faire l'anglais parlé dans cette galère ?
Autre chose : quand j'enseignais la programmation je demandais à mes élèves de prendre l'habitude de faire des commentaires sur leurs fonctions (c'était du C à l'époque), ce qu'elles faisaient, les conditions d'entrée, de sortie et les contrôles. Et j'avais remarqué que ceux qui écrivaient leurs commentaires avec plein de fautes d'orthographe étaient, en même temps, ceux qui avaient écrit des fonctions tordues qui ne fonctionnaient pas. Effectivement ceux qui maitrisent mal leur langue maternelle ne risquent pas d'être bon dans un langage informatique ou dans tout autre langage d'ailleurs, bien plus complexes que ceux de l'informatique.
Donc, AMHA, l'urgence du moment est scolaire : remédier à l'enseignement désastreux du français en France et, ce point établi, l'enseignement d'autres langues se fera plus facilement.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Ou vous ne m'avez pas lu, ou vous le faites exprès.
"Défendre le plurilinguisme en empêchant l'enseignement des langues, voilà qui est une position intéressante !"
Je n'ai jamais défendu cette position ridicule.
Je défends ceci: qu'on cesse d'assimiler l'apprentissage de l'anglais à une évolution vers le plurilinguisme. C'est une évolution vers l'unilinguisme, dès lors que cette langue est celle de la recherche, de l'économie, des élites. Il s'agirait au contraire d'équilibrer l'apprentissage des langues - notamment, comme Hagège le suggère, en supprimant l'enseignement de l'anglais en tant que première langue (et bien sûr au primaire), et en l'imposant seulement comme deuxième langue.
"citez qui que ce soit (à part les détracteurs) qui aurait évoqué l'idée de remplacer une langue par une autre à l'université"
Je vous cite les auteurs de la tribune parue dans Le Monde le 8 mai, où plusieurs individus (dont un prix Nobel, ce qui n'implique pas d'avoir un cerveau en dehors de sa spécialité) défendent l'existence de mastères en anglais.
Je vous renvoie aux nombreux présidents d'université qui programment l'anglicisation de certains cursus - ou du moins la souhaitent.
Et les 600 cursus qui, en France, sont actuellement entièrement en anglais.
Entre autres.
Alors bien sûr, il ne s'agirait pas de remplacer partout le français par l'anglais. J'ai donc employé le conditionnel.
"Le néerlandais sera vivant tant qu'il y aura quelqu'un pour le parler."
Le néerlandais n'est guère plus qu'une langue de la vie quotidienne. Une langue secondaire, un patois.
Cela dit, je suis évidemment partisan des emprunts, et je serais idiot de ne pas reconnaître qu'il y a des spécificités linguistiques. Mais il ne s'agit plus de cela, comprenez-vous? L'anglais est allé trop loin. Si loin que quand l'on voit, par exemple, une boutique se créer en se donnant un nom en anglais, on peut être sûr d'une chose: son patron est un crétin.
Enfin, je n'ai jamais nié que l'anglais soit nécessaire aux chercheurs, même en sciences humaines.
J'ai aussi parlé d'autres choses, mais bref.
Remarquez que je parle couramment anglais. Quand j'étais doctorant (sans être devenu universitaire), je suis intervenu en anglais à un colloque britannique. Et en italien à Milan, parmi des Italiens dont certains intervenaient en anglais. J'ai commencé par: "je suis en Italie, donc je parlerai en italien". Cela a fait sourire.
Est-ce la peine de répondre à Kedor? Je le fais, mais j'en viens à m'interroger...
A toi, désolé, je n'ai pas répondu, car je suis d'accord avec ce que tu dis. Mais peut-être serait-il plus utile de discuter ensemble qu'avec des gens de mauvaise foi, ou dont l'argumentaire se résume à "il faut être moderne".
"Si loin que quand l'on voit, par exemple, une boutique se créer en se donnant un nom en anglais, on peut être sûr d'une chose: son patron est un crétin."
C'est effectivement calamiteux ! Et ils ne sont même pas fichu de se dénommer complètement en anglais (les magasins "Cuir center" et un voilier "Voile design"). On vend des ordis pour des "gamers" ! Pourtant je suis pour l'emprunt à une autre langue s'il n'y a pas d'équivalent français (j'ai toujours trouvé stupide certaines translations fausses comme "mémoire vive" pour RAM, par contre "courriel" pour "e-mail" est une traduction logique).
