Constat sûrement très réaliste de la situation touristique en Inde (je n'y suis encore jamais allé mais j'ai pu remarquer des choses semblables en Thaïlande ou au Népal) et de la situation actuelle dans de nombreux pays, qui donne à réfléchir sur ce que nous somme et sur les valeurs qui régissent les sociétés des pays développés et en développement.
Cependant, comme certaines personnes l'ont signalé auparavant, ce constat ne date pas d'hier. Si tu as lu Flash de Charles Duchaussois par exemple, il relatait déjà les changements dus à l'arrivé des touristes "américains" (on pourrais aisément généraliser aux occidentaux) dans le Katmandou "hippie" de la fin des années soixante, et toute la haine de ces derniers envers ces nouveaux venus hautins et irrespectueux (vis à vis de ce dernier point, les hippies de l'époque ne l'étaient pas beaucoup plus par rapport aux populations locales).
Bref, il est bon d'avoir un regard critique sur le tourisme et je rejoints tout à fait ton analyse qui fait l'effet d'une claque et ouvre les yeux sur ce que devraient être les rapports entre voyageurs et locaux et sur l'influence, je pense néfaste, de l'uniformisation des cultures et des valeurs qui en découlent.
Bonne continuation et je pense que je lirais d'autres de tes articles sous peu !
Je n'ai pas parcouru les dizaines de page sur ce sujet mais même si les hippies étaient attirés par l'Inde pour son côté spirituel, paradoxalement et sans trop chercher à comprendre, ils ont aussi été attirés par un pays qui a toujours été une enclave au capitalisme, au mercantilisme et aux affaires.
Si les british, les portugais, les hollandais, les français et même les danois ont colonisé et envahi les terres de l'Inde bien avant que les hippies s'y foutent à poil, ce n'est pas pour les jolis paysages du Rajasthan, de Goa, du Kerala etc...mais pour en tirer du fric grâce au commerce.
Si les hippies cherchaient un endroit au monde libre de toute relation avec l'argent, libre de tout matérialisme, alors ils avaient dès le départ mal choisi leur destination de prédilection.
Mais qu'ils se rassurent toutefois, les bonnes odeurs d'encens y sont toujours et la spiritualité aussi (même s'il faut bien la chercher des fois, avec tout ce business qui s'est fondé sur ça aussi...)
Si les hippies cherchaient un endroit au monde libre de toute relation avec l'argent, libre de tout matérialisme, alors ils avaient dès le départ mal choisi leur destination de prédilection.
Oui, rien de nouveau sous le soleil. Je préfère voir une classe moyenne se développer plutôt que la misère.
Quant à la bêtise! elle est incontrôlable même en Inde.
Les Indiens eux aussi ont le droit d'évoluer. ça fait un bail qu'ils voyagent dans leur pays, ils voudraient peut-être aussi en sortir! Pas facile. Pourquoi serions-nous les seuls privilégiés?
Et si vous voulez en savoir plus sur les Tibétains, lisez cela:
Je vis en Inde depuis 14 ans, et je ne m'en lasse pas. Evidemment j'ai vu cette Inde évoluer très rapidement au fil des années, oui, avec tous les travers que tu dénonces, et qui ne sont, hélas, que l'héritage de notre Occident, car c'est bien de là que sont venus la modernité, la mondialisation, le monde de la consommation, et tout ce que cela charrie d'inégalité et d'injustices. Les indiens, en sont là, c'est une évolution inéluctable dans notre monde basé sur la recherche de profit, alors pourquoi penser qu'ils pourraient y échapper?
Cessons de rêver l'Inde, et vivons là, telle qu'elle est, avec compréhension et indulgence.
Et puis cessons les bla bla bla, et posons nous la question : qu'est-ce que je fais moi-même pour changer celà?
Et pour parodier quelqu'un de connu, ne nous demandons pas "qu'est-ce que l'Inde peut faire pour nous" mais plutôt "Que puis-je faire pour l'Inde".
Et c'est pour cela que je suis toujours en Inde et heureuse d'y être, parce que je me suis mise à l'ouvrage, et que du coup, je me sens utile dans ce pays où existe encore une liberté de créer, une liberté de vivre ses rêves d'humanité.
Je suis une adepte de Pierre Rabhi, et j'applique donc sa fable du "colibri" :
Un jour dit le légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques goutes d'eau avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, l'un des animaux agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri, tu n'es pas fou? ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu"
"Je le sais", dit le colibri, "mais je fais ma part."
Et c'est ainsi que passant d'observatrice à actrice, j'ai pu me sentir à l'aise en Inde, car l'action étant plus puissante que les paroles, j'arrive peu à peu à donner conscience à mes amis indiens, qu'il existe d'autres valeurs en Occident que les seules valeurs mercantiles. Je fais ma part
Merci de m'avoir lue.
Evidemment j'ai vu cette Inde évoluer très rapidement au fil des années, oui, avec tous les travers que tu dénonces, et qui ne sont, hélas, que l'héritage de notre Occident, car c'est bien de là que sont venus la modernité, la mondialisation, le monde de la consommation, et tout ce que cela charrie d'inégalité et d'injustices. Les indiens, en sont là, c'est une évolution inéluctable dans notre monde basé sur la recherche de profit, alors pourquoi penser qu'ils pourraient y échapper?
Il me semble que l'Inde du passé était pire que l'Inde du présent mais je peux me tromper n'étant ni intouchable ni veuve (entre autres)...
"En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori."
Et bien, quel résumé! Apparement, tu as beaucoup de chance d'avoir su trouver la vrai facon de voyager, de rencontrer des gens, de t'epanouir, tandis que les malheureux touristes qui t'entourent ne sont que des moutons en quête de leur photo de profil facebook...
Aurais-tu un problème d'ego a faire passer ici?
En tour du monde depuis 8 mois (et oui, sacrilège), j'ai justement voyagé en Inde. Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus. J'ai pris des photos, visité le Taj Mahal, etc, mais je me suis retrouvé aussi deux fois à dormir chez l'habitant, j'ai toujours dormi dans les guest house les moins cher en compagnie de locaux qui sont loin d'avoir des bagues en or aux doigts, j'ai pris des trains de nuit de 12h en classe sleeper et y ai rencontré des familles incroyables... bref, je n'ai pas envir de te deballer tout mon voyage, tout ca est à titre d'exemple et de témoignage de ceux que tu met apparement dans le même sac.
C'est bien triste d'avoir cette vision des autres en tout cas, je me demande bien si tu arrives parfois à faire des rencontres qui te conviennent.
Moi aussi j'ai été expasperer au Cambodge devant ces touristes qui se prennent en photo plutot que de regarder le temple derriere eux, ou contre ceux qui sont impoli dans tous les pays du monde, souvent j'ai été agacée mais heureusement pour moi pas à ton niveau.
