
On sort rapidement de la ville et des routes goudronnées pour retrouver une piste qui nous amènera aux plantations d’hévéas. Enfin ….. si on y arrive. Au bout de quelques kilomètres, la piste est barrée par une sorte de grand chapiteau planté au milieu. Beaucoup de musique, beaucoup de monde, de la couleur … c’est un mariage, un de plus. C’est fou le nombre de Khmers qui se mariés pendant les 15 jours où nous sommes restés.
Finalement, après quelques kilomètres de détours, on se retrouve juste de l’autre côté de la noce. En voyage, des choses tout bêtes deviennent sympas, et ce détour nous fait rencontrer une fois de plus les khmers dans leur activité quotidienne, et nous rapprocher du Mékong. Les villages se partagent entre l’agriculture et la pêche, et se sont des défilés de barques qu’on aperçoit sur le fleuve, des gamins qui se baignent ou qui lavent et font boire leurs vaches, les passes à poisson installées sur les petits affluents.

On continue d’avaler la piste et sa poussière pour se retrouver dans un lieu particulièrement étrange, comme un sanctuaire d’animaux en béton, plus kitch les uns que les autres.
On est sur une grande esplanade en haut d’une petite colline, qui domine le Mékong. Ce fleuve est large, majestueux, splendide, et dessine des courbes immenses avec grâce. Le vert des îles et le bleu de l’eau et du ciel se mélangent. Le spectacle est comme sur les cartes postales. Et quand on se retourne, on voit des éléphants, des tigres, des girafes en béton peinturlurés…. entourés à la fois de vieux temples un peu (voire très) cassés, de quelques pagodes aux couleurs très, mais très vives. Au milieu, un petit groupe de jeunes bonzes qui nous demandent de les prendre en photos.Un peu plus loin, un gigantesque tas d’ordures qui sont déversées dans la pente en dessous du temple, face au Mékong. Sur le tas, deux gamines. Au début, on les entend juste rire. Elles sont simplement en train de trier les détritus pour essayer de voir s’il y aurait des choses à récupérer. A quelques mètres, c’est un bruit de chute de tuiles qui nous inquiète. On lève la tête, et sur le fait du toit, c’est une course entre deux singes, qui se préoccupent assez peu des dégâts qu’ils occasionnent. Les liteaux apparaissent à travers le trou, et ce n’est certainement pas demain la veille que quelqu’un montera en haut de ce toit pour le réparer.
On reprend la piste sur quelques dizaines de kilomètres. Une piste toute droite, très longue, et très ocre. On se croirait dans un film … la poussière en plus.

Au bout de cette piste, le paysage devient très ordonné, on est au milieu des plantations d’hévéas. Des milliers d’arbres, plantées en alignement, des tracés très réguliers. Chaque arbre porte les cicatrices que lui fait consciencieusement le saigneur, le matin à l’aube. Accrochée à chaque tronc, une petite gamelle en terre récupère la précieuse sève qui donnera le caoutchouc cher à Michelin ou Goodyear. Mais, cette sève, c’est aussi les gants du chirurgien qui nous enlève l’appendicite ou qui permet de sortir « couvert ».
Ces forêts d’arbres blessés donnent une ambiance un peu particulière, un peu triste. Et en même temps, c’est un des endroits où les couleurs des arbres sont les plus contrastées et les plus vives. Les feuillages sont d’un vert particulièrement ardent et dense, et le soleil joue à travers. Les troncs sculptés par les différentes diagonales des cicatrices, sont de toute beauté et permettent un mélange de teintes marron, brun, châtain extraordinaire. De quoi laisser pantois les admirateurs de Land Art. Un paradoxe de plus.
Quand les plantations sont plus jeunes, les Khmers plantent entre les arbres du manioc. Les hévéas mettant 7 ans à être productifs, il est impossible d’attendre tranquillement que l’investissement soit rentable.
Sur des centaines d’hectares, on voit défiler les parcelles, et on finit évidemment par s’y perdre. Impossible de se repérer, et absolument aucun panneau. Mais comme on est rentré dans la plantation par le sud, avec un peu de chance, on devrait en ressortir par le sud aussi. Est-ce le flair de loran, ou un méga coup de bol, on retrouve au bout d’un certain temps notre piste.
On est en fin d’après midi, et c’est extraordinaire comme le changement de lumière modifie le paysage.
La piste défile de nouveau, et on rejoint les villages traversés quelques heures plus tôt. Mais contrairement au début de l’après midi où la chaleur pesait comme un couvercle et où l’on n’avait croisé pas grand monde, là, c’est une toute autre vie que l’on découvre. Les Khmers sont en pleine activité, et maman qui n’est plus très jeune fait un bond en arrière dans son enfance en retrouvant les batteuses. Identiques à celles qu’elle avait connues. D’un côté de la machine, les sac de riz se remplissent, de l’autre, la meule de paille monte et prend une belle forme oblongue, dorée sous le soleil qui baisse.

Les buffles arrachent ce qu’ils peuvent de petits morceaux de paille, un nuage de poussière énorme envahit le village, les gamins jouent dans tous les sens. Comme souvent, on a le vague sentiment d’être quasiment invisible et on reste immobile à les regarder, moment de vie de tous les jours pour eux, moment magique et unique pour nous. Comme d’habitude, ils nous rendent nos sourires avec une telle gentillesse, qu’on veut croire qu’on n’a pas trop dérangé ou fait les inquisiteurs.
Et une fois de plus, on repart à regret, laissant derrière nous les cambodgiens en plein travail. Un dernier regard par la vitre arrière du 4x4. Spectacle fascinant dans la lumière blonde du soleil couchant.
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A little sneak peek?
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:







Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.










But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.























Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).


Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.