C'est un plaisir de vous lire, Antlia et Gontran. Contrairement à certains, vous maîtrisez votre sujet et tout ce que vous dites est très intéressant.
A l'époque où je cherchais un job en informatique (mais, de toute façon, passé 35-40 ans on est inembauchable en France quelle que soit sa qualification) je scrutais les annonces de l'ANPE en Midi-Pyrénées. Que de fois ai-je lu "anglais courant lu et parlé exigé". Faupadéc ! Outre que tous les système et les logiciels usuels sont traduits et leur notice aussi (à l'exception d'Oracle, impossible de trouver une traduction de tout ce qui concerne Java, mais c'est un gros truc lourdingue et un peu dépassé). Qu'on demande à un informaticien de se débrouiller dans la lecture de textes techniques en anglais, c'est normal, mais que vient faire l'anglais parlé dans cette galère ?
Tout à fait. J'en parle d'ailleurs dans des pages précédentes: il y a un snobisme ahurissant - qui n'existe qu'en France je crois - à utiliser l'anglais dans des situations inutiles. En informatique, par exemple...
Combien de fois entend-on "j'apprends l'anglais car avec internet..." J'ai envie de baffer les gens qui disent ça, car il y a des limites à l'imbécilité humaine... Internet et les nouvelles technologies ont au contraire démoli le tout-anglais en promouvant le plurilinguisme !
Autre exemple piquant: une réunion entre dirigeants d'entreprise francophones, en Afrique. Quelques Africains, deux-trois Français, tout le monde est francophone... Mondanités, petits mots, le tout en français. Quand commence la réunion de travail, les Français déclarent sans rire: "nous allons faire cette réunion en anglais car l'anglais est la langue du commerce". Consternation... les Africains se demandent si c'est un poisson d'avril, comment est-il possible d'être aussi totalement stupide... Résultat: personne n'a rien compris, les Français sont repartis sans signer de contrat. 0 sur toute la ligne à cause de ce ridicule snobisme intellectuel - ou plutôt pseudo snobisme intellectuel - de certains Français à parler anglais.
Cette imbécilité, cette soumission servile et totalement illogique à l'anglais, je ne l'ai retrouvée qu'en France... On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France...
Est-ce la peine de répondre à Kedor? Je le fais, mais j'en viens à m'interroger...
A toi, désolé, je n'ai pas répondu, car je suis d'accord avec ce que tu dis. Mais peut-être serait-il plus utile de discuter ensemble qu'avec des gens de mauvaise foi, ou dont l'argumentaire se résume à "il faut être moderne".
Mon cher Gontran, tu te retrouves exactement devant le même problème que moi. Kedor est un troll, de la catégorie la plus pure. Sous ses airs de ne pas y toucher, c'est un Everest de mauvaise foi. Quand il raconte des bêtises (et ça arrive souvent), il insiste puis, devant des arguments auxquels il ne peut décemment répondre, il ignore ce qui le gêne. Après quelques jours, il revient, comme si de rien n'était, et nous ressort des énormités, toujours l'air de ne pas y toucher... Le Usain Bolt du trollage...😠
Ton exemple est en effet piquant.
De leur côté, les investisseurs chinois qui viennent en Afrique francophone parlent français...
Les tenants du tout-anglais, de "l'anglais langue du commerce" ou "l'anglais langue de la recherche" viennent néanmoins nous parler de pragmatisme, de réalisme.
Cet exemple est aussi un signe qu'il ne faut pas confondre la situation du français avec celle du tchèque, du suédois, ou même de l'allemand. Car ces langues ne sont parlées que dans des zones très réduites.
Au contraire, ignorer la place du français dans le monde revient à mépriser ses locuteurs.
Je suis moins d'accord lorsque tu écris: "On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France..."
J'ai constaté en voyageant que les Français étaient souvent les seuls qui étaient (un peu) rétifs à l'anglais, ne jugeaient pas normal de parler anglais en toute circonstance - ce qui n'est guère la règle, cependant, qu'en Asie du sud-est, ainsi que dans le micro-milieu des auberges de jeunesse. De nombreux parisiens sont aussi rétifs à parler anglais dans leur ville.