Bonne continuation dans ta recherche de la sérénité et du voyage parfait.
Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus.
Les conseils du routard...
Si bien des choses ont changé en Inde depuis les années 70 notre "fameux" guide lui n'est pas comme le bon vin il ne se bonifie pas trop avec le temps je suppose? bref il n'a pas dû trop changer je crois; peut-être un peu moins "routard" qu'avant, les voyageurs d'aujourd'hui ne s'aventureraient plus dans les bouges d'autrefois où le prix d'une nuit ne s'évaluait pas en roupies mais en paisas. Sans doute est-il tjs aussi dépassé par les événements?Des adresses introuvables , des restos qui n'existent plus depuis des lustres des guesthouses dont personne ne se souvient ou qui ont brûlé!!. Dire qu'il est encore utilisé par certains pensant y trouver les bonnes adresses je crois rêver!
J que l'héritage de notre Occident, car c'est bien de là que sont venus la modernité, la mondialisation, le monde de la consommation, et tout ce que cela charrie d'inégalité et d'injustices. .
Euh, juste au passage, l'inégalité et les injustices sont venus en Inde en raison des Occidentaux ? Vraiment ?
Le système, entre autres, des castes, est une invention occidentale ?
"Le touriste apparait comme le principal agent de diffusion du mépris anti touristique. Plus le touriste se voit en miroir de l'autre, plus il le déteste".
Moi j'ai compris qu'elle dénonçait ( en Inde) les travers spécifiques à l'occident qui "grâce" à la mondialisation ne font que s'ajouter, depuis une dizaine d'années environ, à ceux que tu dénonces (système des castes etc..) et qui existaient déjà depuis plus de 2 millénaires; enfin c'est ce que j'avais compris dans son message...
j'ai juste répondu au sujet de la discussion qui au départ, portait sur les changements survenus en Inde depuis une dizaine d'années, et le développement économique d'une certaine classe sociale. Je ne prétendais pas donner une réponse exhaustive sur tous les problèmes de la société indienne, une page n'y aurait pas suffit!
Ceci dit, pour vivre en inde, je vois également les choses progresser au niveau justement du système des castes, des mariages arrangés, de la condition de la femme...L'Inde est un sous-continent, ne l'oublions pas, certains états sont encore très conservateurs, d'autres se modernisent.Et il faut arrêter de la voir sous l'angle de l'occidental moralisateur.
Et l'action que je mène auprès des indiens porte, entre autre, justement sur l'amélioration des conditions de vie des femmes.
Ceci dit, pour vivre en inde, je vois également les choses progresser au niveau justement du système des castes, des mariages arrangés, de la condition de la femme.
avec le temps y vont finir par nous ressembler totalement😏
Ce billet d’humeur (assimilé à « un interlude tristement irréaliste » par un certain Sindhind), écrit en octobre dernier, a été depuis affiché plus de 21000 fois, a suscité 266 réactions de 62 personnes différentes ! Quand je me relis, je m’en veux d’avoir été si provocatrice mais vos témoignages/conversations l’ont heureusement enrichi et ce, bien que certains ont cru lire que je ne me réjouissais pas de l’explosion d’une classe moyenne indienne, de l’augmentation du pouvoir d’achat des indiens et même que j’étais quasiment nostalgique d’une époque coloniale !!! Combien de fois ai-je ragé en lisant les réponses qui arrivaient dans ma boîte mail mais je ne voulais pas truster la discussion qui ne m’appartenait plus en répondant individuellement à chacun d’entre vous…
Ai encore lu ce matin, 8 mois plus tard ce commentaire d’une touriste vexée :
(…) Aurais-tu un problème d'ego à faire passer ici ? En tour du monde depuis 8 mois (et oui, sacrilège), j'ai justement voyagé en Inde. Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si différent du nôtre et pour la première fois, des conseils ne sont pas de refus. J'ai pris des photos, visité le Taj Mahal etc, mais je me suis retrouvée aussi deux fois à dormir chez l'habitant, j'ai toujours dormi dans les guest house les moins chères en compagnie de locaux qui sont loin d'avoir des bagues en or aux doigts, j'ai pris des trains de nuit de 12h en classe sleeper et y ai rencontré des familles incroyables... bref, je n'ai pas envie de te déballer tout mon voyage, tout ça est à titre d'exemple et de témoignage de ceux que tu mets apparemment dans le même sac. C'est bien triste d'avoir cette vision des autres en tout cas, je me demande bien si tu arrives parfois à faire des rencontres qui te conviennent. Moi aussi j'ai été exaspérée au Cambodge devant ces touristes qui se prennent en photo plutôt que de regarder le temple derrière eux, ou contre ceux qui sont impolis dans tous les pays du monde, souvent j'ai été agacée mais heureusement pour moi pas à ton niveau. Bonne continuation dans ta recherche de la sérénité et du voyage parfait. »
Pour la genèse, j’ai écrit et publié ce texte alors que j’étais en Inde depuis deux mois, dans un hôtel à Khajuraho géré par deux amis. L’un deux ne pouvait pas quitté son poste le temps d’un aller-retour à Gwalior pour emmener son fermier de père faire sa chimiothérapie : son employeur ne lui autorisait pas de congés et en parallèle, les touristes présents étaient bien exigeants pour un hôtel de cette catégorie (environ 3 euros la nuit). Finalement, le père a fait un grave malaise, nous sommes partis à Gwalior sans le consentement du boss et son père est décédé quelques semaines plus tard. Pas de causes à effets avec les touristes hein mais j’avoue que ce décalage des priorités à ce moment précis m’a choqué. D’ailleurs, j’ai traduit le texte à mes amis indiens puis l’ai fait lire aux fameux tourmondistes que j’incrimine notamment : de riches échanges (sans ironie aucune) sur la notion de « tourisme » et sur l’abus d’utilisation du mot « voyageur » pour décrire des gens qui vont d’un point A à un point B dans un pays si possible « exotique » avec un sac sur le dos, un billet d’avion retour dans la poche et un guide tel le Guide du Routard ou le Lonely Planet dans la main ont « égayé » un apéro.
Bref ! Aujourd’hui, je voudrais prendre le temps de vous remercier pour vos réactions car la production collective est devenue bien plus intéressante et ce, malgré de nombreuses digressions notamment sur la notion de race (point Godwin non atteint), au fil de ces 14 pages de conversations virtuelles entre passionnés de voyage, que mon texte initial.
Un voyage en Inde : un mythe occidental inchangé depuis les peintres orientalistes ?
