J'avais déjà attiré l'attention depuis quelques mois sur ce problème de sécheresse et de famine à venir au Cambodge, et malheureusement les événements actuels tendent à aller dans mon sens et celà à mon grand désaroi ....... décidemment nos amis khmers n'en ont pas fini avec les souffrances ......
Plus de 2 millions de personnes menacées par le manque de vivres
AKP Phnom Penh, 15 juillet 2005 --
Le Comité national de gestion des catastrophes (CNGC) s'inquiète de la sécheresse qui continue de sévir en ce mois de juillet. Depuis plusieurs années, les paysans cambodgiens souffrent des caprices du temps, la saison de pluies étant souvent en décalage par rapport aux travaux agricoles. En 2000 et 2001, sécheresse et inondations avaient coûté 200 millions de dollars au pays et causé la mort de 400 personnes, dont 70% d'enfants, rappelle le CNGC. L'an dernier, la saison des pluies s'était interrompue trop tôt, détruisant une partie des récoltes et compromettant celles de la saison sèche. Quatorze provinces avaient été touchées, et 700 000 personnes manquaient de nourriture. En moyenne, sur 5 hectares touchés, seuls deux avaient produit leur rendement habituel, a cité Cambodge Soir. Cette année, c'est le retard des précipitations qui menace les cultures de la saison humide, et les travaux agricoles accusent déjà un grave retard par rapport à l'an dernier.
"S'il ne pleut pas suffisamment d'ici le mois d'août, de deux à trois millions d'habitants manqueront de nourriture", a mis en garde Nhim Vanda, vice-président de la CNGC à l'occasion d'une table ronde organisée jeudi par le Club des journalistes cambodgiens avec le soutien de la Fondation Konrad Adenauer. Les provinces les plus touchées sont Kompong Speu, Takéo, Kandal, Kompong Chhnang et Kompong Cham. Il pleut en revanche suffisamment à Koh Kong, Kampot, Kep, Sihanouk-ville, Siemreap, Banteay Meanchey, Battambang, Pursat ainsi que dans certains districts de Prey Vèng. Dans les chaînes de montagnes près de Païlin, les plantations de maïs, haricots et sésame ont été détruits par le manque d'eau. Face à la gravité de la situation qui se profile, la Croix rouge cambodgienne est en train de distribuer du riz, du poisson en conserve, des vêtements et des médicaments à 33 284 familles, soit près de 165 000 personnes.
Mais les distributions de dons ne constituent pas la meilleure réponse aux catastrophes naturelles, estime Nhim Vanda. "L'ONU s'émeut des catastrophes comme le tsunami de décembre. Mais personne ne sait quand elles se produisent : mieux vaut donc prévenir que guérir".--AKP
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