La France qui est vraiment soumise, c'est surtout celle de ses dirigeants politiques et économiques, et un certain nombre de journalistes et universitaires. Ces "élites" suffisent hélas à ce qu'un pays soit soumis.
Ce qui, dans le cas de la France, est plus grave que pour l'Allemagne, la Suède, la République Tchèque, car cela revient à mépriser des quantités de locuteurs, etc.
Ton exemple est en effet piquant. De leur côté, les investisseurs chinois qui viennent en Afrique francophone parlent français...
Oui je sais, je les formai ^^ On a effectivement un décalage assez étonnant où les Français abandonnent leur langue tandis que les étrangers l'apprennent de plus en plus ! 🤪
C'est marrant de voir que les Français de France sont toujours déconnectés des réalités linguistiques du monde. Ils se mettent au tout-anglais avec 30 ans de retard, alors que le tout-anglais est mort...
Je suis moins d'accord lorsque tu écris: "On dit souvent que la France est rétive à l'anglais mais c'est totalement faux. Pas un pays n'est plus soumis que la France..."
J'ai constaté en voyageant que les Français étaient souvent les seuls qui étaient (un peu) rétifs à l'anglais, ne jugeaient pas normal de parler anglais en toute circonstance - ce qui n'est guère la règle, cependant, qu'en Asie du sud-est, ainsi que dans le micro-milieu des auberges de jeunesse. De nombreux parisiens sont aussi rétifs à parler anglais dans leur ville.
La France qui est vraiment soumise, c'est surtout celle de ses dirigeants politiques et économiques, et un certain nombre de journalistes et universitaires. Ces "élites" suffisent hélas à ce qu'un pays soit soumis.
Ce qui, dans le cas de la France, est plus grave que pour l'Allemagne, la Suède, la République Tchèque, car cela revient à mépriser des quantités de locuteurs, etc.
Oui, c'est vrai qu'on ne peut pas généraliser à tout le monde. En fait, existe par rapport à la langue française la même dichotomie qui existe par rapport à la patrie. Dans n'importe quel pays, les gens aiment naturellement leur patrie, sans excès et sans honte. En France, mon Dieu, impossible... Soit les gens ont honte de leur pays et n'osent même pas parler de patrie (la majorité), soit par réaction une partie devient nationaliste, de manière exacerbée. Bref, on n'a pas de juste milieu, de gens qui aiment simplement et calmement leur patrie, comme la majorité des autres peuples européens...
Et on retrouve ça dans l'approche à la langue française. D'un côté, des imbéciles qui se vautrent avec soumission dans le tout-anglais; de l'autre, des têtus obtus qui ne veulent pas parler autre chose que le français ("moi je parle frrrrrrrançais, môssieur").
Mais de plus en plus, on a des gens de la première catégorie. Et pas des élites, des quidams de tous les jours. Les rares fois où je rentre en France, il m'est souvent arrivé la même histoire. Un ami fait une fête par exemple, quelques invités... On me demande ce que je fais dans la vie, je réponds que je suis prof de français à l'étranger. Et là, la phrase qui tue : "à l'étranger ça existe encore le français?" avec le petit sourire ironique de l'imbécile qui croit qu'il sait parce qu'il a entendu quelques anglicismes sur TF1... Putain, j'ai envie de les baffer... Souvent je réponds avec quelque virulence "ce qui m'étonne avec les idiots français, c'est qu'il ne connaissent absolument rien aux réalités linguistiques du monde... Bah oui, ça existe encore le français à l'étranger, c'est même en plein boom !" En général, ce petit moment de tension jette un froid à la soirée. Mais je n'en peux plus de voir tous ces cons qui parlent à tort et à travers, sans rien connaître. C'est le tonneau des Danaïdes... Parfois, je me dis que les Français ne méritent pas l'attirance qu'exerce leur langue dans le monde.
Bonjour Stef,
Bien d'accord avec toi pour le côté "pratique" de l'anglais mais la diversité est bien plus intéressante, je dirais même : vive la différence !
Il arrive parfois dans la vie que ce n'est pas parce que tu es anglophone que les portes s'ouvrent mais justement parce que tu es francophone.
Dans ma province anglophone de l'Ontario (Canada) notre actualité est au contraire la suivante : "comment créer une université francophone ?" http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2013/02/10/002-forum-etudiants-sudbury.shtml
C'est juste un petit exemple que je te donne.