Les uns ont donc écrit faire le même constat que moi sur les changements opérés dans une Inde moderne qui évolue vite comme Andreyves « qui se protège certainement plus qu’avant » et choisit ses endroits en sachant que pour lui « la vraie aventure du voyage est de plus en plus difficile à trouver » tandis d’autres se moquent (gentiment) en citant les paroles d’une chanson de Bob Dylan écrite dans les années 60 : « Sur nos routes anciennes les pavés sont usés... La roue de la fortune est en train de tourner... Les perdants d'hier vont peut être gagner... Les temps changent... inéluctablement », d’autres se moquent (moins gentiment) avec notamment un « ce que tu dis est un constat fixe, une nature morte, a still painting... la photographie d'un paysage anonyme » qui m’échappe encore puisqu’il suffit de cliquer sur mon blog pour connaître mon identité et quelques unes de mes expériences de voyages. D’autres encore s’opposent comme Attila qui estime que l’Inde de 2012 est « dans le même état que lors de son premier voyage en 1994 » et ajoute que « pays est plus moderne mais les fondamentaux restent les mêmes ». Quant à Stalingrad, il prédit que :
« la "fracture sociale" ne sera plus entre pays riches et pays pauvres, mais dans chaque pays (France, Inde, etc.) entre une minorité très riche une majorité de pauvres (ceux qui travaillent pour survivre) et au milieu une classe "moyenne" (ceux qui travaille pour acheter le superflu) soumise à une compétition effrénée et épuisante pour conserver son niveau de vie. »
Attila toujours, ajoute que la plus large mixité touristes indiens/touristes occidentaux :
« peut entraîner les indiens sur le chemin d’une plus grande tolérance non seulement envers les occidentaux mais aussi envers leurs propres compatriotes. »
Au final, plusieurs d’entre vous ont pointé ce que je ne voyais pas à ce moment-là : le fait que c’est surtout moi qui ait changé… A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les interventions de Tcvoyageur :
« Tu penses que l'Inde a profondément changé en 10 ans, c'est peut-être toi qui as le plus évolué durant cette période et c'est ton regard sur ce pays qui n'est plus le même. »
Puis deLudopyr :
« Nous sommes toujours en retard d'une époque quand on voyage : en retard sur nos références de lectures, de témoignages, d'imagination sur le pays de destination. La Terre tourne et les temps changent, un énorme shift se réalise entre ouest et est, même si nous ne sommes pas encore morts et loin de là. Il faut bien vivre avec son époque et l'accepter parce que c'est justement notre époque, notre temps à nous : notre "créneau horaire ". Maintenant tu as toujours des "sentiers" pour tracer la tangente et trouver des espaces moins courus. Tu sais de quoi je parle car tu es de Paris, 1ere ville touristique du monde : certaines rues et quartiers sont archi-encombrés de visiteurs mais dès que tu passes dans une rue perpendiculaire tu ne vois plus personne ! Je connais des coins supers à Montmartre où des bistrots ne brassent que la population du quartier. Tu as la liberté de mouvement pour t'éloigner et trouver la bonne idée du lieu à rejoindre. »
Le premier commentaire de Visitation m’avait aussi interpellée : elle ajoute que nous aussi, changeons et vieillissons et s’interroge à juste titre sur une plus grande difficulté à communiquer avec la jeunesse indienne. Un banal « choc des générations » qui serait effectivement un point à prendre en compte me suis-je dis en la lisant.
Quant à Eltopo, il rebondit sur le titre de mon texte et apporte son témoignage :
« Le monde change plus vite maintenant, mais déjà lorsque j'étais dans cette zone, mes interlocuteurs indiens sortant d'études a Oxford ou Cambridge me disaient que pour eux les intouchables étaient des animaux domestiques, et c'était dans les années 1978/80. Quand à être lassé de côtoyer la misère (qui s'accroit) je suis aussi dans ce cas, et malheureusement le nombre de pays fréquentables pour des objectifs touristiques se réduit d'année en année, plus grande misère et plus grande insécurité vont de pair (ce qui n'était pas le cas autrefois). »
Le roman « Les chemins de Katmandou » a bien évidemment été cité comme preuve que dans les années 70, cela partait déjà en vrille. Djalma, tout aussi idéaliste que moi préfère penser que :
« dans les années 70, le voyage en Inde (souvent effectué par voie terrestre) n'était peut-être pas envisagé dans le même objectif qu'aujourd'hui... Le mouvement hippie en opposition à la société de consommation et au matérialisme était plus à la recherche de valeurs spirituelles qu'il croyait trouver en Inde. On allait donc en Inde dans un tout autre but que maintenant et surtout sans un programme millimétré, un itinéraire ne laissant aucune place à l'imprévu destiné à "s'en mettre le plus possible plein les yeux" sans "louper les incontournables" et faire un maximum de belles photos... »
Enfin, Ramramindi, qui fréquente l’Inde depuis plus de 10 ans et a même fini par s’y installer, tout simplement parce qu’elle la sent « vivante, vibrante et énergique » met ma réflexion en perspective : « L’Inde change mais (…) quand je rentre en France, je ne reconnais plus mon pays ».
Tout ça pour dire que si je devais réécrire ce texte, je prendrais plus en compte ma propre évolution plutôt que de mettre tous mes maux sur une Inde moderne occidentalisée… Nourris aux romans de Jules Verne, aux peintures de Ingres, aux essais de Lévi-Strauss, aux témoignages d’explorateurs du 19e siècle ou encore aux récits de Blaise Cendrars, beaucoup d’entre nous fantasmons le voyage aux confins de l’Asie, de l’Afrique, des îles du Pacifique ou de l’Amérique du sud. Nos voyages touristiques, quelque que soit la bonne volonté que nous y mettons, ne sont pas conformes aux rêves que nous formons avant le départ. Limite parfois, rêver voyager peut être plus agréable que le voyage en lui-même. La confrontation avec le réel détruit les illusions de la plupart des touristes qui n’ont alors plus d’autre choix que :de se voiler la face et ainsi se prétendre voyageur/aventurier/explorateur et faire de l'ethnologie de comptoir notamment sur des blogs de voyages inodores, incolores et insipides, d'assumer d’être un simple touriste qui voyage pour uniquement le plaisir de voir de beaux paysages, de visiter des sites culturels, de profiter de températures clémentes et accessoirement provoquer des rencontres avec les locaux et pourquoi pas vraiment créer une amitié au delà des frontières/cultures, de s'expatrier pour expérimenter une nouvelle façon de découvrir l’autre dans un échange plus équitable, plus constructif autour d’un projet commun, de partir à la "quête du lieu acceptable" comme le décrit brillamment Raymond Depardon dans "Errance" (ma bible !)ou de façon plus classique, partir en quête de soi à l'instar de Sylvain Tesson (mais attention à se renouveler intelligemment lorsque la quête cesse !)Quid de mon laïus sur l’explosion de la classe moyenne indienne ?