Bonjour Anna,
Comme on voit dans toutes les réponses, il n'y a pas de vérité.Tout dépend de la situation. Je suis tout a fait de ton avis que c'est très important de garder les cultures et les langues. C'est un des principes de base de l'Europe. Mais des fois il faut s'adapter. Je suis néerlandais de naissance mais j'habite depuis plus de 32 ans en France, je me considère donc comme francophone. Ma fille y est née, mais quand nous étions au Québec on s'est mis très vite a parler en anglais car on ne comprenait rien de ce "québecois". J'espère donc que cette université sera en français ! 😉
Comme on voit dans toutes les réponses, il n'y a pas de vérité.Tout dépend de la situation. Je suis tout a fait de ton avis que c'est très important de garder les cultures et les langues. C'est un des principes de base de l'Europe. Mais des fois il faut s'adapter. Je suis néerlandais de naissance mais j'habite depuis plus de 32 ans en France, je me considère donc comme francophone. Ma fille y est née, mais quand nous étions au Québec on s'est mis très vite a parler en anglais car on ne comprenait rien de ce "québecois". J'espère donc que cette université sera en français ! 😉
Voila un bon exemple qu'une langue vivante ne peut pas être une langue d'échange internationale. Ce que j'avais dit pour l'anglais (où l'américain parlé dans les ghettos noirs est devenu incompréhensible pour les autres américains) l'est tout autant pour le français, comme c'est le cas au Québec. J'imagine même que l'anglais deuxième langue des philippins, puisque pratiquement chaque île a son dialecte, évoluera (si ce n'est déjà fait) et deviendra incompréhensible pour les étatsuniens, britanniques et australiens.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Merci pour votre soutien, nous avançons doucement, mais nous faisons tout pour y parvenir, plus nous formerons de jeunes Franco-ontariens, plus le besoin d’universités francophones deviendra incontournable.
Mes parents sont originaires d’Europe centrale, j’ai d’abord appris une langue slave que je parle toujours même à Toronto puisque les communautés sont très vivantes ici, puis à l’école en France j’ai appris le français. Je vis maintenant depuis plus de dix ans en Ontario où je n’ai jamais travaillé en anglais même si les anglophones sont largement majoritaires bien entendu. Le fait de pouvoir me différencier m’a fait redoubler d’efforts pour apporter aux Franco-ontariens un français de qualité, le meilleur possible tout en apprenant leurs expressions régionales, pour avoir un vrai échange, parce que l’essentiel est de préserver leur langue dans cet océan anglophone d’Amérique du nord sans s’éloigner trop de la langue originale qui avec le temps se transforme bien entendu comme le Québécois.
Sans être enseignante je travaille pour le développement des écoles de langue française en Ontario, elles ont un succès assuré, à chaque nouvelle rentrée scolaire nous ouvrons de nouvelles écoles, le territoire est vaste, les besoins sont partout. Nous en avons d’autres encore en construction, niveau élémentaire et secondaire. Mais il nous manque plus d’universités, nos élèves doivent ensuite continuer leurs études en anglais où se déplacer vers le nord de la province.
Les Québécois méritent beaucoup de respect, ce sont les seuls à se battre pour la langue française avec les Africains francophones qui eux aussi font honneur à notre langue. Les Français de France ne se rendent pas compte du combat nécessaire pour préserver la francophonie.
Des propositions faites récemment en France telles qu’offrir des cours universitaires en anglais pour les étudiants étrangers montrent à quel point la France n’a rien compris, est repliée sur elle-même.
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
Les Québécois méritent beaucoup de respect, ce sont les seuls à se battre pour la langue française avec les Africains francophones qui eux aussi font honneur à notre langue. Les Français de France ne se rendent pas compte du combat nécessaire pour préserver la francophonie.
Des propositions faites récemment en France telles qu’offrir des cours universitaires en anglais pour les étudiants étrangers montrent à quel point la France n’a rien compris, est repliée sur elle-même.
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Les Français se croient les propriétaires de la langue française alors que ce sont eux qui font tout, dirait-on, pour la faire disparaître, contre l'évolution générale du monde et l'amour des autres francophones pour le français...
Je voudrais citer la dédicace d'un livre sur la francophonie que j'ai lu il y a quelques années :
Au nom de la francophonie, merci à tous les Africains, Québécois, Maghrébins, Laotiens, Libanais, aux dizaines de millions de personnes qui apprennent le français chaque année et à leurs trop rares amis français.
Tout est dit...
un jour nous parlerons tous anglais et le français disparaitra c'est inéluctable
M'étonnerait que le Français disparaisse de si tôt. C'est déjà enterrer un peu vite les quelques 200 millions de francophones et 600 millions de francophiles. Et surtout, oublier que parler Français est un défi pour tout polyglotte qui se respecte ! Bref, autant attendre la disparition du 100m aux jeux olympiques ...
Du reste, j'ai toujours trouvé qu'il y'avait quelque chose d'anormal dans le fait de renier sa langue maternelle. Heureusement que la plupart du temps, il s'agit juste de faire parler de soi :
Au Canada j'avais un collègue roumain il parlait quasiment un français impeccable sans accent par contre en anglais il avait vraiment un mauvais accent
Du reste, j'ai toujours trouvé qu'il y'avait quelque chose d'anormal dans le fait de renier sa langue maternelle. Heureusement que la plupart du temps, il s'agit juste de faire parler de soi :
Anormal au sens psychopathologique, oui. Et à l'exception de quelques doux idéalistes infichus d'observer le réel autour d'eux, il est évident de constater que le processus morbide en France (économique, politique, culturel, éthique) dont la jeunesse en est le plus beau fleuron alors qu'elle devrait se révolter contre cet avenir sans avenir, touche tous les domaines, à commencer par la langue qui est le premier vecteur pour véhiculer des idées. Il y a un effondrement complet de la lecture à laquelle ils n'ont aucun plaisir vu que la manipulation de leur langue maternelle française est des plus rudimentaire et se résume à capter un code univoque parmi la richesse des signifiants. Ce qui explique leur absence d'humour basé sur les jeux de mots. Il reste l'allégeance aux USA via un sabir angloïde qui n'est compréhensible qu'à l'intérieur de leur ghetto sous culturel.
Ces derniers temps je me suis efforcé de faire parler un ado français de 15 ans sur ses problèmes scolaires et familial. Je voulais juste qu'il me les formule, simplement, avec ses mots à lui. Impossible ! Rien ne sortait et au bout de deux phrases hésitantes il concluait toujours par "Laisse tomber !". En des temps plus anciens, mais que j'ai connu, ses semblables, mêmes s'ils étaient infichus d'écrire leurs états d'âme, étaient au moins capables de les formuler oralement. Et même plus que ça. Ils étaient capables d'humour, de dérision, de moquerie et leur parole était vive. Ils utilisaient souvent un argot de quartier mais qui n'avait rien à voir avec ces pauvres emprunts linguistiques anglo-ricains. Et, si on établissait une relation de copinage avec eux, ils étaient réceptifs à une culture qu'ils ne connaissaient pas (je me rappelle le ravissement de l'un d'eux, de 16 ans, découvrant Léo Ferré). Maintenant, même s'ils sont issus d'un milieu bourgeois, il est impossible de les faire sortir de leur ghetto sous-culturel. L'un d'eux résumait d'ailleurs parfaitement sa conception du monde : "les vieux écoutent de la musique de vieux et les jeunes de la musique de jeunes".
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
C'est que l'école, n'est peut être pas le meilleur endroit pour apprendre le Français ni aucune autre langue ? Quand je vois par exemple, que l'on continue d'enseigner Racine, Corneille et autre Mollière aux collégiens !? On voudrait les dégouter de la langue française, qu'on s'y prendrais pas mieux, je pense. De même en Anglais, ou l'on donne à étudier de la littérature, à des gamins qui n'ont même pas le niveau pour discuter avec un natif de 4 ou 5 ans. Tous les linguistes sont pourtant formels : de tels exercices sont stériles.
C'est peut être pour ça que les pays qui s'en sortent le mieux en la matière, sont ceux ou parler Anglais présente un intérêt en dehors de l'école. Encore qu'en rép. Tchèque citée en exemple plus haut, j'ai pas trouvé que le niveau soit exceptionnel. Et à condition de pas trop s'éloigner de Prague en plus.