Attila que mon texte inspire, m’écrit, très en verve :
«Tu parles de mimétisme alors que ton premier exemple n'a rien d'un mimétisme. La blancheur du teint a toujours été un critère de beauté essentiel chez les Indiens car c'est un symbole de richesse. Est blanc, celui qui n'a pas besoin de travailler la terre pour survivre... Si les indiennes voulaient nous imiter, elles achèteraient plutôt de l'autobronzant ou bien se doreraient la peau au soleil... En occident, le blanc est synonyme de pauvreté. Reste blanc, celui qui n'a pas les moyens d'aller à Courchevel ou aux Antilles en hiver et à Saint-Tropez en été... Pour les garçons, je n'ai pas bien remarqué qu'ils ressemblaient à des rappeurs ou des minets. Mais quand bien même aimeraient-ils une musique différente de leurs parents, je ne vois pas où est le problème. Les styles musicaux (ou autres) importés sont d'ailleurs souvent remixés à la sauce du pays et finissent par devenir tout autre chose... Par exemple, le Mac Do. Quel symbole de mondialisation, d'uniformisation ! Et pourtant, tu ne trouveras pas en Inde le même hamburger (et pour cause...) qu'à Paris ou qu'à New York. De la bouffe industrielle et pas tip top pour la santé certes mais adaptée à chaque pays... »
Comme Sindhind (encore lui) me l’a fait remarquer, ce n’est effectivement sur une si courte période que l’on peut réécrire l’Histoire économique de l’Inde moderne :
« Wesh, mademoiselle, si vous vous êtes cantonnée à votre environnement direct (le tour de votre hôtel), il est clair que vous serez en mesure de comparer dans un laps de temps aussi court (6 ans de 2006 à 2013), l'évolution imposée par la globalisation de la médiatisation et de la distribution : je m'explique d'une part nous observons les mêmes publicités et d'autres part, je suis en mesure de m'acheter une bouteille de coke aussi bien en bas de chez moi en moins de 5 minutes qu'au coin de la rue à Pushkar ou à Ajmer !! Corporate Strategy : Think Global, Act de moins en moins Local... puisqu'il y a une homogénéisation des comportements... »
Odni, quant à lui/elle, s’emporte :
« Il faudrait que rien ne change dans ces pays ? C'est sûr l'exotisme de certains pays, ça nous fait un bon terrain de jeu pour nous défouler de notre stress, s'extasier devant des traditions dont on voudrait surtout pas chez nous... De toute façon, cette évolution nos pays occidentaux l'ont connu il y a une cinquantaine d'années, bien sûr il n'était pas question de mondialisation mais c'était bien une forme d'uniformisation, d'aspiration à consommer, bousculer les traditions, ce qui revient au même ! La classe moyenne indienne part en vacances ... s'ils se paient ce "luxe" c'est qu'ils n'ont plus a se poser la question" comment je vais acheter le riz pour aujourd'hui" c'est super ! Non ? »
Tout comme Marcomarco :
« à lire certains on a l'impression que plus qu'un regret on sent ici une sorte de gène - c'est comme selon nos deux fameux philosophes de chez nous (Chevaliers du Fiel) : "ça fait chier de se payer un voyage dans un pays pauvre pour y voir des gens qui sont plus riches que nous"... En attendant, passer un mois en Inde revient beaucoup moins cher que passer ses vacances sur la Côte d'Azur (ou ailleurs en France). En Inde on peut se payer une nuit dans un hôtel *****, ou un palace pour le prix d'un hôtel basic comfort chez nous... quand aux remords... »
Ou Milou2008, tout aussi cash :
« Les indiens doivent rester pauvres pour correspondre à l’image des touristes bien-pensants ».
Certains s’essaient à des constats géo-politiques plus ou moins alarmistes que je m’interdis de commenter, faute de connaissances suffisantes.
Dépeindre négativement les touristes sur un forum de voyages entraîne évidemment des commentaires peu élogieux… Florilège :
« Tu as l'air d'avoir une dent contre les touristes "bien propres sur eux" (comme tu dis). C'est pourtant la meilleure façon de commencer à bien respecter les populations locales, que de se présenter devant elles proprement, non ? »
« Quel dédain... Je ne comprends pas ce regard condescendant que beaucoup de voyageurs ont sur les autres voyageurs : "moi je fais ça mieux, eux ils sont ignorants". La barbe... »
« Il y a beaucoup de condescendance dans ce paragraphe. Libre à toi de penser cela de tes compatriotes, mais alors pourquoi ne pas aller dans un hôtel ou une guesthouse où tu ne rencontreras pas d'occidentaux ? »
Toutefois, certains sont encore plus durs que moi lorsqu’il s’agit du comportement de leurs concitoyens en vacances. TCvoyageur pense que les touristes sont responsables de leur image v��hiculée en Inde :
« Préjugés !! Suite à de très nombreuses discussions avec des indiens, je pense que leur vision sur nous est construite à partir des actes (et paroles) qu'ils nous voient accomplir (ou prononcer) lorsque nous sommes dans leur pays (et là encore c'est vrai dans de nombreux pays). Nous sommes donc totalement responsables de la manière dont ils nous perçoivent. ».
Lagunboy va encore plus loin tout en restant optimiste :
« Une bonne partie des gens qui peuplent ce forum et mettent 15 000 € pour passer 3 semaines à 4 en Namibie ou au Vietnam avec chauffeur, guide et qui réussissent à se baigner dans des piscines aux eaux turquoises des grands hôtels de villes africaines misérables ne valent pas mieux que les nouveaux riches indiens que vous signalez. Le voyage que j'aime est aux antipodes de cela, au milieu des gens. Il faut malheureusement aujourd'hui trouver des destinations risquées et sans confort pour vivre cela. De ce que j'ai vu de l'Inde, même si elle se développe, il doit encore être possible d'y voyager de cette manière, de s'immerger. »
Un autre me taquine sympathiquement :
« Ce qui me gêne le plus en fait c'est internet et les forums ! Avant le développement du net et du wifi, les touristes étaient obligés de se parler pour se refiler les bons plans, maintenant plus la peine, on a accès à tout (avant et pendant le trip), ce qui donne également ces brochettes de gens dans les guests houses qui ne calculent plus leur entourage, gardant leurs yeux rivés sur leur écran. Lorsque je pars, c'est sans téléphone, sans ordinateur, sans tablette, bref, sans boulet. (D'ailleurs quelqu'un est peut être en train d'écrire sur toi et le fait que tu bloques sur ton écran depuis 3 jours sur la terrasse de ton hôtel -)) Les meilleurs hébergements que j'ai pu trouvé ne figurent pas dans les guides mais m'ont été conseillé de bouche à oreille, soit par des locaux, soit par des touristes. Certes, l'ambiance générale en voyage n'est plus la même. Je trouve qu'il y a moins de routards et plus de touristes, qui vont absolument partout, y compris des coins reculés. Je reconnais toutefois que je n'ai plus la même perception et les mêmes attentes qu'il y a 20 ans. J'ai changé ma manière de voyager, privilégiant la visite à des locaux devenus des amis plutôt que la visite de nouveaux "sites touristiques". »
Mais comment ne pas craquer lorsqu’on lit des commentaires comme celui ci-dessous (sans les smileys) que j’ai cru fake avant de le lire et re-lire et m’apercevoir du premier degré… Collector :
« Alors ton trip en Inde ?