Je suis tout à fait d'accord sur le contenu scolaire qui ne s'arrange pas et qui était globalement le même dans ma jeunesse (qu'est-ce que Molière m'a fait ch**r avec son comique qui ne faisait le ravissement que du prof de français). Mais il y avait une vie culturelle et instructive après l'école (et on n'avait pas Internet). Or les d'jeun'z actuels disposent de bien plus de possibilités que nous n'en avions et quel est le résultat ? Encore plus stupidement conditionnés que ceux de ma jeunesse qui n'avaient à lire que "France-Soir" ou le "Parisien libéré" et gober tout ce que montrait l'étrange lucarne de l'ORTF.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
he oui la médiocratie triomphante.
Ca résume bien la question du langage en tant qu'outil. Un ouvrier qui se sert d'une toupie sans avoir correctement appris à s'en servir va juste réussir à se trancher les doigts. Je crois qu'on se prépare à plusieurs générations de manchots de la langue Française.
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Je suis d'accord que le maniement du langage est essentiel. A l'âge du langage, les enfants sont capables d'apprendre deux langues puisqu'ils sont en train d'apprendre à parler. C'est ainsi, en les élevant de manière bilingue, qu'on peut sortir du dilemme
"Dois-je maintenir ma langue maternelle (même si elle est minoritaire)" ou "Indispensable de maitriser les langues de grande diffusion, dont l'anglais".
La situation est plus subtile que cela car elle dépend des rapports de force entre les groupes linguistiques, la question du bilinguisme français-anglais en France n'est pas la même que celle d'un frison au Pays-bas. Mais il n'en reste pas moins que le bilinguisme précoce est un moyen de préparer l'avenir pour l'apprentissage des langues chez l'enfant. Et si on ajoute une once d'espéranto dans le système, on sort du conflit "Ma langue est plus forte que la tienne".
Pour comprendre ces principes à l'aide d'exemple concrets, voir la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=QDrlchR8bUo&feature=share&list=UUBmMWdUOXdTAPQ_IYQxNfeg
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
he oui la médiocratie triomphante.
Ca résume bien la question du langage en tant qu'outil. Un ouvrier qui se sert d'une toupie sans avoir correctement appris à s'en servir va juste réussir à se trancher les doigts. Je crois qu'on se prépare à plusieurs générations de manchots de la langue Française.
C'est bien pessimiste, même si je comprends le fond de ta pensée. T'aurais pas vu le film idiocracy par hasard ?
je réponds au topic, mais j avoue que je n ai pas lu toutes les 15 pages...
on parlera tous anglais?????non, a cause du particularisme qui toujours remonte a la surface...
je parle seulemnt par experience:
Je suis belge, je parle le chinois et l anglais, j ai habité dans de nombreux pays d asie.
je suis d'un pays bilingue (FR NL)un pays unitaire et francophone au XIX et federal et régionaliste depuis 1993 et les questions d identités linguistique sont plus que jamais séparatives et d actualités (hier couronnement du nouveau roi et querelles linguistiques sous-jacantes)
en réalité, une langue est né d une culture bien déterminée , l exemple le plus concret en est la langue chinoise: la pensée chinoise, les mécanismes de la pensée chinoise ont étés façonnés et sont liés a l apprentissage de la langue : la répétition et l apprentissage par cœur de situations convenues.
les chinois utilisent les mêmes mécanismes dans l apprentissage de l anglais, ce qui donne le fameux chinglish (souvent tordant)
on pourrait en argumenter des heures, mais a mon sens, la mondialisation ne sera pas une mondialisation culturelle: le nombre de pays et de cultures différents qui participent à cette mondialisation économique sont trops nombreux. pour moi, l anglais est amené a se développer encore plus comme "langue internationale", comme langue de communication , mais n est certainement pas appelé à remplacer les autres groupes linguistiques comme "langue usuelle" et j en veux pour preuve le très net recul de la langue anglaise aux états unis même face à l Espagnol, qui est déjà devenu langue officielle dans de nombreux états du nord (en plus des etats du sud ouest)
a mon avis, dans in future pas si lointain mais pas encore tout proche, l usage de l anglais sera le meme que l usage du latin au moyen age: une langue d érudition et de communication.
le chinois est trop compliqué et surtout lié à un mode de pensée trop rigide et particulier , pour devenir langue de communication: il est la langue commune au monde chinois et a lui seul .
Ce que tu dis sur le mandarin est très intéressant, Oliwenn. Si tu as le temps, ça serait sympa que tu développes et que tu postes ton message sur le fil de "La Chine en délire" qui concerne justement ces traits culturels si typiquement chinois :
http://voyageforum.com/v.f?post=6049618;
Je reviens sur ton message par rapport au fait que tout le monde peut apprendre...
En théorie oui. Je ne suis pas doué en langues et j'ai fait d’énormes progrès en anglais au fil des années et des expériences. Il n'empêche, certains ont des facilités que d'autres n'ont pas. Pour ma femme, par exemple, qui parle couramment cinq langues, ce n'est pas un problème d'en apprendre une sixième, elle aime ça, ça la passionne, et c'est assez "facile" pour elle.
Pour moi en revanche c'est beaucoup plus dur. Les langues, ce n'est pas du tout mon truc et je progresse très lentement. Or, j'ai plutôt tendance à travailler sur mes qualités et mes points forts pour évoluer, entreprendre plus de choses, et ça a toujours été payant.
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
Je suis pareil : Bien franco-français à ce niveau : pas doué pour les langues. Et j'ai toujours été épaté par les africains naturellement (racialement ?) doués pour l'apprentissage des langues, quelque soit la puissance coloniale qu'ils aient eu. Dans le fin fond du Sénégal oriental où passent presque jamais des touristes j'étais surpris de rencontrer des gamins dans des petits villages qui parlaient très bien français et je me demandais où ils l'avaient appris car, entre eux, ils parlent leur dialecte.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Je prends la discussion en route même si je n'ai pas tout lu car les pages sont longues. Bravo pour ton site internet, je le trouve super bien fait et il me donne envie de bouger encore plus !!
J'adore les langues étrangères , je suis bilingue italien . Je parle assez bien anglais . Un peu d'espagnol et de portugais du Brésil.Bref les langues sont une passion pour moi.
C'est vrai que l'anglais reste très pratique pour communiquer partout et avec tout le monde . J'ai dans ce contexte- là eu une grande conversation avec un japonais en anglais au fin fond du Brésil et j'ai bien d'autre exemples encore. Comme nous en avons tous.
L'anglais s’avère très pratique et pour l'instant demeure une langue très enseignée dans le monde. Pas besoin de courir la planète pour progresser en anglais , j'ai pris des cours à Toulouse ( !....) dans une école super sympa ( que je peux donner par MP) et j'ai fais d'énormes progrès à ma plus grande surprise!!
Tout ça pour dire que l'apprentissage des langues étrangères peux se faire partout et tout le temps tout au long de notre vie. On peut ainsi écouter la radio , la télé , faire des échanges-café, lire des livres, des revues, apprendre des lexiques, s'enfiler des exercices de grammaire ( !...)😉 sans quitter son pays.
Bien sûr , le séjour dans le pays reste incontournable mais si on ne peut pas, pas de panique il y a des solutions !!
Le moteur essentiel pour progresser en langues reste LA MOTIVATION.
Combien ai-je rencontré du Cubains à Cuba qui parlaient un français impeccable et un italien parfait !! Ils n'avaient jamais quitté Cuba . Ils ont bossé comme des fous et avec beaucoup de pratique sont arrivés à un niveau incroyable.
On est pas tous des surdoués des langues mais en s'aidant un peu on peut y arriver ! Une fois l'anglais en poche , vous avez toute votre longue vie pour progresser dans des langues sympa comme l'italien , le brésilien et bien d'autres encore !!
Si vous avez besoins de prendre des cours de langue quelque part en France ou ailleurs et que vous lisez mon post , contactez moi, j'ai plein de tuyaux !!😉
Merci à tous les passionnés de langue d'avoir mis en mot sur ce long post et à toi Stéphane d'avoir commencé cette belle discussion.
Quant à moi ce soir je mange dans un resto brésilien avec une amie allemande et un copain australien .Zut on va encore parler anglais !