Ravie ! Pour le Rajasthan, par exception, j'étais en tour organisé (7 personnes seulement). Vu le kilométrage entre les sites, ça a permis de gagner beaucoup de temps. Et nous étions protégés du harcèlement commercial sur les sites par le guide, ouf !
Je me suis échappée du groupe 3 ou 4 fois pour voir la "vraie" vie de la rue, notamment au petit matin. Là, les relations sont super.
Oui, les touristes indiens abondent, notamment au Taj Mahal. Au début, c'étaient les vacances scolaires indiennes et le bruit dans les couloirs était parfois intenable dans les hôtels ! Je suis contente pour eux que des millions d'autochtones aient enfin le niveau de vie pour faire du tourisme.
Juste après, j'ai embrayé sur Oman ... où il y a plein d'Indiens ! (+Pakistan, Bengladesh Sri Lanka). Pas trop dépaysée ... »
Depuis mon retour de voyage, je me suis sentie quelques mois comme une fillette, abreuvée de contes féériques, qui comprend que les princes charmants n’existent pas… mais après deux semaines idylliques au Maroc où je m’étais promis de rester sagement dans les clous mais où je me suis retrouvée à traverser la vallée de l’Ounila à pied tandis que des centaines de 4x4 loués par des touristes grondaient sur le bitume sans jamais s’arrêter même lorsque nous levions le pouce ou agitions les bras pour qu’ils nous avancent de quelques kilomètres, j’ai identifié deux options :
1/ Apporter mon humble contribution dans un pays que je chéris comme Geramine qui vit depuis 14 ans en Inde et qui a pour sa part retourner la question, en se demandant ce qu’elle pouvait faire pour l’Inde. Adepte de Pierre Rabhi, elle applique dorénavant sa fable du "colibri" :
« Un jour dit le légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques goutes d'eau avec son bec pour les jeter sur le feu.
Après un moment, l'un des animaux agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri, tu n'es pas fou? ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu"
"Je le sais", dit le colibri, "mais je fais ma part ».
En passant ainsi d'observatrice à actrice, elle a pu se sentir à l'aise en Inde, car pour elle, l'action étant plus puissante que les paroles. Elle pense arriver peu à peu à donner conscience à ses amis indiens, qu'il existe d'autres valeurs en Occidentque les seules valeurs mercantiles. Comme elle dit :
« Je fais ma part. »
2/ Continuer de voyager le plus en adéquation possible avec mes valeurs humaines et continuer ainsi, à mon petit niveau, à favoriser le dialogue des cultures dans un environnement xénophobe. Un dernier commentaire avec une chouette philosophie et un intéressant recul de OsmanPacha :
« Le monde est vaste et complexe. Pour ma part, j'essaie de rester humble et ouvert : pas de certitude, de jugement à l'emporte-pièce : je tente de comprendre en lisant, en communiquant, puis après tout je me sens égoïstement léger en Inde. Un soin palliatif comme un autre... »
Dans tous les cas, me relire, vous relire et tenter de synthétiser ces 266 commentaires m’a donné envie de me replonger dans Essai sur l’exotisme de Victor Segalen qui met à mal toutes nos références ethnocentristes des récits de voyages européens traditionnels tel ceux de Pierre Loti… et c’est tant mieux ! -)
Bonne continuation à vous tous et encore merci pour cette réflexion collective.
Comme je suis le premier cité et sans prétention aucune .
Je ne sais quoi ajouter à cela .
A part , peut être l'absence de Stalingrad .
Ah si ! J'ai repris Stalingrad ! ;-)
Merci pour ta réaction et à bientôt ici ou sur les routes !
« la "fracture sociale" ne sera plus entre pays riches et pays pauvres, mais dans chaque pays (France, Inde, etc.) entre une minorité très riche une majorité de pauvres (ceux qui travaillent pour survivre) et au milieu une classe "moyenne" (ceux qui travaille pour acheter le superflu) soumise à une compétition effrénée et épuisante pour conserver son niveau de vie. »
Bien que cette discussion ne soit pas close, je pense que tu as eu une riche idée de la lancer, Céline.
Plus j'en relis des lignes, dans tous les sens, plus je retrouve (ou repense à) ce qui me gène désormais le plus lorsque je voyage : les touristes, qui remplacent 90% des voyageurs, qui eux-mêmes ont remplacé les explorateurs ... ceux-là qui se font photographier devant tous les monuments ... ceux-là qui sont assis à la gauche du chauffeur, qui montent et descendent la vitre en permanence et qui lui demandent toutes les deux minutes de ralentir un peu, afin de ne pas rater la charrette à bœufs, la vendeuse et son étal, le lot d'animaux domestiques qui traverse ou encombre .. la bique, la vache, le coq ou la poule exceptionnels, puisque "locaux".
Le touriste qui rentre chez soi bientôt, puis joue au conférencier "Connaissance du monde", pour ses amis ou voisins .. à grands frais, car il a payé plus de cent euros chacune de ses journées au pays de Gandhiji.
Qu'ils soient occidentaux, japonais ou indiens, ces transhumants forment une meute sans fin qui me lasse au plus haut point. elle m'empêche d'avoir une relation particulière par exemple avec le restaurateur, qui a déjà servi depuis une semaine deux cents de ces perroquets caquetants et qui me prend pour un énième consommateur, strictement conforme aux autres, rien de plus. Mes congénères en vadrouille m'obsèdent parfois, ces énergumènes affublés de tenues étranges et d'outils de reproduction instantanée, repérables à 200 mètres, qui sont la version expatriée et satisfaite du citoyen morose et engoncé dans la routine du boulot, chez lui dans son patelin. Ce sont eux que sans doute je photographierai dans dix ans, de préférence à l'indien en dhoti ou au papou en ficelle, et que j'épinglerai sur facebk.
Il me faut désormais aller plus loin, plus haut, plus tôt ou plus tard, en mauvaise saison, afin d'en éviter la plupart. Il me faut aussi inventer mon propre guide du routard, inventer des déplacements qui soient sans référence, des itinéraires intimes et secrets qui m'offriront des rencontres improbables mais superbes, jamais écrites ici ni sans doute nulle part.