Vous avez raison, dans tout ce que vous dites, sauf que vous faites preuve de trop d'idéalisme: dans les faits, de plus en plus, l'anglais domine à un tel point que la majorité des gens (et, dans certains pays, presque tout le monde) se contente de parler anglais et n'apprend plus d'autre langue. Il devient même parfois compliqué de faire comprendre que l'on apprend la langue du pays où on se trouve: j'ai baragouiné l'espagnol à Madrid, on me répondait souvent en anglais; je me suis initié au vietnamien (une heure par jour pendant deux mois), et les Vietnamiens me répondaient tous en anglais; et deux amis anglais se sont plaints à moi qu'à Paris, on leur réponde presque toujours en anglais dès que l'on entend leur accent, alors qu'ils parlent très convenablement. J'estime donc qu'on en vient à une situation où il faut lutter contre cette situation. Ce n'est pas très gentil... mais je n'accepte plus de prononcer un mot en anglais en France, je suis carrément impoli avec ceux qui s'adressent directement à moi en anglais, et je m'en veux seulement de ne pas en faire plus. C'est une guerre quotidienne...
Pourquoi nous devrions tous être chrétiens ou musulmans ou boudistes ou que sais-je , pourquoi notre ceréale principale doit rester le blé , le riz n'est-il pas plus facile a utiliser ou à transformer?
Plus sérieusement pourquoi ? alors que des hommes s'évertuaient a étendre un langage officiel unique autour de la mediterrannée , d'autres hommes lui préféraient le grec comme langue d'usage , mais tout ce joli monde entre eux ne parlaient que leur langues régionales , les Goths les saxon et autres burgonde n'etaient pas tout à fait les barbares que nous immaginons , le latin ils l'utilisaient le grec ils le parlaient , oui mais voila; dans la chaleur de leur foyer dans la tendre intimité de leurs rapport famillier ils préféraient la langue maternelle , celle de leurs ancêtres , ces langues qui allaient donner l'anglais, l'allemand, le neerlandais , les langues nordique , etc ..
Une langue ce n'est pas seulement un moyen de communiquer c'est aussi un moyen d'exister , certe l'anglais est pratique quand on voyage pour se faire comprendre , mais gratifier un commerçant de Dubrovnik d'un joyeux dobar dan , remercier un grec par un efkaristo c'est aussi un peu appartenir a une communauté ou du moins montrer qu'on a fait l'effort de s'en rapprocher.
La langue d'un pays est porteuse de son histoire , voyager c'est s'ouvrir à cette histoire
Les Québécois méritent beaucoup de respect, ce sont les seuls à se battre pour la langue française avec les Africains francophones qui eux aussi font honneur à notre langue. Les Français de France ne se rendent pas compte du combat nécessaire pour préserver la francophonie.
Qu'est-ce que la francophonie si ce n'est un impérialisme linguistique ? Des milliers de langues sont menacées de disparaître de part le monde, le français n'en fait pas partie. Au nom de la diversité, il serait bien que les Africains parlent en premier leurs langues d'origine et non pas celle de la colonisation.
Quant au Français, ils font suffisamment pour "préserver" la francophonie. En s'acharnant à ostraciser les langues régionales et minorisées pour les faire disparaître.
Des propositions faites récemment en France telles qu’offrir des cours universitaires en anglais pour les étudiants étrangers montrent à quel point la France n’a rien compris, est repliée sur elle-même.
C'est un peu contradictoire ce que vous dites. Comment la France pourrait être "repliée sur elle-même" si ses universités offrent des cours en langue étrangère ?
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
je suis d'un pays bilingue (FR NL)un pays unitaire et francophone au XIX et federal et régionaliste depuis 1993 et les questions d identités linguistique sont plus que jamais séparatives et d actualités (hier couronnement du nouveau roi et querelles linguistiques sous-jacantes)
Le séparatisme flamand en Belgique est surtout le résultat de décennies d'oppression linguistique du français sur le flamand et même le wallon (dialecte d'Oil), à l'époque où la Wallonie était riche. Maintenant que la fortune a changé de camp, les Flamands prennent leur revanche. Juste retour des choses.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Réflexions de voyageurs › Afrique de l'Ouest et du Centre · 190 replies
Je vais oser vous poser cette question!!!! sommes nous tous des africains!!!!! Des dents vont grincer mais un forum c'est fait pour cela NON Merci de votre…
Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux…
Aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste:…
J'élargis le champs de discussions de ce site qui m'a l'air rempli de gens intelligents et sympas avec qui j'ai envie de partager mon sentiment sur ce terrible…
Et nous? sommes-nous responsables dans nos voyages? Je lance un petit échange sur ce theme: Nous sommes tous prompt à juger, donner des conseils, sur ce que…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/