J'y travaille .. en toute discrétion et au risque de me perdre, sans le secours d'aucune pierre blanchie. Le prix à payer pour sortir du zoo, ne plus être un zozo.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
Bien que cette discussion ne soit pas close, je pense que tu as eu une riche idée de la lancer, Céline.
Plus j'en relis des lignes, dans tous les sens, plus je retrouve (ou repense à) ce qui me gène désormais le plus lorsque je voyage : les touristes, qui remplacent 90% des voyageurs, qui eux-mêmes ont remplacé les explorateurs ... ceux-là qui se font photographier devant tous les monuments ... ceux-là qui sont assis à la gauche du chauffeur, qui montent et descendent la vitre en permanence et qui lui demandent toutes les deux minutes de ralentir un peu, afin de ne pas rater la charrette à bœufs, la vendeuse et son étal, le lot d'animaux domestiques qui traverse ou encombre .. la bique, la vache, le coq ou la poule exceptionnels, puisque "locaux".
Le touriste qui rentre chez soi bientôt, puis joue au conférencier "Connaissance du monde", pour ses amis ou voisins .. à grands frais, car il a payé plus de cent euros chacune de ses journées au pays de Gandhiji.
Qu'ils soient occidentaux, japonais ou indiens, ces transhumants forment une meute sans fin qui me lasse au plus haut point. elle m'empêche d'avoir une relation particulière par exemple avec le restaurateur, qui a déjà servi depuis une semaine deux cents de ces perroquets caquetants et qui me prend pour un énième consommateur, strictement conforme aux autres, rien de plus. Mes congénères en vadrouille m'obsèdent parfois, ces énergumènes affublés de tenues étranges et d'outils de reproduction instantanée, repérables à 200 mètres, qui sont la version expatriée et satisfaite du citoyen morose et engoncé dans la routine du boulot, chez lui dans son patelin. Ce sont eux que sans doute je photographierai dans dix ans, de préférence à l'indien en dhoti ou au papou en ficelle, et que j'épinglerai sur facebk.
Il me faut désormais aller plus loin, plus haut, plus tôt ou plus tard, en mauvaise saison, afin d'en éviter la plupart. Il me faut aussi inventer mon propre guide du routard, inventer des déplacements qui soient sans référence, des itinéraires intimes et secrets qui m'offriront des rencontres improbables mais superbes, jamais écrites ici ni sans doute nulle part.
J'y travaille .. en toute discrétion et au risque de me perdre, sans le secours d'aucune pierre blanchie. Le prix à payer pour sortir du zoo, ne plus être un zozo.
Je rêve sur ce forum... c'est incroyable la prétention que vous avez tous pour faire des généralités pareil. On est TOUS parfois exaspérés pas ces hordes de touristes, on est beaucoup à avoir envie de faire cette rencontre d'une minute ou d'une journée qui nous enrichit, mais quand tu voyage, d'autre que toi on eu la méme idée figure toi! Comme c'est bête. Alors forcément en hotel 4 étoiles dans les stations balnéaires ou méme que tu visites certains lieux que tu penses incontournables, oui tu vas te retrouver avec des gens vraiment insupportable, ou des fois tous simplement d'autres touristes alors que tu preferais etre seul. Mais enfin, quand tu voyage pas cher, que tu vogue entre les guest house a 2 euros et que tu prends les transports en communs, si là tu n'en peux plus des touristes que tu croises, qui en fait font a peu près comme toi, arrête donc de voyager, ca te fera moins de cheveux blancs j'ai l'impression.
Dans ce restaurant où tu aimerais être unique, excuse moi de te le dire, mais oui tu es comme tous ceux qui sont passés avan toi, donc soit tu essai malgré tout de lier un contact, soit tu va tout simplement dans des endroits beaucoup moins fréquentés, des restau où tu ne trouves que des gens du coin.
Il faut bien te rendre à l'evidence que tu n'es pas la seule à avoir envie de découvrir les richesses du monde...
"Il me faut inventer mon propre guide du routard" et alors? Ce n'est pas ca aussi le bonheur de voyager?
Il n'y a plus beaucoup d'endroit sur terre qui ne sont pas référencés sur google mais ca n'empeche pas de voyager heureux et de trouver des merveilles, de faire des rencontres incroyable...
Bon voyage!
Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus.
Les conseils du routard...
Si bien des choses ont changé en Inde depuis les années 70 notre "fameux" guide lui n'est pas comme le bon vin il ne se bonifie pas trop avec le temps je suppose? bref il n'a pas dû trop changer je crois; peut-être un peu moins "routard" qu'avant, les voyageurs d'aujourd'hui ne s'aventureraient plus dans les bouges d'autrefois où le prix d'une nuit ne s'évaluait pas en roupies mais en paisas. Sans doute est-il tjs aussi dépassé par les événements?Des adresses introuvables , des restos qui n'existent plus depuis des lustres des guesthouses dont personne ne se souvient ou qui ont brûlé!!. Dire qu'il est encore utilisé par certains pensant y trouver les bonnes adresses je crois rêver!
Et bien je ne sais pas depuis combien de temps tu as utilisé ce guide, mais je pense que tu ne sais pas de quoi tu parles. Le Routard, ce n'est pas la base, tu peux voyager sans evidemment, mais ca nous a souvent aidé a trouver des endroits sympa, et detrompe toi, bien loin des quartiers touristiques et des hotels de luxe! Ils proposent de tout, et nous on a toujours piocher dans le moins cher, douche froide et planche de bois, en plein milieu de nul part. On y a fait des rencontres geniales, on s'est retrouvé dans des situation loufoques qui nous laissent au final des souvenirs uniques. Alors non tu ne rêves pas, certains voyagent encore avec le Routard et y trouvent leur compte.
J'aurais beaucoup aimé comparer les endroits où tu dors, mange, echange, avec les nôtre... Ca doit être bien interessant.
Et pour tous, le voyage ne forme pas la tolérence on dirait, je suis triste pour vous tous avec vos opinions haut placées.
Et bien je ne sais pas depuis combien de temps tu as utilisé ce guide, mais je pense que tu ne sais pas de quoi tu parles. Le Routard, ce n'est pas la base, tu peux voyager sans evidemment, mais ca nous a souvent aidé a trouver des endroits sympa, et detrompe toi, bien loin des quartiers touristiques et des hotels de luxe! Ils proposent de tout, et nous on a toujours piocher dans le moins cher, douche froide et planche de bois, en plein milieu de nul part. On y a fait des rencontres geniales, on s'est retrouvé dans des situation loufoques qui nous laissent au final des souvenirs uniques. Alors non tu ne rêves pas, certains voyagent encore avec le Routard et y trouvent leur compte.
Si je sais de quoi je parle j'ai commencé à voyager avant que ne sorte le premier guide du routard ( 1973 ou 74?) rédigé par des gens comme moi qui avant voyageaient donc sans guide ... je l'ai vu évoluer leur guide!!Je sais aussi comment le routard sélectionne ses adresses!😠 ( et ce depuis une quinzaine d'années environ) Une question: As tu déjà essayé de leur proposer une de tes bonnes adresses découverte par toi même sans l'aide de ton précieux guide? si oui et que cette adresse était vraiment très bonne as-tu pu ensuite la retrouver dans le "fameux guide"?
Je n'ai personnellement jamais eu besoin du "fameux guide" pour faire des
"rencontres géniales"
ni me retrouver dans des
"situations loufoques"
car ce n'est pas vraiment mon but! Par contre j'ai pu constater à maintes reprises qu'il n'offrait presque jamais le meilleur rapport qualité prix et que dans les adresses qu'il propose on trouve surtout beaucoup de blaireaux!
Bon c'est sûr on trouve encore pire : Un certain guide français également que je ne nommerais pas ici! difficile de faire pire!!
Un certain guide français également que je ne nommerais pas ici! difficile de faire pire!!
Ah oui, le Pas Très Fûté 😏
J'imagine qu'il permet de faire des rencontres encore plus géniales et de se retrouver dans des situations encore plus loufoques!
Je n'ai pas besoin d'un guide pour voyager, mais je sais aussi m'en servir de temps en temps. Je vous laisse à vos merveilleuses facon de voyager, bien au dessus de nous tous, pauvres touristes moutons que nous sommes.
Heureusement qu'on ne croise pas que des gens comme vous parmis nos rencontres!
Et oui je le redis, voyager ne vous a apparement pas aidé à ouvrir vos petits esprits étriqués.
hello, bon je sais pas si c'est toi ou stalingrad qui parle de la fracture sociale..mais elle a toujours existé, peut etre que c'est de realiser que cela n'est pas forcement de l'ordre de la destinée qui est nouveau et ce au dela des fondements religieux ou d'acceptation de sa condition; quand meme en Inde les gens les plus souriants ne se retrouvent pas là ou notre materialisme penserait les trouver; d'ailleurs les gens qui vous collent parce que vous êtes un occidental et avez donc du pognon au delà de ça ils ont beaucoup de choses à dire aussi mais ça prend plus de temps; en tout cas j'aime bien ta précision franche sur le contexte que tu vivais au moment d’écrire ton texte merci lol et ram ram! (faut que je décompresse de reflechir!)
la réalité est plus complexe, et parfois même ambiguë ..
je ne fais pas de généralités, je fais des catégories, je catégorise. c'est plus facile .. et plus juste, plus vrai, en accord avec la condition matérielle de chacun, au-delà de sa psychologie.
je suis parfois gêné par cette ambiguïté car certains touristes, qui ont de sages commentaires sur ce qu'ils observent, peuvent aussi bien avoir des travers (comportements) qui me déplaisent fortement. le moindre d'entre eux n'est pas la suffisance avec laquelle ils se trimballent en tous lieux.
à vrai dire, je rencontre AUSSI des voyageurs formidables, enjoués, souriants, ouverts, légers, pleins d'empathie et de simple politesse vis à vis des gens du cru. leur bonne éducation et leur culture sont comme un bel oriflamme. souvent ils sont assez jeunes, enthousiastes. ils commencent à gouter la vie, en voyageant, et l'ont à peine entamée, surtout si c'est leur première fois. parfois ils ont une vraie connivence et tendre relation avec moi. je les apprécie beaucoup.
d'autres voyageurs remarquables ont eux atteint ou dépassé les soixante dix ans, ce sont de vieux connaisseurs de l'Inde, ils en connaissent TOUT, ont tout bu deux ou trois fois. lorsqu'ils ouvrent la bouche, je me tais et me désaltère moi aussi littéralement de leurs remarques et avis. ils sont mes sadhus, venus d'occident. ils ont tout compris, au long d'alchimiques expériences. rester en conversation avec eux plus d'une heure est comme un adoubement pour moi, qui ne suis pourtant plus un page.
ce que je souhaitais épingler dans mon précédent post est le travers insupportable que délivre le tourisme industriel, celui par lequel on survole et traverse tous les endroits en dix minutes et surtout, celui qui mène directement aux boutiques de babioles et colifichets par milliers. si ce tourisme fait vivre les boutiquiers locaux, certains grassement d'autres chichement, il fausse totalement la relation à l'autre, car il l'a rend mercantile essentiellement.
hilarant vous avez dit ? non ... triste.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
Je n'ai pas besoin d'un guide pour voyager, mais je sais aussi m'en servir de temps en temps. Je vous laisse à vos merveilleuses facon de voyager, bien au dessus de nous tous, pauvres touristes moutons que nous sommes.
Pas besoin de le prendre aussi mal!
Personnellement je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas utiliser de guide papier pour voyager certains sont très bons ( je ne ferais pas de pub ici) j'en ai un en tête pour certains pays d'Afrique par exemple. un autre très valable aussi pour le moyen orient et la Turquie.
Le routard lui vit depuis bien longtemps sur ses acquis; il proposait des adresses intéressantes à ses débuts, adresses qu'il a parfois gardées pendant une ou 2 décennies (quand elles n'existaient même plus!!) sans beaucoup se renouveler..Il lui arrive de tirer son épingle du jeu pour quelques pays ( dont la France!) alors que dans d'autres il ne s'y aventure même plus.. Un exemple : le Laos
Bref si on a un tant soit peu l'habitude de voyager on s'aperçoit vite qu'on peut facilement trouver dans un périmètre proche d'une adresse donnée par le routard et sans beaucoup chercher, 2 ou 3 autres adresses d'un rapport qualité prix supérieur.
Quand je suis revenu en Inde après un bon moment , je me suis fendu du Lonely Inde du sud , 20 € chez tout les bons vendeurs de Lonely 😉 .
On peut quand même constater que ces petits malins ont divisé l'Inde en deux parties et après un rapide calcul de tête :
20x2 = 40 € ( Nord et Sud ) , il fallait y penser .
Un fois l'objet de mon désir entre mes mains , grosse déception , le Lonely que je connaissais ( en Anglais ) etait devenu une espèce de routard en couleur , vidé de tout ce qui avait fait sa légende .
Je l'ai donc mis dans mes chiottes car j'ai trouvé que c'était là une bonne place pour lui .
J'avais trouvé des endroits fabuleux avec l'ancien et je me suis vite aperçu que le nouveau ne me servirait pas à grand chose .
Son absence sur place ne m'a pas plus gênè que ça .
Des changements sonores : beaucoup moins de klaxons puisque beaucoup moins de voitures , moins de machines ...
Point de vue visuel : beaucoup de ressemblances , à part le modèle de voitures et encore .
les touristes photographiaient déjà , avec d'autres appareils , et étaient moins nombreux .
Mais les saris sont toujours les mêmes , les bords du Gange et de la Yamuna aussi . Les gens sont toujours nombreux dans les rues , bavards , curieux ; les légumes sont toujours étalés par terre ; il y a toujours des fontaines dans les campagnes .
Oui, les femmes portaient plus leurs plateaux sur la tête ...à moins que le photographe n'ait choisi de filmer cette façon de porter .
Bah non, cette vidéo ne me fait penser que c'était mieux avant , ni pire .
C'est sympa toutefois d'avoir retrouvé cette vidéo et de la partager avec nous .
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
oui c'est vrai Gregory, de nombreux indiens gardent une bonté d'âme remarquable, partout en Inde
ceux-là ne se ruent pas sur le touriste, ne cherchent pas à lui soutirer quelques roupies ou dollars, de manière frontale ou détournée
ils sont plus réservés, plus courtois, plus respectueux et discrets, plus distants que d'autres : ils sont des gens "normaux", comme tous ces français, européens, suisses, canadiens, qui voient les touristes déambuler dans leur ville et les côtoient sans rien dire, dans un accueil silencieux mais bienveillant.
les bateleurs de foire, ceux qui souhaitent vous refiler (vendre) l'objet magique, la cuiller en bois qui double la dimension de vos saucisses dans la poêle, la lessive qui rénove votre machine à laver mais vous restitue votre vieux vêtement tout neuf, ces bateleurs-baratineurs, ne sont fréquentables ni à Paris, ni à Delhi .. tous ces endroits de concentration humaine (Pahar Ganj etc) sont à proscrire pour le touriste, en raison de leur mercantilisme de pacotille, qui rend la relation humaine presque impossible.
la fraction de l'Inde prise dans la course au fric n'est pas la plus fréquentable, ni la plus belle. itou pour la même fraction de France, toutes choses égales par ailleurs.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
Perso dans la boîte où je bosse, le patron tyran-star a des privilèges hallucinants, façon ancien régime. Il a récemment obtenu, pour ne pas avoir à contempler la piétaille, de faire rallonger le parcours d'un manutentionnaire turc de plus de 65 ans, meurtri par des années de fidèle et dur labeur.
Spontanément, les cadres se vouvoient au premier abord, mais tutoient l' agent de nettoyage
Tout ça pour dire que abus de la middle cast indienne, on les retrouve ici aussi...😕.
L'Inde se consumérise, s'industrialise, avec son cortège de déchets, l'accélération de son rythme de vie. La superficialité inflationniste des élotions
Au fond, un village traditionnel est perclus d'injustices, de jalousies, d' abus: mais la vibration de fond est plus harmonieuse qu'à Chennai, Mumbay, ou New York. C'est cette vibration que sont venus chercher les hippies, et parfois les routards. Elle tend à disparaître, mais il n'est pas difficile d'en imaginer un aperçu; aller loin dans la campagne indienne, dans des coins relativement peu peuplés (relativement hein😇), s'arrêter dans un mini village. Attendre une semaine que la curiosité à votre égard retombe. Mais bizarrement les routards qui se plaignent du tourisme ne quittent jamais les lieux touristiques.
90% de l'Inde est non touristique. 40% rurale. Sur 1,2 milliards, ça laisse du choix😉
PS: j'ai lu qu'Ajmer était une ville sans intérêt, près de Pushkar: c'est quand même là qu'est le tombeau du Khwaja Moinud-din Chisti, fondateur d'une confrérie soufie majeure, les Chisti, présent jusqu'en Afghanistan.
Hé bien non, avant ce n'était ni mieux ni pire...c'était simplement. ..avant.
N'est - ce pas cela qui nous fascine dans le fait de voyager en Inde? Le fait de faire, au delà d'un voyage dans l'espace, un voyage dans le temps.
Bien sûr il y a aussi l'attrait de "l'ailleurs" et du "différent" si exotique. Et la variété qu'offre ce pays si grand par rapport à notre petit pays est immense.
Mais la palette de ces différences est autant verticale qu'horizontale.
Les horizons des différentes cultures, des différents pays, des différentes langues, des différents groupes ethniques, des différentes pratiques culturelles, religieuses, sociales sont innombrables...
Mais le vertige nous prend à considérer les différentes époques qui s'offrent à nous. Je parle de verticalité en considérant l'empilement et les nuances des différentes sociétés juxtaposées.
L'inde posséde la technologie nucléaire, spacial, informatique, industrielle et tout à fait moderne.
Mais l'Inde c'est aussi les populations tribales qui vivent peu ou prou comme les hommes vivaient tous il y a quelques milliers d'années. D'autres populations vivent plutôt comme en Europe les populations vivaient il y a plusieurs centaines d'années à l'époque pré-industrielle. D'autres encore plus proches dans le temps comme vivaient nos parents ou nos grands-parents.
Tout cela dans un même pays. "Incredible India". Il faut dire que le pays est vaste!
C'est un lieu commun que de dire que tout voyage est aussi un voyage intérieur.
A la recherche de l'autre, des autres, de l'ailleurs, nous sommes aussi à la recherche de nous - mêmes.
Et savoir qui nous sommes c'est aussi savoir d'où nous venons. Et sous nos yeux ébahis, l'Inde offre comme le ruban de ces époques qui nous fon de nt. Certes c'est un peu comme le ruban perforé qui permettait de faire fonctionner les télex hier. Il faut décoder, transposer, relativiser. Quelle fascinante opportunité.
Alors demain sera-t-il mieux, pire? Nos jugements sont-ils pertinents?
Comprendrons-nous quel est le bon sens? Saurons-nous peser dans ce sens, individuellement et collectivement?
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
N'en déplaise à beaucoup, et j'entends déjà la déferlante de remarques qui va suivre, mais je parcours ce forum depuis quelques temps et je m'étonne de ces…
Pour le voyageur en Inde, triste sort: il n'a de contact, en general, qu'avec des hommes! Dans les restaurants, les trains, les bus, il n'y aura d'indiennes…
Connection perpetuelle avec le sacré Présence cote à cote de l’éternel et du temporel Mythology originelle participe à la vie quotidienne Repulsion et…
J'ai toujours été surpris en Inde, de l’accueil qui nous est réservé..que ce soit dans les commerces, les hôtels, nos déplacements, ou n'importe. Surpris…
Je reviens tout fraîchement d'Inde et je prends plaisir aujourd’hui à vous partager mon vécu et mon expérience. Certaine que d'autres topics, blogs et articles…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/